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Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blonce
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry

  

Bloncourt    Nom porté en Guadeloupe. On pourrait certes penser à celui qui est originaire d'une localité appelée Bloncourt, mais ce toponyme n'existe apparemment pas, et la solution est tout autre, il faut aller dans les Caraïbes pour la trouver : au départ le comte de Moyencourt, originaire de Normandie, qui fut corsaire du Roi et devint par la suite pirate. Il eut des enfants avec  une Caraïbe dont le nom était francisé : Mademoiselle Leblond. Etant noble, il n'eut pas le droit de l'épouser. Pour leurs enfants ils décidèrent de prendre la dernière syllabe de leurs propres noms, ce qui donna Bloncourt. Telle est du moins l'explication que m'a donnée un descendant de cette famille.
Blonde    Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, où il est souvent écrit Blondé. C'est en principe une variante de Blond (celui qui a les cheveux blonds). Il existe aussi des Blonde (ou Blondé) dans le Nord-Pas-de-Calais.
Blondin    Diminutif de Blond (= celui qui a les cheveux blonds). Le nom de famille Blond se rencontre surtout dans l'Ouest et en Artois. Les Blondin sont nombreux dans la Somme et l'Isère. Autres dérivés : Blondael (59), Blondain (71, 42, 23), Blondard (03), Blondat (89), Blondaud (23, 14), Blondaut (71), Blondaux (02), Blondaz (74), Blondeau (59, 71), Blondeaut (71), Blondeaux (59, 76), Blondeel (59), Blondel (76, 80), Blondelle (02, 60), Blondelet (58, 08), Blondelon, Blondelot (77), Blondelu (80), Blondet (36, 87), Blondey (25, 59), Blondez (59), Blondiau, Blondiaux, Blondieau, Blondieaux (59), Blondon (58, 21, 38), Blondot (54), Blondou, Blondy (24, 87).
Bloomfield    Dans bien des cas, c'est une variante anglicisée de Blumfeld, Blumenfeld (= champ de fleurs), surnom et nom de famille porté par des Juifs askhénazes. Autre solution, valable si le nom est attesté en Angleterre depuis le Moyen Âge : celui qui est originaire de Blonville, dans le Calvados. Variantes : Blomefield, Blomfield, Blumfield.
Bloquet    Nom porté en Picardie et en Normandie. Ce serait le surnom d'un bûcheron (moyen néerlandais block = billot). Variante : Blocquet (62, 59). On envisage aussi parfois un sobriquet pour un homme trapu.
Blossier    Forme contractée de Balossier (voir ce nom), le nom de famille est surtout porté dans la Sarthe et dans l'Orne.
Blot    Forme contractée de Belot, lui-même diminutif de Beau. Le nom Blot est très répandu en France, mais c'est dans la Sarthe et le Loiret qu'il est le plus fréquent.
Blouin    Le nom est porté notamment dans le Maine-et-Loire (variante Blouen), la Manche et le Pas-de-Calais. Diminutif : Blouineau (49). C'est un nom de personne d'origine germanique, Biliwin (bili = doux, aimable + win = ami).
Blourde    Le nom est caractéristique de l'Ouest, tout comme sa variante Blorde. On les rencontre dans la Loire-Atlantique et la Vienne. C'est un hydronyme, autrement dit un nom de cours d'eau. Plusieurs rivières s'appellent la Blourde dans la Charente et dans la Vienne (département où se trouve la commune de Mouterre-sur-Blourde). Les noms Blordier et Blourdier (49, 37) semblent en être des dérivés. A noter qu'un hameau s'appelle le Blordier à Donges (44).
Blum    Nom porté par des juifs originaires d'Allemagne. Sa valeur symbolique est évidente (en allemand, Blume = fleur). On émet parfois l'hypothèse d'un autre symbole : le nom d'origine serait dans ce cas Bluma, doublon de l'espagnol paloma (= colombe). De nombreux noms de familles sont formés à partir de Blum(e), notamment Blumenfeld (champ de fleurs) ou Blumenstein (rocher fleuri).
Blumenroeder    Le nom est porté dans le Bas-Rhin, mais il y est très rare. On trouve parfois en Allemagne la forme Blumenroder, elle aussi peu fréquente. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Blumenrod, localité de Bavière. Le premier élément du nom a le sens de "fleurs", le second sans doute celui de terre défrichée. À noter que beaucoup de noms commençant par Blum(en) sont portés par des Juifs, ce qui n'est pas forcément le cas ici.
Blumstein    Patronyme porté par des juifs askhénazes. Il signifie mot à mot en allemand "rocher fleuri". Voir également Blum.
Bluriot    Rare, le nom est porté dans la Nièvre. Je n'en trouve aucune trace avant le XIXe siècle. Il pourrait s'agir d'une déformation de Blériot (voir ce nom) par l'intermédiaire d'une forme Bleuriot.
Blutteau    Forme rare (variante : Blutteaux) de Bluteau (85, 79, 72), surnom donné à celui qui pratique le blutage (séparation du son et de la farine à l'aide d'un blutoir). Variantes : Blutaud (17), Blutel (77, 76, 61).
Bluze    Rare, le nom semble désigner celui qui est originaire de la Bluze, hameau à Volesvres (71). Le toponyme a le sens de terre inculte, sol schisteux, c'est une forme contractée de Baluze. On trouve en Bourgogne les dérivés Bluzat, Bluzet, Bluzot (21, 58), les deux dernières formes étant également présentes dans le Cher.
Bo     Adjectif catalan équivalent du français "bon", avec plutôt le sens de courageux, vaillant (latin bonus). Il a dû être utilisé comme nom de personne médiéval.
Boardman    Nom anglais désignant, tout comme Boarder, Border, Bordman, celui qui habite ou exploite une ferme (à rapprocher des noms français Bordier, Bourdier).
Boasis    Originaire d'Algérie et essentiellement porté par des Juifs séfarades, c'est une variante du nom arabe Bouaziz (voir ce nom). Autres formes : Boaziz, Boisis.
Bobelet    Rare, le nom est porté dans la Dordogne et la Gironde. Il peut aussi s'écrire Baubelet. Si on considère cette dernière forme, il devrait s'agir d'un diminutif de Baubeau (voir ce nom), surnom probable de celui qui bégaie.
Bobenrieth    Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin, où l'on trouve la variante Boberieth. Dérivés : Bobenriether, Bobenrieter, Boberiether. C'est un toponyme composé de boben (ou baben), adjectif signifiant 'du haut' et du moyen-haut-allemand ried (= roseau, lieu marécageux). Il peut s'agir d'un simple lieu-dit, mais on pensera aussi à la commune bavaroise de Babenried.
Bobet    Nom fréquent dans la Sarthe (également 85, 86). C'est un diminutif de l'ancien français bobe, qui a désigné un bègue, puis un nigaud. Mais le mot bobe avait aussi le sens de tromperie, et il pourrait éventuellement s'agir d'un surnom pour un personnage trompeur, railleur.
Bobier    Porté notamment dans l'Allier et dans l'Ain, semble correspondre à l'ancien français bobier (= arrogant, vantard). La forme Bobière (85) est plus incertaine (la ferme de celui qui s'appelle Bobier ?).
Bobillot    Le nom est notamment porté en Bourgogne (21). Sens incertain. Peut-être le surnom de celui qui bégaie (cf. le verbe champenois bobeyer). M.T. Morlet pense à un surnom pour un personnage un peu niais. Forme voisine : Bobillet (01).
Bobin    Fait partie des nombreux patronymes commençant par Bob-, une racine évoquant au départ celui qui bégaie, puis, plus tard, quelqu'un de niais. Tel est par exemple le sens de l'adjectif "bobu" au Moyen Âge. Le nom Bobin est fréquent dans la Saône-et-Loire et dans l'Ouest (86, 85). Au XVIIIe siècle, en Anjou, il désignait une personne qui radote. Peut-être était-ce déjà le cas au Moyen Âge. Cependant, une autre solution semble souvent préférable, celle d'un nom de personne, peut-être issu du latin Balbinus (que l'on retrouve dans Bobigny). Il existe en effet un saint Bobin qui fut évêque de Troyes au VIIIe siècle. Diminutifs : Bobineau (85), Bobineaud (79), Bobinec, Bobinnec (56), Bobinet (85).
Bobo     Ce nom est sans doute un sobriquet. J'avais d'abord pensé à quelqu'un de niais, sens actuel du substantif catalan bobo. Mais je me suis aperçu qu'au Moyen Âge le mot était encore employé avec son sens primitif (latin balbus = bègue). Donc, c'est certainement une personne qui bégayait que l'on a désignée ainsi.
Bobony    Nom rare porté dans les Côtes-d'Armor, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle. Sens incertain. Peut-être un dérivé du breton "bobion" (= bavard).
Bocabeille     Nom caractéristique d'Argelès-sur-Mer (66). Il signifie mot à mot 'bouche vieille', mais on est forcé de faire aussi le rapprochement avec l'italien Boccabella (= belle bouche). Reste à savoir si le premier élément désigne bien une bouche, et s'il ne s'agit pas dans les deux cas de la transformation d'un autre terme.
Bocahu    Nom surtout porté dans les Ardennes (également 02, 51). Variante : Bocahut. Il semble que ce soit une déformation de Bochau, toponyme avec le sens de bosquet. Il existe un lieu-dit le Bochau à Acy (02).
Bocandé    Nom breton originaire du Morbihan, et qui semble correspondre à un toponyme : Bocandé est le nom d'un ancien lieu habité sur la commune de Missiriac. On peut aussi penser à Bocandy, hameau à Guer, ou encore à Bocadé, hameau à Inguiniel, tous ces lieux se trouvant dans le Morbihan). Le premier élément du nom correspond au vieux-breton "bot" (= résidence, demeure), le second est plus obscur : peut-être un ancien nom de personne (un lien semble possible avec les noms Canthoe, Catoe, cités par le cartulaire de Redon), ou encore le mot "kanndi" (= lavoir, lieu où on rouissait le lin).
Boccard    C'est en Savoie que le nom est le plus répandu. Il est à rapprocher des formes italiennes Boccardo (fréquente dans le Piémont), Boccardi. Il s'agit d'un nom de personne d'origine germanique, Burghard (burg = forteresse + hard = dur). Autres formes italiennes : Bocchiardo, Bocchiardi, Bocciardo, Bocciardi.
Boccheciampe    Porté en Corse, le nom est la forme plurielle du mot "boccaciampa", qui désigne en corse la guimbarde (instrument de musique à cordes). Sans doute le surnom d'un joueur ou d'un fabricant de guimbardes.
Boch    Assez courant en Savoie, devrait être un toponyme désignant un bois (voir Bochet). Félix Fenouillet (voir bibliographie) préférait y voir le nom de personne d'origine germanique Bocco.
Bochard    Porté dans l'Ain et plus généralement en Rhône-Alpes, également présent dans le Finistère et l'Aisne, c'est une variante de Bouchard (voir ce nom). Autre forme : Bochart (60, 80).
Bochat    Rare comme nom de famille, c'est un toponyme avec le sens de 'lieu boisé'. Il est à l'origine des noms de famille savoyards Bochatay, Bochatey, Bochaton.
Bocherel    Porté en Bretagne (56, 35, 44, variante : Boucherel), le nom s'écrit aussi Bochereau (49, 85, 79). On peut penser à un diminutif de Boucher (nom de métier), mais il doit plutôt s'agir d'un toponyme avec le sens de bosquet ou endroit où pousse le buis.
Bochet    Fréquent en Savoie, c'est un toponyme avec le sens de 'petit bois, lieu boisé'. Le hameau du Bochet à Montricher, est mentionné pour la première fois sous la forme 'ad Boschetum'.
Bochu    Porté dans le Pas-de-Calais, le nom y désigne un bossu. On le rencontre aussi en Savoie (variantes : Bochud, Bochut) où il évoque un lieu boisé.
Bockler    Nom formé sur l'allemand Bock (= le bouc). Il s'agit soit d'un sobriquet péjoratif, soit d'un nom de métier. C'est en Lorraine (57) qu'il est le plus répandu. Variante : Boeckler (Alsace).
