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Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blomme
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Bascourt Plus rarement écrit Bascours, le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Il correspond au mot “basse-cour”, qui a désigné la cour intérieure d’une forteresse, mais aussi les dépendances d’une maison. Le sens actuel est plus tardif.
Basile Surtout fréquent dans l’Ouest, c’est un nom de baptême issu du grec Basileios (= roi). Basile le Grand fut évêque de Césarée (370). Ses écrits lui valent les titres de père et docteur de l’Eglise.
Basille Variante de Basile (voir ce nom) surtout portée en Seine-Maritime et dans la Sarthe.
Basire, Bazire Variantes normandes de Basile (voir ce nom). On trouve surtout les Basire dans le 76, et les Bazire dans le 14. Le passage de l à r est dû à un phénomène phonétique appelé rhotacisme. Diminutifs : Basiret, Baziret (27), Bazireau (85).
Baslé Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, c’est peut-être un diminutif du prénom Basile. Autre solution : variante de Basley, désignant celui qui est originaire de la commune de Basly (14).
Basmadjian Nom arménien d’origine turque. Il s’agit du fils (suffixe -ian) du marchand (suffixe -dji) d’indiennes, autrement dit de tissus imprimés (basma).
Baspeyras Le nom est porté notamment dans la Dordogne. Formes similaires : Baspeyrat (24, 63), Baspeyre (19). Il s’agit d’un toponyme, nom de divers hameaux depuis le Périgord jusqu’à l’Auvergne. Baspeyras est un hameau à Montfermy (63), mais on trouve surtout la forme (le) Baspeyrat : à Chanteix, Uzerche, Eyburie (19), et à Saint-Pierre-de-Cole (24). Je ne connais pas le sens précis du toponyme, sans doute à décomposer en “bas + peyrat” (ou “peyras”), ce qui évoque à la fois l’idée de rocher, de lieu pierreux, et celle de lieu situé en bas.
Basque Voilà un nom qui a le mérite de la clarté. Il désigne bien sûr celui qui est originaire du Pays Basque. On ne s’étonnera donc pas de le rencontrer surtout en Aquitaine (33, 40). On trouve également la variante Basq, portée notamment dans la Vienne.
Bassaget Le nom est surtout porté dans l’Hérault, où existe un mas de Bassaget à Mauguio. Sens incertain. Signalons à tout hasard l’occitan “bacega” (= flèche de charrue, timon, brancard pour faire tourner une noria). A noter aussi qu’un hameau s’appelle Bassaguet à Six-Fours-les-Plages (83).
Bassaritsburu Nom basque très rare contenant les élément “baso” (= bois, forêt), “aritz” (= chêne) et “buru” (= tête, sommet, partie élevée).
Bassas Nom porté en Languedoc. Il s’agit d’un toponyme, à rapprocher de Bassan (commune de l’Hérault), qui est un nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -anum sur Bassius ou Baccius. On trouve également en Roussillon la commune de Baixas (même étymologie). Très souvent, Bassas est une variante de Vassas (Gard, Hérault), autre toponyme formé sur un éventuel *Vassius.
Basse Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Meuse, ainsi que dans le Sud-Ouest, notamment dans le Tarn-et-Garonne. Dans tous les cas c’est un toponyme, désignant une mare, parfois un petit cours d’eau.
Basset Le plus souvent surnom donné à un homme de petite taille, aux jambes courtes. On rencontre le nom dans diverses régions, mais c’est en Bretagne (22) qu’il est le plus fréquent, ainsi que dans le Forez. Dans cette dernière région, il s’agit plutôt d’un toponyme, avec le sens de mare, petit cours d’eau. A noter, entre autres, la commune de Bas (autrefois Bas-en-Basset, 42).
Bassieux Surtout porté dans l’Ain (variante : Bassieu), c’est sans doute un toponyme, nom d’un hameau (les Bassieux) à Anse (69), également village dans l’Ain (Bassieu, commune de Songieu, Bassiacus au XIVe siècle). A noter cependant que dans la région lyonnaise le mot “bassieux” désigne un nigaud, un niais.
Bassignani Désigne sans doute celui qui est originaire de Bassignana, localité du Piémont (province d’Alessandria). Autres formes : Bassignana, Bassignano. En composition : Bassignani-Baptiste.
Bassigny Nom rencontré en Haute-Saône, qui désigne celui qui est originaire de la commune de Bassigney, dans le même département.
Bassissi Nom italien porté en Lombardie et en Emilie-Romagne. C’est sans doute un pluriel de filiation formé sur Bassis (Lombardie), à rattacher à l’adjectif basso (= bas, petit), utilisé comme nom de personne (latin Bassus).
Basso, Bassou, Baso Nom qui désigne un jumeau. En catalan, jumeau se dit bessó, le mot venant du latin *bissone (encore que certains préfèrent l’étymologie *bikione, préromane et assez proche du basque).
Bassompierre Désigne celui qui est originaire de Bassompierre, hameau de la commune de Boulange (57), également quartier à Baudricourt (88). Sens du toponyme : la forteresse (pierre) de Basson, nom de personne d’origine germanique.
Bassonville Nom porté aujourd’hui à la Réunion. Il renvoie à Bassonville, nom de hameaux à Lutz-en-Dunois (28) et à Angerville (91). Signification : le domaine (latin villa) de Basson, nom de personne d’origine germanique (racine badhuo = combat).
Bastaraud Tout comme sa variante Bastareaud, le nom est porté en Guadeloupe (surtout à Capesterre-de-Marie-Galante, du moins pour Bastaraud). Origine incertaine, mais le nom pourrait venir du Sud-Ouest (à rapprocher de Basterot, porté en Gascogne). Dans ce cas, il désignerait un lieu où pousse l’ajonc, le genêt épineux (gascon basta).
Bastel Nom porté notamment dans la Vienne (variante : Basteau). Désigne sans doute par métonymie un batelier, tout comme les formes Batel, Bateau.
Bastet Nom occitan. On peut y voir un diminutif de bât, mais il me semble préférable d’en faire un hypocoristique de Sébastien.
Bastiat Surtout porté dans les Landes, c’est un hypocoristique de Sebastia, forme gasconne du prénom Sébastien. Correspondent également à Sébastien les formes Bastiaen, Bastiaens, Bastiaenssens (Nord, Belgique), Bastian (Alsace-Lorraine), Bastiand (Savoie), ainsi que les noms italiens ou corses Bastiano, Bastiani et leurs dérivés Bastianaggi, Bastianel, Bastianello, Bastianelli, Bastianini.
Bastide Nom très fréquent en Languedoc. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit (la) Bastide, terme médiéval qui s’appliquait à des petites villes fortifiées disposant de certaines franchises, et qui a pu désigner aussi une ferme isolée.
Bastien Hypocoristique de Sébastien formé par aphérèse, et rencontré surtout en Lorraine (88, 54). Variantes : Bastian (67, 54), Bastin (59, 51), Bastiaen, Bastiaens (59).
Bastière Surtout porté dans la Vienne, désigne celui qui habite un lieu-dit “la Bastière” ou en est originaire. Une quinzaine de hameaux portent ce nom, en particulier dans l’Ouest. Dans la Vienne, on notera le hameau de la Bastière à Sillars. Sens incertain, du moins pour moi. A noter que le nom voisin Bastier (87) ne semble pas désigner un fabricant de bâts, mais doit être lui aussi un toponyme : plusieurs hameaux s’appellent “le Bastier”, dont un à Bosmie-l’Aiguille (87).
Bastille Nom porté dans les Deux-Sèvres. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la) Bastille (= ouvrage militaire isolé). Le toponyme est fréquent dans l’Ouest, de la Normandie à la Charente. A noter en Vendée, où le nom de famille se rencontre au XVIIe siècle, deux hameaux à Bourneau et à Montagne-sur-Sèvre. Egalement des hameaux en Charente-Maritime (Marans, Epargnes).
Bastion Surtout porté dans le Rhône et la Haute-Loire, c’est un dérivé de l’ancien français “bastie”, terme évoquant une construction fortifiée. Il pourrait ici désigner celui qui est originaire de La Bastie, hameau à Chambon (43), lieu mentionné en 1281 sous la forme Bastia.
