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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura

Chiaradia Le nom est porté en Italie dans des régions diverses, la plus forte concentration se trouvant à la limite de la Vénétie et du Frioul. Je n’en connais pas la signification.
Chiararia Nom italien très rare, difficile à situer géographiquement (peut-être la Vénétie). Il devrait s’agir d’un toponyme correspondant au français ‘clairière’.
Chiaroni Nom assez courant en Corse, plus rare en Italie (Lombardie). C’est un dérivé (en principe augmentatif) de Chiaro, nom de baptême issu du latin Clarus, équivalent du français Clair. Le nom Chiaro devient souvent Chiari comme nom de famille, que ce soit en Italie ou en Corse (pluriel de filiation). Autres dérivés (diminutifs) : Chiarelli (Corse), Chiarello (Italie du Sud, Vénétie), Chiaretta (diminutif de Chiara = Claire), Chiarini, Chiarinotti, Chiarotto, Chiarotti, Chiaruttini, Chiaruzzi.
Chicano Le nom est assez courant en Espagne. C’est normalement une forme courte de Mexicano (= Mexicain), mais la solution n’est sans doute pas là. Peut-être un dérivé de Chico (chico = petit).
Chicard Porté dans des régions très variées, le nom se rencontre notamment dans la Vienne et la Seine-et-Marne. Il est attesté au moins une fois dans l’Indre-et-Loire comme variante de Sicard (voir ce nom), solution qui paraît la plus satisfaisante. De même, on peut envisager que Chicaud (36, 89, 23) et Chicault (53) sont des variantes de Sicaud, Sicault.
Chiche Sans doute Chiché. On pense en général à un sobriquet désignant un avare, mais c’est à vérifier. Voir aussi Chichet si le nom est catalan. A noter que Chiche est aussi un patronyme juif séfarade. Il peut désigner le marbre blanc ou simplement la couleur blanche, à moins que ce ne soit une forme courte de Chicheportiche (voir ce nom).
Chicheportiche Ce curieux nom, porté par des juifs séfarades, est généralement considéré comme une trancription du catalan Sasportes (= les portes, sas étant un article archaïque issu du latin ipsas). Le patronyme Sasportes ou Sasportas apparaît en 1390 (Abram Ces Portes à Saragosse). On trouve des Chicheportiche à Tunis en 1442. Variante : Chichportich.
Chichereau Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans la Vienne et l’Indre-et-Loire. Sens incertain. Peut-être un diminutif de “chiche” (= avare).
Chichery C’est dans l’Indre que le nom de famille est le plus répandu depuis plusieurs siècles. On peut certes y voir celui qui est originaire de Chichery, commune de l’Yonne, ce qui suppose une migration dont on peut raisonnablement douter, même si elle n’est pas impossible. On a de toute façon affaire à un toponyme qui n’est pas inconnu, sous des formes diverses : un hameau s’appelle la Chicherie à Gévezé (35), un autre Chicheray à Pezou (41). Rien par contre dans le Berry ! En outre, le sens n’est pas d’une grande clarté. Formes voisines ou variantes : Chicheri (37), Chicherie (35), Chicherit (36, 59).
Chichet Nom autrefois très fréquent à Rivesaltes. Apparemment un dérivé de l’adjectif chiche, autrement dit sobriquet désignant une personne avare (origine incertaine, sans doute une formation expressive). Cependant, si le nom est catalan, on peut aussi envisager un diminutif francisé formé sur l’adjectif xic (= petit).
Chicoine Le nom est porté en Bretagne (22, 56) ainsi que dans l’Indre-et-Loire, où on trouve la variante Chicoisne. Autres formes : Chicouane (72, 49), Chicouène (22, 56). Diminutifs : Chicoineau, Chicoisneau (37, 41). Sens incertain. Un rapprochement est souvent envisagé avec le verbe “chicaner” (= poursuivre en justice), d’origine obscure et apparu sous la plume de Villon en 1460. Il pourrait donc s’agir d’un surnom donné à une personne procédurière ou à un avocat (on trouve également les noms Chicanne dans l’Yonne, Chicane à la Réunion, ainsi que Chicanneau dans les Vosges et la Haute-Saône). Cependant, une autre solution semble possible, voire préférable : un surnom lié à la cigogne, avec transformation du son s initial en ch. Le nom Chicoisne a parfois été écrit Chicoigne au XVIIe siècle. On n’oubliera pas non plus que l’équivalent breton de “cigogne” est “c’hwibon”. Et donc, il semble possible de rapprocher Chicoine de Sigoigne, nom porté en Vendée, et des formes voisines Sigogne, Sigognault (49), Sigogneau (85), d’autant que le nom de famille Sigoigneau, attesté à La Rochelle en 1371, ressemble fort à Chicoineau.
Chicoulaa Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, devrait être, comme Chicourrat, un dérivé de Chicou, lui-même diminutif de l’occitan “chic” (= petit). A noter qu’un hameau ou une ferme s’appelle Chicoula à Caubios-Loos (64).
Chicoy Nom catalan qui peut aussi s’écrire Xicoi, Xicoy. Deux possibilités : soit un diminutif de l’adjectif catalan “xic” (= petit, en occitan “chic”), soit un diminutif de Xico, lui-même hypocoristique de Francisco, Francesc (= François). Au XIXe siècle, en France, les Xicoy, Chicoy étaient surtout présents à Lamanère (66). On trouve la forme similaire Chicoye dans le Sud-Ouest, notamment dans les Landes.
Chieppa Nom italien surtout porté dans les Pouilles, en particulier dans la province de Bari. Sens incertain. Le mot “chieppa” (ou “cheppia”) désigne en italien l’alose (poisson). Peut-être un surnom de pêcheur.
Chierico Plus courant sous la forme plurielle Chierici, c’est l’équivalent italien du français Clerc (voir ce nom). Variantes : Clerico, Clerici, ou encore Cléricy (06).
Chiesurin, Chiesurìn Nom porté en Vénétie. On pense évidemment à un dérivé de chiesa (= église), mais est-ce bien la solution ?
Chieux Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais, rencontré aussi sous la forme Chieus. Difficile de se faire une idée. On peut penser que le groupe -ieux correspond à -ieur, ce qui nous donnerait un chieur, à condition que le mot ait été utilisé au moyen âge, ce qui n’est pas forcément le cas. Autre solution : une déformation picarde de sieur (= seigneur), utilisé comme sobriquet (à rapprocher de Lesieur).
Chieze, Chièze Nom surtout porté en Corrèze, également présent dans la Loire et le Vaucluse. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Sens du toponyme : variante de Chèze, Chaise, avec le sens de maison (latin casa). Voir aussi Cases et Chaise.
Chiffaudel Nom porté en Lorraine, en particulier dans la Meuse où il est attesté au moins depuis le début du XVIIe siècle. De même que Claudel est un diminutif de Claude, Chiffaudel est un diminutif de Chiffaut, nom porté dans la Haute-Marne (la forme Chiffaud se rencontre pour sa part dans l’Ouest, 17, 44). Chiffaud et Chiffaut devraient être des variantes de Giffaud et Giffaut, qui correspondent selon M.-T. Morlet au nom de personne germanique Gibwald (giban = donner + waldan = gouverner).
Chiffoleau Le nom est surtout vendéen. Variantes : Chiffolleau, Chifoleau, Chifolleau. On trouve, également en Vendée, la forme Chiffolon, et en Bourgogne les noms Chiffolot, Chifflot. Le sens de tous ces noms en Chif- est assez incertain : le mot ‘chiffe’ (= chiffon) est en principe trop tardif pour avoir donné naissance à des noms de famille, mais il a pu avoir un emploi régional dès le Moyen Âge. On peut penser aussi au verbe ‘siffler’, le s et le ch étant interchangeables dans plusieurs régions.
Chiffon Nom rare porté en Bourgogne, où l’on trouve aussi la forme Chiffot. Il ne devrait avoir en principe aucun rapport avec l’actuel chiffon, dérivé de chiffe, ces deux mots n’étant attestés qu’au XVIIe siècle. Mais il n’y a apparemment pas d’autre solution. Donc, faute de mieux, il pourrait s’agir malgré tout d’un marchand de chiffons, de hardes.
Chignac Porté dans la Corrèze, désigne celui qui est originaire de Chignac, nom de deux communes de la Dordogne (Sainte-Marie et Saint-Pierre de Chignac) et de plusieurs hameaux, notamment en Corrèze dans les communes de Juillac et Arnac-Pompadour. Variante périgourdine : Chignague. Diminutif : Chignaguet (24), nom de hameaux à Blis-et-Born et à Saint-Cyr-les-Champagnes (24). Signification : en principe domaine gallo-romain formé sur l’anthroponyme latin Cannius, suivi du suffixe -acum.
Chignaguet Nom porté en Dordogne, où l’on trouve aussi la forme plus rare Chignague. Je n’en connais pas le sens, mais il pourrait y avoir un rapport avec la cigogne (cigonha en occitan). En tout cas c’est un toponyme rencontré précisément en Dordogne, à Eyliac (Claud de Chignaguet), à Saint-Cyr-les-Champagnes, et surtout à Blis-et-Born, où l’on trouve Chignaguet, le Haut Chignaguet et la Fontaine de Chignaguet.
