A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blomme
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Béroudia Surtout porté en Belgique dans la région de Namur, le nom est plus fréquent sous la forme Béroudiaux (Ardennes). Il devrait s’agir d’un diminutif de Béraud, Béroud, nom de personne d’origine germanique. Le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose pour sa part le wallon bèrôdî (= faux plancher au-dessus de l’aire).
Beroul, Béroul Patronyme surtout porté dans la Manche. C’est un nom de personne d’origine germanique, Berwulf (ber = ours + wulf = loup).
Berquer Nom porté en Picardie, dans la Seine-Maritime et le Nord-Pas-de-Calais. Formes similaires : Berqué, Berquet, Berquez, Berquier, Berquiez. Il désigne un berger, sens du mot “berquer” en dialecte haut-normand (où la bergerie s’appelle “berquerie”). À noter d’ailleurs qu’une famille Berquer portait un mouton dans ses armoiries.
Berquière Nom porté dans l’Aude et la Haute-Garonne (variante : Berquières). Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute le hameau des Berquières à Laissac, dans l’Aveyron. Sens du toponyme : terrain clos près d’une ferme.
Berrah Assez rare et originaire d’Afrique du Nord, c’est un nom obscur pour moi. Un dictionnaire des prénoms kabyles (“3000 prénoms kabyles pour le 3e millénaire”) le mentionne avec la définition : “proclamer”. Il est également tentant de faire le rapprochement avec le nom hébreu Barouh (= béni).
Berrami Désigne le fils de Rami, nom de personne arabe ayant le sens de tireur, archer, éventuellement celui qui s’est fixé un but (râmî).
Berrebi Fréquent chez les juifs séfarades d’Afrique du Nord, désigne le fils (ben) du rabbin (rabbî). Variante : Berreby.
Berrier Surtout porté dans le Pas-de-Calais et l’Orne, rencontré aussi sous la forme Berryer (80), le nom désigne celui qui est originaire du Berry.
Berrodier Porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (01, 69), également écrit Bérodier, c’est un dérivé de Berrod, Bérod (Savoie et région lyonnaise), variante de Béraud (voir ce nom).
Berrogain Nom basque désignant le lieu situé en haut, au-dessus (-gain) du buisson, du hallier (berro). Un village des Pyrénées-Atlantiques s’appelle Berrogain.
Berrou Nom porté dans le Finistère. Diminutif de berr, qui signifie en breton court. Sobriquet donné à un homme petit. Variante : Le Berou. On trouve aussi dans le même département le patronyme Le Ber.
Berruel Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, paraît correspondre au breton “berrwel” (= myope). Variante : Berrhuel (29). Si le nom n’était pas breton, on pourrait envisager l’ancien français “berroil”, qui a désigné une outre, ou encore une contraction de “beau ruel” (= le beau ruisseau). La forme féminine Berruelle semble originaire de Bourgogne.
Berrut Le nom, assez rare, est porté en Savoie et dans l’Ain, ainsi que dans le Var. Il est plus fréquent en Suisse, et on le rencontre en Italie (Piémont) sous les formes Berutto, Berutti, Berruto, Berruti, Berrutto, Berrutti. On trouve la variante Bérut dans la Drôme et l’Isère. Deux solutions semblent possibles : soit un mot issu du latin “birotus”, désignant une charrette, un chariot à deux roues (attesté sous la forme “bérut” en Suisse), surnom de conducteur. Soit un dérivé de la racine “berr-“, avec le sens de bélier (et plus généralement “ovin”), qu’on retrouve dans les termes savoyards “bellot” et “bérou” (= bélier) ou dans le piémontais “berro” (= agneau).
Berruyer, Le Berruyer Désigne celui qui est originaire du Berry. Le nom Berruyer est porté notamment dans l’Isère et la Haute-Vienne. On trouve Le Berruyer en Normandie (50,76), où l’on rencontre aussi les formes Berrurier, Le Berrurier (14). Variantes : Berrouiller (30), Berroyer (36, 87), Berroyez, Berruyez (62), Berryer (80), Berruer (37).
Berry En France, le nom désigne bien sûr celui qui est originaire du Berry (variante : Berri). En Angleterre, où il est très répandu, il a un autre sens : celui qui habite un lieu-dit Berry (= forteresse, demeure fortifiée, ancien anglais byrig).
Bersegeay Nom rare porté dans les Deux-Sèvres, plus fréquent sous la forme Bercegeay (44, 79). Autres variantes : Bercegeais, Berceger, Bercejay, Bersejet. Il s’agit sans doute du surnom d’un archer : en ancien français le verbe “berser” (ou “bercer”) signifiait “tirer à l’arc”, et le “gai” était un oiseau de bois servant de cible.
Bersihand Nom porté en Bretagne (44, 56, 29). Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée : un hameau de la commune de Missillac (44) se nomme Bersihand. C’est sous les formes Brécihand, Brécéan, Bressihan que le toponyme se rencontre le plus souvent (Saint-Vincent-sur-Oust, Pénestin et Saint-Gravé, 56, Saint-Onen, 35). Signification : composé de brenn, bren (= colline) et de Séhan, ancien nom de personne.
Bersot On rencontre ce nom dans l’Eure et en Franche-Comté. C’est un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bers (dérivé de ber = ours).
Berst Porté en Alsace, le nom s’écrit aussi Berscht. Tout comme Bertsch, ce devrait être une forme courte du nom de personne Berthold (voir ce nom).
Bersuder Porté en Alsace, désigne celui qui châtrait les animaux (moyen-haut-allemand “bersûter”, cité par M.T. Morlet pour expliquer le nom Bersauter).
Bert Surtout porté dans la Saône-et-Loire, l’Ardèche et l’Isère, c’est un nom de personne d’origine germanique, équivalent de Berthe (racine berht = brillant). Autre possibilité : aphérèse de noms terminés par -bert.
Bertacca Nom italien surtout porté dans la province de Lucques (Toscane). Il s’agit sans doute d’un matronyme, forme féminine des noms Bertacco, Bertacchi (Vénétie, Émilie-Romagne, Lombardie), eux-mêmes dérivés de Berto (forme courte des noms de personnes d’origine germanique Roberto, Alberto ou Umberto, racine “berht” = brillant). Diminutif : Bertacchini (Émilie-Romagne).
Bertagne Porté en Provence, le nom correspond à l’italien Bertagna. On peut penser à celui qui est originaire de Bretagne (ou de Grande-Bretagne), mais les spécialistes italiens en font un dérivé du nom de personne Berto, d’origine germanique (racine berht = brillant).
Bertaudière Nom porté dans la Vienne et les départements voisins (37, 49), désignant celui qui habite un lieu-dit “la Bertaudière” ou en est originaire. Le toponyme, assez fréquent dans cette région (une bonne dizaine de hameaux), désigne le domaine ou la ferme de celui qui s’appelle Bertaud (voir Berthaud).
Bertaudon Diminutif de Bertaud (voir Berthaud), le nom est surtout porté dans le Gard. Autres diminutifs : Bertaudau, Bertaudeau, Bertaudeaud, Berthaudeau (16, 79, 85).
Bertei Originaire de Corse ou d’Italie, devrait être un dérivé de Berti (voir Bertuzzi).
Bertel Diminutif de Bert, nom de personne d’origine germanique (berht = brillant). Le nom est porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine et la Seine-et-Marne.
Berterreix Le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Variantes : Bertereche, Bertereix, Berteretche, Berterreche, Berterretche. Il signifie la maison (basque “etxe”) du sacristain, du clerc (“bereter”). C’est le nom de deux hameaux à Domezain-Berraute et à Charritte-de-Bas (64). A noter aussi le hameau de Bertéretchia à Ainhice-Mongelos (64).
Bertet Diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, soit Bert (berht = brillant), soit un nom terminé par -bert (Albert, Robert par exemple). Le patronyme est surtout porté dans les Charentes.
Berteuil Porté notamment dans le département du Nord, c’est une métathèse de Breteuil, désignant celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On pensera notamment à Breteuil-sur-Noye, dans l’Oise. Signification du toponyme : la clairière (puis le village, gaulois -ialo) de Brittus, nom d’homme gaulois.
Berthaud Nom de personne d’origine germanique, Berhtwald (berht = brillant + waldan = gouverner). Le nom est fréquent dans la région lyonnaise et la Bourgogne, on le rencontre aussi dans l’Ouest. Variantes : Bertaud, Bertault, Bertaut, Bertaux, Berteau, Berteaud, Berteault, Berteaut, Berteaux, Berthau, Berthauld, Berthault, Berthaut, Berthaux, Bertheau, Bertheau, Bertheault.
Berthe, Berthès Berthe est le plus souvent un anthroponyme de l’est de la France (Marne, Ardennes), nom de personne d’origine germanique formé sur berht (= brillant). Cependant, dans le Sud-Ouest, il peut aussi être une variante de Barthe (voir ce nom), c’est notamment le cas pour la forme Berthès.
Berthel De sens identique à Bertel (voir ce nom), le patronyme est porté dans l’Est (52, 57), mais aussi dans l’Ouest (35, 85) et en Saône-et-Loire.
