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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura


Chaslon Le nom est porté dans la Nièvre, tout comme sa variante Chaslons. Vu la situation géographique, il devrait désigner celui qui est originaire de Châlon-sur-Saône, même si on peut aussi penser à un diminutif de Chasles (= Charles).
Chasnay Porté autrefois en Saône-et-Loire, c’est une probable déformation de Chesnay (= bois de chênes).
Chassagnac Surtout porté dans le Limousin, notamment dans la Corrèze, désigne celui qui est originaire de Chassagnac, noms de plusieurs hameaux en Corrèze, à Mansac, Saint-Viance, Ligneyrac, Chaveroche, Saint-Étienne-aux-Clos et Saint-Julien-près-Bort. Sens du toponyme : lieu planté de chênes (éventuellement domaine appartenant à Cassanius).
Chassagnard Surtout porté en Corrèze, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le chêne, à rapprocher de Chassagnac (19), Chassagnat, Chassagnaud (87).
Chassagne Forme du Massif Central correspondant à Cassagne, lieu planté de chênes.
Chassaigne Variante de Cassagne, toponyme occitan désignant un bois de chênes. C’est dans le Puy-de-Dôme que le nom est le plus répandu. Diminutif : Chassaignon.
Chassaing Désigne celui qui est originaire du lieu-dit (le) Chassaing (= bois de chênes) ou qui y habite. Le patronyme est surtout porté en Corrèze, mais on le rencontre un peu partout dans le Massif Central. On trouve également la variante Chassain, dans le même secteur géographique. Autre forme : Chassang, dans le Cantal et la Lozère.
Chassais Porté dans la Sarthe, devrait désigner celui qui est originaire de Chassé, commune du même département. Sens possible du toponyme (Caceio au XIIe siècle) : le domaine de Cacius, nom de personne latin.
Chassan Surtout porté dans le Cantal, désigne celui qui habite un lieu-dit Chassan (ou Cassan) ou en est originaire (signification : bois de chênes). Plusieurs hameaux du Cantal s’appellent Cassan, à Saint-Etienne-de-Maurs, Saint-Illide, Cros-de-Montvert, Glénat et Lacapelle-Viescamp. Formes voisines : Chassang (15, 48), Chassant (31), Chassany (15, 48).
Chassard Le nom est porté dans les Vosges, mais aussi dans le Puy-de-Dôme, département où il devrait désigner celui qui est originaire de Chassard, hameau à Egliseneuve-d’Entraigues (sens probable : bois de chênes). Pour les Vosges, le sens est plus incertain (peut-être le surnom d’un chasseur).
Chassat Le nom est assez répandu dans le Limousin (87, 23) et dans la Vienne. C’est un toponyme évoquant un lieu où pousse le chêne. A noter les hameaux de Chassat à Augne et à Saint-Sornin-la-Marche (87), ou encore à Budelière (23).
Chasseboeuf Le nom est surtout porté en Bretagne (56, 22). Variantes : Chassebeuf et sans doute Chassebleu (56). On le rencontre en Vendée sous les formes Chesseboeuf et Chessebeuf. Il peut s’agir du surnom d’un bouvier, mais c’est loin d’être une certitude.
Chassefeyre Désigne sans doute celui qui est originaire de Chassefeyre, hameau à Saint-Alban-sur-Limagnole (48). Le nom de famille est surtout porté dans la Lozère et la Haute-Loire. Variantes : Chassefaire, Chassefeire, Chassefière, Cassefière, Cassefières. Signification : a priori un lieu où l’on chassait les bêtes sauvages (latin fera), mais il faut se méfier des solutions trop faciles.
Chasseloup Porté en Charente-Maritime ainsi que dans la Sarthe, pourrait désigner un chasseur de loups, mais il semble que ce soit plutôt un toponyme. Il existe en effet plusieurs lieux-dits ou hameaux appelés Chasseloup. Par exemple, la Font de Chasseloup à Pouillac (17), ou encore le bois et le hameau de Chasseloup à Saint-Aignan-le-Jaillard (45).
Chassepoux Porté dans l’Indre-et-Loire (variante : Chaspoux), le nom correspond à l’ancien français chacipol, sergent chargé de lever les impôts. Formes similaires : Chaspoul (04, 83) et sans doute Chasport (86, 79), Chaspot (71, 17), Chasseport (86, 37), Chassepot (71,42).
Chasserand Le nom est sans doute un dérivé du verbe “chasser”, pouvant désigner un chasseur. Variante : Chasserant. A noter qu’il s’est transformé en Chesseron, Chesserond dans le Poitou.
Chasserat Porté notamment dans le Cher, devrait être un toponyme lié à la chasse. L’hypothèse d’un chasseur de rats paraît plus incertaine.
Chasseray Porté notamment dans la Sarthe et la Mayenne, semble correspondre aux nombreux hameaux la Chasserie rencontrés dans cette région. Signification : lieu réservé à la chasse (ancien français chacerie).
Chasseriaud Le nom est surtout porté en Charente-Maritime. Variantes et formes voisines : Chasserau, Chasseraud, Chassereau, Chassereaux, Chasseriau, Chasseriault, Chasseriaux, Chasserieau, Chasserio (toutes ces formes se rencontrant le plus souvent dans l’Ouest). Il semble s’agir d’un diminutif de l’ancien français chacier (= chasseur).
Chasseur Le nom désigne bien sûr un chasseur. C’est aujourd’hui en Martinique qu’il est le plus répandu, on le rencontre aussi dans les Landes et le Nord. Variante : Chasseux (10, 51). Dans le Nord et en Belgique, il peut arriver que Chasseur soit une francisation du patronyme néerlandais Jager (même sens), le fait est attesté pour une famille à Namur au XVIIIe siècle.
Chassevent Porté dans la Sarthe et dans l’Orne (variante : Chassevant), ce devrait être un toponyme désignant un lieu protégé du vent.
Chassiboud Surtout porté dans l’Ain, le nom semble correspondre à l’ancien français “chacipol”, qui a désigné un sergent chargé de lever les impôts.
Chassin Surtout porté dans l’Allier, la Vienne et la Gironde. C’est un toponyme désignant un bois de chênes. Avec le même sens : Chassignat (18), Chassignet (90, 70, 88), Chassigneu, Chassigneux (38), Chassignol, Chassignole, Chassignolle (42, 69, 71), Chassignon (42), Chassignoux (36), Chassing (24), Chassinat, Chassine (45, 28).
Chassincourt (de) Egalement écrit “de Chassincour”, le nom renvoie soit à Chassincourt, hameau à Mouhet (36), soit au château de Chassincourt à Saint-Marcel-en-Murat (03).
Chasson Surtout porté dans l’Ardèche, c’est en principe un toponyme désignant un lieu où pousse le chêne (gaulois *casso, *cassanos).
Chassoulier Nom porté dans la Drôme. Variante : Chassouiller. Il semble être formé sur un toponyme évoquant un bois de chênes (racine gauloise *casso).
Chastagnol Porté en Corrèze, c’est un toponyme désignant un bois de châtaigniers. Quatre hameaux de ce département s’appellent Chastagnol : à Aubazines, Chaumeil, Saint-Clément et Perpezac-le-Blanc. Forme féminine, très rare : Chastagnolle.
Chastang Porté dans le Cantal, la Corrèze et la Lozère, c’est un toponyme évoquant le châtaignier (occitan “castanh”). Variantes ou formes similaires : Chastain, Chastaing, Chastaingt, Chastan, Chastand, Chastant, noms tous rencontrés dans la partie septentrionale du domaine occitan, depuis la Dordogne jusqu’à la Drôme.
Chastanier C’est un toponyme avec le sens de châtaigneraie. On le rencontre surtout dans l’Ardèche, tout comme ses variantes Chastagnier et Chastagner.
Chastel Porté dans la Haute-Loire et les départements voisins, c’est une variante de Castel (= château), toponyme devenu nom de famille.
Chastenais Porté aujourd’hui au Canada, c’est un toponyme avec le sens de bois de châtaigniers. A noter la commune de Chastenay dans l’Yonne, et le hameau du même nom à Baune (49). Voir aussi Chatenay. On trouve plus fréquemment, avec le même sens, le nom Chastenet, porté notamment dans le Limousin et le Périgord, ainsi que dans le Pas-de-Calais (variante : Chastenez).
Chastre, Chastres Patronyme surtout porté en Corrèze. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Le toponyme a le sens de forteresse, d’enceinte fortifiée (latin castrum), et au moins un hameau corrézien s’appelle ainsi. C’est dans le Bordelais que la variante Chastres est la plus répandue, mais elle peut avoir une origine corrézienne. Autre variante : Chastras, Chatras, elle aussi en Corrèze.
Chastrusse Surtout porté en Corrèze, c’est un dérivé de Chastre (voir ce nom) et un hameau à Albussac (19). Forme ancienne : Chastrussas.
Chataigné Porté notamment en Gironde et en Vendée, c’est un toponyme, lieu où pousse le châtaignier. Avec le même sens : Chataigner (85, 49, 63), Chataignère (35), Chataignier (42, 71), Chatagné (33), Chatagner, Chatagnier (07, 42, 63). Diminutif : Chataignereau (86). La plupart de ces formes s’écrivent aussi avec un accent circonflexe.
Chataigneau Le nom est porté notamment dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Formes voisines : Chatagnaud, Chatagneau (16, 17), Chataignault (86). Deux possibilités : soit celui qui a les cheveux châtain, soit plutôt un lieu où pousse le châtaignier : on pensera par exemple aux hameaux du Chataignaud à Châtelus-le-Marcheix (23) et à Roziers-Saint-Georges (87).
Chatard voir Xatard.