Chigouesnel Nom rare porté dans le Calvados, rencontré aussi autrefois dans l’Ille-et-Vilaine. Sens obscur. Il faut peut-être le rapprocher de Gouesmel, Gouesnel (= chez Gouesnel ?), patronymes portés dans le Calvados et eux aussi de sens bien incertain.
Chiker Nom de personne formé sur la racine arabe sh.k.r (= remercier) désignant celui qui est reconnaissant. Formes voisines : Chaker, Chakir, Chouker, Choukri, Chakri, Chikri.
Chikh Nom de personne arabe très répandu, variante de Cheikh (shaykh = vieux, vénérable, chef de tribu). Dérivés : Chikhi, Chikhaoui, Chikhani.
Chikirou Le nom peut sans doute être rattaché à l’arabe shâkir, celui qui remercie, qui est reconnaissant.
Chilard Porté dans la Manche et le Calvados, pourrait être un dérivé du prénom Achille (voir Chillet), formé par aphérèse. On trouve dans l’Isère la forme Chillard.
Chillet Rencontré dans les Monts du Lyonnais, ce nom pourrait être un hypocoristique d’Achille, qui correspond bien sûr au héros grec, mais aussi à un martyr du début du IIIe siècle. Variante : Chilliet.
Chillon Porté dans la Haute-Marne, c’est peut-être un diminutif du prénom Achille (voir Chillet). A envisager aussi un toponyme avec le sens de rocher, lieu caillouteux (à rapprocher de Chillou).
Chillou, Chilloux Nom surtout porté dans la Haute-Vienne, rencontré aussi dans le Centre. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Chillou(x), toponyme fréquent dans cette région, où il désigne un rocher, un lieu caillouteux. L’hypothèse d’un diminutif du prénom Achille semble moins probable.
Chilou Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et la Sarthe, le nom se rencontre aussi sous la forme Chiloup. Autre variante : Chiloux. Il semble désigner celui qui est originaire du hameau de Chilou, à Martigné-Ferchaud (35). A noter aussi l’existence de plusieurs hameaux ou lieux-dits Chiloup, notamment dans la Sarthe et la Mayenne, les Deux-Sèvres et l’Ain. Faut-il voir un lieu où le loup a l’habitude de laisser des traces de son passage ? Sans doute pas. Dans le Centre le mot chillou désigne un rocher, un caillou. C’est sans doute la bonne solution.
Chincholle Le nom est porté dans l’Aveyron depuis plusieurs siècles. Variante : Chinchole. Il paraît correspondre à l’occitan “chinchorla”, qui désigne l’ortolan, un oiseau dont la chair a toujours été très appréciée. Peut-être le surnom d’un chasseur, éventuellement un toponyme : un hameau s’appelle Chinchorle, mais il se trouve dans les Landes.
Chiniard Sans doute dérivé d’un ancien verbe *chignier, qui a donné l’actuel rechigner, ce serait un surnom donné à une personne qui fait preuve de mauvaise humeur. Le nom Chiniard est surtout porté dans le Cantal et en Saône-et-Loire. Variante : Chignard (49, 37).
Chion On rencontre ce patronyme dans des régions très différentes. En Normandie, il semble s’agir d’une variante de l’ancien français cion qui correspond à l’actuel scion (= rejeton, jeune pousse, arbre de l’année). Le nom a pu être utilisé comme toponyme, ou encore comme surnom pour désigner un tout jeune homme. Mais il y a aussi beaucoup de Chion dans l’Isère, et là il s’agit d’un nom correspondant à l’italien Chiono, Chioni, dont le sens m’est hélas inconnu (peut-être un hypocoristique de Marchion = Melchior).
Chionne Nom italien relativement rare, porté dans l’Ombrie. Il s’agit certainement d’une forme courte (aphérèse) de Marchione, Marchionne, qui sont des variantes de Melchiore, Melchiorre, autrement dit du nom de personne Melchior, porté par l’un des rois mages.
Chiorozas Patronyme assez rare rencontré exclusivement en Dordogne. L’origine semble en être un nom de lieu, mais je n’ai rien trouvé qui corresponde.
Chioso Assez rare, ce nom piémontais devrait être l’équivalent de l’italien “chiuso”, avec le sens de clos, enclos.
Chiousse Le nom est porté dans les Bouches-du-Rhône, où l’on trouve aussi la forme Chioux. Il semble s’agir d’un toponyme évoquant soit une cluse, soit un enclos (sens du corse Chiusa). A noter le Ravin de Chiousse à Gréoux-les-Bains (04).
Chipault Surtout porté dans l’Indre (variante : Chippault), devrait correspondre à l’ancien français “chipe” (= guenille, chiffon) et être le surnom d’un chiffonnier ou d’un homme déguenillé. On trouve en Haute-Saône les formes voisines Chipaux, Chipeau, Chipeaux, Chippaux, Chippeaux, qui semblent avoir le même sens (à noter cependant qu’un hameau des Vosges s’appelle Chipal, commune de La Croix-aux-Mines). Les noms Chipier, Chippier (69, 42) doivent pour leur part désigner un chiffonnier.
Chipoulet Nom très rare porté dans le Tarn, où un hameau s’appelle Chipoulet à Roquemaure. Sens incertain, le nom semblant pouvoir être rapproché de Gipoulou (voir ce nom).
Chiquet Le nom est surtout porté dans l’Indre-et-Loire et le Finistère (également 41, 62). Ce devrait être le surnom d’un homme petit (racine onomatopéique “tchik” évoquant l’idée de petitesse, idée que l’on retrouve dans l’expression “chiquet à chiquet” = petit à petit, utilisée autrefois en Anjou et dans le Berry).
Chirac On s’en serait douté, c’est dans la Corrèze que le nom est le plus répandu, mais on le rencontre aussi dans l’Aveyron. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chirac. On a le choix entre un village de la Corrèze, près d’Ussel, mais il y a d’autres communes de ce nom dans la Charente et la Lozère, ainsi qu’un hameau dans la Haute-Loire. Sens du toponyme, qui est formé avec le suffixe -acum : le domaine appartenant à Carius (nom d’homme gaulois).
Chirat Fréquent dans la Loire, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, qui peut aussi s’écrire Chirac. Une commune et un hameau de l’Allier s’appellent Chirat. On notera aussi le hameau de Chirac à Saint-Vincent (43). Si des formes telles que Chirac semblent renvoyer à un nom de domaine gallo-romain (voir Chirac), on notera que dans le Lyonnais le mot “chirat” désigne un tas de pierres, un lieu rocheux.
Chirez Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un nom de sens incertain. Dans d’autres régions, il désignerait un tas de pierres, un lieu rocheux (variante de Chiret, nom porté notamment dans la Nièvre), ici ce n’est sans doute pas le cas.
Chiroleu Un nom qui pour l’instant me plonge dans l’embarras. Peut-être un diminutif d’origine auvergnate formé sur l’occitan caira (= pierre).
Chiroli Le nom est porté en Corse, on le rencontre aussi dans le nord de l’Italie (Lombardie notamment). Il devrait s’agir d’un toponyme avec le sens de ‘lieu rocheux’, que l’on retrouve en France sous la forme Chirols (nom d’une commune de l’Ardèche).
Chiron Nom fréquent dans l’Ouest, notamment en Vendée. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Chiron, toponyme évoquant un lieu pierreux.
Chirouze Surtout porté dans l’Ardèche, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la) Chirouze. C’est le nom d’une commune de la Creuse (Saint-Oradoux-de-Chirouze), mais aussi celui de nombreux hameaux, notamment dans la Drôme et l’Ardèche. Sens du toponyme : lieu pierreux.
Chistel Le nom est surtout porté dans la Manche, où on le rencontre aussi sous la forme Chitel. Sens incertain : on pensera à un diminutif de l’ancien français cist(e), qui désignait un panier, un coffre. A noter cependant qu’un hameau s’appelle la Chitelle à Camprond (50) et qu’il pourrait être à l’origine du nom de famille.
Chiti Nom porté en Toscane et en Corse (variante : Chitti). Semble correspondre au toscan citto (= garçon, fiancé).
Chiuppi Assez rare, ce nom italien correspond au mot chiuppo, qui désigne le peuplier dans certains dialectes (notamment en napolitain).
Chivard Peu de mentions anciennes de ce nom, surtout porté dans la Mayenne et dans l’Orne. Il semble que ce soit une variante de Chiffard (même région), lui-même variante de Giffard (voir ce nom).
Chive Un nom que l’on trouve surtout en Normandie (Seine-Maritime), et qui désigne un producteur d’oignons (chive est une forme normande ou picarde de cive, qui signifie oignon. Du latin ciba).
Chivet, Chivot Diminutifs de Chive (voir ce nom) portés en Normandie et en Picardie.
Chivoret Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Chivoré, Chivorez. Pourrait être un diminutif de l’ancien français civoire (= toit, voûte, porche).
Chizat Porté dans la Drôme et le Rhône, c’est un toponyme, mais je ne trouve aucune forme qui corresponde. Il pourrait s’agir d’une variante de Chirat, et si le nom est bien originaire de la Drôme on pensera à l’ancien fief de Chirat (Chirac), à Beaumont-lès-Valence. Voir aussi Chirat.
