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Noms commençant par C

Cabaillès-Candavoine
Candel-Cart
Carta-Cavanna
Cavarelli-Chamboissier
Chambolle-Chasles
Chaslon-Chiappini
Chiaradia-Clavreul
Cléach-Collomb
Collonge-Corbière
Corbillé-Coulombe
Coulombel-Cretier
Cretin-Czura


Cléach Ou Cléac’h. Porté dans le Finistère, le nom est l’équivalent de Créac’h, Créach, nom de famille formé sur un toponyme désignant une colline, une hauteur (breton krec’h = colline, vieux breton creac’h).
Cléban, Clébant Nom porté en Belgique. Semble correspondre au latin médiéval clibanus (= four).
Clèdes Surtout porté dans les Landes, devrait désigner celui qui est originaire de Clèdes, commune du même département, ou d’un autre lieu-dit portant ce nom. Le toponyme correspond à l’occitan “cleda” (= claie, barrière, terme surtout employé pour un parc à brebis). Le nom Clède a le même sens. Clédou devrait en être un diminutif. Quant à Clédat (Limousin, Périgord), le terme désigne un parc à brebis en occitan.
Cleenewerk Egalement écrit Cleenewerck, le nom signifie mot à mot ‘petit travail’ en néerlandais (klein + werk). Difficile de savoir à quelle activité précise il correspond.
Cleeren Porté en Belgique, c’est un génitif néerlandais correspondant au prénom français Clair (éventuellement au féminin Claire).
Clémenceau, Clemenceau Diminutif du nom de baptême Clément, surtout porté dans le Bordelais et en Poitou-Charentes. Formes voisines : Clémençat, Clémencel (matronyme Clémencelle), Clémencet, Clémencin, Clémençon, Clémençot, beaucoup des ces noms se rencontrant en Bourgogne et dans les régions voisines. On trouve aussi des variantes avec a : Clémanceau, Clémancet, Clémancey, Clémançon.
Clémencier Porté dans la Côte-d’Or et le Jura, c’est sans doute un diminutif du prénom Clément.
Clément, Climens Nom de baptême (latin Clemens = bon, pacifique). Plusieurs saints ont porté ce nom.
Clementelli Diminutif de l’italien Clemente, Clementi (= Clément, nom de baptême). Assez rare, on le rencontre dans la Basilicata et la région romaine. Avec un autre suffixe : Clementini.
Clemmersseune Nom rare porté dans le département du Nord. D’origine flamande, il devrait désigner en néerlandais le fils (“zoon”) de Clément (ou Clémence), comme l’indiquent les graphies médiévales Clemmesone ou Clemmenzone.
Cléophas Porté notamment dans l’Hérault (également 54, 972), c’est un ancien nom de baptême qui correspond au grec Kl(e)opas, forme abrégée de Kleopatros (= né de père glorieux). Clopas ou Cléopas est mentionné dans les Evangiles comme étant un proche de Jésus : ‘Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.’ (Jean 19:25). Cette Marie, femme de Clopas, appelée parfois Marie de Cléophas, est plus connue sous le nom de Marie-Jacobé, l’une des ‘Saintes Maries de la Mer’, ce qui explique la vogue du prénom Cléophas en Provence et en Languedoc. Variantes : Cléophat (973), Cléophax (13).
Cler Variante de Clair (voir ce nom) portée dans des régions très diverses (39, 17, 46).
Cléray Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et dans l’Eure, désigne celui qui est originaire du Cléray, nom de hameaux à Landavran (35), Argentré (53), Feneu (49), Fay (72) et Belfonds (61).
Clerbois Le nom pourrait désigner une clairière. Cependant, vu sa localisation dans le département du Nord, il faut plutôt le considérer comme une variante de Clerbout, nom de personne d’origine germanique (voir Clabaut et Claranbaux).
Clerc Le nom désigne en principe un clerc (latin “clericus”), membre du clergé mais pas forcément prêtre. En fait, il désigne surtout un lettré. Le sens actuel de secrétaire (notamment chez un notaire) apparaît plus tardivement (XVe siècle). Attention : dans certains cas Clerc peut être une variante du prénom Clair.
Cléret Le nom est porté dans des régions assez diverses (62, 63, 78, 50 notamment). On a le choix entre deux possibilités : soit un diminutif du prénom Clair, soit un toponyme avec le sens probable de petit étang.
Clerfeuille Le nom est surtout porté en Charente (également 86, 89). Variante : Clairfeuille (16). C’est un toponyme désignant une clairière. Clerfeuille est un hameau à Asnières-sur-Blour (86).
Clerfond Le nom est porté en Normandie (14, 50). C’est l’équivalent de Clairefond, Clairfond (26), toponyme désignant une source aux eaux claires. Dans la Drôme, Clairefond est le nom d’un lieu-dit à Montélier (Clara Fonte, 1540).
Clergerie Le nom est porté en Dordogne et en Corrèze. Il désigne celui qui est originaire de la Clergerie, nom de nombreux hameaux (surtout dans l’Ouest). Il pourrait s’agir ici de la Clergerie à Fleurac (24). En ancien français la clergerie était le greffe (tenu par les clercs), mais le toponyme a pu désigner un établissement religieux (sorte de séminaire). On trouve également en Dordogne les patronymes Clergereau, Clergereaux (jeune clerc ?). Enfin, Clergerie se rencontre dans les noms de famille Laclergerie et Villemonte de la Clergerie, portés dans le même département.
Clerget Porté en Bourgogne, Champagne et Franche-Comté, c’est un diminutif de Clerc (voir ce nom). Avec un autre suffixe : Clergeot (même région).
Clérin Assez fréquent dans l’Yonne, également présent dans la Somme, c’est un diminutif du nom de baptême Clair (voir ce nom).
Cléris C’est dans l’Eure que le nom est le plus fréquent, on l’y rencontre aussi sous la forme Clérisse, dont Cléris semble une masculinisation. C’est un nom de baptême féminin, Clarisse, dérivé de Clara (= Claire). Les clarisses sont aussi un ordre religieux fondé par sainte Claire au XIIIe siècle. Variantes : Clarice, Claris, Clarisse.
Clermont Originaire de Clermont. Le seul problème, et il est de taille, c’est qu’il y a des dizaines de Clermont en France !
Cléron Surtout porté en Seine-Maritime, c’est un dérivé du nom de personne Cler, variante de Clair (voir ce nom). Forme similaire : Clairon.
Cléry Surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme, désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités ainsi appelées (sept communes dont une dans la Somme et plusieurs hameaux). Signification du toponyme : le domaine de Clarius, nom d’homme latin.
Clet Nom fréquent dans l’Isère, présent également en Normandie (76). C’est un diminutif formé par aphérèse sur Anaclet, nom de baptême popularisé par un des premiers papes (du grec anaklesis = demande d’aide).
Cléty Surtout porté dans le Pas-de-Calais, le nom désigne celui qui est originaire de Cléty, commune du même département. Signification probable du toponyme (Kilciacum, Kiltiacum au IXe siècle) : le domaine de Celtus, nom de personne gallo-romain (= le Celte).
Cleugnet Rare et porté dans le Pas-de-Calais (variante : Cleugniet), rencontré sous la forme Clugnet dans l’Ain, c’est une variante de Clignet (voir Clignez). A noter l’existence d’un lieu-dit le Courtil Cleugnet à Zoteux (62).
Cliche C’est dans l’Aisne que le nom est le plus répandu. C’est l’équivalent picard de l’ancien français clice, qui désignait notamment l’osier tressé. Sans doute le surnom d’un fabricant d’objets tressés (par exemple des clisses, petites claies pour égoutter les fromages). On trouve toujours dans l’Aisne la variante Clisse. Diminutif : Clichet (02).
Clicheroux Surtout porté en Belgique, paraît être le surnom d’un sonneur de cloches (ancien wallon “clicerol” = sonnerie de cloche, cité par le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane).
Clicquot de Mentque Voir Cliquot pour le sens de Clicquot. Quant à Mentque, c’est le nom d’une commune du Pas-de-Calais (Mentque-Nortbécourt).
Clidassou Rare, le nom est porté dans la Creuse. Variante : Clidassoux. Il devrait s’agir d’un diminutif de l’occitan cleda (= claie, parc à brebis).
Clignez Porté dans le Nord et en Belgique, rencontré aussi sous la forme Cligniez (Picardie), le nom est une variante de Clignet (77, 51). C’est sans doute un dérivé de l’adjectif d’ancien français clin (= incliné), surnom d’un homme voûté ou toponyme (terrain en pente). Le rapport avec le verbe “cligner” semble douteux, même si le nom “clinet” est attesté en ancien français (Godefroy) avec le sens de “clignement d’oeil”.
