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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura


Corbillé Porté dans la Loire-Atlantique et le Morbihan, le nom s’écrit aussi Corbiller, Corbillet (44), Corbillier (55, 76). Il semble désigner un vannier, un fabricant de corbeilles, tout comme Corbeiller (76).
Corbin Porté surtout dans l’Ouest, c’est un diminutif de l’ancien français corb (= corbeau), sobriquet dont le sens peut être compris de multiples façons. Il est fort possible qu’on l’ait également rencontré comme nom de baptême.
Corbineau Nom fréquent dans l’Ouest (85, 44, 49). C’est un diminutif de Corbin, lui-même diminutif de l’ancien français corb (= corbeau), avec de nombreuses possibilités de sens (voir Corbin). Variantes : Corbinau (59), Corbinaud (17), Corbinot (09, 34).
Corbion Semble être un toponyme. On rencontre en effet des communes portant ce nom en Belgique, dans la province de Luxembourg et dans celle de Namur. Telle est certainement l’origine des Corbion vivant dans les Ardennes. Cependant, le patronyme se rencontre également dans la Sarthe. Il peut, là aussi, s’agir au départ d’un nom de lieu. La racine du toponyme est le latin corvus (= corbeau, donc un lieu où il y a beaucoup de corbeaux). Une autre hypothèse est cependant envisageable : forme contractée de corbillon (petite corbeille), surnom métonymique donné à un fabricant de corbeilles.
Corby Nom surtout présent dans le Loiret et dans l’Yonne. La finale -y semble indiquer qu’il s’agit d’un toponyme (nom de lieu) formé avec le suffixe -acum sur le nom Corbus (corbus = corbeau), mais je ne trouve aucune commune appelée Corby ou Corbey. Peut-être un hameau ou un lieu-dit. On trouve également le nom dans le Sud-Ouest (variante Corbi), et là il s’agit d’un diminutif formé sur Corb (= corbeau), avec valeur de sobriquet.
Corcessin Le nom est surtout porté dans la Seine-et-Marne, mais il n’y apparaît que tardivement (vers 1700). Je n’en trouve aucune mention antérieure. Il devrait s’agir d’un toponyme formé avec le mot “cort” (ou “cour), qui a le sens de “domaine”, suivi du nom de famille Cessin (dont le sens m’est inconnu). Il existe un hameau appelé Courcessin, qui paraît correspondre, mais il se trouve dans l’Orne (commune de Courcerault).
Corchon En France, le nom est très rare et difficile à localiser. Il semble avoir été porté dans le Loiret et le Calvados. Dans ce dernier département, il devrait désigner celui qui est originaire de la commune de Courson (14), la transformation du s en ch étant fréquente en Normandie. Dans le Centre, c’est plus difficile. On notera cependant qu’un cours d’eau de la Vienne s’appelle le Corchon. Mais le patronyme Corchon est surtout porté en Espagne : son sens est incertain mais ce devrait être un dérivé de corcho (= liège, écorce).
Corcier Un nom rare, essentiellement localisé dans la Mayenne. Désigne apparemment un coursier, autrement dit un messager.
Corcinos Nom caractéristique des Pyrénées-Orientales, où on le rencontre à Mosset depuis plusieurs siècles. C’est hélas tout ce dont je suis sûr. Le nom est en effet très rare, et difficile à analyser. On pourrait le rapprocher de l’ancien français corsin, corcin, mot qui pouvait avoir plusieurs acceptions : soit il désignait un coursier, soit un prêteur d’argent, un usurier. C’est ce dernier sens qui retient mon attention, car il s’agit apparemment d’un terme méridional, dont la forme la plus courante était caorsin (étymologie : sans doute la ville de Cahors, ou encore Caorsa en Italie). Une autre hypothèse, évoquée par un ouvrage portugais, fait de Corcins une déformation de Escoceses (= les Ecossais). A noter enfin dans le Cantal l’existence du patronyme Courchinoux, également obscur, mais qui devrait être une variante de Corcinos et nous rapproche géographiquement de Cahors. On n’oubliera pas évidemment qu’en espagnol le mot “corcino” désigne un chevrillard, mais le nom de famille est apparemment inconnu en Espagne.
Corcos Le nom vient d’Espagne, où il était au Moyen Âge le plus souvent porté par des Juifs (1384 : Astruc Corcos à Saragosse). Il est ensuite passé en Afrique du Nord, notamment au Maroc ou en Tunisie, porté par des juifs espagnols originaires d’Espagne et d’Italie du Sud. Actuellement, c’est à Paris qu’on le rencontre le plus. Signification : sans doute celui qui est originaire de Corcos, nom de deux communes des provinces de León et de Vallalolid. On a évoqué parfois la ville de Carcassonne, en s’appuyant sur une forme Caracausa portée au XIIIe siècle par des Juifs de Carpentras. Le lien Corcos/Caracausa est en effet possible, mais ce dernier nom semble plutôt s’interpréter comme “chère chose”, sachant que le nom de famille Bonnechose a également été porté par des Juifs français.
Corcoy Le patronyme Corcoll, dont Corcoy est une variante, semble issu d’un surnom latin, Curculius. On ne peut cependant négliger une autre solution, un sobriquet correspondant au nom commun corcoll, désignant soit un charançon, soit encore un noyau.
Corday Plus courant sous la forme Cordey, le nom, porté dans l’Orne, renvoie soit au village de Cordey, dans le Calvados, soit au hameau de Corday à Boucé-et-Mortray (61). Sens du toponyme : le domaine de Cord(i)us, nom d’homme latin.
Cordé Deux possibilités : soit un nom de métier (fabricant de cordes), soit plutôt celui qui habite un lieu-dit Cordé, variante de Corday (nom de domaine gallo-romain formé sur l’anthroponyme latin Cordius). Plusieurs hameaux s’appellent Cordé dans l’Ouest, notamment à Chalonnes-sur-Loire et à Morannes (49), à Bazougers (53) à Montreuil-le-Chétif et à Mont-Saint-Jean (72), ou encore à Igé et Neauphe-sous-Essai (61).
Cordeau Diminutif de corde ou de cordier, qui désignent un fabricant de corde. Le patronyme est fréquent dans le Poitou. Variante : Cordeaux.
Cordelier Nom porté dans la Nièvre et la Saône-et-Loire. Variante : Cordellier (77, 80, 51). Désigne en principe, comme Cordelois (02, 59), un religieux appartenant à l’ordre de saint François d’Assise (religieux dont la robe était retenue par une cordelle, ceinture de corde à trois noeuds). Il faudrait cependant être certain qu’il ne puisse s’agir d’une variante régionale de cordier (fabricant de cordes).
Cordelle Le nom est surtout porté dans l’Aube. C’est une variante de Cordeau, Cordel, surnoms possibles pour un cordier.
Cordero Nom espagnol qui semble désigner par métonymie un berger. En effet le mot cordero signifie agneau. Forme portugaise : Cordeiro.
Cordesse Le nom est surtout porté dans la Lozère et le Cantal. Variante rare : Cordesses (63). Formes similaires : Courdesse (30, 82), Courdesses (46, 82). Il peut désigner celui qui est originaire de Cordesse, commune de Saône-et-Loire, mais on pensera plutôt à un hameau du même nom situé à Neuvéglise (15). Le sens du toponyme est incertain. Il pourrait être formé sur une racine préceltique *cor (également *car, *gor) évoquant un rocher, une colline rocheuse.
Cordier Nom de métier désignant un fabricant de cordes. Le nom est fréquent dans toute la France, mais surtout en Normandie et en Picardie. Variantes : Cordié (46, 82), Cordiez (62, 59, 02). Diminutifs : Cordereau (02), Corderet, Corderot (71).
Cordina Le nom est présent dans l’île de Malte depuis le XVe siècle. Comme c’est souvent le cas à Malte, son origine est difficile à définir avec certitude. On peut éventuellement penser à la localité de Cordinha, au Portugal (province de Coimbra).
Cordoba Nom castillan , désigne celui qui est originaire de la ville de Cordoue. Variante : Cordova.
Cordoliani Nom corse également écrit Cordoleani. Aucune idée précise sur sa signification, sinon un très hypothétique rapport avec l’italien “cordoglio” (= douleur, lamentations).
Cordonner Un nom que l’on trouvait à Collioure (66) au XIXe siècle, et qui est une déformation de Cardoner (voir ce nom).
Cordonnier C’est dans le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Désigne un fabricant de souliers. Le terme est apparu au XIIIe siècle, c’est un dérivé de cordouan, cordoan (= cuir de Cordoue).
Cordroch Nom porté dans le Finistère et le Morbihan, écrit aussi Cordroc’h. Selon Francis Gourvil, repris par Albert Deshayes, ce serait un sobriquet avec le sens de ‘méchant vieux’ (coz = vieux + drouc = méchant).
Corellani Semble désigner celui qui est originaire de Corella, localité italienne de Toscane, au nord-est de Florence.
