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Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blonce
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Ba Nom peul qui, au Fouta-Toro (région peule du Nord du Sénégal) est porté par les castes suivantes : peuls d’origine, torobé (classe islamisée d’origines variées), guerriers et leurs femmes potières, pêcheurs, ouvriers en bois, griots peuls, captifs. L’animal totem est la couleuvre. “Baa” signifie “chèvre” en malinké (langue du Mali), mais c’est une étymologie populaire. Au Mali, ce nom équivaut (même totem) à Diakhité, en Guinée, à Ba ou Balde, qui sont aussi des noms peuls.
Babaloni Nom rare, dont l’origine géographique est difficile à discerner. Pourrait être un ancien nom de personne, à rapprocher de Babolin, nom popularisé par un évêque de Saint-Maur-des-Fossés au VIIe siècle. L’étymologie est la même que celle de la ville de Babylone (akkadien bâb-ilâni = la porte des dieux). A noter dans l’Aude le nom de famille Babaloyne, que l’on retrouve dans un toponyme : la combe de la Babalène, à Embres-et-Castelmaure (11).
Babaloyne Très rare, le nom est porté dans l’Aude. Il correspond à la ville de Babylone, certes, mais il s’agit d’un nom de personne, autrement dit un prénom, rencontré parfois au moyen âge, notamment en Catalogne (Babilonia, 1176). Variantes : Babiloni (catalan ou italien), Bibiloni (catalan).
Babbucci Nom italien rare (quelques mentions au sud de la Toscane), plus fréquent sous la forme Babucci (Ombrie). Il semble s’agir d’un diminutif de “babbo” (= père, papa).
Babilée Nom rare porté dans l’Aude, également écrit Babilé. Il semble que ce soit un ancien prénom à rapprocher de Babil, trouvant son origine dans les noms Babel, Babylone (voir aussi Babaloyne).
Babille Le nom est présent en Île-de-France au moins depuis le début du XVIIe siècle. Ce devrait être le surnom d’un bavard (moyen français “babille” = bavardage futile).
Babillon Le nom peut, comme Babillot, désigner une personne qui bégaie ou qui babille, mais en Moselle c’est une variante de Babilon (67, 57), ancien nom de baptême formé à partir de Babylone.
Babillotte, Babilotte Nom assez courant dans l’Aisne. C’est un dérivé du verbe babiller, désignant une personne qui bégaie (sens du verbe babiller en ancien français). Variantes : Babilliot, Babilot, toujours dans l’Aisne, et aussi Babillot (Cher, Puy-de-Dôme).
Babin Nom surtout porté dans le Poitou et en Vendée. Il est de formation onomatopéique, et peut désigner celui qui fait la moue, ou encore celui qui bégaie. Autre possibilité, un personnage niais, sens du mot en wallon, et peut-être ailleurs au moyen âge.
Baboin Nom surtout porté dans la Drôme et les départements voisins, rencontré aussi dans le Tarn-et-Garonne. Variante : Babouin, présente également dans l’Eure-et-Loir. Surnom donné sans doute à celui qui grimace, qui fait la moue (ancien français babou = moue, grimace).
Babonneau Le nom est porté dans l’Ouest (44, 17, 85). Variantes : Babonaud, Baboneau, Baboneaud, Babonnaud, Babonneaud, Babonaux (cette dernière forme étant plutôt picarde). Comme pour tous les noms commençant par Bab-, on pensera à une origine onomatopéique. Peut-être celui qui bégaie, ou encore celui qui fait la moue, des grimaces.
Baboud Nom rare porté dans l’Isère. Comme pour les autres noms commençant par Bab-, le sens n’est pas très clair. On doit sans doute en faire une variante de l’adjectif babau, rencontré dans toute la France méridionale, généralement pour désigner un personnage béat et un peu niais. Mais il y a d’autres possiblilités (voir Babin).
Baboulène Désigne sans doute celui qui est originaire de Baboulène, hameau à Saint-Vincent-Lespinasse (82).
Babouri Dérivé en -i de Babour, Babur, nom arabe (le plus souvent turc) désignant le tigre (bâbur).
Babulet Nom porté dans les Pyrénées-Orientales (à Sournia au XIXe siècle), c’est un diminutif de Baboul, Babou (11) ou encore de Babule, Babulle (87). Plusieurs hypothèses sont possibles, notamment une personne qui bégaie, ou encore, selon M.T. Morlet, un dérivé du latin babulus (= fanfaron). Pour ma part, je pense à une déformation de l’ancien nom de baptême Papoul, popularisé par saint Papoul, disciple de saint Saturnin, scalpé et décapité à Castelnaudary, et dont une commune de l’Aude porte le nom.
Babut Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. On trouve la forme Babu en Vendée. Difficile de se prononcer avec les noms commençant par Bab-. On a le choix entre celui qui fait la grimace, un personnage moqueur ou encore celui qui bégaie.
Baby Porté dans l’Ariège et les départements voisins, pourrait être une forme occitane de Babin (voir ce nom). M.T. Morlet signale aussi que “babi” a désigné en ancien occitan le crapaud. On envisagera enfin un éventuel toponyme, correspondant à l’occitan babís (= genêt épineux dans le Rouergue).
Bac Le nom est surtout porté dans le Cantal. C’est un toponyme désignant le versant situé à l’ombre (ubac).
Baca Nom de famille espagnol ayant le sens de ‘vache’. Sans doute un sobriquet métaphorique, dont le sens précis reste à déterminer.
Bacalou Nom rare porté dans le Lot. Semble désigner celui qui est originaire de Bacalou, hameau de la commune de Varilhes (09). On peut aussi penser au surnom d’un marchand de morue séchée (occitan bacalhau).
Baccard Nom de personne d’origine germanique, Bachard, Baghard (baga = dispute, combat + hard = dur). Patronyme porté en Savoie et en Dauphiné.
Bacchi Italien ou corse, c’est la forme plurielle de Bacco, qui est en principe un nom de personne correspondant à Bacchus.
Bacci Le nom est fréquent dans la moitié nord de l’Italie, notamment en Toscane. Il pourrait s’agir d’une aphérèse de *Giacobaccio, dérivé de Giacobo (= Jacques). De Felice évoque quant à lui un hypocoristique de noms tels que Bartolaccio, Bindaccio, Brunaccio. Diminutifs : Baccino, Baccini, Baccella, Baccelli, Baccellini, Baccetti.
Baccio Fréquent en Italie (variante : Bacci), on le considère comme un hypocoristique de noms tels que Bartolaccio ou Brunaccio.
Bach Nom fréquent en Alsace-Lorraine. Désigne celui qui habite auprès d’un ruisseau ou est originaire d’une localité appelée Bach (allemand Bach = ruisseau, cours d’eau). Attention cependant : il existe aussi des Bach dans le Lot, le nom désignant le plus souvent celui qui est originaire de Bach, commune du même département. Signification du toponyme, rencontré également sous la forme Bac : aphérèse de “ubac” (= versant d’une vallée exposé au nord).
Bachache Nom de personne qui correspond à l’arabe bashîsh (= gaieté, visage souriant).
Bachand Patronyme rencontré au Québec. Le premier porteur du nom (Bachand dit Vertefeuille, XVIIe siècle) venait de la région parisienne. Signification possible : celui qui est originaire de Bachant, nom d’une commune du département du Nord.
Bache Porté notamment dans la Vienne, c’est un toponyme avec le sens de terrain enfoncé, bas-fond (également auge, abreuvoir). Le nom Baché, porté en Gironde, pourrait avoir le même sens (mais le métier de vacher est également envisageable).
Bachelard Nom surtout porté dans la région lyonnaise et en Auvergne. Correspond souvent, avec un autre suffixe, au nom Bachelier (voir Bachelet pour le sens). Variantes : Bachelart (02, 51, 59), Bachellard (Savoie). Signalons cependant un autre sens, depuis le Forez jusqu’aux Alpes : un toponyme désignant un large torrent. A noter par exemple le hameau de Bachelard à Commelle-Vernay (42).
Bachelet, Bachelay Fréquent en Normandie (76), le nom est un diminutif de Bachelier, qui correspond à l’ancien français bacheler (mentionné en 1080). Désigne en principe un jeune gentilhomme aspirant à devenir chevalier, mais a été souvent employé avec le sens de jeune homme. Variantes : Bacheley (39, 76), Bachelez, Bachellez (Picardie).
Bachelier Nom fréquent dans l’Ouest (44, 86 notamment). Voir Bachelet pour le sens. Variante : Bachellier (86, 80).
Bachelin Diminutif de Bachelier (voir Bachelet) porté surtout dans l’Yonne et la Nièvre. Variante : Bachelain (Picardie ?).
Bachellerie Nom fréquent en Limousin (19, 87). Désigne celui qui est originaire de (la) Bachellerie, domaine appartenant à un bachelier (voir Bachelet). Le toponyme est très répandu dans le Limousin (dix hameaux portent ce nom dans la Haute-Vienne et neuf dans la Corrèze). Variantes : Bachelerie, Bachelery, Bachellery.
Bachelot Nom porté en Calvados et dans le Maine. Voir Bachelet pour le sens.
Bacher Assez courant en Alsace-Lorraine, désigne celui qui habite un lieu-dit Bach (= cours d’eau, ruisseau). Variante : Bachert.
Bachere Ou Bachère, Bachéré. Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques (également 40, 47). C’est un toponyme évoquant un marécage, un bourbier. A noter le hameau de Bachère à Montesquieu (47), ceux de Bacheré à Cagnotte et Heugas (40), ou à Lurbe-Saint-Christau (64). On trouve également Bachéré à Escot (64).
Bachir Nom de personne arabe (bashîr) signifiant “celui qui apporte de bonnes nouvelles” (autre sens possible : souriant). Formes voisines ou dérivés : Bachiri, Bachar, Bachour.