Climaco Nom assez rare d’origine portugaise. Il s’agit d’un ancien nom de baptême (en français Climaque), qui renvoie à un saint du VIIe siècle, saint Jean Climaque, moine et ermite du monastère du Sinaï. Il écrivit un traité de spiritualité et de vie monastique, L’Echelle du Paradis, qui lui valut son surnom de Climaque (en grec, klimakos = échelle). Fête : le 30 mars.
Clin Surtout porté en Picardie et dans la Manche, correspond en principe à l’ancien français clin (= terrain en pente). Il s’agirait donc au départ d’un toponyme.
Clinard Surtout porté dans l’Eure-et-Loir (également 77, 45), c’est un dérivé de Clin (voir ce nom) dans lequel M.T. Morlet voit un sobriquet pour un homme courbé, voûté.
Clinquart Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom a pu désigner un homme bruyant (racine néerlandais klink), mais c’est aussi une sorte de monnaie. Variante : Clainquart. Le rapprochement avec la monnaie est évident dans les noms Clinckemaille, Clinckemaillie, Clinckemalie, Clinkemaillie (59), la maille étant une monnaie de peu de valeur.
Clinton Désigne celui qui est originaire d’une localité anglaise portant ce nom, sans doute Glinton dans le Northamptonshire, toponyme mentionné en 1060 sous la forme Clinton, qui paraît évoquer un enclos.
Clion Nom surtout porté en Poitou-Charentes (79, 17). Désigne celui qui est originaire de Clion, nom d’une commune de la Charente-Maritime (également commune de l’Indre). Sens du toponyme : dérivé de clie, qui désigne un lieu clôturé (gaulois *cleta).
Clipet Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais, où il est déjà présent au XVIe siècle. Variante : Clippet. Le dictionnaire de du Cange (XVIIe siècle) donnait pour le mot “clipet” le sens de battant de cloche. L’idée de battre semble de toute façon présente dans le nom. L’ancien français connaît aussi les mots “clipee” (= coup) et “clipon” (= bâton), le wallon les mots “clipot” (= gaule, bâton) et “clipoter” (= battre). À noter le nom voisin Clippe, porté dans le Nord et en Belgique, de sens incertain : s’il est wallon, il peut désigner un rondin (source : Herbillon et Germain). S’il est flamand, on pensera plutôt au néerlandais “klip” (= falaise).
Cliquennois Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Cliquennoy, Cliquenois, Cliquenoy. Il désigne celui qui est originaire du Cliquenois, hameau à Wambrechies (59).
Cliquot Le nom est porté dans l’Aisne et l’Oise, ainsi que dans les Ardennes. Avec un autre suffixe : Cliquet (59). C’est un diminutif de Clicq, Clique (59, 62), surnom onomatopéique qui pourrait avoir été donné à un sonneur de cloches ou à un porteur de clochette (marchand ambulant par exemple).
Clisse Très rare, le nom est porté dans l’Aisne. Il pourrait correspondre à l’ancien français esclisse (traîneau utilisé pour les tâches agricoles), mais on pensera aussi au mot ‘clisse’, claie d’osier servant à égoutter les fromages (ancien français clice).
Clisson Désigne celui qui est originaire de Clisson, nom d’une commune de Loire-Atlantique, également château et hameau à Boismé (79), ou encore hameau à Saint-Jean-de-Monts (85) et à Saint-Sauveur-des-Landes (35). C’est dans les Deux-Sèvres que le nom est le plus répandu. Signification : le domaine de Cliccius, nom d’homme latin.
Clivaz Nom venant en principe de Suisse (Valais), qui devrait être un toponyme désignant une pente (cf. le latin “clivus”).
Clo Curieux nom porté dans le Haut-Rhin au moins depuis le XVIIe siècle. Difficile de se prononcer, mais il pourrait s’agir d’un hypocoristique de Nicolas, à rapprocher de formes telles que Niclot (55, 54). Seules des attestations plus anciennes permettraient d’en savoir plus.
Cloarec C’est l’équivalent breton du français Clerc (voir ce nom). Variantes : Cloérec, Cloirec, Clorec, Clouérec, Le Cloarec, Le Cloerec, Le Cloirec.
Cloatre, Cloâtre Voir Cloitre. Nom surtout porté dans le Finistère (variante : Cloastre).
Clochard Le nom est porté dans les Deux-Sèvres et les départements voisins (49, 85). Il devrait s’agir d’un sobriquet pour un boiteux (ancien français “clochier” = boiter).
Cloche Porté dans diverses régions de France, c’est dans le Nord et l’Aisne que le nom est le plus répandu. Souvent écrit “de la Cloche” dans les anciens registres, il a dû désigner celui qui habitait près du clocher ou qui était chargé de sonner la cloche. Autres sens possibles : surnom d’un boiteux (ancien français “cloche”), ou encore porteur d’un grand manteau appelé “cloche”.
Clochepin Porté dans la Somme depuis plusieurs siècles, le nom paraît avoir désigné un boiteux (cf. l’ancien français “clopin” = boiteux et le verbe “clocher” = boiter).
Clodic Diminutif du prénom Claude, porté dans le Morbihan.
Cloitre, Cloître Désigne celui qui habite un lieu-dit le Cloître, où se trouvait un monastère. C’est en Bretagne que le nom est le plus répandu (29), on le trouve aussi en Savoie et en Dauphiné (variante Cloitres), ainisi que dans l’Oise. A noter les communes bretonnes du Cloître-Pleyben et du Cloître-Saint-Thégonnec (29).
Cloix Le nom est fréquent dans la Nièvre. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un enclos, tout comme son diminutif Cloiseau, porté dans le même département.
Clolot Rare, le nom est porté en Haute-Saône. Sens incertain. Il existe un lieu-dit la Ferme du Clolois à Jussey (70), qui semble en rapport avec le nom de famille. On peut aussi envisager une contraction de *Claudelot, double diminutif de Claude.
Clolus Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Clolue. La forme Clolux (21) semble équivalente. Sns incertain. Peut-être un éventuel toponyme, “Clos Luce”, à rapprocher du Clos-Lucé à Amboise.
Cloménil Le nom est porté dans l’Eure. Variante : Clomesnil (14, 28). Il désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé (sens probable : maison rurale avec un enclos ou une fortification, “clos mesnil”).
Clooney Le nom vient d’Irlande et désigne celui qui est originaire de Clooney, localité d’Irlande du Nord.
Cloots Forme génitive de Cloot, nom de personne flamand qui correspond soit à Claude, soit à Cloud (germanique Hlodwald).
Cloppet Nom porté en Savoie, rencontré sous la forme Clopet en Charente. Il désigne un boiteux, tout comme la forme plus rare Clopt (74) ou encore les noms Clop (84), Clopeau, Clopeaud (79). Etymologie : latin cloppus, à l’origine de l’ancien français clop et du verbe clopiner.
Cloputre Le nom semble originaire de Normandie (28, 61). Aucune solution, sinon un éventuel et peu agréable rapprochement avec le cloporte. A noter que le nom de famille Cloporte existe dans la Loire.
Cloquette Porté en Normandie et en Picardie, désigne, tout comme Cloquet, celui qui utilise une clochette (peut-être un marchand ambulant).
Clos voir Delclos.
Close Nom rencontré en Belgique. C’est un hypocoristique du nom de baptême Niklaus (= Nicolas), formé par aphérèse. Autres formes : Clos, Closse.
Closier Surtout porté dans les Côtes-d’Armor et la Sarthe, le nom désigne un métayer ou un jardinier (dérivé de clos = enclos, puis métairie, jardin).
Closson Surtout porté dans la Marne, c’est un diminutif de Closs, Closse (57, 51, 52, 88), autres formes de Claus, Clauss, Clausse (= Nicolas). Avec un autre suffixe : Closset, Clausset (57, 55).
Clot, Clotes Terme topographique. Originaire d’un mot préroman, le clot est un endroit creux. La forme féminine clota (> Clotes) semble désigner une dépression plus grande, plus profonde.
Clotilde On trouve ce nom à la Guadeloupe. Comme c’est souvent le cas, il doit s’agir d’une esclave à qui on a donné comme nom de famille un prénom féminin (le prénom de sa marraine ?). Quant au nom Clotilde, c’est au départ un matronyme germanique, Hlothilda ( hlod = gloire + hiltia = combat).
Clouaire Variante de Clothaire, Clotaire, nom de personne d’origine germanique (Hlothari : hlod = gloire + hari = armée). On trouve le nom Clouaire en Normandie (14). Les Clotaire se rencontrent dans les Landes et à la Guadeloupe.
