A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blonce
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Bière Le nom est porté essentiellement en Gascogne. C’est toponyme assez fréquent, en particulier dans le Gers, sans doute avec le sens de petit chemin (gascon vièr), éventuellement canal, conduit d’eau.
Biernacki Patronyme polonais formé sur le nom de baptême Biernat (= Bernard), lui-même assez fréquent comme nom de famille.
Biernaux Nom rare porté dans les Ardennes, rencontré aussi en Belgique. C’est une variante ou un diminutif de Bernard.
Biescas Nom de famille espagnol désignant celui qui est originaire de Biescas, nom de deux communes : l’une dans la province de Huesca (Aragón), l’autre dans les Asturies.
Biesse Le nom est surtout porté dans le Cher et la Loire. On en trouve des mentions anciennes également en Limousin et en Auvergne. C’est un toponyme fréquent évoquant le bouleau (voir aussi Biessy).
Biessy Porté dans l’Isère, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le bouleau (également écrit biessi). Une hauteur s’appelle la Biessy à Saint-Baudille-de-la-Tour (38). Dans le même département, on rencontre le lieu-dit Biessy et Bièvre à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. A noter aussi, mais sans doute formés à partir du nom de famille, deux hameaux appelés Maison Biessy : à Ruy et à Saint-Victor-de-Cessieu.
Biet C’est dans l’Oise que le nom a toujours été le plus répandu. Autres départements : 35, 37, 41, 62. Il s’agit en principe d’un nom de personne d’origine latine, Beatus. On pensera aussi dans certains cas à une variante du mot “bief” (canal amenant l’eau à un moulin).
Biétrix, Biètrix Le nom est porté en Franche-Comté (25) et dans les Vosges. Il est plus fréquent sous la forme Biétry. Il correspond en principe au prénom féminin Béatrix, popularisé par une sainte qui aurait été martyrisée au début du IVe siècle. Ce prénom paraît correspondre au latin “beatus” (= heureux, bienheureux), mais la martyre est aussi appelée Viatrix (= la voyageuse, la pèlerine), qui pourrait bien être la forme initiale. Adolphe Gros (voir bibliographie) signale que Biétrix a été aussi utilisé comme prénom masculin, peut-être sous l’influence de Biètre, ancien nom de personne également écrit Viatre, en latin Viator (= voyageur, pèlerin).
Bieules Nom assez rare, rencontré surtout dans les Pyrénées-Orientales, mais qui semble avoir une autre origine géographique. Il désigne celui qui est originaire du lieu-dit Bieule(s) ou qui y habite. Sens du toponyme : lieu planté de peupliers (latin populus), selon le dictionnaire occitan d’Alibert. Un hameau s’appelle Bieule à Saint-Vincent-de-Tyrosse (40), un autre Bieüle Vert à Montcuq (46). Le nom de famille est également présent dans le Vaucluse (variante : Bieule).
Bieuvelet Patronyme porté en Seine-et-Marne. On trouve les formes voisines Bievelet dans le Nord et Bievelot en Lorraine, et sans doute aussi Bievliet (59, 51). Le nom désigne un bouvillon (< bieu, variante de boeuf). Il s’agit soit d’un sobriquet, soit d’un surnom donné à un (jeune) gardien de boeufs.
Bieuzent Nom rencontré dans le Morbihan. Doit sans doute désigner celui qui est originaire du village de Bieuzen, dans le même département.
Biffi Nom italien très fréquent en Lombardie. Sens incertain : soit le surnom d’un personnage moqueur (à rapprocher de l’italien beffa = farce, moquerie), soit plutôt un marchand d’étoffe (ancien français bife, biffe = étoffe légère en laine, terme attesté aussi en catalan et en occitan).
Bigallet Nom surtout porté dans l’Isère. Variante : Bigalet. Sens incertain. À envisager éventuellement un rapport avec l’occitan “bigal” (= mouche, taon). À noter cependant que le terme paraît lié au bois, à la forêt : un bois s’appelle “le Grand Bigallet” à Commelle (38), mais rien ne dit que ce nom ne vienne pas du patronyme. On peut cependant envisager l’hypothèse d’un dérivé de “biga” (= poutre, rondin).
Bigard Surtout porté en Normandie (50), c’est un toponyme désignant un enclos (germanique beigard, du latin bigardum). Il peut aussi s’agir d’un nom de personne d’origine germanique (big, bic = bec + hard = dur).
Bigaud Le nom est porté notamment dans la Charente et la Vendée. On le rencontre aussi dans l’Est. Il s’agit selon M.-T. Morlet d’un nom de personne germanique, Bigwald (big, bic = bec + waldan = gouverner). Lorédan Larchey (voir bibliographie) signalait qu’en Poitou, le mot “bigaud” avait le sens de “blanc et noir”. C’est une hypothèse envisageable dans certains cas. Variantes : Bigault (08), Bigaut (54). Diminutif : Bigaudet (70).
Bigay Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, la Loire et l’Allier, devrait correspondre à l’occitan “bigalh”, variante de “pigalh” (= bigarré, tacheté, de plusieurs couleurs, également nom donné à la pie dans certaines régions).
Bigeard Le patronyme est porté notamment dans la Saône-et-Loire et le Territoire de Belfort. C’est le plus souvent un nom de personne d’origine germanique, Bighard (big, bic = bec + hard = dur), dont les formes allemandes sont Bickhard, Bickhardt, Bickhart. Voir aussi Bigard pour un autre sens. Variantes : Bijard, Bijeard. Diminutif : Bigeardel (19), nom de hameau à Perpezac-le-Noir (19).
Bigeault Porté notamment dans l’Eure-et-Loir, devrait être une variante de Bigaud (voir ce nom). Formes similaires : Bigeau (33, 86), Bigeaud (36).
Bigeire Vu la rareté du nom, il est difficile d’en connaître l’origine géographique précise, mais on rencontre la variante Bigeyre dans l’Ariège (également Bigayre en Catalogne). Désigne celui qui utilise une biga, le seul problème étant qu’en occitan comme en catalan le mot peut avoir de nombreux sens : le plus répandu est cependant celui de poutre, et il pourrait s’agir du surnom d’un charpentier.
Biget C’est en Poitou-Charentes que le nom a toujours été le plus répandu, mais on en trouve aussi beaucoup de mentions anciennes dans la Meuse. Il devrait s’agir d’un diminutif de noms tels que Bigeard ou Bigeault (voir ces noms, voir aussi Bigaud et Bigard). On notera cependant que le mot “biget” a pu désigner un chevreau dans le Centre.
Biggi Le nom est porté en Italie du Nord, notamment en Ligurie. Tout comme Biggio, il désigne celui qui a les cheveux gris (voir Bigini).
Bigini Nom italien surtout porté à la limite de la Toscane et de la Ligurie. C’est un diminutif de Bigio (Bixio en Ligurie), surnom donné à celui qui a les cheveux gris, également nom de personne.
Bignet Nom essentiellement porté dans la Creuse. Voir Beignet pour le sens.
Bignon Fréquent dans l’Allier et dans l’Ouest, c’est un dérivé du vieux français bigne (également beigne, bugne) désignant une bosse à la tête. Soit celui qui a réellement une bosse, soit plutôt le surnom d’un bagarreur.
Bigolet La plupart des anciennes mentions de ce nom rare le situent en Haute-Marne (quelques mentions aussi en Provence). Sens obscur. Peut-être une variante de Picolet (voir ce nom).
Bigonneau Relativement rare, le nom est surtout porté dans le Cher. Peut-être un diminutif de l’occitan “bigon” (= bident, houe fourchue), ou encore du patronyme Begon (voir ce nom). Avec un autre suffixe : Bigonet, Bigonnet (Provence, Nord-Pas-de-Calais).
Bigorgne Le nom désignait autrefois une petite enclume (latin bicornis = qui a deux cornes, deux pointes). Il s’agit donc sans doute d’un surnom donné par métonymie à un forgeron. C’est dans la Meuse que le patronyme est le plus fréquent, mais on le trouve aussi en Bretagne (22), où il est tentant de le rapprocher du breton bigorn (= bigorneau). C’est ce que fait Albert Deshayes (dictionnaire des noms de famille bretons), qui y voit un sobriquet donné à un homme de petite taille.
Bigorne Nom porté dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais. Surnom probable d’un forgeron (voir Bigorgne).
Bigorre Originaire de la région de Gascogne qui porte ce nom.
Bigot Patronyme très répandu dans l’Ouest (35, 72). C’était le terme plus ou moins méprisant par lequel on y désignait les Normands, d’après leur façon de jurer (bî got = par Dieu, cf l’anglais by God). On trouve de très nombreux exemples de cette acception, par exemple un vers d’un roman médiéval : Ne tollez la terre az Bigoz (= n’enlevez pas la terre aux Normands).
Bigotte Variante de Bigot (voir ce nom) portée dans le Nord-Pas-de-Calais. Forme plus rare : Bigote.
Bigou C’est dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu. Rencontré aussi sous la forme Vigou, c’est une variante de Vigo (voir ce nom).
Bigouret Nom surtout porté dans la Creuse. C’est une variante de Vigouret (patronyme rencontré dans le Forez), diminutif d’un surnom appliqué à un homme vigoureux.
Bigras Nom porté au Canada, rare en France aujourd’hui, où il est plus courant sous la forme Bigrat (36, 41, 23). On trouvait des Bigras en Aunis au XVIIe siècle. Si la Creuse était la région d’origine, on pourrait penser à une contraction de l’adjectif bigarrat (= bigarré). Autrement, il faut envisager un dérivé de bigre (= ruche), surnom donné à un apiculteur.
Bigré Le nom est surtout porté en Dordogne (variante : Bigret). Sens incertain. Peut-être un apiculteur (ancien français bigre = ruche).
Biguenet Le nom est porté dans l’Est (25, 90). Tout comme Biguinet (55), il devrait s’agir d’une déformation de Béguinet (55, 88, 70), diminutif de Béguin (voir ce nom).
