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Noms commençant par A

Aabdi-Adine
Adjadi-Alegre
Aleins-Ancion
Anclade-Arjo
Arlen-Audigou
Audin-Azzouz


Adjadi Sans doute variante de Hadjadi, lui-même formé sur Hadjad, nom de personne qui pourrait correspondre à l’arabe hâjid (= qui passe une partie de la nuit en prières, selon Geoffroy, “le Livre des prénoms arabes”).
Adjed D’origine algérienne, le nom semble correspondre à l’arabe “ajâd” (= mieux, meilleur, qui fait le bien).
Adjedj Voir Hadjadj.
Adler Le nom signifie en allemand “aigle”. Il est le plus souvent porté par des juifs alsaciens, l’aigle étant, à la manière du phénix, le symbole de la renaissance et de la pérennité du peuple juif.
Adnane Nom de personne arabe (`adnân) qui signifie “sédentaire”, et qui a été porté par un personnage considéré par les musulmans comme un descendant de Sem et un ancêtre du prophète Mohammed.
Adnet Patronyme porté en Lorraine et surtout dans la Marne, où l’on trouve avec un autre suffixe la forme Adnot (variantes Adnaud, Adno). C’est une contraction d’Adenet, diminutif d’Aden, qui est une variante régionale du nom de baptême Adam.
Adnis Porté autrefois à Paris et originaire de la Creuse, c’est une contraction de Adenis (23), désignant le fils de Denis (= à Denis).
Adolphe Assez rare en métropole, le nom est surtout porté à la Réunion et en Martinique. C’est un nom de personne d’origine germanique, Ad(al)wulf (adal = noble + wulf = loup). Forme latinisée : Adolphus (971). Diminutifs : Adolphin (971), Adolphine (972). En composition : Adolphe dit Venerosy, Adolphe-Venerosy (974), Adolphe-Stanislas. Le patronyme est fréquent en Alsace et en Allemagne sous les formes Adolf, Adolff, Adolph (cette dernière graphie se rencontre aussi en Ardèche). A noter enfin les formes italiennes Adolfo, Adolfi (rares) et le diminutif corse Adolfini.
Adoni Rare et porté en Italie, c’est le pluriel du nom de personne (prénom) Adone. Difficile par contre de savoir si Adone est un nom de personne germanique (racine ad- = noble), ou bien l’équivalent du grec Adonis (en phénicien Adoni = mon seigneur). Le nom de famille Adone existe aussi, il est également assez rare.
Adouane Nom porté en Afrique du Nord, parfois par des juifs séfarades. Il existe un douar marocain appelé Douar Adouane. Je ne connais hélas pas la signification du nom.
Adouard Patronyme porté en Saône-et-Loire. Variantes : Adoir, Adouart. C’est un nom de personne d’origine germanique, Adoward, latinisé en Adoardus dans le polyptyque d’Irminon (racines adal = noble + ward = gardien).
Adoul Nom de personne d’origine germanique, Adwulf (ad = noble + wulf = loup), également à l’origine du prénom Adolphe. C’est dans le Gard que le nom est le plus répandu. On le rencontre sous la forme Adoux en Picardie.
Adrait Nom porté en Savoie, rencontré en Languedoc sous les formes Adreit, Adret. C’est un toponyme fréquent désignant un lieu, un versant exposé au sud (occitan adreit). On peut aussi dans certains cas envisager un surnom pour celui qui est adroit.
Adriaenssens Diminutif flamand d’Adrian, Adriaen, avec double marque de filiation (-en + -s). Variantes : Adriaensen, Adriaenssen, Adriencense, Adriensence, Adrienssens.
Adrian, Adriaen, Adrien Patronyme surtout porté dans le Nord et dans l’Est, correspondant au nom de baptême Adrien (latin Adrianus, Hadrianus, sans doute formé à partir de la ville d’Hadria en Vénétie). Le plus célèbre saint porteur de ce nom vivait en Asie mineure vers l’an 300. Gardien de prison converti au christianisme, il fut victime des persécutions de Dioclétien. Ses reliques (ainsi que celles de sa femme Natacha) seraient conservées au monastère de Gerardsbergen, en Belgique, depuis l’an 1100. Variantes : Adriaens (s flamand de filiation), Adriant.
Adroguer Deux hypothèses pour ce nom roussillonnais. La première consiste à en faire un nom de métier (adroguer = épicier, apothicaire), mais ce nom de métier est arrivé tardivement dans la langue catalane, sans doute au XVIe siècle, voire au XVIIe. Il faut donc privilégier la deuxième hypothèse, qui consiste à voir dans Adroguer une transformation de Adroher par palatalisation du H.
Adroher Nom de personne d’origine germanique (Adrowar, mentionné sous la forme Adroarius en 908), porté dans les Pyrénées-Orientales.
Aebischer Surtout porté en Suisse, désigne celui qui est originaire d’Aebischen, ferme située à Frauenkappelen, dans le canton de Berne. En France, c’est dans le Haut-Rhin que le nom est le plus répandu (également 90).
Aegerter Le plus souvent d’origine suisse, le nom peut aussi s’écrire Aegerther. Il correspond au moyen-haut-allemand egerte (= terre en friche), et paraît désigner celui qui est originaire de Aegerten, village proche de Bienne.
Aelens Sans doute une forme avec génitif de filiation d’Alen, patronyme porté en Belgique (variante d’Alain ou diminutif d’Alart).
Aelter Plusieurs possibilités pour ce nom porté en Belgique (et parfois en Suisse) : soit l’aîné, le plus vieux (dérivé de “alt”), soit un nom de personne d’origine germanique (voir Authier pour le sens), soit enfin celui qui est originaire de Aalter, en Flandre Orientale, solution que l’on retiendra pour le nom Van Aelter et pour Aelterman. Avec génitif de filiation : Aelters (59, 62).
Aerens Porté en Belgique et dans le département du Nord, devrait être un hypocoristique du prénom Arnould, avec génitif de filiation.
Aernoudts Variante du nom de personne Arnaud, Arnoud, portée dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est une forme flamande avec suffixe de filiation -s. Formes voisines : Aernoudt, Aernout, Aernouts.
Aerts Très fréquent en Belgique, présent aussi dans le Nord. C’est une forme contractée d’un nom de personne, qui pourrait être Alaert (voir Alart), ou encore Arnould (voir Arnaud). Dérivé : Aertsens.
Aeschlimann Porté dans le Doubs (variante : Aeschliman), le nom vient de Suisse et semble renvoyer à Aeschi, Aeschlen, nom de diverses localités du canton de Berne. Forme voisine : Aeschimann.
Affagard Le nom est porté en Seine-Maritime, où il est attesté depuis le XIIe siècle (Fécamp). Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine scandinave, formé sur les racines affa (= elfe) et gard (= jardin). Le dictionnaire de M.T. Morlet propose pour sa part une agglutination de ‘à Fagard’ (le fils de Fagard, voir ce nom).