Bockstaller    Porté en Alsace, le nom désigne celui qui garde les bêtes, un vacher selon M.T. Morlet (le nom est forme sur Bockstall, composé de Bock = bouc + Stall = étable). Autres noms ayant le sens d'étable : Bockstall, Bockstahl (68), Bockstal, Bockstael, Bockstaele, Bocktaels (59, Belgique), Bokxstal (08).
Bocquého    Nom breton (variante : Boquého) désignant celui qui est originaire de la commune de Boquého ou d'un hameau du même nom à Loudéac, les deux lieux se trouvant dans les Côtes-d'Armor. Le toponyme (Botgadou en 1198, puis Bocahou, Botcazou) est formé du mot "bod" (= résidence) et d'un nom de personne, sans doute Cadou (racine "cad" = combat). Avec le même sens : Botcazou, Botcazo (22), Bocoho (22, 56), et sans doute aussi Boco, lorsque le nom est d'origine bretonne.
Bocquereau    Assez rare, le nom est une variante de Bochereau (49, 79, 85), sans doute avec le sens de petit bois, lieu buissonneux. On ne peut cependant négliger totalement un diminutif formé sur Boucher comme nom de métier.
Bocquet    Nom du nord de la France. On le considère généralement comme un diminutif de bouc, sobriquet désignant une personne qui ne sent pas très bon. Mais ce sens est discutable, car il peut très bien s'agir d'une variante picarde de bosquet (= petit bois), et donc d'un toponyme.
Bocquier    Le nom est porté en Vendée et en Normandie (27, 76). En Normandie, il peut correspondre au métier de boucher. Ailleurs, on pensera plutôt à celui qui vit ou travaille dans les bois.
Bocquillon    Fréquent dans le Pas-de-Calais et la Somme (variantes : Bocquillion, Boquillion, Boquillon, Bosquillon), le nom peut désigner soit un petit bois (toponyme), soit un bûcheron, les deux sens étant attestés en ancien français.
Boda    Porté dans le département du Nord et en Belgique, c'est un nom de personne (prénom) formé sur la racine germanique bod (= messager), peut-être une variante de Bodard (voir ce nom). Forme voisine : Bodas (02).
Bodard    Nom surtout porté dans l'Indre-et-Loire (également 85, 49). C'est un nom de personne d'origine germanique, Bodhard (bod = messager + hard = dur). Variante : Bodart (62, 08).
Boddi    Nom italien porté en Toscane. Je n'en sais pas plus. Peut-être une variante de Boldi, nom de personne d'origine germanique (racine bold = audacieux).
Bode    Le nom se rencontre parfois dans l'Orne, mais c'est en Alsace-Lorraine (57, 68) qu'il est le plus fréquent. C'est un nom de personne d'origine germanique, Bodo, formé sur la racine bod (= messager).
Bödeker     Variante bas-allemande de Böttcher (= tonnelier), écrite également Bödecker, Boedecker. Forme contractée : Bodker.
Bodelet    Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et les Ardennes, ainsi qu'en Belgique, c'est un diminutif de Bodel, Bodelle, Bodèle, eux-mêmes diminutifs de Bode, nom de personne d'origine germanique (racine bod = messager ou bald = audacieux). Variante : Bodlet (62). Avec d'autres suffixes : Bodelin (71, 58, 60), Bodelot (80, 62, 59).
Bodenant, Bodénant    Porté dans le Finistère, c'est sans doute l'équivalent du mot "bodennad", dérivé du breton "bodenn", désignant un buisson. Il y a un hameau qui s'appelle Bodénan dans la commune du Tréhou (29). Variantes : Bodénan, Bodénand. Le nom Bodennec est sans doute formé lui aussi sur "bodenn", et désigne un lieu très buissonneux (deux hameaux s'appellent Bodennec, à Bolazec et à Cast).
Bodénès    Porté dans le Finistère, le nom s'écrit aussi Bodénez. Il désigne celui qui est originaire de Bodénès, hameau à Irvillac (29), ou d'un autre lieu portant le même nom. Le toponyme pourrait être un dérivé de "bodenn" (= buisson), mais A. Deshayes y voit plutôt le vieux breton "bot" (= demeure, résidence), suivi de "enez" (= île).
Bodet    Nom assez courant dans l'Ouest (79, 49, 44). C'est un diminutif du nom de personne d'origine germanique Bodo (bod = messager).
Bodevin, Bodeving    Nom porté en Lorraine. Il semble s'agir d'une variante de Baudoin (voir ce nom).
Bodger    Nom anglais correspondant à un métier pour lequel plusieurs sens sont attestés : soit un raccommodeur ou un fabricant de pièces, en particulier un artisan spécialisé dans la fabrication de pieds de chaises ou d'espars pour les gréements de bateaux (variante de "botcher"). Soit un colporteur (variante régionale de "badger").
Bodier    Porté notamment dans l'Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire, c'est un nom de personne d'origine germanique, Bodhari (bod = messager + hari = armée).
Bodiguel    C'est dans la Loire-Atlantique que le nom est le plus répandu. Il s'agit d'un toponyme (nom d'un hameau à Langon, 35) formé sur le breton "bod" (= demeure, résidence), le second élément étant un nom de personne (Iguel, étymologie incertaine).
Bodin    Nom de personne d'origine germanique formé sur la racine bod (= messager). Le patronyme est très fréquent en Vendée et dans les départements voisins. Diminutifs : Bodinat (42, 49), Bodinaud (16, 33, 19), Bodineau (49, 86, 79), Bodinel (62, 02), Bodinet (85, 79, 61), Bodinot (16). Formes italiennes : Bodino, Bodini.
Bodinier    Porté dans la Mayenne et les départements voisins. On peut évidemment penser à un marchand de boudin (tout comme pour Boudinier), mais il devrait s'agir plutôt de celui qui est originaire de la Bodinière (= le domaine de Bodin, nom d'homme germanique), un toponyme très répandu dans l'Ouest, en particulier dans la Mayenne.
Bodivit    Porté dans le Finistère, désigne celui qui est originaire de Bodivit, hameau et ancienne paroisse de la commune de Plomelin (29). Le premier élément du nom ("bod") a eu en breton le sens de "résidence, demeure". Le second correspond à un ancien prénom breton qui peut être Divi (cf. la commune de Saint-Divy) ou Ivy.
Bodmer    Selon Bahlow (Deutsches Namenlexikon), désigne celui qui est originaire de Bodmen, localité près de Zurich, ou de Bodman (Baden-Württemberg). Une autre solution semble possible, voire préférable : un nom de personne germanique, Bodmar (bod = messager + mar = célèbre).
Bodry    En France, le nom est aujourd'hui très rare et surtout porté dans la Moselle. Il est un peu plus fréquent en Belgique, et a aussi été porté dans le département du Nord. Sens identique à Boudry (voir ce nom).
Bodson    Porté notamment en Belgique et dans les Ardennes, c'est une contraction de Bodechon, Bodeson, Bodesson, diminutifs de noms commençant par la racine germanique bald (= audacieux), on pensera notamment à Bauduin (Baudouin).
Bodusseau    Le nom est porté dans le Maine-et-Loire. Variante : Bodusso. L'existence des variantes Boidusseau (49) et Boisdusault (17) semble montrer qu'on pourrait avoir affaire à un nom de lieu, "le bois d'Usseau" (Usseau étant un toponyme assez fréquent en Poitou-Charentes).
Body    Le nom se rencontre dans des départements assez variés (08, 22, 49, 79 notamment). On le considère comme un nom de personne d'origine germanique, formé sur la racine bod (= messager) ou sur bald (= audacieux). En Bretagne, on pensera aussi à une variante de Bodic (= lieu buissonneux).
Boé    Porté dans le Sud-Ouest (47, 31, 33), le nom désigne un bouvier (occitan boièr, boèr). Variante : Boué. On pensera aussi à la commune de Boé (47), dont le nom a la même origine.
Boebaert    Nom rare porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Il est à rapprocher de noms allemands ou néerlandais tels que Bubbert, Bobbert, Bubert, Bobert, mais aussi du français Bobard (53, 49). Il faut rattacher ce dernier nom à l'ancien français bobert (= vaniteux, sot), ou encore au verbe bober (= tromper, mentir). De toute façon, on a affaire à une racine onomatopéique, qui est aussi à l'origine de l'allemand Bube (= jeune garçon).
Boëchie    Surtout porté dans le Nord et dans la Somme, pourrait être une déformation de Boissy, nom de localité très fréquent dans la France du nord (dérivé du latin buxus = buis, broussailles).
Boeckel    Porté en Alsace, le nom s'écrit aussi Böckel, Bockel. Il peut s'agir d'un diminutif de Bock (= bouc), ou de Boeck (= hêtre, moyen-bas-allemand boke). Dans ce cas, on a affaire à un toponyme. De nombreuses communes s'appellent Bockel, Böckels, Boekel (Allemagne, Pays-Bas, Belgique).
Boëda    Le nom est porté dans l'Orne et la Mayenne. Sens obscur. Je ne vois rien qui corresponde, sinon l'adjectif béda(t), qui désigne un niais en Basse-Normandie.
Boëdec, Boédec    Patronyme breton (29), surnom donné à une personne bien en chair ou à celui qui mange beaucoup (bouedeg = charnu, dérivé de boued = nourriture). Variante : Boédoc (Boëdoc).
Boëffard    Surtout porté dans le Morbihan, le nom est rattaché par M.T. Morlet à Bouffard, surnom possible d'un goinfre (voir aussi Buffard).
Boeglin    Nom assez courant en Alsace-Lorraine. Il comporte l'idée de courbure (racine bog) mais peut être interprété de diverses façons : soit celui qui habite près d'un méandre de rivière (M.T. Morlet), soit un fabricant d'arcs, éventuellement un archer. Variantes et formes voisines : Boegelin, Boegle, Boegler, Boegli, Boegly, Boglin. Egalement, avec le sens de fabricant d'arcs : Boegner, Bogner.
Boehmitz    C'est un nom allemand désignant une personne originaire de Bohême (ouest de la Tchécoslovaquie).
Boelaert    Variante de Bollart (voir Boulard pour le sens).
Boënnec    Surtout porté dans le Finistère (variante : Boenec), désigne celui qui est originaire du Boënnec, hameau à Poullaouen (29). Signification : sans doute dérivé du breton bozenn (= fausse camomille).
Boeri    Le nom est porté dans le Piémont, la Ligurie et la Lombardie, il est également assez courant dans les Alpes-Maritimes. C'est le pluriel de Boerio (Corse, Piémont, Campanie), qui désigne un bouvier.
Boesmans    Porté en Belgique et dans le département du Nord, c'est un génitif de Boesman, apparemment dérivé en -man (= homme) de Boes, nom de personne d'origine germanique (Boso, racine "bos" = mauvais, méchant). Autre possibilité : variante de Boschman, dérivé de "bossch" (= le bois), le nom Bosmans étant signalé par Debrabandère comme un équivalent de van den Bossche au début du XVIIe siècle à Edegem.
Boespflug    Nom porté en Alsace, rencontré aussi sous la forme Boesplug. Autre variante : Böspflug. Mot à mot, le nom signifie 'mauvaise charrue' (pflug = charrue). Sans doute un sobriquet, à condition que bös ait bien ici le sens de 'mauvais'.
Boetsch    Porté notamment dans le Haut-Rhin, le nom s'écrit aussi Boesch (67, 68). C'est une variante de Bösch, Bosch, toponyme avec le sens de bosquet, lieu buissonneux (moyen-haut-allemand "bosche", allemand "Busch").
Boeuf    Sans doute un sobriquet désignant celui qui est fort ou corpulent comme un boeuf. C'est en Provence (83, 13) que le nom est le plus répandu, mais il est présent dans plusieurs autres régions. A noter le curieux nom composé Boeufgras (71), également écrit Beugras, apparemment surnom d'un homme gras.
Boeve    Porté dans le Nord et en Belgique, semble correspondre au moyen néerlandais boef, boeve (= garçon, puis valet, fripon). Autre possibilité : variante de Beuve (voir ce nom).
