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Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blonce
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Bouteculet Assez rare, le nom est porté en Bourgogne (21). C’est un diminutif de ’boutecul’. En ancien français, le mot boutecul aurait désigné celui qui bouscule tout ce qu’il rencontre devant lui, sens que l’on retrouverait aussi dans le verbe bouteculer. Cependant, les exemples fournis par Godefroy (Dictionnaire de l’ancienne langue française) ne sont guère significatifs, et un emploi grivois du terme n’est pas à écarter.
Bouteille Le nom est surtout porté dans le Tarn (variante Bouteilles) et dans la Loire. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne désigne pas un fabricant de bouteilles, sauf quelques exceptions toujours possibles, mais celui qui est originaire d’un lieu-dit Bouteille(s), toponyme très fréquent qui a le sens de “petit bois”.
Bouteiller, Bouteillier Surtout fréquent dans l’Ouest (35, 49, 76), c’est un nom de métier mentionné dès le XIIe siècle. Sans doute un fabricant de bouteilles, mais parfois aussi celui qui servait à boire chez les seigneurs (= échanson).
Bouteilloux Egalement écrit Boutheilloux, le nom est originaire du Limousin (87, 23). C’est un diminutif de Bouteille, toponyme ayant le sens de petit bois. Avec le même sens : Bouteillon (38).
Bouteloup Le nom est assez fréquent dans la Sarthe et les départements proches (50, 53, 35), on le rencontre aussi en Saône-et-Loire. Surnom probable d’un chasseur de loups, le nom peut aussi être un toponyme (lieu où l’on chasse le loup) : deux hameaux s’appellent Bouteloup, à Varenne-Saint-Germain (71), où existe aussi un bois de Bouteloup, et à Vouvray-sur-Loir (72). Variantes et formes voisines : Boutelou (76), Bouteloux (72), Bouthelou (27), Boutheloup (35, 45), Bouteleux, Boutleux (76, 80, 59), Boutlou (50), Boutloup (72, 77).
Boutemeur Originaire d’Afrique du Nord, le nom évoque les dattes (“tumûr”), précédé de “bû”, qui signifie soit le père, soit tout simplement l’homme. Sens possible : l’homme aux dattes, surnom d’un marchand de dattes.
Boutemy Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et l’Ille-et-Vilaine. Variantes : Bouttemy, Bouthemy, Boutmy (on trouve aussi les formes Bouthemin et Boutmin dans l’Ille-et-Vilaine). Sens obscur. Au XIXe siècle Lorédan Larchey (voir bibliographie) pensait à une contraction de Barthélémy. Pour leur part, Dauzat et Morlet y voyaient le verbe “bouter” suivi de l’adverbe “mi” (= au milieu), ce qui n’est pas clair du tout. La meilleures solution pourrait être un dérivé formé à partir du nom de personne germanique Bodo (racine bod = messager).
Boutet Le nom est fréquent dans l’Indre-et-Loire et les départements voisins (en particulier 79, 85, 86, 87). Il devrait s’agir d’un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bout (Boto, Bodo, racine “bod” = messager). Voir Botet pour d’autres possibilités.
Boutevillain Nom présent en Vendée et en Poitou-Charentes, où l’on trouve les variantes plus rares Boutevilain et Bouthevillain. On le rencontre aussi dans l’Est (10, 55). Il semble signifier mot à mot celui qui frappe le vilain, le terme vilain désignant au moyen âge un paysan. On peut cependant se demander s’il ne désigne pas tout simplement celui qui est originaire d’une localité appelée Bouteville, Boutteville, nom de deux communes (50, 17) et de nombreux hameaux. Autres variantes : Boutvillain (80), Boudevillain (02, 76), Boudvillain (45, 90).
Boutevin Le nom est porté depuis plusieurs siècles dans la Sarthe. Variantes : Bouttevin, Boudevin, Boudvin. Le verbe “bouter” peut avoir de nombreux sens. Celui de “verser”, attesté chez Rabelais, pourrait ici convenir. Ce serait alors le surnom d’un tavernier, celui qui verse le vin. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose pour sa part celui place le vin en cave.
Boutfol Porté notamment dans l’Eure-et-Loir, le nom s’écrit aussi Boutefol. C’est l’un des nombreux surnoms formés sur le verbe “bouter” (= frapper, renverser, pousser), ici mot à mot celui qui frappe le fou. Reste à en comprendre le sens précis.
Bouthelot Le nom est surtout porté dans le Loiret. Il faut sans doute y voir un diminutif de Boutel, toponyme (et nom de famille) avec le sens de “bosquet”.
Boutherin Porté notamment dans le Doubs, c’est un diminutif de Bouther, nom de personne d’origine germanique (Bothari : bod = messager + hari = armée) rencontré dans le même département. Le nom Bouther peut aussi s’écrire Bouthier (24). Variante : Bouterin (70). Autres diminutifs : Boutherand, Boutheron, Boutheyrand (43).
Bouthiba Nom de famille arabe assez rare. Le préfixe bou- signifie ‘père de’ (éventuellement ‘homme’). La forme thiba est assez incertaine. On peut penser à thayyib (racine th.y.b), qui signifie : femme seule (veuve ou divorcée), ou encore à thawb (racine th.w.b), pluriel thiyâb et ‘athwâb (= vêtement). Tout cela bien sûr à condition que le th corresponde vraiment à la graphie d’origine (une confusion est possible avec Boudhiba, formé sur dhi’b = le loup).
Bouthillier Variante de Bouteiller (voir ce nom) que l’on rencontre surtout vers la Picardie.
Boutibonnes Nom rare porté dans le Tarn (variante : Botibonne), également écrit autrefois Boutibonne (sans s final). Il semble qu’on ait affaire à un lieu-dit, mais impossible d’en trouver la moindre trace. Par contre, on trouve dans le Tarn un hameau ou une ferme appelé “la Boutié” à Labessière-Candeil, le toponyme étant également présent à Lautrec (Boutié bas et Boutié haut). D’autres hameaux s’appellent “le Bouti” dans l’Aveyron. À noter aussi, dans la Corrèze, à Puy-d’Arnac, un hameau nommé “la Marboutie”, signifiant exactement le contraire de Boutibonne. Quant au sens exact du mot “bouti(e)”, je ne le connais pas. Il faut peut-être le rapprocher de l’occitan “bota”, dont l’un des sens est celui de “mare”.
Boutier Nom de personne d’origine germanique, Bodhari (bod = messager + hari = armée), porté notamment dans l’Ouest (22, 53, 79). Variantes : Bouttier (53, 72), Bouthier (24, 33).
Boutigny Porté en Normandie (27, 76), désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Trois communes s’appellent Boutigny (28, 77, 91). Signification : le domaine de Bott(i)o, nom de personne germanique.
Boutigué Rare et porté dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom paraît désigner un boutiquier (gascon “botiga” = boutique). À noter cependant que l’occitan “botiga” a un autre sens, celui de “fourré”, rencontré notamment dans le Rouergue, ou encore de “terre en friche”. On préfèrera cette solution pour le nom Boutigue, sans accent.
Boutin Diminutif formé sur un nom de personne d’origine germanique, Bod (= messager). Nom très fréquent dans l’Ouest (86, 44, 79).
Boutinaud Diminutif de Boutin (voir ce nom) rencontré dans le Limousin. Autres diminutifs : Boutineau (17, 86), Boutineaud (24), Boutinon, Boutinot (16).
Boutleux, Bouteleux Surnom désignant celui qui chasse le loup (leu en ancien français), formé avec le verbe bouter. On trouve surtout les Bouteleux en Normandie, et les Boutleux dans le Nord.
Bouton Un nom très fréquent un peu partout. Dans la plupart des cas, il doit s’agir d’un nom de personne germanique, Boto (bod = messager). On ne peut cependant négliger totalement le mot bouton, utilisé soit pour désigner celui qui a des boutons sur le visage (encore que ce sens du mot soit très tardif), soit comme surnom d’un marchand de boutons. À noter enfin que, surtout aux environs de l’Auvergne, il peut s’agir d’un toponyme, diminutif de “bout” (= bois).
Boutonnet Diminutif de Bouton (voir ce nom), le patronyme est fréquent dans l’Aveyron (variante : Boutounet), on le rencontre aussi en Auvergne. Avec un autre suffixe : Boutonnat (03).
Boutouiller, Le Boutouiller Porté dans le Finistère et le Morbihan, c’est une variante de Bouteiller (voir ce nom). Variante ou diminutif : Boutouillet.
Boutouyrie Surtout porté dans la Corrèze, désigne celui qui est originaire de la Boutouyrie, hameau à Lagarde-Enval (19).
Boutron Porté en Bourgogne (89, 58) et dans le Centre, c’est une contraction de Bouteron, diminutif de Boutier, nom de personne d’origine germanique (voir ce nom).
Boutrou Nom porté dans le Loiret (également 02, 54, 91). Variantes : Boutrout (54), Boutroux (45, 51, 76). Sens incertain. Peut-être des dérivés de l’ancien français boutre (= tonneau). C’est aussi le nom de quelques lieux-dits, par exemple les étangs du Grand et du Petit Boutrou, à Presly, dans le Cher.
Boutroy Porté dans le Pas-de-Calais, l’Aisne et les départements voisins, le nom s’écrit aussi Boutroye, Boutroys (60). Peut-être une variante de Boutry (voir ce nom), mais rien de bien évident.
Boutry Surtout porté dans le département du Nord et en Seine-Maritime, le nom se rencontre aussi dans l’Allier. C’est un nom de personne d’origine germanique, Botaric (bod = messager + ric = puissant). A noter qu’en Normandie divers hameaux s’appellent Boutry : à Bernières-le-Patry (14), à Fontaine-les-Ribouts (28) et à Bourguenolles (50).