Clouatre, Clouâtre Variante de Cloitre, Cloître (voir ces noms) portée au Canada ou en Louisiane. Les plus anciennes mentions connues en France situent le nom dans la région grenobloise. A noter qu’il a été parfois déformé en Cloutre.
Clouet Diminutif du nom de baptême Cloud (germanique Hlodwald > Chlodwald : hlod = glore + wald, de waldan = gouverner). Le nom est fréquent dans la Loire-Atlantique et dans la Marne (également présent en Belgique).
Clouseau Porté dans le Loiret, c’est un toponyme avec le sens de petit enclos. Variantes ou formes voisines : Clouzeau (45, 89, 91), Clouzeaud (71), Clouzot (71), Clozeau (91), Clouzet (31, 64, 40), Clouset (18), Clozel, Clozet (07, 42).
Clousier Variante de l’ancien français closier, qui a pu désigner un gardien un portier, mais surtout le paysan qui exploitait une closerie (champ enclos, puis exploitation rurale). Le nom est surtout porté dans le Loir-et-Cher et la Sarthe. Variantes : Closier (22, 72), Clouzier (61, 41, 28).
Cloutier Deux souches apparemment pour ce nom : l’une dans l’Est (51, 55), l’autre en Bretagne (22,35), et peut-être une troisième dans l’Allier. Il s’agit bien sûr d’un métier, celui qui fabrique des clous.
Clouvel Nom porté dans le Puy-de-Dôme, dont Clouvet semble une variante. Il devrait s’agir d’un toponyme : P.-H. Billy (voir bibliographie) signale un lieu-dit “le Clouvel” à Bertignat (63). À noter aussi le bois du Clouvet à Saint-Genès-la-Tourette (63). Aucune idée précise sur le sens de ce toponyme.
Clovis Le nom a été surtout porté autrefois dans le Nord-Pas-de-Calais et en Lorraine. On le rencontre aussi dans les D.O.M. C’est un nom de personne germanique, Hlodowic, de sens identique à Louis (voir ce nom), dont il est un doublet.
Cloysil Nom rare porté dans l’Essonne et l’Ille-et-Vilaine. Sans doute un diminutif de clois, variante de l’ancien français clais, cloie (= lieu clôturé).
Cluet Nom porté en Picardie (02, 60), également présent en Catalogne. Il s’agit vraisemblablement d’une variante de Clouet (voir ce nom).
Cluzet Le nom est porté dans la Creuse, ainsi que dans la Haute-Garonne et le Gers. C’est un toponyme désignant un petit col, un défilé montagneux (dérivé de cluse) ou un petit enclos (dérivé de clos). Variante : Cluset (38, 54). Dans la Creuse, un hameau s’appelle le Cluzet à Sermur (23). Le toponyme est surtout fréquent dans la Sud-Ouest (32, 33). Avec d’autres suffixes : Cluzaud, Cluzeau, Cluzeaud, Cluzeault, Cluzeaux (Limousin, Périgord, Poitou), Cluzel (Rouergue).
Cnaepkens Également écrit Knaepkens, ce nom flamand est un diminutif en -ken du mot néerlandais “knaap”, qui signifie “garçon”.
Cnop, Cnops Variantes de Knop, Knops (voir Knops).
Coalier Nom très rare porté dans la Loire-Atlantique, où on trouve aussi les formes Coilier et Coillier. Sens incertain. Le dictionnaire d’ancien français de Godefroy donne deux définitions pour le mot “coillier” : soit un bélier (animal), soit une enceinte, une clôture. Reste à savoir laquelle est ici la bonne et s’il n’y a pas une autre possibilité.
Coatarmanach Nom rare porté dans le Finistère. C’est un toponyme formé sur le breton koad (coat) qui désigne un bois, suivi d’un complément déterminatif, ici le mot manac’h (= le moine). Autrement dit ‘le bois du moine’. A noter les hameaux de Coat ar Manac’h à Plouégat-Guérand (29) et à Plestin-les-Grèves (22), ainsi que celui de Coat Manac’h à Saint-Renan (29).
Coatgoureden (de) Nom breton désignant celui qui détenait la seigneurie de Couatgoureden, toponyme existant à Bulat-Pestivien (22). Signification : le bois de Goureden (voir Gourden).
Coatléven Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom de famille correspond au hameau de Coatléven (ou Coat-Léven), situé à Trégrom (22), ou encore à Coatléven-Bihan, hameau au Vieux-Marché (22). Si le sens de “coat” est clair (breton “koad” = bois), celui de “léven” l’est moins. On notera cependant que Leven est l’équivalent breton de Léobin, forme primitive de Lubin, nom de personne germanique (qui a donné en Loire-Atlantique les deux communes de Saint-Lumine). À envisager aussi le breton “lia-vaen” (= dolmen).
Coatpéhen Autrefois écrit Coatpéhan, le nom est porté dans le Finistère. C’est un toponyme évoquant un bois (breton “koad”), sans doute un petit bois (“bihan” = petit) : plusieurs hameaux s’appellent Coat-Bihan, mais aucun Coat-Péhan ou Coat-Péhen.
Coatrieux Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un toponyme désignant le bois (coat) situé près du Trieux, nom d’une rivière de ce département.
Coatsaliou Désigne celui qui est originaire de Coatsaliou, ancien domaine situé dans la commune du Trévoux (29). Signification : le bois (koad) de Saliou (voir ce nom).
Cobai Très rare, ce nom est porté en Italie dans la province d’Udine, à la limite avec la Slovénie. Il semble formé sur la racine Cob, aphérèse de Jacob, Jacques, mais je suis loin d’en être sûr. Les porteurs du nom en France (Alsace-Lorraine) viennent du village de Platischis.
Cobbi Voir El Koubbi.
Cobert Nom de personne d’origine germanique, Godberth (transformation du g initial en c) : god = dieu + berht = brillant. Patronyme rencontré en Normandie et en Picardie (76, 80, 62).
Cobigo Nom de famille porté dans le Morbihan. On le considère comme un diminutif du prénom Jacob, formé par aphérèse.
Cobos Nom espagnol. Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités portant ce nom : plusieurs hameaux, ainsi que quatre communes, dont deux dans la province de Segovia, une dans celle de Palencia et une autre dans celle de Burgos. Le toponyme doit avoir le sens de grotte, abri, mais je n’en suis pas certain.
Cocagne On trouve surtout ce nom dans la Seine-Maritime et dans le Jura. Les formes voisines Cocaign et Cocaigne se rencontrent dans le Finistère. Le sens en est assez obscur. Le mot cocagne a désigné en moyen français la pâte de pastel, et il peut s’agir du surnom d’un marchand ou d’un teinturier. A noter cependant le moyen néerlandais kokenje, qui désignait un petit gâteau de sucre.
Cocard Porté notamment dans la Seine-Maritime, le Maine-et-Loire et la Vendée, c’est une variante de Coquard, Cochard (voir ce nom). Autre forme : Cocart (59, 62, 80). Diminutif : Cocardon (77, 89).
Cocarli Nom très rare porté dans la Loire-Atlantique, où il est attesté depuis le XIXe siècle. Aucune idée sur sa signification.
Cocat Nom porté dans l’Isère. Aucune idée, sinon un éventuel rapprochement avec l’italien Coccato, dont le sens n’est pas très clair.
Cocco Le nom est répandu dans toute l’Italie, mais c’est en Sardaigne qu’il est le plus fréquent. On trouve aussi la forme plurielle Cocchi, notamment en Émilie-Romagne. Il devrait s’agir dans la plupart des cas d’un nom de personne médiéval, plusieurs fois documenté sous la forme Coccus au XIe siècle. Son étymologie n’est pas claire. De Felice le rapproche des mots “cocco” (= oeuf, enfant chéri) et “cucco” (= coucou), voire de “cuoco” (= cuisinier, cf. le corse “coccu”). Il est bien sûr possible que, parfois, Cocco soit un sobriquet lié à l’un de ces trois mots.
Cochard Fréquent dans le Finistère, le nom est également porté dans l’Isère et est présent à la Réunion. A rapprocher de Coquard, il peut avoir comme lui plusieurs sens : soit un niais, un benêt, soit un personnage vaniteux ou un débauché. Variante : Cochart (08, 44, 51).
Cochaux Variante de Cocheux, qui selon M.T. Morlet correspond à l’ancien français chaucheur (= débauché). On trouve surtout les Cochaux dans les Ardennes, et les Cocheux dans la Nièvre.
Cochefert Porté en Picardie (02, 80), c’est un surnom donné à celui qui entaille le fer, soit un forgeron, soit celui qui manie l’épée.