Boez    Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, tout comme sa variante Bouez. Sens incertain. Il pourrait désigner un bois ou un petit bois, ce serait alors un toponyme devenu nom de famille. Un hameau s'appelle "le Boëz" à Wannehain (59). Autre possibilité toponymique, au moins pour Bouez : celui qui est originaire de Boué, commune de l'Aisne (le toponyme signifie sans doute "le bon gué"). Enfin, on n'oubliera pas une éventuelle variante de Bovet, Bouvet (= bouvillon, également petite grotte dans le Nord).
Boézennec    Nom breton porté dans le Finistère. Deux possibilités : soit un toponyme formé à partir du mot "bozenn", qui désigne en breton une fleur de la famille des composées, en principe Glebionis segetum, la marguerite dorée ou chrysanthème des moissons. Soit l'adjectif "bosenneg", désignant un bossu ou celui qui a des boutons. Les noms Boénec, Boennec, Bossénec, Bossennec sont des variantes attestées du même patronyme. Selon A. Deshayes, Boézennec serait une erreur de graphie pour Guézennec, ayant eu lieu à Quimper en 1753. C'est possible dans ce cas précis, mais on rencontre beaucoup de Boézennec dans l'actuel Finistère bien avant cette date.
Boff    Nom porté en Alsace-Lorraine, en particulier en Moselle. Variante : Bof. Il faut peut-être en faire une variante de Buff, surnom probable pour un homme violent (moyen-haut-allemand buff = choc, coup). Autre solution : variante de Bufe, qui désigne un jeune homme, un valet (à rapprocher de Bube).
Boffa    Nom italien. Certainement une variante de Buffa, toponyme désignant un endroit où le vent souffle.
Boffy    Le nom est surtout porté dans la Haute-Saône. Il semble que ce soit une variante de Beaufils (voir ce nom), la concordance étant attestée par des données généalogiques. Le patronyme Boffi (25) en est souvent une variante, mais il peut aussi s'agir d'un nom italien, pour lequel on hésitera entre divers sens (lieu où souffle le vent, personne enflée ou gonflée d'orgueil).
Boga    Nom porté en Bretagne (29, 22). C'est sans doute un ancien nom de personne, qui semble à l'origine de la commune de Saint-Vougay (29). Sens obscur.
Bogaert    Le nom est fréquent dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Bogaerd, Bogard, Bogart. Avec génitif de filiation : Bogaerts. Deux solutions possibles : soit un nom de personne d'origine germanique, Burghard (burg = forteresse + hard = dur), soit le plus souvent un toponyme avec le sens de 'verger' (Boomgaert, variante néerlandaise de l'allemand Baumgarten), surnom possible pour un jardinier.
Bogemans    Nom flamand dérivé du néerlandais boog (= arc). Surnom donné à un archer ou à un fabricant d'arcs. Variante : Booghmans. Le s final indique la filiation.
Boget    Nom savoyard rencontré aussi sous les formes Bogey, Bogex. A noter les formes italiennes voisines telles que Bogetto, Bogetti, Boggetto, Boggetti, toutes rencontrées dans le Piémont, où elles semblent des diminutifs de Boggio. Le sens est incertain, tant en France qu'en Italie. Parmi les solutions proposées notons celle d'un grand sac de cuir ou de toile (ancien français et franco-provençal boge), ou encore un toponyme avec le sens de terre en friche (prélatin bodica). Un ouvrage italien (Ottavio Lurati, 'Perché ci chiamamo così') signale un terme dialectal 'boggia', désignant une communauté de gens exploitant ensemble un alpage. C'est peut-être une autre piste.
Boglio    Porté dans le Piémont et dans la région de Nice, c'est le nom italien de Beuil, village des Alpes-Maritimes. Le toponyme (Boleo vers 1200) semble formé sur la racine pré-indo-européenne *bol (= hauteur). Dérivés : Bogliolo, Boglioli, Boglione, Boglioni, également à valeur toponymique (cf. la commune piémontaise de Castel Boglione).
Bognandi    Nom italien très rare, dont l'origine géographique précise est difficile à localiser (peut-être la Sicile). C'est une probable variante de Bonandi (nom porté en Lombardie, où on trouve aussi la forme Bonando), ou encore du Buonandi, nom porté à Naples. Il s'agit d'un nom de personne médiéval (le nom Bonandus est attesté au Moyen-Âge à Bologne), sans doute formé sur l'adjectif "bonus" (= bon), tout comme les noms français Bonand et Bonnand.
Bogossian, Boghossian    Nom arménien. Désigne le fils de Boghos, équivalent du français Paul.
Boher    Nom de métier catalan = gardien de boeufs.
Bohère    Porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom s'est d'abord écrit Boera (nom rencontré à Casteil), avant de devenir Bohère (Vernet-les-Bains). Il y désigne celui qui est originaire de Bohère, nom d'une colline et d'un ancien village dominant la ville de Prades. Mais c'est en Normandie que le nom Bohère est le plus répandu, notamment dans le Calvados. Il pourrait s'agir d'un matronyme formé sur Boher, nom de personne germanique (Bodhari, voir Boudier).
Bohez    Le nom est surtout porté en Belgique, on le rencontre aussi dans le département du Nord. Variante : Bohet. C'est un toponyme avec le sens probable de "bosquet" (diminutif du wallon liégeois "bo" (ou "boh") = bois. Un hameau, sans doute ancien fief, s'appelle Bohet (ou Bohé, Bohez) à Éthe-Belmont (province de Luxembourg). À noter que le nom Bohet existe aussi dans le Puy-de-Dôme. Il devrait s'agir d'un diminutif de l'occitan "bou" (= boeuf).
Bohic    Porté dans le Finistère, semble un surnom correspondant au breton "boc'hig ruz", ou plus simplement "boc'hig", qui désigne le rouge-gorge. Le nom voisin Bohec, ou Le Bohec, désigne pour sa part une personne joufflue (breton "boc'heg"), sens qui pourrait éventuellement correspondre aussi à Bohic. Enfin, on n'oubliera pas que le mot "boc'h" peut aussi désigner le bouc.
Bohin    Surtout porté dans la Meuse, paraît correspondre au nom de personne germanique Bodin (racine bod = messager).
Bohl    Porté en Alsace, le nom peut également s'écrire Bohle, mais on le rencontre parfois aussi sous les formes Pohl, Pohle. Plusieurs sens sont possibles. Il peut s'agir d'une forme courte de Baldwin (= Baudoin), mais aussi du mot allemand "Bohle" (= planche, surnom de menuisier ou de scieur), ou encore du moyen-bas-allemand "bôle" (= frère, parent proche). Si la forme d'origine est Pohl(e), on peut avoir affaire à une forme bas-allemande ou néerlandaise du prénom Paul, mais surtout à un toponyme avec le sens de mare, étang, marécage.
Bohnenblust    Le nom, porté en Suisse, est difficile à expliquer avec précision. Il renvoie à la fève (allemand Bohne), le second élément étant moins clair. L'interprétation 'fleur de fève', parfois rencontrée, ne résout pas vraiment le problème.
Bohorquez    Le nom de famille est fréquent en Espagne (Cantabria notamment). Il est formé avec le suffixe de filiation -ez sur un nom de personne (sans doute d'origine germanique) que je n'arrive pas à déterminer avec précision.
Bohr    Forme danoise correspondant à l'allemand Bauer (= paysan).
Bohu    C'est dans les Côtes-d'Armor que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire du Bohu, nom de deux hameaux à Quessoy (22) et à Saint-Onen-la-Chapelle (35). Sens possible : le petit bois, ou bien le bois de Hu, Hue, nom de personne d'origine germanique (= Hugues).
Bohuon    Surtout porté dans l'Ille-et-Vilaine, devrait être un toponyme (= le bois de Huon, voir ce nom). A noter le hameau de Launay Bohuon à Guichen (35).
Bohy    C'est dans le Bas-Rhin que le nom est le plus répandu. Plusieurs mentions médiévales le situent en Franche-Comté, il est également présent en Belgique et au Luxembourg, ainsi qu'en Suisse. Sens incertain : peut-être un nom de personne formé sur la racine germanique bod (= messager).
Boibien    Nom de famille porté dans l'Aube (également 70, 89). C'est apparemment le surnom d'un buveur (qui boit bien), même s'il faut toujours se méfier des interprétations trop faciles.
Boibieux    Porté dans la Loire, désigne celui qui est originaire de Boibieux, hameau du même département (commune de Sauvain). Variante : Boisbieux (42, 23).
Boichut    Nom surtout porté dans le Jura, où l'on trouve aussi la forme Boichot. Le mot boiche désignant la bouche en Franche-Comté, on peut penser à un sobriquet appliqué à celui qui a une grande bouche (ou encore à celui qui parle beaucoup). Il existe un lieu-dit Les Boichots sur la commune de Dole.
Boidé, Boisdé    Porté en Vendée et dans les départements voisins, pourrait être un nom de localité, mais je ne trouve rien qui corresponde. On pensera donc à un diminutif de Boidard, variante de Bodard (voir ce nom).
Boidin    Le nom est considéré comme un diminutif de Boidard, Boidart, variantes de Bodard (voir ce nom). On le rencontre surtout dans la Somme et dans le Nord-Pas-de-Calais.
Boidron    Nom surtout porté dans le Maine-et-Loire, présent aussi en Loire-Atlantique et en Gironde. C'est un diminutif de Boidier, lui-même variante de Bodier, Boudier, nom de personne d'origine germanique (Bodhari : bod = messager + hari = armée). Variante : Boisdron (49, 86, 79).
Boieldieu    Nom porté dans la Somme, où on le rencontre surtout sous la forme Boyeldieu. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose un juron, 'boyau Dieu', et donc un surnom pour l'utilisateur de ce juron. On trouve dans l'Ouest les variantes Boildieu, Boiledieu, Boilledieu.
Boiffils    Rare et porté en Provence (30, 13), devrait être une déformation de Bonfils (voir Bonfill).
Boignard    Nom rare porté dans la Somme, à rapprocher de Boignet, rencontré dans le même département (également présent dans l'Indre), qui semble correspondre à l'ancien français "boignet", désignant une sorte de faucille.
Boigné    Porté dans le Maine-et-Loire et la Sarthe, c'est un toponyme, équivalent de Boigny (Boigny-sur-Bionne, nom d'une commune du Loiret), le suffixe -acum ayant donné aussi bien des formes en -y qu'en -é. Il existe dans le Maine-et-Loire (commune de Rairies) une ancienne ferme (ou hameau) appelée Boigné, mentionnée sur la carte de Cassini. Vers 1600, le nom de famille s'écrivait surtout Bogné, Bongné. Autre éventualité : l'ancien français "boignet" (sorte de faucille selon le dictionnaire de Godefroy), qui devrait expliquer le nom de famille Boignet (36, 80).
Boilaigre    Nom très rare qui semble originaire du Loiret (Nibelle). Sens incertain.
Boilard    Le nom est originaire de Vendée, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle. Sens obscur, du moins pour moi.
Boileau    Désigne en principe celui qui boit de l'eau, par opposition à Boivin (voir ce nom). Mais il peut aussi s'agir d'un toponyme évoquant un terrain humide, spongieux, qui 'boit l'eau', ou encore une source dont l'eau est bonne à boire. A noter par exemple Le Boileau, hameau à La Forêt-sur-Sèvre (79). Le nom de famille est porté notamment dans la Vienne, il est également fréquent dans la Somme (variante : Boileaux).
Boilley    Originaire de l'Est, Franche-Comté, Lorraine, c'est l'un des divers dérivés de Boille, sobriquet désignant un personnage ventru (latin botulus = ventre, tripes).
Boillon    Variante probable de Bouillon (voir ce nom), le nom est surtout porté dans le Doubs. Autre possibilité : sobriquet pour une personne ventrue (voir Boillot).
Boillot    Très fréquent dans le Doubs, c'est peut-être un diminutif de boille (= ventre, tripes), et donc un sobriquet désignant une personne ventrue. Autre possibilité : toponyme à rapprocher de Boillon, Bouillon (voir ce nom). Variante : Boillod.