Boutte Deux régions différentes pour ce nom : d’une part le Velay, de l’autre la Picardie. Dans cette dernière région, il devrait désigner un tonneau (surnom d’un tonnelier ou d’un homme ventru), éventuellement une botte (surnom d’un bottier ou d’un porteur de bottes), et admet les dérivés Boutteau, Boutteaux. En Velay, il s’agit plutôt d’un toponyme, nom d’un hameau à Saint-Didier-en-Velay (voir Bouttes pour une tentative d’explication), sachant que le mot ’bouta’ désigne aussi une gourde pour boire à la régalade.
Bouttes Nom porté dans l’Hérault, ainsi que dans le Tarn et la Creuse. Variante : Boutes (81, 82). Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (les) Boutes, toponyme assez fréquent rencontré notamment à Lauzerte (82), Carbes (81) et Mézerville (11). Signification : apparemment une tonnellerie (botas = tonneaux), mais peut-être plutôt des voûtes.
Bouvaine Assez rare, le nom se rencontre notamment dans le département du Nord. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Bouvines, commune du même département. Autre possibilité : variante ou matronyme de Bouvin, Bouvain, nom de personne d’origine germanique (Bovo, racine bob = garçon).
Bouval Le nom, rare, est surtout porté dans l’Aveyron. C’est un toponyme avec le sens de “bonne vallée”.
Bouvant Nom porté en Franche-Comté (25, 39), à rapprocher peu-être de Beuvant (76, 22), surnom possible d’un buveur. Bouvant se rencontre cependant en toponymie, mais sans qu’on puisse savoir si le lieu-dit est antérieur au nom de famille : Combe de Bouvant à Raynans (25), bois de Bouvant à Charézier (39), hameau et ruisseau à Châteauvilain et à Succieu (38).
Bouvard Patronyme fréquent en Savoie et en Franche-Comté, ainsi que dans la Bresse. C’est un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine bov, qui est à l’origine de l’allemand Bube (= garçon, enfant). Le second élément est soit la racine hard (= dur), soit un suffixe français. Le rapport avec un jeune boeuf, évoqué parfois, est improbable mais ne peut être éliminé. Variantes : Bouvart, Bouvaert (Nord, Belgique).
Bouvet Patronyme très fréquent, notamment dans l’Ouest (35, 49). C’est un diminutif de Bœuf, sobriquet s’appliquant en principe à un homme fort, corpulent. Bouvet a également le sens de jeune bœuf, il est possible que dans certains cas il s’agisse du surnom donné à un éleveur.
Bouvier Nom donné à un conducteur de bœufs. C’est un patronyme très fréquent, notamment dans l’Isère et en Savoie.
Bouvigne Très rare aujourd’hui, le nom a surtout été porté dans le Nord (Halluin) et en Belgique. Il devrait désigner celui qui est originaire de Bouvines, commune du Nord.
Bouville Surtout porté dans le Pas-de-Calais, en particulier à Berck, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Trois communes françaises s’appellent Bouville (28, 76, 91). Sens probable du toponyme : nom de domaine formé à partir d’un nom de personne germanique qui pourrait être Bovo (28), Baudo (76), Bolo (91).
Bouvillon Rare et porté en Vendée, le nom semble évoquer un jeune bœuf, surnom possible pour un gardien de troupeau.
Bouvresse Nom porté en Franche-Comté, rencontré également sous la forme Bouveresse. C’est un toponyme avec le sens d’étable à boeufs. Autre possibilité : un matronyme formé sur Bouvier (= gardien de boeufs).
Bouvret Forme contractée de Bouveret. Ces deux noms se rencontrent dans le même secteur géographique (Franche-Comté, Bourgogne). Il s’agit de surnoms donnés à un conducteur ou un gardien de boeufs.
Bouxin Porté en Belgique, dans les Ardennes et le Nord-Pas-de-Calais, ce nom est considéré par M.-T. Morlet et par Herbillon et Germain (voir bibliographie) comme un diminutif du nom de personne germanique Bucco (racine “burg” = forteresse).
Bouy Le nom est porté en Dordogne, ainsi que dans le Pas-de-Calais et la Nièvre. Dans le Périgord, il désigne un lieu où pousse le buis. Ailleurs, c’est un nom de localité assez courant (trois communes s’appellent Bouy, deux dans l’Aube et une dans la Marne, ainsi que plusieurs hameaux). Signification : le domaine de Boius, nom d’homme latin. On envisagera éventuellement, dans le Pas-de-Calais, une graphie erronée de Bovy (wallon bovî = bouvier).
Bouyahia Désigne en arabe le père de Yahia (voir Benyahia).
Bouyé Nom porté dans les Charentes et dans le Sud-Ouest (46, 47). Voir Bouyer.
Bouyer Très répandu dans le Limousin et en Poitou-Charentes, c’est une variante de Boyer, qui correspond au métier de bouvier.
Bouygues Surtout porté dans le Cantal (également 81, 31, 19), c’est un toponyme désignant une terre en jachère, une friche (prélatin bodica, occitan bosiga). Variantes : Bouyge, Bouyges, Bouygue, Bouige (19), Bouigue, Bouigues (34, 31, 33), Bousigue (09, 66, 34), Bousigues (33, 32, 31), Bouzigue (30), Bouzigues (65, 32, 31).
Bouyoux Le nom est surtout porté dans le Limousin, notamment dans la Corrèze. Variantes : Bouyou, Boyou. Formes voisines : Bouyon (63), Bouyoud (38). Sens incertain. Il peut s’agir d’un toponyme correspondant à l’occitan “bolhon”, équivalent de Bouillon (voir ce nom). Autre possibilité : nom de personne d’origine germanique, cas-régime de Bodo (racine “bod” = messager).
Bouysse, Bouysses L’un des nombreux toponymes désignant un lieu où il y a beaucoup de buis. La forme Bouysse se rencontre notamment en Corrèze, et l’on trouve surtout les Bouysses dans le Lot-et-Garonne.
Bouysset Porté notamment dans la Corrèze et le Tarn-et-Garonne, c’est une variante de Bouisset (voir ce nom).
Bouyssou Nom fréquent en Dordogne et dans la partie méridionale du Massif Central (variantes Bouyssous, Bouyssoux). C’est un toponyme pour lequel on peut hésiter entre deux définitions : soit un lieu buissonneux, soit un lieu où pousse le buis (diminutif de Bouysse). De nombreux hameaux ou lieux-dits portent ce nom, ainsi qu’une commune du Lot (le Bouyssou).
Bouyssounade Egalement Bouyssonnade. Désigne celui qui habite un lieu-dit la Bouysson(n)ade ou qui en est originaire. Le toponyme et le nom de famille sont surtout portés dans le Tarn et les régions limitrophes. A noter par exemple des hameaux à Sérignac, Saint-Cernin et Lalbenque (46). Sigification : lieu buissonneux.
Bouzac Nom porté dans le Tarn. On trouve la forme équivalente Boussac dans le Lot. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bousac, Boussac, Bouzac (= domaine gallo-romain appartenant à un certain Buccius, Busius ou Buttius). Le toponyme est très répandu dans le Sud-Ouest.
Bouzan, Buzan Désigne sans doute celui qui est originaire de la commune de Buzan, dans l’Ariège, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Girons.
Bouzat Nom assez fréquent dans l’Aveyron et la Haute-Vienne. Aucune certitude. Eventuellement un toponyme, mais je n’en connais aucun qui corresponde. Peut-être une variante de l’occitan boset (= petit homme).
Bouzerand Nom porté dans le Sud-Ouest (46, 47, 82, variante : Bouzeran), mais aussi en Bourgogne (21). Selon le dictionnaire de M.T. Morlet, il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Bozhramn (boso = mauvais, méchant + hramn = corbeau). Pour le Sud-Ouest, on pensera plutôt à Bodhramn (bod = messager), avec passage du d à z. A noter cependant la présence de toponymes : hameau du Bouzeran à Saint-Aubin-le-Monial (03), également bois des Bouzerans en Saône-et-Loire, éventuellement aussi la commune de Bouzeron (71). À noter enfin que le nom Bouzereau, diminutif probable de Bouzier (autre nom germanique, Boshari) est essentiellement porté en Bourgogne. Bouzerand pourrait en être une variante par changement de suffixe.
Bouziani Dérivé en -i (marquant l’appartenance à une famille ou à une tribu) de Bouziane, nom arabe désignant en principe le père (bû) de celui qui s’appelle Ziane (arabe zayyân, ziyyân = très beau). A noter cependant que bou- (bû) peut signifier “l’homme”, donc Bouziane peut simplement vouloir dire “celui qui est très beau”.
Bouzianne Assez rare, le nom est signalé dans la Mayenne au début du XVIIe siècle, à Montigné-le-Brillant. La carte de Cassini mentionne dans la commune voisine de L’Huisserie un hameau qui s’appelle Bourianne. Il y a de fortes chances pour que le nom de famille corresponde à ce hameau. À noter que, dans de très rares cas, Bouzianne est aussi une variante graphique du nom arabe Bouziane (voir Bouziani).
Bouzidi Dérivé de Bouzid, nom arabe désignant le père (bou) de Zid, contraction de Zaid (voir ce nom).
Bouzier Patronyme rencontré notamment dans le Pas-de-Calais et la Vienne. C’est un nom de personne d’origine germanique, Bozhari (bos = mauvais, méchant + hari = armée).
Bouzillé Le nom est porté dans le Maine-et-Loire. Il désigne celui qui est originaire de Bouzillé, nom d’une commune de ce département, également hameau à Melay. Signification : le domaine de Bucculius, nom d’homme latin (avec suffixe -acum > -é).
Bouzin Porté dans le Sud-Ouest (32, 31), c’est sans doute un nom de localité (Bouzin est une commune de la Haute-Garonne), éventuellement un nom de personne. Origine : l’anthroponyme germanique Bodinus (voir Boudin). On rencontre aussi des Bouzin dans le Nord et en Belgique. Il devrait là aussi s’agir d’un nom de personne germanique, mais dérivé de Boso (racine bos = mauvais, méchant).
