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Noms commençant par G
| Griffard
Pourrait être un nom de personne d'origine germanique, Grifhard
selon M.-T. Morlet (grifan = saisir + hard = dur). Le nom de famille
est surtout porté dans le département du Nord. Variante :
Griffart (59, 62, 02). Griffault Nom difficile à analyser avec certitude. Il semble s'agir d'un nom de personne d'origine germanique, Grifwald (grifan = saisir + waldan = gouverner). On le rencontre surtout dans les Deux-Sèvres. Variantes : Griffaud (85, 79), Griffaut (02, 77). Griffe Signifie celui qui griffe, sobriquet désignant probablement une personne médisante ou haineuse. Nom surtout porté en Languedoc. Griffier Le patronyme est porté dans les Deux-Sèvres. Variante : Griffié (11, 31). Il devrait s'agir d'un nom de personne d'origine germanique, Grifhari (grifan = saisir + hari = armée). Le nom Griferius apparaît dans le cartulaire de la cathédrale d'Angers. Griffin Au Pays de Galles, c'est une variante de Griffith (voir ce nom). En Angleterre et en Irlande, il s'agit d'un surnom ou d'un nom de personne lié au griffon, monstre mythologique. Griffiths Forme avec génitif de filiation de Griffith, nom surtout porté au Pays de Galles. C'est un nom de personne celtique, Gruffydd, composé de l'élément griff, de sens obscur, et de udd (= chef). Griffon Le nom est surtout porté dans le Finistère et dans l'Ouest, mais on le rencontre aussi en Franche-Comté, où l'on trouve la variante Griffond. Faut-il penser au griffon, animal fabuleux moitié lion moitié aigle ? M.T. Morlet penche plutôt pour un nom de personne d'origine germanique, Grifo (grifan = saisir, s'emparer), solution qui paraît plus raisonnable. Griffoni Le nom est porté en Corse, on le trouve aussi en Italie (Marches, Vénétie, Lombardie). On trouve en France les formes voisines Griffon (29) et Griffond (39). Tous ces noms renvoient apparemment au griffon, animal fabuleux mi-aigle, mi-lion, reste à comprendre la signification du surnom. Grig Nom assez rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Variante : Grigt. Il désigne en gascon le grillon, soit comme sobriquet, soit plutôt comme toponyme (lieu où chante le grillon). Grignon Nom surtout porté dans la Sarthe et les départements voisins. Difficile de se prononcer avec certitude. Il peut s'agir, comme pour le breton Grignou, du surnom d'un homme grognon. Mais, en ancien français, un grignon est une moustache. Autre solution : un toponyme, Grignon étant le nom de communes en Bourgogne et en Savoie et celui de plusieurs hameaux, par exemple à Souvigné-sur-Sarthe (72). Les communes évoquées ci-dessus viendraient du nom de personne germanique Grindio, qui pourrait lui aussi être une solution. Grille Nom surtout porté dans le Puy-de-Dôme et dans le Territoire de Belfort. Il est à rapprocher de Grill (66, 57, 13) et de Gril (11, 31, 13) noms évoquant le grillon (voir Grillot pour l'explication). Grilli Italien ou corse, c'est la forme plurielle de Grillo, qui évoque le grillon (sans doute le plus souvent un toponyme = lieu où chante le grillon). Grillier Patronyme rencontré notamment en Franche-Comté. Semble faire partie des divers noms évoquant le grillon, et qui sont en général des toponymes (noms de lieux). Grillot Un nom qui renvoie au grillon (latin grillus), et qui porte selon les régions un suffixe différent : -et (la forme grillet était la plus courante au Moyen Âge), -ot ou bien sûr -on. On pense généralement qu'il s'agit d'un sobriquet désignant une personne gaie, qui chante tout le temps. Le nom Grillot est porté en Saône-et-Loire et en Franche-Comté, on trouve les Grillet surtout dans la Loire et la Saône-et-Loire, et les Grillon dans le Loiret. Grillou Nom surtout renconté dans le Sud-Ouest (31), mais que l'on trouve aussi en Bretagne. L'origine est sans doute la même : une variante du nom grillon, sobriquet qui semble s'être appliqué à une personne gaie. Grimal Nom de personne d'origine germanique, Grimwald (grimm = cruel ou grim = masque, casque + wald = qui gouverne). Surtout porté dans l'Aveyron et les départements voisins. On trouve les variantes Grimaud en Provence, Grimaldi en Corse, Grimault dans l'Ouest. Grimaldi Le nom est fréquent en Corse (pour le sens, voir Grimal). On le trouve en composition dans le patronyme Grimaldi d'Esdra, mais le sens exact du mot Esdra m'est inconnu. Griman Porté dans les Landes, il semblerait que ce soit un nom de personne d'origine germanique formé sur la racine grim- (= masque, casque, ou grimm = cruel), tout comme Grimand (01). Grimard Nom de personne d'origine germanique, Grimhard (grim = masque, casque, ou cruel + hard = dur). On le rencontre notamment en Gironde, dans l'Yonne et dans le Nord. Variante : Grimart (51, 59). Grimbert Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et la Normandie, c'est un nom de personne d'origine germanique, Grimbertus, formé sur les racines grim (= masque, casque, mais M.-T. Morlet préfère grimm = cruel) et berht (= brillant, illustre). Grimes Nom anglais, forme filiative de Grime, pour lequel on envisagera deux possibilités : soit un nom de personne d'origine germanique formé sur la racine "grim" (= "masque", mais aussi "cruel"), soit une variante de Graham (voir ce nom). Grimonpont Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante Grimonpon), désigne celui qui est originaire du hameau de Grimonpont à Wattrelos (59). Sens du toponyme : le pont de Grimon ou de Grimoin, nom de personne germanique formé sur la racine grim (= masque, casque, ou grimm = méchant, cruel). Grimonprez Nom porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Grimmonpré, Grimmonprez, Grimonpret. Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit Grimonprez (le pré de Grimon, nom de personne d'origine germanique), toponyme rencontré en Belgique, notamment dans la province de Liège. Grimonster Désigne celui qui est originaire de Grimonster, localité en Belgique (commune de Ferrières, dans la province de Liège). Grimont Porté dans l'Est (10, 57) et dans le département du Nord, c'est un nom de personne d'origine germanique, Grimmund (grim = masque, casque, ou grimm = cruel + mund = protection). Variante : Grimond (18, 58). Grimoult Surtout porté en Basse-Normandie, c'est une variante de Grimault (49, 53), nom de personne d'origine germanique (Grimwald : grimm = cruel ou grim = masque, casque + waldan = gouverner). Grinberg Nom surtout porté en Moselle et dans le Doubs. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée Grindberg, Grinberg, Grimberg (= la montagne "croûteuse", autrement dit desséchée, caillouteuse). Il existe une commune appelée Grimberg en Nord-Rhénanie-Westphalie. Grindel C'est dans la Seine-Maritime que le nom a toujours été le plus répandu (variante ancienne : Graindel). Il paraît s'agir d'un diminutif de l'ancien français "grain, grainde" (= triste, en colère), représenté dans la même région par le nom de famille Grain. Grioche C'est dans le Pas-de-Calais que le nom a toujours été le plus répandu. Je n'en connais pas la signification. Griot Porté dans la Loire, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie, devrait être une variante de Grillot (voir ce nom). Un rapport avec la cerise griotte est également envisageable. Griotteray Egalement écrit Griotterey, c'est un nom savoyard, désignant sans doute celui qui est originaire de Griotterey, hameau à Montvalezan (73). Le toponyme paraît évoquer un lieu où pousse le griottier, on pensera aussi à un endroit fréquenté par le grillot (= grillon). Gris Patronyme rencontré dans des régions très diverses. Sobriquet désignant celui qui a les cheveux gris. Grisard Surtout porté en Bourgogne (71, 89), c'est un dérivé de Gris, surnom donné à celui qui a les cheveux gris. Variante : Grisart (Ile-de-France). Griscom Le nom, porté aux États-Unis, semble venir