Chlusta Le nom est d’origine tchèque ou slovaque. Sens incertain. Un rapprochement semble possible avec le russe “khlyst”, qui désigne un fouet, ou avec le polonais “chlosta” (= châtiment, fouet, fessée, à noter aussi le verbe “chlastac” = frapper).
Chmiel Patronyme polonais qui désigne un producteur de houblon (polonais chmiel).
Choaler Nom très rare porté dans le Finistère. Sens incertain. A. Deshayes propose un lien avec le verbe breton “c’hoalat” (= disperser, répandre, carder la laine), ou encore avec “hoalat” (= charmer, séduire). À envisager aussi une mutation de Goaler, sans doute ancien nom de personne (vieux breton “uualatr” = puissant).
Choblet Nom porté dans l’Ouest (44, 85), contraction de Chobelet (17), lui-même diminutif de Chobeau. Variante : Chaublet. Dauzat évoque un ancien verbe chober (= égrener les épis). On peut cependant se demander si, dans cette région, le mot Chobeau ne serait pas, tout comme Chaubeau dans le Sud-Ouest, un dérivé de l’adjectif chauve. A noter aussi l’existence de hameaux appelés Choblet (Gémozac, 17) et Chobelet (Chaniers, 17).
Chocane Nom très rare porté en Dordogne. On le rencontre aussi dans l’Eure-et-Loir au XVIIe siècle. Je n’en sais pas plus.
Chocat Toutes les mentions anciennes situent le nom soit dans l’Yonne, soit dans le Berry (18, 36, parfois aussi 23). Sens incertain. Un rapprochement est possible avec le mot “souche” (cf. l’occitan “socat” et l’ancien français “choque”), il s’agirait alors d’un toponyme. Divers lieux-dits ou hameaux s’appellent “les Chocats”, mais il est difficile de savoir s’ils sont antérieurs ou non au nom de famille. À noter, dans l’Yonne, deux hameaux à Levis et à Coulangeron (ce dernier écrit Les Chocarts en 1597, puis Les Chocas sur la carte de Cassini), et dans l’Indre un hameau à Badecon-le-Pin. À envisager aussi un dérivé du verbe “choquer” (= heurter, frapper).
Chocheprat Variante rare de Chaucheprat, nom rencontré dans le Puy-de-Dôme et l’Allier. Il signifie mot à mot ‘celui qui foule le pré’, nom à rapprocher de Chauchefoin (21, 10), celui qui foule le foin.
Chochoy Nom porté en Picardie. Variantes : Chochoi, Chochois, Chochoix. M.T. Morlet en fait un dérivé du picard choche (= souche). Il semble plutôt qu’il s’agisse d’une autre forme de Chauchoy, désignant celui qui est originaire de Saulchoy ou encore de Saussoy, nom de diverses communes de cette région (60, 62, 80). Signification : bois de saules.
Chocteau Diminutif de Choquet (voir ce nom), le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique, où il s’est aussi écrit Choqueteau.
Chodkowski Patronyme polonais dérivé de Chodko, lui-même hypocoristique de Chodor, qui correspond au prénom Théodore.
Choet Le nom est porté en Normandie, notamment dans l’Eure. Plus courant sous la forme Chouet (21, 29, 33), c’est un surnom évoquant la chouette ou le chat-huant (ancien français choe, choete).
Choffé Porté dans les Vosges et la Franche-Comté, le nom peut aussi s’écrire Choffet, Choffey, Choffez. Sens incertain. Peut-être un toponyme : un hameau s’appelle Choffé à Saulxures-sur-Moselotte (88), mais reste à savoir si le nom de lieu est antérieur au nom de famille. Voir aussi Choffel.
Choffel Le nom est assez répandu dans les Vosges, notamment à Bussang depuis le XVIe siècle, ainsi qu’à Fresse-sur-Moselle. Il semble logique d’en faire une francisation de l’allemand Schöffel, avec deux sens possibles : soit un diminutif de Schöffe (= échevin), soit une variante de Scheffel (= boisseau). Variante ou matronyme : Choffelle.
Choffy Porté dans l’Eure-et-Loir et le Loiret, le nom s’écrit aussi Choffi. Je n’en connais pas le sens.
Chognard Sans doute un surnom donné à un boulanger (de l’ancien français choine = pain blanc).
Chohra Nom de personne qui doit normalement correspondre à l’arabe shuhra(t) = notoriété, renommée.
Choinelle Nom très rare, également écrit Choinel (62). On trouve plus fréquemment la forme Choisnel (50, 53). C’est un dérivé de Choisne (voir ce nom).
Choisne En ancien français, le pain blanc était appelé pain de choine (ou choisne). La permière mention dans les textes est assez tardive (1342) et l’étymologie du mot demeure obscure. Comme nom de famille, et si c’est bien la bonne piste, on a dû donner ce surnom à un boulanger confectionnant du pain blanc.
Choizeau Porté dans le Loiret, le nom est plus courant sous la graphie Choiseau. On trouve également les formes Choisel et Choiselle en Lorraine. C’est un toponyme fréquent désignant un moulin à eau (moulin à augets). Diminutifs : Choiselat, Choizelat (10, 89).
Chollet Présent un peu partout en France, mais surtout dans le Centre (18), c’est apparemment un diminutif de chol (= chou), désignant soit un cultivateur de choux, soit un lieu planté de choux. Il existe cependant d’autres possibilités. On pensera en particulier à une aphérèse de Micholet, Michollet, diminutifs de Michel. Variante : Cholet (87 notamment).
Cholley Un nom de la Haute-Saône, qui pourrait désigner soit un producteur de choux, soit un lieu planté de choux, mais on pensera aussi à un diminutif de Michel (voir Chollet).
Chollon Les plus anciennes mentions connues du nom le situent dans la Charente et la Vienne, mais aussi en Bourgogne et Rhône-Alpes. La solution la plus logique est d’y voir un diminutif de Michel, à partir d’une forme Michollon (un hamau du Rhône s’appelle “les Michollons”, commune de Vauxrenard, le nom de famille ayant été porté dans le Rhône et dans l’Ain). Reste qu’on ne peut éliminer un dérivé du mot “chou”, ou encore de l’ancien français “chole” (boule, jeu de boules). Variante : Cholon. Formes similaires : Chollou, Cholloux, Cholou, Choloup, Cholous, Choloux.
Chollou Patronyme rencontré dans l’Ille-et-Vilaine. Sans doute le surnom d’un producteur, d’un marchand de choux.
Cholvin Surtout porté dans la Moselle, le nom y a parfois été germanisé en Cholving, Scholvin, Scholving. Il semble que ce soit une variante de noms tels que Calvin, Chauvin (voir ce nom). Il en est de même pour les noms Cholvy, Cholvi (07).
Chomard Le nom est porté notamment dans l’Isère et la Loire. Rencontré aussi sous la forme Chaumard (84, 89), c’est un toponyme ayant le sens de jachère, enclos non cultivé (ancien français chaumart). Avec le même sens : Chomarat, Chomat (42).
Chomaudon Rare, le nom est porté dans l’Allier et devrait venir de la Creuse, où on trouve la variante Chaumaudon. C’est un dérivé de Chaumaud, Chomaud, qu’il faut considérer dans cette région comme des dérivés de la racine “calm” (= hauteur dénudée, puis lande, pâturage).
Chomel Le nom est assez fréquent dans l’Ardèche et les départements voisins (69, 38). C’est un toponyme (voir Chaumeil pour le sens).
Chomet Le nom est surtout porté dans l’Allier et le Puy-de-Dôme. C’est un toponyme, équivalent de Chaumet, qui dans cette région est un dérivé de la racine “calm” (sommet dénudé, puis pâturage, lande). A noter, pour le Puy-de-Dôme, le hameau de Chomet à La Tour-d’Auvergne. Forme féminine : Chomette (63, 42). Dérivés : Chometon, Chometton (43, 42), Chomettat (03).
Chomez Porté dans le département du Nord, semble un dérivé du mot “chaume”. Sens possibles : terre moissonnée, lieu où on étale le chaume.
Chomy Porté dans le Puy-de-Dôme, paraît désigner celui qui est originaire de Chomy, hameau à Saint-Martin-des-Olmes (63). Variante : Chommy (43).
Chonavey Le nom est porté dans la Haute-Saône et dans les Vosges, où l’on trouve aussi la forme Chonavel (variante ancienne : Xonavel). Sens obscur. Peut-être un dérivé de xon, qui désigne dans les Vosges une passerelle, un pont.
Chonier Porté dans le Puy-de-Dôme et les départements voisins (03, 42), c’est une variante de Chaunier (voir ce nom).
Chopard C’est dans le Doubs que le nom est le plus répandu. Son sens est incertain, mais on retiendra deux possibilités : soit un dérivé du verbe “choper” (= trébucher), soit un dérivé de “chope” (= gobelet pour boire), et dans ce cas on aurait sans doute affaire au surnom d’un buveur. Variantes : Chopart (76, 80), Choppard (78), Choppart (60). En composition : Chopard dit Jean, Chopard-Blaise, Chopard-Guillaumot, Chopard-Lallier, Chopard-Léonard (25).