Affergan Porté par des juifs originaires de l’Oranais et du Maroc (variantes Afergan, Afergane, Efergan, Afrigan), le nom semble venir du berbère afrag (= lieu clos, cloître), toponyme sur lequel se sont construits plusieurs noms de tribus, notamment les Beni-Fergan, dans la région de Collo, ou les Ait Fergan. Un village marocain s’appelle Ifergan, et correspond à ifrag, pluriel de afrag. Le nom existe aussi en arabe sous les formes Fergani, El Fergani.
Affouard Porté dans le Cher, semble un dérivé de l’ancien français afouer (= allumer, faire du feu, mais aussi devenir rouge de colère). On pensera au surnom d’un homme coléreux.
Affre Le nom est porté en Languedoc (34, 30, 12). Variantes : Affres (34, 31), Afre (33), Aifre (34), Ayffre, Ayfre (12). C’est un ancien nom de baptême, comme l’indique le hameau de Saint-Affre à Larroque-Toirac (46). Difficile de savoir qui était ce saint, également vénéré en Alsace. Est-ce le même que saint Affrique, qui aurait été évêque de Comminges ? Quant à l’origine, M.-T. Morlet penche pour le nom germanique Aiffro (= rude, revêche).
Afia Voir Bouafia.
Aflalo Patronyme juif originaire d’Afrique du Nord. Variantes : Aflalou, Afflalo, Afflelou. Le nom est en principe lié à l’arabe ‘aflâl (= déserts) et à la région du Tafilalet, où se trouvait une importante colonie juive.
Agapit le nom est essentiellement porté dans les départements d’Outre-Mer, tout comme les formes voisines Agapy et Agapet (également présent dans les Landes). Il s’agit d’un ancien nom de baptême (grec Agapetos, dérivé de agapê = amour), popularisé par plusieurs saints, dont un martyr que les lions refusèrent de dévorer. Variantes italiennes : Agapito (Calabre, Trieste), Agapiti (Naples). On trouve aussi la forme Agapé, qui correspond pour sa part à un prénom féminin.
Agar Le nom est surtout porté dans le Midi (11, 12, 31). Il faut sans doute y voir un nom de personne germanique, mais difficile de savoir lequel : peut-être Aicardus (voir Aycard), fréquemment cité dans le cartulaire de Conques. À noter qu’un hameau ou une ferme de l’Aveyron s’appelle Agar à Nauviale, mais on peut penser que le toponyme est formé sur le nom de famille. Formes voisines : Agard (24), Agart (06).
Agasse C’est l’ancien nom de la pie, encore utilisé dans certaines régions. Le nom de famille est en principe un sobriquet appliqué à une personne bavarde ou criarde. C’est dans la Loire-Atlantique que le nom est le plus répandu, mais on le trouve dans bien d’autres régions. Variantes : Agaasse, Agache (Picardie), Agaesse, Agaisse, Aguesse (Ouest). Diminutifs : Agasseau, Agasson, Aguesseau.
Agathosthène Nom très rare porté dans la Meurthe-et-Moselle. C’est un nom de personne renvoyant à un historien de l’antiquité grecque plus connu sous le nom d’Aglaosthène. Il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à un nom donné à un enfant trouvé au XIXe siècle.
Agati Patronyme italien ou corse formé sur le prénom féminin Agata (= Agathe), en grec Agathê (= celle qui est bonne). Martyrisée à Catane au IIIe siècle, sainte Agathe est souvent représentée portant ses seins sur un plateau.
Agazzi Très répandu en Lombardie, c’est un nom dont le sens demeure incertain. Deux possibilités : soit un sobriquet lié à la pie (italien “gazza”, français “agasse”), soit un ancien nom de personne correspondant au latin tardif Agathius (forme masculine correspondant à Agathe). Diminutif : Agazzini (Piémont, Val d’Aoste). Augmentatifs : Agazzone, Agazzoni (province de Novara).
Agenhen Difficile de se prononcer sur ce nom très rare porté en Normandie, où il ne semble présent que depuis le début du XXe siècle. D’autres formes encore plus rares, Agenhem, Agenheim, nous orientent vers un toponyme, reste à le localiser (en France ou ailleurs).
Ageorges Désigne le fils de Georges (= à Georges). C’est dans l’Indre que le nom est le plus répandu.
Ageron Diminutif du nom de personne d’origine germanique Ager (Adigari : adal = noble + gari = lance). Le nom de famille Ager (63, 71) est assez rare. Par contre on trouve pas mal d’Ageron dans la Drôme.
Agez Assez fréquent dans le département du Nord et dans la Somme, c’est une variante régionale du nom de personne d’origine germanique Ager, Agier (Adigari : ad < adal = noble + gari = lance).
Aghion Nom rare qui semble originaire d’Italie (Lombardie). Je n’en connais pas le sens.
Agion Nom rare porté dans la Gironde, où il est attesté à Mérignac depuis le XVIIe siècle. Variante : Ajion. C’est un toponyme, les mots “agion” et “ajion” désignant l’ajonc en Charente-Maritime. Un hameau s’appelle L’Ajion à Saint-Georges-d’Oléron (17).
Agius Patronyme originaire de Malte. Comme beaucoup de noms maltais, son étymologie est difficile à cerner. Sans doute un ancien nom de personne, qui pourrait correspondre au grec hagios (= saint). On a également pensé à l’arabe, et certains ont voulu y voir un dérivé de Hajj (= pèlerin). Difficile de se prononcer, d’autant que l’arabe connaît le mot `ajûz, qui signifie vieil homme ou vieille femme. A noter qu’une commune de Sardaigne s’appelle Aggius.
Agnan On rencontre le plus souvent ce nom dans l’Aisne et dans les Deux-Sèvres. Variante : Aignan (44, 36, 37). C’est un ancien nom de baptême (latin Anianus), popularisé par saint Agnan, évêque d’Orléans en 391, dont les prières auraient permis de vaincre Attila aux Champs Catalauniques (451).
Agnel, Agniel Le nom vient du latin agnellus (= agneau). On pense généralement qu’il évoque une personne douce, ce qui est fort possible, mais le nom peut aussi avoir été employé par métonymie pour désigner un pâtre. Surtout, il semble avoir été utilisé au moyen âge comme nom de baptême, sans doute avec une valeur mystique. La forme Agnel est fréquente dans le Sud-Est (83, 84, 13). La variante Agniel se rencontre surtout dans le Gard et la région Rhône-Alpes. Variante italienne : Agnelli. Forme savante : Agnelly.
Agnelot Surtout rencontré en Bourgogne (21), c’est un dérivé d’agnel (= agneau) surnom sans doute donné à un personnage doux, éventuellement à un jeune gardien de moutons. Le patronyme Agnel, Agniel est surtout répandu en Provence et en Languedoc. Autres diminutifs : Agnelet, Agnellet (74). Le nom est fréquent aussi en Italie, sous les formes Agnello, Agnelli (variantes Agnely, Agnelly dans le Sud-Est).