Château, Chateau Le nom désigne celui qui habite au château, près du château, ou encore qui est originaire d’une localité appelée (le) Château. C’est dans le Périgord et le Limousin qu’il est le plus répandu (variante : Chateaud). Formes similaires : Chataux, Chateaux (Champagne, Lorraine).
Châteaugiron Désigne celui qui est originaire de Châteaugiron, commune située près de Rennes.
Châteauneuf Nom de famille porté notamment dans la Haute-Loire et le Lot-et-Garonne (variante : Chateauneu). Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités ainsi appelées (= le château neuf).
Chateauvieu, Chateauvieux Nom rencontré dans le département de la Creuse. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Deux hameaux de la Creuse portent ce nom, l’un dans la commune de Guéret, l’autre à Pionnat. Le toponyme est à l’origine du nom noble d’Armand de Chateauvieux.
Chateauzel Le nom, très rare, est porté en Saône-et-Loire, mais rien ne dit qu’il en soit originaire. Il devrait s’agir d’une déformation de Chantozel (porté autrefois dans l’Allier), toponyme désignant un lieu où chante l’oiseau. On trouve aussi les formes Chantossel (63), Chantoiseau (72), Chantoisel (22) et Cantauzel (82) qui ont le même sens.
Chateigné, Châteigné Variante de Chataigné (voir ce nom), le nom est rare et difficile à localiser. Les anciennes mentions le situent surtout dans l’Indre-et-Loire (aujourd’hui Loir-et-Cher et Dordogne). Variantes ou formes voisines : Chategnié (44), Chategnier (19), Chateigner (85, 45), Chateignier (53, 18, 45). Avec une autre finale : Chateignet (01), Chateignon (33).
Chatel Egalement Châtel. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Châtel (= le château). Le nom est fréquent en Haute-Savoie, on le rencontre aussi dans l’Orne. Variante : Chatelle (59, 62, 88).
Châtelain Ou Chatelain. Très répandu dans la Somme et le Nord, ainsi qu’en Haute-Savoie, désigne celui qui avait la garde d’un château (éventuellement sobriquet). Variantes : Chatellain (74, 80), Chatelin (45, 60), Chatellin (02, 59), Chatteleyn (59).
Chatelard Il s’agit d’un nom de lieu, qui signifie petit château (latin castellare, avec transformation de la finale en -ard par contamination du suffixe -ard). C’est devenu au moyen âge un nom de localité très fréquent. La forme Chatelard est surtout fréquente dans la partie est du Massif Central (Loire, Haute-Loire…), où l’on trouve beaucoup de hameaux ou lieux-dits portant ce nom.
Chatelet, Châtelet Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Châtelet, autrement dit le petit château. C’est dans la Saône-et-Loire que le patronyme est le plus répandu.
Châtelier, Chatelier Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée le Châtelier, le Châtellier, le Chastelier, toponyme très courant en France (du latin castellare, dérivé de castellus = château). C’est dans la Loire-Atlantique et en Vendée que le nom de famille est le plus répandu (variante : Châtellier).
Chatelin, Châtelin Outre Paris, le nom est présent en Picardie (60, 02) et dans le Loiret. C’est une variante de Châtelain (59, 80 notamment), désignant celui qui avait la garde d’un château.
Chatenay Ou Châtenay. Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités portant ce nom. Signification : bois de châtaigniers. Outre la Martinique, c’est en Charente-Maritime que le nom de famille est le plus répandu. Avec le même sens : Chatenet (87, 24).
Chatenoud Surtout porté en Haute-Savoie, le nom se rencontre aussi dans l’Ain. Sans doute un surnom pour celui qui a les cheveux châtains.
Chatigny Le nom désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chatigny. On pensera d’abord à un château et à un hameau (la Chaussée de Chatigny) à Fondettes (37). Cependant, c’est en Normandie (27, 76) que le nom est le plus répandu. On peut donc envisager aussi le hameau de Chatigné à Saint-Denis-d’Orques (72), ou un ancien fief normand aujourd’hui disparu. A noter qu’il y a des Chatigny au Québec, et qu’on en trouve quelques mentions en Lorraine. Signification possible : bois de châtaigniers, mais M.T. Morlet préfère le domaine de Catinius, nom d’homme latin.
Chatillon, Châtillon Le nom est assez fréquent dans la Saône-et-Loire, le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime. Il désigne celui qui est originaire de Châtillon (= le petit château), nom de nombreuses localités (39 communes et d’innombrables hameaux).
Chatorrier Rare, le nom est porté dans les Ardennes. Il semble désigner un apiculteur (dérivé de l’ancien français “chature”, variante de “chastoire” = ruche).
Chatot C’est dans la Sâone-et-Loire que le nom est le plus répandu. Il s’agit apparemment d’un diminutif de ‘chat’, surnom possible pour un homme rusé, sournois.
Chatre, Châtre, Chatres, Châtres Pour le sens, voir Chastre. Le patronyme est surtout porté dans le Forez.
Chatrefou Nom porté dans l’Indre-et-Loire, rencontré dans la Vienne sous la forme Chatrefoux. Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans l’Indre (XVIIe siècle). Il s’agit certainement d’un toponyme formé sur le mot ‘chatre’, qui désigne une forteresse dans le Berry. Le mot ‘fou’ peut désigner le hêtre, ou être une variante de ‘fieu’ (= fief). Je n’ai aucun exemple du toponyme Chatrefou, mais un hameau s’appelle Chatrefieu à Villapourçon (58).
Chaty Nom surtout porté en Moselle. Désigne sans doute celui qui est originaire d’une ancienne localité portant ce nom. Il existe un lieu-dit Chaty à Morhange (57).
Chaub Assez rare, le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Il y a de fortes chances pour que ce soit une adaptation du patronyme Schaub (voir ce nom).
Chaubard Le nom est porté dans le Tarn et la Haute-Garonne, ainsi que dans les départements voisins du Sud-Ouest (46, 47, 82). Son sens est incertain. Une hypothèse consiste à en faire une variante de Chauvard, surnom pour un chauve (de la même façon, Chaubet est une variante de Chauvet, Calvet). On notera cependant que plusieurs hameaux s’appellent Chaubard ou Chaubart dans le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne. En conservant l’idée de calvitie, ils pourraient désigner un sommet dénudé. Voir aussi Echaubard.
Chaubet, Chauvet Variantes occitano-françaises de Calvet (voir ce nom).
Chauchat Le nom se rencontre surtout dans la Haute-Loire. Un hameau s’appelle Chauchat à Saint-Victor-Montvianeix (63), ce pourrait être l’origine du patronyme. Signification : il semble s’agir du participe passé du verbe occitan caucar (= fouler le drap ou le raisin, battre le blé). M.T. Morlet précise que le nom a désigné un raisin rougeâtre, proche du pinot bourguignon.
Chauché Porté en Vendée, désigne celui qui est originaire de Chauché, commune de ce département. Signification possible : le domaine de Calpius, nom d’homme latin. A noter cependant que le chauché, ou chauchet, était une variété de raisin, proche du pinot noir. On trouve en Saône-et-Loire la forme Chauche, de sens plus incertain. Outre le sens de ‘chauché’, on peut le rattacher à l’ancien français chauche (= sorte de vase). Le nom Chauchot (21) semble en être un dérivé.
Chauchereau Rare, le nom est notamment porté dans le Loiret. Sens incertain. Peut-être un dérivé de l’ancien français “chauchier” (= fouler aux pieds, presser, notamment fouler ou presser le raisin). Il peut aussi s’agir d’un dérivé de l’ancien français “chauchiere” (= tannerie ou four à chaux).
Chauchoin Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans le Berry (36). Sens incertain. Il pourrait s’agir d’une contraction de Chauchefoin, celui qui faisait des bottes de paille, et de toute façon le rapport ave le verbe chaucher (= presser, fouler) semble s’imposer. A noter cependant l’ancien français chalchein, qui a désigné le talon.
Chaud On rencontre le nom dans la Loire et le Rhône, ainsi qu’en Savoie. Il s’agit sans doute d’une graphie erronée (attraction de l’adjectif ‘chaud’) pour Chau(x), toponyme désignant un pâturage de montagne. À envisager aussi une forme courte de Michaud (voir ce nom). Variante : Chaut.
Chaudanson Surtout porté dans l’Ardèche, le nom s’écrit aussi Chaudenson. Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un diminutif de toponymes tels que Chaudan(s) ou Chaudanne, qui sont presque toujours liés à des cours d’eau ou à des sources chaudes.
Chaudat Surtout porté en Saône-et-Loire, le nom semble être une aphérèse de *Michaudat, dérivé de Michaud, diminutif de Michel.
Chaudemanche C’est dans la Sarthe que le nom est le plus répandu. Il devrait désigner celui qui est originaire de Chandemanche, hameau à Morannes (49), ou encore de Champdemanche à Juvardeil (49), ces deux communes étant très proches de la Sarthe et de la Mayenne, où le nom se rencontrait aussi au XVIIe siècle. Signification : le champ de Demanche, Demange (= Dominique). Le passage à Chaudemanche est dû soit à une cacographie, soit à un jeu de mots (à noter, dans le même style, la transformation de Courdemanche en Courtemanche).
Chauderlot Le nom est porté dans les Ardennes et dans le Nord, ainsi que dans la Meuse. Variante ancienne : Choderlot (transformée en Choderlos par l’auteur des Liaisons dangereuses). C’est un diminutif de Chauderlier (02), Cauderlier (59, 62), nom qui désigne un chaudronnier (métathèse de l’ancien français “chaudrelier”). Le même métier se retrouve dans les noms Chaudriller, Chaudrillier (02).
