Centaurée

Centaurea cyanus (bleuet des champs)
Photo prise le 09/05/04 à Tarerach

Les centaurées appartiennent à la vaste famille des astéracées ou composées, caractérisées par la présence de nombreuses petites fleurs groupées en capitules serrés, qu’on a souvent tendance à prendre pour des fleurs simples. À l’intérieur de cette famille, elles se rapprochent des cirses et des chardons, mais leurs tiges et leurs feuilles ne portent pas d’épines.

Caractéristiques communes : plantes à tiges rigides et pubescentes. Les feuilles alternes sont disposées en spirale. Les capitules sont tubuliflores, avec une périphérie de fleurs stériles ayant souvent l’apparence d’étoiles (c’est le cas du bleuet). L’involucre est composé de nombreuses bractées, chacune terminée par une écaille qui peut être épineuse.

Espèces recensées en France (noms acceptés, source Tela Botanica) :

Centaurea acaulis L.
Centaurea algeriensis Coss. & Durieu
Centaurea alpestris Hegetschw.
Centaurea alpina L.
Centaurea aplolepa Moretti
Centaurea aspera L.
Centaurea bracteata Scop.
Centaurea calcitrapa L.
Centaurea cineraria L.
Centaurea collina L.
Centaurea corymbosa Pourr.
Centaurea cyanus L.
Centaurea debeauxii Godr. & Gren.
Centaurea decipiens Thuill.
Centaurea depressa M. Bieb.
Centaurea diffusa Lam.
Centaurea diluta Aiton
Centaurea dracunculifolia Dufour
Centaurea glaberrima Tausch
Centaurea hanryi Jord.
Centaurea hyalolepis Boiss.
Centaurea iberica Trevir. ex Spreng.
Centaurea jacea L.
Centaurea jordaniana Godr. & Gren.
Centaurea leucophaea Jord.
Centaurea maculosa Lam.
Centaurea melitensis L.
Centaurea meryonis DC
Centaurea microptilon Godr. & Gren.
Centaurea mollis Waldst. & Kit.
Centaurea montana L.
Centaurea napifolia L.
Centaurea nemoralis Jord.
Centaurea nicaeensis All.
Centaurea nigra L.
Centaurea nigrescens Willd.
Centaurea orientalis L.
Centaurea paniculata L.
Centaurea pannonica (Heuff) Simonk.
Centaurea pectinata L.
Centaurea phrygia L.
Centaurea pseudophrygia Meyer
Centaurea pullata L.
Centaurea ragusina L.
Centaurea rhaetica Moritzi
Centaurea salicifolia M.Bieb ex Willd.
Centaurea scabiosa L.
Centaurea solstitialis L.
Centaurea sonchifolia L.
Centaurea sphaerocephala L.
Centaurea splendens L.
Centaurea stoebe L.
Centaurea thuillieri
Centaurea timbalii Martrin-Donos
Centaurea transalpina Schleich. ex DC
Centaurea triumfetti All.
Centaurea uniflora Turra
Centaurea urgellensis Sennen
Centaurea vallesiaca (DC) Jord.
Centaurea virgata (Lam.)
+ nombreux hybrides naturels
Pour plus de facilité, on ajoutera le genre très proche Mantisalca, représenté chez nous par l’espèce Mantisalca salmantica (L.) Briq. & Cavill., la centaurée de Salamanque.

Espèces décrites ici

Centaurea aspera (centaurée rude) : plante vivace ramifiée, à tiges cotonneuses, à feuilles lobées ou entières. Capitules pourpre pâle, plus sombre au centre. La plante se reconnaît aux bractées de son involucre, terminées chacune par un groupe de 5 petites épines, celle du milieu plus longue que les autres. Floraison depuis le début du printemps jusqu’à la fin de l’été. Nom catalan : bracera. Photo prise à Casenoves en avril 2004.

Centaurea calcitrapa (centaurée chausse-trape, centaurée étoilée) : plante bisannuelle ou vivace de 20 à 50 cm, poussant en plaine dans les lieux incultes, au bord des chemins, plutôt sur calcaire. Feuilles basales très découpées, souvent absentes lors de la floraison, feuilles caulinaires irrégulièrement lobées. Les bractées de l’involucre sont terminées par une longue et forte épine ramifiée à la base. Capitule rose. Floraison à la fin de l’été. Noms catalans : card estrellat, floravia. Photo prise à Nantes (jardin des plantes) le 16/08/07.

