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Noms commençant par B

Ba-Banguillot
Banhares-Bascou
Bascourt-Beauregard
Beaurepaire-Benavente
Benayoun-Berouard
Béroudia-Bienvenu
Bière-Blonce
Bloncourt-Bonventre
Bonvila-Bouillon
Bouin-Boutboul
Bouteculet-Breuque
Breure-Bruteul
Brutus-Bystry


Bonvila Porté dans l’Hérault où il est très rare, le nom se rencontre aussi en Catalogne. Il correspond au français Bonneville (= le bon domaine, la bonne ville).
Bonvoisin On trouve le nom dans le Pas-de-Calais et le Calvados, ainsi qu’en Dordogne. Il s’agit d’un toponyme avec le sens de bon village, bon hameau, le contraire de Mauvoisin. Le sens de ‘bon voisin’ est improbable.
Bony Fréquent dans le Puy-de-Dôme (également 12, 69), c’est un diminutif de Bon (voir ce nom). Variante : Bonny.
Bonzi Nom italien fréquent en Lombardie. Il faut sans doute le rattacher au lombard bonza, désignant un gros tonneau (surnom pour un tonnelier ou sobriquet). Le nom de famille Bonza est également présent en Lombardie. A noter aussi le patronyme Bonzio (Vénétie), qui pourrait désigner un bon oncle (bon zio).
Bonzom Le nom est surtout porté dans l’Ariège et le Béarn, ainsi que dans les Pyrénées-Orientales. C’est un ancien nom de baptême (voir Bosom pour le sens). Variantes : Bonsom, Bonshoms, Bonzoms. Diminutif : Bonzoumet (65).
Boone Rencontré également sous la forme Boon, ce nom anglais peut désigner celui qui est originaire de Bohon, dans la Manche (cf les communes de Saint-Georges et Saint-André de Bohon), mais c’est aussi une anglicisation du français Bon (surnom ou nom de baptême).
Boonen Ce nom flamand est le génitif de Boon, pour lequel plusieurs sens sont possibles. On peut envisager le mot néerlandais “boon” (= fève), surnom probable d’un producteur ou d’un marchand de fèves. Cependant, dans bien des cas, il s’agit plutôt d’un nom de personne, pour lequel les possibilités ne manquent pas : le latin Bonus (= bon), le germanique Bono, ou encore une forme courte de Boniface, Bonaventure.
Boos Assez courant en Alsace, le nom correspond à l’allemand moderne böse (= mauvais, méchant). Il était utilisé au moyen âge comme nom de personne (Boso). A noter cependant que Boos est aussi un toponyme rencontré en Allemagne, mais j’en ignore la signification.
Booth Surtout porté dans le nord de l’Angleterre et en Ecosse, désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé. Le mot signifie cabane, hutte, notamment cabane de berger. Il est d’origine scandinave.
Boothe Egalement écrit Booth, ce nom anglais évoque une habitation sommaire ou temporaire, par exemple un abri de berger ou de vacher (moyen anglais both, d’origine scandinave).
Boquet Voir Bocquet.
Bor Nom porté surtout dans l’Aude et le Tarn. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Bor, toponyme fréquent dans l’Aude et dans le Rouergue. A noter en particulier la commune de Bor-et-Bar (12), mais aussi le hameau de Bor à Plaigne (11).
Borchers Porté en Allemagne, c’est un génitif de filiation de Borchert, variante de Burkhardt (voir Burgard pour le sens).
Borcy Très rare en France (Lorraine), le nom est plus fréquent en Belgique. Tout comme sa variante Bourcy, il désigne celui qui est originaire du village belge de Bourcy, proche de Bastogne (province de Luxembourg).
Bord Le nom est surtout porté dans la Creuse et le Tarn-et-Garonne, on le rencontre aussi en Savoie. Il paraît correspondre à l’ancien français (et occitan) bord, avec le sens de ‘bâtard’. Il faudrait cependant être sûr qu’il ne s’agit pas aussi d’un toponyme.
Borda Le nom est fréquent en pays gascon, où il désigne une ferme, une métairie.
Bordabehere Nom basque qui désigne la ferme (borda) située en bas (behere).
Bordage Désigne celui qui est habite un lieu-dit le Bordage ou en est originaire. Le toponyme, très répandu dans l’Ouest, a le sens de petite ferme. Le nom de famille est surtout porté en Vendée, dans le Poitou et dans le Maine. Variante plurielle : Bordages (Sud-Ouest). Dérivé : Bordager (= fermier, 27, 28).
Bordanova, Bordenave Toponyme formé sur borda (voir Bordes), qui a le sens de ferme neuve. La variante Bordenave est en principe originaire des Pyrénées-Atlantiques.
Bordas Variante de Bordes (voir ce nom) fréquente dans le Limousin (19, 87). On rencontre également la forme Bordaz dans le Dauphiné.
Bordel Pas très facile à porter aujourd’hui, ce nom, surtout présent dans l’Isère, désigne tout simplement une petite ferme (voir Bordes), et donc celui qui habitait une ferme, ou qui était originaire du lieu-dit (le) Bordel. On trouve aussi les variantes Bourdel, Bourdelle dans de nombreuses régions de France.
Bordelon C’est un petit bordel. Mais au moyen âge ce mot n’avait pas le sens actuel (qui nous est venu d’Italie). C’était au départ une cabane en planches, puis une petite ferme. Donc celui qui habitait une petite ferme (nom rencontré notamment dans le Loiret).
Borden Nom anglais désignant celui qui est originaire de Borden, localité du comté de Kent.
Borderie Nom porté dans le Périgord, le Limousin et l’Auvergne. On trouve dans le Rouergue la forme plurielle Borderies. C’est un toponyme désignant une ferme importante (dérivé de Borde).
Borderieux Porté dans la Nièvre, désigne en principe l’exploitant d’une ferme, d’une métairie (borderie). Avec le même sens : Bordereau (77, 49), Bordereaux (02), Bordereux (03), Borderiau (87, 23), Borderiou, Borderioux (45, 18), Borderon (85, 72, 71), Borderot (21, 52).
Bordes Nom qui désigne l’habitant d’une ferme, d’une métairie, ou le possesseur d’une grange. Le mot vient du francique *borda (cabane de planches), lui-même formé sur *bord (= planche).
Bordet Nom porté dans la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie, ainsi qu’en Vendée. C’est un diminutif de Borde, avec le sens de petite ferme (voir Bordes).
Bordeux Nom porté dans la Somme, où il a fréquemment été écrit aussi Bourdeux. Il désigne en ancien picard un personnage menteur, trompeur (dérivé de “bourde”).
Bordeyne Porté dans le département du Nord, le nom est également présent en Belgique. Je n’en connais pas la signification.
Bordiec Porté dans le Finistère, le nom désigne un fermier (dérivé du français borde, voir Bordes). Variante : Bourdiec (56). Nom voisin : Bourdic (56, 44), sans doute une petite ferme.
Bordier Désigne le tenancier d’une borde (= ferme, métairie). C’est en Normandie que le nom est le plus répandu.
Bordin Porté notamment en Vendée, c’est une probable variante de Bourdin (voir ce nom).
Bore Nom fréquent dans le Maine-et-Loire, également présent dans la Somme. Désigne sans doute celui qui fabrique de la bourre, étoffe grossière (variante Borre en Vendée). En Picardie, il faut cependant penser aussi au wallon bor (= bourg) et donc à un ancien nom de localité.
Boreau Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire. Il paraît s’agir d’une variante de Borel (voir ce nom) avec vocalisation de la finale. En composition : Boreau de Roince (29, 50, 14), nom dans lequel Roince devrait être une variante de Ronce, toponyme fréquent évoquant un lieu où poussent les ronces.
Borel Assez courant dans les Alpes du Sud, le nom était utilisé au moyen âge comme nom de baptême, mais son sens demeure obscur (voir Borreil). On peut aussi envisager qu’il s’agissait d’un surnom, mais là non plus les choses ne sont pas claires : on a le choix entre un surnom donné à un bourrelier ou à un bourreau !
Borella Nom d’origine italienne, matronyme correspondant à Borello, Borelli. Il s’agit certainement d’un nom de baptême (voir Borel et Borreil).
Borey Surtout porté dans la Haute-Saône, le nom désigne celui qui est originaire de Borey, dans le même département (à une vingtaine de kilomètres de Vesoul). Sens du toponyme : peut-être formé à partir d’une racine bora, variante du celtique borna = cavité.
Borg Nom porté en Alsace-Lorraine. C’est un toponyme désignant une place fortifiée (qui donnera le français bourg).
Borgeot Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire. C’est un toponyme avec le sens de petit bourg. Deux hameaux s’appellent Le Borgeot, à La Chapelle-Saint-Sauveur et à Thurey (71). Variante : Bourgeot (21).
