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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura


Chambolle C’est dans le Loiret que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’un toponyme, dérivé du gaulois cambo (courbe de rivière, puis terrain fertile). Outre la commune de Chambolle-Musigny (21), on notera le hameau des Chambolles à Saint-Loup (03). Variante : Chambol (03).
Chambon, Chambo Si la forme Chambo est rare (66), il n’en va pas de même pour Chambon, très répandu notamment dans l’Ardèche, le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Voir Xambo pour le sens. Diminutifs : Chambonnaud (16, 87), Chambonneau (36, 79, 85), Chambonnet (07, 63, 58), Chambonny (42).
Chambonnière Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Chambonnière, domaine appartenant à Chambon. C’est dans l’Allier que le nom est le plus répandu, de même que sa variante Chambonnier. Il existe d’ailleurs dans ce département un hameau appelé Chambonnière (commune de la Chabanne).
Chambord Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne, la Vienne et la Charente. Variante : Chambort. C’est un toponyme très répandu, nom de divers communes et hameaux. D’origine celtique (gauloise), il est formé de *”cambo” (courbe de rivière) et de “rito” (gué). D’une façon plus générale, le terme désigne une petite dune sablonneuse auprès d’un cours d’eau.
Chamboredon Patronyme porté surtout dans le Gard et dans l’Ardèche. Désigne celui qui est originaire du hameau de Chamboredon, dans la commune de Chambon (30). Variante : Chambordon. Sens du toponyme : le chambon (terrain alluvionneux, méandre de rivière) rond.
Chambouleyron Nom porté dans l’Ardèche (variante : Chambouléron). Certainement un ancien nom de localité, dérivé de cambo, cambol (= courbe, méandre, puis terrain alluvionneux).
Chambourdon Assez rare et rencontré dans la Saône-et-Loire (également 49, 34), devrait être une variante de Chamboredon (voir ce nom). C’est en tout cas le nom de deux hameaux à Saint-Denis-en-Val (45) et à Beaucaire (30).
Chambre Désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Chambre, ou qui en est originaire. Le nom de famille est surtout porté dans l’Ain et la Corrèze. Pour le sens du toponyme, voir Delcambre. Variante : Lachambre.
Chambrier Surtout porté dans la Sarthe et la Mayenne, également présent dans l’Indre, désigne un valet de chambre, éventuellement un chambellan.
Chambron Le nom est surtout présent dans l’Ardèche et les départements voisins. Il a également été porté dans l’Ouest. Même si une déformation de Chambon (voir ce nom) n’est pas impossible, on pensera plutôt à un lieu-dit le Champ-Bron, le champ de Bron, nom de personne germanique.
Chambry Le nom est surtout porté dans le Rhône, on le rencontre aussi en Bretagne (22) et en Normandie. C’est un toponyme, nom de deux communes (02, 77) et de divers hameaux. On le rapprochera de Chambrais, Chambray (Normandie, nom d’une commune de l’Eure), ou encore de Chambrey (71, 54), commune de Moselle. La plupart de ces toponymes sont formés sur le nom d’homme Cambarius, mais dans certains cas, notamment pour des hameaux appelés le Chambray, il peut s’agir d’une terre où l’on cultive le chanvre.
Chameau Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne (variantes : Chamaud, Chameaud, Chameaux) et en Haute-Savoie. Il devrait s’agir d’un toponyme, diminutif de ca(l)m, cham (terre inculte et pierreuse, parfois aussi pâturage de montagne). A noter cependant l’existence d’un hameau Saint-Chameaux à Monestiés (81), qui laiise envisager l’hypothèse d’un ancien nom de baptême.
Chamekh Nom de personne correspondant à l’arabe shâmikh (= élevé, éminent, fier). Il est parfois porté par des Juifs d’Afrique du Nord (variantes : Chamak, Chemak, Samak, Samakh), une tribu de Tunisie s’appelant les Oulad Ech-Chamakh.
Chamelat Nom rare porté dans la Marne, où l’on trouve plus souvent la forme Chamelot. A dû désigner celui qui vendait du chamelot (également camelot), étoffe grossière à base de poil de chèvre (au départ poil de chameau).
Chamerois Le nom est surtout présent dans l’Aube, mais on le trouve aussi dans la Haute-Marne et en Bourgogne. Désigne celui qui est originaire de Chameroy (52). Le toponyme existe peut-être ailleurs, ce qui expliquerait la présence du nom en Bourgogne.
Chameroy Originaire de la commune du même nom, située en Haute-Marne.
Chaminade Porté dans le Périgord et le Limousin, c’est un toponyme qui a généralement en occitan le sens de presbytère (sans doute au départ maison avec une cheminée), même si dans certains cas un dérivé de chemin est envisageable.
Chamois Le nom est surtout porté en Franche-Comté (39, 70). Faut-il y voir un rapport avec le chamois, surnom possible pour un homme agile ? Difficile à dire. On pensera également à celui qui travaiIle la peau de chamois, mais il peut aussi s’agir d’un toponyme, à rapprocher de Chamoy, nom d’une commune de l’Aube à l’étymologie obscure (également nom de famille).
Chamoret Sans doute le champ de Moret (voir ce nom), ce serait donc un toponyme devenu nom de famille. On le rencontre en Auvergne et dans le Centre (63, 86, 37). Variante : Chamorey (71).
Chamot Le nom est surtout porté en Haute-Savoie. On le rencontre aussi dans l’Yonne. Il semble que ce soit un toponyme avec le sens de petite butte.
Chamoulaud Nom porté dans le Périgord et le Limousin. Variantes : Chamouleau, Chamouleaud, Chamoullaud, et sans doute aussi Chamouleux et Chamoulou. Il devrait s’agir d’un toponyme (à identifier) composé à partir du nom champ (peut-être le latin campulus = petit champ). Le nom s’est écrit parfois Champleau (un hameau de la Haute-Vienne s’appelle Chez Champleau). A noter le hameau de Chamouleau à Trentels (47).
Chamoux Surtout porté en Haute-Savoie, le nom désigne le chamois en francoprovençal. Il s’agit soit du surnom d’un homme agile, soit d’un toponyme (lieu fréquenté par le chamois). Diminutifs : Chamosset, Chamousset, Chamoussin.
Champagnac Porté notamment dans le Cantal (également 12, 19), désigne celui qui est originaire de Champagnac, nom de sept communes et de nombreux hameaux, pour la plupart dans le Massif Central. Signification généralement retenue : le domaine de Campanius, nom d’homme latin. Avec le même sens : Champagnat (03, 63) désignant celui qui est originaire de Champagnat (23, 63, 71), mais qui peut aussi être une variante de Champagnac.
Champagne Le nom est surtout porté dans les départements du Nord et de l’Est, où il désigne celui qui est originaire de Champagne. À noter cependant une forte présence dans les départements du Centre et du Limousin, où il doit plutôt se rapporter à la Champagne berrichonne, région de plateaux s’étendant sur les départements du Cher et de l’Indre. Le toponyme, très fréquent en France, évoque une grande étendue de pays plat, fertile ou stérile selon les régions (latin “campania” = plaine, ensemble de champs).
Champagneux Porté dans le Centre (18, 36), le nom désigne celui qui habite la Champagne berrichonne, vaste plateau situé dans les départements du Cher et de l’Indre (le terme “champagneux” est attesté dans le Glossaire du Centre de la France, de Jaubert, au XIXe siècle). Les noms Champigneux, Champignon et Champignoux ont le même sens.
Champclos Porté dans le Puy-de-Dôme, le nom se rencontre aussi sous la forme Champclaux. C’est un toponyme avec le sens de champ clôturé. C’est le nom de deux hamaux à Pignols et à Gerzat (63). Avec le même sens, on trouve dans la Sarthe la forme Champclou et ses variantes Chanclou, Chanclout. Deux hameaux s’appellent Champclou, à Olonne-sur-Mer (85) et à Lourouer-Saint-Laurent (36).
Champcommunal Porté dans la Haute-Vienne, le nom s’écrit aussi Chancommunal. Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Champ Communal (champ attribué par le seigneur à la communauté des habitants, ce qui est d’ailleurs assez rare, il est plus fréquemment question de bois communal). C’est le nom d’un hameau à Saint-Pardoux (87).