Agnese Nom italien porté en Ligurie et en Piémont, également présent à Capri et au nord de la Sicile. On rencontre le pluriel de filiation Agnesi en Lombardie et la forme masculinisée Agnesio en Piémont. Il correspond au prénom féminin Agnès (grec “agnê” = chaste, pure), popularisé par une sainte qui aurait été martyrisée au début du IVe siècle pour avoir refusé de se donner au fils du préfet de Rome. La forme française Agnès est portée dans la Manche et en Martinique. Diminutifs italiens : Agnesetta, Agnesina, Agnesini (nom rencontré aussi en Corse), Agnesotti. On trouve en Savoie le diminutif Agnesod. A noter enfin la forme Agnesa, rencontrée en Guadeloupe.
Agogué Le nom est surtout porté dans le Loiret, il était autrefois très présent dans le Cher. Variante : Agoguet (18, 03, 45). Il fait partie des noms de famille formés en Berry avec la préposition “à” marquant la filiation. C’est donc le fils de celui qui s’appelle Goguet, Gogué (voir Goguet).
Agopian, Hagopian Nom arménien qui désigne le fils (-ian) de Jacques, en arménien Hagop ou Hakob.
Agorreca Parfois écrit aussi Agorreka, ce nom basque désigne un ruisseau (erreka) tari, à sec (agorr). On remarquera la place inhabituelle de l’adjectif devant le nom. Agorr se rencontre aussi dans le nom Agorreta (lieu desséché).
Agostini Nom corse ou italien. C’est un diminutif d’Agosti (Agosto = Auguste), équivalent du prénom français Augustin. En Italie, on trouve de très nombreux Agostini dans toute la moitié nord du pays. Le singulier Agostino, plus rare, est présent au sud de la Calabre, ainsi qu’en Piémont et en Ligurie. On rencontre également la forme Agostinis dans le Frioul et les Alpes-Maritimes. Autre forme très répandue : D’Agostino. Diminutifs : Agostinello, Agostinelli, Agostinetto, Agostinetti, Agostinucci.
Agoudjil Nom berbère désignant un orphelin (agujil).
Agoult (d’) Le nom renvoie à la commune de Goult, dans le Vaucluse (castrum Agoldi en 1031-32). Le toponyme correspond à un nom de personne d’origine germanique (latinisé en Agoaldus).
Agoune Porté en Afrique du Nord, le nom semble désigner celui qui est muet : arabe dialectal `aggûn, du kabyle a`eggun.
Agoutin Autrefois écrit Agoustin, le nom est porté dans l’Eure-et-Loire et est une variante du prénom Augustin.
Agrafeil Rencontré notamment en Dordogne, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit portant ce nom (= lieu où pousse le houx, latin acrifolium). Variantes : Agrafel, Agrafeuil, Agraffeil, Agraffel. Tous ces noms doivent renvoyer au hameau des Agraffeilhs, à Saint-Amand-de-Belvès (24).
Agramunt Ecrit aussi Agramont, ce nom catalan correspond au français Aigremont, toponyme fréquent désignant un sommet escarpé (latin acer = aigu). En Catalogne, on pensera notamment à la ville d’Agramunt (Pla d’Urgell).
Agranier Surtout porté autrefois dans la Drôme, désigne celui qui habite un lieu-dit (l’) Agranier ou (l’) Agrenier, toponyme qui correspond à l’occitan agrenièr (= prunellier). Il existe un hameau les Agreniers à Banon (04), et plusieurs lieux-dits dans le Vaucluse et les Hautes-Alpes. Variantes : Agrenier et surtout Agrinier (12, 48).
Agrapart Porté dans la Marne et les départements voisins, c’est un ancien nom de baptême, déformation de Agapet (voir Agapit). Variante : Agrappart.
Agras Nom de famille espagnol ayant sans doute une origine topographique (“agra” s’est dit d’une terre aride, escarpée, difficile à cultiver).
Agrech Nom rencontré dans le Rouergue. C’est un diminutif du latin ager (= champ), et donc apparemment un toponyme.
Aguadé Originaire de Catalogne (il est assez répandu à Barcelone), le nom désigne une fonction liée à l’eau : peut-être celui qui transportait de l’eau, ou encore un garde chargé de surveiller les canaux d’irrigation. Autre possibilité : surnom donné à celui qui boit de l’eau (sens de l’adjectif catalan aiguader). Variantes : Aiguader, Ayguadé.
Aguas Relativement fréquent en Espagne, a dû désigner celui qui habitait un lieu dit “Aguas” (cours d’eau, sources).
Agud Nom catalan, variante de Agut, surnom sans doute donné à celui qui est vif (un des sens de l’adjectif agut), ou encore nom de personne (latin Acutus, même sens).
Aguenier Nom porté dans l’Ouest et dans le Centre (49, 45). Signifie fils à Guenier (fils de Guenier). Voir ce nom
Aguerre Voir Aguirre.
Aguerreberry Nom de famille basque. Forme composée à partir d’Aguerre (voir Aguirre), avec adjonction de l’adjectif berri (= nouveau). Variante ou forme voisine : Aguerreber (nom d’un hameau à Musculdy). Il existe deux hameaux appelés Aguerreberria à Viodos-Abense-de-Bas et à Bustince-Iriberry (64).
Aguettaz Nom savoyard qui semble désigner le fils de celui qui s’appelle Guetaz, Guettaz (surnom de guetteur ou toponyme avec le sens de tour de guet).
Aguiard Porté dans l’Isère, ce devrait être un nom de personne d’origine germanique (un Wilelmus Aguiarda est cité dans le cartulaire de Richerenches), pour lequel les racines seraient ag- (= lame de l’épée) et hard (= dur). En composition : Aguiard-Nicollet.
Aguila, Del Aguila Nom castillan signifiant aigle. Surnom qui peut être interprété de multiples façons, un peu comme tous les noms d’oiseaux. Mais il est sans doute beaucoup moins péjoratif en Espagne qu’en France.
Aguilar Ce nom, castillan et parfois catalan, est un toponyme désignant un lieu très escarpé, un nid d’aigle. Plusieurs communes et lieux-dits portent ce nom en Espagne. Vient du latin *aquilare (< aquila = aigle).
Aguilera Autre nid d’aigle (voir Aguilar), toponyme lui aussi très fréquent en Espagne.
Aguillenti Nom très rare qui a été porté dans les Alpes-de-Haute-Provence. On trouve la forme sans doute équivalente Aquillenti à Nice en 1834. On peut lui supposer une origine italienne, mais ce patronyme est inconnu en Italie. Bref, rien de clair.
Aguillon Deux possibilités pour ce nom : rencontré dans la Vienne, il désigne sans doute le fils de Guillon (à Guillon, voir ce nom), mais en Gascogne c’est un toponyme (voir Laguillon). Les formes voisines Aguilhon (34, 83, 12), Aguillo (66), Aguillou (11, 64) peuvent elles aussi être interprétées de deux façons. Par contre Aguillaume (23, 03) et Aguilhom (30) renvoient au prénom Guillaume.
Aguirre Nom très fréquent au Pays Basque, qui semble venir de agerri (= visible, à découvert). Désignerait la maison (ou le hameau) que l’on voit de loin.
Agus Essentiellement porté à Marseille, il pourrait s’agir d’un toponyme désignant une colline pointue (pluriel de l’adjectif agut = aigu). Une hauteur s’appelle les Agus à Flassans-sur-Issole (83). On pensera, avec le même sens, à la commune d’Aguts (81), également nom de famille.