Chopin, Choupin, Chupin En ancien français, le verbe chopiner signifie cogner, et un chopin est un coup violent. Apparemment le patronyme Chopin est donc un sobriquet appliqué à une personne violente. On rencontre le nom Chopin dans le Nord-Pas-de-Calais et en Vendée (variante Choppin dans le Nord-Est). Les Choupin se trouvent pour leur part en Savoie et en Normandie, et les Chupin dans l’Ouest (49, 85, 79).
Chopinaud Diminutif de Chopin (voir ce nom), porté dans la Haute-Vienne. Avec d’autres suffixes : Chopineau (45), Chopineaux (08, 88), Chopinet (23), Chopinez (88), Chopinot (01, 69, 45).
Chopplet, Choplet Nom surtout rencontré dans les Ardennes et la Marne. Semble se rattacher au verbe d’ancien français choper (= heurter, buter). Rien de bien certain quant à l’interprétation : peut-être un surnom donné à celui qui trébuche.
Choquée Porté autrefois dans l’Oise, désigne un lieu abondant en souches.
Choquel Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variantes : Choquelle, Chocqueel), c’est un nom de sens incertain. Il pourrait correspondre à l’ancien français soquelle (= socque, sabot, surnom possible d’un sabotier). Voir Choquet pour d’autres possibilités.
Choquereau Le nom est surtout porté dans le département du Nord, où l’on trouve les variantes Choqueriaux, Chocraux, Chocreaux, Chocreau, Chocro. C’est un diminutif de Choquier, avec deux sens possibles : soit le surnom d’un homme violent, bagarreur, soit un toponyme (sans doute lieu abondant en souches).
Choquet Le nom se rencontre notamment en Picardie. Il pourrait s’agir d’un droit (en français soquet) prélevé sur les vins, et donc du surnom donné à celui qui percevait ce droit. Autre possibilité : un nom correspondant au verbe choquer (= heurter), surnom qui aurait été donné à un bagarreur. C’est peut-être enfin un toponyme désignant un lieu où l’on trouve des souches.
Choquette Porté au Québec et dans la Meuse, c’est une variante de Choquet (voir ce nom).
Choquez Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Sans doute une variante de Choquet (voir ce nom).
Choret Surtout porté au Québec, le nom, venu de La Rochelle, s’écrivait d’abord Chauré. Il pourrait, comme Chauray ou Chaurais, désigner celui qui est originaire de Chauray, commune des Deux-Sèvres. Le toponyme (vicaria Calriacinse en 904), signifierait “le domaine de Calarius”, nom de personne latin (Dauzat, Nègre).
Choron Nom surtout porté dans l’Oise. Au moyen âge, on appelle choron une sorte de cithare sans table d’harmonie (première mention en 1155). Le patronyme est apparemment un surnom donné à celui qui jouait de cet instrument.
Chorro Assez courant en Espagne, c’est sans doute un toponyme avec le sens de torrent (castillan chorro, basque xorro).
Chort Nom porté en Dordogne (variante : Chord). C’est apparemment une variante de l’occitan sort, sord, désignant celui qui est sourd.
Chos Nom très rare porté dans le Bordelais. Il pourrait s’agir d’une variante de Cos (nom de famille et toponyme désignant un coteau dans le Sud-Ouest), mais la généalogie montre en fait qu’on a affaire à une variante de Chose, lui-même variante de Chause, toponyme fréquent dans le Périgord avec le sens de causse.
Chotard Nom présent surtout dans l’Ouest (35, 49, 56). Hypocoristique du nom de baptême Michel (Michel > Michot > Chotard).
Choteau Patronyme assez fréquent dans le département du Nord (variante : Choteaux). C’est un diminutif du prénom Michel, formé par aphérèse (Michel > Michot > Chot > Choteau).
Chotin Nom de famille porté dans l’Aisne et en Lorraine (55, 57). Variante : Chottin (37, 54). C’est un diminutif avec aphérèse de Michot, lui-même diminutif de Michel.
Chotro Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, désigne sans doute celui qui est originaire de Chotro, hameau à Aldudes (64). Le toponyme semble basque, je n’en connais pas le sens.
Chouard Surtout porté en Bourgogne (21, 89), pourrait être un dérivé de l’ancien français choer (= tromper, flatter, surnom d’un personnage trompeur). Autre solution : dérivé de choe (= chouette, chat-huant). Variante : Chouart (51).
Chouchana Nom porté par des juifs d’Afrique du Nord, rencontré aussi sous les formes Chouchan, Chouchane, Soussana, Soussane. Voir Bensoussan pour le sens.
Chouckroun Variante de Choukroun (voir Choukri). Autre variante : Choucroune.
Chouefati Nom d’origine libanaise, plus courant sous la forme Choueifati (El Choueifati), désignant celui qui est originaire de Choueifat, localité de la banlieue de Beyrouth.
Chouillier Nom rare, difficile à localiser (peut-être les Yvelines). Variante : Chouiller. Sans doute le surnom d’un producteur de choux.
Chouillou Nom rare porté dans la région parisienne et en Normandie. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un lieu bourbeux (dérivé du mot souille).
Chouin Nom porté dans l’Ouest (44, 85) et dans la Haute-Vienne. Il désigne un rapace nocturne, la chouette ou le chat-huant (racine germanique *kawa), le surnom étant difficile à interpréter de nos jours. Dérivés : Chouinard, Chouisnard (35).
Choukri, Choukroun Nom d’origine arabe formé sur ‘ashqar (= blond, roux). Choukroun est un augmentatif, porté le plus souvent par des juifs d’Afrique du Nord. Pour Choukri (et parfois Choukroun), on envisagera cependant un autre possibilité : celui qui est reconnaissant (arabe shukrî). Autres formes : Choukroune, Chakroun, Chakroune, Chakrouni, Chekroun, Chekroune, Chekrouni.
Choulet Le nom se rencontre soit en Franche-Comté et en Savoie, soit dans le Tarn. On peut certes penser à l’ancien français “cholet” (= petit chou, éventuellement lieu planté de choux, occitan “caulet”), mais c’est loin d’être une évidence. Le nom est de toute façon à rapprocher de Cholet et Chollet, deux patronymes très répandus en France. Et lorsqu’un patronyme est si répandu, il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à un ancien prénom. Dans ces conditions, Cholet, Chollet ou Choulet devraient être des aphérèses de Micholet, Michollet, diminutifs de Michel.
Choumaker Variante de Schumacher (voir ce nom) rencontrée en Lorraine (55, 54). Forme voisine : Choumatcher.
Chouppe Nom assez rare porté dans les Deux-Sèvres. Désigne dans doute celui qui est originaire de Chouppes, dans la Vienne.
Chouraki, Chouraqui Porté par des juifs originaires d’Afrique du Nord, parfois aussi par des musulmans, signifie “celui qui vient de l’est” (arabe sharqiyy).
Choureau Nom surtout porté dans la Côte-d’Or. Variante : Choureaux. Peut-être un surnom pour un personnage bouillant, qui a le sang chaud (ancien français chalre, chaurre = chaleur).
Chouvier Surtout porté dans la Haute-Loire, c’est une variante de Chauvier (voir ce nom). De la même façon et dans la même région, Chouvy renvoie à Chauvy (voir Chauvin), et Chouvel à Chauvel, diminutif de chauve (dérivés : Chouvelon, Chouvellon). Chouvon est également un diminutif de chauve.
Choux Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire, on le trouve aussi en Martinique (variante : Chou). On pensera évidemment à un producteur de choux, mais il peut aussi s’agir de celui qui est originaire de Choux, nom d’une commune du Jura. Autre possibilité : l’ancien français “choue” (= choucas, chouette).
Chovin Variante de Chauvin (voir ce nom) portée en Rhône-Alpes (Loire et Dauphiné). Dans la même région on trouve aussi le nom Chovet, variante de Chauvet.
Choyeau Nom porté en Vendée. Variante : Choyau, Choyeaux. Peut-être un toponyme : un hameau s’appelle Choyau à Jaulnes (77), ainsi qu’un lieu-dit à Bournand (86). Le mot choye désigne une souche, mais dans l’Est. On trouve par contre le nom de famille Choy en Gascogne, sobriquet pour celui qui est petit (gascon choi). Choyau pourrait en être un diminutif.
Chrestia Surtout porté dans l’Ariège et les Pyrénées-Atlantiques, c’est l’équivalent de Chrétien, Christian (nom de baptême). A noter cependant qu’en Gascogne le mot ‘chrestia’ désignait au Moyen Âge un lépreux, un cagot, sens qu’il faut sans doute retenir pour les Chrestia du 64. Variante ancienne : Chestiaa.
Chrestian L’une des nombreuses variantes du nom de baptême Chrétien (dont Christian est la forme savante). On la rencontre surtout dans le Vaucluse et le Var. Forme voisine : Chrestien (56, 30, 75).
Chretien, Chrétien Nom de baptême issu du latin Christianus, qui est aussi à l’origine de la forme savante Christian. C’est dans le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus fréquent.
Chrétienneau Diminutif du prénom Chrétien porté notamment dans la Sarthe. Avec d’autres suffixes : Chrétiennot, Chrétiénot (21, 51, 52), Chrétienno.
Chrisologue On rencontre le nom en Dordogne, et sa variante Chrysologue en Meurthe-et-Moselle. C’est un nom de personne d’origine grec (= dont le discours est d’or), popularisé par saint Pierre Chrysologue, évêque de Ravenne au Ve siècle, célèbre pour son éloquence (d’où son surnom).