Bastit Une transformation typiquement roussillonnaise de l’adjectif catalan vestit (= habillé), avec V>B et E>A. Selon De B. Moll (els Llinatges catalans), le surnom Vestit serait lié aux circonstances de la naissance (enfant né avec le cordon ombilical autour du cou ? avec un reste anormal de membrane ?).
Bastouil, Bastouill Ce nom est dérivé du catalan ou de l’occitan bast (= bât), qui a donné basta (panier de bât). Il semble avoir désigné une comporte (bastola dans le Quercy), et serait donc un surnom s’appliquant soit à un vigneron, soit à un fabricant de comportes.
Bata Nom surtout tchèque, parfois aussi serbo-croate ou polonais. Sens incertain. On pourrait l’expliquer par le mot polonais “bat” (= coup de fouet), mais Eugène Vroonen (voir bibliographie) lui donne le sens de “petit frère” (cf. le tchèque “bratr”, le polonais et le serbo-croate “brat” = frère, mais la dispartition du r semble difficilement explicable). Le spécialiste des noms polonais K. Rymut évoque aussi le mot “batko” (= père spirituel).
Bataillard Porté en Franche-Comté, c’est un surnom donné à une personne belliqueuse. Avec d’autres suffixes, on trouve les formes Batailler (24), Batailleur (Savoie).
Bataille, Batalla On a coutume de faire de ce nom un sobriquet désignant un individu aimant bien se battre. On peut aussi imaginer un surnom donné à un soldat (latin battualia transformé en *battalia). A noter enfin qu’il peut aussi s’agir d’un nom de localité. Le patronyme se rencontre dans toute la France, mais c’est en Languedoc-Roussillon (11, 66) et dans le nord de la France qu’il est le plus souvent porté.
Bataillon Diminutif de Bataille (voir ce nom) porté dans la région lyonnaise.
Bataller Surnom catalan donné à un combattant ou à un homme belliqueux. En France, le nom se rencontre surtout dans les Pyrénées-Orientales (Banyuls-sur-Mer).
Batany Nom porté dans le Finistère. Variante : Bathany. Aucune idée quant à sa signification.
Batbie Porté notamment dans le Gers, le nom est plus fréquent sous la forme Batby (40, 64). C’est un toponyme formé sur les mots gascons vath (= vallée) et via (= route, chemin). A noter le hameau du Batbie à Bézues-Bajon (32) et ceux de Batby à Tartas (40) et à Lasseube (64).
Bate, Bates Nom de famille anglais qui est le plus souvent un hypocoristique de Bartholomew (= Barthélémy). Autre possibilité : nom de métier, celui de batelier (vieil anglais bat = bateau).
Batelier Le nom désigne un batelier (mot apparu dans la langue au XIIIe siècle). Porté autrefois dans diverses régions, c’est aujourd’hui en Normandie et dans les Charentes qu’il est le plus répandu. Variantes : Batellier (45), Bathelier (21, 54, 84), Bathellier (45), Battelier (10, 51).
Bath Porté en Alsace, c’est selon Bahlow (Deutsches Namenlexikon) un nom de personne d’origine slave, Batek, à rattacher à une racine russe signifiant “père”. On peut aussi envisager un rapportavec Batt (voir ce nom).
Batherosse Nom assez rare porté dans la Creuse (variantes : Baterosse, Batrosse). Sens incertain. On peut penser au verbe “battre” (éventuellement aussi à “bâter”) et à “rosse”, mais le sens précis peut difficilement être donné. À noter que ce genre de composition n’est pas inconnu, puisqu’un hameau s’appelle Batte-Chèvre à Nercillac (Charente).
Batifoulier Nom de métier désignant celui qui travaille les métaux en feuilles, notamment les métaux précieux (feuilles d’or ou d’argent). Patronyme rencontré surtout en Auvergne (63, 15). Formes voisines : Batifolié, Batifolier, Batifouille. On rencontre ce métier en Catalogne sous les formes batifuller et batifulla (= qui bat la feuille). Le nom Batifol (48) désigne pour sa part un moulin, sans qu’on ait une vraie certitude sur l’utilisation de ce type de moulin, mais là encore le mot “fol” a le sens de “feuille”.
Batinica D’origine serbo-croate, le nom pourrait renvoyer à une localité appelée Batinica (il en existe une en Bosnie-Herzégovine). A noter aussi la commune de Batajnica en Serbie. Je ne connais pas le sens du toponyme.
Batiot Le nom est porté en Vendée et en Poitou. Sens incertain. M.T. Morlet en fait un dérivé du mot ‘bât’ (fabricant de bâts ?). On pensera plutôt à un diminutif du prénom Baptiste. A noter le hameau de la Roche Batiot à Saint-Prouant (85).
Batisse Rencontré en Auvergne. La solution la plus plausible est une variante du nom de baptême Baptiste.
Batista Forme espagnole ou portugaise du prénom Baptiste (= Jean-Baptiste).
Batlle Nom de fonction. Le batlle (en français bailli) était en pays catalan le représentant légal du seigneur dans le village, tandis que les consuls étaient élus chaque année par la population. Baille est bien sûr une forme francisée.
Batllo Le nom Batlló est caractéristique des Pyrénées-Orientales. Il s’agit sans doute d’un diminutif de Batlle (voir ce nom).
Batlongue Toponyme gascon signifiant “la vallée longue”. Comme nom de famille, on le rencontre uniquement en composition (Batlongue-Lespielle).
Batmale Porté dans le Sud-Ouest (variante : Batmalle), c’est un toponyme avec le sens de “mauvaise vallée” (gascon vath = vallée).
Bato Le nom est porté dans les Vosges et le Haut-Rhin. Variante : Batot. Il devrait s’agir du diminutif d’un ancien prénom. On a le choix entre Bapt (= Baptiste) et Batt (= Béat). M.T. Morlet présente pour sa part Batot comme un dérivé de bât.
Batonnier Le nom est surtout porté dans la Marne et la Haute-Marne. On le rencontre aussi en Loire-Atlantique (variante : Bastonnier). Il a pu désigner celui qui donne des coups de bâton (soldat ou valet), mais dès le début du XIVe siècle il est associé à des fonctions diverses symbolisées par le port d’un bâton (porte-enseigne d’une confrérie, bedeau etc.). Le sens moderne (bâtonnier des avocats) ne date que de la fin du XVIIe siècle.
Batout Nom porté dans la Creuse, où il est plus fréquent sous la forme Batoux. Il pourrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique identique à Badoux (voir ce nom). Cependant, les formes anciennes Bastou, Bastoux laissent supposer une autre origine : sans doute l’occitan “baston” (= bâton).
Batriaud Nom rare porté dans la Saône-et-Loire. Sens incertain, peut-être un diminutif de Batier (nom de métier, celui qui fabrique des bâts).
Bats Nom surtout porté dans les Landes et le Gers (variante : Batz). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bats, toponyme ayant le sens de vallée (gascon vath, occitan val, valh). Outre de nombreux hameaux, on notera les communes de Bats (40) et de Castillon-Debats (32).
Batt Porté en Alsace-Lorraine, ce patronyme allemand correspond au nom de personne français Béat (latin beatus = heureux). Saint Batt fut l’évangélisateur de la Suisse et de l’Allemagne du Sud. Dérivé : Battmann.
Battaglia Equivalent italien du français Bataille (voir ce nom), parfois employé comme prénom médiéval, c’est un nom de famille très répandu en Sicile et en Calabre, ainsi que dans le nord du pays et en Campanie. Variantes : Battaggia (province de Venise), Battaia (Lombardie, Frioul), Bataglia. Forme masculinisée : Battaglio (Piémont). Dérivés : Battaglieri (rare et porté notamment dans les Alpes-Maritimes), Battaglin (Vénétie), Battaglini, Bataglini (Corse, Lazio, Toscane), Battaglino (Piémont), Battagliola (Lombardie, Sicile), Battaglioli (provinces de Bologne et de Ferrara), Battaglione (Campanie), Battaglioni (Lazio), Battagliotti (province de Turin).