Berthélémy Egalement Berthellémy, Bertellémy. Varante du prénom Barthélémy, surtout portée en Lorraine et en Champagne. Formes bretonnes : Berthélem, Berthélémé.
Berthelot Sans doute diminutif de Bertaud, de Berthou(x) ou de Berthe, noms de personne d’origine germanique. Un rapport avec Barthélémy n’est cependant pas impossible. C’est dans l’Ouest que le nom est le plus répandu. Variante : Berthellot (89). On trouve aussi les formes Bertheloot, Berteloot, Bertheloot, Berteloos dans le nord de la France et en Belgique. Doubles diminutifs : Bertheloteau (49), Berthelotet (21, 80). Avec d’autres suffixes : Berthelard (71), Berthelat (03), Berthelaud (71, 21), Bertheleau (58), Berthelet (01, 59), Bertheley (71), Berthelier (42), Berthelin (77, 89), Bertheliot (35), Berthellet (38), Berthellier (73), Berthelon (71, 69, 39).
Berthenet Porté en Bourgogne, c’est un diminutif de Berthin, variante de Bertin (voir ce nom).
Bertherat Diminutif de Berthier (voir ce nom) porté surtout en Haute-Savoie. Avec d’autres suffixes : Bertherand, Berterand (70, 71), Bertherault, Berthereau, Bertereau (35, 53), Bertheret (25), Bertheriaux (22), Berteraut (72).
Berthet Diminutif de Berthe (voir ce nom) très fréquent dans la région Rhône-Alpes (73, 74, 69).
Berthevas Nom porté dans le Finistère. On le rencontre aussi sous les formes Bervas, Bervoas, Berthoas, Berthois. C’est un ancien nom de personne formé sur la racine germanique berht (= brillant), le second élément étant plus obscur. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) propose le breton guas (= soumission, obligation).
Berthezène Nom porté dans le Gard et les départements voisins. Variantes : Berthezème, Berthezenne, Bertezène, Bertezenne. Désigne celui qui est originaire de Berthezène, hameau à Valleraugue (30), ou encore de la Berthézéne à Argelliers (34). Reste à savoir le sens du toponyme.
Berthiau Variante de Berthaud ou diminutif de Berthier (voir ces noms), le patronyme est porté dans l’Ouest (35, 53) ainsi que dans la Nièvre. Autres formes : Berthiaud (07, 01, 18), Berthiault (58, 21, 03), Berthiaux (35, 70), Bertiau, Bertiaux (59, 62, 61, 72).
Berthiaume Nom de personne d’origine germanique, Berhthelm (berht = brillant + helm = casque), porté en Bretagne (35, 22). Variante : Berthaume (14).
Berthier Nom de personne d’origine germanique, Berhthari (berht = brillant + hari = armée), très répandu en France, notamment en Bourgogne et dans le Lyonnais. Variantes : Berthié (Sud-Ouest), Bertier (Ouest).
Berthinier Diminutif de Berthin (voir Bertin) porté dans la région lyonnaise (42, 69). Formes voisines : Berthineau (86), Berthinet (25, 90).
Bertho Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique. C’est un diminutif sans doute vannetais de Bert, Berthe, nom de personne d’origine germanique (racine berht = brillant).
Berthoin, Bertoin Rencontré notamment dans l’Isère et la Drôme, ainsi que dans les Deux-Sèvres, c’est un nom de personne d’origine germanique, Berhtowin (Berht = brillant =+ win = ami). Autres formes : Berthouin (79, 26), Berthuin (38).
Berthold Nom de personne d’origine germanique formé sur les racines berht (= brillant) et waldan (= gouverner), et porté en Alsace-Lorraine. Variantes : Bertholdt, Bertholde.
Bertholet Diminutif de Berthou (voir ce nom), le patronyme est porté dans la région Rhône-Alpes (38, 42, 69) et en Savoie. Variante : Berthollet. Avec d’autres suffixes : Bertholey (69), Bertholier, Berthollier (69, 73, 38), Bertholin (42), Bertholon, Berthollon (38, 69), Bertholo, Bertholot (38). Tous ces noms peuvent éventuellement être des hypocoristiques de Barthélémy (écrit parfois Bertholomey dans cette région).
Bertholom Surtout porté dans le Finistère, c’est une forme bretonne du prénom Barthélémy. Variantes : Berthélem, Berthélémé, Berthélom.
Berthomier Variante de Barthélémy (voir ce nom) portée notamment dans l’Allier et la Vienne. Variantes : Berthomiers, Berthommier (36), Bertomier (42), Berthomié. La forme Berthommière (86) désigne la ferme, le domaine de Berthommier.
Berthomieu Variante de Barthélémy (voir ce nom), rencontrée surtout dans l’Aveyron et le Tarn.
Berthon Nom de personne d’origine germanique, très courant dans le Massif Central, formé sur le racine berht = brillant.
Berthonneau Diminutif de Berthon, nom de personne d’origine germanique formé sur la racine berht (= brillant). C’est en Poitou-Charentes que le patronyme est le plus répandu. Variantes : Berthoneau (37), Berthonnaud (16, 79, 41). On trouve également des variantes sans h : Bertoneau (85), Bertonnaud, Bertonneau (Poitou-Charentes).
Berthou On rencontre ce patronyme à la fois en Bretagne (29) et en Auvergne (15). Il s’agit soit d’un nom de personne d’origine germanique, Berhtwulf (berht = brillant + wulf = loup), soit d’un hypocoristique du prénom Barthélémy. Variante auvergnate : Berthoul.
Berthurel Nom surtout porté dans le Centre (18, 45, 58). Il s’agit en principe d’un diminutif formé à partir du nom de personne d’origine germanique Berthe, ou encore sur Berthier (berht = brillant).
Bertieaux Patronyme rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Variantes : Bertiau, Bertiaux. C’est un nom de personne d’origine germanique. Voir Berthaud pour le sens.
Bertignac Nom rare porté en Limousin, désignant celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Il pourrait s’agir de Bertignat, dans le Puy-de-Dôme (Bertinhac au Moyen Âge), à moins qu’un autre hameau limousin porte le même nom. Signification probable : le domaine de Bertin, nom de personne d’origine germanique.
Bertin Très fréquent un peu partout en France, mais surtout dans l’Ouest (35, 76), c’est un nom de personne d’origine germanique, diminutif de Bert (berht = brillant). Il peut aussi s’agir d’un hypocoristique de noms tels qu’Albert (Aubert) ou Robert. Variante : Berthin (63, 71).
Bertinchamps Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Variantes : Bertinchamp, Bertinchant, Bertainchant (et peut-être aussi Bertinchon). Il désigne celui qui habite un lieu-dit Bertinchamp(s) ou en est originaire. C’est entre autres, le nom d’un hameau à Grand-Manil, en Belgique (province de Namur). Signification : le champ de Bertin (voir ce nom). Bertin est également à l’origine de Bertincourt (le domaine de Bertin), commune du Pas-de-Calais, également hameau à Fraillicourt (08).
Bertinet Diminutif de Bertin (voir ce nom) porté notamment dans la Haute-Marne et la Meuse. Variante : Berthinet (90, 25). Avec d’autres suffixes : Bertinaud, Bertineau, Bertineaud, Berthineau (Poitou-Charentes), Bertinot (51).
Bertoglio Porté en Piémont et en Lombardie, c’est un nom de personne (prénom) d’origine germanique formé à partir de la racine berht (= brillant).
Bertoldi Nom italien très courant en Vénétie et dans le Trentin. C’est le pluriel de Bertoldo (Vénétie), forme italienne du nom de personne germanique Berthold (voir ce nom).
Bertolo Le nom est d’origine italienne dans la plupart des cas, mais on le rencontre aussi en Espagne (Galice). En Espagne, c’est une forme du prénom Barthélémy (Bértalo en Galice). C’est sans doute la même chose en Italie (variante de Bartolo, Bartoli), mais les dictionnaires proposent aussi un dérivé de Berto, Berti (voir Bertuzzi).
Berton Voir Berthon pour le sens. Fréquent dans toute la France, le nom est très répandu dans l’Indre-et-Loire et la Marne. Dérivés : Bertonnaud (86, 87), Bertonneau, Bertonnet.
Bertrais Surtout porté dans la Loire-Atlantique (également 35, 72), désigne celui qui habite un lieu-dit “la Bertrais” (ou “la Bertraie”) ou en est originaire. C’est le nom de divers hameaux, en particulier dans la Mayenne et la Sarthe. Signification probable : le domaine ou la ferme de Berthe ou Berthier (voir ces noms).
Bertram Surtout porté dans le département du Nord, c’est une autre forme de Bertrand (voir ce nom). Variante : Bertrem.
Bertrand, Bertran, Beltran Nom de personne d’origine germanique, formé avec les mots berht = brillant et hramn = corbeau. Le D final est dû à la contamination par le suffixe -AND.
Bertrandias Nom auvergnat formé sur Bertrand (voir ce nom). Il s’agit soit d’un diminutif, soit d’un nom de domaine (le domaine appartenant à Bertrand).
Bertré Rencontré dans la Sarthe et la Somme, c’est un nom de personne d’origine germanique, Berhtrad (berht = brillant + rad = conseil).