Chrisostome Le nom de famille est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Variante : Chrysostome (07, 64, 974). C’est un nom de baptême qui correspond à saint Jean Chrysostome (grec Khrusostomos = bouche d’or).
Christal Le nom est surtout porté dans les Vosges. Il peut avoir désigné celui qui travaillait le cristal, mais on pensera surtout à un diminutif de Christian.
Christau Plutôt que de le rapprocher du cristal, il faut voir en ce nom une forme abrégée de Cristofol (voir ce nom).
Christiaen, Christiaens Rencontrées dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, ce sont des formes flamandes du nom de baptême Christian (voir Chrétien).
Christian Voir Chrétien. Le nom Christian est assez rare comme patronyme, sauf sans les départements d’Outre-Mer.
Christie Hypocoristique écossais de Christian, éventuellement de Christine.
Christien Surtout porté dans le Finistère, c’est une variante du nom de baptême Chrétien. Variante ou matronyme : Christienne (56).
Christille Le nom est rare. On en trouve quelques mentions dans le Calvados, mais c’est plutôt dans les Alpes (France, Suisse, Val d’Aoste) qu’il est ou a été porté. Il s’agit en principe d’un nom de personne féminin, à rapprocher de Christine, Christiane, Christelle, Christie.
Christin Patronyme fréquent en Savoie. C’est une variante du nom de baptême Chrétien, Christian (latin Christianus). Forme italienne : Christini. On trouve aussi en Lorraine la forme Christiny. Diminutifs : Christinel (83, 05), Christinet, Christinat, Christinaz. Matronyme : Christine (971, 972, 83).
Christmann Le nom est essentiellement porté dans le Bas-Rhin. Il est facile de le décomposer en Christ + mann (= homme), mais plus difficile d’en comprendre la signification exacte. Le plus simple est d’y voir l’équivalent du mot ‘chrétien’ (christianus) ou du prénom Christian (dont Christ est la forme courte). Autre possiblité, plus aléatoire : celui qui jouait le rôle du Christ dans les mystères et les représentations de la Passion. Variantes : Christman, Christmant, Christment.
Christol Porté dans l’Hérault et les départements voisins (12, 30), c’est une variante languedocienne du prénom Christophe, que l’on retrouve dans le nom de plusieurs communes appelées Saint-Christol. Diminutif : Christollet (74).
Christophe Surtout porté en Lorraine (variante : Christoph) et en Guadeloupe, ce nom de baptême vient du grec Christophoros (celui qui porte le Christ) et fut popularisé par la légende de saint Christophe, un géant qui faisait traverser une rivière aux voyageurs et eut une nuit l’occasion de transporter le Christ sur ses épaules. Autres formes : Christofeul, Christofol (66), Christoffel, Christophel (67), Christofle (34), Christophle (69), Christoflour (24), Christophoul (12), Christof, Christoff. Diminutifs : Christoflau, Christofleau.
Christot Porté en Normandie (27, 76), c’est une variante de Cristot (voir ce nom).
Christy Surtout porté dans la Manche, c’est soit un nom de personne féminin, variante de Christine, soit un nom de personne masculin, variante de Christin (= Chrétien). Le nom existe aussi en Grande-Bretagne (variante : Christie), avec les mêmes sens.
Chrzanowski Nom polonais désignant celui qui est originaire de Chrzanów ou Chrzanowo, nom de très nombreuses localités. Le toponyme devrait être formé sur le mot “chrzan” (= radis noir, raifort).
Chrzavzez Très rare, le nom est d’origine polonaise mais sa graphie a dû être déformée en France. Le nom initial devrait être Chrzaszcz, surnom donné par comparaison avec le hanneton.
Chuchu Curieux nom porté dans l’Aube et dans l’Yonne, autrefois écrit aussi Chuchut. Il paraît correspondre aux noms Suchut et Cheuchut, signalés autrefois en Franche-Comté, et pourrait désigner, tout comme Souchu et Souchut, un lieu parsemé de souches, sans doute une terre défrichée. On précisera que le mot “cheuche”, en Bourgogne, est une variante phonétique de “souche”, désignant ou ayant désigné une grosse bûche.
Chudeau Porté dans le Maine-et-Loire, devrait être un hypocoristique de Michel formé par aphérèse sur Mich(o)ud.
Chuit Curieux nom dont on a du mal à trouver des traces anciennes. Il est présent dans le Centre et surtout en Savoie. Au moins une fois, il apparaît comme une déformation de l’alsacien (ou allemand) Schmidt. Mais est-ce vrai dans tous les cas ? Je n’en sais rien. Le dictionnaire de M.T. Morlet estime que ce pourrait être une forme masculinisée de l’ancien français chuite (= pot, baril).
Chypre Nom rare porté dans l’Ain et la Haute-Savoie, d’où il semble originaire. Je n’en connais pas le sens, mais il pourrait s’agir d’un toponyme, puisqu’il existe un Bois du Chypre à Cercier (74).
Ciais Porté dans les Alpes-Maritimes, c’est une variante de Chaix (voir ce nom), avec italianisation de l’initiale. On trouve plus rarement la graphie Ciai, qui devrait avoir la même origine.
Ciamin Nom rare porté dans les Alpes-Maritimes, équivalent du français “chemin” ou de l’occitan “camin” (variante ancienne : Chamin). Le patronyme est présent à Saint-Dalmas-le-Selvage et à Saint-Étienne-de-Tinée depuis le début du XVIIe siècle. A noter que le mot “ciamin”, avec le sens de “chemin”, existe en ladin (langue parlée dans les Dolomites, région montagneuse où on trouve une Val del Ciamin).
Cianferani Nom corse sur lequel je n’ai absolument aucune idée. La forme initiale était Cianfarani. Si vous pouvez m’aider, n’hésitez pas.
Ciarmoli Plutôt rare, le nom se rencontre en Italie dans la Piémont et en Campanie. Je n’en connais pas la signification.
Ciavaldini Le nom est porté en Corse. Je n’en connais pas la signification.
Cibois Nom porté dans la Mayenne et dans la Sarthe, rencontré aussi sous la forme Sibois (29). Désigne sans doute celui qui est originaire de Cibois, hameau à Niort-la-Fontaine (53).
Cibot Porté en Haute-Vienne et dans l’Indre, le nom paraît lié à l’oignon (ancien français cive, occitan ceba), mais il devrait s’agir plutôt d’une variante de Sibaud, nom de personne d’origine germanique (voir Sibaud). Autres variantes de Sibaud : Cibaud (07, 69, 80), Cibault (45, 36), Cibeau (33, 27).
Cicco Hypocoristique de Francesco (= François) porté surtout en Italie du Sud. Diminutifs : Cicchetti, Ciccolo, Ciccoli, Ciccolini, Cicchelli, Cicchini, Ciccotti, Ciccotto, Ciccullo, et encore bien d’autres formes.
Ciccone Fréquent en Campanie et dans les régions voisines, rencontré aussi dans le nord de l’Italie et en Sicile, c’est un augmentatif de Cicco, lui-même hypocoristique du prénom Francesco (= François).
Cicerone Rencontré plus ou moins dans toute l’Italie, où il n’est cependant pas très fréquent, c’est bien sûr un nom de personne (en français Cicéron), popularisé par un célèbre orateur romain de l’Antiquité. Le nom est un dérivé du latin cicer (= pois chiche).
Cicille Très rare, le nom semble originaire du Limousin (87). On le rencontre aussi sous la forme Cicile (86). Le nom est à rapprocher de Sicilia, rencontré pour sa part dans le Sud-Ouest. On peut y voir celui qui est originaire de Sicile, mais il semble plus sage d’en faire une variante du prénom féminin Cécile.
Ciclaire Nom porté dans l’Ille-et-Vilaine, où on trouve aussi la forme Siclair. Il pourrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, mentionné sous la forme Sicleardus dans le cartulaire de Redon (la forme initiale étant sans doute Sigilhard : sigil = victoire + hard = dur).
Cid Porté en Espagne et au Portugal, ce serait peut-être un ancien nom de baptême d’origine obscure, renconté sous la forme Citi dans des textes médiévaux. Il est cependant plus tentant (et plus raisonnable ?) d’y voir le même sens que dans le Cid de Corneille, c’est-à-dire une transformation de l’arabe Sidi (sayyidî = maître, seigneur).
Cidéron Le nom est aujourd’hui essentiellement porté en Guadeloupe. Ce devrait être un dérivé de Cidère, Sidère, patronyme porté dans l’Allier, dont la signification m’échappe. Il semble s’agir d’un nom de baptême, mais lequel ? Peut-être une variante locale d’Isidore.
Ciemior Nom polonais très rare. Il pourrait correspondre au mot ancien “czemierz” ou “ciemier”, ayant désigné l’ellébore blanc.
Ciepluch Dérivé du polonais cieply (= chaud), avec un sens qui reste à préciser. On rencontre également la forme Cieplucha.
Ciesielski Nom très répandu en Pologne. C’est un dérivé de Ciesla, qui correspond au métier de charpentier.
Cieslak Nom polonais dérivé de Ciesla, qui correspond au métier de charpentier. Avec un autre suffixe : Cieslik.
