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Noms commençant par D

Da Costa-Dansot
Dantec-Davy
Dawance-Decroix
Decrop-Delavierre
Delavigne-Demay
Demaya-Desandrouins
Désannaux-Detournay
Detrait-Diner
Dingremont-Doudelet
Doudement-Ducarouge
Ducas-Dupas


Doudement Nom porté en Normandie (76, 27). Voir Dodeman pour le sens.
Douesnard Surtout porté dans la Manche, rencontré aussi sous la forme Doisnard dans le Calvados, c’est un dérivé de Douin, nom de personne d’origine germanique (Dodo selon M.T. Morlet) ou diminutif de Baudouin. Avec un autre suffixe : Douesneau, Doisneau, Douesnel, Doisnel.
Douétil Porté en Seine-Maritime, c’est un dérivé de Douet, toponyme qui désigne dans cette région une mare, un abreuvoir ou un lavoir. Le nom de famille Douet est également porté dans l’Ouest (44, 72, 35).
Dougados Surtout porté dans le Tarn et dans l’Aude, correspond aux termes occitans “doga” et “dogat”, qui désignent une douve, un fossé, ou encore un canal, un aqueduc. Un hameau ou une ferme s’appelle Dogados à Sainte-Eulalie (11), le -o final semblant une marque du féminin. Avec le même sens : Dougada.
Douglas, Douglass Le plus souvent écossais, parfois irlandais, désigne celui qui est originaire d’une localité portant le même nom. Sens du toponyme, fréquent en Irlande et en Ecosse et de formation gaélique : le cours d’eau (glas) noir (dubh).
Douguedroit, Douguedroat Nom breton porté dans le Finistère (forme ancienne Dougedroat). Correspond à l’expression doug-e-droat (= porte son pied), sobriquet donné à un boiteux.
Douillard Fréquent en Vendée et en Loire-Atlantique, semble désigner, comme Douillet, un personnage tendre, doux, éventuellement mou.
Douillet Nom fréquent à la fois dans l’Isère et la Somme. Correspond la plupart du temps à l’adjectif douillet, qui désignait au moyen âge celui qui est mou (du latin ductilis = malléable). A noter cependant l’existence de la commune de Douillet dans la Sarthe (également Douilly dans la Somme, sans compter les nombreux villages appelés Ouilly), permettant d’envisager une origine toponymique.
Douillot Nom porté en Champagne et en Lorraine. Désigne en principe, comme Douillet (voir ce nom), celui qui est doux, tendre, mou.
Douin Nom de personne d’origine germanique (voir Dodin pour le sens) porté notamment en Vendée et dans l’Eure-et-Loir. Diminutifs : Douinaud, Douineau, Douinot (Ouest).
Doukhan Porté par des juifs séfarades d’Afrique du Nord, le nom correspond à l’arabe dukhân (= tabac ou fumée). C’est aussi le nom de diverses localités, en Tunisie ou dans la région de Constantine. Variantes : Dokan, Dokhan, Doukan, Doukhane, Dukan, Dukhan.
Doulet Nom porté dans l’Aveyron, également présent dans la Marne. Semble correspondre au verbe doler (occitan dolar) qui signifie égaliser le bois à l’aide d’une doloire. Ce serait donc le surnom d’un raboteur. Pour l’occitan, il faut cependant penser aussi à un autre verbe verbe doler (= souffrir).
Doulson Nom rare porté dans le Gard. Sens incertain. A envisager éventuellement un dérivé de l’adjectif occitan “do(l)ç” (= doux), mais je n’y crois guère.
Doumairon Porté notamment dans l’Aude et l’Hérault (variante : Domairon), le nom s’écrit aussi Doumairou, Doumayrou, Doumeyrou, Doumeyroux (12, 81). On trouve également la forme voisine Doumayrenc (12, 81). Difficile de se prononcer. Cependant, l’existence du nom Oulmayrou (46, 82) nous invite à faite le rapprochement avec l’orme (occitan olm, variantes om, oum), et donc à envisager un toponyme. Mais c’est loin d’être une certitude.
Doumandji Nom porté en Algérie, qui vient sans doute du turc dümenci : pilote, timonier (de dümen : gouvernail), par l’intermédiaire de l’arabe.
Doumax Nom surtout porté dans le Lot-et-Garonne. Devrait être une autre forme de Doumas (84, 37, 41 notamment), lui-même variante de Dumas (voir Delmas).
Doumenc Variante du prénom Dominique, portée notamment dans l’Ariège (variante : Doumenq). Formes voisines : Doumeng (31), Doumenge, Douminge (24), Doumenges (64). Diminutifs : Doumenget (24), Doumenjou (64).
Doumeret Porté en Gironde et en Charente-Maritime, c’est un diminutif de Doumer, forme du prénom Dominique rencontrée dans le Sud-Ouest.
Doupeux Porté dans le Puy-de-Dôme, désigne celui qui habite un lieu-dit “le Peux” ou en est originaire. Le toponyme, très répandu dans la Creuse, est une variante de “puy” (= sommet, colline). Avec le même sens : Dupeu, Dupeux (Centre, Poitou).
Dourlent Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Dourlen, Dourlens, Dourlan, Dourlans, Dourland. Il désigne celui qui est originaire de Doullens, commune de la Somme, dont presque toutes les graphies anciennes comportent un r : Dorlens (1075), Dourlens (1100), Dorlans (1260). Signification probable du toponyme : le domaine de Thorellus, nom de personne germanique.
Dournaux Porté en Guadeloupe depuis le XVIIIe siècle, le nom pourrait venir de Gironde, département où un hameau ou une ferme s’appelle Dourneau à Bieujac. Formes voisines : Dournaud, Dourneau. Le sens est incertain, même si on peut penser à l’occitan “dornèl”, diminutif du mot “dorna” (= cruche).
Dournel Surtout porté dans le Pas-de-Calais, le nom y est présent au moins depuis le XVIe siècle. Il semble donc impossible de le rapprocher du franc-comtois “dourne” (= broussailles) ou de l’occitan “dorna” (= cruche). Il faut plutôt y voir le mot “ourmel” (= ormeau) transformé en “ournel” et précédé d’une préposition. Variante : Dournelle (02).
Dourthe Surtout porté dans les Landes (variantes : Dorthe, Dorthes), désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit, Ourthe, Orthe, par exemple le hameau d’Ourthe à Arros-de-Nay (64). Sens du toponyme : jardin (latin hortus). Diminutif : Dourthous (40).
Dousdebes Porté dans les Pyrénées-Atlantiques (également Dousdebés, Dousdébés), devrait désigner celui qui habite un lieu-dit les Devés (voir Devesa pour le sens).
Dousset Variante de Doucet (voir ce nom) rencontrée surtout en Loire-Atlantique (également présente dans l’Allier).
Doussine Désigne celui qui est originaire de (la) Doussine, nom de plusieurs hameaux du Sud-Ouest (32, 40, 64). Sens du toponyme : petite source (dérivé de l’occitan dotz). Dans l’Ouest (49), le nom Doussine est sans doute un matronyme formé sur Doussin (surnom d’une personne douce).
Dousson Porté dans le Puy-de-Dôme et la Vienne, peut désigner celui qui est originaire d’Ousson-sur-Loire (45), mais on pensera plutôt à un hameau appelé Dousson : il en existe deux dans le Puy-de-Dôme, dans les communes de Bertignat et de La Chapelle-Agnon (Dousson la Rivière).
Doussot Nom porté en Bourgogne et en Champagne (58, 71, 10 notamment). Egalement écrit Douçot en Franche-Comté, ce devrait être un diminutif de l’adjectif “doux”.
