A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blonce
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Breure Nom porté dans la Haute-Loire. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Breure, toponyme évoquant un lieu où pousse la bruyère. A noter les hameaux de la Breure à Saint-André-de-Chalencon (43) et à Usson-en-Forez (42). Le toponyme est également fréquent dans l’Allier (dérvé : Breuron).
Breuse Nom rare porté dans la Haute-Marne. On le trouve plus souvent sous la forme Breuze (45). Il s’agit en principe d’une déformation du mot braise, désignant un marchand ou un fabricant de charbon de bois.
Breuskin Nom porté en Belgique, rencontré aussi sous les formes Brusquin, Bruskin. Sens incertain, aucune solution ne donnant vraiment satisfaction. Peut-être un diminutif (suffixe -kin) de Bros, hypocoristique du prénom Ambroise.
Breuvart Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Brevart, Breuwaert. Sans doute une déformation du néerlandais Brouwer (= brasseur). Autre possibilité : diminutif de l’adjectif bref (= petit).
Brévaux Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et l’Ille-et-Vilaine, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Brévaux ou Bréval, Brévalle. On citera les hameaux de Brévaux à Condé-sur-Noireau (14) et à Commeaux (61), ou encore la commune de Bréval (78) et le hameau du même nom à Bosrobert (27). Sens probable du toponyme : la vallée de Bero (ou autre nom voisin), anthroponyme d’origine germanique. Avec le même sens : Bréval (27), Brévalle (59, 62), Brévault, Brévaut (35).
Brevet Fréquent dans l’Ain ainsi que dans l’Ouest (49, 44), c’est un diminutif de bref, brief, surnom donné à un homme petit (à noter cependant qu’en ancien français un brievet était aussi une lettre, on peut donc envisager parfois le surnom d’un clerc).
Brévière Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Béviaire, Brévier. Rien à voir avec un livre de prières. Il s’agit d’un toponyme désignant un lieu où pousse la bruyère. Plusieurs hameaux et communes s’appellent La Brévière, La Bréviaire, notamment en Normandie et dans l’Oise.
Bréville Surtout porté en Normandie, désigne celui qui est originaire de Bréville, nom de deux communes de cette région (14, 50). Signification probable du toponyme : le domaine (villa) de Bero, nom de personne germanique.
Breysse Le nom est porté dans l’Ardèche et les départements voisins (43, 42). Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Breysse ou en est originaire. On pensera notamment pour l’Ardèche à un ancien village situé à Burzet, et pour la Haute-Loire à un autre ancien village situé à Alleyrac. Le sens du toponyme est incertain, tout comme d’ailleurs celui du nom “Bresse”. Le lieu-dit de la Haute-Loire est cité au XIe siècle sous la forme “Desbregatis”.
Brézillon Le nom est surtout porté dans l’Aisne, il était fréquent aussi autrefois dans la Seine-et-Marne. Variantes : Brésillon, Brésillion, Brézillion. Il semble que ce soit un diminutif de l’ancien français “bresil” (= brasier). À envisager aussi un dérivé de “bresille”, qui a désigné une variété d’orge utilisée dans la confection de la bière.
Brezisky Sans doute déformation du polonais Brzezinski, nom formé sur brzoza (= le bouleau, ukrainien bereza).
Brézulier Nom breton assez rare, porté notamment dans le Morbihan. Sens incertain : peut-être un pêcheur de maquereaux (“brezhell” = maquereau, “brezhellia” = pêcher le maquereau). A. Deshayes penche pour un surnom donné à celui qui cligne des yeux, qui cille (“bresilhad”).
Brial D’origine plutôt occitane, ce nom est souvent considéré comme une aphérèse de Abrial, adjectif correspondant au mois d’avril (nom donné à un enfant né en avril, ou encore symbole du printemps, du renouveau). Il peut aussi s’agir d’un toponyme, avec le sens de petite colline, monticule. C’est le nom d’un hameau à Bressols (82).
Brialy Nom surtout porté dans l’Indre, où l’on trouve aussi la forme Brialix. C’est un diminutif de Brial, évoquant soit le mois d’avril, soit une petite butte. Il existe un hameau les Brialix à Buxeuil (36).
Brianceau Le nom est surtout porté en Vendée. Il pourrait s’agir du surnom d’un homme tout petit (ancien occitan brian = petit ver, également éruption de boutons). A envisager aussi un éventuel toponyme (cf. la Briance, rivière de Haute-Vienne).
Brianchon Nom porté en Normandie et en Picardie (76, 80). C’est une variante de Briançon, un toponyme qui n’est pas inconnu dans cette région : à noter le manoir de Briançon à Criel-sur-Mer (76), et le hameau du même nom à Saint-Crépin-aux-Bois (60). Etymologie : le gaulois latinisé Brigantione (= hauteur, éminence). Le nom de famille Briançon (84, 26) renvoie pour sa part à la ville des Hautes-Alpes.
Briancourt Désigne celui qui est originaire de Briancourt, l’une des deux agglomérations composant la commune de Bosseval-et-Briancourt, dans les Ardennes.
Briand, Briant Sauf exception toujours possible, aucun rapport avec l’adjectif brillant. Il s’agit normalement d’un nom de personne breton signifiant élevé, haut placé. Variantes : Brien, Briend, Brient. Diminutif : Briendo. Le même nom est très répandu dans les îles britanniques sous les formes Bryan, Brian, Brien, O’Brian, O’Brien, O’Bryan.
Briandon Nom rare porté aujourd’hui dans la Seine-Saint-Denis. Pourrait renvoyer à Briandon, lieu-dit à Mignaloux-Beauvoir (86). On me signale cependant l’existence d’une famille Guenot-Briandon en Savoie, ce qui ne correspond guère géographiquement.
Briano Nom italien porté en Ligurie, en particulier dans la province de Savone. On trouve les formes Briani et Brian en Lombardie et en Vénétie. Sens obscur. On envisage parfois une forme du nom de personne Abramo (= Abraham), mais c’est loin d’être une évidence. À noter qu’une commune de Campanie s’appelle Villa di Briano.
Briansoulet Porté dans la Haute-Vienne, le nom s’écrit aussi Briansssoulet. Il évoque un cours d’eau à Saint-Vitte-sur-Briance (87), affluent de la Briance. Le nom Briance (Brivancia fluviolus en 889) semble lié à la présence d’un pont (gaulois “briva”).
Brias C’est dans l’Ardèche que le nom est le plus répandu (également 77). Il peut, comme Briat (58, 19, 43) désigner celui qui vient de la Brie, mais il doit plutôt s’agir, tout comme Brie d’ailleurs, d’un toponyme évoquant une hauteur.
Briatte Le nom est assez courant dans le département du Nord et dans l’Oise. Il pourrait correspondre au rouchi ‘briate’ (= étourdi, peu intelligent), telle est du moins l’interprétation du Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane. M.T. Morlet pense pour sa part à celui qui vient de la Brie. On peut enfin envisager une variante de Briastre, Briattre, désignant celui qui est originaire de la commune de Briastre (59).
Bricane Nom rare porté dans le Pas-de-Calais. Variante : Bricanne. Difficile de se faire une idée. Peut-être à rapprocher de l’ancien français bricoigne, qui signifie soit folie, soit filouterie. Mais il faudrait connaître d’éventuelles anciennes graphies du nom pour donner une définition plus précise.
Bricard Rencontré un peu partout dans la moitié nord de la France, ce nom semble être un dérivé de bric, bricon, qui désignait en ancien français un fou, mais aussi un fripon, ou encore un lâche, un paresseux. On n’a que l’embarras du choix, mais il s’agit de toute façon d’un sobriquet péjoratif.
Brice, Briche Nom de baptême fréquent dans le nord de la France. Pour le sens, voir Bris. Diminutifs : Bricet, Brichet.
Bricheteau Porté notamment dans le Maine-et-Loire et la Vienne, le nom est un diminutif de Brichet (08, 53, 72), lui-même diminutif de Briche (62, 60, 95). Ce dernier nom est dans la plupart des cas une variante du prénom Brice. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose aussi un surnom donné à un homme rusé ou à un joueur (ancien français briche = piège ou jeu d’attrape).
Bricollé Nom catalan également écrit Bricoller, Bricullé, Bricallé, Bricaller, Brigollé. Il désigne en principe un revendeur d’oeufs ou de volaille (catalan “bricollaire”, “bricoller”).