Ciet Nom surtout porté dans la Corrèze, également présent dans le Sud-Ouest. Je n’ai pour l’instant aucune solution.
Cieur Porté dans les Ardennes, c’est une variante de Sieur (= seigneur), surnom sans doute ironique.
Cigainero Nom italien rare, porté dans le Frioul (province d’Udine). Même si le sens est incertain, il est tentant de faire le rapprochement avec l’allemand Zigeuner (= tzigane). On peut donner la même explication pour le nom Cigana, porté lui aussi dans le Frioul.
Ciliberto Le nom est porté à la fois dans le nord de l’Italie (Piémont, Lombardie) et dans le sud (Campanie, Calabre, Sicile). Portée dans les mêmes régions ainsi que dans les Pouilles, la forme plurielle Ciliberti est plus fréquente. C’est un nom de personne d’origine germanique qui correspond au français Gilbert.
Cilio Le nom est surtout porté en Sicile, notamment à Raguse. On trouve beaucoup plus souvent dans la même région la forme féminine Cilia, également présente à Malte. Sens incertain : peut-être une aphérèse du prénom Cécile (Cecilia) ou, pourquoi pas, de Sicilia.
Cilleros Désigne celui qui est originaire de Cilleros, nom de diverses localités en Espagne (Extremadura, Castilla-León). Le toponyme semble évoquer un cellier ou un grenier fortifié (latin cellarium, cellaria). On trouve aussi la forme Cillero, avec le même sens.
Cima Assez courant dans le Lazio et en Italie du Nord, le nom correspond à l’italien “cima” (= sommet, pic).
Cimetière Porté notamment dans l’Allier (variante : Cimeterre), a dû désigner celui qui habitait près du cimetière, éventuellement un fossoyeur. Mais il y a aussi des Cimetière dans le Nord (Toufflers), dont le nom est une transformation de Semmertier, patronyme venu de Belgique (Kaster) au XVIIIe siècle. Les formes belges telles que Van Semmertier, van Semmortier, van Seymertier (également “de Saintmortier”) montrent qu’on a affaire à un toponyme. Selon Debrabandere, il pourrait s’agir de la commune de Semoutiers, en Haute-Marne (merci à Etienne Cimetière pour son aide).
Cimino Surtout porté dans le sud de l’Italie (Sicile, Calabre), c’est une variante de l’italien “cumino”, désignant le cumin ou le carvi (cumin des prés), parfois aussi l’anis en Sicile. Il devrait s’agir d’un toponyme, éventuellement du surnom d’un marchand d’épices. On trouve la forme plurielle Cimini dans le centre de l’Italie, notamment dans le Lazio.
Cimon Autre forme du prénom Simon, rencontrée aujourd’hui surtout en Guadeloupe. On trouve en Guyane le dérivé Cimonard.
Cinna Porté en Martinique, fait sans doute partie des noms donnés arbitrairement aux noirs des colonies françaises. Cinna évoque bien sûr le titre d’une pièce de Corneille et le nom de son héros. A noter cependant la présence du nom de famille en Corse et dans le Cher.
Cinquin Surtout porté dans la région lyonnaise, le nom peut désigner le cinquième enfant de la famille, mais il correspond aussi à un mot signifiant petit tonneau (fût dont la contenance était du cinquième du tonneau, et qui servait à mesurer l’huile). Il pourrait alors s’agir d’un sobriquet appliqué à un homme tout petit.
Cintas Nom espagnol. Pourrait désigner un marchand de rubans, mais il s’agit plutôt d’un toponyme (avec le sens d’enceinte ?), que l’on retrouve notamment dans la localité de Cortijo de Cintas, province d’Almería.
Cintrat Le nom est surtout porté dan l’Eure-et-Loir. Variante : Cintract. Il semble que ce soit un toponyme venu des abords du Massif Central : des hameaux s’appellent Cintrat à Saint-Just-le-Martel (87) et à Saint-Julien-le-Vendômois (19), le nom se retrouvant dans la commune de Chareil-Cintrat (03). Signification : le domainede Cintrius ou Cintirius, nom d’homme gaulois. A noter que dans l’Eure-et-Loir le nom de famille est à l’origine du Bois Cintrat à Fresnay-le-Comte. Autre variante : Sintrat (58).
Ciny Nom rare porté dans le Rhône et dans l’Ain. Aucune idée hélas quant à sa signification.
Ciotta D’origine italienne (variante : Ciotti), le nom est sans doute un toponyme désignant une dépression de terrain.
Cipière Nom porté dans le Cantal, la Dordogne et la Corrèze. Variantes : Cipières, Cipierre, Cépière. C’est un toponyme très répandu dans cette région (de nombreux hameaux s’appellent “la Cipière”), avec le sens de terrain où abondent les souches, autrement dit un lieu boisé défriché.
Cipresso Rencontré dans diverses régions italiennes, le nom est assez rare. On rencontre aussi la forme plurielle Cipressi, notamment dans les Abruzzes. En principe, ce devrait être un toponyme lié au cyprès.
Cipriani Variante corse de Cyprien (voir ce nom). On trouve aussi en Italie la forme Cipriano. Autres formes : Cipria (971), Ciprian (74, 68, 55), Ciprien (19, 971), Ciprin (971).
Circhirillo Nom rare porté dans le Piémont. Aucune idée quant à sa signification.
Cirech Rare, le nom est porté dans le Tarn-et-Garonne. On le rencontre plus fréquemment sous les formes Sirec et Sirech (47, 82). Le nom évoque le cerisier (“cirèch” est mentionné comme forme rouergate de “cerisier” par F. Mistral). C’est un toponyme assez courant dans le Quercy : huit hameaux s’appellent (le) Sirech et une autre le Cirech dans cette région.
Cirefice Parfois écrit aujourd’hui Ciréfice, le nom est originaire d’Italie (Casalattico, dans la province de Frosinone). Je n’en connais pas le sens.
Ciret Sans doute diminutif du nom de baptême Cyr (éventuellement producteur de cire), le nom est surtout porté en Île-de-France, dans l’Indre et le Maine-et-Loire.
Cirez Porté dans le département du Nord, semble une variante de Cirier, Ciriez (fabricant ou marchand de cire).
Cirk Nom rare porté en Moselle et à Paris. Difficile de savoir s’il correspond au prénom Cyr (écrit Cirq dans d’autres régions de France) ou s’il s’agit d’une variante de Kirk, Kirch (= église). Il faut de toute façon connaître avec précision le pays ou la région d’origine pour se prononcer.
Ciron C’est dans la Saône-et-Loire que le nom est le plus représenté, mais on le trouve dans plusieurs autres régions. Il peut évoquer la cire, et être un surnom pour celui qui fabrique des cierges. Mais le nom existe aussi comme toponyme : une commune de l’Indre et une rivière du Sud-Ouest s’appellent Ciron.
Cirotte Nom rare porté dans le Centre (18, 45), matronyme formé sur Cirot, qui est un diminutif du nom de baptême Cyr (également écrit Cir).
Cirotteau Surtout porté dans le Loiret, c’est un diminutif de Cirot (49, 86, 62) ou de Cirotte (18, 45). Pour ces noms, on hésitera entre le prénom Cyr (écrit aussi Cir) et un fabricant ou un marchand de cire.
Ciry Porté dans l’Aisnes, l’Yonne et les Vosges, désigne celui qui est originaire de Ciry, nom d’une commune dans l’Aisne et d’une autre en Saône-et-Loire. Pour le sens du toponyme, voir Siry. La forme voisine Cirey (52, 88) renvoie pour sa part à des communes de divers départements (21, 52, 54, 70).
Cisneros Désigne celui qui est originaire de Cisneros, localité de la province de Palencia (Castilla-León). Sens du toponyme : lieu fréquenté par les cygnes (espagnol cisne).
Cissé Nom très répandu dans toute l’Afrique de l’Ouest, porté dans l’aire mandingue, souvent par des familles maraboutiques. L’animal totem est en principe le crocodile. Comme pour la plupart des noms claniques, le sens demeure obscur.
Cistac C’est dans la Haute-Garonne que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Sistac, nom de deux hameaux à Marquefave (31) et à Sainte-Croix-Volvestre (09). Formes voisines : Cistacq (64), Sistac (31), Sistach (31, 66), Sistachs (Catalogne).
Cisternino Nom italien porté dans les Pouilles, en particulier dans la province de Brindisi. Il désigne celui qui est originaire de Cisternino, commune de la même province. Le toponyme semble être un diminutif de “cisterna” (= citerne), mais il est fort possible que des mentions médiévales (que je ne connais pas) indiquent une autre piste.
Citharel Porté dans le Finistère, a désigné un joueur de cithare (breton “sitar”). Avec le même sens : Citarel, Citérin.
Citras Le nom, rare, est porté dans le Doubs (première mention connue au XVIIIe siècle), où on trouve aussi les formes Citra et Citray. Ce dernier nom est également présent en Suisse. Sens obscur. Peut-être un toponyme évoquant le tuf (ancien français “cistras” selon le glossaire de Pégorier). Il existe un lieu-dit “Plan de la Citra” à Peisey-Nancroix (73). À envisager aussi l’ancien français “ci(s)tre” (sorte de cithare) ou “citre” (sorte de citrouille).