Agussol Le nom est porté dans le Tarn et les départements voisins (12, 34 notamment). Sans doute celui qui est originaire d’Aguts, nom d’une commune du Tarn (le toponyme a le sens de “sommet pointu”, latin “acutus”).
Agusti Equivalent catalan du français Augustin, nom popularisé par l’évêque d’Hippone (354-430), à qui l’on doit des ouvrages philosophiques et religieux essentiels (Les Confessions, la Cité de Dieu…). Il est également à l’origine de la règle monastique qui porte son nom.
Ah De nombreux noms réunionnais commencent par Ah. Il s’agit de patronymes formés sur un modèle chinois, dans lesquels le terme Ah, attribué aux garçons, semble marquer la filiation. Les plus répandus : Ah-Sing, Ah-Pine, Ah-Hon, Ah-Thion, Ah-Nieme.
Ahier Porté notamment dans la Sarthe, paraît être un nom de personne germanique correspondant à Athier, Hatier (voir ce nom).
Ahmed Nom arabe très répandu (‘aHmad = plus digne d’éloges, l’un des surnoms du prophète Mohammed). Dérivé : Ahmedi.
Ahmimed Nom originaire du Maroc. Il semble s’agir d’un dérivé berbère (éventuellement arabe dialectal) de Ahmed (voir ce nom).
Ahuir Porté en Espagne, paraît correspondre au mot catalan “ahuyr” (= présage, augure). A noter cependant qu’il pourrait s’agir d’un toponyme (cf. la plage de l’Ahuir à Gandía, province de Valence).
Aiassa Nom de famille italien, à rapprocher du français Ayasse (voir ce nom).
Aiçaguer Porté en Espagne, le nom s’écrit aussi Ayçaguer. Il semble correspondre au basque Aizager (variante : Aizaguer), désignant un rocher (aitz, aiz) se détachant de la plaine (ageri = visible, à découvert). Autre possibilité : lieu exposé au vent (haize, aize = vent).
Aicard, Aicardi Voir Aycard. La forme Aicardi est très présente en Corse et dans les Bouches-du-Rhône.
Aichi, Aïchi Le nom est un dérivé de l’arabe `â’ish, qui signifie ‘vivant, plein de vitalité’ et que l’on retrouve dans les noms de famille Aich, Aiche (avec ou sans tréma sur le i). Le même mot est à l’origine du prénom féminin Aicha (Aïcha), qui fut porté par l’épouse préférée de Mohammed.
Aiello Très répandu dans le sud de l’Italie (Calabre, Sicile, Campanie), le nom est également porté dans le Piémont et en Lombardie. C’est un toponyme fréquent qui correspond au latin “agellus” (= petit champ). Trois communes italiennes s’appellent Aiello, ainsi que plusieurs petits villages. Le pluriel Aielli est beaucoup plus rare (Abruzzes), tout comme la variante Ajello.
Aigle C’est en Lorraine que le nom est le plus répandu (54, 88). On y voit généralement un sobriquet lié au cri de l’oiseau. Il est cependant possible qu’il n’ait rien à voir avec l’aigle, et qu’il s’agisse d’une francisation du nom de personne germanique Aigel, Eigel (racine eigan = posséder).
Aigrefeuille Le nom désigne un lieu où pousse le houx (latin acrifolium). C’est un toponyme fréquent, nom de divers hameaux et de trois communes (17, 31, 44). Assez rare, le nom de famille est surtout porté dans le Gard et l’Hérault.
Aigremont (d’) C’est un toponyme assez répandu. Quatre communes françaises et de nombreux hameaux portent ce nom, qui signifie colline escarpée (du latin acer = aigu).
Aigron Nom rencontré en Anjou. Correspond au mot héron (francique *haigro), et a été employé comme sobriquet pour désigner un homme aux longues jambes.
Aigroz Nom porté en Haute-Savoie et en Suisse, rencontré sous la forme Aigrot dans le Jura. C’est sans doute le surnom d’une personne ayant mauvais caractère (vaudois ‘aigro’ = aigre, acerbe).
Aiguabella Nom catalan, équivalent du français Aiguebelle, toponyme évoquant une source ou une rivière aux belles eaux. On pensera notamment au village d’Aiguabella dans la province de Lleida (Lérida). La forme espagnole ou hispanisée Aguabella, beaucoup plus rare, a le même sens.
Aigueperse Nom porté surtout en Limousin (19, 87). Variantes ou formes voisines : Aigueparse, Aiguesparses (19, 15). Voir Daigueperse pour le sens.
Aiguier Porté notamment dans le Var, c’est un toponyme avec le sens de ruisseau servant à l’écoulement des eaux.
Aillagon Le nom, plutôt rare, est porté dans les Landes. On trouve le nom composé Aillagon-Troun dans les Pyrénées-Atlantiques. Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un toponyme.
Aillard Nom de personne d’origine germanique, Agilhard (agil = lame de l’épée + hard = dur). C’est dans l’Orne que le nom est le plus répandu.
Ailleris Nom porté dans l’Ouest (44, 49), rencontré aussi sous les formes Aillerie et Aillery. Il s’agit d’un toponyme fréquent dans l’Ouest, en particulier dans le Maine-et-Loire, où l’on trouve des hameaux l’Aillerie à Morannes, Cheviré-le-Rouge et Clefs. A noter aussi les Ailleries, hameau à Saint-Hilaire-de-Clisson (44). Reste à savoir ce que le nom signifie : apparemment un champ d’ail, mais l’explication est peut-être un peu simpliste.
Ailliot Porté dans le Nord et en Bourgogne, devrait être une variante d’Alliot ou Alliod (voir ces deux noms). Forme similaire : Aillot.
Ailloud Porté en Savoie et en Dauphiné, c’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute Agilwald (agil = lame de l’épée + waldan = gouverner), latinisé en Alialdus (XIe siècle, cartulaire d’Oulx). Variantes : Aillaud (13, 84), Ailliaud (69).
Aimable Porté notamment dans le Calvados et la Creuse, également présent en Guyane, c’est un nom de personne (prénom) correspondant au latin “amabilis” (= aimable, digne d’amour). Il existe un saint Aimable qui vécut au Ve siècle en Auvergne, région dont il aurait chassé ou exterminé tous les serpents. Variante : Amable. Formes italiennes : Amabile (Campanie), Amabili (Abruzzes). Le patronyme Mabille (voir ce nom) et ses dérivés ont le même sens.
Aimar Nom porté en Provence et dans la région niçoise, mais aussi en Piémont et en Catalogne. Variantes : Aimaro (Piémont), Aymar (Catalogne). C’est un nom de personne d’origine germanique, Ademarus (racines ad = noble et mar = célèbre), devenu ensuite Aemarus puis Aimarus (formes toutes attestées dans le cartulaire de Richerenches). Diminutif : Aimaretti (Piémont).