Doussous Porté en Charente-Maritime, le nom peut aussi s’écrire Doussou, Doussoux et sans doute Dussou. Sens incertain. À envisager éventuellement l’ancien français “housson” (lieu où pousse le houx), mais rien de bien évident.
Douté C’est en Bourgogne que le nom est le plus répandu (58, 89). Quelques mentions aussi en Normandie. Sens incertain. Peut-être un surnom pour celui qui est craint, redouté (ancien français “douter” = craindre), mais rien de bien évident, tout comme pour le nom Doutey (25, 90).
Doutre, Doutres Une façon très courante et très claire de désigner les gens qui habitent de l’autre côté. La plupart du temps, c’est de l’autre côté de la rivière, mais cela peut aussi être de l’autre côté de la route, de la barrière, du bois etc… C’est dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu.
Doutrelant Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Parfois écrit autrefois Outerland, il pourrait désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Oosterland (le pays de l’Est), nom de deux communes des Pays-Bas.
Doutreleau Assez courant en Seine-Maritime (variante : Doutrelau), désigne celui qui habite un lieu situé “outre l’eau”, autrement dit de l’autre côté d’une rivière ou d’un étang. Divers hameaux s’appellent Outreleau : à Épinay-sur-Odon (14), Trelly (50), Précy-sur-Oise (60).
Doutreligne Porté dans le département du Nord et en Belgique, peut désigner celui qui habite au-delà de la Ligne, rivière du Hainaut, mais semble souvent une variante des noms Doutreluigne, Doutreluingne, Doutrelungne (également Doutreluingue), qui semblent désigner celui qui habite au-delà de Luingne, commune du Hainaut située à la frontière avec la France.
Doutremépuich Le nom est porté dans le Pas-de-Calais, où il est déjà attesté au XVIe siècle (variante ancienne : Doultremépuich). Formes similaires : Dautremepuich, Dautremepuis, Dautremepuits. Il renvoie à un toponyme, peut-être Termepuich, hameau à Tilly-Capelle (62), mais des formes anciennes du toponyme permettraient d’y voir plus clair. M.-T. Morlet donne pour le nom l’explication suivante : la maison située au-delà de mon puits.
Douville Porté en Normandie (76, 50), désigne soit celui qui est originaire de Douville (communes dans le Calvados et l’Eure), soit celui qui vient d’Ouville (deux communes dans la Seine-Maritime, une dans la Manche et une dans le Calvados).
Douvillers Porté dans la Somme et dans l’Oise, désigne celui qui est originaire d’Ouvillers, ancien fief situé dans la Somme, entre Buigny-Saint-Maclou et La Motte-Bulleux. Variante : Douvillez.
Douyrou Nom rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Comme beaucoup de patronymes béarnais, c’est au départ un nom de maison (à Monein, 64). Formes anciennes : Doyro, Doyre, Douirou. Même si l’origine du nom demeure incertaine, on peut penser à l’occitan oire, qui a désigné une outre, mais aussi un sac de cornemuse. La confection de ces sacs est représentée par le verbe oirar, également écrit doirar. Ce n’est évidemment qu’une hypothèse. Le dictionnaire d’Alibert signale également que le mot oire aurait désigné dans certaines régions un aqueduc.
Douzals Porté dans le Tarn et l’Aveyron, le nom est plus fréquent sous la forme Douzal. Sens incertain : M.T. Morlet le rattache à l’ancien français ‘dousel’ (mesure de capacité pour les liquides) et y voit le surnom d’un mesureur.
Douzillé Le nom est porté dans l’Indre-et-Loire. Variantes : Douzillet, Douzilly. Il désigne sans doute celui qui est originaire d’Ouzilly, nom de deux communes de la Vienne. Le toponyme (Oziliacus vers 970) signifie ‘le domaine d’Aucilius’ (nom d’homme latin).
Doverchain Très rare, le nom est porté dans le département du Nord. Un peu moins rare, la forme Duverchin se rencontre dans le Pas-de-Calais et la Somme. Ces noms renvoient à des localités, sans doute Verchin (62) et Verchain-Maugré (59).
Dovergne Porté dans la Somme, c’est une variante de Dauvergne (voir ce nom). Avec le même sens : Doverne (76).
Doya Difficile de se prononcer sur ce nom, qui semble avoir des origines géographiques très diverses. On le rencontre à la fois dans le Béarn et les Alpes-Maritimes. En Espagne, il est porté en Catalogne (variante Doia).
Doyard Le nom est surtout porté dans la Marne. On le retrouve en Belgique (province de Liège) sous les formes De Doyard, Dedoyard. Il semble s’agir d’un toponyme avec le sens de petit fossé, petit ruisseau (dérivé de “doye” = fossé, douve). En Belgique, un ruisseau s’appelle “le Doyard” à Vinalmont, non loin de Liège. À noter cependant l’existence du nom Doyard autrefois dans la Manche, avec un sens peut-être différent.
Doyelle Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise. Il devrait désigner celui qui habite un lieu-dit Oyelle ou en est originaire. Le toponyme est un diminutif de Oye (nom d’une commune du Pas-de-Calais, à l’origine sans doute du nom de famille Doye), qui correspond au germanique augjio (= île en mer).
Doyen Nom surtout porté dans le département du Nord. Il vient du latin decanus (dérivé de decem = dix) et désignait le plus souvent au XIIe siècle le chef élu d’un corps de métiers, d’une guilde, sens qu’il doit avoir dans le nom de famille. Variante : Ledoyen.
Doyer Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. M.T. Morlet le considère comme une variante de Dodier, nom de personne d’origine germanique (voir Dodier).
Doyhamboure Nom basque également écrit Doyamboure. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Oihanburu, nom qui signifie à la lisière, à l’extrémité, au sommet (“buru”) du bois, de la forêt (“oihan”). Deux hameaux s’appellent Oyhanboure, à Bardos et à Urcuit (64). Avec le même sens : Oyhambourou, Oyhamburu. Le mot “oihan” est également à l’origine de Doyhambehere (= en bas du bois, en dessous du bois).
Doyle Anglicisation de l’irlandais Dougall, nom de personne gaélique (Dubhgall : dubh = noir + gall = étranger).
Doyon Nom surtout porté dans l’Isère. Selon M.T. Morlet, il s’agit d’un diminutif de Dodier, nom de personne d’origine germanique (avec chute du d intervocalique). Voir Dodier pour le sens. On peut aussi envisager celui qui est originaire d’un lieu-dit Oyon (hydronyme assez courant), mais on n’en trouve pas trace en Isère. A noter, dans ce département, le hameau des Doyons à Saint-Hilaire-du-Rosier.
Dozeville Porté notamment dans le Calvados, désigne celui qui est originaire d’Ozeville, nom d’une commune de la Manche. Signification : le domaine d’Osulfr, nom de personne norrois.
Dozias Surtout porté dans le Loiret (variante : Dosias), le patronyme semble, tout comme Ozias (26) ou Osias (56), renvoyer au nom de personne biblique Ozias, porté par un roi de Juda au VIIIe siècle avant J-C.
Dozol Le nom est surtout porté dans les Alpes-de-Haute-Provence. Variantes : Dozoul, Dosol et sans doute Dozot. Semble désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit Ozol, mais je n’en trouve aucune trace. Le toponyme serait un diminutif de Oze, terme fréquent pour désigner des rivières (également commune des Hautes-Alpes).
Dozolme Le nom est porté dans le Puy-de-Dôme. Variante : Dozorme. Il désigne celui qui habite un lieu-dit “les Olmes” (= les ormes) ou en est originaire. Dans ce département, c’est le nom d’un hameau ou d’une ferme à Prondines, et de ruines à Celles-sur-Durolle.