Champdoizeau Le nom ne se rencontre plus guère aujourd’hui qu’à Saint-Pierre (et Miquelon). On connaît aussi les variantes Champdoyseau et Chandoiseau, portées dans l’Ille-et-Vilaine. Toutes ces formes sont rares. Elles peuvent désigner le champ appartenant à celui qui s’appelle Oiseau, Oizeau, mais on peut aussi les considérer comme des déformations de Chantoiseau (le lieu où chante l’oiseau), patronyme fréquent dans la Sarthe (variante Chantoisel dans les Côtes-d’Armor).
Champeaux Désigne celui qui habite un lieu-dit Champeaux ou en est originaire (signification : petit champ). Le nom de famille est surtout porté dans la Corrèze et les Ardennes, ainsi que dans la région parisienne. Variantes ou formes voisines : Champau, Champaud (87), Champault, Champaux (18), Champeau (58, 87), Champeaud (87), Champeaut (59).
Champenois Désigne celui qui est originaire de Champagne. C’est dans la Marne que le nom est le plus répandu.
Champeroux Nom surtout porté dans la Nièvre. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Champéroux, Champeroux (= le champ pierreux). En principe, le toponyme est occitan, les Champeroux de la Nièvre pourraient venir d’Auvergne.
Champert Rare et porté en Lorraine (54), pourrait être une variante de Champart (10), nom qui semble évoquer le champart, droit féodal perçu sur les récoltes. C’est cependant loin d’être une certitude.
Champfailly Présent dans l’Orne et dans la Sarthe, désigne celui qui est originaire de Champfailly, nom de deux hameaux, l’un à Sainte-Gemmes-le-Robert (53), l’autre à Contigné (49). Le toponyme pourrait avoir le sens de champ médiocre (failli = faible, épuisé, pauvre).
Champfort Nom rare porté dans le Cher et l’Allier, tout comme sa variante Chamfort. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Champfort, toponyme assez courant dans le Centre. Deux hameaux du Cher s’appellent Champfort : à Épineuil-le-Fleuriel et à Saint-Michel-de-Volangis. Pour l’Allier, on notera des hameaux à Bourbon-l’Archambault et à Gannay-sur-Loire. Reste à expliquer le toponyme : s’agit-il d’un champ solidement clôturé, ou d’un champ appartenant à un nommé Fort ?
Champigny Porté notamment dans l’Indre-et-Loire et la Vienne, ainsi que dans la Seine-et-Marne, désigne celui qui est originaire de Champigny, nom de plusieurs communes, dont une dans l’Indreet-Loire. Signification : le domaine de Campanius, nom d’homme latin.
Champilou Nom de famille rare porté notamment dans le Loiret, qui semble correspondre au hameau de Champillou à Marigny-les-Usages, dans le même département (Champillon sur la carte de Cassini). Sens probable : petit champ.
Champin Nom porté en Normandie (14, 61), également présent dans le département du Rhône. Il semble s’agir d’un toponyme désignant un petit champ (variante Campin en Picardie et dans l’Est). Une définition du XIXe siècle (Lorédan Larcher, Dictionnaire des noms) donne aussi la possibilité suivante, dont je ne sais trop ce qu’elle vaut : enfant abandonné trouvé dans les champs.
Champion Nom très fréquent dans toute la France. On le trouve notamment dans la Sarthe et la Drôme. Le mot “champion” désignait au Moyen Âge celui qui combattait en champ clos, notamment dans les duels judiciaires (signalons que le sens actuel de champion ne date que de la fin du XIXe siècle, et nous est venu d’Angleterre). Attention cependant, il peut parfois s’agir d’un toponyme : il existe en effet en France de nombreux lieux-dits (le) Champion, (le) Champillon, en principe “le petit champ”. Variante picarde : Campion. Diminutifs : Championnat (58, 71), Championnet (51, 79).
Champredonde Désigne celui qui est originaire de Champredonde, nom d’un hameau à Trémouille, dans le Cantal. Signification : le champ rond. C’est dans la Lozère que le nom est le plus répandu. Formes voisines : Champredon, Champrodon (63).
Champrobert, Chamrobert Nom rencontré dans l’Ouest (35, 49) et aussi dans l’Yonne. Désigne celui qui habite le lieu-dit (le) Champrobert ou qui en est originaire. Le toponyme signifie bien sûr le champ de Robert.
Champroux Surtout porté dans le Puy-de-Dôme (également 58, 72), désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Champroux (le champ roux ou le champ de Roux). Plusieurs hameaux s’appellent Champroux (01, 03, 18, 36, 37, 71, 72, 89). Variante : Chamroux (63).
Champsaur Porté dans les Alpes méridionales (04, 05), désigne celui qui est originaire de la vallée et ancien duché du Champsaur (05). Signification probable du toponyme : le champ blond (ou roux, jaune, l’adjectif “saur” pouvant avoir ces divers sens).
Champsavoir Porté en Bretagne (22, 35), désigne celui qui est originaire de Champsavoy, hameau à Saint-Judoce (22).
Champsiaux Le nom est surtout porté en Corrèze. Variantes : Champsiaud, Chansiaud. C’est un toponyme, nom de divers hameaux, par exemple Champsiaux à La Meyze (87) ou à Manglieu (63). Signification probable : le champ de Siaux, Siaud (voir Siaud).
Champurney Difficile de se prononcer sur ce nom rare, porté dans les Alpes françaises ainsi que dans le Val d’Aoste. Il semble s’agir d’un toponyme (dérivé de champ ?).
Chamroen Nom cambodgien plus courant sous la forme Chamroeun. Selon plusieurs sites web consacrés aux noms cambodgiens, il contient l’idée de réussite, de prospérité. Je suis incapable de vérifier si cette définition est exacte. On peut cependant dire que le nom Cham, isolé, évoque le peuple Cham et l’ancien royaume du Champâ.
Chana Le nom est porté dans la région lyonnaise (42, 69). Il peut désigner un broc, mais c’est le plus souvent un toponyme, nom entre autres d’un hameau à Saint-Just-Chaleyssin (38). Pour le sens, on hésitera entre un canal (le hameau de Chana est appelé la Chanal au XIIIe siècle) et un lieu où pousse le chêne. C’est ce dernier sens qu’on retient généralement pour la forme voisine Chanas, nom d’une commune de l’Isère et patronyme surtout porté dans la Drôme. Variante savoyarde : Chanaz (également nom de village).
Chanabé Surtout porté dans le Tarn-et-Garonne, le nom désigne un producteur de chanvre ou une chenevière. Formes voisines : Chanabier (19, 46), Chanabert (07).
Chanal Variante de Canal, c’est un toponyme devenu nom de famille : celui qui habite près du canal. Le nom est porté dans la Haute-Loire et les départements voisins (42, 07). Diminutif : Chanalet (73). Avec vocalisation du l final : Chanau (56, 65, 31), Chanaud (11, 84, 66), Chanaut (31, 64), Chanaux (69, 88, 15).
Chanavat Porté dans la Loire et les départements voisins (69, 63), c’est un toponyme désignant une chenevière. Forme voisine : Chanavas (84, 73). A noter le hameau de Chanavard à Souternon (42), dont pourraient être originaires les porteurs du nom.
Chancelier Nom porté en Vendée et en Charente-Maritime. Variante : Chancellier (41, 23). Formes normandes ou picardes : Cancelier, Cancellier. Le mot chancelier avait dès le moyen âge à peu près le même sens qu’aujourd’hui. Le patronyme pourrait être un surnom donné au domestique d’un chancelier.
Chanchou Porté notamment dans les Pyrénées-Orientales (variante Chancho), c’est une variante du prénom Xanxo (voir ce nom).
Chanchus Porté dans le Gers, c’est une variante de Sansus, forme latinisée ou diminutif (équivalent de Sansuc) du nom de personne Sans (voir ce nom). Formes voisines : Chancho, Chanchou (66, 40).
Chanconie Désigne celui qui est originaire de la Chanconie, hameau à Saint-Martin-Sepert (19). Le nom Chanconnier (37) pourrait avoir la même origine.