Bachler Porté notamment en Moselle, c’est un dérivé de Bach (= cours d’eau), tout comme Bachle et Bachli (68). Il désigne celui qui habite auprès d’un cours d’eau.
Bachmann Assez courant en Alsace-Lorraine, désigne l’homme qui habite près du cours d’eau (allemand Bach), éventuellement celui qui appartient à une famille Bach.
Bacholet Plus fréquent sous la forme Bachollet (74 surtout), c’est un diminutif de l’ancien français baschole, qui désignait un baquet ou une hotte. Ce dernier sens peut laisser penser au surnom d’un vendangeur, mais ce n’est qu’une hypothèse. On rencontre aussi le patronyme Bacholle, notamment en Normandie et en Picardie.
Bachot Le nom est porté en Bourgogne (89, 71). Il s’agit d’un toponyme, qu’on retrouve notamment dans la commune de Charny-le-Bachot (10). Deux sens possibles : soit un abreuvoir, soit un petit bac pour traverser la rivière. Diminutif : Bachotet (21, 51, 52).
Bachy Nom porté dans le Pas-de-Calais, rencontré aussi dans la Marne. Il désigne celui qui est originaire de Bachy, nom d’une commune du Nord. Signification : le domaine de Baccius, nom d’homme latin (avec suffixe -acum > -y).
Back Forme lorraine de l’allemand et de l’alsacien Bach, toponyme qui a le sens de ruisseau. Désigne celui qui habite un lieu-dit Bach ou qui en est originaire. Autre possibilité : forme courte de Backer (= boulanger).
Backeljau Porté dans le Nord et en Belgique, désigne par métonymie un pêcheur de morue. Ce nom semble confirmer l’hypothèse selon laquelle le néerlandais kabeljauw (= morue, cabillaud) aurait été emprunté au basque bakailau.
Backer Porté en Alsace et dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une variante de Becker (= boulanger). Le nom Backert (67) devrait avoir le même sens.
Bacle Nom porté dans les Deux-Sèvres, ainsi que dans la Sarthe et dans l’Orne. Variante : Bacles (79). Diminutifs : Baclet, Baclez (59, 62, 39). M.T. Morlet voit dans ce nom un dérivé de bac (= auge de pierre, abreuvoir). En fait le sens est très incertain. On peut penser au verbe bâcler, qui a eu d’abord le sens de fermer une porte (attesté au début du XVe siècle sous la forme débacler), le bacle pouvant être la barre de bois servant à fermer cette porte (du latin baculum = bâton). L’idée de bâton est également présente dans le verbe d’ancien français baculer (donner des coups de pelle ou de bâton à une personne condamnée par la justice). A noter qu’une commune de l’Essonne s’appelle Villiers-le-Bâcle, le deuxième élément n’ayant jamais été vraiment élucidé.
Baco Etymologie incertaine pour ce nom catalan. On hésite entre un marchand de lard, de porc salé (catalan “bacó”, ancien français et occitan “bacon”) et un nom de personne d’origine germanique, Bacco (racine “bag” = dispute, combat).
Bacon Le nom de famille est porté dans le Calvados, le Pas-de-Calais, en Bretagne (29, 56, variante : Baccon), ainsi que dans la Lozère et la Haute-Loire. On peut hésiter entre un marchand de lard, de porc salé, et un nom de personne germanique, Bacco (racine bag = combat, dispute), qui paraît à l’origine de La Baconnière, commune de la Mayenne. Pour la Lozère et plus généralement l’est du Massif Central, il semble qu’on ait souvent affaire à un toponyme, nom de nombreux villages et hameaux : on pensera notamment au Bacon, chef-lieu de la commune des Monts-Verts (48). Ce toponyme semble désigner un endroit creux. A noter cependant que le glossaire de l’I.G.N. signale le mot “baccon” en Suisse avec le sens de “terre riche”. Les diminutifs Baconnet, Bacconnet (63 surtout) pourraient eux aussi être des toponymes : plusieurs hameaux s’appellent (le) Baconnet, par exemple à Langeac (43). Autres dérivés : Bacconnier, Baconier, Baconnier (07).
Baconin Diminutif de Bacon (voir ce nom) surtout porté dans la Loire. Variantes : Baconnin, Bacconin.
Baconnais Porté dans la Loire-Atlantique (variante : Bacconnais), c’est soit une variante de Baconnet, diminutif de Bacon (voir ce nom), soit un toponyme, le domaine ou la ferme de celui qui s’appelle Bacon.
Bacq Le nom est porté dans le Pas-de-Calais et en Picardie (60, 80). On pensera d’abord à un lieu-dit, dans la mesure où la forme “du Bacq” est attestée au XVIe siècle dans la même région (signification : endroit de la rivière où se trouve un bac, éventuellement abreuvoir). Autre solution : forme courte du nom de personne germanique Bacquart.
Bacquart Patronyme porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Backaert, Bacquaert, Bacquard. C’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines “bag” (bagan = combattre) et “hard” (= dur).
Bacqueville Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bacqueville, nom de deux communes normandes (27, 76). Sensdu toponyme : le domaine (-ville) de *Basico (ou *Basica), nom de personne germanique, sans doute norrois.
Bacquias Le nom est surtout porté dans la Haute-Marne. On trouve en Bourgogne la forme voisine Bacquiat. Sens incertain. Apparemment on a affaire à un dérivé de “bac”, avec le sens de barque ou encore de cuve, baquet, mais c’est loin d’être une certitude.
Bacquié Porté dans le Tarn et les départements voisins (31, 82), le nom désigne un vacher. Variante : Bacquier (11, 31, 32). Forme gasconne : Bacqué (64).
Bacri Porté par des Juifs algériens, le nom désignerait un bouvier (arabe dialectal baqrî), mais d’autres interprétations sont possibles (voir Bakri). En composition : Cohen-Bacri (voir Cohen), nom attesté à Bougie au XVIe siècle.
Bacrot Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Bacro) ainsi que dans l’Est (70, 88). C’est une contraction de Bacquerot, qui peut être un diminutif de bac ou de baquet, mais aussi un diminutif du néerlandais Backer (= boulanger), comme paraissent l’indiquer les formes Backeroot, Bakeroot.
Baculard, Bacculard Nom rencontré dans le Vaucluse, le Var et les Bouches-du-Rhône. Semble désigner celui qui aimait bien baculer, terme grivois évoquant l’acte sexuel. Autre possibilité : celui à qui on a infligé la punition du bacus, qui consistait à frapper le derrière du condamné avec une pelle en bois.
Bacus Le nom est porté en Lorraine (88, 54), ainsi qu’en Belgique et dans le Pas-de-Calais. Même si l’on a parfois formulé des hypothèses diverses, il semble correspondre à l’allemand Backhaus et au néerlandais Bakhuijsen, noms de famille qui signifient ‘boulangerie’ (la maison du boulanger). Variantes : Backhus, Baccus, Bacchus.
Badache Egalement écrit Badach, ce nom originaire d’Afrique du Nord est porté aussi bien par des musulmans que par des juifs séfarades. Son sens est incertain. On propose parfois ‘l’homme aux lentilles’, mais il y a de fortes chances pour que la solution soit ailleurs.
Badaoui Porté en Afrique du Nord, le nom désigne un bédouin, un nomade (badawiyy = habitant du désert).
Badaut, Badaud, Badault Nom de personne d’origine germanique, sans doute *Baldwald (bald = audacieux + wald = qui gouverne).
Badeau Le nom est notamment porté dans la Loire-Atlantique et dans la Mayenne. C’est une variante de Badaud (voir Badaut pour le sens). Autre forme : Badeaud.
Badefort Nom porté en Corrèze (Chamboulive). Pourrait éventuellement désigner celui qui baille fort (occitan badar). A noter cependant qu’un hameau du Puy-de-Dôme s’appelle Badefort (commune de Trézioux).
Badel Porté dans le Forez, le nom peut se prêter à de nombreuses interprétations. M.T. Morlet y voit un dérivé du verbe badar (= béer), désignant celui qui a la bouche ouverte, autrement dit un niais. Voir Badell pour d’autres explications. Dernière hypothèse, au moins dans certains cas, un toponyme avec le sens de poste de guet (cf l’occitan bada = guet) ou le surnom d’un guetteur. Diminutifs : Badelon, Badellon.
Badell On pense en général à une déformation de Vedell (V>B et E>A), nom qui signifie veau (latin vitellus), sobriquet lié au physique ou à la mollesse du caractère. C’est possible dans certains cas, mais je suis presque sûr pour ma part que nous avons affaire à un nom de métier ou plutôt de fonction, le bedeau (attention, au Moyen Âge il ne s’agit pas de l’auxiliaire du prêtre, ce sens étant apparu très tardivement. On appelait bedeau un sergent de justice subalterne, puis le nom désignera un huissier de l’université). Le mot catalan est bidell, mais on le rencontre fréquemment écrit bedell et même vedell. L’équivalent castillan est bedel. Etymologie : du francique *bidal, mot appartenant à la famille de l’allemand Büttel (= sergent, archer).
Badenne Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales (Céret). Variantes et formes voisines : Badene, Badenes, Badenas. Il s’agit sans doute d’un toponyme à rapprocher du castillan “badén” et de l’aragonais “badina” désignant une mare, un étang, une dépression formée par les eaux pluviales. Une commune de l’Aragon s’appelle Bádenas (province de Teruel).
Bader Le nom est surtout porté en Alsace-Lorraine, où il désigne le tenancier d’un bain public, de thermes, d’une étuve (allemand Bad = bain, eaux). Variantes : Bäder, Baeder, Beder, Badmann. Il peut aussi s’agir d’un nom de personne arabe (badr), qui signifie pleine lune, et, par métaphore, beau jeune homme (dérivé : Badri).