Cochelin Le nom, surtout porté dans la Sarthe, signifie ‘petit coq’, un surnom qu’on peut interpréter de nombreuses façons (on pense généralement à un sobriquet pour un homme prétentieux).
Cochenet Nom porté dans la Meuse, où l’on trouve aussi la forme Cochener. M.T. Morlet propose “petit cochon”, sobriquet indiquant la malpropreté ou la paillardise. Cochener pourrait cependant être une variante de Kushner, nom souvent porté par des juifs askhénazes, que l’on rattache en principe à l’allemand Kürschner (= fourreur). Reste à savoir si Cochenet n’est pas lui-même une variante de Cochener.
Cocher Il s’agit en principe d’un éleveur de coqs (le mot cocher appliqué à un conducteur de voitures ne date que du milieu du XVIe siècle). C’est dans le Morbihan que le nom est le plus répandu, mais il semble difficile de le rattacher au breton coch (= entaille).
Cocherel Surtout porté dans le Morbihan et en Basse-Normandie, le nom a pu désigner un marchand de coqs (sens relevé par Godefroy), mais c’est surtout un toponyme, avec le sens de “moulin”. Avec vocalisation de la finale : Cochereau (41, 72, 28).
Cocheret de la Morinière Ce nom de famille, porté aux Pays-Bas, devrait venir de l’ouest de la France. Cocheret y est parfois attesté comme variante de Cocherel (voir ce nom), et Morinière y est un toponyme assez fréquent (voir ce nom).
Cochet Diminutif de coq, c’est sans doute un sobriquet désignant un petit homme vaniteux, ou encore un coureur de jupons. Le nom est fréquent dans l’Aisne, mais aussi en Savoie. Variante : Cochez (59).
Cochetel Diminutif de Cochet (jeune coq, et par métaphore personnage vaniteux), le nom est porté dans la Loire-Atlantique et en Vendée. Variante : Cocheteau. Avec un autre suffixe : Cocheton (41).
Cocheteux Le nom désigne celui qui fabrique ou vend des chausses. On le rencontre dans l’Oise et le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Cocheteur, Caucheteux (voir ce nom).
Cochin Porté notamment dans le Maine-et-Loire et l’Eure-et-Loir, le nom désigne un jeune coq, surnom probable pour un homme vaniteux. Dérivé : Cochinard (08, 90).
Cochois Porté notamment dans la Seine-et-Marne et la Seine-Maritime, désigne celui qui est originaire du Pays de Caux. Variante : Cochoix (également Cauchois, Cauchoix).
Cochon C’est dans la Mayenne que le nom est le plus répandu. Le lien avec l’animal semble évident, reste à savoir s’il représente ici la saleté ou la paillardise. On trouve aussi le nom en Picardie, où il peut être une variante de Cosson (= marchand). Dérivés : Cochonat, Cochonnat (01), Cochonnaud (17), Cochonneau (72, 85, 41), Cochonnet, Cochonot. En composition : Cochon de Lapparent, nom originaire des Deux-Sèvres, où un hameau s’appelle L’Apparent à Ardin.
Cochou Le nom est surtout porté dans le Finistère. Il faut sans doute le rapprocher de Cochu (95, autrefois aussi 35, 51) et de Cochut (51, 08). Sens incertain : peut-être une variante de Cocu (voir ce nom). Pour Cochou, A. Deshayes (Dictonnaire des noms de famille bretons) pense à un homme potelé.
Cocimano Egalement Cosimano, c’est un patronyme sicilien à rattacher à Cosma, Cosmo, ancien nom de baptême. Voir Cosme.
Cocourel Porté dans le Var, le nom est très rare et corespond au mot “cocorel”, qui peut avoir de nombreux sens en occitan. C’est d’abord un nom de plante (la barbe-de-bouc ou la pivoine officinale, également le narcisse ou une variété de figue pour “cocorela”), mais le terme désigne aussi un poupon et, employé comme adjectif, un homme caressant, galant ou éveillé. Difficile de faire le bon choix !
Cocquel Porté en Seine-Maritime et dans le Pas-de-Calais, c’est un diminutif de ‘coq’, sobriquet appliqué en principe à un fanfaron ou à un coureur de jupons. Variantes : Cocqueel, Coquel, Coquelle (59, 62, 80). Diminutifs : Cocquelet, Cocquelin, Coquelet (Picardie, Artois), Coquelain, Coquelin (Ouest).
Cocquempot, Coquempot Nom surtout rencontré dans le Nord. Il est difficile à interpréter, et on ne peut se livrer qu’à des hypothèses. Par exemple un surnom donné à un cuisinier, celui qui met la poule au pot (en l’occurrence le coq).
Cocquerel Rencontré en Picardie, c’est peut-être un diminutif de coq, sobriquet désignant un jeune homme prétentieux, ou encore un coureur de jupons. Mais on pensera surtout à un toponyme, avec le sens de moulin (cf. la commune de Cocquerelle, dans la Somme). Autre possibilité : marchand de coqs (sens relevé par Godefroy pour cocherel). Variantes : Coquerel, Coquerelle, Cocquerel, Cocquerelle.
Cocquet Diminutif de Coq, un sobriquet qui s’applique en principe à un homme vaniteux ou à un coureur de jupons. La forme Cocquet se rencontre surtout dans le Nord.
Cocrelle Forme contractée de Coquerelle, ces deux noms se rencontrant surtout dans le Nord-Pas-de-Calais. Il s’agit de diminutifs de coq, sobriquets appliqués sans doute à des jeunes gens prétentieux ou à des coqs de village. Voir aussi Coquerel pour une autre possibilité. Variantes : Cocquerel, Cocquerelle, Coquerel. La finale -elle n’indique nullement qu’il s’agisse d’un matronyme.
Cocset Le nom est porté dans l’Aisne. Sens obscur. Peut-être un diminutif de l’ancien français cocusse (= sorte de capuchon, également tête au sens figuré).
Cocteau Le nom est surtout porté dans la Marne. Variante : Cocteaux. C’est un diminutif de Coquet (= jeune coq, surnom probable d’un individu prétentieux ou coureur de jupons).
Cocu Nom surtout porté dans le nord de la France (60, 80) et en Belgique, mais on le trouve aussi dans le Centre (18). Désigne-t-il ou non un mari trompé ? Difficile de répondre avec certitude. L’étymologie est le latin cuculus (= le coucou), qui était déjà employé comme terme injurieux pour désigner un amant adultère (d’après l’habitude du coucou d’aller pondre ses oeufs dans un autre nid), ou encore un amoureux transi. Le sens de mari trompé n’est attesté qu’à partir du XVe siècle, ce qui ne veut pas dire qu’on ne l’ait pas utilisé auparavant, bien sûr. Amant adutère ou mari trompé ? Le choix est délicat, et je me garderai bien de trancher.
Cocusse Le nom de famille est porté en Bourgogne (21, 71), ainsi que dans les Vosges. Il correspond à l’ancien français cocusse, qui désignait une sorte de capuchon (également tête au sens figuré).
Codaccioni Nom porté en Corse. C’est apparemment un dérivé de coda (= la queue), reste à savoir avec quel sens exactement.
Codan Beaucoup de mentions de ce nom en Bretagne autrefois, mais aussi dans les Ardennes, la Marne et la Seine-et-Marne. En Bretagne, c’est une variante de Caudan, sans doute ancien nom de personne mais aussi nom de localité : une commune s’appelle Caudan dans le Morbihan, ainsi que deux hameaux à Yffiniac (22) et à Noyal-Pontivy (56). Pour les Ardennes et les départements voisins, je n’ai aucune idée.
Codega Nom italien porté en Lombardie. C’est un terme qui dans plusieurs dialectes du nord de l’Italie désigne la couenne de porc (également “cotica”). Il a aussi désigné en Vénétie par métonymie une lanterne où on brûlait du suif. Reste à comprendre la signification du surnom.
Coderch Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Coderc. Voir Couderc pour le sens.
Codet, Codez Nom porté dans l’Ouest, la variante Codez se rencontrant surtout dans le Nord. C’est un hypocoristique de Nicod (voir Nicaud) formé par aphérèse.
Codex Nom de famille porté dans l’Ain qui devrait être, tout comme Nicodex (74), un diminutif de Nicod (voir Nicaud pour le sens). Le x final est une particularité graphique de cette région, rencontrée dans de nombreux toponymes (cf. Oyonnax).
Codina Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales. Variantes ou formes voisines : Codinas, Codine. C’est un toponyme catalan désignant le plus souvent un terrain pierreux, dur à travailler (latin cos, cotis = pierre). La forme Codinach (66), également Codinac en Catalogne, devrait être plutôt un dérivé du nom de personne latin Cotinus.