Corge, Corget Nom rencontré dans la région lyonnaise. Son interprétation est difficile. Rien à voir avec la courge, qui est un mot originaire de l’ouest, arrivé très tardivement dans l’ensemble du pays. Par contre, on trouve le mot corge employé au moyen âge avec le sens de bâton. Peut-être y a-t-il un rapport avec le patronyme, mais rien de bien évident.
Corgnet Nom porté en Vendée et en Loire-Atlantique, présent aussi dans l’Eure.
Coric, Corric Sobriquet breton qui est un diminutif de Corre (= nain). Désigne donc soit le fils de Corre, soit un homme vraiment petit, mais peut-être vif (un coric est un lutin).
Corlosquet Porté dans le Finistère, pourrait désigner celui dont le corps a subi des brûlures (korf = corps + losket, dérivé de losk = brûlé).
Corlouër Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un nom de sens incertain. Il pourrait correspondre à l’ancien français “corlieu” (= messager), mais c’est loin d’être une certitude. Autre possibilité : une déformation du breton “koroller” (= danseur).
Cormann Porté notamment dans l’est de la Belgique, c’est une variante de Kormann (voir ce nom).
Cormary Semble correspondre à l’occitan còrbmarin, qui désigne le cormoran (latin corvus marinus). Sans doute un surnom pour une personne à la voix désagréable.
Cormerais Désigne celui qui est originaire de la Cormerais ou les Cormerais, nom de nombreux hameaux bretons (44, 35). Signification : lieu où pousse le sorbier (appelé parfois cormier). Variante : Cormeray.
Cormier Très courant dans l’Ille-et-Vilaine et un peu partout en France, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le sorbier.
Corminboeuf Rare, le nom doit évoquer un ancien village normand dont je ne trouve pas trace. On y retrouve la finale -beuf (= village) précédée d’un nom de personne d’origine germanique, Coloman (à l’origine de la commune de Cormainville).
Cormon Le nom est surtout porté dans la Somme et dans l’Oise. Variantes ou formes voisines : Cormont (62, 59, 60), Cormond, Courmont (59), Courmon. Il désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, par exemple la commune de Courmont (02) ou celle de Cormont (62). Cette dernière commune est mentionnée sous la forme Curmontis en 826 et pourrait, tout comme Courmont, désigner le domaine (cour, court) situé sur la colline (autre possibilité : le domaine de Mundius, nom de personne latin).
Cornali Le nom est originaire d’Italie, il est assez courant en Lombardie. Il correspond sans doute au mot “cornal, cornale”, qui désigne le cornouiller en dialecte lombard. Il s’agit donc d’un toponyme devenu nom de famille. À noter qu’une commune s’appelle Cornale dans la province de Pavie, et qu’un village de la commune de Pradalunga (province de Bergame) porte le même nom. Le nom de famille Cornale est pour sa part assez fréquent en Vénétie (province de Vicenza).
Cornard Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Cornart, Cornaert, Coornaert. Le sens actuel de mari trompé est possible, mais il n’est attesté dans aucun texte avant 1608. Au Moyen Âge, le mot “cornart” désignait un niais, un nigaud. Diminutif : Cornardeau (85).
Corneau Nom surtout porté dans l’Eure-et-Loir et dans la Vienne. En principe surnom donné à celui qui porte des cornes (voir Cornu). Variantes : Cornaud (16), Cornault (86), Cornaut, Corneaux (21), Corneaud (16).
Cornebois Nom originaire des Vosges. C’est un toponyme qui signifie mot à mot le coin du bois. Donc celui qui habite un lieu-dit Cornebois ou qui en est originaire. Il existe un mont Cornebois en Haute-Savoie, et un ancien village appelé La Corne-du-Bois en Saône-et-Loire (commune du Creusot), preuve supplémentaire que c’est dans la partie est de la France que le nom a été le plus utilisé.
Cornec Fréquent dans le Finistère (Le Cornec dans les Côtes-d’Armor), le nom désigne en breton celui qui porte des cornes. Variantes : Cornic, Le Cornic. Autre solution, mais moins probable : un toponyme avec le sens de coin, angle (deux hameaux s’appellent Cornec dans les Côtes-d’Armor).
Cornée Le nom est porté dans l’Ouest (35, 53, 85). On le rencontre aussi sous la forme Cournée (35, 53, 50). Il semble que ce soit un toponyme avec le sens de ‘coin, angle’. Seul petit problème, c’est surtout dans l’est de la France qu’on rencontre des lieux-dits ‘la Cornée’. Cependant, les autres sens médiévaux du mot ‘cornée’ (coup de corne, son du cor) peuvent difficilement être à l’origine du nom de famille. A noter qu’en Moselle le mot ‘cornée’ désigne un étang.
Corneille voir Cornille.
Cornelis Forme néerlandaise du nom de personne Corneille, Cornille (latin Cornelius). Formes voisines : Cornelise, Cornelissen, Cornelissens.
Cornella, Corneilla Patronyme porté dans les Pyrénées-Orientales. Désigne celui qui est originaire de Corneilla, nom porté par trois communes du département. Sens du toponyme : le domaine de Cornelius, nom de personne latin.
Corneloup C’est dans la Saône-et-Loire que le nom est le plus fréquent (variante Corneloux). Désigne celui qui corne au loup (corner = sonner du cor ou simplement crier), autrement dit celui qui mène la chasse au loup.
Cornélus Le nom est porté en Martinique. On trouve aussi la forme voisine Cornélusse, portée autrefois dans les Ardennes. Il faut le rapprocher de Cornelius, nom de personne latin formé à partir de cornix (= corneille).
Cornement Voilà un joli nom qui vient du département des Vosges, sans doute. Au moyen âge, le cornement est le son que l’on produit en jouant de la corne ou du cor. Le nom peut désigner celui qui utilisait cet instrument, ou plutôt, comme le dit M.T Morlet dans son dictionnaire des noms de famille, une personne braillarde.
Cornesse Nom surtout porté en Bourgogne (21). M.T. Morlet y voit un dérivé de Corne, avec le sens possible de maison située à l’angle de deux rues ou de deux chemins (corn = coin). Il existe en effet des hameaux ou lieux-dits appelés Cornesse, mais on les trouve dans la Mayenne.
Cornet Les noms qui semblent les plus simples sont parfois les plus compliqués. On a en principe un surnom dérivé de corne, mais avec quel sens : celui qui sonne du cor ou de la corne ? Celui qui fabrique des cornes (instruments à vent ou coffins pour les pierres à aiguiser) ? Celui qui porte des cornes ? Et puis le nom peut aussi venir de corn (= coin) et avoir un sens toponymique. En catalan, il pourrait même désigner un bois de cornouillers, ce qui semble aussi le cas en Savoie et sans doute dans d’autres régions.
Cornette Variante ou forme féminine de Cornet (voir ce nom) portée dans le département du Nord et en Belgique. Le rapport avec une coiffe de femme (la cornette) semble a priori exclu. Par contre, plusieurs hameaux du Nord s’appellent La Cornette.
Cornevin Porté dans la Haute-Marne, le nom se rencontre dans le Cher sous la forme Cornavin. C’est un surnom attesté dès le XIe siècle (Willelmus Cornavins, 1080, cartulaire de St Victor de Marseille), qui a dû désigner un marchand de vin ou celui qui réclamait du vin (corner = appeler, crier).
Cornez Variante de Cornet (voir ce nom) surtout portée dans le Nord-Pas-de-Calais.
Cornic Fréquent dans le Finistère, c’est un diminutif du breton korn (= corne, coin), soit avec valeur de toponyme, soit pour désigner celui qui porte des cornes.
Cornichon Porté notamment dans le Centre et l’Île-de-France (77), désignait en ancien français une petite corne. Difficile de donner avec certitude la signification du surnom, d’autant que corne peut avoir aussi un sens topographique (= angle, coin).
Cornille On peut penser à un sobriquet désignant une personne à la voix désagréable (comme le cri de la corneille), mais il s’agit le plus souvent d’un nom de personne d’origine latine, Cornelius, devenu nom de baptême. C’est dans le Nord-Pas-de-Calais et la Sarthe que le nom est le plus répandu.
Cornilleau Diminutif de Cornille (voir ce nom) rencontré dans l’Ouest (49, 72, 44 notamment). Variantes : Cornillau, Cornillaud, Cornillault, Cornillaut, Cornillaux, Cornilleaux.
Cornillet Diminutif de Cornille (voir ce nom) porté notamment en Bretagne et en Normandie. Variante : Cornilliet.
Cornillon C’est dans la Loire et la Haute-Loire que le nom est le plus répandu, on le rencontre aussi dans les Alpes-Maritimes (variante : Corniglion). Il s’agit d’un toponyme, nom de diverses communes (13, 26, 30, 38) et de nombreux hameaux. Sens du toponyme : le domaine de Cornelius, nom de personne latin. Beaucoup plus rarement, on envisagera un diminutif de nom de personne Cornille (voir ce nom), ce qui devrait être le cas pour la forme voisine Cornillion (51).
