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Noms commençant par D

Da Costa-Dansot
Dantan-Davy
Dawance-Decroix
Decrop-Delavierre
Delavigne-Demay
Demaya-Desandrouins
Désannaux-Detournay
Detrait-Diner
Dingremont-Doudelet
Doudement-Ducarouge
Ducasse-Dupas


Dawance Porté en Belgique, plus rare en France, désigne celui qui est originaire d’Awans, dans la province de Liège.
Dawson Désigne en anglais le fils de Dawe, hypocoristique du prénom David.
Day Nom anglais pour lequel plusieurs solutions ont été proposées. La plus courante est d’y voir un hypocoristique du prénom David.
Dayan Il s’agit le plus souvent (sinon toujours) d’un nom juif séfarade fréquent autrefois en Afrique du Nord, qui correspond à l’hébreu dayyan (= juge). La forme Dayant, rencontrée dans la Creuse, semble pour sa part désigner celui qui est originaire du hameau de l’Ayant, à Genouillac.
Daydé Patronyme porté dans le Sud-Ouest. Il pourrait s’agir d’une forme gasconne du nom de baptême Didier (voir ce nom), comme semble l’indiquer la variante Daydié.
Daygue Le nom est surtout porté dans l’Ardèche (également 42, 30). Variante plurielle : Daygues (07, 47, 32). Désigne celui qu habite un lieu-dit Aygue(s), sans doute un terrain inondable, un marécage.
Daymard Porté dans la Corrèze et le Sud-Ouest, désigne le fils d’Aymard (voir ce nom), ou encore celui qui appartient à sa famille, à sa maison.
Dayras Nom surtout porté dans la Creuse, où l’on trouve aussi la forme Dayrat. Désigne celui qui est originaire d’Ayras, nom d’un hameau à Cosnac (19), mais plutôt ici ancien fief près de Blessac (23), cité en 1229 (source : B. Orrye, Dictionnaire des noms de famille du pays creusois). Le toponyme semble un dérivé du mot aire (surface pour battre les céréales).
Dayx Rare et porté en Limousin, c’est une probable variante de Daix (voir ce nom), renvoyant peut-être à la commune d’Aix, en Corrèze.
Dazé Porté au Québec, le nom s’est écrit autrefois D’Hazé, Dasay, Daze et Dazey. Le premier porteur du nom au Québec venait de Loudun (Vienne). Il désigne celui qui est originaire d’Azay ou Azé, nom de nombreuses communes françaises. Signification du toponyme : le domaine d’Asius ou At(t)ius, noms de personne latins (on envisage parfois une racine hydronymique *as-, hypothèse séduisante mais très incertaine).
Dazel Rare, le nom est porté dans le Calvados. Je n’en connais pas la signification. Même problème avec Dazelle, nom porté en Poitou-Charentes et en Vendée.
Dazenières Le nom est porté en Dordogne. Variantes : Dazenière, Dazinière, Dazinières, Daziniéras, Dasinières. Il désigne celui qui est originaire d’Azenières, nom d’un hameau de la commune de Journiac (24), qui s’est aussi écrit Asinières. Le toponyme paraît évoquer un élevage d’ânes.
Dazin Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, devrait désigner celui qui habite un lieu-dit Azin. A noter le toponyme ‘la Chaudière d’Azin’ aux Rues-des-Vignes (59).
Daziniéras Nom porté en Dordogne. Variantes : Dazinière, Dazinières, Dasinières. Il désigne sans doute celui qui est originaire d’Aziniéras, hameau à Brignac-la-Plaine (19). Sens du toponyme : lieu où on élève des ânes. Voir aussi Dazenières.
Dazord Nom rare porté dans le Rhône et dans l’Ain. Il semble désigner le fils d’Azor, nom de personne d’origine biblique. A noter qu’il existe un lieu-dit Combe Azor à Apremont (01).
