A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura


Carta Corse ou italien (Sardaigne, Sicile), c’est sans doute le surnom métonymique de celui qui rédigeait des chartes (sens ici du mot ‘carta’).
Cartade Le nom est présent dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, ainsi que dans le Puy-de-Dôme. Il désigne celui qui habite un lieu-dit “la Cartade” ou en est originaire. Divers hameaux du Puy-de-Dôme portent ce nom : à Neuville, à Glaine-Montaigut et à Marat. A noter aussi Les Cartades à Saint-Jean-en-Val (63). Sens du toponyme : dérivé de “quart” ou de “quarta” (ancienne mesure agraire).
Cartan Le nom est porté dans le Sud-Ouest (31, 32, 65). C’est apparemment un toponyme, nom d’un hameau à Seysses (31), et d’anciennes habitations au Castéra et à Montastruc-la-Conseillère (31).
Cartegnie Nom porté dans le département du Nord. Variante : Cartegnies. Il semble s’agir d’une autre forme de Cartigny (voir ce nom).
Cartelot Nom rare porté en Picardie (80, 60). Il semble s’agir d’un diminutif de l’ancien français cartel (mesure de blé), surnom probable de celui qui utilisait cette mesure.
Cartenstadt Porté dans le Limbourg flamand, évoque bien sûr un nom de localité (Stadt = place), mais je ne sais laquelle. A tout hasard, il existe en Saxe une commune appelée Cattenstedt, également Katenstedt dans le Schleswig-Holstein.
Carter Fréquent en Grande-Bretagne, correspond au métier de charretier.
Cartereau Diminutif de Cartier (voir ce nom) porté notamment dans la Sarthe et l’Indre-et-Loire. Variante : Cartreau (72). Autres diminutifs : Carteret (70), Carteron (42, 70), Carterot (71).
Carthew Nom anglais: désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Carthew ou Cardew, toponyme fréquent en Angleterre. Signification de ce toponyme d’origine celtique : ker (caer) = forteresse + du = sombre, noir.
Cartier Il peut s’agir d’une contraction de Carretier (= charretier). Cependant, le mot “cartier” désignait aussi une mesure agraire, et le nom de famille semble plus souvent lié à ce second sens, vu sa répartition géographique : c’est en effet dans la Vienne et le Puy-de-Dôme qu’il est le plus répandu.
Cartier-Bresson Nom composé lié au mariage de Claude-Marie Cartier avec Eugénie puis Lucie Bresson (XIXe siècle). Le nom Cartier correspond sans doute au métier de charretier. Quant à Bresson, c’est un diminutif de Brès, Bris, nom de baptême porté par le successeur de saint Martin comme évêque de Tours.
Cartigny C’est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu. Il peut désigner celui qui est originaire de la commune de Cartigny, dans la Somme, mais, comme pour sa variante Cartignies, on pensera surtout à la commune de Cartignies, dans le Nord. Signification : domaine de Cartinius, nom d’homme latin, diminutif de Cartius.
Cartin Nom assez rare porté en Picardie (80, 02). Il devrait s’agir d’une variante de Cardin, diminutif de Richard.
Carton Le nom est très fréquent dans le Nord et en Belgique, où il semble être une contraction de Carreton, qui a le sens de charretier. Mais on le trouve aussi au nord de l’Auvergne, et là il s’agit sans doute du carton, ancienne mesure de capacité (et donc un surnom donné à celui qui l’utilisait).
Cartron Porté notamment en Vendée (également 56, 79), c’est une contraction de Carteron (42, 70), lui-même diminutif de Cartier (voir ce nom).
Cartry Porté dans le Nord et dans la Somme, c’est un nom de sens incertain. Peut-être le nom d’une ancienne localité (suffixe -y), peut-être un dérivé de Cartier (voir ce nom).
Caruana Le nom est d’origine maltaise. Il est tentant, comme pour de nombreux noms maltais, de le rapprocher de l’arabe : dans ce cas on aurait affaire au nom karwan, emprunté au perse kârvân, qui désigne une file de chameaux, une troupe de voyageurs (à l’origine du français caravane). Même si la prudence est de mise, il semble que ce soit la bonne solution.
Caruel Surtout porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Caruhel), le nom se rencontre aussi en Bretagne sous les formes Keruel, Keruhel, Kerruel, Kerhuel, Kerihuel. C’est un toponyme avec le sens de hameau, village placé sur une hauteur (ker = hameau + uhel = haut).
Carufel (de) Nom porté au Québec, où il a été introduit par une famille Sicard de Carufel venue de Castres. Il désigne celui qui détenait la seigneurie de Carufel, hameau à Fauch, dans le Tarn.
Caruso Très répandu dans toute l’Italie, notamment dans le Sud, correspond à un terme méridional signifiant ‘garçon’. Il a pu désigner un jeune homme employé aux travaux agricoles, mais a aussi été utilisé comme nom de baptême. Avec le même sens : Carusi, Carusso, Carussi, Caruzzo, Caruzzi.
Carut On trouve ce nom dans des régions diamétralement opposées, et son sens dépend de la région d’origine. Dans le Nord-Est, il désigne une personne carrée, trapue. En Provence, sans doute vers Arles, c’est un sobriquet appliqué à quelqu’un de renfrogné, qui fait la tête (sens de l’adjectif occitan carut).
Caruyer Variante de Charruyer (voir ce nom) portée dans le Nord-Pas-de-Calais. Autre forme : Carruyer (76).
Carvalho Nom de famille portugais formé sur un toponyme ayant le sens de ‘chêne’.
Carves Désigne celui qui est originaire de la commune de Carves en Dordogne, département où l’on trouve aussi un hameau appelé Carvès à Beynac-et-Cazenac. Signification : le nom semble correspondre au latin calvas (= chauves) et a dû désigner des terres arides, sans végétation.
Carville Porté dans la Manche et le Calvados, désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Carville en Normandie : une commune dans le Calvados, deux dans la Seine-Maritime, ainsi que divers hameaux. Dans la Manche il y en a à Feugères, Brectouville et Orval. Sens du toponyme : le domaine (villa) de Kari, nom de personne norrois.
Casabó Nom catalan écrit aussi Casabò. Deux possibilités : soit un lieu-dit Casabona (la bonne maison), avec masculinisation de l’adjectif pour désigner l’habitant du lieu, soit plutôt la maison de celui qui s’appelle Bo.
Casademont, Casademon Celui qui habite la maison située en haut du village.
Casadessus Porté notamment dans les Pyrénées-Orientales, le nom signifie ‘la maison d’en haut’, c’est le contraire de Casadejus, Casadevall, Casadavall (la maison d’en bas). Variante : Casadesus.
Casagrande Nom italien signifiant “la grande maison”, assez répandu dans les Alpes-Maritimes. En Italie, on le trouve surtout dans le nord du pays, avec une très grande fréquence en Vénétie. Plus rare, la forme Casagranda est localisée dans le Trentin.
Casalot Porté dans le Sud-Ouest (64, 65), c’est un diminutif de Casal (voir Casals).
Casals, Casal Du latin casalem, formé sur casa. Désigne au moins jusqu’au XIIe siècle une grande et riche maison. Autres sens possibles : enclos, et surtout ferme, qui semble à l’origine de la plupart des toponymes portant ce nom. Evidemment, celui qui s’appelle Casal(s) est originaire d’un lieu-dit Casal ou (les) Casals.
Casalta Porté en Corse, désigne celui qui est originaire de Casalta, toponyme ayant le sens de maison haute. C’est le nom d’une commune, ainsi que celui d’un hameau à San-Guliano (2B).
Casamajou Nom rencontré à la fois dans les Pyrénées-Atlantiques et dans l’Aveyron. Il signifie la maison principale, et donc celui qui y habitait. Variantes : Casamaggiore (Corse et Italie), Casamajor, Casamayor, Casamayou, ces trois derniers noms semblant tous originaires des Pyrénées-Atlantiques.