Biguet Nom porté à la fois dans la Loire-Atlantique et en Savoie. Comme la plupart des noms commençant par Big-, son sens n’est pas évident. En ancien français, le biguet était un pieu (le nom a pu être donné à celui qui fabrique ou plante des pieux). Mais il pourrait aussi s’agir d’un diminutif de noms comme Bigard, Bigaud, qui semblent être des noms de personne d’origine germanique, formés sur la racine bik = bec.
Bigueur Nom de famille porté en Franche-Comté, notamment dans le Jura. Variante ou matronyme : Bigueure. Sens incertain. On peut l’expliquer par l’ancien français “bigue” (= longue pièce de bois, surnom possible de scieur ou de menuisier). Autres possibilités : dérivé de “bigle, bigre”, désignant celui qui louche, ou encore nom lié à l’ancien français “bigrerie” (= rucher). Et la liste des possibilités n’est peut-être pas close !
Bihan Le nom signifie “petit” en breton, il est fréquent dans le Finistère et le Morbihan (voir aussi Le Bihan). En composition : Bihan-Poudec (Poudec semble correspondre au breton “podeg” = bancal), Bihan-Faou (faou = hêtre).
Bihel Originaire du Cotentin, le nom semble devoir être rattaché au breton Bihan (= petit), avec remplacement de la finale par le suffixe très normand -el.
Bihéry Nom porté dans les Ardennes et la Marne. Aucune idée précise, mais il semble s’agir d’un ancien nom de localité (la finale -y correspond en général dans ces régions au suffixe latin -acum). Il existe bien un hameau appelé Bierry, mais il se trouve dans l’Yonne (commune de Sauvigny-le-Bois). Celui-ci est d’aileurs à l’origine du patronyme Bierry, porté dans cette région.
Biheux Le nom est porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variantes : Biheu, Biheuc, Biheul. Il désigne celui qui est originaire de Biheul, nom de hameaux à La Baussaine, à Longaulnay et à Saint-Domineuc (35).
Bihorel Le nom est surtout porté dans la Seine-Maritime. On trouve dans la Sarthe la forme équivalente Bihoreau. Dauzat et Morlet le rattachent au mot “buhoreau” (variété de héron). Mais Bihorel est une commune de Seine-Maritime, département où d’autres lieux-dits portent le même nom. Le sens du toponyme est assez incertain, mais un rapprochement semble possible avec le mot “bihorage”, désignant en Normandie un lieu mal cultivé.
Bihoué Nom porté dans le Morbihan, où l’on trouve surtout la forme Bihouée. Il désigne celui qui est originaire de Bihoué, hameau à Quéven (56). Signification : bois de bouleaux (breton bezweg).
Bihouis Nom porté dans le Morbihan. C’est un ancien nom de baptême, connu aussi sous la forme Bieuzy (buhezeg = plein de vie), popularisé par saint Bieuzy, disciple de saint Gildas dont il partagea la vie érémitique (VIe siècle). Variantes : Bihouise, Bihouix.
Bihour Le nom est notamment porté dans la Normandie et la Seine-et-Marne. Variantes : Bihourd, Bihours, Billour, Biour (autres formes anciennes : Bilhour, Byour). Son sens est incertain, mais il devrait s’agir d’une variante par dissimilation de Bouhours (voir ce nom), à rapprocher de formes telles que Behour, Behours, Behourt.
Biju Surtout porté dans la Vienne et dans l’Indre-et-Loire, le nom est à rapprocher de Bijou (17, 85, 971), ou encore de Bijoux (59, 60, 974). Rien à voir en principe avec les bijoux, le nom n’ayant été introduit en français que vers le XVe siècle. Aucune solution ne semble avoir été apportée à ce nom, sinon, selon M.T. Morlet, un dérivé de Biges, rattaché par elle à l’occitan biga (petite poutre, perche), qui serait le surnom d’un mesureur ou d’un charpentier. Je ne suis hélas pas plus avancé, mais, en ce qui concerne le pays occitan, je pencherais plutôt vers un autre sens : biga (dérivés : bigos, bigot) avec le sens de houe à deux dents. Mais il y a de fortes chances pour que la solution soit tout autre, peut-être liée à la toponymie : plusieurs hameaux s’appellent le Bijou, notamment à Saint-Sauveur (86), à Barrou (37) et à Marcillac (33). Reste à trouver la signification de ce toponyme.
Bilal Nom de personne arabe (bilâl) parfois écrit Billal, Blal. Il signifie “eau, rafraîchissement” et par extension “don, bienfait”. Il a été popularisé par le premier muezzin de l’islam, un noir originaire d’Abyssinie, symbole de l’égalité entre les croyants quelle que soit la couleur de leur peau.
Bilhou Nom porté presque exclusivement dans les Pyrénées-Atlantiques (Sarrance). Semble correspondre à l’occitan bilhon (= bille de bois), et devrait donc être le surnom d’un bûcheron, d’un débiteur de bois.
Bill Nom porté en Alsace-Lorraine (68, 57). Semble correspondre au moyen haut allemand bil(le), qui évoque la taille des pierres. Sans doute le surnom d’un tailleur de pierre, d’un carrier. Autre possibilité : diminutif de Bilhard, nom de personne d’origine germanique (voir Billard).
Billa Porté en Belgique, c’est une variante wallonne de Billard (voir ce nom). En France, c’est dans le Sud-Ouest que le nom est le plus répandu. Tout comme Bille, il y désigne celui qui habite une localité portant ce nom (= la ville).
Billard Deux possibilités sont généralement envisagées :1. Nom de personne d’origine germanique, BILIHARD (qui a donné aussi BILARD), formé avec les racines BILI = doux, aimable et HARD = dur, fort. 2. Diminutif de ROBILLARD, qui est lui-même une forme affectueuse de ROBERT.
Billaud Le nom est surtout porté en Vendée et dans le Poitou. On le rencontre aussi dans l’Allier et dans le Nord. Dans ce dernier département, on trouve les variantes Billau, Billiald, Billiau. La forme Billiaud est portée dans l’Allier. Vu la fréquence du nom et de ses variantes, le rapport avec une bille de bois semble difficilement acceptable. Il doit s’agir d’un nom de personne d’origine germanique : soit Biliwald (racine bili = doux, aimable), soit une aphérèse de Robillaud, diminutif de Robert. Dérivés : Billaudaud (16), Billaudaz (38, 74, 39), Billaudeau (85, 86, 79), Billaudel, Billaudelle (08), Billaudet, Billaudot (89), Billaudy (01).
Billeau Rencontré dans les Deux-Sèvres et le Loiret, le nom est généralement considéré comme un diminutif de bille (bille de bois), et on pense à un surnom désignant celui qui scie le bois en billots, solution qui n’est pas forcément la bonne. Voir Billaud pour plus d’informations. Variante : Billeaud.
Billemont Surtout porté dans le département du Nord et en Belgique, désigne celui qui est originaire de Billemont, nom de localités ou lieux-dits dans le Hainaut, par exemple à Antoing ou à Celles, dans l’Oise (Autheuil-en-Valois) et dans la Meuse (Dugny-sur-Meuse). Variante : Bilmont.
Billes, Bille, Bile, Biles A mon avis, le rapprochement avec la bille (morceau de tronc d’arbre) est le plus souvent à exclure, sauf dans les régions non méridionales. Il s’agit tout simplement d’une déformation des noms Ville, Vila, signifiant la ville, avec transformation du V en B, ce qui est très fréquent en Roussillon, et encore plus en Fenouillèdes.
Billet On rencontre ce nom dans de nombreuses régions, mais c’est en Vendée et dans le Nord qu’il est le plus répandu. On trouve aussi dans le Nord les variantes Billiet et Billiez, et dans d’autres régions les éventuels matronyme Billiette (89, 77) et Billette (70, 52, 10). Le rapprochement avec bille (= pièce de bois) est possible, mais douteux. Parmi les autres hypothèses plus intéressantes, on peut d’abord penser à un diminutif du nom de baptême Robert (Robert > Robillet > Billet). A envisager aussi un diminutif du nom de personne d’origine germanique Billoux.
Billey Désigne celui qui est originaire de Billey (voir Billy pour le sens), nom d’une commune de la Côte-d’Or et de plusieurs hameaux. C’est en Franche-Comté que le nom est le plus répandu. On peut éventuellement envisager aussi une variante de Billet (voir ce nom).
Billiart Voir Billard pour le sens. Le nom est porté en Picardie (60, 80).
Billiau Nom surtout porté dans le département du Nord. Variantes ou formes voisines : Billiaud (03, 17, 44), Billiault (89, 79), Billiaut (58, 89), Billiaux (08), Biliaud, Biliaut. Voir Billaud pour le sens.
Billier Le nom se rencontre surtout vers la Bourgogne (21, 71). Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Bilihari (bili = aimable + hari = armée). Une bonne occasion pour rappeler qu’il ne faut pas chercher à donner un sens au nom formé par les deux racines germaniques. Les armées aimables, c’est en effet assez difficile à concevoir ! Le nom se rencontre en Alsace sous la forme Biller. Diminutifs : Billerait (59, 62), Billerault, Billereau (45), Billeret (80), Billerey (25).
Billioud Surtout porté dans l’Ain et en Haute-Savoie, c’est un nom de personne d’origine germanique, Biliwulf (bili = doux, aimable + wulf = loup). Variantes : Billoud (01, 74, 71), Billoux (71, 42), Billioux (10, 80), et sans doute Billod (25), Billou (15, 46, 47), Billiou (22).
Billon Si l’on rattache ce patronyme au nom bille (pièce de bois), ce serait le surnom donné à un bûcheron ou à un menuisier. Mais il y a une deuxième possibilité, car le mot billon désignait aussi au moyen âge un lingot, puis une monnaie de mauvais aloi, et on aurait alors affaire à un surnom désignant un monnayeur, ou encore quelqu’un de réputé pour sa valeur douteuse.