Borgès, Borges Sans doute l’équivalent du français Bourgeois : c’est du moins une certitude si le nom est catalan, ce qui est rare (variantes Burgès, Burguès). Lorsqu’il est portugais, c’est plus délicat, car il pourrait s’agir aussi d’un toponyme. Autre hypothèse : originaire de la ville de Bourges.
Borghese C’est l’équivalent italien du français Bourgeois (soit l’habitant du bourg, soit l’individu caractérisé par son rang social). Variante : Borghesi.
Borgmann Nom porté en Alsace-Lorraine, dans le Nord et en Belgique (variante Borgman). Désigne celui qui habite la forteresse (allemand Burg). Autre forme : Burgmann.
Borguet En France, le nom est rare et porté dans l’Eure-et-Loir (variante : Borgué). Il est plus fréquent en Belgique (province de Liège). Ce devrait être au départ un toponyme avec le sens de “petit bourg”.
Borie Nom fréquent dans le Sud-Ouest. Désigne une ferme (voir Boyrie).
Borilla Le nom est porté en Guadeloupe (variante : Borila). Il est apparemment hispanique, mais je n’en connais pas la signification.
Borloo Le nom vient de Belgique. Il renvoie à un toponyme. On a le choix entre Borlo, dans la province du Limbourg, et Borlon, dans la province de Luxembourg (également Borlo au Moyen Âge). Vu la localisation et la graphie du nom de famille, la première solution semble la plus probable.
Bornais Le nom est porté notamment dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Bornay), mais les mentions anciennes le situent aussi dans le Cher, le Loir-et-Cher et surtout l’Ille-et-Vilaine (département où le suffixe -ais est très répandu). Dans tous les cas, on devrait avoir affaire à un toponyme, avec des sens qui peuvent varier : dans le Poitou et une partie du Centre, le mot “bornais” désigne un lieu sablonneux, notamment un plateau. Ailleurs, on pensera surtout à la racine “born”, qui évoque une grotte, une source, un ruisseau. Le mot “borne” est aussi envisageable dans certains cas.
Bornallet Rare et porté dans l’Ain, paraît être un diminutif de Borne (voir ce nom).
Bornand Nom porté en Haute-Savoie. Désigne celui qui est originaire de Bornand, toponyme dérivé de Borne, qui a dans cette région le sens de grotte, caverne. On pensera notamment aux communes du Grand-Bornand et du Petit-Bornand-les-Glières, ainsi qu’à des hameaux ou lieux-dits sur les communes de Magland et Demi-Quartier. Avec le même sens : Bornend, Bornens (74).
Borne Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire, mais on le trouve dans d’autres régions (42, 45 notamment). C’est un toponyme désignant une source, un ruisseau (occitan borna). Etymologie : prélatin *borna (= cavité naturelle, puis source).
Bornèque Nom rencontré dans le Territoire de Belfort et le Haut-Rhin. Variantes : Borneck, Bornecque, Bornègue. Semble désigner celui qui est originaire de Börnecke, nom de localités en Allemagne (deux communes dans le Brandebourg et la Saxe).
Borot C’est dans le Puy-de-Dôme que le nom est le plus répandu. Variante : Borrot. Les noms commençant par Bor-, Bour- sont difficiles à interpréter avec certitude, tant les possibilités sont nombreuses. On signalera cependant qu’en occitan le mot “borrot” désigne le bourdon (insecte). P.H. Billy envisage le diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, Boro.
Borotra Nom basque, qui semble devoir être rattaché à borosta (= broussaille), avec le suffixe de localisation -ra (= vers les broussailles).
Borowski Nom polonais désignant celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Borów (ou Borowo, Borowa). Le toponyme est formé sur le mot polonais “bór” (= forêt).
Borras On pense en général à un lien avec la bure, grossière étoffe de laine brune, venant du latin burra. Mais il peut aussi s’agir d’un nom de personne d’origine germanique (voir Bourrat). La deuxième version est fort plausible, car Borras est mentionné comme prénom au XIIe siècle.
Borreda, Borréda Nom catalan désignant celui qui est originaire de Borredà, village de la province de Barcelone situé à 15 km de Berga. Etymologie obscure (première mention en 888 sous la forme Brositano). Il devrait s’agir d’un ancien nom de domaine formé avec le suffixe -anum.
Borredon Surtout porté dans l’Aveyron, c’est une contraction de bosc redon, toponyme désignant en occitan un bois rond. On trouve la variante Bosredon en Corrèze.
Borrego Fréquent en Espagne, le nom signifie “agneau” en castillan. Il peut désigner celui qui est doux comme un agneau, ou encore par métonymie un berger. On retiendra le sens de “berger” pour le dérivé Borreguero (qui peut aussi désigner un pâturage pour les ovins, notamment sous la forme Borreguera).
Borreil, Boreil, Bourreil Nom de baptême très répandu en Catalogne aux alentours de l’an Mil. Vient peut-être du latin burrellus, qui signifie rougeâtre, mais c’est loin d’être une certitude.
Borrelli Porté dans diverses provinces italiennes, c’est cependant en Campanie, dans la région napolitaine, que le nom est de loin le plus répandu. Il devrait s’agir d’un toponyme (cf. les communes de Laureana di Borrello en Campanie et de Borrello dans les Abruzzes), mais il y a sans doute d’autres possibilités (voir Borella).
Borremans Ce nom flamand se rencontre aussi sous la forme Van den Borre, désignant celui qui est originaire d’un lieu-dit Borre ou qui y habite. Le sens de Borre est incertain : peut-être une variante wallonne de bourg, mais plutôt un nom de rivière. Une localité du département du Nord s’appelle Borre, et elle est traversée par une rivière appelée la Bourre.
Borrett Nom de famille angais également écrit Burrett, Borritt. C’est le plus souvent un ancien nom de personne formé des racines “burg” (= forteresse) et “roed” (= réunion, conseil). À envisager secondairement un lien avec la bourre.
Borreux Porté en France dans la région bordelaise, le nom est en principe originaire de Belgique, où il est plus fréquent sous la forme Boreux. Il devrait désigner celui qui est originaire de Boreux, localités à Bertrix (province de Luxembourg) et à Mazée (province de Namur). Source : Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane, qui cite un Laurent Boreux, drapier à Dinant en 1611.
Borrion Porté notamment dans les Alpes-Maritimes, semble correspondre à l’italien Borrione (Piémont), dont je ne connais pas la signification (peut-être un rapport avec la bourre). A noter cependant la présence de Borrion en Charente-Maritime.
Borssotto Ou Borsotto. Diminutif italien de Borso, lui-même contraction de Bonaccorso (= bon secours, ancien nom de baptême de sens mystique). Autre possibilité : le porteur d’une bourse ou un fabricant de bourses.
Borsu Porté dans les Ardennes et en Belgique, le nom s’écrit aussi Borsus, Borsut. Il devrait désigner celui qui est originaire du village belge de Borsu, dans la commune de Verlaine. Sens possible : lieu broussailleux (Carnoy, Origine des noms de communes de Belgique).
Bort Porté en Moselle, le nom devrait désigner un passementier (allemand Borte = passement). Ailleurs, et notamment en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales, c’est soit un toponyme désignant le plus souvent une source, soit une variante de Bord (voir ce nom).
Bortolozzi Fait partie des nombreux dérivés italiens de Bortolo, variante de Bartolo, lui-même forme courte de Bartolomeo (= Barthélémy). C’est en Vénétie que l’on rencontre le plus souvent les formes en Bort- (notamment Bortoli). Autres dérivés : Bortolan, Bortolani, Bortolazzi, Bortoletti, Bortolin, Bortolotti, Bortolussi, Bortoluzzi.
Boruta Nom de personne slave, porté notamment en Pologne, formé sans doute sur la racine bor (= combat, bataille), que l’on rencontre notamment dans Boris (dérivé russe : Borisov), Borys.
Borvon Nom porté dans le Finistère, où on rencontre aussi les formes voisines Borvo et Borveau. Je n’en connais pas le sens.
Borzeix Porté en Corrèze, le nom s’écrit également Bourzeix, Bourzeis, Bourseix, Borjeix. C’est l’équivalent du français Bourgeois, mais peut-être aussi celui de Bourget (voir ces noms).
Bosch, Bosc L’équivalent catalan ou occitan du très répandu patronyme français Dubois. Celui qui habite près du bois, qui est originaire d’un lieu-dit (el) Bosc. A noter qu’on trouve aussi le nom Bosch en Alsace ou en Allemagne, avec un sens à peu près identique (variante de Busch).
Boscher Patronyme fréquent en Bretagne (22) et en Normandie (61). On le rencontre également sous la forme Bosquer, et il semble désigner celui qui habite ou travaille dans la forêt, dans le bois.
