La révolte des vignerons (1907)

 

Depuis 1904, le vin du Midi ne se vend plus. Alors que le gouvernement parle de surproduction, les vignerons accusent la fraude et les importations. En février 1907, les communes d'Argelliers (Aude) et de Baixas (P-O) lancent le mot d'ordre de grève de l'impôt. La révolte commence.

Du 14 avril au 9 juin, chaque dimanche, tous les viticulteurs du Languedoc-Roussillon vont se rassembler dans une ville de leur région. Le dernier meeting, tenu à Montpellier, rassemble près de 800.000 personnes. Mais, le gouvernement refusant d'écouter les revendications des vignerons, la lutte se durcit.

De nombreux maires démissionnent, la grève de l'impôt devient générale. Clémenceau, alors président du Conseil, envoie la troupe et fait arrêter les meneurs, dont le maire de Narbonne, le docteur Ferroul (19 juin).

Une manifestation spontanée se forme à Narbonne, dans une atmosphère tendue. Des coups de feu éclatent, six civils seront tués entre le 19 et le 20 juin, dont un enfant de quinze ans.

La flambée de violence gagne Perpignan (incendie de la préfecture), Montpellier et Lodève. Il faudra toute une série de mesures réprimant la fraude pour mettre un terme au mouvement.

Les viticulteurs ont tiré la leçon de leur lutte : seule l'union est efficace. La création des caves coopératives est une des principales conséquences de la révolte de 1907.

 Voir aussi le texte : la révolte des Vignerons
Marcellin Albert, leader charismatique de la révolte des vignerons.
Manifestation à Perpignan le 19 mai 1907.
Les manifestants de Perpignan place de la Loge.
Les massacres de Narbonne (19 et 20 juin 1907)
Le bar de Narbonne qui fut mitraillé par les cuirassiers le 19 juin 1907
Tumulus élevé par les Narbonnais à l'endroit où sont tombées les victimes de la répression.

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