Dracius Le nom est porté en Martinique. Comme c’est souvent le cas dans les D.O.M., il a dû être pris dans un dictionnaire de noms propres, et renvoie à un personnage de l’Odyssée, chef d’une tribu achéenne.
Dracon Variante assez rare de Dragon, un nom qui a pu désigner au Moyen Âge celui qui portait un étendard (du latin draconem = enseigne de cohorte), mais qui semble avoir surtout été un nom de personne d’origine latine ou germanique, Draco (attesté notamment dans Mondragon, commune du Vaucluse), qui tire lui-même son origine du dragon (du moins pour le nom latin). Le nom de famille Dracon est porté dans le Cantal, mais aussi en Guadeloupe. On trouve les Dragon surtout dans la Seine-Maritime et le Var.
Dragée Porté en Normandie, le nom se rencontrait autrefois aussi sous la forme Dragie. Il doit s’agir d’une contraction de *Deragée, *Deragie, évoquant celui qui habite un lieu-dit (la) Ragée. Le toponyme, fréquent sous les formes Ragée dans l’Ouest (Maine) et Ragie dans l’Est (Bourgogne et Franche-Comté), évoque un bosquet.
Drago Nom de famille italien très fréquent en Sicile et dans les régions du Nord (Piémont, Ligurie, ouest de la Lombardie). Il correspond au latin “draco” (= dragon), utilisé peut-être comme surnom mais surtout comme nom de personne (prénom). Avec pluriel filiatif : Draghi (Lombardie). Graphie erronée : Dragho (Alpes-Maritimes). Autres formes : Dragone (Pouilles et diverses autres régions), Dragoni (Lombardie surtout).
Dragon Voir Dracon pour le sens. C’est dans la Seine-Maritime que le nom est le plus répandu.
Drague Sans doute un nom de personne d’origine germanique, Draco (racine dragan = porter, supporter selon M.-T. Morlet). Le nom est rare et difficile à localiser. On trouve dans les Pyrénées-Orientales la forme Dragué, assez obscure, à rapprocher peut-être de l’occitan “draguet” (= lutin) ou de “draga” (= fée en occitan ancien).
Drahonnet Diminutif de Drahon, nom de personne d’origine germanique (Drago, racine dragan = porter, soutenir). Si le nom Drahon est surtout porté dans l’Est (88, 90), c’est dans l’Ouest qu’on trouve les Drahonnet (17, 76). Variantes: Draonet (le nom Draon existe également), Dronet (44, 85). Pour ce dernier patronyme, M.T. Morlet propose comme origine le nom Drogo (racine drog liée à la guerre). Le nom Dron se rencontre dans le Nord-Pas-de-Calais et en Normandie.
Drai, Draï Le nom est porté dans les Alpes-Maritimes, quelques mentions aussi dans le Piémont. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Draix, dans les Alpes-de-Haute-Provence, mais c’est loin d’être une certitude. Attention toutefois : la plupart des porteurs actuels du nom Drai viennent d’Afrique du Nord (Juifs séfarades ou musulmans). Signification : celui qui est originaire de l’Oued Dra, rivière du sud marocain dont la vallée a été occupée par plusieurs tribus juives.
Draily Nom rare rencontré dans le département du Nord et dans l’Est (55, 51, 08). Semble désigner celui qui est originaire de Rely, dans le Pas-de-Calais (Ratiliacum, nom de domaine formé sur le nom de personne germanique Ratilo). Autre possibilité, la commune de Renlies, dans le Hainaut (autrefois Raillies).
Drain Variante de Derain (voir ce nom) portée dans la Saône-et-Loire et le Nord-Pas-de-Calais. Forme voisine : Drains (60, 80).
Drainville Porté au Québec, le nom s’écrit aussi Derainville. Il semble venir de Normandie, et devrait désigner celui qui est originaire de Rainville, hameau à Longny-au-Perche, dans l’Orne. A noter cependant qu’une commune des Vosges s’appelle elle aussi Rainville, et que deux hameaux de l’Eure-et-Loir ont pour nom La Rainville (à Pontgouin et à Villampuy). Sens du toponyme : le domaine de Ragino, nom de personne germanique.
Dramaillet Nom rare porté dans l’Eure-et-Loir, également écrit Dramailler. Aucune idée, sinon un éventuel toponyme ou une déformation du flamand Derammelaere, surnom pour un homme bavard ou bruyant.
Drancourt Le nom est surtout porté dans le département du Nord et dans la Somme. Il désigne celui qui est originaire de Rancourt (80). Deux autres communes portent ce nom, dans la Meuse et dans les Vosges. Signification probable du toponyme : le domaine (-court) de Hrodo ou de Hramo, noms de personne germaniques.
Dranguet Porté en Normandie (76, 27), c’est un nom de sens incertain. On peut éventuellement y voir le fils de Ranguet, patronyme rare rencontré dans le Calvados, qui devrait être un nom de personne formé sur la racine germanique rang (= courbé, sinueux).
Dranty Rare, le nom est porté en Seine-Maritime. C’est une contraction de Derenty, Deranty (62, 76), désignant celui qui est originaire de Renty (commune du Pas-de-Calais).
Drapeau Fréquent en Vendée et en Poitou-Charentes, c’est un surnom donné à un fabricant ou un marchand de drap, éventuellement de vêtements (sens de l’ancien français drapel). Variantes : Drapeaud (17), Drappeau (17, 85).
Drapier Le nom désigne un marchand ou un fabricant de drap. Il est surtout porté dans le Pas-de-Calais et dans l’Oise. Variantes : Drapié (59), Drapied (57), Draper (66, 56), Drapper (56), Drappier (54, 88).
Draux Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise (variantes : Drau, Draut, 08), semble désigner le fils de Raux, variante du prénom Raoul. Il en est de même pour Drault, porté en Poitou-Charentes.
Dravigney Nom porté en Franche-Comté, à rapprocher de Dravigny, rencontré dans la Marne. Désigne celui qui est originaire d’une ancienne localité appelée Ravigny ou Ravigney : on trouve dans la Marne un lieu-dit Ravigny à Châtillon-sur-Marne. Le toponyme se rencontre également dans la Seine-et-Marne, la Meuse, la Nièvre et la Mayenne.
Dréan, Drean Patronyme breton, surnom ou nom de personne qui semble provenir de la racine drech (= beau, remarquable). Certains y voient cependant un autre terme breton avec le sens d’épine.
Dreneau Nom surtout porté en Vendée. C’est une forme contractée de Dereneau, désignant le fils de Reneau (voir Renaud).
Drénou Nom porté dans le Finistère et le Morbihan, plus courant sous la forme Dréno (56). Correspond au breton draen (= épines), peut-être utilisé comme surnom, ou encore à drant (= gai, jovial).
Dreptin Porté dans l’Aisne, le nom s’est parfois écrit Dreptain et surtout de Reptain dans la région lilloise (XVIe, XVIIe siècles). Il semble renvoyer à une ancienne localité qui se serait appelée Reptain ou Reptin, mais je n’en trouve aucune trace. A noter qu’il existe un Bois des Reptins à Ruitz (62).
Dresch Le nom est porté en Alsace et dans les Vosges. Il évoque l’action de battre les céréales, tout comme Drescher et Dreschler.
Dresel Assez rare et porté notamment dans le Haut-Rhin, c’est sans doute une variante de Dressel, qui correspond lui-même à Drechsel (= tour de potier, par métonymie potier).
Dressayre Nom porté dans l’Aveyron, le Tarn et l’Hérault. Variante : Dressaire. Correspond au métier de cardeur (occitan : dreiçaire, dreiçador).
Dresselaers Porté en Belgique, c’est l’équivalent néerlandais des noms de famille allemands ou alsaciens Dressler, Drechsler, qui désignent un tourneur, un potier.