Bricoteau Le nom est notamment porté dans l’Aisne. Variantes : Bricoteaux, Bricotteaux. C’est un diminutif de Bricot (54 notamment) ou encore de Bricout (59, 62), des noms de sens incertain. Le rapprochement avec l’ancien français “bric” (= sot, fou) est possible, mais, vu la fréquence élevée du nom Bricout, il n’est pas interdit d’y voir un ancien nom de personne.
Briday Surtout porté dans le Rhône, semble désigner celui qui est originaire du hameau du Briday, dans le même département (commune de Propières). Le toponyme pourrait venir du gaulois *brivate (= pont), mais il faudrait des formes anciennes pour avoir une certitude.
Bridel Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Bridelle) et dans l’Ille-et-Vilaine. On le considère comme un surnom pour un fabricant de brides.
Bridelance Nom rencontré dans le Nord et le Nord-Est, également présent en Belgique. Il semble qu’il faille le décomposer en bride + lance, mais le sens reste obscur. Le verbe “brider” signifiait en moyen français “freiner, entraver”. Partant de là, toutes les suppositions sont possibles, soit dans le domaine militaire, soit dans d’autres types de joutes (lance = métaphore pour le membre viril). Reste aussi à savoir si le nom n’a pas été déformé. Variantes : Bridelence, Bridelange.
Bridet Nom porté dans la Saône-et-Loire et la région lyonnaise, présent aussi dans le Lot-et-Garonne. Voir Briday.
Bridges Deux possibilités pour ce nom anglais : soit le toponyme Bridge (= pont) avec -s marquant la filiation, soit la ville belge de Bruges (un certain William de Bruges voit son nom écrit William de Brieges au début du XIIIe siècle), le sens du toponyme étant de toute façon le même.
Bridon Patronyme porté dans l’Ain et la Saône-et-Loire. Semble désigner un fabricant ou un marchand de brides, plus généralement un bourrelier.
Bridoux Patronyme courant en Picardie, rencontré aussi en Belgique. Les premières mentions connues montrent que c’était au moyen âge un prénom : on peut penser à un diminutif masculin de Bride (forme contractée de Brigitte, également Briede en Allemagne). Si par contre il s’agissait d’un surnom, il faudrait y voir un dérivé de bride, évoquant peut-être un garçon d’écurie ou un bourrelier. Variante : Bridou (77 notamment).
Brief Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Alsace (variante : Brieff). Il correspond à l’allemand et ancien français Brief, avec le sens de lettre, message : sans doute le surnom d’un messager, sens que l’on retrouve dans le nom Brieftreger.
Brient Variante de Briand (voir ce nom) portée dans le Morbihan. On trouve la forme Briend dans les Côtes-d’Armor. Diminutifs : Briendo, Brientin.
Brière, Brières Nom très courant en Normandie et dans le Centre-Ouest. Désigne celui qui habite un lieu-dit portant ce nom ou qui est originaire d’une localité appelée Brière. Sens du toponyme : lieu où pousse la bruyère. Il existe une commune appelée Brières dans l’Essonne. Variante : Brierre (28). En composition : Brière-Loubry (76), Brière de l’Isle, Brière de la Hosseraye, ce dernier terme évoquant un lieu où pousse le houx.
Briesach Le nom est porté dans la Moselle. Il désigne celui qui est originaire de la ville allemande de Breisach, dans le Baden-Württemberg, également appelée Vieux-Brisach. Avec le même sens : Brisach, Brisacher, Breisach, Breisacher (67).
Briet Surtout porté en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom peut aussi s’écrire Briest, Brietz, Briez. Son sens est incertain : peut-être celui qui est originaire de la Brie ou d’une des nombreuses localités appelées Brie. Autre possibilité : un diminutif avec aphérèse du nom de personne Aubry. Portée dans la Marne et la Meuse, la forme Briey paraît désigner celui qui est originaire de Briey, commune de Moselle.
Briffaut Nom assez répandu dans le département du Nord et dans la Sarthe. Variantes : Brifaud, Brifault, Brifaut, Briffaud, Briffaut, Briffaux. Avec un autre suffixe : Briffard. Sans doute le surnom d’un gros mangeur (ancien français brifalt = glouton, dérivé du verbe brifer = manger goulûment).
Briffaz Porté en Haute-Savoie, c’est un nom de sens incertain, dont Briffe est l’équivalent franc-comtois. Il paraît correspondre à l’ancien français “brifer” (= manger gloutonnement). C’est sans doute le cas aussi pour le nom Briffod, présent lui aussi en Haute-Savoie.
Briffoteaux Nom porté dans la Marne, l’Aisne et les Ardennes. C’est un diminutif de Briffaut, qui correspond à l’ancien français brifalt, terme désignant un personnage glouton (verbe brifer = manger goulûment, d’origine obscure). Variantes : Briffotaux, Briffoteau, Brifoteau, Brifoteaux.
Briganti Le nom est porté en Corse. Il se rencontre également en Italie, notamment dans les Pouilles où on trouve aussi le singulier Brigante. Equivalent du français “brigand”, il a d’abord eu le sens de soldat appartenant à une compagnie, mercenaire, mais dès la fin du Moyen Âge il avait son sens actuel. Le nom est présent en France sous la forme Brigand (36, 21, 52). Diminutifs : Brigandet (21) et Brigandat (10).
Brigard Surtout porté dans l’Isère, pourrait être le surnom d’un homme querelleur (ancien français briguer = se disputer).
Brignon Apparemment, le nom devrait désigner celui qui est originaire d’un village ou d’un hameau portant ce nom. Il existe la commune de Brignon dans le Gard, celle du Brignon dans la Haute-Loire, mais c’est un toponyme fréquent presque partout en France. Pour la commune du Gard, le nom est formé sur la racine préromane briga (= sommet, colline, hauteur). On le trouve aussi souvent sous la forme Brion. Les autres lieux qui s’appellent Brignon ne viennent sans doute pas de “briga”. C’est le cas notamment du Brignon, rivière de l’Indre-et-Loire, ou des divers Brignon de la Haute-Loire, dont les formes anciennes contiennent presque toutes une racine “brunh”, peut-être un hydronyme. Reste que tout cela n’explique pas forcément le nom de famille, dans la mesure où c’est dans le Bas-Rhin qu’il a toujours été le plus répandu, au moins depuis le début du XVIIe siècle (premier porteur connu : Abraham Brignon, dont le lieu de naissance reste apparemment à découvrir).
Brihay Le nom est porté dans le département du Nord, où l’on trouve plus fréquemment la forme Brihaye (également 02, 50). Il devrait s’agir d’un toponyme (nom de hameau ou de lieu-dit), mais je n’en trouve aucune trace.
Brillant Porté notamment dans la Sarthe et la Mayenne, rencontré aussi sous la forme Brilland, c’est selon M.T. Morlet le surnom d’un homme rusé (dérivé de l’ancien français bril = piège). On doit surtout envisager une déformation des noms Briand, Briant, par attraction du verbe briller.
Brillanti Nom italien (variante Brillante), également porté en Corse. C’est le participe présent du verbe brillare, qui signifiait à la fin du moyen âge s’agiter, tourner, faire des pirouettes. Auparavant, ce verbe s’écrivait prillare. Il s’agit donc sans doute d’un surnom donné soit à une personne agitée, soit à un saltimbanque. Le sens moderne du verbe briller est plus tardif, aussi bien en Italie qu’en France.
Brillon C’est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu (variante : Brillion). Sans doute le surnom d’un chasseur : le mot “brillon” est attesté en ancien français avec le sens de “piège pour prendre les oiseaux”. Le nom Brillet (35, 53) a en principe le même sens, tout comme sa variante Brilliet (72, 08). Autres formes : Bril (59, 80), Brille (60).
Brimont C’est dans la Marne que le nom est le plus répandu. Plus généralement, on le rencontre dans le Nord-Est de la France. Il désigne en principe celui qui est originaire de la commune de Brimont (51). Variante : Brimon (55). Signification : sans doute le nom de personne germanique Beremundus (Bermund).
Brindamour Le nom est fréquent au Québec. On le rencontre aussi dans la Vienne et dans les D.O.M. (Guadeloupe, Guyane). Sans doute un surnom (“brin d’amour”) donné à un soldat. Variante : Brind’amour.
Brindejonc Nom porté dans l’Ouest (53, 35, 44). Variantes : Brindejont, Brindjon, Brindjonc. On considère qu’il a désigné celui qui portait un brin de jonc à son chapeau, mais il convient d’être prudent avec ce genre de surnoms.
