Alchémille
Alchemilla vulgaris L. (alchémille commune, pied-de-lion)
Photo prise le 12/06/07 entre Py et Mantet

Les alchémilles (genre Alchemilla) sont des plantes herbacées appartenant à la famille des rosacées. Il en existe de trop nombreuses espèces pour qu’on en fasse le détail ici (une bonne centaine en France, pour la plupart nommées par le botaniste suisse Robert Buser, souvent très difficiles à distinguer les unes des autres). Leurs caractéristique communes permettent de reconnaître facilement le genre : les fleurs, de très petite taille, ne possèdent pas de corolle, mais un calice formé de huit sépales sur deux rangs (certains auteurs préfèrent parler d’un calice et d’un calicule), de couleur verdâtre ou jaunâtre. Ce calice entoure le plus souvent quatre étamines et un ovaire infère à un seul carpelle (ces données peuvent varier selon les espèces ou les variétés). Les alchémilles se reconnaissent aussi à leurs feuilles palmées (en éventail). La plupart des espèces se rencontrent surtout dans les régions montagneuses.

Le nom du genre est emprunté à l’arabe “al-kemelih”, qui désignait l’espèce voisine Aphanes arvensis (= Alchemilla arvensis). Les gouttes de rosée présentes sur les feuilles étaient employées par les alchimistes, sous le nom d’eau céleste, dans la recherche de la pierre philosophale.

Espèces décrites ici :

Alchemilla vulgaris L. (alchémille commune, pied-de-lion) : cette détermination correspond plus à un groupe qu’à une espèce précise. Ce sont des plantes vivaces dont la taille varie de 8 à 40 cm, qui poussent dans les prés, les lieux humides, les éboulis des montagnes. Les feuilles palmatilobées sont divisées en 7 à 11 lobes dentés au moins à leur sommet. Les fleurs correspondent à ce qui est dit plus haut. Elles sont groupées en glomérules plus ou moins denses. Floraison de mai à août. Noms catalans : pota de lleó, alquemil·la. Photo prise entre Py et Mantet le 12/06/07.

Alchemilla alpina L. (alchémille des Alpes) : là encore, mieux vaut parler d’un groupe que d’une espèce précise. C’est une plante de 10 à 30 cm poussant de 1200 à 2600 mètres, dans les pelouses, les bois clairs, les lieux rocailleux. Les feuilles sont divisées jusqu’à la base en 5-7 folioles elliptiques, glabres à l’avers, velues et argentées au revers, dentées à l’extrémité. Inflrescence en glomérules sur des pédoncules assez courts. Floraison de juin à août. Nom catalan : alquemil·la alpina. Photo prise à Mantet le 20/06/07.

Alchemilla saxatilis Buser (alchémille des rochers) ? : détermination incertaine, dans la mesure où on est au début de la floraison. En principe, les glomérules forment des épis interrompus, ce qui n’est pas vraiment le cas ici. Les feuilles sont divisées en 5 folioles pratiquement dès la base. Ces folioles, luisantes et glabres à l’avers, à poils soyeux argentés au revers, se terminent par des dents très petites, parfois absentes. Préférence pour les rochers siliceux. Floraison de juin à août. Nom catalan : inconnu. Photo prise à Mantet le 20/06/07.

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