Chancrin Le nom est surtout porté dans la Drôme. Il semble que ce soit un diminutif de l’ancien français “chancre” (= crabe ou écrevisse, du latin “cancer”). Le nom de famille Chancre existe aussi, il a été notamment porté dans la Saône-et-Loire.
Chandeau Porté en Dordogne, désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chandeau, nom de hameaux à Champsac (87) et à Auriac-sur-Dropt (47). Le toponyme semble être une variante de Candel (voir ce nom).
Chandebois Le nom est porté dans l’Orne et les départements voisins (72, 28). Egalement écrit autrefois Champdebois, ce pourrait être une déformation de Chambois, nom d’une commune de l’Orne. Signification de ce toponyme : soit le domaine de Cambus, nom d’homme gaulois (Nègre), soit un champ labouré par des boeufs (Dauzat-Rostaing).
Chandieu Vu sa rareté, le nom est difficile à situer géographiquement. Il renvoie à un toponyme, sans doute la commune de Champdieu (42), ou encore le Chandieu, cours d’eau qui a donné son nom à Saint-Pierre-de-Chandieu (69). Signification : la mention Candiaco (XIe siècle) montre qu’il ne s’agit pas d’un ‘champ de Dieu’, mais d’un terme plus incertain, peut-être dérivé du latin candidus (= blanc). A noter aussi l’existence de hameaux Chandieu en Gascogne : Bardos (64), Sadirac (33) et Marsan (32).
Chandon Désigne celui qui est originaire de Chandon, nom d’une commune de la Loire et de plusieurs hameaux. Signification : peut-être le domaine de Candidus, nom d’homme latin. Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans le Mâconnais, où il pourrait renvoyer à un hameau de la commune de Trivy (71).
Chandre Porté en Provence, pourrait être une forme courte du prénom Alexandre, à rapprocher des noms Sandre et Xandre.
Chanéac Porté notamment dans l’Ardèche et l’Aveyron, désigne celui qui est originaire de la commune de Chanéac (07). Signification : soit le domaine de Canius, nom d’homme latin, soit un lieu où poussent les roseaux, soit encore un dérivé de l’oronyme *can (sommet rocheux).
Chanel Deux possibilités : soit un diminutif de CHANE, CANE, qui désigne en ancien français une cruche (surnom donné par métaphore ou par métonymie), soit le mot CHANEL, CHENEL, qui désignait un canal, et donc celui qui habitait près du canal. La seconde version me paraît préférable. Le nom est très présent dans l’Ain.
Chanelière Le nom est porté dans la Loire et dans le Rhône. Variantes : Chanellière, Channelière, Channellière. C’est un toponyme désignant un lieu où poussent les roseaux (cf. l’occitan “canelièra”). Un hameau s’appelle Chanelière à Tarare (69).
Chanet Fréquent dans le Puy-de-Dôme, c’est un toponyme désignant un lieu où poussent les roseaux.
Chaneton Nom originaire d’Espagne, peut-être du Pays Basque. Je n’en connais pas la signification.
Chanfray Surtout porté dans le Rhône (variante : Chamfray), désigne celui qui est originaire de Chamfray ou du Chamfray, hameaux à Vaux-en-Beaujolais et à Saint-Appolinaire (69). Formes voisines : Chamfroy, Chanfrey (71, 01). Signification : le champ froid ou plutôt le champ de Fray (nom de famille fréquent dans l’Ain).
Chanfreau Porté dans la Haute-Garonne et les Deux-Sèvres, le nom peut désigner celui qui est originaire de Chanfreau, hameau à Villecomtal-sur-Arros (32), ou encore de Champfrost à Saint-Caprais (18). Variantes ou formes voisines : Chamfrault (18), Chamfreau, ainsi que Chanfrau (31, 65) et Chanfrault (18, 42, 60).
Changala Rare, le nom se rencontre à la fois dans la Haute-Loire et les Pyrénées-Atlantiques. C’est un toponyme, nom de hameaux à Montregard (43) et à Banca (64). Le premier de ces hameaux est mentionné en 1320 sous la forme Champus Gala, puis Champgala en 1322.
Changea Le nom est porté dans la Haute-Loire et les départements voisins. Variantes : Changeac, Changeas (42, 07), Changeat (26, 84, 42). Il désigne celui qui est originaire de Changeac, hameau à Vorey (43), ou encore des Changeas à Saint-Jeures (43). Changeac est cité sous la forme villa de Chamiaco vers l’an Mil : il devrait s’agir du domaine de Camius, nom d’homme gaulois. Les Changeas sont cités en 1012 sous la forme Infangati, qui laisse penser à un lieu bourbeux.
Chanmoreau Porté dans le Cher, désigne celui qui est originaire d’une localité portant le même nom (= le champ de Moreau). Trois hameaux s’appellent Champmoreau, à Morcy et à Chapelon (45) ainsi qu’à Ouagne (58).
Channegrain Nom très rare porté dans l’Eure et l’Eure-et-Loir (variantes anciennes : Channegran, Channegrin). Sens obscur. Sachant que le mot “chane” a désigné en ancien français un récipient (sorte de cruche ou de pot), on peut éventuellement envisager une mesure pour les grains, sens qui n’est cependant attesté nulle part.
Chanoir Surtout porté dans la Marne, le nom est à rapprocher de Chanois (= lieu planté de chênes) ou de la Chanoire, nom d’un étang à La Neuville-aux-Bois, dans le même département.
Chanois Porté notamment en Franche-Comté et e Bourgogne, et plus généralement dans l’Est, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Chanois, toponyme très fréquent dans cette région où il a le sens de bois de chênes. Variantes : Chanoit, Chanoix (71).
Chanourdie Surtout porté en Corrèze, désigne celui qui est originaire de la Chanourdie, nom de deux hameaux à Yssandon et à Ussac (19).
Chansarel Nom rare rencontré dans le Lot. C’est un diminutif de Chansard, patronyme porté dans le même secteur géographique (24). Quant à Chansard, c’est apparemment un nom de personne d’origine germanique formé sur Canso, Ganso (= oie sauvage). Autre diminutif : Chansardon.
Chanson Le nom pourrait venir du Cantal, où il est très présent. Désigne celui qui est originaire de Chanson, toponyme rencontré parfois dans le Massif Central (notamment dans le 42 et le 43), mais dont le sens précis ne m’est pas connu. Il semble douteux de penser que Chanson serait un sobriquet appliqué à celui qui aime bien chanter.
Chantal Nom porté dans le Périgord. Variantes : Chantail et sans doute Chantaix. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Chantal, toponyme à rapprocher de Cantal, dont Chantal est l’équivalent. Signification : sans doute un oronyme (nom de montagne, de hauteur) formé sur la racine pré-indo-européenne cant.
Chanteclair Le nom est surtout porté dans l’Aube (également 55, 50). Variantes : Chanteclerc (70), Chantecler. Sans doute le surnom de celui qui chante bien, mais on n’oubliera pas que Chantecler était le coq dans le Roman de Renart, et que le sobriquet peut être lié à cet animal.
Chantegreil Originaire du lieu-dit Chantegreil, lieu où on entend chanter le grillon. On rencontre ce patronyme dans le Sud-Ouest (33, 24). Formes similaires : Chantegreilh (24), Chantegril (30). Avec diminutif : Chantegrelet (36).
Chantegret Porté surtout dans le Puy-de-Dôme, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit portant ce nom. Il pourrait s’agir de Chantegré, nom de deux hameaux à Saint-Gérand-le-Puy (03) et à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire (42), ou encore de Chantegrel à Marat (63). Sens du toponyme : lieu où chante le grillon.
Chanteloup Le verbe chanter a souvent a été associé à des noms d’animaux pour désigner le lieu où l’on entend ces animaux chanter ou crier. C’est le cas avec Chanteloup (lieu où hurle le loup), toponyme très fréquent en France. Le patronyme se rencontre surtout dans l’Ouest (72, 53, 28). Variantes probables : Chantelou (49, 53), Chanteloux (36). La louve est représentée dans les noms Chanteloube (43, 63) et Chantelouve (42).