Cornillot Diminutif de Cornille (voir ce nom) porté notamment en Seine-Maritime et en Seine-et-Marne.
Cornouaille Rare aujourd’hui, le nom était surtout porté autrefois dans l’Ouest (44, 22, 35 notamment). On le rencontre plus souvent sous la forme Cornuaille (même région). On pensera bien sûr à celui qui est originaire de la Cornouaille (région et ancien petit royaume du Finistère-Sud où s’était installée une population venue de Cornouailles, en Angleterre). A noter aussi la commune de La Cornuaille, dans le Maine-et-Loire, qui selon Ernest Nègre évoque le cornouiller.
Cornu, Cornut Un nom que certains ont du mal à porter, puisqu’il évoque immanquablement celui qui porte des cornes. M.T Morlet émet cependant une réserve, en précisant que le sens de mari trompé est tardif (fin du Moyen Âge), mais elle propose une solution qui ne vaut guère mieux, sot, niais. En fait, comme le disait Dauzat, au moins pour Cornard, le sens de mari trompé est attesté dès le XIIIe siècle. C’est cette acception qu’il faut sans doute retenir.
Cornuejols Désigne celui qui est originaire de Cornuejol(s), lieu-dit rencontré notamment dans l’Aveyron et le Cantal. On retrouve la finale – ejol, fréquente en Limousin et dans les Cévennes, qui vient du gaulois ialos (= clairière, puis lieu défriché, puis village). La racine Cornu semble pour sa part faire référence au fruit du cornouiller.
Cornuel Le mot “cornuel” désigne en ancien français celui qui porte des cornes (voir Cornu). Le nom de famille est porté notamment dans le Pas-de-Calais, la Haute-Marne, la Sarthe et le Maine-et-Loire. Variantes : Cornuelle (21, 71, 49), Cornueil (49). Avec vocalisation de la finale : Cornuau, Cornuaud, Cornuault, Cornueau (Vendée, Poitou-Charentes).
Cornulier (de) Nom porté notamment dans la Loire-Atlantique (de Cornulier-Lucinière). Difficile de se prononcer. Certains pensent qu’il s’agit d’une déformation de Cornillé, nom de deux communes de l’Ouest (35, 49). A noter cependant le hameau de la Cornulière à Falleron (85).
Coroir Nom donné à un enfant trouvé à Limoux (11) en 1833. Explication éventuelle : une anagramme de Rocroi, ville des Ardennes.
Corolleur Le nom est surtout porté dans le Finistère. Variantes : Coroler, Coroleur, Coroller. Il désigne en breton un danseur (breton moderne “koroller”).
Corominas, Coromines voir Colomines.
Coron C’est dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (42, 69, 21) que le nom est le plus répandu. Variantes : Coromp, Corompt, Corond, Corrompt, Corron, pour la plupart rencontrées dans la Loire. Il semble désigner celui qui est originaire du Corrompt, hameau à Courzieu, dans le Rhône. Cette graphie renvoie apparemment au latin “corruptus”, évoquant peut-être un lieu détruit ou un éboulis. À noter cependant que l’ancien français “coron” a le sens de “coin, angle, extrémité”. Les noms de famille Coron et Corron sont également présents en Normandie, et pourraient avoir ce sens de “coin”. On signalera enfin qu’une commune du Maine-et-Loire s’appelle Coron (étymologie probable : le nom de personne latin Coronius).
Corona, Coronas Nom castillan signifiant couronne. Le plus simple serait d’envisager un surnom désignant un fabricant de couronnes, à moins qu’en Espagne le nom ait eu un sens mystique (en référence à la couronne des martyrs), ce qui paraît probable.
Coronel Le nom est rare en France, où on le rencontre notamment dans le Gard et la Drôme. Il est plus fréquent en Espagne (variante catalane rare : Coronell). En occitan, comme en castillan et en catalan, le mot “coronel” signifie “colonel”, mais son emploi ne date que du XVIe siècle. Il faut donc sans doute trouver une autre explication pour le nom de famille. Peut-être une petite colonne (sens de l’italien médiéval “colonnello”) ou une petite couronne, mais, au moins pour l’Espagne, une autre solution a été proposée : une variante de Cornel, nom de personne issu du latin Cornelius, avec développement d’un o épenthétique (cf. Diccionario de apellidos españoles).
Corouge Nom porté en Bretagne (22 surtout). Variante : Corrouge. Sens incertain. Un hameau s’appelle Billiet-Corrouge à Saint-Donan (22).
Corpet Nom surtout porté dans la Saône-et-Loire et l’Yonne (attesté aussi à Paris depuis 1640). C’est visiblement un diminutif, mais on peut hésiter entre un dérivé de corps (= petit homme) et un dérivé de corbeau (corb, corp en ancien français). Dans ce cas on peut penser à un sobriquet, mais un toponyme n’est pas à exclure.
Corporon Le nom est surtout porté dans l’Hérault (variante : Courpouron), mais on le rencontrait aussi autrefois dans l’Isère et en Charente-Maritime, où il semble avoir donné les variantes Corpron et Courpron. Sens incertain : peut-être un toponyme formé sur “corp”, variante de “corb” (= corbeau), mais rien de sûr. À noter qu’un hameau ou une ferme s’appelle Le Corporon à Asques (33).
Corradi Patronyme très fréquent dans le nord de l’Italie, forme plurielle de Corrado (nom porté plutôt dans le sud ainsi qu’en Piémont). C’est un nom de personne d’origine germanique, Conrad (con = hardi, brave + rad = conseil). Diminutifs : Corradino, Corradini.
Corrain Rare, le nom est porté en Dordogne. Reste à savoir s’il en est réellement originaire, ce qui n’est pas forcément le cas. Un rapprochement semble possible avec les patronymes bretons Corrien, Corrin, anciens noms de personne qui pourraient correspondre à la racine gaélique corr (= lance). A noter, ce n’est peut-être pas un hasard, l’existence du nom O’Corrain en Irlande. Autre piste : les noms Corain, Corin, Coryn, portés en Belgique et dans le nord de la France, qui sont des variantes de l’ancien prénom Quirin. De toute façon, seules des recherches généalogiques pourront permettre d’en savoir plus.
Corrales Nom espagnol désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Corrales (nom de trois communes), toponyme formé sur “corral” (= enclos, cour pour les animaux).
Corratger Nom de métier (corretger) désignant en catalan celui qui fabrique des ceintures, des courroies ou autres attaches en cuir. Le nom corretja vient du latin corrigia (= courroie, ceinture, lacet). Variante : Corratgé.
Corraze Porté surtout dans l’Ariège, devrait désigner celui qui est originaire de Corraze, hameau à Devèze (65). On pensera également à la commune de Coarraze (64), qui est à l’origine des noms de famille Coarasa, Coarrase, Coarraze. L’étymologie du toponyme est controversée, mais toutes les formes latines médiévales peuvent se traduire par “queue rase” (c’est aussi vrai pour la commune de Coaraze, 06), expression évoquant peut-être une bande de terre dénudée, certains auteurs gascons pensent plutôt à une colline dénudée. E. Nègre (voir bibliographie) suppose pour sa part la déformation d’un éventuel *quadratia, qui aurait désigné une ferme carrée.
Corré Nom de famille breton porté dans le Finistère, à ne pas confondre avec Corre (hélas, la disparition fréquente des accents dans les actes d’état-civil ne facilite pas les choses). C’est un ancien nom de baptême, Coroe, à rattacher à une racine cor (= armée, troupe).
Corre, Le Corre Sobriquet breton désignant un homme tout petit (corre = nain).
Correa Fréquent en Espagne, le nom pourrait désigner un fabricant de courroies, de ceintures. C’est également un toponyme, sans doute avec le sens de bande de terre, terrasse. Variante portugaise ou galicienne : Correia.
Corréard Assez fréquent dans les Hautes-Alpes, l’Isère et la Drôme, le nom pourrait désigner un fabricant de courroies, un bourrelier. Une solution plus séduisante permet cependant d’y voir le mot “correarius”, qui dans l’évêché de Die désignait au Moyen Âge un fonctionnaire de justice d’un rang supérieur au bailli. A noter l’existence de plusieurs lieux-dits Corréard, les Corréards, mais ceux-ci semblent formés à partir du nom de famille.
Corret On rencontre ce nom dans les Pyrénées-Atlantiques, mais il est aussi présent dans le Limousin et dans l’Yonne, ainsi que dans les Vosges. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un toponyme désignant un lieu planté de noisetiers (coudriers). En Béarn, par contre, le toponyme pourrait désigner un petit col.
Correy Rare, le nom est porté en Bourgogne et en Franche-Comté. Peut-être un toponyme évoquant le noisetier sauvage ou coudrier. Quelques lieux-dits s’appellent “le Correy” (21, 70). À noter qu’en Champagne le mot “corette” a désigné la noisette.