Bouzinac Le nom se rencontre surtout dans le département du Tarn. Il s’agit d’un nom de localité formé avec le suffixe -acum, sans doute un ancien village ou hameau qu’il faudrait pouvoir localiser plus précisément. Il existe dans l’Hérault un hameau nommé Bouzenac (commune de Saint-Clément), mais je suis persuadé que la bonne solution se trouve dans le Tarn, éventuellement dans le Tarn-et-Garonne, département où l’on rencontre le patronyme Buzenac.
Bouzon Voir Bozon pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Rhône, l’Isère et la Drôme. Diminutif : Bouzonnet. Le nom Bouzou (46, 47) en est une variante occitane. Autres variantes : Bouzoud, Bouzu (38).
Bouzonville Le nom, assez rare, est porté dans la Moselle. Il désigne celui qui est originaire de Bouzonville, nom d’une commune de ce département. Signification : le domaine (villa) de Boso, nom de personne germanique. Le nom Bouzonviller (55, 54) évoque pour sa part un petit domaine (latin villare).
Bouzy Porté dans le Loir-et-Cher, également présent dans la Marne, désigne celui qui est originaire de Bouzy, nom de deux communes du Loiret et de la Marne. On a affaire à un toponyme terminé par le suffixe latin d’origine celtique -acum, généralement utilisé pour former des noms de domaines à partir de noms de personnes. Ici, il pourrait s’agir du domaine de Bolso ou Balso, noms de personnes germaniques (solution d’Ernest Nègre, Dauzat et Rostaing préférant Boutios, nom de personne gaulois).
Bova Assez fréquent en Italie, en particulier au sud de la Calabre et dans la région de Messine, le nom désigne celui qui est originaire de Bova (en grec Vùa), localité de la province de Reggio di Calabria.
Bové Surtout porté dans l’Aisne, le nom semble correspondre à l’ancien français bovet (= bouvillon), utilisé comme sobriquet. Variante : Bowé. Autre possibilité : celui qui est originaire de Beauvais (60).
Bover Nom catalan. Voir Boher.
Bovery On rencontre le nom dans l’Oise, mais aussi en Corrèze et en Savoie. Il faut le rapprocher de Boverie (74, 59), terme désignant une étable ou un enclos pour les boeufs. Un hameau s’appelle la Boverie à Prévessin-Moëns (01). Le toponyme et le nom de famille sont plus fréquents sous les formes Bouverie (61, 50), Bouvery (71, 38).
Boxberger Porté dans le Bas-Rhin et les Vosges, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Boxberg, nom de plusieurs communes allemandes. Sens probable du toponyme : la montagne, la colline du buis.
Boy Le nom de famille est fréquent dans l’Ariège ainsi que dans le Sud-Ouest. Il s’agit d’un toponyme (nom de très nombreux hameaux ou lieux-dits), avec le sens probable de bouverie, pâturage réservé aux bovins (variante du mot “boey”, cité dans le glossaire de Pégorier).
Boyancé C’est dans la Gironde que le nom est le plus répandu. On le rencontre parfois aussi dans le Sud-Est. Variante : Boyancier (33). Il semble que ce soit un nom de métier, reste à savoir lequel !
Boyenval Porté dans la Somme et les départements voisins (76, 60), le nom s’est aussi écrit Boienval. Il devrait désigner celui qui est originaire de Boyenval, hameau à Marques (76), à la limite des départements de l’Oise et de la Somme. Le toponyme signifie en principe “bois en val”, le bois dans la vallée.
Boyer Le nom désigne un bouvier. Il est très répandu dans tout le domaine occitan, de la Haute-Loire à la Provence et au Sud-Ouest.
Boyet Surtout porté dans l’Isère, le nom paraît désigner celui qui est originaire du Boyet, hameau à Saint-Geoire-en-Valdaine (38). A noter aussi le nom de famille Boyette (57), de sens incertain (“boiete” = petite boîte, ou encore dérivé de “boie” = bourbier).
Boyot Nom surtout porté dans l’Aisne. Il est tentant d’en faire une variante de Boyau (le boyau était au moyen âge une petite saucisse, et le nom a désigné aussi celui qui en vendait). Cependant, vu la proximité de la Belgique, on ne peut négliger l’hypothèse d’un diminutif formé su Boey, Boy (= garçon, camarade, également utilisé comme nom de baptême).
Boyreau C’est dans la Gironde que le nom est le plus répandu. Il semble s’agir d’un diminutif de Boyer (= bouvier).
Boyrie Le nom est généralement considéré comme une variante de Borie. Ce terme (< latin bovaria) a désigné à l’origine une étable à boeufs, mais au Moyen Âge il avait sans doute le sens de ferme isolée.
Bozetto, Bozeto Nom d’origine italienne. Variantes : Bozzetto, Bozzetti. C’est un diminutif de Bosio, ancien nom de baptême italien issu du germanique Boso (bos = mauvais, méchant). On trouve aussi les variantes Bossetto, Bosetti.
Bozion Nom du Nord. Serait une contraction de beausillon (= bel oiseau en picard).
Bozon Fréquent en Savoie, c’est un nom de persone d’origine germanique, cas-régime de Boso (racine bos = mauvais, méchant). Diminutifs : Bozonat, Bozonet, Bozonnat, Bozonnet, Bozonnier (Savoie et Franche-Comté).
Bozzer Nom porté en Italie dans le Frioul. Variantes rares : Bozzero, Bozzeri. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Boshari (bos = méchant + hari = armée).
Bozzi Fréquent en Italie, c’est la forme plurielle de Bozzo, qui correspond au nom de personne d’origine germanique Boso (bos = mauvais, méchant). Autre possibilité : hypocoristique de Giacobo (= Jacques). Dérivés : Bozzelli, Bozzetto, Bozzetti, Bozzini, Bozzolo, Bozzoli, Bozzone, Bozzonne, Bozzonetti, Bozzardi. La forme Bozza pourrait renvoyer à une commune des Abruzzes. Dérivés : Bozzano, Bozzani.
Brabant Désigne en principe soit celui qui est originaire du Brabant, soit celui qui vient d’une localité portant ce nom (trois villages de la Meuse s’appellent Brabant). C’est dans le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Cependant, tout comme pour la forme Braban, portée dans le Finistère, il faut aussi envisager une contraction de Baraban (voir ce nom). Variantes : Braband, Brabandts, Brabants. Le Brabant est également à l’origine du nom Brabander.
Brablé Nom porté dans l’Est (57, 70, 68). On le rencontre aussi sous la forme Bravelet. Sens obscur. Le rapport avec l’adjectif brave, trop tardif, semble à écarter. Peut-être un lien avec l’allemand Bräu (bière, brasserie).
Brach Patronyme assez fréquent en Alsace-Lorraine (57, 54, 68). Sans doute une des nombreuses variantes de l’allemand Brack. Pour le sens, voir Bracq.
Brachet Le nom est fréquent en Dordogne et en Haute-Vienne, on le rencontre aussi en Vendée et dans les Alpes. Plusieurs sens possibles : soit un toponyme avec le sens de terrain boueux (occitan brac) ou plutôt de terre en friche (ancien français braiche), soit un dérivé de brac (= chien de chasse), sachant que ce mot vient du germanique brakko, qui a dû être surtout utilisé come nom de personne (Bracco), tant ses formes sont fréquentes en Europe. Ainsi l’italien connaît les formes Bracco, Bracchi et les diminutifs Bracchetto, Bracchetti.
Braconnier Le nom désigne celui qui conduisait une meute de chiens de chasse (braques). Il est fréquent dans l’Aisne et en Poitou. Variantes : Bracquenier, Braquenier (59), Braquenié.
Bracot Diminutif de l’occitan brac (voir Brachet) porté dans les Pyrénées-Atlantiques. A noter qu’un hameau s’appelle Bracot à Lanneplaà (64).
Bracq Nom très répandu dans le Nord-Pas-de-Calais. Comme les autres formes Braque, Bracque, Bracke, le patronyme vient du germanique brakko (= chien de chasse). On pense généralement qu’il s’agit d’un surnom donné à celui qui s’occupait des braques, d’un veneur. Cependant, vu la fréquence du nom, je me demande s’il n’a pas été utilisé en fait comme nom de baptême.
Bracquart Dérivé de Bracq (voir ce nom) porté en Picardie. Variante : Braquart.
Bracquemart Le nom est porté dans la Marne, l’Aube et l’Aisne. Variantes : Bracmard (44), Bracmart (51, 02), Braquemart (51). Le mot ‘braquemart’ désignait au Moyen Âge un coutelas, une épée courte et large, mais son apparition dans notre langue est assez tardive. Il a pris ensuite par métaphore le sens de ‘membre viril’, qui peut déjà être le sien dans le nom de famille, couteaux et épées ayant été toujours été prétextes à métaphores grivoises.
Bracquemond Rencontré aussi sous les formes Bracquemont, Braquemond, Braquemont, le nom est surtout porté dans le Loiret, on le rencontre parfois également en Normandie et en Picardie. Il désigne celui qui est originaire de Bracquemont, nom d’une commune de Seine-Maritime, également hameau à Saâne-Saint-Just (76). A noter que Braquemont est aussi le nom d’une ferme à Poussay (88). Signification : la colline (mont) de Bracco, nom de personne germanique.
Bradechard Nom rare porté en Normandie (27, 76). Sens obscur.
Bradley Désigne en Grande-Bretagne celui qui est originaire d’une localité appelée Bradley. Sens du toponyme : le grand bois, la grande clairière (brad = large + leah = bois, clairière).
Braem Le nom est surtout porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Braeme, Braems. C’est une aphérèse du nom Abraham (voir Abraham).
Braesch Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin. Comme l’allemand Brasch, il semble avoir désigné un homme brutal (moyen-bas-allemand brasch = tumulte, vacarme).