Centaurea solstitialis (centaurée du solstice) : plante bisannuelle très ramifiée, à tige ailée, à feuilles étroites et soyeuses (couleur vert-gris). Capitule à fleurons jaune doré. Plante impressionnante par les longues épines qui prolongent les bractées de l’involucre. Surtout méditerranéenne, cette centaurée commence à fleurir au moment du solstice d’été. Nom catalan : blanquiella. Photo prise à Marcevol le 27/06/04

Centaurea melitensis (centaurée de Malte) : plante méditerranéenne annuelle ressemblant un peu à la précédente, mais elle est plus haute (pouvant atteindre 1 mètre), avec des capitules plus petits et moins épanouis. Elle pousse dans les lieux arides, parfois dans les cultures, de préférence sur calcaire. Feuilles caulinaires décurrentes. Capitules ovoïdes, à bractées entourées de filaments arachnéens. L’épine terminale des bractées est ramifiée à la base. Floraison en juin-juillet. Nom catalan : oriola. Photo prise à Calce le 23/05/07.

Centaurea melitensis (centaurée de Malte) : vue générale. Photo prise à Calce le 23/05/07.

Centaurea collina (centaurée des collines) : plante vivace de 20 à 50 cm, poussant dans les champs incultes et les lieux pierreux du Midi. Feuilles divisées, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles. Involucre globuleux, à bractées ciliées terminées par une longue pointe. Capitule à fleurs jaunes, les extérieures rayonnantes. Floraison de juin à septembre. Nom catalan : capferrada groga. Photo prise vers Carpentras (84) le 09/06/11.

Centaurea scabiosa (centaurée scabieuse) : plante vivace fleurissant en été sur sol généralement calcaire, dans les prés secs et au bord des routes. Feuilles à lobes irréguliers, peu nombreuses en haute de la tige. Capitule assez grand (> 3 cm) à fleurons pourpre foncé, ceux de la périphérie plus grands que ceux du centre, ce qui est souvent le cas pour les scabieuses. Bractées vertes, avec un appendice faiblement épineux en forme de fer à cheval. Nom catalan : gratabous. Photo prise à Rabouillet le 18/07/04.

Centaurea alpestris (centaurée alpestre) : très proche de la centaurée scabieuse, c’est une plante plus robuste, pouvant pousser à des altitudes plus élevées (jusqu’à 2600 m. dans les Alpes), rencontrée dans les prés secs et les bois clairs, de préférence sur calcaire. Feuilles d’un vert sombre, profondément divisées en nombreux lobes. Capitule de 3 à 4 cm, à fleurs extérieures souvent étalées. Bractées terminées par un appendice noirâtre assez développé, bordé de longs cils blanchâtres. Floraison surtout en été. Nom catalan : inconnu. Photo prise à Paris (Jardin des plantes) le 30/05/08.
Centaurea alpestris (centaurée alpestre) : involucre. Photo prise à Paris (Jardin des plantes) le 30/05/08.

Centaurea jacea (centaurée jacée) : plante vivace velue fleurissant du milieu de l’été jusqu’à l’automne, au bord des routes ou dans les prés rocailleux. Feuilles ovales à lancéolées, les supérieures sessiles et non lobées. Capitules pourpres, les fleurons de la périphérie plus grands que ceux du centre. Bractées ovales brun clair terminées par un appendice cilié. Nom catalan : centàura (centàurea). Photo prise à Taurinya le 27/11/06.

Centaurea debeauxii (centaurée de Debeaux) : souvent considérée comme une sous-espèce de C. jacea, classée aussi dans le groupe nigra, cette centaurée montagneuse se reconnaît d’abord à sa tige élargie à la base du capitule et à ses fleurs extérieures non rayonnantes. Les bractées de l’involucre ont un appendice étroit, en pointe, non renversé vers l’extérieur, à cils 3 ou 4 fois plus longs que la largeur de cet appendice. Nom catalan : inconnu. Photo prise à Mosset (route du col de Jau) le 16/07/05.