Boschet Surtout porté en Bretagne (22, 56), c’est l’équivalent du mot “bosquet”. Plusieurs hameaux s’appellent Le Boschet, notamment à Caulnes (22), à Allaire, Arzal et La Chapelle-Gaceline (56).
Bosdevesy Surtout porté dans la Corrèze, désigne celui qui est originaire de Bosdevezy, hameau à Tarnac (19). Variantes : Bosdevesys, Bosdevezy, et sans doute aussi Bosdeveix. La forme Bosdevigie (87) pourrait en être une déformation. Signification probable : bois en défens (bois réservé au seigneur, avec en général interdiction de chasser ou de couper du bois).
Bosio, Bozio Patronyme italien. C’est un nom de personne d’origine germanique, Boso (= mauvais, méchant).
Boslak Ce nom polonais (accentué sur le s) devrait être formé sur un nom de personne slave ancien tel que Boguslaw ou Boleslaw.
Bosom Ce nom catalan ou occitan est l’équivalent du français Bonhomme. Il était utilisé au Moyen Âge comme nom de personne (prénom), sans doute avec une valeur augurale (“que tu sois un bon homme !”). La forme latine (Bonus Homo) est attestée en Italie dès le début du VIIIe siècle. Variante rare : Bosoms (31).
Bossard Nom de personne d’origine germanique composé des racines bos = mauvais, méchant et hard = dur. Le patronyme est très répandu en Vendée et plus généralement dans l’Ouest. On trouve les variantes Bossart, Bossaert dans le Nord. Pour ces deux derniers noms, certains auteurs pensent que les racines sont plutôt burg (= forteresse) et hard.
Bossavy Porté en Dordogne, désigne celui qui est originaire de Bossavy (ou Boissavy), hameau à Payzac, dans le même département. Signification : le bois de Savy, variante de Savin (voir Savi). Variantes : Boissavi, Boissavie, Boissavit, Boissavy.
Bosschem Nom porté dans le département du Nord et en Belgique. Dérivé du flamand Bossche (= le bois), c’est apparemment un nom de localité. En France, il existe un lieu-dit Boschem à Thionville (57).
Bosse, Bossé Il s’agit d’un sobriquet appliqué à un bossu. On rencontre surtout ce nom dans l’Ouest (49, 44, 35).
Bosseaux C’est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu. Deux hypothèses sont possibles et toutes deux acceptables : soit le surnom d’un bossu, soit un diminutif du nom de personne d’origine germanique Bos (boso = mauvais, méchant).
Bosseboeuf Nom porté en Poitou-Charentes. Variante : Bosboeuf. Les mots “bos” et “bosse” peuvent désigner dans cette région un bois. En admettant cette idée, on aurait affaire à un toponyme, le bois du boeuf. Ce genre de toponyme n’est apparemment pas inconnu, puisqu’un hameau s’appelle Boisboeuf à Bouvron (44). Il convient cependant de rester très prudent.
Bosseloir Le nom est porté en Belgique (variante : Bosseloirs). Plusieurs solutions : soit un nom de personne d’origine germanique (dérivé de Boso, racine bos = mauvais, méchant), soit un surnom lié au picard boch’lôre, sorte de binette (interprétation tirée du Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane), soit enfin le wallon bosselier (celui qui fasait descendre les trains de bois dans les rivières).
Bossenie Rare, le nom est surtout porté en Limousin (19, 87) et dans la Dordogne. Il désigne celui qui habite un lieu-dit la Bossenie ou qui en est originaire. C’est le nom d’un hameau à Thenon (24). Signification probable : lieu buissonneux.
Bosser Le nom est surtout porté dans le Finistère. Il correspond au métier de boucher (breton bosser). Variante : Le Bosser.
Bossert Variante de Bossard (voir ce nom) portée en Alsace-Lorraine.
Bossin Patronyme porté dans le Centre (36, 37, 41). Diminutif : Bossinot (37). Même si le mot ‘bossin’ a désigné la bouche au moyen âge, il faut plutôt penser à un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine bos (= mauvais, méchant), ou encore à un toponyme avec le sens de petit bois. Il existe un hameau appelé Bossin à Betz-le-Château (37).
Bossis Nom porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique (variante : Bossy). Le terme désigne en Vendée une digue séparant les marais salants. De nombreux hameaux s’appellent le Bossis. A noter que le nom Bossy se rencontre aussi en Provence et dans le Lyonnais, où il correspond à divers hameaux ou anciens hameaux : à Aix-en-Provence (13), à Frangy et à Scientrier (74).
Bosso Nom italien porté en Campanie et dans le Piémont. Plusieurs possibilités : soit un lieu où pousse le buis (italien “bosso”), soit un nom de personne qui pourrait être une aphérèse de Giacobosso, dérivé de Giacobo (= Jacques), ou encore un nom de personne d’origine germanique (racine “bos” = mauvais, méchant). La forme plurielle Bossi est très répandue en Lombardie. On trouve le matronyme Bossa en Campanie (Naples), en Calabre et dans l’ouest du Piémont. Dérivés : Bossetto (Piémont), Bossetti (Corse, Lombardie), Bossini (Lombardie, Toscane).
Bossuyt Porté en Belgique et dans le département du Nord, le nom se rencontre aussi sous les formes Bossu et Bossut. Surnom possible pour un homme bossu, il semble cependant que ce soit plutôt un toponyme. Le nom de famille devrait donc désigner celui qui est originaire de Bossut-Gottechain, dans le Brabant wallon, ou encore de Bossuit (Brabant flamand et Flandre occidentale). A noter aussi Bossus-lès-Rumigny dans les Ardennes françaises (Bossut en 1290). Signification : lieu boisé (germanique *busk + suffixe collectif -ud).
Bostbarge Assez rare, le nom est porté dans le Puy-de-Dôme. Si “bost” signifie “bois”, le sens de “barge” est plus difficile à définir avec précision : on pense généralement à une meule de foin (sens attesté en occitan septentrional), mais le sens de “berge, limite” n’est pas à exclure. Reste à savoir si on a affaire à un toponyme (apparemment introuvable), ou plutôt à un patronyme composé de deux noms de famille.
Bostdecher Nom porté dans le Puy-de-Dôme. Variantes : Bostdeché, Bostdechez, Bosdecher, et sans doute aussi Bodecher. Il désigne celui qui est originaire du Bost de Cheix, hameau à Marat, dans le même département (le Bostdecher sur la carte de Cassini). Le mot “bost” désigne un bois. Quant à “cher” ou “cheir” (devenu “cheix” par erreur), c’est un terme évoquant un rocher, un lieu rocailleux.
Botbol, Boutboul Variantes de Abitbol (voir ce nom).
Botelho Le nom désigne en portugais les algues, le varech. Il devrait s’agir d’un toponyme (nom de lieu), éventuellement d’un surnom métonymique pour celui qui ramasse le varech.
Botet Diminutif de bot, qui désigne en catalan une outre, mais aussi une petite embarcation. Le mot botet peut également signifier tonnelet (diminutif de bóta). Et comme si cela ne suffisait pas, il y a également un nom de personne d’origine germanique, Boto (bod = messager), qui pourrait éventuellement faire l’affaire !
Botrel Nom breton porté notamment dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Bothrel (22), Botherel (56, 22), Bothorel, Botorel (29). Il renvoie à l’ancien français boterel (= petit crapaud), souvent utilisé pour désigner un personnage laid ou méprisable.
Bottagisi Forme plurielle du nom italien Bottagisio. Les deux noms de famille se rencontrent en Lombardie, surtout dans la province de Bergame. Je n’en connais pas le sens.
Bottali Nom assez rare porté en Italie du Nord, forme plurielle de Bottale. C’est un dérivé de l’italien “botte” (= tonneau). Le terme “bottale” est aujourd’hui utilisé pour désigner une machine cylindrique utilisée dans la préparation des peaux.
Bottega Nom italien surtout présent en Vénétie. On le rencontre dans la même région sous la forme Bottecchia. Forme corse avec pluriel de filiation : Botteghi. Sans doute le surnom métonymique de celui qui tenait un magasin, une échoppe (italien bottega).
Bottero Nom italien qui désigne un tonnelier. Forme plurielle : Botteri.
Bottin En France, le nom est surtout porté dans les Alpes-Maritimes et le Nord-Pas-de-Calais, mais on le rencontre aussi dans d’autres régions (par exemple en Basse-Normandie et en Lorraine). Il est également présent dans le nord de l’Italie (Vénétie surtout) et en Belgique. Variante : Botin (62). Variante ou matronyme : Bottine (80). Autres formes italiennes : Bottino, Bottini. Diminutifs : Bottineau (Essonne), Bottinelli (Italie, surtout en Lombardie). Diverses explications ont été fournies. La plus vraisemblable est un nom de personne germanique correspondant à la racine “bod” (= messager), à rapprocher de Bodin, Boudin et Boutin (voir ces noms). Pour les formes italiennes, on a aussi envisagé des dérivés du nom “botte” (= tonneau), ou encore des hypocoristiques de Giacobo (= Jacques, Jacob).