Aimedieu Assez rare et porté notamment dans la Creuse et dans l’Yonne, c’est un ancien nom de baptême mystique (= qui aime Dieu), plus connu sous la forme Amédée. On le trouve en Italie écrit Amadeo (également Amadei, Amaddio, Amaddei, les deux dernières variantes étant surtout corses). Autres variantes : Amadieu (46, 82, 63), Amadeuf (15).
Aimond Nom de personne d’origine germanique, Haimo (cas-régime Haimon), formé sur la racine heim (= maison). Le patronyme est surtout porté dans la Marne et dans la Meuse. Variantes : Aimon (79, 58), Aimont (24), Aymon (42, 71, 40), Aymond (24, 17, 12). Formes italiennes : Aimo, Aimone, Aymone. Diminutifs italiens : Aimonetto, Aimonetti. Diminutifs français : Aymonin, Aymonnin (25, 70), Aymonod.
Ainard Voir Aynard pour le sens. Rare, le nom est notamment porté dans le Puy-de-Dôme (variante : Ainar). Il est également présent dans le Piémont sous la forme Ainardi.
Ainaud Surtout porté dans le Sud-Est et la Haute-Savoie, le nom s’écrit aussi Aynaud. C’est un nom de personne germanique, Aginwald (agin = lame de l’épée + waldan = gouverner).
Ainoc Nom rare porté en Bourgogne (21), rencontré aussi sous les formes Enoc, Enoch, Enocq (21, 77, 70). C’est un nom de personne d’origine biblique, porté par l’un des fils de Caïn et par le père de Mathusalem.
Ainsworth Nom de famille anglais désignant celui qui est originaire d’Ainsworth, dans le Lancashire. Le nom Worth signifie enclos, le premier élément étant sans doute un nom de personne.
Airaudo Surtout porté dans les Alpes-Maritimes, c’est un nom piémontais qui correspond à l’italien Airaldi. Au départ, il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Hariwald (hari = armée + wald = qui gouverne).
Airault Nom de personne d’origine germanique, Hariwald (hari = armée + wald = qui gouverne), surtout porté dans le Poitou et en Vendée. Variantes : Airaud, Aireau (même région), Airaut (06), et sans doute Airiaud, Airiau, Airieau (44, 85). Diminutif : Aireaudeau.
Aires Notamment porté en Corrèze et dans les Vosges, désigne celui qui habite un lieu-dit (les) Aires, toponyme très fréquent ayant désigné un espace découvert, puis une cour et enfin l’aire pour battre les céréales. Rencontré dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom Aire devrait de son côté renvoyer à Aire-sur-l’Adour, dont le sens est tout à fait différent : il est en effet lié au peuple aquitain des Aturenses. A noter que le nom Aires est également porté en Galice et au Portugal, où il serait une variante d’Arias (voir ce nom).
Airoldi Nom rencontré en Corse (variante Airauldi dans les Alpes-Maritimes). Pour le sens, voir Airaudo.
Aissaoui, El Aissaoui Dérivé formé sur Aissa avec le suffixe d’appartenance -oui. Le nom Aissa (`îsâ) signifie en arabe Jésus. A signaler que les Aissaoui sont (ou étaient ?) une confrérie d’Afrique du Nord.
Aït Typiquement berbère, le nom aït signifie fils, et entre dans la composition de nombreux noms. Il peut également s’employer seul, avec le même sens (à moins qu’il ne s’agisse de la simplification d’un nom plus long !).
Aït Braham Nom d’Afrique du Nord composé avec le préfixe kabyle de filiation ait (fils de) sur Braham, une des nombreuses variantes du nom de personne d’origine biblique ‘ibrâhîm (= Abraham).
Aït el Haj Ou Aïtelhaj. Désigne en Afrique du Nord le fils (berbère aït) du pèlerin (arabe standard Hajj, algérien Hâj).
Aït Ider Fils de Ider (voir Aït), Ider étant un nom de personne berbère signifiant vie (idir).
Aït Mesbah Fils de Mesbah (voir Aït), Mesbah étant un nom de personne arabe signifiant lampe (miSbâH, racine S.b.H).
Aït-Ali Mélange d’un nom arabe (Ali < `aliyy = élevé) et d’un nom berbère (Aït = fils).
Aizac Désigne celui qui est originaire d’Aizac, nom d’une commune de l’Ardèche et de trois hameaux, à Fabras (07), à Montélimar et à Malataverne (26). Signification : le domaine d’Asius ou d’Attius, noms de personnes latins.
Ajac Le nom est porté dans l’Aude et les départements voisins (66, 34). Il désigne celui qui est originaire du village d’Ajac (11). Sens du toponyme (Aiachum en 1249) : sans doute le domaine d’Adius, nom de personne latin.
Ajacques Désigne le fils de Jacques. Le nom est surtout porté dans l’Ain et le Rhône.
Ajlani Dérivé de l’arabe Ajlan (`ajlân), nom de personne qui signifie ‘rapide, prompt’. Variantes : El Ajlani, Al Ajlani.
Akar Nom arabe qui semble désigner un cultivateur (‘akkâr), à moins qu’il ne corresponde au mot `akkâr (= grognon). Dérivé : Akari.
Akchoté Nom juif séfarade originaire de Turquie. On le trouve aussi sous les formes Aksiote, Aksiyote, Aksote, Aksoti, Aksioti. Je n’en connais malheureusement pas le sens.
Akehurst Désigne celui qui est originaire de Akehurst, nom d’une ferme à Hellingly (Sussex). Variante : Akhurst.
Akel Egalement écrit El Akel, correspond à l’arabe `âqil (= intelligent, sensé).
Akhtar Surtout porté par des musulmans d’Asie (notamment au Pakistan) et aujourd’hui très courant en Angleterre, le nom signifie en arabe ‘étoile’ (akhtar).
Aknin Porté par des juifs séfarades d’Afrique du Nord, c’est un nom berbère qui correspond à Jacob (transcription arabe `aqnîn). Variantes : Aknin, Aknoun. Le nom a été porté au début du XIIIe siècle par Joseph Ibn Aknine, né à Ceuta et mort à Alep en 1226.
Alabert Nom de personne d’origine germanique, Alaberht (ala = tout + berht = brillant).
Alabeurthe Nom porté uniquement dans le Cher, en particulier dans la commune de Jars. Devrait en principe désigner le fils de Berthe (à la Berthe).
Alacoque Porté dans la Saône-et-Loire, désigne le fils de Lacoque, nom rencontré dans la même région, ou de celle qui est surnommée la Coque. Sens incertain : le mot “coque” peut désigner une coquille, mais surtout, dans de très nombreuses régions dont le Lyonnais, une pâtisserie (surnom possible d’un marchand ou d’une marchande de coques).
Aladel Nom porté dans le Lot et l’Aveyron. Difficile de se prononcer : peut-être le fils de celui qui s’appelle Adel (nom de personne d’origine germanique, racine adal = noble), mais aucune réelle certitude.
Aladern Nom rencontré dans les Pyrénées-Orientales. C’est un toponyme, désignant un lieu où abonde le nerprun alaterne (arbrisseau à feuilles persistantes et à fruits noirs), qui se dit aladern, aussi bien en catalan qu’en occitan.