Casamitjana L’un des nombreux noms composés sur casa (= la maison). Désigne mot à mot la maison du milieu, celle qui est à la limite entre deux parties du village (notamment la partie haute et la partie basse).
Casano Porté dans diverses régions italiennes, c’est en Sicile que le nom est le plus répandu. Sens incertain : peut-être une variante de Cassano (lieu où pousse le chêne, toponyme très répandu), ou bien un dérivé de casa (= maison). On trouve plus rarement la forme plurielle Casani.
Casanova L’un des noms les plus répandus en Corse. C’est un toponyme avec le sens de ‘maison neuve’. Formes catalanes (éventuellement castillanes) : Casanovas, Casanobas, les maisons neuves (66).
Casar, Cäsar Porté en Allemagne et dans la Moselle (variante : Caesar), peut correspondre au nom de personne César, mais il faut plutôt y voir une forme latinisée de Kaiser (voir ce nom) créée à la Renaissance. On trouve plus rarement les forme équivalentes Zaesar, Zäsar.
Casarotto, Casarotti Diminutif de l’italien casaro, nom de métier désignant un producteur de fromage. On rencontre avec le même sens les patronymes Casari, Casarini, Casaroli.
Casasola Le nom peut être originaire d’Espagne ou d’Italie (Frioul). Dans les deux cas il s’agit d’un toponyme, a priori avec le sens de maison isolée.
Casasoprana Porté en Corse, désigne la maison située au-dessus (par exemple en haut du village, au-dessus du village).
Casasus Le nom est porté en Espagne et dans les Pyrénées-Atlantiques, où il est plus fréquent sous la forme Casassus. Il désigne la maison située au-dessus (par exemple en haut du village), mais aussi en gascon la maison située au sud.
Casavant, Cazavant Nom du Sud-Ouest. Désigne celui qui habite la maison située au début (en avant) du village.
Casays Le nom est porté en Haute-Savoie et en Suisse. Variante : Casaï. Il semble que ce soit un toponyme d’origine italienne, dérivé de “casa” (= maison). Il existe une vallée appelée Val dei Casai dans le Trentin.
Cascailh Porté dans les Landes (variante : Cascail), le nom désigne en occitan des graviers, des débris de pierres (cascalh). C’est donc un toponyme, nom de deux hameaux à Dumes et à Urgons (40).
Cascio Nom italien porté en Sicile, où il s’écrit aussi Lo Cascio. Sens incertain. Il pourrait désigner un marchand de fromages (sicilien “caciu”, dans lequel le c se prononce comme sc). On peut aussi envisager une variante de l’italien “casso” (= dépourvu, ou encore cage thoracique), mais c’est peu probable. Autre possibilité : un nom de personne correspondant au latin Cassius (cf. le personnage de Cassio dans Othello), mais qui explique difficilement la forme Lo Cascio. Par contre, le diminutif Casciello, porté dans la région de Naples, pourrait correspondre à ce nom de personne.
Casé Nom porté à la fois dans le Sud (34, 66) et dans le Nord (80). Désigne peut-être un marchand de fromage (du latin “caseum” = fromage). Un dérivé de “casa” (= maison) est cependant préférable : le nom semble en effet correspondre à l’ancien français “chasé”, qui désignait le possesseur d’un fief, ou encore un vassal, un tenancier.
Casebasse Nom italien porté également en Suisse. Désigne celui qui habite un lieu dit Casebasse (= les maisons basses). C’est le nom d’une commune en Emilie-Romagne.
Caseilles Du latin casella (casa + suffixe diminutif -ella) = petite maison. Le S final est plus une marque d’appartenance qu’un véritable pluriel.
Casenave Variante de Casenove (= la maison neuve, toponyme) portée en Béarn. Autre forme : Casanave.
Caseneuve Désigne celui qui habite un lieu-dit Caseneuve ou en est originaire. Signification : la maison neuve. Le nom est surtout porté dans l’Ardèche et la Drôme.
Casenove, Casenobe, Casanova, Casanovas La ou les maison (s) neuve(s). Il peut s’agir soit de celui qui habite une maison nouvelle, soit d’une personne originaire de l’un des nombreux villages ou hameaux portant ce nom.
Casero Fréquent en Espagne, c’est un dérivé de “casa” (= maison) pour lequel divers sens sont possibles : possesseur d’un fief ou d’une maison, tenancier (celui qui possède ou loue une exploitation agricole).
Cases Nom venant de casa (latin casa = édifice habitable), autrement dit la maison. Très courant dans toute la Catalogne, le nom désigne sans doute celui qui habitait un hameau, un petit groupe de maisons (penser à tous les lieux-dits Les Cases). Ou bien, au singulier, il s’agit peut-être d’une maison fortifiée. A noter que la présence du S dans les patronymes d’origine toponymique n’est pas forcément une marque de pluriel, mais plutôt une sorte de génitif.
Cash Nom anglais (également Case, Cashman) désignant un fabricant de coffres, de coffrets.
Casiez Patronyme du Nord et du Nord-Est, qui désigne vraisemblablement un producteur de fromage (latin caseus).
Casimir Outre les départements d’Outre-Mer, et notamment la Réunion, le nom de famille Casimir est porté dans le Sud-Ouest, en particulier dans l’Aveyron autrefois. Il s’agit d’un prénom slave, Kazimierz, popularisé par un prince polonais du XVe siècle, saint patron de la Pologne et de la Lithuanie. La mode de ce prénom semble s’être développée en France au XVIIIe siècle. Le nom composé Casimir-Périer a été formé par l’adjonction du prénom au patronyme Périer aux alentours des années 1800. Autre nom composé : Casimir-Daurand (Vaucluse). On notera aussi une assez grande fréquence du nom en Corse et en Italie, sous les formes Casimiro, Casimiri. Forme latinisée : Casimirius (Martinique).
Casine Porté dans la Manche et le Calvados, c’est un matronyme formé sur Casin, diminutif de Nicaise (voir Cazin).
Casnat Difficile de se prononcer sur l’origine et la signification de ce nom, beaucoup trop rare. Il est aujourd’hui porté dans la région lyonnaise, on en trouve une mention en Belgique au XVIIIe siècle.
Caspani Nom italien porté en Lombardie, également présent en Suisse. Il désigne sans doute celui qui est originaire de Caspano, village de la commune de Civo (province de Sondrio).
Caspar Fréquent en Alsace, correspond au prénom Gaspard (voir ce nom), dont la forme allemande est Kaspar. Avec le même sens : Caspard (25, 68), Casper (67, 57), Caspers (59, le -s étant un génitif). Forme latinisée : Casparius (59). Avec génitif latin marquant la filiation : Caspari, Caspary (57).
Cassado Ou plutôt Cassadó. Nom catalan désignant un chasseur. Variante : Cassador.
Cassadour Très rare, le nom est porté dans le Sud-Ouest (33, 24, 19). On trouve aussi la forme Cassadou (65, 64, 33). Il devrait désigner un chasseur (occitan “caçador”).
Cassagnade Porté dans le Lot, c’est un toponyme désignant un lieu où abonde le chêne. Un hameau s’appelle Cassagnade à Mérenvielle (31).
Cassagne, Cassagnes Désigne au départ un lieu planté de chênes (voir Cassu). Le nom peut aussi renvoyer à un village d’origine (il en existe un en Fenouillèdes).
Cassan Nom très répandu dans le Sud-Ouest (46, 82). Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Sens du toponyme : chêne, lieu où pousse le chêne (du gaulois *cassanos). On trouve en Italie et en Corse la variante Cassano, qui serait à l’origine du nom noble de Cassan. Autres variantes : Cassain, Cassaing, Cassang, toutes dans le Sud-Ouest.
Cassani Assez fréquent en Lombardie et en Emilie-Romagne, c’est la forme plurielle de Cassano (Lombardie, Piémont, Pouilles), toponyme évoquant un bois de chênes dans le Nord (sept communes en Italie, et de nombreux hameaux). Autre possibilité : nom de personne d’origine latine, dérivé de Cassius.