Citron Surnom possible pour un marchand de citrons ou un homme au visage jaune, le nom, comme sa variante néerlandaise Citroen, a été souvent porté par des juifs askhénazes (voir Zitrone).
Ciulla Le nom (apparemment un matronyme) est assez fréquent en Sicile occidentale, notamment à Palerme. On le rencontre aussi en Piémont et en Lombardie. La forme masculine Ciullo est pour sa part surtout portée dans les Pouilles (province de Lecce), tandis que le pluriel de filiation Ciulli se rencontre en Toscane. Le mot ‘ciullo’ désigne en Toscane et en Calabre (‘ciullu’) un ignorant, un niais. Outre ce sens, on peut envisager une aphérèse de Fanciullo (= enfant), d’autant que les patronymes Ciullo et Fanciullo sont portés dans la même région.
Ciupa Nom polonais correspondant apparemment au mot “ciupa” (= lourdaud).
Ciurana Nom catalan (variante Siurana). Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom : deux villages s’appellent Siurana en Catalogne. L’un, dans l’Alt Empordà, est mentionné en 982 sous la forme Siverana (sans doute Severiana villa = le domaine de Severius).
Civet Diminutif de cive (= oignon), a dû désigner un producteur ou un marchand d’oignons. On le rencontre surtout dans l’Isère et la Saône-et-Loire, ainsi que dans la Mayenne. Le sens est sans doute le même pour Civel (44, 56, 43). A noter cependant qu’un hameau s’appelle le Civet à Saint-Ismier (38).
Civil Sobriquet désignant une personne polie, aimable (latin civilis).
Civit Nom de famille catalan désignant celui qui est originaire de Civit, petit village faisant partie de la commune de Talavera (province de Lérida). Le toponyme, de sens obscur, serait d’origine préromane.
Civrac Désigne celui qui est originaire de Civrac, nom de trois communes de Gironde, également nom de deux hameaux (33, 79). Signification : le domaine (suffixe -acum-) de Severius, nom d’homme latin. Les formes voisines Civrais, Civray, Civrays, Civreis renvoient à d’autres localités (18, 37, 86 notamment) et ont la même origine.
Cizel Porté dans la Haute-Saône et le Doubs, le nom se rencontre sous la forme Cizeau dans le Loiret. On trouve plus rarement les formes Cisel (62, 12), Ciseau (49). Il devrait désigner l’utilisateur d’un ciseau, sans doute un sculpteur ou un menuisier.
Cizeron Nom surtout porté dans la Loire, où il est attesté depuis la fin du XVIe siècle. Variante : Ciseron. Formes anciennes, rencontrées dans l’Ardèche : Siseron, Sizeron. C’est le nom d’un hameau à Saint-Genest-Lerpt (42), mais rien ne dit que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Il semble cependant qu’on ait affaire à un nom de lieu, à rapprocher peut-être de La Sizeranne, ancien hameau et château à Beausemblant, dans la Drôme, département où il y a aussi un château de la Siseranne à Marges. Concernant le château de la Sizeranne, la première graphie connue est Soseiranas (1194), terme qui semble à rapprocher du mot “suzerain”. Dans une autre région, il existe un hameau de Cizerol à Noueilles (31). Là, il semble qu’on ait affaire à un lieu où pousse le cerisier. Reste à savoir ce qu’il en est exactement pour Cizeron (à noter que le suffixe -on est fréquent dans le Forez).
Clabaut Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, le nom se rencontre aussi sous les formes Clabau, Clabaud, Clabault, Clabaux, Clabeaut, Clabeaut, Clabeaux. On peut penser au moyen français clabaud (chien qui aboie beaucoup, puis homme qui crie beaucoup et sans motif), mais il faut aussi envisager un nom de personne d’origine germanique, à rapprocher de Claerbout, Claerboudt, Claereboudt, Claerebout, Clarebout, Clerbout (latin clarus = clair + bold, bald = audacieux).
Claes Très courant en Belgique, c’est un diminutif formé par aphérèse sur le nom de baptême Nicolas (en flamand Niklaas). On trouve aussi la forme Claeys, qui correspond à la variante Niklaais de Niklaas.
Claeys Voir Claes.
Clain Nom très fréquent à la Réunion. Il existe aussi en métropole, où on le rencontre surtout dans le Centre-Ouest (45, 49, 61). En ancien français, le mot clain (variante claim) signifie cri, clameur. Il doit donc s’agir d’un sobriquet donné à une personne criarde. Il y a cependant un autre sens au mot clain : plainte en justice. Mais il semble que les Clain de la Réunion n’aient pas du tout la même origine : leur nom est apparemment une transformation par aphérèse de Sekeling (Jan Sekeling, venu d’Amsterdam et marié à la Réunion en 1688, dont les enfants ont tous porté le nom de famille Clain). Le nom Sekeling est à rapprocher du vieux néerlandais sekele (= petite faux), et il désigne probablement l’utilisateur de cet outil.
Clair Nom de baptême issu du latin Clarus (clarus = célèbre), popularisé par plusieurs saints des débuts du christianisme, notamment saint Clair, qui aurait été le premier évêque de Nantes.
Clairbaux Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Clairboux), c’est un nom de personne d’origine germanique, identique à Claranbaux (voir ce nom).
Claireaux Le nom est aujourd’hui surtout présent à Saint-Pierre-et-Miquelon, mais il semble originaire de la Manche. Il s’agit d’un diminutif du nom de baptême Clair (saint Clair fut le premier évêque de Nantes). Variantes : Clairaud (23), Clairault, Clairaux (50), Claireau (44), Clairel (14) et sans doute Claireux (44).
Clairet Diminutif de Clair (voir ce nom), le patronyme est porté est porté dans le Pas-de-Calais, mais aussi dans la Loire et l’Allier. Double diminutif : Claireton (17). Matronyme : Clairette (974). Avec d’autres suffixes : Clairin (10, 51, 41), Clairiot (88), Clairo (62, 57), Clairon (59, 85, 971), Clairot (39, 35, 22) et ses dérivés Clairotte, Clairottet (39, 70).
Claisse Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, c’est une forme francisée de Claes, hypocoristique du néerlandais Niklaas (= Nicolas). Variantes : Clais, Claise, Claix.
Clamens Le nom, porté dans la Haute-Garonne et les départements voisins (11, 82) est une variante du prénom Clément, tout comme les formes Clamen (13, 83) et Clament (24, 18).
Clanché Nom surtout porté en Lorraine (57, 88). Désigne sans doute un gaucher, ou encore une personne gauche, maladroite. A rattacher à l’ancien français esclenc (= gauche), qui a donné l’adjectif esclenchier. On trouve également, avec le même sens, les patronymes Clanchet, Clancher, Clanchier, ou encore Leclanché. En Bretagne, on rencontre des Le Clanche ou Le Clainche, Leclainche.
Clanet Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Clanet. Un hameau porte ce nom en Gironde (commune de Saint-André-de-Cubzac), un autre dans l’Ariège (Montardit). Vu la fréquence du patronyme dans l’Ariège et les P-O, c’est la seconde solution qui paraît la bonne.
Claparède Surtout porté dans l’Hérault et le Cantal, désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Claparède ou qui en est originaire. Le toponyme a le sens de lieu pierreux (voir Clapier) et est assez fréquent en Languedoc.
Clapier Le nom est porté notamment dans l’Hérault et le Vaucluse. Variantes : Clapié (34, 82, 25), Clapiers, Clapiès. On trouve aussi en Savoie la forme Clappier. C’est un toponyme très fréquent, avec le sens de tas de pierres, lieu rocailleux (racine *clapp = pierre, sans doute préceltique). On trouve, avec le même sens, les noms Clap (07), Clape, Clapp, Clappe (26), Clappaz (Savoie), Clapt (30, 07).
Claque Porté dans le Pas-de-Calais, ce nom très rare est difficile à expliquer avec certitude. On le rencontre parfois comme toponyme, associé le plus souvent à un bois ou à une forêt.
Claquin Le nom est assez fréquent dans le Finistère (variante : Claquint). On trouve la forme Cléquin dans le Morbihan. Le claquin était en ancien français la monnaie des comtes de Flandre et des ducs de Bourgogne. On peut penser au surnom d’un monnayeur.
Clar Surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, c’est un nom de baptême, équivalent du français Clair (voir ce nom).
Clarac Porté dans l’Ariège, le Gers et la Haute-Garonne, désigne celui qui est originaire de Clarac, nom de deux communes des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne, ainsi que de plusieurs hameaux. Dans l’Ariège on rencontre des hameaux appelés Clarac à Baulou et au Vernet, mais c’est dans le Gers que le toponyme est le plus répandu (Auch, Roquefort, Sempesserre, Montpézat, Ricourt, Lupiac, Haget). Signification : le domaine de Clarus, nom d’homme latin. Variantes : Claracq (64, nom d’une commune de ce département), Clarat (11, 66).
Claranbaux Porté dans le département du Nord, le nom est plus fréquent sous les formes Clairambaud, Clairambault (45, 36), Clairembault (49), Clairenbeaud (33, 79), , Clareboudt, Clarebout (59, 62), Clarembaux (63), Clérambault (86), Clérambaut (36), Clérambaux, Clérambeaux, Clérembault, Clérembaut, Clérembaux, Clérembeau, Clérembeaux, Clérembot (61, 14, 971). C’est un nom de personne d’origine germanique formé sur le latin clarus (= clair, illustre) et le germanique bald, bold (= audacieux).