Dazy Le nom est porté en Saône-et-Loire, mais aussi dans les Ardennes et la Meuse. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Azy (éventuellement Azey, Aisey). Le toponyme est fréquent dans la Nièvre, où se trouvent les communes d’Azy-le-Vif et Saint-Bénin-d’Azy, ainsi que deux hameaux à Garchizy et Saint-Seine. Pour les Ardennes, il pourrait s’agir d’Azy-sur-Marne, dans l’Aisne. Sens probable du toponyme : le domaine d’Asius, nom d’homme latin.
De Ambrosi Patronyme italien formé sur le nom de baptême Ambrosi(o), l’une des variantes d’Ambrogio (= Ambroise, voir ce nom). Désigne le fils d’Ambroise ou celui qui appartient à sa famille.
De Araujo Nom portugais. Désigne celui qui habite le lieu-dit Araujo ou en est originaire. Je ne connais pas le sens du toponyme.
De Baerdemaeker Porté en Belgique, le nom s’écrit aussi De Baerdemacker, De Baeremacker, De Baeremaecker, De Baeremaker, De Baermaker, Debaerdemacker, Debaermaker (Belgique, Nord). Il correspond au néerlandais “baard” (= barbe) et désigne un barbier (moyen néerlandais “baertmaker”).
De Barros Fréquent au Portugal, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Barros, toponyme fréquent aussi bien au Portugal qu’en Espagne, et qui évoque le plus souvent un terrain argileux (barro = argile). À noter cependant qu’autrefois, au Portugal, le mot “barro” a pu désigner un petit domaine, un groupe d’habitations, une petite maison ou un petit terrain.
De Bellis Forme latinisée désignant celui qui appartient à la famille Bello ou Belli, surnom puis nom de baptême correspondant au latin bellus (= beau, bon). Le nom est assez courant dans toute l’Italie, notamment dans les Pouilles.
De Beul Ce nom flamand (néerlandais), rencontré aussi sous la forme De Boel, peut avoir deux sens : soit il désigne un bourreau, soit il signifie ‘beau-frère’, ces deux sens étant attestés pour le moyen néerlandais boel(e).
De Bloedt Nom flamand assez rare, rencontré dans les Ardennes. Il signifie apparemment “le sang” (néerlandais “bloed”), surnom difficile à comprendre.
De Bonis En France, le nom est porté dans le Vaucluse depuis le début du XVIe siècle, mais c’est en Italie qu’il est le plus répandu, notamment dans le Sud. C’est une forme latinisée désignant celui qui appartient à la famille d’un nommé Bono, Boni (= bon, en principe nom de baptême médiéval). Avec le même sens : De Boni. La forme De Bony (ou de Bony) peut être équivalente, mais peut aussi renvoyer à une localité française portant ce nom (une commune de l’Aisne s’appelle Bony).
De Bonteridder Egalement Debontridder. Nom flamand désignant à première vue le cavalier (ridder) à la fourrure (bont), mais il semble préférable de penser à celui qui apprête (reider) les fourrures, solution retenue par les spécialistes belges.
De Brae Le nom est porté en Belgique, notamment à Bruxelles. En lui supposant une formation wallonne et non flamande, il pourrait désigner celui qui est originaire de Bra (province de Liège) ou de Bree (Limbourg).
De Brouwer Nom flamand qu désigne un brasseur (sens du néerlandais brouwer). Variantes : De Brouwere, De Brauwer, De Brauwere, Debrauwer, Debrauwere, Debrouwer, Debrouwere, et sans doute aussi Debrouver (70).
De Bruyn, De Bruyne Rencontré dans le Nord et en Belgique, c’est un surnom flamand signifiant le brun (celui qui a les cheveux bruns). Variantes : Debruine, Debruyn, Debruyne, Debruynne.
De Burgh Le nom est anglais, même si la préposition n’a rien de très britannique. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Burgh (= forteresse, comme le français bourg). Il est présent en Angleterre dès 1066 (Ailricus de Burg).