Badet Assez fréquent en Saône-et-Loire, le nom a pu désigner un niais (l’un des sens attestés pour badin en moyen français). Dans les Landes (variantes : Badets, Badetz) c’est un toponyme, nom entre autres d’un hameau à Sabres.
Badeuil Le nom devrait désigner un guetteur ou un poste de guet (voir Baduel). A noter qu’un hameau s’appelle Badeuil à Availles-Limouzine (86). On trouve dans le Pas-de-Calais la forme Badeuille, qui semble avoir le même sens, tout comme le nom piémontais Badoglio.
Badie Variante d’Abadie (voir ce nom) formée par déglutination. Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales et le Béarn. Variante : Badia (Sud-Ouest et Catalogne).
Badier Nom très fréquent dans le Drôme, également porté dans l’Ouest (53, 35). Correspond au verbe d’ancien français bader, bayer, beer = être ouvert, ouvrir tout grand. Difficile de connaître le sens du patronyme : M.T. Morlet propose l’officier chargé d’ouvrir les portes, un appariteur. Autre possibilité : comme badin et badaud dans leur premier sens, celui qui reste bouche bée, sobriquet donné à un personnage un peu niais. A noter enfin que dans l’Ouest le badier est une variété de merisier et qu’il existe des hameaux portant ce nom à Jugon-les-Lacs et à Sévignac (22), ainsi qu’à Étrelles (35).
Badin Le nom est porté en France dans l’Isère et la Savoie. Plutôt qu’à un surnom pour un personnage aimant badiner (sens trop tardif) ou pour un nigaud, on pensera à un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bado (racine bad = combat). On rencontre aussi le patronyme en Italie (Frioul, Vénétie, Lombardie, le nom s’écrivant Badìn), où il est plus courant sous la forme Badini. Diverses interprétations peuvent aussi être données pour le nom italien : par exemple un diminutif de abbate (= abbé), ou encore une forme régionale de Bernardini (diminutif de Bernard).
Badinier Porté notamment dans le Loiret, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un plaisantin (issu de l’ancien français bade = plaisanterie, plutôt que du verbe badiner, trop tardif). A noter aussi un éventuel rapprochement avec l’ancien français badin (= sot, niais).
Badiou Le nom est assez fréquent dans la Haute-Loire et les départements voisins. Variante : Badion. Il faut apparemment le rapprocher de l’occitan badiu (= qui reste bouche bée, nigaud). A noter les hameaux de Badiou à Rosières, et des Badioux à Laussonne (locus de Badinis, 1448), qui semblent formés sur le nom de famille.
Badoil Porté notamment dans le Rhône et la Saône-et-Loire, le nom désigne un guetteur ou un poste de guet (voir Baduel).
Badol Le nom est porté dans la Loire, où l’on trouve aussi les formes Badole, Badolle. Il semble s’agir d’un toponyme, comme l’indiquent les hameaux de Badol à Saint-Sauveur-en-Rue (42), de la Badolle à Cremeaux (42) et de Badolle à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire (42). Sens probable : poste de guet (cf l’occitan bada = guet).
Bador Nom porté dans la région lyonnaise (69, 42). On le rencontre à Larajasse (69) comme variante de Badol (voir ce nom), mais le nom se rencontre aussi en Corrèze sous la forme Badour (voir ce nom). On pensera à un poste de guet ou à un guetteur. A noter cependant l’occitan badorra (= nigaud).
Badot Porté en Franche-Comté et en Bourgogne, le nom semble devoir être rattaché à l’ancien français baer (= rester bouche bée, occitan badar). Ce serait donc un surnom pour celui qui baye aux corneilles, un niais. Autre solution : diminutif du nom de personne germanique Bado (racine bad = combat).
Badouard Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, le nom se retrouve dans celui du hameau de la Porte Badouard à Plénée-Jugon (22). Sa signification est incertaine : peut-être un nom de personne d’origine germanique formé à partir de la racine bad ( = combat), peut-être une variante de mots tels que beduau, beduel, qui désignent le blaireau dans l’Ouest. On rencontre d’ailleurs aussi le nom de famille Bedouard.
Badour Surtout porté en Corrèze, désigne celui qui est originaire de Badour, hameau de la commune de Saint-Exupéry-les-Roches (19). Badour est aussi un nom de personne arabe avec le même sens que Bader (badr = pleine lune).
Badoux Porté dans l’Ain et la Saône-et-Loire, c’est un nom de personne d’origine germanique, Badwulf (bad = combat + wulf = loup).
Badoz Nom porté en Franche-Comté, notamment dans le Jura. Sens incertain. Voir Badot, qui semble en être une variante.
Badré Surtout porté dans les Ardennes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Badrad (bad = combat + rad = conseil).
Badruna Nom porté dans les Pyrénées-Orientales, où l’on trouve les variantes Badroune, Badrone. Il correspond sans doute au catalan Vedruna, ou encore à l’occitan Vedrune, Vedrunes (nom de famille porté dans le Lot). Il s’agit d’un toponyme évoquant un entassement de pierres servant à marquer une limite. A noter le hameau de Védrunes à Gréalou (46).
Baduel Nom rencontré dans le Cantal et l’Aveyron. Le verbe occitan badar signifie ouvrir grand, et on pense forcément à quelqu’un ouvrant grand son oeil, sans doute un guetteur. Mais faut-il se fier aux apparences ?
Badufle Nom porté dans l’Eure-et-Loir, où il est attesté depuis le XVIe siècle au Gault-Saint-Denis. C’est une variante par métathèse de Badulfe, nom de personne d’origine germanique (Badulfus dans le cartulaire de N.-D. de Josaphat à Chartres). Le même nom est à l’origine du fief de Badonville à Broué (Badulfivilla dans le même cartulaire). Voir Badoux pour le sens des racines.
Baë Nom porté notamment dans la Marne. Aucune idée pour l’instant. Le mot bae désigne une baie, mais dans le Finistère, ce qui n’a visiblement aucun rapport.
Baechtold, Bechtold Variante alsacienne du nom allemand Berchtold, Berthold (berht = brillant + wald < waldan = gouverner). On trouve aussi la forme Bachtold.
Baelde Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante au génitif : Baelden), correspond au nom de personne d’origine germanique Baldo (racien bald = audacieux).
Baermann Patronyme alsacien dérivé de Baer, surnom ou nom de personne formé sur la racine germanique ber (= ours, allemand moderne Bär). On rencontre également le nom de famille Baer dans la Moselle. Variantes : Berman, Bermann. Le patronyme est assez souvent porté par des juifs askhénazes.
Baert Fréquent dans le département du Nord (variante au génitif : Baerts), c’est un hypocoristique néerlandais (flamand) du prénom Barthélémy.
Baesens Equivalent flamand du français Bazin (voir ce nom), tout comme Baes et Baesen.
Baez Variante de Paez (voir ce nom).
Baffard Le nom est porté en Normandie et en Vendée. On peut le rapprocher du patronyme savoyard Baffert (73, 38). Sens incertain. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose une racine baf-, qu’on retrouve dans l’ancien français “befe” (= moquerie, tromperie). Ce serait alors le surnom d’un personnage moqueur ou trompeur.
Baffie Désigne celui qui est originaire de (la) Baffie, nom d’une commune du Puy-de-Dôme et de hameaux à Fayet-Ronaye (63) et Saint-Vincent-de-Durfort (07). C’est dans la Lozère que le nom est le plus répandu. On trouve dans ce département un lieu-dit le Moulin de Baffié à Saint-Alban-sur-Limagnole.
Bafoil Porté notamment dans le Cantal, paraît correspondre à Batifoil, nom d’un hameau à Marcenat (15). Le toponyme, fréquent dans le Massif Central, désigne un sorte de moulin (sans doute un moulin où l’on battait les métaux en feuilles).
Bafour Egalement écrit Baffour, le nom est notamment porté dans la Sarthe, la Mayenne et le Maine-et-Loire (variantes : Bafourd, Baffourd, et peut-être aussi Bafou, Baffou). On en trouve aussi quelques mentions dans la région lyonnaise. Selon M.T. Morlet, le mot “four” est ici une variante de l’ancien français “fuerre” (= paille, chaume). Le nom désignerait donc celui qui bat la paille, ou le lieu où on effectue cette opération, le chaume étant ensuite utilisé pour couvrir les maisons. On trouve d’ailleurs la forme Balfour dans l’Ille-et-Vilaine, et le dérivé Balfourier dans le Loiret. A noter cependant le hameau de Baffour à La Chaise-Dieu (43), dont la graphie Basfourn en 1446 nous renvoie plutôt vers un four.
Bagage Curieux nom surtout porté à la Réunion. S’agirait-il du surnom d’un voyageur ? Difficile de savoir. Le nom était autrefois porté dans la Meuse, on le rencontre aussi en Belgique. A noter que dans certaines régions de Wallonie le mot ‘bagage’ a été utilisé pour désigner un homme léger.
Bagard Nom de personne d’origine germanique, Baghard (baga = dispute, combat + hard = dur), essentiellement porté en Lorraine (54, 88, 70).
Baget Le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. On trouve la variante Bajet dans le Gers. Il désigne celui qui est originaire de Baget, nom de divers hameaux du Sud-Ouest. Pour les Hautes-Pyrénées, il en existe un à Uglas, ainsi qu’un lieu-dit à Luby-Betmont. Le toponyme devrait être formé sur une racine prélatine *baja, avec le sens de marécage. À noter secondairement le basque “bago” (=hêtre). Lorsque les noms Baget et Bajet sont originaires d’autres régions, il pourrait s’agir de diminutifs du nom de personne germanique Bago (racine “bagan” = lutter).
