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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura


Cabaillès Voir Cavaillès pour le sens. Le nom, rare, est porté dans l’Aude.
Cabal Fréquent dans l’Aveyron et le Tarn, le nom est sans doute à rattacher à l’occitan caval (= cheval), surnom donné au possesseur d’un cheval, ou à celui qui est fort comme un cheval. L’hypothèse donnée par Dauzat (riche, puissant, occitan “cabal”) semble moins probable. Par contre, le même mot “cabal” peut avoir d’autres sens qui pourraient convenir : capital, cheptel, héritage (éventuel toponyme). Autres formes : Cabail, Cabailh (65), Caball (66).
Cabalery Nom rare rencontré dans les Landes. Il s’agit certainement d’un lieu-dit ou du nom d’un ancien village (cf la Cavalerie dans l’Aveyron, ainsi que plusieurs hameaux du Sud-Ouest). Sens du toponyme : ancienne commanderie appartenant à un ordre de chevaliers, ou domaine possédé par un nommé Cavalier (Cabaillé).
Caballé voir Cavaillé.
Caballero forme castillane de Cavaillé (voir ce mot) = cavalier.
Cabanel Diminutif de Cabane (= cabane, généralement en pierres sèches). Le patronyme désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Cabanel. Le nom est fréquent dans tout le Languedoc.
Cabanes, Cabanas, Cabanat Il s’agit du nom cabane, issu du latin capanna. Le nom désigne donc celui qui vit dans une cabane, certes, mais il faut savoir que, au moins en Roussillon, la cabane était aussi une auberge (telle est l’origine du village de Corbère-les-Cabanes). A signaler aussi que beaucoup de hameaux portent le nom de (les) Cabanes, et que notre patronyme est peut-être aussi un nom d’origine.
Cabanétos Le nom est porté en Vendée depuis la fin du XVIIe siècle, mais il est originaire de l’Aveyron. Le premier porteur connu en Vendée venait de Saint-Côme-d’Olt et s’était installé à Grosbreuil. Le nom signifie en occitan “les petites cabanes” (sans doute pour désigner un enclos pastoral) et correspond à l’actuel Cabanettes, nom de cinq hameaux dans l’Aveyron (communes de Brommat, Curières, Gramond, Laguiole, Montpeyroux). Le nom de famille Cabanettes existe aussi, il est d’ailleurs porté dans l’Aveyron.
Cabanier Surtout porté dans l’Aude, le nom est plus fréquent sous la forme Cabanié. Il désigne l’occupant d’une cabane, mais reste à savoir ce que pouvait être cette cabane. Peut-être une construction en pierres sèches où l’on confectionnait le fromage, mais aussi une cabane de chasseurs, et même une auberge (sens attesté dans les Pyrénées-Orientales pour le village de Corbère-les-Cabanes). Difficile de trancher.
Cabard Nom assez rare rencontré en Dordogne, mais aussi dans la Manche. Peut-être un dérivé de cap = tête, surnom donné à un homme têtu. On trouve la variante Cabart dans la Manche, ainsi que dans l’Eure-et-Loir (également présent dans la Marne).
Cabaret Fréquent dans la Sarthe, le nom se rencontre aussi en Picardie. D’origine néerlandaise, le mot “cabaret” a d’abord désigné une petite auberge. Il a ensuite pris le sens de “lieu où l’on se rassemble pour boire et jouer”. Le premier sens semble préférable pour expliquer le nom de famille, surnom par métonymie d’un aubergiste. Avec le même sens : Cabaretier (52). Dans le Midi, le nom Cabaret désigne celui qui est originaire de Cabaret, montagne et château ruiné à Lastours (11). Signification probable du toponyme : latin “caput arietis” (= tête de bélier).
Cabaribère Voir Caverivière.
Cabarroc Porté notamment dans le Lot et l’Aveyron, c’est un toponyme signifiant “le roc creux”, également écrit Cabarrot, Cabaroc, Cavarroc, Cavarrot. Autres formes : Cabarroque, Cabarroques (82), Cavaroc (15).
Cabarrou Le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. Il désigne celui qui est originaire de Cabarrou, nom de hameaux à Gardères et à Gourgue (65), également lieu-dit à Gerde (65). Signification possible : le lieu situé en haut, au-dessus (cap) de la rivière (arriu), mais c’est loin d’être une certitude.
Cabarrouy Rencontré aussi sous la forme Cabarouy, le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Il désigne celui qui habite la maison ou le hameau situé en haut, au-dessus, à l’extrémité (cap) du canal, du ruisseau (arrouy). Trois hameaux s’appelent Cabarrouy à Gan, Lasseube et Aussevielle (64).
Cabasse Le nom est porté dans le Sud-Est (83, 13, 26). Vu sa répartition géographique, il désigne dans la plupart des cas celui qui est originaire de Cabasse, nom d’une commune du Var. Signification probable du toponyme : le domaine de Capatius, nom d’homme latin. Le patronyme peut aussi évoquer celui qui a une grosse tête ou qui est têtu (occitan cabàs).
Cabaussel Surtout porté dans le Tarn et la Haute-Garonne, c’est le nom de deux hameaux à Castres et à Cabanès (81), mais il pourrait s’agir au départ d’un surnom, à rapprocher de l’occitan cabucel (couvercle, occiput), lui-même dérivé de cap (= tête). Comme toponyme, ce pourrait être un champ de choux (cabus = chou pommé).
Cabay En France, le nom, rare semble avoir été surtout porté dans la Marne. Il est également porté en Belgique (variante : Cabai), dont il pourrait être originaire. Sans doute un dérivé de la racine cab (tête).
Cabé Un patronyme du Sud-Ouest, qui est une contraction de caballer, et désigne donc un cavalier (voir Cavaillé).
Cabelle Nom aujourd’hui très rare, rencontré autrefois dans les Vosges. Semble être un diminutif de cab (= tête), avec un sens qui reste à déterminer. On peut aussi envisager une déformation locale de Gabelle, nom appliqué au percepteur de cet impôt.
Cabeza Fréquent en Espagne, le nom a pu désigner celui qui a une grosse tête ou qui est têtu (castillan cabeza = tête), mais il s’agit le plus souvent d’un toponyme évoquant une petite colline. Forme plurielle : Cabezas. Variante portugaise : Cabeça.
Cabillot Nom rare dont l’origine géographique est difficile à déterminer, tout comme pour la forme voisine Cabillaux. Peut-être le surnom d’un pêcheur ou d’un marchand de morue (cabillaud).
Cabioch, Cabioc’h Fréquent dans le Finistère, semble correspondre au breton kabidoch, désignant un homme petit et trapu, qui donne aussi les noms Cabedoce, Cabedoche, Cabidoche.
Cabiro Nom porté notamment dans les Landes (également 31, 33). Désigne celui qui est originaire de Cabiro, nom de très nombreux hameaux gascons, en particulier dans les Landes et le Gers. Le toponyme semble devoir être rattaché à l’occitan cabiron (catalan cabiró) qui désigne un chevron, avec un sens qui reste à préciser. On évoque parfois aussi le chevreuil (occitan cabirol). Formes voisines : Cabirou (12, 30, 64), Cabiron (48), le chevreuil étant pour sa part présent dans le nom Cabirol (24, 87).
Cabocel le nom est surtout porté en Lorraine. Variante : Cabossel. Sans doute le surnom d’un homme têtu ou à grosse tête (dérivé de caboche).
Cabochin Diminutif de caboche (= tête), a dû désigner un homme têtu. Le nom était porté autrefois dans la Vienne (variante : Cabochain).
Cabon, Le Cabon Nom breton porté surtout dans le Finistère. Correspond au français “capon” et au breton “kabon”, qui désignent un chapon et, par métaphore, un personnage peureux.
Cabot Nom surtout fréquent à Banyuls-sur-Mer. C’est un sobriquet formé sur la catalan cap (= tête), avec le suffixe -ot qui semble avoir ici une valeur augmentative. Donc, celui qui a une grosse tête.
Cabourg Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Cabourg : outre la ville côtière du Calvados, il existe au moins un hameau dans l’Eure (commune de Saint-Georges-du-Vièvre). C’est dans le Loiret et le Calvados que le nom est le plus répandu. On trouve dans la Somme les variantes Cabour, Cabourt.
Cabras Un nom caractéristique de la Sardaigne, où il est très répandu. Il désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée (= lieu fréquenté par les chèvres, sarde kabhras), sans doute la petite ville de Cabras, à l’ouest de l’île. On rencontre parfois le nom en Espagne, mais il y est beaucoup plus rare.
Cabre Nom porté dans le Pas-de-Calais, également présent dans le Var. Il signifie ‘chèvre’, surnom aux multiples possibilités (celui qui a une barbe de chèvre, ou encore un homme têtu, fantasque, éventuellement un chevrier).
Cabrera Nom fréquent en Espagne, lié à l’élevage des chèvres. Il s’agit plutôt d’un toponyme, plusieurs villages et lieux-dits s’appelant ainsi.
Cabrigniac Egalement écrit Cabrignac, Cabrinhac, le nom est originaire du Lot. Il paraît renvoyer à une ancienne localité (cf. le suffixe -ac), mais je ne trouve rien qui corresponde.
Cabrillet Nom rare porté en Vendée (Cheffois). Diminutif de cabril, cabrit (= chevreau), utilisé soit comme métaphore (= leste comme un chevreau), soit comme métonymie (éleveur, gardien de chevreaux, variante Cabrilier). Le nom paraît être d’origine occitane.
Caburet Nom de famille surtout porté dans le Doubs. On le rencontre sous la forme Cabouret dans le Calvados et la Seine-et-Marne. Apparemment un diminutif de Cabour, nom dont le sens est obscur. A signaler cependant qu’on rencontre en occitan les mots cabord, capbord (prononcer ‘cabour’), qui désignent une personne plutôt niaise, au comportement irréfléchi. Le lien est possible, mais loin d’être certain.