De Busschere, Debusschere Nom flamand désignant un bûcheron (article de = le + néerlandais bosscher = bûcheron, celui qui travaille dans un bois). Variantes : Debosscher, De Bosscher, Debosschere, De Bosschere, Deboschere, Deboscker, Deboskre.
De Campo Porté dans la péninsule ibérique, le nom désigne celui qui habite un lieu-dit “Campo” (= champ) ou en est originaire.
De Cesare Fréquent dans la partie sud de l’Italie, c’est en Campanie (Naples) que le nom est le plus répandu. La forme voisine Di Cesare est pour sa part très présente dans les Abruzzes. Désigne le fils de Cesare (= César, voir Cesari) ou celui qui appartient à sa famille. Autre forme : De Cesaris (Lazio).
De Cordoue Ou De Cordoüe. Devrait désigner celui qui vient de Cordoue, en Espagne. Le nom est porté dans la Sarthe et en Normandie (28, 61).
De Cruyenaere, Decruyenaere Nom d’origine flamande qui correspond au métier de marchand, d’épicier (moyen néerlandais crudenaer).
De Cruz Nom espagnol (variante portugaise : Da Cruz) signifiant de la croix. On peut hésiter entre plusieurs significations : soit celui qui habite un lieu où se trouve une croix de pierre, soit celui qui porte la Croix dans les mystères, mais en Espagne Cruz est aussi fréquemment utilisé comme prénom.
De Cuevas Nom de famille espagnol qui renvoie à une localité appelée Cuevas (= les grottes). Avec le même sens : De las Cuevas.
De Doncker Nom flamand qui correspond en principe au néerlandais “donker” (= sombre, foncé, obscur, triste).
De Faria Ce nom portugais (également Faria, Farias) désigne celui qui est originaire de Faria, nom d’une localité dans la province de Minho. Le toponyme semble venir d’un nom de personne qui serait Farus.
De Gaulle Apparemment, il s’agit de la francisation d’un nom flamand, De Walle, qui signifie sans doute le Wallon (= l’étranger, celui qui n’appartient pas au peuple germanique, du vieux-haut-allemand walah = étranger, également à l’origine des toponymes Gaule et Galles). A noter l’existence du patronyme Waulle dans le Pas-de-Calais. Autre possibilité : walle = mur, fossé.
De Gennaro Le nom est assez répandu dans toute l’Italie, avec une prédominance dans les environs de Naples et dans le nord des Pouilles. Il désigne celui qui appartient à la famille de Gennaro (= Janvier, nom de baptême très fréquent en Italie).
De Gres Nom porté dans le Nord et en Belgique. S’il est wallon, il désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Gres ou Grez (par exemple, Grez-Doiceau dans le Brabant). S’il est flamand, je n’en connais pas la signification.
De Haan Nom flamand, qui signifie en néerlandais ‘le coq’ (sobriquet désignant un homme vaniteux ou un coureur de jupons). Variantes : Dehaan, Dehaen, Dehaene, De Haene, Dehaenne, Dehane, Dehanne, Dehan (pour ce dernier nom on propose aussi : originaire de Han-sur-Lesse, province de Namur).
De Hoorne Nom flamand qui signifie mot à mot la corne (néerlandais hoorn). Peut-être le surnom d’un héraut, celui qui sonne de la corne. Variantes : Dehoorne, Dehorne, Dehornes,
De Junnemann Porté en Belgique, correspond à l’allemand Jungmann (= jeune homme).
De Kimpe Voir Kimpe pour le sens. Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Variante : Dekimpe. On précisera que “de” est ici l’équivalent néerlandais de l’article français “le”.
De la Fuente Nom castillan. Voir Lafuente et Fuentes.
De Lepeleire Nom porté dans le département du Nord et en Belgique. C’est un nom flamand (variantes : Delepeleer, De Lepeleere) qui doit correspondre au moyen néerlandais lepelaer (= héron), sobriquet donné peut-être à celui qui a un long cou. L’article flamand de correspond au français le.