Chaudeurge Rare et difficile à localiser, le nom semble une variante de Chaudorge, patronyme présent dans la Haute-Loire. On trouve les formes Chadorge dans le Puy-de-Dôme et Chodorge en Lorraine (55). Le sens d’orge chaude (surnom d’un brasseur de bière), proposé par M.T. Morlet, n’est pas vraiment convaincant. Peut-être un nom de lieu évoquant une source chaude (le terme Orge est un toponyme fréquent désignant des cours d’eau).
Chaudey Porté notamment dans la Haute-Saône (dont il paraît originaire) et la Meuse, le nom peut être interprété de deux façons différentes : soit un diminutif de “chaud”, surnom ou toponyme. Soit un hypocoristique de Michel (Michaud > Michaudet > Chaudet). Même problème pour Chaudet (53, 72, 01) ou pour Chaudez (62).
Chaudier Le nom est porté dans la Haute-Loire et les départements voisins (07, 42). On le rencontre sous la forme Chaudière dans le Cantal. Variante : Chaudières (19, 50). Il s’agit d’un toponyme, nom de nombreux hameaux. Ainsi, Chaudier est un hameau au Mas-de-Tence et à Fay-sur-Lignon (43), à Peschadoires (63), à Saint-Jean-Chambre (07), à Savasse (26). Quant aux Chaudière(s), il y en a trop pour tous les citer. Le sens du toponyme a souvent été discuté : il peut désigner des sources thermales, mais dans bien des cas il évoque métaphoriquement le chaudron, et s’applique à des gouffres ou à des mares profondes.
Chaudillon Porté notamment dans l’Allier, c’est un diminutif de Chaud ou de Michaud (voir ces noms).
Chaudoin Le nom est originaire des Bouches-du-Rhône, où il est attesté dès le XVe siècle. Sens incertain. Peut-être le nom germanique Waldwin, devenu Galduin, qui pourrait avoir été transformé localement en Calduin puis Chaudoin (voir Gaudoin).
Chaudot C’est dans la Haute-Saône que le nom est le plus fréquent. On peut penser à un dérivé de l’adjectif “chaud”, mais il s’agit plus probablement d’une aphérèse de Michaudot, diminutif de Michel.
Chaudouard Le nom est surtout porté dans l’Ardèche. Sens incertain. Il faut peut-être le rapprocher de l’ancien français eschaudoir (vase à chauffer), mais c’est loin d’être évident.
Chaudron Rencontré notamment dans les Vosges, désigne certainement un fabricant de chaudrons (attesté au XIIIe siècle).
Chaudronnier Le nom est très rare. On le rencontre dans le Maine-et-Loire et en Moselle. Même si le métier de chaudronnier est attesté dans les textes au XIIIe siècle, il n’a guère été utilisé comme nom de famille. De plus, au moins dans un cas, Chaudronnier est une traduction de l’allemand Kessler (qui a le même sens), patronyme porté par une famille venue sans doute d’Autriche.
Chaufer Les plus anciennes mentions situent le nom dans la Marne et la Meuse. Ce devrait être une variante de Chauffert (voir ce nom).
Chauffert Nom surtout porté dans la Marne et la Meuse. Il correspond sans doute à Chauffard (Bourgogne) ou à Chauffier (Aube et Corrèze), noms désignant celui qui était chargé d’entretenir le feu dans la forge. A envisager aussi l’allemand Schöfer, variante de Schäfer (= berger). On trouve la forme Chauffer en Franche-Comté.
Chauffour, Chaufour Patronyme porté par celui qui habite un lieu-dit ou qui est originaire d’une localité du même nom, terme désignant un four à chaux. On trouve en France cinq communes appelées Chauffour, Chauffours, et deux Chaufour, sans compter les nombreux hameaux. Le nom de famille Chauffour est surtout répandu en Corrèze, où il correspond au village de Chauffour, dans l’arrondissement de Brive. On le trouve également en Seine-et-Marne. Quant aux Chaufour, on les trouve surtout dans la Haute-Saône, ainsi que dans la Sarthe (un village à 10 km du Mans porte ce nom). Variante : Chauffourd (18).
Chauffournier, Chaufournier Désigne celui qui exploite un four à chaux. Le nom est surtout porté dans la Nièvre. Variantes : Chauffourier, Chauffourrier, Chaufourier (77).
Chauffray On trouve ce nom en Normandie (14, 61). La finale -ay semble indiquer qu’on a affaire à un ancien nom de localité (suffixe latin -acum). Il existe bien une commune nommée Chauffry, mais elle se trouve en Seine-et-Marne.
Chaufournais Porté dans le Loir-et-Cher, le nom évoque un four à chaux, soit comme toponyme, soit pour désigner celui qui y travaille. Il existe un hameau appelé Chaufournais à Neuillé-Pont-Pierre (37). On trouve la forme plurielle les Chaufournais à Chazé-sur-Argos (49) et aux Essarts (41).
Chaulet Originaire du Limousin, c’est l’équivalent nord-occitan de Caulet (voir ce nom).
Chaulin Surtout porté dans le Cher, correspond au métier de chaufournier (ouvrier qui travaille dans un four à chaux). Peut-être aussi toponyme : un hameau s’appelle Chaulin à Villeporcher (41).
Chaulot Le nom est surtout porté dans la Meuse. Tout comme sa variante Cholot (10, 71 notamment), ce devrait être un hypocoristique du prénom Michel. Autre possibilité : surnom lié au chou (latin caulis). Un rapport avec la chaux est également possible (ancien français chaulant, chaulier = ouvrier qui fait la chaux).
Chaulvin Variante rare de Chauvin (dérivé de ‘chauve’). Tout comme Chaulvet, porté en Martinique, son origine géographique précise est difficile à déterminer. Peut-être l’Eure-et-Loir ou la région parisienne.
Chaumeil C’est en Corrèze que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’un toponyme formé sur la racine prélatine calm (= sommet dénudé, pâturage de montagne, lande). Une commune de Corrèze s’appelle Chaumeil, ainsi que de nombreux hameaux du Massif Central. Formes voisines : Chaumeille, Chaumeilles. Le nom Chaumel (24) devrait avoir le même sens.
Chaumette C’est un toponyme formé sur la racine prélatine calm (= sommet dénudé, pâturage de montagne). Le nom est surtout porté dans l’Indre et dans la Loire. Variante : Chomette (63). Avec le même sens : Chaumet (33, 86). Diminutifs : Chaumeton, Chaumetou, Chaumetton, Chometon, Chometton (Limousin, Forez).
Chaumier Sans doute un toponyme avec le sens de meule de paille, éventuellement surnom donné à celui qui fait les chaumes. C’est dans l’Orne que le nom est le plus répandu (variante : Chaumière) mais on le trouve aussi dans la Nièvre. Plusieurs hameaux portent ce nom.
Chaumont Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités portant ce nom, toponyme très courant qui signifie ‘le mont chauve’ (sans végétation). Outre Paris, c’est dans la Dordogne, la Marne et la Sarthe que le nom de famille est le plus répandu, mais on le rencontre dans bien d’autres régions. Variantes : Chaumon (33, 86, 17), Chaumond (53, 24, 19), Chaumonts. Diminutifs : Chaumontel (41), Chaumontet (74) et sans doute Chaumonteil (24).
Chaumorcel Rare, le nom est surtout porté dans le Morbihan. Je n’en connais pas la signification.
Chaumy Porté dans la Saône-et-Loire et la Haute-Saône, le nom semble correspondre à un toponyme lié au chaume ou à la racine prélatine calm (= pâturage de montagne, sommet dénudé).
Chauneau Le nom est rare et difficile à localiser (sans doute la Vienne ou le Maine-et-Loire). On le rencontre aussi sous la forme Chaunel (53). Sens incertain, mais il pourrait s’agir d’une variante de Chanel, Chaneau, toponyme désignant un canal, une conduite d’eau.
Chaunier Porté dans le Puy-de-Dôme et l’Allier, le nom désigne un chaufournier en dialecte auvergnat. Le nom très rare Chaunière est peut-être un matronyme formé sur Chaunier, mais on pensera aussi à un toponyme avec le sens de fondrière (occitan caunièra).
Chaupin Nom rencontré dans l’Isère, le Var et le Pas-de-Calais. Il s’agit apparemment d’une variante de Chopin (voir ce nom).
Chaupit Nom bien rare, que les plus anciennes mentions situent vers le Cantal. Il semble qu’on ait affaire au participe passé du verbe occitan “chaupir” (= écraser, piétiner, fouler), le sens du surnom n’étant cependant pas très clair.
Chauprade Surtout porté en Dordogne, désigne celui qui est originaire de la Chauprade, nom de divers hameaux de ce département (communes de Flaugeac, Cause-de-Clérans, Pontours, Conne-de-Labarde). Le toponyme se rencontre également au pluriel (les Chauprades), en Dordogne et en Corrèze. Signification : bois de charmes (cet arbre est appelé chaupre en Périgord).
Chaussade Le nom est surtout porté en Dordogne. Formes voisines : Chaussadas, Chaussadat. C’est une variante de Caussade (65, 64, 82), équivalent occitan (cauçada) du français ‘chaussée’. C’est un toponyme qui peut avoir plusieurs sens : chaussée, levée de terre, digue.
Chaussard Nom surtout porté dans la Nièvre (également 41, 71). Semble une variante de Chaussier (28, 21), qui désigne un marchand ou un fabricant de chausses.
Chaussarot Un nom relativement rare, rencontré surtout en Auvergne. Il s’agit sans doute d’un toponyme désignant un terrain aride, calcaire, diminutif de Chaussaire (qui peut avoir aussi le sens de cordonnier, ce qui est une seconde possibilité pour l’explication de Chaussarot).
Chaussat Porté notamment dans la Creuse (également 33, 24), désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On pensera notamment à Chaussat, hameau à Saint-Maurice (23). Variante ou forme voisine : Chaussas (33).