Cabus Le nom est surtout porté dans l’Ardèche. On le rencontre sous la forme Cabut en Saône-et-Loire. Sans doute un dérivé de cap (= tête), surnom pour celui qui est têtu ou a une grosse tête. Le nom désigne aussi le chou pommé. Diminutifs : Cabusel, Cabuzel (surtout portés en Picardie).
Caby Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un nom de sens incertain. Tout comme Cabuy (même région), il paraît lié à la racine cab- (= tête), et pourrait être le surnom d’un nomme têtu. Herbillon et Germain proposent plutôt le wallon “cabeye” (= camomille).
Cacaud Le nom est porté dans le Limousin, le Velay et la Vendée. Son sens le plus courant, dans diverses régions, est celui d’oeuf (surnom possible pour un marchand d’oeufs), en occitan “cacau”. À noter cependant qu’en Limousin il peut aussi avoir le sens de noix, et en Velay celui de rognon. F. Mistral signale aussi le sens figuré de dernier-né d’une famille, notamment à Apt (84). Variantes : Cacault, Cacaut. On rencontre également la forme Cacaux dans la Somme et en Seine-Maritime, le sens d’oeuf étant là aussi envisageable (forme ancienne attestée : Caucau).
Caccavelli Nom italien porté dans le nord des Pouilles (province de Foggia), rencontré vers Orvieto sous la forme Caccavello. Forme féminine, plus rare : Caccavella. Le mot “caccavella” désigne en italien une marmite en terre cuite, également une sorte de tambour à friction dans la région napolitaine (du latin “caccabus” = marmite). Plusieurs possibilités : soit le surnom d’un potier ou de celui qui joue de la caccavella, soit un sobriquet pour une personne grosse.
Cacciaguerra Nom italien assez rare, porté au sud de la Sicile et dans la province de Forlì-Cesena (Émilie-Romagne). Il signifie “chasse la guerre”, avec un sens sans doute identique à Vinciguerra (voir ce nom).
Cacciari Nom italien fréquent en Emilie-Romagne (Modène, Bologne). Il semble lié à la chasse (surnom de chasseur ?), mais aucune certitude.
Cachard Lorsque le nom est porté en Picardie (variante : Cachart), c’est sans doute une autre forme de Cassard (voir ce nom) ou un dérivé du verbe cacher (= chasser). Mais c’est dans l’Ardèche, le Tarn-et-Garonne et la Savoie qu’il est le plus répandu, et là il semble s’agir d’un toponyme : un hameau s’appelle Cachard à Désaignes (07), ainsi qu’un château à Boffres (07). A noter aussi le moulin du Cachard à Torchefelon (38) et un hameau à Montagnieu (38). Autre hameau : le Cachard à Bas-en-Basset (43). C’est un dérivé du verbe cachar (= presser), qui a pu désigner un moulin ou un pressoir.
Cachat C’est dans la Haute-Savoie que le nom est le plus répandu. Sens incertain. On pense automatiquement à l’eau d’Évian (source Cachat), mais la source doit son nom à son propriétaire et exploitant. Ceci dit, “cachat” pourrait signifier “caché” en francoprovençal. Félix Fenouillet (voir bibliographie) faisait pour sa part venir Cachat du nom de personne latin Cassius.
Cacheux Ou Cacheu. Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est une forme picarde du mot ‘chasseur’.
Cachia L’un des noms les plus répandus à Malte, arrivé en France via l’Algérie et la Tunisie. Je n’en connais pas la signification. Un site web lui suppose une origine grecque et le rattache à “kakos” (= mauvais), interprétation qui me paraît très douteuse.
Cachin Le nom est surtout porté dans l’Eure-et-Loir, mais on le rencontre aussi en Haute-Savoie. Il semble correspondre à l’ancien français ‘cachin’ (= éclat de rire), surnom probable pour un personnage joyeux.
Cachoux Le nom est porté en Savoie et dans l’Ain. Sens incertain. Félix Fenouillet le rattachait au nom d’homme latin Cassius. En ancien français, l’adjectif “cachous” signifie “cachotier”, en occitan (“cachós”) il désigne un importun, un fâcheux. Une autre solution serait un toponyme avec le sens d’abri, tanière, sens relevé dans les Pyrénées pour le mot “cacou”. Un hameau au Bourget s’appelle Cachoud. Formes voisines : Cachoz (73), Cachou (65).
Caclin Le nom est surtout porté dans le Bas-Rhin, où l’on trouve aussi la variante rare Cacclin. C’est une forme contractée de Caquelin (67, 88), diminutif de Caquel (88). M.T. Morlet pense à un surnom pour une personne bavarde (cf. caquet), mais il faut plutôt penser à l’alémanique et alsacien Kakel (casserole ou pot de terre), qui est à l’origine du savoyard caquelon (marmite pour la fondue).
Cacqueray (de) Egalement écrit Caqueray (de), pourrait désigner celui qui détenait la seigneurie de Caqueret, aujourd’hui hameau à Néville-sur-Mer (50). On rencontre le nom de famille Caqueret en Picardie (02, 60).
Cadamuro Nom italien porté dans la province de Venise. Sens incertain. Une hypothèse quand même : une forme Cà d’Amuro, dans laquelle “cà” serait l’équivalent de “casa” (=maison) et Amuro un nom de personne. Le nom de famille Amuro, très rare, existe à Venise (il est aussi présent en Campanie).
Cadars Désigne celui qui est originaire de Cadars, hameau de l’Aveyron (commune de Quins), département où le nom est le plus répandu.
Cadart Assez courant dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu.
Cadas Surtout porté dans l’Aveyron, pourrait être un toponyme évoquant le genévrier cade.
Cadaureille Nom rare porté dans le Lot, à rapprocher sans doute de Chaldoreille (voir ce nom). A noter l’existence d’un lieu-dit Cadaureille à Massals (81).
Cadé Un nom occitan qui correspond à un arbre ou arbuste très fréquent dans le Midi, le genévrier (latin catanus).
Cadeau Le nom est assez courant dans l’Ouest (44, 49, 72). Sens incertain. On précisera d’abord qu’il n’a rien à voir avec le sens actuel du mot “cadeau”, qui date du XVIIe siècle. Le mot lui-même est emprunté à l’occitan “capdel” (= capitaine), et il a d’abord été utilisé pour désigner une grande capitale ornée à la tête d’une page ou d’un paragraphe (XVe siècle). Il faut sans doute chercher ailleurs le sens du nom de famille : peut-être une déformation de noms bretons tels que Cadiou, Cadio (voir Cadiot). À noter la forme voisine Cadiau (49). On rejettera par contre l’hypothèse de M.-T. Morlet, qui évoque l’ancien occitan “cadel” (= petit chien).
Cadène Le nom signifie en catalan chaîne (latin catena), et désigne apparemment un fabricant de chaînes. Il ne faur cependant pas repousser totalement une autre origine, liée au genévrier (latin catanus) et à l’occitan cade.
Cadenel Nom surtout porté en Provence. Il désigne en principe une petite chaîne, ou une serrure, et donc celui qui les fabrique. Autre sens possible : bois de genévriers (cade en occitan). Cf. le hameau des Cadenelles à Figanières (83).
Cadenet Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il peut désigner une petite chaîne, un verrou (surnom de serrurier), mais Cadenet est aussi un toponyme, assez fréquent dans le Gard et la Lozère, avec le sens de bois de genévriers (cade en occitan).
Caderas Le nom se rencontrait autrefois dans l’Ille-et-Vilaine. Il semble de toute façon breton, et doit être un dérivé de Cader (ancien nom de personne ayant le sens de “guerrier”, dérivé de cad = combat).
Cadet Nom fréquent en Picardie, également très présent aujourd’hui à la Réunion. On pense en principe au plus jeune des frères, par opposition à l’aîné, mais ce sens n’est attesté en français qu’au milieu du XVe siècle. Il n’y a malgré tout aucune autre explication plausible.
Cadic Nom de personne breton formé sur la racine cad, cat (= combat), surtout porté dans le Morbihan. On trouve dans le Finistère la forme équivalente Cadec. Dérivé : Cadiguez.
Cadiergues Nom porté dans le Lot. Variante : Cadiergue. Désigne celui qui est originaire de Cadiergues, nom de deux hameaux à Molières et à Viazac (46). La finale -iergues indique qu’il s’agit d’un ancien nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -anicas, à partir d’un nom de personne qui serait selon M.T. Morlet le gaulois Catus.
Cadiet Porté dans le Morbihan et la Loire-Atlantique, c’est un diminutif de Cadiou (voir Cadieu).
Cadieu, Cadieux Porté surtout dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, c’est une variante du breton Cadiou, dérivé de cad, cat (= combat), nom sans doute donné à un combattant, ou encore diminutif du nom de personne Cadec (même sens).
Cadilhac C’est dans l’Aveyron et les départements voisins (81, 82) que le nom est le plus répandu. Variante : Cadillac. Il désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, peut-être Cadilhac, hameau à Murols (12). A noter aussi les deux communes de Cadillac en Gironde. Signification probable : le domaine de Catilius, nom d’homme gallo-romain (gaulois Catilus).
Cadiot Variante ou diminutif de Cadio, nom porté dans le Morbihan qui est l’équivalent de Cadiou (nom de personne breton formé sur la racine cad, cat = combat).
Cadorel Semble un diminutif du breton Cadour, ancien nom de personne ayant le sens de ‘guerrier’ (cat = combat). A noter cependant que si on trouve beaucoup de Cadorel en Loire-Atlantique, on rencontre aussi le nom dans le Maine-et-Loire et l’Indre-et-Loire. De plus, on trouve des Cadoreau dans la Charente-Maritime, et des Cador dans la Sarthe et la Vienne. On n’est certes pas loin de la Bretagne, mais le sens pourrait être différent, d’autant que deux hameaux s’appellent Le Cadoreau, tous deux dans le 44, à Oudon et la Rouxière. Il est donc fort possible que Cadorel et Cadoreau soient des noms identiques, apparemment des toponymes. Tout cela demande à être clarifié.