Dreuillet Nom porté dans la Somme, mais aussi dans la Haute-Garonne. C’est un toponyme désignant un bois de chênes (bas-latin *derulla, issu du gaulois). A noter le hameau de Dreuillet à Goyrans (31). Variantes : Dreuilhet (31), Druilhet, Druillet (32).
Dreumont Porté dans le département du Nord, désigne celui qui est originaire de Reumont (voir ce nom).
Dreux Surtout porté dans la Sarthe, doit désigner dans la plupart des cas celui qui est originaire de Dreux (28).
Drévès Porté dans le Finistère, désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Drévès (ou graphies voisines). Signification : dérivé de l’ancien français drève (= allée bordée d’arbres). Variante : Drévez (également portée dans le Nord). Il existe un hameau appelé le Drévès à Milizac (29), mais on rencontre surtout (le) Drévez à Milizac, Plourin, Douarnenez, Plogastel-Saint-Germain (29) et à Goudelin (22).
Dreyer Fréquent en Alsace-Moselle, c’est en principe un équivalent bas-allemand des noms Dreschler, Dreher, désignant un tourneur. À envisager plus rarement un dérivé de “trei” (= trois), désignant par exemple le troisième enfant d’une famille.
Dreyfus, Dreyfuss Surtout porté en Alsace, c’est un nom juif (variantes Dreifous, Dreifus, Dreifuss, Dreyfous) sur lequel les interprétations varient. Chacun est d’accord pour dire qu’il désigne celui qui est originaire d’une ville, mais laquelle ? Les uns pensent à Troyes (Trivouch en hébreu), d’autres à Trèves en Allemagne, d’autres encore à Trévoux dans l’Ain ou à Trévise en Italie. Précisons enfin qu’en allemand le mot Dreifuss désigne un trépied.
Drezet Le nom est surtout porté dans le Doubs (également 70, 77). A moins d’une migration évidemment toujours possible, le rapport avec le hameau de Drézet (56) proposé par M.T. Morlet ne semble pas convenir. Mais je ne vois aucune solution, à part un éventuel diminutif du nom de personne d’origine germanique Drogo, à l’origine du savoyard Droz.
Driano Porté dans le Morbihan, c’est un ancien nom de personne, sans doute diminutif de Drian, formé à partir de la racine bretonne “drech, drich” (= aspect). Les noms Drian et Dreano sont déjà attestés dans le cartulaire de Redon, où on trouve aussi la forme Dreanau (qui pourrait comporter, selon A. Deshayes, le mot “anau” (= richesse). Ailleurs qu’en Bretagne, Drian, Driant semblent être des aphérèses du prénom Adrian, Adrien (même chose pour les quelques Driano italiens).
Dribault Porté dans les Deux-Sèvres et la Vienne, désigne le fils de Ribault (voir ce nom).
Driencourt Nom porté en Picardie. Désigne celui qui est originaire de Riencourt, nom d’un village de la Somme (également deux communes dans le Pas-de-Calais), ou encore de Driencourt (80), également ancien nom de la commune de Neufchâtel-en-Bray (76).
Drieu Forme avec aphérèse du nom de baptême Andrieu (= André), portée surtout en Normandie (50, 76). Variante : Drieux (59, 62). A envisager aussi : un nom de personne d’origine germanique, Drogo (drog = combattre).
Drif, Driff Egalement El Driff. Porté en Afrique du Nord, le nom paraît correspondre à l’arabe Zarîf (= aimable, charmant, astucieux), le Z devenant souvent un D en arabe dialectal.
Drin Nom surtout porté en Picardie. Peut-être une forme contractée pour du rin (= du ruisseau), selon Durliat. Il existe en tout cas un lieu-dit Rin dans la Somme, signalé par M.T. Morlet (commune de Canaples).
Dringenberg Désigne celui qui est originaire du village allemand de Dringenberg (Rhénanie du Nord-Westphalie).
Drinnhausen Plus courant sous la forme Drinhausen, désigne celui qui est originaire de Drinhausen, nom de deux localités allemandes, en Rhénanie-Palatinat et en Rhénanie du Nord-Westphalie, ou encore de Drennhausen en Basse-Saxe.
Driolle Nom rare porté dans le Gard (variante : Driole), à rapprocher de la forme Driol (30, 42). Il désigne celui qui est originaire de Driolle, hameau à Saint-Roman-de-Codières (30). On peut penser que Driol est une variante locale de Triol (mot qui désigne un pressoir, plus souvent écrit “truelh” en occitan). Il pourrait en être de même pour Driolle.
Drique C’est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu. Il devrait s’agir d’une contraction de Dirick, Diricq, Diricque, variantes francisées du néerlandais Dierick (= Thierry).
Dris, Driss Nom de personne arabe qui correspond à Idris, Idriss (‘idrîs, nom formé sur la racine d.r.s = étudier). Idriss correspond pour les Musulmans à Enoch, petit-fils d’Adam, qui aurait inventé l’écriture. Dérivés : Drissi, Idrissi.
Dritsch Nom porté en Alsace-Lorraine. Selon M.T. Morlet, ce serait une variante de Tritsch, à rattacher au moyen-haut-allemand tritscheler (= grand parleur, bavard). On peut aussi en faire une variante de Driesch, Drisch, toponyme désignant une terre en jachère, nom de localités en Allemagne.
Drivot Forme contractée de Derivot signifiant soit le fils de Rivot, soit celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Rivot. Dans les deux cas, Rivot est un dérivé de rive (bord de rivière).
Drochon Le nom est surtout porté dans les Deux-Sèvres (également 85, 49). Il désigne le fils de Rochon ou encore celui qui habite un lieu-dit Rochon (voir Rochon).
Droctove Nom rare porté en Charente. Correspond au prénom Droctovée (sans doute nom germanique formé sur la racine drog = vaincre, combattre, peut-être avec le sens de “victorieux”). Saint Droctovée (VIe siècle), fonda avec son évêque et ancien abbé Germain l’abbaye Saint-Vincent à Paris (plus tard Saint-Germain-des-Prés).
Droguet Nom rencontré en Bretagne (22, 35). C’est un diminutif de Drogo, Drogue, nom de personne d’origine germanique (racine drog = combattre).
Droin Voir Drouin pour le sens. Le nom est surtout porté dans l’Yonne et dans la Nièvre.
Droit Le nom est porté dans l’Aisne. On le trouve aussi dans la Haute-Saône et la Haute-Marne. Il désigne en principe celui qui est droit, juste.
Drolez Surtout porté dans le Pas-de-Calais, c’est une variante de Derolez, Derollez, désignant celui qui est originaire de Rollez, hameau à Verchocq (62). Formes similaires : Drolet, Drollet, Drollez. Première mention connue du toponyme en 1171 (Rollers).
Drombry Nom porté dans le département du Nord, rencontré aussi dans l’Aube et la Marne. C’est une forme contractée de Derombry, désignant celui qui est originaire d’une localité s’appelant Rombry : il devrait s’agir en fait soit de Rombly, petit village du Pas-de-Calais dans l’arrondissement de Béthune, soit plutôt de Romery, nom de plusieurs communes ou hameaux (Aisne, Ardennes, Marne, ainsi que le département du Nord pour la forme Romeries). Sens du toponyme : domaine de Rumahar, nom de personne germanique.
Dronet Le nom est porté en Vendée et en Loire-Atlantique. Variantes : Dronnet, Drosnet. C’est sans doute un diminutif de Dron (59, 62, 76), nom de personne d’origine germanique (Drogon, racine drog = combattre).
Dropsy Désigne celui qui est originaire de Robechies, en Belgique (province du Hainaut). En France, le nom est porté dans la Marne, l’Aisne et en Lorraine (54, 57). Variante : Deropsy (02, 59).