Cassar Nom très répandu à Malte, dont la signification est incertaine. On le rattache en général à l’adjectif maltais “qasir” (= court) et au verbe “qassar” (= raccourcir). À partir de cette étymologie, certains y ont vu le surnom d’un barbier. Il faut cependant penser aussi à l’arabe “qasr” (= forteresse), d’autant que ce mot est à l’origine de la commune sicilienne de Cassaro (également nom de famille en Sicile). On n’oubliera pas enfin une éventuelle transcription du nom de personne César (Kaysar, Qayssar au Proche-Orient).
Cassard Rencontré dans l’Ouest (44) et en Franche-Comté (25), ce patronyme est considéré comme un surnom donné à une personne violente, qui brise tout. Variante : Cassart (02, 08, 80). A noter cependant qu’en Saintonge un cassard est une mare, une flaque d’eau.
Cassareuil Nom porté dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, rencontré autrefois sous les formes Cassarouil, Cassarouill, Cassarull, Casserouill dans le village de Maureillas. C’est un toponyme désignant un bois de chênes.
Cassaro Nom italien venu de Sicile. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Cassaro (province de Syracuse), mais peut aussi correspondre au nom maltais Cassar (voir ce nom).
Cassat Le nom se rencontre surtout dans le Sud-Ouest (33) et le Limousin, et paraît désigner un bois de chênes (autre possibilité, cassat, participe passé du verbe casser, le sens étant alors assez obscur). On me signale aussi sa présence en Lorraine, où il doit s’agir d’une variante de Cassart (voir Cassard).
Casse, Casses Fréquent en Languedoc, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Casse(s), autrement dit le chêne. C’est dans la région toulousaine qu’il y a le plus de Casse, les Casses étant surtout présents dans l’Aveyron.
Cassen Le nom est surtout porté dans les Landes. Variantes : Cassens, Cassenx. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Cassen, dans le même département. On pense généralement que le toponyme évoque un bois de chênes (racine gauloise *cassu). Autre solution : le domaine de Cassius, nom d’homme latin.
Casseron Le nom est surtout porté en Vendée. C’est un toponyme rencontré notamment en Charente-Maritime, de sens incertain : le glossaire de l’I.G.N évoque un ‘ancien arrachis de vigne’. On trouve la forme voisine Cassereau dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire (nom de divers hameaux du Centre-Ouest).
Casseville Porté en Saône-et-Loire et dans le Jura, c’est certainement le nom d’une localité, reste à savoir laquelle. Peut-être Chasseville, hameau à Égligny (77), ou encore Caseville, Cazeville (Sud-Ouest), mais il y a sans doute une autre solution.
Cassiau Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est un dérivé de “casso” (= le chêne), sans doute avec le sens de bois de chênes. Formes équivalentes : Cassiaut, Cassio (40).
Cassier Surtout porté dans la Creuse, semble, comme Cassière et Cassières, évoquer un bois de chênes. Autre possibilité : fabricant de casseroles.
Cassignol Nom occitan. Toponyme désignant un petit bois de chênes.
Cassiman Rare, le nom est porté en Belgique (variante : Casseman) et dans le département du Nord. En néerlandais l’homme à la cassette, il a pu désigner un trésorier ou un frère mendiant selon le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane.
Cassin Nom porté dans l’Ouest (44, 49). Ce doit s’agir le plus souvent un toponyme désignant un lieu où pousse le chêne, mais il peut aussi s’agir d’une variante de Cassien, nom de baptême (latin Cassianus) popularisé notamment par saint Cassien, fondateur de l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
Cassius Nom relativement rare, porté dans le Bordelais et le département de la Vienne (présent aussi en Guadeloupe). Il s’agit d’un nom de personne latin (< cassis = casque), repris comme nom de baptême à la Renaissance. On trouve aujourd’hui en Martinique une famille Cassius de Linval, qui semble originaire du Sud-Ouest, mais le nom Linval me demeure inconnu. On dirait évidemment un toponyme, mais je n’en trouve aucune trace. A noter que le nom Linval se rencontre dans le Nord et en Belgique.
Cassivi Venu de Sicile, le nom est arrivé au Québec (Cap-aux-Os) à la fin du XVIIIe siècle. Sens incertain. Une origine maltaise, peut-être juive, n’est pas à exclure. Il correspondrait alors à l’hébreu katsav (arabe qaSSâb) désignant un boucher. On trouve en Italie le nom voisin Cassavi, mais il y est très rare.
Cassoli, Cassoly Un nom fréquent en Conflent (66). Peut-être celui qui fabrique et vend des cassolettes, des bouilloires (catalan cassolí, même sens), mais plutôt un toponyme désignant une chênaie (cassola, cassoule dans le Sud-Ouest). Variantes : Cassuli, Cassuly.
Cassonnet Nom porté dans l’Eure-et-Loir, mais aussi dans le Loiret et plus généralement dans les départements du Centre. Il devrait s’agir d’un diminutif de Casson, toponyme très fréquent dans le Centre, où il désigne selon le lexique de Pégorier (voir bibliographie) une dépression du sol. Le mot “casson” est aussi attesté en ancien français comme mesure agraire (= le quart d’un arpent).
Cassoulet Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Cassoulet, toponyme assez courant en Gascogne qui évoque une petite chênaie.
Cassu, Casso, Cassou, Casse, Cassé Renvoie à un arbre, le chêne. Nous avons ici affaire à une étymologie celtique (gauloise), *cassanos > casse. Le nom désigne celui qui avait un chêne dans sa propriété ou près de sa maison, ou qui est originaire d’un lieu-dit (le) Cassou.
Cassuto Apparemment italien (quelques mentions dans ce pays), le nom a surtout été porté par des juifs d’Afrique du Nord (Constantinois, Tunisie). Sens obscur. Variante : Kassoutou.
Cassy Toponyme désignant un lieu planté de chênes. Nom surtout fréquent dans le Sud-Ouest.
Casta Nom surtout porté en Sardaigne et en Corse. Il désigne celui qui est originaire de Casta, nom de deux communes, l’une en Haute-Corse, l’autre en Ligurie.
Castagliuolo Très rare, ce nom italien est porté en Campanie (Capri). Variante : Castagliulo. C’est un diminutif de Castaglio, sans doute variante de Castiglio, lui-même variante de “castello” (= château).
Castagnet Très fréquent dans le Sud-Ouest (40, 33, 64), c’est un toponyme désignant un bois de châtaigniers. Le nom se rencontre aussi dans le Nord, avec le même sens.
Castagnier Le nom désigne un bois de châtaigniers. Il est surtout porté en Dordogne et dans le Gard. Variantes : Castagnié (46, 30, 24), Castagner (24), Castagné (46, 81, 82).
Castagnol Le nom désigne un bois de châtaigniers. Il est porté dans le Sud-Ouest (24, 46, 47).
Castaing Fréquent dans le Sud-Ouest, le nom peut désigner celui qui a les cheveux châtain, mais c’est le plus souvent un toponyme évoquant un bois de châtaigniers. Variantes : Castaings, Castan, Castang.
Castaldi Forme plurielle de Castaldo, un nom fréquent dans toute l’Italie, particulièrement présent en Campanie, qui peut avoir plusieurs sens : au départ c’était un administrateur royal, puis un intendant, un régisseur, et dans diverses régions il a pris le sens d’ouvrier agricole.
Castanares Ou Castañares. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Castañares (= lieu où pousse le châtaignier), nom de diverses communes en Espagne (provinces de Burgos, La Rioja).
Castaneda Ou plutôt Castañeda. Désigne en espagnol un lieu planté de châtaigniers.
Castanet Désigne celui qui habite un lieu-dit Castanet (bois de châtaigniers) ou en est originaire. Le nom est porté dans le Gard ainsi que dans le Sud-Ouest (46, 33).
Castañon Assez courant en Espagne, c’est un augmentatif de castaño, évoquant soit le châtaignier (toponyme), soit celui qui a les cheveux châtains.
Castany Surnom catalan évoquant celui qui a les cheveux châtains, ou encore celui qui est originaire d’un lieu-dit Castaing, Castany (= bois de châtaigniers).