Battais Patronyme assez courant dans l’Ille-et-Vilaine. En principe un dérivé du verbe battre, mais je ne sais exactement avec quel sens : celui qui bat, celui qui est battu ? Autre possibilité : un dérivé du nom de personne d’origine germanique Batto (badhuo = combat).
Battard Nom porté surtout en Savoie (également présent en Belgique), variante de Bastard, rencontré dans la même région. Désigne un enfant né hors mariage. On trouve aussi la forme Bâtard, Batard dans l’Ouest.
Battarel Nom occitan qui peut avoir plusieurs significations. La première, que je préfère, se rattache au batarel, rouleau utilisé pour battre les céréales sur l’aire (mais ce rouleau existait-il au moyen âge ?). La seconde, moins valorisante, désigne un homme stérile, impuissant.
Battault Nom porté en Bourgogne, où il est présent depuis le XIIIe siècle. Sens incertain. Voir Batteau.
Batteau Surtout porté dans le département du Nord, pourrait (c’est la solution la plus simple) désigner par métonymie un batelier. Mais d’autres hypothèses ne sont pas à exclure, par exemple un nom de personne formé sur la racine germanique bat, bad (badhuo = combat).
Battegay Nom porté dans le Haut-Rhin et en Suisse (dont il semble originaire), également écrit Pattegay. Formes anciennes : Pattegey, Pattagey. Sens obscur. À envisager éventuellement un lien avec la commune de Battexey, dans les Vosges, mais je serais assez tenté par une déformation du mot “papegai” (allemand “Papagei”), qui a désigné le perroquet en ancien français.
Battestini Surtout porté en Corse, c’est une variante de l’italien Battistini, diminutif du prénom Baptiste. On trouve aussi en Corse la forme Battesti, correspondant à ce prénom.
Batteux Le nom est assez courant en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, on le rencontre aussi en Belgique. Variantes : Batteu, Batteur, Bateux. Il désigne soit celui qui battait les céréales, soit celui qui foulait les étoffes ou la laine (les deux sens sont attestés au Moyen Âge).
Battista, Battisti Variante italienne du prénom Baptiste. Diminutifs : Battistella, Battistelli, Battistutta, Battistutti.
Batton Nom surtout porté dans la région lyonnaise et en Picardie. C’est une variante de Baton, Bâton (60, 80, 35), également Baston (28, 67), nom désignant le porteur d’un bâton (sans doute ici le symbole d’une dignité quelconque).
Battut Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Voir Labatut pour le sens. Variantes : Battu (88, 40), Battud (15), Battus (23), Battuz (74), Batu (34), Batut (82, 64).
Batz Dans les Landes, c’est une variante de Bats (voir ce nom). En Allemagne, le nom semble correspondre au mot Batzen (= tas, monceau), mais il pourrait s’agir aussi d’une variante de Batt (voir ce nom).
Baube Le nom est porté dans l’Aisne. Variante : Beaube. C’est un surnom donné à un bègue (latin balbus = bègue, ancien français bauber = bégayer).
Baubeau Surtout porté dans les Deux-Sèvres, le nom est à rapprocher des formes voisines Baubau et Baubault, ou encore Bobault et Bobeau. On considère généralement qu’il s’agit d’un surnom donné à celui qui bégaie (cf le latin balbus = bègue).
Baucé Porté en Seine-Maritime, le nom est assez rare. Sans doute un toponyme, tout comme la forme Bauce, encore plus rare. Signification : vient du gaulois belsa, terre défrichée et mise en culture. Le toponyme est assez courant, sous les formes Beauce (penser à la plaine de la Beauce) ou Bauce.
Baucheron Peut-être diminutif de l’ancien français “bauchier” (= maçon construisant des maisons en pisé), le nom a surtout été porté autrefois en Île-de-France (95, 78) et dans l’Eure-et-Loir. On le rencontrait aussi dans le Cher. Autres possibilités : un toponyme, diminutif de Bauche (= lieu boisé), ou tout simplement un bûcheron (sens du mot “baucheron” dans le Berry), voire celui qui vient de la Beauce. Variante : Beaucheron (60).
Bauchet On rencontre le nom en Vendée, mais aussi dans le Pas-de-Calais. Il a désigné une poutre en ancien français, mais on pensera plutôt à un diminutif de Bauche, toponyme qui peut avoir des sens différents selon les régions : terre argileuse (également sorte de pisé), marécage, mais aussi lieu boisé, taillis.
Bauchier Porté en Provence et assez rare aujourd’hui, le nom peut aussi s’écrire Beauchier. C’est un nom de personne d’origine germanique (Balcherius dans le cartulaire de Vienne), dont le second élément est facilement compréhensible (hari = armée), le premier étant assez obscur. Lorsqu’ils sont portés dans le Midi, les noms Bauquier et Beauquier devraient avoir la même origine.
Bauchot Nom rencontré en Lorraine (54). Vu la localisation géographique, c’est sans doute un diminutif de Bauch, sobriquet désignant un homme à gros ventre (en allemand, Bauch = ventre). Mais, si l’on descend vers la Bourgogne, il existe aussi le nom Bauche, qui désigne un tavaillon, et donc peut-être celui qui découpe et pose les tavaillons. Toujours dans les mêmes régions, Bauche désigne également un lieu boisé.
Baud Nom de personne d’origine germanique, Bald (= audacieux) que l’on trouve surtout en Haute-Savoie, mais aussi en Vendée et dans le Vaucluse.
Baudassé Porté notamment dans l’Hérault (Marseillan), ce devrait être un toponyme, variante de l’occitan “badassièr”, qui désigne une sorte de lande, de garrigue (lieu où pousse la badassa, nom donné à diverses plantes dont le thym).
Baudchon Porté dans le département du Nord, c’est une forme contractée de Baudechon, diminutif de Baude, de Baudouin (voir ces noms) ou d’autres noms formés sur la racine germanique “bald”. Variantes probables : Bodchon, Bodechon (voir Bodson). Portés dans le Centre (45, 37), les noms Baudichon, Beaudichon, Bodichon ont une formation similaire.
Baude Patronyme fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est un nom de personne d’origine germanique, variante de Baud (Baldo, racine bald = audacieux).
Baudeigne Nom assez rare porté dans l’Ariège et la Haute-Garonne. Il semble s’agir d’un toponyme. Un hameau s’appelle Baudeigne à Sainte-Croix-Volvestre (09), à la limite entre les deux départements. Sens incertain : à rapprocher peut-être de l’occitan bodena (= borne), ou de bodonha (= bosse), ou encore du nom de personne germanique Baldo.
Baudelaire Correspond au badelaire ou bazelaire, coutelas de forme courbée utilisé au moyen âge (première mention en 1300). Le patronyme, surtout porté dans la Meuse, a dû désigner le fabricant ou le porteur de cette arme, à moins qu’il ne s’agisse d’une métaphore grivoise, toujours possible lorsqu’on parle de couteau ou d’épée. Variantes : Bazelair, Bazelaire (08), Beaudelaire (51).
Baudelocque Le nom est surtout porté dans la Somme, tout comme sa variante Baudeloque. Variantes : Baudeloche, Beaudeloche (72). On trouve dans le Pas-de-Calais les formes voisines Baudelicque, Baudelique (également Beaudelique, 54). Sens obscur, mais la tentation est grande de faire le rapprochement avec Baudelaire (voir ce nom).
Baudenin Autrefois porté dans l’Aisne, c’est l’un des nombreux diminutifs formés à partir du nom de personne d’origine germanique baud (racine bald = audacieux).
Baudesson Diminutif du nom de personne Baud (germanique Baldo, racine bald = audacieux), porté notamment dans l’Aisne, la Haute-Marne et la Meuse. Avec une autre finale : Baudesseau.
Baudet Diminutif formé avec le suffixe -et sur Baud, nom de personne d’origine germanique (Baldo < bald = audacieux). Le nom est porté notamment dans l’Indre et les Côtes-d’Armor. Il peut aussi s’agir d’un diminutif de noms terminés par -baud (par exemple Thibaud). Variante ou matronyme : Baudette (51).
Baudia Le nom, rare, est surtout porté dans les Landes. Sens incertain : peut-être un toponyme (la ferme ou le domaine de celui qui s’appelle Baud). Autre possibilité : dérivé de l’occitan baud (= joyeux).