Botton Nom de personne d’origine germanique, Botto (racine bod = messager). Il est très porté dans le Rhône, les Vosges et les Deux-Sèvres. On le rencontre aussi en Belgique. Variantes italiennes : Bottòn (Vénétie), Bottone, Bottoni.
Bottrini Diminutif de l’italien Bottero (= tonnelier), ce nom très rare est apparemment inconnu aujourd’hui en Italie, où l’on rencontre la forme Botterini, elle aussi très rare.
Botty C’est dans le nord de la France et en Belgique que l’on rencontre ce patronyme. Il s’agit apparemment d’un nom wallon, sur lequel on peut hésiter entre plusieurs significations : soit une variante de Bottier (= le métier de bottier), soit le wallon botî (= porteur de hotte), soit plutôt le wallon namurois boûtî (= bouvier). Denière possibilité, un nom de personne d’origine germanique, Bodhari (bod = messager + hari = armée).
Botuha Nom surtout porté dans le Morbihan, rencontré aussi sous la forme Bothua. On trouve également le nom Bothoa dans les Côtes-d’Armor. Il désigne celui qui est originaire de Bothoa, nom de hameaux ou de fermes à Quemper-Guézennec, Saint-Nicolas-du-Pélem et Saint-Gelven (22). Le nom voisin Bothuan (29) renvoie pour sa part au hameau de Bothuan à Commana, et Bothuon à un autre hameau à Loc-Eguiner (29). Tous ces noms sont formés à partir du vieux breton bod (= demeure) suivi d’un nom de personne.
Bouabdallah Nom formé avec le préfixe arabe bou- (= père) suivi de Abdallah (= seviteur de Dieu).
Bouafia Nom désignant le père (bou) d’Afia, prénom qui correspond à l’arabe `âfiya (= santé, protection).
Bouajila Nom de famille porté surtout en Tunisie. Le premier élément (“bou”) indique en général la paternité. Quant au second (“ajila”), il semble contenir l’idée de rapidité (`ajala = rapidité, empressement, à l’origine du prénom masculin Ajlân et de son équivalent féminin Ajala).
Bouali, Boualli Nom formé avec le préfixe arabe bou- (= père de) sur Ali (arabe `aliyy = élevé) : cousin et gendre de Mohammed, Ali fut le quatrième calife de l’Islam.
Bouamra Désigne en arabe le père (bou) de Amra, nom de personne généralement féminin (`amra) qui signifie ‘longue vie, prospérité’.
Bouan Le nom et porté en Bretagne (22). Il semble s’agir d’un ancien prénom : il existerait un saint Bouan, l’un des 350 évêques irlandais ordonnés par saint Patrice, qui aurait débarrassé le pays de Quimper des loups qui le ravageaient. Dans ce cas, ce pourrait être l’équivalent du gallois ou de l’irlandais Bowen, Bowan. A noter le nom composé Bouan du Chef du Bos (avec ou sans traits d’union), qui a dû désigner la famille Bouan vivant en haut (chef) du bois (bos).
Bouanchaud Le nom est surtout porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique. Variantes : Bouancheau, Bouancheaux, Bouanchau. Je n’en sais hélas pas plus.
Bouanik Nom originaire d’Afrique du Nord (Algérie notamment). Le préfixe bou- signifie “père”, mais il a parfois simplement le sens de “homme”. Quant à Anik (‘anîq, féminin ‘anîqa), c’est un prénom qui signifie “élégant”.
Bouarif Nom arabe qui désigne le père (préfixe bou-) d’Arif (`ârif), un nom de personne signifiant “celui qui a la connaissance”.
Bouas Nom porté dans le Sud-Ouest, dont la signification demeure obscure. Le rapprochement fait par le dictionnaire de M.T. Morlet avec un terrain boueux ne semble pas convenir pour cette région. Il faut plutôt envisager un lien avec l’occitan buou = boeuf (peut-être boval = étable ?).
Bouaud Nom porté dans la Loire-Atlantique et la Vendée. Variante : Bouault. C’est un nom de personne d’origine germanique, Bodwald (bod = messager + waldan = gouverner), plus courant sous la forme Boudaud (85, 49, 17) et ses variantes Boudau, Boudault, Boudaut, Boudaux, Boudeau, Boudeaud, Boudeaux.
Bouayad Nom arabe formé avec le préfixe bou- (en principe père de) sur Ayad : voir Ayad.
Bouaziz Le préfixe Bou- signifie en arabe père de, encore que la notion de paternité ne se soit pas forcément conservée dans la formation des noms. En principe, Bouaziz signifie donc père d’Aziz (`aziz = cher, puissant, inaccessible).
Bouazza Nom de personne fréquent au Maroc. Il pourrait signifier en arabe “l’homme à la gazelle” (bou + `azza). Autre possibilité : l’homme de l’amour (racine `.z.z., voir Bouaziz). À noter que “bou” peut aussi avoir le sens de “père” (le père d’Azza).
Boubals Nom porté dans l’Hérault, plus courant sous la forme Boubal (12, 81). Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un endroit boueux, que l’on retrouve dans Saint-Martin-de-Boubaux, commune de Lozère.
Boube Le nom est surtout porté dans la Haute-Garonne. Variantes ou dérivés : Boubes (Boubés, Boubès), Boubbes. Il s’agit d’un toponyme, sans doute avec le sens de terre argileuse, boueuse (à rapprocher de l’occitan “bolbena”). A noter les hameaux de Boube à Cassagnabère-Tournas et à Francon (31). Avec le même sens : Boubée, Boubées (32, 82), de nombreux hameaux s’appelant (la) Boubée dans le Gers.
Boubekeur Ce nom arabe, très répandu sous diverses formes (variantes : Boubaker, Boubakeur, Boubacar, dérivés : Boubakri, Boubekri), renvoie à Abou Bakr (abû bakr = l’homme à la chamelle), qui fut le compagnon et le beau-père de Mohammed, ainsi que le premier calife de l’Islam (632-634).
Boubel Le nom est surtout porté dans la Meurthe-et-Moselle. On trouve en Moselle la forme voisine Bobel. Sans doute le surnom d’un personnage niais, sens qu’on retrouve dans l’ancien français “bobelin”. A noter cependant que “bobelin” peut aussi désigner un savetier.
Boubet Nom porté en Picardie (60, 80) et dans le Pas-de-Calais. Il peut s’agir d’une autre forme de Bobet (voir ce nom). On envisagera aussi une variante de Boubert (80, 62), désignant celui qui est originaire de Boubers, nom de deux communes du Pas-de-Calais et d’une autre dans la Somme (Mons-Boubers), ou encore de Boubiers, dans l’Oise.
Boubiela Bien que porté dans l’Aisne, ce nom rare devrait désigner celui qui est originaire de Boubiella, hameau à Camarade, dans l’Ariège. On trouve d’ailleurs dans l’Ariège les formes voisines Boubila, Boubilla.
Boubil Rare, le nom est surtout porté dans l’Hérault. Ce devrait être une variante de Baubil, surnom possible pour un bègue.
Boucajay Nom très rare porté dans la région lyonnaise. A pu désigner celui qui faisait des fagots (bocage, bouchage = tas de fagots), mais il faudrait connaître d’autres graphies du nom et avoir plus de précisions sur son origine géographique.
Boucard Surtout porté en Vendée, c’est un nom de personne d’origine germanique, Burchard (burc < burg = forteresse + hard = dur). On trouve la variante Boucart dans la Somme et dans le Nord. Diminutifs : Boucardet (59), Boucardey (70).
Boucaret Nom très rare porté dans la Creuse, où il était autrefois concentré à Royère-de-Vassivière. La forme Bougaret, rencontrée dans l’Allier, pourrait en être une variante. Sens incertain. Peut-être un toponyme : un hameau s’appelle “le Boucaret” à Peyrilhac (87).
Boucaru Porté dans l’Hérault, le nom se rencontre dans le Gard sous la forme Boucarut. L’adjectif “bocarut” désigne en occitan celui qui a de grosses lèvres (dictionnaire occitan-français d’Alibert). A noter qu’un hameau s’appelle Boucarut à Roquemaure (30).
Boucaud (de) Nom surtout porté dans la région lyonnaise. Le nom de Boucaud se rencontre quant à lui dans le Bordelais. Ce patronyme semble avoir plusieurs origines différentes. Il peut s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Burgwald (burg = fortification + wald = qui gouverne). Mais dans bien des cas on doit avoir affaire à un toponyme, comme semble le confirmer la forme de Boucaud. Il y a bien sûr la commune du Boucau (64), où le mot boucau signifie embouchure, et on trouve dans le Jura et l’Allier des communes du nom de Bouchaud, qui laissent penser que Boucaud a dû également être utilisé (sans doute avec le sens de petit bois).
