Pied-d’alouette

Consolida regalis (pied-d’alouette)
Photo prise le 10/06/04 à Marcevol

La botanique est une science compliquée, c’est assez normal, mais on a l’impression parfois que certaines complications pourraient être évitées. Ainsi, la plante appelée communément pied-d’alouette devrait normalement appartenir au genre Delphinium (dauphinelle), avec lequel elle a presque tout en commun. Mais on a préféré créer pour elle le genre Consolida, sous prétexte qu’elle est annuelle et non vivace, et que son fruit est composé d’un seul follicule au lieu de plusieurs. Complication d’autant plus désagréable que la plupart des dauphinelles (plantes montagneuses) sont aussi appelées pieds-d’alouette, et qu’il y a un risque de confusion taxonomique avec la consoude (genre Symphytum), plante qui n’a strictement rien à voir avec le pied-d’alouette.

Ceci dit, on a affaire à une plante de la famille des renonculacées, de taille moyenne, plus ou moins ramifiée, avec des feuilles à nombreuses folioles linéaires, finement découpées. Les fleurs, en grappes, comportent 5 sépales pétaloïdes et 2 pétales nectarifères soudés en une seule pièce. Présence d’un éperon assez souvent érigé (autre différence avec le genre Delphinium, où l’éperon est plutôt incliné vers le bas).

Nom catalan : esperó.

Espèces du genre Consolida en France :

Consolida ajacis (L.) Schur
Consolida hispanica (Costa) Greuter & Burdet
Consolida orientale (J.Gay) Schrödinger
Consolida pubescens (DC.) Soó
Consolida regalis Gray

Espèces décrites ici :

Consolida regalis (pied-d’alouette), variété rose. Plante très cultivée dans les jardins, souvent subspontanée (c’est ici le cas), également sauvage. Confusion possible avec les autres espèces du même genre (à vérifier). Floraison à partir de mai-juin, plusieurs coloris (bleu violacé, rose, blanc…). Photo prise à Marcevol le 10/06/04.

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