Drossart Porté dans le département du Nord, rencontré en Belgique sous la forme Drossaert, le nom a désigné au Moyen Âge un officier municipal (peut-être un lieutenant de police). Autres formes dans le nord de la France et en Belgique : Droessaert, Droisart, Droissart. On peut penser que le nom Drossard, porté en Poitou-Charentes, a la même signification.
Drothier Nom assez rare qui semble originaire de l’Aube. Sans doute un nom de personne d’origine germanique qui pourrait être *Drothari (drut = fort + hari = armée). La forme Drothière, rencontrée dans le même département, pourrait être un matronyme.
Drots Le nom est porté en Basse-Normandie (50, 14). Il désigne celui qui est originaire de Rots, commune du Calvados proche de Caen. Signification possible : lieu où poussent les roseaux.
Drou Porté dans la Mayenne et les départements voisins (72, 61), le nom peut désigner le fils de Rou (ou Rol, nom de personne germanique d’origine scandinave, Rodwulf). Autre solution, nom de personne germanique, Drogo (voir Drouet). Dernière possibilité : celui qui est originaire de Rou, dans le Maine-et-Loire (commune de Rou-Marson).
Drouard, Drouhard Sans doute un nom d’origine germanique, *Droghard (drog = combat ? + hard = dur), présent sous la forme Droardus dans le polyptyque d’Irminon, ou bien un dérivé de Drogo (voir Drouet). On trouve le nom Drouard surtout dans la Somme et en Lorraine (54). Les Drouhard se rencontrent dans le Doubs et la Saône-et-Loire. On trouve aussi ces deux noms dans l’Ouest. Autre forme : Drouart (80, 59, 62).
Drouaud On a certainement affaire à un nom de personne d’origine germanique, sans doute diminutif à rapprocher de Drouot (voir Drouet), ou encore évolution d’un éventuel *Drogwald. C’est dans l’Ouest que le nom est le plus répandu, tout comme les variantes Drouault, Drouaut et Drouaux.
Drouelle L’origine géographique étonne : on trouve autant de Drouelle dans l’Ille-et-Vilaine que dans la Côte-d’Or. Mais cela s’explique assez facilement. Le nom désigne en effet celui qui est originaire de Rouelle, un toponyme que l’on trouve à la fois dans la Haute-Marne, en Seine-Maritime ou dans le Morbihan, autrement dit dans l’Est et dans l’Ouest. Reste à préciser le sens de ce toponyme !
Drouet, Drouot Ces noms sont généralement considérés comme des diminutifs de Droue, qui correspond au nom de personne d’origine germanique Dreue ( < Drogo, nom de sens obscur qui semble avoir un rapport avec la guerre. M.T. Morlet le rattache au verbe driugan = entrer en campagne, en vieux-haut-allemand triogan = conduire la guerre avec ruse). A envisager aussi, au moins pour Drouet et sa variante Druet, une aphérèse d’Androuet, diminutif d’André. Le nom Drouet est surtout porté en Bretagne et en Normandie, tandis que Drouot se rencontre le plus souvent dans l’Est.
Drouglazet Curieux patronyme breton, qui signifie mot à mot “le mal tué” (droug = mal + lazet = tué). L’interprétation du nom (sans doute un sobriquet) n’est pas évidente. Peut-être celui qui a échappé à un assassinat ?
Drouhin Variante de Drouin (voir Drouin et Drouet) surtout portée en Bourgogne. Variantes : Drouhain, Drouhuin. Avec d’autres suffixes : Drouhard (25, 71), Drouhaud, Drouhault (Poitou-Charentes), Drouhaut (21, 33, 78), Drouhet (79), Drouhot (21).
Drouillard Nom porté en région charentaise et dans le Bordelais. C’est un toponyme désignant un bois de chênes (drouille, du gaulois *drull). Il existe plusieurs hameaux appelés Drouillard en Gironde, mais on les trouve le plus souvent au pluriel, et ils peuvent avoir été formés à partir du nom de famille. On notera en particulier à Marcillac les Drouillards des Chaumes et les Drouillards des Bois.
Drouillat Patronyme de l’Auvergne et du Limousin (variante Drouilhat). Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Drouillat. Sens du toponyme : bois de chênes (drouille, du gaulois *drull). A noter que l’occitan druelha désigne aussi l’alisier.
Drouiller Nom porté dans l’Ille-et-Vilaine, où l’on trouve aussi les variantes Drouillé, Drouyé, Drouyer. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Drouiller, lieu où pousse le chêne (voir Drouillard). A noter le hameau du Drouillé au Petit-Fougeray (35).
Drouillet Nom surtout porté dans le Lot-et-Garonne. Voir Drouillat pour le sens. Variante : Drouilhet.
Drouillon Nom porté dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais (variante : Derouillon), mais aussi en Charente-Maritime, également présent en Belgique. Il désigne celui qui est originaire de Rouillon, nom d’une commune française de la Sarthe et de très nombreux hameaux, nom aussi d’une commune belge (Annevoie-Rouillon). Dans bien des cas le toponyme a le sens de tertre, talus, mais celui de fossé, ruisseau est également attesté. En outre, la commune de la Sarthe a sans doute pour origine un nom d’homme latin, Rupilius.
Drouin Fréquent dans l’Ouest et en Lorraine, c’est un nom de personne d’origine germanique, diminutif de Droue, Dreue (voir Drouet pour le sens). Diminutifs : Drouinaud, Drouineau, Drouineaud, Drouineault, Drouinot. Variante : Drouain (02).
Droulers Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrivait autrefois De Roullers, de Roulers. On trouve aussi la variante Droulez, portée également en Belgique. Il désigne celui qui est originaire de Roullers (en flamand Roeselare), localité de Flandre occidentale.
Droumaguet Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom s’est écrit autrefois Droucmaguet, Drougmaguet. Il est formé de “droug” (= mal) et de “maget” (= nourri), et désigne donc celui qui est mal nourri, surnom possible pour une personne maigre ou demandant l’aumône. Le nom Maunoury pourrait en être l’équivalent français. Variante : Dromaguet (voir aussi Le Droumaguet).
Droux C’est un toponyme (nom de lieu), qui vient du latin DERUPTUS (= abrupt), et qui désigne donc une hauteur, une colline escarpée. Il existe une commune portant ce nom dans le Limousin, mais le nom DROUX est surtout représenté dans d’autres régions (not. le département 71 ou encore le 77). Il doit sans doute exister dans ces régions des hameaux ou lieux-dits qui s’appellent également DROUX.
Droz Assez répandu en Franche-Comté et en Suisse, c’est un nom de personne d’origine germanique, Drogo (drog = combattre).
Dru Voir Ledru. Variantes : Drue, Drut, Drux.
Druard Le nom est assez rare (62, 08, 71, 75). On trouve plus fréquemment la forme Druart (59, 08, 60, 94). C’est une variante de Drouard (voir ce nom).
Drucker Surtout porté par des juifs askhénazes, c’est un nom allemand qui signifie ‘imprimeur’, métier dans lequel les juifs ont été très présents dès la fin du XVe siècle. Variantes : Druker, Drukier, Drukker.
Druel Nom porté en Normandie et en Picardie. C’est un diminutif de Drue, nom de personne d’origine germanique (variante Dreue), sans doute au départ Drogo (driugan = faire la guerre), éventuellement Drudo (trud = force). Le patronyme Drue, plus rare, se rencontre dans le département du Nord. À envisager aussi une variante de Druelle (voir ce nom).
Druelle Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, le nom peut aussi s’écrire Deruelle, Deruelles, à rapprocher de Delaruelle, Deleruelle. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Ruelle ou en est originaire. Diminutif de “rue”, le toponyme évoque soit une petite rue, soit un petit village allongé le long d’une rue, d’une route.