Baggio Surtout porté en Vénétie, semble être une variante de Biaggio (= Blaise). La forme plurielle Baggi, fréquente dans la région milanaise, désigne plutôt celui qui est originaire de Baggio, faubourg de Milan, autrefois commune à part entière.
Bagilet Diminutif de Basile (voir ce nom), rencontré de l’Auvergne à la Dordogne.
Baglan Le nom est surtout porté dans la Sarthe et l’Indre-et-Loire. Variante : Bagland. Le sens est incertain. On y trouve apparemment le nom de personne germanique Bago (racine baga = dispute, combat). Il pourrait s’agir d’un toponyme, à rapprocher de la Baguelande, hameau aux Andelys (27).
Bagnasco Nom italien. C’est un toponyme fréquent dans l’Italie du Nord. Un commune du Piémont porte ce nom. Le patronyme désigne donc celui qui est originaire de Bagnasco.
Bagni Nom italien surtout porté en Toscane et en Emilie-Romagne. Il renvoie à une localité appelée Bagno ou Bagni (italien bagno = bain). On trouve la forme Bagno, plus rare, en Campanie et au sud des Pouilles.
Bagnoli Nom italien très répandu en Toscane, également présent en Émilie-Romagne et en Lombardie. Il correspond à un toponyme très fréquent (dix communes italiennes s’appellent Bagnolo ou Bagnoli), le plus souvent avec le sens d’étang (voir Banyuls), éventuellement avec celui d’établissement de bains.
Bagot Surtout porté dans l’Ouest (35, 61, 22), le nom pourrait être une variante de l’ancien français begaud (= celui qui bégaye, également sot, niais). Autre possibilité : dérivé du nom de personne d’origine germanique Bague (surtout porté dans la Haute-Saône), formé sur le verbe bagan (= combattre).
Bague Porté notamment dans la Haute-Saône, c’est un nom de personne d’origine germanique, Bago (racine baga = dispute, combat).
Baguenier Le nom est aujourd’hui bien rare. Il semble originaire de l’Ouest. Variante : Baguennier. Il semble qu’on ait affaire à un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bago (racine bagan = lutter). Le même nom est à l’origine des patronymes Baguenard (85), Bagueneau (18), Bagonneau, Bagonneaud (17).
Bagur Le nom désigne celui qui est originaire de Bagur, localité catalane de la province de Gerona. Etymologie incertaine : peut-être un nom d’homme celte, Becuro ou Bacurius.
Bahamonde Porté en Espagne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Badamund (bad = combat + mund = protection), latinisé en Badamundus (818). Dérivés marquant la filiation : Bahamondes, Bahamondez, Bahamontes.
Bahans Le nom est porté dans la Gironde, où il a toujours été rare (il est à l’origine de Château Bahans, second vin du célèbre Château Haut-Brion, le nom étant lié à une famille de viticulteurs du XIXe siècle). Variante : Bahan. Sens obscur. Il faut peut-être le rapprocher de Baa, nom de plusieurs hameaux dans les Landes, ou encore des noms de famille landais Bahain et Baheigne. Dans tous les cas, il est possible d’envisager un toponyme avec le sens de bassin, cuvette (sens attesté dans le glossaire de Pégorier pour “ba” et “bahine”).
Baheux Porté dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais, c’est une variante de Bailleux (voir ce nom).
Bahloul Nom arabe, vraisemblablement algérien, signifiant rieur (buhlûl).
Bahon Surtout porté dans le Morbihan, c’est un nom de sens incertain. Il pourrait s’agir d’un toponyme : un hameau s’appelle Bahon à La Nouaye (35), et le cartulaire de Redon signale un domaine nommé Bachon près de Pleucadeuc. Autrement, on peut penser à un dérivé du breton “bac’h” avec deux sens possibles : soit limité, timide (cf. le mot “bac’honi” = timidité), soit croc, crochet.
Bahougne Le nom est porté dans la Gironde, où il s’est parfois écrit Bahoigne. On trouve la forme Baheigne dans les Landes. Formes similaires, également dans les Landes : Baffogne, Baffoigne (où le f n’est pas devenu un h). Ces derniers noms, avec des graphies variables, se rencontrent à diverses reprises dans des textes médiévaux, toujours précédés de la préposition “de”, ce qui montre qu’on a affaire à un toponyme. Reste à savoir où celui-ci se trouve, et ce qu’il signifie. Pour la localisation, on a le choix entre deux hameaux à Saint-Michel-Escalus et à Léon (Baffougne, Baffogne), sans oublier les hameaux ou fermes de Bahougne, à Saint-Barthélémy et à Saint-Cricq-Chalosse (40). Aucune certitude sur le sens. Il est cependant tentant de faire le rapprochement avec le terme napolitain “bafogna”, qui désigne une tempête.
Bahr, Bähr Porté en Alsace, c’est un surnom lié à l’allemand ”Bär” (= ours). Autres formes : Bahre, Bahrel, Bahrmann. Voir aussi Behr.
Bahri Nom arabe très courant (baHriyy), dérivé de Bahr (baHr), qui signifie ‘la mer’. Autre possibilité : dérivé de Bahir, Baher (bâhir), nom de personne avec le sens de ‘brillant, resplendissant’.
Bahu Le nom semble désigner par métonymie un fabricant de bahuts, sachant qu’au Moyen Âge le terme désignait un grand coffre bombé utilisé soit en voyage, soit pour conserver vêtements et objets précieux. Le nom de famille est porté dans l’Ille-et-Vilaine et en Picardie.
Bahurel Le nom est porté en Bretagne (44, 56). C’est peut-être un toponyme, nom d’un hameau à Redon (35), rattaché par M.T. Morlet à l’ancien français bahur (= mur bahut).
Bahus Rare et porté dans les Landes, désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Outre la commune de Bahus-Soubiran (40), on pensera au hameau de Bahus à Montgaillard (40). Le toponyme devrait correspondre à l’occitan “balç” (précipice, rocher escarpé).
Baicry Très rare, parfois écrit Bécry, le nom était porté dans les Ardennes au XVIIIe siècle, puis dans la Marne au XIXe. Je n’en trouve aucune mention antérieure. On a vraisembablement affaire à un toponyme, peut-être la commune luxembourgeoise de Beckerich. À envisager éventuellement aussi une métathèse de Brécy, nom d’une commune des Ardennes (Brécy-Brières).
Baiges Egalement écrit Bages, ce nom catalan désigne celui qui est originaire de la région du Pla de Bages, ou encore de la commune de Bages en Roussillon, voire d’un autre lieu-dit. Le toponyme est en principe lié à la présence d’un étang, d’une zone marécageuse.
Baignard, Bagnard On considère généralement que ces noms désignent celui qui travaillait aux bains. C’est sans doute vrai, pourtant je me demande s’il ne pourrait pas s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, hélas non documenté, *Baginhard (bagin < bagan = combattre + hard = dur).
Bailey Correspond en anglais à la fonction de bailli (représentant du seigneur dans une ville ou un village).
Bailhe Porté dans le Tarn et la Haute-Garonne, c’est un équivalent occitan du nom catalan Batlle (voir ce nom), qui correspond au français “bailli”. Variante : Baille.
Baillard Le nom est porté un peu partout dans la moitié nord de la France, notamment en Normandie (76) et dans le Nord-Pas-de-Calais. Il est également présent en Martinique. On hésitera entre une variante de Bayard (voir ce nom) et un surnom donné à celui qui bâille. Variantes : Baillart, Bailliard, Bailliart (59, 62).
Baillargeau Un nom caractéristique du Poitou, dérivé de baillarge, qui désignait une variété d’orge très productive appelée aujourd’hui baillard. On trouve dans le même secteur les variantes Baillargeant, Baillargeault, Baillargeaux, Baillargeon, Baillarger. Le patronyme désigne soit le cultivateur de cette céréale, soit une terre qui en est plantée. On retrouve le nom comme toponyme dans le village de Saint-Georges-les-Baillargeaux (86).
Baillat Le nom est surtout porté dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, ainsi que dans l’Yonne (également autrefois dans la Marne). Dans l’Aude, c’est un toponyme, autre forme de l’occitan valat ou plutôt du catalan vallat (= fossé). En Bourgogne ou en Champagne, il devrait s’agir d’un diminutif de Bay (voir Bayard).
Baille Voir Batlle pour le sens. Le nom est porté en Provence (13, 83) et dans les Pyrénées-Orientales. La forme Bailles (46, 66) en est sans doute une variante.
Baillehache Nom typiquement normand, facilement décomposable en baille + hache, mais encore faut-il arriver à interpréter ce surnom. Le verbe bailler pouvait avoir en effet deux sens, tous deux attestés au XIIe siècle : soit donner, soit porter. On peut raisonnablement penser qu’il s’agit d’un guerrier qui porte une hache, mais on peut aussi envisager le surnom d’un bourreau, celui qui décapite à la hache les condamnés. L’emploi du nom hache en tant qu’outil est plus tardif (XIIIe siècle), alors que le patronyme est mentionné dès 1154 en Angleterre, ce qui laisse penser qu’il s’agit bien ici d’une arme. Variantes : Bailhache, Baillache, Baillehaiche, Bailliache, ainsi que Bellehache et surtout Belhache, qui est aujourd’hui la forme la plus courante (autres formes : Bellache, Bellaches).
Baillet Diminutif de Bay, Bai, sobriquet appliqué à celui qui a la barbe et les cheveux de la même couleur qu’un cheval bai (brun rouge). C’est en Picardie que le nom est le plus répandu, mais on le trouve aussi dans d’autres régions.
Baillette Nom porté en pays catalan. Matronyme diminutif vraisemblablement formé sur Batlle, avec francisation de la graphie (autre possibilité, diminutif de Baills).