Boily    Patronyme rencontré en Picardie. Il semble s'agir d'un nom de localité, peut-être une déformation de Boiry (nom de quatre communes du Pas-de-Calais).
Boineau    Nom rencontré notamment dans l'Ariège, la Vienne et la Haute-Vienne. Variantes : Boinau, Boinaud (16, 17), Boineaud (36, 87, 79). C'est un diminutif de Boin (62, 18, 24), nom de personne d'origine germanique (variante de Bodin, racine bod = messager). Avec d'autres suffixes : Boinard (17, 72), Boinel, Boinelle (Normandie), Boinet (80, 22), Boinette (55), Boinon (42), Boinot (Poitou, Vendée).
Boireau    Porté entre autres dans la Vienne, la Gironde et la Saône-et-Loire, c'est un toponyme désignant une petite ferme, diminutif de 'boire' (variante de borie, boirie). Variantes et formes voisines : Boirau, Boiraud, Boirault, Boiraux, Boireaud, Boireault, Boireaux (Centre, Ouest le plus souvent).
Boirel    Varante de Boireau (voir ce nom), le nom de famille se rencontre à la fois dans l'Orne et dans l'Ardèche, il est également présent en Guadeloupe.
Boiret    Surtout porté dans la Saône-et-Loire et la Sarthe, c'est un toponyme, diminutif de "boire", terme régional désignant une ferme. Le nom de famille Boire se rencontre à peu près dans les mêmes régions.
Boiron    Le nom est surtout porté dans la Loire et les départements voisins (07, 69). Il désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit le Boiron, diminutif de Boire, un toponyme fréquent ayant le sens de 'ferme' (variante de 'borie'). A noter les hameaux de Boiron ou du Boiron à Unieux (42), Chuzelles (38), Thorrenc et Alboussière (07). Variante : Boyron (07, 38). Forme ancienne : Boeyron.
Bois    Plus rare que son composé Dubois, désigne une personne habitant un bois (ou près d'un bois).
Boisard    Nom porté dans l'Ouest, depuis la Normandie jusqu'à la Vendée. Il semble correspondre à l'ancien français "boisart", pour lequel il y a deux sens possibles : soit un dérivé de "bois", désignant un forestier (un toponyme avec le sens de "mauvais bois" est également possible). Soit un adjectif signifiant "trompeur" (dérivé du verbe "boisier" = tromper, trahir). Variante : Boisart (02, 59).
Boisbineul    Le nom est porté dans l'Ille-et-Vilaine, où il s'écrit aussi Boisbineuf. On trouve également, au XVIIe siècle, la graphie Boisbindel pour désigner la même famille. Il s'agit visiblement d'un toponyme, mais je n'en trouve aucune trace, à part un "clos Bindel" à Saint-Brice-de-Landelle, commune de la Manche située à la limite de l'Ille-et-Vilaine.
Boisbleau    Assez rare, le nom est porté en Charente-Maritime. C'est un toponyme (le bois de Beleau, diminutif de Bel (= beau). Variantes : Boisbelaud, Boisbeleau.
Boisbunon    Porté dans la Manche, désigne celui qui est originaire du Bois Bunon, hameau situé dans le même département, entre Savigny-le-Vieux et Moulines.
Boisclair    Très rare en France, plus courant au Québec, désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Boisclair (= la clairière) ou qui en est originaire.
Boiscommun    Porté notamment dans le Loiret, désigne celui qui est originaire de Boiscommun, nom d'une localité de ce département. Signification : bois utilisé par la communauté villageoise, par opposition au bois réservé au seigneur.
Boisdenghien    Désigne celui qui est originaire de Boisdinghem, commune du Pas-de-Calais proche de Saint-Omer. Variantes : Boisdanghein, Boisdanghien, Boisdanghin, Boidanghein. Il s'agit de l'un des nombreux toponymes de cette région terminés par -inghem (= la maison des gens de) et formés à partir d'un nom d'homme germanique, ici Bodin. Autrement dit : "la maison des gens de Bodin".
Boisdon    Le nom est surtout porté dans la Charente (également 72, 76). Sans doute un diminutif de nom de personne d'origine germanique formé sur la racine bod (= messager), par exemple Bodard, Boidard (voir Bodard).
Boisgard    Le nom est surtout porté dans l'Indre-et-Loire et la Vienne. C'est un toponyme qui désigne en principe un jardin boisé (bois + gard, autre forme de jardin). Il existe des hameaux appelés Boisgard dans la Sarthe (Coulaines, Savigné-l'Évêque). Le nom se rencontre aussi en Lorraine sous la forme Boisjardin.
Boisgibault    Nom porté dans le Cher et dans la Nièvre. Désigne celui qui est originaire de Boisgibault, hameaux à Savigny-en-Septaine (18) et à Tracy-sur-Loire (58), également lieu-dit et château à Ardon (45). Sens du toponyme : le bois de Gibault (voir ce nom).
Boisgirard    Désigne celui qui est originaire d'une lieu-dit portant ce nom (= le bois de Girard). On trouve diverses mentions du nom de famille dans l'Indre-et-Loire, l'Yonne et l'Orne (où un fief s'apppelait Bois-Girard à Lignères).
Boishardy    Porté dans les Côtes-d'Armor, désigne celui qui habite un lieu-dit Bois Hardy, le bois appartenant à Hardy (voir ce nom). Un hameau s'appelle le Bois Hardy à Bréhand (22), c'est également un lieu-dit à Meslin (22). Le toponyme se rencontre aussi en Loire-Atlantique et en Charente-Maritime.
Boisier    Variante de Boissier (voir ce nom) surtout portée en Haute-Savoie.
Boismain    Le nom est surtout porté dans les Yvelines et la Loire-Atlantique. C'est un toponyme, nom entre autres d'un ancien village près de Saint-Aubin (44). Signification probable : le grand bois (maine = grand en ancien français).
Boismartel    Porté dans l'Ille-et-Vilaine et les départements voisins (44, 49), c'est en principe un toponyme : le bois appartenant à Martel. Il reste à le localiser avec plus de précision.
Boisneau    Nom porté dans le Maine-et-Loire, rencontré aussi en Limousin. C'est un diminutif de Boin, nom de personne d'origine germanique (Bodin, formé sur bod = messager). Variantes : Boisnaud, Boisnault, Boisneault. Avec un autre suffixe : Boisnard (17, 86).
Boisneuf    Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit Boisneuf (= le bois nouvellement planté). Deux hameaux portent ce nom, à Couesmes (37) et au Poislay (41). Le nom est aujourd'hui porté en Guadeloupe.
Boisquillon    Surtout porté dans le Loiret, c'est un toponyme assez courant en Sologne, sans doute avec le sens de petit bois (plutôt que 'le bois de Quillon'). Formes voisines : Boquillon (80, 08), Boquillion (55,59), Bosquillon (59, 80), Bouquillon, Bouquillion (59, 62). Toutes ces formes (y compris Boisquillon) peuvent évoquer aussi le métier de bûcheron (ancien français bosquillon).
Boisramé    Le nom est surtout porté dans l'Ille-et-Vilaine. Il désigne celui qui habite un lieu-dit "le Bois Ramé" ou en est originaire. C'est le nom d'un hameau ou d'une ferme à Breteil, dans le même département. Variante : Boiramé. La forme normande Boisramey devrait avoir le même sens (= bois où les arbres ont de nombreuses branches, ou encore bois où on ramasse les branches pour faire des fagots, ce dernier sens expliquant sans doute les noms limousins Boisramier et Boiramier).
Boissac    Le nom est surtout porté dans la Corrèze et dans l'Isère, on en trouve aussi des mentions anciennes dans la Haute-Vienne et dans l'Ardèche (département où il est présent en 1464 à Viviers). Variante : Boissat (38, 63). Formes anciennes : Boyssac, Boyssat. On a affaire à un toponyme, sans doute avec le sens de "lieu où pousse le buis". Divers hameaux s'appellent Boissac, notamment à Pardines (63) et au Vigen (87). À noter aussi le hameau de Boissat à Verneuil-en-Bourbonnais (03). Cette liste n'est pas complète, d'autant que les graphies ont changé au fil des siècles. Ainsi, dans l'Isère, un "territoire de Boissat" est mentionné au XVIe siècle et correspond à un lieu-dit appelé aujourd'hui "le Buisson", qui se situerait sur la commune de Vienne.
Boissel    Surtout porté en Normandie (50, 76), le nom se rencontre aussi dans le Périgord. Forme vocalisée : Boisseau (85, 44, 37). Sans doute le surnom d'un mesureur (boisseau = mesure pour les grains).
Boisserie    Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée (la) Boisserie, toponyme très répandu en France pour lequel on peut envisager deux sens : soit le domaine de celui qui s'appelle Boissier, soit un lieu où pousse le buis, le second sens semblant préférable. Le nom de famille est surtout porté dans le Périgord, où l'on trouve aussi la forme Boissarie.
Boisserolle    Nom surtout porté dans la Lozère. Variante : Boisserolles. Il désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom. Vu la localisation du nom de famille, on pensera d'abord au hameau de Boisserolle, situé à L'Estréchure, dans le Gard, ou à celui de La Boisserole à Nant (12). Mais d'autres lieux portent ce nom, en particulier la commune de Boisserolles (79). Sens du toponyme : lieu où pousse le buis.
Boissier    Porté notamment dans le Gard et dans le Rhône, peut désigner celui qui travaille le bois. C'est également un toponyme à rapprocher de Boissière (87, 30, 34 = lieu où pousse le buis).
Boissieux    On rencontre ce nom dans la Drôme. Il désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Boissieux. Sens du toponyme : lieu planté de buis (latin buxus). Variante : Boissieu (71). Il existe au moins deux hameaux portant ce nom : Boissieux dans la Creuse (commune de Chatelus-le-Marché) et Boissieu dans l'Ain (commune de Contrevoz). Mais le toponyme est de toute façon très répandu. On rencontre le nom à particule de Boissieu dans la Loire et le Rhône.
Boissinot    Le nom désigne un petit bois (ou encore un lieu où pousse le buis). Il est porté dans l'Ouest (85, 79, 49). Avec le même sens : Boissin (07, 26).
Boisson    Un patronyme très répandu, que l'on trouve dans des régions très diverses, depuis le Jura jusqu'aux Charentes, en passant par le Gard. Désigne celui qui est originaire d'une localité ou habite un lieu-dit portant ce nom. Sens du toponyme : petit bois, buisson ou encore lieu où pousse le buis.
Boissonnet    Le nom est surtout porté dans l'Allier, mais on le rencontre dans d'autres départements de cette région. Variantes : Boisonnet, Boissonet. C'est un diminutif de Boisson (= buisson ou lieu où pousse le buis). Avec d'autres suffixes : Boissonade, Boissonnade (12), Boissonnard, Boissonnas, Boissonnat (42), Boissonneau, Boissoneau, Boissonnot, Boissonot (79).
Boistard    Le nom est porté dans le Centre (18, 37, 41). C'est une variante de Boitard (voir ce nom).
Boistuaud    Rare et porté dans la Loire-Atlantique, désigne celui qui est originaire du Bois Tuaud, hameau à Malville (44). Tuaud (nom de famille attesté dans la même région) devrait être ici l'équivalent de Tual (voir ce nom).
Boisumeau    Le nom est porté en Vendée et en Poitou-Charentes. Variantes : Boishumeau, Boizumault, Boizumeau. Il semble s'agir d'un toponyme désignant un bois où pousse l' orme (humeau = ormeau dans cette région).
Boisvert    Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Boisvert (= le bois vert) ou en est originaire. C'est dans le Limousin que le nom est le plus répandu (19, 23). Variante : Boisverd (Lorraine).
Boisvilliers    Nom porté à la Réunion (également : de Boisvilliers). Il désigne celui qui est originaire de Boisvilliers ou en a détenu la seigneurie. C'est le nom d'un hameau à Noyers, dans le Loiret. Signification : le hameau (latin villare) dans les bois.