Castay Porté dans le Gers et les départements voisins, c’est un toponyme qui évoque en principe le châtaignier (occitan castanh). On peut envisager parfois une graphie incorrecte tardive de Castet (= château). Une bonne dizaine de hameaux du Gers s’appellent Castay. Le nom composé Castaybert renvoie pour sa part au hameau de Castayber, à Lussagnet-Lusson (64).
Caste Porté en Provence (84, 13), le nom correspond à l’adjectif “chaste”, sans doute employé comme nom de personne (voir Casto). On ne le confondra pas avec Casté (Sud-Ouest), qui est pour sa part une probable variante de Castet (voir ce nom).
Castejon Nom espagnol. Désigne celui qui est originaire de Castejón, un toponyme très répandu. De nombreuses localités portent en effet ce nom, qui signifie petit château, petite forteresse.
Castel, Casteil, Castell Nom formé sur un toponyme. Il s’agit bien sûr du château. Désigne soit celui qui vivait au château, soit dans son enceinte ou à proximité. Peut aussi désigner parfois des gens originaires d’une commune portant ce nom.
Castelbajac (de) Le nom renvoie à la commune de Castelbajac, dans les Hautes-Pyrénées. Mentionné vers 1085 sous la forme Castrum Baiacum, le toponyme désigne la forteresse située sur le domaine de Baius, nom d’homme latin.
Castelbou Porté dans le Tarn et l’Aveyron, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Castelbou (= le bon château). Variante : Castelbon. Dans les départements concernés, trois hameaux se nomment ainsi, à Lautrec (81), Calmels-et-le-Viala et Vabres-l’Abbaye (12).
Castelet, Castellet Toponyme fréquent dans le Midi, désignant un petit château. Le patronyme correspond à celui qui est originaire d’une localité ou d’un lieu-dit portant ce nom.
Castellain Nom porté en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante de Châtelain, qui désigne au XIIe siècle celui qui avait la garde d’un château (souvent le châtelain était un simple militaire chargé par un seigneur plus puissant de garder une petite forteresse). Ce n’est que plus tard que le mot perdra son sens militaire. Autres formes : Castelain, Castelein, Casteleyn, Castelin, Castelyn, Castelyns.
Castellan Porté en Provence (83, 84), le nom est parfois d’origine italienne (variantes Castellano, Castellani). Il correspond à la fonction de châtelain (au moyen âge le plus souvent celui qui avait la garde d’un château).
Castelli Très fréquent dans toute l’Italie (en particulier en Lombardie), également très présent en Corse, c’est le pluriel de Castello, en français ‘château’, toponyme devenu nom de famille. Dérivés : Castellacci, Castellaci, Castellaggi, Castellazzi, Castelletta, Castelletto, Castelletti, Castellotto, Castellotti, Castelluccio, Castellucci.
Castelló, Casteillo Nom de famille catalan. Du latin *castellione = petit château. Sans doute originaire de l’une des nombreuses communes portant ce nom en Catalogne.
Castellvi Toponyme désignant un château vieux. C’est en particulier le nom de deux communes de Catalogne, Castellví de la Marca, près de Vilafranca del Penedès, et Castellví de Rosanes, près de Sant Feliu de Llobregat. La finale -vi correspond à l’adjectif vell (< latin vetulum).
Castelnau Le nom est porté dans le Tarn-et-Garonne et les départements voisins. Variantes : Castelnaud, Castelneau. Il désigne celui qui est originaire de l’une des très nombreuses localités ainsi appelées dans le Sud-Ouest et plus généralement en Languedoc. Sens du toponyme : le château neuf. Forme similaire : Castetnau (64). L’italien possède le même type de formation avec les toponymes et noms de famille Castelnuovo, Castelnovo.
Castelnérac Porté dans le Lot-et-Garonne, désigne celui qui est originaire de Castelnérac, sans doute un autre nom de la commune de Nérac, dans le même département, qui possédait autrefois un important château. Voir aussi Nérac.
Castelot Porté notamment en Picardie et en Normandie, c’est un toponyme avec le sens de petit château. Forme flamandisée : Casteloot (59).
Casteras, Casteres Fréquent dans la région toulousaine, désigne celui qui est originaire d’une localité du même nom, le toponyme étant très répandu dans le Sud-Ouest (= château, fortification). On trouve en Gascogne la variante Castera.
Casterot Variante pyrénéenne (64, 65) de Castelot, nom qui désigne un petit château. Le patronyme désigne donc celui qui est originaire d’un lieu-dit ou d’une localité portant ce nom.
Castet, Castets, Castex Noms du Sud-Ouest, qui correspondent au béarnais casteig (également patronyme), signifiant château (occitan castel, castelh, catalan castell). Il s’agit donc de celui qui habite à proximité d’un château, ou qui est originaire d’une localité portant ce nom : plusieurs communes s’appellent Castex (Ariège, Gers), Castet (Pyrénées-Atlantiques, Gers) ou Castets (Gironde, Landes).
Casteu Typiquement niçois (le nom est présent à Nice depuis le XVIIe siècle), désigne celui qui habite un lieu-dit “le Casteu” (= le château, on peut éventuellement penser à l’ancien château de Nice, sur la colline du même nom, dont il ne reste pas grand-chose aujourd’hui). On notera que le nom s’est parfois transformé en Castelli et en Castel, au gré des occupations piémontaise et française du XIXe siècle. Variante : Casteo. Formes anciennes : Casteou, Castou.
Castiglione, Castiglioni Nom italien correspondant à un toponyme assez courant, qui signifie grand château (suffixe augmentatif -one ajouté à castiglio, variante de castello).
Castignerol Nom très rare rencontré en Dordogne. Il faut sans doute y voir un bois de châtaigniers, tout comme pour les noms voisins Castignoles, Castignolles (11), ou encore Castignola, Castignoli (Italie, province de Piacenza).
Castillo Forme castillane de Castell (voir Castel).
Castillon Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Castillon (= le petit château), toponyme fréquent : 17 communes en France, presque toutes dans le Sud-Ouest, région où le patronyme est le plus représenté (40, 64).
Castillou Egalement Castilloux. Nom porté notamment dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales et les Landes. C’est un toponyme ayant le sens de “petit château”.
Castinel Porté en Provence (13, 83), semble désigner celui qui est originaire de la Castinelle, hameau à Nans-les-Pins (83).
Casto Nom italien rencontré notamment dans la province de Lecce (Pouilles), parfois présent aussi dans le Nord et en Sicile. C’est un ancien nom de baptême correspondant à l’adjectif “casto” (= chaste), popularisé par divers martyrs. A noter aussi qu’une commune de Lombardie s’appelle Casto (province de Brescia). On trouve en Sardaigne le nom Casti, peut-être pluriel filiatif de Casto, mais je n’en suis pas sûr du tout.
Castola Nom porté en Corse, également présent dans le Sud-Ouest. Aucune certitude. Pourrait être un dérivé de castellum (= château), mais la présence du o me laisse perplexe.
Castonguay Nom de famille porté au Québec (variante : Gastonguay). Correspond au nom du premier immigrant, qui s’appelait Gaston Guay.
Castor Surtout porté dans les Alpes-de-Haute-Provence, c’est un nom de personne latin d’origine grecque (penser à Castor et Pollux) popularisé par saint Castor, qui fut évêque d’Apt et serait mort en 419 (fête le 23 septembre).
Castrec Nom porté dans le Finistère, où l’on rencontre avec le même sens la forme voisine Castric. C’est un surnom lié à la racine bretonne kastr (= membre viril), désignant sans doute un homme bien pourvu par la nature.
Castrique Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Il désigne celui qui est originaire de Questrecques, commune du Pas-de-Calais. Le toponyme est mentionné sous les formes Kestreca (1119) et Castreca (1173). Ce serait un nom de domaine formé à partir de l’anthroponyme latin Castorius.
Castro Italien, espagnol ou portugais, le nom désigne celui qui habite une localité appelée Castro (= château, ville fortifiée).