Chaussavoine Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. C’est sans doute un surnom pour celui qui battait l’avoine (chausser = fouler aux pieds, battre).
Chausse Le nom est surtout porté dans l’Indre et la Haute-Vienne. C’est un toponyme fréquent, peut-être l’équivalent de l’occitan causse (plateau calcaire), ou encore une chaussée.
Chaussecourte C’est dans la Creuse que le nom, assez rare, est le plus répandu. Il devrait s’agir d’un surnom pour celui qui a des petites jambes (les chausses étant la partie du vêtement masculin qui recouvrait les jambes). Le sobriquet est attesté au XIIIe siècle (Willelmo Chauça corta, soldat, cité par P.-H. Billy, voir bibliographie). A noter qu’un hameau ou une ferme s’appelle Chaussecourte à Brout-Vernet (03). Le mot “chausse” est également à l’origine du nom Chausseblanche, porté dans l’Ille-et-Vilaine.
Chaussedent Nom rare surtout porté dans l’Ardèche. Variantes : Chaussadent, Chaussedant. Il correspond à Chaussadent, nom d’un hameau à Vesseaux (07), écrit Chauchadenc sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle). Autrement dit, le nom n’a rien à voir avec les dents. Il s’agit d’un dérivé en -enc du nord-occitan “chauçada”, variante de “cauçada” (= chaussée). Il y a également à Vesseaux un bois appelé les Chaussadenches.
Chaussende Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire. Sens incertain. Peut-être un toponyme lié à la chaux, mais je n’en trouve pas trace.
Chaussepied Porté notamment dans le Maine-et-Loire, le nom semble avoir désigné un fabricant de chaussures. A noter cependant qu’il pourrait s’agir d’un toponyme : il existe un lieu-dit le Chaussepied à La Bohalle (49), un hameau Chausse-Pied à Rivarennes (37) et un quartier le Chausse-Pied à Champagne-Mouton (16).
Chaussignand Nom surtout porté dans l’Ardèche. Désigne sans doute celui qui est originaire de Chaussinand, hameau de la commune d’Accons (07). C’est un dérivé de chaussine (= la chaux). Variantes : Chaussinand (07), Chaussinant (26). Avec le même sens : Chaussinaud (30), Chaussinac (84).
Chausson Nom fréquent à la fois dans l’Ariège et la Sarthe. Paraît désigner un fabricant ou un marchand de chaussons, (diminutif de chausse), terme qui devait correspondre au moyen âge soit à un caleçon, soit à des sortes de chaussettes. Il peut cependant s’agir aussi d’un toponyme (dérivé de “chaux” ?), plusieurs hameaux s’appelant (le) Chausson. Variante : Chaussou (24). Diminutifs : Chaussoneaux (86, 79), Chaussonet (09), Chaussonnaud, Chaussonneau (16, 86), Chaussonneaux (79), Chaussonnet, Chaussounet (11).
Chaussonnière Rare et porté dans l’Ille-et-Vilaine, désigne celui qui est originaire de La Chaussonnière, nom de divers hameaux en France. Pour l’Ille-et-Vilaine, on pensera à deux hameaux à Irodouer et Montreuil-le-Gast. Avec le même sens : Chaussonnier. Voir Chausson.
Chaussy Désigne celui qui est originaire de Chaussy, nom de trois communes (45, 57, 95) et de plusieurs hameaux. Signification : soit le domaine de Calcius, nom d’homme latin, soit un terme en rapport avec la chaux. C’est dans la Seine-et-Marne que le nom est le plus répandu.
Chaustier Porté en Picardie (60, 02), c’est une forme contractée de Chaussetier (60), fabricant de chausses.
Chauvac Porté en Corrèze, désigne celui qui est originaire de Chauvac, nom de deux hameaux à Bassignac-le-Bas et à Nonards, dans le même département. Il existe également une commune de la Drôme appelée Chauvac. Sens probable du toponyme : le domaine de Calvus, nom de personne latin.
Chauvat Nom de famille porté dans le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique et l’Indre. Sens incertain. Il peut s’agir dans certains cas d’une variante de Chauvac (voir ce nom). Autrement, il faut sans doute penser à un dérivé de “chauve”. A noter, dans la Loire-Atlantique, la forme féminine Chauvatte, que l’on retrouve dans un toponyme : la Roche Chauvatte à Batz-sur-Mer (44).
Chauveau L’un des nombreux diminutifs de Chauve (surnom donné à une personne chauve), porté notamment dans le Maine-et-Loire et la Vendée. Variantes : Chauvaud (16, 87), Chauvault (45), Chauvaux (87, 70), Chauveaud (87, 17), Chauveaux (02, 44), Chauvel (22, 61). Doubles diminutifs : Chauvelain (37), Chauveleau (53, 21), Chauvelet (25), Chauvelon (44), Chauvelot (70, 71, 88).
Chauvet Sobriquet donné à un chauve ou nom de personne médiéval (voir Calvet), très courant dans toute la France, et particulièrement en Vendée.
Chauvidan Porté dans le Gard, le nom s’écrit aussi Chalvidan, Chalvidant. La finale -an laisse penser qu’il s’agit d’un toponyme (suffixe -anum servant à former des noms de domaines gallo-romains). Il existe un Mas de Chalvidan à Nîmes, reste à savoir si le lieu est antérieur au nom de famille.
Chauvier On rencontre le nom en Limousin (87), mais aussi dans le Var et dans les Ardennes (également présent en Belgique). On en fait généralement un dérivé de l’adjectif “chauve”, mais il pourrait bien s’agir d’un toponyme, forme masculine de Chauvière, nom de nombreux hameaux et lieux-dits, en particulier dans l’Ouest (en Mayenne notamment). Le nom de famille Chauvière est d’ailleurs fréquent dans cette région (variantes : Chauvières, Chauvierre). Signification probable : terrain aride, nu (dérivé du latin “calvus” = chauve).
Chauvière C’est un toponyme très fréquent (voir Chauvier). Le nom de famille est fréquent en Vendée (également 44, 53). Variantes : Chauvières (49, 36), Chauvierre (61).
Chauvigny Porté notamment dans l’Yonne et l’Oise, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chauvigny, nom de deux communes de la Vienne et du Loir-et-Cher (Chauvigny-du-Perche) mais aussi de nombreux hameaux, en particulier dans l’Orne. Sens du toponyme : domaine de Calvinus, nom de personne latin.
Chauvin Nom très fréquent dans l’Ouest (35, 49 notamment). C’est un sobriquet, diminutif de chauve, éventuellement utilisé comme nom de personne médiéval. Variante : Chauvy (07).
Chauvineau Diminutif de Chauvin (= chauve) porté dans les Deux-Sèvres et les départements voisins. Variantes : Chauvinaud (16), Chauvignault, Chauvigneau (35), Chavignaud (23), Chavigneau (86, 85), Chavigneaud (85, 36).
Chaux Surtout porté dans la Loire et les départements voisins (69, 71), c’est un toponyme évoquant un pâturage de montagne.
Chavanne Surtout porté dans la Loire, c’est un toponyme très fréquent, variante du mot “cabane”. Forme plurielle : Chavannes (71). Variantes : Chavane, Chavanes (69). Diminutifs : Chavaneau, Chavanneau (45), Chavaneaud (36), Chavanel (01, 71, 74), Chavanelle (01, 71), Chavanet (39), Chavanette, Chavanettes (11, 66), Chavannet (01), Chavanon, Chavannon (42, 69, 07), Chavanou (24), Chavanoud, Chavanoux (69, 38).
Chavant Le nom est porté dans le Rhône et les départements voisins (01, 38), ainsi que dans la Corrèze. Variantes : Chavan, Chavand. C’est apparemment un surnom ou un toponyme lié au hibou, au chat-huant (sens du mot “chavan” dans ces régions). À envisager secondairement une forme masculine de Chavanne (= cabane).
Chavaroche Le nom vient du Cantal. Il désigne celui qui est originaire du lieu-dit Chavaroche (= la roche creuse). C’est le nom d’un hameau du Cantal (commune de La Cheylade).
Chavarria Nom rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est une déformation du basque Etxeberria, formé sur Etxeberri (Etcheberry, Etcheverry) = la maison neuve.
Chavassieux Le nom est porté dans la Loire et le Rhône. Variante : Chavassieu. Il désigne celui qui est originaire de Chavassieux, nom de hameaux ou de quartiers à Saint-Étienne et à Lérigneux (42), ainsi qu’à Sainte-Catherine (69). Le toponyme semble formé sur la racine “chave”, qui évoque un creux, une cavité, et qu’on retrouve dans les noms Chavas et Chavasse (même région).
Chavastelon Surtout porté dans la Corrèze, c’est un dérivé de Chavastel, Chavastelle, noms rencontrés dans le même département, qui semblent correspondre à l’occitan “cabastel” (= carcasse d’animal et, par métaphore, homme maigre).
Chavatte Surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime, c’est sans doute le surnom d’un savetier (en picard, chavate = savate). A noter cependant qu’une commune de la Somme s’appelle La Chavatte, et que certains porteurs du nom pourraient en être originaires.
Chavaudra Un nom de famille porté notamment dans le Pas-de-Calais, mais qui pourrait avoir une autre origine. Je n’ai hélas aucune idée sur sa signification. Tout aussi obscurs sont les noms Chavaudret et Chavaudrey, qui semblent venir de l’Est.
Chavaudret, Chavaudrey Le nom est difficile à localiser avec certitude (peut-être la Meuse ou la Bourgogne). Son interprétation est également délicate. Ce devrait être un toponyme, mais il faudrait pouvoir le localiser.