Boitard    Porté notamment dans le Loiret et la Manche, ce devrait être le surnom d'un boiteux, sens que l'on retrouve dans le nom Boiteux (25, 51) et sans doute dans Boitel (80, 60, 76, ancien français boitel = boiteux). Forme 'flamandisée' : Boitaert (59, 62). À noter cependant que "boitel" peut avoir aussi le sens de "boisseau", et que le mot "boitard" peut désigner une cavité naturelle où les eau se perdent.
Boiteau    La solution la plus simple est de voir dans ce nom une forme vocalisée de l'ancien français boitel, boistel (= boiteux). Mais le mot 'boistel' est aussi une variante de 'boisseau' (mesure de capacité pour les grains) et un diminutif de 'boiste' (= boîte). Le nom Boiteau est surtout porté dans les Deux-Sèvres, le Maine-et-Loire, l'Indre-et-Loire et la Charente-Maritime. Variantes ou formes voisines : Boitaud, Boiteaud (16, 79), Boitault, Boiteault (49), Boiteaux (35), Boitel, Boitelle (80, 60, 02, 76), Boistaud, Boistault, Boisteault (49), Boistaux (57), Boisteau (44), Boisteaux (54, 55), Boistel, Boistelle (59).
Boitet    C'est en Franche-Comté que le nom est le plus répandu (39, 70). On en trouve cependant pas mal de mentions en Poitou-Charentes, dans la Saône-et-Loire et dans l'Ain. A priori, on peut penser à un diminutif de "boîte" (surnom de fabricant), mais le nom est souvent mentionné sous la forme Boitel, qui peut aussi désigner un boisseau (surnom de mesureur ou de fabricant de boisseaux). Un lien avec le verbe "boiter" est également possible.
Boiton    Signifie sans doute petite boîte, et serait donc un surnom pour un fabricant de boîtes et de coffrets. Le rapprochement avec le verbe boiter n'est cependant pas impossible.
Boittiaux    Sans doute le surnom d'un boiteux. Le nom de famille est surtout porté dans le Nord et dans l'Oise. Variantes : Boitiaux, Boitieux.
Boituzat    Nom rare porté en Champagne (10, 51). On trouve la forme voisine Boitouzet en Bourgogne (21). Ce devrait être des diminutifs de l'adjectif "boiteux".
Boiveau    Nom rencontré en Vendée et dans la Loire-Atlantique. Semble désigner celui qui boit de l'eau (comme Boileau), par opposition à Boivin.
Boivin    En principe, c'est un sobriquet désignant un buveur. Le surnom apparaît déjà dans le Cartulaire noir d'Angers au XIIe siècle (Gaufridus Bibens vinum), appliqué à un ecclésiastique. Il semble s'opposer à Boileau (voir ce nom). Le nom de famille est très répandu en Bourgogne, il est également présent dans la Sarthe et en Normandie. Diminutifs : Boivineau (85), Boivinet (37). On rencontre également la forme Boisvin (53), et ses diminutifs Boisvineau (85) et Boisvinet (37). Matronyme : Boisvinette (21, 18).
Boix, Boixo     Ces noms sont relatifs à un arbre ou arbuste très fréquent dans nos régions, le buis (latin buxum).
Boizieau    Nom porté dans l'Ouest (85, 49, 44), tout comme ses variantes Boiziau, Boisiau, Boisiaud, Boisieau. Sans doute un petit bois, ou celui qui travaille dans les bois. Autre possibilité : variante de Boileau, Boiveau (voir Boiveau).
Bolac    Nom rencontré dans le Loiret ainsi que dans la Haute-Garonne. La finale -ac laisse penser qu'il s'agit d'un toponyme. Un hameau s'appelle Bolac à Goven (35), un autre Bollac à Lapeyrouse-Fossat (31). Cependant, aucun de ces lieux ne concerne la région Centre, où Bolac pourrait être une variante de Bolacre, nom porté dans le Loir-et-Cher au XVIIe siècle (sens incertain, peut-être une déformation de bolastre = trompeur).
Bolacho    Nom portugais assez rare. Apparemment le surnom d'un ivrogne.
Bolard    Nom surtout porté dans le Doubs. Voir Boulard pour le sens.
Boldron    Porté notamment dans le département du Nord, semble le diminutif d'un nom de personne germanique formé sur la racine "bold" (= audacieux).
Bolduc    Rencontré aussi sous la forme Boulduc, le nom est aujourd'hui très rare en France. On le trouve plus fréquemment au Québec. C'est une contraction de Bois-le-Duc, nom possible d'une ancienne localité française, mais surtout ville des Pays-Bas dans le Brabant septentrional. Le premier Bolduc du Québec est arrivé en 1665, son nom s'écrivait aussi Bosleduc.
Boley    Porté en Franche-Comté, le nom peut aussi s'écrire Bolet, Bollet, Bolley. Ce devrait être une variante de Bouley, toponyme désignant un bois de bouleaux. Autre possibilité : diminutif du nom de personne d'origine germanique Bolo (buolo = ami, frère).
Bolfa     Le nom désignait en catalan une coquille (de noix par exemple). Sans doute un sobriquet, dont le sens est difficile à saisir.
Bolin    Porté dans le département du Nord, c'est un diminutif du nom de personne germanique Bolo (bol = ami).
Bolivar    Forme hispanisée du basque Bolibar, qui désigne une vallée où se trouve un moulin (bolu = moulin + ibarr = vallée). Un village s'appelle Bolibar dans la province de Guipúzcoa, un autre Bolívar dans la province de Vizcaya (Biscaye).
Bolland    On rencontre le nom dans la Loire, mais aussi dans la Somme et la Marne. C'est un nom de personne d'origine germanique, formé sur les racines bol (= ami, frère) et land (= pays).
Bollart, Bollaert    Variantes de Boulard (voir ce nom) portées dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. On trouve aussi la forme Bollard en Savoie.
Bollen    Porté notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, c'est un génitif de Bolle, porté dans la même région, nom de personne d'origine germanique formé sur la racine bolo (= ami, frère). Avec double génitif : Bollens.
Bollengier    Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Bollengir, Bollengiers. Il paraît désigner un boulanger, mais le Moyen Âge connaît un autre sens, celui de personne trompeuse (dérivé de "boler" = tromper). Difficile de faire un choix entre les deux acceptions.
Bolleret    Diminutif probable de Bollier (voir ce nom), le nom est rare. Les plus anciennes mentions le situent dans la Haute-Marne et le Loiret. Avec d'autres suffixes : Bollereau, Bollerot (Bourgogne).
Bollier    Patronyme porté dans le Nord-Pas-de-Calais, présent également dans les Alpes-Maritimes (variantes : Bollié, Bolier). Sans doute un nom de personne d'origine germanique formé à partir de Bollo (= ami, frère) suivi de -hari (= armée). Autre hypothèse : tenancier d'un jeu de boules ou fabricant de boules.
Bollinne    Porté en Belgique (variante : Bolline), désigne celui qui est originaire de Bolinne (Bolinne-Harlue), commune de la province de Namur. Le toponyme pourrait être formé à partir du nom de personne germanique Bolo.
Bollo    Patronyme catalan (Bolló) de sens incertain, rattaché par le dictionnaire d'Alcover-Moll au français Bouillon, nom de diverses localités (= mare ou buisson, selon les régions).
Bolloré    Un nom breton qui correspond à un toponyme signifiant endroit où pousse le laurier.
Bollot    Nom porté dans la Marne, également présent dans la Manche et le Morbihan. Il s'agit d'un diminutif du nom de personne d'origine germanique Bol, Bole (bolo = ami, frère). Variante : Bolot (70).
Bolnot    Porté dans la Côte-d'Or et le Jura, pourrait être un diminutif de Bolon, cas-régime du nom de personne germanique Bolo (racine bol = ami, frère).
Bolomé    Rencontré en Belgique, c'est sans doute une variante de Bolomier (Jura), nom de personne d'origine germanique (Bolomar : bolo = ami, frère + mar = illustre). Autres formes : Bolomey (07, 77, 52), Bolmer (08), Bolmier, Boulmier (45), Boulommier (21), Boulmé (02), Boulmer (35, 53). A noter cependant, pour Bolomé, que le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose celui qui est originaire de Boulogne, et accessoirement le wallon bolome (= bonhomme).
Bolopion    Nom porté dans la Haute-Saône et la Côte-d'Or, attesté depuis le XVIIe siècle. Peut-être un nom de famille composé, formé de Bolot (ou Bollot) et Pion (ou Pillon).
Bolte     Apparemment une transformation roussillonnaise de Volta, qui est le plus souvent un toponyme désignant soit un méandre de rivière, soit un lieu voûté ou une grotte.
Boltz    Porté notamment dans le Haut-Rhin, peut désigner un fabricant de boulons, de chevilles en fer (sens de l'allemand "Bolze"), mais c'est aussi une forme courte de Baldwin (= Baudouin). Variantes : Bolts, Bolz.
Bolzer    Nom breton porté dans le Finistère, désignant un maçon, celui qui fait des voûtes (du breton "bolz" = voûte).
Bomal    Porté notamment dans la Loire-Atlantique et la Seine-Maritime, le nom se rencontre aussi sous les formes Baumal (44, 59), Beaumal (44), Beaumale (08, 44). Il semble s'agir d'un toponyme : deux communes belges s'appellent Bomal (provinces de Luxembourg et du Brabant wallon). Un hameau se nomme Baumale à Lamastre (07), ce qui fait quand même un peu loin de la Loire-Atlantique ! Reste à connaître le sens d'un tel toponyme, écrit Boumalle en Belgique au XIIIe siècle (Gerars de Boumalle, Namur 1289).
Bomart    Surtout porté dans le département du Nord, c'est un nom de personne d'origine germanique, rencontré sous la forme Bomard dans le Maine-et-Loire. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose pour ce patronyme la forme Bommo, hypocoristique de Bonmar, nom hybride composé de la racine latine bonus (= bon) et du germanique mar (= illustre).
Bombail    C'est dans l'Ariège que le nom est le plus répandu, il y est attesté au moins depuis la fin du XVIe siècle (variantes : Bombayl et parfois Bombal, mais cette dernière forme est surtout fréquente en Corrèze). Sens incertain : peut-être l'équivalent de noms tels que Bonval (= la bonne vallée, le bon fossé).
A noter qu'un hameau s'appelle Bombay à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac (24).
Bombard    C'est dans la Vienne que le nom est le plus répandu, mais il a été porté dans d'autres régions, notamment en Île-de-France. Sens incertain : on peut y voir celui qui utilise une bombarde (instrument de musique ou canon), mais on pensera aussi à une variante du nom de personne méridional Bompard.
Bombardier    Porté en Lorraine (54, 55, 57), désigne celui qui utilisait une bombarde, machine de guerre servant à lancer de grosses pierres. On trouve avec le même sens le nom Bombarde (88). Forme italienne : Bombardieri.
Bombaud    Porté surtout dans la Haute-Vienne, c'est un ancien nom de personne, Bonbald, composé de la racine latine bonus (= bon) et du germanique bald (= audacieux).
Bombereau    Le nom est attesté dans le Loiret depuis le XVIIe siècle. Variantes : Bomberault (ou Bombérault), Bombrault, Bombreault. On a apparemment affaire à l'adjectif "bon" suivi du nom de personne Béreau (voir Béraud et Bérault).
Bombezin    Le nom est surtout porté dans les Landes. Variantes ou formes voisines : Bonbezin, Bombesin (40, 33), Bombezy (19, 15). C'est l'équivalent de Bonvoisin (voir ce nom).
Bommenel    Nom porté dans le Vaucluse et la Drôme. Paraît désigner celui qui est originaire de Bomènel, hameau de la commune de Saint-Roman-de-Malegarde (84). Mais il est possible que ce soit le toponyme qui vienne du nom de famille. Dans ce cas, celui-ci pourrait signifier "le bon petit" (occitan menel, dérivé du latin minus, employé surtout avec le sens de petit doigt). La généalogie nous invite cependant à envisager une autre piste : à Cairanne (84), le nom s'est d'abord écrit Bonbonel ou Bombonnel. Et donc, on a sans doute affaire à l'ancien prénom Bon(n)el, précédé de l'adjectif "bon".