Baudic Surtout porté dans le Morbihan, c’est un diminutif de Baud (voir ce nom).
Baudier Surtout porté en Saône-et-Loire, mais présent dans d’autres régions, c’est un nom de personne d’origine germanique, Baldhari (bald = audacieux + hari = armée). Variantes : Bautier, Bauthier (63, 51), Baudié (11, 33).
Baudin Diminutif du nom de personne d’origine germanique Baud (Baldo : bald = audacieux). On le rencontre dans de nombreuses régions de France, notamment de la Savoie à la Bourgogne, ainsi qu’en Poitou. Doubles diminutifs : Baudinat (42), Baudinaud (16, 87), Baudinault (41), Baudinet (57, 86), Baudinot (86, 68).
Baudoin, Baudouin, Bauduin Nom de personne d’origine germanique, Baldwin (bald, bold = audacieux + win = ami). La forme Baudoin est surtout portée dans l’Yonne et les Vosges. On trouve les Baudouin dans l’Ouest (44, 76, 79) et les Bauduin en Picardie et dans le Nord. Autres formes : Baudoing, Beaudoing (38, 82), Baudoint (79), Baudouy (09, 31), Beaudoin (88, 45), Beaudouin (35, 76), Baldouy (12).
Baudon Patronyme surtout porté dans le Cher et en Vendée. C’est le cas-régime du nom de personne d’origine germanique Baud (Baldo : bald = audacieux).
Baudonnière Nom porté dans le Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire de la Baudonnière, domaine de Baudon (voir ce nom). Le toponyme est très répandu dans l’Ouest.
Baudot Surtout porté en Saône-et-Loire (également 55, 52), c’est un diminutif de Baud (nom de personne d’origine germanique Baldo, racine bald = audacieux) ou de noms terminés par -baud (par exemple Thibaud). Variante : Beaudot (58, 21).
Baudoux Nom de personne d’origine germanique, Baldwulf (bald = audacieux + wulf = loup). Le patronyme est surtout présent dans l’Oise et le Nord. Variantes : Baudou (34, 87, 79), Baudoul (04), Beaudou (87, 76, 79), Beaudoux (63, 86, 79).
Baudrand Nom de personne d’origine germanique, Baldhramn (bald = audacieux + hramn = corbeau), porté dans la région lyonnaise (69, 42) et dans les Deux-Sèvres. Variantes : Baudran (34, 75, 78), Baudrant (51, 93, 94).
Baudras, Baudra Nom surtout présent en Saône-et-Loire. Son étymologie n’est pas évidente. Il pourrait être formé sur une racine préromane *baudr, avec le sens de terrain boueux, et ce serait dans ce cas un toponyme. Une autre hypothèse consiste à en faire un nom de personne composé sur l’ancien germanique Bald (= audacieux), mais dans ce cas la finale est assez étonnante. On m’a signalé qu’au XVe siècle le nom s’écrivait Bauldra. Pour l’instant, il conserve à mes yeux tout son mystère.
Baudrier S’il ne s’agit pas d’un diminutif de Baudry (voir ce nom), on pensera à un fabricant de baudriers ou de ceintures. Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire. Variantes : Baudriller, Baudrillier (49, 41).
Baudrillard Nom surtout porté dans les Ardennes (également 51, 54, 02). Variante : Baudrillart (51). C’est un dérivé de Baudry (voir ce nom) formé avec le suffixe généralement péjoratif -ard.
Baudrit Variante de Baudry (voir ce nom) portée en Poitou-Charentes et en Vendée. Avec le même sens : Baudri (44), Baudric (33).
Baudru Le nom est surtout porté en Languedoc (09, 11, 34), on le rencontre aussi dans le Maine-et-Loire. Sans doute un surnom donné à celui qui est sale, recouvert de boue, ou encore un toponyme désignant un terrain boueux (occitan baldra, baudra = boue).
Baudry Nom de personne d’origine germanique, Baldric (bald = audacieux + ric = puissant), porté en Vendée, en Picardie et dans le Nord.
Bauer Nom très courant en Alsace-Lorraine, qui signifie paysan.
Baugnet Porté en Belgique, pourrait désigner celui qui est originaire de Baugnet (ou Bawgnet), hameau à Cortil-Wodon. A envisager aussi une variante de Beugnet (voir Beignet pour le sens). Variantes : Baugniet, Baugniez.
Baugros Nom rare porté dans la Loire. On me le signale comme une variante de Bougros (42, 41), lui-même contraction de Bouguereau (41, 45, 18). Le sens de ce dernier nom est incertain : M.T. Morlet y voit un marchand de châtaignes (dérivé de bogue), mais il semble préférable d’en faire un dérivé de bogre, bogeron, qui désignait au Moyen Âge un hérétique, un dépravé. Autre forme : Bougreau (37, 86).
Baugy Désigne celui qui est originaire de Baugy, nom porté par trois communes française : l’une dans l’Oise (département où le patronyme est le plus fréquent), les deux autres dans le Cher et la Saône-et-Loire. Etymologie du toponyme : sans doute un nom de domaine gallo-romain formé à partir du nom de personne latin Balbus. On peut éventuellement songer à un mot gaulois *balgiacus, désignant un lieu bourbeux.
Baujard Nom porté en Bourgogne (71, 89), à rapprocher de Beaujard, Beaujeard (89, 36) : en principe, c’est un toponyme ayant le sens de beau jardin.
Baulard Nom porté en Franche-Comté. Sans doute une variante de Bollard (voir Boulard pour le sens).
Bauleret Nom rare porté dans la Haute-Marne. Sens incertain. Peut-être le surnom d’un danseur, si on pense au verbe “baulier” (= danser) utilisé autrefois en Champagne-Ardenne (cf. aussi l’ancien français “baule” = danse, bal).
Baulu Nom surtout porté dans la Vienne et le Maine-et-Loire, également écrit Beaulu. Sens très incertain. Il pourrait s’agir d’une variante de Ballu (voir ce nom).
Baumadier Très rare, le nom est porté dans la Lozère. Il est un peu plus fréquent sous les formes Balmadier (48) et Beaumadier (34, 83). Sans doute celui qui habite un lieu-dit “la Balmade” ou “la Baumade” (lieu où il y a des grottes ou des rochers).
Baumann Fréquent en Alsace-Lorraine, le nom désigne un cultivateur (allemand Bau = culture).
Baumberger Porté notamment dans le Haut-Rhin, désigne celui qui habite un lieu-dit Baumberg (= la montagne, la colline de l’arbre) ou qui en est originaire. Deux communes allemandes s’appellent Baumberg.
Baume Nom porté dans la Drôme et l’Ardèche, ainsi que dans le Sud (83, 30). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la) Baume (= la grotte, prélatin balma), toponyme très fréquent, porté par de nombreux hameaux et communes, en particulier dans la Drôme. Avec le même sens : Baumes (34, 30).
Baumel Le nom désigne une petite grotte (prélatin balma). Il est surtout porté dans l’Aveyron et le Gard, ainsi que dans la Manche (où il pourrait ne pas avoir le même sens). Forme féminine : Baumelle (34, 30, 07). Diminutifs : Baumelon (48), Baumelou (30, 12).
Baumert Nom porté en Alsace-Lorraine, où l’on trouve aussi la forme Baumer. Dérivé de l’allemand Baum, qui signifie arbre, mais aussi barrière. Peut-être celui qui garde la barrière de la ville ou du village, ou bien tout simplement celui qui habite près d’un arbre.
Baumet Voir Beaumet pour le sens. Le nom est porté dans le Vaucluse et les départements voisins.
Baumevieille Mot à mot ‘la vieille grotte’, le nom se rencontre surtout dans l’Aveyron. C’est un toponyme que je n’ai pas réussi à localiser.
Baumgartner Le nom désigne aujourd’hui en allemand un pépiniériste. Sans être forcément aussi précis, il a en tant que patronyme un sens voisin (sans doute arboriculteur). Variantes : Baumgaertner, Baumgardner, Baumgartener, Baumgertner. On peut aussi penser à celui qui habite un lieu-dit Baumgarten (= verger), lui-même fréquent comme nom de famille (variantes : Baumgarden, Baumgard, Baumgarth, Baumgarthen).