Bailleux Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une variante de Bailleul (59, 76, 50), désignant celui qui est originaire de Bailleul, nom de dix communes et de nombreux hameaux en Normandie, en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais (également Bailleu dans l’Aisne). Origine du toponyme : sans doute le latin balliculum (= palissade). Variantes : Bailleu, Bailleul, Baillieul, Baillieux, Baillieud.
Baillobay Le nom est porté en Seine-Maritime. Je n’en sais hélas pas plus.
Baillon Rencontré dans le Centre et en Normandie, fréquent en Picardie, c’est un diminutif de Bay (voir Bayard).
Baillot Sans doute diminutif de Bay (voir Bayard), le nom est notamment porté dans l’Yonne, en Lorraine et dans la Vienne. Autre sens possible : toponyme dérivé de l’ancien français “baille” (= palissade, fortification).
Baillou Le nom est notamment porté dans l’Indre-et-Loire et la Charente-Maritime. Il peut s’agir d’un toponyme : une commune du Loir-et-Cher s’appelle Baillou. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose pour sa part un diminutif de Bay (voir Bayard). Formes voisines : Bailloud (38, 69), Bailloux (36, 16, 86).
Baills, Bails Equivalent de Valls (voir à ce nom). Rappelons qu’en catalan, la prononciation de la lettre V est quasiment identique à celle du B, ce qui a entraîné de nombreux changements dans la graphie des noms de famille.
Bailly Correspond à la fonction de bailli, l’équivalent français de Batlle (voir ce nom). C’est dans les départements du Cher et de la Haute-Saône que le nom est le plus répandu.
Baioa Nom portugais de sens incertain. Il pourrait désigner celui qui est originaire de la ville galicienne de Baiona (province de Ponteverda).
Bairi Désigne en arabe celui qui appartient au clan, à la famille de Bahir (bâhir), nom de personne signifiant ‘brillant, resplendissant’.
Baise C’est dans l’Ain et le Jura que le nom semble avoir été le plus répandu, ainsi que dans les Vosges. On le rencontre aussi en Belgique et dans le Nord. Dans la plupart des cas, il semble que ce soit un toponyme désignant une source, une rivière, également écrit Baize (85, 14) ou Bèze (18, 47, 59). A noter dans l’Ain le hameau de la Baize à Saint-Benoît.
Baisieux Désigne celui qui est originaire de la commune de Baisieux (59). Variante : Bésieux. Le sens du toponyme demeure obscur.
Baissac Surtout porté dans le Gard, désigne celui qui est originaire de Baissac, hameau à Craponne-sur-Arzon (43), également lieu-dit à Gap (05) et aux Rives (34). On pensera aussi à la commune de Vaïssac (82).
Baivier Porté en Belgique, dans le Nord et dans l’Aisne, désigne celui qui est originaire de Bavière. Variantes : Baiwir, Bavier.
Baixas, Baissas Originaire de la commune de Baixas. Aucune erreur possible, la majorité de ces noms sont situés dans un secteur rayonnant autour de Baixas.
Bajac Nom de famille surtout porté dans les Hautes-Pyrénées, en particulier à Ibos au moins depuis le début du XVIIe siècle. Il est dans cette commune à l’origine de divers noms composés : Bajac-Leyautou, Bajac-Maillet, Bajac-Peyot, Bajac-Vergès-Darré. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bajac, mais il n’en existe apparemment aucune dans cette région. En fait, il pourrait s’agir de Loubajac, commune proche d’Ibos, dans laquelle Lou- a pu être compris comme un article. À noter aussi, dans le même département, la commune de Castelbajac. Ces deux toponymes sont formés sur des noms de personnes latins, respectivement Lupidius et Baius.
Bajada Ecrit aussi Bayada, le nom est le plus souvent d’origine maltaise. On y trouve l’idée de blanchir, de badigeonner (arabe bayyaDa), et il pourrait s’agir d’un toponyme (nom de diverses localités, notamment au Liban), peut-être avec le sens de village aux maisons blanches, enduites d’un badigeon.
Bajardo Nom italien qui vient de Ligurie, où il est plus fréquemment écrit Baiardo. Il devrait désigner celui qui est originaire du village de Baiardo (ou Bajardo), dans la province d’Imperia.
Bajart Sans doute une variante de Bayard (voir ce nom) rencontrée notamment dans le Nord et le Cher. Autre forme : Bajard (69, 71, 59).
Bajeux Surtout porté dans le département du Nord (variante ancienne : Bajeu), c’est un nom de sens incertain. Peut-être celui qui est originaire de Bajus, dans le Pas-de-Calais (Bajeu sur la carte de Cassini), mais on pensera aussi aux nombreuses localités appelées Bailleul, sachant que le L final ne se prononçait généralement pas. Les noms de famille Bailleu, Bailleux, Baillieu, Baillieux sont d’ailleurs fréquents dans le Nord.
Bajolet Nom surtout porté dans l’Est (54, 51). On le considère comme un diminutif de Bay (voir Bayard). Variante : Bajollet (région lyonnaise).
Bajou Le nom est surtout porté dans le Loiret (variante : Bajout). Sens incertain. M.-T. Morlet y voit un diminutif de Bay (voir Bayard).
Bajul Le nom est présent en Bretagne, notamment dans les Côtes-d’Armor, depuis le XVIIe siècle. On en trouve quelques mentions dans la Drôme au XVIe siècle. Il semble correspondre à la fonction de bailli (latin “bajulus”, qui a d’abord désigné un portefaix). À noter les noms voisins Bajulaz (74) et Bajule.
Bakaher Porté dans le Pas-de-Calais et la Seine-et-Marne, c’est un nom que seules des recherches généalogiques pourront expliquer. Vu la localisation géographique, on peut envisager une déformation du nom de personne d’origine germanique Backaert, Bacquaert (Belgique, Nord-Pas-de-Calais), ou encore de Backer (= boulanger). Mais la solution est peut-être totalement différente.
Baker Nom de famille anglais qui correspond au métier de boulanger. Variantes : Baiker, Backer. A noter que Baker est aussi un nom arabe (voir Bakir).
Bakir Nom de personne arabe qui peut être interprété de diverses façons, tout dépend de la prononciation. On peut penser à la racine b.k.r, qui contient l’idée d’antériorité, de précocité (bâkir, bakkâr = matinal, précoce). Mais il y a aussi bâqir, nom d’un célèbre imam, qui signifierait ‘celui qui a un savoir étendu’. A noter enfin bakr (= chamelle, que l’on retrouve dans le nom d’abû bakr, beau-père de Mohammed) et la racine b.q.r (= boeuf). Autres formes et dérivés : Baker, Bakiri, Bakri (également Bacri chez les juifs d’Afrique du Nord), Bakar, Bakari.
Bakmezdjian Visiblement turco-arménien (suffixe -djian), c’est un nom obscur. La forme d’origine pourrait être Bekmezdjian, dérivé filiatif du turc Bekmezci, lui-même formé sur Bekmez, deux noms de famille turcs dont le sens m’est inconnu.
Bakrim C’est une contraction soit de ‘abû karîm (= le père de Karim), soit de `abd ‘al-karîm (voir Abdelkrim).
Bal Nom de personne d’origine germanique, Ballo (balo = tourment, méchanceté), porté surtout dans le Nord-Pas-de-Calais. Le rapprochement avec le bal (surnom d’un danseur) est très peu probable.
Balabaud Le nom est porté dans la Haute-Vienne. Variante : Balabeau (24). Sens incertain. Peut-être un toponyme évoquant le salsifis des prés (sens attesté en Franche-Comté pour le mot “balabeau”).
Balac Surtout porté dans la Loire-Atlantique, ce devrait être un toponyme. Il existe un lieu-dit Balac à Renac (35).
Balade Variante de Valade (voir ce nom), le nom est porté en Aquitaine (64, 33). Autres formes : Balada (66), Balades (33).
Baladier Variante de Valadier (voir ce nom), le nom est surtout porté dans le Cantal. Variante : Baladié (82).
Baladre Rare, le nom est porté dans le Lot. Sans doute un toponyme lié à une plante. Le baladre (ou valadre), en catalan et en occitan, désigne en effet diverses plantes : le vérâtre et plusieurs sortes d’ellébores, mais aussi le laurier-rose et parfois encore d’autres espèces. Un hameau ou lieu-dit de la Corrèze s’appelle Baladre (commune de Noailhac).
Balage, Ballage Nom rencontré dans la Haute-Vienne. C’est une variante de baillage, territoire placé sous l’autorité d’un bailli. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit le Ballage.
Balagny Désigne celui qui est originaire de Balagny-sur-Thérain, commune du département de l’Oise. Variante : Ballagny. Signification : le domaine de Ballon, nom de personne germanique, suivi du suffixe -acum (qui devient -y dans la partie nord de la France).
Balahy Nom très rare, qui semble originaire du Forez et devrait être une variante de Balay, rencontré dans la même région (voir ce nom). Avec le même sens : Balaguy.
Balancier Le nom est très rare. Les plus anciennes mentions connues le situent dans l’Aube. Il désigne sans doute un peseur, ou encore un fabricant de balances.
Baland Nom rencontré en Belgique (Hainaut), ainsi qu’en Lorraine (54) et dans d’autres régions. C’est le participe présent du verbe d’ancien français baler (= danser), et le patronyme désigne donc sans doute un danseur, un baladin.
Balande Assez rare, le nom est porté dans l’Ouest (17, 44), on le trouve également plus au sud sous la forme Balanda (40, 11, 66). Sens obscur (sans doute un toponyme).
Balanger Variante de Bélanger, Béranger (voir ce nom), le patronyme a été surtout porté dans la Nièvre et la Vendée. Il est plus fréquent sous la forme Ballanger (17, 85).
Balart Nom de personne d’origine germanique, Balhard (bal = tourment + hard = dur). On le rencontre dans la Somme et dans le Sud (66, 31). Variantes : Balard (12, 81), Ballard (35), Ballart (62).