Bertret Rencontré dans la Loire-Atlantique, c’est un diminutif de Bertier, Berthier, nom de personne d’origine germanique, Berhthari (berht = brillant + hari = armée). Bertier a donné Berteret, puis Bertret.
Bertus La plupart des mentions anciennes en France signalent le nom dans la Marne, et plus généralement dans l’Est. On le rencontre aussi en Belgique et aux Pays-Bas. C’est une forme latinisée d’un nom de personne germanique formé sur la racine “berht” (= brillant). Il peut s’agir de Bert ou Berthe, mais aussi de Gobert ou d’autres noms composés (Allbert, Robert etc.).
Bertuzzi Diminutif de l’italien Berti, qui est une aphérèse d’un nom de baptême tel que Roberto, Alberto, Umberto notamment.
Beru, Béru Nom surtout porté dans la Marne, rencontré aussi sous la forme Berru. Sans doute une variante de Bérou, Béroux, nom de personne d’origine germanique (Berwulf : ber = ours + wulf = loup).
Berubé, Bérubé Patronyme porté en Normandie (76), que l’on rencontre également sous les formes Barubé et Berrubé. Il s’agit certainement d’une déformation locale de Barabé, Barrabé, présent dans la même région (voir Barabé).
Berujon Nom rare porté dans le Rhône et l’Allier. Peut-être une variante de Berrichon (originaire du Berry).
Berusseau Nom rare porté en Charente-Maritime, c’est une variante de Barusseau (voir Barus). Forme ancienne : Berrussel.
Bervard Assez rare et porté dans la Meurthe-et-Moselle, le nom s’écrit aussi Berwart. C’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines “ber” = ours et “wardan” = garder.
Berville Nom porté dans la Seine-Maritime et la Somme, également présent aujourd’hui en Guadeloupe. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Berville, nom de sept communes normandes (dont trois dans l’Eure et deux en Seine-Maritime) et de quelques hameaux. Sens du toponyme : nom de domaine (villa) formé sur un anthroponyme, sans doute le germanique Bern, Berna (bern = ours).
Berviller Nom de famille porté en Moselle. Variantes : Berveiller, Berweiler, Berweiller (les deux dernières formes se rencontrent aussi en Haute-Saône). Il désigne celui qui est originaire de Berviller-en-Moselle, commune qui a porté aussi le nom de Berweiller.
Berzin Le nom est porté dans la Somme et les départements voisins (62, 76). C’est un nom de personne d’origine germanique dérivé de Berzo (racine “ber” = ours). À noter que le nom est aussi très courant en Russie, sans doute avec le même sens.
Bes Précisons d’abord qu’on trouve le nom écrit de trois façons différentes, sans accent, avec accent aigu, avec accent grave. Pour le reste, le nom vient du latin vulgaire bettius (sans doute d’origine celtique) et signifie bouleau. Il s’agit donc de l’un des nombreux arbres qui ont donné naissance à un patronyme.
Besacier Surtout porté dans le Rhône et la Loire, le nom s’écrit aussi Bezacier. Le mot “besacier” est attesté en moyen français pour désigner un porteur de besace, en particulier un mendiant. C’est le sens qu’on retiendra d’abord. Il faut cependant remarquer que de nombreux hameaux et lieux-dits s’appellent la Besace, la Besacière (il y a même une commune des Ardennes qui se nomme La Besace). Ainsi, dans le Rhône, il existe un hameau “la Besace” à Ronno. Je ne connais pas le sens précis de ce toponyme, mais c’est une autre piste pour expliquer le nom de famille.
Besançon Patronyme fréquent dans le Doubs, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Désigne celui qui est originaire de Besançon. Comme c’est souvent le cas au moyen âge (voir Perpignan), le nom a été aussi utilisé comme nom de baptême. Diminutifs : Besancenet, Besanceney, Besancenez, Besancenot. Variantes : Bezançon (89, 45), Bezanson.
Bescherelle Forme féminine de Bécherel (voir ce nom), terme désignant un moulin à eau.
Bescond Surtout porté dans le Finistère, ce nom s’écrit aussi Bescon, Bescont. Il correspond au breton “beskont”, équivalent du français “vicomte”, titre de noblesse utilisé sans doute ici comme sobriquet (voir Conte et Visconti pour une tentative d’explication).
Besigot Nom rare porté dans la Nièvre. A dû désigner l’utilisateur d’une besague, hache d’armes ayant un côté tranchant et l’autre aigu. Un éventuel rapprochement avec le mot Wisigoth est en principe à exclure, même s’il est tentant.
Beslu Nom assez rare surtout porté dans l’Orne, on rencontre aussi des attestations anciennes dans le Centre (variante : Bélu). Sens incertain. On peut faire le rapprochement avec le nom Berlu, surtout présent dans le Loir-et-Cher, et penser que ces divers noms auraient un rapport avec l’ancien français “berlue” (= mensonge, tromperie). L’ancien champenois connaît l’adjectif “beurlu” avec le sens de “louche, bizarre”. À noter aussi qu’un hameau s’appelle Beslu à Sainte-Suzanne (53).
Besly Porté en Vendée et en Poitou-Charentes, c’est l’équivalet de Bély (voir Belly pour le sens).
Besnard Variante du nom de baptême Bernard (voir Bernard). On rencontre ce patronyme très courant essentiellement dans l’Ouest (35, 49, 72). Diminutifs : Besnardeau (72), Besnardin (50). Variante plus rare : Besnehard (14).
Besniard Porté dans l’Orne, devrait être une variante de Besnard (= Bernard), nom de famille très courant dans cette région. À envisager aussi un dérivé de Besnier, variante de Bernier (voir ce nom).
Besnier Variante de Bernier (voir ce nom), le patronyme est très fréquent dans l’Ouest (53, 50).
Besombes Le nom est surtout porté dans l’Aveyron et le Tarn. Autres formes : Besombe (15), Bessombes (34), Bezombe, Bezombes (34, 82). Il s’agit d’un toponyme, nom de plusieurs hameaux : la Besombe, à Montaigu-de-Quercy (82) et à Campouriez (12), Besombes à Marquefave, Saint-Félix-Lauragais (31) et Puylaroque (82). D’autres hameaux s’appellent Bezombes (31, 32, 47, 82). Le sens de ce toponyme est assez incertain. Il pourrait s’agir d’un hydronyme : un ruisseau s’appelle la Bezombe à Saint-Amans-des-Cots (12).
Bessac Nom porté dans le Lot et l’Aveyron. Désigne celui qui est originaire de Bessac, nom de localité assez répandu dans le Sud-Ouest et l’Ouest. Outre une commune dans la Charente, on notera, pour la région qui nous intéresse, un lieu-dit Bessac à Saint-Géry (46) et le mas de Bessac à Larnagol (46). Egalement des hameaux dans la Corrèze et la Creuse. Sens du toponyme : domaine de Bess(i)us, nom de personne latin.
Bessaguet Surtout porté dans la Haute-Vienne, devrait désigner celui qui est originaire de Bessaguet, hameau à Bussière-Boffy (87). Un autre hameau du même nom se trouve à Sainte-Nathalène (24). Signification probable : bois de bouleaux (occitan “beç” = bouleau).
Bessard Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins. On le rencontre aussi dans la Vienne. On pense généralement au surnom de celui qui utilise une bêche. A envisager aussi : une variante de besson (= jumeau) avec changement de suffixe ou un dérivé de “besse” (= bouleau).
Besse C’est un toponyme désignant un lieu planté de bouleaux. Le patronyme s’applique donc à celui qui est originaire d’une localité portant ce nom (quatre communes en France) ou habite un lieu-dit appelé Besse. Nom de famille très répandu en France, notamment dans le Limousin.
Besseau Nom rencontré le plus souvent en Vendée. Désigne celui qui habite un lieu-dit le Besseau, toponyme dérivé de Besse (= bouleau). Variantes : Bessaud, Bessault.
Bessedik En arabe, il est fréquent que Ben (= fils) devant S se transforme en Bes-. Le nom signifie fils de Sedik (Sâdiq = loyal, sincère).
Bessekri Le nom était porté en Afrique du Nord par des juifs séfarades. Il désigne le fils (ben) de Zekri, qui correspond au nom hébreu Zacharie (voir Zekri). Variantes : Benzekri, Benzekry. Tous ces noms sont aussi portés par des musulmans.
Besselièvre Le nom est surtout porté dans la Manche. On en trouve aussi des mentions anciennes en Seine-Maritime. Sens incertain. Peut-être un adoucissement du sobriquet Becdelièvre (nom de famille rencontré dans l’Ille-et-Vilaine et en Seine-Maritime).
Bessenay Surtout porté dans le Rhône, désigne sans doute celui qui est originaire de la commune de Bessenay, dans le même département. A noter aussi le hameau de Bessenay à Essertines-en-Donzy (42) et celui du Bessenay à Meys (69). Sens du toponyme : bois ou forêt de bouleaux. L’explication par un nom de personne (Bettienus ou Bettianus) semble à rejeter. Variantes ou formes voisines : Bessenai (07), Bessenet (42).