Centaurea paniculata (centaurée paniculée) : plante annuelle ou bisannuelle d’un vert argenté, à tige florifère dressée, très ramifiée, poussant dans les lieux arides, les prés secs. Feuilles inférieures et moyennes divisées en segments étroits. Capitules plus longs que larges, assez étroits. Fleurs extérieures rayonnantes, roses, parfois blanches. Bractées de l’involucre terminées par un appendice fauve dont la pointe dépasse un peu les cils situés sur les bords. Nom catalan : centàurea paniculada. Photo prise à Rabouillet le 18/07/04.

Centaurea paniculata (centaurée paniculée) : fleurs blanches. Photo prise à Tarerach le 17/06/05.

Centaurea leucophaea (centaurée pâle) : détermination incertaine pour cette plante photographiée en été, sur sol calcaire aride. Feuilles d’un vert bleuté, à feutrage assez important, les inféreures divisées ou lobées, les supérieures entières. Bractées striées, terminées par un appendice à courte pointe tournée vers l’extérieur et entourée de cils aussi longs ou plus longs qu’elle. Nom catalan : inconnu. Photo prise à Bélesta-de-la-Frontière le 31/07/05.

Centaurea montana (grand bleuet) : plante vivace surtout montagneuse ayant une préférence pour le calcaire. De taille plutôt petite, on la reconnaît facilement aux fleurons de son capitule : les fleurons extérieurs, bleus, sont grands et très échancrés. Les fleurons intérieurs, violets, sont plus petits. Nom catalan : centàura montana. Photo prise à Mosset (plante cultivée) le 12/06/04.

Centaurea cyanus (bleuet des champs) : considéré comme en voie de disparition, le bleuet semble avoir “repris du poil de la bête”, et depuis deux ou trois ans on revoit beaucoup plus souvent ses capitules bleu foncé au bord des routes ou dans les anciennes cultures. C’est une plante annuelle aux tiges cotonneuses. Comme dans l’espèce précédente les fleurons extérieurs sont beaucoup plus grands que les intérieurs. Noms catalans : blavet (ou blauet), cap blau. Photo prise à Marcevol le 10/05/06.

Centaurea pectinata

Centaurea pectinata (centaurée en peigne, centaurée pectinée) : espèce rencontrée au nord de l’Espagne, en Roussillon et en Languedoc jusqu’au Massif central (lieux rocheux, bois clairs). On la reconnaît facilement à ses bractées de l’involucre, dont les appendices sont prolongés par des filaments réfléchis et divisés, très longs, qui font penser à une chevelure. Nombreuses feuilles vert grisâtre embrassant la tige, les inférieures profondément divisées, les supérieures parfois entières. Nom catalan : inconnu. Photo prise à Taurinya le 08/07/05

Centaurea pectinata

Centaurea pectinata (centaurée en peigne, centaurée pectinée) : vue d’ensemble de la plante. Photo prise à Taurinya le 08/07/05

Centaurea uniflora (centaurée à une tête, centaurée à un capitule) : autre espèce à involucre chevelu, poussant uniquement dans les Alpes (prairies des hautes montagnes jusqu’à 2600 m.). Les feuilles, blanchâtres des deux côtés, sont entières, oblongues-lancéolées, à une seule nervure. Capitule pourpre toujours solitaire, à fleurs extrérieures rayonnantes. Bractées terminées par un appendice brun-noir à pointe longue et réfléchie, à nombreux cils plumeux. Floraison en juillet-août. Nom catalan : centàurea uniflora. Photo prise en Italie (province de Cuneo) le 08/08/08.

Mantisalca salmantica (centaurée de Salamanque), syn. Microlonchus salmanticus : espèce méditerranéenne rencontrée dans les prés secs, les champs, au bord des chemins. Tiges très ramifiées à rameaux grêles portant des feuilles étroites, entières ou légèrement dentées, à sommet très pointu. Les feuilles basales sont beaucoup plus amples, profondément divisées en segments aigus. Involucre ovoïde, à bractées portant un appendice noirâtre en demi-lune terminé par une petite épine souvent réfléchie. Nom catalan : raspallera. Photo prise à Rabouillet le 18/07/04.

Mantisalca salmantica (centaurée de Salamanque), syn. Microlonchus salmanticus : tige et feuilles. Photo prise à Saint-Michel-de-Cuixà le 08/07/05.

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