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Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blomme
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Benayoun Porté par des juifs séfarades, désigne le fils (ben) de Hayoun, Ayoun, sans doute variante berbère de Haïm (hébreu Hayîm = vie). Hayoun peut aussi être un augmentatif de l’arabe Hayy (= vivant).
Benazech Surtout présent dans le Tarn et dans l’Aude, c’est une variante occitane du prénom Benoît. Formes voisines : Benazet, Benazeth, Benezech, Benezet, Benezeth.
Bencal Surtout rencontré sous la forme Bancal (81, 12, 30 notamment), ce nom offre diverses posibilités d’interprétations : voir Bancel.
Benchekroun Également écrit Benchoukroun, Benchakroun, ce nom arabe désigne le fils de celui qui s’appelle Chekroun, Choukroun (voir Choukri).
Bencivenga Ancien nom de baptême italien, qui signifie “sois le bienvenu”. Variantes : Bencivengo, Bencivenni. Autres formes similaires : Bentivenga, Bentivegna, Benvenga.
Bendada Porté en Afrique du Nord, le nom est composé de “ben” (= fils) et de “dada”, mot qui désigne le grand-père paternel, l’oncle, et qui est aussi un terme de respect pour désigner une personne âgée. À noter que le nom a été également porté par des Juifs de l’Oranais.
Bendanoune Ou Bendenoune. Porté en Algérie par des Juifs et parfois par des musulmans, désigne le fils de Danoune, Denoune (également Danon, Dannon, Danoun), nom de sens incertain. Peut-être un augmentatif de l’arabe dahhân (= peintre, nom de métier, également marchand d’huile).
Bendaoud Désigne en arabe le fils (ben) de Daoud (voir ce nom).
Bendayan Désigne le fils de Dayan (hébreu dayyan = juge).
Bender Assez répandu en Alsace, correspond à l’allemand Binder (celui qui fait les cercles de tonneaux).
Bendichou Porté dans le Gers, le nom se rencontre aussi sous les formes Bendiche, Bendicho (47). Attesté au Moyen Âge sous la forme latine Bendichonus, c’est un nom de personne qui renvoie à l’idée de bénédiction (à rapprocher de Benedictus > Benoît). Il a souvent été porté par des Juifs du Midi, tout comme le patronyme Bendit.
Bendine Rare, le nom est porté dans l’Aude et l’Ariège. C’est le nom d’une ferme à Pech-Luna (11) et d’une rivière dans le même département. Le toponyme semble formé sur le gaulois “vindo-” (= blanc), désignant un cours d’eau aux eaux blanches.
Benech Rencontré au sud du Massif Central (82), c’est une forme du nom de baptême Benoît. En Bretagne (22, variante Benec’h), c’est le nom populaire de Belle-Isle-en-Terre (sens probable : le lieu au pied de la colline).
Benedetti Nom italien ou corse qui correspond au français Benoît (latin Benedictus). C’est le pluriel de filiation de Benedetto. Variantes : Benedito, Beneditto, Beneditti. Diminutifs : Benedettini, Benedittini (Corse).
Benedic Ou Bénédic. C’est une forme du prénom Benoît (latin Benedictus) portée en Moselle. Variantes ou formes voisines : Benedich, Benedick, Benedict, Benedik, Benedikt (Alsace-Lorraine).
Bénédit Variante de Benoit, surtout rencontrée dans les Pyrénées-Atlantiques.
Bénel Le nom pourrait être originaire de la Meuse ou de la Haute-Marne. En ancien français, le benel, tout comme la benne, était une sorte de tombereau. Il est possible que le nom de famille désigne le conducteur d’un tel véhicule.
Benephraïm Désigne le fils d’Ephraïm, nom biblique porté par un des fils de Joseph, frère de Manassé. Le texte de la Genèse nous invite à y voir l’hébreu hiphrani : (Dieu) m’a rendu fécond.
Bénesse Porté dans les Landes, le nom désigne celui qui est originaire de Bénesse, nom de deux communes de ce département (Bénesse-lès-Dax et Bénesse-Maremne). Le toponyme devrait correspondre à un nom de domaine gallo-romain (peut-être le domaine de Vindicius, nom de personne latin).
Benet Nom de baptême équivalent du français Benoît (voir ce nom).
Bénéteau Diminutif de Benoît (voir Benoit) fréquent en Vendée et dans le Poitou. Variantes : Bénétaud, Bénétaux, Bénéteaud.
Benetto Forme contractée de l’italien Benedetto (= Benoît), le nom, rare, est porté dans le Piémont. On trouve beaucoup plus fréquemment la forme Benetti, très répandue entre Bologne et Vérone, présente aussi en Corse. Dérivé : Benetton (Vénétie).
Bénétullière Porté dans le Lyonnais, le nom désigne celui qui est originaire de la Bénéthuilière, hameau à Saint-Racho (71). Variantes : Bénéthuilière, Bénéthuillère. Avec le même sens : Bénétulier. Faute de formes anciennes, mieux vaut ne pas tenter d’interpréter ce curieux toponyme.
Beneyton Diminutif de Benoît porté notamment dans la Haute-Loire. Variante : Beneton (Benéton).
Benezet, Benazet Formes occitanes du nom de baptême Benoît (voir aussi Benazech).
Benezis, Bénézis Semble une variante de Benezet ou de Benassis (voir ces noms). Le nom est porté dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales.
Bénézy Variante auvergnate (19) de Benoit (voir ce nom).
Bengio Porté par des juifs séfarades, rencontré aussi sous les formes Bendjo, Benjio, Benjo, le nom vient du catalan benjuí (= benjoin), mais la finale en -gio a des allures bien italiennes. On rencontre ce nom au Maroc dès le XVIe siècle.
Benguernane Désigne le fils de Guernane, un nom qui peut venir du kabyle agernen = obstination (racine g.r.n = s’emporter). A envisager aussi l’arabe qarnân, dérivé de qarn = corne.
Benguigui Désigne le fils de Guigui, nom porté par des juifs séfarades d’Afrique du Nord. Ce nom correspond à la tribu berbère des Guig, et semble venir du mot igig (= pieu).
Benhaddou Désigne le fils de celui qui s’appelle Haddou (voir Haddouche).
Benhamou, Benhammou Nom berbère désignant le fils (arabe ben) de Hamou, Hammou, diminutif de Mohammed. Le nom est parfois porté par des juifs (variante Benamou) : dans ce cas, Hamou est un diminutif de Haïm (hébreu Hayîm = la vie).
Benhard Rare, le nom est porté dans le Centre (37, 41). C’est une variante de Bénard (= Bernard).
Benhennou Egalement écrit Benhenou, ce nom, porté en Afrique du Nord, désigne le fils (ben) de Hennou, forme sans doute berbère renvoyant à l’arabe Hanna (= compassion, pitié, grâce), nom de personne qui correspond souvent au prénom Jean.
Benichou Porté par des juifs originaires d’Afrique du Nord, c’est un nom berbère dans lequel ben est une arabisation de aït (= le fils). Il renvoie à la tribu des Aït Ishou, vers Meknès. Ichou (en arabe ‘ishû) est un nom de personne berbère dont le sens m’est inconnu.
Benigne, Beligne Voir Berain.
Bénigué Porté dans la Loire-Atlantique, le nom est à rapprocher de Béniguet (56), qui correspond au breton “benniget” (= béni, mais aussi équivalent du prénom Benoît). Le nom voisin Béniguer (29) a le sens de “bénisseur” (breton “benniger”). Par contre, Béniguel (56) est plus obscur. A. Deshayes y voit un dérivé du moyen breton “binig” (= bénin, doux).
Benin Variante de Benigne (voir Berain).