Baumstimler Patronyme rencontré dans la Moselle et le Bas-Rhin. Variante de Baumstummler, nom composé à partir de Baum (= arbre) et Stummel (= tronçon). Sans doute le surnom d’un bûcheron, d’un scieur de bois. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose une autre explication : un sobriquet donné à un homme corpulent et court, comme un arbre tronqué.
Bauné Désigne celui qui est originaire de Bauné, commune du Maine-et-Loire.
Baune, de Baune Variante de Beaune, désignant celui qui est originaire de Beaune, nom porté par plusieurs communes, la plus célèbre étant bien sûr la ville bourguignonne célèbre par ses hospices. Sens du toponyme : dérivé de Belenos, nom d’un dieu gaulois.
Bauny Nom porté en Normandie (76, 14) et dans la Loire-Atlantique. Certainement un nom de localité, mais difficile de savoir laquelle. Il y a bien la commune de Baulny-Charpenty (à l’origine des noms Baulny et Beauny), mais elle se trouve dans la Meuse. A noter aussi le hameau de la Baunaie à Saint-Gemme-la-Plaine (85).
Baup Le nom est porté à la fois dans les Alpes (05, 38) et dans les Pyrénées (65). Variante : Beaup. C’est sans doute l’équivalent du mot “balp”, qui a désigné un bègue en ancien occitan, et qu’on retrouve dans les noms de famille Balp et Balpe (ces deux noms sont présents en pays occitan, mais aussi dans le Finistère, sans doute avec un sens à peu près similaire). À noter cependant que Baup est aussi un toponyme (nom entre autres d’un cours d’eau de l’Ariège).
Baur Nom porté en Alsace-Lorraine (68, 57). C’est une forme contractée de Bauer (= paysan).
Baurain Porté en Belgique, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Normandie (76), désigne celui qui est originaire de Beauraing, dans la province de Namur, ou encore de Beaurain dans le Nord, Beaurains dans le Pas-de-Calais et dans l’Oise. C’est également le nom de plusieurs hameaux. Sens du toponyme : nom composé de l’adjectif beau et d’une racine qui pourrait être le gaulois *rin (= source). En effet, les premières mentions (Belrinio, 723, pour Beaurainville dans le Pas-de-Calais) ne comportent jamais de a, ce qui exclut tout rapport avec le latin ramus = rameau.
Baurens Surtout porté dans le Gers, devrait désigner celui qui est originaire de Baurens, hameau à Castillon-Massas, à condition bien sûr que le toponyme soit antérieur au nom de famille. La racine pourrait être l’occitan “vaur” (= ravin).
Baurières Rare et porté dans les Pyrénées-Orientales, pourrait désigner celui qui est originaire de la commune de Beaurières, dans la Drôme. Sens possible du toponyme (Beurerias en 1280) : lieu où pousse la bruyère. On a proposé aussi une forme *biberaria, dérivée du gaulois “biber” = castor.
Baussart Sans doute une variante de Bossard (voir ce nom). Le nom est porté dans le nord de la France. Variante : Baussard (Normandie). A noter cependant que diverses localités belges s’appellent Baussart.
Baussay Nom porté dans les Charentes et en Vendée (variantes Baussais, Bauçais, Beaussais, Beaussay). Désigne celui qui est originaire de la commune de Beaussais (79), ou d’une ancienne localité portant un nom voisin. Sens du toponyme : nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum sur un nom de personne latin (peut-être *Ballicius).
Baute Le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. On le rencontre aussi dans le Tarn (variante : Bautes). Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Baute, toponyme assez fréquent dans le Sud-Ouest, et dont le sens m’échappe, mais qui est apparement lié à des lieux boisés. A noter dans le Tarn les hameaux de la Baute à Montirat, Teyssode et Le Sequestre.
Bauthier, Bautier Nom de personne d’origine germanique (pour le sens, voir Baudier) porté dans le Puy-de-Dôme et la Marne.
Bauton Nom très rare porté notamment dans l’Hérault ainsi que dans l’Isère. Il semble s’agir d’une variante de Botton (voir ce nom).
Bauville, Beauville Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Beauville (la belle ville, le beau domaine). Deux communes portent ce nom, dans la Haute-Garonne et le Lot-et-Garonne. C’est d’ailleurs dans ce secteur géographique que le patronyme est le plus répandu.
Baux, Baus, Beaux Nom d’origine toponymique. Signifie rocher escarpé, précipice. Pour plus de renseignements, voir Labau.
Bauzet Le nom est surtout porté en pays gascon (40, 64). Il pourrait s’agir d’une variante de Baudet (voir ce nom), le passage de d à z intervocalique étant fréquemment attesté pour les noms de personnes en pays occitan (par exemple, pour un nom phonétiquement proche, le latin Baudilius a donné Bauzil, Bauzile). Cependant, le nom de famille “de Bauzet” semble attesté aux XIVe et XVe siècles, et dans ce cas il faudrait penser à un toponyme : un hameau ou une ferme s’appelle Bauzet à Bonnut (64), juste à la limite avec l’actuel département des Landes.
Bauzil Porté notamment dans l’Aude (également 09, 82, 87), c’est une variante de Bauzile, ancien nom de baptême d’origine latine (Baudilius) popularisé par un saint martyrisé à Nîmes au IIIe ou au IVe siècle. Autres formes : Bauzel, Bauzély.
Bauzon Surtout porté dans l’Ardèche, c’est un toponyme devenu nom de famille. Le suc (= colline, sommet) de Bauzon a donné son nom à la commune de Montpezat-sous-Bauzon (07), où on trouve aussi une forêt de Bauzon. Le toponyme est un diminutif (suffixe -on, fréquent dans cette région) de l’occitan “balç” (= escarpement de rocher, falaise).
Bavant, Bavent Nom porté en Normandie. Désigne celui qui est originaire de la commune de Bavent (14), ou de l’un des divers hameaux de la Manche et du Calvados appelés Bavent. Sens du toponyme : sans doute un lieu battu par le vent.
Baverel Fréquent dans le Doubs, rencontré aussi en Haute-Saône, le nom a dû désigner un bavard (ancien français baver = bavarder). Autre possibilité : celui qui porte une bavière ou fabrique des bavières (pièce d’armure recouvrant le menton). Variantes ou formes voisines : Baverey, Baveret, Baverez, toutes portées en Franche-Comté.
Baverey Voir Baverel.
Bavuz Le nom est porté en Savoie. On le rapprochera des noms Bavu et Bavut (38), ainsi que de Bavoux (39, 01), Baveux (71) et des diminutifs Bavozat, Bavozet (01). M.T. Morlet pense pour tous ces noms au surnom d’une personne bavarde (ancien français baver = bavarder).
Baxès Nom rare porté dans les Pyrénées-Orientales, en Vallespir et dans les Albères. C’est à Montbolo qu’il était le plus répandu autrefois. Il semble évoquer celui qui habite la partie basse d’un villlage ou d’une pente (catalan baix = bas). Variante : Baixés (Baixès).
Baxter C’est une variante de l’anglais Baker (= le boulanger), dont il était au départ une forme féminine.
Bay Voir Bayard pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire et le Nord-Pas-de-Calais.
Baya Nom porté dans l’Ariège et en Catalogne (Bayà). Semble désigner celui qui est originaire de Bailla, hameau à La Bastide-de-Sérou (09). On trouve aussi des Baya en Martinique, mais je ne sais pas si l’origine est la même.
Bayard Bayard est un diminutif de Bay, surnom dont on pense qu’il désignait un homme dont le poil (barbe et cheveux) était de la même couleur que celle d’un cheval bai. On trouve surtout le nom Bayard dans l’Allier et dans les départements voisins. Variante : Bayart (59, 60, 62).
Bayau Nom belge très rare qui correspond au wallon “bayau”, toponyme désignant un étang, une fosse (terme généralement lié à l’extraction du fer).
Baychelier Variante de Bachelier (voir Bachelet pour le sens) portée dans l’Ariège et dans l’Aude.
