Moloposperme (coscoll)
Molopospermum peloponnesiacum (L.) W.D.J.Koch (moloposperme du Péloponnèse, angélique sauvage)
Photo prise le 22/08/05 à Barrèges (65), jardin botanique du Tourmalet

Le genre Molopospermum, de la famille des apiacées (ou ombellifères), n’est représenté que par une espèce, Molopospermum peloponnesiacum, le moloposperme du Péloponnèse, plus connue sous le nom d’angélique sauvage et, surtout, en pays catalan, de coscoll (ou “couscouil” pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la graphie catalane).

C’est une grande plante vivace glabre, aromatique, pouvant atteindre jusqu’à deux mètres, qui pousse dans les escarpements rocheux montagneux de la France méridionale, à des hauteurs variables selon les régions : dans les Pyrénées-Orientales, où la plante est la plus commune, on ne la trouve guère en dessous de 1700-1800 mètres. Les feuilles inférieures, très grandes, sont trois fois complètement divisées (tripennatiséquées), l’incision étant moins profonde au niveau des feuilles supérieures. La feuille se termine en pointe aiguë fortement dentée. Inflorescences en grandes ombelles de 30 à 40 rayons (ombelles principales), avec un involucre de 6 à 9 bractées inégales et renversées. Les fleurs sont blanchâtres, avec un calice à 5 dents persistant un peu après la floraison, et des pétales entiers, ovales, à pointe redressée. Le fruit, ovoïde, présente des côtes ailées. Floraison de mai-juin à août.

Les tiges du coscoll sont particulièrement appréciées en salade (découpées en lanières et préalablement glacées). Mais il faut les cueillir jeunes, avant la floraison. D’où certains risques de confusion aux conséquences parfois tragiques. Si la confusion avec la grande ciguë (Conium maculatum), aux feuilles très similaires, est improbable du fait que les deux plantes n’ont pas le même habitat, certains cueilleurs confondent le coscoll avec des plantes poussant dans les mêmes lieux : la pulsatille des Alpes, et surtout l’aconit napel, mortel. D’où l’importance de bien connaître la forme des feuilles avant toute récolte (et aussi de les froisser pour en sentir l’odeur aromatique)

Le terme molopospermum (= graine meurtrie) évoque l’aspect des graines, marquées d’un sillon.

Molopospermum peloponnesiacum (L.) W.D.J.Koch (moloposperme du Péloponnèse, angélique sauvage) : feuilles. Nom catalan : coscoll. Photo prise à Barrèges (65), jardin botanique du Tourmalet, le 22/08/05.
Molopospermum peloponnesiacum (L.) W.D.J.Koch (moloposperme du Péloponnèse, angélique sauvage) : fruits. Photo prise dans la Vall d’Aneu (Catalogne) le 05/08/10.
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