Codognès Variante francisée du catalan Codonyès, forme avec S d’appartenance de Codonyer, qui renvoie au cognassier (évidemment, l’arbre qui produit des coings). Le mot coing (catalan codony) vient de deux formes latines qui se sont mélangées, cydoneum et cotoneum.
Cody Nom porté en Normandie (76). Il s’agit d’une variante de noms comme Caudy ou Caudin, qui semblent avoir un rapport avec l’adjectif chaud (lui-même rencontré comme patronyme). Il pourrait s’agir de sobriquets désignant celui qui est emporté (sens mentionné au XIIe siècle) ou encore celui qui est ardent, sensuel. Mais rien de bien sûr.
Coé Nom rare porté dans les Vosges. En admettant qu’il n’ait subi aucune transformation, il devrait correspondre à l’ancien français “coé” (= qui a une queue), sobriquet qui au Moyen Âge a notamment servi à désigner les Anglais (voir Coué).
Coeffeur Nom rare porté dans le Finistère (variante : Coueffeur). Il correspond au breton “koefer”, qui désigne un coiffeur, mais qui a certainement aussi désigné un fabricant de coiffes (“koef”), sens qui paraît nettement préférable.
Coelho Nom portugais très fréquent, qui désigne le lapin, surnom métaphorique ou métonymique (marchand de lapins), également toponyme sous la forme Coelhos. Variante galicienne : Coello.
Coëlle Nom porté dans l’Oise, à rapprocher peut-être de Coille (62). On a le choix entre un toponyme (= colline), la forme médiévale du mot ‘couille’ (sobriquet) ou encore un hypocoristique des prénoms Nicolas, Nicole.
Coeugnet Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie. Variantes : Coeugneit, Coeugnez, Coeugniet. C’est une variante de noms tels que Cognet (03 surtout), Cougnet ou Coignet. Voir Coignet pour le sens.
Coeur Surnom donné à un homme courageux. On rencontre le patronyme dans diverses régions, mais surtout en Dauphiné.
Coeurdacier Surnom donné à celui qui a un courage à toute épreuve, rencontré dans l’Eure et les Vosges. Variantes : Coeur d’Acier, Coeurdassier.
Coeurderoy Nom de famille rencontré surtout dans l’Yonne et la Seine-Maritime. Variantes : Coeur de Roi, Coeur de Roy. C’est un surnom donné en principe à un homme courageux, vaillant, étant bien entendu qu’il faut toujours se méfier de ce genre de sobriquets.
Coeurdevache Nom assez rare (78, 60), à rapprocher de Cordeboeuf (Limousin) et Coeurdane (70). Difficile de comprendre le sens du surnom. Peut-être une façon de désigner un personnage manquant de courage.
Coeurdevey Originaire de Franche-Comté, le nom signifie “coeur de foi” (vei = variante de fei, la foi en ancien français). C’est un surnom qui devrait désigner un personnage loyal, en qui on peut faire confiance. Le sens religieux est plus tardif. On trouve en Italie la forme Cuordifede.
Coeurdroit Surnom donné à un homme sincère, loyal (coeur droit) ou à un homme au cœur noble (coeur de roi), le nom de famille était autrefois porté dans la Marne. Forme voisine : Coeurdray (35, 53).
Coeuret Surtout porté dans le Calvados (également 22, 72), c’est un diminutif de Coeur, surnom sans doute donné à un homme courageux.
Coevoet Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise. C’est un sobriquet qui signifie en flamand ‘pied de vache’ (coe = vache + voet = pied), surnom sans doute donné à un homme lourdaud, que l’on retrouve en français sous les formes Piédevache, Piedvache, Piévache (35, 61, 22).
Coezi, Coezy, Coëzy Le nom se rencontre aujourd’hui en Guadeloupe. Pourrait désigner celui qui est originaire du village de Coisy, dans la Somme. Mais il est difficile de se prononcer sans connaître l’origine géographique du patronyme.
Coffard Le nom est surtout porté dans la Seine-Maritime. On trouve la forme Coffart dans les Ardennes et le Nord. Ce sont sans doute des variantes de Goffard, Goffart (voir Goffin pour le sens).
Coffec Porté dans le Finistère, c’est le surnom d’un homme ventru (breton kof = panse).
Coffignot Porté notamment dans la Marne (également 02, 77), a dû désigner celui qui fabrique ou vend des paniers.
Coffin Nom surtout porté dans la Somme, également présent dans le Cher. Désigne par métonymie le fabricant ou le marchand de coffins, corbeilles ou paniers d’osier (bas-latin cophinum, emprunté au grec). Le métier est également présent sous la forme Coffinier (80). Diminutifs : Coffineau (85), Coffinet (51), Coffinhal, Coffinot.
Cofflet Le nom est porté en Allemagne, mais ne semble pourtant pas allemand. Vient-il de France ? C’est possible, dans la mesure où un nommé Tassin Cofflet est mentionné à Caen en 1591. Ce nom existe toujours en Normandie sous la forme Lecouflet (également Lecouflé, Lecoufley, forme ancienne Lecoufflet). Il peut correspondre à l’ancien français “escofle”, qui a désigné le milan ou un autre oiseau de proie. À noter cependant que le dictionnaire de Godefroy mentionne le mot “cofflet”, auquel il donne le sens de “sot”.
Coffy Porté notamment dans la Haute-Loire, le nom paraît avoir désigné un fabricant ou un marchand de paniers (français “couffin”, occitan “cofin”).
Cogan Nom de famille breton surtout porté dans le Finistère (variantes : Cogam, Cogant), qui correspond au vieux breton “coucant” (= parfait, sûr, cf. le breton moderne “kaougant” = intégral). Si le nom est anglais, il désigne sans doute celui qui est originaire de Cogan (comté de Glamorgan). S’il est irlandais, il correspond à Mac Cogadhain (nom de personne signifiant “chien de guerre”). Autre possibilité lorque le nom n’est ni breton, ni anglais, ni irlandais : variante de Kogan, forme slave de Cohen (voir ce nom).
Cogé Porté dans le Nord, le nom se rencontre aussi dans l’Eure et le Morbihan. On trouve également dans le Nord les formes Coget et Cogez. Enfin, il y a des Coger en Loire-Atlantique et en Mayenne. Pour les formes du Nord, le dictionnaire de M.T. Morlet envisage des dérivés du néerlandais cogge (= bateau) désignant un batelier. Dans l’Ouest, on pensera plutôt à un toponyme : Cogé est le nom d’un hameau à Parigné (35).
Coglion Voir Couillon pour le sens. Le nom, à graphie italienne, a été porté en Savoie, où on le rencontre toujours sous la forme Collion.
Cogneau Nom rencontré dans le Nord et en Belgique. Plusieurs possibilités. On peut penser à celui qui manie une cognée, donc un bûcheron. Il pourrait également s’agir d’un sobriquet désignant un homme brutal (qui cogne). Enfin, M.T. Morlet signale dans son dictionnaire que le mot cogneau (variante cognel) a désigné en ancien français une sorte de gâteau. Dans ce cas, il pourrait s’agir d’un surnom donné à un pâtissier.
Cognéville Nom porté dans la Meurthe-et-Moselle. Désigne visiblement celui qui est originaire d’une localité appelée Cognéville, mais le toponyme semble avoir totalement disparu aujourd’hui. Peut-être la localité a-t-elle changé de nom ?
Cognie Porté dans le Cher (également 71), devrait désigner celui qui est originaire de Cogny, nom de deux communes françaises, dans le Cher et le Rhône. On trouve plus souvent la forme Cogny (79, 71, 18). Autre variante : Cognye (71).
Cognil Nom rare rencontré dans la Drôme. Variante ancienne : Cognyl. C’est un surnom lié au lapin (ancien français conil, latin cuniculum).
Cognyl Aujourd’hui très rare (quelques mentions en Seine-et-Marne), correspond certainement à l’ancien français conil (= lapin).
Cogoluenhes Le nom est porté en Lozère, tout comme ses variantes Cogoluègne, Cogoluègnes, Cougouluègne, Cougouluenhes (autres graphies : Cougoulaine, Cougouliègne). Il s’agit certainement d’un toponyme, mais je n’ai pas encore réussi à le localiser.
Cogourdant Nom rare porté en Bourgogne (21), écrit aussi Cogordant. Il pourrait avoir une origine provençale, et doit être rapproché de Cougourdan (83, 13), surnom lié à la citrouille, soit comme sobriquet, soit pour désigner un producteur de citrouilles. A noter que Cougourdan est aussi un toponyme, ancien hameau à Aix-en-Provence (13).