Bénis Nom surtout porté en Bretagne (35, 22) et dans le Centre (36). Participe passé du verbe bénir, on peut le considérer comme une variante du prénom Benoît. Diminutifs : Beniseau (36, 86), Benisset (19), Benizeau (86), Benizet (44).
Bénistant Le nom est surtout porté dans la Drôme. Variantes : Bénistan, Bénistand, Bénistrand. On trouve la forme voisine Bénestan dans le Var. C’est sans doute un toponyme : un hameau s’appelle Bénistant à Saugues (43), un lieu ruiné se nomme Bénistand à Beauregard-Baret (26), on trouve enfin le hameau de Bénistan à Cobonne (26). Sens probable : le lieu bien situé (penser à l’adjectif occitan benestant = en bon état, bienséant).
Benisti Fréquent chez les juifs originaires d’Afrique du Nord, c’est une contraction de Benveniste, Benvenist, qui semblent au départ des noms catalans et qui signifient ‘(sois le) bienvenu’. Le nom Benvenist, porté par des juifs, apparaît à Barcelone en 1079. Variantes : Benesti, Benisty.
Benit On rencontre le nom dans le Nord et les départements voisins, ainsi qu’en Belgique. Il est également présent dans l’Aude. Il correspond au latin “benedictus” (= béni), soit comme surnom, soit comme variante du prénom Benoît.
Benitah Patronyme porté par des juifs d’Afrique du Nord. Désigne le fils (ben) d’Itah, nom qui signifie : qu’il donne.
Benitez Diminutif en -ez de l’espagnol Benito (= Benoît, latin Benedictus).
Benjaddi Désigne le fils (arabe “ben”) de celui qui s’appelle Jaddi, dérivé de jâdd (= sérieux, pondéré), éventuellement de jadîd (= nouveau).
Benjamin Le patronyme est essentiellement porté en Guadeloupe et en Martinique. Il s’agit d’un prénom hébreu, qui signifie ‘le fils de la droite’ (ben + yamîn), selon certains ‘le fils du sud’ (le sud étant à droite quand on regarde vers l’est), ou encore ‘le fils de la chance’ (la droite étant selon la tradition hébraïque le côté de la chance et de la bénédiction). Benjamin est dans la Bible le dernier fils de Jacob, sa mère Rachel mourut en le mettant au monde. Variantes : Benjamen, Beniamine, Benyamen, Benyamin, Benyamine, pour la plupart portées par des juifs séfarades.
Benkemoun Porté par des Juifs d’Afrique du Nord, désigne le fils de celui qui s’appelle Kemoun, Kemmoun, nom qui signifie “cumin” en arabe (kammûn). Variante : Benkemmoun.
Benkharmaz Fils de Kharmaz (voir ce nom).
Benkhelifa Désigne en arabe le fils (ben) de celui qui s’appelle Khelifa (voir Khalifa pour le sens).
Benkirat Assez rare, ce nom arabe désigne le fils (ben) de celui qui s’appelle Kirat, nom dont le sens m’est inconnu (à envisager éventuellement l’arabe khayrât = bienfaits).
Benklifa Désigne le fils (ben) de Kalifa, variante de Khalifa (voir ce nom) souvent portée par des juifs séfarades.
Benkorich Désigne le fils (arabe ben) de Korich, nom rencontré plus souvent sous la forme Koriche et qui semble correspondre à quraysh (= celui qui réunit), éponyme de la tribu dont est issu le prophète Mohammed.
Benlloch Nom catalan parfois écrit aussi Benlloc. Il désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, sans doute la commune de Benlloc (ou Benlloch), dans la province de Castellón. Le sens du toponyme est le même que pour Belloc(h) : endroit agréable, bien situé.
Benmabrouk, Ben Mabrouk Désigne le fils de Mabrouk (voir ce nom).
Benmihoub Nom algérien désignant le fils (“ben”) de celui qui s’appelle Mihoub, nom de famille et prénom également rencontré en Algérie. Je ne suis pas sûr du sens, mais il est tentant de faire le rapprochement avec l’arabe ”muHibb”, qui signifie “amoureux” et est souvent employé avec une connotation religieuse (ex. Muhibb al-Nabî, celui qui vénère le Prophète).
Benmouna Désigne en arabe le fils (ben) de Mouna (munâ), nom de personne généralement féminin qui est le pluriel de munya(t) = voeu, désir, souhait, nom souvent donné à une enfant dont on a longtemps attendu la venue.
Bennes Nom porté dans le Tarn, où on trouve aussi la forme Benne. C’est un toponyme, nom de divers hameaux et lieux-dits, en particulier dans le Lot et le Cantal. Les formes Venne, Vennes sont portées dans la même région et devraient en être des variantes (à noter toutefois que Venne est surtout présent en Franche-Comté, où c’est un toponyme désignant un pâturage marécageux). Le sens de ce toponyme occitan est obscur. Il semble cependant lié au relief (plusieurs cols de la Bena en Roussillon, un col de la Benne à Riols, dans l’Hérault, un causse de Benne à Saint-Jean-Lespinasse dans le Lot). Diverses explications ont été proposées, la plus séduisante étant sans doute une variante de “penna” (= rocher), solution proposée par Coromines. On peut aussi envisager la racine oronymique “ben” (= pointe rocheuse). Autres possibilités : le latin “vena” (= canal, source), le bas-latin “benna” (= panier, métaphore possible pour un creux de terrain, un col). On peut aussi penser au catalan “bena” (= bande de tissu), qui a pu exister en occitan ancien, et qui désignerait par métaphore une bande de terre (Louis Bassède, voir bibliographie).
Bennetot Nom porté en Normandie (76, 27). Désigne celui qui est originaire de Bennetot, nom d’une commune de Seine-Maritime et de hameaux dans le même département (Beauval-en-Caux, Ectot-l’Auber, Ancretiéville-Saint-Victor). Le toponyme est formé du norrois “topt” (= domaine rural), précédé d’un nom de personne qui demeure incertain.
Bennett Forme anglaise du nom Benoît (latin Benedictus = béni). Variantes : Bennet, Bennetts.
Bennoit Variante de Benoît rencontrée à diverses époques dans plusieurs régions, en particulier en Lorraine (le doublement du n y apparaît dans un acte rédigé en Sarre).
Bennour Le nom désigne en arabe le fils (“ben”) de Nour, nom de personne qui correspond au mot “nûr” (= lumière). Comme beaucoup de noms de personnes arabes, il a une valeur symbolique liée à la religion, et fait partie des noms donnés au prophète Mohammed.
Benoist Variante très fréquente de Benoît (voir ce nom). Le patronyme est notamment répandu dans les Deux-Sèvres et la Seine-et-Marne. En composition, il donne les formes Benoist d’Azy, Benoist d’Etiveaud (24), Benoist de Lostende (79), Benoist du Sablon (19), Benoist-Dupont.
Benoit, Benoît Du latin Benedictus (= béni), ce nom a été popularisé par deux saints, Benoît de Nursie (fondateur de l’ordre des bénédictins) et Benoît d’Aniane (réformateur du même ordre).
Benoiton Diminutif de Benoît (voir Benoit), présent dans un secteur comprenant le Limousin, le Poitou et le Berry. Autres diminutifs voisins : Benoiston, Benoistel (44).
Benoits Porté notamment en Normandie (76) et dans le Centre (37), c’est une variante du prénom Benoît due soit à une cacographie (mauvaise transcription de Benoist), soit à la présence d’un génitif d’origine flamande.
Benoliel Porté par des juifs séfarades, désigne le fils (ben) d’Oliel (également patronyme), un nom de personne signifiant “sacrifice à Dieu” (`ôlah l(e) ‘El).