Bessenouci Semble être une contraction de Bensenouci (fils de Senouci), ce qui le rattache à la tribu des Senoucides (également dynastie en Lybie et Tunisie pendant longtemps).
Besserat Nom rare, apparemment originaire de la Marne. Difficile de se prononcer : faut-il y voir un dérivé de bessier (en ancien français, équivalent du verbe baiser) ? On pensera aussi à un dérivé de baisse (= lieu encaissé, vallon). Si le nom était plus méridional, on pourrait envisager un rapport avec le bouleau.
Besserer Nom porté en Alsace. Désigne celui qui percevait les amendes (sens attesté en moyen-haut-allemand).
Bessette Nom essentiellement corrézien, c’est un toponyme qui désigne une petit bois de bouleaux (en occitan bés = bouleau, du gaulois betua).
Bessière, Bessières Lieu planté de bouleaux (voir Bes).
Bessim Apparemment turc, le nom semble à rapprocher de Bassem, Bassim, Bassam, noms de personne arabes signifiant “souriant” (arabe bâsim, augmentatif bassâm).
Besson Très répandu en France, le nom est surtout porté en Rhône-Alpes et en Poitou-Charentes. Il désigne un jumeau, aussi bien en ancien français qu’en occitan. Variantes : Bessond (01), Bessou (12), Bessoud (38). Dérivés : Bessonat, Bessonnat (Franche-Comté, Bourgogne, Champagne), Bessonaud, Bessonnaud, Bessonneau, Bessonneaud (Poitou-Charentes), Bessonnard (01, 71, 86, 23), Bessonnet (85). Autres dérivés, sans doute liés à un nom de ferme ou de domaine : Bessonie, Bessonies (46), Bessonnie, Bessonnies (15), Bessonnier (41). Equivalent italien : Bessone, fréquent dans le Piémont et présent aussi à Marseille.
Bessy Surtout porté dans la Loire et les départements voisins, c’est un toponyme très fréquent dans le Forez, où une douzaine de hameaux s’appellent (le) Bessy. Signification : bois de bouleaux.
Best Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, désigne celui qui habite un lieu-dit “le Best” ou en est originaire. Deux hameaux s’appellent “le Best”, à Saint-Julien-d’Ance (43) et à Saint-Dier-d’Auvergne (63). A noter aussi le hameau de Best à Novacelles (63). Sens du toponyme (plus souvent écrit “Betz” ou “Bets”) : lieu où pousse le bouleau.
Bestard Surtout porté dans le Cher, le nom pourrait être une variante de Bastard (= bâtard, enfant né hors mariage). Autre possibilité : un dérivé de bête (animal), surnom donné à un homme brutal ou à un rustre. Le patronyme existe aussi en Angleterre, surtout sous la forme Bestar, et on pense qu’il a pu désigner le gardien d’un troupeau.
Bestgen Originaire du Luxembourg, le nom pourrait être un hypocoristique du prénom Sébastien, selon le linguiste belge F. Debrabandere.
Bétancourt, Betancourt, Bettancourt, Béthencourt, Béthancourt Patronyme porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la région Picardie. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi nommée. On trouve notamment deux communes appelées Béthancourt dans l’Oise et l’Aisne, et trois Béthencourt (deux dans la Somme et une dans le Nord), sans compter deux Bettancourt dans la Marne et la Haute-Marne. Sens du toponyme : le domaine (court) appartenant à Bethon, Bethan (nom de personne d’origine germanique).
Betbeder Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est une autre forme de Beigbeder (voir ce nom). Avec le même sens : Betbedé, Bethbeder, et aussi Betbèze et Bethbèze.
Bétemps C’est dans la Haute-Savoie que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi sous la forme Bétend. C’est l’équivalent de Beautemps (voir ce nom).
Bétermier Porté dans le département du Nord et en Belgique, c’est une variante par métathèse de Berthémier (= Barthélémy). Variante : Bétermiez.
Bétesta Surtout porté dans le Gers, désigne celui qui est originaire de Bétesta, nom de plusieurs hameaux de ce département, à Roquebrune, Duran, L’Isle-de-Noé, Haulies et Pessan. Signification : c’est l’équivalent du français Beauséjour (gascon beth = beau + estar = séjour, résidence). Le nom se retrouve ailleurs en pays occitan sous la forme Bélesta.
Bethenod Nom porté dans la Loire. C’est un diminutif de Bethe, Bethon, porté dans la Haute-Loire et l’Ardèche, nom de personne d’origine germanique formé sur la racine berht = brillant. Les formes Bette, Betton ont le même sens, et se rencontrent de la Picardie à la Bretagne.
Bethgnies Nom de famille rencontré dans le département du Nord. Désigne apparemment celui qui est originaire de Bettignies (59), ce dernier nom existant également comme patronyme (variante : Bettigny). Sens du toponyme : le domaine de Beth ou Bettin, nom de personne germanique. Forme similaire : Bethegnies.
Bethleem, Bethléem Nom très rare, rencontré dans le Pas-de-Calais. Le rapprochement avec la naissance du Christ peut sembler évident, mais il pourrait bien s’agir de la déformation d’un autre nom, vraisemblablement d’origine germanique. Je pense pour ma part à Bettelheim (nom porté le plus souvent par des juifs).
Béthouart, Bethouart Nom surtout porté dans la Somme, où l’on trouve aussi la variante Béthouard, Bethouard. C’est un nom de personne d’origine germanique, Betward (bet = berht = brillant + ward = garder).
Béthuis Nom porté en Vendée, où il s’écrit aussi Béthis, Béthus (forme la plus courante), Béthuys, Béthy, Béthys, Bétus. Il est à l’origine du hameau de la Béthuisière à La Garnache (85). Diminutif : Béthuizeau. Il devrait s’agir d’un nom de personne germanique, Bertuis dans le Polyptyque d’Irminon (berht = brillant + wis = sage, avisé). Le nom Béthis est souvent attesté comme prénom dans les textes médiévaux.
Béthuizeau Diminutif rare des noms vendéens Béthuis, Béthus, Béthuys, Béthys. Voir Béthuis pour le sens.
Bethune, Béthune Nom donné à celui qui est originaire de la ville de Béthune (62). Le sens de ce toponyme demeure mystérieux : on a proposé le préfixe bi-, suivi du germanique -thun (= ferme, enclos, puis groupe d’habitations, cf l’anglais town), ou encore l’ancien français betun (= terre boueuse). A noter qu’une rivière de Normandie s’appelle la Béthune.
Bétille Porté en Normandie (76, 27), également écrit Bestille (50), c’est un nom de sens incertain. Le dictionnaire d’ancien français de Godefroy signale un mot “bestil”, auquel il donne le sens de tapage, vacarme. On envisagera aussi un dérivé de “bête”.
Bétis Le nom est surtout porté en Lorraine, mais on le rencontre aussi dans l’Ouest (85, 44). Voir Béthuis pour le sens.
Betoulle Porté en Limousin (variante : Betoule), c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le bouleau (latin “betulla”, emprunté au gaulois). De nombreux hameaux de la Creuse et de la Haute-Vienne s’appellent “la Betoulle”. Le bouleau est également présent dans les noms suivants : Betou (12), Betoul (24), Betoulaud (87), Betoulières (47, 82), Betouret (64), Bethou (24), Bethoul (45), Bethoule (87), Bethoulières (47), et sans doute aussi Betouille (77). A noter cependant que M.-T. Morlet voit dans Bet(h)ou et Bet(h)oul un nom de personne d’origine germanique, Betwulf.
Bétourné Correspond à l’adjectif d’ancien français bestorné, qui désignait une personne contrefaite ou estropiée (verbe tourner, précédé du préfixe péjoratif bes-). Le nom est fréquent dans l’Oise et le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Bétournez.
Bétrancourt Porté notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Aisne, devrait désigner celui qui est originaire de Bertrancourt, nom d’une commune de la Somme. Signification du toponyme : le domaine de Bertran, Bertrand, nom de personne d’origine germanique.
Bétrémieux Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. Sauf erreur toujours possible, il s’agit d’une variante du prénom Barthélémy (rencontré dans certaines régions sous la forme Berthomieux), avec métathèse du r. Les prénoms Bétrémieu et Bétrémieux sont relativement courants en Artois en 1569.
Bettahar Porté en Afrique du Nord, c’est l’équivalent de Ben Tahar (= le fils de Tahar, voir ce nom).
Bettan Porté par des juifs d’Afrique du Nord, le nom se rencontre aussi sous les formes Bitan, Bittan, Bettane. Son sens est incertain, mais on peut penser à une forme judéo-espagnole issue du latin vita (= la vie). Il devrait en être de même pour les noms Biton, Bitoun, Bittoun (pour lesquels on envisage parfois l’espagnol pito ou piton = flûte, sorte d’oiseau ou corne).
Bettelheim En allemand, le nom signifie mot à mot “la maison du mendiant”. Ce pourrait être un toponyme, mais il n’est pas documenté, du moins à ma connaissance. En fait, il semble qu’il s’agisse d’un nom porté par des Juifs originaires de Hongrie, et d’une déformation de Bethlen (un récit légendaire veut qu’un juif ait vaincu en combat singulier un certain comte de Bethlen, afin de sauver l’honneur de sa femme).