Alagnou Le nom est surtout porté dans le Lot. Variantes : Alagnous, Alagnoux. Sens incertain. Il pourrait s’agir d’une variante du gascon Aragnou (désignant le prunellier sauvage et son fruit, ou encore le fruit de l’aubépine), mais on pensera plutôt à l’Alagnon, nom d’une rivière du Cantal.
Alaguillaume Nom porté en Champagne et en Bourgogne. Désigne le fils de la femme de Guillaume (à la Guillaume). Variante : Allaguillaume.
Alajarin Nom porté en Espagne dont le sens m’est inconnu.
Alajouanine Porté dans l’Allier (variante : Alajoinine), désigne le fils de la Jouanine, diminutif de Jeanne (Jouan = Jean).
Alalouf Nom porté par des juifs originaires le plus souvent du Maroc ou de l’Oranais. On le rencontre aussi sous les formes Lallouf, Elalouf. Littéralement, il signifie en arabe “bien engraissé”. Mais on peut aussi envisager un nom hybride, formé avec l’article arabe ‘al (= le) et l’hébreu ‘alluf (= chef de tribu). Cette dernière solution paraît la meilleure.
Alamartine Porté dans la Loire, la Saône-et-Loire et le Rhône, désigne le fils de la Martine (prénom féminin ou la femme de Martin). A noter que la famille du poète Lamartine s’appelait au départ Alamartine.
Alamel Rencontré presque exclusivement dans l’Ardèche, ce nom demeure un peu obscur, mais paraît correspondre à l’occitan “alamela” (= lame). Reste à savoir comment interpréter le surnom : peut-être celui qui fabrique des lames d’armes ou d’outils, sachant cependant que l’ancien français “alemele” a servi aussi à désigner le membre viril. Variantes : Alamèle, Alamelle, Allamel, Allamèle, Allamelle (beaucoup de ces noms sont aujourd’hui portés dans les départements d’Outre-Mer).
Alamercery Le nom est surtout porté dans l’Ain (également 69, 42). Il semble faire partie des noms matronymiques rencontrés du Berry à la Bresse, et désignerait le fils de la Mercery, ce dernier nom étant un dérivé de Mercier. Notons cependant que Mercerie est un toponyme fréquent (= le domaine de Mercier).
Alandry Surtout porté dans l’Aude, ce nom pourrait désigner le fils d’Andry (variante d’André), ou encore le fils de Landry (nom de personne d’origine germanique). Mais ce n’est qu’une hypothèse.
Alanore Le nom est surtout porté dans la Creuse (également 16, 71). Il désigne le fils de celle qui est appelée “la Nore” (occitan “nora” = bru, belle-fille). Variantes : Alanord, Allanore.
Alaoui, Allaoui Nom de personne arabe (`alawî) donné au départ aux descendants d’Ali, les Alaouites (voir Ali). Variantes : Alioui, Allioui, El Alaoui, El Allaoui, El Alioui, El Allioui, Lalaoui.
Alaphilippe Surtout porté dans l’Indre, désigne le fils de ‘la Philippe’ (= la femme de Philippe). Ce genre de matronyme est caractéristique du Berry.
Alarcon Nom castillan. Peut-être un patronyme formé sur un toponyme, puisque une commune de la Mancha (province de Murcia) porte ce nom. Mais je ne connais pas l’origine du mot, qui semble cependant arabe. Variantes : Alarcone, Alarcó.
Alarcos Nom espagnol qui renvoie à Alarcos, village proche de Ciudad Real, célèbre pour une bataille qui y opposa en 1195 chrétiens et musulmans.
Alaric, Alric Rencontré surtout dans le Sud, c’est un nom de personne d’origine germanique (ala = tout + ric = puissant).
Alart, Alard Forme raccourcie de l’ancien nom de personne germanique Adelard (adal = noble + hard = fort, dur). C’est en Languedoc-Roussillon que le nom est le plus répandu. On le trouve également dans le Nord et en Belgique, surtout sous les formes Allard, Allart.
Alary Autre forme d’Alaric (voir ce nom) portée dans l’Aveyron et le Tarn. Variante : Allary (Forez).
Alasluquetas Le nom se rencontre aussi sous la forme Alaluquetas et est porté en Limousin. On le trouve écrit ‘Las Luquetas’ dans la Creuse en 1539. On peut penser à un toponyme avec le sens de petit bois (diminutif du latin lucus), mais on envisagera aussi (malgré le pluriel) un matronyme formé avec la préposition ‘à’, caractéristique du Berry et de la Marche. Dans ce cas le nom désignerait le fils de la Luqueta (diminutif du prénom Luc).
Alatinte Porté dans l’Indre, le nom se recontre en Limousin sous la forme Alateinte. Il désigne le fils de celui qui s’appelle la Tinte, surnom de sens incertain, apparemment lié au teint ou à la teinture.
Alaux Pourrait être un nom de personne d’origine germanique, Adalwald (adal = noble + wald = qui gouverne). Il faut aussi penser à une variante de l’ancien français alleu (terre exempte de droits seigneuriaux). Le nom est surtout porté dans l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne. Plusieurs hameaux de l’Aveyron s’appellent Alaux : à Coubisou, Ségur et Sébrazac.
Alauzun Originaire de l’Ardèche, c’est une variante rare du nom Alauzen (variantes anciennes : Alauzenc, Lauzen, L’Auzen), porté autrefois notamment à Bessas et à Beaulieu. Vu certaines des variantes, le lien avec l’alouette (occitan “alausa”) semble douteux. Il devrait s’agir d’un nom de lieu, peut-être un hydronyme (cf. le Lauzen, cours d’eau à Aouste, dans la Drôme).
Alavès Ou Alavés. Désigne celui qui est originaire d’Alavés, nom d’une commune espagnole de la province de Huesca.
Alavoine Assez courant en Picardie (02, 80), le nom désigne un producteur d’avoine. Variantes : Alavoinne, Allavène, Allavoine, Allavoinne.
Alazard Surtout porté dans l’Aveyron, c’est certainement un nom de personne, reste à savoir lequel. Assez logiquement, M.-T. Morlet propose le nom biblique Eleazar (el’ azar = Dieu a secouru). Une autre hypothèse permettrait d’y voir le nom de personne germanique Adalardus (souvent cité dans le cartulaire de Conques), avec transformation du d intervocalique en z et métathèse. On signalera enfin que, dans le cartulaire de Richerenches, sont mentionnées les formes Elisiardus, Elisiarius, Elsiar, Elziarz, qui renvoient plutôt à Eleazar.
Alazet Nom porté notamment dans l’Ariège et les Pyrénées-Orientales. Semble, comme Alauzet (12), un diminutif formé sur alausa (= alouette), sobriquet désignant quelqu’un qui chante ou siffle bien. Peut aussi être le diminutif d’un ancien nom de personne d’origine latine, Alès (< Alecius) ou germanique (Adalhaid). Autre possibilité : variante ou diminutif d’Alazard (voir ce nom). Formes provençales : Alazai, Alazais, Alazay, qui elles n’ont certainement rien à voir avec l’alouette.