Benoni Rencontré aussi sous les formes Benony, Benonit, le nom est assez fréquent en Belgique et dans le nord de la France, mais on le rencontre aussi dans l’Ain, où l’on trouve également les formes Benonier, Benonnier (Benonie dans le Massif Central). Benoni est un nom hébreu : il signifie ‘fils de la douleur’. C’est le nom que Rachel avait donné à son fils Benjamin, car l’accouchement avait été douloureux, d’ailleurs Rachel est morte juste après : ‘Au moment de rendre l’âme, car elle se mourait, elle le nomma Ben-Oni, mais son père l’appela Benjamin’ (Genèse 35.18). Le succès du nom au Moyen Âge, notamment en Belgique, est lié à la légende de Geneviève de Brabant, qui avait elle aussi appelé son fils Benoni.
Benosman Désigne le fils d’Osman (voir ce nom). Variante : Benosmane.
Benouar Peut désigner le fils (arabe ben) de celui qui s’appelle Ouar, nom berbère désignant le lion (war). Avec suffixe d’appartenance : Ouari, Benouari. Pour Benouar et Benouari, il faut aussi envisager le fils de Nouar, nom de personne arabe (voir ce nom).
Benouna Porté en Afrique du Nord, parfois par des Juifs séfarades, pourrait être un nom arabe désignant une variété de melon. A noter cependant la forme plus fréquente Bennouna, qui semble formée avec “ben” (= le fils) suivi de Nouna, qui pourrait correspondre à l’arabe nûn (baleine, gros poisson, également sabre).
Benquet Fréquent en Gascogne, c’est un toponyme (nom d’une commune des Landes et de très nombreux hameaux). C’est un dérivé de l’occita benc, qui désigne soit une épine, une écharde, soit une aspérité. Deux solutions semblent possibles : soit un lieu épineux (avec suffixe collectif -et), soit un petit sommet pointu (avec suffixe diminutif).
Bensa Nom italien assez rare : quelques mentions en Ligurie et en Piémont, ainsi que dans le Frioul. De Felice (Dizionario dei cognomi italiani) le considère comme un matronyme correspondant à Benzi, nom de personne d’origine germanique (Bandizo, racine bant = lien). La forme masculine Benso est beaucoup plus courante (Piémont, Ligurie). Avec pluriel de filiation : Bensi (Toscane, Ligurie, Piémont, Lombradie, Frioul).
Bensaada Désigne en arabe le fils (ben) de Saada (voir ce nom).
Bensaid Désigne le fils (ben) de Said (voir ce nom). Variante : Bensid.
Bensalem Parfois écrit Bensallem (également Ben Salem, Ben Sallem), désigne le fils de Salem (voir ce nom).
Bensaria Nom arabe désignant le fils (“ben”) de celui qui s’appelle Saria ou Sariya, nom de personne (masculin ou féminin) évoquant celui qui se déplace la nuit, mais qui a aussi le sens de “nuage” (nuage se déplaçant la nuit). Un compagnon de Mohammed s’appelait Sâriya ibn-Zanîm.
Benslimane Nom arabe désignant le fils (ben) de Slimane, nom de personne qui correspond à Salomon (voir Slimani). On trouve également la forme plus rare Benslimani.
Bensouna Patronyme désignant le fils (ben) de Souna, ce dernier nom correspondant peut-être à l’arabe sunna(t) = tradition.
Bensoussan Nom juif, formé avec ben- (fils de) suivi de Soussan, qui correspond à shôshannah (= lis ou rose), à l’origine du prénom Suzanne. Variante : Bensoussen.
Bensussen, Ben Sussen Nom d’Afrique du Nord surtout porté par des juifs. Voir Bensoussan.
Bentabou Nom porté par des Juifs séfarades de l’Oranais. Il désigne le fils (ben) de Tabou, nom que l’on retrouve dans celui d’une tribu, les Aït-Tabou (région de Tizi-Ouzou). Une forme ancienne Bentabout laisse penser que le nom pourrait correspondre à l’arabe thâbit (= persévérant, endurant), que l’on retrouve dans les patronymes Tabet, Tabit, Tabout, portés à la fois par des musulmans et des israélites.
Bentahar Désigne en arabe le fils de Tahar (voir ce nom). Variantes : Ben Tahar, Bentahir, Ben Tahari.
Bentaleb Nom arabe désignant le fils de Taleb (voir ce nom). Variantes : Ben Taleb, Bentalib, Ben Talib.
Bentata Porté indifféremment par des musulmans ou des juifs du Maroc ou d’Algérie, désigne le fils de Tata, un nom qui semble être au départ un toponyme : un village berbère du sud marocain s’appelle Tatta (région d’Agadir).
Bentayeb Désigne le fils de celui qui s’appelle Tayeb (voir Tayeb et Taib). Variantes : Bentaieb, Bentaib.
Bentayou Nom du Sud-Ouest désignant celui qui est originaire du petit village de Bentayou-Sérée (64).
Benteur Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Benteux, Bentheu, Banteur. Il paraît désigner un fabricant de paniers, un vannier, sens que l’on retrouve dans les noms de famille anglais Bannester, Bannister. Cela suppose l’existence d’une forme ancienne *Bansteur.
Bentot Porté dans la Seine-Maritime, devrait être une variante de Bennetot (voir ce nom).
Bentoure Egalement Bentura, Benture. Nom porté dans les Pyrénées-Orientales et le Béarn. Voir Ventura pour le sens.
Bentresque voir Bantresque.
Bentz Diminutif d’un prénom allemand sur lequel les avis sont partagés : il peut s’agir de Berthold, Bernhard ou Benedikt (Benoît). Variante : Benz. Dérivé : Bentzmann.
Bentzinger Devrait désigner celui qui est originaire de Benzingen, localité allemande du Bade-Wurtemberg. Signification du toponyme : le domaine de Bentz (voir ce nom).
Bénureau Le nom est porté en Loire-Atlantique et dans les Charentes. Variante : Bénuraud (16). Il faut le rapprocher de l’ancien français “beneuré” (= bienheureux, béni), peut-être comme nom de baptême.
Benyahia Fils de Yahia (yaHyâ = qu’il vive), autrement dit de Jean (Jean-Baptiste). N’oublions pas en effet que pour les Musulmans Jésus est un prophète (voir Benaïssa), de même que Jean-Baptiste, qui est un membre de sa famille.
Benyoub Désigne en arabe le fils (ben) de Youb, qui semble être une variante de Ayoub (voir ce nom).
Benyounes Ou Ben Younes. Désigne en arabe le fils de Younes (= Jonas, voir Younsi).
Benzacar Nom juif du bassin méditerranéen. Signifie sans doute fils de Zacharie : arabe zakariyyâ, hébreu z(e)kharyah, c’est-à-dire Dieu (Yah) s’est souvenu (zakhar).
Benzahouane, Benzehouane Désigne en arabe le fils (ben) de Zahouane (zahwan = beauté, splendeur, ou en arabe dialectal joyeux, gai).
Benzaken Nom porté par des juifs originaires d’Afrique du Nord. Désigne le fils (ben) du vieux (zaqen). Variantes : Benzacken, Benzakein, Benzakin, Benzaquen, Benzaquin, Benzaquine, et sans doute aussi Benzaki.
Benzal Désigne celui qui est originaire de Benzal, localité espagnole d’Andalousie (province d’Almería).
Benzidane Désigne en arabe le fils (ben) de Zidane (voir ce nom).