Bompard    Assez fréquent dans le Sud (26, 34 notamment), le patronyme se rencontre aussi sous les formes Bompar (83, 34, 81) et Bompart (09, 48, 83). C'est un ancien nom de personne augural (Bonus Par dans les cartulaires médiévaux) difficilement traduisible, qui pourrait avoir signifié "bon ami" (l'un des sens de l'adjectif latin "par" substantivé).
Bompas    Surtout porté dans le Maine-et-Loire et la Sarthe, désigne celui qui est originaire d'un lieu portant ce nom ou qui y habite. Signification : le bon passage. Deux communes s'appellent Bompas, mais elles se trouvent beaucoup plus au Sud (09, 66).
Bon    Nom très répandu en Bourgogne. On peut le considérer comme un surnom donné à une personne bonne, vaillante, mais c'était aussi un nom de baptême (cf les communes de Saint-Bon dans la Marne et en Savoie).
Bona    Rencontré en Italie et en Corse, c'est un matronyme correspondant au patronyme Boni, qui vient lui-même de l'adjectif buono (= bon). Surnom désignant une personne aimable, serviable.
Bonabal    Le nom est aujourd'hui porté en Aquitaine (33), mais il est rare. C'est une variante de Bonaval (46, 24, 33), toponyme signifiant 'la bonne vallée'.
Bonabesse, Bonnabesse, Benabesse    Nom rencontré presque exclusivement dans le Morbihan. On peut le considérer soit comme une graphie erronée de Bonabès, Benabès, soit comme un matronyme formé sur Bonabès (= la femme de Bonabès). Pour le sens, voir Benabès.
Bonacase     L'un des nombreux toponymes puis patronymes formés sur le mot casa (= maison) par agglutination d'un adjectif. Ici, le nom signifie la bonne maison. Variantes : Bonacasa, Bonacaze, Bonnecase, Bonnecaze, Bonecase. Le nom est fréquent depuis la Catalogne jusqu'à la Gascogne.
Bonachera    Patronyme rencontré en Espagne. Désigne sans doute celui qui est originaire d'une localité portant ce nom. Il en existe une au Portugal dont le nom est assez voisin, Borracheira.
Bonadona    Variante rare de l'italien Bonadonna, porté en Sicile ainsi que dans le Piémont. Le nom signifie mot à mot 'la bonne dame', il pourrait s'agir d'un ancien nom de baptême lié à la Vierge. A noter cependant qu'en Ligurie le mot 'bonadonna' désigne une sage-femme. Autre forme : Buonadonna.
Bonafos, Bonafous     Paraît venir de "bona fos", formule de bénédiction appliquée à une enfant (= que tu sois bonne), nom de personne féminin attesté au Moyen Âge. Ce nom était relativement fréquent chez les Juifs, on le rencontre à Carpentras au XIIe siècle. Autre possibilité, surtout pour Bonafous : un toponyme avec le sens d'endroit enfoncé, gorge, également fontaine en ancien occitan. Le nom Bonafos est porté dans les Pyrénées-Orientales, on le rencontre également dans le Tarn, département où l'on trouve aussi les Bonafous.
Bonafoux    Porté notamment dans le Lot (également Bonafous), c'est un toponyme, sans doute avec le sens de bon vallon ou de bonne fontaine (sens ancien de l'occitan fos). Voir aussi Bonafos pour une autre possibilité.
Bonami    Le nom est porté notamment en Seine-Maritime et dans le Vaucluse. Il signifie bien sûr "bon ami", et a été utilisé au Moyen Âge comme nom de personne augural ("Que tu sois un bon ami !"), notamment en Italie où les formes Bonamici, Bonamico, Buonamici, Buonamico sont assez courantes. Autres formes en France : Bonamich (66), Bonamy (76, 50, 44) et sans doute Bonamis (59). Avec un sens voisin : Bonamour (69, 58, 23), Bonamant, Bonament (01).
Bonange    Nom rare surtout porté dans le Cantal. Difficile d'y voir un "bon ange". La terminaison -ange entre souvent dans la formation de toponymes dans cette région, mais je n'en trouve aucun qui corresponde. Peut-être la Bonance, rivière de l'Aveyron associée au nom d'une commune (La Capelle-Bonance).
Bonansea    Nom italien rare porté dans le Piémont (province de Turin). Le sens m'en est inconnu.
Bonardel    Diminutif de Bonard, Bonnard (voir ce nom), le patronyme est porté en Provence, mais aussi dans le Pas-de-Calais. Variantes : Bonardelle (60), Bonnardel (26, 69, 13), Bonnardelle (10). Avec d'autres suffixes : Bonardet (23, 01, 35), Bonnardet (21), Bonardot, Bonnardot (71), Bonardin (83), Bonnardin (71), Bonnardeau (85), Bonnardon (38, 71). Equivalents italiens : Bonardello (Piémont), Bonardelli (Lombardie).
Bonassoli    Nom italien originaire de Lombardie. Variante rare : Bonasoli. C'est un diminutif de Bonasso, Bonassi (même région), eux-mêmes dérivés de Bono (= bon, surnom ou nom de baptême).
Bonaterre    Porté dans l'Aveyron, désigne celui qui habite un lieu-dit Bonaterre (= la bonne terre).
Bonave    Nom surtout porté dans le Cantal. Variante : Bonnave. C'est un toponyme signifiant "la bonne vallée" (nave = vallée, toponyme prélatin). Il existe un hameau appelé Bonnaves à Saint-Projet-de-Salers (15), dont sont sans doute originaires les porteurs du nom.
Bonavent    Nom surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Sauto (variante : Bonnavent). On le rencontre aussi en Franche-Comté. Il pourrait s'agir d'une apocope de Bonaventure, Bonaventura, ancien nom de baptême (bona adventura = bonne fortune, bon augure). Mais, si on prend le mot avent comme tel, celui-ci signifie en occitan possession, richesse, et on aurait donc un surnom désignant une personne aisée.
Bonaventure    Porté plutôt dans le Sud, c'est un nom de baptême supposé être de bon augure pour son porteur (bona = bonne + adventura = destinée), fréquent en Italie sous la forme Buonaventura, Bonaventura. Un saint a porté ce nom au XIIIe siècle, grand théologien et cardinal mort à Lyon.
Bonazzi    Fréquent dans le nord de l'Italie (Emilie-Romagne, Lombardie), rencontré plus rarement sous la forme Bonazzo, c'est un dérivé (suffixe -azzo, en principe péjoratif) formé sur Bono (= buono, en français "bon"), fréquemment utilisé comme nom de personne au Moyen Âge. Matronyme : Bonazza.
Bonbled    Rare et porté dans la Seine-et-Marne, le nom évoque soit une terre donnant de bonnes récoltes, soit un agriculteur produisant du bon blé (l'un n'allant pas sans l'autre !).
Boncolas    Rare aujourd'hui, le nom a surtout été porté autrefois dans la Meurthe-et-Moselle. Il est composé de l'adjectif "bon" accolé au prénom Colas (= Nicolas).
Bondet    C'est dans l'Ain et les départements voisins que le nom est le plus répandu. Il a pu désigner une personne rondouillarde (ancien français bonde = balle, boule).
Bondie    Le nom est originaire de la Mayenne, où sept hameaux s'appellent La Bondie. C'est donc un toponyme devenu nom de famille. Le sens ne devrait avoir aucun rapport avec l'ancien français "bondie" (= sonnerie militaire). On pensera plutôt à une retenue d'eau (sens attesté pour "bonde" dans la même région). Avec le même sens : Bondis, Bondit et parfois aussi Bondy (voir ce nom).
Bondier    Nom possible d'un sonneur de cloches (ancien français bondir = faire retentir), mais il devrait plutôt s'agir d'un tonnelier (dérivé de bonde). Le nom est surtout porté dans le Jura et en Haute-Savoie.
Bondoux    Le nom est surtout porté dans la Nièvre. Sens incertain. Il pourrait s'agir d'une autre forme de Baudoux (voir ce nom). M.T. Morlet envisage un dérive de 'bonde', surnom pour une personne rondouillarde.
Bondue    Egalement écrit Bondues, désigne celui qui est originaire de Bondues, commune du département du Nord, ou d'un autre lieu-dit ainsi appelé. Le toponyme demeure apparemment assez obscur (retenue d'eau ?), mais on le retrouve dans les dérivés Bonduel, Bonduelle, Bonduaeux, Bonduau, Bonduaux, tous portés dans le Nord.
Bondurand    Surtout porté dans le Gard, c'est un surnom lié à un nom de personne, le "bon Durand".
Bondy    Le nom de famille est surtout porté dans le Centre (36, 37) et dans la Saône-et-Loire. Il devrait s'agir d'un toponyme, apparemment sans rapport avec la commune de Bondy (93), qui désigne le domaine de Bonisius (nom de personne latin). On pensera plutôt au hameau de Bondy à Saint-Gence (87), et à celui du Bondy à Ouroux-en-Morvan (58). Sens incertain : peut-être une retenue d'eau (voir aussi Bondie).
Bonell    Forme catalane de Bonneil (voir ce nom).
Bonenberger, Bonnenberger    La racine de départ est berg = montagne. J'ai un problème avec bonnen, mais il est fort possible que ce soit une germanisation de bonne (latin bona). On obtient donc la bonne montagne, et Bonnenberger est celui qui est originaire de ce lieu. Il existe une commune en Allemagne qui se nomme Bonneberg, mais il doit y avoir beaucoup de lieux-dits similaires. Pour Bonnen, on peut aussi envisager le nom de personne vieux-frison Bonno (cité par Bahlow, Deutsches Namenlexikon).
Bonenfant    Nom très fréquent dans l'Ouest (49, 35, 22), désignant le bon fils par opposition au mauvais, nommé Malenfant dans le même secteur géographique. Variante : Bonnenfant (85, 79), Bonnefant.
Bonet, Bonnet    Une certitude, il s'agit d'un diminutif de 'bon', avec le suffixe -et. Deux interprétations sont ensuite possibles. Soit un nom de baptême, dont la popularité est liée à saint Bonnet, évêque de Clermont au VIIe siècle, soit un hypocoristique de bon, désignant un brave enfant, par opposition à Malet. Les deux solutions semblent acceptables. Le nom Bonet, catalan, est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. La graphie Bonnet, de loin la plus fréquente, se rencontre un peu partout, avec une forte présence dans les Deux-Sèvres et, du moins autrefois, dans la Haute-Loire. Matronyme : Bonnette (63).
Bonfand    Nom de famille surtout renconté en Savoie et en Suisse. C'est une contraction de Bonenfant (= le bon enfant, le bon fils). Variantes italiennes ou corses : Bonfante, Bonfanti (diminutif Bonfantini).
Bonfill, Bofill    Autrefois très porté, ce nom est aujourd'hui assez rare. Il signifie mot à mot 'bon fils' et se rencontre surtout en Roussillon. Variantes : Bonfils (Languedoc et Provence), Boufil, Bouffil, Bouffilh (31).
Bongain    Surtout porté dans le Jura, c'est un nom formé avec l'adjectif "bon" suivi de Gain (voir ce nom).
Bonge    Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom se rencontre aussi dans la Nièvre. Il devrait correspondre à l'ancien français "bonge" (= faisceau de bois, fagot, rouleau de corde), surnom possible pour un ramasseur de fagots.
Bongrand    C'est dans la Haute-Vienne et la Nièvre que le nom est le plus répandu. La solution la plus simple est d'y voir le nom de famille Grand (porté dans les mêmes régions) précédé de l'adjectif "bon". À envisager aussi un équivalent de Bongrain (surnom de marchand ou toponyme), ou encore de Bougrand (voir ce nom). À noter que dans la Nièvre un hameau s'appelle Bongrand à Saint-Jean-aux-Amognes.
Bonhomme    Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire. Il signifie au départ "homme bon" et a pu être utilisé comme nom de baptême. Par la suite, vers le XIIIe siècle, il a eu aussi le sens de "paysan, manant".
