Phagnalon
Phagnalon saxatile (phagnalon des rochers, immortelle des pierres)
Photo prise le 26/10/06 à Casenoves

Le genre Phagnalon appartient à la famille des astéracées (ou composées), dont les fleurs sont groupées en capitules. Il regroupe en France trois espèces, toutes méditerranéennes, poussant dans les lieux pierreux, sur les rochers et les vieux murs. Ce sont des plantes vivaces couvertes de poils plus ou moins cotonneux, ligneuses dans leur partie inférieure, à fleurs jaunes ou jaunâtres. Les fleurs centrales sont tubulées, à cinq dents, les fleurs extérieures se présentent sous la forme de languettes filiformes. Les fruits, cylindriques et velus, portent une aigrette de poils disposés sur un seul rang.

Le nom du genre est dû à Gabriel Cassini (1819). C’est une anagramme de gnaphalon (ou gnaphallon), terme qui désignait en grec la bourre floconneuse des matelas et qui est à l’origine du genre Gnaphalium. Le nom est bien sûr lié à l’aspect cotonneux des espèces (Linné avait d’ailleurs classé Phagnalon sordidum dans le genre Gnaphalium).

Espèces du genre Phagnalon en France (noms acceptés, source Tela Botanica) :

Phagnalon rupestre (L.) DC.

Phagnalon saxatile (L.) Cass.

Phagnalon sordidum (L.) Rchb.

Phagnalon saxatile (phagnalon des rochers, immortelle des pierres) : plante très ramifiée à la base, à feuilles ovales étroites et allongées, à bords souvent ondulés, très cotonneuses sur leur face inférieure, vert blanchâtre sur la face supérieure. Les capitules sont le plus souvent solitaires à l’extrémité des pédoncules. Les bractées sont membraneuses, à pointe brunâtre, les extérieures entièrement scarieuses, étalées ou réfléchies. Fleurs jaunes (floraison du printemps à l’automne). Nom catalan : ullastre de frare. Photo prise à Casenoves le 25/10/06.

Phagnalon sordidum (phagnalon repoussant) : l’espèce se distingue de la précédente par des feuilles beaucoup plus étroites, semblables à de fines lanières, cotonneuses sur les deux faces. C’est une plante odorante, à odeur plutôt désagréable. Les capitules ovoïdes et sessiles forment des groupes compacts de deux à six (trois étant le nombre le plus fréquent, Cassini avait d’ailleurs appelé l’espèce P. tricephalon). Les bractées, brunâtres et membraneuses, sont toutes appliquées contre le capitule et serrées entre elles. Fleurs jaunâtres, dépassant à peine de l’involucre. Floraison de mai à août. Nom catalan : herba morenera. Photo prise à Casenoves (église) le 25/10/06.

Phagnalon sordidum (phagnalon repoussant) : capitules desséchés. Photo prise à Casenoves (église) le 25/10/06.

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