Billoret Nom rare porté dans la Meuse (également 52, 44). Forme voisine : Billoray (62). Il pourrait désigner celui qui est originaire de Billory, hameau à Robert-Magny-Laneuville-à-Rémy (52). Autre solution, comme pour Billeret (80, 62) : un diminutif de Billier, nom de personne d’origine germanique.
Billotte C’est dans la Haute-Saône que le nom est le plus répandu (variante : Billiotte). Comme pour le nom voisin Billot (19, 62), Billiot (51, 59, 45), on peut hésiter entre plusieurs possibilités : soit un toponyme évoquant un bois, une forêt (où l’on débite les billes de bois), ou encore celui qui débite le bois. Soit une forme avec aphérèse de Robillot, Robillotte, diminutifs de Robert.
Billouard Nom de personne d’origine germanique, Biliward (bili = doux, aimable + wardan = garder, protéger). Le patronyme, assez rare, se rencontre notamment dans le Loir-et-Cher. Variantes : Biloire, Billoir, Billoire (59), Billuart (08).
Billy Désigne celui qui est originaire de Billy, nom de localité assez fréquent (= domaine de Billius, forme latinisée d’un éventuel *Billios, nom d’homme gaulois). Le patronyme est surtout répandu dans les Deux-Sèvres et la Loire-Atlantique.
Bilstein Désigne celui qui est originaire de l’une des diverses localités allemandes appelées Bilstein, Bielstein ou Beilstein (ces deux derniers noms étant aussi devenus des noms de famille). Sens probable du toponyme : le roc de Billo (nom de personne germanique).
Bilterys Forme néerlandaise du prénom féminin Béatrix (Béatrice). Variante : Bilteryst.
Bilthauer Nom assez rare porté dans la Moselle. C’est l’équivalent de l’allemand Bildhauer (= sculpteur).
Biltresse Porté en Belgique et dans le département du Nord, semble une variante du prénom féminin Béatrix, Béatrice. A noter cependant l’ancien français ‘billeteur’ (= celui qui a coutume d’aller boire au cabaret).
Binard Nom rencontré surtout en Bretagne (22, 56) et en Normandie (76). Peut-être un sobriquet désignant celui qui a le cou de travers, autrement dit la tête penchée de côté (sens de l’adjectif binard en ancien français). On notera aussi qu’en Picardie le binard est une sorte de charrette servant au transport des troncs d’arbres. Mais le sens est-il documenté au moyen âge ? Je n’en suis pas sûr. A envisager aussi : un diminutif de Robin (voir ce nom).
Binazet Porté dans le Forez, le nom est une variante de Benezet, forme occitane du prénom Benoît (latin Benedictus).
Binctin Nom surtout présent dans le Loir-et-Cher (Crucheray), où l’on trouve aussi la forme Binquetin, qui semble en faire un diminutif de Binquet. Ce dernier nom, surtout porté dans le Sud-Ouest, pourrait correspondre à l’occitan bencat (= sorte de houe, et donc surnom donné à son utilisateur ou à son fabricant). Ce n’est cependant qu’une hypothèse.
Binda Nom italien très fréquent en Lombardie. C’est un toponyme, nom de petits villages, qui a sans doute le sens de ‘bande de terre’.
Bindelin Porté dans la Marne, c’est un diminutif de Bindel, lui-même dérivé de l’allemand Bind(e), avec le sens de cercle de tonneau. C’est le surnom probable d’un tonnelier. Avec le même sens : Bindl, Bindler, Bindner.
Binet Surtout porté en Normandie, c’est un hypocoristique de Robin, qui est lui-même un diminutif de Robert. Matronyme : Binette. Dérivé : Bineteau (49).
Bingen Originaire de Bingen, nom de deux villes d’Allemagne et sans doute d’autres lieux-dits. Le toponyme a le sens de terrain marécageux.
Bini Fréquent en Toscane, ce nom est une aphérèse de noms de baptême tels que Albino, Giacobino, Ubaldino, avec finale -i, pluriel marquant la filiation.
Binisti Rencontré également sous la forme Benisti, c’est une déformation de Benveniste, nom d’origine espagnole ou catalane (= sois le bienvenu !) porté par des juifs à Barcelone dès le XIe siècle (Nasert Benvenist, 1079). Passé ensuite en Afrique du Nord (Ben Binisti est attesté au Maroc au début du XVIe siècle), il a subi diverses transformations, les deux formes les plus courantes étant Benisti et Binisti.
Binjamin Forme bretonne de Benjamin (voir ce nom).
Binoche Le nom est présent dans l’Yonne au moins depuis le début du XVIIe siècle. Les mots “binoche “et “binochon” sont attestés avec le sens de bine, binette (cf. aussi l’ancien français “binoquier” = biner). Il pourrait donc s’agir d’un surnom lié à cet outil agricole. Autre solution, proposée notamment par Dauzat : diminutif de Robin (lui-même diminutif de Robert).
Binois Le nom est surtout porté dans l’Eure-et-Loire. Les variantes Binoist et Binoit, rencontrées dans le même département, montrent qu’il s’agit apparemment d’une forme locale du prénom Benoît.
Binot Diminutif de Robin (voir ce nom) surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Loire-Atlantique. Formes voisines ou variantes : Binau, Binaud (16, 79), Binauld (59), Binault (72, 62), Binaut (62), Binaux, Bineaux (62, 88), Bineau (79, 49), Bineaud (87, 23).
Binsfeld Rare en France, le nom était porté autrefois dans la Moselle. On le rencontre aussi au Luxembourg et en Allemagne. Variante : Binsfel. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Binsfeld. On pensera notamment à une commune du nord du Luxembourg (canton de Clervaux). Trois communes allemandes s’appellent aussi Binsfeld (Bavière, Rhénanie-Palatinat, Rhénanie du Nord-Westphalie). Le toponyme semble composé de l’allemand Binse (= jonc) et de Feld (= champ).
Binz Le nom est surtout porté dans la Moselle. Variantes : Bintz (57), Bienz, Bientz (68). Génitif de filiation : Binzen (57). Voir Bentz pour le sens.
Biocalti Le nom est arrivé en France depuis le Brésil. C’est une déformation de l’italien Biolcati, nom surtout porté dans la province de Ferrare (Émilie-Romagne). Sens incertain. Peut-être un dérivé de “biolco”, forme régionale de l’italien “bifolco”, désignant celui qui laboure avec des boeufs, et, familièrement, un homme rustre. On rencontre, à peu près dans la même région, les noms de famille Biolchi et Biolchini. À noter aussi le mot “biolca”, désignant une ancienne mesure agraire.
Biojout Le nom vient du Limousin, où il désigne une petite prune selon F. Mistral, qui lui donne aussi le sens de petit insecte piquant les boeufs. Mais l’explication la plus plausible est un toponyme, équivalent de Beaujeu, avec le sens de belle colline, beau sommet (latin “bellum jugum”). Variantes : Biaujou, Biaujout, Biaujoux, Biojou, Biojoux, Bioujou, Beaujou.
Biolet Tout comme les formes Biollet et Biolley, le nom se rencontre dans des régions très diverses : Aquitaine, Rhône-Alpes, Picardie et Nord-Pas-de-Calais. Le sens semble cependant le même dans la plupart des cas : bois de bouleaux.
Bioluz Variante de Biolluz, nom de Haute-Savoie formé sur biolle (= le bouleau). Biolluz est le nom d’un hameau à Peillonnex (74). Autres formes savoyardes évoquant le bouleau : Biolay, Biollay, Bioley, Biolley, Biollaz.
Bionaz Désigne celui qui est originaire de Bionaz, village montagnard dans le Val d’Aoste. L’étymologie du toponyme est incertaine : plusieurs hypothèses ont été formulées, aucune ne l’emporte vraiment. La dernière en date propose un nom formé sur la racine prélatine onna (= cours d’eau). A noter qu’une rivière de la Marne s’appelle la Bionne, ce qui confirmerait cette dernière hypothèse.
Biondo, Biondi Forme italienne correspondant au français Blond. Diminutifs : Biondetti, Biondini, Bionducci.
Bioret Nom surtout porté en Loire-Atlantique (variante : Bioré). Le nom semble à rapprocher de Bihorel, Bihoreau (72), qui désigne une variété de héron. Sans doute le surnom d’un homme aux longues jambes.
Biort Nom rare, porté autrefois dans le Centre (41, 45). Sens incertain. Il pourrait correspondre à l’ancien français “behort” (= lance pour jouter dans les tournois). À noter cependant qu’en occitan le mot “biort” a désigné aussi une pointe de terre qui s’avance dans un fleuve (région d’Arles). On trouve en Savoie le nom voisin Biord, de sens tout aussi incertain.
Bioteau Nom porté dans le Maine-et-Loire (variante : Biotteau). M.T. Morlet y voit un dérivé de bie, buie (= cruche) et le surnom d’un marchand de cruches. Il pourrait s’agir aussi d’une contraction de Billoteau (44, 76), surnom donné à celui qui débite le bois en billots.
Birabeau Nom rare porté en Dordogne et dans le Lot-et-Garonne. Peut-être une déformation de Mirabeau (voir Mirabel), mais on pensera aussi à l’occitan viravaut (= virevolte, tourbillon).
Biraud Rencontré surtout dans l’Ouest, c’est un dérivé du verbe d’ancien français birer, qui pouvait avoir plusieurs sens. Le plus courant est celui de loucher, et donc on considère le plus souvent qu’il s’agit d’un sobriquet désignant une personne qui louche. Autres possibilités : celui qui boite, ou encore celui qui mène une vie joyeuse. Lorédan Larchey signalait au XIXe siècle que dans le Poitou on appelait par amitié un enfant “mon petit biraud”, ce qui pourrait laisser penser encore à un autre sens !