Bonhoure    Surtout porté dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne, le nom signifie littéralement 'bonne heure'. C'est sans doute un ancien nom de baptême de type augural, destiné à porter chance à celui à qui on l'a attribué (celui qui est né au moment favorable ?). Variante : Bonhore (24). On trouve en Italie, avec le même sens, les formes Bonora, Bonori, Bonura, Buonora. Autres formes en France : Bonheur, Bonheure, portées notamment en Picardie et dans le Nord.
Bonicel     Diminutif de Bon (voir Bo), formé avec le suffixe latin -cellus. Nom qui semble venir de la Lozère, département où il est très fréquent. Pourrait venir de l'italien Bonicelli (même sens).
Bonicoli    Nom italien rare, aussi bien en Italie qu'en France. Il semble originaire de Toscane. Sens probable : le bon Nicoli (forme toscane de Nicolas).
Bonier    Assez rare, le nom est porté notamment en Haute-Savoie et en seine-Maritime. On rencontre plus fréquemment la forme Bonnier (59, 44, 42). M.T. Morlet le considère comme un ancien nom de personne, Bonhari, formé d'une racine latine (bonus = bon) et d'une racine germanique (hari = armée).
Boniface    On trouve ce nom un peu partout en France, mais il est particulièrement représenté dans la Marne. C'est un nom de baptême d'origine latine (bonifacius = qui a bonne figure, ou plutôt bonifatius = qui a un bon destin). Saint Boniface était un anglais qui évangélisa l'Allemagne et qui sacra Pépin le Bref. Il fut assassiné par des Frisons au VIIIe siècle, peut-être en 754. D'autres Boniface furent canonisés, notamment le pape Boniface Ier (Ve siècle), mais leur renommée fut moindre.
Bonifaci, Bonifacy    Formes plurielles de Bonifacio, variante italienne ou corse de Boniface (voir ce nom).
Bonifait    Surtout porté en Poitou-Charentes, le nom s'écrit aussi Bonifet, Bonnifait, Bonnifet, Bonniffet. C'est une forme régionale du prénom Boniface, qu'on retrouve dans le toponyme Saint-Bonifet, nom d'un hameau à La Puye (86), écrit "Sancti Bonifacii" au début du XIe siècle. Les noms Bonifay, Boniffay, Bonnifay, portés en Provence (83, 13), devraient avoir le même sens.
Bonifas    Variante de Boniface (voir ce nom) portée notamment dans le Tarn et le Gard. Formes voisines : Bonifasse, Bonifassy, également Bonifassi dans les Alpes-Maritimes.
Bonilla    Originaire de Bonilla, en Espagne. Plusieurs localités de Castille portent ce nom. Le toponyme est un diminutif du latin balneum, pluriel balnea (= bains).
Bonillo    Ce nom espagnol est un ancien diminutif de "bueno" (= bon), souvent utilisé pour exprimer une idée de croissance (= qui grandit bien). Il a eu aussi le sens de "gracieux". Il s'agit donc d'un surnom, mais on pensera aussi à un toponyme devenu nom de famille : une commune s'appelle El Bonillo dans la province d'Albacete.
Bonin    Diminutif de Bon (voir Bo) fréquent en Saône-et-Loire.
Bonis    Surtout porté en Dordogne, le nom se rencontrait aussi dans le Cantal, l'Aude, le Vaucluse et l'Aveyron. Selon M.-T. Morlet, c'est un nom de personne d'origine latine (Bonicius, dérivé de bonus = bon). Le patronyme existe aussi dans le Finistère, où il semble avoir une autre origine : par comparaison de formes anciennes, A. Deshayes y voit une variante de Bourhis (= bourgeois). À noter enfin que le nom Bonis est aussi présent en Italie du Nord (on trouve plus fréquemment la forme De Bonis), où il correspond au nom de personne médiéval Bono (latin bonus = bon).
Bonizec    Le nom est porté dans le Finistère. Sens obscur. Peut-être un toponyme, à rapprocher de Bonizac, hameau à Guiscriff (56). Parmi les spécialistes des noms bretons, A. Deshayes ne donne aucune solution, faute de données anciennes, tandis de J.-M. Plonéis propose un terme gallois "bôn" avec le sens de tronc, souche. À envisager aussi un dérivé de Boniz, Bonis (voir ce nom).
Bonjour    Surtout porté en Franche-Comté (39, 25) et dans le Rhône, ce devrait être un ancien nom de baptême augural (destiné à porter chance), signifiant mot à mot : que ce jour soit bon ! C'est le cas pour l'équivalent italien Bongiorno, surtout présent en Sicile, et pour son pluriel filiatif Bongiorni (Lombardie, Emilie, Toscane). Autres formes italiennes : Buongiorno (Pouilles), Buongiorni. Équivalents catalans : Bondia, Bonjorn. Équivalent castillan : Buendía.
Bonlarron    Le nom est surtout porté dans les Vosges. Variante : Bonlaron. Plutôt qu'à un bon voleur, on pensera à celui qui jouait le bon larron dans les représentations de la Passion.
Bonmarin    Surtout porté dans la Meuse et dans la Marne, désigne celui qui s'appelle Marin (voir ce nom) et qui est bon. Rien à voir par contre avec un bon marin.
Bonmassip    Aujourd'hui très rare et porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom désigne un bon serviteur ou un bon jeune homme (voir Massip), il a été également utilisé comme prénom médiéval (plusieurs Bonus Mancipus ou Bonus Mancipius dans le cartulaire de Saint-Sernin de Toulouse). Il était souvent porté par des Juifs au Moyen Âge.
Bonnafil    Nom surtout porté dans l'Aude. Formes voisines : Bonafis, Bonnafis (81). On peut penser que le l final est parasitaire, et qu'il s'agit d'une variante de  Bonnafé (81), nom qui signifie 'bonne foi' (sans doute nom de baptême médiéval à valeur augurale ou mystique). En tenant compte du l, on pourrait avoir 'bonne fille', mais l'absence d'une finale féminine rend cette interprétation douteuse.
Bonnafon    Toponyme avec le sens de bonne source, bonne fontaine, le nom, assez rare, est surtout porté dans l'Aude. En composition : Bonnafon-Laborde (64). Autres formes : Bonafons, Bonafont, Bonnaffons, Bonnafond, Bonnafons, Bonnafont.
Bonnafous    Nom fréquent dans le Tarn. Variantes : Bonnafouse (Rouergue), Bonnafoux (15, 30). Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Bonnafous (= le bon vallon), nom de hameaux dans le Tarn (Lavaur) et le Tarn-et-Garonne (Les Barthes, Cazes-Mondenard).
Bonnague    Très rare, le nom est sans doute une variante de Bonnaigue, nom de famille (63) et toponyme ayant le sens de 'bonne eau'. Un hameau s'appelle la Bonnaigue à Pageas (87). Seul problème : les Bonnague semblent apparemment originaires des Ardennes.
Bonnaire    Le nom est surtout présent dans le nord de la France, en particulier l'Oise, l'Aisne et les Ardennes, ainsi qu'en Belgique. On le rencontre aussi dans l'Isère. Il peut signifier "de bonne origine", puis "bon, bienveillant" (= de bon aire, cf. l'adjectif "débonnaire"). Mais on pensera aussi à une autre forme de Bonnier (voir Bonier). Enfin, en Rhône-Alpes, il peut s'agir parfois d'un toponyme (cf. La Bonnaire, hameau à Chambost-Allières, dans le Rhône). Le sens de "débonnaire" se retrouve dans l'italien "bonario", qui semble à l'origine du nom de famille Bonari (Toscane). Autre nom de famille italien : Bonaria (Ligurie), soit féminin de "bonario", soit toponyme sarde.
Bonnal    Nom surtout porté dans la Lozère et dans le Tarn-et-Garonne, rencontré aussi sous les formes Bonal (83), Bonald (12), Bonnald. Variante corse ou italienne : Bonaldi. C'est un nom de personne formé de la racine latine bonus (= bon) et du germanique wald (waldan = gouverner).
Bonnamour, Bonamour    Le nom se rencontre notamment dans l'Ain, ainsi que dans les départements voisins (69 notamment). A mon avis, ici Amour est un nom de baptême, popularisé par saint Amour, un des compagnons de saint Maurice, qui aurait été martyrisé dans le Valais suisse en 286. Une commune du Jura porte le nom de Saint-Amour, ainsi qu'une autre en Saône-et-Loire (Saint-Amour-Bellevue), ce qui correspond parfaitement à la région couverte par le patronyme Bonnamour, qui désigne donc le bon Amour, selon une formation identique à celle de Bonjean, Bonhenry, Bonmartin etc...
Bonnamy    Voir Bonami pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Dordogne et la Vendée. Formes similaires : Bonnami (33, 94), Bonnamic, Bonnamich (66), Bonnamie (36, 26). Avec un sens proche : Bonnamant (01, 69), Bonnamas, Bonnamat (23).
Bonnan    Patronyme surtout porté dans les Landes. Il semble que ce soit un nom de lieu, assez fréquent dans le Sud-Ouest sous les formes Bonan, Bonnan, Bonans, mais je n'en connais pas le sens. On trouve un lieu-dit Bonnan dans les Landes, à Onesse-et-Laharie. A noter que Bonan, Bonnan et Bounan sont aussi des noms de Juifs séfarades d'Afrique du Nord (Bonan est attesté au Maroc au début du XVIe siècle), qui correspondraient à un ancien nom de personne arabe. Dérivé : Benbonnan (le fils de Bonnan).
Bonnand    Nom porté dans la Loire et les départements voisins. Sans doute un diminutif de Bon, le suffixe -and étant assez répandu dans cette région.
Bonnard    Diminutif de Bon (voir Bo) fréquent dans toute la France, notamment dans le 69 et le 88. On peut aussi le considérer comme un nom de personne hybride composé d'une racine latine (Bonus = bon) et d'une racine germanique (Hard = dur). Variante : Bonard (80, 59, 76).
Bonnargent    Nom porté dans l'Indre et dans la Creuse. Variante : Bonargent. Sans doute le surnom d'une personne fortunée, éventuellement d'un producteur d'argent.
Bonnasserre    Rare, le nom est porté dans le Sud-Ouest (64). Variante : Bonnesserre (31, 32). C'est un toponyme, "la bonne serre" (voir Serra). A noter le hameau de Bonnasserre à Bruges-Capbis-Mifaget (64).
Bonnaud    Diminutif de bon, surnom et nom de baptême, porté dans le Limousin et en Poitou-Charentes. Variantes : Bonnau, Bonnault, Bonnaut, Bonneau, Bonneaud, Bonneault, Bonneaux (tous dans l'Ouest sauf Bonneaux, surtout présent en Lorraine). Diminutifs : Bonnaudat, Bonnaudeau, Bonnaudet, Bonnaudin, Bonnaudot, Bonneaudeau.
Bonnaventure    Variante de Bonaventure, portée notamment dans l'Est et en Picardie.
Bonnavion    Nom porté dans la Loire, qui désigne celui qui est originaire de Bonnavion, hameau de la commune de Tarentaise, dans le même département. Sens du toponyme : apparemment le bon sentier, la bonne route (vion = chemin).
Bonne    C'est dans les Vosges que le nom est le plus répandu, on le trouve aussi dans le Nord. C'est un matronyme formé sur Bon, qui a été souvent utilisé comme nom de baptême.
Bonneau    Un diminutif de Bon (voir Bo) fréquent dans les Deux-Sèvres.
Bonnec    Surtout porté dans le Morbihan, le nom s'écrit aussi Le Bonnec (56), Le Boniec, Le Bonniec (22). Sens incertain. Il peut s'agir d'un dérivé du français "bon". On pensera aussi à un dérivé de Bon, forme régionale du prénom Yvon. Le dictionnaire d'A. Deshayes envisage le mot breton "bon" avec le sens de "torse", et propose un surnom pour un homme trapu.
Bonnecarrère    C'est dans les Hautes-Pyrénées que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Bonnecarrère, autrement dit la bonne route. Variante : Bonnecarère. Il existe un hameau de ce nom à Moumoulous (65), il devrait être à l'origine du nom de famille.