Balasch Ecrit également Balasc, c’est l’équivalent catalan de l’espagnol Velasco (voir ce nom).
Balasque Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques, variante du nom de personne basque Belasco (formé sur bela = corbeau), qui est à l’origine de l’espagnol Velasco (et bien sûr Velasquez). Variante catalane ou occitane : Balasc.
Balavoine Surnom probable pour celui qui battait l’avoine, le nom est surtout porté dans la Somme, le Pas-de-Calais et la Mayenne. Variante : Ballavoisne (14).
Balay C’est dans l’Ardèche et la Loire que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’un toponyme assez fréquent dans cette région. Pour l’Ardèche, on notera des hameaux à Bozas, Saint-Félicien et Saint-Jean-Roure. Pour la Loire, d’autres hameaux à Saint-Romain-en-Jarez, Saint-Genest-Malifaux (le Creux du Balay) et Bourg-Argental (Dame Balay). Signification : lieu où pousse le genêt.
Balayé, Balayer Nom porté dans l’Aude et le Tarn ainsi que dans la région Rhône-Alpes. C’est un toponyme désignant un lieu où pousse le genêt-balai (occitan balag). Parmi de nombreux hameaux, on peut citer celui du Balayer à Têche (38).
Balayn Le nom est porté dan la Drôme et les départements voisins (07, 84). Vu la proximité géographique, il faut sans doute le rapprocher de Balay (voir ce nom), mais ce n’est pas une certitude.
Balbure Nom rare, surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. On pense qu’il a désigné celui qui battait le beurre, tout comme les formes voisines Balbeur, Balbeurre, Babeur et Balbourg (Belgique).
Balch Ou Balc’h. Nom breton signifiant “altier, fier, orgueilleux, fanfaron” (“balc’h”), plus courant sous les formes Le Balch, Le Balc’h (variante rare : Le Balh).
Balconi Nom italien porté presque exclusivement en Lombardie, dans la région de Milan. On trouve aussi la forme Balcon dans le nord de la Vénétie. Apparemment, il désigne une caractéristique de la maison (maison avec un balcon). Le mot “balcone”, mentionné au début du XIVe siècle avait alors le sens de “saillie sur la façade d’un bâtiment”. Il vient du longobard *balko (= poutre).
Baldacci Patronyme porté en Corse ainsi qu’en Toscane. C’est un dérivé de Baldo, Baldi, nom de personne d’origine germanique (bald = audacieux) ou hypocoristique de noms terminés par -baldo (Sinibaldo, Garibaldo par exemple).
Baldassari Forme italienne de Balthazar (voir Baltazar). On remarquera que ce nom de baptême, assez rare en France, a été couramment donné en Espagne et en Italie. Variantes : Baldassare, Baldassarre, Baldassarri, Baldissera. Dérivé : Baldasseroni (Toscane, Lazio).
Baldauf Porté en Alsace et dans la Moselle (variante : Baldauff), c’est un nom de personne d’origine germanique, Baldwulf (bald = audacieux + wulf = loup).
Baldensperger Porté dans le Haut-Rhin, le nom s’écrit aussi Baldensberger. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Baldensberg, reste à savoir où elle se trouve. La forme la plus proche est Baldenberg, nom d’une commune en Rhénanie du Nord-Westphalie.
Baldenweck Porté en Alsace, le nom s’écrit plus rarement Baldenweg, Baldeweg, Baldeweck. On le considère comme un surnom pour un homme infatigable (moyen-haut-allemand “bald” = vite, rapide + “enwëc”, adverbe exprimant l’idée d’intensité, de rapidité, de mouvement).
Balderas Porté en Espagne, devrait être une variante de Valderas, nom de famille désignant celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Deux communes se nomment Valderas, l’une dans la province de León, l’autre dans celle de Murcie.
Baldet Porté notamment dans l’Aveyron et la Lozère, c’est un diminutif de l’occitan baud (= joyeux) ou plutôt du nom de personne d’origine germanique Bald, Baud (bald = audacieux). Variante : Baudet.
Baldini Nom italien, diminutif de Baldi. Baldi correspond à Baldo, nom de personne d’origine germanique qui signifie audacieux. A noter que Baldo est souvent un hypocoristique d’autres noms d’origine germanique (Garibaldo, Sinibaldo, Tebaldo).
Baldit Nom surtout porté dans l’Aveyron. Désigne celui qui est originaire du hameau du Baldit à Florentin-la-Capelle, ou encore de Baldit à Lacalm, dans le même département, où l’on trouve aussi un lieu-dit la Plaine des Baldits à Saint-Jean-du-Bruel. Je ne connais pas avec certitude le sens du toponyme. Faut-il le rapprocher de l’anthroponyme Bald, Baud (= audacieux, racine germanique) ? Sans doute, puisque l’adjectif ‘baud’ existe en occitan avec le même sens. Variante : Baldyt.
Baldovini Patronyme italien, forme plurielle de Baldovino, qui est un nom de personne d’origine germanique, Baldwin (bald = audacieux + win = ami). C’est l’équivalent du français Baudouin.
Baldran Porté dans la Lozère et le Cantal, le nom s’est aussi écrit Baldram. C’est sans doute une variante de Beltram, Beltran, formes occitanes du prénom Bertrand.
Baldy Diminutif de Baud, Bald, nom de personne d’origine germanique (bald = audacieux), porté notamment dans le Lot.
Balech Surtout porté dans le Gers (variante : Baleich), le nom se rencontre aussi sous la forme Baleix dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est un toponyme, nom d’une commune des Pyrénées-Atlantiques (Baleix) et sans doute de divers hameaux. Signalé sous la forme Bales au XIe siècle, le toponyme est de sens incertain. Peut-être une racine pré-indo-européenne *bal (= hauteur, plateau élevé). On pensera aussi au genêt (cf. le catalan bàlec).
Balembits Originaire de Balembits, hameau de la commune de Geloux, ou encore de Balembitz à Lesperon, les deux localités se trouvant dans le département des Landes.
Balency Nom porté en Béarn. Variantes : Balencie, Valencia, Valencie. Désigne très rarement celui qui est originaire d’une localité appelée Valence. C’était en effet au moyen âge un nom de baptême assez fréquent dans cette région (formé sur Valentius, dérivé de valens = vaillant). A noter le patronyme composé Balency-Bearn (voir aussi Bearn).
Balent Equivalent de Valent, surnom qui désigne un personnage vaillant (latin valente).
Baleriaux, Balériaux Nom rare rencontré à la fois en Belgique et dans la Saône-et-Loire, département où on trouve plus souvent les formes Balleriaud, Balleriaux et Balleuriod. Il devrait s’agir d’un diminutif de l’ancien français “baleor” (puis “baleur”), qui désigne un danseur.
Balès Surtout porté dans l’Aude, devrait désigner celui qui est originaire du Valès, nom d’un château et d’un hameau à Montmaur (11). Valès est aussi le nom d’un hameau dans le Tarn (commune de Castelnau-de-Brassac).
Balesdens Le nom est surtout porté dans la Somme, où on trouve aussi la graphie Balesdent. Autres formes : Baledans, Baledens, Baledent (même région), ainsi que Balledan, Balledant (18). Il devrait s’agir d’une variante de Belledent (voir ce nom).
Balestra Nom d’origine italienne. Désigne un arbalétrier (italien balestra = arbalète). Variantes : Balestro, Balestri. Dérivés : Balestracci, Balestrazzi, Balestreri, Balestriere, Balestrieri, Balestriero, Balestrini, Balestrino.
Baleton Rare, le nom est notamment porté dans le Lot-et-Garonne. Variante : Balleton. C’est l’équivalent de Valleton (87), Valeton (24), toponyme avec le sens de petite vallée (diminutif de Valette). Le sens de “jeune valet”, attesté en ancien français, semble improbable dans cette région.
Balfroid Porté en Belgique, ce serait un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines balo (= méchanceté) et frid (= paix). Il est cependant tentant d’en faire une variante de Belfroid (voir Bellefroid).
Balibrea Nom porté en Espagne surtout dans la province de Murcia. Je n’en connais pas la signification.
Baligean Le nom est aujourd’hui très rare, et son origine géographique incertaine (peut-être le Cher ou l’Allier). C’est une variante de Baligand, Balligand (71, 72, 59, 69), un nom de personne rencontré dans la Chanson de Roland où il désigne l’émir de Babylone, tué par Charlemagne lors d’un combat. Par la suite, on l’a employé avec le sens de brigand, vaurien. Autres formes : Baligan (27), Baligant (59), Baligaud (72), Beligand (26, 03, 07), Belligand (10, 03).
Baline Plus souvent écrit Beilin, Bailin, c’est un nom juif askhénaze de l’Est, correspondant au nom de personne féminin yiddish Beyle, lui-même issu de l’italien “bella” (= belle), ou encore du tchèque “bel” (= blanc). La finale -in marque la filiation.
Balissat Le nom est rare et paraît venir de Suisse (canton de Vaud). Aucune idée précise. A noter éventuellement le savoyard Bellossat, qui semble à rattacher à bélosse, bélossier (= prunelle, prunellier).
Balitrand Nom porté dans le Sud-Ouest (46, 81, 82). Variante : Balitran (47, 17, 12). On pense en général à un arbalétrier, mais il est possible que ce soit une déformation de Beltran, Baltran (= Bertrand). A noter aussi le hameau de Balitran à Lisle-sur-Tarn, et celui des Balitrans à Gaillac, tous deux dans le Tarn.
Ball Fréquent en Grande-Bretagne, le nom n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire : certes, il est tentant d’y voir un sobriquet donné à un homme petit et rond comme une balle (éventuellement aussi à un chauve), mais d’autres sens sont possibles. On pensera en particulier à un ancien nom de personne scandinave, Balle, de sens incertain (sans doute le germanique Ballo, racine balo = tourment).