Druenne Porté dans les départements du Nord et de l’Aisne, devrait désigner, tout comme Druesne, celui qui est originaire de Ruesnes, commune du Nord. Variantes : Druennes, Druesnes, Deruenne, Deruennes, Deruesne. Les sens du toponyme (Rothna en 1079) est incertain. Denise Poulet (voir bibliographie) envisage un lien avec la Rhonelle, nom d’un ruisseau voisin.
Druet Variante de Drouet (voir ce nom), le patronyme a surtout été porté dans la Vendée (également 80, 02, 25). La forme rare Druette est soit une variante picarde, soit un matronyme.
Druez Diminutif de Drue (voir Druel) rencontré en Picardie.
Drugeat Très rare, le nom est porté dans l’Ardèche. Il faut le rattacher à l’ancien français druge (= jeu, moquerie, tromperie), et y voir le surnom d’un personnage moqueur ou trompeur (à moins qu’il ne s’agisse d’un participe passé avec un sens inverse : celui qui est victime de moqueries ou de tromperies). Forme voisine : Drugeon (17, 72), qui a pu avoir aussi le sens de ami, amant (ancien français drujon).
Drugeault Porté dans le Centre (45, 41), semble un dérivé de l’ancien français ‘druge’ (= jeu, plaisanterie, moquerie), et donc un surnom pour un personnage moqueur.
Drui Egalement écrit Druy, le nom se rencontre surtout en Moselle (également au Luxembourg) et dans la Saône-et-Loire. Il peut désigner celui qui est originaire de Druy-Parigny, commune de la Nièvre, mais on pensera aussi à celui qui est originaire de Ruy, en Belgique (province de Liège), cette dernière solution semblant préférable pour les Drui de Moselle.
Druis Nom très rare et difficile à localiser (il est porté dans la Dordogne mais peut venir d’ailleurs, on le rencontre dans l’Eure-et-Loir en 1682). Pourrait désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit (les) Ruis (= les ruisseaux).
Drumez, Drumetz Surtout porté dans le département du Nord et en Belgique, c’est une forme contractée de Derumez, désignant celui qui est originaire de Rumez, en Belgique (commune de Templeuve, Hainaut).
Drunat Nom rencontré dans le Cher. Aucune idée pour l’instant. N’hésitez pas à m’aider si vous le pouvez.
Druon Fréquent dans le Pas-de-Calais et la Somme, c’est le cas-régime du nom de personne d’origine germanique Drogo (racine drog évoquant la guerre). Dans le nord de la France et en Belgique, le nom a été popularisé au XIIe siècle par saint Druon, pèlerin et ermite qu se fit emmurer dans une cellule au chevet de l’église de Sebourg et y vécut près d’une quarantaine d’années.
Druot Variante de Drouot (voir Drouet), le nom est surtout porté en Franche-Comté (25 notamment). Les Druot de Belgique ou du nord de la France devraient venir de cette région ou de Lorraine. Diminutif : Druoton (21).
Dry Le nom est porté dans diverses régions. C’est dans la Moselle et la Seine-Maritime qu’il est le plus répandu. Il désigne celui qui habite un village nommé Ry ou en est originaire. C’est en particulier le nom d’une commune de Seine-Maritime. Pour le sens, on hésitera selon les cas entre le gaulois rito (= gué) et le latin rivus (= cours d’eau). Autres graphies : Drie, Dris, Drys.
Dryburgh Désigne celui qui est originaire de Dryburgh, localité écossaise dont il reste aujourd’hui une grande abbaye ruinée. Signification : apparemment la forteresse bâtie sur un terrain aride (la ‘forteresse sèche’).
Drzewinski Ce nom polonais devrait être formé à partir du mot “drzewo” (= arbre, bois) et peut renvoyer à un toponyme (par exemple Drzewina, localité en Pomorskie). Le mot “drzewo” est sans doute aussi à l’origine du nom de famille Drzewiecki.
Du Chambge Sans doute variante ancienne de Duchange (voir ce nom), le nom se rencontre à Lille au XVIIe siècle, en Belgique au XVIIIe.
Duarte Castillan ou portugais, ce nom est un hypocoristique du nom de baptême Eduardo (en français Edouard).
Duault Ou Le Duault. Nom breton également écrit Duaud, Duaut, Duot. C’est en principe un toponyme formé avec l’adjectif “du” (= noir) et le nom “aod”, qui désigne une falaise, une colline, un versant escarpé, parfois aussi une grève. Sans doute un versant situé à l’ombre. Une commune des Côtes d’Armor s’appelle Duault, ainsi que deux hameaux du même département, à Pommeret et Trébry.
Dubaere Porté en Belgique, devrait être une variante “flamandisée” de Dubar, nom de famille fréquent dans le département du Nord (voir Dubar).
Dubar Le nom est fréquent dans le Nord et dans la Somme. Variante : Dubart. Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Bar(t), toponyme évoquant une hauteur (gaulois *barros). A noter dans la Somme le lieu-dit Mont Bar à Bacouel-sur-Selle, et dans le Nord les hameaux du Bar à Bersée et de Bar à Odomez. Le nom Dubard, surtout porté aujourd’hui à la Réunion et en Martinique, semble avoir le même sens.
Dubarry Nom très porté dans les Hautes-Pyrénées, il désigne celui qui habite le faubourg. En effet, en occitan et en catalan, le barri est un lieu habité situé en dehors de la ville fortifiée (pourrait venir de l’arabe barri = extérieur).
Dubé Le nom se rencontre surtout dans le Centre (18, 45). Correspond au toponyme Le Bé, qui désigne selon les régions un cours d’eau ou une colline, une hauteur.
Dubeau Le nom se rencontre dans des régions très variées, depuis les Hautes-Pyrénées au Finistère, en passant par la Dordogne. Si dans de nombreux cas il désigne le fils de celui qui s’appelle Beau (surnom ô combien flatteur), il n’en est sans doute pas de même dans le Sud-Ouest, où il faut plutôt penser à celui qui est originaire du lieu-dit le Bau (= rocher abrupt, précipice).
Dubech C’est dans la Corrèze que le nom est le plus répandu (variante : Dubec). On le rencontre aussi en Haute-Garonne. Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Bech ou qui en est originaire. Sens du toponyme : rocher, colline. Des hameaux s’appellent le Bech à Darazac et à Champagnac-la-Noaille (19).
Dubecq Nom fréquent en Seine-et-Marne. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Becq, toponyme fréquent dans la partie nord de la France, avec le sens de colline, hauteur (gaulois *becco) ou de ruisseau (germanique baki). On préfèrera ce dernier sens pour le patronyme Dubec (76).
Dubedat, Dubédat Porté dans le Sud-Ouest (32, 33, 40, 47), désigne celui qui habite un lieu-dit le Bedat (occitan vedat = bois en défens, autrement dit bois réservé au seigneur, avec certaines tolérances pour la communauté d’habitants).
Dubedout Porté en Gascogne, désigne celui qui habite un lieu-dit le Bedout (= le bouleau). Voir aussi Bedouret.
Dubern Surtout porté dans les Landes, désigne celui qui habite un lieu-dit le Bern (= l’aulne), toponyme très fréquent dans le Sud-Ouest. Dérivé : Dubernet (33, 64), le lieu planté d’aulnes, éventuellement le petit aulne.
Dubernard Le nom DUBERNARD semble originaire d’une zone incluant la Corrèze et la Haute-Vienne. L’explication ne pose aucun problème : le nom signifie fils de Bernard.
Duberseuil Nom rare porté en Picardie (80, 60). Derait normalement désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit le Berseuil, mais je ne trouve rien qui corresponde.