De los Rios Nom espagnol. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Los Ríos (= les rivières). Il existe notamment une commune de ce nom dans la province de Jaén.
De los Santos voir Dos Santos.
De Marco Très fréquent dans toute l’Italie, notamment dans le Sud (également Lombardie et Piémont), désigne celui qui appartient à la famille de Marco (= Marc).
De Marzi Nom italien porté notamment en Vénétie et dans le Lazio. On trouve les formes similaires De Marzo dans les Pouilles, De Marzio, Di Marzio dans le Lazio, Di Marzo en Campanie, en Sicile et plus généralement dans le Sud, ainsi que Di Marzi, très rare. Il désigne le fils ou le membre de la famille de Marzio, Marzo, Marzi (voir ce nom).
De Matos Nom portugais également présent au Brésil. Il renvoie à un nom de lieu, Matos, toponyme très fréquent au Portugal, où il désigne un endroit buissonneux, une terre inculte.
De Matra Porté en Corse, le nom renvoie à la commune de Matra, en Haute-Corse. D’origine ligure, le toponyme désigne un pic ou un rocher.
De Meester Nom flamand signifiant ‘le maître’ (sans doute celui qui était maître dans une corporation). Variantes : Demeester, Demeestere, Demester.
De Min Nom porté en Italie, notamment en Vénétie. Il désigne le membre de la famille de celui qui s’appelle Min, forme vénitienne de Mino (Piémont, Lombardie), qui est un hypocoristique de Giacomo (= Jacques, Giacomin > Min) ou de Domenico (= Dominique, Domino > Mino). De Min est aussi un nom de famille néerlandais (variantes : Demin, Deminne). Signification : soit ‘l’amour’ (min), soit ‘la nourrice’ (minne).
De Moffarts Nom de famille flamand. Il signifie mot à mot ‘le lourdaud’ (néerlandais mof). C’est un surnom qui était donné fréquemment aux Allemands (source : Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane).
De Monteiro Désigne celui qui appartient à la famille de Monteiro, nom portugais ayant le sens de ‘chasseur’.
De Muynck Nom flamand désignant un moine (équivalent du français Lemoine), sans doute comme sobriquet plutôt péjoratif (gras comme un moine ?). Variantes : De Munck, De Muyncke, De Muynek, De Muynke, Demunck, Demuynck.
De Negri Le nom est surtout porté en Italie du Nord, notamment en Ligurie. Il désigne celui qui appartient à la famille Negri (nom de famille italien très répandu dans le nord du pays, formé sur negro = noir).
De Oliveira, D’Oliveira Nom portugais désignant celui qui habite un lieu-dit Oliveira (= oliveraie).
De Pablo Nom castillan. Désigne celui qui appartient à la famille de Pablo (= Paul).
De Palmas Nom espagnol évoquant les rameaux, soit comme fête, soit comme toponyme (avec le sens probable de petit bois).
De Pannemacker Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom désigne un fabricant de tuiles, éventuellement de poêles ou de casseroles (néerlandais “pan”). Variantes : De Pannemaecker, Depannemaecker.
De Ro, De Roo Voir Deroo.
De Roef Le nom semble correspondre au moyen néerlandais roef (= le toit, penser à l’anglais roof). Il pourrait s’agir du surnom d’un couvreur. A noter cependant que Roef est aussi un hypocoristique de Roelof, qui correspond au prénom Rodolphe.
De Rul Nom présent dans les Ardennes. Pourrait désigner le fils de Rul, Roul (nom d’origine germanique, Hrodwuld : hrod = gloire + wulf = loup).
De Ruyt Patronyme flamand, surnom donné à un rustre, un homme grossier (moyen néerlandais ruut).
De Saert Porté en Belgique, devrait correspondre aux noms Desart, Dessart, désignant celui qui habite un lieu-dit Sart, Essart (= terre défrichée).