Castronovo CASTRONOVO est l’équivalent italien (on peut éventuellement le trouver en Corse) du français Châteauneuf. Autrement dit une forteresse nouvellement construite. Bien sûr, la personne qui s’appelle ainsi est originaire d’une ville, d’un village ou d’un lieu-dit CASTRONOVO. Dernière chose : CASTELLO désigne un château, tandis que CASTRO a le sens de lieu fortifié, habité par une population.
Catafart Nom périgourdin ou charentais, également écrit Catafort, Cataford. Sans doute un toponyme, de sens identique à Catafau (voir ce nom).
Catafau Nom venu de Catalogne du Sud (Vallès), que l’on trouve aussi sous la forme Catafal, et qui correspond au mot catalan cadafal, dont les sens sont multiples. Outre celui de catafalque, il a celui d’estrade ou d’échafaud, et a pu désigner comme toponyme une petite colline ou un poste de guet, à moins qu’il ne s’agisse du lieu où se déroulaient les exécutions. Etymologie : latin *catafalicum, composé de fala (échafaudage ou tour de bois servant dans les sièges) et du préfixe d’origine grecque cata. A noter que dans certaines régions de France des variantes telles que Chaffaud, Chaffaut peuvent aussi avoir le sens de grenier.
Catala, Cathala Aucun problème pour la compréhension du nom (= Catalan). Le nom désignait au moyen âge celui qui venait de Barcelone ou des comtés voisins, et c’est donc tout naturellement qu’on retrouve beaucoup de Català en Roussillon.
Catalan Désigne celui qui est originaire de Catalogne ou qui y a vécu. Le nom est porté dans diverses régions de France, notamment le Sud-Ouest (82, 65). C’est aujourd’hui en Guadeloupe qu’il est le plus répandu. Variante : Cathalan (48). Voir aussi Catala.
Cataldo Porté aujourd’hui dans toute l’Italie, le nom est originaire du sud du pays (Pouilles, Campanie et Sicile notamment). C’est un nom de personne popularisé par san Cataldo, moine irlandais devenu évêque de Tarente (VIIe siècle). Etymologie : peut-être le gaélique “cathlarm” (= valeureux), mais plusieurs auteurs pensent à un nom de personne germanique. Avec pluriel de filiation : Cataldi (Lazio et surtout Pouilles, provinces de Lecce et de Tarente). Variante rare : Cataudo.
Catalifaud Porté en Limousin (87), rencontré aussi sous la forme Catalifaut, le nom correspond au français échafaud (également catafalque). Voir Escadafals et Catafau pour le sens.
Catalon Patronyme surtout porté dans l’Ardèche. On peut évidemment penser à une déformation de Catalan, mais c’est loin d’être certain. En tout cas le nom existe comme toponyme : on le rencontre à trois reprises dans la Drôme (Beaumont-lès-Valence, Romans), et à deux reprises dans les Landes (Carcen-Ponson, Gouts).
Catanese Forme francisée Catanèse. Désigne celui qui est originaire de la ville de Catane, en Sicile. Le toponyme, très ancien (la ville a été fondée vers 729 avant notre ère), viendrait du grec Katanê, de sens incertain (racloir à fromage selon Plutarque !). D’autres hypothèses ont été envisagées, aucune n’est vraiment convaincante.
Catanzano Assez rare en Italie mais bien implanté à Sète, le nom semble une variante de Catanzaro, qui désigne celui qui est originaire de la ville de Catanzaro, en Calabre.
Catay Le nom est porté à la Réunion (également Cataye), avec un sens qui m’est inconnu. On le rencontre aussi dans le Tarn-et-Garonne, la forme Catays étant pour sa part portée dans l’Aveyron. Dans ce cas c’est sans doute une variante de Castay (32, 65), surnom donné à celui qui a les cheveux châtains ou toponyme évoquant un bois de châtaigniers.
Caté Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Il pourrait s’agir d’un hypocoristique du prénom Catherine, mais rien de bien certain. On trouve la forme Catté dans l’Aisne, et quelques Cathe ou Cathé dans la Meuse.
Catelain Le nom est porté en Seine-Maritime et dans le Nord-Pas-de-Calais. Il est difficile de faire un choix entre une variante de Châtelain (celui qui a la garde d’un château) et une autre forme de Cathelin (= Catherine, matronyme), dans une région où il ne faut pas trop se fier aux graphies des noms. Variantes : Cathelain, Cattelain (59, 62, 80).
Catelan Porté notamment dans les Hautes-Alpes, devrait désigner un Catalan, tout comme Cateland, Cathelan, Catheland (noms surtout présents dans l’Isère). À noter que le nom a été aussi utilisé comme prénom, notamment en Italie.
Catella Nom italien qui semble être un hypocoristique de Catherine.
Catelle Nom porté dans le département du Nord. C’est une variante de Catel, forme picarde du mot château, et donc le nom désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Catel. Variantes : Cateau, Cateaux, Catteau, Catteaux, Cattel, Catteu, Catteuw, Cattiau, Cattiaut, Cattiaux.
Cateloy Nom porté dans l’Oise et dans le Nord. Apparemment un dérivé de catel (= château).
Caterina Surtout porté dans la moitié sud de l’Italie, correspond au prénom Catherine. Variante : Catharina. Formes masculines : Caterino, Caterini, Catterini.
Cathelin Forme masculine correspondant au prénom Catherine (voir ce nom), rencontrée surtout dans l’Yonne et la Savoie. On rencontre la variante Catherin dans l’Ain. Diminutifs : Cathelinaud (87), Cathelineau (79), Cathelineaud (17), Catherinaud (33, 17), Catherineau (17, 33, 36), Catherinet (52, 77), Catherinot (36), Cathernet (84).
Catheline Variante de Catherine (voir ce nom) portée dans l’Ouest (35, 53). Le nom peut aussi s’écrire Cateline.
Cathelineau Surtout porté dans les Deux-Sèvres, c’est un diminutif de Cathelin, qui correspond au prénom Catherine.
Cathelotte Nom rencontré dans le département du Nord. Variante ou matronyme de Cathelot, lui-même diminutif du nom Catherine.
Catherine Matronyme fréquent dans le Calvados, le Maine-et-Loire et l’Ille-et-Vilaine, popularisé par sainte Catherine d’Alexandrie, qui aurait été martyrisée au début du IVe siècle. Son martyre est resté célèbre : on avait d’abord imaginé un système de roues destiné à la broyer en morceaux, mais la volonté divine réduisit ces roues en miettes. On finit par lui couper la tête, après lui avoir arraché les seins avec des fers de lance.
Catillon Le nom est surtout porté dans l’Aisne (variante Catillion), on le rencontre aussi dans les Vosges et la Saône-et-Loire. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Catillon (équivalent de Châtillon, Castillon, le petit château). C’est le nom de deux communes du Nord et de l’Oise, et d’un hameau de l’Aisne (Catillon-du-Temple).
Catin, Cattin Ces deux noms sont des diminutifs de Catherine, rencontrés en Franche-Comté et en Savoie. Le doublement du t dans Cattin a pu faire penser à certains qu’il s’agirait du diminutif d’un nom de personne latin, Cattus (< cattus = chat). Je l’expliquerais pour ma part par la proximité de l’Italie, où l’on rencontre fréquemment le patronyme Cattini, lui aussi formé sur Catherine.
Catinot Porté en Bourgogne (21, 71), c’est un diminutif du nom de personne Catherine. Avec d’autres terminaisons : Catinat (23, 86), Catinaud (87, 23), Catinault, Catineau (41), Catineaux (79), Catinel (24), Catinet (28).
Catodeau L’un des nombreux hypocoristiques formés à partir du nom Catherine. La forme Catodeau semble venir de Vendée.
Catonio Nom italien rare, rencontré notamment dans les Abruzzes. Sens incertain. Peut-être une variante de Catone, nom de personne porté en Campanie qui correspond au latin Cato, -onis (français Caton), à rattacher à l’adjectif “catus” (= avisé, habile). Forme plurielle : Catoni (Lazio, Toscane).