Coguiec, Le Coguiec C’est un dérivé du breton kog (= coq), avec un sens qui reste à déterminer. Sans doute un surnom donné à un “jeune coq”, tout comme la forme voisine Coguic.
Coguyec Variante du breton Coguiec (voir ce nom).
Cohan Nom porté en Bretagne et en Normandie (35, 76), également présent en Lorraine (54). Si en Lorraine c’est sans doute une variante du patronyme Cohen (voir ce nom), ce n’est pas le cas dans l’Ouest. Il existe en effet dans l’Ille-et-Vilaine des hameaux appelés Cohan, qui sont à l’origine du nom de famille : communes de Breteil, Saint-Gilles et La Chapelle-Thouarault. A noter aussi la commune de Coulonges-Cohan, dans l’Aisne.
Cohas Le nom est porté dans des régions très différentes : d’une part la Bretagne (Côtes d’Armor), de l’autre le Forez et le Dauphiné, autrefois aussi l’Auvergne. Dans tous les cas il semble s’agir d’un nom de lieu. En Bretagne Cohas pourrait être une variante de Coat (= bois). Ailleurs le sens est plus difficile à définir (peut-être une bande de terre). Il existe un hameau appelé le Cohat à Saint-André-le-Coq (Puy-de-Dôme).
Cohen Un des noms juifs les plus fréquents. Signifie prêtre (en hébreu Kohen).
Cohendy Nom surtout porté dans le Puy-de-Dôme et le Lyonnais (variante : Cohenny). Il y a de fortes chances pour qu’il soit d’origine savoyarde (un hameau s’appelle Cohendy à Combloux, 74). On pense généralement qu’il vient du latin cognitus (= connu), en franco-provençal coindi (= joli, agréable). On trouve aussi en Savoie les noms Cohendet et Cohendoz, avec un sens similaire.
Cohéré Nom rare porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Aucune idée précise. À envisager éventuellement celui qui vendait du cuir ou travaillait le cuir, sens également possible pour le nom Cohérier, porté dans le Puy-de-Dôme.
Cohin Nom surtout porté dans la Sarthe. M.T. Morlet rattache ce nom à Coin, et y voit un terme topographique désignant celui qui habitait à l’angle d’une rue. Cependant, la présence du H, que l’on retrouve dans la variante ancienne Cohain et dans la forme diphtonguée Coïn (autre variante Couin), laisse envisager un rapprochement avec le nom Cohen, souvent porté en Bretagne. L’étymologie en serait l’hébreu kohen (= prêtre), mais, en Bretagne, il n’a pas forcément été porté par des juifs. Le patronyme se retrouve dans le hameau de la Touche Cohin à Auvers-le-Hamon (72).
Cohn Variante allemande de Cohen (voir ce nom).
Cohonner Nom porté dans le Morbihan. Variante : Cohoner. Sens incertain, mais le rapport avec le cochon semble probable. A noter qu’un hameau s’appelle la Cohonnais à Saint-Jean-sur-Couesnon (35).
Cohu Porté dans le Maine-et-Loire et les départements voisins, semble un toponyme correspondant à l’ancien français “cohue” (= hangar, halle, assemblée de justice). Dérivés : Cohuau, Cohuaud. Attention cependant : un autre sens est possible au moins pour les dérivés, celui de “niais, nigaud”, attesté pour “cohuau” dans le parler angevin au XVIIIe siècle (faire le cohuau = faire le niais, regarder quelque chose en nigaud selon le dictionnaire angevin de du Pineau).
Coïc Variante de Cozic, diminutif formé sur Coz (voir ce nom). Le nom est surtout porté dans le Finistère. On trouve la forme Cohic dans le Morbihan.
Coicadan Nom breton rencontré surtout à la limite des départements 44 et 35 (région de Redon). Désigne celui qui est originaire de Cocadin (commune de Conquereuil, 44). Le toponyme se rencontre déjà sous la forme Coicaden dans le cartulaire de Redon (IXe siècle), et pourrait se composer de koad (= le bois) et d’un ancien nom de personne breton, Kaden, qui serait formé sur kad (= combat). Variantes : Coicadain, Coicadin, Cocadin.
Coicaud Le nom est porté dans l’Ouest, notamment dans le Maine-et-Loire (également 44, 17). Variantes : Coicau, Coicault. Sens obscur, du moins pour moi. Le nom semble de formation onomatopéique, peut-être à rapprocher de “coucou”.
Coiffard Nom assez fréquent dans l’Ouest, de la Loire-Atlantique à la Gironde. Désigne peut-être celui qui fabrique ou vend des coiffes. À envisager aussi une variante de Coffard.
Coiffec Porté surtout dans le Morbihan, le nom a dû désigner un marchand ou un fabricant de coiffes. A noter cependant que l’ancien français coife a parfois désigné aussi un coup sur la tête (surnom possible pour un homme violent). Variantes et formes voisines : Coiffic, Coeffec, Coeffic, Coueffec, Coueffic.
Coiffier Le nom désigne un fabricant ou un marchand de coiffes. Il est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. La variante Coiffiez était autrefois portée dans le département du Nord.
Coig Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un toponyme gascon désignant un passage étroit, un col. C’est le nom de hameaux à Aramits, Escot et Rébénacq. En composition : Coigdarripe, Coigdarrippe (arripa = rive, un hameau s’appelle Coigdarrippe à Saucède), ainsi que Coigdarens (le second élément est obscur, mais pourrait évoquer le sable. Un hameau s’appelle Coigdarrens à Monein, c’est aussi le nom d’un cours d’eau à Lacommande, 64).
Coignac Porté en Corrèze, désigne celui qui est originaire de Coignac, nom de deux hameaux à Dampniat et à Saint-Hilaire-les-Courbes (19). Signification probable : le domaine de Connius, nom d’homme gaulois.
Coignard Nom très fréquent en France, notamment dans l’Ouest (35, 29, 49). Semble un sobriquet désignant celui qui aime bien cogner, bref un bagarreur. Autre possibilité : surnom d’un bûcheron (celui qui utilise une cognée). Variantes : Cognard (71), Cogniard (21, 08), Coignart (08).
Coignet Le nom signifie “petit coin”. On peut le considérer comme le surnom d’un bûcheron, mais il semble plutôt s’agir d’un toponyme, de nombreux hameaux s’appelant le Coignet, notamment dans la Manche. C’est en Normandie et dans la Nièvre que le nom de famille est le plus répandu. On rencontre la forme voisine Coignot dans l’Yonne : là encore, il devrait s’agir d’un toponyme (plusieurs hameaux ou lieux-dits dans ce département), désignant une terre qui forme un coin, un angle.
Coignoux Le nom est porté dans la Corrèze. Variantes : Couegnoux, Coueignoux, Cougnoux, Couignoux. Il devrait désigner celui qui est originaire de Couignoux, hameau de la commune de Viam, dans le même département (Coignioux sur la carte de Cassini).
Coillac Rencontré aussi sous la forme Coilhac, devrait désigner celui qui est originaire de Couillac, ancien village à Ustou (09).
Coilland Nom rare porté dans le Finistère, rencontré aussi sous la forme Coillan (22). Je n’en connais pas le sens.
Coin Le nom est surtout porté dans l’Ardèche et la Haute-Saône. Il pourrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Cueno (kuoni = brave). A envisager aussi un toponyme avec le sens de ‘coin’. Variante : Coing (38, 42, 54). Dérivés : Coineau, Coineaud (24, 87).
Coindet Surtout porté dans les Charentes et la région lyonnaise, c’est un diminutif de Coinde, qui correspond à l’ancien français coint (voir Cointeaux pour le sens). Formes voisines : Coindeau, Coindeaux (17, 86, 87), Coindat (23).
Coindre Porté notamment dans la région Rhône-Alpes (variante : Coinde) et dans le Poitou, correspond à l’ancien français “cointe”, dont les sens sont nombreux : prudent, habile, mais aussi brave, vaillant, ou encore joli, élégant. Diminutifs : Coindreau (85), Coindriau (17).
Coinsmann Ce nom, rencontré en Lorraine, est apparemment une variante de Kunstmann, patronyme qui désigne un homme habile, artiste ou artisan. Autre possibilité : variante de Kuntzmann (Kuntz < Kuono = brave).
Cointeaux Diminutif de Coint. L’adjectif coint avait en ancien français plusieurs sens voisins, tous mélioratifs : élégant, raffiné, instruit, habile, et aussi vaillant. Vient du latin cognitus = connu. A vous de choisir ce qui vous va le mieux ! La forme en -eaux est en principe originaire des Ardennes.