Cadoret Fréquent dans le Morbihan, c’est un ancien nom de personne breton, formé sur les racines cad (= combat) et uuoret (= secours). Variante ou matronyme : Cadorette.
Cadorin Porté en Vénétie, ce nom italien désigne celui qui est originaire du Cadore, région montagneuse des Dolomites. Le nom de la région (*Catubrium) est lié à l’ancien peuple celte des Catubrini. À noter que le nom de famille Cadore existe aussi, mais qu’il est très rare.
Cadot Quand on le rencontre en Bretagne, le nom, comme Cado, est une variante de Cadou (voir ce nom). Mais c’est en Saône-et-Loire qu’il est le plus porté. Son sens est assez incertain. Peut-être une variante de Cadet (voir ce nom). M.T. Morlet évoque un petit chien (latin catellus), sens qu’elle donne aussi à Cadet.
Cadou Surtout porté dans le Morbihan, c’est un ancien nom de personne breton formé sur la racine cad, cat (= combat).
Cadouzan Le nom devrait renvoyer à Cadouzan, château à Saint-Dolay, dans le Morbihan.
Cadrieu Le nom est surtout porté dans le Tarn. Variante : Cadrieux. Il désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On pensera notamment à la commune de Cadrieu, dans le Lot. Le toponyme devrait avoir le sens de carrefour (latin “quadrivium”). La graphie médiévale Carrieu (XIVe siècle) permet aussi le rapprochement avec le gascon “carriu” (= chemin creux, lit de rivière).
Caduc Nom assez courant dans le Poitou (79, 86). Variante : Cadu. Diminutifs : Cadussaud, Cadusseau, Cadusseaud (Charente-Maritime notamment). Sens incertain. M.-T. Morlet y voit l’adjectif “caduc” (= qui tombe), tandis que P.-H. Billy donne pour l’équivalent auvergnat Chaduc un éventuel latin *capitucus (= à grosse tête). Pour ma part, je pense plutôt à un ancien prénom, popularisé par saint Cade (ou Chadus), évêque de Bourges au Ve siècle. Mais la solution est peut-être ailleurs.
Cady Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire, où il est attesté depuis le XVIe siècle. Sens obscur. Une éventuelle origine bretonne permettrait d’en faire une variante de Cadic (voir ce nom). Un rapport avec l’ancien français “cadit” (rente dont le paiement est échu) semble très improbable. A noter que le nom est également présent dans le Nord-Pas-de-Calais (variante probable : Cadyck).
Cadyck Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom est rare et assez obscur. Cependant, les formes voisines Cadicqx et Cadix, rencontrées dans la même région, font inévitablement penser à la ville espagnole de Cadix. Mais est-ce vraiment la bonne solution ?
Cael, Caël En France, le nom est porté dans les Vosges, où il est présent à Taintrux depuis le XVIe siècle. On le rencontre aussi en Belgique. Dans les deux cas, il semble désigner un chauve, francisation de l’allemand “kahl” ou du néerlandais “kaal”. On trouve aussi en Belgique, avec le même sens, les noms De Cael, Caelle, Calle.
Caërou Porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Caëro) c’est un diminutif de Caër (29 surtout), qui correspond au breton ‘kaer’ (= beau). Autre diminutif : Caëric (29, 56).
Caestecker Porté dans le département du Nord et en Belgique, désigne en néerlandais un marchand de fromages. Variantes : Caessteker, Caesteker.
Caffarel Le nom est surtout porté dans les Hautes-Alpes. On en trouve aussi quelques mentions en Piémont. On rencontre également en Italie les noms Caffarello, Caffarelli, Cafarello, Cafarelli, qui ont visiblement le même sens. Diverses explications ont été données, aucune n’est vraiment satisfaisante. Un site web italien (www.melegnano.net/cognomi) évoque un ancien nom de personne, Caffarus, mentionné vers 1200 à Gênes. C’est une piste intéressante. Une autre possibilité serait de voir dans ce nom un toponyme évoquant une petite grotte, une caverne. C’est le sens du mot occitan “cafarota”. À noter qu’il existe en Corse un lieu-dit Caffarellu à Ville-di-Paraso.
Caffiaux Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Caffiau. Sens incertain. On le rapproche parfois de l’arabe qafa (= nombre, attesté en occitan et en wallon sous les formes caf, caffe), pour en faire l’éventuel surnom d’un joueur. A noter que le nom voisin Caffier, qui est aussi celui d’une commune du Pas-de-Calais (Caffiers), est attesté comme nom de personne, et que E. Nègre y voit un hypothétique ‘cat fier’ (= chat sauvage).
Caffray Porté notamment dans le Pas-de-Calais, c’est un nom de sens incertain. Il s’est écrit aussi Caffroy, Caffret. Sens incertain. Il semble s’agir d’un toponyme, peut-être une métathèse de Caffiers, commune du Pas-de-Calais. On pensera aussi à Cauffry, village de l’Oise. On pourra éventuellement envisager l’ancien français cafre (= lépreux).
Caffy Nom porté presque exclusivement dans le Limousin, de sens incertain. Il pourrait correspondre à l’occitan cafi, qui a dans cette région le sens de rigole, caniveau. Variantes : Cafy, Caffit. Ce dernier nom se rencontre aussi dans l’Allier, où il correspond à deux hameaux de la commune de La Celle : le Caffit Grand et le Caffit Petit.
Cafiou Aujourd’hui très rare, le nom est porté dans le Cher, où il est présent au XIXe siècle (Saligny-le-Vif, Baugy). Variantes anciennes : Caffiou, Caffioux. On rapprochera le nom des formes Cafiot, Caffiot, rencontrées en Limousin (23, 87). Il devrait s’agir d’un diminutif de Caffy (voir ce nom).
Cafonette Nom rare porté en Belgique, dont l’origine est italienne : première mention en Belgique sous la forme Cafonetti au XVIIIe siècle. Il semble s’agir d’un diminutif de Caffone, Cafone, Caffoni, noms rencontrés dans le nord du Piémont. En Italie, ‘caf(f)one’ est un terme familier pour désigner un lourdaud, un rustre, mais il s’agit d’un mot d’origine méridionale. Le nom piémontais devrait être un dérivé de Caffo, Caffi, noms de famille fréquents en Lombardie et en Piémont, dont le sens demeure obscur.
Cagnat C’est dans l’Yonne que ce patronyme est le plus fréquent. On le rencontre aussi dans la Moselle. En principe, il s’agit d’un sobriquet désignant une personne hargneuse (< caigne = chienne). Il faudrait cependant être sûr qu’aucun toponyme ne porte ce nom.
Cagne Porté en Saône-et-Loire, le nom se rencontre aussi en Normandie (76, 61). Le rapport avec le moyen français caigne (= chien, surnom d’une personne hargneuse) est possible, mais on pensera aussi à un toponyme, assez répandu dans diverses régions françaises (sens le plus fréquent : lieu où poussent les roseaux).
Cagner, Cañer Ce nom semble correspondre au catalan Canyer, toponyme désignant un lieu planté de roseaux, rencontré également comme nom de famille.
Cagnet Dérivé de Cagne (voir ce nom) porté notamment dans l’Aisne.
Cagnin Le nom est porté dans l’Ain où il est attesté depuis le XVIIe siècle, mais c’est aussi un nom italien porté en Vénétie. On explique souvent ce nom et les autres noms commençant par Cagn- par une métaphore avec le chien (moyen français “cagne”, italien ou corse “cagna” = chienne). À envisager aussi un lien avec les roseaux (forme régionale “cagne” à rapprocher du catalan “canya”). Une autre piste, peut-être plus intéressante est le nom de personne latin Canius, attesté en italien médiéval sous la forme Canio.
Cagny Le nom est surtout porté dans la Somme. Il désigne celui qui est originaire de Cagny, commune du même département proche d’Amiens. Sens probable du toponyme : le domaine de Canius, nom de personne latin (à envisager aussi un lieu où poussent les roseaux).
Cahagne Porté en Normandie (variante : Cahaigne), désigne celui qui est originaire de Cahagnes (14), de Cahaignes (27), ou encore de Chaignes (27). Signification probable : lieu où pousse le genévrier (bas-latin catanum). Le genévrier devrait aussi être à l’origine des noms Cahagnet, Cahagnier, Cahagniet (14). Une réserve cependant : il n’est pas certain que “catanum”, qui a donné le mot “cade”, ait franchi les limites du territoire occitan.
Cahard Le nom est porté en Seine-Maritime, où il est présent depuis plusieurs siècles, notamment dans le Pays de Caux. Sens incertain. Il est tentant d’en faire un nom de personne dont Kaherdin (l’un des personnages de Tristan et Iseut) serait un dérivé. Une autre piste tout aussi incertaine pourrait permettre un rapprochement avec le droit de caharie, perçu sur toutes les marchandises qui arrivaient par les eaux à Rouen (terme cité par le dictionnaire de Godefroy). Dans le doute, mieux vaut sans doute s’abstenir.
Caharel Désigne celui qui est originaire de Caharel, nom de divers hameaux bretons, à Saint-Juvat (22), Médréac, La Boussac et Saulnières (35), ou encore Saffré (44). C’est d’ailleurs dans ces trois départements que l’on rencontre le nom de famille. Reste maintenant à connaître le sens de ce toponyme.
Cahen Variante de Cohen (voir ce nom) rencontrée aussi sous les formes Cahn et Caen.
Cahet Nom rare porté dans les Côtes-d’Armor au moins depuis le XVIIe siècle. Je n’en connais pas le sens.
Cahier C’est dans la Loire-Atlantique que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi dans le nord de la France (02, 62) et en Gironde. Variante ancienne : Caier. Sens incertain. L’ancien français “caier” était un terme utilisé pour évaluer le poids ou la quantité des chandelles. C’est une possibilité, mais le mot a eu aussi le sens de “rocher”.