Bouchadeill Nom porté dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Bouchadel (au XVIIe siècle Buxadel). C’est un toponyme désignant un lieu où pousse le buis.
Bouchama Désigne le père (préfixe bou-) de Chama, Chamaa (voir Chamaa).
Bouchand Le nom est surtout porté dans la Loire. Variantes : Bouchant, Bouchamp (42, 71). C’est, avec un suffixe typique de cette région, une variante de Bouchaud (voir ce nom).
Bouchara Surtout porté par des juifs d’Afrique du Nord, le nom signifie en arabe ‘le chevelu’ (bû-sha`ara).
Bouchard Parfois un sobriquet en rapport avec la bouche ou le bouc, mais il s’agit le plus souvent d’un nom de personne d’origine germanique, Burchard (burc < burg = forteresse + hard = dur). Nom très fréquent un peu partout, mais surtout en Bourgogne et dans le Lyonnais.
Bouchardeau Diminutif de Bouchard (voir ce nom) porté dans de nombreuses régions de France, notamment le Bordelais et la Champagne. Avec d’autres suffixes : Bouchardet (71, 69), Bouchardie, Bouchardy (Limousin et Savoie), Bouchardon (63).
Boucharef Nom arabe désignant le père (“abou, bou”) de celui qui s’appelle Charef, variante de Charif (voir ce nom). Avec le même sens : Boucharif, Boucheref, Boucherif.
Bouchareyssas Porté notamment dans la Haute-Vienne, le nom s’écrit aussi Boucharechas, Bouchareissas, Boucharessas, Bouchareychas. C’est un toponyme de sens identique à Boucherés (voir ce nom). On peut penser à celui qui est originaire de Boucheresse, hameau à Clairavaux (23).
Bouchat Le dictionnaire de M.T. Morlet évoque un petit tonneau, et estime qu’il pourrait s’agir d’un sobriquet s’appliquant à un homme ventru. Cependant, le fait que le nom se soit rencontré surtout dans l’Allier, avec un suffixe -at qui pourrait être d’origine auvergnate, peut aussi nous faire penser à un toponyme signifiant le petit bois, le bosquet.
Bouchaud Nom surtout porté dans la Haute-Vienne et la Loire-Atlantique. Il peut s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Burgwald (burg = fortification + wald = qui gouverne). Dans d’autres cas, on pensera à un toponyme avec le sens de bosquet. Variantes : Bouchault, Bouchaut, Bouchaux. Diminutifs : Bouchaudon (18), Bouchaudy (63).
Bouche Nom de famille très fréquent, notamment dans le Nord et en Auvergne. Semble désigner celui qui faisait des fagots (ancien français bosche).
Bouché C’est en principe une variante de Boucher (voir ce nom). Autre possibilité : variante de Bouchet (= petit bois). Il est difficile dans l’annuaire téléphonique de distinguer les formes avec accent et sans accent. Sans accent (Bouche), il s’agit soit d’un bois (toponyme), soit d’un faiseur de fagots.
Bouchenoire Le nom est porté dans la Sarthe ainsi que dans la Saône-et-Loire, où on trouve la variante Bouchenoir. Difficile de se faire une certitude : au-delà des apparences (celui qui a la bouche noire), il faut peut-être envisager un toponyme avec le sens de “bois noir”. Un hameau s’appelle Bouchenoire à Saint-Christophe-en-Boucherie (36).
Bouchentouf Le nom doit être décomposé en Bou Chentouf (Chentouf est également un nom de famille en Afrique du Nord). Bou (abû) signifie en principe ‘le père de’, mais peut aussi avoir le sens de ‘homme’. Quant à Chentouf, le nom existe en kabyle (acentuf) pour désigner une chevelure ébouriffée, et en arabe dialectal algérien (shentûf) il a le sens de houppe, touffe de cheveux sur la tête. Donc, peut-être l’homme à la houppe, ou l’homme aux cheveux ébouriffés, même si shentûf peut aussi désigner un collier de femme.
Boucheny Nom porté dans le Loiret, également présent en Seine-et-Marne. Il semble s’agir d’un ancien nom de localité, mais je n’en sais hélas pas plus. Il existe une côte Boucheny près de Pithiviers.
Boucher Nom de métier, bien sûr. Une précision cependant : au début, le boucher était celui qui abat les boucs (en fait les chevreaux). Mais, très vite, ce nom s’est substitué à l’ancien maiselier (disparu au XVe siècle) pour prendre son sens actuel. C’et en Picardie que le nom de famille est le plus répandu.
Bouchereau Nom surtout porté en Vendée (également 49, 28). On peut penser à un diminutif de Boucher (nom de métier), mais il doit plutôt s’agir d’un toponyme avec le sens de bosquet ou endroit où pousse le buis. A noter le hameau de Bouchereau à La Tardière (85). Variantes ou formes voisines : Boucheraud (36, 23), Boucheraux (44), Bouchereaud (17, 36), Bouchereaux (Île-de-France).
Boucherés Ou Boucherès. C’est un toponyme évoquant le buis, rencontré aussi sous les formes Bouchères, Boucheresse. Le nom de famille est porté notamment dans le Lot-et-Garonne.
Boucheron C’est dans la Haute-Vienne que le nom est le plus répandu. On pourrait penser une variante de bûcheron (nom de métier), mais il s’agit en fait d’un toponyme très fréquent en Limousin (une bonne dizaine de hameaux dans la Haute-Vienne), sans doute avec le sens de lieu où pousse le buis, ou encore de bosquet.
Boucherot C’est en Bourgogne (21) que le nom est le plus répandu. Son sens est identique à celui de Bouchereau (voir ce nom).
Bouchet Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Bouchet, toponyme ayant le sens de petit bois. Le nom de famille, très répandu, est surtout porté dans la Loire et la Vienne (également 07, 63, 43, 17, 74).
Boucheton Porté dans le Loir-et-Cher (également 70, 44), c’est sans doute un toponyme avec le sens de petit bois. Formes voisines : Bouchetou, Bouchetout, Bouchetoux (19), Boucheteau (44, 79).
Bouchex Variante savoyarde (74) de Bouchet (= petit bois). En composition : Bouchex-Bellomie (73, 74).
Bouchi En France, les plus anciennes mentions du nom le situent en Moselle, et c’est une probable variante de Bouchy (voir ce nom). Il était également porté dans l’Ain. Mais Bouchi est aussi un nom de famille arabe, je n’en connais pas le sens.
Bouchier Le nom est porté dans la Nièvre et en Dauphiné. Variante : Bouchié. On peut envisager une variante de Boucher (voir ce nom), mais en Dauphiné et dans les Alpes du Sud il s’agit d’un toponyme désignant un lieu où pousse le buis, nom de plusieurs hameaux et lieux-dits, par exemple à Saint-Andeol (38), à Allos (04) ou à Saint-Martin-de-Queyrieres (05).
Bouchière Porté en Vendée et dans la Vienne, c’est sans doute un toponyme (lieu où pousse le buis).
Bouchikh Désigne en arabe le père (bou) de Chikh (voir ce nom). Dérivé : Bouchikhi.
Bouchikri Nom arabe qui désigne le père (‘abû, bû) de Chikri. Voir Chiker pour le sens.
Bouchillou Le nom est surtout porté en Dordogne. Variantes ou formes voisines : Bouchillon, Bouchilloux, et sans doute Bouchilloen (59). C’est un toponyme avec le sens de lieu buissonneux, bosquet de buis. A noter en Dordogne les hameaux de Petit Bouchillou et Grand Bouchillou à Servanches, des Bouchilloux à Saint-Aubin-de-Cadelech, et du Bouchillon à Grand-Brassac.
Bouchindhomme Nom caractéristique du Pas-de-Calais, rencontré aussi sous les formes Bouchindomme, Bouchindome, Bouchind Homme, Bouchind’homme, Bouchend Homme, Bouchend’homme, Bouchendhomme, Bouchendomme. Il renvoie certainement à un nom de localité, mais impossible d’en trouver trace. M.T. Morlet propose pour l’étymologie un nom composé de Boccin (nom d’homme germanique) et de la racine damma = digue, levée de terre. On pourrait aussi penser à un petit bois d’ormes, mais l’idéal serait de retrouver la forme d’origine pour avoir une certitude.
Bouchon Relativement courant, le nom est porté dans des régions assez diverses, notamment l’Aquitaine, la Lorraine et le Massif Central. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un toponyme avec le sens de bosquet, buisson (nom de très nombreux hameaux).
Bouchonneau Nom porté dans l’Ouest, de la Vendée au Bordelais. C’est un diminutif de l’ancien français bousche (= buisson, taillis).