Corricon, Coricon Nom normand qui correspond au breton korrigan (= lutin), diminutif de corric. Surnom donné à un homme petit et vif.
Corrignan Porté dans le Morbihan (variante rare : Corrignon), c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu.
Corring Porté au Luxembourg et dans la Moselle, devrait être un toponyme, à rapprocher de Körrig (localité de Rhénanie-Palatinat). Dérivé : Corringer (55). Variante probable : Korring.
Corriol Un nom que l’on rencontre surtout en Provence, qui semble correspondre à l’ancien occitan corriol (= coureur) et désigne vraisemblablement un messager.
Corriveau Surtout porté au Québec, le nom s’écrit aussi Corivaud, Coriveau, Coriveaud, Corrivaud, Corrivaux, Corriveaud, Courrivault, Courivaud, Courivault, Courivaux, Couriveaud, Couriveaux, formes rencontrées pour la plupart en Limousin, Périgord et Poitou-Charentes. Sens incertain. Un hameau s’appelle (les) Courrivaux à Saint-Front-d’Alemps, un autre Les Couriveaux à Négrondes, deux communes de Dordogne, mais ces toponymes semblent tous deux formés sur le nom de famille. A noter aussi le hameau de Courribau à Pardaillan, dans le Lot-et-Garonne. On précisera enfin qu’un hameau s’appelle La Corive à Neuvic-Entier, dans la Haute-Vienne, département dont les patronymes cités plus haut semblent originaires.
Corroller Nom breton rencontré aussi sous les formes Corroler, Coroler, Coroleur, Coroller, Corolleur, Le Coroller, Le Corroler, Le Corroller. Emprunté à l’ancien français caroleor, il désigne un danseur, éventuellement un noceur.
Corrot Tout comme pour sa variante Corot, la plupart des mentions anciennes situent le nom en Bourgogne, en particulier dans la Côte-d’Or. C’est un dérivé probable du mot “core” (ou “corre”), qui désigne dans cette région le coudrier (noisetier sauvage). Les noms Corotte et Corrotte (Franche-Comté) ont le même sens.
Corroy Porté notamment dans les Vosges et la Somme (également Haute-Marne), c’est un toponyme très répandu évoquant un bois de coudriers.
Corroyer Porté en Picardie (variante : Corroyez), désigne un bourrelier, un fabricant de courroies.
Corruble Nom porté en Normandie (76), rencontré aussi sous les formes Couroble, Courouble (59). C’est un toponyme ayant peut-être le sens de “carrefour”, que l’on retrouve notamment dans la commune de Quarouble (59), mentionnée en 640 sous la graphie Quarubium.
Corsand Porté dans le Rhône et dans l’Ain, devrait désigner celui qui est originaire de Corsant, ancien village de la commune de Perrex (01). Le toponyme (Corsan en 1248) est apparemment un nom de domaine gallo-romain (le domaine de Curtius, nom de personne latin).
Corsat Surtout porté dans l’Isère, le nom paraît correspondre à l’occitan “corsat” (= corpulent, robuste).
Corsaut Le nom est surtout porté dans la Somme. Variantes ou formes voisines : Corseau (62), Corseaux (59, 80), Coursaut, Coursaux, Courseaux (76, 80, 27), Coursaud, Coursault, Courseau, Courseaud (Centre-Ouest). C’est sans doute un toponyme désignant un petit domaine, une petite ferme, ou encore un petit jardin (latin corticella, diminutif de cortis). On peut aussi faire le rapprochement avec l’ancien français corsal (= rapide), ou encore avec corsel (vêtement de corps, sorte de cuirasse).
Corsia Le nom est surtout porté par des juifs originaires de l’Oranais. Variantes : Corcia, Corchia, Korchia. On pense automatiquement à celui qui vient de Corse (contraction de Corsica), mais la solution est peut-être tout autre.
Corsin Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins. On trouve dans le nord de la France et en Belgique l’équivalent Corsyn (autrefois écrit aussi Corsijn). Il correspond à l’ancien français “corsin”, variante de “caorsin”, qui désignait un prêteur, un usurier (au départ, celui qui est originaire de Cahors).
Corsini Très répandu dans toute la moitié nord de l’Italie, c’est un diminutif de Corso (Corsi), aphérèse de Accorso (= aide, secours), ancien nom de baptême de type augural (destiné à obtenir l’aide divine).
Cortade, Cortada Dérivés du catalan ou de l’occitan “cort”, désignant le plus souvent une ferme. C’est dans les Pyrénées-Orientales que ces noms sont les plus répandus.
Cortale Nom que l’on trouve essentiellement dans le secteur de Canet et Sainte-Marie (66). Sans doute une variante de cortal (= bergerie). Le surnom désigne donc, soit le propriétaire d’une bergerie, soit un berger, soit encore une personne originaire d’un lieu-dit ainsi appelé.
Cortambert Nom porté dans la Saône-et-Loire. Désigne celui qui est originaire de Cortambert, village du même département. Sens du toponyme : la ferme, le domaine appartenant à Ambert.
Corté Sous cette forme (avec accent) le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Sens incertain : on peut y voir le métier de courtier mais, si on s’en réfère au catalan, le mot “corté” (ou “corter”) est une variante de “quarter” (= quartier, faubourg). Les formes sans accents (Corte) sont d’origine italienne ou corse, et renvoient à un toponyme avec le sens de domaine rural, lieu fortifié (on trouve fréquemment la forme Della Corte).
Cortel Assez rare, le nom est surtout porté en Bourgogne et en Bresse. Plusieurs sens sont possibles : soit un surnom lié à l’ancien français “cortel”, variante de “coltel” (= couteau). Soit un diminutif de l’adjectif “cort” (= court, surnom pour un homme petit), soit encore un toponyme, diminutif de “cort” (= cour, domaine rural, ferme). Le nom est parfois porté dans le Nord, où on trouve aussi la forme Corteel.
Cortès, Cortés Le nom peut être castillan ou catalan, voire occitan. Dans tous les cas, il peut signifier poli, courtois, mais en castillan il a surtout un sens toponymique : la cour, les cours.
Cortese Très répandu en Italie, notamment dans le sud, c’est l’équivalent italien de Courtois (voir ce nom), souvent utilisé pour désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Corte. Forme plurielle : Cortesi (surtout portée en Lombardie), dont le nom Cortezi est une variante apparue en France lors d’une naturalisation.
Corthouts Le nom est porté en Belgique. Variantes : Corthout, Korthout, Korthoudt. C’est un toponyme flamand avec le sens de “petit bois”.
Cortie Nom qui semble venir du Sud-Ouest, et qui serait une variante de Courtine, pour lequel deux interprétations sont possibles : soit le sens de rideau (donc un fabricant de rideaux), soit, et c’est plus probable, celui de mur entre deux tours dans une fortification.
Cortier Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire où il s’écrit aussi Corthier. C’est une variante de Courtier (voir ce nom).
Cortina Nom italien porté notamment dans les provinces de Frosinone (Lazio) et de Palerme (Sicile). C’est un toponyme de sens équivalent à Courtine (voir ce nom). Le masculin Cortino est beaucoup plus rare, mais son pluriel Cortini est assez répandu dans la province de Florence et dans celle de Forli.
Cortinovis Le nom pourrait venir de l’Ain, où il est assez bien représenté, mais plus probablement d’Italie (province de Bergame). Il désigne celui qui est originaire d’une localité ou d’un lieu-dit portant ce nom. C’est une forme latinisée correspondant au français (la) Courneuve, autrement dit la ferme neuve, le nouveau domaine. Pour la province de Bergame, on pensera surtout à la commune de Cortenuova.
Coruble Le nom est surtout porté dans le Pays de Caux. Voir Corruble.
Corvaisier Le corvesier était au moyen âge un cordonnier. Le nom vient du latin Cordubensis (= de Cordoue), devenu *cordovensis puis *cordovesarius. La forme Corvaisier est très courante en Bretagne (35, 56). Mais il existe de nombreuses variantes : Corvisier (55, 57), Corvoisier, Corvoysier (35), Courvoisier (du 69 au 88), Courvaisier (49), Courvasier (72) sont parmi les plus fréquentes. A noter aussi des formes avec métathèse du r : Crouvoisier (Lorraine) et Crovisier (Vosges et Alsace). Les moins représentés sont finalement les Courvesier et les Corvesier, mais ils existent aussi.
Corvalan, Corvalán Nom espagnol désignant celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, sans doute Corbalán, dans la province de Teruel (Corbalán est également un nom de famille).
Corvec, Le Corvec Nom breton qui signifie hibou (korveg). Il s’agit donc d’un sobriquet métaphorique, difficile à interpréter (il faudrait savoir ce qu’évoquait le hibou dans l’esprit des gens au moyen âge).