Braga Si le nom est portugais, il désigne celui qui est originaire de la ville de Braga. L’étymologie du toponyme est obscure. Le lieu est appelé Bracara chez Pline, terme qui semble renvoyer au peuple des Bracari qui vivaient là. Les diverses hypothèses envisagées (porteurs de braies, lieu marécageux, colline) ne reposent sur rien de vraiment concret. Il y a également de nombreux Braga en Italie, essentiellement en Lombardie. Ils devraient désigner celui qui est originaire de Bracca (province de Bergame).
Bragard Porté en Lorraine (54, 88), c’est un nom de sens incertain. Il pourrait désigner un fanfaron, sens attesté pour le mot bragart, mais seulement au XVIe siècle.
Brageul Surtout porté dans le Morbihan, semble l’équivalent de l’ancien français braiel, braieul, qui désignait une sorte de ceinture (surnom d’un porteur de ceinture ou d’un fabricant).
Braguier Essentiellement porté dans la Vienne, désigne celui qui fabrique ou vend des braies, sortes de culottes ou de caleçons (du latin braca, sans doute emprunté au gaulois, qui est aussi à l’origine du mot braguette). Variantes : Brager, Braguer.
Bragulat Nom porté dans les Pyrénées-Orientales (variante : Bragoulat), notamment en Cerdagne. Il pourrait s’agir d’un sobriquet désignant une personne qui crie fort, mot-à-mot qui meugle, qui brame. C’est le participe passé du verbe catalan bragular, forme archaïque de braolar (= bramer, du latin bragulare). Cependant, rien ne dit que le nom soit catalan, et dans ce cas on peut penser à un toponyme, par exemple le hameau de Bragoulet à Nouzerolles, dans la Creuse (dérivé du gaulois braga = terrain humide, boueux). Le nom de famille Bragoulet se rencontre dans l’Indre.
Brahic Désigne celui qui est originaire de Brahic, nom d’une commune de l’Ardèche, également hameau à Banne, dans le même département.
Brahmi, Brahmia Dérivés de Brahim, qui correspond au nom biblique Abraham (voir ce nom), en arabe ‘ibrâhîm. Autre forme : Brahimi.
Braibant Nom surtout porté dans les Ardennes. Il peut bien sûr désigner celui qui est originaire du Brabant, mais on pensera surtout à la commune belge de Braibant, dans la province de Namur.
Braida Nom italien surtout porté dans le Frioul (province d’Udine). C’est un toponyme, assez courant dans cette région (cf. San Giorgio in Braida, dans la partie nord de Vérone), désignant un espace ouvert, sans doute issu du latin “praedium” (= propriété, domaine rural).
Braille Le nom est actuellement porté dans les Bouches-du-Rhône et dans le Vaucluse, on le rencontre aussi en Meurthe-et-Moselle. Il est assez rare et son sens est incertain. Le dictionnaire de M.T. Morlet évoque un surnom donné à un braillard. On notera cependant de nombreux hameaux et lieux-dits (le) Braille, notamment dans les régions où l’on parlait le franco-provençal. Ils sont parfois liés à la présence d’un étang.
Braillon Nom porté dans le Rhône et la Saône-et-Loire, ainsi que dans l’Aisne, où l’on trouve la variante Braillion. M.T. Morlet y voit un dérivé du verbe brailler, surnom d’un personnage braillard. Il faut aussi penser à un toponyme correspondant à l’ancien français braion, avec le sens de bourbier (de nombreux lieux-dits ou hameaux s’appellent le Brayon).
Brailly Désigne celui qui est originaire de Brailly-Cornehotte, nom d’une commune de la Somme. Signification : le domaine de *Bragilius, nom de personne gallo-romain supposé, ou encore le domaine de Bradila, nom de personne germanique. On pensera aussi au gaulois bracu (= lieu boueux), à l’origine du toponyme Bray.
Braley Egalement écrit Bralet, Brallet, Bralley, le nom est surtout porté dans les Vosges et dans l’Aube. Voir Brallet pour le sens.
Brallet Nom porté dans les Vosges et en Haute-Saône. Sens très incertain. Pourrait être rattaché à l’ancien français braiel (ceinture retenant les braies, donc un fabricant de ceintures), mais sans la moindre certitude.
Brama Lorsque le nom est porté aux Pays-Bas ou en Allemagne, il semble s’agir d’un toponyme avec le sens de ‘roncier’ (vieux-haut-allemand bramo). A noter la présence du nom dans d’autres pays (Pologne, Italie notamment), avec un sens incertain : en Italie, ce pourrait être un matronyme à rapprocher de Brami (hypocoristique d’Abraham). En Pologne, on pensera à la ville ukrainienne de Brama, ou encore à Brama, en Brandebourg. Mais là encore, un lien est possible avec Abraham.
Brambilla Très fréquent en Lombardie, désigne celui qui est originaire de Brembilla, localité qui doit son nom au Brembo, rivière de la région bergamasque. Variante : Brembilla.
Brami Le nom peut venir d’Afrique du Nord ou d’Italie. Dans les deux cas, c’est une forme par aphérèse du nom de personne Abraham (voir ce nom).
Bramoullé Porté dans le Finistère, le nom désigne sans doute celui qui est originaire de Bramoullé, hameau ou ferme à Guissény (29). Sens obscur.
Brana Il s’agit d’un toponyme qui vient du latin BRANDA, et qui désigne un lieu inculte où pousse la bruyère. C’est dans les Landes que le nom est le plus fréquent. BRANA existe également en basque, et peut désigner le serpolet (mais aussi la bruyère), mais je pense que le basque a emprunté le nom à l’occitan, et donc au latin.
Brancaccio Désigne celui qui est originaire de la commune de Brancaccio, en Sicile (province de Palerme).
Brancaleoni Porté dans la moitié nord de l’Italie, le nom se rencontre aussi sous les formes Brancaleon, Brancaleone, Brancalion. C’est un nom de personne composé dans lequel le second élément ne pose aucun problème (Leone = Léon, du latin leo, leonis = lion). Le premier est moins clair : difficile d’y voir une branche, il devrait s’agir en fait d’un ancien nom de baptême. A noter qu’une commune calabraise s’appelle Brancaleone.
Brancaz Porté en Savoie, c’est l’équivalent du français Branche et de l’italien ou du corse Branca. Voir Branche pour le sens.
Branchart Nom rare porté dans le nord de la France, plus fréquent sous les formes Branchard (61, 74), Brancard (80), Brancart (62, 88, 87), Brancquart (62, 80), Branquart (62, 76). Il s’agit en principe d’un dérivé du mot ‘branche’ (grosse branche ?), mais le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane signale à juste titre l’existence du picard brancâr, désignant le membre viril.
Branche Nom porté dans la région lyonnaise ainsi que dans le Nord. Si le sens du mot est facile à comprendre, son interprétation est plus délicate. Sans doute un toponyme en rapport avec un arbre remarquable, ou encore désignant un embranchement.
Brancher Porté notamment dans l’Allier, le Puy-de-Dôme et la Saône-et-Loire, c’est une variante régionale du nom de baptême Pancrace (latin Pancratius transformé en Brancatius). Saint Pancrace est un adolescent originaire de Phrygie, décapité à Rome sous Dioclétien, après avoir distribué tout son argent aux pauvres et s’être fait baptiser.
Branchereau Diminutif de Brancher (voir ce nom) fréquent dans l’Ouest (49, 85), porté aussi dans la Nièvre. Variantes : Brancheraud, Brancherault, Brancheriau.
Branchet, Branchoux Ces deux noms, rencontrés dans le Centre (45, 18) et en Bourgogne (71), semblent des diminutifs de branche. Le sens du patronyme est difficile à saisir. Peut-être un nom de lieu, mais plutôt un nom de personne, correspondant au latin Pancratius : cette seconde hypothèse paraît en partie confirmée par l’existence de la commune de Saint-Branchs, dans l’Indre-et-Loire. Voir Brancher.
Branchu Surtout porté dans la Sarthe et les Deux-Sèvres (variante : Branchut), le nom signifie ‘abondant en branches’. Il est possible qu’il ait été utilisé pour désigner un mari trompé.
Brandalise Un nom porté dans le nord de l’Italie, notamment au nord de la Vénétie. Il s’agit apparemment d’un nom de personne féminin d’origine germanique, où l’on retrouve la racine brand (tison, épée), mais c’est loin d’être une certitude.
Brandebourg Désigne celui qui est originaire du Brandebourg, région allemande située autour de Berlin, ou plutôt d’une localité appelée Brandenburg, Brandenbourg. On rencontre le nom de famille notamment en Moselle, et il pourrait dans ce cas s’agir de la commune de Brandenbourg, au Luxembourg. Autres formes : Brandebourger, Brandenbourg, Brandenbourger, Brandenburg, Brandenburger. Sens du toponyme : la forteresse, la ville (burg) construite sur une terre en friche ou marécageuse (germanique brand = bruyère, sans doute mêlé au slave brenna = marécage).
Brandelet C’est dans le département du Nord que le patronyme est le plus répandu. Ce devrait être un diminutif du nom de personne Brand (voir Brandt).
Brando, Brandi Patronyme très répandu en Italie. C’est un nom de personne d’origine germanique, Brando (brant = tison, puis épée), ou bien une aphérèse de patronymes terminés par -brando (Aldebrando, Ildebrando).
Brandon Nom porté dans le Cher et dans la Loire (également en Guadeloupe). C’est un diminutif ou le cas-régime de Brand, nom de personne d’origine germanique (racine brant = tison, épée).
Brandouy Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales et dans le Tarn (variante : Brandouin). C’est un nom de personne d’origine germanique, Brandowin (brand = tison, puis épée + win = ami).
Brandt Nom de personne d’origine germanique, Brando (racine brant = épée). Le patronyme, fréquent en Alsace, se rencontre aussi en Allemagne et en Belgique. Variante : Brand.
Brandy Surtout porté dans le Limousin, c’est une variante de Brandin (42, 77), diminutif du nom de personne d’origine germanique Brand (brant = tison, épée flamboyante). Equivalents italiens : Brandino, Brandini.