de l'île de Man. Etymologie obscure. Grisel, Grizel Nom d'origine normande (76, 27), diminutif formé sur Gris (qui a les cheveux gris). Grisolle Le nom est surtout porté dans le Var et les Bouches-du-Rhône. Il paraît désigner celui qui est originaire de Grisole, hameau à Trets (13). On pensera aussi aux deux communes de Grisolles (02, 82). Dans la plupart des cas, le toponyme a le sens de petite église (latin "ecclesiola"), sens attesté par des formes anciennes. A noter cependant qu'en occitan la "grisola" est le lézard gris, et que le mot "grisolle" désigne en ancien français le peuplier blanc. Formes voisines : Grisole (59), Grisolles (18). Les diminutifs Grisolet (02, 59, 77) et Grisollet (38) semblent des dérivés de l'adjectif "gris", mais les divers sens évoqués plus haut sont également possibles. Grison Porté notamment dans l'Oise et la Sarthe, désigne celui qui a les cheveux gris. Diminutif : Grisonnet (42). Grisoni Le nom est porté en Corse. On le rencontre aussi en Lombardie et en Suisse. Dans tous les cas, il semble avoir un rapport avec l'adjectif "gris" (italien "grigio", corse "grisgiu", dialecte milanais "gris"), et pourrait désigner celui qui est chenu, dont les cheveux blanchissent (corse "grisgione"). À noter cependant qu'en Corse les Grisoni étaient très présents à Moltifao, non loin de la commune de Piedigriggi, où un hameau s'appelle Grisgione. Le rapport avec le canton suisse des Grisons semble peu probable, ce nom ne datant que des années 1500. Grisostomi Rare, le nom est porté en Corse, on le rencontre parfois aussi en Italie (Toscane). C'est un nom de baptême qui correspond à saint Jean Chrysostome (grec Khrusostomos = bouche d'or). On trouve aussi en Italie les formes Crisostomo (Pouilles) et Crisostomi (Lazio). Gristi Le nom semble maltais et s'écrit aussi Grixti, Griscti. Je n'en connais pas la signification. Une page web donne le sens de "timide". Grit Le nom est surtout porté dans la Vendée, où c'est une déformation (attestée au XVIIIe siècle à Nieul-le-Dolent) de Guerry (voir ce nom). Griveau Variante de Grivel (voir Grivel et Grivet) portée dans le Loiret et en Bourgogne (58, 71). Formes semblables : Griveaud (71, 38), Griveault, Griveaux (71), Grivau, Grivaud (44, 85), Grivault (79, 49), Grivaut(76, 60), Grivaux (71, 89). Grivel Assez fréquent dans les Vosges, rencontré aussi en Haute-Savoie, c'est un diminutif de Grive (voir Grivet pour le sens). Matronyme : Grivelle. Diminutifs : Grivelet, Grivellet. Grivet Nom surtout porté en Vendée, également présent dans le Doubs. C'est un diminutif de grive, dont on pense qu'il a pu désigner un homme aux cheveux poivre et sel (par comparaison avec le plumage de la grive). Grivot Sens identique à Grivet (voir ce nom). Le patronyme est surtout porté dans le Loiret. Grizard Variante de Grisard (surnom donné à celui qui a les cheveux gris), le patronyme est porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (69, 42). Avec d'autres suffixes : Grizaud (11, 79), Grizaut (66), Grizeau, Grizeaud (79, 17), Grizel (30, 07), Grizet (17), Griziaud, Griziaux, Griziot (03), Grizon (17, 85), Grizot (21, 71), Grizou (11). Grodecoeur Nom de famille porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Grosdecoeur). On le rencontre à Fampoux en 1569 (Nicollas Grodecoeur). Forme voisine : Groscoeur (également présente au XVIe siècle dans le Pas-de-Calais). Apparemment, ce serait le surnom d'un homme courageux ("coeur" a souvent le sens de "courage" au Moyen Âge). À noter cependant que l'expression "avoir cuer gros" a signifié "être arrogant". Grognet Le nom est assez fréquent en Normandie et en Picardie (76, 80). C'est un sobriquet donné à un personnage grognon, éventuellement à celui qui a le nez épaté (grogner est un dérivé du mot 'groin'). Formes voisines : Grognard (04), Grognec (56), Grogneuf (22, 50), Grognier (83, 42), Grogniet, Grognieux (73, 74), Grongnard (77, 23), Grongnet (51, 76). Groh Le nom est porté en Alsace-Moselle. Variante : Grohe. Son sens devrait être le même que l'allemand "grau" (= gris, surnom lié en principe à la couleur des cheveux). Le dictionnaire Duden (voir bibliographie) envisage aussi d'autres possibilités, reposant sur les deux mots du moyen-bas-allemand "grove" (= fosse, creux) et "grode" (= prairie). Groisard Surtout porté en Vendée (île d'Yeu), c'est un toponyme à rapprocher de Groizet (voir ce nom). Variante : Groizard. Groisne Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Variante : Groine. Il désigne celui qui est originaire de La Groisne, hameau à Saint-Gervais-sous-Meymont (63). Le toponyme devrait avoir le sens de "terrain caillouteux d'origine alluvionnaire", sens attesté en Lorraine pour "grouine". Groizet Le nom est porté dans le Maine-et-Loire et en Charente-Maritime. Variante : Groiset. Il devrait s'agir d'un toponyme désignant un lieu caillouteux (dérivé de groie, grois, groix). Il faudrait cependant être sûr qu'il ne s'agit pas d'une variante de Croizet (= carrefour). Groleau Il devrait s'agir d'un diminutif de l'ancien français "grole", qui a désigné certaines variétés de corbeaux (freux ou choucas), surnom pour celui qui est vêtu de noir ou a une voix désagréable. Autre possibilité : un autre mot "grole", désignant une savate (surnom éventuel d'un savetier, voir Grolier). Le nom de famille est porté dans l'Ouest (33, 85, 44, 49). Variantes : Grolau (33), Grolaud (16), Grolault (86) , Groleaud (33), Grollau (79), Grollaud (16, 17), Grolleau (85), Grolleaud (17, 33) et sans doute Grolaux (59). Avec un autre suffixe : Grolet (63, 88, 85), Grolez (62, 59), Grollet (63), Grollin (18). Grolier, Grollier Surtout porté en Vendée (également 44, 48, 84, 86), le nom désigne un savetier (terme attesté en 1289), celui qui répare des grolles. Etymologie : latin populaire *grolla, rencontré sous la forme grola (= vieux soulier) en ancien provençal au XIIIe siècle. Variantes : Grolhier (24), Groslier (63, 71, 76). Gröll Nom surtout porté en Alsace (67). Un rapprochement avec l'allemand Groll (= haine, rancune) paraît douteux mais n'est pas impossible. D'éventuelles variantes permettraient d'en savoir plus. Grondeux Surnom donné à un homme grondeur, de mauvaise humeur. Nom assez rare rencontré notamment dans l'Indre-et-Loire. Grondin Nom qui semble originaire de l'Ouest (Vendée, Charente-Maritime). Plutôt qu'au poisson (dont le nom remonte au XVIIIe siècle), il faut penser à un sobriquet désignant un homme coléreux (qui gronde). Gronier Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, c'est un nom de personne d'origine germanique, Gronhari (gron = vert + hari = armée). Variantes : Groniez, Gronniez (62, 59), Gronnier (02, 80). Gropp Nom allemand ou alsacien qui désignait en moyen haut-allemand le chabot, poisson à grosse tête. Le surnom peut désigner un pêcheur, mais on pensera aussi à un sobriquet pour celui qui a une grosse tête. Gros Sobriquet dont le sens est clair (latin grossus), à cette nuance près qu'au moyen âge il a parfois plus le sens de corpulent que de gros. On trouve le nom un peu partout en France, c'est l'un des plus répandus (près de 20.000 naissances depuis un siècle). Grosbonnet Porté en Dordogne, le patronyme est formé de l'adjectif 'gros' et de Bonnet (voir ce nom). Grosborne Le nom est porté en Franche-Comté (70, 90), région où beaucoup de noms de famille commencent par "Gros". Ces noms de famille sont souvent liés à un prénom (Groshenry, Grosjean, Groslambert etc.), et on peut penser que "gros" y a le même sens que l'allemand "gross" (= grand plutôt que gros). Mais ici "borne" est plutôt un toponyme avec le sens de source, fontaine, puits, grotte (toponyme caractéristique de la Franche-Comté, cf. aussi l'allemand "Born", qui a le même sens), ou bien tout simplement avec le sens actuel de "borne". Il existe en France de très nombreux lieux-dits et hameaux