Cahon Surtout porté dans la Somme, désigne celui celui qui est originaire de Cahon, commune du même département. Mentionné sous la forme Cathon en 921, le toponyme viendrait, comme Caen, du gaulois Catomagus (= le lieu du combat).
Cahorel Nom rencontré en Normandie (50). A rapprocher de Cahoreau, que M.T. Morlet considère comme un dérivé de *kawa, qui signifie choucas (sorte de corneille). Peut-être un sobriquet donné à une personne vêtue de noir ou à la voix désagréable.
Cahuet Nom porté en Bourgogne et en Franche-Comté. Comme le nom picard Cauet, il renvoie à la racine germanique *kawa, qui est à l’origine de nombreux noms d’oiseaux, comme la chouette ou le choucas. C’est donc un sobriquet lié à l’un de ces oiseaux. On trouve, avec le même sens, le nom Cahu dans la Manche.
Caiati Nom italien porté notamment dans les Pouilles (région de Bari), également présent en Lombardie. Sens incertain. On peut penser à un nom de lieu, à rapprocher par exemple de la commune de Gaiata, en Emilie-Romagne.
Cail Surtout porté dans le Poitou, c’est un toponyme avec le sens de lieu caillouteux, rocheux. Le nom se rencontre aussi en Bretagne (variante : Caill), où il correspond au mot “kailh”, soit avec le même sens, soit plutôt avec celui de jeune garçon, apprenti, puis vaurien, canaille.
Cailbeaux Porté en Lorraine (54), le nom est assez fréquent en Poitou-Charentes sous d’autres formes : Cailbaud, Cailbault, Cailbaut, Caillebault. On trouve aussi la forme Caillebeau, très rare, et en Bretagne (22, 29) le nom Caillebot. Voir Caillebote pour le sens.
Caillard Fréquent dans le Loiret, rencontré aussi dans la Manche, le nom est difficile à analyser, comme c’est le cas pour tous les anthroponymes commençant par Cail-. Il peut s’agir d’un toponyme évoquant un lieu caillouteux (dans le midi ce serait un lieu fortifié, en Bretagne un terrain boueux). On pensera aussi à un marchand de caillé, autrement dit de fromages frais.
Caillat Il semble que ce nom ait un rapport avec la racine occitane calh (= lait caillé). Peut-être le surnom d’un fabricant de fromages. A noter cependant qu’en occitan le mot calhat a d’autres significations : soit une jeune caille, soit un adverbe signifiant sans faute. On pensera enfin à un toponyme (= lieu caillouteux). C’est dans l’Isère (zone de parler francoprovençal) que le nom est le plus répandu.
Caillaud Voir Cailleau.
Caille Très courant dans toute la moitié nord de la France, ce patronyme n’a presque jamais de lien avec l’oiseau du même nom (mais les exceptions sont toujours possibles). C’est en effet un toponyme désignant un lieu caillouteux.
Cailleau Surtout porté dans le Maine-et-Loire et la Vienne, fait partie des nombreux noms commençant par Cail- dans cette région, sur lesquels il est difficile de se prononcer. On peut penser à un toponyme (lieu caillouteux), à un marchand de lait caillé, ou encore à un dérivé de caille (surnom possible pour celui qui a les cheveux poivre et sel). Formes voisines ou variantes : Cailleaud (85, 79, 49), Cailleault (49, 86), Cailleaux (28, 80), Caillaud (85, 17, 79), Caillault (86, 36), Caillaut (36, 37), Caillaux (59). Dérivés : Caillaudaud, Caillaudeau (87, 36), Cailleaudeaux.
Caillebote, Caillebotte Le nom est porté en Bretagne et en Normandie. Deux possibilités : soit le lait caillé (et donc un marchand de fromages frais), soit un toponyme désignant un lieu caillouteux (l’adjectif cailleboteux existait et possédait ce sens). On retient généralement la première solution.
Caillebourdin Le nom est présent dans la Marne depuis le XVIe siècle. Variantes : Cailbourdin, Calbourdin. Il pourrait bien s’agir d’un surnom pour celui qui dit des sottises ou des mensonges, bref des calembredaines. Ce dernier mot, de formation populaire et assez obscure, est apparu tardivement dans la langue française (XVIIIe siècle), il est attesté dans la région genevoise sous la forme “calembourdaine”, qui se rapproche assez de notre Caillebourdin, d’autant que la forme “calemberdaine” est attestée en Champagne (lexique de Prosper Tarbé). A noter aussi l’existence en pays nantais du mot “calibourdaine”, qui paraît désigner une danse populaire. Tout cela est séduisant, mais nous invite aussi à la prudence.
Caillens Nom occitan. Aucun sens certain. Peut-être un sobriquet désignant une personne muette ou peu bavarde (catalan callar = se taire, occitan calhar, calar).
Cailleton Nom rencontré en Charente et dans les Deux-Sèvres. Deux possibilités d’explication : soit un toponyme, avec le sens de lieu caillouteux. Soit un marchand de fromage (un marchand de caillé).
Cailleux Nom fréquent en Picardie (80, 60, 62, 59), où l’on trouve aussi la variante Caillieux. C’est un toponyme désignant un lieu caillouteux. Le patronyme s’applique donc à celui qui habite le lieu-dit le Cailleux ou qui en est originaire. Dans le même secteur géographique, on trouve les formes voisines Caillaux, Cailleaux, Cailleret, Cailleretz, Caillerez, Caillez, Cailloin, Cailloix etc…
Caillez Nom porté dans le nord de la France (62, 80), c’est peut-être une variante de Caillet (26, 85, 80), Cailliet (02, 71), toponyme désignant un lieu caillouteux ou diminutif de “caille”. Autre possibilité : le mot “caillier”, avec plusieurs sens possibles : marchand de lait caillé, ou encore celui qui prend les cailles au piège (M.-T. Morlet pense aussi à l’ancien français “caielier”, fabricant de chaises). Formes voisines : Cailler (37, 44, 74), Caillié (02, 60, 95), Caillier (25, 80, 59), Cailliez (59, 08).
Caillibooter Porté dans le département du Nord, désigne un marchand de fromage frais (lait caillé).
Caillibotte Voir Caillebote pour le sens. Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Caillibot, Caillibote.
Caillis Origine toponymique. Le mot callis, en catalan, désigne un chemin bordé de murs, et vient du latin *callicius, lui-même dérivé de callis, qui a donné le catalan call = chemin étroit. A noter que le call, au Moyen Âge, désignait souvent le quartier où habitaient les juifs.
Caillods Nom porté en Franche-Comté (25, 70), rencontré en Savoie sous la forme Caillod. Plutôt qu’à un marchand de fromage caillés, il faut penser à un toponyme avec le sens de lieu caillouteux.
Caillol Nom provençal ou occitan. C’est un toponyme désignant un lieux pierreux
Caillon Nom porté dans les Deux-Sèvres et en Vendée (diminutif : Caillonneau). Toponyme désignant un lieu caillouteux.
Caillot Surtout porté dans l’Allier et les départements voisins, le nom est également présent en Normandie (76). Dans la plupart des cas, ce devrait être un toponyme avec le sens de lieu caillouteux (nom de divers hameaux). Voir aussi Cailleau pour d’autres explications.
Caillouet Nom surtout porté en Picardie (80). C’est un toponyme désignant un lieu caillouteux. Variante : Cailluet. Les cailloux sont également présents dans des noms tels que Caillou (76), Cailliou (60), Cailloux (Lorraine).
Cailly Il s’agit d’un toponyme surtout fréquent en Normandie, nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum sur le nom de personne Callius.
Cain Porté en Bretagne, c’est le plus souvent un nom de personne correspondant au vieux breton ‘cain’ (= brave, beau). Ailleurs, écrit Caïn ou Cain, il pourrait correspondre au personnage biblique, fils d’Adam et Eve et meurtrier d’Abel, peut-être comme surnom donné à un mauvais fils, à un traître (M.-T. Morlet). C’est cependant loin d’être une certitude, d’autant que le nom a souvent été porté par des Juifs, sans doute comme variante de Cahen (voir ce nom), ou encore de Caïm, lui-même variante de Haïm (nom hébreu évoquant la vie). Variante : Cayn (10).
Caira Nom porté en Italie. Désigne sans doute celui qui est originaire de la commune de Caira (Cairo), dans la province de Frosinone (région du Lazio).
Caire Assez fréquent en Provence. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Caire, toponyme signifiant “rocher”. Une commune des Alpes-de-Haute-Provence se nomme Le Caire, ainsi que de nombreux hameaux du Sud-Est.
Cairon Le nom est présent dans le Calvados, mais on le rencontre aussi dans le Massif Central (Cantal, Corrèze). En terre occitane, le nom désigne une pierre de taille ou une brique, c’est sans doute le surnom d’un carrier ou d’un briquetier, éventuellement un lieu-dit. Dans le Calvados, il s’agit de celui qui est originaire de la commune de Cairon (même département). Le toponyme serait un nom de domaine formé sur l’anthroponyme latin Carius, mais un sens voisin de l’occitan est possible (cf le celtique karn = pierre).
Caiveau Le nom est surtout porté en Vendée. Il est également écrit Quéveau. Ce devrait être une variante de Caveau, sans doute avec le sens de petite grotte, petite anfractuosité. Le mot “caive” a aussi désigné une cage ou une prison en ancien français.
Caix Le nom est porté à la fois dans la Somme et dans l’Isère. Dans la Somme, il désigne celui qui est originaire de Caix, commune du même département (sens du toponyme : équivalent picard de l’ancien français “chas” = maison, ou encore variante de “cail” = lieu caillouteux). Dans l’Isère, on pensera parfois à un nom de personne, équivalent du latin Caius (également écrit Quai, Quay), mais le sens de “rocher” semble préférable (voir Chaix).
Caizergues Porté dans l’Hérault et l’Aveyron (variantes : Caizergue, Caisergue), désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Un hameau s’appelle Caizergues à Brissac (34). On pensera aussi à Caissargues, ancien hameau à Nîmes.