Branellec Nom porté dans le Finistère, également écrit Brannellec. C’est un dérivé du breton branell (= béquille), surnom probable de celui qui marche à l’aide d’une béquille.
Brangeon Porté notamment dans le Maine-et-Loire, c’est un diminutif de Branger (79, 44, 45), forme contractée de Béranger (voir ce nom). Doubles diminutifs : Branjonneau (72, 28, 76), Branjauneau (45, 28).
Brangoulo Nom breton également écrit Brangolo, Brangoleau. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Brango(u)lo ou en est originaire. A noter le hameau de Brangoulo à Guidel (56), et quatorze autres hameaux appelés Brangolo, situés pour la plupart dans le Morbihan. Le toponyme est l’équivalent de formes telles que Clermont ou Montclar (ancien vannetais “bran” = colline + “goulaouüs” = lumineux).
Branlant Nom porté en Limousin (variante : Branland) et en Picardie. En principe, ce devrait être un surnom donné à celui qui tremble ou qui ne tient pas sur ses jambes. Autre possibilité : un sonneur de cloches. Il en va de même avec les noms Branle (89, 86, 23) ou Branlard (49, 72, 41).
Branly Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire de la localité de Branly (sans doute Brailly, commune du Quesnoy, autrefois Branly, cité par M.T. Morlet).
Branne Porté en Gironde, c’est une variante de Brane, toponyme désignant un lieu où pousse la bruyère (gascon brana). A noter le hameau de la Branne à Bégadan (33).
Brannens Rencontré aussi sous la forme Brannenx, le nom désigne celui qui est originaire de Brannens, commune de la Gironde.
Branque C’est l’équivalent du mot branche, sans doute employé comme toponyme (nom de lieu). Le nom de famille se rencontre en Haute-Garonne, dans le Jura et la Saône-et-Loire. Variante savoyarde : Branquaz.
Bransol, Bransolle Nom rencontré dans l’Indre. Aucune idée pour l’instant. On notera à tout hasard le verbe occitan “brançolar” (= balancer, se balancer), qui pourrait être aussi à l’origine des noms Bransoulié, Bransoulier, portés autrefois dans le Lot-et-Garonne.
Brante, Brantes Originaire de Brantes, nom d’une commune du Vaucluse, mais aussi, dans le même département, de deux hameaux à Mornas et Roussillon et d’un château à Sorgues.
Brantu Rare, le nom est porté en Saône-et-Loire. On le rencontre aussi sous les formes Brantus, Brantut (39, 71, 89). Sens incertain. Apparemment il s’agit d’un dérivé de l’ancien français brant (fer de l’épée, puis grosse épée maniée à deux mains). A noter le hameau des Brantus à Chapelle-Voland (39).
Braouezec Porté dans le Finistère et les Côtes-d’Armor (variante : Braouzec), le nom désigne en breton un homme coléreux (breton “braouezeg”, variante de “brouezeg”).
Braquehais Porté en Normandie (76), le nom s’écrit aussi Braquehaye, Braquehays. Peut-être un toponyme (la haie de Bracco, nom de personne germanique), mais je n’en trouve aucune trace. A envisager aussi un éventuel surnom (celui qui écrase les haies ?).
Braquenier On trouve surtout ce nom en Belgique et dans le Nord. Il désigne celui qui s’occupait des braques, autrement dit des chiens de chasse.
Brard Forme contractée de Bérard (voir ce nom), le patronyme est porté dans l’Ouest (35, 49, 61, 85).
Bras Sobriquet breton désignant une personne corpulente.
Brasi D’origine italienne, le nom est une variante du prénom Blaise (italien Biagio). Le prénom Brasi est attesté en Sicile, mais c’est en Lombardie (province de Bergame) que le nom de famille est le plus répandu.
Brasme Le nom se rencontre essentiellement dans le Pas-de-Calais. Son sens est incertain : peut-être le surnom d’un lapidaire (ancien français brasme = pierre précieuse), mais on ne peut négliger le verbe bramer (= crier).
Brassac Porté en Lozère et dans l’Aveyron, désigne celui qui est originaire de Brassac, nom de plusieurs communes et hameaux dans le sud de la France. Pour la Lozère, il pourrait s’agir d’un hameau à Saint-Chély-d’Apcher. Signification : le domaine (suffixe -acum) de Biracius ou Braccius, nom de personne d’origine gauloise.
Brassard Le nom est aujourd’hui porté en Martinique (il est également présent au Québec depuis 1637), mais c’est dans le département du Nord qu’il est le plus répandu, avec sa variante Brassart. C’est un dérivé du mot bras, dont le sens n’est pas évident : rien à voir en principe avec la pièce de l’armure du même nom (mot introduit en France au XVIe siècle). Peut-être celui qui a de grands bras (voir aussi Brasseau).
Brassaud Nom porté en Charente-Maritime (variante Brasseau). C’est bien sûr un dérivé de bras ou de brasse, mais difficile de savoir avec quelle acception. Peut-être celui qui laboure la terre à bras (sans charrue), celui qui mesure (brasse = mesure correspondant à la longueur des deux bras étendus), ou encore un autre sens qui m’échappe. Même problème avec le nom savoyard Brassoud (variante : Brassod).
Brassel Patronyme surtout porté en Alsace. Si le nom est réellement alsacien, il semble s’agir d’un dérivé de Braß, Brasse, toponyme évoquant le genêt. Autrement, on pensera à un dérivé de brace, ancienne mesure de longueur, mais aussi orge utilisé pour la fabrication de la bière. Variante lorraine : Brasselle.
Brasselet Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, ainsi que dans l’Ille-et-Vilaine. Variante rare : Bracelet. Sans doute un surnom donné à celui qui a de petits bras (sens principal du mot brasselet au moyen âge), ou à celui qui porte ou fabrique des brassards d’armure (autre sens du mot).
Brassens Le nom est surtout porté dans l’Aude et dans l’Hérault. Il semble que ce soit un toponyme landais : le Brassenx est une région naturelle et une ancienne baronnie de ce département (commune de Morcenx). Variantes ou formes voisines : Brassen, Brassenx (40, 33), Brasseim, Brassein, Brassem (24).
Brasseur Surtout porté dans le Nord, le nom désigne celui qui brasse la bière.
Brassier Porté dans le Tarn (variante : Brassié) et le Puy-de-Dôme, le nom désigne un paysan pauvre, un ouvrier agricole, au départ celui qui n’a que ses bras pour travailler la terre.
Brau Surtout porté dans les Hautes-Pyrénées (également 66, 11), devrait être un toponyme avec le sens de bourbier, lieu marécageux. On ne peut cependant totalement exclure le nom occitan “brau” (= jeune taureau) et l’adjectif “brau” (= sauvage, dur).
Braud Forme contractée de Béraud (voir ce nom), très courante dans l’Ouest (17, 85, 44).
Brauer Porté en Alsace et dans la Moselle, le nom désigne en allemand un brasseur. Variantes : Breuer, Breuers.
Brauge Surtout porté dans la Corrèze, le nom est attesté en occitan avec le sens de gourdin, bâton noueux (Alibert). Mais ici il semble que ce soit un toponyme : au moins deux hameaux ou lieux-dits corréziens s’appellent La Brauge, aux Angles-sur-Corrèze et à Espartignac.
Brault Forme contractée de Béraud (voir ce nom), fréquente dans l’Indre-et-Loire.
Braun Fréquent en Alsace-Lorraine, désigne ceui qui est brun (de peau ou de cheveux).
Braunshausen Porté en Moselle, désigne celui qui est originaire de la commune de Braunshausen, en Sarre. Signification : la maison, le domaine de celui qui s’appelle Braun (= brun).
Braunstein Le nom signifie en allemand ‘roche brune’. Il peut s’agir d’un toponyme évoquant une forteresse et la couleur de sa pierre (cf. Roquebrune en France), mais le nom est le plus souvent porté par des juifs askhénazes, sans renvoyer forcément à un lieu précis. Variante : Bronstein.
Bravard Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme et en Savoie. C’est un dérivé de l’occitan brau (féminin brava) qui peut avoir plusieurs sens : soit un adjectif signifiant ‘sauvage, dur’, soit un nom désignant un jeune taureau (on le rencontre également avec le sens de ‘membre viril’). Difficile de faire un choix entre ces diverses possibilités. Avec un autre suffixe : Bravaux.
Bravo Patronyme espagnol ou portugais, parfois aussi italien. Le sens de “courageux, vaillant” est assez tardif. Au moyen âge, “bravo” a signifié d’abord “sauvage, indompté” puis “fier, arrogant”. C’est parmi ces acceptions qu’il faut choisir la signification du nom de famille. Etymologie : sans doute le latin barbarus (barbare, puis sauvage, fier).
Bray Le nom de famille est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Brai. C’est le nom de plusieurs communes et hameaux, le toponyme désignant un terrain boueux (gaulois braco). A noter que le nom Bray (variantes Braj, Braì) est également présent en Italie, dans la province de Lecce. Il correspondrait à l’arabe Ibrahim (= Abraham). On trouve aussi des Brai en Sardaigne avec une autre signification : Brai est en effet la forme sarde de Biagio (= Blaise).
Brayard Porté dans l’Ain, la Saône-et-Loire et le Rhône, c’est apparemment le surnom d’un braillard (ancien français braillier = crier). A noter cependant qu’un hameau s’appelle Brayard à Vonnas (01), mais le toponyme semble formé à partir du nom de famille.
Brayette Nom porté notamment dans la Somme et les Ardennes. Il doit s’agir d’un toponyme dérivé de bray, braye (= terrain bourbeux, du gaulois braco). Il en est de même pour Brayet, présent dans l’Oise.
Brayle Nom assez rare surtout porté dans le Tarn. Il désigne sans doute celui qui est originaire de Brayle, hameau à Dénat (81). D’autres hameaux portent le même nom à Nérac (47) et à Sore (40). Sens possible : bourbier, marécage (dérivé du gaulois braco).