Chaverot Porté notamment dans le Lyonnais et dans la Corrèze, le nom est un diminutif formé sur la racine chave (= creux, grotte). On trouve aussi la forme Chavarot dans le Puy-de-Dôme. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Chavarot, Chaverot. A noter les hameaux de Chavarot à Neuville et à Saint-Jean-des-Ollières (63).
Chavet Le nom est porté d’une part dans le Jura et la Saône-et-Loire, de l’autre en Belgique et dans le département du Nord. Quelques mentions aussi dans le Centre. Deux possibilités : soit un diminutif de l’ancien français “chave” (= creux, trou), soit une variante de Chauvet (voir ce nom), solution qui semble préférable dans la plupart des cas. Diminutif : Chaveton (nom sans doute originaire de la Somme). En composition : Chavetnoir (39), addition des deux noms de famille Chavet et Noir (le nom de famille est écrit Chavet-Noir au XVIIe siècle).
Chavez Nom espagnol très répandu. C’est le diminutif de Chave, galicien Xave, qui serait une forme du prénom Jaime (Jacques).
Chavigny Originaire de l’une des nombreuses localités portant ce nom (qui s’écrit aussi Chavigné). Il s’agit d’un ancien nom de domaine, formé avec le suffixe -acum sur le nom de personne latin Cavinius.
Chavrier Surtout porté dans l’Isère (également 63, 69), c’est un équivalent francoprovençal de “chevrier” (gardien de chèvres).
Chavy Surtout porté en Bourgogne (21, 71), désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On pensera notamment à un hameau de la commune d’Ozenay (71). Signification probable : endroit creux.
Chaya Nom de famille hébreu (et prénom féminin) évoquant la vie (racine H.y.y). Le prénom a une valeur augurale (= qu’elle vive !).
Chayrigues Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il semble s’agir d’un toponyme, qui pourrait désigner un lieu pierreux (sens de Chairous dans le Sud-Est). Dérivé : Chayriguet (12, 46).
Chazal Voir Casals pour le sens. C’est dans la Corrèze que le nom est le plus fréquent, mais on le rencontre aussi dans toutes les régions appartenant au domaine nord-occitan (où ca- devient cha-). Diminutifs : Chazalet, Chazallet (26, 43, 42, 84, 69), Chazalette (30, 48), Chazalon, Chazallon (07, 43, 42), Chazalou (30). Associé à des noms de personne, il donne Chazalmartin (48, 63, 30), Chazalnoël, Chazanoël (19), nom d’un hameau à Grandsaigne (19).
Chazareix Le nom est rare, et donc difficile à localiser. Cependant le suffixe -eix est typique du Limousin. Il pourrait désigner celui qui est originaire du Chazaret, hameau à Saint-Remy, en Corrèze (sens du toponyme : petite ferme, diminutif de “chazal”). À noter l’existence de plusieurs noms voisins, portés en Corrèze et dans le Lot : Chazarenc, Chazarain, Chazarains, Chazarein, Chazareng, Chazarin. Dans ce cas, le suffixe -enc laisse penser que le nom désigne simplement l’habitant d’un chazal ou d’un lieu-dit “le Chazal”. Le passage de l à r est fréquent dans certaines régions occitanes. Toujours en Corrèze, Chazal est parfois devenu Chazar (nom porté actuellement dans les Deux-Sèvres).
Chazauviel Le nom est plus courant sous la forme Chazalviel, rencontrée en Corrèze. C’est un toponyme, le ‘vieux chazal’ (voir Casals pour le sens). Chazalviel est un hameau à Grandsaigne (19).
Chazeaubeneix Porté dans la Haute-Vienne, le nom peut aussi s’écrire Chazeaubénit, Chazeaubeny, Chazaubenay, Chazaubeny. Il désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé ou en est originaire. Signification : le chazal (voir Casals) de Beneix (= Benoît). Je n’ai pas réussi à localiser le toponyme. Peut-être le hameau de Beneix à Neuvic-Entier (87).
Chazeaud De sens identique à Chazal (voir ce nom et Casals), le nom est porté dans la Charente et les départements voisins. Avec le même sens : Chazeau (63, 87).
Chazée Le nom est surtout porté dans la Marne. Quelques mentions aussi en Bourgogne, notamment dans la Saône-et-Loire. Il désigne celui qui habite un lieu-dit “la Chazée” ou en est originaire. Deux hameaux portent ce nom : à Molesme (21) et à Étang-sur-Arroux (71). Le toponyme est un dérivé de l’ancien français “chase” (= maison).
Chazelle Le nom est porté dans la Loire et les départements voisins (43, 69). Variante : Chazelles (43). Diminutifs : Chazelet, Chazellet (43), Chazelon (15). C’est un diminutif de l’occitan casa (= maison, voir aussi Cases). De très nombreux hameaux s’appellent Chazelle(s). Formes voisines : Chazel (30), Chazellas (87). Autres dérivés : Chazelas, Chazelat (87, 19), Chazelay (42), qui semble une variante de Chazelet.
Chazerans Le nom est porté en Franche-Comté (variante : Chaserant). On trouve en Bourgogne la variante Chazerand. Sens incertain : peut-être le surnom d’un marchand de fromages (ancien français chasier, chaseret : panier pour égoutter le fromage).
Chebab Le nom correspond à la racine arabe sh.b.b, qui exprime l’idée de jeunesse, et a le sens de “jeune homme” (shabâb, shâbb). Variante : Chabab. Dérivés : Chabbi, Chebbi, Chabba, Chebba, Chebboub. Le nom Chebib (Chabib) signifie plutôt “vif, hardi”.
Chebance Nom porté en Auvergne. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chebance. Un hameau ou lieu-dit porte ce nom dans le Puy-de-Dôme (commune de Marat). Semble à rattacher à l’ancien français chevance (= bien-fonds).
Chebanier Porté en Lozère, le nom est plus courant sous la forme Chabanier (13, 87). Il désigne l’habitant d’une cabane (voir Chabanel).
Checler Porté par des Juifs séfarades d’Afrique du Nord, le nom s’écrit aussi Checlair, Chekler. Il est déjà mentionné à Fès au XVe siècle (rabbin Moïse Checler, 1442). Son sens est obscur. Maurice Eisenbeth (voir bibliographie) pensait au castillan “secular” (= séculier, laïc).
Chédaleux Désigne la maison située à l’extrémité (chef) de l’alleu (terre exempte de droits seigneuriaux). Autre sens : la principale maison de l’alleu. C’est dans le Morbihan que le nom est le plus répandu. Variante : Chédalleux.
Chedet Nom porté dans l’Ouest et dans le Centre (44, 41, 28). Peut-être une forme affaiblie de Chaudet (= Michaudet, diminutif de Michel), mais rien de bien évident.
Chedeville Porté en Normandie (61, 28, 76), c’est une variante de Chefdeville, qui désigne le lieu situé en haut de la ville, à l’extrémité de la ville. Variante : Chedville (50, 76). Le nom Chadeville (71, 39) a le même sens.
Chédhomme Porté notamment dans la Sarthe et dans l’Oise, désigne la maison située au-dessus de l’orme. Variantes : Chédomme, Chefdhomme, Ched’homme. Avec un autre arbre : Chédevergne (au-dessus de l’aulne), porté dans la Vienne.
Chedmail Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, le nom peut aussi s’écrire Chedemail, Chedemeil. On trouve la forme Chedemaille dans l’Eure. Peut-être un surnom pour celui qui a la tête dure (chef = tête + mail = marteau). Mais on pensera aussi, même si elle ne semble pas attestée, à une déformation du mot “camail”, emprunté à l’occitan “capmalh” (pièce de mailles protégeant la tête et les épaules).
Chedot Nom porté en Normandie (14, 27, 76). Fait partie des (trop nombreux) noms de famille sur lesquels il est difficile de se faire une idée précise. On peut penser à une variante de “caduc”, avec le sens de triste, accablé (mot à mot : qui tombe). Signalons que le picard “cadot” signifie “fauteuil”, mais il est difficile de faire un lien avec le patronyme.
Chée Porté en Alsace-Lorraine, le nom peut aussi s’écrire Gée. C’est un toponyme, nom d’une rivière dans le département de la Meuse. A noter que Gée est également le nom de deux communes, dans le Maine-et-Loire et le Gers.
Chefdeville Equivalent en langue d’oïl de l’occitan Capdeville. Désigne celui qui habite à l’extrémité de la ville, éventuellement à son sommet (= à la tête de la ville). Le nom se rencontre dans le Puy-de-Dôme et en Normandie (50, 27).
Chefdhotel Rare et porté dans l’Eure-et-Loir, le nom se recontre aussi sous les formes Chef d’Hotel, Chef d’Hôtel (02, 56), Chefd’hotel, ou encore Chedotel (56, 22), Chedotal (44, 85), Chedouteau (16, 87). Difficile d’y voir le propriétaire d’un hôtel particulier ou d’une auberge, dans la mesure où le mot “chef” avait au Moyen Âge presque toujours le sens de “tête, extrémité”. On pensera plutôt à la maison située avant l’hôtel, au-dessus de l’hôtel (ce dernier mot désignant une auberge ou un hospice).
Chefdor Porté dans le Morbihan, signifie apparemment “tête d’or” (ancien français “chef” = tête), surnom pour un homme blond. Variante : Chédor (72).
Chefnourry Rare et porté en Gironde, le nom s’écrit aussi Chénoury (33, 17). A priori, il faut y voir une forme initiale “Chez Nourry”, désignant la maison, la ferme de celui qui s’appelle Nourry. Il existe un hameau appelé Chez Nourry, mais dans le Morbihan (commune de Caden). On pensera donc plutôt à Chez Noury, hameau au Fouilloux (17).