Brindisi Nom italien désignant celui qui est originaire de la ville de Brindisi, chef-lieu de province dans les Pouilles. Le toponyme est déjà mentionné sous la forme Brentesion au Ve siècle avant J.-C. Il correspondrait à un mot “brention” (= tête de cerf), lié à la configuration du port.
Brine Nom très rare porté en Belgique, rencontré autrefois aussi dans le département du Nord. Aucune idée solide quant à sa signification.
Bringer Patronyme porté surtout en Lozère et en Haute-Loire. C’est une contraction de Béringer, nom de personne d’origine germanique, Beringari (berin = ours + gari = lance). Variante : Bringier.
Bringoud Nom rare porté en Savoie, plus fréquent sous les formes Bringout et Bringoux, rencontrées en Haute-Saône. Il devrait s’agir d’un nom de personne germanique formé sur la racine “berin” (= ours), peut-être un diminutif de Bringuier (voir Bringer), mais le second élément peut aussi correspondre à une autre racine, peut-être “wulf” (= loup), qui semble expliquer le nom alsacien Bringolf.
Bringué Nom porté dans les Hautes-Pyrénées, ainsi que dans la Haute-Garonne et l’Hérault, rencontré aussi sous les formes Bringuier, Bringuié. C’est une variante de Beringuer (voir Bringer). La forme Bringues, rencontrée dans l’Hérault, est plus incertaine. A noter l’existence d’un hameau les Bringues à Marlieux, dans l’Ain.
Bringuet Le nom est surtout porté dans la Somme et le Pas-de-Calais. Formes voisines ou variantes : Bringuetz, Bringuez. C’est un diminutif du nom de personne d’origine germanique Beringer, Beranger (voir Bringer).
Briois Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais. Désigne soit celui qui est originaire de la Brie, soit celui qui vient d’un village appelé Brie (par exemple dans l’Aisne ou la Somme). Variantes : Brioist, Brioit.
Briol Nom porté dans le Sud-Ouest (31, 81 notamment). C’est un toponyme fréquent dans le Tarn, où plusieurs hameaux s’appellent le Briol. On trouve également la forme Briole (09, 64). Signification incertaine : dans les Landes, la briole désigne le peuplier. Dans le Gers, le briou est un gué. En Provence le briol est un piège.
Brion Fréquent notamment dans les Ardennes et dans la Vienne, désigne le plus souvent celui qui est originaire de Brion, nom de localité très répandu dans toute la France (avec le sens de petite colline généralement fortifiée, dérivé du gaulois briga). Il peut aussi s’agir d’une aphérèse d’Aubrion, d’iminutif d’Aubry. Enfin, il arrive que le nom Brion soit une déformation de Bréant (voir ce nom), par une forme intermédiaire Breon.
Briot Le nom est fréquent dans les Vosges et la Haute-Marne. C’est un diminutif du nom de baptême Aubry, formé par aphérèse. Diminutifs : Briotet, Briottet (Bourgogne).
Brioude, Brioudes Patronyme rencontré dans le Forez et les Cévennes. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute la petite ville de Brioude, dans la Haute-Loire. Sens du toponyme : dérivé du gaulois briva = pont (Brioude est mentionné pour la première fois sous la forme Brivate).
Bripart Le nom est porté en Guadeloupe. Sens incertain. Il faut peut-être le rapprocher de Bribard (49, 77), surnom probable d’un mendiant (briber = mendier en ancien français).
Briquer Nom breton porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Bricquer, Bricquir, Le Bricquer, Le Bricquir, Le Briquer, Le Briquir. Il correspond apparemment au breton “briker” (= briqueur, ponceur). On peut cependant s’étonner de l’existence des formes en -ir, dont il est difficile de penser qu’elles correspondent à une graphie erronée de Briquer.
Briquet Le nom est assez courant dans le Nord-Pas-de-Calais, on le rencontre aussi dans la Haute-Vienne et la Meuse. Dans les pays de langue d’oc, il y a de fortes chances pour que ce soit un toponyme, avec le sens de petite colline (sens attesté notamment dans les Alpes méridionales). Autrement, le sens est incertain, mais on pensera quand même au mot “briquet”, attesté en ancien français avec le sens de petite quantité, morceau (surnom possible pour un homme tout petit). A envisager aussi, dans le Nord, une variante de Brichet, diminutif du prénom Bris, Brice.
Bris, Brisse Nom de baptême popularisé par saint Bris (ou saint Brès), qui fut évêque de Tours et successeur de saint Martin au Ve siècle. Le nom vient du latin Brictius. Diminutifs : Brissaud (87, 38), Brissault (86), Brisseau (85), Brisseaud (87), Brisseaux (77), Brisset (18, 41), Brissey (70, 88), Brissez (62, 18), Brissiau, Brissiaud (87), Brissier (35), Brissiet (53), Brisson (44, 86), Brissot (77, 51, 89). Sur Brisset, on a formé le matronyme Brissette (présent au Québec). Doubles diminutifs formés sur Brisson : Brissonnaud, Brissonneau, Brissonneaud, Brissonnet, Brissonnier (Poitou-Charentes). Autre sens pour Bris lorsque le nom se rencontre en Bretagne (29) : celui qui a des taches de rousseur (voir Le Bris).
Brisac Nom porté dans le département du Nord, à rapprocher de Brisach (67, 57), Brisack (Belgique), Brisacq, Brisacque (59, 62). C’est un nom de localité. On pensera bien sûr à la commune de Neuf-Brisach dans le Haut-Rhin, mais il existe aussi plusieurs lieux-dits ainsi appelés, par exemple le Brisac à Abscon (59), ou Brisac à Richecourt (55).
Brisard Serait le surnom d’un homme violent (dérivé du verbe briser). Le nom est fréquent en Mayenne et en Vendée (également 21). Variantes : Brisart (59), Brizard (85, 17, 37), Brizart (35).
Brisciano Nom italien. Désigne peut-être celui qui est originaire de Brescia (mais Bresciano est plus courant), ou bien celui qui vient de Barisciano (Abruzzes). On trouve aussi des communes portant le nom de Brusciano. De toute façon, l’origine toponymique semble certaine.
Briscul Porté dans la Somme, pourrait correspondre à une forme plus ancienne Brisecul, qui serait un toponyme plutôt qu’un sobriquet (nom possible d’une forte pente). On notera cependant qu’on trouve dans le même département la graphie Briseul, qui semble en être une variante (les deux noms sont portés à Amiens). Reste à savoir, de Briseul ou de Briscul, quelle est la forme initiale.
Brisebois Le nom est surtout porté dans la Creuse, où l’on trouve les variantes Brisabois, Brisebost et Brisebot. Ce pourrait être le surnom moqueur d’un bûcheron ou d’un menuisier (pour Brisebot, on peut aussi penser à un sabotier : bot = sabot). Avec le même sens mais dans d’autres régions : Brisbois (Île-de-France, Moselle).
Brisebourg Également écrit Brisbourg, le nom est porté dans la Sarthe. On n’en trouve aucune mention avant la fin du XVIIe siècle, où il apparaît comme variante des noms Briseboul et Brisboul, portés pour leur part dans la Mayenne (Cossé-en-Champagne notamment). Apparemment on a affaire à un sobriquet formé avec le verbe “briser”, la piste mayennaise nous invitant à voir dans le second élément le mot “boul”, désignant le bouleau en ancien français. Mais il convient d’être prudent, faute de mentions vraiment anciennes de ce nom. À noter enfin qu’une commune de Charente-Maritime s’appelle Brizambourg, ce pourrait être une autre piste.
Brisemur Difficile de se prononcer sur ce type de sobriquet : on peut penser à un vaillant guerrier se lançant à l’attaque des forteresses, ou encore à soldat spécialisé dans le maniement du mangonneau, mais aussi au surnom ironique d’un maçon. Le nom est surtout porté dans le Loir-et-Cher. Variantes : Brisemeur, Brisemure, Brismur, Brizemeure, Brizemur (noms surtout portés dans l’Essonne).
Brisevin Curieux nom porté dans la Seine-et-Marne, l’Yonne et l’Aisne. Variante rare : Brisevain (974). Il désigne celui qui ‘brise le vin’, mais avec quelle signification ? Peut-être celui qui foule le raisin (sens du verbe brisare en latin tardif), mais plutôt celui qui gâte le vin, sobriquet possible pour un tavernier ou un vigneron.