Bouchot Surtout porté en Saône-et-Loire, rencontré aussi dans les départements voisins, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Bouchot. Sens du toponyme, féquent en Bourgogne : buissons, bouquet d’arbres. A noter, entre autres, les hameaux du Bouchot dans la Nièvre (Saint-Andelain) et dans la Saône-et-Loire (Flacey-en-Bresse).
Bouchoule Nom porté dans le Limousin (variante : Bouchoulle). Sans doute un toponyme désignant un lieu où pousse le buis.
Bouchoux Le nom est surtout porté en Bourgogne (58, 71). C’est un toponyme désignant soit un buisson ou un bosquet, soit un lieu où pousse le buis. A noter, dans l’Ain, les communes de Saint-Nizier-le-Bouchoux et Saint-André-le-Bouchoux, et dans le Jura celle des Bouchoux. Formes voisines : Bouchou, Bouchous (11, 47, 66). Une autre explication, pour Bouchoux, pourrait être le francoprovençal “boutsou” (= cabaret, penser aux “bouchons” lyonnais).
Bouchy Devrait désigner celui qui est originaire de Bouchy (Bouchy-le-Repos puis Bouchy-Saint-Genest), commune de la Marne, ou de Buchy dans la Moselle. C’est en tout cas dans l’Est que le nom est le plus répandu (57, 55, 08). Signification du toponyme, du moins pour Bouchy : lieu où pousse le buis (Buxedus en 852).
Bouclet Surtout porté dans le Pas-de-Calais, pourrait être un dérivé de “boucle”, mais ce n’est sans doute pas le cas. Il s’agit plutôt d’une contraction de Bouquelet, Boucquelet, eux-mêmes variantes de Boquelet, Bocquelet, avec le sens de bosquet (préférable à celui de petit bouc, donné par M.-T. Morlet). La même contraction est à l’origine du nom Boclet, surtout porté dans la Somme.
Bouclier Assez fréquent en Savoie, désigne en ancien français celui qui fabriquait des boucles et des anneaux.
Bouclin Nom rare porté dans la Haute-Saône, où il s’est aussi écrit Bouquelin, Bouclain. Sens incertain. À envisager éventuellement une adaptation du nom alsacien ou alémanique Bocklin (Böcklin, Boecklin), dérivé de “Bock” (= bouc).
Boucq Assez fréquent dans la Somme et dans le Nord, c’est un sobriquet évoquant le bouc, qui n’est sans doute pas très valorisant. Variantes : Bouc, Bouck.
Boucry Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, ce devrait être un toponyme, peut-être variante de Boucly (également nom de famille), localité de la Somme (commune de Tincourt-Boucly). En picard, le l précédé d’une consonne se transforme souvent en r (cf. houbron = houblon).
Boudaa Egalement Bouda. Nom de famille arabe de sens incertain. Apparemment on y trouve le préfixe Bou (= père de, homme, arabe `abû) suivi d’un nom qui pourrait être dâ’ (= maladie).
Boudaille Nom surtout rencontré en Champagne ou dans la Meuse. Sobriquet désignant une personne ventrue (de boude = nombril).
Boudal Rencontré à la fois dans le Puy-de-Dôme et dans les Vosges, c’est un nom de personne d’origine germanique, Bodwald (bod = messager + waldan = gouverner).
Boudar Nom de famille originaire du Maroc. Semble désigner le père (bou) de Dahr (arabe dahr), nom de personne ayant le sens de “temps, époque”. Mais il y a peut-être d’autres solutions.
Boudard Pour le sens, voir Boutard. Le nom est assez répandu dans le Morbihan, on le rencontre aussi dans le Jura.
Boudarel Porté dans la Loire, la Haute-Loire et les départements voisins, pourrait être un diminutif de Boudier, nom de personne d’origine germanique (voir ce nom).
Boudas Nom rare porté en Lorraine (54). Sans doute une variante de Boudat, diminutif du nom de personne d’origine germanique Boude, Boudes (Bodo, racine bod = messager).
Boudau Nom de personne d’origine germanique, Bodwald (bod = messager + wald = qui gouverne). Le patronyme est porté dans les Pyrénées-Orientales et en Vendée. Avec le même sens : Boudaud (85, 49, 17), Boudault (79, 86), Boudaut (33, 63), Boudeau (85, 79, 45), Boudeaud (23, 85), et sans doute aussi Boudaux (25, 60) et Boudeaux (02).
Boudekhane Le nom pourrait renvoyer à la localité algérienne de Boudekhane, près de Khenchela, mais celle-ci semble elle-même formée sur un nom de personne (peut-être l’homme au tabac : bou + dukhân).
Boudelet Variante de Bodelet (voir ce nom), le nom de famille est très rare (Ardennes, Belgique). Forme contractée : Boudlet.
Bouder, Le Bouder Nom de famille breton à rattacher au verbe boudal (= sonner du cor, de la trompe), ou encore à la racine boud (= bourdonnement). Il pourrait donc s’agir soit d’un héraut, soit d’une personne agaçante.
Boudergue Le nom est surtout porté dans le Cantal. Variante : Boudergues. Il devrait s’agir d’un toponyme. Reste à le localiser et à en comprendre le sens, ce qui fait beaucoup !
Boudesseul Patronyme porté en Normandie et dans la Mayenne (variante Boudesseu). Semble correspondre à l’ancien français botisele (= petit tonneau, surnom pouvant évoquer un marchand de vin ou un personnage rondouillard), également à l’origine du nom Bouteselle. La transformation de t en d est courante en Normandie, notamment dans les patronymes (Boutevillain > Boudevillain, Boudvillain).
Boudet Deux possibilités pour ce nom fréquent dans l’Allier : soit le diminutif de Boude (= nombril, sobriquet appliqué à une personne au gros ventre), soit le diminutif du nom de personne d’origine germanique Boude(s), qui vient de Bodo (bod = messager). Vu le suffixe utilisé, la seconde solution me paraît préférable. En effet, les dérivés de Boude = gros ventre sont plutôt du type Boudaille, Boudigue.
Boudeville Nom porté en Normandie (76). Variantes : Bouteville, Boutteville. Désigne celui qui est originaire de Boutteville, nom d’une commune de la Manche et de plusieurs hameaux. Sens du toponyme : le domaine (latin villa) de Boto, Bodo, nom de personne germanique (racine bod = messager).
Boudhuile Nom porté dans le Rhône, également écrit Boud’huile. Faut-il accorder foi à cette graphie et envisager un rapport avec l’huile ? Difficile à dire. De toute façon, le sens du nom est obscur. On peut éventuellement imaginer un rapprochement avec l’occitan bodolh, bodolha, désignant un homme ventru, replet. A noter, dans le Gard, l’existence d’une rue du Boud’huile à Pujaut, ce qui pourrait être une piste intéressante.
Boudier Nom de personne d’origine germanique, Bodhari (bod = messager + hari = armée), porté notamment dans la Saône-et-Loire et la Mayenne.
Boudin Dans la plupart des cas, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine bod (= messager). Peut éventuellement désigner un marchand de boudins ou une personne ventrue. C’est dans la Seine-Maritime que le nom est le plus répandu. Matronyme : Boudine. Diminutifs : Boudinaud (77, 42), Boudineau (77, 44, 91), Boudinel, Boudinelle (62, 80), Boudinet (19, 70), Boudinhon (07, 43), Boudinot (02, 55, 91).
Boudinar Porté en Algérie, le nom devrait signifier “l’homme au dinar” (monnaie).
Boudjaoui Nom algérien désignant le père (préfixe bou-) de Djaoui (voir ce nom).
Boudjemaa, Boudjema Nom originaire d’Algérie. Il est formé avec le préfixe Bou, qui signifie en principe père de (mais il est parfois employé simplement avec le sens de homme), sur la racine j.m.`, qui contient l’idée de rassemblement. Le nom Boudjemaa (bû jam`â) signifie le rassembleur (sans doute avec un sens religieux, puisque le nom Djemaa (jumu `a en arabe standard) évoque le vendredi, jour de rassemblement pour la prière).
Boudoire On rencontre le nom dans la Haute-Vienne, les Charentes et l’Indre-et-Loire, ainsi que dans le Vaucluse. Variante : Boudoir (24). Il désigne celui qui habite un lieu-dit la Boudoire, toponyme ayant sans doute le sens de lieu boueux, poussiéreux (occitan bodoire). La solution de M.T. Morlet (variante de Boudouard, nom de personne d’origine germanique) est possible dans le Vaucluse.
Boudon Nom de personne d’origine germanique, cas-régime de Bodo (bod = messager), rencontré notamment dans la Lozère, le Gard et la Haute-Loire.
Boudonnet C’est dans l’Orne que le nom a toujours été le plus répandu. Il devrait s’agir d’un diminutif de Boudon, Bouton, noms de personnes d’origine germanique (racine “bod” = messager). Avec un autre suffixe : Boudonnat (03).