Baye Il s’agit certainement d’un toponyme, puisque deux communes portent ce nom, l’une dans le Finistère, l’autre dans la Marne, et on doit certainement rencontrer ailleurs des lieux-dits portant ce nom. Sens obscur, mais qui semble lié à l’eau (rivière ou baie). A noter également de nombreux Baye qui n’ont rien à voir avec ces toponymes, puisqu’ils viennent d’Afrique Noire. Le sens m’échappe encore plus, mais deux localités portent ce nom, l’une en Centrafrique, l’autre dans la République démocratique du Congo.
Bayet Diminutif de Bay (voir Bayard) porté surtout dans l’Allier et le Rhône.
Bayle Le nom est porté dans la Haute-Loire et dans la Loire, ainsi que dans la Haute-Vienne. Il désigne le bailli, représentant du seigneur dans le village. Diminutifs : Baylot (43, 63, 03), Baylou, Baylhou, Baylion, Bayliou (64).
Baylet Le nom est surtout porté en Dordogne ainsi que dans le Rouergue. Il désigne un valet, un domestique (dans certains cas un diminutif de Bayle est possible).
Bayon Nom rencontré essentiellement dans l’Allier. C’est un diminutif de Bay (voir Bayard).
Bayonade Nom rare porté dans les Pyrénées-Orientales (Taulis et Céret). Aucune idée quant à sa signification.
Bayrou Nom fréquent dans le Sud-Ouest. Vraisemblablement un sobriquet désignant celui qui a les yeux vairons (= de couleur différente), ou encore celui qui a les cheveux grisonnants, poivre et sel.
Bayssie Ou plutôt Bayssié. Porté dans le Sud-Ouest (47, 31), désigne un lieu où pousse le noisetier (occitan vaissa).
Bayssières Porté dans le Sud-Ouest (47, 82 surtout), c’est un toponyme désignant un bois de noisetiers (occitan vaissiera). Variantes : Bayssière, Beyssières, Baissière, Baissières. Dans certains cas, on peut aussi envisager une variante de Bessière (= bois de bouleaux).
Bazantay Nom porté dans le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres. Variante : Bazanté. Les finales -ay et -é montrent apparemment qu’il s’agit d’un ancien nom de localité (suffixe -acum), mais je ne trouve rien qui corresponde.
Bazard Le nom est surtout porté dans l’Est, notamment en Lorraine. Variantes : Bazar, Bazart. On le rencontre aussi parfois en Belgique. Sens incertain. Herbillon et Germain (voir bibliographie) proposent timidement un dérivé du nom de personne germanique Baso. À envisager éventuellement une déformation de Balzar, Balzard, formes régionales de Balthazar.
Bazaugour Nom porté en Corrèze. Désigne celui qui est originaire du hameau de Bazaugour (commune de Chamboulive) dans le même département.
Bazelis Variante belge de Basile (voir ce nom). On trouve aussi en Belgique les formes Bazelle, Baseille, Basilien etc…
Bazély Nom surtout porté dans le Tarn-et-Garonne. Variante : Bazelly (47). Semble un diminutif de Bazel (19), variante du prénom Basile.
Bazenet Diminutif de Bazin (voir ce nom) porté en Bourgogne. Variante : Bazinet (24). Matronyme : Bazinette (24).
Bazerolle Le nom est porté dans la Côte-d’Or. Variantes : Bazerole, Bazerolles. Sens obscur. On notera, dans le dictionnaire d’ancien français de Godefroy, les mots “bazaure” (sorte de cuir de Bourgogne) et “basière” (sorte de vase), avec lesquels ce nom de famille pourrait avoir un rapport. A envisager aussi le prénom Basile (pour laquelle la forme Bazire est attestée, mais en Normandie).
Bazerque Surtout porté dans les Hautes-Pyrénées, le nom se rencontre aussi dans le Gers et la Gironde. Variante : Bazergue (33). Il devrait s’agir d’un toponyme, que Michel Grosclaude rattache à un terme gascon ‘baserca’ (= barrière, système de défense). J’y aurais pour ma part plutôt vu une église (du latin basilica), mais je suis surtout étonné par le nom d’un hameau, Saint-Bazerque, sur la commune de Luz-Saint-Sauveur (65). Qui était ce saint Bazerque ? Mystère !
Bazet Le nom est surtout porté en Béarn. Il y désigne celui qui est originaire de Bazet, nom d’une commune des Hautes-Pyrénées et de divers hameaux. Le sens du toponyme est très incertain.
Bazi Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales et les Hautes-Pyrénées. Variante : Bazy (31). Peut-être une forme méridionale de Bazin (voir ce nom). A noter qu’un hameau du Gers s’appelle Bazin (commune de Lectoure). Le patronyme Bazi peut également être d’origine libanaise. Dans ce cas, c’est un nom de personne qui correspond à l’arabe bâz (= faucon).
Bazia Egalement écrit Bazian, le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. Il renvoie à un nom de localité, peut-être Bazian, village du Gers. Bazia peut aussi être une variante de Bézia (voir ce nom).
Baziard Nom porté dans le Sud-Ouest (64, 31, 33). Je n’en connais pas le sens. En composition : Baziard-Menot (33).
Bazière Nom porté en Normandie (14, 61). Variante : Bazierre. Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un nom de localité : deux hameaux s’appellent la Bazière, mais à Mésanger (44) et à Sandrans (01).
Baziet Le nom, rare, est porté dans les Landes. Il pourrait s’agir d’une contraction de Bazilet (47), Bazillet, diminutifs du prénom Basile, mais c’est loin d’être une certitude.
Bazile Nom porté en Normandie, aujourd’hui fréquent en Guadeloupe et en Martinique. Voir Basile. Variante : Bazille.
Bazin Très fréquent dans l’Ouest et la région lyonnaise notamment, c’est un ancien nom de baptême d’origine germanique, Basinus (diminutif de baso = combat). Variante : Basin (06, 62).
Bazincourt Rare et porté notamment dans le Calvados, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bazincourt, sans doute Bazincourt-sur-Epte (27). Autre commune : Bazincourt-sur-Saulx (55). Sens du toponyme : le domaine de Bazin (voir ce nom).
Bazinet Diminutif de Bazin (voir ce nom), surtout porté en Dordogne. Matronyme : Bazinette.
Bazire Voir Basire.
Baziret Diminutif de Bazire, variante du prénom Basile, porté dans l’Eure et l’Eure-et-Loir. Avec un autre suffixe : Bazireau (79, 85, 17).
Bazoche La plupart des mentions anciennes situent le nom dans la Meuse et la Marne, et plus généralement dans l’Est. C’est un toponyme très répandu désignant une église (latin “basilica”). Avec le même sens : Basoge, Bazoge (72).
Bazureau Porté dans la Loire-Atlantique, la Vienne et les Deux-Sèvres (variante : Bazureault, 86), le nom est considéré par M.T. Morlet comme une variante de Baduraux, Badureau, Badureaux (Champagne-Ardenne), dérivés de l’ancien français baldor, baldoire (= joie, ardeur, hardiesse).
Bazzaro Nom italien rare porté dans le Frioul, où on rencontre aussi le féminin Bazzara (Trieste). On trouve également les formes Bazzari en Lombardie et Bazzarri en Ombrie. Diminutifs : Bazzarin, Bazzarini. Même s’il convient d’être prudent, un rapprochement semble possible avec l’italien ancien “bazzarro”, cité par le Vocabolario della Crusca en 1612 avec le sens de marché public ou de marchandage. Ce serait donc l’équivalent de notre “bazar”, emprunté au persan. Autre possibilité : dérivé de “bazza” (= menton proéminent).
Bazzi Nom italien porté essentiellement en Lombardie (province de Côme). On trouve en Vénétie la forme Bazzo, et plus rarement Bazza. Sens incertain : peut-être celui qui a le menton proéminent (italien bazza), mais on pensera plutôt à un dérivé de Giacobo (= Jacques) : Giacobazzo > Bazzo.
Bea Semble correspondre à un ancien prénom catalan, Beà, du latin beatus (= heureux). A noter cependant les formes Vea, Veas, qui pourraient laisser supposer une autre origine.
Bearn, Béarn Désigne en principe celui qui est originaire du Béarn. Seul problème, c’est en Béarn qu’il est essentiellement porté. Il faudrait vérifier que le nom n’a pas été utilisé comme nom de baptême au moyen âge.