Chantemargue Surtout porté dans la Haute-Vienne, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Il devrait s’agir de Chantemergue, hameau à La Celle-sous-Gouzon (23), ou encore de Chantemergne (sans doute graphie erronée) à Azat-le-Ris (87). Signification : peut-être le lieu où chante la pie (margassa en occitan, margot en ancien français).
Chantemesse En principe surnom d’un chantre d’église. Mais il faut se méfier des apparences : on rencontre surtout le nom dans la Haute-Loire, où il existe un hameau appelé Chantemesse (commune de Bessamorel), qui pourrait désigner un lieu de pèlerinage. Et le nom de famille serait donc porté par celui qui est originaire de ce hameau. On trouve également un hameau Chantemesse à Rieux (31).
Chantepie Nom surtout porté dans l’Orne et dans l’Oise. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chantepie (lieu où chante la pie). A noter des hameaux à Eperrais et à Bazoches-sur-Hoëne (61), mais le toponyme est très fréquent dans tout l’Ouest, en particulier dans le Maine.
Chantepy Nom porté dans l’Ardèche et la région lyonnaise, présent aussi en Saône-et-Loire. C’est une variante de Chantepie (lieu où chante la pie) désignant celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. A noter deux hameaux dans l’Ardèche, dans les communes de Rochepaule et Vaudevant.
Chanteranne Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. C’est un toponyme désignant un endroit où chante la grenouille, disons plutôt où elle coasse. A noter le hameau de Chanteranne à Espinasse (63), le toponyme étant également fréquent en Limousin et en Périgord. Avec le même sens mais dans d’autres régions : Chantraine, Chantrainne (59, 54), Chantrein (54), Chantrenne (08).
Chantereault Porté notamment dans le Cher et dans l’Yonne, le nom est plus fréquent sous la forme Chantereau (18, 87, 41). Autres variantes : Chanteraud (87), Chanterault (71, 89), Chanteraux (51), Chantereaux (02, 51, 78). Tout comme Chanterel et Chanterelle (60, 76, 51), c’est un diminutif de chanteur (celui qui aime chanter ou un chantre d’église).
Chanteur Surtout porté dans l’Isère, le nom désignait au moyen âge un chantre. Variante : Chanteux (53, 49).
Chantillon Peut désigner celui qui est originaire de Chantillon, hameau à Verlus (32). Mais on rencontre aussi le nom dans la Nièvre et la Seine-Maritime. M.T. Morlet y voit un dérivé de chantille, sorte de brique, et le surnom possible d’un maçon.
Chantioux Porté dans la Haute-Vienne, le nom est rare et de sens obscur. Peut-être un toponyme : il existe un lieu-dit Chantioux à Méry-ès-Bois (18), ou encore Chantiou à Beauvoir-sur-Niort (79).
Chantoiseau Très fréquent dans l’Ouest, c’est un toponyme désignant le lieu où chante l’oiseau (peut-être le rossignol ?)
Chantrel Contraction de Chanterel, sans doute surnom donné à un chanteur (diminutif de Chanteur). Le nom est assez fréquent dans l’Ille-et-Vilaine, la Somme et le Nord. Variante ou matronyme : Chantrelle. Avec vocalisation de la finale : Chantrau (58), Chantrault, Chantreault (71), Chantreau (85), Chantreaux (56, 49, 71).
Chantriaux Nom surtout porté dans la Somme (variante : Chantrieux). Sans doute le surnom d’un chantre d’église, ou plus généralement d’un chanteur.
Chantrier D’origine géographique incertaine, le nom semble désigner un chantre d’église.
Chantry Nom porté en Belgique et dans le département du Nord. C’est certainement une variante de Chanterie, rencontré dans le même secteur géographique, surnom donné à un chantre (ancien français chanterie = chant d’église).
Chanuc Porté notamment dans le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, c’est sans doute l’équivalent de Chanu, Chanut (qui a les cheveux blancs). A noter cependant qu’un hameau s’appelle Chanuc dans la commune du Fel (12).
Chanudet Diminutif de Chanut, Chanud (= celui qui a les cheveux blancs) porté notamment dans le Puy-de-Dôme. Formes voisines : Chanudaud, Chanudeaud (87).
Chanut, Chanu Nom surtout porté en Bourgogne et dans le Massif Central. Sobriquet désignant celui qui est chenu (= qui a les cheveux blancs).
Chanvin Nom de famille porté dans l’Yonne. Il évoque le chanvre (écrit et prononcé chanve dans certaines régions). Soit celui qui produit du chanvre, soit plutôt un lieu-dit évoquant une chènevière (deux mentions du toponyme dans la Nièvre et dans l’Yonne).
Chanvrier Le nom a dû désigner un producteur ou un marchand de chanvre. Il est porté dans le Territoire de Belfort.
Chaon Nom rencontré surtout dans la Haute-Saône. En ancien français, le chaon est le chat-huant. Il s’agit donc sans doute d’un surnom métaphorique. A noter cependant l’existence de Chaon en toponymie : une commune du Loir-et-Cher porte ce nom.
Chaouat Correspond à l’arabe d’Algérie shuwwâT, formé sur la racine sh.y.T (= brûler). Désigne sans doute celui qui fait griller la viande.
Chaouch Correspond à l’arabe shâwush, et désigne un sergent, un garde-champêtre. Variante : Chaouche.
Chapados Le nom devrait correspondre à l’adjectif espagnol chapado, qui a eu plusieurs sens : formé sur le mot chapa (= feuille de métal, puis plaque, pièce de monnaie), il a pu désigner celui qui était bardé de plaques ou d’insignes, mais il avait aussi le sens de ‘petit’. Le sens actuel (beau, aimable) semble plus tardif.
Chapalain Nom breton qui correspond à Chapelain. Désigne celui qui a la garde d’une chapelle, plutôt que le prêtre qui y dit la messe.
Chapartegui Nom basque (variante Chaparteguy). Comme la plupart des noms de famille basques, c’est un toponyme. Il désigne le lieu (-tegi) où pousse le chêne kermès ou un autre arbuste buissonneux (xapar).
Chapatte Le nom est surtout porté dans le Doubs et en Suisse. Variante : Chappatte. Sens incertain. Peut-être un dérivé de “chape” (= manteau). À envisager aussi le nord-occitan “chapat” (= coupé), ou une variante de “chavatte”, équivalent notamment champenois de “savate”.
Chapaveyre Le nom est porté dans la Haute-Loire. Variantes : Chapavayre, Chapaveire. Il s’agit certainement d’un toponyme, peut-être un ancien moulin sur le Veyrac, dans la commune d’Yssingeaux (Champveire en 1646). Cette solution semble confirmée par les variantes Champavère, Champaveyre, et sans doute aussi Champavert. Racine probable : l’occitan champa (= mare).
Chapdaniel C’est dans la Lozère et les départements voisins (43, 30) que le nom est le plus répandu. A priori, il semble vouloir dire ‘tête d’agneau’ (occitan cap d’anhel), sobriquet assez étonnant, mais qui pourrait s’appliquer à une personne frisée.
Chapdelaine, Chapdeleine, Chapedelaine Le nom semble originaire de la Manche. Il désigne tout simplement celui qui portait une chape de laine, la chape étant un manteau à capuchon.
Chapeau Surnom désignant un fabricant ou un marchand de chapeaux, porté notamment dans la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et le Loiret.
Chapeleau Le nom est surtout porté en Vendée. On trouve la forme équivalente Chapelaud en Haute-Vienne. Sans doute un diminutif du mot “chapeau”, mais un dérivé de “chapelle” n’est pas impossible.
Chapelin Surtout porté dans la Nièvre, le nom se rencontre sous les formes Chapelain et Chapalain en Bretagne (22). Il désigne le clerc ou le prêtre qui avait la charge d’une chapelle. Formes voisines : Chapelan, Chapeland, Chapelant (42, 43, 39, 01), Chappelin (84), Chapplain (10), Chaplain, Chaplin (72, 22, 76).
Chapelle Originaire du lieu-dit la Chapelle, que l’on trouve dans presque toute la France, notamment dans l’Ouest.