Brazeau Nom rare surtout porté dans la Loire-Atlantique (variante : Brazaud). Aucune idée, sinon un éventuel diminutif du breton Braz (= grand, corpulent).
Brazy C’est dans le Pas-de-Calais et les Côtes-d’Armor que le nom était autrefois le plus répandu. En Bretagne, il semble s’agir d’un diminutif de Braz (= grand). Ailleurs, c’est certainement un toponyme, nom d’une ancienne localité que je n’arrive pas à situer. On trouve ce toponyme en Bourgogne sous la forme Brazey, nom de deux communes de la Côte-d’Or. Dans l’Eure, il se présente sous la forme Brazais, portée par un château à Marcilly-sur-Eure.
Bréant Porté dans la Seine-Maritime et les départements voisins (27, 80), c’est un nom de sens incertain. En ancien français, le mot “brehant” désigne une tente, un pavillon, ce qui ne semble guère satisfaisant pour expliquer le nom de famille. Il est également difficile de l’expliquer par le toponyme Bréhan(d), nom de deux communes bretonnes. Peut-être une variante de Briand (voir ce nom), ou encore le participe présent du verbe “braire”, qui au Moyen Âge signifiait “crier”. Tout cela étant à prendre avec les plus grandes réserves !
Variante : Bréand (28, 88).
Bréard Le nom est surtout porté en Seine-Maritime et dans les Côtes-d’Armor. Variante : Bréart (80, 76, 14). C’est une variante par métathèse du nom de personne d’origine germanique Bérard (voir ce nom).
Bréas Un nom surtout porté dans le Forez. Il désigne celui qui est originaire du Bréas, nom de plusieurs hameaux de la Loire, à La Fouillouse, au Bessat et à Saint-Jean-Bonnefonds. A noter aussi le hameau des Bréas à Roche-la-Molière. Sens incertain, à rapprocher peut-être de l’ancien français brai (boue, fange). Dérivés : Bréassier (peut-être la Bréassière, hameau à La Fouillouse), Bréasson (autre hameau à La Fouillouse). Forme voisine : Bréat (hameaux à Aveizieux et à Chalain-le-Comtal, quartiers à Saint-Etienne et à Saint-Galmier).
Bréau Le nom est porté en Vendée et en Charente-Maritime. Variantes ou formes voisines : Bréaud (85, 79, 49), Bréault (58, 45, 79), Bréaut (78, 49, 45), Bréaux (16, 89). Toutes ces formes peuvent aussi s’écrire sans accent. Dans la plupart des cas, on a affaire à un toponyme désignant un bois (gaulois “brogilo”). A envisager aussi une variante par de Béraud (voir ce nom).
Bréauté Porté en Normandie (76, 27), désigne celui qui est originaire de Bréauté, commune de Seine-Maritime. Le toponyme est mentionné sous la forme Brealtari (1180-82), dans laquelle on retrouve le latin “altare” (= autel, sans doute ici chapelle). Le premier élément est plus incertain. M.-T. Morlet y voit l’adjectif “bref”, on aurait donc affaire à une petite chapelle. D’autres pensent qu’il s’agit d’un nom de personne : le latin Brevis ou le germanique Briddo pour Dauzat et Rostaing, le norrois Bretar (= Breton) pour E. Nègre.
Brebant Porté notamment dans l’Aisne, désigne celui qui est originaire du Brabant.
Brebion Patronyme assez fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et en Normandie (76). C’est un diminutif du mot brebis. On peut hésiter entre une métaphore évoquant la douceur ou une métonymie renvoyant à un gardien de brebis.
Brechaire Nom rare porté en Charente-Maritime, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle. Il pourrait avoir désigné celui qui récolte le miel (ancien français “bresche” = rayon de miel).
Bréchard Surtout porté en Auvergne, rencontré aussi en Bretagne, pourrait être un dérivé du mot “brèche”, mais c’est loin d’être une certitude.
Brèches Porté surtout en Savoie (73, 74), désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Brèches, toponyme évoquant une brèche, un passage. On trouve à Saint-Alban-des-Villards (73) le col des Brèches de la Passoire. A noter aussi le hameau des Brèches à Arzay (38).
Breckeler Nom rencontré dans le Nord-Est de la France, également en Belgique et au Luxembourg. La finale -er évoque soit un nom formé à partir d’un toponyme, soit un nom de métier. C’est cette dernière solution qu’il faut ici envisager, et il s’agit d’une profession agricole, en principe un broyeur de lin. On rencontre en Belgique les variantes Brakeleer, Braeckeleer, Braekelaere, Braquelaire etc…
Brecq Nom porté notamment dans les Charentes et en Normandie (76). Difficile de se prononcer sans données généalogiques anciennes. Il pourrait s’agir d’un toponyme évoquant une brèche : un hameau s’appelle Le Brecq à Plainfaing, dans les Vosges (le nom de famille Le Brecq se rencontre en Lorraine au XVIIe siècle). Un autre se nomme Brecque à Asson (64). Il faut aussi envisager un rapprochement avec le breto Le Brech, surnom sans doute donné à celui qui a les cheveux poivre et sel (vannetais brec’h = tacheté, grivelé).
Brécy C’est dans le Loiret que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Brécy, nom de plusieurs communes et hameaux. Dans cette région, on pensera notamment à Brécy, dans le Cher. Sens probable du toponyme : le domaine de Bercius (du moins pour la commune du Cher) ou de Briccius, noms de personnes latins.
Breda, Bréda Le nom est surtout porté dans les départements de la Meuse et du Nord, ainsi qu’en Belgique. Dans la plupart des cas, il devrait désigner celui qui est originaire de la ville hollandaise de Breda ou d’une localité portant un nom similaire (voir Brede pour le sens). Herbillon et Germain (voir bibliographie) envisagent aussi deux possibilités : soit l’ancien français et liégeois “bredair” (sorte de long couteau), soit un ancien nom de personne (Bredas apparaît comme prénom au XIVe siècle). On trouve également de nombreux Breda en Italie, surtout en Vénétie. Le nom y correspond sans doute à la commune de Breda di Piave (province de Trévise). L’origine du toponyme pourrait être le latin “praedium” (= propriété, domaine) ou le germanique “braida” (voir Brede).
Brede Nom allemand rencontré en Moselle. C’est en principe un toponyme (qu’on retrouve dans la ville hollandaise de Breda) correspondant au germanique “braida” (= large, plat, cf. l’allemand “breit”). Le nom se rencontre également en Angleterre (variantes Breed, Breede) avec le même sens.
Bredemestre Porté dans les Ardennes (variante : Bredemesse), c’est un nom que les plus anciennes mentions situent dans le Territoire de Belfort (variante : Bredmestre), où il est l’équivalent du nom Bredmeister. Ce dernier pourrait être une variante de Brettmeister, porté en Allemagne, avec le sens éventuel de maître menuisier (“Brett” = planche).
Bredier Porté en Limousin (87, 23), ce devrait être un nom de personne d’origine germanique, Braidhari (braid = large + hari = armée). On le rencontre dans l’Ouest sous la forme Brehier (44, 76).
Brédif Nom rencontré notamment dans l’Indre-et-Loire et la Seine-Maritime. C’est un surnom donné à celui qui est ardent, rapide, emporté (ancien français braidif).
Bredin Porté en Franche-Comté et dans la Loire-Atlantique, pourrait être le surnom d’une personne qui bredouille (ancien français bredeler = bredouiller, marmonner). On pensera aussi, au moins dans l’Ouest, à une variante de Brodin (voir ce nom)
Brédy On rencontre le nom dans l’Ain et plus généralement en Rhône-Alpes, mais aussi dans les Ardennes. Variantes : Braidi, Braidy, Brédi. Sens incertain. Il correspond peut-être à l’ancien français “braidif” (= ardent, imétueux, rapide). À envisager aussi une variante ou un diminutif de Bredin (voir ce nom).
Breffy Le nom est porté en Limousin. Variante : Bréfy. Sens incertain. A envisager éventuellement un diminutif de l’adjectif “bref” (= court), surnom pour un homme petit.
Bréfort Nom porté dans la Somme et le Pas-de-Calais. Variante : Breffort. Sens incertain. L’hypothèse de Dauzat (“bref-fort”, surnom d’un homme petit et fort) semble peu crédible. On peut noter, mais ce n’est sans doute qu’un hasard, que la localité néerlandaise de Bredevoort est appelée Brefort sur une ancienne carte française. Cette localité est à l’origine du nom de famille néerlandais Brevoort (ou Van Brevoort), parfois écrit Brevort. Le nom de famille Bréfort est mentionné en 1569 dans deux communes du Pas-de-Calais : Aix-en-Issart et Éclimeux.
Brégeard On rencontre le nom à la fois en Lorraine (54, 57) et dans la Vienne. M.T. Morlet pense à un brasseur, la bregie étant l’orge préparée pour fabriquer la bière. Cette définition pourrait convenir en Lorraine, mais certainement pas dans le Poitou, région où l’on trouve de nombreux noms voisins, comme Brégeat et Brégeaud. En fait, tous ces noms semblent des variantes par métathèse de Bergeard, Bergeat, Bergeaud, qui peuvent soit désigner celui qui habite sur la berge, soit être des noms de personne d’origine germanique formés sur la racine ber (= ours).
Brégeat Le nom est porté dans la Haute-Vienne et les départements voisins (24, 86). Variante ou forme voisine : Brégeas. On trouve dans la même région les formes Bergeat et Bergeas. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant le lieu situé sur la berge d’un cours d’eau, ou encore une éminence de terrain.
Brégeon Le nom est porté dans l’Ouest (44, 85, 35). Variante : Bréjeon (35). Il devrait s’agir d’une métathèse de Bergeon (voir ce nom). Voir Brégeard pour une autre possibilité.
Bréger Porté notamment en Loire-Atlantique, c’est une variante par métathèse de Berger, désignant un berger. On rencontre aussi en Alsace le nom de famille Breger, qui pourrait désigner celui qui est originaire de Breg, en Bade-Wurtemberg.