Bearzatto Nom italien rare porté dans le Frioul. Forme plurielle : Bearzatti. Sans doute un dérivé du mot “bearz”, qui désigne dans cette région une cour, un jardin. On notera cependant qu’il peut s’agir d’un nom de personne (Baiarzus, Baiarcius, formes médiévales attestées). Les noms de famille Bearz (très rare), Bearzi et Bearzot se rencontrent également dans la même région.
Béasse Le nom est originaire de la Mayenne et des départements voisins (35, 72). Il devrait correspondre à l’ancien français “beasse”, variante de “baiasse”, avec le sens de servante, femme de chambre.
Beati Surtout porté en Lombardie, c’est le pluriel filiatif de Beato, nom de personne issu du latin “beatus” (= heureux) et popularisé par un saint ermite évangélisateur de la Suisse (Ve siècle). Diminutif : Beatini (province de Mantoue). Matronyme : Beata (Piémont), nom d’une martyre en Afrique. L’équivalent français, assez rare, est Béat.
Béatrix, Beatrix Surtout porté dans la Manche (département où les matronymes sont nombreux), c’est un nom de personne féminin (latin Beatrix, à rapprocher de beatus = heureux), popularisé notamment par une martyre du début du IVe siècle. Avec le même sens : Beatrice (Campanie), Beatrici (Corse, Trentin).
Beau Un surnom qui se passe de commentaires. Il est aussi très fréquent dans des formes composées (Lebeau, Lebel, Beaujean).
Beaubigny Le nom est porté dans la Manche (également 62, 22). Il désigne celui qui est originaire de la commune de Baubigny (50), dont le nom s’écrivait autrefois Beaubigny. Signification : le domaine de Balbinius, nom de personne latin (suffixe -acum > -y).
Beauboucher Les plus anciennes mentions situent le nom dans l’Aisne, où il est encore assez courant aujourd’hui, tout comme sa variante Beaubouchez. Il est également très présent dans le département du Nord. A priori, il désigne un “beau” boucher (à noter que l’adjectif “beau” a souvent le sens de “bon” au Moyen Âge, et qu’il peut aussi être employé ironiquement). Cependant, la variante ancienne Beaubouchet peut laisser planer un doute (le mot “bouchet” désigne un bosquet, mais le terme n’est pas employé en Picardie).
Beaucage Variante très rare du nom de famille normand Bocage, désignant celui qui habite un lieu-dit le Bocage (lieu boisé, paysage formé de prés enclos par des levées de terres plantées d’arbres). On trouve également la forme Baucage, portée aujourd’hui en Guadeloupe.
Beaucaire Le nom désigne un beau rocher, une belle forteresse. C’est un toponyme fréquent (également Belcaire, Belcayre), on pensera entre autres aux deux communes de Beaucaire (30, 32). C’est aujourd’hui en Guadeloupe que le nom de famille est le plus répandu.
Beaucarne Porté dans le département du Nord, c’est un toponyme avec le sens de ‘beau charme’ (carne étant une forme picarde désignant cet arbre).
Beauchamp Originaire du lieu-dit le Beau Champ ou de la localité de Beauchamps (on trouve des communes portant ce nom dans le Loiret, la Manche et la Somme). Le patronyme se rencontre essentiellement en Normandie.
Beauchard Porté notamment dans la Marne et la Somme, très présent autrefois dans le Cher, c’est en principe une variante de Bauchard (18, 80). Autres formes : Beauchart, Bauchart (Picardie, Nord-Pas-de-Calais). Plusieurs sens semblent possibles (voir Baucheron et Bauchet), mais, dans bien des cas, il s’agit tout simplement d’une variante de Bouchard (voir ce nom).
Beauchaud Porté notamment en Charente (variante : Bauchaud) ainsi que dans la Dordogne et la Loire, semble un diminutif de Bauche (voir ce nom).
Beauchemin Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Beauchemin (= le beau chemin). On pensera notamment à une commune de la Haute-Marne, mais aussi à des hameaux à Trégueux (22), Saint-Baudel (18) et Chemin (39). C’est aujourd’hui dans le Nord et en Normandie (76) que le nom est le plus répandu, ainsi que dans le Rhône. Mais il y a aussi beaucoup de Beauchemin au Québec.
Beauchenat Le nom est porté dans l’Indre. Ecrit aussi autrefois Beauchenal, c’est apparemment un toponyme (= le beau canal, le beau ruisseau). On peut aussi penser au mot “chenas”, qui désigne dans cette région une chênaie.
Beauchesne Désigne celui qui habite un lieu-dit le Beau Chêne. Le nom est surtout porté dans le Poitou. Variantes : Beauchêne, Beauchaine.
Beauchet Le nom est surtout porté dans la Creuse et le Pas-de-Calais. Il devrait s’agir d’une variante de Bauchet (voir ce nom).
Beaucoral Rare, le nom est surtout porté dans la Meuse. Il est composé de beau (= beau, bon) suivi de Coral (voir ce nom).
Beaucourt Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Moselle, c’est un toponyme signifiant ‘le beau domaine’. Variantes : Beaucour (57, 59), Belcour (67, 54, 65, 19), Belcourt (88).
Beaudeau Diminutif de Baud, Beaud (voir Baud) porté surtout dans le Loiret et la Vienne. Variantes : Baudeau (86, 56), Baudeaux (59), Beaudaux (55, 03), Beaudeaud (24, 33), Beaudeaux (80, 60, 51).
Beaudet Variante de Baudet (voir ce nom) portée notamment dans l’Ain, la Haute-Vienne et la Seine-Maritime. Matronyme ou variante : Beaudette (51).
Beaudin Variante de Baudin (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans le Loiret (également 72, 91, 13). Diminutifs : Beaudinat (42), Beaudinet (54, 19, 69), Beaudinot (86, 88). Autre dérivé : Beaudinière (86), le domaine de Beaudin.
Beaudry Porté dans l’Oise et le Pas-de-Calais, le nom est également présent en Martinique et au Québec. C’est une variante de Baudry (voir ce nom).
Beaudu Plus fréquent sous la forme Baudu, le nom est porté dans l’Ouest, depuis le Poitou jusqu’à l’Ille-et-Vilaine. C’est peut-être un dérivé de l’adjectif d’ancien français “baud” (= joyeux, hardi), mais on pensera aussi à une variante de Baudou, nom de personne d’origine germanique (voir Baudoux).
Beaufaron Porté dans la Saône-et-Loire, semble un nom composé de l’adjectif ‘beau’ et de Faron, nom de personne d’origine germanique (racine fara = famille qui émigre, puis domaine familial). Faron peut aussi être un toponyme avec le sens de tout de guet, tour à signaux.
Beaufils Le sens du nom est clair. Reste à savoir s’il concerne la beauté d’un fils, ou s’il peut déjà avoir le sens de gendre. Je préfère la première solution. C’est en Normandie que le nom est le plus répandu.
Beaufreton Diminutif de Beaufret, nom de personne d’origine germanique (Balfrid : bald = audacieux + frid = paix). C’est dans l’Ouest que le nom est le plus répandu (49, 85, 79).
Beaufumé C’est dans l’Yonne qu le nom est le plus répandu. Un hameau s’appelle les Beaufumés à Diges (89). S’il n’est pas lui-même formé sur le nom de famille, il devrait être à l’origine de celui-ci. Le fumé est sans doute une terre riche, engraissée par le fumier.
Beaugars Nom relativement rare, rencontré surtout dans le 53 et le 49. Apparemment, un sobriquet désignant un beau jeune homme (encore que gars désigne surtout au moyen âge un domestique).
Beaugé Nom porté dans la Loire-Atlantique et dans le Centre (37, 41). Variante : Baugé (37, 50). Forme voisine : Beaugeais (35, 22). Désigne celui qui est originaire de Beaugé, Baugé, nom de diverses localités (communes ou hameaux) situées pour la plupart dans l’Ouest et le Centre (voir Baugy pour le sens).
Beaugendre Le sens du nom est clair (le beau gendre, beau ayant une valeur morale autant que physique). C’est dans l’Ille-et-Vilaine que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi en Guadeloupe.