Chapellobos Le nom n’existe plus sous cette graphie, mais on trouve encore les formes Chapellaubos et Chapelleaubos, portées en Corrèze et très rares. Il désigne celui qui est originaire de La Chapelle-au-Bos, hameau situé à Beyssac (19). Sens du toponyme : la chapelle située auprès d’un bois, dans un bois.
Chapenoire Surnom probable pour celui qui portait une chape noire (manteau à capuchon), le nom se rencontre surtout dans les Deux-Sèvres. Variante : Chapenoir.
Chaperon Nom fréquent dans les Charentes, également bien représenté en Savoie et dans le Dauphiné. Désigne le porteur d’un chaperon (sorte de capuchon), ou éventuellement un fabricant de chaperons.
Chapillon Surtout porté dans l’Yonne, le nom est également présent dans le Maine-et-Loire et les départements voisins. C’est en principe un diminutif de l’ancien français “chapel” (= chapeau), désignant soit un porteur ou un fabricant de chapeaux, soit tout simplement le fils de celui qui s’appelait Chapel ou Chapeau (on trouve ainsi dans la Sarthe, parfois dans les mêmes communes, des Chapeau et des Chapillon).
Chapin Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine (également 61 et D.O.M). On le rencontre aussi en Angleterre. Selon M.T. Morlet, il s’agirait d’une aphérèse du mot eschapin (= soulier léger). On peut cependant penser aussi à un dérivé de chape (manteau) et, pourquoi pas, à une contraction de Chaplin (72), lui-même forme contractée du mot chapelain.
Chaplin Le nom est porté à la fois en Angleterre et en France, notamment dans la Sarthe. Dans les deux cas le sens est le même : il désigne un chapelain (le nom anglais a été importé de France par l’invasion normande).
Chapman Le nom désigne en anglais un marchand, un négociant (vieil anglais ceapmann).
Chapot Porté dans la région Rhône-Alpes (38, 69, 42), le nom désigne un charpentier (déverbal de “chapoter” = charpenter). Variante : Chappot (74, 25).
Chapotin Nom surtout porté dans l’Yonne. Correspond au verbe chapoter, chapouter (= dégrossir une pièce de bois). Sans doute le surnom d’un menuisier.
Chappaz Fréquent en Haute-Savoie, le nom ne désigne sans doute pas le porteur d’une chape, d’un manteau. C’est plutôt un toponyme ayant le sens de grange, remise (cf. le hameau de la Chappaz à Magland, 74).
Chappe Le nom est porté dans des régions assez variées, depuis le Cantal jusqu’au Pas-de-Calais, en passant par l’Ouest. On pense généralement au porteur d’une chape (long manteau), mais c’est aussi un toponyme fréquent, nom de très nombreux hameaux (à noter aussi que quatre communes s’appellent Chappes). Variante : Chape (88, 76, 75). Le sens de ce toponyme est très incertain.
Chappelle Variante de Chapelle, désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Chapelle, ou dont la maison se situe près d’une chapelle. Le nom, rare, est présent dans les Pyrénées-Orientales (Ille-sur-Tet) depuis le début du XXe siècle. Il semble que ce soit dans l’Ille-et-Vilaine qu’il ait été le plus porté autrefois.
Chappotin Aujourd’hui très rare, le nom est originaire de l’Yonne, où on le rencontre depuis le XVe siècle (Irancy). Dérivé de l’ancien français “chapoter” (= tailler une pièce de bois, charpenter), il désigne sans doute un charpentier. Variante : Chapotin.
Chapron Contraction de Chaperon (voir ce nom), le nom de famille est fréquent en Bretagne (22, 44, 35). Variantes : Chaprond (56), Chapront (17).
Chapsal Le nom désigne celui qui est originaire de Chapsal, hameau à Saint-Amandin, dans le Cantal. Le mot signifie en occitan ‘traversin’ (capsal), il est employé ici de façon métaphorique.
Chapu Nom surtout porté dans l’Indre. Désigne celui qui est vêtu d’une chape. Autre possibilité : variante de Chapuis (= charpentier).
Chapuis Très fréquent dans le Forez et la région lyonnaise, mais présent aussi dans d’autres régions, désigne un charpentier (ancien français chapuis, chapuisier), également celui qui fait les armatures de selles. Variantes : Chappuis (73, 74), Chappus (autrefois Limousin, Auvergne, Champagne), Chappuy (52, 69), Chapus (07, 26, 30), Chapuy (42, 71). Diminutifs : Chapuisat, Chapuiset, Chapuisot.
Chapusette Nom rare qui semble surtout porté à Haïti, et qui correspond à Chapuset, diminutif de Chapuis porté en Franche-Comté (on trouve aussi la forme Chapuzet dans la Creuse, la Dordogne et les Charentes).
Chapusot Diminutif de Chapuis (voir ce nom) rencontré dans la Marne, la Haute-Marne et le Doubs. On trouve aussi dans le Doubs la forme voisine Chapuset.
Chaput Fréquent en Auvergne et dans le Limousin, rencontré en Bourgogne sous la forme Chapput, c’est peut-être une variante de Chapuis (voir ce nom). M.T. Morlet propose pour sa part le porteur d’une chape, d’un manteau. A noter enfin que le nom n’est pas inconnu en toponymie : on le trouve en Périgord, dans le Lyonnais et surtout en Savoie, où il semble une variante de chapit (= cabane).
Chapuzot Porté en Bourgogne (21, 71), c’est un diminutif de Chapuis (voir ce nom). Variante : Chapusot (52, 51, 25). Avec un autre suffixe : Chapuset (25, 39), Chapuzet (24, 23, 17), Chapuson, Chapuzy (42).
Charade Nom très rare que les plus anciennes mentions situent dans l’Ardèche, beaucoup plus fréquent sous la forme Charrade, portée dans la Haute-Loire. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Charade, (la) Charrade ou en est originaire. Outre le circuit automobile de Charade (63), on pensera à deux bois appelés “la Charrade” à Aubazat et à Chanaleilles (43). Le nom semble correspondre à l’occitan “carrada” (= chargement, charretée).
Charamon Le nom est surtout porté dans l’Essonne et l’Eure-et-Loir, tout comme sa variante Charamond. La forme Charamant (28) semble également être une variante. Peut-être un ancien lieu-dit, mais je ne trouve rien qui corresponde, sinon Chalamont (commune de l’Ain, également plusieurs hameaux ou lieux-dits). Dauzat proposait une variante de Chalamel, Charamel (surnom d’un joueur de chalumeau).
Charant Le nom est très rare et difficile à localiser : quelques mentions dans le Morbihan, ou encore autrefois dans les Côtes-d’Armor (variante : Charan). Plus fréquente, la forme avec particule “de Charant” est portée dans la Nièvre depuis le XVIe siècle (Bernot de Charant à La Charité-sur-Loire), et semble renvoyer à un ancien fief, à moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’une autre forme de Charente.
Charasse C’est dans l’Allier que le nom est le plus répandu, mais on le rencontre aussi dans les départements voisins (23, 42, 63) ainsi que dans le Vaucluse (variante : Charrasse). Il s’agit certainement d’un toponyme (nom de nombreux hameaux, dont trois dans l’Allier), reste à en comprendre le sens. À partir de la racine “car” (= pierre), on peut envisager un tas de pierres, une masure, une maison en ruine, voire un tombeau (sens proposés par le dictionnaire de Mistral pour expliquer le mot “charas”). Dans certaines régions, le mot “charas” désigne aussi un échalas pour la vigne. À noter enfin le mot “charras” (ou “carras”) avec le sens de traîneau.
Charavay Porté dans le Rhône, c’est un toponyme, nom de deux hameaux à Sourcieux-les- Mines et Saint-Genis-les-Ollières (69). Sous la forme Charavet, c’est aussi un cours d’eau aux Halles (69), ainsi qu’un hameau à Saint-Paul-de-Vézelin (42). Le dictionnaire de M.-T. Morlet explique le nom par l’escarbot (nom de divers coléoptères tels que le hanneton). Un rapprochement avec l’occitan “caravel” (= creux) ou “caravenc” (= gouffre creusé par l’eau, précipice) paraît plus probable. Formes voisines : Charavel, Charavet (30). Voir aussi Charavin.