Dubès Surtout porté dans les Landes, désigne celui qui habite un lieu-dit le Bès. Le toponyme peut évoquer le bouleau (occitan beç), mais, dans cette région, il peut aussi désigner un ruisseau (équivalent du français bief).
Dubey Porté notamment dans l’Isère et la Savoie, désigne celui qui habite un lieu-dit “le Bey” ou en est originaire. Le terme “bey” a le sens de petit cours d’eau, canal de moulin.
Dubiez Rencontré notamment dans l’Ain, désigne celui qui habite près du bief (canal apportant l’eau au moulin).
Dubis Nom rare porté dans les Landes, désignant apparemment celui qui habite un lieu-dit “le Bis” ou en est originaire. Deux hameaux des Landes s’appellent Bis, à Bélus et à Tercis-les-Bains. Reste à comprendre le sens du toponyme. Apparemment, le hameau de Bélus est appelé “Bic” sur la carte de Cassini, ce terme ayant le sens de village, hameau. Autrement dit, Dubis pourrait être une variante de Dubic, Dubicq, noms également portés dans les Landes.
Dublaron Très rare aujourd’hui, le nom a toujours été porté dans le Pas-de-Calais, où il est attesté depuis le XVIe siècle (Pierre du Blaron, Hallines, 1569). On pense a priori à un toponyme, mais je ne trouve rien qui corresponde, sinon le hameau du Bléron à Taisnières-sur-Hon (59). Mieux vaut penser à un surnom correspondant à l’adjectif d’ancien français” bler, blaire” (= pâle, se dit aussi d’un animal qui a une tache blanche), qui semble à l’origine des noms Blaire, Blairon (autrefois aussi Blaron), portés dans le Nord-Pas-de-Calais.
Dubleumortier Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bleu Mortier ou le Bleumortier (sans doute la mare bleue), toponyme que je n’arrive pas à localiser. Le nom de famille est présent à Saint-Omer au XVIIe siècle.
Dublois Nom rare porté dans la Haute-Vienne. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Le Blois. C’est le nom d’un hameau à Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières (24). Etymologie obscure.
Duboc Fréquent et Normandie (27, 76), le nom peut aussi s’écrire Dubocq, Dubocs. Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Boc (= le bois). Le bosquet est présent dans les noms Dubochet (52, 02) et Dubocquet (59, 80, 14). Autre dérivé de boc : Dubocage (76, 59, 62).
Duboille Surtout porté dans la Somme, désigne celui qui est originaire de la commune du Boisle, dans le même département, près de Crécy-en-Ponthieu. Variantes : Duboelle, Duboile. Sens du toponyme : sans doute bois-taillis. Le Boille est aussi le nom d’un hameau en Vendée (Maillezais), région où il peut avoir un sens différent (sables mouvants, creux). C’est apparemment l’origine du patronyme Duboil.
Dubois L’un des dix noms les plus portés en France. Désigne celui qui habite près du bois, ou encore dans le bois, ou tout simplement au lieu-dit le Bois.
Duboisse Originaire du lieu-dit le Boisse, toponyme qui désigne un lieu abondant en buis. On trouve une commune nommée Boisse en Dordogne.
Duboisset Nom très fréquent dans le Massif Central (63, 43). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée le Boisset (= le bosquet), toponyme très répandu. Plusieurs communes s’appellent Boisset. En ce qui concerne plus précisément le Puy-de-Dôme, il y a 3 hameaux appelés Boisset, et un autre nommé le Boisset (commune de Buxières-sous-Montaigut).
Dubor Nom porté dans le Sud-Ouest, en particulier dans le Tarn-et-Garonne, où il devrait désigner celui qui est originaire du Bor, ancien hameau à Montauban. Le toponyme est assez courant (voir Bor), mais son sens n’est pas assuré. Dauzat et Rostaing y voyaient une variante du préceltique *bar, désignant une hauteur.
Dubort Nom porté dans le Tarn-et-Garonne, ainsi qu’en Normandie et en Picardie. Dans tous les cas, on trouve aussi la variante Dubord. Le nom fait apparemment référence à un toponyme, mais difficile de savoir s’il s’agit du bort (= la source, sens possible dans le Sud-Ouest), de la rive (bord de la rivière), ou d’un autre sens qui m’échappe. Autre possibilité, moins probable, le fils du bord (= du bâtard, sens de bord en ancien français).
Dubos Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bos (= le bois). Le nom est fréquent dans le Sud-Ouest (32, 33), on le rencontre aussi en Normandie (76).
Dubosc Correspond à Dubois (celui qui habite un lieu-dit “le bois”). Le nom peut être d’origine occitane (32 notamment), mais on le rencontre aussi en Normandie (76). Variantes : Duboscq (40, 50), Dubosq (14, 65), Dubosque (52).
Dubosclard Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bosclar (= le bois clair, la clairière). C’est dans le Puy-de-Dôme que le nom est le plus répandu, mais c’est dans le Lot-et-Garonne qu’il y a le plus de hameaux appelés le Bosclar. A noter quand même en Auvergne le lieu-dit le Bosclard à Saint-Maurice-près-Pionsat.
Dubost Un des nombreux noms ayant le même sens que Dubois (originaire d’une localité le Bois, le Bost). On le trouve en Auvergne, mais aussi dans le Rhône et dans la Manche.
Dubot Variante de Dubost (= Dubois) portée notamment dans le Morbihan et le Nord-Pas-de-Calais.
Dubouchage Aujourd’hui très rare, le nom se rencontre dans le Limousin et en Savoie. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bouchage (petit bois, penser à bocage, ou lieu où pousse le buis). A noter vers la Savoie la commune du Bouchage (38), et dans le Limousin le hameau du Bouchage à Bussière-Poitevine (87). Une autre commune porte ce nom dans la Charente.
Dubouchet Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bouchet (= le petit bois). On trouve surtout ce nom dans le Forez et en Savoie (variante : Dubouchez). Variante limousine : Duboucheix.
Duboué Un nom béarnais désignant le fils du Boué, c’est-à-dire du bouvier (gascon boèr).
Dubouilh Nom porté dans le Sud-Ouest (33, 47, 40), où l’on trouve aussi les variantes Dubouil, Duboueilh. Désigne celui qui est originaire de Bouilh ou Boueilh, nom de plusieurs localités. A noter les communes de Bouilh-Devant et Bouilh-Péreuilh (64), la Ferme du Bouilh à Saint-André-de-Cubzac (33), la commune de Boueilh-Boueilho-Lasque (64) et le hameau de Boueilh à Montardon (64). Sens du toponyme : sans doute troupeau de boeufs ou pacage pour les boeufs.
Dubouis Nom porté dans la Loire et les départements voisins, qui désigne celui qui habite un lieu-dit “le Bouis” ou en est originaire. Sens du toponyme : lieu où pousse le buis.
Duboulay Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée le Boulay (= bois de bouleaux). Le nom est surtout porté dans l’Eure-et-Loir et dans l’Orne. Variantes : Duboullay, Duboulais, Duboulet.
Dubouloz Porté en Savoie, désigne celui qui est originaire d’un lieu où pousse le bouleau.
Dubourdeau Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bourdeau (= la petite ferme). On rencontre le nom à la fois dans le Limousin et en Savoie-Dauphiné. Variante : Dubourdeaux, Dubordeaux.
Dubourdieu Désigne celui qui habite un lieu-dit le Bourdieu (voir ce nom). Le nom est porté dans le Sud-Ouest (64, 33, 47). Formes voisines : Dubourdeau (87, 38, 73), Dubourdeaux (38, 33), Dubourdil, Dubourdy (24).