Brisquet Nom rare porté dans l’Ille-et-Vilaine. Sans doute une variante de Briquet (voir ce nom).
Brissé Nom trouvé en Lorraine. On le considère généralement comme un diminutif de Brice, Bris, Brès, nom de baptême porté par le successeur de saint Martin comme évêque de Tours. Cependant, le é final évoque une autre origine, sans doute un toponyme qui correspond à des formes connues, par exemple Brissay ou Brissy (deux communes de l’Aisne). Le toponyme vient de Brissiacum, nom de domaine gallo-romain.
Bristiel Nom porté en Moselle (variante : Bristielle). Sans doute le surnom de celui qui fait des bretzels, autrement dit un pâtissier.
Brisy Le nom est porté en Belgique dans les provinces de Liège et de Luxembourg. On le rencontre aussi en France, dans le département du Nord. Il devrait désigner dans la plupart des cas celui qui est originaire de Brisy, localité belge proche du Luxembourg.
Britz Le nom en France est surtout porté dans la Moselle. Il semble s’agir de l’une des formes allemandes du prénom Brice, à rapprocher de Brix. Diminutif : Britzel.
Briu Nom rencontré dans les Pyrénées-Orientales (surtout à Estagel). Etymologie difficile à cerner : on peut penser à l’occitan briu (= impétuosité, force, courage), utilisé notamment pour marquer la force d’un cours d’eau. On peut aussi penser à la racine préromane broglio, qui est à l’origine de nom de la commune de Briou (Loir-et-Cher, ce qui n’est pas vraiment dans le secteur géographique du patronyme !).
Brivadier Nom assez rare surtout porté dans le Puy-de-Dôme, où l’on trouve aussi les formes voisines Brivadis et Brivady. C’est sans doute un dérivé de l’occitan “brivada”, qui signifie “vitesse” (surnom d’un homme rapide ?), mais qui s’applique aussi en toponymie à un cours d’eau impétueux. A noter un hameau Brivadet à Issoire (63), et un village nommé la Brivade à Entraygues-sur-Truyère (12).
Brivoal Ancien nom de personne breton formé des racines “bri” (= puissance, dignité) et “uual” (= valeur, valeureux). Ce nom est mentionné dans le cartulaire de Redon sous les formes Briuual et Briuualt. Variantes : Brivall, Brioual.
Brizay Porté dans la Loire-Atlantique et en Vendée (variante : Brizais), désigne sans doute celui qui est originaire du Brizais, nom de deux hameaux à Campbon et à Saint-Michel-Chef-Chef (44). Autre possibilité : les communes de Brizay dans la Vienne (Marigny-Brizay) et dans l’Indre-et-Loire.
Brizé Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, à rapprocher de Brizais et de Brizay (44). Désigne celui qui est originaire soit de Brizais (hameaux à Campbon et à Saint-Michel-Chef-Chef, 44), soit de Brizay (communes dans la Vienne et l’Indre-et-Loire), soit encore du Brisé, autre hameau à Saint-Michel-Chef-Chef (44).
Brizot Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor, tout comme Brizault. Il devrait s’agir d’un diminutif du breton “brizh” (= tacheté, surnom pour celui qui a des taches de rousseur). Variantes : Le Brizault, Le Brizaut.
Broard, Berouard, Beroard Nom de personne d’origine germanique, Berward (ber = ours + hard = dur). Difficile à localiser géographiquement, mais semble relativement fréquent vers l’Auvergne (63, 07).
Broc, Broch Plusieurs interprétations ont été données de ce nom, qui peut en effet avoir de nombreux sens. Difficile de choisir entre un bâton, un goulot de bouteille ou encore quelqu’un dont les dents sortent de la bouche. D’autant qu’il y a une autre explication, toponymique cette fois, le mot broc désignant en ancien occitan un éperon rocheux ou un endroit couvert d’arbustes épineux. C’est cette dernière version qui a ma préférence.
Brocard Voir Brochard pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Jura. Variantes : Brocart (06, 59), Broccard (74, 90). Formes italiennes : Brocardo, Brocardi, Broccardo, Broccardi.
Brocarel Nom porté dans le Vaucluse. Peut-être un toponyme, diminutif de l’occitan broquièr (= fourré de buissons).
Brocault Le nom est porté dans l’Yonne (nombreuses mentions à Chassignelles au XVIIe siècle). Comme pour tous les noms commençant par Broc-, il est difficile d’en connaître le sens. On peut faire le rapprochement avec Brocot, nom surtout présent dans la Côte-d’Or, et avec Brochot, autre nom bourguignon. Voir Brochot pour une tentative d’explication.
Brochard Un patronyme très répandu dans l’Ouest (85, 49, 44). On le rencontre sous la forme Brochart en Picardie, où il est plus rare. Vu la fréquence du nom et de la forme voisine Brocard, les explications généralement données (évoquant un broc ou une cruche) ne semblent pas satisfaisantes. Il s’agit en fait d’un nom de personne d’origine germanique, Burcard (burg = forteresse + hard = dur), avec métathèse du r. La forme latinisée Brocardus est attestée en Italie au début du XIIe siècle.
Broche Le nom est notamment porté en Savoie, dans le Gard et le Puy-de-Dôme. C’est le plus souvent un toponyme avec le sens de lieu broussailleux. Le surnom métonymique d’un rôtisseur est possible dans certains cas. La forme rare Broché est plus incertaine.
Brochet Le nom est fréquent en Vendée (également 44, 87). Un surnom lié au poisson est certes possible, mais on pensera plutôt à un toponyme avec le sens de lieu broussailleux, bosquet (ancien français broce, broche). Avec le même sens : Brochette (63). Diminutif : Brocheteau (85).
Brochier Assez courant dans l’Isère et les Hautes-Alpes, attesté sans doute comme nom de métier au XIVe siècle à Gap (Guillelmus de Lurs, brocherius), devrait désigner un fabricant de brocs, de cruches. Variante piémontaise ou niçoise : Brochiero.
Brochon Dérivé de broc, qui signifie cruche, pot, il pourrait s’agir d’un surnom donné à celui qui fabrique, vend ou utilise ces objets. C’est dans le Loiret et la Charente-Maritime que le nom est le plus porté. Voir aussi Brouchon pour un autre sens.
Brochot Nom fréquent dans la Saône-et-Loire et dans l’Yonne. Comme pou tous les noms en Broc-, Brouch- on peut hésiter entre le broc (surnom donné à un fabricant de cruches) et un toponyme d’origine gauloise (broccos) signifiant éperon rocheux, mais aussi endroit couvert d’arbustes épineux. Difficile de se faire une idée certaine.
Brockly Nom assez rare porté en Alsace (variante ancienne : Brockli). C’est un dérivé de Brock, qui a généralement le sens de marécage (moyen-bas-allemand “brok”, cf. l’allemand “Bruch”), mais qu’on peut aussi rattacher au verbe “brocken” (= mettre en morceaux, penser aussi à l’adjectif “bröcklig” = friable, cassant). À noter que le dictionnaire de M.-T. Morlet donne pour Brock le sens d’homme trapu, vigoureux.
Brodin Le nom est surtout porté en Normandie (61) et en Bretagne (35). Apparemment c’est un diminutif de l’ancien français “brode”, qui peut avoir plusieurs sens : il désigne d’abord le pain bis (dans ce cas, ce serait un surnom donné à une personne au teint mat : dans la région d’Orléans, une femme brode était une femme brunette). Mais il s’agit aussi d’un adjectif signifiant lâche, mou, voire efféminé. Difficile de faire un choix, d’autant plus qu’on pourrait très bien avoir affaire à un nom de personne (à noter qu’il y a aussi des Brodin en Scandinavie).
Brody Variante de Brodin (voir ce nom) portée dans la Creuse.
Broeckaert Forme flamande de Brochard, Brocard (voir Brochard). Variante : Broekaert.
Broesamle Le nom semble originaire de Suisse (Brosemli, 1401, Zurich). Il désignerait selon Bahlow celui qui se nourrit de miettes (allemand “brosamen”). Variantes : Brösamle, Proesamlé.
Broggio Rencontré aussi sous la forme plurielle Broggi, c’est une aphérèse du nom de personne italien Ambrogio (= Ambroise). On trouve aussi les formes Brogio, Brogi. Diminutifs : Broggini, Brogiotti.