Catonné Nom surtout porté dans la Seine-et-Marne vers 1900. Sens incertain. Selon M.T. Morlet, le nom a désigné en Franche-Comté un gâteau sucré, et pourrait être le surnom d’un pâtissier.
Catot Porté en Belgique et dans le nord de la France (variante : Cathot), c’est un hypocoristique du prénom féminin Catherine. Il existe également des Catot en Catalogne, le sens du nom étant assez obscur.
Catoul Porté en Belgique dans la province de Liège, ce devrait être un hypocoristique du prénom Catherine.
Catrevaux Autre forme de Quatrevaux (voir ce nom) portée dans le Morbihan. Variantes : Catrevau, Catrevault, Catreveaux.
Catrouillet Porté dans le Maine-et-Loire, la Mayenne et les départements voisins, c’est un probable diminutif de Catroux (ou Catrou), nom rencontré dans la même région. Ce dernier nom, parfois écrit autrefois Catherou ou Catheroux, est un diminutif formé à partir de Catherine.
Catry Nom porté dans le Nord et dans l’Aisne, ainsi qu’en Belgique. Sens incertain. On pensera d’abord à une variante de Catrix, forme courte de Coquatrix (voir ce nom). Herbillon et Germain (voir bibliographie) préfèrent deux autres solutions : soit le wallon liégeois “catrèye” (= taudis), soit une forme liée au nom Cattier (ancien français “catier” surnom donné aux hérétiques, notamment aux cathares). On peut éventuellement penser aussi au prénom Catherine.
Catrycke Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise ainsi qu’en Belgique. Sans doute une variante de Catrix (également Catrice, Catris, Catrisse, Catrysse), lui-même aphérèse de Coquatrix (voir ce nom). A noter cependant que, selon M.T. Morlet, Catrycke désigne celui qui est originaire de Caestre (59).
Cattaneo Nom de famille italien, équivalent de Capitaneo (voir Capitaine pour le sens). Le nom est très répandu en Italie du Nord, en particulier en Lombardie. Avec le même sens : Cattani (Corse, Émilie-Romagne).
Cattarin Nom italien surtout porté dans les provinces de Gorizia, Udine et Trévise, rencontré aussi sous les formes Catarin, Cattarino. Il pourrait s’agir d’une forme masculine correspondant au prénom Catherine (Catarina, variante de Caterina). Mais le nom désigne en fait celui qui est originaire de Cattaro, nom italien de la ville de Kotor, au Montenegro. Concernant le prénom Catherine on peut noter qu’il est représenté dans cette région par le diminutif Cattaruzza, nom de famille fréquent à Trieste.
Cattelin Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Eure. Tout comme pour le nom voisin Cattelain, on hésitera entre une variante de Catelain (= châtelain) et une forme du prénom féminin Catherine. Par contre, on a bien affaire à des châteaux dans les noms Cattel, Catteau, Cattiau, Cattiaut, Cattiaux et leurs diminutifs Cattelet, Cattelot, tous portés dans le Nord-Pas-de-Calais.
Catto Le nom est porté dans le nord de l’Italie, en particulier à la limite de la Vénétie et du Frioul. Il s’écrit Cattò (accent tonique sur la dernière syllabe), la forme d’origine étant Catò (le doublement du t est attesté au XVIe siècle). C’est un nom de personne d’origine latine, Cato, Catonis, en français Caton (le surnom latin vient de l’adjectif “catus” = avisé, fin, habile).
Cattoen Surtout porté dans le département du Nord, c’est un génitif néerlandais de Catto, sans doute hypocoristique de Catherine.
Cattoir Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom se rencontre aussi sous les formes Cattoire, Catoir, Catoire, Cathoire. Il a dû désigner un apiculteur (picard catoire = ruche, du latin non attesté captoria). Les formes Catois et Cattois semblent des variantes normandes du même mot.
Catuogno Nom de famille porté dans la région de Naples, c’est hélas tout ce que je peux en dire pour l’instant.
Caty Le nom est porté dans des départements assez variés (39, 80, 62, 23). On le rencontre aussi en Belgique. Il n’est pas interdit de penser à un diminutif de Catherine, mais il y a d’autres solutions : en pays wallon, le nom a désigné un cathare, en pays occitan il semble s’agir d’un toponyme (nom de divers hameaux).
Cau Nom surtout rencontré dans l’Ariège. Deux possibilités : soit un sobriquet appliqué à une personne chauve (sens de l’adjectif occitan cau), soit un toponyme désignant un endroit creux, un ravin. Il existe dans le Gers une commune appelée Armous-et-Cau. On rencontre également le nom dans le Nord, où il doit désigner celui qui est originaire du pays de Caux (variante : Caux).
Caube Assez rare, le nom est porté dans les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne. On le rencontre dans les Pyrénées-Orientales et en Catalogne sous la forme Cauba. C’est un toponyme presque toujours associé à un col : cf. la Passade de la Caube à Beaucens (65) ou le Col de Caube à Bezins-Garraux (31). Il semble devoir être rattaché à l’occitan cau (creux, passage encaissé, défilé entre deux hauteurs). A noter cependant que le dictionnaire catalan d’Alcover-Moll donne au mot le sens de grotte, précisant qu’il est employé ainsi dans la vallée de Cardós et qu’il a dû y avoir confusion entre les termes cau et cova (= grotte). Il existe un hameau appelé Caube à Gensac-de-Boulogne (31). Dans certains cas, le mot peut aussi signifier ‘chauve, pelée’, ce qui semble le cas avec le hameau d’Artigue Caube à Bize (65).
Caubel Le nom est surtout porté dans l’Aveyron et le Tarn. Il désigne celui qui est originaire de Caubel, nom d’une commune du Lot-et-Garonne et sans doute de divers hameaux. En l’absence de graphies anciennes, il est difficile de se prononcer sur le sens du toponyme. Peut-être une variante de Calvel (11, 81), avec le sens de colline pelée, chauve.
Caubère On rencontre surtout ce nom dans la Haute-Garonne, mais il est également porté dans le Béarn. Certainement un nom de lieu, à rapprocher de Caubeyres, dans le Lot-et-Garonne. Le toponyme Caubère existe de toute façon, il est notamment porté par un hameau sur la commune de Bagnères-de-Bigorre. Etymologie : peut-être le gascon cau (= ravin, vallée encaissée) suivit de bera, déformation de bella (= belle), mais sous toute réserve.
Caubrière Nom rencontré en Normandie (50, 61), dont le suffixe -ère semble indiquer qu’il s’agit d’un toponyme. Le sens exact me demeure inconnu.
Caucanas Surtout porté dans l’Hérault, c’est un nom de sens incertain. Mot à mot, il pourrait signifier en occitan “écrase le nez” (“cauca nas”), surnom éventuel pour un bagarreur. L’hypothèse est cependant bien fragile. Le nom n’est pas inconnu en toponymie : un hameau s’appelle Caucanas à Montdardier (30), il existe aussi un moulin de Caucanas à Langlade (30). À noter enfin les Caucanasses à Balaruc-les-Bains (34). On pourrait envisager un lien avec l’occitan “caucanha” (= cocagne), qui a désigné autrefois la pâte à pastel, et penser que Caucanas a pu désigner un lieu où on cultivait le pastel. Mais là encore, l’hypothèse est fragile.
Caucat Le nom est surtout porté dans l’Hérault. Sens incertain. On peut y voir le participe passé du verbe occitan “caucar” (= fouler en parlant des céréales ou des raisins), mais on n’oubliera pas qu’une ancienne cédille a pu disparaître, et dans ce cas on pensera aussi au participe “cauçat” (= chaussé, qui porte des chausses), voire à un dérivé de “cauç” (= la chaux).
Cauchard Assez courant en Normandie, pourrait être un dérivé de l’ancien français “cauchier” (= raccommoder) ou d’un autre verbe similaire signifiant “fouler, presser”.