Bregerie Voir Brugerie. Le nom est surtout porté dans les Charentes, mais semble originaire du Limousin.
Bregnias Très rare, le nom est porté dans le département du Nord mais n’en paraît pas originaire. Seule la généalogie permettrait d’en savoir plus. À signaler, comme pistes éventuelles, les noms Brégnac et Brégnat. Le premier, porté en Dordogne, renvoie sans doute au hameau de Brégnac à Vieux-Mareuil (24). Le second, rencontré dans l’Allier, se retrouve également dans le nom d’un hameau : les Brégnats à Vaux (03).
Bréguet Le nom est le plus souvent originaire de Suisse. Sens incertain : on peut faire le lien avec le mot “brégot”, qui désigne en Suisse une terre humide, mais d’autres solutions sont possibles, par exemple un dérivé de l’occitan “brega” (= rixe, dispute). À noter aussi le moyen français “briguet”, désignant selon le dictionnaire de Bonnefoy un enfant né d’un père noble et d’une mère roturière.
Brehamel Nom surtout porté dans l’Oise, où l’on trouve aussi la variante Brehamet. Ces deux noms sont des diminutifs de Breham (rencontré surtout dans l’Eure), que M.T. Morlet interprète avec prudence comme un toponyme qui pourrait signifier petit domaine, mais cela demeure très incertain.
Bréhéret Ou Breheret, Bréheret. Surtout porté dans le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique, c’est un diminutif de Bréhier, porté dans la même région, nom de personne d’origine germanique selon M.-T. Morlet (Braidhari : braid = large + hari = armée). À noter cependant qu’en ancien français le mot “brehier” est attesté comme variante de “bruhier”, terme qui sésigne la buse (oiseau), c’est une possibilité à ne pas négliger.
Breil Désigne celui qui est originaire de Breil (également le Breil), toponyme très fréquent en France (du gaulois brogilo = le petit bois). C’est dans le Sud-Ouest que le patronyme est le plus fréquent (31, 81, 12). Pour cette région, il faut noter la commune du Breil (46) et le hameau du Breil (Nègrepelisse, 82).
Breillard Rare en France, le nom paraît originaire du Poitou. Il s’est également implanté au Québec. Il semble s’agir d’un toponyme, dérivé de “breil” (bois clôturé, du gaulois “brogilo”). Un hameau s’appelle Le Breillard à Erbray (44) .
Breit Porté en Moselle, le nom correspond à l’adjectif allemand breit (= large, aplati). On peut penser à un homme trapu, large d’épaules. Dérivés : Breitel, Breithel, Breiter, Breitman, Breitmann. Le mot’ breit’ entre aussi en composition avec des noms de métiers (Breitmayer, Breitschmitt), on le retrouve aussi dans des toponymes devenus noms de famille : Breitbach, Breitenbach (le cours d’eau large), Breitenbucher (buch = hêtre), Breitenmoser (moos = bourbier), Breitenstein (stein = rocher), Breitkopf (Kopf = coupe, mais aussi sommet arrondi).
Brel Le nom est une variante de Breuil (= bois clôturé, gaulois brogilo). On le rencontre surtout dans le Sud-Ouest (46, 82), mais aussi bien sûr en Belgique. Variante plurielle : Brels (11, 36).
Brelier Nom surtout porté dans la Saône-et-Loire (matronyme : Brelière). Ce nom est à rattacher aux formes Berlier, Berlière (42, 71), avec métathèse du r, ce qui ne nous éclaire pas vraiment sur sa signification. On peut cependant formuler quelques hypothèses : 1. Forme contractée de Bertelier (fabricant ou marchand de corbeilles). 2. Forme contractée de Barillier (tonnelier, transporteur de vin). Mais la solution pourrait évidemment être différente.
Brelin Surtout porté en Saône-et-Loire et en Guadeloupe, c’est un nom de sens incertain. Peut-être une métathèse de Berlin (89), nom de personne d’origine germanique (Berilin, diminutif de Berilo, racine ber = ours). On envisagera aussi le surnom d’un joueur (ancien français brelan, brelenc = table de jeu).
Brelingard Assez rare, le nom est porté en Limousin (23, 87). On le rencontre aussi sous la forme Berlingard (42, 69). Il a dû désigner un joueur (ancien français “brelan” = table de jeux, puis sorte de jeu de cartes). M.-T. Morlet signale aussi son emploi dialectal avec le sens de bavard, étourdi, niais.
Brem Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin. On le considère comme une variante de Brehm (67), nom qui peut avoir plusieurs sens : soit un surnom évoquant le taon (moyen-haut-allemand brem), soit un toponyme avec le sens de buisson de ronces (moyen-bas-allemand et moyen-haut-allemand breme). Le nom Breme (57) semble en être une variante, même s’il n’est pas interdit de penser à la ville allemande de Brême. A noter qu’on trouve des Brem au Québec, originaires du Pas-de-Calais (voir Bremme).
Bremard Le nom est porté en Picardie (02, 80), en Normandie (76) et dans le Centre (37). Variantes : Bremare, Bremart. Il pourrait correspondre à l’ancien français “bremart” (bière forte de Brême selon le dictionnaire de Godefroy), mais c’est loin d’être une certitude.
Brémaud Nom porté surtout dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Variantes : Brémault (79, 44), Brémeau (85, 86), Brémeault (79). Sens incertain : peut-être un rapport avec la brème (poisson), nom d’un lieu où ce poisson est abondant ou surnom d’un pêcheur.
Bremenson Porté dans l’Orne depuis le XIVe siècle, pourrait être un diminutif de l’ancien français “bresmen”, qui a désigné un portefaix.
Brément Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise (variante : Brémant), c’est pour M.T. Morlet le participe présent du verbe bremer (= crier, gronder), surnom donné à un braillard ou à un homme irascible. On pensera aussi à une métathèse de Berman(n), nom de personne ou surnom formé sur la racine germanique ber (= ours).
Bremme Egalement écrit autrefois Bresme, le nom est porté dans le département du Nord, où l’on trouve aussi la forme avec particule “de Bremme”. Il semble renvoyer à la commune de Brêmes, dans le Pas-de-Calais (Bratmes, Brasmes en 1184). Variantes : Brame, Bramme, mais aussi Bram et Brem, qui peuvent également avoir d’autres sens (voir Brem). Pour être complet, on précisera que le rapport avec la brème (poisson) ou avec une variété de pierre précieuse (ancien français brasme) semble plus incertain.
Bremon Variante assez rare de Brémond, Brémont, qui sont des formes par métathèse de Bermond, Bermont, nom de personne d’origine germanique (Bermund : ber = ours + mund = protection).
Bremond, Brémond Nom de personne d’origine germanique, variante de Bermond par métathèse (voir ce nom). On trouve beaucoup de Brémond dans le 49, mais le nom se rencontre un peu partout en France.
Brenac Patronyme porté dans le Tarn et en Limousin. Désigne celui qui est originaire de Brenac, nom d’une commune de l’Aude et de plusieurs hameaux (Dordogne, Aveyron notamment). Sens du toponyme : le domaine de Brennos, nom de personne gaulois.
Brencz Nom polonais, normalement écrit Brecz (avec une cédille sous le e, montrant que celui-ci est nasalisé). Il devrait être lié au nom “brzek”, (= bourdonnement, tintement, cliquetis) ou au verbe “brzeczec” (= bourdonner, sonner).
Brenet Nom surtout porté dans le Doubs et la Haute-Saône. On le trouve cependant aussi dans les Deux-Sèvres. Il s’agit sans doute d’une variante de Bernet, formée par métathèse. Bernet est quant à lui un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bern (ber, berno = ours).
Brengues Surtout porté dans l’Aveyron, désigne celui qui est originaire de Brengues, nom d’une commune du Lot et de hameaux au Truel (12) et à Cabrerets (46). Signification : le domaine de Beringus, nom de personne d’origine germanique.
Brenguier Porté dans le Var et les Bouches-du-Rhône, c’est une contraction de Bérenguier (même région), nom de personne d’origine germanique (Beringari : berin = ours + gari = lance).
Bréniel Nom rare porté dans le Finistère, qui peut aussi s’écrire Berniel. Il devrait désigner celui qui est originaire de Bréniel, hameau au Saint (56). Le premier élément du mot est le breton “bre” (ou “brenn”), avec le sens de “colline”. Le second est plus incertain : on peut penser à l’adjectif “yell”, variante de “gell” (= brun), ou à un nom de personne (Iudhael, qui a donné Yhuel, Izel, Huel).
Brenier, Brénier Porté en Rhône-Alpes (26, 38, 42), devrait être le plus souvent une variante de Bernier (voir ce nom) par métathèse du r. À noter cependant que l’ancien français “brenier” a pu désigner un marchand de son (“bren”) ou encore un conducteur, un valet de chiens.
Brennetot Nom porté en Normandie (76, 27). Devrait correspondre à Brennetuit, patronyme porté dans la même région et désignant celui qui est originaire de Brennetuit, nom de trois hameaux à Auffay, Heugleville-sur-Scie et Saint-Hellier (76). Signification possible : domaine rural pour la finale -tot (norrois topt), mais clairière, terre défrichée pour -tuit. Le premier élément représente un nom de personne.
Brenoir Nom très rare dont on n’a que peu de mentions anciennes et aucune certitude quant à l’origine géographique. Pourrait être une variante de Bernard, avec métathèse du r et modification de la finale sous l’influence de l’adjectif ‘noir’.
Brenot Nom porté en Bourgogne (71, 21) ainsi que dans le Jura. Ce devrait être une variante par métathèse de Bernot (10, 89), diminutif de noms de personne d’origine germanique tels que Bernier ou Bernard, Bernaud.
Brenugat, Brénugat Nom porté dans le Morbihan. Désigne celui qui est originaire de Brénugat, un hameau de la commune de Lizio (56). Sens du toponyme : la colline (brenn) de Iudcat, ancien nom de personne breton (iud = seigneur + cat = combat).