Broglie (de) Broglie est une autre forme de Breuil, toponyme très fréquent qui désigne un bois clôturé (gaulois brogilo). Une commune de l’Eure s’appelle Broglie, mais son nom ne date que de 1742, année où le village de Chambrais fut débaptisé en l’honneur des ducs de Broglie. En fait, le nom de famille est d’origine piémontaise, la forme initiale étant Broglia.
Brohan Nom porté dans le Morbihan et la Loire-Atlantique. Variante : Brohand. C’est un dérivé du breton broc’h (= blaireau), qui a été utilisé au Moyen Âge comme nom de personne. A noter que Brohan est aussi le nom d’un hameau à Caden (56).
Brohannier Nom rare porté dans les Côtes-d’Armor. C’est apparemment un dérivé de Brohan (voir ce nom).
Broissand Porté surtout en Haute-Savoie, pourrait désigner un lieu broussailleux. Voir Brossard.
Broisson Rare, le nom paraît originaire de Haute-Marne. Sans doute un toponyme désignant un lieu broussailleux (dérivé de “broisse”).
Broix Surtout porté en Vendée, désigne un lieu où poussent les broussailles, les ronces. Variante : Brois.
Brolese Rare, ce nom italien est porté en Vénétie. Il devrait désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Brolo (italien “brolo” = jardin attenant à la maison, verger, du celtique “brogilo” = bois clôturé). Deux communes italiennes s’appellent Brolo, mais elles se trouvent en Sicile.
Brolles Surtout porté dans l’Ardèche, désigne celui qui est originaire de Brolles, hameau à Accons, dans le même département. Signification : sans doute bois clôturé, buisson (gaulois brogilo).
Brollier Nom porté dans la région lyonnaise. Sans doute un toponyme (bois clôturé, buisson, gaulois brogilo), mais difficile d’avoir une certitude, vu la rareté de ce nom.
Broly Nom porté en Alsace-Lorraine (variante Brolly). Sens obscur. Il pourrait s’agir d’un toponyme, à rapprocher de l’allemand Brühl (prairie basse, terrain encaissé), ou du gaulois brogilo (= bosquet).
Bron Surtout porté en Savoie, c’est un nom de personne d’origine germanique, forme contractée de Beron (racine ber = ours, voir aussi Bero). La commune de Bron, proche de Lyon, semble avoir la même origine.
Brondolo Nom italien porté dans le Piémont, rencontré également à Nice. Sans doute s’agit-il d’un toponyme : Brondolo di Chioggia est le nom d’une localité vénitienne.
Brondy Le nom est porté en Vendée et en Loire-Atlantique. Peut-être un toponyme à rapprocher du mot bronde (en Anjou la grande bruyère, en pays occitan feuillages, branchages).
Brongniart Porté dans le Pas-de-Calais, le nom peut aussi s’écrire Brognard, Brognart, Brogniard, Brogniart, Brongnard, Brongnart, Bronniart. C’est apparemment un dérivé de l’ancien français “broigne”, qui désignait une sorte de cuirasse renforcée ou de cotte de mailles, surnom possible pour un soldat. Autres possibilités : dérivé du verbe “brugnier” (variante de “burgnier” = brûler, piller), ou encore de “broin”, “bruin” (= bruit, querelle). Enfin, il est possible qu’on ait affaire au nom de personne germanique Brunhard (brun = brillant + hard = dur).
Brongo Nom italien rare porté dans le sud du Lazio (province de Latina). C’est sans doute un toponyme, peut-être variante de “bronco” (= broussailles, buisson). Un village (ou ancien village) s’appelle Brongo dans les Pouilles (commune de Muro Leccese).
Bronnec Rencontré aussi sous la forme Bronec, le nom, porté dans le Finistère, est un dérivé du breton ‘bronn’ (= sein). Sans doute un sobriquet pour un homme gros, aux pectoraux mamelus.
Bronner Nom fréquent en Alsace-Lorraine. C’est un dérivé de l’allemand Bronn (= puits, fontaine, source), sans doute celui qui habite un lieu-dit Bronn, éventuellement le surnom d’un puisatier. Les noms Borner et Brunner ont le même sens.
Brooks Egalement Brook. Désigne en Angleterre celui qui habitait près d’un ruisseau (anglais brook).
Broque Nom du Sud-Ouest. C’est un toponyme d’origine préromane désignant soit un éperon rocheux, soit un buisson épineux.
Broquedis Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes (variante : Broquediz). Broquedis est le nom d’un hameau à Saint-André-de-Seignanx (40). Signification incertaine : on a évoqué (Palay, Dictionnaire du béarnais et du gascon modernes) la lucane ou le scarabée (gascon broca-dits).
Broquet Diminutif de Broc (voir ce nom).
Broqueville Certainement un ancien nom de localité du Sud-Ouest, formé avec le latin villa (= domaine, puis ville ou village) à partir d’une racine qui doit être l’occitan broc, broque (lieu broussailleux, ou encore éperon rocheux). Il a été porté dans le Gers depuis 1430, et pourrait venir de la région toulousaine. A noter cependant que les formes voisines Brocquevieille, Brocquevielle, Brocqueville, Brocvieille, Brocvielle se rencontrent pour leur part en Artois et en Picardie, et semblent formées sur le nom de personne germanique Brucco.
Brosille Nom rare porté surtout dans la Drôme. Je n’ai pour l’instant aucune idée précise, sinon un éventuel toponyme ayant rapport avec la broussaille.
Brossard Très répandu en Vendée et en Poitou-Charentes, c’est en principe un toponyme désignant un lieu broussailleux. Variantes : Broussard (44, 79), Brossart, Broussart (Nord). Cette définition ne me semble pourtant pas juste, car le toponyme, rare, ne se rencontre pas dans l’Ouest. Vu la fréquence du nom, il est difficile de penser à un fabricant de brosses, hypothèse parfois émise. Il devrait en fait s’agir d’un ancien nom de baptême, peut-être diminutif avec aphérèse d’Ambroise, ou encore un nom germanique dont la première racine reste à découvrir.
Brossay Porté en Bretagne (35, 44), le nom s’écrit aussi Brossais. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Brossay (49) ou de l’un des nombreux hameaux appelés “le Brossais”, notamment en Loire-Atlantique. Sens probable : lieu broussailleux.
Brosse Nom surtout porté dans la Loire, présent aussi dans l’Isère et dans l’Orne. Le plus souvent c’est une variante de Brousse (= lieu broussailleux). On peut aussi penser, par métonymie, à un fabricant ou un marchand de brosses.
Brosseaud Nom porté dans l’Ouest (variantes : Brossaud, Brossault, Brossaut, Brosseau, Brosseaux). C’est un toponyme désignant un lieu broussailleux, diminutif de Brosse (du latin bruscia).
Brosset Surtout porté en Vendée, c’est peut-être un dérivé de brosse (= terrain broussailleux), et donc un toponyme. Variante : Brousset. Cependant, cette définition n’est guère satisfaisante (voir Brossard pour plus de renseignements).
Brossoit Le nom est porté au Québec. Il semble logique d’en faire une variante de Brossois, nom rencontré dans les Yvelines et dans l’Eure. Signification : sans doute un toponyme avec le sens de lieu broussailleux, à rapprocher de la commune de Brossay (49). A noter cependant qu’une mention en 1893 fait de Brossoit une variante de Brossard.
Brossut Le nom est surtout porté en Saône-et-Loire. Variantes ou formes voisines : Brossu, Brossus. Sens incertain. Sans doute un adjectif signifiant ‘broussailleux’.
Broteille Extrêmement rare, le nom semble d’origine méridionale, et devrait être un toponyme, dérivé de brot (jeune pousse d’arbre, endroit broussailleux). Il existe un lieu-dit Brouteille, mais dans le Doubs (commune d’Ouhans).
Brothelande Nom porté dans la Manche. Variante : Brotelande. C’est un toponyme évoquant une lande broussailleuse. Faut-il y voir un rapport avec Brocéliande, forêt légendaire des romans arthuriens, également hameau à La Chapelle-Saint-Fray (72) et à Malestroit (56) ? Je n’en sais rien.
Brotons On rencontre le nom dans les Pyrénées-Orientales et les Pyrénées-Atlantiques. C’est sans doute un toponyme désignant un endroit broussailleux, dérivé de l’occitan brost (pousse d’un taillis, bourgeon). A noter le hameau des Broutous aux Junies (46).
Brottet Nom porté en Savoie et dans la région lyonnaise. Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Brottet ou en est originaire. A noter le hameau du Brottet à Saint-Benoît (01). Sens du toponyme : sans doute un lieu broussailleux.