Cauche Nom porté en Picardie. Surnom métonymique d’un fabricant de chausses (en picard, chausse se disait cauche).
Cauchefer Patronyme rencontré dans la Somme et dans l’Aisne, tout comme ses variantes Cauchefert et Cochefert. La forme primitive semble être Cauchefair ou Cauchefaire, nom rencontré à Villers-lès-Guise (02) au début du XVIIe siècle. Dans ce cas, la définition donnée par Dauzat (celui qui entaille le fer) ne pourrait convenir. Il semble plus raisonnable de penser soit à la chaux, soit aux chausses (cauche étant la forme picarde de ce mot). Au risque de me tromper, je choisis les chausses, en gardant malgré tout un point d’interrogation quant à la finale (faire ? fer ?) et à l’interprétation.
Caucheteux Surtout porté dans le Nord, le nom désigne un fabricant de chausses. Autres formes : Caucheteur (59), Cauchetier, Cauchetiez (80), Chaussetier (60).
Cauchie Nom porté dans le département du Nord et en Belgique, également présent en Normandie (76) et en Seine-et-Marne. C’est un toponyme, variante picarde du français “chaussée”. Désigne celui qui habite près de la route ou qui est originaire d’un lieu-dit (la) Cauchie, Cauchy. A noter par exemple les communes de Cauchy-à-la-Tour et de La Cauchie, dans le Pas-de-Calais. Variantes : Cauchies, Cauchy.
Cauchois Désigne celui qui est originaire du pays de Caux. Le nom est fréquent en Normandie (27, 76). Variante : Cauchoix.
Cauchon Popularisé, si l’on peut dire, par l’évêque qui s’acharna sur Jeanne d’Arc, c’est un nom de famille normand (50, 76), variante du français Chausson (fabricant ou marchand de chaussons, sans doute à l’époque des sortes de caleçons ou de chaussettes).
Caudal Ce nom est essentiellement porté en Bretagne, et il semble être une forme contractée de Cadoudal, vieux nom de personne breton signifiant vaillant au combat (variante : Caoudal). Le nom existe aussi dans le Midi, mais il y est très rare et apparaît comme une déformation de Coudal.
Caudéran Originaire de la commune de Caudéran, en Gironde. Comme la plupart des toponymes terminés par -an, il s’agit d’un ancien nom de domaine gallo-romain, dont le fondateur devait s’appeler Caldarius.
Caudoux Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Sens obscur. À envisager éventuellement une variante de Gaudoux, nom de personne germanique (Waldwulf : waldan = gouverner + wulf = loup).
Caudrelier Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans les Ardennes, c’est une variante picarde de l’ancien français chaudrelier (= chaudronnier). Variantes : Caudreliez (59), Caudriller, Caudrillier (60, 80), Cauderlier, Caudelier (59, 62), Chauderlier, Chaudriller, Chaudrillier (02).
Caudron Forme normande ou picarde de Chaudron, surnom donné en principe à un fabricant de chaudrons.
Cauet Nom porté en Picardie (variante : Cauhet). C’est un diminutif de l’ancien picard cauwe (= chouette). Il s’agit donc d’un sobriquet dont le sens reste à définir avec précision, ce qui est très difficile avec les noms d’oiseaux. Autre forme : Cauwet.
Caujolle Nom surtout porté dans l’Ariège. Variantes : Caujol, Caujole. Formes composées : Caujolle dite Campanou, Caujolle-Pradenc. Désigne celui qui est originaire de Caujolle, hameau à Rivèrenert, ou encore de Caujole, à Montjoie-en-Couserans et à Encourtiech, ces trois communes étant situées dans l’Ariège. Sens du toponyme : peut-être abri ou cabane de berger.
Caulet Surtout porté dans l’Aveyron, le nom se rencontre aussi dans le Gard. Dérivé de l’occitan caul (= chou), c’est sans doute un sobriquet ou le surnom d’un producteur, mais c’est également un toponyme (plantation de choux).
Caulfuty Surtout porté en Haute-Savoie, le nom s’écrit surtout Caul-Futy. C’est un nom de famille composé (il existe aussi des Caul-Lataille, Caul-Millonex, Caul-Livraux) dont le berceau pourrait être La Roche-sur-Foron (74). Le nom Caul évoque en principe le chou. Quant à Futy (rencontré sous la forme Futin en Franche-Comté), c’est sans doute un menuisier.
Caulier Forme picarde du français chaulier (= chaufournier, celui qui fait la chaux). Variantes : Caulié, Cauliez.
Caulo Le nom semble évoquer le chou (latin caulis). Il est porté en Picardie, on me signale aussi sa présence en Roussillon autrefois (variante : Caulou).
Caulonque Nom porté dans les Landes, rencontré aussi sous la forme Caulongue dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est un toponyme formé sur le gascon cau (= ravin, vallon), autrement dit le long ravin. Un hameau s’appelle Caulonque à Téthieu (40).
Caulus Porté dans le Cantal, désigne sans doute celui qui est originaire de Caulus, hameau à Cros-de-Montvert, dans le même département (à condition que le toponyme soit antérieur au nom de famille). On a apparemment affaire à une forme latine correspondant à l’occitan “caul” (= chou).
Caumartin Surtout porté dans la Somme, désigne celui qui est originaire de Caumartin, hameau de Crécy-en-Ponthieu, dans le même département. Le toponyme se rencontre également dans la Gironde et la Charente-Maritime.
Caumeil voir Calmeil et Calmette.
Caumes Porté dans l’Aveyron et les départements voisins, c’est une variante de Calmes (voir ce nom).
Caumette, Caumettes Patronyme languedocien, variante de Calmette (voir ce nom). On le trouve surtout dans l’Hérault et les départements voisins.
Caumont Equivalent de Chaumont (voir ce nom), le nom est fréquent en Seine-Maritime et dans les Vosges, ainsi que dans le sud-Ouest. De nombreuses localités s’appellent Caumont (11 communes en France, ainsi que plusieurs hameaux ou lieux-dits). Variantes : Caumon (15, 82, 65), Caumond (50, 46), Caumons (11, 34). Dérivé : Caumontat (32, 47).
Caunes (de) Le nom renvoie à une localité appelée Caunes (= grotte, caverne). On pensera en particulier à la commune de Caunes, dans l’Aude.
Cauquil Le nom est fréquent dans le Tarn. Il semble correspondre à l’occitan cauquilha (= coquille), soit comme surnom d’un pèlerin (la coquille des pèlerins de Compostelle), soit comme toponyme, avec le sens de terrain creux, conque. A noter le hameau des Cauquilles à Laval-Roquecezière (12), et les habitats ruinés de Cauquil au Margnès (81), et des Cauquils à Vielmur-sur-Agout (81).
Caurette Le nom est surtout porté dans l’Aisne. Variante : Caurettes, Caurez (59). C’est un toponyme désignant un bois de coudriers (noisetiers). On pensera en particulier à la Caurette, hameau à La Neuville-lès-Dorengt (02). Les noms Caurel et Cauret, portés dans les Côtes-d’Armor, ont le même sens.
Causard Rare et surtout porté en Bourgogne (21, 89), le nom s’écrit aussi Cauzard (89). Il a dû désigner un plaideur, un orateur ou tout simplement un bavard (sens du mot “causeur” au Moyen Âge).
Causeur Nom rencontré dans le Finistère. Sobriquet appliqué à une personne bavarde.
Causin Le nom se rencontre dans l’Est, et semble venir des Vosges. Sans doute un sobriquet s’appliquant à une personne bavarde.
Caussade Porté dans le Sud-Ouest (64, 65, 82), c’est un toponyme avec le sens de chaussée, parfois aussi digue, levée de terre (occitan “cauçada”). Outre de nombreux hameaux, en particulier dans les Pyrénées-Atlantiques, on pensera aux communes de Caussade (82) et de Caussade-Rivière (65).
Caussanel Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Caussanel ou en est originaire. De nombreux hameaux du Rouergue s’appellent ainsi. Signification : petit causse (plateau calcaire, terrain rocheux). Le terme ‘caussanel’ peut aussi désigner le tuf.