Balladur Nom d’une famille de chrétiens du Nakhitchevan réfugiés en Turquie au XVIIIe siècle. Aucune idée quant à la signification du patronyme.
Ballain Rare, le nom s’écrit aussi Balain. Ce dernier nom, un peu plus fréquent, apparaît dans l’Ouest (85, 44, 49) et dans l’Ardèche, on le rencontrait autrefois dans la Haute-Marne. Il peut s’agir d’une variante de Balin (80, 86), Ballin (80, 60), nom de personne d’origine germanique (racine “bal” = tourment, méchanceté d’après M.-T. Morlet). Mais on pensera surtout à l’ancien français “balain”, avec le sens de genêt-balai. C’est sans doute le cas dans l’Ardèche, où Balain est une variante de Balayn, nom de hameau à Saint-Felicien (07).
Balland Ce nom désignait en ancien français un danseur, un balladin. Il est surtout porté en Lorraine et dans l’Ain. On rencontre la variante Baland dans le même secteur géographique.
Ballandraux Nom porté dans la région lyonnaise, où l’on rencontre les formes voisines Ballandras, Ballandraud, Ballandraux, Ballandreau (également Ballandrin dans l’Ain). Toutes ces formes se rencontrent également avec un seul l : Balandras, Balandrau, Balandraud, Balandraux, Balandreau, Balandreaud. Difficile de se prononcer avec certitude : a priori il s’agit d’un dérivé du verbe occitan balandrar (= balancer, se dandiner), surnom qui a pu être donné à un grand dadais (sens attesté pour le mot balandran). Mais il faut aussi envisager un autre terme occitan, balandran, qui désigne un manteau d’étoffe grossière, et donc par métonymie le porteur ou le fabricant d’un tel manteau.
Ballarin Nom porté dans le Sud-Ouest (31, 32, 33). Variante rare : Ballarins. Sans doute le surnom d’un danseur, comme pour l’italien Ballarini.
Ballat Rare et porté dans le Sud-Ouest (33), le nom s’écrit aussi Balat (82, 66, 31). C’est l’équivalent de Valat, Vallat (voir Valat). On le rencontre aussi en Belgique, où ce doit être un dérivé de Bal, forme courte de noms de personnes tels que Baldwin (= Baudouin).
Ballay On rencontre ce nom dans les Côtes-d’Armor, ainsi que dans la Haute-Saône, le Doubs et la région lyonnaise. Variantes : Balay (07, 42), Balais (03, 58), Ballais (17, 25, 33), Balley (69, 70). On pense en général à un lieu où pousse le genêt-balai, donc un toponyme devenu nom de famille. En Bretagne, cependant, la définition est tout autre : il s’agit d’un nom de personne (origine incertaine) popularisé par saint Balay, qui aurait été le disciple de saint Gwennolé. On retrouve son nom dans la commune de Ploubalay (22). Variante bretonne : Balé. Diminutif : Baléo.
Balle C’est dans le Calvados que le nom est le plus répandu (écrit en général Ballé), mais on le trouve aussi dans plusieurs autres régions. On peut penser à un dérivé du verbe baller (= danser), mais il devrait s’agir dans la plupart des cas d’un nom de personne d’origine germanique, Ballo (racine balo = tourment, méchanceté). A noter aussi que Ballé est un hameau au Petit-Celland (50).
Ballester, Ballesteros Le premier nom est catalan, le second castillan. Tous deux désignent un arbalétrier (latin ballista = engin pour tirer des flèches et des pierres à l’aide d’une corde tendue).
Ballet, Balet Sans doute un diminutif de Bal (73, 59, 62), nom de personne d’origine germanique pour lequel on a deux explications : soit un diminutif de Baudouin (Baldwin), soit un anthroponyme Balo, que M.T. Morlet rattache à une racine balo = méchanceté. A l’appui de la première hypothèse, le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane cite en 1263 un nommé “Balduinus dictus Ballo”. Le nom Ballet est surtout porté en Auvergne (63). La variante Balet est fréquente en Picardie. On envisage parfois un rapport avec la danse, mais dans ce cas le suffixe -et est difficilement explicable.
Balleur Porté notamment dans l’Indre-et-Loire et la Somme, le nom désigne un danseur. Variantes : Balleux, Baleux (59, 62, 02).
Balleyguier Nom rare rencontré aussi sous la forme Baleyguier. Les plus anciennes mentions connues le situent dans le département de la Loire (Saint-Bonnet-le-Château en 1603, Luriecq en 1633). Sens incertain, mais on peut penser à un lieu où pousse le genêt-balai (occitan balag).
Ballinger Le nom est peu fréquent en France, mais il s’est très bien exporté en Angleterre et aux Etats-Unis. Il peut s’agir d’une des multiples variantes de Béranger (voir ce nom). Mais on le rencontre surtout en Alsace, et là il doit s’agir de celui qui est originaire d’une commune ou d’un lieu-dit nommé Balling, Ballingen. On trouve en Allemagne une commune s’appelant Belling, on rencontre Bellingen en Belgique et en Allemagne, et, toujours en Allemagne, Balingen entre Stuttgart et Friburg.
Ballini Diminutif italien formé sur le patronyme Balli. Ce dernier est en principe un surnom donné à un danseur.
Ballion Nom porté dans la Gironde et dans les Landes. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Ballion, nom d’un hameau de la Gironde (commune de Belin-Béliet), également ruisseau dans le même département (Villandraut). Dans les Landes, on trouve le hameau de Ballions à Sabres. Le sens du toponyme m’est inconnu.
Balloff Porté autrefois en Sarre, le nom se rencontre dans les Vosges sous la forme Ballof. Il s’agit certainement d’un nom de localité, peut-être Ballhof en Basse-Saxe.
Balloteaud Le nom est porté dans les Charentes. Variantes : Ballotaud, Balloteau, Balotaud, Baloteaud. On trouve dans la même région les formes Balothe, Balotte, Ballotte (également présentes en Limousin) et surtout Ballot (87). Le dictionnaire de M.T. Morlet voit dans tous ces noms des diminutifs du nom de personne d’origine germanique Bal (Ballo, racine balo = tourment, méchanceté). On peut cependant envisager que Ballot soit simplement une variante de bellot (voir ce nom). Ajoutons que la balotte était en ancien français et en occitan (balota) une petite balle, une petite boule (surnom possible pour un homme petit et rond).
Ballou Surtout porté dans la Haute-Vienne (variante : Ballout), pourrait être un nom de personne d’origine germanique, Balowulf (source : M.-T. Morlet), formé sur les racines “balo” (= méchanceté) et “wulf” (= loup). Il peut aussi s’agir, comme pour Ballot (même région), d’un diminutif de Bal (autre nom germanique).
Ballouey Le nom est porté dans le Doubs. Variantes : Balloué, Ballouhey. Je n’en connais pas le sens.
Ballu Nom porté dans l’Ouest (44, 79), rencontré aussi sous les formes Balu, Ballus (44). Ce sont peut-être des variantes de Bellu, qui désigne un personnage sauvage, farouche (ancien français belue = bête sauvage). A noter cependant l’existence de plusieurs toponymes le Ballu (surtout en Normandie), qui semblent correspondre à des lieux boisés. Le problème est le même avec Ballue (53, 76), de nombreux hameaux ou lieux-dits s’appelant “la Ballue”, “les Ballues” (peut-être un bois fréquenté par les bêtes sauvages). Dérivés : Balluais, Balluas (35), Balluet (44).
Ballufin Le nom est surtout porté dans l’Ain, tout comme ses variantes Balfin, Balloffy, Balufin et Baluffin. On trouve la forme similaire Ballefin dans l’Isère. Autre variante : Bellefin (69). Il faut le rattacher au terme régional “baluffa”, qui désigne une balle d’avoine, ainsi qu’une litière de paille. Le même mot peut avoir le sens péjoratif de “lourdaud”. Formes voisines : Ballofet, Balloffet, Balluffier, Ballufier, toutes rencontrées surtout dans l’Ain.
Ballut Nom porté dans l’Yonne ainsi que dans le Puy-de-Dôme, à rapprocher de Ballu (44, 79, 41), Balu (44), Balut (89). Il pourrait correspondre au verbe bluter (ancien français beluter = vanner, tamiser), comme le suggère le dictionnaire de M.T. Morlet. Reste à savoir avec quel sens exactement. Diminutifs : Ballutaud, Balluteau, Balluteaud, Balutaud, Baluteau, Baluteaud (16), Balutet (47).
Bally Surtout porté dans l’Isère, c’est une variante de Bailly (= bailli, officier représentant le seigneur dans la ville ou le village).
Balmain Nom porté en Savoie. Pourrait être un dérivé de balme (= grotte), et donc un toponyme. Mais on rencontre dans la même région le patronyme Belmain, qui est pour sa part une contraction de Bellemain (sobriquet fréquent, à rapprocher de Beaupied, Beaupoil, Beauventre par exemple). C’est peut-être la solution, car il n’y a apparemment aucun lieu-dit Balmain en Savoie (ni ailleurs). Dans la même optique, on peut envisager l’adjectif ‘beau’ précédant le nom de personne germanique Main.
Balme Nom surtout porté dans l’Isère et l’Ardèche. Voir Baume. Variante : Balmes (30, 81, 46).
Balmette Désigne celui qui habite un lieu-dit la Balmette (= la petite grotte). C’est dans le Lot que le nom est le plus répandu. Forme masculine : Balmet (38, 42, 30). Avec un autre suffixe : Balmelle (30, 81), forme italienne Balmelli (Lombardie, Suisse).