Brès Pour le sens, voir Bris. C’est dans les Cévennes que le nom est le plus répandu (48, 30) ainsi que dans le Vaucluse.
Breslavetz Sans doute forme francisée de Breslavec, Breslawec (en Pologne le c se prononce ts), nom de famille rare qui devrait renvoyer à la ville polonaise de Wroclaw (en allemand Breslau), ou bien au nom de personne médiéval Brezlav.
Bressan Surtout porté dans l’Ain, désigne celui qui est originaire de Bresse. Variantes : Bressand, Bressant. Attention cependant : Bressan (Bressàn) est également un nom italien surtout porté en Vénétie. Il y désigne celui qui est originaire de la ville de Brescia. Avec le même sens : Bressano, Bressani, et bien sûr Bresciano et Bresciani.
Bressat Surtout porté dans le Rhône, l’Isère et le Puy-de-Dôme, pourrait être une variante de Bressac (également nom de famille), nom d’une commune de l’Ardèche (Saint-Lager-Bressac) et de plusieurs hameaux, notamment dans la Drôme. Autres possibilités : diminutif du prénom Brès (= Brice) ou originaire de la Bresse.
Bressler Désigne, comme Bressel, celui qui est originaire de la ville polonaise de Wroclaw, en allemand Breslau (allemand dialectal Brassel). Le toponyme est formé sur le nom de personne Vratislav.
Bressolette Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Il désigne sans doute celui qui est originaire du hameau de Bressollettes à Saint-Alyre-d’Arlanc (63). Le toponyme est un diminutif de Bressole(s), qui n’a sans doute aucun rapport avec un berceau (occitan breçol), mais doit désigner un lieu broussailleux ou un bois-taillis (racine broc, bros). Variante : Bressollette (79). Forme voisine : Brossolette.
Bressolle Voir Bressolette pour le sens. Le nom est porté à la fois dans le Tarn et dans l’Yonne. Variantes : Bressole, Bressoles, Bressolles.
Bresson Diminutif de Brès, Bris, nom de baptême porté par le successeur de saint Martin comme évêque de Tours. Le nom Bresson est surtout porté en Picardie et en Champagne-Ardennes. On rencontre dans l’Ouest la variante Brisson.
Bressu Aujourd’hui disparu, paraît renvoyer à Bressus, hameau et moulin à Saint-Sauveur (89).
Bressy Nom surtout porté dans le Vaucluse et le Limousin. Sens incertain. Peut-être un dérivé de Brès, nom de baptême (latin Brictius) popularisé par saint Bris, successeur de saint Martin comme évêque de Tours.
Bret Nom très fréquent dans l’Isère et la Drôme, et plus généralement dans la région lyonnaise. Il peut désigner celui qui est originaire de Bretagne. C’était au Moyen Âge le cas-sujet de Breton. Cependant, le mot “bret” et son cas-régime “breton” peuvent aussi désigner un bègue, notamment en pays occitan.
Bretagne Le nom désigne celui qui vient de Bretagne. C’est dans la Loire-Atlantique qu’il est le plus répandu.
Bretagnolle Nom porté en Corrèze. Désigne celui qui est originaire du hameau de Bretagnolle, dans le même département (commune de Pierrefitte). La variante Bretagnolles renvoie le plus souvent au hameau de Bretagnolle à Chanteuges (43). Autre variante : Bretagnol (19, 87). On évoque en général pour ces toponymes un rapport avec les Bretons, ce qui me semble assez improbable. Peut-être s’agit-il d’un lieu planté de troènes (occitan bretoina, bretana).
Bretault C’est une variante par métathèse de Bertault, nom de personne d’origine germanique (voir Bertaud). Le nom se rencontre surtout dans le Maine-et-Loire. Variantes : Bretaud (85, 36), Bretaut (49), Breteau (72, 61), Breteaud (79), Breteault (49), Breteaux (77). Diminutifs : Bretaudeau, Breteaudeau (49).
Bretéché, Bretécher, Brétécher Nom de famille porté surtout dans la Loire-Atlantique. A dû désigner un guetteur, soldat placé à la bretèche, ouvrage de défense formé par une logette à mâchicoulis. Variantes : Bretesché, Bretescher.
Bretel, Bretelle Ces deux noms semblent avoir la même origine. On les rencontre surtout dans la Somme, mais on trouve aussi des Bretel dans la Manche, et des Bretelle en Corrèze. On peut penser à un diminutif de Bret (= breton), mais il semble qu’on ait plutôt affaire à des noms de localités : on trouve dans la Somme deux hameaux appelés Bretel (Boismont et Gézaincourt), et dans la Manche le toponyme est très fréquent (hameaux à Couvains, Laulne, Millières, Saint-Sauveur-le-Vicomte). Egalement hameau de la Bretelle à Mondescaut (60). A noter enfin les diverses communes qui s’appellent Breteil, Breteuil ou Bréthel. Le toponyme paraît d’origine gauloise, mais son sens est incertain.
Brethes, Brèthes Essentiellement porté dans les Landes, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée ainsi, sans doute le hameau de Brèthes, à Poyartin (40). Il existe un hameau du même nom à Viella (32). Le sens du toponyme est obscur. Variante : Brettes.
Bréthiot Porté en Seine-et-Marne, c’est une variante (par métathèse du r) de Berthiot, nom rencontré pour sa part surtout en Bourgogne. Voir Berthiau pour le sens.
Brethomé Surtout porté en Vendée, le nom est une variante par métathèse de Berthomé (porté dans la même région) qui correspond au prénom Barthélémy. Variantes ou diminutifs : Bréthomeau, Bréthomet, Bréthommé, Brétomé.
Bréthoux, Brethoux Nom porté dans les Landes, et plus généralement en Gascogne (variantes : Brethou, Brethous). Plusieurs hypothèses ont été formulées. La plus logique est d’y voir une variante de Breton, désignant celui qui vient de Bretagne.
Bretille Porté en Île-de-France, pourrait être une métathèse de Bertille (Réunion, Martinique), nom de personne dérivé de Berthe. Autre possibilité : variante de l’ancien français brostille (broutille), menues branches dont on fait les fagots.
Bretillon Assez rare et originaire de Bourgogne ou de Champagne (21, 51), le nom est une métathèse de Bertillon (21, 89), diminutif du nom de personne d’origine germanique Bert, Berthe (racine berht = brillant). Avec d’autres suffixes : Bretillet (69), Bretillot (25, 90).
Bretin Surtout porté en Bourgogne (71, 89), également présent dans l’Ouest, c’est une variante de Bertin (voir ce nom) avec métathèse du r. Diminutifs : Bretineau (85), Bretinier (21). Autre dérivé : Bretinière (27, 39), sans doute le domaine de Bretin ou Bertin.
Bretnacher Nom porté en Moselle. Variantes : Bretnacker, Brettnacher. Désigne en principe celui qui est originaire de la commune de Brettnach, dans le même département. Mentionné en 1179 sous la forme Britenacha, le toponyme signifie ‘le domaine (suffixe -acum) de Britannus’, nom de personne latin. Autre possibilité pour le nom de famille : variante de l’allemand Brettmacher (= fabricant de planches).
Breton Très fréquent en France, le nom désigne celui qui est originaire de Bretagne. C’est dans le Centre-Ouest qu’il est le plus répandu, mais aussi dans le département du Finistère, ce qui ne manque pas d’étonner : quel sens donner en effet au surnom dans une région où tout le monde était breton ? On peut penser à une utilisation comme nom de personne (prénom) : les nom Brito et Britou sont attestés dans le cartulaire de Redon, mais n’y apparaissent qu’une fois chacun. À envisager aussi une opposition Breton/Gall(o). Diminutifs : Bretonnaud, Bretonneau (Charente, Centre), Bretonnel (61, 72), Bretonnelle (59), Bretonnet (45), Bretonnoux, Bretonoux (86, 87). Attention : dans certains cas, Breton peut aussi être un diminutif de Bert (voir ce nom), avec métathèse du r.
Brette Nom surtout porté dans la Corrèze. Il pourrait s’agir d’un matronyme formé su Bret (= breton), mais en l’occurrence il faut penser à un toponyme : on trouve en effet en Corrèze un hameau appelé La Brette (commune de Péret). Il existe également deux communes appelées Brette, dans la Drôme et la Sarthe. Le sens du toponyme me paraît incertain : on évoque parfois le domaine d’un nommé Britto (= le Breton), mais cela ne convient pas à une forme comme La Brette.
Breugnot Nom porté dans la Nièvre et les départements voisins (89, 71). Variante : Breugniot. Il faut le rapprocher de Brugnot (71, 21, 39), diminutif de Brun. Autre possibilité pour ces noms : dérivés de l’ancien français brugne, broigne (= armure). Autres variantes : Brugnaud, Brugnaut, Brugnaux, Brugneau, Brugneault, Brugneaux. Avec un autre suffixe : Brugnon (02, 71), Breugnon (03, 58).
Breuil Fréquent dans le Limousin (19, 87), c’est un toponyme issu du gaulois brogilo, désignant un bois clôturé. Variante avec -s final : Breuils (32). Autre forme : Breuilh (87, 24).
Breuillet Diminutif de Breuil (voir ce nom) porté surtout dans l’Yonne. Variantes : Breuiller, Breuillez. Autres diminutifs : Breuillaud, Breuillault (36, 87), Breuillon (52), Breuillot (25, 90).
Breuilly Désigne celui qui est originaire de Breuilly, nom de diverses localités. Le patronyme est surtout porté dans la Manche, où l’on rencontre des hameaux appelés (le) Breuilly à Notre-Dame-de-Cenilly et à Saint-Louet-sur-Vire. Pour le sens, voir Breuil.
Breuque Nom rencontré dans la Somme et la Seine-Maritime. Semble une variante de Breucq, Breucque (59), toponyme désignant un lieu marécageux (néerlandais broek).

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