Chegaray Bien que rencontré surtout en Normandie, le nom paraît d’origine basque, c’est une aphérèse d’Etchegaray (= la maison du haut, la maison située sur une hauteur). Le nom est mentionné au Pays basque au XVIIIe siècle, mais le déplacement vers la Normandie ne date pas d’hier, puisque une famille de Chegaray est citée à Quimper en 1666 (sans doute une première étape).
Chehanne Rare, le nom est porté dans la Manche, où l’on trouve aussi la forme Cheanne. Variante ancienne : Chehenne. Il semble s’agir d’une variante de Jeanne (les graphies Jeanne et Cheanne sont attestées dans une même famille). On rencontre, également dans la Manche, la forme masculine Chehan.
Chekara Je ne connais pas de façon précise l’origine géographique du nom, mais il faut sans doute le rattacher à la racine arabe sh.k.r (= remercier).
Chélin Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Sens incertain. Peut-être une variante de Gélin (voir Geslain) par mutation consonantique. Autre possibilité : hypocoristique de Michel. A noter qu’il y a aussi des Chélin, Chellin en Guadeloupe.
Chelli Si le nom vient d’Afrique du Nord, il désigne un gaucher (arabe “shallî”). Mais il peut aussi être d’origine italienne (Toscane notamment). Dans ce cas, c’est une probable aphérèse de Rustichelli (Émilie-Romagne), lui-même diminutif de l’ancien prénom Rustico (en français Rustique, nom de plusieurs saints).
Chelmi Porté notamment à la Réunion, c’est une forme inversée du prénom Michel. Variante : Chelmy (971, 974). Avec une autre construction : Chélim (972).
Chelu Nom très rare dont l’origine géographique est difficile à situer : quelques mentions au XVIIIe siècle dans les Yvelines et les Ardennes, bref rien d’évident. Le sens est donc forcément incertain. Peut-être un dérivé de l’ancien français “chael” (= possession, bien, profit), qui désignerait une personne bien nantie, le possesseur d’un bien. À noter aussi l’ancien français “chale, cheel” (= petit chien).
Chely, Chély Lorsque le nom est originaire de Lozère, il faut le rattacher à Saint-Chély (voir ce nom). Mais c’est dans l’Est qu’il est le plus répandu, notamment en Moselle (variante : Schely). Dans ce cas, le sens est très incertain, il faudrait connaître l’origine géographique réelle du nom. Faut-il envisager un diminutif de Michel ? un lien avec l’allemand “Schelle” (= grelot) ? une déformation de Chilly, nom de diverses communes ? Aucune idée.
Chemet Nom porté en Bourgogne (diminutif : Chemeton). Sens incertain. Pourrait être une variante de Chaumet (toponyme lié au chaume, ou à la racine calm, charm = hauteur dénudée).
Chemil Egalement Chamil. Nom de personne arabe (shamîl) signifiant qui contient, qui englobe, entier, universel.
Chemin Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chemin ou en est originaire. Le sens du toponyme est clair : petite voie de communication. On trouve beaucoup de Chemin dans l’Ouest (35, 53) et dans la Seine-et-Marne.
Cheminade Voir Chaminade pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Charente et la Dordogne. Un hameau s’appelle la Cheminade à Sardent (23). A partir du nom de famille sans doute, s’est formé aussi le hameau de Chez Cheminade à Pérignac (16).
Cheminant Le nom est surtout porté dans l’Yonne, mais on le rencontre aussi dans l’Ouest (35, 49). Variantes : Cheminan (56), Cheminand (49, 89). Il semble désigner un voyageur, éventuellement un pèlerin. A noter dans l’Yonne la forte implantation autrefois à Montacher-Villegardin, où un hameau s’appelle les Cheminants.
Cheminet Diminutif de Chemin (= petit chemin), le nom est surtout porté dans l’Allier et dans les Vosges. Avec d’autres diminutifs, on trouve les formes Cheminat (63, 48, 15), Cheminaud, Chemineaud (16), Chemineau (49, 53, 18), Cheminel, Cheminelle (35, 76), Cheminon (51), Cheminot (18, 77).
Chemla Originaire d’Afrique du Nord, le nom désigne en algérien une sorte de turban, et donc sans doute celui qui le porte (en arabe, shamla = cape).
Chemoul Voir Ben Chemoul pour le sens. Dérivé : Chemouli.
Chemoun Porté en Afrique du Nord par des juifs séfarades et parfois par des musulmans, correspond au prénom Simon (voir ce nom). Variante : Chemoune. Dérivés : Chemouni, Chemouny.
Chemtob Porté par des Juifs séfarades, le nom peut aussi s’écrire Chemtov et correspond à l’hébreu “shem tov”, mot à mot “le bon nom” (shem = nom + tov = bon), ancien nom de personne.
Chenal C’est un toponyme avec le sens de ‘canal’. On le rencontre notamment en Savoie (également 88, 76).
Chenard Assez fréquent dans l’Ille-et-Vilaine, semble être un toponyme (= chêne, bois de chênes). Autres possibilités : dérivé de “chenu” (= qui a les cheveux blancs) ou de “chien”.
Chenavas Le nom est surtout porté dans l’Isère. Variantes : Chenavaz, Chenevas, Chenevaz. Formes voisines : Chenaval, Cheneval (73, 74), Chenavard, Chenevard (01, 42, 69, 70), Chenavier (38), Chenevat (42, 18), Chenevay, Chenevey (38), Chenevez (25), Chenevet, Cheneveux (10), Chenevel (35, 50), Chenevier (07), Chenevière (35), Chenevée, Cheneveau. Tous ces noms évoquent la culture et le rouissage du chanvre.
Chêne Le nom désigne celui qui habite auprès d’un chêne remarquable (à un lieu-dit le Chêne). Il est surtout porté dans l’Ain.
Chéné Très fréquent dans le Maine-et-Loire, désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chéné (= bois de chênes) ou en est originaire.
Chéneau Egalement Chêneau. Le nom est surtout répandu dans l’Ouest (44 notamment). C’est un diminutif de chêne, et donc un toponyme employé comme nom de famille. Variantes : Chéneaud (44), Chéneaux (08).
Chenebaud Nom porté dans la Vienne, rencontré aussi sous les formes Chenebault, Chenebaux, Chenebeau, Chennebault, Cheneveau, Chenneveau. C’est un toponyme évoquant la culture du chanvre. Il existe un lieu-dit Chenebau à Persac (86).
Chênebenoit Rare, le nom est porté dans l’Aisne et la Marne. Il devrait désigner celui qui est originaire du Chêne-Benoît, hameau à Viffort (02), non loin de Château-Thierry. Sens du toponyme (Chasne Benoist en 1561) : sans doute le chêne de Benoît, éventuellement le chêne béni.
Chènebras Ou Chênebras (variante ancienne : Chènebrat). Le nom se rencontre dans l’Allier, où un hameau de la commune de La Celle porte ce nom. Reste à savoir si c’est le hameau qui a donné son nom à la famille, ou si c’est l’inverse. Dans un cas comme dans l’autre, on peut penser à une contraction d’un nom tel que Chènebieras, terme désignant un lieu où on cultive le chanvre. À noter, par exemple, le hameau de Chèneboira (autrefois Chanaboiras) à Ennezat (63).
Chénéchaud Nom rare porté dans le Maine-et-Loire. Il semble s’agir d’une variante de Sénéchaud (voir Sénéchal pour le sens).
Chénedé Nom rare porté dans l’Ille-et-Vilaine. Désigne sans doute celui qui est originaire du hameau de Chènedé à Lanhélin, dans le même département. A noter aussi les hameaux du Chênedet à Landéan (35) et à Chantrigné (53).
Chenet Surtout porté dans la Loire, le nom se rencontre aussi dans la Marne. C’est un toponyme désignant un bois de chênes (éventuellement petit chêne).
Chenevier Le nom est surtout porté dans l’Ardèche, on le rencontre aussi en Italie (Val d’Aoste). Dans les deux cas le sens est le même : il désigne un lieu où on cultive le chanvre. Autres noms voisins liés au chanvre : Cheneval, Chenevard, Chenevas, Chenevat, Chenevay, Chenevaz, Chenève (ou Chenevé), Cheneveau, Chenevée, Chenevel, Chenevet, Cheneveux, Chenevey, Chenevez, Chenevière (ou Chennevière), Chenevois, Chenevon, Chenevot, Chenevotot, Chenevoy.
Chenevrier Nom rare porté dans la Loire, sans doute un toponyme lié à la culture du chanvre à envisager aussi une autre graphie de “genévrier”, avec assourdissement de l’initiale).
Chénier Le nom est surtout porté dans le Cher et la Sarthe (variante : Chesnier). Il désigne celui qui habite un lieu-dit “la Chénière”, “le Chênier” ou en est originaire. Sens du toponyme : bois de chênes. À noter par exemple le hameau du Chênier à Précy (18).
Chenoix Nom porté en Belgique, où l’on trouve les variantes Chenoy et Chenois. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Chenoix, toponyme évoquant un bois de chênes.
Chenot Nom assez répandu dans l’Est, notamment en Meurthe-et-Moselle, également présent dans les Ardennes et en Belgique. C’est un toponyme fréquent, dérivé du mot “chêne”, nom de nombreux bois ou forêts. À noter, pour les Ardennes, le hameau de Chenot à Vaux-lès-Mouzon.
Chenu Surnom donné à celui qui a les cheveux blancs. Le nom se rencontre surtout dans l’Ouest (85, 61 notamment). Variantes : Chenut (19, 55), Chenus (25). Diminutifs : Chenuel, Chenuet (44 notamment), Chenuat (18).
Cherbi Nom arabe qui semble lié à la racine sh.r.b (= boire), avec un sens qui reste à déterminer.
Cherbonnier Variante de Charbonnier rencontrée dans l’Ouest (49, 44, 17).