Bird Surnom anglais donné par métaphore avec un oiseau, de nombreuses interprétations étant évidemment possibles. Variante : Byrd.
Birebent Le nom est surtout porté dans l’Ariège. Il désigne en occitan le martin-pêcheur (viravent), mais on peut aussi penser à une haie de protection contre le vent (qui détourne le vent). C’est en tout cas le nom d’un hameau à Calmont (31). On trouve en Gascogne les formes similaires Biraben, Birabent.
Birembaut Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Birembault, Birembaux, Birembeau, Birembeaux, Birambaut, Birambaux, Birambeaux. Il n’est apparemment pas originaire de la région, et devrait être la déformation d’un autre nom de famille : sans doute Birenbaum, Birembaum, variantes de l’allemand Birnbaum (= le poirier, nom souvent porté par des juifs askhénazes).
Birgel Porté en Alsace et en Allemagne, c’est une variante de Bürgel. Les deux noms peuvent être considérés comme des diminutifs du nom de personne Burkhard, mais ce sont aussi des toponymes (nom de diverses localités allemandes), sans doute diminutifs de Burg (= forteresse). Un lien avec le mot “Bürge” (= garant, caution) semble peu probable, même si “bürgel” est attesté avec ce sens en moyen-haut-allemand. Formes similaires ou diminutifs : Birgl, Birgle, Birglen, Birglin, Birgly.
Biringer Variante alsacienne (68) de Béranger : voir ce nom.
Birkenstock Ce nom allemand, rencontré notamment dans la Meuse, évoque le bouleau (Birke), le terme Stock signifiant baguette, mais aussi tronc, souche. Il pourrait s’agir d’un toponyme. A noter un lieu-dit Birkenstuck à Haselbourg (57).
Birkin Désigne celui qui est originaire de la commune de Birkin, dans le Nord Yorkshire. Sens du toponyme : lieu où pousse le bouleau.
Birlé Porté en Alsace, semble une contraction de Birglé, diminutif de Birg, qui est l’équivalent alsacien de l’allemand Berg (= la montagne).
Birles Assez rare, le nom est porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Aucune idée quant à sa signification, sinon un éventuel rapport avec le basque birla (= quille).
Biron Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Biron. Trois commune portent ce nom (17, 24, 64), sans compter une soixantaine de lieux-dits. C’est en Vendée que le nom est le plus répandu. Le sens du toponyme est incertain. Peut-être une racine pré-indo-européenne (vir-) évoquant un cours d’eau. On a aussi envisagé une variante de villon, dérivé de villa (= domaine, puis ville ou village). Forme féminine : Bironne (87). Diminutifs : Bironeau (35), Bironnaud (87), Bironneau (85).
Biroste, Birouste La forme d’origine de ce nom est certainement Virosta. Le mot virosta peut avoir plusieurs sens, mais le plus ancien, donc celui qui a priori nous intéresse est celui de broussailles, brindilles. Peut-être une personne qui faisait des fagots ? A noter que Virosta est mentionné comme patronyme en Catalogne du sud. Dernière précision : en Béarn, le mot a aussi le sens de girouette.
Birotheau Diminutif de Birot, en principe surnom donné à celui qui louche. Le nom est porté en Vendée et dans les Deux-Sèvres. Variantes : Biroteau, Birotteau, Byrotheau. Voir Biraud pour plus de précisions.
Birre C’est dans l’Eure-et-Loir que le nom a toujours été le plus répandu. Il semble s’agir d’un terme vestimentaire correspondant au latin “birrus” (cape courte à capuchon), qui est à l’origine du mot “béret”. Le terme a donné en Anjou le mot “birette” (bonnet à quatre cornes).
Birsinger Porté dans le Haut-Rhin et le Doubs, désigne en principe celui qui est originaire d’une localité appelée Birsing ou Birsingen. Je n’en trouve aucune parmi les communes d’Europe, mais peut-être s’agit-il d’un hameau, éventuellement situé en Suisse. Il y a par contre en Allemagne beaucoup de localités appelées Bissingen ou Biesingen.
Birtz Rare et porté en Moselle, c’est une variante de l’allemand Burtz, Burz, qui peut désigner soit le derrière de l’homme, soit un tronçon (surnom pour un homme tout petit).
Bis Le nom est notamment porté dans la Seine-Maritime, le Finistère et le Nord. Peut-être un surnom pour celui qui a le teint bis (brun gris), mais rien de bien sûr.
Bisaillon Porté au Québec, le nom se rencontrait autrefois dans la Haute-Loire. Sens incertain. Il faut peut-être le rapprocher de l’ancien français bisaille (= espèce de pois cultivée pour le fourrage), qui devrait correspondre à l’occitan bisalhar (= labourer deux fois).
Bisasson Nom porté en Savoie. Pourrait, sous toute réserve, désigner le porteur d’une besace.
Biscan Le nom est surtout porté dans l’Aude. Variante : Biscans. Sens incertain. Sans doute un nom de hameau ou de lieu-dit.
Biscay Nom de famille basque qui correspond au mot bizkar (= coteau, crête, col).
Biscayar, Biscayart Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Désigne sans doute celui qui est originaire de Biscaye (province basque dont la capitale est Bilbao). Il pourrait éventuellement s’agir d’un toponyme à part entière, formé sur le basque bizkar (= col de montagne, crête).
Bisch Assez fréquent en Alsace, pourrait être une variante de Busch, toponyme désignant un bois.
Bischoff Le nom désigne en allemand un évêque. Il fait partie des nombreux titres de dignité utilisés comme sobriquets (voir Lévêque). Variantes : Bischhoff, Bischof, Bischoffe, Bichoff, Bichoffe.
Bise Nom d’origine incertaine. Il pourrait s’agir d’un matronyme, féminin de Bis, lui aussi d’origine obscure. On peut éventuellement penser à la couleur du pain bis, donc une personne à la peau brune. Autre hypothèse : l’ancien français bise (= miche de pain bis), qui pourrait être le surnom d’un boulanger. On a évoqué aussi le rapport avec la bise (vent glacial), mais j’y crois moins.
Bisenius Le nom est surtout porté en Lorraine (54), on le rencontre aussi en Belgique et dans le Nord. C’est une forme latinisée, évidemment, mais difficile de dire de quel nom. Normalement, Bisenius semble vouloir dire ‘le douzième’ (latin bis seni = au nombre de douze). Le nom de famille Douzain, rare, se rencontre justement en Meurthe-et-Moselle. C’est peut-être un indice.
Bishop Le nom désigne en anglais un évêque. Comme le français Lévêque (voir ce nom), il a été utilisé comme sobriquet.
Bisi Nom italien, variante de Bixio, surnom (puis nom de baptême) désignant sans doute celui qui a les cheveux gris.
Bisiaux Nom fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Bisiau, Biseaux, Biziaux. A priori, il devrait s’agir d’un diminutif de l’adjectif “bis” (= gris brun), sobriquet lié à la couleur du teint ou des cheveux. À envisager aussi une éventuelle variante de Busiau (voir ce nom).
Biskri Semble désigner celui qui est originaire de la ville de Biskra, en Algérie.
Bismuth Surtout porté par des juifs originaires de Constantine et de Tunisie, correspond à l’arabe bajmaT, terme évoquant le pain sec et autres provisions emportées par les pèlerins se rendant à la Mecque. Autres formes du nom : Beschmout, Bismut.
Bison En France, le nom est surtout porté en Savoie. Il est également assez courant en Italie du Nord (Vénétie). On trouve aussi en Italie les formes Bisone (Piémont) et Bisoni (Lombardie). Tous ces noms semblent être des dérivés d’une forme dialectale de l’italien “bigio” (en français “bis”) qui signifie “de couleur grise” et a été employé soit comme surnom lié au teint ou à la couleur des cheveux, soit comme nom de personne. Le nom de famille Bisi est fréquent en Lombardie et en Émilie-Romagne. Un rapport avec le mot “bison” semble douteux, même si celui-ci est attesté depuis le Moyen Âge. Il y a aussi des Bison en Vendée, le sens étant sans doute le même.
Bisotto Nom rare porté dans le nord de l’Italie (Piémont, Vénétie). On trouve la forme Bisotti au sud de la Lombardie. Ce devrait être un diminutif de Bixio, Bisio, ancien nom de baptême, au départ surnom pour celui qui a les cheveux gris (italien “bigio”, cf. le français “bis” de “pain bis”).
Bissainte, Bissainthe Nom rencontré uniquement en Guadeloupe et en Haïti. Il devrait s’agir, sous toute réserve, d’une déformation graphique de Vicente, nom espagnol rencontré notamment en Catalogne et en Languedoc (où le v se prononce comme un b), et donc du nom de baptême Vincent.
Bisschop Surtout porté en Belgique et dans le Pas-de-Calais (également 80, 54), le nom désigne un évêque en néerlandais. Variante : Biscop. Voir Lévêque pour le sens.
Bissinger Nom porté en Alsace-Lorraine. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bissingen, toponyme très répandu en Allemagne et porté par de nombreuses communes. Je n’en connais pas la signification.
Bissirier Porté notamment en Charente et en Limousin, désigne sans doute celui qui habite un lieu-dit (la) Bissière. Le toponyme devrait être une variante de Bussière (lieu où pousse le buis). On le rencontre comme nom de famille (variante : Bissières) notamment dans le Lot-et-Garonne, où de nombreux hameaux s’appellent Bissière(s). A noter aussi les formes Bissireix, Bissirieix, Bissiriex (87, 16) qui sont soit des variantes de Bissirier, soit des diminutifs de Bissière.
Bissol C’est en Martinique que ce nom rare se rencontre aujourd’hui, mais il pourrait être originaire de la Creuse, où il est également présent. Il désigne sans doute un lieu planté de bouleaux (occitan bes), variante de Bessol.
Bisson Variante normande de Buisson (lieu buissonneux), toponyme devenu patronyme. Autre possibilité : variante de Besson (= jumeau).