Benzrien Le nom était porté au Maroc et dans l’Oranais, en principe par des Juifs séfarades. Variante : Benzrihen. Il désigne le fils (ben) de celui qui s’appelle Zrihen, nom de sens incertain. Selon Eisenbeth (“les Juifs d’Afrique du Nord”), c’est une transcription de l’arabe “dirham” (denier, puis monnaie du Maroc), à rapprocher de noms de famille tels qu’Aboudaram (voir ce nom).
Béolet Le nom vient du Massif Central, sans doute de l’Ardèche. Il désigne un lieu planté de bouleaux (latin : betullus), et donc celui qui est originaire du lieu-dit Beolet.
Beorchia Nom italien originaire du Frioul. Sens incertain. Peut-être un terme évoquant une fourche ou une bifurcation, tout comme le nom milanais Beolchi.
Béquet Outre Paris, le nom est surtout porté en Normandie (50, 27). C’est un diminutif du mot ‘bec’, avec plusieurs sens possibles, le plus souvent évoqué étant celui d’un sobriquet pour une personne bavarde, médisante. Mais il faut noter que Béquet est un toponyme assez répandu dans le Calvados, où il désigne un petit ruisseau (germanique baki, ancien scandinave bekk). Il existe des hameaux (le) Béquet à Étréham, Feuguerolles-Bully et Feuguerolles-Bully (14).
Béquignon, Becquignon Ces noms sont des dérivés de bec, et on les considère comme des sobriquets appliqués à des personnes bavardes. On trouve le patronyme Bequignon plutôt dans le Centre-Ouest (28, 72). La forme Becquignon est caractéristique du Loir-et-Cher.
Berain Nom porté dans l’Est et en Bourgogne. C’est une variante de Bénigne (latin Benignus), nom d’un saint qui fut l’évangélisateur de Dijon et aurait été martyrisé sous Marc-Aurèle. Deux communes de la Saône-et-Loire s’appellent Saint-Berain.
Béral Surtout rencontré aux abords du Massif Central (81, 48, 19), c’est une variante de Béraud (voir ce nom). Variantes : Bérald (15), Bérals (81, 12) et sans doute Béreal.
Béranger Nom de personne d’origine germanique, Berengari (beren = ours + gari = lance).
Berard, Bérard Patronyme très fréquent dans le Sud (84, 13 notamment). C’est un nom de personne d’origine germanique, Berhard (ber = ours + hard = dur).
Bérardy Correspond au patronyme Bérard (voir ce nom) et à sa forme italienne Berardi, dont Bérardy devrait être une variante.
Béraud Nom de personne d’origine germanique, Berwald (ber = ours + wald = qui gouverne). On le rencontre surtout dans le Forez et la région lyonnaise. Variantes : Bérau (69, 03, 32), Béreaud (24, 85, 71). Voir aussi Bérault.
Bérault Variante de Béraud (voir ce nom) surtout portée dans l’Yonne (également 45, 76). Autres formes voisines : Béraut (32, 89), Béraux (60, 59, 45), Béreau (72, 37), Béreault (37, 89, 91), Béreaux (02, 51, 93, 91).
Berbel Le nom est originaire d’Espagne, du moins dans la plupart des cas. Je n’en connais pas le sens.
Berberat Le nom est porté en Suisse ainsi que dans le Doubs. Il devrait s’agir d’un diminutif de Barbier (correspondant au métier de barbier). Avec le même sens : Barberat (74).
Berbin Variante de Barbin (voir ce nom), surtout fréquente en Lorraine, mais que l’on trouve aussi dans l’Ardèche.
Berbineau Nom rare porté dans le Sud-Ouest (33, 47, 24). Variante : Berbinau. C’est en principe le diminutif de Barbin, Berbin, surnom donné à un barbu.
Berbonde Nom assez rare porté entre autres dans la Lozère et la Haute-Loire. On trouve également en Lozère la forme Berbon. Sens incertain. M.T. Morlet fait de Berbon une variante de ‘barbon’, surnom d’un homme barbu, et de Berbonde un matronyme formé sur Berbon. Discutable, encore faut-il trouver mieux !
Bercher Nom porté notamment dans le Loiret, les Yvelines et la Sarthe. Il pourrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, signalé par Lorédan Larchey sous la forme Berachar (VIIe siècle). Racines probables : beraht = ours + hari = armée. Variante : Berchier. Cependant, aussi bien Bercher que Berchier pourraient tout simplement désigner un berger, solution qui semble la plus probable.
Berchet Nom porté en Haute-Savoie et dans les départements voisins. C’est une métathèse de Bréchet, un nom pour lequel deux solutions sont possibles : soit un sobriquet appliqué à celui à qui il manque les dents de devant (un brèche-dent), soit un toponyme désignant une petite brèche (cf le hameau du Bréchet à La Chapelle-Rambaud, 74).
Bercier Porté dans les Deux-Sèvres et la Vienne, le nom se rencontre aussi dans l’Yonne et les Hautes-Alpes. Il est attesté dans plusieurs régions, notamment en Champagne, avec le sens de “berger”, mais il a pu aussi désigner celui qui tire à l’arc (ancien français “berseor”), le sens de “chasseur” étant également attesté.
Berdaguer, Berdagué Voir Verdaguer.
Berdal Surtout porté dans l’Aisne, a dû désigner celui qui a un gros ventre (sens du picard “berdale”).
Berdeil Nom porté dans l’Ariège et les départements voisins (11, 31). Variante : Berdeilh. C’est l’équivalent de Verdeil (voir Verdeille). Deux hameaux s’appellent Berdeil : à Mayreville (11) et à Lahitère (31).
Berder Nom breton (29, 22) pour lequel personne ne semble avoir encore trouvé d’explication valable.
Berdinel Nom porté dans le Tarn-et-Garonne (également 11, 34). Forme féminine : Berdinelle (47). Il semble s’agir d’un diminutif de Bardin, Berdin, nom de personne d’origine germanique, diminutif de Bard (barta = hache de guerre).
Berdoire Nom très rare porté dans les Deux-Sèvres, qui devrait correspondre au mot “berdoire”, attesté dans le Berry avec le sens de mare, lieu boueux.
Berdoll Le nom, porté dans le Bas-Rhin, se rencontre aussi sous les formes Berdolt, Berdollt, Berdold (57, 67). C’est sans doute une variante de Berthold (voir ce nom).
Berdonnier Nom porté dans les Ardennes, où est attesté depuis le début du XVIIe siècle. C’est un dérivé de Berdon, variante de Berton, Berthon (voir ce nom). Peut-être un diminutif, ou alors celui qui habite un lieu-dit “la Bertonnière”.
Berdot Nom porté dans le Sud-Ouest (64, 33, 31). Il fait partie d’une importante famille de noms, le plus souvent gascons, commençant par Berd-, et qui étaient au moyen âge des noms de baptême. Berd pourrait correspondre au prénom Bernard, ou encore être la finale de noms comme Aubert, Robert, à moins qu’il ne s’agisse de la racine Bard (barta = hache). Formes voisines : Berdale, Berdalle, Berdalou, Berdance, Berden, Berdet, Berdeu, Berdolou, Berdos, Berdou, Berdous, Berdu, Berducou, Berdy.
Berdugo Nom espagnol plus courant sous la forme Verdugo. Le mot “verdugo” désigne en castillan un bourreau, mais il peut avoir d’autres sens : fouet ou coup de fouet, épée à lame fine, homme cruel etc. Le sens de “bourreau” semble cependant le plus probable. La forme Berdugo est souvent portée par des Juifs séfarades d’Afrique du Nord (le nom est attesté à Fès en 1615, selon Maurice Eisenbeth, voir bibliographie).
Bérégovoy Le nom est originaire de Russie (variante : Beregovoi). Je n’en connais pas le sens avec certitude, mais il devrait signifier : de la rive (russe bereg).