Causse Nom fréquent en Languedoc. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit le Causse (= plateau calcaire).
Caussegal Le nom semble venir de l’Aveyron. Sans doute un toponyme, mais je n’en trouve aucune trace. Il pourrait désigner le causse (= plateau calcaire) où pousse le seigle (occitan segal).
Caussil Porté dans le Sud-Ouest (46, 47, 82), devrait être un dérivé de “causse” (= plateau calcaire).
Caussin Le nom est surtout porté dans la Somme. Il évoque la chaux (terrain calcaire, four à chaux ou surnom donné à celui qui extrait la chaux).
Caussinus Le nom est surtout porté dans l’Aude (également 81, 83). On trouve plus rarement la variante Caussimus. Il devrait correspondre à l’occitan ‘caucinos’, désignant un terrain calcaire, la transformation en -us étant peut-être due à un jeu de mots mathématique (cosinus !).
Cautru Nom surtout porté dans le Calvados : désigne celui qui est originaire du hameau de Cautru (commune de Sainte-Honorine), dans le même département.
Cauvet Variante de Chauvet ou de Calvet (voir ce nom), le nom de famille est surtout porté en Provence (13, 83), mais on le rencontre aussi dans le nord de la France (variante : Cauvez). Avec d’autres suffixes : Cauvain (59, 60), Cauvard (21, 89), Cauveau (49, 79, 72), Cauvel (34, 80), Cauvelet (60), Cauvin (06, 83, 76).
Cauvière C’est dans le Var que le nom a toujours été le plus répandu, notamment à Seillans où il est attesté depuis le XVIe siècle. La forme similaire Calvière se rencontre pour sa part surtout dans le Tarn. Autres formes : Calviera, Calvera (06), Caubère, Caubeyre, Chaubeyre (Béarn). À toutes ces formes méridionales, il convient d’ajouter les nombreux Chauvière de l’Ouest (85, 53 surtout), et les variantes Chauvières, Chauvierre. Il s’agit d’un toponyme très courant, dérivé du latin “calvus” (= chauve), et désignant une terre aride, nue, une lande.
Cauvigny Rencontré surtout dans le Calvados, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Cauvigny, nom de trois hameaux dans ce département, à Magny-la-Campagne, Vendeuvre et Vieux-Fumé. Cauvigny est également le nom d’une commune de l’Oise et de plusieurs hameaux dans l’Aisne. Sens du toponyme : le domaine (suffixe -acum) de Calvinius ou Calvinus, nom de personne latin.
Cauyette Nom très rare que les plus anciennes mentions connues situent dans la Meuse. On peut le rapprocher du nom Coyette, porté pour sa part en Picardie. Sens très incertain. Peut-être le mot “cueillette”, fréquemment utilisé au Moyen Âge avec le sens d’impôt.
Cava Toponyme ayant le sens de grotte, caverne, le nom peut être d’origine italienne (Calabre, Campanie notamment), mais aussi espagnole ou catalane.
Cavagna Porté en Lombardie, ce nom italien semble correspondre au terme régional cavagna, désignant un panier (surnom possible pour un fabricant de paniers). A envisager aussi : un affaiblissement de Cavargna (= caverne), nom d’une commune de Lombardie (province de Côme) et nom de famille. Un autre forme de Cavanna (voir ce nom) paraît également possible.
Cavagnol Nom rencontré à Toulouse. Désigne celui qui est originaire d’un lieu portant ce nom, qui a le sens de petite cabane dans le Rouergue. C’est le nom d’un lieu-dit dans l’Aveyron, département où l’on trouve la forme Cabaniols, qui semble similaire. Forme voisine : Cabanial (11, 82), le terme “cabanial” étant défini par Alibert comme une cabane pour les troupeaux.
Cavagnoud Le nom est porté en Haute-Savoie, où l’on trouve aussi la forme Cavagnoux. Il pourrait correspondre au terme régional cavagne (rencontré aussi en Lombardie sous la forme cavagna) qui désigne un panier (surnom d’un fabricant de paniers ?).
Cavaignac Surtout porté dans l’Aveyron, le nom se rencontre aussi sous la forme Cavagnac. Il s’agit d’un toponyme : Cavaignac est un lieu-dit à Privezac (12), mais on pensera surtout à la commune de Cavagnac (46) et à deux hameaux de l’Aveyron appelés eux aussi Cavagnac (communes de Vaureilles et de Bournazel). Signification : le domaine de Cavannus, nom d’homme gaulois.
Cavaillé, Cavaller, Cavailler, Cavalier Issu du latin populaire *caballarius, le nom désigne un chevalier. Il convient cependant de préciser que les chevaliers médiévaux n’avaient qu’un très lointain rapport avec ceux de la Table ronde, qui représentent plus une image idéalisée que la réalité. Qui sont nos cavaliers ou chevaliers ? Au départ des mercenaires auxquels les seigneurs confient la garde de leurs donjons et, sans doute, la collecte des redevances auprès des paysans. Plus tard, à partir du XIIe siècle, la chevalerie deviendra un ordre auquel on accèdera par le célèbre adoubement, qui transforme le cavalier en noble. Mais, dans le royaume d’Aragon, on continue à attribuer au cavalier un rang inférieur au noble dans la hiérarchie sociale. Le nom de famille peut correspondre à cette définition, ou bien être un sobriquet moqueur, ou encore désigner celui qui était au service d’un chevalier.
Cavaillès C’est dans le Tarn et l’Aude que le nom est le plus répandu. Variantes : Cavailhès, Cavailhez, Cavaillez, Cabaillès. C’est évidemment un dérivé de l’occitan cavalh (= cheval), mais avec quel sens ? Le suffixe -ès semble nous orienter vers un toponyme : soit celui qui est originaire d’un lieu-dit la Cavaille (fréquent en Périgord), soit celui qui vient de Cavaillès, dans l’Aude (commune de Montbrun-des-Corbières).
Cavaillon Surtout porté dans les Bouches-du-Rhône, devrait le plus souvent désigner celui qui est originaire de Cavaillon (84), mais il faut savoir que c’est aussi le nom de divers hameaux, par exemple à La Touche (26). Etymologie controversée.
Caval Variante normande ou occitane du français Cheval (voir ce nom), le patronyme est notamment porté dans le Calvados et le Var.
Cavalec Porté dans le Finistère, c’est sans doute une variante de Cavarec, nom de personne breton (Catmarch’oc : cat = combat + marc’heg = cavalier, avec mutation consonantique du m en v). Un raprochement avec le cheval n’est cependant pas impossible, mais paraît douteux.
Cavaletto Nom italien porté dans le Piémont et en Vénétie. On trouve la forme Cavaletti en Lombardie et en Emilie-Romagne. Variantes : Cavalletto (Vénétie), Cavalletti (épars dans la moitié nord du pays). C’est un dérivé des noms très répandus Cavallo (Piémont, sud de la péninsule) et Cavalli (Lombardie surtout), avec le sens de cheval (sobriquet, éventuellement nom de personne médiéval).
Cavallero Voir Cavaillé pour le sens. Le nom est fréquent dans le Piémont. Le pluriel Cavalleri se rencontre en Lombardie et en Ligurie.
Cavallini Nom italien très fréquent dans la moitié nord du pays (nord de la Toscane, Émilie-Romagne, Lombardie). C’est un diminutif du nom Cavallo (cavallo = cheval), dont le sens est difficile à interpréter avec certitude (voir Cheval et Cavaletto). Le singulier Cavallino est beaucoup plus rare, présent surtout en Ligurie. À noter que diverses localités italiennes s’appellent Cavallino, ce qui est une autre possibilité pour expliquer l’origine du nom de famille.
Cavanna Nom fréquent en Italie du Nord (Ligurie et Lombardie notamment). C’est l’équivalent du français Cabane, toponyme évoquant la présence de cabanes, constructions sommaires, souvent en pierres sèches.

Retour à la page d’accueil du dictionnaire