Claret Diminutif correspondant à l’ancien nom de baptême Clair (< latin clarus = illustre, brillant), qui a été porté par plusieurs saints des débuts de la chrétienté. C’est en Savoie et en Dauphiné que le nom est le plus répandu.
Clari Porté notamment à Trieste, ainsi que vers Milan et Turin, c’est un nom de personne issu du latin Clarus (= lumineux), correspondant au prénom français Clair. Variante : Claro (Campanie). Matronyme : Clara (Piémont). Le nom est beaucoup plus fréquent en Italie sous les formes Chiari (moitié nord de la péninsule) et Chiaro (Campanie). Matronyme : Chiara (Piémont, Sicile).
Clarion Diminutif du nom de baptême Clair (voir ce nom), le patronyme est aujourd’hui surtout porté en Guadeloupe et en Provence (13). Variante : Clariond (04, 84, 83). Formes voisines : Clariou (34, 30), Clariot (84), Clario (31, 32).
Clarisse Nom porté dans le département du Nord, où l’on trouve aussi les formes Claris, Clarist. Semble correspondre au prénom féminin Clarisse (latin Claritia, diminutif de Clara = Claire), mais il pourrait bien s’agir plutôt d’une variante flamande du prénom masculin Clair (voir ce nom).
Clarisson Le nom, assez rare, est porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique, ainsi qu’en Corrèze et dans le Cantal. Il devrait s’agir d’un diminutif du prénom Clair, plutôt que du prénom féminin Clarisse. Variantes ou formes voisines : Clarissou, Clarissoux (19).
Clark, Clarke Le nom est essentiellement porté en Angleterre, mais on le rencontre aussi dans l’Oise. Il correspond au français Clerc (voir ce nom).
Clarmont Porté dans la Haute-Garonne et dans l’Ariège, désigne celui qui habite un lieu-dit Clarmont (Clairmont, Clermont), autrement dit le mont clair, toponyme très fréquent.
Clarot L’un des nombreux diminutifs de Clair (voir ce nom) porté notamment dans l’Aisne et dans la Marne.
Clary Dans les Alpes-Maritimes, le nom semble être une variante de l’italien Clari, qui correspond au prénom Clair. Dans le Nord, il désigne celui qui est originaire de la commune de Clary (59).
Clastres, Clastre Voir Claustre, dont Clastre est une forme contractée.
Clatin Nom rare porté en Bretagne (22). La forme Glatin (35) devrait en être l’équivalent. Je n’en connais pas la signification.
Claude Nom de baptême formé sur le latin Claudius (qui signifie au départ boiteux). Saint Claude, qui a donné son nom à une ville du Jura, ne fut pas évêque de Besançon comme on le croit souvent, mais abbé du monastère de Saint-Oyand (VIIe siècle).
Claudel Diminutif de Claude très fréquent dans les Vosges et en Normandie (76).
Claudepierre Nom de baptême ou nom de famille composé (Claude + Pierre) porté surtout dans les Vosges et le Haut-Rhin.
Claudin Diminutif de Claude porté surtout en Lorraine. Diminutifs de Claudin : Claudinon (42), Claudinot (70).
Claudon Dérivé du prénom Claude, le nom est fréquent en Lorraine (54, 88).
Clauet Surtout porté en Picardie (02, 80), devrait être une variante de Clouet (voir ce nom). Avec un autre suffixe : Clauin (80).
Claus Variante de l’allemand Klaus, hypocoristique de Nicolas. Nom rencontré dans l’Est, notamment en Alsace.
Clausel Le nom est surtout porté dans l’Aude. Variantes : Clausell, Clausells (66), Clausels (12), Clauzel (30, 11, 19). Forme féminine : Clauzelles (11). C’est un toponyme désignant un petit enclos, un petit domaine rural.
Clausier Rencontré aussi sous la forme Clauzier, le nom semble originaire de l’Ardèche. Il faut le rattacher à l’occitan clausa (enclos, domaine rural), soit pour désigner l’exploitant de ce domaine, soit comme toponyme : un hameau s’appelle Clauzier à Sainte-Eulalie (07), un autre le Clausier à Sainte-Anastasie (15).
Claustre, Claustres Le nom signifie cloître, et a pu désigner celui qui vivait dans un cloître ou habitait à proximité de celui-ci. Notons cependant que le nom, dans la France du sud et en Catalogne, désignait aussi la cour intérieure d’une maison, autour de laquelle s’organisait l’ensemble du bâti.
Clautour Le nom est surtout porté en Vendée (également 41, 79). Variantes : Clotour, Cloutour, Cloutou, Cloutoux. Il correspond à l’ancien français clauteur, qui désignait un crocheteur (celui qui portait des fardeaux à l’aide d’un crochet). Autre possibilité : un cloutier.
Clavaguera La présence du -a final fait penser à un toponyme. Le nom, en catalan (claveguera), désigne un égout (latin *cloacaria < cloaca). On peut cependant envisager une autre origine, un dérivé du latin clausum, avec le sens de enclos, comme le français Clavières.
Claval Le nom est surtout porté dans la Corrèze. Il devrait désigner celui qui est originaire de Claval, hameau à Branceilles (19). Sens probable du toponyme : enclos, lieu clôturé.
Claveau Le claveau (ou clavel) étant un clou, on a affaire à un surnom désignant sans doute celui qui fabrique ou vend des clous. Le nom est surtout porté dans l’Indre-et-Loire. Variantes : Clavaud, Clavault (87, 86), Clavel (38, 48).
Clavelier Porté dans le Puy-de-Dôme et l’Allier (variante : Clavellier, 42), le nom pourrait désigner un cloutier, mais il doit s’agir plutôt d’un toponyme avec le sens de clouterie, nom d’un hameau à Saint-Sauveur-la-Sagne (63). Il semble qu’un ancien fief se soit aussi appelé Claveliers dans le Cantal. Le nom Clavilier et sa variante Clavillier (15) ont le même sens.
Claveloux Nom surtout porté dans la Loire (variante : Clavelloux). Difficile de se faire une idée exacte : clavel (dont clavelou est un dérivé) semble corespondre au mot “clou”. On propose parfois un sobriquet désignant celui qui a le visage vérolé (plein de petits clous). A noter cependant le hameau des Clavelloux à Vernières-en-Forez (42).
Clavenna Nom italien porté en Lombardie. Variante rare : Clavena. Il désigne celui qui est originaire de Chiavenna, commune lombarde de la province de Sondrio, dont le nom médiéval était Clavenna.
Clavera Nom rare porté dans l’Aude. Il est plus fréquent sous la forme Clavère, rencontrée notamment en Béarn (également aux Angles, 66). C’est un toponyme, qui semble désigner un lieu fermé, un enclos. Une forêt s’appelle la Clavera à La Llagonne (66), et il existe de nombreux hameaux (la) Clavère dans le Sud-Ouest (64, 31, 47).
Claverie Nom très courant dans les Pyrénées. On peut penser à une fabrique de clous, mais il s’agit en fait d’un toponyme désignant un enclos.
Clavet Porté notamment dans le Tarn-et-Garonne et dans le Gers, semble désigner celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Clavet. Dans la région concernée on notera les hameaux de ou du Clavet à Lisle-sur-Tarn (81), à Sieuras (09), à Casseuil et au Pian-sur-Garonne (33). Le toponyme pourrait avoir le sens de petit enclos.
Claveyrolles Porté dans le Cantal et dans le Gard, c’est un toponyme avec le sens de “petit enclos” (dérivé de l’occitan “clavièra”). Variantes ou formes similaires : Clavairolle, Claveirole, Claveirolle, Claverole, Claverolles, Claveyrole, Claveyroles, Claveyrolle, ainsi que les formes limousines Claverolas, Claveroulas, Claveyrolas, Claveyrolat, Claveyrollas. Concernant le Gard, un hameau porte ce nom à Saint-Bonnet-de-Salendrinque. Toujours dans le Gard et les départements voisins, on trouve les formes Clavairoly, Claveirolly, Claveiroly, Claveroli, Claveyroly, qui ont la même origine et peuvent correspondre à une latinisation du nom dans les actes anciens.
Clavier Porté dans diverses régions (surtout 44, 18, 42), correspond à un métier ou plutôt une fonction : celui qui était chargé de porter les clés (d’une ville, d’un monastère etc…), un portier. Variantes : Clavié (31, 47, 40), Clavé (40, 64, 31). Il peut s’agir parfois aussi d’un toponyme avec le sens de lieu clôturé.
Clavière Le nom est porté en Corrèze et en Saône-et-Loire. Variantes : Clavieras (18), Clavières, Claviers (46, 40, 33). C’est un toponyme fréquent désignant un lieu clôturé.
Clavioz Nom savoyard qui semble en rapport avec le substantif clé. Peut-être celui qui avait la charge des clés de la commune (équivalent de Clavier, Clavaire).
Clavreul Correspond à l’ancien français claveruel, sans doute une sorte de vrille. Surnom donné à celui qui utilisait cet outil. Le nom est surtout porté dans la Mayenne. On trouve la variante Clavreuil dans le département voisin du Maine-et-Loire.

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