Bettencourt Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Seine-Maritime. Autres formes : Bethancourt, Bethencourt, Bettancourt, Bettencour. Il renvoie à l’une des nombreuses localités ainsi appelées, quelle qu’en soit la graphie. Sens du toponyme : le domaine (-court) de Betto, nom de personne germanique.
Bettendroffer Porté en Moselle, le nom est une métathèse de Bettendorffer, Bettendorfer, désignant celui qui est originaire de Bettendorf, nom de plusieurs localités. Outre une commune dans le Haut-Rhin et d’autres en Allemagne, on pourra penser, pour la Moselle, à un village du Luxembourg. Signification : le village de Betto, nom de personne germanique. On trouve également les noms de famille Bettendorf, Bettendorff.
Bettig Le nom est surtout porté dans les Vosges et le Territoire de Belfort, ainsi que dans le Haut-Rhin. Il pourrait venir de Suisse, et semble un diminutif du nom de personne d’origine germanique Betto (racine berht = brillant).
Bettinger Porté notamment dans la Moselle et le Haut-Rhin, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Betting ou Bettingen. Une commune de Moselle s’appelle Betting. Quatre communes allemandes et une suisse se nomment Bettingen. Sens du toponyme : le domaine de Betto, nom de personne germanique. Le nom de famille Betting existe aussi : il peut avoir le même sens ou être un diminutif de Betto.
Bettini Patronyme italien, diminutif de Betto, Betti, un nom pour lequel au moins deux interprétations existent : soit une contraction de Benedetto (= Benoît), soit le nom de personne d’origine germanique Betto (formé sur berht = brillant). Diminutif : Bettinelli.
Betz En Alsace-Moselle, c’est le plus souvent une forme courte de Bernhard, éventuellement de Berthold (le sens de “sanglier”, variante de “Eber” est également attesté en Alsace). Le nom se rencontre aussi dans le Centre et en Auvergne, où il peut correspondre soit à la commune de Betz-le-Château (37), soit à l’un des nombreux hameaux appelés le Betz dans le Velay et le Limousin.
Betza Nom italien rencontré surtout en Sardaigne. C’est un matronyme formé sur Betzu (également Becciu), signifiant vieux. Autre possibilité : un nom signifiant veau ou agneau.
Beucher Nom porté dans le Maine. Variantes : Beuché, Beuscher. Il semble s’agir d’une variante régionale de Boucher (voir ce nom). Dérivés : Beuchère, Beucherie.
Beudaert Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom se rencontre aussi sous les formes Beudar, Beudard (surtout portée dans l’Ouest), Beudart. C’est une variante de Boudard (voir Boutard pour le sens).
Beudot Porté notamment dans la Côte-d’Or et plus généralement dans l’Est, c’est une variante de Boudot (voir ce nom). De la même façon et dans la même région, Beudet est une variante de Boudet et, dans le Nord, Beudin est une variante de Boudin.
Beuf Variante de Boeuf (voir ce nom), le patronyme est notamment porté dans le Puy-de-Dôme et le Var, on le rencontre aussi à la Réunion.
Beugin Nom porté surtout dans le Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire du village de Beugin, dans le même département. Ce village s’appelle ainsi sans doute parce qu’il était au départ habité par des Belges. En effet, il est mentionné sous la forme Belgicus en 1025, puis Belgim au XIIe siècle.
Beugnies Porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Beugny), désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On a le choix entre Beugnies (59), Beugny (62), ainsi que Beugnies à Harmigny (province du Hainaut).
Beugniez Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais, variante de Beugniet (voir Beignet pour le sens). Formes voisines : Beugnet, Beugnez, Beugnié.
Beugnot Nom surtout porté dans la Haute-Saône (variante : Beugniot). Le sens semble identique à celui de Beignet (voir ce nom). A envisager aussi un toponyme avec le sens de “petite colline”.
Beulaygue Le nom est porté dans le Tarn-et-Garonne et l’Ariège. Variante : Beulaygues. Il semble s’être déformé en Belaygue, Belaygues (81). Il désigne celui qui est originaire de Beulaygue(s), parfois écrit Béulaygue, nom d’un cours d’eau à Rabat-les-Trois-Seigneurs (09), et surtout de plusieurs hameaux. Pour le seul Tarn-et-Garonne, on notera des hameaux ou des fermes à Lavit, Castelsarrasin, Saint-Vincent et Glatens, ainsi qu’à Monclar-de-Quercy (Béu-l’Aygue). Le toponyme évoque un terrain humide, spongieux, qui ‘boit l’eau’.
Beulque Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Beulques. Il devrait s’agir d’une variante de Bulcke, Bulke, toponyme flamand ayant le sens de ‘prairie enclose’.
Beunard Porté dans la Mayenne et les départements voisins, c’est une variante de Besnard, lui-même variante de Bernard.
Beunêche Porté dans la Mayenne, le nom s’écrit aussi Beunache, Beunaiche, Beuneiche, Beuniche. C’est un toponyme : un hameau s’appelle la Beunêche à Chantenay-Villedieu (72), ainsi qu’un château à Fillé (72). A noter aussi le hameau de Beunêcheville à Pré-en-Pail (53), celui de la Beunèche à Roézé-sur-Sarthe (72), ou encore les Beunèches à Saint-Martin-de-Connée (53), et enfin la Grande Beunache et la Petite Beunache à Levaré (53). Sens possible : petite propriété (signalé sous la forme “benace” dans le glossaire des toponymes de l’I.G.N.).
Beurdeley Nom porté en Côte-d’Or (variante : Beurdelet). C’est une variante de Bourdelet, toponyme désignant une petite ferme (diminutif de borde).
Beurel Assez courant dans les Côtes-d’Armor, c’est une variante de Burel (voir ce nom).
Beuriot Nom porté en Normandie (76, 27), où l’on trouve aussi les formes Beurion et Beuriou. Peut-être le surnom d’un producteur de beurre, à moins qu’on ait afffaire à un diminutif de Bérard, nom de personne d’origine germanique.
Beuroy Nom rencontré en Charente-Maritime, plus courant sous la forme Beurois (37, 72, 77). On trouve aussi des variantes anciennes Beufroy et même Bœuf-Roy, qui pourraient faire penser à un beffroi. De toute façon, le nom me paraît bien énigmatique.
Beurrier Beaucoup de mentions de ce nom dans l’Allier et les départements voisins (71, 42). On le rencontre aussi en Bretagne (22) et dans la Somme. Le sens de producteur ou marchand de beurre est possible, mais dans l’Allier on pensera plutôt à un toponyme (sens probable : lieu où pousse la bruyère, voir aussi Baurières), qu’on trouve dans ce département avec les hameaux des Beurriers à Varennes-sur-Allier et à Saint-Didier-en-Donjon. A noter aussi le hameau du Beurrier à Bort-l’Etang (63) et la commune de Beurières (63). Variante : Beurier (70).
Beury Nom surtout porté dans la Sarthe, où un hameau s’appelle Beury (sans doute formé à partir du nom de famille) à Teloché. Variante : Beurry. Le patronyme a également été porté en Bourgogne, où c’est un ancien nom de personne (équivalent de Baudry, voir ce nom), qu’on retrouve dans le toponyme Saint-Beury, ancienne paroisse, aujourd’hui hameau à Beurizot (21). Il est possible que le sens soit le même pour les Beury de la Sarthe, mais je n’en suis pas sûr du tout.
Beusquart Porté dans le département du Nord, le nom se rencontre aussi sous les formes Beuscar, Beuscart, Beuschart. Il semble correspondre aux formes flamandes Bosschaert, Bosschaerts, désignant celui qui travaille ou habite dans un bois.
Beutier Variante de Bouttier, nom de personne d’origine germanique, Bothari (bot, bod = messager + hari = armée).
Beutis Nom rare porté dans les Landes, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Je n’en connais pas la signification.
Beuve Nom de personne d’origine germanique en principe féminin (cf sainte Beuve, qui fut abbesse à Reims), Boba (racine bob = garçon). Ce nom est fréquent dans la Manche et en Bretagne (22). Variante : Beuvain (80, 76), qui est le cas-régime de Beuve. Nom composé : Beuve-Méry, également Méry le Beuve (56).
Beuvin Porté en Normandie et en Picardie (76, 80, 60), c’est un diminutif de Beuve (voir ce nom). Autres diminutifs : Beuvelet, Beuvlet (02, 60, 59), Beuvelot, Beuvot (54), Beuvet (59, 76), Beuvignon (52).
Beuvry Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Beuvry (62). Signification probable du toponyme : le domaine de Biberius, nom de personne latin. Variantes : Buvry (02, 80) et sans doute aussi Bruvry (80). Le nom Beuvrier (80) peut avoir la même origine, mais peut aussi désigner, tout comme Breuvière (62), celui qui est originaire de Labeuvrière (62).