Boudot Le nom est fréquent dans la Saône-et-Loire. On le rencontre aussi dans l’Allier, en Franche-Comté et dans les Vosges. Il s’agit souvent d’une variante de Baudot (voir ce nom), nom de famille très répandu dans la même région. Autre possibilité : diminutif du nom de personne germanique Boude, Boudes (racine bod = messager). Le nom peut aussi s’écrire Bodot.
Boudou Fréquent dans l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne (également présent en Guadeloupe), c’est un nom de personne d’origine germanique, Bodwulf (bod = messager + wulf = loup). On le rencontre en Picardie sous la forme Boudoux. Autre variante : Boudoul (43).
Boudouard Porté dans les Hautes-Alpes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Bodoward (bod = messager + wardan = garder).
Boudrand Essentiellement porté dans le Cher et la Saône-et-Loire (variantes : Boudran, Boudrant), c’est un nom de personne d’origine germanique, Bodhramn (bod = messager + hramn = corbeau). La forme Goudrand (71) en est une déformation.
Boudreau Le nom est surtout porté dans les Deux-Sèvres (variante : Boudreault). On trouve dans l’Aisne les formes Boudreaux, Boudriaux. Il devrait s’agir d’un diminutif de Boudier (voir ce nom), comme le montrent les formes Boudereau (36, 29) et Boudereaux (02). On trouve également des Boudreau au Canada, le nom étant apparu en Acadie au début du XVIIe siècle : Michel Boudrot est cité en 1639 dans un acte rédigé à Port-Royal, et semble originaire des environs de La Rochelle. A noter qu’en France le nom Boudrot est surtout porté en Bourgogne (variante : Boudriot).
Boudrias Le nom n’existe apparemment plus qu’au Québec aujourd’hui, mais on le retrouve en France sous les formes Boudras (07) et Boudias (15). Il s’agit de diminutifs du nom de personne d’origine germanique Boudier (Bodhari : bod = messager + hari = armée). Quand j’ai dit que le nom n’existait plus en France, c’est faux, puisqu’il est porté par quelques famille venues d’Afrique du Nord : on y retrouve apparemment le mot bou- (= père de), suivi d’un nom qui semble renvoyer à la racine consonantique d.r.s (= étudier), présente notamment dans Driss, Idriss (‘idrîs), nom donné par la tradition musulmane à Enoch, petit-fils d’Adam, qui aurait inventé l’écriture.
Boudrot Diminutif de Boudier, nom de personne d’origine germanique, Baldhari, Boldhari (bald, bold = audacieux + hari = armée), ou encore Bodhari (bod = messager). Le nom Boudier est fréquent en Bourgogne, région où l’on rencontre la plupart des Boudrot. On trouve dans les Deux-Sèvres les formes Boudreau, Boudreault, que l’on peut considérer comme des variantes, de même que Boudreaux (02).
Boudry Nom de personne d’origine germanique, soit Bodric (bod = messager + ric = puissant), soit variante de Baudry (voir ce nom), porté surtout dans le Nord et dans l’Oise, ainsi qu’en Belgique.
Boudsocq Le nom est surtout porté dans les Ardennes. Variante : Boudsoque. On rencontre aussi les formes Boutesocq (02) et Boutsoque (10). C’est apparemment le surnom d’un laboureur, celui qui pousse, qui enfonce le soc de la charrue.
Boudy Le nom est surtout porté dans la Corrèze et dans le Lot. Sanns doute un toponyme, porté par une commune du Lot-et-Garonne (Boudy-de-Beauregard) ainsi que par plusieurs hameaux, notamment dans le Cantal. Etymologie incertaine : peut-être une variante de Boudin, nom de personne d’origine germanique (voir ce nom).
Boué Porté dans le Sud-Ouest (31, 82, 64), le nom désigne un bouvier.
Bouery Le nom est surtout porté dans la Creuse, où il désigne celui qui est originaire de Bouèry, hameau à La Celle-Dunoise (23). Signification : variante de Bouérie (= étable, enclos pour les boeufs). A noter la présence du nom de famille dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Vosges, avec un sens qui n’est peut-être pas le même.
Bouesnard, Bouësnard Porté notamment dans les Côtes-d’Armor, semble une déformation de Boisnard (voir Boisneau).
Bouet Le nom est porté notamment dans le Cher et le Maine-et-Loire. Il signifie ‘petit boeuf’, surnom difficile à interpréter avec certitude, mais qui a pu désigner un jeune gardien de boeufs.
Bouffandeau Surtout porté en Vendée, c’est un surnom appliqué à un individu glouton (dérivé du verbe bouffer = gonfler les joues), sens attesté pour Bouffard dès le XIIIe siècle. Bouffandeau semble le dérivé du participe présent bouffant (renconté comme nom de famille sous la forme Bouffand).
Bouffanet Bien que surtout porté dans la région lyonnaise, le nom vient de Charente. Il désigne celui qui est originaire de Bouffanais, hameau à Tourriers (16). Variantes : Bouffanais, Bouffannais. Le toponyme semble évoquer un lieu balayé par le vent (cf. l’occitan bofaniá = bourrasque, tempête). Cependant, une forme médiévale ‘terra de bosfaneis’ pourrait laisser penser à un bois (bos), peut-être un bois marécageux (germanique fani, à l’origine du mot fange). Encore faut-il que cette graphie médiévale ne soit pas erronée.
Bouffard Surtout porté dans la Vienne et les Deux-Sèvres, le nom se rencontre aussi dans l’Isère. Voir Buffard pour le sens.
Bouffel Nom porté en Picardie. Diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, Boffo (étymologie obscure).
Bouffenie Le nom est porté en Poitou-Charentes et en Limousin. Variantes : Bouffeny, Bouffini, Bouffinie, Boufini. Sens obscur, d’autant qu’il est difficile de savoir laquelle de ces formes est la plus proche de la réalité.
Boufflet Nom surtout présent en Picardie (80, 60). Variante : Bouflet (76). Deux possibilités selon moi : soit celui qui a le visage enflé (sobriquet), soit celui qui est originaire du village de Boufflers, dans la Somme. La seconde solution présente l’avantage d’être géographiquement parfaite. C’est en tout cas elle qui explique les noms de famille Boufflers, Boufflert, Bouflers.
Bouffon Nom porté dans le Puy-de-Dôme (variante : Boufon), rencontré aussi sous la forme Buffon (24, également Italie). Il désigne en principe celui qui aime rire et faire rire les autres (sens de l’italien buffone, du latin médiéval bufo = railleur, diseur de bons mots). A noter cependant qu’avec ce sens le mot bouffon n’est arrivé dans la langue française qu’au XVIe siècle, et que d’autres solutions sont envisageables, en rapport avec le verbe médiéval bufer (= souffler).
Bougamont Surtout porté dans le département du Nord (variante : Bougamond), le nom paraît être un toponyme, mais je ne vois rien qui corresponde, sinon la commune de Bouquemont, dans la Meuse.
Bougaran Porté dans le Finistère (variante : Bougarant), le nom correspond au tissu appelé ‘bougran’, utilisé pour faire les doublures, mais qui était au Moyen Âge une étoffe de lin très fine (origine : la ville de Boukhara, en Asie). Il s’agit probablement d’un surnom donné à celui qui vendait cette étoffe.
Bougard Le nom est surtout porté dans la Sarthe et le Nord. Il correspond au nom de personne d’origine germanique Burghard (burg = forteresse + hard = dur), avec amuïssement du r.
Bougeard Voir Bougard pour le sens. Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et la Seine-Maritime.
Bougenière Le nom est porté dans le département du Nord, tout comme sa variante Bougenières. Il pourrait s’agir d’un ancien nom de localité (cf un lieu-dit Bougenière à Saint-Martin-de-Bavel dans l’Ain, ou encore des hameaux appelés la Bouguenière en Vendée). Sens du toponyme : domaine de Bougin, Bouguin, nom de personne d’origine germanique. Autre possibilité : une variante de Boujonnier, un nom rencontré en Picardie et qui pourrait désigner un fabricant de grosses flèches (ancien français bojon). Cette dernière solution paraît préférable, car on trouve en Belgigue la forme Bougenier.
Bouges Le nom se rencontre dans l’Aveyron, où il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bouges (hameau à Alpuech). On le trouve aussi, souvent écrit Bougès, dans le Lot-et-Garonne, la Gironde et le Loir-et-Cher. Sens du toponyme : terre en jachère ou en friche (prélatin bodica, occitan bosiga).
Bouget Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, le nom semble désigner un fabricant ou un marchand de bouges, sacs de cuir ou bourses (ancien français bolge, boge, gaulois bulga). On rencontre aussi le nom dans la Loire, où il pourrait être au départ un toponyme (cf le hameau de Bouget à Tours-sur-Meymont, 63, voir Bougette)
Bougette Nom porté dans l’Hérault et dans le Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire de (la) Bougette, nom de deux localités : la Bougette à Saint-Mathurin-sur-Loire (49), et Bougette à Causse-de-la-Selle (34). Sens du toponyme : sans doute dérivé du prélatin bodica (= jachère, friche).