De Sainte-Maresville Egalement écrit De Sainte-Maréville, le nom, porté dans le Pas-de-Calais, n’est pas forcément noble. Il désigne celui qui est originaire de Maresville (62), au Moyen Âge Sancta Maria Villa (1042), Sainte Maroieville (1294), autrement dit le village dédié à la Vierge.
De Sanctis Porté dans l’Italie centrale (Lazio, Abruzzes), plus répandu sous la forme De Santis, c’est l’équivalent latinisé de Santi (voir ce nom).
De Silva voir Da Silva.
De Souza Nom portugais qui renvoie à Sousa, Souza, toponyme dont l’étymologie est incertaine. On le considère généralement comme une variante de sausa, désignant un marais salant (contraction du latin salsa aqua).
De Troyer Porté dans le département du Nord et en Belgique, semble désigner un fabricant de pourpoints (moyen néerlandais troy = pourpoint). On trouve avec le même sens les noms Detroy, Detroye.
De Vincenzi Signifie de Vincent (Vincenzo). C’est une forme typique de l’Italie du Sud.
De Waele Patronyme flamand signifiant “le Wallon” (voir aussi De Gaulle). Variante : De Wael, Dewael, Dewaele, Dewaeles (génitif de filiation), Dewaelle.
De Weweire Nom flamand désignant un tisserand (moyen néerlandais “wever”). Variantes : Dewever, Dewevre.
De Winne Nom flamand corespondantau métier de laboureur (moyen néerlandais winne). Variantes : Dewin, Dewine, Dewinne, Dewyn.
De Wispelaere Egalement Dewispelaer, Dewispelaere. Curieux nom flamand qui semble désigner un charmeur de serpents.
De Wolf, Dewolf, Dewulf Patronyme flamand qui signifie le loup.
De Wreede Surnom flamand donné à un homme dur, cruel (moyen néerlandais “wreet”, pour lequel le sens de “brave” est également possible) selon le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane. Mais ce pourrait être l’inverse, car on peut aussi envisager un nom formé sur “vrede” (= paix), et donc le surnom d’un homme pacifique ! Le même problème se retrouve avec les noms Devred, Devrede, De Vrede.
Déabriges Nom très rare porté dans la Haute-Loire. Il devrait désigner celui qui est originaire d’Abries (Abries-Haut et Abries-Bas), près de Fay-sur-Lignon, toponyme souvent écrit Abriges dans les textes anciens (Obrigas et Abrigas vers 980, Abriges-Hautes en 1517). À noter cependant qu’un autre hameau s’appelle Abriges à Laboule, dans l’Ardèche. Le nom de lieu pourrait être rattaché à l’occitan “abriga” (= abri, ce qui abrite ou protège), mais je n’en ai aucune certitude.
Deac Nom roumain à rapprocher du hongrois Deák (= diacre, scribe).
Déal Le nom est surtout porté dans le Lyonnais (42, 69, 71, 01). Quelques mentions aussi dans le Nord-Pas-de-Calais, où on rencontre également les formes Déale et Déalet. Dans la Loire, le nom est à l’origine d’un hameau appelé “Chez Déal” à Maizilly. Sens obscur. À noter cependant qu’un cours d’eau de l’Ardèche s’appelle l’Éal (commune d’Empurany). C’est une piste possible.
Dean, Déan, Le Déan Nom surtout porté en Bretagne (35). C’est une forme bretonne du français doyen (latin decanus), qui n’avait pas au moyen âge le sens de doyen d’âge. Il était en général réservé à la hiérarchie ecclésiastique, mais on le rencontrait aussi pour désigner le chef élu d’un corps de métier. C’est peut-être ce dernier sens qu’il faut retenir. Précisons que l’anglais Dean a souvent la même origine (mais il peut aussi s’agir d’un toponyme).