qui s'appellent "la Grosse Borne". On peut aussi envisager la francisation d'un nom allemand qui serait Grossborn. Dernière hypothèse : le mot "borne" peut aussi être une variante de "borgne", et nous aurions alors affaire à un grand borgne. Grosbout Le nom est surtout porté dans l'Allier. Variantes : Grosbost, Grosbot. C'est l'équivalent de Grosbois (49, 72, 45), toponyme fréquent avec le sens de grand bois. Grosclaude Assez fréquent en Franche-Comté, désigne en principe le gros Claude (sobriquet). Attention cependant : dans cette région il peut aussi s'agir d'un nom de famille composé. Groscolas Surtout porté dans les Vosges, désigne le gros Nicolas (sobriquet). Variante : Grocolas. Grosdé Porté dans l'Yonne (variante : Grosdet), c'est l'équivalent des formes Grosdoit, Grosdoigt, Grosdoy, rencontrées dans l'Ille-et-Vilaine. Dans beaucoup de dialectes régionaux, le "gros det" ou "gros doigt" désigne le pouce (surnom d'un homme tout petit ?). On notera cependant que, pour les Grosdoigt de l'Ille-et-Vilaine, leur nom est lié au bois de Grosdoigt (ou Grosdoy), situé sur la commune de Domloup, et qu'il pourrait évoquer un mégalithe (à rapprocher de lieux-dits comme "le Doigt de Gargantua", rencontrés çà et là dans l'Ouest). Gros-Desirs Egalement Gros-Désirs, Gros-Desir, Gros-Désir. Le nom est uniquement porté en Martinique, et c'est apparemment dans cette île que ce patronyme composé a dû se former. Aucun problème pour Gros, qui est un sobriquet désignant une personne corpulente. Quant à Desir, Désir, c'est un nom de baptême fréquent dans le Nord de la France (et aussi à la Martinique !), correspondant au latin Desiderius (= désir). Le s final pourrait correspondre à une marque flamande de filiation. Grosjean Les Jean devaient être très nombreux en Haute-Saône, car c'est là qu'on trouve le plus souvent cette formation avec le nom de baptême précédé d'un adjectif. Le sens du nom Grosjean semble se passer de commentaires, mais il peut arriver qu'on ait affaire à un nom de famille composé (Gros + Jean), et non à un sobriquet. Groslevin Porté dans la Haute-Marne depuis le XVIe siècle (Serqueux), le nom se rencontre aussi sous la forme Groslevain (variantes anciennes : Grolevain, Grolevin). Il est formé de l'adjectif "gros" (= grand, gros) et du nom de personne Levin (voir ce nom). Ce genre de formation est très répandu en Franche-Comté (Grosjean, Grosclaude, Groscolas etc.). Grospeaud Nom porté dans la Creuse. Variante : Grospaud (36). Semble désigner celui qui est originaire de Grospaud, hameau à Nouziers (23). Reste à connaître le sens de ce toponyme. Grosperrin, Grospierre Sobriquets formés à partir du prénom Pierre (ou de son diminutif Perrin), que l'on rencontre plutôt vers la Bourgogne et les Vosges. Il peut aussi s'agir de noms de famille composés. Gross Nom alsacien ou allemand, qui est un sobriquet signifiant grand plutôt que gros. Variante : Grosse (57). Grossart C'est un dérivé de l'adjectif 'gros' (= gros, corpulent), éventuellement de l'allemand 'gross' (qui a aussi le sens de 'grand'), rencontré notamment en Moselle. Formes voisines : Grossard, Grossardt (Alsace-Lorraine). Grosseau Diminutif de Gros (voir ce nom), le patronyme est porté dans la Loire-Atlantique et en Vendée. Variante : Grossaud. Grossemy Nom porté dans la Somme et le Pas-de-Calais. Il semble composé de l'adjectif "gros" et de semy, que M.T. Morlet rapproche du wallon semi (= aiguiser). Ce serait donc le surnom d'un gros rémouleur. Autre possibilité : le gros Emy, Emy pouvant être une déformation de "ami" ou plutôt du prénom Emile. Variante : Grosmy. Grosset Diminutif de Gros (voir ce nom) porté dans des régions très diverses (35, 79, 73, 74, également à la Réunion). Grossetête Le sens du sobriquet est clair. On rencontre le nom dans la Haute-Saône et l'Ille-et-Vilaine. La forme Grossetaite (47, 33) devrait en être une variante. Grossias Le nom est porté dans le Lot-et-Garonne. Variantes : Grossia, Groussia. Il semble que ce soit un toponyme dérivé du nom de famille Gros. On en a un exemple avec l'ancien hôpital de (la) Grossia, à Cahors, fondé en 1270 par un nommé Geraud Gros. Grossier Le nom a toujours été surtout porté dans les Vosges (variante : Grossir) et dans le Loiret. Il paraît correspondre au nom "grossier", qui désignait au Moyen Âge un marchand en gros. Grossin Diminutif de Gros (voir ce nom) porté surtout en Vendée et dans le Morbihan. Variante : Grossain. Autre diminutif : Grosset (35, 79). Grosskost Nom porté en Alsace, attesté dans le Bas-Rhin au début du XVIIIe siècle, peut-être originaire de Suisse. On devrait avoir affaire au prénom Kost (= Constantin, Constant) précédé de l'adjectif "gross" (= grand). Voir Gosstephan pour d'autres noms ainsi composés. Il faut sans doute écarter la traduction littérale (= abondante nourriture : gross + Kost). Grosstephan Nom porté en Alsace-Lorraine (67, 57). Variantes : Grossteffan, Grostephan, Grostefan. Stephan est une forme allemande du prénom Etienne, précédée ici de l'allemand gross (= grand, corpulent, éventuellement gros). Bref, le grand Etienne, à moins qu'on ait affaire à un nom de famille composé, ce qui est toujours possible. Avec d'autres prénoms et dans la même région : Grosshans (= grand Jean), Grossklaus, Grossklauss (grand Nicolas), Grosshaeny, Grosshenny (grand Jeannot). Grosvalet Un sobriquet dont le sens est clair (= gros valet), que l'on rencontre surtout dans les Côtes-d'Armor et dans l'Orne, ainsi qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon. Le nom est également porté dans la Creuse (variante : Grosvallet). Grotti Nom italien, apparemment formé sur un toponyme renvoyant à une grotte. Grouard Nom surtout porté dans l'Eure et en Seine-Maritime, ainsi que dans la Sarthe. C'est une contraction de Gerouard (53, 61), nom de personne d'origine germanique (ger = lance + wardan = garder). Grouès Patronyme porté dans les Alpes-de-Haute-Provence et le Rhône (c'est le nom de l'abbé Pierre). Désigne sans doute celui qui est originaire d'un lieu-dit ainsi appelé. Sens du toponyme : terrain pierreux. Grouffal Porté dans la Corrèze et le Cantal, le nom se rencontre aussi sous la forme Groffal (15, 81). Il peut s'agir d'une forme contractée de l'occitan "garrofal", qui désigne un champ de vesces. A noter dans le Cantal le hameau de Grouffaldes (commune de Saint-Jacques-des-Blats), qui semble désigner le lieu habité par les Grouffal. On rapprochera de Grouffal les noms Grouffaud, Grouffaux (63) et Grouffier (19, 24). Grouffaud est le nom d'un hameau à Picherande (63). Il faudrait cependant être sûr qu'on n'a pas affaire à des noms de personne d'origine germanique, variantes de formes commençant par Grif- (cf. Griffault). Grougi Porté en Martinique, c'est un nom de sens incertain. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Grougis, commune de l'Aisne, mais il convient d'être prudent en l'absence de données généalogiques. En tout cas, il y avait bien des Grougi dans l'Aisne autrefois. Grougon Aucune donnée ancienne sur ce nom, qui devrait être une variante par métathèse de Gourgon (voir ce nom). Le passage de Gourgon à Grougon semble attesté au moins dans un lieu-dit : un cours d'eau de l'Aveyron s'appelle le Grougou (commune de Salles-la-Source). Grouin Nom difficile à localiser. Les mentions les plus anciennes le situent dans l'Eure-et-Loir, mais aussi dans l'Ille-et-Vilaine et en Poitou-Charente. Sens probable : contraction de Gerouin, nom de personne d'origine germanique (ger = lance + win = ami). À envisager aussi un toponyme, avec le sens de cap, promontoire. Groulard C'est dans l'Aisne et en Belgique que le nom a toujours été le plus répandu, même si on le rencontre aussi en Normandie et çà et là dans d'autres régions. Variantes : Groular, Groulart, Groullard, Groullart. En wallon et en picard, le verbe "grouler" est attesté avec le sens de "grogner, gronder", mais aussi avec celui de "trembler" (de peur ou de froid). On a donc le choix entre un personnage grognon et un frileux (ou un peureux). On ajoutera que le mot "groulard" a aussi désigné en moyen français le bouvreuil ou le traquet. Groult Forme contractée de Giroult, Geroult (voir Giralt pour le sens), fréquente en Normandie (50, 76). Variantes : Groud (14), Grould (50), Grout (76). Groulx Le nom est aujourd'hui porté au Canada. On le rencontrait autrefois dans l'Eure-et-Loir, où il est mentionné dès 1580 dans la commune de Miermaigne. C'est une variante de Groult (voir ce nom). Groussard Porté notamment dans l'Ille-et-Vilaine, le nom est considéré comme un dérivé de l'adjectif 'gros'. Grousset Porté notamment dans la Lozère, la Haute-Loire et l'Aveyron, c'est un diminutif de l'adjectif "gros". Groux Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, ainsi que dans les Yvelines. Il peut s'agir d'un toponyme désignant un endroit pierreux (également écrit Groue). On envisagera aussi une variante de Groult (voir ce nom). Groy Assez rare, le nom est notamment porté dans la Marne. C'est un toponyme évoquant un terrain caillouteux (ancien français "groe" = caillou, gravier). Grozo Nom rare et curieux porté dans le Jura. Semble désigner celui qui est originaire de Grozon, commune du même département. A noter que le patronyme se rencontre aussi en Espagne (avec un sens qui m'est inconnu). Gruel Nom très présent en Seine-Maritime. En ancien français, le mot gruel signifie gruau (au départ grain grossièrement moulu). Il s'agit en général du surnom donné à un meunier ou à un boulanger. Autres formes voisines : Gru (56, 80), Gruau (72, 49), Gruaud (85), Gruault (78), Gruaux (51), Grueau (35), Gruelle (59). Attention cependant : tous ces noms sont assez fréquents comme toponymes, et désignent souvent des cours d'eau. C'est en particulier le cas pour Gruau, dans la Sarthe. Gruet Surtout présent en Franche-Comté et dans l'Allier, le nom est généralement considéré comme un diminutif de grue, surnom donné à celui qui a de longues jambes. C'est aussi un toponyme, avec le sens de terrain caillouteux (cf le hameau du Gruet à Cronat, 71). Gruez Surtout porté dans le Pas-de-Calais, c'est un nom dont le sens est difficile à établir avec certitude : il peut évoquer le gruau (cf. Gruel), mais aussi la grue (cf. Gruet), ou encore correspondre au métier de garde forestier (ancien français "gruier"). Les mêmes hésitations se retrouvent avec les noms Gruwé, Gruwet, Gruwez, Gruwier (59). Gruffat Nom de famille fréquent en Savoie, où l'on trouve aussi les formes Gruffaz et Gruffy. C'est apparemment un toponyme évoquant une dépression de terrain (gruva) appelée aussi marmite de géants. A noter que Gruffy est le nom d'une commune de Haute-Savoie. Une remarque cependant : l'ouvrage de Félix Fenouillet (les Noms de famille en Savoie) donnait pour Gruffat et Gruffaz une autre explication, en rattachant ces noms à l'écorce de châtaigne. Gruhier Nom porté en Lorraine, qui désigne un garde forestier. On trouve aussi la variante Gruyer. Grumelard Surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme (variante : Grumelart), le nom peut désigner celui qui grommelle (picard "grumeler"), mais on en fera plutôt un dérivé des noms Grumeau, Grumeaud, Grumeaux, Grumel, portés à la fois dans le Nord-Pas-de-Calais et en Savoie, qui ont dû s'appliquer par métonymie à un boulanger (sens attesté en Belgique pour le surnom "Grumelier") ou à un mangeur de bouillie. M. T. Morlet signale en outre qu'en ancien picard le grumel était la fleur d'avoine, utilisée dans le foulage des étoffes, et que le surnom pourrait bien désigner un foulon (ouvrier foulant les draps). Enfin, en Savoie, Grumeaud (variante : Grumaud) pourrait aussi être une variante de Grimaud (voir Grimal). Grunchec Le nom est porté dans le Finistère. C'est un dérivé du breton gronch (= menton), surnom sans doute pour celui qui a un menton proéminent. Grunenwald Fréquent en Alsace-Lorraine, c'est un toponyme qui signifie 'le bois vert'. Variantes : Grunevald, Grunewald, Grunvald, Grunwald, Gronnwald, Gronwald. Grunfelder Porté notamment dans le Haut-Rhin, désigne celui qui habite un lieu-dit Grunfeld (= le champ vert) ou qui est originaire d'une localité ainsi appelée. Variante : Grunenfelder. On rencontre aussi le nom de famille Grunfeld, souvent porté par des Juifs askhénazes. Grunstein Egalement écrit Grundstein, ce nom est rare en France. Il signifie en allemand "le rocher vert" (ou verdoyant), et semble surtout porté par des Juifs askhénazes, avec une valeur symbolique ou ornementale. Gruny Le nom est originaire d'Alsace, où il s'est aussi écrit Grüni. C'est un diminutif de Grun, Grün, nom qui correspond à l'allemand "grün" (= vert), surnom dont le sens n'est pas évident (peut-être celui qui porte un habit vert, mais les possibilités sont nombreuses). Grus Egalement Gruss. Porté en Alsace-Lorraine, pourrait être une variante de Gross (= corpulent), mais on pensera surtout à un producteur de blé, de gruau (allemand moderne Grütze = gruau, moyen-haut-allemand gruz = grain de blé). Diminutifs : Grussi, Grussy (67, 57). Gruslin Le nom est surtout porté en Belgique, il est également présent en France dans les Ardennes. On le rencontre aussi sous la forme Gruselin. Il pourrait s'agir d'une variante de Griselin (nom porté notamment dans l'Aisne), surnom dérivé de l'adjectif "gris". On ne peut cependant écarter totalement une origine germanique, d'autant que le nom est assez fréquent dans la province de Luxembourg. Il faudrait alors penser à un diminutif de Gruss (terme équivalent à l'actuel mot "Grutze", qui avait le sens de grain de blé, blé, gruau). Gruson Le nom est assez fréquent dans le département du Nord (également 76, 57). Il désigne dans la plupart des cas celui qui est originaire de la commune de Gruson (59). Le toponyme pourrait correspondre au nom de personne latin Gratio. On pensera aussi, dans certains cas, à l'ancien français "gruis" (= gruau), dont le dérivé "gruxon" est attesté au Moyen Âge dans la région de Metz. Grux Porté dans le Doubs depuis le début du XVIIIe siècle (Gonsans), devrait être une variante de Grus, Gruss (voir Grus), le nom venant sans doute de Suisse (le patronyme Grux apparaît également en Haute-Savoie au XVIIe siècle). Cela reste bien sûr à vérifier. Gruy Les plus anciennes mentions situent le nom en Champagne et en Lorraine. Sens incertain. En ancien français, le mot "gruis" désigne le gruau (également écrit "gruys" en Champagne). Le même mot "gruis" a eu en Flandre le sens de "gravier". Le toponyme Gruy est présent en Savoie (deux hameaux s'appellent La Gruy, à Saint-Sylvestre et Viuz-en-Sallaz, 74). On peut aussi penser à la commune de Gruey, dans les Vosges. Gry Le nom est notamment porté dans la Moselle et la Somme (ainsi que dans les départements voisins). On le rencontre aussi dans l'Ouest (85, 44) et en Franche-Comté. C'est en principe une variante de Gris (fréquemment attestée dans les registres paroissiaux), surnom pour celui qui a les cheveux gris. De la même façon Legry (80, 60, 62) est une variante de Legris. Grynberg Variante polonaise de l'allemand Grunberg, Grünberg, toponyme avec le sens de "montagne verte", nom souvent porté par des Juifs askhénazes. Gryson Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Gryzon), c'est sans doute une variante de Grison (surnom pour celui qui a les cheveux gris). Autre possibilité : celui qui est originaire de Gruson (59). Gryspeert Ce nom flamand (variantes : Gryspeerdt, Grijspeerdt) est au départ un toponyme assez fréquent, Grijsperre, dont le sens n'est cependant pas d'une grande clarté. Il signifie en principe 'enclos gris', ce qui ne veut pas dire grand-chose. Grzeskowiak Nom polonais qui correspond sans doute au nom de baptême Grégoire. Grzybek