Berendsen Dérivé de Berends, une forme néerlandaise du prénom Bernard.
Bérenger Variante de Béranger (voir ce nom) portée dans le Sud-Est (13, 83) et en Picardie (60). Autres formes : Bérengé, Bérengier.
Berenguer, Bérenguer Nom de personne d’origine germanique, Berengari (beren = ours + gari = lance). Ce patronyme est essentiellement porté en Catalogne et dans le Sud-Ouest. Il correspond au français Béranger. Variante : Bérenguier (13, 83, 32), Bérengué (34), Bérenghier (06).
Berenz D’origine allemande et rare en France, c’est une variante de Berens, Behrens, hypocoristique du prénom Bernard.
Bererd Variante de Berard (voir ce nom). Le patronyme Bererd se rencontre notamment dans la Bresse et la région lyonnaise.
Berezaie Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Berezai, Berezay, Berrezai, Berrezaie, Berrezay. Il est composé de l’adjectif berr (= court) et du nom sae (= robe, cotte), les deux mots étant reliés par l’adjectif possessif E. Autrement dit : ‘courte sa robe’, surnom donné apparemment à un homme dont le vêtement est plus court que la normale. Le même procédé a été utilisé pour former les noms Berrehouc, Berehouc (29, = ‘court son cou’) et Berrehar, Berrehare (29, ‘courte sa jambe’).
Béréziat Le nom est porté dans l’Ain (variante : Béreyziat). Il désigne celui qui est originaire de Béréziat (écrit autrefois Béreyziat), commune du même département. Signification probable : le domaine de Berutius, nom d’homme latin. L’ouvrage ‘Noms de lieux de l’Ain’ propose cependant la racine gauloise barro (sommet, plateau allongé).
Bergamaschi Nom italien désignant celui qui est originaire de la ville de Bergame ou de sa région.
Bergamo Désigne celui qui est originaire de la ville de Bergame, en Italie. Etymologie incertaine, peut-être celtique. Le nom est cité par Pline l’Ancien sous la forme Bergomum.
Berganti Nom italien rare, dont on trouve quelques porteurs dans le nord du pays. Sens incertain. Peut-être une variante de “brigante” (= brigand, soldat mercenaire), ce qui semble possible si on pense au castillan “bergante” et au catalan “bergant”, qui ont le même sens. Autrement, on pensera à un dérivé de la racine germanique berg- (= montagne).
Bergaud Une certitude, c’est un nom de personne d’origine germanique. La forme d’origine est plus incertaine. M.T. Morlet propose Bergwald (bergan = cacher, préserver + waldan = gouverner). Le premier élément pourrait cependant être berg (= montagne). De plus, on peut envisager que Bergaud soit une variante de Bérigaud (voir ce nom). Le patronyme est surtout porté dans le Cantal. On trouve les formes Bergault et Bergaut dans la Marne.
Bergeau On peut hésiter entre deux significations : soit celui qui habite sur la berge d’un cours d’eau, soit plutôt le nom de personne d’origine germanique Bergwald (bergan = cacher + waldan = gouverner). Assez rare, le nom est porté dans la Sarthe (également 79, 49). Variantes ou formes voisines : Bergeaud (31, 76, 71), Bergeault (37, 36), Bergeaut (33, 31, 11), Bergeaux (28, 47), Bergau, Bergaud (15), Bergault (51, 37), Bergaut (51), Bergheau (30), Bergheaud (15), et sans doute Bergeal (19).
Bergeon C’est dans la Vienne que le nom est le plus répandu (également 33, 37). Variante : Berjon (17). Diminutifs : Bergeonneau (86, 37), Bergeneau (33), Berjonneau (85, 86). Il s’agit apparemment d’un terme régional désignant une pièce de terre en forme de triangle ou de trapèze (le mot viendrait du latin abbreviare = abréger, raccourcir).
Berger En principe, le nom désigne une personne exerçant le métier de berger (latin vervecarius > berbicarius). Mais un berger peut en cacher un autre : si le nom vient d’Alsace-Lorraine, il désignera plutôt un montagnard (< berg = montagne). Dans le Midi, il est parfois une transformation de Verger (= jardin fruitier).
Bergerat Diminutif de Berger, porté surtout dans l’Allier.
Bergère Le nom est surtout porté dans l’Ouest et le Centre (49, 53, 76, 37). C’est un toponyme fréquent avec le sens de bergerie, nom de plusieurs dizaines de hameaux (Bergère, La Bergère). Avec le même sens : Berchère (77). A envisager secondairement un matronyme (le fils de la bergère).
Bergeret C’est dans les Pyrénées-Atlantiques que le nom est le plus répandu : il y désigne non pas un petit berger, mais un petit verger (toponyme). On le rencontre aussi en Bourgogne et dans le Dauphiné, et là par contre c’est un petit berger (ou le fils de celui qui s’appelle Berger).
Bergeron Diminutif du nom de métier berger, fréquent un peu partout en France (sauf dans le Sud), mais surtout rencontré dans le Centre (03, 18).
Bergeroo, Bergerou Nom de famille béarnais désignant celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Bergeroo (= le petit verger).
Bergerot Diminutif de Berger (= berger) porté en Bourgogne (21), où le suffixe -ot est très employé. On rencontre également le nom dans le Sud-Ouest, où son sens pourrait être différent (voir Bergeroo).
Bergery Surtout porté dans l’Yonne, le nom s’écrit aussi Bergerie, Bergeris. Il désigne celui qui habite un lieu-dit “la Bergerie”, toponyme très répandu en France.
Bergès Voir Vergès.
Bergevin Le nom est surtout porté dans le Loiret et dans l’Yonne. Sens incertain. Peut-être le nom de personne d’origine germanique Bergwin (voir Berguin), peut-être plutôt une variante de Burgevin (voir ce nom). A noter qu’il existe un lieu-dit Allée de Bergevin à Neuvy et à Bauzy, dans le Loir-et-Cher.
Bergier Variante de Berger (nom de métier) portée notamment dans les Bouches-du-Rhône, ainsi qu’à la Réunion.
Bergin C’est dans la Nièvre que le nom est le plus répandu. Voir Berguin pour le sens.
Bergmann Désigne en allemand l’homme de la montagne, ou celui qui est originaire d’une localité appelée Berg(en). Variantes : Bergman, Bergmans, Berghman, Berghmans, ces dernières formes étant flamandes.
Bergnes Un des nombreux toponymes du sud-ouest désignant un bois d’aulnes. Vient du gaulois vernos.
Bergoend Le nom est porté en Haute-Savoie. Variantes : Bergoen, Vergoin. La finale -d semble attester qu’il s’agit du nom de personne latin Verecundius (verecundus = modeste, pudique), porté notamment par un évêque de Vérone au début du VIe siècle. Il est possible que les noms Bergoeing (17, 33), Bergoin (63), Berguin (47, 24) et peut-être même Bergogne (48) aient le même sens, bien que le dictionnaire de M.T. Morlet y voie des Bourguignons.
Bergogne Assez fréquent en Lozère, désigne celui qui est originaire de Bourgogne. Variantes : Bergognes (46, 47), Bergonhe (48), Bergougne (46), Bergounhe (48). La déformation est due à l’attraction de l’occitan vergonha (= honte). Avec le même sens : Bergognat, Bergoignat, (40, 33), Bergognié (47), Bergognon (43), et aussi Bergougneau, Bergougniou, Bergougnioux, Bergougnon, Bergougnou, Bergougnous, Bergougnoux, Bergounhon, Bergounhou, Bergounhoux, Bergouniou, Bergounioux (Rouergue, Quercy), Bergugnat, Berguignat (Gascogne, Périgord). Voir aussi Bergoend pour un autre sens.