Charavin Nom surtout porté dans le Vaucluse, où l’on trouve aussi la forme Charavan. Il s’agit d’un toponyme : deux hameaux s’appellent Charavin à Violès et Courthézon (84). Quant à Charavan, c’est un hameau à Montségur-sur-Lauzon (26) ainsi qu’un cours d’eau dans le département de la Loire. Signification : gouffre creusé par l’eau, ravin, précipice (occitan caravenc).
Charazac Porté dans le Lot et la Corrèze (variante : Charazas), c’est certainement un toponyme, mais je n’en trouve aucune trace sous cette forme. Il devrait s’agir du hameau de Charageat à Beynat (19), écrit Sarazac sur la carte de Cassini, qui est également à l’origine des noms de famille Charageac et Charageat.
Charberet Nom porté dans le Territoire de Belfort et les départements voisins. Sans doute un dérivé du mot charbe, qui désigne le chanvre en franco-provençal, et donc en Franche-Comté. Le nom est à rapprocher de Charbelet, Charbellet, portés pour leur part en Isère.
Charbey Porté notamment dans la Marne (autrefois dans la Haute-Marne), désigne une chènevière (lieu où on cultive le chanvre, cf. l’ancien français “charbaut”). Avec le même sens : Charbau, Charbeau, Charbeaux (08), Charbault, Charbaut, Charbaux (51).
Charbit Nom porté par des juifs séfarades d’Afrique du Nord. Il signifie en hébreu ‘sceptre’ (sharvîT). Variante : Cherbit.
Charbonneau C’est un diminutif formé sur C(H)ARBONNE, et donc sur CHARBON, bien sûr. Deux interprétations possibles : soit un producteur de charbon de bois, soit quelqu’un qui est noir comme le charbon.
Charbonnet Porté notamment dans l’Aube et la Haute-Savoie, c’est un dérivé de Charbon (01, 71), surnom donné à celui qui est noir comme le charbon, également nom de baptême dans certaines régions. On peut aussi envisager le surnom d’un producteur de charbon de bois.
Charbonnier Nom de métier, producteur de charbon de bois. Le nom est très fréquent en France. C’est dans l’Indre qu’il est le plus répandu.
Charbouillot Nom porté en Saône-et-Loire. C’est sans doute un toponyme, rencontré dans le lieu-dit l’Etang Charbouillot à Montpont-en-Bresse (71). Le nom est un dérivé de charbe, qui désigne le chanvre dans cette région. On trouve le nom voisin Charbillot dans l’Allier et la Loire. A noter aussi le hameau de Charbillat à Izernore (01).
Charcellay Le nom est porté dans l’Indre-et-Loire et les départements voisins. Variantes : Charcelay, Charcellet. Formes anciennes : Charcelais, Charcellais. La finale -ay (ou -ais) montre en général qu’on a affaire à un toponyme. Il pourrait s’agir de Sarcelay, hameau ou ferme à Joué-lès-Tours (37).
Charcos Nom fréquent en Espagne. Sans doute un toponyme signifiant flaque, mare.
Chardeau Hypocoristique de Richard, porté dans la Creuse et la Saône-et-Loire. Variante : Chardeaux (23, 63).
Chardenal Variante de Cardinal (voir ce nom), le nom est surtout porté dans les Ardennes.
Chardenon Nom surtout porté dans la Lozère, où l’on trouve aussi la forme voisine Chardenoux. On peut hésiter entre un hypocoristique de Richard et un toponyme évoquant le chardon. Il existe un hameau Chardenoux à Sainte-Eulalie (48).
Chardenoux Nom surtout porté dans la Lozère. Désigne celui qui est originaire du hameau de Chardenoux, à Sainte-Eulalie (48). Sens du toponyme : lieu où pousse le chardon.
Chardez Patronyme porté en Belgique. C’est une variante de Chardet, diminutif du prénom Richard. Le nom Chardet est pour sa part surtout présent dans la Meuse et la Haute-Marne.
Chardigny Porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (01, 69), désigne visiblement celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, mais je n’en trouve aucune qui corresponde. M.T. Morlet propose Chardeny, mais ce village se trouve dans les Ardennes. Variante : Chardiny.
Chardin Diminutif de Richard, surtout porté en Lorraine (54, 88). La forme Chardine, rencontrée dans le Calvados et la Manche, est un matronyme correspondant au même prénom (variante : Chardinne).
Chardon voir Cardon.
Chardonneau Diminutif de Chardon (voir ce nom) porté en Vendée et dans les départements voisins. Variantes : Chardonnaud (17, 30), Chardonneaux.
Chardonnereau Nom surtout porté dans le Loiret (variante : Chardonnereaux). C’était au moyen âge le nom donné au chardonneret (première mention au début du XIIIe siècle), et donc peut-être un surnom attribué à un homme qui chante beaucoup. Cependant, il s’agit plus vraisemblablement d’un toponyme désignant un lieu où pousse le chardon. On trouve le lieu-dit les Chardonnereaux à Amilly (45).
Chardonnet Fréquent dans le Puy-de-Dôme, désigne celui en principe qui est originaire d’un lieu-dit (le) Chardonnet, lieu où pousse le chardon. Autre possibilité : Chardon étant parfois un hypocoristique de Richard, Chardonnet peut très bien être un double diminutif de ce prénom.
Chardot Hypocoristique de Richard formé par aphérèse. On rencontre le nom surtout dans la Côte-d’Or et dans les Vosges.
Chardoudi Porté au Maroc, le nom correspond à la racine sh.r.d qui signifie : s’enfuir, vagabonder, être farouche. Reste à savoir quel sens exact il faut retenir ici.
Charensol Le nom est surtout porté dans l’Ardèche. Variante : Charansol. On trouve la forme Charransol dans le Vaucluse. Il devrait s’agir d’un toponyme. Un lieu ruiné s’appelle Charensol à Saint-Fortunat-sur-Eyrieux (07), et deux hameaux se nomment Charansol : l’un à Saint-Sauveur-de-Montagut (07), l’autre à Richerenches (84).
Charest Le nom se rencontre au Canada. Il était surtout porté autrefois en Poitou-Charentes. Il s’agit apparemment d’une variante de Charet (42, 69 notamment), et ce devrait être un toponyme évoquant un sommet rocheux (racine pré-indo-européenne kar). A noter le hameau du Charet à Adriers, dans la Vienne. Un diminutif du mot ‘char’ est possible, mais moins évident.
Charette (de), Charrette Les termes Charette et Charrette peuvent certes évoquer une charrette, mais il s’agit le plus souvent de toponymes désignant la chute d’eau d’un moulin. Le mot vient du grec ‘kataracta’, qui a aussi donné ‘cataracte’.
Charfoulault Nom rare surtout porté dans l’Indre. Variante : Charfoulaud. Il s’agit certainement d’un toponyme, à rapprocher de Charfoulet, nom d’un hameau dans le Puy-de-Dôme (Saint-Dier-d’Auvergne), également nom de famille. Signification : pourrait avoir un rapport avec le cerfeuil (occitan carfuelh).
Chargé Originaire de Chargé, nom de localité rencontré notamment dans l’Indre-et-Loire (une commune porte ce nom). Vient de Carriciacum, nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum sur le nom latin Carisius.
Chargnioux Le nom vient de la région lyonnaise (Oullins notamment). C’est peut-être un toponyme désignant un bois de charmes (le charme se dit charne en Bourgogne et dans le Lyonnais), mais je demeure réservé.
Chargois Ce nom est visiblement originaire de l’Est (55, 54). On peut y voir l’adjectif d’ancien français chargeos (= pénible, surnom qui pourrait s’appliquer à celui qui portait des fardeaux), mais une origine toponymique n’est pas impossible : on trouve en effet en Haute-Saône la localité de Chargey (nom de domaine gallo-roman), dont la graphie est finalement bien voisine.
Chariaux Le nom, rare, est porté dans les Deux-Sèvres (quelques mentions aussi en Lorraine autrefois). Voir Charriaux pour le sens. Variantes : Chariau (44), Chariaud (85), Chariault (45), Charieau (85).
Charier Surtout porté en Vendée, c’est une variante de Charrier, qui désigne vraisemblablement un charretier.