Boughriet Le préfixe arabe Bou- (abû, bû) signifie “père de”. Le second élément du nom est hélas plus obscur, sans doute une graphie approximative pour un nom de personne qui pourrait être Ghiyath (ghiyâth = secours, assistance, un des noms donnés au prophète Mohammed).
Bougie Difficile de cerner l’origine géographique de ce patronyme. Il est quand même assez répandu dans l’Ouest (44, 49). Peut très bien désigner un fabricant ou un marchand de bougies. Le mot bougie est en effet mentionné pour la première fois dans un texte en 1300 : il désigne la cire (originaire au départ de la ville algérienne de Bougie) servant à confectionner des chandelles. On disait à l’époque : des chandelles de bougie. Cependant, il faut envisager d’autres hypothèses, par exemple des déformations de Bougis, Bougy, qui sont des toponymes. Ainsi on trouve des communes appelées Bougy dans le Calvados et le Loiret
Bougit Porté dans la Loire-Atlantique, le nom se rencontre aussi sous les formes Bougi, Bougie, Bougis (85, 44, 49, 56). Voir Bougie pour le sens.
Bougon Nom surtout porté dans la Seine-Maritime et la Sarthe. Rien à voir avec un personnage bougon (le terme se rencontre pour la première fois en 1803). Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Bougo (racine burg = forteresse). Autre possibilité : un fabricant de grosses flèches ou de verrous (ancien français boljon, bojon). On trouve les formes apparemment similaires Boughon, Bougheon et Bougeon en Auvergne.
Bougrain Porté notamment dans l’Orne, la Mayenne et l’Eure-et-Loir, c’est un nom de sens incertain. J’y verrais volontiers une métathèse de Bourgain (59, 62), nom de personne féminin d’origine germanique. On peut aussi envisager un dérivé de “bougre” (= hérétique, dépravé), ou encore une déformation de “bon grain”, “beau grain”. À envisager enfin une variante de Bougrand (voir ce nom).
Bougrand Un nom assez rare, rencontré dans la Vienne ainsi que dans la Somme et la Seine-Maritime. Variante ancienne : Bougrant. Il désigne par métonymie un marchand de grosse toile utilisée aujourd’hui pour les doublures, le bougran. Ecrit boquerant au XIIe siècle, le mot a pour origine la ville de Boukhara, en Ouzbékistan.
Bougret Porté au Québec, semble correspondre à Bougueret, nom porté dans la Haute-Marne. Sens incertain. On a tendance à voir dans ces noms et dans les formes voisines soit des dérivés du mot “bougre” (= hérétique, personne aux moeurs jugées perverses), soit, comme le fait M.-T. Morlet dans son dictionnaire, des surnoms pour un marchand de châtaignes (dérivé de “bogue”).
Bougron Nom assez rare porté dans l’Ouest, notamment en Normandie (76). Il pourrait s’agir d’une forme avec métathèse de Bourgon, nom d’une petite cité de la Mayenne. Sens du toponyme : le mot bourg suivi du gaulois -onno (= rivière). On ne peut cependant négliger l’existence du mot bougeron, bougueron en ancien français : il désignait un hérétique (dérivé de bougre), également une personne aux goûts jugés pervers.
Bouguet Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, pourrait être un toponyme avec le sens de terrain sablonneux et mouvant au bord de la mer (sens attesté pour “bougues” en Normandie). Le nom peut aussi être rapproché de “bogue” (enveloppe de la châtaigne) ou être une variante de Bouget (voir ce nom).
Bouguyon Nom porté dans le Finistère. Variantes : Bouguion, Bouguéon. C’est l’équivalent de Beauguion, Beauguyon, Bauguion, Bauguyon, rencontrés dans la même région. Signification : le beau Guyon (voir ce nom).
Bouhana Porté en Afrique du Nord par de Juifs séfarades ou par des musulmans, c’est un nom composé avec l’arabe bû (= père de, également homme) et le mot hanâ’ (= réjouissance, félicité), également utilisé comme nom de personne. Formes voisines : Bouhani, Bouhania (hâni’ = heureux, réjoui).
Bouheniche Porté en Afrique du Nord aussi bien par des musulmans que par des juifs séfarades, le nom s’écrit aussi Bouhnich, Bouhnick, Bouhnik, Bouhanich, Bouhaniche, Bouhanik. Il est composé de l’arabe bû (= père de, mais aussi homme) et d’un terme qui devrait avoir le sens de petite joue ou bouchée de pain (arabe dialectal Hnîk). Signification possible : l’homme joufflu. A envisager aussi : l’homme au serpent (arabe Hanash).
Bouhi Le nom devrait correspondre à l’arabe “bahî” (= très beau, éblouissant).
Bouhier Nom porté en Vendée et en Poitou-Charentes, également présent autrefois dans le Maine-et-Loire. Il devrait s’agir d’une variante de Boutier (voir ce nom), mais on peut aussi envisager une variante de formes telles que Boyer (= bouvier).
Bouhlala Originaire d’Afrique du Nord, le nom est souvent simplifié en Boulala. Il signifie en principe le père (arabe “abû”, dialectal “bû”) de celui qui s’appelle Hlala. Ce dernier nom renvoie à une racine h.l.l (éventuellemnt H.l.l), mais je n’en connais pas le sens. Parmi les possibilités, on peut noter le mot “hilâl” (= croissant de lune, également beau jeune homme, serpent mâle ou première pluie).
Bouhours Nom assez fréquent dans l’Ouest (72, 53, 28), qui correspond à l’ancien français bohort (= lance pour jouter dans les tournois). Le nom désigne donc sans doute l’utilisateur de cette lance. A noter cependant que le verbe bohorder (= jouter) a pris très vite un sens métaphorique évoquant les joutes amoureuses. Il est fort possible que ce soit ce dernier sens qu’il faille retenir pour le nom de famille (cf Lancelevée). Variantes : Bouhou (72), Bouhour (59, 72), Bouhourd (72, 89), Bouhout (72, 78), Bouhoux (72, 28), Buhour, Buhours, Buhourt (14). Diminutif : Bouhourdin (37, 86).
Bouige Un nom du Massif Central. C’est un toponyme qui désigne une terre en friche (de bodica, origine préromane).
Bouilhac Désigne celui qui est originaire de Bouilhac, nom d’un hameau à Lagraulière (19). Variante : Bouillac, qui peut aussi désigner celui qui est originaire de la commune de Bouillac (24). On trouve également en Corrèze les noms de famille Bouilhaguet et Bouillaguet, qui renvoient sans doute au hameau de Bouillaguet à Perpezac-le-Noir (19). Signification : on propose généralement pour Bouilhac, Bouillac ‘le domaine de Bullius’, nom d’homme latin. La forme Bouilhaguet nous invite à y voir plutôt l’occitan bolhaca (= mare, bourbier).
Bouillant Sans doute un toponyme désignant une source bouillonnante. Mais on peut aussi penser au bouleau, d’autant que le patronyme se rencontre dans l’Ouest, où le mot bouille était employé pour désigner cet arbre. Quant au sens figuré désignant un homme bouillant, je ne suis pas sûr qu’il ait été employé au moyen âge, encore qu’en Bretagne le rapprochement soit tentant avec le nom Bouill, patronyme désignant un individu vif et fringant.
Bouille Il faudrait connaître l’origine géographique du nom pour être sûr du sens. On peut penser malgré tout à un toponyme signifiant lieu marécageux, bourbeux. Mais si le nom était catalan, il faudrait éventuellement faire le rapprochement avec le mot bulla (boule, bulle).
Bouillet Fréquent dans le Cher, mais rencontré aussi ailleurs (71, 59 notamment), le nom est un toponyme très répandu en France, qui peut avoir deux sens différents : soit un lieu marécageux, une mare, soit un endroit buissonneux (également lieu où pousse le bouleau). On trouve avec les mêmes sens la forme Bouiller (71, 58). Variantes : Bouillez (62, 60), Bouillier (39, 62), Bouilliez (62, 59, 39), Bouilliet (21). Formes féminines : Bouillette (Normandie), Bouillère (24, 71). Avec d’autres suffixes : Bouillard (08, 90, 77), Bouillat (38, 74), Bouillaud, Bouillault, Bouilleau, Bouilleaud (85, 86, 79, 33), Bouillaut, Bouillaux (50).
Bouillon On trouve ce nom dans la Meuse, mais aussi un peu partout en France. C’est un toponyme désignant le plus souvent un lieu marécageux (autres possibilités : source jaillissante, lieu buissonneux).

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