Brottier Egalement Brotier. Le nom est surtout porté en Poitou-Charentes, on le rencontre aussi dans le Lyonnais. Il peut s’agir d’un toponyme désignant un lieu broussailleux (ancien français brost = jeune pousse des arbres). Autre possibilité : nom de personne d’origine germanique, *Brodhari (brod = fer de lance + hari = armée).
Brouard Nom porté dans le Maine-et-Loire (également 28, 36). Variante : Brouart (51, 60, 62). C’est souvent une contraction de Berouard, Berrouard (72, 49), nom de personne d’origine germanique (voir Berouard). Cette transformation est avérée à Somloire (49) en 1846. Autre possibilité, un toponyme : Brouard est un hameau à Lézigné (49), tout comme le Grand et le Petit Brouard à Châteauvieux (41). A noter également Boissy le Brouard à Ramoulu (45). Signification probable : petit bois, bois taillis (du gaulois brogilo).
Brouat Nom surtout porté dans le Sud-Ouest (47, 64). Sans doute un toponyme, mais sa signification m’échappe (peut-être un talus). Il existe un hameau appelé Brouat à Muret-le-Château (12).
Brouaux Porté surtout dans le Nord (également 51, 58), ce nom assez rare est à rattacher de formes telles que Brouet ou Brouard . M.T. Morlet y voit des dérivés de l’ancien français brod (= bouillon, potage), sobriquets donnés à des personnes vivant chichement. Je ne suis pas vraiment convaincu.
Brouchon On trouve ce nom dans l’Est (54, 55) et aussi dans le Sud-Est. Difficile de se prononcer, car il y a au moins deux possibilités : soit un diminutif de broc (cruche, broc, surnom donné à un marchand de ces récipients), soit un toponyme formé sur une racine signifiant broussailles, taillis, lieu où abondent les arbustes épineux. A noter qu’une commune de la Côte d’Or s’appelle Brochon.
Broucke Surtout porté dans le département du Nord et en Belgique, c’est un toponyme désignant un marécage (moyen néerlandais “broek”, allemand “Bruch”). Variantes : Brouck, Broucq, Broucque.
Broucker Surtout porté en Alsace, c’est une francisation de Brucker (celui qui habite près d’un pont, ou encore celui qui perçoit le péage du pont).
Broudic Diminutif du breton broud (= aiguillon, pointe). C’est donc un surnom, dont la signification précise reste à établir. On rencontre les Broudic essentiellement dans les Côtes-d’Armor.
Brouet Nom surtout porté dans les Ardennes. M.T. Morlet y voit un consommateur de brouet (sorte de potage). C’est possible, mais c’est loin d’être une évidence. Il faut de toute façon envisager un rapprochement avec Brouette (80), sachant qu’en ancien picard les formes apparemment masculines ou féminines sont interchangeables. Donc, dans les deux cas, il faut aussi penser à un conducteur de brouette (char à deux roues).
Brouez Variante de Brouet (voir ce nom) portée surtout dans le département du Nord.
Brouhier Nom rare porté en Belgique. Selon le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane, qui note l’équivalence Brouhier = Bruier au XVIIIe siècle, il y a de fortes chances pour que ce soit un toponyme (lieu où pousse la bruyère).
Brouillard Le nom est très fréquent dans le Nord et en Belgique, on le rencontre aussi dans les Deux-Sèvres et la Haute-Saône. Variantes : Brouilliard, Broilliard. Rien à voir avec le brouillard, trop tardif dans notre langue. Il devrait s’agir d’un toponyme dérivé du gaulois brogilo (= bois clôturé). Autre possibilité : sobriquet donné à personne sale, désordonnée.
Brouillaud Correspond à un toponyme gaulois désignant un petit bois clôturé.
Brouillé Notamment porté dans la Mayenne, c’est sans doute un toponyme désignant un lieu boisé (dérivé du gaulois “brogilo”).
Brouillet Nom assez courant du Massif Central à la Charente et au Bordelais. Pour le sens, voir Dubrouillet.
Brouillette Le nom est très rare, car c’est un matronyme (nom porté par la mère). Le patronyme correspondant, très fréquent au contraire, est BROUILLET. C’est un diminutif de BROUIL (que l’on retrouve sous les formes BROIL, BRUEL et surtout BREUIL), nom gaulois qui signifie, en toponymie occitane (sud de la France) un petit bois clôturé.
Brouillon Surtout porté en Champagne-Ardennes, le nom se rencontre aussi dans le Lot-et-Garonne. C’est un toponyme formé à partir du gaulois brogilo (= bois clôturé). A noter dans le Lot-et-Garonne le hameau de Brouillon à Marcellus.
Brouillot Porté notamment dans la Meuse (variante : Brouilliot), c’est sans doute un toponyme avec le sens de petit bois clôturé (gaulois brogilo).
Broulard Rare et difficile à localiser (peut-être la France-Comté), pourrait être une variante de Brûlard (terre brûlée) ou de Brouillard (voir ce nom).
Brouqui Surtout porté dans le Lot, le nom s’écrit aussi Brouquil, Brouquy. Il devrait s’agir d’un toponyme. On hésitera entre un lieu où pousse la bruyère (occitan “bruc”) et un lieu à la végétation épineuse (“broc” = épine). A noter le hameau de Brouquis à Espas (32). Forme voisine : Brouquisse, nom de hameaux à Maslacq et Artiguelouve (64).
Brousoz Nom rare porté en Haute-Savoie, rencontré également en Suisse. Sens incertain. Peut-être un toponyme désignant un lieu broussailleux.
Brousse Nom occitan, toponyme désignant un lieux broussailleux.
Broussegoutte C’est apparemment un toponyme désignant une source (goutte) dans un lieu broussailleux (brousse). Le nom de famille est porté dans le Puy-de-Dôme et renvoie peut-être à un ancien hameau, mais impossible de le localiser. On peut donc envisager plutôt un nom de famille composé (Brousse-Goutte).
Broussel Le nom est porté dans la Somme. Variante : Brousselle. Sans doute un toponyme avec le sens de lieu broussailleux.
Brousset Diminutif de Brousse, toponyme désignant en occitan un lieu broussailleux. Donc celui qui est originaire du lieu-dit le Brousset.
Brout Nom porté en Normandie, rencontré aussi sous les formes Brou, Broult, Broux. C’est une forme contractée de Berou (Beroult, Beroux), nom de personne d’origine germanique (Berwulf : ber = ours + wulf = loup). On pourra penser aussi à celui qui est originaire de Brou, commune de l’Eure-et-Loir.
Broutard Nom porté dans le département du Nord. Variante : Broutart. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, *Brodhard (brod = fer de lance + hard = dur). On trouve les noms de famille Brodard, Brodart dans l’Aube et les Ardennes. Le rapport avec l’ancien français brot (= jeune pousse) ne semble pas correspondre ici.
Broutin Sans doute un diminutif du toponyme Brout (une commune porte ce nom dans l’Allier), qui paraît correspondre à un terme préroman supposé *brota (= fourré, buisson).
Broutinel Nom assez rare. Semble désigner celui qui est originaire du petit village de Brutinel, près de Gap. Etymologie du toponyme : peut-être l’occitan brot (jeune pousse des arbres, bourgeon), qui donne de nombreux lieux-dits ayant souvent le sens de taillis, broussaille.
Brouxel Les plus anciennes mentions situent le nom dans le Morbihan, où il est attesté depuis le XVIe siècle. En supposant que le x corresponde au son “s”, ce pourrait être l’équivalent de noms comme Brousseau, avec le sens de lieu broussailleux. Je ne vois aucune explication à partir du breton.
Brouzeng Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom ne se rencontre plus aujourd’hui que sous sa variante Brouzenq, et en composition dans les noms Brouzeng-Lacoustille et Brouzeng-Lamoure. Il désigne en principe celui qui habite un lieu broussailleux.
Brouzet Porté notamment dans l’Hérault, c’est un toponyme avec le sens de lieu broussailleux. Avec le même sens : Brouzes (ou Brouzès), nom porté dans l’Aveyron.
Brown L’un des noms anglais les plus répandus (variante : Browne). Désigne celui qui a les cheveux bruns (a pu aussi être employé comme nom de personne).
Broxer Nom assez rare porté en Alsace-Lorraine et dans la Marne. Semble un dérivé de l’allemand Brox, forme courte du prénom Prokop (français Procope, nom d’un martyr décapité au début du IVe siècle).