Cherchouly Nom assez rare porté dans le Périgord. Semble formé sur le verbe chercher (cherche huile ?). M.T. Morlet le considère comme un sobriquet ironique, sans plus de précision.
Cherdo Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor, où il est attesté au moins depuis le XVIe siècle. On trouve dans le même département le diminutif Cherdonnet. Je ne vois rien, à part un éventuel et peu probable diminutif de Richard.
Chereau, Cherreau Nom surtout rencontré dans le Centre (45, 58, 72). On trouve aussi plus à l’Ouest la variante Cherel. Il s’agit d’un nom qui désignait en ancien français un chemin carrossable, et donc celui qui habitait près d’un tel chemin. A noter qu’il existe dans la Sarthe un village appelé Cherreau, dont pourraient être originaires les porteurs des patronymes Chereau et Cherreau.
Cheri, Chéri Le nom est porté dans divers départements (14, 80, 86, 91). Difficile de se faire une certitude. On peut certes penser au surnom d’un être aimé (peut-être aussi un ancien prénom ?), mais on envisagera également un toponyme, variante de Chery (voir ce nom). A noter le nom composé Cheri dit Lenault (14). Les noms ainsi formés peuvent avoir des motivations diverses, mais ils on souvent été donnés à des enfants abandonnés (voir Jean-dit-Cadet).
Cherif Variante de Charif (voir ce nom). Dérivés : Cherifa, Cherifi.
Cherigui Peut-être un dérivé du nom de personne arabe Cherik (sharîk = associé). Cependant, le nom venant d’Afrique du Nord, une origine berbère n’est pas impossible.
Cherion Le nom est porté notamment dans l’Allier. Il semble avoir désigné le conducteur d’un char ou d’un chariot, mais ce n’est pas une certitude.
Cherki Nom de personne arabe (sharqiyy) qui signifie “celui qui vient de l’est”. On le rencontre aussi sous les formes Chergui, Cherkaoui et Cherqui. Le nom a été popularisé par un saint vénéré au Maroc.
Chéron, Cheron Nom de baptême (variante Caron) popularisé par un évêque de Chartres martyrisé au Ve siècle. Etymologie : latin Caraunus.
Cheroutre Nom porté dans le département du Nord. Variantes : Chiroutre, Chiroutte, Chirouter. C’est sans doute un terme wallon désignant un avare, un grigou (chirout, cité au XIXe siècle par Ch. Grandgagnage dans son dictionnaire de la langue wallonne).
Cherpitez Porté autrefois en Lorraine, c’est une variante de Cherpitel, Cherpitèle, Cherpitelle (même région). Ces noms sont des dérivés de l’ancien français charpir (= carder), apparemment ici celui qui ‘carde la toile’.
Cherrad Nom assez rare originaire d’Algérie. Je n’en connais pas le sens.
Cherrier Plutôt rencontré dans le Centre, ce nom est une variante de Charrier, qui a sans doute le sens de charretier.
Cherrière Surtout porté en Lorraine, le nom est également présent dans la Corrèze. Dans les deux cas c’est une variante de Charrière, toponyme avec le sens de route, chemin, en particulier chemin de transhumance (cf. le lieu-dit la Cherrière des Vaches à Eply, 54).
Cherriot Patronyme rare porté dans la Marne. Sans doute le surnom de celui qui conduisait un chariot.
Chertouk Nom arabe de sens incertain. Il faut peut-être le rapprocher des noms hébreux Shertok, Chertok, qui semblent avoir le sens de ‘serviteur’ (racine r.t.q = lier, enchaîner).
Chéru Le nom, porté dans le Morbihan, se rencontre aussi dans la Nièvre. Sens incertain. Peut-être un surnom pour un être cher, qui sait se faire aimer, mais c’est loin d’être une certitude.
Cheruel Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Cherruel. C’est une autre forme de Charuel, Charruel (50 notamment), diminutif de charrue et surnom possible pour un laboureur.
Cherusel, Chérusel Nom rare porté dans l’Isère (variante Chéruzel). Aucune idée pour l’instant.
Chery, Chéry Nom surtout porté en Lorraine (54, 57). Peut évidemment désigner une personne très aimée (le patronyme Chéri existe aussi), mais la présence du y final évoque plutôt un toponyme. Chéry est le nom de trois villages de l’Aisne et d’un village du Cher, département où le patronyme se rencontre aussi (latin Cariacum = domaine de Carius). Il est vrai cependant que c’est un peu loin de la Lorraine.
Chesini Assez rare, le nom est porté en Italie dans la province de Vérone. Sens incertain. Peut-être un toponyme, diminutif de chiesa (= église).
Chesnais Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chesnais, toponyme évoquant un bois de chênes. Le nom de famille est fréquent dans l’Ouest (35, 56, 72). Avec d’autres terminaisons : Chesnaie, Chesnaies (44, 72), Chesnay (41, 72), Chesnaye (49), Chesnayes (72), Chesnet (41, 86, 37), Chesney (74, 14), Chesnier (72, 49), Chesnoy (45, 62), Chesny (41, 22).
Chesnel Désigne celui qui habite un lieu-dit le Chesnel (diminutif de chesne = chêne). Le patronyme est surtout porté dans l’Orne et dans la Manche.
Chesnot Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et dans l’Orne. Variantes : Chesneau (41, 72), Chesneaud (17), Chesneaux (49, 02), Chesnau (53, 72), Chesnaud (44, 51), Chesnault (45, 49, 53), Chesnaux (44). Ce sont des diminutifs de Chesne (= le chêne), toponymes évoquant un bois de chênes. Les noms de famille désignent celui qui habite un lieu-dit le Chesnot, le Chesneau etc…
Chesse, Chessé Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, ou qui en a possédé la seigneurie (de Chessé). C’est dans l’Ouest que le patronyme est le plus répandu (85, 79). Il n’existe à ma connaissance aucun village de ce nom dans la région concernée, mais le toponyme n’est pas inconnu (deux hameaux au moins, dans les Landes et la Savoie). Signification : bois de chênes, ou domaine appartenant à un nommé Cassius.
Chessoux Le nom semble originaire du Limousin, et devrait désigner un lieu où pousse le chêne (chesse, variante régionale de casse).
Chestier Le nom est une déformation berrichonne de Chertier, issu lui-même de Chartier (nom de métier = charretier). C’est dans le Loiret qu’il est le plus répandu, mais il est originaire du Cher, plus précisément du canton de Vailly-sur-Sauldre (18260).
Chéty Le nom se rencontre notamment en Côte-d’Or, ainsi que dans la Gironde. Il s’agit en principe d’une variante de Chétif (89, 23), surnom donné au moyen âge à celui qui est malheureux, misérable (sens le plus courant de l’adjectif ‘chétif’, le sens actuel s’étant surtout développé à partir du XVIIIe siècle). Diminutifs : Chétivaux, Chétiveau, Chétiveaux, Chétivet.
Cheuret La plupart des mentions anciennes situent le nom en Bourgogne, notamment dans la Nièvre. Il semble s’agir d’une variante de Seuret (voir Seurat pour le sens), solution conforme à la répartition géographique des Seuret et à diverses variantes anciennes (Cheuret = Seurat sur quelques actes). À envisager en second lieu une variante de Chevret (diminutif probable de “chèvre”), elle aussi attestée sur quelques actes.
Cheval Porté dans des régions assez variées, c’est dans la Drôme que le nom est le plus répandu. On le trouve aussi dans le Nord et le Morbihan. Comme pour tous les noms d’animaux, le surnom est difficile à interpréter avec certitude : le possesseur d’un cheval (métonymie) ou celui qui, pour une raison ou une autre, ressemble à un cheval (métaphore).
Chevaldonné On rencontre ce nom dans le Loiret depuis le XVIIe siècle (commune de Boiscommun), mais il est d’origine auvergnate, comme le montrent les variantes Chevaldonnat, Chevaldonnet, Chevaudonna, Chevaudonnat, Chevodonnat. Les Chevaldonné du Loiret viennent de Luzillat (63). Le sens demeure incertain. Peut-être un nom de lieu désignant un relais de poste, une auberge où l’on pouvait changer de cheval, mais on pensera aussi à un nom de famille composé (Cheval + Donat).
Chevaleyre Nom surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Forme voisine : Chevaleyrias. Désigne celui qui est originaire de la Chevaleyre, nom de hameaux à Job, Saint-Maurice et Valcivières, tous dans le Puy-de-Dôme. Sens du toponyme : prairie pour les chevaux, élevage de chevaux.
Chevalier Voir Cavaillé pour le sens. C’est l’un des cinquante noms les plus répandus en France, l’un des dix premiers si l’on ajoute la variante Chevallier.
Chevallard Dérivé en principe péjoratif formé sur le mot ‘cheval’ (celui qui est fort comme un cheval ?). On le rencontre en Bourgogne et dans le Lyonnais. Variante : Chevalard.
Chevallereau Le nom est porté en Poitou-Charentes et dans la Vendée. Variantes : Chevaleraud, Chevalereau, Chevalleraud. C’est un diminutif de Chevalier, Chevallier (voir Cavaillé pour le sens). Avec d’autres suffixes : Chevalerin (42), Chevalleret, Chevaleret (25, 39, 69).
Chevalme Porté notamment dans les Vosges, c’est une variante de Schwalm (voir ce nom). Forme plus rare : Chevalm.
Chevalot Diminutif de Cheval (voir ce nom), le nom de famille est surtout porté dans la Marne. Variante : Chevallot (21, 51, 70).