Cajoly Le nom, rare, est surtout porté en Martinique. Difficile de se faire une idée sans données généalogiques. Il pourrait être d’origine italienne, quelques Cajoli étant recensés dans ce pays. Signification incertaine.
Cajot Nom surtout porté dans la Seine-Maritime. C’est un diminutif de cage (également nom de famille), qui avait au moyen âge entre autres sens celui de prison ou celui d’enclos fermé pour les bêtes. En topographie, le mot a pu aussi désigner un vallon encaissé. Difficile de faire un choix, d’autant que le sens de cage à oiseaux existait aussi.
Calà Nom italien assez rare, que l’on rencontre notamment en Sicile et en Lombardie. Dans cette région, il semble que ce soit l’équivalent de l’occitan “calada” (= chemin empierré, généralement en pente). Un beau chemin correspondant à cette définition se trouve en Vénétie (commune d’Asiago) et se nomme la Calà del Sasso.
Calabro, Calabrò Porté dans le sud de l’Italie, notamment dans la province de Lecce, le nom désigne un Calabrais et correspond au grec “kalabrós” (il a été aussi employé au Moyen Âge comme nom de personne). Désignent également un Calabrais les noms Calabrese (très répandu dans toute l’Italie), Calabresi (Lazio), Calabria (Sicile, Calabre, Ligurie notamment), Calabri (Toscane).
Calafell Nom porté en Catalogne, en particulier aux Baléares, qui correspond sans doute à la localité de Calafell, petite ville côtière de la province de Tarragone. Le toponyme est à rapprocher de Calaf, commune proche de Barcelone, également nom de famille. Le nom de ces deux localités semble formé sur l’anthroponyme arabe Khalaf. À noter cependant que Joan Coromines donne une autre explication pour Calafell, toujours à partir de l’arabe : la grande roselière, ou la roselière d’Allah.
Caland C’est dans la Haute-Saône et les Vosges que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’une variante de chaland (grec khelandion), grand bateau pour le transport des marchandises, et donc du conducteur d’un tel bateau. On trouve dans le Nord les variantes, Calan, Calant.
Calandre Porté dans la Haute-Garonne et la Vienne, le nom se rencontre aussi en Picardie (80). En pays occitan, on pensera d’abord à un surnom lié à l’alouette, sens du mot “calandra”, qui a cependant eu plusieurs autres significations (bon compagnon, jeune apprenti, marchand, également surnom de l’âne). Ajoutons que la “calandra” (français “calandre”) a aussi été, mais plus tardivement, une presse pour lustrer les draps, et que le mot “accalandre” désigne la cigale dans le Berry. Variante : Calendre (01, 86). Dérivés : Calandrau, Calandraud, Calandreau, Calendraud, Calendreau (24, 33, 87, 85), Calandras (01, 69), Calandron (42, 71), Calandry (11, 42, 69). Formes italiennes : Calandra, Calandri, Calandro, Calandrino. Il n’est pas sûr que le sens d’alouette soit arrivé jusqu’en Picardie, où le nom pourrait avoir désigné celui qui tenait des registres (ancien français calendre, autre forme de calendrier).
Calatayud Désigne celui qui est originaire de Calatayud, nom d’une ville aragonaise de la province de Saragosse. Autrefois mentionné sous la forme Calataiub, le toponyme vient de l’arabe : il est formé de qala(t) = forteresse, château, et de ayyûb, qui correspond en arabe au nom biblique Job.
Calcara Patronyme italien désignant celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, sans doute la commune de Calcara, dans la province de Bologne.
Calcat Porté dans l’Aveyron et le Tarn, le nom s’écrit aussi Caucat (34). Sens incertain. C’est en principe le participe passé du verbe occitan “calcar” (= fouler, battre les blés). A noter le hameau d’En Calcat à Dourgne (81).
Calcine Nom surtout porté dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude, rencontré aussi aujourd’hui à la Réunion. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Calcine, lieu où l’on extrayait la chaux. On rencontre le toponyme dans les P-O à Oms et à Montbolo.
Calderon Rencontré aussi bien en Espagne (Calderón) qu’en Angleterre, le nom peut désigner par métonymie un fabricant de chaudrons, ou par métaphore un lieu creux, en forme de chaudron. Deux communes espagnoles s’appellent Calderón.
Caldumbide Nom basque dont la forme initiale doit être Galdumbide, avec le sens de chemin emprunté par les troupeaux, chemin de transhumance (galdun = animaux munis de clarines + bide = chemin).
Calemard Le nom est porté dans la Haute-Loire et les départements voisins (42, 63). Variante : Calmard. Le dictionnaire de M.T. Morlet y voit le surnom d’un scribe, d’un écrivain public (dérivé de calame = plume pour écrire). Mais des sources généalogiques nous indiquent qu’il s’agit d’une déformation de Calomarde, nom d’un gentilhomme aragonais (Hierosme Calomarde) réfugié en Velay au début du XVIe siècle.
Calentier Nom porté en Normandie (76). Correspond à l’ancien français calendier (= rôle, registre, latin calendarium), et devait désigner celui qui tenait des registres. Cette fonction se retrouve dans le nom de famille Calendrier (86).
Calesse Le nom est porté dans le département du Nord. Si l’on en croit les graphies anciennes, c’est une variante de Canlers, Canler, Calers, désignant celui qui est originaire de la commune de Canlers, dans le Pas-de-Calais. Signification : la finale -lers renvoie au germanique hlaeri (= terrain boisé ou marécageux), le premier élément demeure obscur.
Calestagne Porté au Québec, le nom est apparemment inconnu en France. Difficile de se prononcer sans données généalogiques. Parmi les noms que je connais, le plus proche est Calestani (variante du prénom Célestin), patronyme italien porté en Emilie-Romagne et en Lombardie.
Calestroupat Le nom est surtout porté dans la Haute-Garonne. Il semble difficile de l’interpréter autrement qu’en y voyant une déformation de l’occitan “cap estropat” (= tête ébouriffée). À noter qu’un hameau s’appelle Capestroupat à Ayguesvives (31).
Caliaro Nom italien porté en Vénétie (provinces de Vicenza et de Vérone), où il est plus fréquent sous la forme plurielle Caliari. Il correspond au métier de cordonnier (italien caligaro).
Califice Nom rare rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais, présent aussi en Belgique. Il faut sans doute le rattacher au verbe latin calefacere (= chauffer). Il pourrait s’agir de celui qui était chargé d’entretenir le feu, par exemple dans une forge. A noter cependant qu’en wallon liégeois le mot califice désigne une espèce de jouet d’enfant, mot dont il serait bon de connaître l’origine et la signification exacte.
Calippe Le nom est porté dans la Somme et les départements voisins (60, 62). On trouve l’équivalent Galippe dans l’Oise. Le mot “galippe” désignait au Moyen Âge une sorte de bateau. Pour plus de précisions, voir Galipaud.
Calisti Patronyme porté en Corse, rencontré aussi dans le centre de l’Italie (Lazio notamment). La forme Calisto, présente en Italie, est beaucoup plus rare. On trouve aussi en Italie quelques Callisto et Callisti. C’est un nom de personne, en italien Callisto, en français Calixte ou Calliste, popularisé par divers papes ou antipapes. Le nom vient du grec “Kallustos” (= très beau). En France, il y a beaucoup de Calixte, de Calixto et de Caliste dans les D.O.M.
Calla Peut-être un toponyme avec le sens de lieu pierreux, rocheux, mais je manque de précisions sur l’origine géographique du nom de famille.
Callabat Le nom est porté dans l’Aude (Ladern-sur-Lauquet, commune où un hameau s’appelle Callabat mais semble formé sur le nom de famille). Il est attesté dans le même village au XVIIIe siècle sous la forme Caplabat. On peut y voir l’occitan “cap levat” (tête levée), mais on pensera plutôt à une forme gasconne : cap (de) la bath = extrémité ou sommet de la vallée.
Callamand Le nom est porté dans le Sud-Est (13, 84) et en Savoie. Variantes : Callamant, Calamand, Calament, Calmen, Calment. Forme italienne : Calamante (portée dans les Marches). C’est un nom de personne d’origine germanique, Calaman, Galaman (galan = chanter + man = homme).
Callanan Également écrit Calnan, c’est un nom de famille irlandais correspondant au gaélique Ó Callanáin, le descendant de Callanan, nom de personne de sens et d’origine incertaines.
Callard Sans doute un dérivé du moyen français cale, calle, sorte de bonnet, calotte que portaient les clercs et les laquais (le terme a aussi désigné un laquais par métonymie). Le nom est surtout porté en Vendée. Variante : Calard.
Callaud Surtout porté en Vendée, c’est une variante de Caillaud (voir Cailleau pour le sens).
Callé Tout comme Callet et Callot (voir ce nom), semble désigner le porteur d’une sorte de bonnet. On peut parfois envisager aussi un diminutif de Carles (= Charles). C’est dans l’Yonne que le nom Callé est le plus répandu (on le rencontre aussi dans l’Eure, où la forme Calle semble cependant plus courante et paraît correspondre à Charles, si on en croit l’étymologie de la commune de Calleville, Carlevilla en 1216). Quant aux Callet, ils sont surtout savoyards.
Callebaut Porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Callebout. C’est un nom de personne d’origine germanique dans lequel on reconnaît le second élément “bald, bold” (= audacieux). Le premier élément est plus obscur, et il semble difficile d’y voir “Calle”, forme courte de Catherine, comme on le propose généralement. On a plutôt affaire à une racine apparemment inconnue (à moins d’y voir le verbe “galan” = chanter), que l’on retrouve dans les noms de famille Calbert, Callebert (“berht” = brillant, illustre), portés dans la même région.
Callède Porté dans les Landes, le nom s’écrit aussi Calède. Il désigne celui qui est originaire de Calède, hameau à Parentis-en-Born (40). Sens incertain. Peut-être l’équivalent de l’occitan “calada” (= chemin pavé).