Baloche Porté en Normandie (61, 14), le nom s’écrit aussi Balloche. Il a dû désigner une balance (sens de l’ancien picard “balonche”, à rapprocher aussi de l’ancien français “balochier” = balancer), ce serait donc le surnom d’un peseur. A envisager secondairement une forme normande du mot “balosse” (= prune sauvage).
Balore Ou Balor. Nom porté dans le Sud-Ouest. Semble renvoyer à un toponyme, trouvé dans l’Aude sous la forme la Balore (Serviès-en-Val).
Balorin Nom surtout porté en Bourgogne. Variante : Ballorin. On trouve dans la même région la forme sans doute similaire Ballerin, qui a dû désigner un danseur (à rapprocher de l’italien Ballerini). M.T. Morlet préfère y voir le surnom d’un marchand ambulant (dérivé de balle = paquet).
Balossier Porté en Picardie ainsi que dans les Ardennes, c’est un toponyme évoquant le prunier sauvage ou le prunellier. Variante : Ballossier (Île-de-France).
Balson Nom surtout porté dans l’Aube (variante Balçon). Il semble s’agir d’un diminutif (suffixe -eçon) formé sur le nom de personne d’origine germanique Bal (voir Bal).
Balta Si le nom est hongrois ou turc, il a le sens de “hache”. S’il est catalan (Baltà), son sens est plus incertain, mais il pourrait s’agir d’une forme courte de Balthazar.
Baltard Assez rare et porté en Lorraine (variante : Balthard), c’est un nom de personne d’origine germanique, Baldhard (bald = audacieux + hard = dur).
Baltazar, Balthazar, Balthazard Nom de baptême, surtout porté en Espagne pour la forme Baltazar, qui correspond à l’un des trois rois mages. Le nom vient de l’assyrien, et signifie littéralement Que le dieu Bel protège le roi. On rencontre les Balthazar en Moselle et en Vendée (également en Martinique), et les Balthazard dans le Haut-Rhin (également 82, 972). Autres formes : Balthazart (51, 08), Balthasa (47), Balthasar (57), Balthasard (68), Balthassat (74), Baltazard (55), Baltazart (08).
Balters Forme génitive de Balter, nom de personne d’origine germanique (Baldhari : bald = audacieux + hari = armée).
Baltié Nom de personne d’origine germanique (pour le sens, voir Baudier) porté dans le Jura et la Saône-et-Loire, aujourd’hui devenu très rare.
Baltus Hypocoristique de Baltazar (voir ce nom) porté en Lorraine et en Picardie, également très présent aujourd’hui en Guadeloupe.
Baltzer Forme allemande de Baltazar (voir ce nom) rencontrée notamment en Alsace. Hypocoristique avec apocope : Baltz.
Baltzinger Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Baltzing ou Baltzingen. Il pourrait s’agir de Baltzingen, au Luxembourg (commune de Düdelingen).
Baluc Très rare, le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales (Saint-Paul-de-Fenouillet) ainsi que dans l’Aude et le Lot. Le nom commune “baluc” est attesté en occitan comme variante de “badaluc”, terme désignant un badaud, un nigaud.
Baluze Variante rare de Beluze (voir ce nom) portée dans le Limousin.
Balvay Porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (01, 69), le nom peut aussi s’écrire Balvet. Il désigne celui qui est originaire de Balvay, nom de deux hameaux de l’Ain, à Cras-sur-Reyssouze et à Leyssard. Autres possibilités : Le Balvet, hameau à Saint-Jacques-des-Arrêts (69), qui devrait expliquer le nom Balvet, et Balvey, hameau à Rumilly (74). Le sens du toponyme pourrait être identique à celui de noms tels que Beauvoir, Bellevue (lieu perché d’où on dispose d’une belle vue).
Balverde Variante du nom espagnol Valverde (voir ce nom).
Baly Nom qui peut avoir des origines géographiques différentes : dans l’Est (88), c’est variante graphique de Bailly (voir ce nom) attestée par plusieurs textes. Il en va apparemment de même dans le Nord. Dans la Creuse, il devrait s’agir plutôt d’une variante de Balin, nom de personne d’origine germanique (diminutif de Ballo, formé sur une racine obscure).
Balzac Désigne celui qui est originaire de Balzac. Outre la commune de Balzac (16), plusieurs localités portent ce nom, notamment dans le Périgord. On trouve aussi Balsac dans l’Aveyron. Sens du toponyme : nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum sur le nom de personne latin *Ballitius, dérivé de Ballius. En ce qui concerne Honoré de Balzac, sa généalogie connue situe ses ascendants à Canezac, hameau du Tarn (commune de Montirat) et à Gaffatou, également hameau de Montirat, ce qui rend plausible un rapprochement avec la commune de Balsac, d’autant que les plus anciens ascendants portaient le nom de Balssa. A noter cependant que, selon certains, les noms Balssa, Balsan, Balzan seraient des dérivés du latin balteus, désignant un cheval tacheté de blanc et de noir.
Balzar Contraction de Baltazar (voir ce nom) rencontrée surtout en Picardie. Variantes : Balzer, Balzert (Alsace-Lorraine), Balzard (72). Pour ce dernier nom, il semble que la forme d’origine soit dans certains cas Balzac (voir ce nom).
Balzon Vu la rareté du nom, il est bien difficile d’en situer l’origine géographique. A noter l’existence de deux lieux-dits dans le Doubs : le Gros Balzon aux Hôpitaux-Neufs et le Petit Balzon à Jougne. M.T. Morlet rattache le nom à un terme désignant un précipice, une falaise (latin balteum, d’origine prélatine). A noter la forme voisine Balson, rencontrée pour sa part dans l’Aube.
Bamberger Désigne celui qui est originaire de Bamberg, commune allemande de Bavière. Avec le même sens : Bamberg. Le nom a souvent été porté par des juifs askhénazes.
Bana Nom de famille porté en Moselle, où on le rencontre au moins depuis le XVIIe siècle. Pourrait être un dérivé de ban (circonscription seigneuriale), mais c’est loin d’être une certitude. La finale en -a semble wallonne.
Bancal Porté dans le Tarn et l’Aveyron, le nom se rencontre aussi dans l’Hérault, le Gard et en Provence. C’est un toponyme évoquant un gradin ou une terrasse sur un terrain en pente. A noter l’existence du lieu-dit Bancals, métairie à Viviers-lès-Lavaur (81).
Bancel Ce nom désigne un petit banc, et dans ce cas il s’agirait du surnom donné à celui qui fabrique des bancs, solution qu’il faut sans doute rejeter. En effet, en occitan, il peut aussi avoir le sens de bande de terre, terrasse cultivée, et il s’applique à celui qui exploite ce type de parcelle, ou plutôt qui habite un lieu-dit portant ce nom. On rencontre les Bancel surtout dans la Haute-Loire et l’Ardèche. Un hameau s’appelle le Bancel à Dunières, ainsi qu’une ferme à Chaudeyrolles. Diminutifs : Bancillon, Bancilhon, surtout portés en Lozère. A noter le village du Bancillon à Sant-Ilpize (43).
Bancharel Porté dans le Cantal, le nom s’écrit aussi Bancarel (12). Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Banc(h)arel, toponyme très répandu dans la Dordogne, la Corrèze, le Cantal et l’Aveyron (nom de plusieurs hameaux). Le sens du toponyme est incertain : si on considère que le radical est le mot “banc”, il a pu désigner un marché (“banc” = étal). Une hypothèse séduisante serait cependant d’en faire une variante nord-occitane de “bécherel”, terme ayant désigné un canal, puis un moulin. Un moulin de Bancharel est signalé à Saint-Pierre-de-Cole (24) en 1469.
Banchelin Porté en Lorraine, le nom se rencontre sous la forme Bancelin dans la Haute-Marne. A priori, ce serait un diminutif de “bancel, banchel” (= petit banc), sachant cependant que ni Bancel, ni Banchel n’ont été des noms portés dans cette région. À envisager peut-être plutôt une déformation du nom bourguignon Bachelin (= jeune homme).
Bancu Rencontré surtout en Belgique, ce nom est de sens incertain. Le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose une adaptation graphique de bank-hûs (= banque), ce qui supposerait que le nom soit de création tardive.
Bandelier Le nom est surtout porté dans le Territoire de Belfort, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle. Il pourrait correspondre au moyen français “bandolier” (= bandit de grands chemins, hors-la-loi). Autre possibilité : fabricant de bandeaux (ancien français “bandel”).
Bandet Patronyme porté en Savoie et en Dauphiné. C’est un diminutif du nom de personne germanique Bando (bant = lien, bannière), fréquent en Italie sous les formes Bando, Bandi. Bandet est d’ailleurs à rapprocher du diminutif italien Bandetto, Bandetti. Autres diminutifs : Bandin (23), Bandini (Italie).
Bandy de Nalèche Nom caractéristique de la Creuse. Bandy est une variante de Bandin, diminutif du nom de personne germanique Bando. Quant à Nalèche, c’est le nom d’un hameau (moulin et château) à Moutier-Rozeille (23). A noter que Bandy est aussi un hameau à Vallière (23).
Banéat Le nom est surtout porté dans le Finistère. Variante : Banéath (22). C’est une variante de Bénéat, forme bretonne du prénom Benoît.
Banes Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Variante : Bannes (15, 24). Il correspond à l’occitan “bana” (= corne), souvent utilisé en toponymie pour désigner un sommet escarpé. A noter le hameau de Bannes à Trémouilles (12).
Banet Variante de Benet avec transformation du é en a, fréquente en Roussillon. Voir à Benet.
Bangratz Forme alsacienne de l’allemand Pankratz, qui correspond au prénom français Pancrace (voir ce nom).
Banguillot Nom porté en Guadeloupe, qui semble correspondre aux Banguio, Banguiau de la Martinique. Aucune idée sur sa signification (déformation de Bonguillot = le bon Guillot ?).

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