Corveddu Nom de famille originaire de Sardaigne (Sassari). Ce devrait être l’équivalent de l’italien Corvetto ou Corvello, diminutif de Corvo, Corvi (= corbeau, surnom ou nom de personne médiéval, parfois aussi toponyme). On peut aussi envisager un lien avec le mot “corve”, l’une des formes sardes de l’italien “corba” (= panier). A noter l’existence du nom voisin Corbeddu (province de Nuoro).
Corvellec Également écrit Le Corvellec, le nom est surtout porté dans le Finistère et le Morbihan. Variante rare : Corvélec. Sens incertain, mais on peut penser à un dérivé du breton “korf” (= corps), avec le sens de “corpulent”.
Corven Patronyme breton (56, 29). Forme contractée de Corvezen, ancien nom de guerrier ayant sans doute le sens de “troupe de combat”. Variante : Corvène.
Corvesi Nom italien assez rare porté dans la région de Rome, rencontré aussi sous la forme Corvese. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Pontecorvo (Lazio).
Corvez Nom breton (29) rencontré aussi sous la forme Corvé. C’est un toponyme désignant une terre soumise à la corvée due par les serfs ou les tenanciers. Un hameau des Côtes-d’Armor s’appelle Corvez (commune de Duault) : les porteurs du nom pourraient en être originaires.
Corviole Rare, le nom est porté dans le Centre (45). Variantes : Corviolle et peut-être Corvione (41). Il pourrait venir du Cher, où on trouvait aussi autrefois la forme Corviol (rencontrée également dans les Alpes). Apparemment ce pourrait être un toponyme, avec le sens de chemin tortueux (corb viol), mais il convient de rester très prudent.
Coryn Porté en Belgique et dans le nord de la France, le nom peut aussi s’écrire Corain, Corin, Corrin, Corijn. C’est une forme flamande de l’ancien prénom Quirin (voir ce nom). source : Herbillon et Germain (voir bibliographie).
Cosby Désigne celui qui est originaire de Cosby, localité anglaise du Leicestershire.
Cosentino Nom très fréquent dans toute l’Italie, en particulier en Sicile et en Calabre, ainsi qu’en Lombardie. Forme plurielle : Cosentini. Il désigne celui qui est originaire de Cosenza, importante ville de Calabre.
Cosette Le nom est surtout porté dans la Somme, où il est plus fréquent sous la forme Cozette. C’est un diminutif de Nicolas (éventuellement matronyme) correspondant à Nicolet, Nicolette.
Cosmao Surtout porté dans le Finistère et le Morbihan, le nom paraît signifier en breton “vieux serviteur” (coz = vieux + maw = serviteur). Cependant, la présence de l’adjectif devant le nom étant inhabituelle en breton, on peut préférer un diminutif (suffixe -o) du prénom Cosme, Côme, solution qui semble de toute façon s’imposer pour le nom voisin Cosmat (56, 44).
Cosme Patronyme porté dans l’Orne et la Sarthe, ainsi que dans le Sud-Ouest. Variante : Côme. C’est un nom de baptême (du grec kosmos = monde) popularisé par saint Côme, martyr au IIIe siècle. Saint Côme et Saint Damien, frères ou amis selon les sources, vivaient en Syrie où ils soignaient gratuitement les maladies du corps et de l’âme. Ils furent torturés et décapités sur ordre du gouverneur Lysias, qu’ils avaient pourtant soigné. Ce sont les saints patrons des médecins et des chirurgiens.
Cosnac (de) Désigne celui qui est originaire de Cosnac (village de la Corrèze) ou qui en a détenu la seigneurie.
Cosnefroy Surtout porté dans la Manche, le nom se retrouve dans un toponyme, le Hameau Cosnefroy au Vrétot, dans le même département. Son sens ne m’est pas connu.
Cosquer Surtout porté dans le Finistère, désigne celui qui habite un lieu-dit Cosquer ou en est originaire. Le toponyme, très fréquent en Bretagne, a le sens de “vieux village” (kozh = vieux + ker = hameau, village, groupe d’habitations). Diminutif : Cosquéric (29).
Cossade Variante rare de Caussade (voir ce nom).
Cossalter Le nom est originaire du nord de la Vénétie (province de Belluno). Il paraît renvoyer à un toponyme : il existe un hameau appelé Cossalto non loin de Venise. À noter aussi la commune de Cessalto dans la province de Trévise. L’élément -salto paraît renvoyer au latin “saltus”, avec le sens de “bois”.
Cossange Porté dans la Haute-Loire, désigne celui qui est originaire de Cossange(s), nom de divers anciens villages de ce département : à Laval-sur-Doulon, Saint-Pal-de-Chalencon, Salettes et Saint-Romain-Lachalm.
Cossard Le nom est surtout porté en Vendée. On le rencontre en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais sous la forme Cossart. Il pourrait désigner un producteur de cosses, mais on pensera aussi à un dérivé de cosson (= marchand, négociant), sans oublier qu’il peut s’agir d’une variante de Gossart (voir ce nom), par assourdissement de la consonne initiale. Diminutif : Cossardeaux (08).
Cossé Nom surtout porté dans la Manche. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, par exemple les communes de Cossé-d’Anjou (49), Cossé-en-Champagne et Cossé-le-Vivien (53). Sens du toponyme : domaine appartenant à Coccius, nom de personne latin.
Cossement Nom porté dans le département du Nord. Semble une francisation du néerlandais Cooseman, qui évoque un homme procédurier, un plaideur.
Cosseron Surtout porté en Basse-Normandie (14, 50), a dû désigner en ancien français un marchand, un revendeur (sens des mots “coçon” et “cocerel”).
Cossette Rencontré au Québec, correspond au nom Cosset, porté en Vendée et en Poitou-Charentes, ainsi que dans l’Yonne. Il semble s’agir d’un toponyme dérivé du mot “cosse”, qui désigne dans le Poitou une souche d’arbre ou de vigne. On pensera aussi à un producteur de légumes à cosses.
Cossevin Nom rencontré en Charente-Maritime. Il s’agit certainement d’un négociant en vins (en ancien français cosson = négociant).
Cosson Rencontré un peu partout mais surtout dans l’Ouest, le nom désigne un négociant, un courtier, et plus généralement un revendeur, un marchand (latin cocionem, même sens).
Cossurel Bien que surtout porté dans la Vienne (variante : Cossurelle), le nom est originaire de Bretagne (22), où on le rencontre sous la forme Couessurel. Il semble désigner celui qui est originaire de Couëssurel, hameau à Plédran (22). Signification probable : le bois (coët) du sureau (surel).
Costa, Coste, Costes Désigne celui qui habite dans une côte, sur un coteau (latin costa). La forme Costa est soit catalane, soit portugaise, soit italienne. Le nom Coste est surtout porté dans l’Ardèche, les Pyrénées-Orientales et l’Hérault. Quant aux Costes, ils sont nombreux dans le Rouergue.
Costagliola Nom italien très répandu dans la province de Naples (variante rare : Costagliuola). On a sans doute affaire à un toponyme formé sur “costa” (= côte, coteau), probable diminutif du dérivé “costaglia”.
Costantini Le nom est fréquent en Corse et en Italie. C’est la forme plurielle de Costantino, lui-même variante de Constantino (Constantini), qui correspond au prénom Constantin, popularisé par un empereur romain propagateur du christianisme. Etymologie : diminutif du latin constans (qui fait preuve de constance, de fermeté).
Costanzo Très répandu dans toute l’Italie, c’est l’équivalent du prénom français Constant. Pluriel de filiation : Costanzi. Matronyme : Costanza.
Costard Fréquent dans le Calvados et l’Ille-et-Vilaine, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Costard (= petite côte, ou encore mauvaise côte). A noter le hameau de Costard à Montauban-de-Bretagne (35), et plusieurs lieux-dits Costard dans le Calvados, par exemple le Lieu Costard à Saint-Désir.
Costarini Nom italien très rare (quelques mentions en Emilie-Romagne), sans doute diminutif de “costa” (= côte, coteau).
Costedoat Parfois écrit Costedoit, le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. On peut le considérer soit comme un nom de famille composé, Coste-Doat (voir ces noms), soit comme un toponyme, la côte, la colline de Doat (Doat étant dans ce cas l’équivalent du nom de baptême Donat). À noter en tout cas la présence de hameaux ou fermes correspondant à ce nom : Costedoat à Hagetaubin (64), Costedoit à Bassercles (40).
Costemend Nom porté dans le département du Nord. Semble un dérivé du néerlandais kost (= coût, dépense), surnom possible d’un intendant. On ne peut totalement négliger une déformation de Costerman (néerlandais coster = sacristain).
Costentin Surtout porté dans la Manche, devrait désigner celui qui est originaire du Cotentin. On ne peut cependant négliger, tout comme pour Costantin (76), une variante du prénom Constantin.