Alazraki Porté par des Juifs séfarades, le nom est attesté sur tous les rivages méditerranéens, depuis la Turquie (notamment à Smyrne) jusqu’à la péninsule Ibérique. La forme initiale est Al-Azraki. C’est un dérivé de l’arabe “azraq” (= bleu), sans doute lié à un nom de tribu. Avec le même sens : Alazrachi, Alazrake.
Alba Le nom a des origines géographiques très diverses. En Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, il pourrait correspondre au nom de personne germanique Albart, variante d’Albert. Fréquent en Espagne et en Italie, il peut avoir deux origines : soit le nom de personne féminin Alba, soit, le plus souvent, un toponyme, nom de nombreuses localités. Le toponyme n’évoque sans doute pas l’idée de blancheur, mais plutôt celle d’élévation. Dans certains cas (Languedoc-Roussillon), Alba peut aussi être une variante d’Alban (voir Albanet).
Albafouille Certainement un nom d’arbre ou de plante (il pourrait s’agir du saule blanc) devenu ensuite toponyme. Il existe notamment une commune portant le nom d’Albefeuille dans le Tarn-et-Garonne. Le patronyme désigne donc celui qui est originaire soit de cette commune, soit d’un lieu-dit appelé Albefeuille (en catalan on trouve aussi Albafull).
Albaladejo Ce nom espagnol désigne celui qui est originaire d’Albaladejo, nom de localités dans les provinces de Cuenca (deux communes) et de Ciudad Real. Sens possible : le lieu situé près de la route, du chemin (arabe “al-balâT” = le chemin pavé), ou encore un dérivé de l’arabe “balad” (= pays, territoire).
Albalat Nom porté en Languedoc et en Provence (variante : Albalad). On considère généralement qu’il désigne celui qui habite “al balat”, c’est-à-dire près du fossé (occitan valat) entourant une ville fortifiée. Encore faudrait-il être sûr que le nom, assez rare, est bien originaire de ces régions. Car il pourrait aussi désigner celui qui est natif d’Albalat, nom de trois communes espagnoles de la province de Valencia (signification du toponyme : arabe ‘al-balâT = le chemin).
Albanet Porté dans l’Isère et la Loire, c’est un diminutif d’Alban (01, 69, 83), nom de baptême d’origine latine (Albanus, correspondant à la ville antique d’Albe). Saint Alban aurait été le premier martyr chrétien en Grande-Bretagne (fête le 22 juin).
Albano Forme espagnole ou italienne du nom de baptême Alban (voir Albanet). On trouve aussi en Italie (Lombardie) la forme Albani, avec pluriel filiatif.
Albarel Porté notamment dans l’Aude et le Tarn, le nom se rencontre dans le Lot sous la forme Albareil. Il devrait s’agir d’un diminutif de l’occitan “albar” (= peuplier blanc). A noter le hameau des Albarels Pennautier (11).
Albaret Nom porté dans le Cantal et la Lozère. Désigne celui qui est originaire d’Albaret, l’Albaret, lieu où pousse le peuplier blanc ou le saule blanc (occitan albar). Deux communes de la Lozère portent ce nom : Albaret-le-Comtal et Albaret-Sainte-Marie.
Albaric Nom porté dans la Lozère. Voir Aubéric.
Albas Désigne celui qui est originaire d’Albas, nom de deux communes dans le Lot et dans l’Aude. Signification du toponyme : lieu où pousse le peuplier blanc (occitan “albar”).
Albaynac Le nom, très rare, est porté dans le département du Nord, mais sa finale en -ac nous renvoie certainement plus au sud. Il semble désigner celui qui est originaire d’Albagnac, nom de divers hameaux du Cantal (Saint-Étienne-de-Chomeil) et de l’Aveyron (Montagnol, Sauveterre-de-Rouergue). Le nom de famille Albagnac existe pour sa part en Languedoc (47, 34).
Albene Porté dans le Tarn, le nom est originaire de l’Aveyron. Difficile de se prononcer. Il est tentant de faire le rapprochement avec l’ancien français “albene, aubene” (puis “aubaine”), qui désignait un droit seigneurial sur la succession des biens d’un étranger. On peut aussi envisager un dérivé du latin “albus” (= blanc), reste à savoir avec quel sens.
Albenque Surtout porté dans l’Aveyron, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute la commune de Lalbenque, dans le Lot (Albenca au XIVe siècle). Signification probable du toponyme : terre blanche (occitan “albenc” = blanc, incandescent). Formes voisines : Albenge (81), Albengue.
Albergoni Nom italien porté en Lombardie. A priori on songe à un dérivé du mot “albergo” (= auberge, parfois aussi demeure). Il faut cependant aussi envisager, tout comme pour le diminutif Alberghini (Emilie-Romagne), un nom de personne (dérivé d’Alberigo, germanique Albaric, voir Aubry pour le sens des racines).
Alberisio Patronyme italien très rare (quelques mentions dans le Piémont). C’est un nom de personne d’origine germanique, équivalent du français Aubry (voir ce nom). Il est plus fréquent sous les formes Albericci (Corse), Alberico, Alberici, Alberigo, Alberighi, Albrisio, Albrizio, Albrizzio, Albrizzi.
Alberny Peut signifier le fils de Berny, avec l’article contracté al. Le patronyme Berny (= Bernin) est un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bern (< ber, berin = ours). Autre hypothèse, un dérivé du nom lui aussi germanique Albern (< Athalbern). Mais la meilleure solution est certainement un nom désignant celui qui est originaire d’Auvergne, variante de Alverny.
Albero, Alberó Porté en Catalogne, ce devrait être un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines adal (= noble) et beron, cas-régime de ber (= ours).
Albert Voir Aubert.
Albertini Nom corse ou italien. Diminutif de Alberto, Alberti = Albert (voir Aubert). Variantes : Albertino, Albertìn. Double diminutif : Albertinelli. Avec d’autres suffixes : Albertello, Albertella (matronyme), Albertengo, Albertingo, Albertolo, Albertolli, Albertucci. Augmentatifs : Albertone, Albertoni.
Albertus Forme latinisée du nom de personne Albert, Albrecht (voir Aubert) portée notamment en Moselle.
Albesa Nom catalan désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Albesa, nom d’une commune de la comarca de La Noguera. Le toponyme semble formé à partir du nom de personne Albés (sans doute latin Albensis, dérivé de Alba, la ville antique d’Albe).
Albessard Nom surtout porté dans le Cantal, où il pourrait désigner le fils de celui qui s’appelle Bessard (surnom possible de celui qui utilise une bêche). Autre possibilité : un toponyme formé sur l’occitan “alba(r)”, désignant le peuplier blanc ou le saule blanc. On rencontre aussi des Albessard (variante Albessart) en Belgique et dans le nord de la France, dont on me dit qu’ils sont venus d’Auvergne au début du XIXe siècle. A noter cependant le village d’Albiertsart, à Corroy-le-Grand (Brabant wallon).
Albiac Nom surtout porté dans le Lot et le Tarn-et-Garonne. Variante : Albiach (66, 24). Désigne celui qui est originaire d’Albiac, nom de deux communes du Lot et de la Haute-Garonne, également hameau dans l’Aveyron (commune de Lassouts). Sens du toponyme : domaine d’Albius, nom d’homme latin.