Nom polonais dérivé de "grzyb" (= champignon), le sens précis du surnom restant à définir. Autre dérivé : Grzybowski, désignant celui qui est originaire d'une localité appelée Grzybowiec, Grzybowice, Grzybowo ou Grzybów. À noter que Grzyb est également un nom de famille (on le rencontre en France en Moselle, tout comme Grzybowski). Gschwend Egalement écrit Gschwendt, c'est un toponyme qui correspond à l'allemand "Schwende", avec le sens de terre essartée. Plusieurs communes s'appellent Gschwend, Geschwend, Gschwendt en Allemagne et en Autriche. Dérivés : Gschwender, Gschwendtner. Gschwind Surtout porté dans le Haut-Rhin, c'est une variante de Geschwind (voir ce nom). Dérivés : Gschwindemann, Gschwindenmann. Le nom rare Gschwindt devrait avoir le même sens. Gual D'origine toponymique selon certains, ce nom catalan désignerait un passage à gué (du latin vadum). Autre possibilité, selon moi plus probable, un nom de personne d'origine germanique, Waldo (= qui gouverne). Gualdi Nom italien porté en Émilie-Romagne et en Lombardie. Il correspond à Gualdo, toponyme très fréquent en Italie et en Corse qui a le sens de "forêt, bois" (du germanique "wald", cf. le corse "gualdu" et l'italien ancien "gualdo"). Guallar Fréquent en Espagne, devrait être un nom de personne (prénom) d'origine germanique, sans doute Walhari (wal = étranger + hari = armée). L'hypothèse reste cependant à vérifier. Guallarano Porté dans le Vaucluse, le nom est une déformation de l'italien Gallarano, désignant sans doute celui qui est originaire de Gallarano, village de la province de Crémone, en Lombardie. Guantiero Nom italien très rare, rencontré en Vénétie. Avec pluriel filiatif : Guantieri. On peut penser qu'il a désigné un gantier (italien "guanto" = gant). A envisager aussi le nom de personne germanique Wandhari. Guardia Toponyme désignant une tour de guet, une petite forteresse. Voir Guardiola. Guardiola, Guardiole Diminutif de guardia, qui désigne au départ un poste de garde (germanique wardja), puis une tour de guet au sommet d'une colline. Beaucoup de communes catalanes portent ce nom, qui peut donc aussi désigner une personne originaire du village ou de la ville de Guardiola. A noter que la plupart des Guardiole vivent à Prats-de-Molló ou en sont originaires. Guarino L'un des équivalents italiens de Garin, Guérin (voir Guérin). Le nom est très fréquent en Italie du Sud (Campanie, Sicile, Pouilles). Le pluriel Guarini est surtout présent dans les Pouilles. On rencontre le diminutif Guariniello en Campanie. Autre dérivé : Guarinoni (rare, présent en Vénétie et en Lombardie). Guarrera Le nom est surtout porté en Sicile, dans les environs de Catane. Il est beaucoup plus fréquent sous la forme Guerrera (Sicile, sud de la Calabre et Campanie). Autre forme, plus rare : Guerriera. Ce sont apparemment des matronymes formés à partir de noms tels que Guerriero (= guerrier) fréquemment utilisé comme prénom au Moyen Âge. Guasch voir Gasc. Guatteri Nom italien surtout porté dans la province de Parme (variante rare : Guateri). Il semble correspondre au mot "guattero", variante ancienne de "sguattero" (= aide-cuisinier, du longobard "wahtari" = gardien). Autre possibilité : nom de personne germanique, rencontré en France sous les formes Gathier, Gatier. Guaubault Assez rare et difficle à localiser (la variante Gaubault semble avoir été portée dans le Maine-et-Loire, mais on la rencontrait aussi dans l'Yonne), c'est un nom de personne d'origine germanique, dans lequel le dernier élément est la racine bald (= audacieux), le premier élément semblant être wald (waldan = gouverner). Guay Variante de Gay (voir ce nom) portée notamment dans l'Aisne et das les Deux-Sèvres. Gubernatis (de) Nom surtout porté dans les Alpes-Maritimes et plus généralement dans le Sud-Est. C'est une forme latinisée de Gubernati nom porté dans le Piémont, sans doute un toponyme. Il existe un hameau appelé Gubernat, mais à Saint-Laurent-de-Carnols, dans le Gard. Je n'ai par contre rien trouvé en Italie. C'est apparemment le participe passé du verbe latin gubernare (= gouverner). Gubert Nom renconté dans les Pyrénées-Orientales. Variante de Goubert, Gobert (voir Gobert). Guéant Surtout porté dans le Pas-de-Calais, c'est une variante picarde du mot "géant", surnom pour un homme très grand. Le picard connaît surtout avec ce sens le mot "gaïant", à l'origine du Gayant de Douai et du nom de famille Gayant. À noter que Gayant et Guéant sont employés indifféremment pour une même personne à Vaulx au début du XVIIIe siècle. Guechrou Nom rare originaire d'Algérie. Semble correspondre à la racine kabyle g.sh.r = genou, force. A noter aussi la racine q.sh.r = a) éplucher, b) vendre au détail, c) chaussette. Difficile de faire un choix, même si on peut raisonnablement éliminer la chaussette et le verbe éplucher. Guédanchère (de la) Ce nom vendéen désigne celui qui détenait la seigneurie de la Guédanchère, hameau de la commune de Saint-Georges-de-Pointindoux (85). Guède, Guédon, Guedon Noms très fréquents dans l'Ouest. Plusieurs solutions ont été proposées, mais la meilleure est à mon avis un nom de personne d'origine germanique, sans doute Wido (wid = bois) qui est aussi à l'origine du nom de baptême Guy. Autres racines possibles : gaido (= épieu, lance) ou wadi (= gage). On ne peut cependant négliger la guède, autre nom du pastel, plante tinctoriale donnant autrefois la couleur bleue. Guedes Patronyme portugais formé avec le suffixe -es (marquant la filiation) sur le nom de personne médiéval Guede, Gueda, sans doute d'origine germanique et qui pourrait correspondre à Guy (cf. l'italien Guido). Guédès Nom de famille breton (29) de sens incertain. On le rapprochera de Guédas (56), variante de Gildas (voir ce nom). Variante : Guédez. Guedin Diminutif de Guède, qui pourrait renvoyer à l'ancien français guesde (plante tinctoriale donnant une teinture bleue), mais qui peut aussi être un nom de personne d'origine germanique (voir Guède). C'est dans le Nord que le nom est le plus répandu. Guedj Porté par des juifs d'Afrique du Nord (variante El Guedj), le nom, d'origine apparemment berbère, pourrait être lié à l'idée de déménagement (kabyle agaji), le sens exact restant à préciser. Guedrat Le nom est porté dans la Marne. Formes voisines : Guedra (51, 57), Guedras (80, 81), Guèdre (62). Sens incertain. Peut-être un dérivé de guède, plante tinctoriale (= pastel), surnom d'un marchand de pastel. Peut-être aussi un nom de personne d'origine germanique formé sur la racine geld (= redevance, rétribution). Gueffier Nom de personne d'origine germanique, Waifhari (waif < wefa = femme + hari = armée, source : M.T. Morlet). Le patronyme est surtout porté dans le Maine-et-Loire. Variante : Gaiffier (73, 48, 43). Gueffroy Variante probable de Geoffroy (voir ce nom), le patronyme est très rare et difficile à localiser (sans doute Picardie ou Pas-de-Calais). Guegan, Guégan Fréquent dans le Morbihan, c'est un ancien nom de baptême breton formé sur le vieux breton uuic (= combat). Quant à la finale -an, il s'agit soit d'un diminutif, soit d'une variante de -ant que l'on retrouve dans Guegant (= combattant valeureux ?). De toute façon, à quelques nuances près, le nom désigne au départ un combattant. Diminutifs : Guégano, Guéganno, Guéganou, Guéganic, Guégannic. Gueguen Ancien nom de personne breton, très utilisé au moyen âge comme nom de baptême, qui est formé sur la racine uuic (= combat). Il a donc au départ le sens de combattant. Guéhenno Avec la finale -o typique du Morbihan, c'est une variante de Guéhennec, Guéhenneuc (56, 22), ancien nom de personne breton formé sur la racine uueten, guethen = combat, suivie d'un suffixe diminutif. Variantes : Guéhénec, Guéhéneuc, Guéhéneux, Guéhenneuf, Guéhenneux. Gueidan Le nom est surtout porté dans le Gard. Il faut sans doute le rapprocher de Gueydan (05, 83, 42) et de Guédan (42). Sens incertain. Il pourrait s'agir d'un toponyme : deux hameaux s'appellent Gueydan, à Viens (84) et à Saint-Ismier (38), ainsi que des lieux-dits en 04 et 05. Reste à savoir si le toponyme est bien antérieur au nom de famille, et quelle en est la signification. Gueirard Surtout porté dans le Var, c'est une variante de Guérard (voir ce nom). Autres formes : Gueiroard, Gueirouard. De la même façon, Gueiraud est une variante de Guéraud. Gueit Le nom désigne un guetteur ou un poste de guet. On le rencontre surtout dans le Var, mais il était aussi présent en pays gascon. En composition : Gueit-Dessus (64). Forme voisine : Gueite. Guelblum Forme francisée de Gelblum, nom porté par des juifs askhénazes, qui signifie mot à mot 'fleur jaune' (allemand gelb Blum). Variante : Gilblum. Guélennoc Porté dans le Finistère, désigne celui qui habite un lieu-dit Guélennoc, Quélennoc (dérivé de kelenn = le houx). Formes voisines : Guélénec, Guélennec, Quélennec, Quellénec, Quellennec. Guelfi Nom porté en Toscane et dans l'Italie du nord. Il semble renvoyer à la faction des guelfes, qui s'opposa aux gibelins au moyen âge. Les guelfes et les gibelins tirent leur nom de deux familles d'origine germanique, les Welfen d'une part, les Hohenstaufen, seigneurs de Waiblingen de l'autre. Guéline Matronyme formé sur Guélin (03, 59), un nom que M.T. Morlet rattache à l'ancien français guel (= basané). Peut aussi, au moins dans le Nord, être un diminutif du prénom Gilles. Autre possibilité : variante de Gélin (voir ce nom). Guelluy Nom de famille porté dans le département du Nord. Variantes : Gueluy (59, 62) et surtout Guilluy (62, 59, 60), beaucoup plus fréquent. Sens obscur, du moins pour moi. Guelton Nom porté en Belgique et dans le Nord, présent aussi dans la Mayenne. Sens incertain. Pourrait correspondre au picard guelton, guerton (= creton : résidus de lard cuits à la poêle). Autre possibilité : dérivé de Guelet (35, 90), dont M.T. Morlet fait un diminutif de guel, terme ayant désigné un homme au teint basané. Le nom peut aussi venir de 'gueule', et avoir désigné un homme gourmand. Guémain Le nom est surtout porté dans la Nièvre (variante : Guémin). Il semble que ce soit un diminutif de Guème, variante de Gaime, nom de personne germanique. On trouve en Savoie, avec une autre graphie, la forme similaire Gaimin. Guémas Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire. C'est une variante de Guémard (même région), nom de personne d'origine germanique (sans doute Gaidmar : gaid = épieu, lance + mar = célèbre). Autres variantes : Guémar (79, 29), Guémart (62, 59). Guénaff Porté dans le Finistère (variantes : Guénaf, ainsi que Guénanff dans les Côtes-d'Armor), c'est un dérivé formé soit sur "gwenn" (= blanc, pur), soit sur le vieux breton "gen" (= race, naissance). Guenan, Guénan En Bretagne, où ce nom est le plus fréquent, j'ai l'impression qu'il s'agit d'un dérivé de gwenn (= blanc), surnom donné à celui qui a les cheveux blancs. Mais le dictionnaire des noms de famille bretons, d'Albert Deshayes, propose une autre solution : un nom formé sur la racine gen (= famille, race, naissance), qui pourrait être un nom de personne féminin. On rencontre parfois des Guenan dans d'autres régions, notamment en Limousin (voir Guenant). Guenant Nom porté dans la Haute-Vienne, rencontré aussi sous les formes Guenand (87, 37, 17) et Guenan (86). C'est un nom de personne d'origine germanique, sans doute Wignand (wig = combat + nand = hardi). Guenard, Guénard Nom de personne d'origine germanique, Wanhard (wan = attente, espérance + hard = dur). Le patronyme est surtout porté dans la Saône-et-Loire et la Somme. Variante : Guénart (02, 51). Diminutif : Guénardeau. Guénebault Egalement Guénebaud, Guénebaut, le nom est porté en Bourgogne (71, 21), on le rencontre aussi dans la Vienne. C'est un nom de personne d'origine germanique dans lequel le second élément est -bald (= audacieux). Pour le premier élément, on hésitera entre win- (= ami), wan- (= espérance), ou encore gen- (proposé par M.-T. Morlet pour expliquer le nom Genebaud, racine incertaine à rattacher peut-être au celtique "genos" = né de). Guenez Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. C'est une variante de Guenet (76), diminutif de Guène (nom de personne d'origine germanique, Wano, formé sur la racine wan = attente, espérance). Guéniche Nom surtout porté par des Juifs séfarades de Tunisie. Autres graphies : Guenich, Guennich. Je n'en sais pas plus pour l'instant. Guénichot Très rare aujourd'hui, c'est un nom qui était porté au XVIIe siècle essentiellement dans le Loiret et en Bourgogne. C'est un diminutif des noms de personnes (prénoms) Guène ou Guénin, à rapprocher de Guéninchault (voir Guénin et Guéninchault pour plus de précisions). Guenier Nom de personne d'origine germanique, Wanhari (wan = espérance + hari = armée). Nom surtout porté dans l'Ouest. Guénin Diminutif du nom de personne germanique Guène (racine wan = espérance), le nom est porté dans le Cher, l'Aube et la Côte-d'Or. Guéninchault Le nom est porté en Vendée et dans les Deux-Sèvres. C'est un diminutif de Guénin, lui-même dérivé du nom de personne d'origine germanique Guène (racine wan = espérance). Gueniot Variante de Guenot ou diminutif de Guenier (voir ces noms), le nom de famille est surtout porté dans l'Aube et les Vosges. Guennoc Porté dans le Finistère, c'est un ancien nom de personne breton (voir Winock pour la définition). Variante : Guennec. Diminutifs : Guénégo, Guénégou, Guennego, Guennégou, ainsi que les formes féminines Guennéguès, Guenneuguès, Guennéguez, Vennéguès, Vennégueus et Venneuguès. Guenon Rencontré notamment dans la Marne, c'est un nom de personne d'origine germanique, Wanon, qui vient de la racine wan (= espérance). Guenot Difficile de situer avec précision la souche de ce nom, qui pourrait se situer dans la Nièvre ou dans la Saône-et-Loire. C'est un diminutif du nom de personne d'origine germanique Guène (variante Guenon !), dont la racine est la forme wan (= attente, espérance). Guenoun Nom berbère (agnun), qui signifie lapin. Ce nom est porté aussi par des juifs d'Afrique du Nord. Guépin Nom porté dans l'Ouest (72, 35, 44). Apparemment dérivé de guêpe, il signifierait 'méchant comme une guêpe'. Guépratte Le nom est porté en Lorraine (57 surtout). Forme voisine : Guéprotte (10, 89). On le considère généralement comme un dérivé du mot "guêpe". Le dictionnaire de M.T. Morlet signale cependant l'existence du prénom féminin Gueperate en Lorraine au XIIIe siècle. Guérandel Porté notamment dans la Mayenne et la Manche, devrait être un diminutif du nom de personne Guerrand (voir ce nom). Variante : Guérendel. Matronyme : Guérandelle (50). Guérard, Guerard Nom de personne d'origine germanique, Warhard (war = protecteur + hard = dur). Cette définition s'applique aux Guérard de l'Est et du Sud-Est. Mais en Normandie, où le nom est également très fréquent, il s'agit plutôt d'une variante de Gérard (voir Girard pour l'étymologie). Guéraud, Gueraud Nom de personne d'origine germanique, Warwald selon M.-T. Morlet (war = attentif, protecteur + waldan = gouverner), mais qui peut aussi être une autre forme de Guiraud (voir ce nom). Le nom est présent dans de nombreuses régions (86, 87, 39, 38). Formes similaires : Guéral (81), Guérault (35, 89, 58), Guéraut (89), Guéraux (39), Guéreau (89), Guéreaud (71), Guéreault (49). Guerbet Le nom est surtout porté dans l'Aisne. Variante ou matronyme : Guerbette (Aisne, Basse-Normandie). Sans doute un diminutif de noms germaniques tels que Guerbaud ou Guerbert (voir Gerbaud et Gerbert pour le sens). À noter cependant que M.