Bergoignan Nom porté en Gascogne, rencontré aussi sous les formes Bergougnan, Bergougnant, Bergouignan, Vergognan, Vergoignan. Il désigne celui qui est originaire de Vergognan, hameau à Saint-Gein (40), ou de Vergoignan, nom d’une commune du Gers. Signification : le domaine de Verecund(i)us, nom d’homme latin.
Bergont Le nom est porté dans les Alpes-Maritimes (Valdeblore). C’est un ancien nom de baptême (voir Bergoend).
Bergonzo Nom italien porté dans le Piémont. On trouve plus fréquemment le pluriel Bergonzi, très répandu en Lombardie. À noter aussi une forme Bergonzio, aujourd’hui pratiquement disparue, qui semble avoir été un nom de personne médiéval. Sens incertain. En supposant que le b initial corresponde à un v, on peut penser à un toponyme (Vergonzo est un hameau de la commune de Bleggio Inferiore, dans le Trentin). Si on envisage un nom de personne, il pourrait s’agir d’une forme de Verecund(i)us, nom porté par un évêque de Vérone (voir Bergoend). Mais la vérité est peut-être beaucoup plus simple. Dérivés : Bergonzini, Bergonzoni (assez courants en Emilie-Romagne), Bergonzelli (très rare).
Bergot Fréquent dans le Finistère, devrait désigner celui qui est originaire de Bergot, hameau à Lannilis, également quartier de Brest. Sens du toponyme : peut-être le petit bois, le bois court (berr + coat), sachant cependant qu’en breton l’adjectif est normalement postposé au nom. En fait, Bergot pourrait être un nom de personne, variante de Bergaud (voir ce nom).
Bergouli Nom très rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Forme ancienne : Bergouly. Il faut sans doute le rattacher au terme “berguilh”, qui désigne une saulaie en Gascogne. À noter l’existence d’un hameau ou d’une ferme appelé Bergouly à Coarraze (64), mais rien n’indique que le toponyme soit antérieur au nom de famille.
Bergua En France, le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. Il désigne en principe celui qui est originaire de Bergua, village de la province de Huesca, en Aragon.
Bergue Rencontré surtout dans l’Est, le nom désigne en principe celui qui habite sur la berge d’une rivière.
Berguedieu Un patronyme gascon, qui correspond à un juron que l’on peut traduire par Verge de Dieu. Sobriquet donné à celui qui prononçait souvent ce juron.
Berguin Ce patronyme est peut-être un nom de personne d’origine germanique, Bergwin, dans lequel la racine finale (win = ami) ne pose pas de problèmes : par contre la première racine (berg) est plus obscure. M.T Morlet (dictionnaire des noms de famille), y voit le mot bairgan (= cacher, préserver). Pour une autre possibilité, voir Bergoend. C’est dans le Lot-et-Garonne qu’il y a le plus de Berguin (également 24, 29).
Berguirol Porté dans la Drôme et le Vaucluse, le nom devrait être un toponyme : un hameau de l’Isère (commune de Saint-Nicolas-de-Macherin) s’appelle le Bergureuil, forme visiblement similaire. A noter aussi le hameau de Berguérolle à Saint-Ambroix (30). Je n’en sais pas plus pour l’instant.
Berho Nom basque désignant un lieux broussailleux (basque “berho” ou “berro”). Avec le même sens : Berhouet (suffixe -eta). En composition : Berhonde, Berhondo (le lieu situé près des broussailles).
Bériault Ce nom est aujourd’hui porté au Canada, mais on trouve en France les variantes Bériau (85, 80), Bériaud (38, 71), Bérieau (85, 62). C’est un diminutif de Bérier, nom de personne d’origine germanique (Berihari : ber = ours + hari = armée).
Bérichon Porté notamment à la Réunion, le nom est rare, on le rencontre plus souvent sous la forme Berrichon. Il désigne celui qui est originaire du Berry.
Beriet Porté notamment dans le Finistère, le nom est plus fréquent sous la forme Berriet. Il correspond au breton Berc’hed, équivalent du prénom féminin Brigitte.
Bérigaud Porté dans la Charente et les départements voisins (86, 87), c’est un nom de personne d’origine germanique, Berigaud selon M.T. Morlet (beri = ours + gaud = du peuple goth).
Berillon, Bérillon Patronyme rencontré surtout dans le Puy-de-Dôme et le Vaucluse. C’est un dérivé de Beril, Béril (19, 38). Le mot désignait au moyen âge des lunettes (les verres de lunettes étaient alors en béryl), et il devrait s’agir d’un surnom donné à un fabricant ou à un porteur de lunettes. Le mot besicles est d’ailleurs un dérivé de béryl (écrit alors bericles).
Bérinchy Le nom est porté dans la Loire, tout comme la forme voisine Bérinche. Comme beaucoup de noms de cette région, il semble formé sur un toponyme : un hameau s’appelle La Bérinche à Saint-Galmier (42). Aucune idée sur la signification de ce toponyme. On trouve la forme apparemment similaire Bérinque dans la Lozère.
Beringuier Variante occitane de Béranger (voir ce nom).
Berjoan Sans doute une déformation du nom de baptême composé Perejoan (= Pierre + Jean), ou d’un autre nom avec aphérèse du premier élément, terminé par -bert (Aubert par exemple).
Berjolet Également écrit autrefois Berjollet, le nom semble avoir été surtout porté dans la Meuse (Juvigny-sur-Loison au XVIIe siècle). Sens incertain. Selon M.-T. Morlet, Berjol serait un nom de personne d’origine germanique, Bergwald, et Berjolet pourrait en être un diminutif. On peut aussi envisager un toponyme avec le sens de petite berge. Il existe un lieu-dit “le Berjolet” à Bassoles-Aulers (02).
Berjonval Rare, le nom est porté en Île-de-France. Il renvoie certainement à un toponyme (val = vallon, vallée), mais je ne trouve aucune forme qui corresponde.
Berkaoui Nom arabe formé à partir de Berka, variante de Baraka, Barka, nom de personne fréquent (arabe “baraka” = bénédiction, prospérité). Le suffixe -aoui marque l’appartenance à une famille, une tribu.
Berkovic Ce nom, à la finale serbocroate, désigne le fils de Berko, nom porté par des juifs askhénazes. Autres formes : Bercovici (Roumanie), Berkowitz, Berkovitz (Allemagne), Berkowicz (Pologne), Berkovich (Russie). Le nom a été l’objet d’interprétations diverses, mais on considère en général que Berko correspond au yiddish Ber (= ours), terme de substitution utilisé pour le nom de personne Issachar (Issachar était un des fils de Jacob, comparé par ce dernier à un âne robuste dans son testament, l’âne étant apparemment devenu un ours par la suite !). Une autre source ferait de Berko la forme slave de Baruch, secrétaire du prophète Jérémie (barûkh = béni).
Berland Nom de personne d’origine germanique, Beriland (ber = ours + land = pays). Patronyme fréquent dans la Saône-et-Loire et le Limousin. Matronyme : Berlande (42). Le nom Berlan (33, 11, 66) peut avoir le même sens, mais on pensera aussi à un toponyme (= cressonnière) : un hameau s’appelle Berlan à Montredon-Labessonnié (81).
Berlemont, Berlémont Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans la Marne, désigne celui qui est originaire de Berlaimont, dans le département du Nord. Variantes : Berlaimont (59, 02) et sans doute Berlimont. Signification probable : le mont, la colline de Berland ou de Berilind, noms de personne germaniques.