Beaugier Surtout porté dans la Dordogne, le nom s’écrit aussi Baugier. C’est un nom de personne d’origine germanique (Baldegarius dans le Polyptyque d’Irminon) formé des racines “bald” = audacieux et “gari” = lance.
Beauguitte Porté dans la Meuse, le patronyme est une agglutination de l’adjectif “beau” et de Guitte, ancien prénom équivalant à Guy (germanique Wido, Witto).
Beauhaire C’est dans l’Eure-et-Loir et le Loiret que le nom est le plus répandu. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Betharius (berht = brillant + hari = armée), popularisé par un évêque de Chartres qui a donné son nom à la commune de Saint-Bohaire (41). Portée en Basse-Normandie, la forme Belhaire pourrait en être une variante.
Beaujault, Beaujeau, Beaujeaud, Beaujeault On rencontre ce nom essentiellement dans les Deux-Sèvres. Il signifie le beau Jault (comme Beaujean, Beaumartin, Beaupérin). Quant à Jault, Jeault, rencontré dans le même département ainsi qu’en Vendée, c’est une variante régionale du nom de baptême Jaud (nom de personne d’origine germanique = du peuple goth).
Beaujouan Le nom est composé de l’adjectif “beau” accolé au prénom Jouan (= Jean). C’est dans le Loir-et-Cher qu’il est le plus répandu. Formes voisines : Beaujouen, Beaujouin (cette dernière forme renvoyant plutôt au nom Jouin).
Beaulac Apparemment, ce nom semble originaire de la région Aquitaine ou du département voisin du Gers. On en trouve cependant trace en Bretagne au XVIe siècle (de Beaulac) et dans l’Hérault au XVIIe. Quant au sens, c’est un toponyme, le beau lac. Aucune commune ne porte ce nom, mais il est sans doute celui de plusieurs lieux-dits.
Beaulaton Porté dans le Puy-de-Dôme où il est présent depuis le XVIIIe siècle, le nom s’écrit aussi Bolaton, Bolathon, Baulaton (63, 03), et paraît originaire de l’Allier. Je n’en connais pas le sens, mais il devrait s’agir d’un nom de localité (hameau ou lieu-dit).
Peut-être un diminutif de Beaulat, nom d’un hameau à Soumans (23). Un autre hameau s’appelle Chez Beaulaton à Montcel (63), mais paraît formé sur le nom de famille.
Beaulieu Désigne celui qui est originaire de Beaulieu, toponyme très fréquent qui a servi a désigner un nouveau château, un nouveau village situé sur un lieu d’où on a une belle vue, qui est bien protégé. Il y a en France 24 communes portant ce nom, sans compter les très nombreux lieux-dits.
Beaume Variante de Baume (voir ce nom) portée notamment dans les Hautes-Alpes et la Haute-Loire. Forme voisine : Beaumes (34, 30).
Beaumet Diminutif du nom balme (variante baume, beaume), toponyme qui désigne le plus souvent une grotte (préroman balma), mais parfois aussi un lieu caillouteux. Le patronyme signifie : qui habite le lieu-dit (le) Beaumet.
Beaumin Le nom est porté dans le Finistère. On le rencontre comme toponyme à Plédéliac (22), où un lieu-dit s’appelle l’Allée des Beaumains. Sens incertain, mais on peut penser à l’adjectif ‘beau’ précédant le nom de personne d’origine germanique Main, Min (racine magin = force, puissance). Reste à savoir si l’origine géographique du nom est bien bretonne, car il est tentant de faire le rapprochement avec Balmain (voir ce nom).
Beaumont Toponyme très fréquent en France, mot-à-mot le beau mont, qui désigne un village construit sur un lieu élevé. Donc, personne originaire d’une localité portant ce nom.
Beaunac Porté dans la Dordogne et le Tarn-et-Garonne, le nom s’écrit aussi Baunac (24, 19). Il désigne celui qui est originaire de Baunac, nom de hameaux à Aubas et à Cornille (24). Un autre hameau du même nom se trouve à Ebréon (16).
Beaunay Porté dans la Seine-Maritime et la Somme, désigne celui qui est originaire de Beaunay, principal bourg de la commune de Beauval-en-Caux (76), également hameau à Contremoulins (76). A noter que Beaunay est aussi une commune de la Marne et un hameau aux Hogues (27). Signification : nom de domaine formé avec le suffixe -acum sur Belenus, nom de dieu gaulois devenu nom de personne. Première mention du toponyme cauchois : Belniacus (849).
Beauneveux Nom porté dans les Deux-Sèvres. Variante : Beauneveu. L’adjectif ‘beau’ est souvent associé à des noms indiquant la parenté (Beaupère, Beaufils, Beaufrère). Indique-t-il nécessairement que ce parent était beau, ou n’était-ce pas plutôt un terme fréquemment utilisé dans la conversation ? Difficile de trancher.
Beauparlant Surtout porté dans l’Allier, le nom peut aussi s’écrire Beauparland (variante très rare). Même s’il faut se méfier des interprétations trop faciles, il semble désigner un beau parleur, peut-être un avocat ou une profession du même type.
Beaupere, Beaupère Nom surtout porté dans le Maine-et-Loire et la Haute-Vienne. On peut hésiter entre le père beau, le beau-père (mari de la mère ou père de la femme, mot attesté en 1250) et le beau Pierre. Difficile de faire un choix.
Beaupérin Nom rencontré surtout dans la Loire-Atlantique, où l’on trouve aussi la variante plus rare Beauperrin (également dans le 35). Le patronyme signifie le beau Périn (Périn étant un diminutif de Pierre). Ce type de formation est courant, puisqu’on a aussi Beaujean, Beaumartin, Beaurenaud etc.
Beauperthuy Le nom est rare, tout comme ses variantes Beauperthui, Beaupertuis, Beaupertuit, Beaupertuy. C’est un toponyme avec le sens de “beau passage”, par opposition à Maupertuis (le mauvais passage).
Beauplet Le nom est porté dans la Mayenne, où l’on trouve aussi la forme Beauplé. Il est à l’origine du hameau de la Beaupletterie à Bouère (53) et est formé avec l’adjectif ‘beau’ à partir de Plé, Plet, un anthroponyme qui demeure assez obscur : apparemment il corespondrait à l’ancien français plaid (= accord, puis procès), mais c’est loin d’être une certitude.
Beaupré Porté en Franche-Comté et en Bourgogne (70, 25, 58), c’est un toponyme désignant un beau pré. Variante : Beauprez (59, 80).
Beaupuis Surtout porté dans la Marne (variante : Beaupuits), le nom pourrait se rattacher au hameau de Beaupuits à Grandvillers-aux-Bois (60). On trouve aussi le nom en Vendée, où on peut le rapprocher de plusieurs hameaux poitevins, par exemple à Azay-sur-Thouet ou à Saint-Germain-de-Longue-Chaume (79), le toponyme se rencontrant aussi dans d’autres départements (18, 36, 37, 86). Si dans le premier cas il s’agit d’un beau puits, ailleurs il doit plutôt s’agir d’une variante de Beaupuy (= la belle colline), toponyme et nom de famille porté surtout en Dordogne et dans l’Indre-et-Loire.
Beauquenne, Beauquesne Nom surtout porté dans la Seine-et-Marne et en Normandie (50, 76). Voir Debeauquesne.
Beauquis Porté en Haute-Savoie, le nom est également écrit Bauquis. Il pourrait s’agir d’un toponyme avec le sens de lieu boisé (également Boquis en Vendée), mais Félix Fenouillet y voyait un nom de personne d’origine germanique (latinisé en Baldacharius).
Béaur Nom surtout porté dans l’Eure-et-Loir. Aucune idée précise. Peut-être une variante de Bouhours (voir ce nom).
Beaurain Nom surtout porté dans l’Aisne et la Somme. Voir Baurain pour le sens.
Beauregard Patronyme formé sur un toponyme très fréquent en France. Plusieurs communes portent ce nom, qui fut donné à des forteresses (souvent devenues villages) situées sur une hauteur d’où le regard dominait tous les environs. On trouve également avec le même sens les toponymes Bellevue, Beauvoir ou encore Belvédère.

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