Dubourg Surtout porté dans le Bordelais et plus généralement en Aquitaine, le nom désigne celui qui habite le bourg. On le rencontre aussi en Basse-Normandie et en Belgique. Avec le même sens : Dubourq, Dubourque (60).
Dubourgeal Originaire du bourgeal (= le petit bourg). Semble venir de la Haute-Savoie.
Dubourgnoux Nom porté dans le Puy-de-Dôme et la Loire. Forme voisine : Dubourgnon. Désigne celui qui est originaire du Bourgnou ou du Bourgnon, toponyme évoquant sans doute une cavité, une source (celtique borna), mais qui peut aussi désigner une ruche (occitan bornhon). A noter les hameaux du Bourgnon à Tours-sur-Meymont et à Charbonnières-les-Varennes (63).
Dubout Nom porté dans le Pas-de-Calais, mais aussi dans le Cher et dans l’Ain. Il doit s’agir dans la plupart des cas d’une variante de Duboust (53, 72), celui qui est originaire d’un lieu-dit le Boust (= le bois).
Dubrasquet Nom porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Désigne celui qui habite un lieu-dit le Brasquet. Deux hameaux s’appellent Brasquet à Tilh (40) et à Narp (64). Le toponyme pourrait être lié à l’apiculture (occitan bresca = rayon de miel). A noter cependant que Michel Grosclaude (Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons) voit dans Brasquet un diminutif du nom de personne Blasco.
Dubray Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Bray (voir Debray). Le nom est fréquent dans le Nord et l’Indre-et-Loire, ainsi que dans le Val-d’Oise. Variantes : Dubraye (59), Dubrays (03), Dubrai (02, 53).
Dubré Le nom est porté dans l’Ouest (49, 53). Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Bré ou en est originaire. Le toponyme devrait désigner une colline (gaulois briga). Voir aussi Debré pour les divers sens possibles.
Dubreucq Assez fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui habite un lieu-dit le Breucq, toponyme d’origine germanique (broka) évoquant un marais. On pensera entre autres à la commune de Breucq (59). Variantes : Dubreucque, Dubreuque, Dubroeucq, Dubroeuq, et sans doute aussi Dubruck, Dubruque.
Dubreuil Celui qui habite le Breuil, lieu-dit très fréquent désignant un petit bois clôturé. Le nom vient du gaulois brogilo. C’est en Dordogne que le nom est le plus répandu. Variantes : Dubreuilh (33, 47), Dubreuille (02, 51), Dubreule (59).
Dubroca Nom fréquent dans les Landes et les départements voisins. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Broca, toponyme évoquant un terrain où poussent des arbustes épineux. Formes voisines : Dubroc, Dubrocas, Dubroqua.
Dubrouillet Nom assez rare, rencontré dans le Massif Central (63, 23). Désigne celui qui est originaire du lieu-dit le Brouillet (= petit bois clôturé). Il existe dans la Creuse un hameau nommé le Brouillet (commune de Bonnat), qui pourrait être à l’origine du patronyme.
Dubruc Porté dans la Loire et le Rhône, désigne celui qui habite un lieu-dit le Bruc (= lieu où pousse la bruyère).
Dubruel Nom porté dans la Gironde, le Lot et le Lot-et-Garonne. Variantes : Dubrueil, Dubruil. C’est une autre forme de Dubreuil (voir ce nom).
Dubrulle Assez répandu dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une variante de Dubreuil (voir ce nom). Formes voisines : Dubruille, Dubrul, Dubrule.
Dubuc Originaire du Buc, toponyme fréquent en Normandie (deux communes du 76 s’appellent Le Buc) et qui signifie le bois. Correspond exactement à Dubois. On trouve aussi le nom dans le Sud-Ouest (voir Dubucq).
Dubuche Variante de Dubus (= du bois), le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais.
Dubucq On trouve ce nom en Seine-Maritime (variante de Dubuc), mais aussi dans le Sud-Ouest (40), où il paraît avoir un tout autre sens. Peut-être un toponyme signifiant sommet, hauteur, à rapprocher du latin boconem (colline, versant), mais d’autres sens sont possibles : une ruche (occitan buc), ou encore un tronc d’arbre creux (même origine), sachant que les arbres creux ont pendant des siècles joué un rôle important dans les croyances populaires. A noter les hameaux du Bucq à Sauveterre-de-Béarn (64) et de Bucq à Montaut (40).
Dubuis Le nom se rencontre à la fois dans la région lyonnaise et le Nord-Pas-de-Calais. Dans tous le cas il désigne celui qui habite un lieu-dit le Buis. Pour la région lyonnaise, il s’agit d’un endroit où pousse le buis. Dans le Nord, il semble que buis soit une variante de bois.
Dubuisson Surtout porté dans le département du Nord, en Picardie et en Normandie, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Buisson (voir Buisson).
Dubujadoux Nom rare porté dans la Creuse. Désigne celui qui habite un lieu-dit le Bujadoux, sans doute le hameau de Bujadoux à Saint-Priest (23). Le nom semble correspondre à l’occitan bugador (= cuvier pour faire la lessive).
Dubus Variante de Dubois, Dubuc (= du bois) surtout portée dans le Nord et la Somme. Autre forme : Dubusse. Deux communes de la Somme et une du Pas-de-Calais s’appellent Bus (il y a également Bus-Saint-Rémy dans l’Eure).
Duby Le nom est surtout porté dans l’Ain, mais les plus anciennes mentions le situent en Haute-Savoie. Il désigne celui qui habite un lieu-dit “le By” ou en est originaire. Sens du toponyme : bief, canal de moulin. À noter trois hameaux “le By” en Haute-Savoie : à Cordon, Évires et Scientrier.
Duc Du latin vulgaire *ducu, formé sur dux (= guide, chef). Titre de noblesse utilisé soit comme sobriquet, soit pour désigner celui qui exploitait des terres appartenant à un duc, soit encore pour nommer celui qui était ou avait été au service d’un duc, d’autres possibilités ironiques étant sans doute envisageables. C’est en Savoie et en Dauphiné que le nom a toujours été le plus répandu, même s’il est présent dans d’autres régions. Il entre en composition dans plusieurs noms : Duc dit Catty, Duc-Bourru, Duc-Bragues, Duc-Dodon, Duc-Gavet, Duc-Goninaz, Duc-Lartigue, Duc-Martin, Duc-Maugé, Duc-Mauger, Duc-Plachettaz.
Ducaci Voir Ducassy.
Ducamp Variante de Duchamp, celui qui habite un lieu-dit le Champ ou qui est originaire d’une localité appelée ainsi. On trouve le patronyme à la fois dans les Landes et dans le Nord-Pas-de-Calais.
Ducancel Nom rencontré dans la Somme. On trouve la variante Ducancelle dans le Nord. Désigne celui qui habite un lieu-dit le Cancel ou est originaire d’une localité portant ce nom, qui en picard équivaut au français Chancel (= parcelle clôturée).
Ducant Le nom est rare, on le rencontre notamment en Meurthe-et-Moselle et dans le département du Nord. On en trouve aussi d’anciennes mentions dans le Loiret, l’Aisne et l’Allier. Il devrait s’agir d’une variante de Ducamp (= du champ), mais on peut aussi envisager l’ancien français cant (= coin).
Ducap Surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques, désigne celui qui habite un lieu-dit “le Cap” (= extrémité, sommet, cap).
Ducarme Le nom est surtout porté dans l’Est (68, 88). Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Carme (= le charme, arbre). On rencontre le même sens dans le nom Ducarne (59, 62, 08) et sans doute dans Ducarn (57, 67, 54).
Ducarouge Porté en Saône-et-Loire et dans la région lyonnaise, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Carouge, toponyme ayant le sens de carrefour. Variantes : Ducarrouge, Ducaruge.

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