TROIS MALADIES VENUES D’AMÉRIQUE

Oïdium, phylloxéra, mildiou : ces trois maladies qui ont ravagé le vignoble du Midi ont un point commun. Elles nous sont venues d’Amérique, sur des plants de vignes utilisés à titre expérimental.

1. L’oïdium.

Première apparition en 1847.

Maladie causée par un champignon, l’Erisyphe Tuckeri, qui attaque tous les organes verts de la vigne ; les raisins atteints deviennent grisâtres, enfarinés, puis noirâtres. Le champignon se développe surtout par temps couvert, chaud et humide.

Remède utilisé : le soufre en poudre. Premier soufrage au début du printemps, à l’aide de petits soufflets ou de soufrettes. Deuxième soufrage à la Saint-Jean, avec la “torpille”.

2. Le phylloxéra.

Première apparition en 1864.

Maladie causée par un insecte hémiptère, le Phylloxera Vastatrix, dont les larves attaquent les racines de la vigne, faisant peu à peu mourir le cep.

Remèdes utilisés : injection de sulfure de carbone à l’aide d’un pal ; traitement par submersion. Ces deux remèdes se sont avérés peu efficaces. Seule vraie solution : greffer les cépages français sur des porte-greffe américains (insensibles au phylloxéra).

3. Le mildiou.

Première apparition en 1878.

Maladie causée par un champignon, le Plasmophora Viticola (ou Peronospora Viticola), qui attaque les organes verts de la vigne mais, contrairement à l’oïdium, vit à l’intérieur de la plante, d’où la nécessité de trouver un autre traitement.

Remède utilisé : le sulfate de cuivre, dont l’acidité est neutralisée par l’apport de chaux. Le mélange de chaux, de sulfate de cuivre et d’eau est appelé bouillie bordelaise. On l’utilise en pulvérisations. Trois sulfatages au moins sont nécessaires, mais, par temps humide, il faut traiter beaucoup plus souvent.

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