Bissonet, Bissonnet Nom surtout porté dans le Loiret et en Mayenne. C’est apparemment un diminutif de Bisson, fréquent en Normandie où il est une variante régionale du mot buisson. On ne peut totalement éliminer l’hypothèse d’une variante de Bessonnet (85), diminutif de Besson (= jumeau).
Bissot Très rare en France (Picardie), le nom est aussi porté au Québec, depuis le XVIIe siècle. Peut-être une variante ou un diminutif de Bisson (voir ce nom). Autre possibilité : dérivé de l’ancien français bisse (étoffe de lin très fin). Voir aussi Bizet.
Bistac Nom rare rencontré aussi sous la forme Bistaque, qui paraît être originaire de la Haute-Marne (il a été porté à Arc-en-Barrois au moins depuis le XVIe siècle). Je ne vois aucune solution, sinon un éventuel surnom lié à la pistache (pistace en ancien français).
Bister Nom porté dans la Marne et en Lorraine, ainsi qu’en Belgique. Pourrait correspondre au moyen néerlandais bijster, bister, avec deux sens possibles : soit celui qui est pauvre, soit quelqu’un de stupéfait, d’ahuri. Le rapport avec l’allemand bister (= bistre) semble très peu probable. En fait, il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une variante de l’ancien français pistre (latin pistor), qui désigne un boulanger, avec sonorisation de la consonne p, fréquente dans l’Est. C’est cette version qui me paraît la meilleure.
Bistodeau Rare et porté dans la Gironde, pourrait être une variante du nom vendéen Bitaudeau, diminutif de Bitaud (voir Biteau), également écrit Biteaudeau, Bitodeau, Bittaudeau.
Bistour Le nom est rare. Il paraît originaire du Sud-Ouest, peut-être du Tarn-et-Garonne. Il devrait s’agir d’un toponyme, avec deux sens possibles : s’il est masculin, il a le sens de détour, zigzag (terme appliqué sans doute à une route sinueuse ou à un méandre de rivière). S’il est féminin (cf. la rue de la Bistour à Foix), il devrait désigner une porte entourée de deux tours. Deux hameaux s’appellent Bistour : à Eauze (32) et à Molières (82).
Bitaly Nom rare porté en Gironde, rencontré également en Gascogne sous la forme Bitalis, qui est l’équivalent de Vitalis, graphie latine de l’ancien prénom Vital, Vidal (voir Vidal pour le sens).
Biteau, Biteaud Patronyme rencontré en Vendée et dans les Charentes. Variantes : Bitaud, Bitauld, Bitault, Bitaut. Peut-être une variante du nom de baptême Vital (voir Vidal), avec transformation du v en b, ou encore une variante de Bidault, avec transformation du d en t.
Bitebière Nom rare porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Bittebière, Bittebierre. Il est attesté en 1569 à Sainghin-en-Weppes (Pierre Bittebiere), mais on le rencontre aussi en Belgique (Coppin Bitebiere, Courtrai, 1391, source : Herbillon et Germain), avec comme variantes Bytebier, Byttebier, Bijttebier, Bittebier. On peut l’interpréter comme surnom pour un buveur de bière, le premier élément semblant être le néerlandais “bijten” (= mordre), éventuellement l’adjectif “bitter” (= amer).
Biton Porté dans la Loire-Atlantique, le nom y est attesté depuis le XVIIe siècle, notamment à La Chevrolière. Sens incertain. Peut-être une variante de Piton (voir ce nom) par sonorisation de la consonne initiale. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose la racine norroise “biti” (= dent, puis pièce de bois, barre de bateau), et y voit le sobriquet d’un homme hargneux ou d’un batelier.
Bitossi Nom italien porté en Toscane, où existe aussi une forme Bitozzi qui paraît similaire (on trouve Vitozzi dans le Lazio). Sens obscur. Peut-être un dérivé de Biti, autre nom toscan qui pourrait correspondre au nom de personne latin Vitus.
Bitschy Porté en Alsace, c’est un diminutif de Bitsch, variante de Butsch (Bütsch), hypocoristique du nom de personne germanique Burkhard.
Bittard Surtout porté en Dordogne, le nom se rencontrait autrefois dans la Creuse. Il est également présent en Franche-Comté (70). Variante : Bitard (24, 25, 85). Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, variante de Bidard (voir ce nom).
Bittel Nom porté en Alsace-Lorraine. C’est l’équivalent du français bedeau, qui désignait au moyen âge un officier de justice opérant dans des juridictions subalternes. Etymologie : francique *bidil (même sens).
Bitz Porté en Alsace-Lorraine, le nom peut correspondre au moyen-haut-allemand bitze (= verger), ce serait donc un toponyme (plusieurs localités allemandes s’appellent Bitz). Autre possibilité : variante de Butz, sobriquet donné à un homme tout petit (moyen-haut-allemand butze = lutin).
Bizalion Comme sa variante Bizaillon, le nom semble originaire de la Loire ou de la Haute-Loire. Il est difficile à analyser vu sa rareté. Deux pistes cependant : l’occitan bisalhar (= labourer ou semer deux fois) et l’ancien français bisaille (= mélange de graines), qui nous invitent à voir dans ce nom une activité agricole ou un lieu-dit. A noter le hameau de Bizailloux à Saint-Anthème (63), ou encore celui de la Bizalie à Saint-Jal (19), qui montrent que, sous des formes variées, le mot n’est pas inconnu dans le Massif Central.
Bize Désigne celui qui est originaire d’une localité portant le même nom. Trois communes françaises s’appellent Bize : une dans la Haute-Marne, les deux autres dans les Hautes-Pyrénées et dans l’Aude (Bize-Minervois). Sens du toponyme : peut-être un nom de domaine formé sur le nom de personne gallo-romain Bitius.
Bizern Un nom difficile à analyser. Rencontré dans les Pyrénées-Orientales, il semble catalan, le suffixe -ern en est la preuve. J’y verrais bien pour ma part un sobriquet désignant un homme pansu (butza, bitza = panse, gros ventre). Mais on trouve aussi la forme Vizern qui semble contredire cette hypothèse : en effet, le v est en général plus proche de la forme initiale que le b.
Bizet Fréquent en Normandie et en Picardie (76, 80), c’est un surnom appliqué à celui qui a la peau mate (bis = gris-brun). Avec le même sens : Biset (73, 62, 59), Bizot (89, 45), Bisot (51, 04). Variante ou matronyme : Bizette (35, 80).
Bizien Fréquent dans le Finistère, c’est un ancien nom de personne, dérivé du vieux breton bud (= victoire). Le nom est cité pour la première fois sous la forme Budgen (Cartulaire de Redon).
Biziou Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est selon A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) un surnom donné à un personnage audacieux (dérivé du vieux breton bid = élan, bond, audace). On peut aussi envisager un dérivé de bud (= victoire), comme dans le patronyme Bizien.
Bizouarn Ancien nom de personne breton formé sur les racines bud (= victoire) et hoiarn (= le fer). Le nom apparaît dans le cartulaire de Redon sous la forme Budhoiarn. Les formes Bizouarne, Bizouerne semblent en être des variantes, mais il faut remarquer qu’elles sont presque exclusivement portées dans le Loiret, au moins depuis le début du XVIIe siècle.
Bizzocchi Nom italien rencontré surtout en Emilie-Romagne. Il correspond à bizzoco, bizzocco, équivalent du français ‘bigot’. Ce fut également le nom d’un tiers-ordre franciscain (XIIIe-XIVe siècles) vivant dans l’ascétisme et la plus grande pauvreté.
Blachère Le nom est fréquent dans l’Ardèche, où l’on trouve aussi la forme Blacher. C’est un toponyme désignant un bois de chênes blancs (occitan blaca). Le chêne blanc (ou Quercus pubescens) est considéré comme un des meilleurs chênes truffiers. De nombreux hameaux s’appellent (la) Blachère dans l’Ardèche et la Lozère. Formes voisines : Blacheyre (42), Blachier (07), Blache (26, 38), Blacas, Blachas (83, 84, 34, 48), Blachette (07, 26).
Black Surnom anglais donné à celui qui a les cheveux noirs.
Blacteau Nom rare porté dans les Deux-Sèvres. Sens incertain. Peut-être un diminutif formé sur Blaque (occitan “blaca”), terme évoquant le chêne blanc (également taillis de chênes), mais je n’y crois guère. Un peu moins incertain, le patronyme Blactot est porté en Normandie (76), et devrait être un toponyme formé avec le norrois “topt” (= domaine rural), à rapprocher de Blacqueville (commune de Seine-Maritime).
Bladinières Sans doute forme erronée de Blandinières (voir ce nom), rencontrée notamment dans le Lot-et-Garonne. Il pourrait en être de même pour Bladinaire (15). On envisagera aussi un dérivé de “blat” (= blé).
Bladviel Egalement écrit Blatviel, le nom semble venir du Lot ou du Cantal. Il pourrait signifier “vieux blé” en occitan, à moins que ce ne soit la déformation d’un autre nom. L’existence d’une forme “de Bladviel” au XVIIe siècle laisse penser qu’on pourrait avoir affaire à un nom de lieu.
Blaecke Rare, le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Visiblement flamand, il peut correspondre à l’adjectif néerlandais “bleek” (= pâle) ou au verbe “blaken” (= brûler).
Blain Le nom est surtout porté dans le Centre (45), dans le Lyonnais (26, 69) et dans l’Ouest (44, 49, 85). Dans la plupart des cas, et notamment dans le Lyonnais, c’est un nom de personne d’origine germanique, Bladinus, fréquent dans les cartulaires de Savigny et d’Ainay. On peut aussi penser à celui qui est originaire de Blain (44) pour les porteurs du nom dans l’Ouest (le toponyme paraît correspondre au nom de personne gaulois Belenius). Enfin, dans certains cas, Blain est attesté comme variante de Blin, Belin (voir Blin). Diminutif : Blaineau (85).