Cointepas En ancien français, l’adjectif cointe signifie d’abord habile, prudent, puis gracieux, élégant. Le surnom Cointepas a donc pu être donné à une personne au pas gracieux, à la démarche élégante, ou encore à celui qui se déplace avec habileté et légèreté. C’est dans le Loiret que le nom est le plus répandu. A noter l’existence de formes voisines Cointepois, Cointepoix, qui pourraient évoquer une autre signification, celle-ci restant à définir.
Cointrel Porté dans la Seine-Maritime et la Somme, correspond à l’ancien français “cointerel”, qui a désigné un homme galant ou vaniteux, également un personnage rusé (dans Renart le nouvel, le singe s’appelle Cointeriel). Variante ou matronyme : Cointrelle. Autres variantes : Cointereau, Cointreau, surtout portées dans la Sarthe.
Coirault Le nom est surtout porté dans le Poitou (79, 86). Variantes : Coiraud, Coireau, Coireault. Selon M.-T. Morlet, il devrait s’agir d’un diminutif de Coirier (= marchand de cuir, dérivé de l’occitan “coir”). On notera cependant que Rabelais utilise le terme “coiraux” pour désigner des boeufs engraissés à l’étable (le terme figure aussi dans les dictionnaires de Cotgrave et de Furetière).
Coirier Patronyme vendéen. Désigne un fabricant ou plutôt un marchand de cuir (latin corium).
Coisel Forme normande (14) de Choisel (voir Choizeau), attestée sous la forme “coyseau” en normand ancien. Autre possibilité : meule, tas (ancien français “coisel”).
Coisne Surtout porté dans le Nord et dans l’Oise, a dû désigner par métonymie un marchand de couenne, tout comme sa variante Coine.
Coissieux Surtout porté dans la Drôme (variante : Coissieu), devrait désigner celui qui est originaire de Coussieux, hameau de la commune d’Anneyron (26).
Coj On rencontre le nom notamment en Amérique centrale, mais je n’en connais pas le sens (peut-être une déformation du catalan Coll).
Coja Originaire de Corse, éventuellement d’Italie, le nom est plus fréquent dans ce dernier pays sous la forme Coia. Aucune idée, sinon un éventuel rapport avec le cuir (coio en toscan).
Cojean Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Cojan, Cojen, Cogen. C’est un surnom métaphorique lié au breton cogen (= jeune taureau).
Cokelaer Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Cokelaere, Coquelaere. Il désigne en néerlandais (flamand) un jongleur, un saltimbanque (voir Dekeukelaere).
Col Le nom est surtout porté en Savoie et en Dauphiné. On le rencontre aussi en Auvergne, ainsi qu’en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Dans ce dernier cas, il devrait s’agir d’un hypocoristique du prénom Nicolas. Ailleurs, on pensera plutôt à un sens topographique (colline, passage en montagne).
Coladant Assez rare et un peu plus fréquent sous la forme Colladant, le nom semble originaire du Loir-et-Cher ou du Loiret, en tout cas de la région Centre. Autre forme : Coladan. Il semble désigner celui qui est originaire de Coladan, hameau situé dans la commune de Saint-Aignan-le-Jaillard (45). Je ne connais pas le sens du nom.
Colagrossi Surtout porté dans le Lazio, ce nom italien est composé de Cola, aphérèse du prénom Nicolas (italien Nicola), et de Grossi, forme plurielle de Grosso (= gros, également nom de personne). De nombreux noms sont ainsi formés en composition avec Cola. Parmi ceux qui sont portés en France, notons Colafrancesco (François), Colaianni (Jean), Colalucci (Luc), Colandrea (André), Colangelo (Ange), Colantonio, Colantuono (Antoine), Colarossi (voir Rossi), Colasante, Colasanto, Colasanti (santo = saint, également nom de personne).
Colard Hypocoristique du prénom Nicolas, porté surtou dans le Doubs, rencontré aussi dans la Somme. Variantes : Colar (59), Colart (59, 80, 02). Diminutifs : Colardeau (44), Colardeaux (51), Colardelle (51, 55), Colardon (55), Colardot (25).
Colarelli Très rare et difficile à localiser, ce nom italien devrait être l’un des nombreux diminutifs de Cola, hypocoristique du prénom Nicolas.
Colas Très fréquent dans de nombreuses régions, c’est un hypocoristique du nom de baptême Nicolas. Variante ou matronyme : Colasse (76, 59). Diminutifs : Colasseau (49, 86), Colasson (86, 41), Colassot (69).
Colautto, Colautti Patronyme italien, diminutif de Colà (Colau, Colao), qui est lui-même une aphérèse du nom de baptême Nicolas. C’est dans le Frioul que les noms Colautto (rare) et Colautti sont les plus répandus.
Colavolpe Assez rare et porté dans les régions de Rome et de Naples, c’est un nom composé, formé sur Cola (= Nicolas) et Volpe (= renard, également nom de personne au Moyen Âge).
Colazo Le nom est porté en Espagne, où on le rencontre le plus souvent écrit Collazo. Variante portugaise : Colaço. Son sens initial est celui de frère de lait, mais il a pu aussi désigner un compagnon de service, un domestique.
Colbaut Nom de personne d’origine germanique, Coldbald (cold = froid + bald = audacieux), surtout porté en Picardie. Variantes : Colbeau (59, 45), Colbeaux (51, 28, 08), Colbault (18).
Colbert Peut-être nom de personne d’origine germanique, Coldberht (cold = froid + berht = brillant), le patronyme peut aussi correspondre à l’ancien français collibert, collivert, colvert (= serf, puis homme de basse condition). C’est dans la Somme et la Marne qu’il est le plus fréquent.
Colbin Le nom est si rare qu’il est bien difficile d’en connaître l’origine géographique. Quant à la signification, il pourrait s’agir d’un diminutif de noms tels que Colbert (nom de personne d’origine germanique, Coldberht : cold = froid + berht = brillant).
Colboc Presque exclusivement renconté en Seine-Maritime, et c’est normal : désigne celui qui est originaire de la commune du même nom (Saint-Romain-de-Colbosc, 76).
Colbrant C’est, comme tant d’autres, un nom de personne germanique formé des racines COLD = froid et BRANT = épée. Bien sûr, comme pour tous les noms d’origine germanique, il ne faut pas chercher à assembler les deux racines pour leur trouver un sens (COLDBRANT ne signifie nullement épée froide).
Colbus Porté en Moselle, le nom s’est aussi écrit Kolbus. Il devrait s’agir d’une latinisation de Kolb (voir ce nom).
Colcanap Mot à mot celui qui perd ou qui gâte le chanvre (koll + kanab), ce nom breton porté dans le Finistère a pu désigner de façon ironique un tisserand ou un cordier.
Colchero Nom espagnol désignant celui qui fabriquait ou vendait des couvertures, des matelas.
Cole Fréquent en Angleterre, le nom peut être un diminutif de Nicolas, mais aussi un ancien nom de personne anglais Cola (scandinave Koli), sans doute avec le sens de ‘noir comme le charbon’.
Coleman Dans la plupart des cas, ce nom, très courant en Grande-Bretagne, est l’équivalent du français Colomban (dérivé de columba = colombe, pigeon), nom de personne popularisé par un moine irlandais fondateur du monastère de Bobbio, en Italie (il aurait vécu de 540 à 615).
Colenson Nom surtout porté dans l’Ardèche. Variantes : Colançon, Colanson, Colençon (07, 30). Sens incertain. Difficile d’y voir une variante de Colasson, diminutif de Nicolas. Il semble plutôt qu’on ait affaire à un toponyme, à rapprocher de Colance, (la) Colence, nom d’une rivière et de deux hameaux de la Haute-Loire. Je n’en sais pas plus pour l’instant.
Coléon Le nom est surtout porté dans l’Isère et la Drôme. Variante : Colléon. Il pourrait s’agir d’un toponyme : un ruisseau s’appelle le Coléon à Quaix-en-Chartreuse (38). On pensera aussi à une francisation de l’italien Colleoni (voir ce nom), très fréquent en Lombardie.
Colère, Colere Difficile de se prononcer sur ce nom, qui peut certes désigner un personnage coléreux, mais l’accent a-t-il vraiment toujours existé et a-t-il toujours été à la même place ? C’est aujourd’hui dans l’Isère que le nom, très rare, est le plus porté, mais il était fréquent autrefois en Lorraine, en particulier dans les Vosges, et là c’est une francisation de l’allemand Kohler (voir ce nom).