Charif Nom de personne arabe (sharîf) qui signifie ‘noble, d’ascendance illustre’. Il s’applique notamment aux descendants du prophète Mohammed. Dérivés : Charifa, Charifi.
Charissoux Le nom est porté en Corrèze. Variantes : Charissou, Charissous. Il désigne celui qui est originaire de Charissou, hameau à Gimel-les-Cascades (19).
Charlanne Le nom est surtout porté en Corrèze. Formes voisines : Charlane, Charlanes, Charlannes. C’est un toponyme, plusieurs hameaux s’appelant (la) Charlanne ou Charlannes, notamment à Lapleau et à Hautefage (19), mais aussi à La Bourboule et à Saint-Sauves-d’Auvergne (63), ainsi qu’à Launac (31).
Charlas Désigne celui qui est originaire de Charlas, nom d’une commune de la Haute-Garonne et de divers hameaux (31, 32, 65). Signification possible : bourbier (gascon charlaca).
Charlatte Bien que surtout porté en Picardie (60, 02) le nom semble avoir une autre origine. Il devrait correspondre à Charlat, nom de famille porté notamment dans le Puy-de-Dôme et nom de nombreux hameaux, notamment en Corrèze (Collonges-la-Rouge, Monceaux-sur-Dordogne, Ussel), dans le Puy-de-Dôme (Tours-sur-Meymont), dans l’Ariège (Betchat), en Dordogne (Bardou), en Gironde (Coubeyrac) et dans les Landes (Sarbazan). On peut envisager aussi Sarlat (nom d’une commune de Dordogne) ou Sarlatte (hameaux gascons à Issor, 64, et à Gamarde-les-Bains, 40).
Charlault Diminutif de Charles rencontré dans l’Indre-et-Loire.
Charle Forme du prénom Charles, portée dans le Nord-Pas-de-Calais et en Bourgogne.
Charleau Diminutif de Charles (voir ce nom) assez rare, rencontré notamment dans le Maine-et-Loire.
Charlebois Le nom est surtout porté au Québec et en Martinique. Son premier porteur au Québec, appelé aussi Jolibois, venait de Saint-André-du-Bois (Gironde). On a en principe affaire à un toponyme (le bois de Charles).
Charlec Porté en Martinique et en Guyane, c’est apparemment un diminutif de Charles formé avec le suffixe breton -ec.
Charlemagne Le nom est assez courant dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Charlemaigne, Charlemain, Charlemaine, Charlemein et sans doute Charlemoine (nom porté dans l’Orne). Lié au célèbre empereur (= Charles le grand), ce devrait être un surnom ironique (il faudrait savoir à quelle époque l’idée de barbe fleurie s’est imposée dans les esprits), mais Charlemagne est aussi attesté comme ancien prénom.
Charles voir Carles.
Charlet Diminutif de Charles très répandu dans le Nord et dans l’Aisne, ainsi qu’en Haute-Savoie. Matronyme : Charlette (974). Dérivés : Charléty, Charletty (74), Charlettine (974).
Charlier Voir Carlier pour le sens. Nom fréquent dans les Ardennes et la Marne, et plus généralement dans l’Est.
Charlin Diminutif de Charles, le nom est porté dans la région Rhône-Alpes.
Charliquart Nom rare porté notamment dans la Meuse. Aucune idée, sinon un éventuel diminutif de Charles.
Charlochet Nom rare porté dans l’Ile-de-France et l’Yonne. Variante ancienne : Charleuchet. Difficile de se faire une idée précise. On pense forcément à un dérivé de Charles, mais le r n’est peut-être pas étymologique. Dans ce cas, on peut envisager un dérivé de chalousse (= mauvaise herbe).
Charlois Le nom est surtout porté dans la Nièvre. Variante : Charloix (37). Il devrait s’agir d’un diminutif du prénom Charles.
Charlot Diminutif de Charles très répandu en Bourgogne. Doubles diminutifs : Charlotain, Charlotin, Charlottin (56), Charloteaux, Charlotteau, Charlotteaux (08), Charloton, Charlotton (36, 37). Matronyme : Charlotte (D.O.M).
Charmain Rare, le nom semble originaire du Puy-de-Dôme. Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un toponyme avec le sens de grand rocher (racine pré-indoeuropéenne *kar + magnus = grand).
Charmarty Nom porté en Dordogne et en Gironde, où l’on trouve aussi la forme Chamarty. Peut-être un toponyme (le champ de Martin, tout comme les formes bourguignonnes Chamartin et Chammartin, ou la colline de Marty, le mot care signifiant talus, remblai dans le Sud-Ouest). Peut-être aussi un surnom, ‘cher Martin’.
Charmasson Surtout porté dans le Gard (également 07, 84), c’est sans doute un toponyme, nom d’un cours d’eau à Vallon-Pont-d’Arc (07) et d’un hameau à Gap (05).
Charmet Le nom est porté dans la région Rhône-Alpes. C’est un toponyme assez fréquent, notamment dans la Loire et en Savoie. Tout comme Charmette (même région), il pourrait désigner un lieu planté de charmes, mais c’est le plus souvent une variante de Chalmet, Chalmette, autrement dit un dérivé de la racine préromane “calm” (= pâturage, terre inculte, notamment en montagne). En Savoie, plusieurs textes médiévaux montrent l’équivalence Chalmet = Charmet. De plus, les toponymes évoquant le charme dans cette région sont presque tous formés sur le mot francoprovençal “charpe”.
Charmillon Fréquent dans le Cher, également présent dans la Saône-et-Loire, c’est un diminutif de charmille, toponyme désignant un bois de charmes (latin carpinus).
Charmouan Nom rare porté dans la Sarthe. Il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse d’une déformation de Charmoy (= bois ou forêt de charmes).
Charmoy Porté notamment dans le Loiret, c’est un toponyme désignant un bois de charmes, nom de plusieurs communes. Avec le même sens et avec le même suffixe -acum : Charmay (01), Charmois (28, 78, 88), Charmey (38). Attention cependant : Charmay et Charmey peuvent être des variantes de Charmet (voir ce nom).
Charnacé Nom porté dans le Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire de Charnacé, hameau situé sur la commune de Champigné, dans le même département.
Charnaud Le nom est surtout porté en Saône-et-Loire et dans les départements voisins (01, 69). Variante ou forme voisine : Charnaux (Franche-Comté). Il se rapproche apparemment de l’ancien français “charnal” (= pièce de viande, période pendant laquelle on peut manger de la viande). M.T. Morlet y voit le possible surnom d’un gros mangeur de viande. Voir aussi Charnot.
Charnay Surtout porté dans l’Ain et les départements voisins (69, 71), désigne celui qui est originaire de Charnay, nom de quelques communes et de nombreux hameaux, en particulier dans la Saône-et-Loire. Sens du toponyme : bois de charmes.
Charnot Porté dans la Haute-Marne, pourrait être un toponyme lié au charme (arbre), souvent rencontré sous les formes “charne”, “carne”. Selon l’ouvrage “Noms de lieux de l’Ain”, c’est cet arbre qui expliquerait le toponyme Charnoz, nom d’une commune de l’Ain.
Charon, Charron voir Caron.
Charondière Patronyme qui semble originaire de l’Allier. Désigne celui qui habite le lieu-dit la Charondière ou qui en est originaire. Le toponyme signifie le domaine (la ferme) de Charon, avec un d qui paraît être une contamination de l’adjectif rond. A noter que Charon (variante Caron) était un nom de baptême au moyen âge (voir Chéron).
Charoze Surtout porté dans le Maine-et-Loire. Sens incertain : peut-être un toponyme avec le sens de carrefour.
Charpenel Porté dans la Drôme et les Alpes-de-Haute-Provence, désigne celui qui habite un lieu-dit Charpenel ou en est originaire. Signification : lieu où pousse le charme (francoprovençal carpena). A noter le hameau de Charpenel à Saint-Roman-de-Malegarde (84), ou encore la Charpenelle à Château-Ville-Vieille (05).