Déat Nom de famille porté dans le Puy-de-Dôme. On peut penser au nom de personne latin Deodatus (= donné par Dieu), porté par deux saints, qui est à l’origine du prénom et patronyme Déodat, ou encore de Dié (cf. la ville de Saint-Dié).
Déau Patronyme assez courant en Vendée. On trouve la forme voisine Déaud dans le Maine-et-Loire. Le sens m’en est obscur. Peut-être un ancien nom de baptême, mais sans la moindre garantie.
Debacker Nom flamand qui correspond au métier de boulanger (néerlandais bakker, allemand Bäcker). On trouve aussi les variantes Debaeker, Debakker, Debecker, Debekker, De Backer, De Backker, De Baecker, De Baeker, De Becker, De Beckers.
Debaene Porté en Belgique, ainsi que dans le Nord et les Ardennes, le nom correspond au néerlandais “baan” (= la route).
Debaere Nom porté en Belgique, dans le Nord-pas-de-Calais et les Ardennes. C’est un nom flamand pour lequel on peut hésiter entre deux hypothèses : soit une variante de baar (= nu, dépourvu), soit une variante de beer (= ours, surnom donné à un individu lourd). Je préfère la seconde solution, mais timidement. Variantes : Debaer, De Baere. Rappel : “de” correspond à l’article français “le”.
Debans On rencontre ce nom dans le Sud-Ouest, où il désigne sans doute celui qui habite la maison située en avant du village (= devant). On le trouve aussi dans les Ardennes, et là il s’agit d’une variante de Debant (voir ce nom).
Debant Nom porté dans les Ardennes et en Belgique. Correspond au flamand De Bant, De Bandt (= le lien, la courroie), sans doute surnom métonymique d’un bourrelier.
Debar C’est dans la Marne que ce nom est le plus fréquent. Il y désigne certainement celui qui est originaire de la ville de Bar-le-Duc, ou encore du village de Bar, dans les Ardennes. On le rencontre également dans d’autres régions, notamment dans le Tarn et la Corrèze (variante “de Bar”). Il existe justement en Corrèze une commune qui porte ce nom, et il est possible que plusieurs hameaux s’appellent également Bar. Dans tous les cas, même si le cheminement n’a pas été forcément le même, le toponyme correspond à un terme préroman signifiant hauteur, colline escarpée.
Débarbouillé Surtout porté en Saône-et-Loire (Vérizet depuis le XVIIIe siècle), le nom est pour le moins surprenant. Employé depuis le XVIe siècle, l’adjectif “débarbouillé” (= nettoyé) semble la seule solution possible (surnom ironique d’un charbonnier ?).
Debard Le nom est fréquent dans la Haute-Loire et les départements voisins (42, 07). Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bard. On pensera notamment à la commune de Bard (42), mais aussi à des hameaux à Bournoncle-Saint-Pierre et à Saint-Julien-Chapteuil (43), à Bozas, Saint-Félicien et Saint-Jean-Chambre (07). Le toponyme correspond le plus souvent à la racine gauloise *barro, avec le sens de sommet, notamment sommet de forme allongée. Le -d final est sans doute lié à l’influence de l’occitan “bard” (= boue).
Debarre Le nom se rencontre notamment en Poitou-Charentes, mais on le trouve aussi dans diverses autres régions. Il désigne soit celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Barre (voir ce nom), soit celui qui appartient à la famille des Barre, comme le montre apparemment la forme Débarre (également Desbarre, Desbarres).
Debart Le nom est porté dans la Somme et les Ardennes, ainsi que dans le Tarn-et-Garonne. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bar, Bars ou Bart, toponyme fréquent (voir Debar).
Debasa Le nom est porté en Espagne. Je n’en sais hélas pas plus pour l’instant.
Debast Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Variante : De Bast. Le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose le moyen néerlandais bast (= écorce de l’arbre), mais on comprend mal ce que peut vouloir dire le surnom ‘l’écorce’. Autre solution proposée parfois et plus vraisemblable, ‘la bedaine’, mais je ne connais pas le terme néerlandais correspondant (à rapprocher de l’allemand Wanst ?).