Beuze Le nom est surtout porté dans le Finistère, où A. Deshayes (voir bibliographie) y voit un toponyme évoquant le buis (breton “beuz”). Une autre solution consiste à en faire un nom de personne d’origine germanique (Boso, racine “bos” = méchant, mauvais). C’est en tout cas ce nom germanique qu’on retrouve dans les toponymes et noms de famille normands Beuzeville (voir ce nom), Beuzeboc, Beuzebosc, Beuzeboq (Beuzeboc, hameau à Criquetot-l’Esneval, 76), Beuzeval (hameau à Gonneville-sur-Mer, 14). Le même nom germanique est à l’origine du diminutif Beuzelin (76, 61), et sans doute aussi de Beuzet (29, 61). Pour Beuzel (29), c’est également possible mais, outre le buis, on pensera aussi au mot “beuzel”, variante de “bouzel” (= bouseux).
Beuzeville Désigne celui qui est originaire de Beuzeville, nom de diverses communes et de hameaux en Normandie, notamment dans la Manche. Signification : le domaine de Boso, nom de personne d’origine germanique (racine bos = mauvais, méchant).
Beuzit Surtout présent dans le Finistère, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Beuzit ou habite un lieu-dit portant ce nom (= lieu où pousse le buis). Variante : Buzit.
Beuzon C’est dans le Jura que le patronyme est le plus répandu. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Boso (racine bos = mauvais, méchant).
Bévan Surtout porté dans le Morbihan (variantes : Bévant, Béven), semble correspondre à une forme initiale *Abevan (= le fils d’Evan, voir Evain).
Bève, Beve Nom surtout présent dans le Nord-Pas-de-Calais (également 77, 55). Il semble s’agir du cas-sujet de Bavon, nom de baptême popularisé par saint Bavon, à qui est dédiée la cathédrale de Gand : seigneur dans le pays de Liège, il mena longtemps une vie dissolue. A la mort de sa femme, il rencontra saint Amand qui le convertit et dont il devint le disciple et le collaborateur. Il passa les trois dernières années de sa vie en ermite, à côté du monastère Saint-Pierre que l’évêque saint Amand venait de fonder dans un lieu désert appelé Ganda, qui fut le berceau de la ville de Gand. Signification du patronyme : peut-être une forme contractée de Baudouin (Baldwin).
Bevilacqua D’origine corse ou italienne, c’est un surnom désignant celui qui boit de l’eau (équivalent du français Boileau), en fait par ironie un grand buveur de vin. Variantes : Bevilaqua, Bevelacqua.
Bex Porté dans l’Aveyron, pourrait désigner celui qui est originaire du Bex, village à Ytrac (15). C’est aussi le nom d’un cours d’eau, affluent de la Truyère. Enfin, trois hameaux aveyronnais s’appellent le Bex, à Saint-Parthem, Grand-Vabre et Mur-de-Barrez. Signification possible : variante de “bès” (= bouleau). Le nom est également porté en Belgique, où c’est un génitif de Beck, peut-être forme courte de Becker (= boulanger).
Bey Fréquent en Saône-et-Loire, également présent en Alsace. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bey : en Saône-et-Loire c’est le nom d’un village proche de Chalon. Deux autres communes s’appellent Bey (01, 54). Sens du toponyme : variante de bief (canal alimentant un moulin, petit cours d’eau). En Alsace, il semble s’agir plutôt d’un nom de personne d’origine germanique.
Beya Patronyme porté notamment dans le Haut-Rhin. Sens incertain. On peut le rapprocher de Beye, pour lequel Bahlow (Deutsches Namenlexikon) pense à un nom de personne d’origine germanique, Beyo (peut-être racine baga = dispute).
Beyaert Forme flamande correspondant au patronyme Bayard (voir ce nom).
Beyegue Nom très rare porté dans l’Isère, où il est attesté depuis le XVIIIe siècle. On trouve à cette époque une variante Baieget. Sens obscur : il semble s’agir de la déformation d’un autre nom, peut-être le savoyard Béget, à moins qu’il ne s’agisse de Béhague (voir ce nom), patronyme du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique.
Beylard Le nom est surtout porté dans le Sud-Ouest (33, 47). Il désigne celui qui est originaire de Beylard, nom de hameaux à Soussac et à Saint-Hilaire-de-la-Noaille (33), ou encore à Sainte-Bazeille (47). Sens incertain : peut-être le domaine du bailli.
Beyle Surtout porté en Franche-Comté, le nom correspond à la fonction de bailli (au moyen âge, représentant du seigneur dans une ville ou un village).
Beylie Nom porté en Corrèze ainsi que dans le Lot et le Lot-et-Garonne (variante : Bélie). C’est un toponyme désignant le territoire soumis à la juridiction du beyle (= bailli, occitan baile). De nombreux hameaux s’appellent la Beylie (19, 24, 33, 87).
Beyneix Surtout porté dans la Dordogne (variante : Beyney), devrait être une graphie limousine du prénom Benoît. À noter cependant l’existence d’un hameau appelé le Beyneix à Saint-Yrieix-le-Déjalat (19). La forme vosine Beynet, rencontrée surtout dans les Hautes-Alpes, correspond également à Benoît.
Beynet On rencontre surtout ce nom en Provence (83, 84, 05, 13). C’est l’une des nombreuses variantes du nom de baptême Benoît.
Beyrière Nom gascon porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. C’est un toponyme ayant désigné une fabrique de verre. Avec un sens similaire : Beyrie, Labeyrie.
Beysseresse Nom rare porté dans les Landes. Il semble s’agir d’un matronyme formé sur Beyssère (= bois de bouleaux).
Beysseriat Rare et porté dans la Haute-Loire et le Rhône, c’est un dérivé de Beyssère (bois de bouleaux), éventuellement de Veyssière (bois de noisetiers). Je ne trouve aucun lieu qui porte ce nom, sinon un château de Beysserat à Monségur (33).
Beysson Porté dans la Loire, la Savoie et le Vaucluse, c’est une variante de Besson (surnom donné à un jumeau). Avec le même sens : Beyssou (24).
Beyt Porté dans la Haute-Garonne, l’Aude, le Tarn et le Tarn-et-Garonne, c’est un nom dont le sens m’est inconnu.
Bézanère Rare, le nom est porté dans la Haute-Garonne et l’Ariège. Variante : Bésanère. Fome ancienne : Bézanaire. Le mot “besa” désigne en occitan le bief (canal) d’un moulin. Il est probable qu’on a affaire à un toponyme avec le sens de “canal aux eaux noires”. Il existe à Couflens (09) un cours d’eau appelé “Hoque de la Bézanère”.
Bézard Le nom est surtout porté dans le Loiret, la Sarthe, l’Indre-et-Loire et les départements voisins. Variante rare : Bézar. Vu sa fréquence, il y a de fortes chances pour que ce soit un nom de personne, reste à savoir lequel. Il existe deux lieux appelés Saint-Bézard, mais ils se trouvent dans le Sud : l’un à Aspiran (34), l’autre à Baudignan (40), ce dernier étant interprété comme Saint-Médard par Michel Grosclaude (voir bibliographie). À noter que Saint-Bézard est un nom de famille dans le Sud-Ouest (on trouve aussi quelques Saint-Bézar dans les Côtes-d’Armor). Voir aussi Bazard.
Bezat Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il pourrait correspondre à l’occitan “vesat” (= folâtre, joyeux, parfois aussi “avisé”).
Bézia, Béziat On peut penser à l’adjectif occitan “vesiat” (= choyé, adoré, mignon, également nom de baptême en Gascogne au Moyen Âge), mais il devrait plutôt s’agir d’un toponyme avec le sens de “hameau” (du latin “vicus”), équivalent pyrénéen de formes françaises comme Vézinet. Les noms Bézia et Béziat sont surtout portés dans le Tarn, l’Aude et les Landes. Un hameau s’appelle Béziat à Navarrenx (64).
Beziade Nom rencontré en Aquitaine. Il semble que ce soit un matronyme formé sur vesiat, adjectif qui signifiait en occitan choyé, adoré, ou encore mignon. En Béarn, Veziat (variante Beziat) a été aussi employé comme nom de baptême. On envisagera aussi un toponyme avec le sens de “hameau”.
Béziaud Nom rencontré en Charente-Maritime. Il signifie voisin, nom qui souvent désigne en toponymie un petit hameau.
Béziel Porté dans l’Ouest (35 surtout), semble désigner celui qui est originaire de Béziel, hameau à Visseiche (35).
Bézille Surtout porté dans le Loiret, semble une variante de Basile (voir ce nom).
Bezin Deux régions différentes pour ce nom : d’une part le Nord (02, 59) et la Belgique, où c’est un ancien prénom, variante probable de Bazin (voir ce nom). De l’autre le Sud-Ouest (40), où c’est une variante de Vezin (toponyme avec le sens de petit village, hameau).
Bezu, Bézu Nom porté notamment en Picardie (également 90). Désigne celui qui est originaire de Bézu, nom de diverses communes (02, 27). Etymologie incertaine : soit le germanique baki (= ruisseau), soit le latin baca (= baie de fruits).
Biaggi Forme plurielle de Biaggio, nom italien qui correspond au français Blaise.
Biagioni, Biaggioni Dérivé (éventuellement augmentatif) du nom de baptême Biagio (Biaggio), qui est l’équivalent du français Blaise.