Chevance Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor, mais on en trouve pas mal de mentions anciennes dans l’Yonne et surtout la Haute-Marne. Variantes : Chevanche (56), Chevans, Chevanse (29). Le mot “chevance” est attesté en ancien français avec divers sens : profit, provisions, bien-fonds. C’est un sens à peu près identique qu’on rencontre dans le breton “chevan(s)” = richesse (A. Deshayes signale aussi le moyen breton “cheuance” = argent). On hésitera donc entre un surnom pour une personne riche ou un toponyme avec le sens de bien-fonds, terre riche. On trouve l’équivalent de ce nom en Auvergne (Chebance, Chabance).
Chevard Le nom est surtout porté dans l’Eure-et-Loir. On trouve la variante rare Chevart dans la Vienne. C’est un dérivé du mot ‘chef’, la tête en ancien français, le sens précis restant à déterminer.
Chevarie Porté au Canada, c’est une déformation du basque Etcheverry (voir Etcheberry). Cette déformation est attestée à la fin du XVIIIe siècle (Île Saint-Jean, Acadie).
Chevassu, Chevassus Patronyme jurassien (variante : Chevassut). C’est un sobriquet appliqué à celui qui a une grosse tête (chef = tête). Selon un procédé courant en Franche-Comté, le nom a donné naissance à de nombreux composés : Chevassus à l’Antoine, Chevassus à la Barbe, Chevassus au Louis, Chevassus-Agnès, Chevassus-Clément, et même Chevassus-Clément à l’Antoine !
Chevauché Le nom est porté notamment dans l’Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher. On trouve les formes voisines Chevauchée, Chevaucher dans l’Orne, Chevauchez dans la Sarthe, ainsi que Chevauchet en Saône-et-Loire. Difficile de connaître son sens précis. En ancien français, une chevauchée était une troupe d’hommes à cheval. Ceci dit, le nom n’a peut-être aucun rapport avec le cheval : on peut penser à un dérivé de “chevage”, terme qui désignait un impôt seigneurial (le chevagier étant un paysan soumis à cet impôt).
Chevènement Nom porté en Franche-Comté (25, 90). C’est une francisation de Schwenman, Schwennemann, qui semble désigner celui qui est originaire du hameau de Schwenni (commune de Saint-Anton, dans le canton suisse de Fribourg). Autre possibilité : celui qui appartient à la famille des Schwenn (nom de personne correspondant au scandinave Sven). Aucun rapport par contre avec le cochon (allemand Schwein), d’autant que le nom apparaît sous la forme Swendiman en 1445. La francisation du patronyme date de la fin du XVIIe siècle.
Cheverry Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est une variante du basque Etcheverry (= la maison neuve).
Chevey Nom porté en Suisse, présent également en France, où il est très rare (45, 51). C’est apparemment une variante de Chevet, beaucoup plus fréquent (49, 41, 35), diminutif de l’ancien français chef (= tête). Le sens est difficile à définir, sauf à imaginer un surnom donné à celui qui a une petite tête.
Cheviet Nom rencontré en Franche-Comté. Difficile à interpréter : faut-il en faire une variante de Chevillet (patronyme dont le sens n’est d’ailleurs pas très clair : celui qui fait des chevilles peut-être) ? Faut-il le rattacher aux formes commençant par Chav- (par exemple un diminutif de chave = creux, trou) ? Difficile à savoir.
Chevigny Porté notamment dans la Côte-d’Or et la Haute-Saône, désigne celui qui est originaire de Chevigny ou Chevigney, nom de plusieurs communes de cette région. Deux explications pour ce toponyme : soit le domaine de Cavann(i)us, nom d’homme gaulois suivi du suffixe -acum (explication traditionnelle). Soit un dérivé de “capanna” (= cabane), solution proposée par Gérard Taverdet (voir bibliographie).
Chevillot Le nom est surtout porté dans la Haute-Saône et dans les Vosges. Son sens est incertain, tout comme celui des formes voisines Chevillet, Chevilley, Chevillat. Parmi les interprétations possibles, citons celle de M.T. Morlet (fabricant de chevilles), ou encore celle donnée au XIXe siècle par Lorédan Larchey (diminutif de chevreuil). A quoi on ajoutera un éventuel dérivé du verbe chever (= creuser), qui a donné en ancien français chevilleor (celui qui creuse, mineur). Le problème est le même avec le nom Chevillard, même s’il s’agit parfois d’un toponyme (nom d’une commune de l’Ain).
Chèvre Nom porté dans la Meurthe-et-Moselle. Faut-il y voir un surnom lié à la chèvre (par exemple un gardien de chèvres) ? Peut-être, mais vu la localisation il est tentant d’y voir une déformation de Schaefer, Scheffer, Schäfer, qui désigne en allemand un berger (finalement, cela ne change pas grand-chose au sens !).
Chevré Nom porté dans le Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire de Chevré, nom de divers hameaux, éventuellement de Cheviré, commune du même département (le nom de famille Cheviré existe aussi).
Chevreau Surtout porté dans le Cher et la Vendée, le nom évoque le chevreau, surnom possible d’un homme agile. Avec le même sens : Chevrau (71), Chevraud (87, 03), Chevrault (72, 37), Chevraux, Chevreaux (25), Chevreaud (16), Chevrel (35).
Chevrenais Nom porté notamment dans l’Orne. Variante : Chevrenay. Il s’agit certainement d’un toponyme. Il existe un hameau le Chevrenay, mais à Saint-Nizier-sous-Charlieu (42). On pensera donc plutôt à la Chevrenaye à Barenton (50), ou à un autre lieu-dit non mentionné sur les cartes IGN. Sens du toponyme : sans doute chènevière.
Chevreuil Assez fréquent dans la Mayenne et dans l’Orne, désigne en principe celui qui est agile comme un chevreuil. Variante ou matronyme : Chevreuille (Belgique, Pas-de-Calais, Indre).
Chevreux Variante de Chevreuil (voir ce nom) portée notamment en Lorraine et dans la Sarthe.
Chevrier Gardien de chèvres. Patronyme très courant dans les Vosges et en Vendée notamment.
Chevrin Le nom est porté en Picardie (02, 60, 80). C’est une forme picarde du prénom Séverin (voir ce nom). La variation Chevrin/Séverin est notamment attestée à Hargicourt (02).
Chevrollier Patronyme surtout porté dans la Mayenne (variante Chevrolier). Désigne un éleveur de chevreaux.
Chevron Le nom est porté en Savoie et dans les départements voisins (38, 69). Diminutif : Chevronnet. En composition : Chevron dit Berlandet, Chevron-Berlandet (Berlandet est un diminutif de Berland, voir ce nom). Il peut s’agir d’un nom de personne latin (Capronius, dérivé de capra = chèvre ou de caper = bouc), mais Chevron est aussi un toponyme, nom d’un hameau et d’un important fief médiéval à Mercury (73), village où un autre petit hameau s’appelle Chevronnet. Le lieu de Chevron est mentionné en 1132 sous la forme Cabridunum (Chabriduni en 1149), où on reconnaît le gaulois “dunum” (= forteresse), le premier élément pouvant être le nom d’homme Gabros.
Chevy Un nom fréquent dans l’Ille-et-Vilaine. C’est sans doute un toponyme à rapprocher de Chavy (deux communes portent ce nom dans l’Allier et l’Indre). Etymologie incertaine. Désigne peut-être un endroit creux.
Cheymol Le nom est porté dans le Cantal au moins depuis le début du XVIIe siècle. Il renvoie certainement à un toponyme. Si on se fie à la prononciation, il pourrait s’agir de Chez-Moles, hameau de la commune de Mauriac (15). Il convient cependant de rester prudent.
Cheype Egalement écrit Cheyppe, le nom est surtout porté dans la Corrèze. Il devrait désigner celui qui est originaire de La Chaype, hameau à Pérols-sur-Vézère (19). Il existe aussi un lieu-dit La Cheype à Plaisance (24). Le toponyme semble identique à Chappe (cf. la commune de Chappes dans le Puy-de-Dôme), de sens très incertain.
Cheyrouse Nom porté dans le Cantal. Variantes : Cheyrousse, Cheyrouze. Désigne celui qui est originaire de Cheyrouse, nom de deux hameaux à Trizac et à Mauriac (15). Signification : lieu rocheux. Avec le même sens : Cheyrou (24, 87), Cheyroux (19, 87).
Chezaubernard Porté dans la Creuse et dans l’Indre (variante : Chezeaubernard), désigne la ferme (Chézeau, également nom de famille dans la même région) de Bernard. De la même façon, Chézal (63, 43) donne Chézalviel (19), la ferme de Viel ou plutôt la vieille ferme.
Chèze L’une des nombreuses formes prises par le latin casa = maison (pour le sens précis, voir Cases). On rencontre le patronyme Chèze surtout en Corrèze, département où l’on trouve aussi la forme avec article Lachèze.
Chiana Nom italien. Doit désigner celui qui est originaire de la Val(le) de Chiana, dans l’Italie centrale (région de Sienne).
Chiantello Aucune certitude pour ce nom italien. Peut-être celui qui est originaire du Chianti, région de Toscane centrale célèbre pour son vin.
Chiappe Surtout porté en Corse, c’est la forme plurielle de Chiappa, toponyme évoquant un lieux caillouteux, un pierrier. A noter les lieux-dits Chiappe del Corbo à Tasso (2A) et Chiappe à Vivario (2B).
Chiappini Le nom est assez répandu dans toute la moitié nord de l’Italie, depuis le Lazio jusqu’à la Lombardie. On peut certes y voir un diminutif de chiappe (= les fesses), mais il doit plutôt s’agir de l’un des nombreux diminutifs de Giacomo (= Jacques), sous sa variante Chiappo. Autre possibilité : diminutif de Chiappa (= lieu pierreux), nom de famille fréquent en Lombardie. Il convient cependant de signaler que “chiappino” est un terme péjoratif utilisé dans diverses régions italiennes, souvent avec le sens de “voleur”.

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