Callegari Fréquent en Italie, le nom désigne un cordonnier (caligaro). Variantes : Calligaro, Calligari, Calligaris, Calgaro, Calgari, et sans doute les noms savoyards Calligé, Calliger.
Calleja Tout comme Callejo et Callejas, c’est un diminutif de l’espagnol Calle, toponyme évoquant une rue, autrefois un sentier, un chemin de transhumance. Le nom de famille est très répandu en Espagne, on le rencontre aussi à Malte (où il serait présent depuis le XVIe siècle).
Callens Nom porté dans le département du Nord et en Seine-Maritime. C’est une forme génitive de Calle, hypocoristique du prénom néerlandais Katelijne (= Catherine).
Callerot Le nom a surtout été porté en Bourgogne (21). Son sens est incertain : faut-il le rattacher à caillou, au fromage caillé ou encore à autre chose ? Je ne saurais le dire.
Callewaert C’est un dérivé du flamand De Caluwe (= le chauve). Variantes : Callwart, Callewaere, Callevaert, Calewaert.
Callier Le nom est porté en Franche-Comté ainsi qu’en Belgique et en Picardie (variante Caillier). Deux possibilités : soit un fabricant de chaises (variante de l’ancien français caierier), soit celui qui fabrique des sortes de vases pour boire le vin (ancien français caillier).
Callière Les plus anciennes mentions situent le nom en Provence au XVIe siècle. Il a ensuite migré vers le Québec et la Réunion. Variante : Callières. Il pourrait s’agir d’un toponyme avec le sens de lieu caillouteux.
Callot Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variante : Calot (54, 59). Désigne le porteur d’un calot, sorte de bonnet. Le mot est un diminutif de cale, calle (même sens), d’origine obscure. Autre hypothèse : variante de Carlot, diminutif de Charles.
Calmé Egalement Le Calmé. Porté en Bretagne (22), c’est un surnom pour un homme serein, heureux, ou tout simplement tranquille.
Calmeil Diminutif de “calm” (voir Calmette), le nom est porté notamment dans le Périgord. Formes féminines : Calmeille, Calmeilles (24, 46) et sans doute aussi Carmeille (24).
Calmels Voir Calmeil et Calmette pour le sens. Le nom est fréquent dans l’Aveyron et le Tarn. Variante : Calmel (34, 31).
Calmes Porté dans l’Aveyron et le Tarn, désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé. Signification : terre inculte, lande, pâturage.
Calmette Diminutif de calm, toponyme préroman qui désigne un plateau montagneux et aride, également un pâturage. Le nom est très répandu dans l’Hérault, l’Aveyron et le Lot-et-Garonne.
Calmon Sans doute une origine toponymique. A rapprocher de la racine préromane calm, qui désigne un plateau stérile, sans grande végétation (avec suffixe -one). Une autre hypothèse aboutit à un résultat presque identique : calvus mons = le mont chauve.
Calohard Porté dans le Morbihan, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu. A envisager éventuellement un dérivé du breton “kalloc’h” (= viril).
Calon Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais, mais on le rencontre aussi dans le Gard. On le considère comme un dérivé de cale, calle, sorte de bonnet porté au moyen âge.
Calop Un nom porté dans l’Ouest (49, 50, 53), dont j’ignore l’origine. On peut malgré tout penser à une variante de Calot (voir Callot), mais le -p final est assez surprenant (confusion avec galop ?).
Calperit (de) Le nom renvoie à Calperit, hameau à Pluvigner (56).
Calsou Nom rare rencontré dans la Haute-Garonne et le Tarn. A rattacher à l’occitan calçon (catalan calçó), désignant au Moyen Âge les chausses, partie du vêtement recouvrant les jambes. Sans doute le surnom d’un fabricant de chausses. On ne peut cependant négliger totalement le rapprochement avec le nom calç (= la chaux).
Calt Porté dans les Pyrénées-Orientales (surtout Perpignan au XIXe siècle), semble correspondre au catalan cald, calt (= chaud, chaleur), le sens précis du surnom restant à définir.
Calteau C’est à la Réunion que le nom est le plus porté aujourd’hui. En métropole, on le rencontre en Mayenne et dans l’Oise. Ce serait (M.T. Morlet) un diminutif de l’ancien français cale, calle, désignant une sorte de bonnet rond et plat, et donc le porteur ou le fabricant d’un tel bonnet. Variantes : Caltaux, Calteaux (08, 80).
Calvairach, Calverach, Calbérac Noms rencontrés dans les Pyrénées-Orientales (région de Prades). Désignent sans doute celui qui est originaire de l’ancien village de Calvayrac, dans l’Aude.
Calvet Diminutif du latin “calvus” (= chauve), le nom est notamment porté dans le Tarn et les Pyrénées-Orientales. Il a été utilisé au Moyen Âge comme nom de baptême : le cartulaire de l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse comporte une quinzaine de personnes prénommées Calvetus. Le même diminutif se rencontre en Italie sous les formes Calvetto, Calvetti (Piémont, Lombardie).
Calvez, Le Calvez Nom breton. Il s’agit d’un métier, le charpentier.
Calvignac Surtout porté dans le Tarn et l’Aveyron, devrait désigner celui qui est originaire de Calvignac, nom d’un village du Lot (département où il existe un autre Calvignac, hameau à Fons). Signification du toponyme : le domaine de Calvinius, nom d’homme latin. Variante : Calvinhac.
Calvino Diminutif de l’italien Calvo (= chauve, éventuellement nom de personne latin Calvus). Calvo se rencontre aussi sous la forme plurielle Calvi. Autres dérivés : Calvetto, Calvetti, Calvelli, Calvini. L’équivalent français de Calvino est Calvin, patronyme porté en Provence.
Calvo Très fréquent en Espagne, le nom est également porté en Italie (Piémont, Sicile). Il correspond au latin “calvus” (= chauve), utilisé comme nom de baptême au Moyen Âge. Pluriel filiatif italien : Calvi (Lombardie surtout).
Calzavara Nom italien assez répandu en Vénétie, sans doute formé à partir du nom “calza”, qui avait le sens de “chausse” (vêtement couvrant entièrement la jambe), et qui est à l’origine de noms tels que Calzanera, Calzacorta ou Calzelunghe. L’adjectif “varo” peut être une variante de “vario” (= varié, possible surnom pour celui qui aurait des chausses multicolores), mais on pensera surtout à un sens médiéval attesté chez Dante, celui de “courbe” (latin “varus” = courbé vers l’intérieur, cagneux), surnom éventuel pour celui qui a les jambes cagneuses.
Cam Nom breton (22), sobriquet désignant un boiteux.
Camacho Fréquent en Espagne, également porté au Portugal, c’est un nom dont la signification demeure obscure. On a proposé parfois un surnom donné à celui qui a les jambes arquées (racine cam = courbe).
Camaille Le nom est surtout porté en Lorraine (54, 88). Tout comme Camail (36, 54, 83), il désigne une coiffure en mailles portée par les soldats du Moyen Âge, couvrant la tête et les épaules. C’est le surnom de celui qui portait un camail, ou bien de celui qui fabriquait cette coiffure.
Camaret On rencontre ce nom de famille à la fois en Bretagne (44, 56) et dans le Sud (84, 34). Dans tous les cas, il semble désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Camaret. En Bretagne, on pensera bien sûr à la commune de Camaret-sur-Mer (29), mais aussi à la Ville Camaret, hameau à Guégon (56). Dans le Vaucluse, il s’agit de la commune de Camaret-sur-Aigues. Quant aux Camaret de l’Hérault, ils viennent en fait de la Haute-Garonne et sont sans doute originaires de Camaret, hameau à Auterive (31) ou encore à Damiatte (81). A noter cependant que le nom de cette dernière famille s’écrivait au XVIe siècle Quincamaret.
Camax Aucune idée précise pour ce nom surtout porté dans la Manche. Peut-être une variante de Camas, nom porté dans l’Aisne et désignant celui qui est originaire de Camas, hameau à Jussy (Camac en 1269).
Cambarrat Désigne celui qui est originaire de Cambarrat, nom de deux hameaux à Lys et à Bruges-Capbis-Mifaget, également lieu-dit à Mont et à Pontacq, toutes ces communes se trouvant dans les Pyrénées-Atlantiques. Sens du toponyme : sans doute le champ clôturé (camp barrat).
Cambaz En principe, c’est un nom turc désignant un acrobate. On pourrait éventuellement penser à une variante de Chambaz (voir ce nom), mais je n’en trouve aucune attestation.
Camberabero Porté dans les Landes, c’est un nom d’origine basque. Il signifie mot à mot “la chambre chaude” (kanbera + bero). Il faut cependant savoir que, comme le castillan “cámara” et le français “chambre”, le mot “kanbera” a pu avoir plusieurs sens, désignant tantôt une demeure féodale, tantôt une ferme. Quant à l’adjectif “bero”, il indique qu’il s’agit sans doute d’une construction bien exposée au soleil.
Camberlin Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Camberlein, Camberlyn. C’est l’équivalent du nom “chambellan” (voir Chamberland pour le sens).
Cambiaire Le nom, rare, est porté dans l’Aveyron (variante : Cambiayre). Il désigne en occitan un changeur (de monnaie). On trouve dans le Tarn la forme avec particule “de Cambiaire”.
Cambier, Cambiez Assez fréquent dans le Nord, ce nom correspond au métier de brasseur de bière. Le mot cambe, désignant une brasserie, est attesté en 1145. Quant au métier de cambier, on le rencontre en 1248 à Douai. Etymologie : moyen-bas-allemand camb.
Camblanne Porté dans le Sud-Ouest (64, 65) c’est un toponyme qui peut signifier ‘le champ dans la lande’. On pensera aussi à celui qui est originaire de Camblanes, nom d’une commune de la Gironde (Camblanes-et-Meynac).
Cambon Nom porté notamment dans le Tarn, le Lot et l’Hérault. Désigne celui qui est originaire de Cambon, toponyme très fréquent en pays languedocien et variante de Chambon (voir Xambo pour le sens).