Blainville Nom porté en Normandie (27, 76), également présent à la Réunion. Désigne celui qui est originaire de Blainville, nom de trois communes normandes (14, 50, 76) et de divers hameaux. Il existe également un Blainville en Lorraine (54). Signification du toponyme : le domaine de Bladinus, nom de personne d’origine germanique (pour Blainville-Crevon, 76, le nom germanique pourrait être Baldwinus).
Blair Porté notamment en Ecosse, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit portant ce nom. Le toponyme, assez courant, a le sens de plaine, champ, éventuellement champ de bataille (gaélique blár).
Blaire Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom correspond à l’ancien français “bler, blaire”, désignant un animal ayant une tache blanche au front ou une vache à la robe pâle. Diminutifs : Blairet (80), Blairon (59), et peut-être aussi Blaireau (voir ce nom) et Blairy (62).
Blaireau Le patronyme est surtout porté dans l’Aisne et en Île-de-France. Il devrait correspondre à l’animal du même nom (sens attesté depuis le début du XIVe siècle), surnom donné soit à celui qui est sale comme un blaireau, soit à celui qui est gras comme lui. On pensera cependant aussi à un diminutif de l’adjectif blair, bler, qui désignait un animal ayant une tache blanche.
Blaise, Blaize Nom de personne (latin blasius = bègue) popularisé par saint Blaise, qui mourut écorché vif par des peignes de fer servant à carder la laine. La forme Blaise est très fréquente en Lorraine, tandis que les Blaize se rencontrent notamment en Bretagne, dans le Limousin et le Lyonnais. Autre forme très répandue : Blais (79, 61, 44). Formes latinisées : Blaisius, Blasius, rencontrées en Alsace-Lorraine, en particulier dans la Moselle.
Blaizac Porté dans l’Ardèche et la Drôme, le nom se rencontre aussi dans la Corrèze. Il désigne celui qui est originaire de Blaizac, nom de deux hameaux à Ajoux et à Saint-Lager-Bressac (07), ou encore de Bleyzat, hameau à Cosnac (19) et de Blaizat, autre hameau à Mazeyrat-d’Allier (43). Variantes : Blaizat, Bleyzac, Bleyzat. Signification : sans doute le domaine (suffixes -ac, -at) de Blasius, nom d’homme latin (= Blaise).
Blaizot Diminutif du prénom Blaise, le nom est surtout porté dans la Manche (variante : Blaisot, portée aussi en Lorraine), on le rencontre aussi en Vendée. Avec d’autres suffixes : Blaiseau, Blaizeau (85), Blaiset, Blaizet (76), Blaisin, Blaising (57, 88), Blaison (88, 54, 70), Blaisonneau (49), Blaizeaux (78), Blaizel (62), Blaizin (63, 36), Blaizoud, Blaizoux (01).
Blake Variante de Black, surnom anglais donné à celui qui a les cheveux noirs.
Blamont Nom assez rare porté dont l’origine géographique est difficile à préciser avec certitude. Il désigne celui qui est originaire de Blamont (= le mont blanc, un mont pouvant être une simple colline), nom de deux communes du Doubs et de la Meurthe-et-Moselle, mais aussi de plusieurs hameaux ou lieux-dits (45, 80 notamment).
Blanc, Blanch Un surnom très fréquent, lié sans doute plus à la couleur des cheveux qu’à celle de la peau (n’oublions pas en effet que le nom Leblanc est très répandu dans la partie nord de la France, où les gens ne sont pas spécialement bronzés). Il peut aussi s’agir d’un nom de baptême (cf. l’italien Bianco). A noter qu’en Provence le nom Blanc a souvent été donné à des enfants trouvés.
Blancard Autre forme de Blanchard (voir ce nom), surtout portée aujourd’hui à la Réunion mais que l’on rencontre aussi dans le Nord et dans le Sud, tout comme la variante Blancart (11, 66, 59). Dans le Nord, il est plus fréquent sous la forme Blanquart. Forme alsacienne : Blanckhard.
Blanchais Peut-être une variante de Blanchet (voir ce nom) portée dans l’Ille-et-Vilaine, où le passage de -et à -ais est un phénomène fréquent. Mais, dans la même région, le passage de -aie à -ais est également très répandu, et il semble s’agir plutôt d’un toponyme. Plusieurs hameaux s’appellent la Blanchais dans l’Ille-et-Vilaine : à Saint-Jean-sur-Couesnon, Vignoc, Coglès, Billé et Taillis. Autres hameaux à Congrier (53) et à Saint-Étienne-de-Montluc (44). Reste à connaître le sens du toponyme : peut-être un terrain calcaire, caillouteux, comme c’est le cas pour Blanchot en Charente.
Blanchard Peut-être un dérivé de Blanc formé avec le suffixe -ard, à valeur sans doute péjorative. Mais il faut surtout penser à un nom de personne d’origine germanique, formé avec hard (= dur), précédé de blank = brillant. Il existe un saint Blanchard, confesseur qui fut particulièrement honoré dans la Brie. Le nom de famille est très répandu en France, on le rencontre surtout dans l’Ouest (85, 86, 22, 44), mais aussi dans le département du Nord, dans la Loire et la Saône-et-Loire. Variantes : Blanchart (59, 02), Blanchaert (59), Blanchar (59, 62). Diminutif : Blanchardon (42).
Blanchet Diminutif de Blanc (celui qui a le teint ou les cheveux blancs), que l’on trouve surtout dans le Centre (Indre).
Blanchier Porté en Poitou-Charentes, le nom désigne en ancien français un tanneur, un mégissier. Avec le même sens : Blancher (87, 30, 63). Diminutif : Blanchereau (33). Autres dérivés : Blancherie (24), Blanchery (42), sans doute avec le sens de mégisserie (occitan “blancaria”).
Blanchon C’est dans le Massif Central que le nom est le plus répandu. On le rencontre notamment dans la Loire, la Haute-Vienne et le Puy-de-Dôme. C’est l’un des très nombreux diminutifs de Blanc, sobriquet appliqué à celui qui a les cheveux blancs. Le nom est parfois orthographié à tort Blanchou, mais le patronyme Blanchou existe aussi à part entière, même s’il est assez rare (rencontré dans la Dordogne).
Blanchot Diminutif de Blanc (voir ce nom) présent surtout dans la Nièvre et la Haute-Saône.
Blanchoz Variante savoyarde de Blanchot ou de Blanchou (diminutif de Blanc : celui qui a les cheveux blancs, également nom de baptême).
Blanck Également écrit Blank, Blancke, Blanke, le nom est porté notamment en Alsace. C’est l’équivalent du français Blanc (voir ce nom), du moyen-haut-allemand “blanc”.
Blanco Équivalent de Blanc (voir ce nom) très fréquent en Espagne, également présent en Italie (Piémont, sud des Pouilles et surtout Sicile), où le sens est le même (variante de Bianco, Bianchi). Autre forme italienne, Blanchi (Piémont), à rapprocher de Blanqui, nom fréquent dans les Alpes-Maritimes.
Blancon Porté notamment en Lozère, c’est un diminutif de Blanc (voir ce nom).
Blanconnier Nom porté en Loire-Atlantique et en Vendée. Sans doute un nom de métier, celui qui blanchissait les peaux de mouton. Autre solution : celui qui habite la Blanconnière (le domaine de Blancon), hameau à Beaurepaire (85).
Blancquart Variante de Blanchard (voir ce nom) portée surtout dans le Nord. Formes voisines : Blanckaert, Blanckart, Blancquaert, Blancquart, Blankaert, Blanquaert, Blanquart.
Blandamour Le nom est porté en Normandie (50, 14). Est-ce vraiment le surnom d’un homme ‘pâle d’amour’, comme le dit le dictionnaire de Dauzat ? Peut-être, mais s’il s’agit vraiment d’amour, il vaudrait mieux associer cet amour au verbe d’ancien français ‘blandir’ (= caresser, flatter), ou encore en faire une déformation de ‘plein d’amour’, comme le suggère Reaney (A Dictionary of english surnames), qui note les formes médiévales Pleynamur et Playndeamours (XIIIe siècle), à l’origine selon lui du nom de famille anglais Blandamore. On notera qu’un personnage de la Faerie Queene, ouvrage d’un poète anglais du XVIe siècle, s’appelle Blandamour. Enfin, il existe un hameau Blandamour à Néhou (50).
Blandel Nom porté dans le Morbihan, présent aussi en Normandie et dans le Nord. Diminutif de bland, adjectif qui signifiait en ancien français caressant, flatteur.
Blandin Nom très fréquent dans toute la France ou presque. Il s’agit d’un ancien nom de baptême, formé comme Blandine à partir du latin blandus (= flatteur, caressant). Un saint a certainement porté ce nom, puisqu’une localité proche de Coulommiers s’appelle Saint-Blandin.
Blandinières Nom porté dans le Sud-Ouest (09, 81, 82). Variantes : Blandinière (37, 69, 47), Blandignères (66). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée la ou les Blandinière(s). Sens du toponyme : domaine appartenant à Blandin.
Blanes Nom catalan renvoyant à la commune de Blanes, ville côtière au nord-est de Barcelone. Le sens du toponyme est obscur : première mention sous la forme Blanda(s), sans doute préromane.
Blangero Le nom est porté dans les Alpes-Maritimes et le Piémont. Il paraît s’agir d’un nom de personne germanique (Blandigari selon M.-T. Morlet), également à l’origine des noms de famille picards Blanger et Blangier.
Blangrenon Porté autrefois en Normandie, notamment en Seine-Maritime, le nom se rencontre aussi sous la forme Blanguernon (50, 59). Il semble désigner celui qui a une moustache blanche (ancien français “grenon” = moustache, variante picarde “guernon”). A noter cependant que Guernon peut aussi être un nom de personne, dérivé de Guérin ou Garnier.