Broyant Nom rare porté dans le département du Nord, que les plus anciennes mentions situent dans le Pas-de-Calais. Sens incertain. Le nom doit pouvoir être rapproché de Bruyant, porté dans la même région (62, 80, 51), ce dernier nom étant sans doute le participe présent du verbe “bruire”, avec le sens de faire du bruit, mais aussi meugler, en parlant du taureau (dans le Roman de Renart le taureau s’appelle Bruiant).
Brozou Nom rencontré en Béarn. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un lieu broussailleux. On le trouve en composition dans le nom Aris-Brozou, également Aris-Brosou, porté notamment à Montaut (64).
Bru Variante catalane ou occitane de Brun (voir ce nom). Autre possibilité : toponyme désignant un lieu où pousse la bruyère (variante de “bruc”). Ce sens est possible dans le Rouergue et surtout dans le Quercy (une dizaine de hameaux s’appellent Bru ou Le Bru).
Bruan Nom assez rare porté surtout dans le Morbihan, rencontré aussi sous la forme Brouan. La forme la plus courante est Brohan. Il s’agit d’un ancien nom de baptême, formé sans doute à partir du breton broc’h (= blaireau).
Bruat C’est dans l’Est que l’on rencontre ce nom (68, 90, 25). Aucune idée quant à sa signification, sinon un éventuel toponyme. A noter un lieu-dit l’étang Bruat à Lachapelle-sous-Rougemont (90). Signalons enfin qu’en ancien français un bruant était un torrent.
Bruce Nom de famille porté en Grande-Bretagne, notamment en Écosse. Les spécialistes anglais s’accordent à reconnaître qu’il s’agit d’un nom venu de Normandie (Robert de Bruis, cité en 1086, probable compagnon de Guillaume le Conquérant). Le nom renvoie à une localité, peut-être Brix, dans la Manche, ou plus vraisemblablement Le Brus, ancien fief du Calvados (commune d’Aunay-sur-Odon), ce lieu étant écrit “Bruis” dans un document de 1177. On a parfois envisagé aussi Briouze, dans l’Orne (à l’origine du nom de famille Brewis, dont Bruce serait alors une variante).
Bruch, Brüch Nom présent en Alsace-Lorraine (57, 67). Désigne en principe celui qui habite auprès d’un marais (allemand Bruch) ou est originaire d’une localité portant ce nom. La présence du tréma pourrait cependant faire plutôt référence à l’allemand Brücke (= pont).
Bruchard Le nom est porté en Bourgogne (21, 89). C’est une variante par métathèse de Burchard, nom de personne d’origine germanique (voir Burgard, voir aussi Brochard).
Bruchet Fréquent dans la Haute-Loire, c’est un toponyme (= lieu où pousse la bruyère, occitan “bruc”). Un hameau s’appelle Le Bruchet dans la Haute-Loire (Monistrol-sur-Loire), le toponyme étant également très répandu dans la Loire et la Drôme. A noter qu’il y a eu aussi des Bruchet dans le Pas-de-Calais, avec un sens qui devrait être différent (diminutif du prénom Brice ?).
Bruchollerie (de la) Le nom a dû désigner celui qui détenait la seigneurie de la Bruchollerie, hameau à Saint-Georges-de-Bohon (50). Il entre en composition dans le patronyme Yver de la Bruchollerie.
Bruchon Nom surtout porté en Saône-et-Loire, également présent dans le Doubs et l’Ardèche. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Bruchon, toponyme qui devrait évoquer un lieu où pousse la bruyère (occitan “bruc”) ou les broussailles. Quatre hameaux de l’Ardèche s’appellent Bruchon. A noter dans le Doubs le hameau de Val Bruchon (commune du Bélieu).
Bruck Surtout porté dans la Moselle, le nom désigne celui qui habite près d’un pont (allemand Brücke), ou encore la personne chargée de percevoir le péage dû par ceux qui franchissaient un pont. Dans certains cas, il peut y avoir eu une confusion graphique avec Bruch (voir ce nom). Dérivés : Bruckel, Bruckeler, Brucken, Brucker, Bruckert, Bruckler, Bruckmann, Bruckner.
Bruel Le nom est surtout porté dans le Cantal (également 48, 42, 81). C’est une variante de Breuil, toponyme désignant un bois clôturé (gaulois brogilo). Forme catalane ou catalanisée : Bruell.
Bruet Porté dans la Nièvre, le Jura et les départements voisins, le nom était également très présent autrefois en Savoie, où il a donné naissance à plusieurs composés : Bruet-Grattin, Bruet-Hotellaz, Bruet-Hottelaz, Bruet-Mochet. Il devrait s’agir d’un toponyme (plusieurs lieux-dits et hameaux portent ce nom). Sens incertain : M.-T. Morlet propose un lieu où pousse la bruyère. Autre possibilité : talus, bord d’un champ, lieu boisé ou buissonnant (dérivé de l’occitan et francoprovençal “broa, brua”).
Brueysse Nom porté dans l’Ardèche et la Drôme. Variante : Bruesse. Il correspond en principe à l’occitan “bruèissa” (= sorcière).
Brug Porté notamment en Alsace, le nom désigne un pont (allemand Brücke), et sans doute celui qui habite près du pont.
Brugaro Nom breton porté notamment dans les Côtes-d’Armor, formé sans doute avec le suffixe diminutif -o. Sens obscur.
Brugère Surtout porté en Auvergne et en Limousin, c’est un toponyme (lieu où pousse la bruyère). Il existe au moins huit hameaux ou lieux-dits “la Brugère” dans le Puy-de-Dôme. Variantes : Brugères, Brugeras, Brugerre. Dérivés : Brugerol, Brugerolle (43, 15), Brugerette (63, hameaux à Dorange et à Ambert).
Brugerie Nom porté dans le Limousin. La finale -rie laisse penser qu’il peut s’agir d’un nom de ferme ou de domaine, la ferme de Brugier (nom lui aussi rencontré en Limousin). Quant à Brugier, ce serait un nom de personne, mais cela reste à confirmer. Autre hypothèse, aussi bien pour Brugier que pour Brugerie, un toponyme désignant un lieu où pousse la bruyère (gaulois brucus). Le nom Bregerie est certainement une variante de Brugerie (la bruyère se disant indifféremment bregère ou brugère en Limousin).
Brugière Assez fréquent dans le Puy-de-Dôme, également présent dans l’Ardèche (variante : Brugières), désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Brugière ou en est originaire. Signification du toponyme : lieu où pousse la bruyère.
Brugiolo Nom italien porté en Vénétie (province de Padoue). Sens incertain. Peut-être un diminutif de Brogio, forme courte du prénom Ambrogio (= Ambroise). On trouve également en Italie du Nord la forme Brogiolo.
Brugiroux Surtout porté dans la Haute-Loire, désigne celui qui est originaire de Brugiroux, hameau à Langeac, dans le même département. On trouve également le toponyme dans le Cantal (commune de Chastel-sur-Murat). Signification : lieu où pousse la bruyère (la forme ancienne a dû être *Bruguierós).
Brugneaux Porté notamment dans les Ardennes, le nom est considéré comme un diminutif de Brun (voir aussi Breugnot).
Bruguière Le nom est surtout porté dans l’Hérault, on le rencontre aussi dans le Tarn. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Bruguière (endroit où pousse la bruyère, occitan bruc). C’est le nom d’une commune du Gard et de nombreux hameaux. Variantes ou formes voisines : Bruguières (82), Bruguier (30), Bruguiers (48). Avec un autre suffixe : Bruguerolle, Brugueirolle (30).
Bruillot Le nom désigne un bois, en pricipe un bois clôturé (voit Brouillot). Il est surtout porté dans la Saône-et-Loire. Avec le même sens : Bruilhet, Bruillet (11), Bruillard (25, 82), Bruillon (52, 10, 21).
Brulé, Brûlé Nom courant un peu partout en France (c’est dans l’Aisne qu’il est le plus répandu), évoquant un terrain défriché par brûlis. Evidemment, il n’est pas interdit qu’il s’agisse dans certains cas d’un sobriquet désignant une personne ayant été victime de brûlures.
Brulin Porté dans la Somme et le Pas-de-Calais, c’est le plus souvent un toponyme désignant une terre défrichée par brûlis. Pour le Pas-de-Calais, on pensera notamment à celui qui est originaire de Villers-Brulin (ou Brûlin). Attention cependant, dans ce dernier cas il semble que Brulin soit un nom de personne, mentionné sous la forme Browelins en 1182.