Costeraste Nom rencontré dans le Gard et dans le Lot. Désigne celui qui habite un lieu-dit portant ce nom, qui signifie en occitan la côte aride, sans végétation. Dans le Lot, on notera un hameau à Gourdon et un lieu-dit de Cahors. Dans le Gard, il faut sans doute penser à des hameaux à Recoules-d’Aubrac (48) ou à Saint-Martin-de-Castillon (84).
Costergent Rare, le nom semble venir de la Haute-Loire, où on trouve aussi les formes Costargeant, Costargent, Costerisant, Costerizant. Autres variantes : Costerigent, Costrejean. Si le premier élément semble évident (“coste” = côte, coteau), le second est plus obscur, d’autant qu’il est difficile de savoir quelle est la graphie d’origine. On devrait avoir affaire à un nom de lieu, mais je n’en trouve aucune trace.
Costesèque, Costaseca Nom occitan ou catalan : celui qui habite au lieu-dit la Côte sèche, celle où la végétation est maigre. La forme Costaseca (variante Costasèque) se rencontre dans les P-O, essentiellement à Baillestavy. Les Costesèque sont surtout présents dans l’Aude, mais on les trouve aussi dans les départements voisins (09, 66). Variantes : Costacèque, Costecèque, Costesec, Costessec, Costessèque. Il existe un lieu-dit Costesèque dans l’Ariège (commune de Château-Verdun).
Costet Surtout porté dans l’Ardèche et dans les Vosges, le nom a sans doute le sens de petite côte, petit coteau. A noter les hameaux de Costet à Pailharès (07), et celui du Chaud Costet au Tholy (88).
Costeux Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Costeur), le nom désigne un sacristain (à rapprocher du néerlandais De Coster, Decoster).
Costier Surtout porté en Martinique, le nom est également présent dans le Gard. Les plus anciennes mentions connues le situent en Lozère, mais aussi en Savoie. Il correspond à l’occitan “costiera”, qui désigne un coteau, un versant de colline ou de montagne.
Costis Surtout porté dans l’Aude et dans le Tarn, c’est un dérivé de costa (= côte, coteau), sans doute une forme latinisée. Le nom se rencontre aussi en Normandie (14), où il est une variante de Costil (même sens).
Costobounel Désigne celui qui habite un lieu-dit Costobouno, équivalent de Costebonne (= le bon coteau). Difficile d’être sûr de l’origine géographique, mais le remplacement phonétique du -a final par -o (costa > costo) se rencontre surtout du Rouergue à l’Aude et à l’Ariège. On trouve ainsi les noms Costosèque et Costossèque (= Costesèque, Costaseca) dans le Tarn et l’Ariège.
Costorella Nom italien rare, porté apparemment en Sardaigne. On le rapprochera de Costarella (sud de la Calabre). Apparemment un toponyme avec le sens de petite côte.
Costrejean Voir Costergent.
Cot Un nom fréquent dans le nord de la Catalogne, qui peut signifier pierre, rocher (latin cote), mais qui la plupart du temps est un diminutif par aphérèse de Nicolas (Nicot) ou de Jacques (Jacquot). Le nom se rencontre aussi dans l’Aveyron et le Puy-de-Dôme.
Coté, Côté Assez fréquent, ce nom est notamment présent dans l’Allier et le Rhône. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un coteau, mais on ne peut exclure l’hypothèse d’un porteur de cotte.
Cotelle Assez courant en Normandie (76), le nom désigne un coteau (toponyme). Avec le même sens : Cotel (54, 22, 10). A noter le charmant diminutif Cotelette (53).
Coterot Nom assez rare, variante de Cotereau, Cothereau, Cottereau, patronymes surtout portés dans la Sarthe, sans doute originaires de la Mayenne. Le mot “coterel” désigne en ancien français d’abord un mercenaire portant un coterel (cotte courte), puis un bandit, un pillard. Autres formes : Cotrel, Cotrelle, Cottrel, Cottrelle, surtout portées dans la Somme.
Cotes Nom porté dans le Cher et dans la Loire. Apparemment un toponyme évoquant soit une côte (ou des côtes), soit un lieu caillouteux (cot = caillou en occitan).
Cotillard C’est surtout en Bretagne (22) que l’on rencontre ce nom. On trouve aussi en Bretagne le patronyme Cotillec, Le Cotillec, qui semble avoir la même signification. On peut hésiter pour le sens entre un dérivé de cotte (sorte de tunique, puis cotte de mailles) et un dérivé de coutil, variété de toile. Je pencherais plutôt pour la seconde solution, et il pourrait s’agir d’un fabricant de coutil. Le nom de famille Coutillard existe d’ailleurs lui aussi, on le rencontre dans le Maine-et-Loire.
Cotin On pensera d’abord à un diminutif de Cot (voir ce nom), mais, vers la Normandie, le nom désigne une petite maison, une cabane (ancien français cotin, du germanique kote = cabane). C’est dans la Sarthe et l’Ille-et-Vilaine que le nom est le plus répandu.
Cotinat Le nom est porté dans le Berry (36, 37). C’est un diminutif de Cot, Cotin (voir ces noms). Formes voisines : Cotinaud (16, 23), Cotinaut (54), Cotinaux (21), Cotineau (18, 53, 44), Cotinet (28, 77), Cotinot (91, 41).
Cotis Nom rare porté dans les Landes et le Var. C’est un toponyme évoquant un lieu caillouteux ou un coteau.
Coto Le nom peut venir d’Espagne ou de Bretagne. S’il est espagnol (autres formes : Cotos, Cueto et Couto, ce dernier nom étant aussi portugais), il s’agit d’un toponyme désignant soit un terrain réservé au seigneur (défens), soit une colline. Quant au nom breton, porté dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, son sens est plus incertain : diverses variantes graphiques montrent qu’il pourrait corrspondre au français “coteau”. Autrement, le mot breton “kot” a le sens de “bille”. À envisager aussi un éventuel diminutif de “kozh” (= vieux).
Cottalorda Assez courant à Nice et dans la vallée de la Roya (06), c’est un surnom italien qui semble désigner celui qui a une cotte sale, la cotte étant un vêtement médiéval. En italien, lordo = sale.
Cottaz Le nom est surtout porté dans l’Isère. On pense généralement à celui qui porte une cotte, ou à un fabricant de cottes (voir Cotte).
Cotte Désigne au moyen âge une tunique (penser à la cotte de mailles). Il s’agit donc en principe d’un surnom évoquant soit celui qui porte, soit plutôt celui qui confectionne des cottes. Etymologie : francique *cotta. C’est dans l’Isère et la Loire que le nom est le plus répandu. Autre possibilité : un toponyme (équivalent de côte ou bien lieu caillouteux), par exemple le hameau de la Cotte à Riotord (43).
Cottebrune On trouve ce patronyme dans la Manche, mais il est assez rare. Plus fréquents sont les noms Cotteblanche (35, 22, 45, 18) et Blanchecotte (35, 49, 45). On trouve aussi parfois Cottenoire (18), devenu Cottenoir au Québec, Cotteverte (49), Cotterousse (63). Tous ces noms désignent apparemment la couleur de la cotte, qui était au XIIe siècle une sorte de tunique, vêtement porté par tous les paysans. Le terme s’est par la suite spécialisé pour désigner l’habillement d’un guerrier, difficile de savoir si c’est le cas ici. Etymologie du mot : le francique *kotta (= manteau de laine grossière). Attention cependant : “cotte” peut aussi être l’équivalent de “côte”, et on aurait alors affaire à des toponymes devenus noms de famille.
Cottel Sans doute une variante de cotel (= coteau), désignant celui qui habite sur une petite hauteur.
Cotten Surtout porté dans le Finistère, ce nom breton désigne un homme âgé (coz = vieux + den = homme). On trouve également des Cotten en Angleterre, mais le sens du nom y est différent : c’est un toponyme désignant un domaine rural.
Cottencin Le nom est un diminutif du nom de baptême Constance, éventuellement Constant (cf. la commune de Cottance, dans la Loire, qui s’écrivait Constantia en 971). C’est dans le Loir-et-Cher et le Loiret qu’il était autrefois le plus répandu. Autres diminutifs : Cottenceau (49), Cottençon (41, 89), Cottanceau (49, 79), Cottancin (42, 69, 41).
Cotteret Nom rencontré en Picardie (80, 02). Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, certainement la ville de Villers-Cotterêts, dans l’Aisne.
Cottier Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire. Un hameau s’appelle Cottier à Retournac, dans le même département, et pourrait être à l’origine du nom de famille. Signification possible : coteau (sens de l’occitan costiera). On trouve également des Cottier dans l’Isère, à rapprocher de deux hameaux savoyards (communes de Bourgneuf et Séez). A noter qu’on a parfois envisagé comme origine un nom de personne latin, Costerius. Autre solution, moins crédible : un fabricant de cottes.