Blangy Le nom est porté dans le Pas-de-Calais et la Somme. Variante : Blangi. Il désigne celui qui est originaire de Blangy, nom de plusieurs communes et hameaux dans ces deux départements (également 14, 76). Signification : le domaine (suffixe -acum > -y) de Blandius, nom de personne latin.
Blanot Le nom est surtout porté en Saône-et-Loire. Il désigne celui qui est originaire de Blanot, nom de deux communes bourguignonnes (21, 71). Signification : sans doute un hydronyme prélatin (nom de cours d’eau, de vallée), peut-être un ancien nom de domaine formé sur le gaulois Balanos.
Blanpain Nom fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais. Sauf piège toujours possible, désigne celui qui fait ou vend du pain blanc. Variantes : Blancpain, Blampain, Blanpaim. A noter, en Vendée, le superbe nom composé Blanpain le Boeuf de Saint-Mars.
Blanqué, Blanquer, Blanquier Nom de métier. Il s’agit du mégissier, c’est-à-dire un tanneur de peaux.
Blanquefort Nom porté dans le Tarn-et-Garonne et dans le Gers. Désigne celui qui est originaire de Blanquefort, nom de communes dans le Gers, la Gironde et le Lot-et-Garonne, également hameau à Saint-Michel-de-Vax (81).Variantes : Blancafort (32, 66) et Blanchefort (36), qui peut renvoyer à des hameaux à Lagraulière (19) et à Moirax (47).
Blanquet Diminutif de Blanc (celui qui a les cheveux blancs, éventuellement nom de baptême) porté notamment dans la Seine-Maritime et dans le Tarn.
Blanquie Également écrit Blanquies (plus rarement Blanqui), ce nom est originaire du Cantal. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit “la Blanquie”, toponyme assez courant dans ce département (hameaux à Leynhac, Saint-Étienne-de-Maurs et Sant-Santin-de-Maurs). Sens possibles : soit le domaine de celui qui s’appelle Blanc, soit une mégisserie (ce qui est très possible dans la mesure où ces hameaux se trouvent près de cours d’eau).
Blanvillain Surtout porté dans le Maine-et-Loire, l’Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher, le nom s’écrit aussi Blanvilain, Blanvilin, Blanvillin. M.-T. Morlet le décompose en “bland vilain” (bland = flatteur, caressant), ce qui est possible mais douteux. On pensera plutôt à celui qui est originaire de Blanville, ancienne seigneurie à Saint-Luperce (28), ou encore de diverses communes appelées Blainville en Normandie. À noter aussi Blanviliers, hameau à Mittainvilliers (28).
Blaquart Porté notamment dans le Pas-de-Calais, le nom s’est aussi écrit Blacart. On n’en trouve aucune mention avant le XVIIe siècle, et ce devrait être une déformation de Blanquart (voir Blancard et Blanchard).
Blaquière Voir Blachère pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Tarn et l’Hérault. Variantes : Blaquières, Blaquier, Blaquié.
Blard Ce nom se rencontre surtout en Normandie (27). C’est une contraction de Belard, lui-même variante de Berard : nom de personne germanique, Berhard (ber = ours + hard = dur).
Blardat Nom surtout porté dans l’Indre. C’est un dérivé de Blard, qui est lui-même une forme contractée de Belard, Berard, nom de personne d’origine germanique (Berhard : ber = ours + hard = dur). On trouve d’ailleurs dans le même département la variante Belardat. Pourrait désigner le domaine de Belard.
Blardone Nom italien porté dans le nord du Piémont (province de Verbano-Cusio-Ossola), où on trouve plus rarement la forme Blardoni. Il devrait s’agir d’une contraction de Bellardone, nom rencontré à peu près dans la même région, lui-même dérivé de Bellardo, Bellardi (formes plus méridionales : Belardo, Belardi). Tous ces noms sont des variantes de Berardo (Berardi), nom de personne d’origine germanique (voir Bérard).
Blarez Variante de Blaret portée dans le Pas-de-Calais. Quant à Blaret, c’est sans doute un diminutif de l’ancien français “bler” (= pâle). On peut cependant penser aussi à un toponyme, par exemple Bleret dans la province de Liège. A noter que le nom Blaret est également porté dans le Sud-Ouest (82, 47). Le noms voisins Blarel et Blareau (62, 59) peuvent être eux aussi des diminutifs de “bler”, mais on pensera également à un surnom lié au blaireau.
Blary Nom fréquent dans l’Aisne et le département du Nord. Son sens est incertain. Il semble pouvoir être rapproché de l’ancien français bler, blaire, qui désignait au départ un cheval ayant une tache blanche sur le museau, puis un personnage au visage pâle. A noter cependant l’existence d’un hameau appelé Blary à Monceaux-en-Bessin (14).
Blasco Fréquent en Espagne, c’est une forme contractée de Belasco, nom de personne très ancien sans doute formé à partir du basque “bela” (= corbeau), ou du moins d’une racine équivalente. Dérivés filiatifs : Blasquez, Blazquez. Il existe aussi des Blasco en Italie. Si ceux de Sicile semblent avoir une origine espagnole, il n’en va en principe pas de même avec ceux de Trieste, dont le nom devrait être l’équivalent du slave Blasko, qui correspond au prénom Blaise (il y a également des Blaskovic à Trieste).
Blasi Le nom correspond au prénom Blaise. On le rencontre soit en Catalogne, soit en Italie (où il peut être tantôt un singulier, tantôt le pluriel filiatif de Blasio).
Blaszczyk Diminutif du nom de baptême polonais Blazej (= Blaise).
Blaszkowski Nom polonais renvoyant à une localité, sans doute Blaszków ou Blaszkowa. Le toponyme est en principe issu du nom de personne Blazej (= Blaise). Dans toutes ces formes, le l est barré, correspondant à peu près au son w.
Blatgé Surtout porté dans le Tarn, où il est présent au moins depuis le début du XVIIe siècle, devrait correspondre à l’occitan “bladièr” (= marchand ou producteur de blé).
Blattes Surtout porté dans le Tarn, c’est un toponyme : de nombreux hameaux du Cantal s’appellent “la Blatte” ou “les Blattes”. Sens probable : terre plantée en blé.
Blaud Porté notamment dans les Deux-Sèvres et le Nord-Pas-de-Calais, c’est une contraction de Belaud, sans doute nom de personne d’origine germanique (Biliwald, racines “bili” = aimable, doux et “waldan” = gouverner). Autre possibilité : diminutif de “bel” (= beau). Diminutifs : Blaudeau (86), Blaudel (61), Blaudet (39), Blaudez (88).
Blauhorn Le nom signifie en allemand ‘la corne bleue’. Il s’agit apparemment d’un toponyme, mais je n’en connais aucun qui corresponde. On peut éventuellement penser, comme pour Blaustein (la pierre bleue), à un patronyme juif, mais là encore il faudrait des données tangibles.
Blavi, Blavis Nom catalan visiblement lié à la couleur bleue. Il a pu être donné à celui qui broyait le pastel pour obtenir la teinture bleue, ou encore à un marchand de pastel, mais ce n’est qu’une hypothèse. A noter aussi qu’en ancien français l’adjectif blave signifiait bleu, mais aussi blond.
Blavier Porté surtout dans les Ardennes, c’est un dérivé de blave, variante du mot blé. Plusieurs possibilités : celui qui cultive le blé, le fonctionnaire chargé de surveiller les récoltes du seigneur, ou encore un marchand de grain.
Blavit Rare, le nom est porté en Haute-Garonne. Il correspond à l’occitan “blavit” (= bleui, blême), participe passé du verbe “blavir”.
Blavot Nom porté notamment dans l’Eure-et-Loir. C’est un diminutif de l’adjectif blave, qui en ancien français signifie bleu, pâle, également blond. La forme voisine Blavoet (ou Blaevoet), portée dans le Nord et en Belgique, semble avoir une signification un peu différente : selon Debrabandere, c’est un surnom flamand pour quelqu’un qui a le pied (“voet”), bleu, pâle, (“blauw”), autrement dit un teinturier ou un foulon. Quant au nom Blavet, porté dans le Nord et en Picardie, il peut correspondre à l’une ou l’autre de ces définitions.
Blay On rencontre ce nom en Vendée, mais aussi dans les Pyrénées-Orientales et le Vaucluse. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une variante du prénom Blaise (rencontrée aussi sous la forme Blai en pays catalan). On peut cependant envisager parfois un toponyme lié au blé (cf la commune de Blay dans le Calvados). Si le nom se rencontre en Bretagne (variantes : Le Blay, Le Blaye), il peut aussi s’agir d’une variante de Le Bleis (= le loup, breton bleiz).
Blayac Surtout porté dans le Tarn et l’Hérault, désigne celui qui est originaire de Blayac, nom de deux hameaux à Saint-Rome-de-Cernon et à Sévérac-le-Château (12). Le toponyme se rencontre aussi à Fumel (47) et à Gaillan-en-Médoc (33).
Blayo Egalement Blayau, Blayou. Diminutif du breton Le Blay (= le loup, breton bleiz) ou de Blay, variante du prénom Blaise.
Blazy, Blasi, Blasy Nom de baptême qui vient du latin blasius (= bègue). Popularisé par saint Blaise, qui mourut écorché vif par des peignes de fer, servant à carder la laine.
Bleau Porté en Martinique ainsi que dans divers départements métropolitains (50, 79, 41), c’est une contraction de Beleau, Belleau (voir ce nom).
Bleaud Nom très rare, porté autrefois en Charente-Maritime (où il est mentionné en 1666) et en Vendée. C’est sans doute une contraction de Beleau, diminutif de Bel, Beau (voir Bel). Avec le même sens : Bleau (50, 79), Bleaut (59, 41, 37).
Bled Surtout porté en Picardie (80, 60), c’est le surnom probable d’un producteur ou d’un marchand de blé, tout comme le nom Blé (85, 80, 72).