Colibert Parfois rencontré dans la Marne, le nom est surtout normand (50, 14, 27). Il semble correspondre à l’ancien français collivert, qui a désigné un serf, puis un homme de basse condition, avant de devenir un terme méprisant (latin populaire collibertus = affranchi). Il n’est cependant pas interdit d’envisager un éventuel nom de personne germanique (scandinave), où l’on trouverait les racines koli (= charbon, noir) et berht (= brillant). Pourraient également être des noms de personne les formes Colibeau (62, 53, 93), Collibault (35, 49), Collibeaux (50).
Colignon, Collignon Diminutifs de Colin, Collin, eux-mêmes hypocoristiques de Nicolas. On les rencontre surtout en Lorraine.
Colin, Collin Un des nombreux hypocoristiques formés à partir du nom de baptême Nicolas. On trouve beaucoup de Collin dans la Haute-Marne et de Colin dans la Meurthe-et-Moselle.
Colinas Nom espagnol désignant celui qui est originaire d’un lieu-dit Colinas (= collines). On notera entre autres la commune de Colinas (province de Séville) et celle de Colinas de Trasmonte (province de Zamora).
Colinot Diminutif de Colin (hypocoristique de Nicolas) porté notamment dans l’Yonne et la Vienne, plus généralement en Bourgogne. Autres diminutifs voisins : Colineau (49, 17), Colineaux (56), Colinet (08), Coliniaux (78), Colino (25), Colinon (45, 89). On trouve toutes ces formes également avec deux l.
Coll Formé sur le latin collis, il s’agit d’un toponyme désignant soit un col, soit tout simplement une colline.
Colland Nom porté dans l’Oise. On trouve les variantes plus rares Colant dans le Nord et Colan en Normandie (76). A part un diminutif de Nicolas formé par aphérèse, je ne vois pas grand-chose. Eventuellement le participe présent du verbe coler (en ancien français = embrasser, donner l’accolade) mais ce n’est pas vraiment convaincant.
Collange Originaire d’une localité portant ce nom, par exemple la commune de Collanges (63). Variante : Collanges. Le patronyme est surtout porté dans le Massif Central (63, 07, 43). Sens du toponyme : issu du latin colonica, c’était un mot désignant une terre défrichée par un colon, un terme difficile à définir. Les colons étaient au départ des vétérans de l’armée romaine. Ce furent ensuite des paysans libres (mais qui allaient être bientôt asservis).
Collard Un des nombreux hypocoristiques formés à partir du nom de baptême Nicolas. La forme Collard est fréquente dans la Marne.
Collaro Nom italien assez rare, porté notamment en Campanie (Naples). Le mot “collaro” (“collaru”) est une variante méridionale de l’italien “collare”, avec le sens de “collier, collerette”, mais aussi “anneau”, notamment pour les filets de pêche et plus généralement dans la marine. Autre sens intéressant à signaler : le mot a désigné un collier porté par les membres d’un ordre chevaleresque et, par métonymie, le porteur d’un tel collier. Reste à savoir lequel de ces sens correspond vraiment au nom de famille.
Collart Hypocoristique du nom de baptême Nicolas, surtout porté dans le département du Nord et dans la Somme. Variantes : Colart, Colaert.
Collas Variante de Colas, hypocoristique du prénom Nicolas. Outre Paris, c’est dans la Vienne et l’Allier qu’il y a le plus de Collas. Variante ou matronyme : Collasse (08). Diminutifs : Collasseau (49), Collasson (86).
Colle Fréquent dans les Vosges et la Haute-Saône, c’est un hypocoristique de Nicolas, formé par aphérèse. Le sens est le même pour Collé, Collet.
Colleau L’un des nombreux diminutifs de Nicolas. Le nom est notamment porté dans le Finistère. Formes voisines ou variantes : Colleaud, Colleaux (56, 35, 44), Coleau, Coleaux (59, 62), Colaux, Collaux (08), Collaud (87, 74) et son diminutif Collaudin (71).
Colléaux Le nom est porté en Bretagne (56, 44, 35). Variantes : Colléau (29), Colléaud (35). Il semble s’agir d’un ancien nom de baptême : un hameau s’appelle Saint-Couléau à Tréméoc (29). On rapprochera ce nom de Colliou (29), la racine coll signifiant intime, cher.
Collec Porté dans le Finistère, pourrait comme Colleoc avoir le sens de ‘chéri, choyé’, mais on ne peut négliger un hypocoristique du prénom Nicolas. Le même problème se pose pour les noms voisins Collic, Colliec.
Collemiche Porté en Normandie, notamment dans l’Eure, le nom peut aussi s’écrire Colmiche. En principe, les noms normands commençant par “Colle-” sont des toponymes formés à partir du nom de personne norrois Koli : Collemare, Colleville. Un hameau s’appelle le Lieu Colmiche à Hotot-en-Auge (14). Il existe aussi un lieu-dit “les Fiefs Collemiche” à La Mailleraye-sur-Seine (76). Le sens toponymique de “miche” (plusieurs hameaux s’appellent “la Miche”) ne m’est pas connu (peut-être une colline).
Colleoni Nom d’origine italienne. Semble un nom de baptême composé, formé de Cola (= Nicolas) et de Leone (= Léon).
Collerais Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne, désigne celui qui est originaire d’un lieu ainsi appelé, sans doute Colleray, hameau au Bourgneuf-la-Forêt (53), ou encore Le Colleray à Bonnoeuvre (44). Je ne connais pas le sens du toponyme.
Collet Vraisemblablement un hypocoristique de Nicolas, formé par aphérèse. Le rapprochement avec col (aux deux sens principaux du terme) n’est cependant pas à exclure, mais paraît plus rare. C’est en Bretagne (22) que le nom est le plus répandu, mais on le trouve dans bien d’autres régions. Variante : Colet (88).
Colleter, Colléter Surtout porté dans le Finistère, correspond au breton “kolleter”, avec le sens de “collecteur” (sans doute celui qui percevait les dîmes ou autres impôts). Variantes : Le Colléter, Le Colletter (56).
Collette Variante de Collet (voir ce nom), éventuellement matronyme, caractéristique du Nord-Pas-de-Calais, tout comme la forme similaire Colette.
Colleu C’est un nom breton (Côtes-d’Armor notamment) dont l’étymologie demeure très incertaine. Le dictionnaire de M.T. Morlet en fait un hypocoristique du nom de baptême féminin Nicole (dans cette optique, je préfèrerais pour ma part Nicolas). Mais il y a d’autres solutions plus bretonnantes : d’abord une variante de Coléou, Colléou (= taurillon, nom de métier ou sobriquet). Ensuite une déformation de Kolen, un saint qui a donné son nom au village de Langolen (29). Ces deux dernières hypothèses sont proposées par A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons).
Colleville Porté surtout dans le Calvados, désigne celui qui est originaire de Colleville, nom de deux communes de ce département et d’une autre en Seine-Maritime. Sens du toponyme : le domaine (villa) de Koli (nom de personne scandinave).
Collez Variante de Collet (diminutif de Nicolas) surtout portée dans les Vosges et le Territoire de Belfort.
Collier Assez courant en Picardie, a pu désigner un fabricant de colle ou, par métonymie, de colliers (colliers d’animaux de trait ou partie de harnais).
Collignon Porté dans la Meuse et les départements voisins (54, 08 notamment), c’est un diminutif de Colin, Collin, lui-même diminutif de Nicolas. Variante : Colignon (88, 08, 76). Avec un autre suffixe : Collignard (10).
Collinet Diminutif de Colin, qui est lui-même un diminutif de Nicolas. C’est dans la Meuse et la Vendée que le nom est le plus répandu. Variante ou matronyme : Collinette (49, 90). Avec d’autres suffixes : Collineau (44, 49, 33), Colliniaux (56), Collinon (45, 89), Collinot (88, 89).
Colling Porté dans la Moselle, c’est l’équivalent du nom allemand Kolling, pour lequel plusieurs solutions sont possibles : soit celui qui est originaire de Cologne (solution proposée par Bahlow, voir bibliographie), soit celui qui est originaire de localités appelées Kollig (Rhénanie-Palatinat) ou Kolling (Bavière), soit enfin un diminutif de Nicolas, à rapprocher du français Collin.
Collins Patronyme anglais, forme génitive de Collin, hypocoristique du prénom Nicolas. Dérivé : Collinson.
Collobert Egalement écrit Collober, Colober, Colobert, le nom est porté dans le Finistère. Il semble correspondre à l’ancien français collivert (plus fréquent sous la forme culvert), qui a désigné un serf, puis un homme de basse condition, également un lâche, un traître (latin populaire collibertus = affranchi). Voir aussi Colibert.
Collomb Variante de Colomb, le plus souvent un surnom donné à un éleveur de pigeons. Le patronyme est très courant en Dauphiné et en Savoie.

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