Biagiotti Diminutif de Biagio (Biaggio), nom de baptême italien correspondant au prénom Blaise. Autres diminutifs : Biagelli, Biagetti, Biaggelli, Biaggetti, Biaggini, et encore bien d’autres !
Biais Le nom est surtout porté en Charente. C’est sans doute une variante de Bié (canal apportant l’eau à un moulin). Biais est le nom d’un hameau et d’un ruisseau à Saint-Maurice-des-Lions (16). A noter aussi les Biais, à Fleurac (16).
Bial Surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom se rencontre aussi sous la forme Biau dans le Sud-Ouest. Désigne celui qui habite un lieu-dit le Bial, le Biau, ou en est originaire. Signification : bief, prise d’eau, canal. C’est dans la Drôme que le toponyme Bial est le plus fréquent.
Bialade Surtout porté dans les Hautes-Pyrénées, c’est une variante de Vialade (11, 81), toponyme qui peut être interprété de deux façons : soit un grand chemin (dérivé de via), soit un hameau (dérivé de vialar, du latin villa).
Biancardi Patronyme italien ou corse. C’est un nom de personne d’origine germanique (voir Blanchard). Variantes : Biancardo, Bianciardo, Bianciardi. Diminutifs : Biancardini, Bianciardini.
Biancheri Nom italien très localisé à l’extrémité occidentale de la Ligurie, également fréquent dans les Alpes-Maritimes. Dérivé de bianco (= blanc), il devrait correspondre, comme l’occitan Blanquier et le catalan Blanquer, au métier de mégissier. Variantes : Bianchieri, Biancherie.
Bianciotto Porté en Italie dans le Piémont (Turin), rencontré plus rarement sous la forme Bianciotti, c’est l’un des nombreux diminutifs de Bianco (voir ce nom).
Bianco, Bianchi L’un des noms de famille les plus répandus en Italie. Désigne en principe celui qui a les cheveux blancs, mais a été aussi utilisé comme nom de baptême. Diminutifs : Bianchetto, Bianchetti, Bianchino, Bianchini, Biancotto, Biancotti, Biancucci, Biancuzzi. Augmentatif : Biancone, Bianconi.
Biard Fréquent en Normandie et en Bretagne (76, 35), c’est le plus souvent un toponyme avec le sens de verger, enclos (begar en picard médiéval), nom de plusieurs communes et hameaux. Autre possibilité, une forme contractée de Billard (voir ce nom). Diminutifs : Biardeau (79, 86), Biardeaud (87), Biardel (10), Biardot (91), Biardou, Biardoux (87, 23). Variante : Biart (09, 85, 25).
Biarrotte C’est dans les Landes que ce nom est le plus fréquent, on le trouve aussi dans les Pyrénées-Atlantiques. On peut évidemment penser à une femme originaire de Biarritz, mais il s’agit en fait de celui qui est originaire du village de Biarrotte, dans les Landes.
Bias Désigne en principe celui qui est originaire de Bias, nom de plusieurs hameaux et de deux communes du Sud-Ouest (40, 47). Sens du toponyme : chemin, route (du latin via). Le nom de famille se rencontre plus rarement en Normandie, où il pourrait évoquer un enclos, variante de Bigard.
Biasotto Diminutif de Biasi (= Blaise), ce nom italien est porté à la limite de la Vénétie et du Frioul (Trévise). Avec pluriel de filiation : Biasotti (Ligurie, Corse).
Biau Nom porté dans le Sud-Ouest (81, 82, 64). C’est un toponyme fréquent (très nombreux hameaux ou lieux-dits), avec le sens de bief, canal, prise d’eau (parfois aussi petit chemin). Variante : Bial. Autre possibilité : variante régionale de Biou (= bœuf, penser au quartier et à la gare de Matabiau, à Toulouse).
Biausque C’est dans le Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu, mais on le rencontre aussi dans le Rhône. Si l’on pense que le nord de la France est bien la région d’origine, il devrait s’agir d’une variante de Bosque, toponyme désignant un bois.
Bibal Le nom est porté dans l’Aveyron, où un hameau s’appelle Le Bibal à Bessuejouls (également Bibal à La-Salvetat-Peyrales). On le rencontre aussi dans le Tarn (variante : Bibbal). S’il s’agit bien d’un toponyme, ce devrait être une variante du mot “bisbal”, désignant un bien appartenant à l’évêque.
Bibard Surtout porté en Vendée, également présent en Poitou-Charente, c’est en principe un surnom donné à un buveur (racine onomatopéique bib, que l’on retrouve dans biberon).
Bibarnaa Rare, le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Selon Michel Grosclaude (voir bibliographie) il correspondrait à un nom de personne médiéval rencontré sous la forme Viverna (voir Vivern pour plus de précisions). A noter qu’un hameau ou une ferme s’appelle Bibernan à Montfort-en-Chalosse (40).
Bibaud, Bibau, Bibeau, Bibeault Le nom est surtout localisé dans la Vienne. Son sens est obscur, mais il semble qu’il faille le rattacher à la racine onomatopéique *bib, que l’on retrouve dans biberon. Sans doute un sobriquet désignant un buveur. On peut éventuellement envisager aussi une variante de Guibaud, le passage de G à B étant parfois possible dans certaines régions.
Biberon Surnom probable d’un buveur (sens attesté au XVe siècle), le nom est notamment porté dans l’Aisne. On le rencontre également à la Réunion. La forme Bibron (53, 61, 78) devrait en être une variante, tout comme Bibront (77).
Bibes Variante de Vives, Vibes, portée dans les Landes (voir Vives).
Bibesco Bibesco est une forme francisée du roumain Bibescu, dont je ne connais pas la signification.
Biblemont Nom rare porté dans la Somme et les Ardennes. Il renvoie à un nom de localité (à rapprocher de formes telles que Biebelberg, nom de famille et toponyme allemand), reste à trouver laquelle !
Biblocque Nom porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Biblocq, Bibloque. Il semble s’agir d’une forme ancienne de bibelot, apparu tardivement dans la langue française mais qui est sans doute d’origine picarde. Ce serait donc un surnom donné à un marchand ou à un fabricant de petits objets.
Bibollet Le nom est fréquent en Savoie. Variantes : Bibolet, Biboulet (cette forme se rencontrant dans les Pyrénées-Orientales). Sens incertain. Félix Fenouillet (les Noms de famille en Savoie) le rattachait au nom de personne latin Bibulus. M.T. Morlet y voit le surnom d’un buveur (racine bib-).
Bical Nom assez rare porté dans le Cantal. Sens incertain. S’il ne s’agit pas d’un toponyme, on pourrait le rapprocher de l’occitan bigal, désignant selon les régions un moucheron, un moustique ou un taon.
Bich La tradition veut que le nom vienne du Val d’Aoste et corresponde au patronyme italien Bicchi, porté aujourd’hui en Toscane. Sens obscur.
Bichard Le nom est porté notamment dans l’Allier et la Haute-Saône. C’est un nom de personne d’origine germanique, formé sur les racines bic (= bec) et hard (= dur).
Bichemin Le nom, très rare, se rencontre dans les Côtes-d’Armor. S’il est vraiment breton, il faut peut-être le rapprocher de l’adjectif bechenneg (= qui a une houppe). Difficile de se prononcer.
Bichindaritz Nom basque rencontré aussi sous la forme Bichendaritz. Le premier élément paraît renvoyer au prénom Bixente (= Vincent) : peut-être le chêne (aritz) de Vincent. A noter les hameaux ou les fermes de Bichindaritzea à Mendionde (64) et de Binchendaritz à Bardos (64).
Bichler Surtout porté en Moselle, le nom désigne celui qui habite sur une colline, ou celui qui est originaire d’un lieu-dit Bichel (même sens). C’est l’équivalent de Bühler, à rattacher au moyen-haut-allemand bühel (= colline).
Bichon Nom porté dans la Loire-Atlantique et en Poitou-Charentes. On le considère parfois comme une aphérèse de “barbichon” (nom de chiens à poil long), mais “barbichon” et “bichon” ne sont attestés avec ce sens qu’à la fin du XVIe siècle, ce qui est trop tardif pour un nom de famille. Le nom doit plutôt être rattaché à l’occitan “bicha” (pot en terre). D’ailleurs, en occitan, le mot “bichon” existe : il désigne soit un panier à deux anses, soit une nasse à anguilles. C’est peut-être dans cette direction qu’il faut chercher le sens du nom de famille. Enfin, même s’il n’est pas attesté, le sens de “petit de la biche” a dû aussi exister.
Bichot Le nom est surtout porté dans les Deux-Sèvres (également 77, 76). Deux sens possibles en ancien français : soit le petit de la biche, soit une ancienne mesure de capacité pour les grains. Difficile de faire un choix.
Bick Porté notamment en Moselle et dans le Haut-Rhin, correspond au moyen-haut-allemand bicke (= pic, pioche). Peut-être un surnom pour l’utilisateur de cet outil.
Bicot Le nom est attesté depuis plusieurs siècles en Bretagne (44, 35) et dans la région Rhône-Alpes (69, 38). Sans doute un sobriquet lié au chevreau (diminutif de “bique”).