Berlet Surtout porté aujourd’hui en Guadeloupe, le nom semble venir de Franche-Comté. Sans doute un toponyme évoquant un lieu où pousse la berle (cresson d’eau).
Berliet Nom surtout porté dans la région lyonnaise (38, 69), également présent en Périgord. En ancien français, le nom “berle” désigne le cresson, il dervait donc s’agir d’un ancien lieu-dit évoquant une cressonnière. A noter cependant qu’en Dauphiné, le mot peut aussi avoir le sens de “colline”.
Berlioz On trouve ce nom en Savoie et dans le Dauphiné. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit “le Berlioz”. De nombreux hameaux s’appellent ainsi (38, 73). Pour le sens du toponyme, voir Berliet.
Berlivet Nom rencontré en Bretagne. Il est formé par métathèse du r sur Brélivet, ancien nom de personne breton, sans doute donné à un guerrier, et qui pourrait signifier tête de l’armée (en vieux breton Blenliuuet), selon le dictionnaire des noms bretons de Deshayes.
Berloque Le nom est porté notamment dans l’Oise, où l’on trouve aussi la forme Berluc, à rapprocher de Breluque (Bourgogne). Toutes ces formes sont attestées au XVe siècle comme des variantes du français actuel breloque. Reste à savoir quel sens le mot avait exactement à l’époque : apparemment un petit bijou porté en pendentif.
Berlusconi Porté dans le nord-ouest de la Lombardie, semble un dérivé du terme dialectal berlüsch, désignant une personne qui louche.
Bermond Nom de personne d’origine germanique, Bermund (ber = ours + mund = protection). Le patronyme est surtout porté dans le Sud-Est (variante : Bermon). Forme italienne ou italianisée : Bermondi (variante : Bermondy). Le nom Bermont, porté notamment dans l’Est et en Martinique, devrait avoir le même sens.
Bernabeu Ce nom catalan est l’équivalent du français Barnabé. C’est un nom de personne popularisé par saint Barnabé, l’un des premiers disciples du Christ, mentionné dans les Actes des apôtres qui précisent qu’il vient de Chypre et que son vrai nom est Joseph, son surnom signifiant “fils d’encouragement” (Actes IV:36), de l’hébreu-araméen “bar-nabas”. Formes similaires : Bernabé (22, 86, 972, également Catalogne), Bernabel, Bernabeau, et peut-être aussi Bernable (22).
Bernadas Le nom est porté dans la Haute-Garonne, où il désigne celui qui est originaire de Bernadas, nom de divers hameaux de ce département : à Fustignac, à Lagraulet-Saint-Nicolas et à Peyrissas. Sens probable : le domaine, la ferme de Bernad, Bernat (= Bernard). À envisager aussi un bois d’aulnes (variante de l’occitan “verneda”). Formes voisines : Bernada (33, 66), Bernade (64), Bernades (66).
Bernadaux Diminutif de Bernat, Bernad (= Bernard), le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Noms formés avec le même suffixe : Bernadau, Bernadaus, Bernadeau, Bernadeaux.
Bernadet Diminutif de Bernad (= Bernard) porté dans les Landes et les départements voisins. Variante : Bernadé (64). Matronyme : Bernadette (65).
Bernadicou Diminutif de Bernat (= Bernard) porté notamment dans les Pyrénées-Atlantiques (Bernat > Bernadic > Bernadicou).
Bernadotte Le nom vient du Sud-Ouest, où on le rencontre surtout dans le Gers et les Hautes-Pyrénées. C’est une variante (éventuellement matronyme) de Bernadot, diminutif de Bernat (= Bernard).
Bernadou Diminutif de Bernard, fréquent dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne, également porté en Béarn. Variantes : Bernadoux, Bernado.
Bernage Surtout porté en Normandie (76), le nom correspond à l’ancien français barnage, qui désignait au départ une assemblée de guerriers (de barons), mais a pris très vite le sens de noblesse, qualité, courage, sens qu’il faut sans doute lui attribuer ici. Autre possibilité : le bernage (ou brenage) était un droit seigneurial prélevé sur les grains (au départ sur le son).
Bernagoult Le nom est surtout porté dans le Cher. Variantes : Bernagou, Bernagout, Bernagoux. Formes voisines : Bernagaud, Bernagot (24), Bernageau (41), Bernagand (28), Barnagaud (87). Sens incertain. Peut-être un dérivé de “bernage” (voir Bernage). À noter aussi qu’en ancien français le mot “bernagoe” a désigné un outil servant à perforer. À envisager aussi, et peut-être surtout, le nom de personne germanique Bernegaudus (voir Bernigaud).
Bernal Nom porté en France dans diverses régions, mais surtout fréquent en Espagne, notamment en Catalogne. C’est un nom de personne d’origine germanique, Bernwald (bern = ours + waldan = gouverner).
Bernalin BERNALIN est un diminutif de BERNAL, un nom de personne d’origine germanique, BERNWALD (bern = ours + wald = qui gouverne), autrement dit un ancien prénom. Apparemment, depuis quelques siècles au moins, le nom BERNALIN est surtout présent dans le département du Rhône.
Bernanos Le nom se rencontre en Moselle, où il est présent depuis 1550 à Ancy-sur-Moselle, le premier porteur connu étant aussi mentionné sous la forme Burnanos. La tradition veut qu’il s’agisse d’une famille espagnole immigrée en Lorraine (Dauzat parlait à tort du début du XVIIe siècle), mais le nom de famille semble inconnu en Espagne. Bref, l’origine et la signification de ce patronyme demeurent obscures.
Bernard, Bernad, Bernat Nom de personne d’origine germanique, Bernhard (bern = ours + hard = dur). En tenant compte des naissances depuis 100 ans, Bernard est le second nom de famille porté en France (120.000 naissances environ), juste derrière l’intouchable Martin. Bernad et Bernat sont des formes méridionales, notamment catalanes.
Bernardi Forme plurielle de Bernardo (= Bernard), le nom est porté en Corse et en Italie, où il est extrêmement fréquent dans le nord du pays. La forme Bernardo, plus rare, se rencontre surtout dans la région de Naples. Matronyme : Bernarda. Parmi les dérivés rencontrés en France : Bernardazzi, Bernardelli, Bernardeschi, Bernardini, Bernardoni.
Bernardin Diminutif du prénom Bernard rencontré notamment dans les Vosges, l’Allier et la Côte-d’Or. Il peut aussi être d’origine italienne (Vénétie). Autres diminutifs : Bernardaud (16, 79), Bernardeau (79, 86, 44), Bernardel (54), Bernardet (36), Bernardon (36, 51), Bernardot (25, 71, 21), Bernardou (24, 64).
Bernardini Forme plurielle de Bernardino, diminutif italien de Bernardo (= Bernard, voir ce nom). Double diminutif : Bernardinelli.
Bernardoni Porté dans la moitié nord de l’Italie, c’est un dérivé du prénom Bernardo (pluriel Bernardi), en français Bernard. Variante rare : Bernardone. Le suffixe -one est en principe un augmentatif.
Bernasse Nom porté dans la Nièvre et dans l’Yonne. Sens incertain. On peut le rattacher à la racine germanique “bern” (= ours) et y voir un dérivé de Bernard ou d’autres noms similaires. On peut aussi penser à une forme “vernasse”, évoquant un lieu où pousse l’aulne.
Bernatchez Ce nom est arrivé au Québec, sans doute au XVIIIe siècle, en provenance du Pays basque français. Il s’agit certainement d’une transcription de Barnetche (voir ce nom), avec métathèse des voyelles.