Debat Terme gascon désignant celui qui habite en bas du village (devath, variante de daval = en bas). Variantes : Dabat, Debaig, Debaigt, Debaigts.
Debaucheron Le nom est rare, et s’écrit aussi Desbaucheron. Les formes le plus anciennes se rencontrent dans le Cher, mais elles sont elles aussi assez rares. Signification probable : celui qui appartient à la famille ou à la ferme des Baucheron (voir ce nom).
Debay Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Marne (variantes : Debai, Debaye), désigne celui qui est originaire de Bay ou de Baye, nom de diverses communes (08, 51, 52 notamment). Signification : le domaine de Baius, nom de personne latin, ou de Baia , nom de personne germanique.
Debbiasi Très rare en Italie (quelques mentions dans le nord du pays), désigne celui qui appartient à la famille de Biasio, Biasi (= Blaise). La forme Debiasi est plus courante (Vénétie, Trentin), beaucoup moins cependant que De Biasi (Vénétie surtout).
Debeaulieu Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Beaulieu (= le beau lieu), toponyme très fréquent appliqué à de nouvelles forteresses ou abbayes à partir du XIe siècle. Le nom de famille est porté dans la Vienne, la Charente et la Haute-Vienne.
Debeauquesne Désigne celui qui habite le lieu-dit Beauquesne, ou est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute le village de Beauquesne, dans la Somme. Sens du toponyme : le beau chêne. C’est dans le Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu (variante : Debeauquenne).
Debeauvais Porté surtout dans la Somme, désigne celui qui est originaire de Beauvais. Variantes : Debeauvait, Debeauvois. Outre la ville de l’Oise, de nombreux toponymes s’appellent Beauvais ou Beauvois (signification : l’endroit d’où on a une belle vue).
Debeaux Nom porté notamment dans l’Ardèche, le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Beaux, Baux, avec le sens de rocher escarpé, falaise, précipice (bas-latin balteus = escarpement rocheux).
Debecker Voir Debacker.
Debel Porté dans le département du Nord et en Belgique (variante : De Bel), c’est sans doute un nom flamand que l’on peut traduire par ‘la cloche, la sonnette’, surnom donné à un sonneur.
Debellemanière Nom surtout présent dans la Haute-Marne et la Seine-Maritime. Il devrait renvoyer à un toponyme, (la) Belle Manière, de sens équivalent à Beaumanoir (voir Manière pour plus de précisions). Des hameaux portent ce nom dans la Mayenne et la Sarthe.
Debenest Porté dans la Vienne et la Haute-Vienne, peut désigner le fils de Benoît, mais on pensera aussi à celui qui est originaire de Benest, commune de Charente.
Debernard Désigne le fils de Bernard, ou celui qui appartient à sa famille. C’est dans le Limousin que le nom est le plus répandu, on le trouve aussi dans la région Rhône-Alpes.
Deberne Le nom est surtout porté dans le Loiret (variante : Debernes). Il semble désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit Berne(s), toponyme qui évoque l’aulne, mais qui peut aussi dans certains cas désigner le bord d’un chemin. Autre possibilité : le fils de Bern, Berne, nom de personne d’origine germanique (bern = ours).
Debert Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans la Manche, c’est un nom de sens incertain. Une formation néerlandaise laisserait supposer une forme “de bert” (= le poisson de mer). Autrement on pourra penser à celui qui est originaire de Berthen (59), ou d’une autre localité ayant pu s’appeler Bert. Le rapprochement avec le nom de personne Bert semble impossible, celui-ci n’ayant pas été porté dans la région concernée. A envisager enfin une déglutination de noms d’origine germanique tels que Heudebert, Audebert.