Biczysko Nom polonais sans doute dérivé de bicz (= fouet), le sens du surnom restant à préciser. A noter cependant que Bicz est aussi une localité proche de Konin.
Bidabehere Nom basque désignant la maison située en bas (behere) du chemin, de la route (bide). Autre solution : le chemin d’en bas.
Bidal Variante de Vidal (voir ce nom) portée en Savoie et en Franche-Comté, rencontrée parfois aussi en Gascogne. Diminutifs : Bidalet, Bidalon, Bidalot, Bidalou (Franche-Comté, Gascogne).
Bidan Nom porté en Bretagne (22 notamment). C’est un sobriquet lié à un oiseau, le roitelet. Diminutif probable : Bidanel (29).
Bidard Nom de personne d’origine germanique, Bidhard (bidan = espérer + hard = dur), porté surtout en Normandie (14, 61). Variantes : Bidart (80), Bidar (59).
Bidart Le nom est fréquent au Pays Basque, où il désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée (on pensera notamment à une commune des Pyrénées-Atlantiques). Sens du toponyme : lieu situé entre deux routes, ou à mi-chemin de la route (bide = route, chemin + arte = espace intermédiaire). On rencontre également le nom dans la Somme, où son sens est évidemment différent (voir Bidard).
Bidau Le nom est assez courant en Aquitaine. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une variante des noms de personnes Vital, Vidal (voir Vidal pour le sens). À envisager secondairement le mot “bidàu”, qui désigne en gascon le peuplier. On le retrouve en composition dans les noms Bidaubayle (40) et Bidaucoste (64). Il devrait s’agir de noms formés au XVIIe ou au XVIIIe siècle par la réunion de deux noms de famille différents. Cependant, Bidaubayle peut aussi évoquer une fonction (Bayle = bailli).
Bidault Nom de personne d’origine germanique, Bidwald (bid = espoir + wald = qui gouverne). C’est dans le Loiret que le patronyme est le plus répandu, ainsi que dans la Saône-et-Loire. Noms composés : Bidault de Gardinville (02), Bidault de Villiers (71).
Bidaux Une variante de Bidault (voir ce nom) portée en Normandie (76, 61). On trouve aussi les formes Bidaud (44, 87), Bidaut (71).
Biddau Le nom est originaire du nord-ouest de la Sardaigne (Sassari). Il devrait correspondre au corse “viddanu” (“villanu”), équivalent de l’italien “villano” et du français “vilain” (voir Vilain pour le sens), avec passage du v initial à b et amuïssement du n intervocalique.
Bideau Variante de Bidault (voir ce nom) assez fréquente en Bretagne (29, 56) et dans le Puy-de-Dôme. Formes voisines : Bideaud (25, 38, 44), Bideault, Bideaut (71), Bideaux (02, 76, 90).
Bidegain Nom basque désignant le lieu situé sur le chemin, sur la route (bide = route + gain = sur). Composés : Bidegainberry, Bidegaimberry (la maison neuve sur le chemin).
Bidégaré Porté au Québec, ce nom d’origine basque désigne, comme Bidegaray, le chemin du haut (bide = chemin + garai = en haut).
Bidegorry Nom basque signifiant ‘le chemin rouge’ (bide = chemin + gorri = rouge).
Bidenbach Porté en Moselle, pourrait désigner celui qui est originaire de la commune allemande de Budenbach (Rhénanie-Palatinat), mais d’autres solutions sont possibles, par exemple Biendenbach en Bavière.
Bider Rencontré aussi bien en Allemagne qu’en Italie, le nom semble avoir la même origine dans tous les cas : l’adjectif allemand bieder (= honnête, droit, loyal, moyen-haut-allemand biderbe).
Bidet Assez répandu en Loire-Atlantique, le nom est également présent en Auvergne. Il devrait s’agir d’un nom de personne, diminutif de noms formés sur la racine germanique bid (bidan = espérer). Le sens de petit cheval n’apparaît qu’au XVIe siècle (Rabelais).
Bidon Un nom porté dans le Finistère, rencontré aussi dans le Rhône et en Moselle. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine bidan (= espérer).
Bidou C’est dans le Lot-et-Garonne que le nom est le plus répandu. Les formes Bidous et Bidout devraient en être des variantes. Pour le sens, on peut penser à l’occitan “bidòs” (= tortu, qui est de travers), mais il s’agit plutôt d’un toponyme lié à un arbre, peut-être une espèce d’aulne ou de sorbier (d’après Pégorier qui le mentionne sous la forme “bidor”, voir bibliographie). Une dizaine de hameaux du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques s’appellent Bidou. Le rapprochement avec le prénom Victor, proposé notamment par M.-T. Morlet, semble à exclure. Par contre, on peut aussi penser au nom de personne germanique Bidulfus (voir Bidoux).
Bidoux C’est dans l’Aisne et le Loiret que le nom est le plus répandu. Il semble s’agir d’un nom de personne germanique (Bidulfus dans le polyptyque d’Irminon, sous la forme “villa bidulfa”), variante de Bidoul (80, 32). La racine bid- est incertaine (bidan = espérer d’après M.-T. Morlet). le second élément est par contre bien connu (wulf = loup). Diminutifs : Bidoleau, Bidoilleau (44), Bidolet, Bidollet (71, 69, 58), Bidolin (42).
Bié On rencontre le nom dans des régions très différentes, soit le Béarn, soit la Brie. En Béarn, c’est une variante de Vié, toponyme ayant le sens de petit chemin. Dans la Brie, il peut s’agir d’un toponyme qui correspond au mot bief (canal apportant l’eau à un moulin), mais aussi d’un ancien nom de baptême, correspondant au latin Beatus (beatus = heureux).
Bièche Nom rencontré en Languedoc-Roussillon (11, 66, 34). Semble correspondre à l’occitan bièissa (= bêche). Sans doute un surnom donné à l’utilisateur de cet outil.
Bied Porté dans la Drôme et dans l’Isère, c’est une variante du mot bief (canal apportant l’eau à un moulin, également cours d’eau). Une rivière du Loiret (aujourd’hui la Cléry) s’appelait le Bied.
Biegel Nom porté en Alsace-Lorraine (57, 68). On le considère généralement comme une variante de Bühel (= colline, mamelon), donc un toponyme. A noter cependant que M.T. Morlet le rattache à l’alémanique bihel (= hache) et y voit le surnom d’un artisan. Variante : Biegle. Dérivé : Biegler.
Bieler En France, c’est dans le Haut-Rhin que le nom a toujours été le plus répandu, peut-être en liaison avec la Suisse. Dans ce cas, il pourrait désigner celui qui est originaire de la ville de Bienne, dont le nom allemand est Biel. Mais il existe de nombreuses autres localités, notamment en Allemagne, appelées Biel, Biehl ou Biehlen. Le toponyme correspond dans la plupart des cas au moyen-haut-allemand “bühel” (= tertre, petite colline), mais ce n’est pas forcément le cas pour Bienne.
Biémont Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire, où il s’écrit aussi Biémon. Il s’agit apparemment d’un toponyme composé formé sur “mont”, mais la première racine reste obscure. Il existe un lieu-dit “le Biémont” au Puiset (28). A noter aussi le “hameau Biémont” à Montgardon (50).
Bien Le nom est surtout porté dans la Vendée et les Deux-Sèvres, où c’est une forme régionale de Vivien (saint Vivien y était appelé saint Bien). On le rencontre aussi dans l’Eure, où il devrait correspondre à Bien, ancien fief situé à Triqueville. Quelques mentions également dans les Ardennes et autrefois aussi en Belgique : peut-être celui qui est originaire de Bihain, localité belge de la province de Luxembourg. Les solutions liées aux divers sens du mot “bien” semblent plus hasardeuses.
Bienaimé Patronyme assez répandu en Picardie. Peut-être un surnom donné à une personne gentille, mais plus vraisemblablement un nom de baptême à valeur mystique. On trouve avec le même sens la variante plus rare Binamé.
Bienfait Assez répandu dans le Pas-de-Calais et dans l’Aisne, ce nom semble s’opposer à Malfait, et désigne celui qui a un physique agréable.
Biennais Nom porté dans l’Orne et le Calvados. Variante : Biennait. Désigne celui qui est originaire de (la) Biennais, nom de plusieurs hameaux (35, 61, 76). On connaît notamment Biennais, chef-lieu de la commune d’Etaimpuis (76). Signification : sans doute l’expression ‘bien aise’, évoquant un lieu agéable. A noter dans l’Orne le hameau de Biennais à Omméel, et celui de l’Epine Biennais à Aubry-en-Exmes.
Bienvenu Patronyme fréquent dans l’Indre, porté aussi en Guadeloupe. C’est un ancien nom de baptême qui fait partie des nombreux prénoms destinés à faire que la naissance soit de bon augure (sois le bienvenu !). Variantes : Bienvenot (88), Bienvenut (36). On trouve en Bretagne la forme Bienvenue (22), en principe plutôt matronyme. Variantes italiennes : Benvenuto, Benvenuti, Bienvenuti (san Benvenuto est un saint italien du XIIIe siècle, ardent défenseur du pouvoir pontifical).

Retour à la page d’accueil du dictionnaire