Cottille Selon le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane, le nom, tout comme Cotyle et Cotille, a été utilisé au XXe siècle en Belgique pour remplacer le patronyme Cocu. C’est sans doute vrai, mais ce nom n’est pas tombé du ciel. Il devrait correspondre au normand et au picard “cotil” (= coteau). Les noms de famille Cotils, Cottiels sont attestés en Flandre dès la fin du XVIe siècle.
Cottin Nom surtout porté dans l’Ouest. C’est un hypocoristique formé par aphérèse sans doute sur Jacot, lui-même diminutif de Jacques. Autre possibilité, un hypocoristique de Nicot (< Nicolas).
Cottineau Diminutif de Cottin (voir ce nom), le patronyme est notamment porté dans la Loire-Atlantique et dans la Vienne. Variante : Cottinaud (16). Avec un autre suffixe : Cottinet (80).
Cotton Dans le département du Nord, où le nom est fréquent (variante : Coton), il s’agit d’un hypocoristique de Jacot (= Jacques) ou de Nicot (= Nicolas). Le nom se rencontre aussi dans le Sud-Est, où il correspond à l’italien Cottone, qui a dû désigner un marchand de coton (plante cultivée en Sicile au moyen âge).
Cottour Nom porté dans le Finistère (variante Cautour). Semble un toponyme formé à partir du mot tour, précédé du breton coz (= vieux). Un hameau s’appelle Costour (commune du Relecq-Kerhuon, 29).
Cottu Surtout porté dans l’Oise, le nom se rencontre aussi sous la forme Cotu (80). Il a dû désigner celui qui était vêtu d’une cotte (sorte de tunique, puis cotte de mailles).
Coty Porté dans le Finistère, le nom s’écrit aussi Cotty. C’est un toponyme relativement courant signifiant “la vieille maison” (kozh = vieux + ti = maison). On trouve des hameaux appelés Cotty à Kerlaz, Plougasnou et Plouyé (29).
Couas Le nom est rare. Il semblerait qu’il soit originaire de l’Eure. On trouve la forme voisine Couasse dans l’Eure-et-Loir. Ce devrait être un dérivé de l’ancien français “coe” (= queue), peut-être avec le sens de bande de terre.
Couasnon Nom breton qui désigne sans doute une personne originaire de Couesnon, toponyme relativement fréquent en Bretagne. On le retrouve dans le nom d’une rivière, le Couesnon.
Coubès Porté notamment dans le Tarn et l’Ardèche, c’est un dérivé de cova (= grotte) désignant celui qui habite un lieu-dit la Cova, la Coube. A envisager aussi l’occitan cobés (= cupide, envieux, parfois aussi avare).
Coubetergue Le nom est porté dans le Cantal. Variante : Coubetergues. Il désigne celui qui est originaire de Coubetergues, hameau de la commune de Goulles (19), située à la limite des départements de la Corrèze et du Cantal. Faute de formes médiévales, il est difficile de se prononcer sur le sens du toponyme, qui semble écrit Coubertergue sur la carte de Cassini.
Couchard Surtout porté dans le Puy-de-Dôme et dans la région lyonnaise, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un toponyme avec le sens de petite butte (voir Couchon et Couchot).
Couchon Le nom est porté dans la Drôme, on le rencontre aussi en Savoie. Il correspond au mot “cuchon”, qui désigne dans cette région une meule de foin ou encore une petite butte.
Couchot C’est dans la Meuse et le Territoire de Belfort que le nom est le plus fréquent. C’est sans doute un toponyme avec le sens de petite butte. On propose parfois un dérivé du verbe coucher, qui peut avoir de nombreux sens au moyen âge. Le dictionnaire de M.T. Morlet privilégie l’expression coucher de l’argent (= jouer de l’argent aux dés ou à un autre jeu de hasard), et pense que le patronyme est un sobriquet donné à un joueur, plus généralement à un dévergondé.
Couchouron Porté dans le Finistère, le nom y est attesté depuis le début du XVIIe siècle. Il est assez énigmatique et n’a pas l’air très breton. Il ressemble beaucoup aux toponymes méridionaux tels que Cucuron ou Coucouron, qui évoquent des sommets plus ou moins élevés. Je ne vois en tout cas aucune autre solution. Donc, peut-être celui qui vient de Coucouron, commune de l’Ardèche.
Coucke Porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom désigne par métonymie un pâtissier (néerlandais koek = gâteau). Variantes : Couck, Coeck. Le sens de cuisinier (kok) est également possible.
Coudal Le nom est rare, on le trouve surtout dans le Vaucluse. On peut penser à une variante du nom CODOL (écrit aussi COUDOL), qui en occitan désigne un caillou, et donc soit un lieu caillouteux, soit quelqu’un qui a la tête aussi dure qu’un caillou. On trouve une commune du nom de Codolet dans le Gard, une autre nommée Codalet dans les P-O.
Coud-Cher Nom très rare rencontré en Haute-Vienne. C’est apparemment une déformation de patronymes tels que Coudarcher, Coudarchet (63) ou encore Coudercher, Couderchet (42, 63, 87), tous ces noms étant des toponymes dérivés de Couderc (voir ce nom). On trouve aussi dans la Creuse le nom Couderchon, avec le même sens.
Coudé Nom porté en Bretagne (35, 56). Sens incertain. Apparemment un rapport avec le mot coude, sans doute sous forme de toponyme.
Coudenne Nom surtout porté en Dordogne. Pourrait désigner un marchand de couenne (occitan codena), mais il s’agit plutôt d’un toponyme évoquant soit une terre herbeuse (codena), soit une terre inculte, une friche sur un coteau (codenàs). Variante : Coudène (07, 87). Diminutifs : Coudeneau, Coudenneau (33).
Couderc, Coudert Ce nom, très fréquent dans toute la partie sud de la France, est à l’origine un toponyme (còderc) désignant un espace inculte près d’une ferme, ou encore un pacage communal. L’étymologie demeure obscure (sans doute un mot préroman). Variantes : Couder, Couderq.
Coudin Nom porté en Charente-Maritime. Variante rare : Coudein. Sens incertain, mais ce devrait être une variante de Coutin (voir ce nom). De même, le nom aveyronnais Coudy devrait correspondre à Couty (voir ce nom).
Coudouin Les plus anciennes et les plus nombreuses mentions situent le nom dans les Deux-Sèvres, mais on le rencontre dans tous les départements plus ou moins proches, depuis le Puy-de-Dôme jusqu’à la Gironde. Variantes : Coudouain, Coudouen, Coudouing, et sans doute aussi Coudouy, nom porté dans le Gers. Tous ces noms paraissent évoquer le coing (occitan “codonh”), mais la finale -ouin me laisse perplexe. À envisager une déformation de Goudouin, nom de personne d’origine germanique (Godoinus, Godoenus : god = dieu + win = ami).
Coudray Pour le sens, voir Coudroy. C’est dans l’Ouest que le nom est le plus répandu (35, 72). A noter que dix communes françaises s’appellent Coudray, Le Coudray, ainsi que d’innombrables hameaux et lieux-dits.
Coudreuse Le nom est surtout porté dans la Sarthe. Il désigne celui qui est originaire de Coudreuse, hameau et ancienne seigneurie à Chantenay-Villedieu, dans le même département. Sens probable du toponyme : bois de coudriers (noisetiers sauvages). Un autre hameau s’appelle La Coudreuse à Béhoust (78).
Coudrin Surtout porté en Vendée et en Charente-Maritime, le nom devrait être lié au coudrier (noisetier sauvage), sans doute comme toponyme. A noter qu’en ancien français, la coudrine était le fruit du coudrier.
Coudroy Nom de lieu très fréquent dans toute la France, et qui désigne un lieu planté de noisetiers (coudre, du latin corylus). Une commune s’appelle Coudroy (Loiret) ainsi qu’un hameau des Landes (commune de Tartas).
Coudry Porté en Franche-Comté (25, 70), c’est sans doute un toponyme désignant un bois de noisetiers (voir Coudroy). Variante rare : Coudri.
Coudurier Variante de Couturier (voir ce nom) portée en Savoie et dans l’Ain. En composition : Coudurier-Boeuf (74), Coudurier-Curveur (01).
Coudyser Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom s’est écrit autrefois Coutiser, Coutijser. Il aurait désigné en néerlandais un ciseau à froid, et se décompose en koud (= froid) + ijzer (= fer). Debrabandere en fait le surnom d’un chaudronnier.
Coué Nom porté dans l’Ouest (56, 44, 49). Il désigne celui qui est pourvu d’une queue. C’était en principe un sobriquet appliqué à un Anglais, l’imagination populaire ayant voulu que les Anglais fussent dotés de cet appendice.
Couëdic, Couédic Le nom est porté dans le Morbihan. C’est un diminutif du breton koad (coat), toponyme désignant un bois. Variante : Le Couédic (22).
Couedou Nom breton désignant celui qui habite un lieu-dit le Couédou, le Couadou, le Coadou (= le petit bois).