Camboulive, Camboulives Surtout porté dans la Haute-Garonne et le Tarn, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Camboulive(s), nom de nombreux hameaux, par exemple à Saint-Sulpice-sur-Lèze (31) ou à Giroussens (81). Sens du toponyme : dérivé de cambol = courbe, latinisé en *cambolivus. Variantes : Cambolive, Cambolives.
Cambourakis Nom grec plus fréquent sous la forme Kambourakis. Il désigne le fils du bossu (grec kambouris, turc kambur). On trouve plus rarement la forme Kamburakis. Les bossus s’appellent quant à eux Kambouris, Cambouris (Grèce) ou Kambur (Turquie).
Cambriels Le nom est porté dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Variante : Cambriel. On trouve la forme voisine Cambril dans le Lot-et-Garonne. C’est un toponyme, apparemment une “petite chambre”, le terme “chambre” ayant sans doute le sens de demeure féodale, petit château. Attention cependant : en Catalogne, une localité s’appelle Cambrils, mais sa forme d’origine est Cabrils (abri pour les chèvres). Il est possible qu’il en soit de même pour Cambriel(s).
Cambron Nom porté notamment en Picardie. Désigne celui qui est originaire de Cambron, commune de la Somme. De la même façon, Cambronne correspond à celui qui est originaire de Cambronne, dans l’Oise (deux communes dans le département).
Camby C’est en Belgique que le nom est le plus répandu, il est également présent dans quelques départements du nord de la France. Ce devrait être l’équivalent wallon de Cambier (voir ce nom).
Camel Le nom est surtout porté dans l’Ariège. Il devrait y désigner celui qui est originaire de Camel, hameau à Esplas-de-Sérou (09), écrit Camelle sur la carte de Cassini. Le toponyme n’a rien à voir avec le chameau (occitan “camel”). Il peut correspondre au nom d’homme latin Camelus, mais on envisagera plutôt un dérivé de la racine préromane “cam”, variante de “calm” (plateau montagneux, lande, pâturage).
Camelin Le nom est surtout porté dans le Jura et dans l’Yonne. Au moyen âge, le camelin était une étoffe en poil de chameau ou de chèvre. Il devrait s’agir du surnom métonymique d’un marchand de camelin. Dérivé : Camelinat (89).
Camenen Surtout porté dans le Morbihan, le nom semble dérivé du breton cam (= courbe, tordu). Il pourrait s’agir d’un toponyme, à rapprocher de Camen, dans la commune de Logonna-Daoulas (29).
Camensuli D’origine maltaise, le nom est plus fréquent sous les formes Camenzuli, Camisuli, Camizuli. Il me semble risqué de tenter une interprétation, d’autant que les avis sont partagés pour savoir quelle est la forme d’origine (Camisuli ou Camenzuli).
Camer Le nom est surtout porté en Haute-Savoie, en particulier à Sciez depuis le XVIIe siècle. Sous réserve de vérification généalogique, il devrait correspondre à l’allemand Kammer = chambre (voir Lachambre pour le sens).
Camera Le nom est très répandu dans l’Italie du Nord-Ouest (Ligurie, Piémont, Lombardie), on le rencontre aussi dans la région de Naples. C’est un toponyme qui correspond au français Chambre (voir Lachambre pour le sens). Une commune des Abruzzes s’appelle Camera. Diminutifs : Camerino, Camerini.
Cameron Fréquent en Ecosse, le nom est d’origine gaélique et peut avoir deux significations : soit un sobriquet appliqué à celui qui a le nez crochu, soit un toponyme avec le sens de colline arrondie.
Camersini Nom rare porté en Franche-Comté. Il est originaire d’Italie, mais on n’en trouve plus trace en Italie, ni d’ailleurs en Suisse, où il aurait pu être une variante du nom Kamerzin (formé sur l’allemand Kammer = chambre). Au XIXe siècle, le nom était présent à Pise.
Camescasse Le nom est porté dans les Landes, et on a tendance à y voir celui qui se déplace avec des échasses (cama = jambe + escasse = échasse), solution séduisante dans cette région, ou encore celui qui a une jambe de bois ou des béquilles (cf. l’ancien français “eschacier”). Il faut cependant se méfier de ce type de solution, même si rien ne la contredit vraiment.
Camfrancq Rare et porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un toponyme désignant un champ affranchi de droits seigneuriaux. Il existe un lieu-dit “borde de Camfranc” à Rebenacq (64). À noter aussi la localité de Canfranc, en Aragon (province de Huesca).
Camia Le nom est originaire du nord de l’Italie (Piémont, Lombardie notamment). Je n’en sais hélas pas plus.
Camiade Nomporté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. C’est la forme gasconne de l’occitan Caminade (81, 46, 47), toponyme dérivé de camin (= chemin, route). A noter que dans certaines régions le mot caminada a aussi désigné le presbytère.
Camiat Porté dans la Marne, c’est un nom bien énigmatique, pour lequel je n’ai aucune solution.
Camier Également écrit Camiez, le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Il désigne celui qui est originaire de Camiers, commune du Pas-de-Calais. Le sens du toponyme est très incertain, vu les nombreuses modifications de sa graphie au fil des siècles : Caftimere (853 ? 961 ?), Casmera (1026), Catmiers (1084), Catmeiacum (1134), puis Camier, Camir, Cathmir etc. Ernest Nègre propose le nom de personne germanique Gasmarus, mais sans grande conviction.
Camihort Très rare et porté dans les Pyrénées-Atlantiques (variante : Camihorte), désigne celui qui habite un lieu-dit Camihort (= le chemin du jardin).
Camillieri Nom italien surtout rencontré au sud de la Sicile (région de Raguse). Variante : Camilleri. Il est également porté à Malte, au moins depuis le XVIe siècle. Sens obscur. On a souvent envisagé un chamelier (le chameau apparaît d’ailleurs sur les armoiries de certaines familles), ce qui supposerait que le nom ne soit pas d’origine italienne. On pensera aussi à un dérivé du prénom Camille. On a également envisagé un rapprochement avec un village maltais nommé Hal Millieri.
Camiré Le nom est porté au Québec depuis le XVIIIe siècle. Il est originaire de Haute-Saône (variantes : Comiré, Comirey). Aucune idée sur sa signification.
Camlann Nom porté dans le Morbihan. Variante : Camlane. C’est un toponyme dans lequel on retrouve apparemment les racines cam (courbe) et lann (lande), à rapprocher de Camblan, nom de hameaux dans le Finistère.
Camlong Désigne celui qui habite un lieu-dit “Camlong” (= le champ long). Le nom de famille est porté dans les Pyrénées-Atlantiques, et s’écrit aussi Camplong (32, 34). Deux hameaux s’appellent Camlong : à Monein (64) et à La Cadière-et-Cambo (30). Pour Camplong, on pensera à la commune de Camplong-d’Aude (11) et à celle de Camplong (34), ainsi qu’à plusieurs autres hameaux.
Cammas Variante de capmas, nom qui désignait en Catalogne la maison principale d’un manse (d’un mas, mais avec le sens médiéval du terme, c’est-à-dire un vaste domaine agricole, avec habitations, cultures, terres en friches et bois), et donc celui qui habitait cette maison.
Camo Deux possibilités pour ce nom porté dans les Pyrénées-Orientales. Soit il s’agit d’un nom de personne d’origine latine (Camone) assez peu courant. Soit il s’agit d’un toponyme formé sur la racine préromane *camb, désignant une courbe, un un méandre de rivière (équivalent de Cambon et des noms gascons Camon, Camou).
Camoin Un nom de la région marseillaise. On lui suppose parfois une origine portugaise (un texte historique fait mention d’un Camoin portugais au XVe siècle, et il s’agirait alors d’une variante de Camoens). On remarque cependant que le nom n’est pas très éloigné d’autres patronymes français, notamment Camouin, Chamoin et Chamouin. L’origine de tous ces noms demeure incertaine, et je préfère ne pas me prononcer.
Camon Nom gascon équivalent de Cambon (= méandre de rivière, puis terre fertile). Variante : Camont. Avec le même sens : Camou.
Camoreyt Porté dans le Gers, le nom est plutôt rare. Selon Michel Grosclaude (dictionnaire étymologique des noms de famille gascons), il faut y voir une composition de camou (= terrain alluvionneux, au départ méandre de rivière) et de reyt (= droit, latin rectus). Donc un toponyme, mais je n’en trouve aucune trace sur les cartes actuelles.
Camp, Camps, Campos Nom formé sur un toponyme. Désigne le possesseur d’un champ, ou celui qui habite à côté d’un champ. Le nom Camp est porté dans le Tarn et dans l’Aude (on le rencontre aussi en Bourgogne), les Camps étant essentiellement catalans. Campos est la forme castillane. Du latin campus = plaine, puis terrain cultivé.
Campa Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Il est également présent dans les Pyrénées-Atlantiques. A noter aussi qu’il y a beaucoup de Campa en Espagne, et que le nom de famille existe en Italie (province de Lecce). Dans la plupart des cas il devrait désigner une terre consacrée à la culture des céréales (cf. l’espagnol “tierra campa”). On peut aussi penser à celui qui est originaire de Campan (65). Enfin, dans le sud de l’Italie, il faut noter que le mot “campa” peut avoir le sens de ver, chenille.
Campadieu Surtout porté dans le Tarn-et-Garonne, le nom correspond à un lieu-dit. Il pourrait s’agir d’une déformation de Campadeil (le petit champ), nom d’un hameau à Muret, dans la Haute-Garonne.
Campagnac Le nom est surtout porté dans la Dordogne, l’Aveyron, ainsi que dans les divers départements proches. C’est un toponyme, nom de trois communes (12, 24, 81) et de plusieurs hameaux, en particulier dans la Dordogne. On a coutume d’expliquer le nom en y voyant le domaine de Campanius, nom d’homme latin, mais il pourrait aussi dans bien des cas s’agir d’un dérivé de Campagne (voir ce nom).