-T. Morlet en fait un dérivé de "gerbe" et y voit le surnom d'un moissonneur. Guerbignot Rare et porté dans la Somme, paraît désigner celui qui est originaire de Guerbigny, localité du même département (le nom de famille Guerbigny existe aussi). Guerder Le nom est porté dans la Moselle. Je n'en connais pas le sens. Si on le considère comme germanique, on peut penser à un dérivé de Gerd, Gert (forme courte de Gérard). Une piste française pourrait renvoyer aux noms Gardeur, Gardeux (désignant un gardien), fréquents en Lorraine. Le sens de "gardien" peut aussi découler d'une francisation de l'allemand Wärter. Guerdoux Porté dans l'Aisne (Thenelles depuis le XVIIe siècle), c'est un nom dont le sens m'est inconnu. Le nom breton Guerdou, rare, renvoie pour sa part à Guerdou, hameau à Plounevez-Quintin (22). Guérel L'origine géographique du nom est difficile à situer. On en trouve beaucoup de mentions anciennes dans l'Ouest (Bretagne, Vendée), mais aussi dans l'Est, en particulier dans la Haute-Marne et la Meuse. Forme similaire : Guérelle (voir ce nom), nom qui a surtout été porté dans la Haute-Marne. Sens incertain. Peut-être un toponyme à rapprocher de "guéret" (terre labourée prête à être ensemencée) ou du terme "guer" (terre inculte, terrain vague), attesté en Bretagne selon Pégorier (voir bibliographie). Guérelle Difficile de se faire une idée sur ce nom assez rare. Il semble avoir été localisé autrefois dans la Haute-Marne. Il pourrait s'agir d'un toponyme, à rapprocher du lieu-dit la Guerelle, dans la commune de Saint-Vallier-sur-Marne (52). Le toponyme se rencontre aussi en Bretagne. Guérémy, Guérémie C'est dans la Nièvre que le nom est le plus fréquent, il s'est également développé dans le Loiret et l'Yonne. J'aurais tendance à en faire une variante régionale du nom Jérémie, mais, dans un acte de mariage dressé en 1715, le nom est écrit Guérigny. Or Guérigny est justement une petite ville de la Nièvre. Evidemment, il ne reste plus qu'à savoir si c'est Guérémy qui s'est transformé accidentellement en Guérigny, ou bien si c'est l'inverse. Seule une remontée dans la généalogie de la famille concernée peut apporter une réponse. A noter que le patronyme Guérigny existe bel et bien, et qu'on le rencontrait autrefois dans le même secteur géographique. Guéret Beaucoup de mentions du nom dans l'Allier, où il devrait désigner celui qui est originaire de Guéret, dans la Creuse. Le toponyme, nom également de plusieurs hameaux, a le sens de terre labourée prête à être ensemencée, terre inculte, jachère. Cependant, le nom de famille est aussi très répandu en Normandie et plus généralement dans l'Ouest, où le toponyme est rare, voire absent (Normandie). Dans ce cas, une autre explication semble préférable : sans doute un diminutif de Guérard, variante normande de Gérard. Guéretin Ou Guérétin. C'est dans le Maine-et-Loire et la Sarthe que le nom a toujours été le plus répandu. C'est un diminutif de Guéret (voir ce nom), qui devrait ici être lui-même un diminutif de Guérard. Variante : Guérettin. Gueriat, Guériat Porté autrefois en Bourgogne, le nom se rencontre aussi en Belgique. C'est apparemment un diminutif de Guérin ou de Guéry, noms de personne d'origine garmanique. Guériaux Nom porté notamment dans la Nièvre. Voir Guéraud pour le sens. Variantes : Guériau (77), Guériaud (03, 87). Guérif Nom porté en Bretagne (56, 44, 35). Sens incertain (variante de Guéry ?). On le retrouve dans un certain nombre de hameaux ou lieux-dits, par exemple la Ville Guériff à Saint-Servant (56), également la Chaussée Guérif et l'Hôtel Guérif à Crossac (44). Notons aussi la Ville Guérif, fortification à Trégon (22). Albert Deshayes signale un autre lieu-dit Guériff à Gévézé (35). Guérillot Surtout porté en Franche-Comté (39, 90), c'est un diminutif du nom de personne d'origine germanique Warilo (racine wara = protection), à l'origine du patronyme Guéril et de son dérivé Guérillon (76). Guérin Nom de personne d'origine germanique, Warino, formé sur la racine war (= protecteur). Le patronyme est très répandu dans l'Ouest (44, 35), mais il est porté un peu partout : avec près de 57.000 naissances en 100 ans, c'est le 33e nom en France par sa fréquence. Guérineau Diminutif de Guérin, surtout porté dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Voir Guérin ou Garin. Guérinet Diminutif de Guérin (voir ce nom) porté dans la Charente-Maritime et la Sarthe. Guerini, Guérini Forme italienne ou corse de Guérin (voir ce nom). Guéritée Nom porté en Bourgogne (21). Variantes : Guéritey, Guéritez, Guérittée. Peut-être une variante de guérite, terme qui désignait au moyen âge un refuge, un lieu fortifié. Guerlach Surtout porté dans la Moselle, c'est une variante de Gerlach (voir Gerlache). Guerlet Assez courant dans le Pas-de-Calais, c'est un diminutif de Guerle (80, 62, 59), nom de personne d'origine germanique (Gerilo, formé sur la racine ger = lance). Variante : Guerlay (59). Autres diminutifs : Guerlain, Guerlin (62, 60), Guerlot (02). A noter aussi la forme latinisée Guerlus (59, 62). Guermant Porté en Belgique, semble une variante de Guermond, Guermont, Germond, nom de personne d'origine germanique (Germund : ger = lance + mund = protection). Guermonprez Porté dans le département du Nord, le nom renvoie à un lieu-dit Germonpré, toponyme rencontré en Belgique. Signification : le pré de Germond, nom de personne germanique. Variantes : Germonpré, Germonprez. Guermont Nom surtout porté dans l'Ille-et-Vilaine (variante : Guermond). Sans doute une variante de Germond (voir ce nom). A noter cependant l'existence des hameaux Guermont à Précigné (72) et le Guermont à Juilley (50). Guernier Rencontré notamment dans l'Est, c'est une variante de Garnier (voir ce nom). Guernon Porté en Normandie (27, 61), devrait être un diminutif de Guérin, ou d'un autre nom de personne d'origine germanique (Garnier, Garnaud). Guerny Porté dans le Morbihan, devrait être, tout comme Guernic, un dérivé du breton "gwern" (= marais ou aulne). Guerouazel Rare et porté notamment dans l'Ille-et-Vilaine, c'est un nom dont le sens m'est inconnu. Peut-être un toponyme comportant le nom breton "gwern" (= marais). On envisagera aussi un rapprochement avec Grouazel (22), Grouasel (27), Grouasil (41), avec le sens probable de terrain caillouteux. Guéroult Fréquent en Normandie (76, 14), c'est un nom de personne d'origine germanique, Warwald selon M.T. Morlet (war = protection + waldan = gouverner). Variantes : Guérould, Guérout. On trouve avec le même sens les formes Guéraud (38, 87, 44) et Guérault (35, 58, 89). Guerra Nom catalan correspondant au français Guerre (voir Laguerre). Guerrand Nom surtout porté en Normandie (50, 76). Variante : Guerrant. Il semble s'agir d'une aphérèse d'Enguerrand, rencontré dans la même région (voir ce nom). Autre possibilité : surnom d'un personnage batailleur. Guerre, Guerra Voir Laguerre. Guerrée Nom assez rare porté en Normandie (27, 61). Désigne apparemment celui qui est originaire de la Guerrée, lieu-dit à Droisy (27). Guerreiro Variante portugaise de Guerrero (voir ce nom). Guerrero Un nom castillan très fréquent. Désigne un guerrier. Guerrien Nom porté dans le Lot, également présent dans le Nord. Sans doute une variante de Guérin (voir ce nom). Autre possibilité, une dérivé de guerre, mais j'y crois moins. Guerrier Sobriquet désignant un homme batailleur ou un ancien soldat. Le nom se rencontre un peu partout dans la moitié nord de la France. Il est en particulier fréquent dans l'Allier. Guerrin Voir Guérin. Nom porté dans la Haute-Saône. Guerrini Très répandu dans toute la moitié nord de l'Italie, le nom est également porté en Corse. C'est un nom de personne germanique (voir Guérin pour le sens). Le doublement du r est dû à l'attraction du mot guerra (= la guerre). Guerry Fréquent dans l'Yonne et l'Ain, mais aussi en Vendée, c'est un nom de personne d'origine germanique, Wigric (wig = combat + ric = puissant). Guerton Surtout porté dans le Loiret, c'est le diminutif d'un nom de personne d'origine germanique, peut-être