Charpentier Il s’agit bien sûr d’un nom de métier dont le sens est suffisamment clair. Notons cependant que le latin carpentarius signifiait charron, mais le sens actuel est attesté dès le VIIIe siècle. Très fréquent en France, le nom se rencontre surtout à Paris, dans l’Aisne et dans la Marne. Diminutifs : Charpentreau, Charpenteau (85), Charpentron (16, 79).
Charpin Surtout savoyard (également rencontré dans l’Allier), c’est un toponyme désignant un lieu ou pousse le charme (voir Charpy). On le rencontre aussi sous la forme Charpine, nom de plusieurs hameaux. Diminutif : Charpinet (42).
Charpy Nom assez courant en Franche-Comté et dans l’Ain. Vu la région géographique où l’on rencontre le patronyme, il faut sans doute considérer qu’il s’agit d’un nom de lieu, désignant un bois de charmes (latin carpinus). C’est en effet de la Drôme à la Franche-Comté que le mot a conservé son p (on trouve la commune de Charpey dans la Drôme, et de nombreux lieux-dits Charpenay un peu partout). Dérivés : Charpiot, Charpiat, Charpillat, Charpillet, Charpillon (Franche-Comté, Champagne), Charpille (Auvergne).
Charquillon Rare, le nom est porté notamment dans le Doubs. Difficile de savoir à quoi il correspond. J’aurais tendance, vu la proximité géographique, à le rapprocher de Charpillon (39), surnom probable pour celui qui cardait la laine.
Charra Variante de Charre (voir ce nom) portée dans la Haute-Loire et les départements voisins.
Charrassier Rencontré également sous la forme Charassier, c’est dans les Charentes que le nom est le plus répandu. Le mot existe en occitan (carrassier), où il désigne le conducteur d’un traîneau pour le foin (carrás). C’est dans ce sens qu’il faut comprendre Charrassier, une autre possibilité étant celle d’un fabricant de carras ou charras.
Charray Surtout porté dans le Rhône, désigne celui qui est originaire de Charray, toponyme assez fréquent : outre une commune de l’Eure-et-Loir, qui semble n’avoir ici rien à voir, on notera dans le Rhône un hameau à Duerne (le Charray). Autres hameaux dans l’Isère et l’Ardèche. Signification : chemin charretier. Avec le même sens : Charrais (86, 79, 37), Charraix (07, 30, 87), Charrey (34, 63).
Charre Fréquent surtout dans l’Ardèche, c’est un toponyme de sens incertain, mais qui semble désigner le plus souvent un sommet rocheux (racine pré-latine car-). On trouve dans ce département les hameaux de Charre à Meysse, et de Charre Crémade à Saint-Genest-de-Beauzon. Le nom de famille se rencontre également en Poitou-Charentes, et renvoie là aussi à un toponyme, dont le sens pourrait être différent (entrée d’un champ).
Charretier Le patronyme correspond au métier du même nom (documenté au XIIe siècle). C’est dans la Loire qu’il est le plus fréquent.
Charriaux, Charrioux Charriaux est très rare et semble une variante de Charrioux, implanté autrefois en Limousin. Les deux noms sont à rapprocher du toponyme Charroux, signifiant carrefour (< latin quadrivium transformé en quadruvium). Voir aussi Charrieau.
Charrié Porté notamment dans l’Aveyron (également 09, 82), pourrait désigner un voiturier, un charretier, mais, dans cette région, on pensera plutôt à un toponyme (= rue, chemin).
Charrieau Nom surtout porté en Vendée et plus généralement dans l’Ouest. Variantes : Charriau, Charriaud, Charriault, Charriaut, Charriaux. C’est peut-être le surnom d’un vigneron, car il désigne en Poitou une cuve à vin. Voir aussi Charriaux pour une autre possibilité.
Charrier Fréquent en Vendée, le nom désigne sans doute un charretier.
Charrière C’est dans la Haute-Savoie et la Dordogne que le nom est le plus répandu. Désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Charrière, toponyme très fréquent qui vient du latin carraria et a le sens de route, voie carrossable. Donc la maison ou le hameau près de la route. Variantes : Charrières (63), Charrieras (19), Charreyre (43), Charreyras (63).
Charrois Le nom est porté en Lorraine (54, 55, 57). La forme Charroi (77) est beaucoup plus rare. Autre variante : Charroy (54, 88, 55). Au Moyen Âge, le mot charroi désignait un chariot ou une caravane de chariots. On pensera donc au surnom d’un conducteur de charrois. Ce métier est également évoqué par le nom Charroyer (88).
Charron Aucun problème pour ce nom, qui correspond bien sûr au métier de charron. Le nom est surtout présent dans le Centre-Ouest (79, 45 notamment).
Charruyer Surtout porté en Poitou-Charentes, le nom peut désigner un laboureur (dérivé de “charrue”), mais aussi un conducteur de char, un charretier (sens encore attesté en Champagne au XIXe siècle).
Charry Semble désigner celui qui est originaire de Charry, nom d’un château à Montcuq et d’un moulin à Saint-Cyprien (46). Des hameaux portent également ce nom à Malicorne (03) et à Bona (58). Le nom de famille est porté dans l’Aude, l’Ariège et la Charente.
Chartenet Porté dans la Côte-d’Or, devrait être une variante de Chardenet, diminutif probable de Richard rencontré dans le même département (autre sens possible : lieu où pousse le chardon). À noter que Chardenez et Chardenoy sont attestés au Moyen-Âge comme noms de cours d’eau en Côte-d’Or.
Chartier Correspond au métier de charretier, dont Chartier est une contraction. Le patronyme est très fréquent dans de nombreuses régions. On le trouve notamment dans la Sarthe et dans la Vienne.
Charton Très fréquent en Lorraine, notamment dans les Vosges, c’est une contraction du mot charreton, qui désigne le conducteur d’une charrette.
Chartrain Assez fréquent dans la Sarthe et les départements voisins (61, 28), c’est en gentilé désignant celui qui est originaire de Chartres. Variantes : Chartrin, Chartrins.
Chartrand Nom rare qui semble venir du Sud-Ouest (46). Paraît désigner, tout comme Chartran, celui qui est originaire d’une localité appelée Chartran. On notera le hameau de Chartran à Saint-Loubès (33). Autres possibilités : originaire de Chartres, ou encore un lien avec l’ancien français chartre (= prison, cachot, surnom d’un geôlier).
Chartre Nom porté dans la Loire, présent aussi dans les Deux-Sèvres. Désigne celui qui habite le lieu-dit (la) Chartre (= la prison, du latin carcer).
Chartrey Très rare et rencontré dans le département du Nord, c’est un dérivé de l’ancien français chartre (= prison), désignant peut-être un gardien de prison. Variante : Chartrez (62).
Chartrier Nom rare porté en Limousin. Désigne un gardien de prison (ancien français chartre, du latin carcer). On trouve avec un sens apparemment identique les formes Chartrer, Chartrez dans le Nord-Pas-de-Calais.
Chartrou Surtout porté dans le Lot (variante : Chartroux), désigne celui qui est originaire du Chartrou, hameau dans le même département.
Charvet Caractéristique du Dauphiné, c’est une variante de Calvet, Chauvet, sobriquet appliqué à un chauve. Formes voisines : Charvat (26), Charvaz, Charve, Charvoz, Charvin (73), et sans doute Charvy (03).
Charvier Surtout porté en Haute-Savoie, c’est apparemment un dérivé de charve (= chauve), mais c’est loin d’être une certitude.
Charvillat Surtout porté dans le Puy-de-Dôme (variante : Charvilhat), désigne celui qui est originaire de Charvillat, hameau à Saint-Gervais-d’Auvergne (63). Signification probable (donnée par M.T. Morlet) : le domaine de Carvilius, nom de personne formé sur le gaulois carvus (= cerf).
Chary Nom porté en Lorraine (54, 57), en Saône-et-Loire et en Normandie (76). Il semble que ce soit un toponyme (nom de divers lieux-dits dans l’Est). Voir aussi Charry.
Chasles Forme régionale de Charles rencontrée dans l’Indre-et-Loire et en Bretagne (44, 56). Variante : Chasle (49, 50, 37). Diminutifs : Chasleau (41), Chaslin (56), Chaslot (37, 44, 49). Forme latinisée : Chaslus.

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