Bonnefé    Nom typique du Rouergue. Surnom désignant un homme de bonne foi, ce dernier terme étant peut-être à interpréter avec un sens religieux. Variante : Bonnafé.
Bonnefond    Surtout porté dans la Dordogne et la Loire, c'est un toponyme avec le sens de bonne source, bonne fontaine (occitan "bona font"). Variantes : Bonnefon (24, 64), Bonnefonds (16), Bonnefons (15), Bonnefont (09, 87).
Bonnefoy    Désigne celui qui est digne de confiance (le mot peut éventuellement avoir aussi un sens religieux et avoir été utilisé comme nom de baptême, ce qui reste à prouver). C'est dans le Forez que le nom est le plus répandu, mais on le rencontre dans de nombreuses régions. Variantes : Bonnefoi (07), Bonnefois (43), Bonnefoix (51, 58), Bonnefoie, Bonnefois.
Bonnel    C'est un ancien nom de personne, Bonnellus, diminutif de bonus (= bon). C'est dans le Nord-Pas-de-Calais et l'Ariège que le nom est le plus répandu. Variantes : Bonel (62, 66, 29), Boneil (09), Bonell (34), Bonneil (66, 09, 34), Bonneilh (34, 81).
Bonnelles    Le nom de famille est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l'Oise. On trouve plus souvent la forme Bonnelle (93, 60, 80, 23). Il s'agit d'un toponyme : Bonnelles est notamment le nom d'une commune des Yvelines. Signification : diminutif de 'bonne', qui a désigné une borne (nord de la France, Aunis).
Bonnemaire    Le nom est porté dans l'Aveyron et les départements voisins (81, 34). On trouve la forme Bonnemayre dans la Lozère. On hésitera entre un sobriquet (= la bonne mère) et un toponyme, le mot occitan "maire" (= mère) ayant aussi le sens de source, cours d'eau.
Bonnemaison    Le nom est porté dans tout le Sud-Ouest (variante : Bonnemaizon). D'origine sans doute béarnaise, c'est la francisation (ou la forme occitane classique) des noms gascons Bonnemason, Bonnemasou (également écrits Bonnemazon, Bonnemazou), toponymes devenus noms de famille. Le mot "maison" peut avoir ici son sens actuel, mais il a souvent désigné au Moyen Âge un domaine rural. Outre de nombreux hameaux et fermes, une commune des Hautes-Pyrénées s'appelle Bonnemazon. Fréquent à Bordes (64), le nom Bonnemason y est à l'origine des noms composés Bonnemason-Cassière et Bonnemason-Richard. Autres noms composés : Bonnemason-Carrère (ou Bonnemasou-Carrère), Bonnemaison-Fitte. Variante : Bonemaison.
Bonnemoy    Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme, département où un hameau ou une ferme s'appelle Bonnemoy à Thiers (mais le toponyme semble venir du nom de famille). Variantes : Bonnemay, et sans doute aussi Bonnamain, Bonnemin, Bonnement. Diverses explications semblent possibles : on peut penser à "bonne main" avec le sens de "qui est de bonne lignée", ou encore à "bonne mère" ("mai" et "ma" sont des variantes régionales de l'occitan "maire" = mère). Une autre explication me séduit davantage (mais rien ne dit qu'elle soit la bonne), c'est l'ancien français "main" (également "mais, maix") avec le sens de "maison, domaine rural". Cette explication pourrait également convenir aux noms de famille Bonnemain (10), Bonnemains (50).
Bonnencontre    Nom très rare porté dans le Tarn. Il désigne celui qui est originaire d'une localité ainsi appelée, sans doute le village de Bonnencontre, dans le Lot-et-Garonne (une commune de Côte-d'Or porte le même nom). Le toponyme signifie "la bonne rencontre", sans doute une enseigne d'auberge.
Bonnenuict    Ce curieux nom et sa variante Bonnenuit étaient portés à Douai depuis le XVe siècle. Difficile d'expliquer le sens du surnom : peut-être le sobriquet donné à un veilleur, éventuellement une enseigne d'auberge ou encore un toponyme. En effet plusieurs hameaux s'appellent Bonnenuit (ou Bonne Nuit), mais on les trouve surtout en Savoie (Valloire, Freney). On trouve l'équivalent en Italie sous les formes Buonanotte et Bonanotte. Là encore, une explication par la toponymie est possible : un petit village de la province de Chieti, dans les Abruzzes, s'appelle Buonanotte (commune de Montebello sul Sangro).
Bonnerot    Porté dans la Nièvre et dans l'Yonne, c'est un diminutif de Bonnier (voir ce nom). Autres diminutifs : Bonnerat (10), Bonnereau (58, 86), Bonneron (17, 33).
Bonnery    Le nom est surtout porté dans l'Aude et le Tarn. C'est un nom de personne (ancien prénom), Bonaric, formé sur la racine latine bonus (= bon) et sur le germanique ric (= puissant). Variantes : Bonneric, Bonnerie, Bonneriez, Bonneris, Boneric, Bonnaric, Bonaric (11, 66, 81, 34).
Bonnetblanc    Porté en Limousin, pourrait évidemment désigner celui qui porte un bonnet blanc, mais on pensera surtout à un nom de famille composé, Bonnet-Blanc (fréquemment attesté dans les actes anciens sous cette forme). À noter qu'un hameau s'appelle Bonnet-Blanc à Saint-Pierre-Chérignat (23).
Bonneton    Diminutif de Bonnet (voir Bonet) porté dans l'Isère, la région lyonnaise et le Massif Central. Variante : Bonnetton. Avec d'autres suffixes : Bonnetain, Bonnetin (71, 69, 42), Bonnetat, Bonnettat (36, 37, 89), Bonnetaud, Bonneteaud (87, 23), Bonnetot (03, 42), Bonnettaz (73).
Bonnevie    C'est en Savoie que le nom est le plus répandu. C'était sans doute au moyen âge un nom de baptême destiné à porter chance au nouveau-né. On le trouve fréquemment en Italie et en Corse sous la forme Bonavita.
Bonneville    Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Bonneville. Le nom de famille est fréquent en Normandie (76) et dans le département du Nord. Neuf communes se nomment Bonneville, ainsi qu'une bonne quarantaine de hameaux. Sens du toponyme : soit la bonne ville, nom donné fréquemment à des villes nouvelles médiévales, soit, en Normandie notamment, le domaine de Borno (nom de personne d'origine scandinave).
Bonnichon    Diminutif de Bon (surnom ou nom de baptême), rencontré dans l'Allier, la région lyonnaise et le Limousin.
Bonnier    Le patronyme se rencontre dans diverses régions : le Nord-Pas-de-Calais, la Bretagne (44, 35) et la région Rhône-Alpes (42, 69, 38). Dans la plupart des cas, c'est un nom de personne d'origine germanique, Bonhari (latin bonus = bon + germanique hari = armée). Cependant, en Flandres, le bonnier est aussi une mesure agraire (possible toponyme ou surnom de paysan). Variantes : Bonier (74, 76), Bonniez (62).
Bonnière    Le nom est porté en Vendée, ainsi que dans la Somme et le Pas-de-Calais. Variantes : Bonnières (80), Bonnierre (02). C'est un toponyme : trois communes s'appellent Bonnières (02, 62, 78), et sans doute divers hameaux. Signification possible : dérivé de l'ancien français "bonnier" (mesure agraire).
Bonnin    Diminutif de Bon, fréquent dans l'Indre, la Vendée et les Deux-Sèvres.
Bonningues    Nom porté dans l'Oise et le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Bonningue, Bonningre. Désigne celui qui est originaire de Bonningues, nom de deux communes du Pas-de-Calais. Signification : le domaine (suffixe germanique -ingas) de Bono, nom de personne.
Bonniol    Nom surtout porté dans l'Hérault, rencontré aussi sous les formes Boniol (30, 84), Bouniol (15, 48). C'est un toponyme désignant une élévation de terrain, une petite colline (dérivé de l'occitan bonha = bosse). A noter le hameau de Boniol à Bessèges (30), celui de Bouniol à Saint-Sauveur-en-Rue (42). Dans l'Hérault, deux hameaux s'appellent le Mas de Bonniol (Gignac, La Boissière), mais il est possible que ces noms aient été formés à partir d'un anthroponyme.
Bonnot    L'un des nombreux diminutifs de Bon (voir Bo), fréquent dans la Saône-et-Loire et la Nièvre. Variantes : Bonot (01, 71, 02, 77), Bonnod, Bonod (01, 69). Variantes ou matronymes : Bonnotte, Bonotte (58, 71, 89). Diminutifs : Bonnodot, Bonodot (58).
Bonomo    Fréquent en Sicile, dans le Lazio et en Italie du Nord, c'est un ancien nom de baptême (voir Bosom pour le sens). La forme plurielle Bonomi, très répandue en Lombardie, est également présente en Corse. Diminutifs : Bonomelli, Bonometti. Forme francisée : Bonome (06).
Bonouvrier    Nom porté en Saône-et-Loire et dans l'Isère. Surnom donné bien sûr à un bon ouvrier, sachant qu'au moyen âge le mot avait plutôt le sens d'artisan.
Bonsaint    Le nom est porté au Québec, où son appparition semble assez tardive (Prévost dit Bonsaint, 1815). Difficile de connaître avec précision la motivation d'un tel surnom.
Bonsignore    Voir Buonsignore. Forme plurielle : Bonsignori.
Bonsirven    Porté notamment dans le Tarn, le nom a sans doute le sens de "bon serviteur" (voir Sirvent). Le nom Bonsergent, porté dans le Centre, devrait avoir le même sens (voir Sergent).
Bontagnoli    Le nom, très rare, vient des Grisons (Prada di Poschiavo), la forme d'origine étant Bontognali. On le trouve également en France écrit Bontignoli. Signification probable : le descendant, le membre de la famille de celui qui s'appelle Buonantonio ("bon Antoine").
Bonte    Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais (également Belgique et Pays-Bas). Il correspond au moyen néerlandais bont (= tacheté, bigarré), surnom dont on ne sait trop s'il désigne celui qui a des taches de rousseur ou des vêtements bigarrés, la première solution semblant préférable.
Bonté    Surnom sans doute donné à celui qui fait preuve de bonté, de valeur.
Bontempi    C'est en Lombardie que ce nom italien est le plus répandu. On le rencontre aussi dans le Lazio et les Marches. Autres formes, plus rares : Bontempo, Buontempo, Buontempi. C'est un nom de baptême médiéval de type augural (destiné à amener la chance sur son porteur), évoquant une naissance heureuse (traduction : bon temps). Diminutif : Bontempelli (Trentin). Equivalents français : Bontemps, Bontems (88, 54, 60), Bontemp (79, 17), Bontant (62, 87, 64), Bontent (88, 87).
Bontinck    Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom se rencontre aussi sous la forme Buntinx (62). C'est un ancien nom de personne germanique, dérivé de Bünte, et rencontré en Allemagne sous la forme Bünting. Le sens de la racine demeure obscur. A noter que le nom de famille Bunting existe aussi en Angleterre, où on le considère comme un surnom lié au bruant (en anglais bunting).
Bonton    Assez rare et porté dans la Drôme, devrait être une variante de Bouton, Botton, Boudon (voir ces noms).
Bontoux    Nom porté dans la Drôme et les Alpes-de-Haute-Provence. Variante : Bonthoux (26, 38). Désigne celui qui est originaire de Bontoux, nom de plusieurs hameaux dans cette région, dans les communes de La Répara-Auriples, Vassieux-en-Vercors, Venterol (26), Richerenches (84), Biviers (38), Oraison (04), Aix-en-Provence (13).
Bonvalet    Surnom donné à un bon domestique, un bon employé. On rencontre ce patronyme dans le Centre (41, 86), mais aussi en Picardie, où l'on rencontre surtout la variante Bonvarlet. A signaler aussi la variante Bonvallet (38 notamment). Dans le Sud, on trouve parfois le patronyme Bonmosso, qui a le même sens.
Bonventre    Un sobriquet qui peut se passer de commentaires quant à sa signification (une personne qui inspire envie plutôt que pitié). Une précision cependant : il est en principe originaire d'Italie.

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