Albigès Originaire d’Albi ou de l’Albigeois.
Albin Forme méridionale du patronyme Aubin (voir ce nom), rencontrée dans les Alpes-Maritimes et le Limousin. Variantes italiennes ou corses : Albino, Albini.
Albira Le nom est rare aussi bien en France (64) qu’en Espagne, dont il est originaire (Catalogne, Pays Basque). Sens incertain : il existe un prénom féminin aragonais Albira, mais ce ne devrait pas être la bonne solution. Peut-être une transformation de Albir, toponyme et nom de famille (arabe al-bi’r = le puits), à moins qu’il ne s’agisse d’un toponyme basque de sens obscur.
Albot Nom rencontré notamment dans le département du Nord, l’Yonne et les Yvelines, ainsi qu’en Belgique. On pensera à un diminutif d’Albert, mais il peut aussi s’agir d’un autre nom de personne d’origine germanique, Adalbald (adal = noble + bald = audacieux), qui est à l’origine des noms Albeau, Albeaut, Albeaux, Albaud, Albault, Albaut, Albaux (08, 51 surtout).
Alboud Porté dans le Rhône (Lentilly), c’est un nom de personne d’origine germanique, Adalbold (adal = noble + bold = audacieux).
Alboussière C’est dans l’Ardèche que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire d’Alboussière, village de ce même département. Sens du toponyme : lieu où pousse l’arbousier, ce qui semble étonnant dans l’Ardèche, ou bien lieu boisé, ce qui paraît plus convenable.
Albouy Patronyme fréquent dans l’Aveyron et le Tarn. C’est apparemment un nom de personne d’origine germanique, Albowin (alb = elfe + win = ami). Variantes : Alboui, Albouis, Albouys. Les formes avec s final nous permettent cependant d’envisager une autre signification : le fils de celui qui s’appelle Bouy, Bouis (voir Bouis).
Albrand Le nom est surtout porté dans les Hautes-Alpes et le Var. Variantes : Albran, Aubran (83), Halbrand (44). Il devrait s’agir d’un nom de personne germanique, identique à Alibrand (voir ce nom), à moins qu’une forme *Adalbrand ait existé. On peut aussi penser évidemment au mot “halbran” (jeune canard sauvage), également écrit “albran” par Rabelais.
Albre Porté notamment dans le Lot-et-Garonne, c’est en ancien occitan l’équivalent du mot “arbre” (toponyme).
Albrecht Forme germanique du prénom Albert (voir ce nom) surtout portée en Moselle. Variantes : Albrech, Albrechts, Albrecq, Albretch.
Albrun Porté dans le Pas-de-Calais et l’Oise, paraît désigner le fils de celui qui s’appelle Brun (= au Brun), ce type de formation étant cependant rare dans la région concernée.
Albuisson Porté dans la Lozère (également 17), peut désigner le fils de celui qui s’appelle Buisson, ou encore celui qui habite près d’un buisson. On trouve, sans doute avec le même sens, la forme Albisson dans le Cantal.
Albumazard Porté dans le département du Nord, le nom est originaire de Belgique. Premier porteur connu : Crispin Albumazar, né à Namur en 1814. Il s’agit certainement d’un nom donné à un enfant trouvé, choisi dans un dictionnaire ou une liste de personnages célèbres. Il renvoie à Albumasar (ou Albumazar), médecin et astrologue arabe du IXe siècle converti au christianisme (son vrai nom était Abû-Mashar).
Alcacer Porté en Espagne, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Alcácer, nom d’une commune de la province de Valence. Variantes : Alcaser, Alcasser, Alcazer. Le sens du toponyme est semblable à celui du castillan Alcázar (arabe “al qasr” ou “al kasr” = château, forteresse).
Alcais Ou Alcaïs. Porté dans la Lozère et le Gard, le nom s’écrit aussi Alcaix. Variantes anciennes : Alcays, Alcaisse. Il devrait renvoyer à un toponyme (Cais ou Caïs, Caïx), de sens identique à Chaix (voir ce nom). Jacques Astor (voir bibliographie) propose un éventuel lieu-dit “alt cais” (= le haut rocher).
Alcala Nom de plusieurs villes de Castille ou d’Andalousie, ainsi que de quelques villages de Catalogne. Désigne donc une personne originaire de l’une de ces communes (étymologie : arabe al qala`a = château).
Alcaluzac Nom rare porté le plus souvent en Belgique. Je n’en connais pas la signification, mais il devrait renvoyer à une origine beaucoup plus méridionale.
Alcaraz, Alcaras, Alcarraz Nom de plusieurs villes ou villages d’Espagne. Le mot pourrait venir de l’arabe al karaz (= le cerisier).
Alcher Le nom est surtout porté dans la Lozère. Variantes : Alché, Alchair (48), Alchié (46). C’est un nom de personne d’origine germanique (voir Aucher).
Alcott Ce nom anglais est en principe un toponyme désignant une vieille ferme, un vieux domaine (ancien anglais ald + cott). Certains exemples montrent cependant qu’il s’agit parfois d’une déformation du nom Alcock (Al = Alan, Allen + cock = coq), en réaction aux connotations obscènes du mot cock (= pénis en langage familier).
Alcouffe Un nom qui vient du Rouergue, et qui semble apparaître pour la première fois dans les Pyrénées-Orientales à Reynès, au XVIIIe siècle. Il est sans doute formé, avec l’article contracté al (= au) sur le nom couffe, qui désigne un couffin, un panier de sparterie (et donc un fabricant de ce type de paniers). Une éventuelle origine arabe du nom n’est pas à exclure, mais semble improbable. A noter l’existence d’un hameau appelé Alcouffe à Limoux (11).
Alda Le nom se rencontre en France dans le Sud-Ouest. Il correspond au prénom Aude (germanique Alda, racine ald = vieux).
Aldave Assez fréquent en Espagne, devrait être une variante du basque Aldabe. Signification probable : la partie basse (behe) du versant (alde). Avec le même sens : Aldape (nom d’une commune de Biscaye).
Aldebert Patronyme surtout porté dans l’Aveyron. C’est un nom de personne d’origine germanique, Aldeberht (ald = vieux + berht = brillant), qui est aussi à l’origine du patronyme Audebert.
Aldon Porté notamment dans la Haute-Loire, c’est un ancien nom de personne formé sur la racine germanique ald (= vieux), que l’on retrouve dans le prénom italien Aldo ainsi que dans le prénom féminin Aude.
Alduy voir Audouy.
Aléas, Alléas Nom assez rare rencontré dans les Pyrénées-Atlantiques. Sens obscur. Pourrait désigner celui qui est originaire d’une localité, d’un lieu-dit portant ce nom ou un nom voisin. A rapprocher éventuellement de Allas, nom d’une commune de la Dordogne (et de deux communes de la Charente-Maritime), mais on peut surtout envisager le village de Lées-Athas, dans les Pyrénées-Atlantiques (avec développement d’un a prosthétique fréquent en Béarn).
Alegre voir Allègre.

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