Wigric (wig = combat + ric = puissant). M.T. Morlet propose aussi une racine wert (= digne, honorable). Avec d'autres suffixes : Guertau, Guerteau (36), Guertault (50), Guertin (37, 86, 85), Guertiot (36). Guéry, Guery Nom de personne d'origine germanique, Wigric (wig = combat + ric = puissant). C'est dans les Vosges que le patronyme est le plus porté, mais on le rencontre aussi en Vendée et dans le Limousin, où il pourrait être une variante de Guérin. Guesde Désigne sans doute un producteur de guède (ancien français guesde), autre nom du pastel, plante tinctoriale donnant autrefois la couleur bleue. Le nom est porté notamment dans les Vosges. Guesnier Variante de Guenier (voir ce nom), le patronyme est porté notamment dans le Loir-et-Cher et en Mayenne. Dérivés : Guesnerie, Guesnery (53), désignant la ferme ou le domaine de Guesnier. Guesnon Variante de Guenon (voir ce nom), le patronyme est surtout porté en Basse-Normandie (14, 61), on le rencontre aussi dans la Mayenne. Guesnu Nom porté dans l'Yonne, plus courant sous la forme Guenu (45, 89, 77). C'est sans doute un dérivé du verbe guener qui, dans la région du Centre, signifiait 'se mouiller, se crotter' et est en grande partie à l'origine du mot guenille. Guestault Nom de personne d'origine germanique, Gastwald (gast = hôte + waldan = gouverner), rencontré dans l'Indre-et-Loire. Autre possibilité : surnom d'un guetteur. Guet Nom porté dans la Mayenne et les départements voisins. On pensera d'abord à un guetteur (ce sens de 'guet' est attesté au XVe siècle et cité par Littré). Autre hypothèse : une aphérèse de Huguet, diminutif de Hugues. Guetat, Guétat Deux possibilités. Soit un nom de famille surtout porté dans l'Isère, qui semble lié au verbe "guetter" (surnom de guetteur selon M.-T. Morlet). Soit un nom porté en Tunisie (variantes : Guettat, Qattat) qui paraît correspondre à l'arabe "qattat" (= qui dit du mal, qui calomnie), mais sans la moindre certitude. Guettaf Correspond à l'arabe qaTTâf : cueilleur de fruits, vendangeur. Gueudré Le nom est surtout porté dans la Somme et le Pas-de-Calais (variante : Gueudrez). Il s'agit selon M.-T. Morlet d'un nom de personne d'origine germanique, Gildrad (gild = redevance, paiement + rad = conseil). Gueugnon Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire. Il désigne en principe celui qui est originaire de Gueugnon (71). Le sens du toponyme est incertain : si on en croit la graphie Quininum, attestée au IXe siècle, il pourrait être formé sur un nom de personne latin. Cependant E. Nègre (voir bibliographie) préfère y voir le nom de personne germanique Winigo. La racine "win" (= ami) paraît à l'origine de divers autres noms de famille portés eux aussi en Saône-et-Loire et dans les départements voisins : Gueugnaud, Gueugnaut, Gueugneau, Gueugneaud, Gueugniau, Gueugniaud, Gueugnot, Gueuniot, ainsi que Gueugnier (Jura). Tous ces noms peuvent aussi venir de la racine "wan" (= espérance). Gueulle Egalement écrit Gueule, le nom est surtout porté dans l'Oise. Sens incertain, mais on pensera à un surnom pour un gourmand (cf. le moderne "fine gueule"). Gueuthal Variante de Goethal (voir Goethals). Autre forme : Gueutal (Belgique et Franche-Comté). Gueux Surtout porté dans l'Aube, paraît désigner celui qui est originaire de Gueux, nom d'une commune de la Marne. Dans certains cas on envisagera aussi le mot "gueux", sachant cependant qu'il est apparu tardivement dans la langue (milieu du XVe siècle), avec les sens de "coquin" ou "mendiant". On a parfois émis (P. Guiraud) l'idée que "gueux" serait une variante de "queux" (= cuisinier), ce qui donnerait une autre piste. Guevara, De Guevara Désigne celui qui est originaire de Guevara, localité basque de la province d'Alava. Le sens du toponyme est obscur (il est mentionné sous la forme Gebala par Ptolémée, preuve de son ancienneté). Guével Surtout porté dans le Finistère, le nom correspond au breton "gevell" (= jumeau). Diminutifs : Guévello (56), Guévélou, Guévellou (22). Avec article : Le Guével (56), Le Guévelle (22), Le Guévello (56), Le Guévellon, Le Guévellou, Le Guévélou (22). Guévin Porté en Haute-Savoie, c'est une variante de Gauvain (voir ce nom). Guex Porté en Haute-Savoie, ce pourrait être un nom de personne issu du latin Caius. Félix Fenouillet le faisait pour sa part venir de Gessius. Guey Porté en Franche-Comté et dans l'Ardèche, c'est le plus souvent une variante de Gay (voir ce nom), tout comme Guay. À envisager secondairement un toponyme avec le sens de gué. Gueydon Porté dans les Bouches-du-Rhône, le Lyonnais (42, 69) et le Périgord, c'est une variante de Guédon (voir Guède). Gueye Nom wolof porté aussi par des Toucouleurs (groupe de langue peule originaire du Tekrour, ancien royaume à cheval sur le Sénégal et la Mauritanie, issu du mélange entre Peuls et Noirs). Au Fouta-Toro (région peule du Nord du Sénégal), il est porté par les castes suivantes : torobé (classe islamisée d'origines variées), guerriers et leurs femmes potières, pêcheurs. Au Mali, ce nom équivaut (même animal totem, qui ne nous est pas connu) à Cissokho (ou Sissokho), un nom malinké. Gueyle Nom rare porté dans la Drôme et le Vaucluse. Devrait désigner celui qui est originaire de Gueyle, hameau à Vesc (26), à condition toutefois que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Guézello Nom porté dans le Morbihan (également assez fréquent à la Réunion). Désigne sans doute celui qui est originaire de Belle-Ile-en-Mer, dont l'ancien nom était Guézel (à rapprocher du gallois gweddol = beau). Autre solution : surnom donné à celui qui est beau. Variantes : Guézellot, Guézellou, Guézélot, Guézélou. Le nom de famille Guézel existe aussi, toujours dans le Morbihan. Guézengar Surtout porté dans le Finistère, le nom s'écrit aussi Guézengard, Guézingar. C'est un ancien nom de personne breton (Uuethencar, Uuetencar dans le cartulaire de Redon) formé sur la racine "uuet(h)en" (= combat), le second étant le mot "car" (= ami). Autrement dit celui qui aime le combat. Guézennec Fréquent dans le Finistère, c'est un nom de personne breton (fréquemment mentionné sous la forme Uuetenoc dans le cartulaire de Redon) formé sur la racine "uueten" (= combat). Avec le même sens : Guézénec (22), Guézénoc (29). Voir aussi Guéhenno pour d'autres variantes. Guggenheim Patronyme alsacien ou allemand, souvent porté par des juifs, qui correspond à un nom de localité : soit Guggenheim près de Strasbourg, soit Jugenheim en Rhénanie. Si le second élément du toponyme est clair (heim = maison, éventuellement hameau), le premier est moins évident : il pourrait correspondre à Kuckuck (= coucou), mais c'est loin d'être une certitude. Variantes : Gugenheim, Guckenheim, Gougenheim, Gouguenheim. Dérivés : Guggenheimer, Gugenheimer. Guggisberg Nom porté dans le Doubs et le Haut-Rhin. Désigne celui qui est originaire d'une localité ainsi appelée, certainement la commune de Guggisberg, dans le canton de Berne. Sens du toponyme : Berg signifie montagne, et Guggis, plus obscur, renvoie peut-être à un nom de personne d'origine germanique, que l'on retrouve dans les patronymes Guggenheim, Guggenbuhl ou Guggenberger (on a proposé aussi le coucou). Guglielmetti Diminutif de l'italien Guglielmo (= Guillaume) porté en Lombardie et dans le Piémont. Autres dérivés de Guglielmo : Guglielmacci (Corse), Guglielmani, Guglielmazzi, Guglielmella, Guglielmetto, Guglielmina, Guglielminetti, Guglielmini, Guglielmino, Guglielminotti, Guglielmone, Guglielmoni, Guglielmotti. Guglielmi Forme plurielle de Guglielmo, qui correspond en italien au prénom Guillaume. Matronyme : Guglielma. Guhur Ancien nom de personne breton qui semble avoir le sens de 'homme coléreux' (gallois gwyth = colère + uur = homme). Le nom est surtout porté dans le Morbihan (variante : Guihur). |
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