Brullmann Nom porté notamment en Suisse alémanique. Peut-être un sobriquet désignant une personne criarde (brüllen = rugir, hurler). Peut-être celui qui habite un lieu-dit Brühl (= prairie basse).
Brumas Porté dans le Sud-Ouest, paraît désigner celui qui est originaire de Brumas, hameau à Layrac (47). Sens possible, mais sans la moindre certitude : lieu brumeux.
Brument Patronyme porté en Normandie (76, 27). Issu peut-être du vieux norois brudmadhr (= nouveau marié, racine citée par M.T. Morlet), on estime généralement qu’il sert à exprimer un lien de parenté, comme le français Gendre. A noter cependant qu’en ancien français le mot brumen (documenté en 1280 à Saint-Omer, cf dictionnaire Larousse de l’ancien français) désigne aussi un valet, un portefaix et viendrait de l’anglais berman (= portefaix). Il faut donc choisir entre les deux solutions. Variantes : Bruman, Brumant.
Brun Très répandu en France, le nom est surtout porté en Provence et dans la région Rhône-Alpes. Il peut désigner celui qui a les cheveux bruns, mais c’est aussi un nom de personne d’origine germanique, Bruno (racine “brun” = brillant). On le retrouve dans de nombreux noms composés, issus pour la plupart de l’Isère, parfois de l’Ain : Brun-Badon, Brun-Baronnat, Brun-Bellut, Brun-Berthet, Brun-Buisson, Brun-Cordonnier, Brun-Cosme (et aussi Brun-Cosme-Bruni, Brun-Cosme-Bruny, Brun-Cosme-Gazot), Brun-Despagne, Brun-Gailland, Brun-Gazot, Brun-Guinard, Brun-Lafleur, Brun-Murol, Brun-Ney, Brun-Pajot, Brun-Picard, Brun-Prince, Brun-Roudier, Brun-Squitieri.
Bruna Matronyme formé sur Bru, Brun.
Brunas Porté notamment dans l’Isère et dans le Tarn (dans ce département on trouve aussi la forme Brunasse), c’est un dérivé de Brun (voir ce nom), peut-être avec le sens de “basané” (sens de l’occitan “brunàs”).
Brunat Diminutif de Brun (voir ce nom) porté notamment dans l’Isère, l’Allier et le Puy-de-Dôme.
Brunclair Le nom est porté dans la Meuse et dans le Nord, ainsi qu’en Belgique. Variantes : Brunclaire, Bruncler. Il semble s’agir d’une francisation fantaisiste de Brakeleer, désignant celui qui est originaire de Brakel, forme néerlandaise de Braine, nom de diverses localités en Belgique. Le toponyme semble venir du gaulois braco (= boue).
Brune Matronyme (nom transmis par la mère) formé sur Brun (= celui qui est brun de peau, également nom de baptême au moyen âge). On le trouve dans l’Ouest (35 surtout) et en Béarn.
Bruneau, Brunel, Brunet Hypocoristiques de Brun (voir ce nom), formés avec les suffixes -eau, -el, -et. On trouve les Bruneau surtout dans l’Ouest (53, 49), les Brunel dans le Gard et le Puy-de-Dôme, mais aussi en Normandie et en Picardie, et les Brunet absolument partout, avec cependant de très nombreux porteurs dans le Poitou. Autres diminutifs : Brunau (08, 49), Brunaud (36, 16), Brunault (36, 58, 79), Brunaut (79), Brunaux (59, 55, 08), Bruneaud (24, 33, 36), Bruneault (77), Bruneaut (93), Bruneaux (02, 77), Bruneel, Brunneel (59, Belgique), Bruniau, Bruniaux (59), Bruniot (10), Brunnet (77), Brunot (03), Brunoud (38). Certaines de ces formes peuvent aussi s’expliquer par le nom de personne germanique Brunwald.
Brunelière Porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique (variante : Brunellière), désigne la ferme ou le domaine de celui qui s’appelle Bruneau, Brunel.
Brunelin Double diminutif de Brun (voir Bru) porté dans la Loire et le Rhône, ainsi que dans le Tarn. Avec d’autres suffixes : Bruneleau (85), Brunelet (02), Brunelot (62, 80, 86).
Brunelle Variante de Brunel (voir Bruneau et Brun), éventuellement matronyme. Le nom se rencontre en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Forme avec -s de filiation : Brunelles.
Brunerie Nom originaire du Massif Central, essentiellement de la Corrèze. Il s’agit d’un toponyme désignant le domaine appartenant à un nommé Brun.
Brunesseaux Le nom est surtout porté dans la Meuse. Variantes : Brunesaux, Bruneseaux, Brunessaux. Il s’agit certainement d’un toponyme lié à la couleur de l’eau. Brunessaux est le nom d’étangs à Geville, dans la Meuse (la Grande Brunessaux, la Petite Brunessaux). A noter aussi le hameau de Brunesaux à Plombières-les-Bains (88).
Bruneteau Diminutif de Brunet (lui-même formé sur Brun, voir ce nom) surtout porté en Poitou-Charentes. Variantes : Brunetaud, Bruneteaud (Limousin, Périgord), Brunetaux, Bruneteaux.
Brunette Porté en Lorraine (55, 57, 88), c’est soit une variante de Brunet (diminutif de Brun), soit un matronyme formé sur le même nom. Forme italienne du matronyme : Brunetta.
Bruni Forme plurielle de Bruno, qui en Italie peut désigner celui qui a les cheveux bruns, mais qui est surtout un nom de baptême (du germanique brun = poli, brillant). Dérivés : Brunetti, Brunaccio.
Brunie Le nom est assez courant dans la Corrèze. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Brunie ou en est originaire (voir Labrunie pour le sens).
Brunier Nom de personne d’origine germanique, Brunhari (brun = poli, brillant + hari = armée), surtout porté en Savoie.
Bruniquel Surtout porté dans le Tarn, désigne celui qui est originaire de Bruniquel, commune du Tarn-et-Garonne. Le toponyme, mentionné sous la forme Brenechildum en 1083, devrait correspondre au nom de personne germanique féminin Brunehaut (source : E. Nègre, voir bibliographie).
Brunner Rencontré en Allemagne et en Alsace-Lorraine, désigne celui qui habite une localité nommée Brunn ou qui en est originaire. Le toponyme, qui signifie fontaine, source, est fréquent en Allemagne.
Brunon Nom assez fréquent dans le département de la Loire. C’est le cas-régime ou le diminutif de Brun (voir ce nom).
Brusquand Porté en Dordogne, désigne celui qui est originaire du Brusquand, hameau à Marquay (24). On rencontre aussi la forme Brusquant, plus rare et plus difficile à localiser, mais qui semble en être une variante. Signification probable : lieu où pousse la bruyère (occitan brusc).
Brusque Le nom est porté dans l’Hérault et l’Aveyron, ainsi que dans la Drôme. Variantes ou formes voisines : Brusques (12), Brusc (43, 42, 31), Brusq (43, 42, 29, le nom désignant dans ce dernier département un homme brusque). Formes italiennes ou corses : Brusco, Bruschi. C’est un toponyme fréquent, désignant un lieu où pousse la bruyère. Dérivés : Bruschet (43, 42, 07), Bruschetti, Bruschini, Bruscoli, Bruscolini (Corse, Italie), Brusquet (34, 64).
Brusseaux Nom surtout porté dans la Seine-Maritime et en Moselle. On trouve la forme Brusseau dans le Loiret et en Vendée. C’est en principe un toponyme désignant un lieu broussailleux
Brusson Porté dans la Saône-et-Loire ainsi que dans le Sud-Ouest (82, 31), c’est sans doute un toponyme avec le sens de lieu broussailleux.
Brustis Surtout porté dans les Landes, c’est un toponyme évoquant un lieu broussailleux, un taillis, un fourré (occitan brost, brot = jeune pousse des arbres).
Brutails C’est dans les Landes (Soustons) que le nom est le plus répandu. Sens incertain. Peut-être un toponyme avec le sens de buisson, fourré (dérivé de l’occitan “brost”, gascon “brust”).
Bruteul Patronyme rare rencontré dans la Loire-Atlantique. Difficile de se faire une idée. Peut-être un toponyme (mais il n’en existe aucune mention actuelle) à rattacher à l’ancien français brot (bourgeon, rameau, jeune pousse).

Retour à la page d’accueil du dictionnaire