Campagne Le nom est très courant dans les Pyrénées-Atlantiques et dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est un toponyme fréquent avec le sens de grande étendue fertile, cultivable. On trouve dans les Pyrénées-Atlantiques la variante Campagnes, les diminutifs Campagnole et Campagnolle, ainsi que les noms composés Campagne-Dunoyer, Campagne-Hau, Campagne-Houdart, Campagne-Ibarcq, Campagne-Mina, Campagne-Simon. L’équivalent italien est Campagna, auquel on rattachera les noms Campagno et Campagni (06), ainsi que les dérivés Campagnacci, Campagnani, Campagnola, Campagnoli. Parmi les dérivés français, on notera Campagnard (71), Campagnaud (24), Campagnet (18), Campagnie (59), Cammpagnol (47, 34).
Campaña C’est l’équivalent espagnol du français Campagne, Champagne, toponyme désignant une terre fertile.
Campanella Diminutif de l’italien Campana (= cloche), le nom Campana et ses dérivés pouvant avoir plusieurs significations, par exemple sonneur ou fabricant de cloches. Dans de nombreux cas, il doit plutôt désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Campana, Campanella, toponyme fréquent en Itaile qui pourrait n’avoir aucun rapport avec les cloches, mais avec les champs (penser à la région de la Campanie). Variantes masculines : Campanello, Campanelli.
Campanile Nom qui signifie en italien clocher. Désigne celui qui habite auprès du clocher, ou qui est originaire d’une localité appelée Campanile (même sens).
Campassens Nom assez rare porté dans les Hautes-Pyrénées. Désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Campas, dérivé de camp (= champ) avec suffixe péjoratif ou aumentatif -as. Reste à savoir si une telle localité existe ou a existé, à moins qu’il ne s’agisse tout simplement de Campan.
Campbell Nom fréquent en Grande-Bretagne, notamment en Ecosse. C’est un sobriquet désignant celui qui a la bouche tordue, qui fait la grimace (gaélique cam = courbé + beul = bouche). Le nom a été popularisé par le célèbre clan Campbell.
Campeau, Campeaux Le nom paraît originaire de Picardie ou de Normandie, régions où le c devant a ne s’est pas transformé en ch. C’est un toponyme désignant un petit champ. Deux communes du Calvados et de l’Oise s’appellent Campeaux.
Camphin Surtout porté dans le département du Nord (variantes : Camphyn, Canfyn), désigne celui qui est originaire de Camphin, nom de deux communes de ce département. Sens possible du toponyme : limite, proximité (latn “confinium”).
Campiglia Dérivé de l’italien “campo” (= champ), c’est un toponyme fréquent en Italie. Comme nom de famille, il a surtout été porté en Corse. Avec le même sens : Campiglio et son pluriel filiatif Campigli.
Campignion Très rare, le nom semble originaire du département du Nord (Bergues au XIXe siècle), éventuellement de Belgique. Variante : Campignon. Plutôt qu’à un lien avec le champignon, on pensera à celui qui est originaire de la Campine (région de Belgique).
Campion Nom porté en Bretagne et en Normandie. Pour le sens, voir Champion. Diminutif : Campionnet (71, 25).
Camplo Nom porté dans l’Aveyron et en Languedoc (30, 34). Désigne celui qui est originaire de Camplo, nom de divers hameaux à Montpeyroux (12), Soudorgues et Saint-Roman-de-Codières (30). Le toponyme est formé de camp (= champ) et sans doute de lou, variante de l’occitan laur (= laurier).
Campmajo Le nom correspond au catalan Campmajor (= le plus grand champ, le champ principal). Il pourrait désigner celui qui est originaire de Campmajor, nom d’une région, d’une commune (Sant Miquel de Campmajor) et d’une vallée non loin d’Olot.
Campo Le nom désigne un champ, une terre cultivée. Il est porté à la fois en Italie, en Espagne et au Portugal. Concernant l’Italie, c’est en Sicile qu’il est le plus répandu, tandis que la forme plurielle Campi est très fréquente en Lombardie.
Campodonico Originaire de la localité du même nom. Il en existe une en Haute-Corse, et une en Italie.
Camporiondo Nom porté en Italie, où il est assez rare (Lombardie, Vénétie). C’est un toponyme signifiant apparemment ‘le champ rond’.
Campot Nom porté dans les Landes, la Gironde et la Charente. C’est un toponyme avec le sens de petit champ (suffixe -ot). Sept hameaux des Landes s’appellent (le) Campot.
Campourcy Surtout porté dans l’Ariège (variante : Campourci), désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Un hameau s’appelle Campourcy à Escosse (09), on pensera aussi à la commune de Campoussy (66), Campursi au XIVe siècle, qui est à l’origine des noms de famille Campoussi, Campoussy. Signification : soit le champ de l’ours, soit plutôt le champ d’Ursinus, nom de personne latin (le village des Pyrénées-Orientales est cité au Xe siècle sous la forme Campo Ursino).
Campredon Désigne le possesseur d’un champ de forme arrondie, particularité suffisamment originale pour se transformer en patronyme. Le nom peut désigner aussi une personne originaire de la ville de Camprodon (Ripollès).
Camsusou Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom s’est écrit aussi Camsuzou (en composition : Camsuzou-Soubié). Tout comme Camsuza, c’est un toponyme désignant le champ situé en amont, au-dessus (du village).
Camus Très fréquent dans toute la France, c’est un sobriquet désignant une personne au nez camus (court et aplati). Variantes : Camu (régions diverses), Camut (58, 59, Belgique), Camux (71). Dérivés : Camusard (21, 86, 37), Camusat (36, 51), Camuseau (03), Camuseaux (08, 51), Camuset (70, 71, 51), Camusot (21), Camuzard (86, 83), Camuzat (58, 18), Camuzeaux (02), Camuzet (16, 88, 21).
Camy Fréquent en pays gascon, le nom désigne celui qui habite près du chemin (cami). La variante Cami se rencontre aussi dans les Pyrénées-Orientales.
Canadell Nom catalan qui est sans doute à l’origine un toponyme désignant un lieu où poussent les roseaux. Peut cependant aussi désigner un fabricant de canadells (tonnelets ou burettes).
Canal, Canals Celui qui habite à proximité d’un canal d’arrosage ou d’évacuation des eaux. Le nom est surtout catalan (parfois aussi castillan), on le rencontre aussi dans l’Ariège et le Lot.
Canales Fréquent en Espagne, désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Canales (huit communes en Espagne et de nombreux hameaux ou lieux-dits). Le toponyme évoque la présence de canaux d’irrigation.
Canaple Nom porté en Picardie. Désigne celui qui est originaire de la commune de Canaples, dans la Somme.
Canard Nom surtout porté dans la Saône-et-Loire et dans l’Ain, ainsi qu’en Limousin. Variante : Canart (08, 76, 77). Même s’il faut se méfier des interprétations trop faciles, il semble bien qu’on ait affaire ici à une métaphore avec le canard (peut-être en raison du dandinement).
Canat Nom surtout porté en Bourgogne (21). On pourrait y voir le nom de baptême Cannat (latin Cannatus), mais celui-ci, popularisé par un évêque de Marseille, semble concentré en Provence. Il faut sans doute trouver une autre solution, mais je ne sais laquelle.
Canavy Le nom est surtout porté dans l’Aude. Variantes : Canavi, Canaby, Canabit, Canabie. Il évoque le chanvre (toponyme ou surnom de producteur de chanvre).
Canayer Nom rare porté dans le Gard et l’Hérault. Variante : Canayé. Il semble que ce soit l’équivalent des noms Canaguier et Canaguié, portés dans la même région. Il existe à Trèves (30) un hameau appelé Canayère, dont le nom ancien était Canaguière (cf. carte de Cassini), ce qui montre bien la similitude de ces noms. Difficile de savoir si le toponyme est antérieur au nom de famille ou si c’est l’inverse. Selon Frédéric Mistral, Canaguier désigne celui qui est originaire de Canac (ou Cannac), nom de divers hameaux pour la plupart dans l’Aveyron et le Tarn. À noter que Canac et Cannac sont également des noms de famille. Sens possible de Can(n)ac : le domaine de Canus ou Canius (nom de personnes latins). Un rapport avec les roseaux est également possible.
Cance Le nom de famille est surtout porté dans l’Aveyron. Il s’agit d’un toponyme. Plusieurs lieux-dits portent ce nom en Languedoc. Le mot désigne un sillon ou une rangée de ceps, ou encore la lisière d’un champ. Plus rare, le nom Canse devrait en être une variante.
Cancellara Même si on le rencontre parfois en Lombardie ou en Suisse, c’est dans la région italienne de la Basilicate que le nom est le plus répandu. Il y désigne celui qui est originaire de Cancellara, petite commune de la province de Potenza.
Canda Porté notamment dans le Pas-de-Calais, pourrait désigner celui qui est originaire de Candas, commune de la Somme (également nom de famille), toponyme de sens obscur. A noter que le nom Canda se rencontre aussi en Espagne, où il pourrait également s’agir d’un toponyme (cf. le Rio Canda, cours d’eau du Portugal).
Candat C’est dans le Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Il s’agit en principe d’une variante de Candas, désignant celui qui est originaire de Candas, commune de la Somme. Avec le même sens : Canda et sans doute Candaes, ainsi que Ducanda et Ducandas. Le sens du toponyme est obscur. À noter que le nom de famille Candas existe aussi en Espagne, où il désigne celui qui est originaire de Candás, commune des Asturies proche de Gijón.
Candau Nom de famille gascon désignant celui qui habite sur une pente, un versant.
Candavoine Originaire de Normandie (sans doute la Manche ou le Calvados), le nom désigne celui qui cultive l’avoine, éventuellement l’habitant d’un lieu-dit Candavoine (= champ d’avoine). On trouve la variante Chandavoine dans la Sarthe, l’Orne et l’Eure-et-Loir.

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