Bernaud Nom de personne d’origine germanique, proche de Bernard, mais sans doute avec une seconde racine différente (bern = ours + wald = qui gouverne). C’est dans le Forez que le nom est le plus fréquent. Variantes : Bernau (79, 64), Bernault (80, 73, 45), Bernaux (80, 59), Berneau (18), Berneaud (33, 31, 18), Berneaux (62, 60). Diminutifs : Bernaudin (45), Bernaudon (05).
Bernaudat Diminutif de Bernaud (voir ce nom) porté surtout dans l’Aube.
Bernauer Rencontré en Alsace, désigne celui qui est originaire de Bernau, nom de nombreuses localités allemandes.
Bernaville Porté dans la Somme, désigne celui qui est originaire de Bernaville, commune du même département. Signification du toponyme (Bernardi villa en 1210) : le domaine de Bernard (nom de personne d’origine germanique).
Bernaz Surtout porté en Haute-Savoie, c’est peut-être une variante de Bernat, Bernad (= Bernard), mais la finale -az, équivalente à un -e, fait plutôt penser à la ville de Berne.
Berne En principe, ce nom est un nom de personne d’origine germanique, que l’on trouve aussi sous la forme BERN, et qui signifiait ours chez les peuples germaniques. Le même nom est aussi à l’origine de BERNARD et plusieurs autres. Cependant, dans le Midi et notamment le sud-ouest, un autre sens est possible : une déformation de VERNE, qui signifie endroit où il y a des aunes.
Bernède Fréquent dans le Sud-Ouest (33, 47, 11 notamment), désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Bernède ou en est originaire. Signification : aunaie (vern = aulne). Variantes rares : Bernèdes (66), Bernedo (64).
Bernelas Porté dans les Deux-Sèvres, où il est attesté depuis le XVIIe siècle, le nom s’écrit aussi Bernela, Bernelat. On peut penser à un diminutif du nom de personne Bernal, mais aussi à un toponyme évoquant une aunaie (“vern” = aune), à rapprocher du nom Bernelle (86).
Bernerd Variante du prénom Bernard portée en Savoie. On trouve en Corse le diminutif Bernerdini, qui devrait être une graphie erronée pour Bernardini. Forme alsacienne ou allemande : Bernert.
Bernés Porté dans le Sud-Ouest (31, 82, 64), le nom est généralement considéré comme une variante de Bearnés (= originaire du Béarn). Un toponyme lié à l’aulne (occitan vern) est cependant à envisager dans certains cas.
Bernheim Semble désigner celui qui est originaire de Bernheim, localité de Bavière. Assez courant en Alsace, le nom est le plus souvent porté par des juifs askhénazes. Signification du toponyme : la maison (heim) de Bern (nom de personne, également ours). Variantes : Bernhein, Bernhem.
Berni Le nom est assez fréquent dans toute la moitié nord de l’Italie, notamment en Toscane et en Emilie-Romagne. Tout comme Berno, c’est un hypocoristique de Bernardo (= Bernard).
Bernicot Patronyme rencontré notamment dans le Finistère et dans la Sarthe (variante : Barnicot). C’est un diminutif de Bernard, formé à partir du breton Bernic.
Bernier, Bernié Fréquent notamment en Loire-Atlantique et dans le Nord, c’est le plus souvent un nom de personne d’origine germanique, Bernhari (bern = ours + hari = armée). Il convient cependant de préciser que le mot “bernier” (ou “barnier”) est attesté en ancien français avec le sens de “baron”, ce qui est également une solution envisageable, du moins dans certains cas. Le nom Bernié, plus rare que Bernier, se rencontre surtout dans le Rouergue. Forme corse : Bernieri.
Bernière Le nom est porté dans diverses régions : d’une part la Normandie (76) et le Nord-Pas-de-Calais, où on a affaire sans doute à un matronyme formé sur Bernier (autre possibilité : le domaine de Bernier). De l’autre le Midi (11, 13, 31), où c’est un toponyme désignant une aunaie, en occitan “verniera” (variante : Bernières).
Bernigaud Surtout porté dans l’Ain et la Saône-et-Loire, pourrait correspondre à l’ancien français “bernigaut” (= sébille, vase), mais on pensera plutôt au nom de personne germanique Bernegaudus, fréquemment attesté dans le polyptyque d’Irminon (racines bern = ours + gaud, gaut, peut-être le peuple goth). Variantes : Bernigal, Bernigault, Bernigaut, et sans doute aussi Beurgaud.
Bernigole Nom assez fréquent dans les Hautes-Pyrénées (variante : Bernigolle), de sens incertain. On peut penser à un lieu planté d’aulnes (mais la forme la plus courante est Berniole). Le dictionnaire de M.T. Morlet propose l’ancien français bernigaut, en occitan bernigal, sébile pour recevoir le son, vaisseau où les boulangers mettent la pâte. Il existe un lieu-dit la Bernigolle, mais il se trouve dans la Vienne (Berthegon).
Bernis Forme occitane, éventuellement catalane, de Vernis, nom dérivé de vern (= aune). Une commune du Gard s’appelle Bernis, mais son étymologie est différente (= dommaine de Berno, nom de personne germanique).
Bernois C’est dans le Loiret que le nom a toujours été le plus répandu. On le rencontre aussi sous les formes Bernoist et Vernois. Cette dernière graphie laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un toponyme désignant une aunaie (gaulois *verno = aulne). La définition de M.-T. Morlet (= originaire de Berne) semble peu crédible.
Bernolle Originaire d’un lieu-dit (la) Bernol(l)e, lieu où poussent les aulnes. Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales et l’Aveyron. Variantes : Bernole, Bernolles.
Bernon Nom de personne d’origine germanique formé sur la racine bern (= ours), éventuellement dérivé de Bernard. On le rencontre notamment dans le Cher, la Lozère et l’Aveyron. Variantes : Bernom, Bernond (33). A noter le curieux nom de famille “Bernom ou Bernon” (49), lié à une fantaisie d’un officier d’état-civil : s’étant aperçu qu’il avait mal orthographié le nom, il n’a pas voulu le raturer et a ajouté à côté “ou Bernon”. Il existe un saint Bernon, fondateur de l’abbaye de Cluny (910).
Bernos Surtout porté dans les Landes, désigne celui qui est originaire de Bernos, nom d’une commune de la Gironde et de plusieurs hameaux dans le Sud-Ouest. Signification probable : lieu où pousse l’aulne (on envisage parfois aussi un nom de personne gaulois, Vernus).
Bernu Nom porté dans l’Indre. Aucune idée pour l’instant. Peut-être un toponyme en rapport avec l’aulne (verne > berne), ou encore une variante du nom de personne d’origine germanique Bernou (< bern = ours), à moins que la solution soit tout autre.
Berny Porté notamment en Charente et dans les Deux-Sèvres, c’est sans doute, comme Bernin (01, 71), un diminutif de Bernard ou d’autres noms commençant par la racine germanique bern (= ours). Il peut aussi s’agir d’un nom de localité, mais les communes appelées Berny se trouvent en Picardie.
Bero Porté en Belgique et dans la Moselle, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine ber (= ours). Variante (et cas-régime) : Beron, Béron (62, 57, 67).
Berot Le nom est essentiellement porté en Béarn. Selon Michel Grosclaude (Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons), il faut y voir un diminutif de Beigt (= beau, gros, également nom de baptême médiéval). On pensera aussi, notamment dans d’autres régions (50), à un diminutif de nom de personne formé sur la racine germanique ber (= ours).
Berouard, Bérouard Nom de personne d’origine germanique, Berward (ber = ours + wardan = garder). On le rencontre surtout vers l’Ouest (72, 49). Variantes : Beroard, Béroard (70, 89), Bérouhard, Berouhard (63), Béruard, Beruard (73, 74, 51).

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