Blégent Nom porté en Bretagne (35). Variantes : Blégean, Bléjan, Bléjean (22). Sens obscur. Signalons cependant l’hypothèse d’A.Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) qui y voit un éventuel surnom pour un personnage mou, faible de caractère.
Blein Le nom se rencontre notamment dans la Loire et les Hautes-Alpes, ainsi que dans les Vosges. M.T. Morlet en fait une variante de Blain (voir Blain, Blin), ce qui n’est pas forcément évident. On rencontre des toponymes Blein, Bleine dans les Alpes du Sud, où ils semblent évoquer un sommet montagneux. La forme vosgienne pourrait peut-être venir de l’allemand Blei (= brème, poisson).
Blémond On rencontre ce nom dans la Haute-Vienne, où il est un peu plus fréquent sous la forme Blémont. Ces deux noms ont été portés aussi beaucoup plus au nord, dans la Moselle et en Belgique notamment. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Blidmund (blid = heureux + mund = protection), également écrit Blimon, Blimond, Blimont, popularisé par un saint éponyme de la commune de Saint-Blimont, dans la Somme. À envisager éventuellement aussi un toponyme terminé par -mont (métathèse de Belmont ?). Un hameau s’appelle Blémont à Chaptelat (87).
Blenck Rare, également écrit Blenk, c’est une variante de Blanck (voir ce nom).
Blepp Nom rare porté dans le Haut-Rhin, sur lequel je n’ai hélas pas la moindre idée.
Blériot Patronyme surtout porté dans la Somme. C’est un diminutif de l’ancien français bler, blaire, qui désignait au départ un cheval ayant une tache blanche sur le museau, puis un personnage au visage pâle.
Blervaque Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Blervacq, Blervacque, Blervacques, Blairvacq, Bleurvacq. C’est un sobriquet évoquant une vache de couleur claire, ou ayant une tache blanche au front (ancien français “bler” + “vaque” = vache).
Bléry Le nom Bléry est essentiellement localisé dans l’Oise. La finale Y laisse penser qu’il s’agit d’un nom de lieu, mais il n’y a aucune commune qui ressemble de près ou de loin à ce nom. Il faut donc penser à un dérivé de l’ancien français “bler, blaire” : voir Blary.
Blessig Porté en Alsace, c’est, tout comme Blessing, un dérivé filiatif de Blesius, variante de Blasius (= Blaise). Formes similaires : Bläsing, Bläsig, Blässing, Blässig.
Blet Soit le surnom d’un personnage mou (ancien français blet), soit une contraction de Belet (diminutif de ‘beau’ rencontré notamment en Vendée). Le nom est surtout porté dans la Vienne et le Calvados.
Blétry Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire (variante : Blettry). On le rapprochera des noms Bletterie, Blettery (03). Il devrait s’agir d’un toponyme évoquant le lieu où l’on stockait et où l’on vendait les céréales (sens attesté pour le quartier de la Bletterie à La Rochelle). Un hameau s’appelle la Bletterie à Saint-Nicolas-des-Biefs (03).
Bleu, Bleus Voir Lebleu.
Bleunven Porté dans le Finistère, le nom signifie “fleur” en breton, et a été utilisé comme prénom féminin.
Bleuse Porté notamment dans l’Aisne (variante : Bleuze), devrait être une forme régionale du prénom Blaise. Diminutifs (Nord-Pas-de-Calais et Belgique) : Bleusé (ou Bleuzé), Bleuset, Bleuzet, Bleusez, Bleuzat, Bleuzel.
Bleuzen Le nom est porté en Bretagne, notamment dans le Finistère. Formé à partir du breton bleuñv (= fleur), ce devrait être un ancien nom de personne féminin avec le sens de “fleur blanche” (A. Deshayes, dans son dictionnaire des noms de famille bretons, signale les graphies Bluezguen et Bluetzguen au XVe siècle).
Bleynie Le nom est notamment porté dans la Dordogne et la Haute-Vienne. C’est un toponyme, qui pourrait correspondre à l’occitan “blaïna” (= bruine). On pensera notamment au hameau de la Bleynie d’Espartignac (19), ou à celui de la Bleynie à Urval (24). A noter aussi le causse de la Bleynie-Fougères, à Nespouls (19). Avec le même sens : Lablégnie, Lableigne, Lablénie (24).
Bliard Surtout porté dans la Manche, devrait être une contraction de Béliard (voir ce nom).
Blic, Blick, Blickx, Blicq Ce nom est essentiellement porté dans le département du Nord et en Belgique. On trouve aussi les formes Blieck et Bliecq. L’étymologie n’est pas très claire. Le rapprochement avec le néerlandais bliek (= brème, nom de poisson) me paraît douteux. Je pencherais plutôt pour une variante de Bleek, Bleeck (surnom appliqué à celui qui est pâle, blême), que l’on retrouve dans l’allemand Bleich.
Bliekast Nom très rare porté en Alsace (Obernai). Il semble signifier mot à mot “coffre de plomb” (Blei + Kasten en allemand), ce qui n’est pas d’une grande clarté. Les sens de “coffre” (éventuellement grenier à blé) et de “plomb” sont confirmés par les variantes Bleikasten, Bleykasten.
Blier Surtout porté dans la Manche, le nom est également présent dans la Somme. C’est une forme contractée de Belier, sans doute nom de personne d’origine germanique (Bilihari : bili = doux, aimable + hari = armée), même si un sobriquet lié au bélier (mot tardif dans la langue française) est parfois envisageable. Blier peut aussi s’expliquer par le nom de personne germanique Blitarius (Blithari : blid = joyeux + hari), nom latinisé de saint Blier, qui aurait vécu en ermite à Sézanne (51).
Blimer Rare, le nom est porté notamment en Moselle. C’est une variante de Blumer, Blümer, dérivés de Blume (= fleur, surnom possible pour un marchand, voir aussi Blum).
Blin Blin est une forme contractée de Belin, Bélin, nom qui désignait au Moyen Âge un mouton, un bélier, mais qui était aussi un nom de personne, possible diminutif de “bel” (= beau). C’est dans la Sarthe que le nom Blin est le plus répandu.
Blind Surtout porté dans le Haut-Rhin et el Territoire de Belfort, c’est un surnom correspondant à l’adjectif allemand “blind” (= aveugle). Variantes : Blindt (67), et sans doute aussi Blint, Blintz (68, 90).
Blino Porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Bloino (forme ancienne : Blouino). C’est un diminutif de Blouin (voir ce nom).
Blisson Nom porté dans le Gard et les départements voisins (07, 84) au moins depuis le début du XVIIe siècle. Sens incertain. Le mot “blisson” est attesté en ancien français comme variante de “plisson” (= pelisse, fourrure, contraction de “pelisson”), mais une telle contraction semble peu probable en Languedoc. Pour la même raison, l’explication de M.-T. Morlet, qui voit dans Blisson une contraction de Bélisson (dérivé de “bel”), est douteuse. Reste que je n’ai rien d’autre à proposer. À noter l’existence d’un mas de Blisson à Vauvert (30), et d’un hameau ou quartier appelé la Blissonne à Orange (84).
Blitsch Nom porté en Allemagne. On trouve la forme Blisch en Alsace-Lorraine. Semble une variante de Blitz, surnom sans doute donné à celui qui est vif comme l’éclair (Blitz = éclair, foudre).
Blivet Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, semble un dérivé du verbe d’ancien français beliver (= aller en biais). On pense automatiquement au surnom d’un ivrogne, reste à savoir si c’est vraiment la solution.
Bloch Fréquent en Alsace, le nom est surtout porté par des Juifs askhénazes, et signifie ‘étranger’ (notamment étranger venant de pays de langue romane, allemand welsch, par l’intermédiaire du polonais wloch). Diminutif slave : Blochin. Le nom Bloch peut aussi être une variante de Block (billot de bois, surnom pour un bûcheron ou un homme trapu), à moins que ce ne soit l’inverse.
Blockx Porté en Belgique, c’est l’une des formes du nom Block, désignant sans doute un homme trapu, éventuellement un bûcheron (allemand “Block” = billot).
Blois Porté dans diverses régions, c’est cependant dans la Haute-Vienne, la Dordogne et le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Il peut certes désigner celui qui est originaire de Blois (41, 39), mais on pensera aussi à l’ancien français “blois” (= qui zézaie, qui bégaie), ou encore à “bloi” (= blond), voire à une variante du prénom Blaise, comme c’est sans doute le cas pour le patronyme Bloise (13).
Blokken Génitif néerlandais formé sans doute sur le wallon blok (billot de bois, surnom d’un homme trapu). Si le nom était entièrement néerlandais, il pourrait désigner un bourreau (moyen néerlandais blok = brodequins).
Blomberg Le nom est surtout suédois, mais on le rencontre aussi en Allemagne, où c’est un toponyme fréquent. Équivalent de l’allemand Blumberg, Blumenberg, il signifie “la montagne, la colline fleurie”, mais a le plus souvent, du moins en Suède, une valeur plus ornementale ou symbolique que réellement topographique. C’est également le cas pour Blumberg et Blumberger lorsqu’ils sont portés par des Juifs askhénazes. Variante anglicisée : Bloomberg.
Blomme Le nom est surtout porté dans le département du Nord et dans l’Oise, également en Belgique. Variantes : Bloem, Bloeme. Il signifie ‘fleur’, avec de nombreuses possibilités d’interprétation. Outre un nom de baptême fémininin, on a évoqué la fleur de farine (moyen néerlandais blomme) et donc le surnom d’un boulanger ou d’un meunier. On peut également penser à un nom porté par des juifs (voir Blum). Les dérivés du type Blommaers, Blommaert, Blommaerts ont été utilisés au moyen âge comme noms de baptême.
Blonce Porté dans le Finistère, le nom s’écrit aussi Blonc, Blons, Blonz. Il correspond au breton “bloñ” (= meurtri, qui a un bleu).

Retour à la page d’accueil du dictionnaire