Couerbe Le nom est surtout porté dans le Gers (également 40, 33). Variante : Couerbes (47, 40, 33). Aucune solution gasconne ne semble convenir pour ces noms, qui pourraient être des transcription de l’espagnol Cuerva, Cuervas (noms de famille et toponymes formés sur cuervo = corbeau).
Couette Le nom est surtout porté dans le Loir-et-Cher. Variantes : Couettes, Couète. Il signifie “petite queue” (ancien français “coete”), terme fréquemment employé comme toponyme pour désigner une parcelle ou un bois de forme allongée.
Couffet Nom rare, que les plus anciennes mentions situent dans l’Est (Lorraine, Franche-Comté). Sens incertain. Peut-être un diminutif de l’ancien français “coffe” (= baquet). A noter aussi l’ancien français “cofflet” (= sot).
Couffignal Nom porté dans le Rouergue. Variantes ou formes voisines : Couffignals, Couffinal, Couffinhal, Coffignal, Coffinhal. Il existe un hameau appelé Couffignal à Moissac (82), et un ruisseau de Couffignal à Boussac (12), mais aussi des hameaux Couffinhal à Montézic et Entraygues-sur-Truyère (12), ou encore la rivière de Couffinhals à Connac (12), et Couffinal à Revel (31), Lavaur et Lagardiolle (81). Autrement dit, c’est un toponyme très répandu, dérivé de l’occitan confinh, confinha (= confin, limite).
Couffitte Nom porté dans le Sud-Ouest, surtout en Gironde, mais aussi dans les Hautes-Pyrénées, dont il paraît provenir. C’est le nom d’un hameau ou d’un quartier de Lourdes (sens obscur, le rapport avec le confit ou les confiseries étant en principe à exclure). Variantes : Couffite, Coufitte.
Coufleau Le nom est porté en Poitou-Charentes (17, 79). Variante : Coufleaux. Sens incertain : peut-être un diminutif de “confle”, variante de l’ancien français “gonfle” (= enflé, dodu).
Coufranc Nom rare porté dans le Loir-et-Cher. Il devrait désigner celui qui est originaire de Coufran, hameau ou ferme à La Marolle-en-Sologne (41), à condition que le toponyme soit antérieur au nom de famille.
Cougneau Ce patronyme se rencontre à la fois dans le Nord et en Vendée. C’est une variante de Cogneau (voir ce nom).
Cougnon Porté en Vendée et en Poitou-Charentes, c’est un dérivé du mot “coin”, sans doute avec un sens topographique. On trouve dans la même région le nom Cougnaud, qui pourrait correspondre au hameau du Cougnaud à Moutiers-sur-le-Lay (85).
Cougot Nom rencontré dans le Sud-Ouest (81, 46 notamment). Il correspond à un terme occitan, cogòt, qui peut avoir plusieurs sens : nuque, toupie notamment. Mais, comme anthroponyme, il semble correspondre au français cagot (emprunté d’ailleurs à l’occitan béarnais), terme qui désignait au départ un lépreux, ou encore celui qui habitait dans des vallées reculées.
Cougoureux Surtout porté dans le Tarn (variante : Coucoureux), devrait être un toponyme à rapprocher de Cucuron (voir ce nom).
Couhysder Porté en Belgique, c’est une déformation de Coudyser (voir ce nom).
Couic Porté dans le Finistère, le nom s’écrit aussi Couhic (56). C’est un diminutif formé à partir du breton “kozh” (= vieux, ancien).
Couillandre Le nom est porté en Bretagne (29, 44), où l’on trouve la variante Cuillandre. Si l’on en croit A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons), il est formé avec le suffixe -andre sur le mot ‘couille’, et serait à rapprocher de noms tels que Couillard, Couillaud. A noter les diminutifs Couillandau, Couillandeau, Couillandreau rencontrés en Charente-Maritime et dans le Bordelais.
Couillard, Couillaud Disons-le sans ambages, le nom paraît désigner celui qui a de grosses couilles (latin coleus = sac de cuir, dont le pluriel neutre colea avait déjà ce sens). On trouve des Couillard un peu partout en France (mais surtout dans le 18 et le 76). Quant aux Couillaud, ils se rencontrent presque tous dans le 44. A noter cependant que le terme couillard a été parfois employé de façon injurieuse (équivalent de l’actuel ‘couillon’). Une hypothèse à envisager, cependant : ces noms pourraient être des déformations de Guillard et Guillaud.
Couillebault Surtout porté en Poitou-Charentes, devrait être une déformation de Guillebault (voir Guillebaud), nom rencontré dans la même région. Variantes : Couillebaud, Couillebeau, Couilbaud, Couilbault, Couilbeaux.
Couillerot Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire. Variante : Cuillerot. Sens incertain : peut-être un dérivé du verbe cueillir, désignant un cueilleur, un vendangeur.
Couillet Nom porté surtout dans la Somme, rencontré aussi dans le Nord et en Seine-et-Marne. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Couillet, toponyme évoquant une petite colline. Variantes : Couiller, Couillier (80, 76), Couillez (59), Couillette (02), Couillié, Couilliet (51, 59, 62). Outre de nombreux hameaux, il existe une ville appelée Couillet en Belgique, dans l’agglomération de Charleroi. On trouve avec le même sens les noms flamands Van Couillie, Van Coillie, Vancoillie. Dans certains cas, le rapport avec les testicules, évoqué par M.T. Morlet, est évidemment possible, mais la définition ci-dessus semble préférable.
Couillon C’est en Vendée que le nom est le plus répandu. En ancien français, ‘couillon’ est le cas-régime du mot ‘couille’, surnom possible d’un homme aux gros testicules, mais aussi terme injurieux ou méprisant dès le XIIIe siècle.
Coulais Porté en Poitou-Charentes et en Vendée, le nom s’écrit aussi Coulay. C’est sans doute un toponyme, mais je n’en trouve pas trace. A envisager éventuellement une déformation de Courlay (commune des Deux-Sèvres).
Coulanlorge Nom très rare porté autrefois dans la Loire-Atlantique (Saint-Etienne-de-Montluc). Aucune idée quant à sa signification, mais il devrait s’agir d’un toponyme.
Coulaud Fréquent en Limousin et en Périgord, c’est une aphérèse de Nicoulaud, forme occitane ou diminutif du prénom Nicolas. Variantes : Coulau, Coulaut, Couleau (47), Coulault, Couleault (37), Coulaux, Couleaux. Diminutifs : Coulaudin (89), Coulaudon (63), Coulaudou, Coulaudoux (87).
Couleru Le nom, présent à Bart (25) depuis le début du XVe siècle, est surtout porté aujourd’hui en Suisse. Variantes : Coulerut, Coullerut. Formes anciennes : Couilleru, Coullerus. Sens obscur. S’il ne s’agit pas d’un ancien toponyme, on envisagera peut-être une variante de l’adjectif “coléreux”.
Coulet Porté dans l’Ardèche, le Gard et l’Hérault, c’est une aphérèse de Nicoulet, diminutif de Nicolas. Autre possibilité : toponyme avec le sens de petite colline.
Coulier Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Dordogne. On le rencontre aussi dans l’Ille-et-Vilaine, où il est plus fréquent sous la forme Coullier. Le sens est incertain et devrait varier selon les régions. Pour le Nord (et la Belgique), le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose une variante de “caulier”, forme picarde de “chaulier” (= chaufournier). M.-T. Morlet propose pour Coullier un marchand ou un fabricant de colliers, et pour Coulier, en pays occitan, un portefaix. A noter qu’on trouve dans la Corrèze la forme Coulié, qui est aussi un hameau à Sainte-Féréole (19).
Coulm Le nom est porté dans le Finistère. Variantes rares : Coulme (22), Le Coulm (29). Il désigne en breton la colombe, mais a été aussi porté comme nom de personne, comme l’indique la commune de Plougoulm (29), où Goulm est un nom de saint correspond au latin Colombus (plou = paroisse, communauté de hameaux).
Coulmance Nom rare également écrit Colmance et porté dans la région parisienne. Difficile de se prononcer sans données généalogiques. On peut penser à une francisation du flamand Coolemans (rattaché au prénom Nicolas), mais il est impossible de l’affirmer sans preuves.
Couloigner Nom porté dans le Finistère. Variantes : Coulogner, Couloignier. Semble désigner celui qui fabriquait ou utilisait une quenouille (ancien français coloigne), mais il peut aussi s’agir d’un paysan exploitant une colonge (latin colonica = terre mise en culture par un colon).
Coulombe Plusieurs possibilités pour ce nom porté en Normandie (61, 14) et dans les Vosges. Soit il s’agit du féminin de colomb (= pigeon), soit on a affaire à un prénom féminin (popularisé par sainte Colombe, vierge chrétienne martyrisée à Sens). On peut aussi penser à un toponyme, où le nom évoquerait le latin columna (= colonne, cf la commune de Colombes).

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