Debertolis Egalement écrit De Bertolis, le nom est originaire du nord de l’Italie, peut-être de Vénétie. Il désigne celui qui appartient à la famille de Bertolo (voir ce nom). En France, il est porté dans l’Isère.
Debey Porté notamment dans le Nord, sermble une variante de Debay (voir ce nom).
Debez Le nom est sans doute originaire du Cantal. Il y est fréquent au XVIIIe siècle à Marcolès, avec les variantes Debès, Devès, Devez. Il correspond à l’occitan “devés” (= bois ou pâturage interdit, réservé au seigneur). A noter les hameaux du Devez à Deux-Verges et à Saint-Etienne-de-Maurs (15).
Debia Les plus anciennes connues mentions situent le nom dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne. Sens incertain. Il existe un lieu-dit Debia à Montauban (82), mais celui-ci paraît formé sur le nom de famille. Peut-être celui qui est originaire de Bias, nom de communes dans les Landes et le Lot-et-Garonne (le sens du toponyme est obscur). À noter aussi que le mot “bia” désigne un chemin, une rue dans les Hautes-Pyrénées.
Debias Le nom pourrait désigner celui qui est originaire de Bias, nom de deux communes du Sud-Ouest (40, 47), mais il ne se rencontre pratiquement jamais dans cette région. C’est en effet dans l’Est qu’il a toujours été le plus fréquent, depuis le département de la Meuse jusqu’à la Bourgogne et à l’Ain. On trouve la forme similaire Debiaz dans la Haute-Saône. Le mot “bias” (ou “biaz”) devrait avoir ici le sens de petit ruisseau, bief de moulin. On trouve dans l’Ain un cours d’eau appelé “le Biaz” à Farges, et dans la Meuse il y a un lieu-dit Bias (ou Bia) à Béthincourt, dans la Meuse.
Debillot Nom porté dans l’Ouest (49, 85, 79). Désigne le fils de Billot, diminutif de Robert (voir aussi Billet).
Debilly C’est dans le Rhône que le nom a toujours été le plus répandu, tout comme sa variante rare Debily. Il désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Billy (voir ce nom). Dans le Rhône, on trouve des hameaux de ce nom à Légny et à Quincieux. Le nom de famille se rencontre aussi dans la Nièvre, où deux communes se nomment Billy.
Deblais Surtout porté dans la Vienne, désigne le fils de Blais (= Blaise) ou celui qui appartient à sa famille, à sa maison. Avec le même sens : Deblaise, Deblaize, Deblay (pour ce nom, voir aussi Deblaye).
Deblandre Egalement Deblander, le nom se rencontre dans le Nord et en Belgique. Apparemment celui qui mêle (moyen néerlandais blander, cité par le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane), mais que mêle-t-il ?
Deblauwe Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Variante : Deblauw. Il signifie en néerlandais “le bleu”, sachant que l’adjectif “blauw” et son pendant d’ancien français “blave” ont eu aussi le sens de “pâle”, et parfois “blond”.
Deblaye Le nom est porté dans les Vosges, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Variante : Deblay (pour ce nom, voir aussi Deblais). Apparemment il renvoie à une localité nommée Blaye ou Blay, mais il n’y en a aucune dans cette région (Blaye est le nom de communes dans le Tarn et la Gironde, Blay est une commune du Calvados). Autant dire que le sens demeure obscur.
Deblieck Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Deblick, Deblyck. Sens incertain : il pourrait correspondre au moyen néerlandais bliek (nom d’un poisson, sorte de brème).
Deblieux Nom rare porté dans les Alpes-de-Haute-Provence. Désigne celui qui est originaire de Blieux, commune du même département. Le toponyme semble se rattacher à une racine pré-latine évoquant un sommet rocheux (selon M.T. Morlet).
Debliqui Surtout porté dans le Nord et la Somme, désigne celui qui est originaire de Blicquy, commune belge de la province du Hainaut. Avec le même sens : Deblicquy, Debliquis, Debliquy.
Deblois Nom porté dans la Haute-Vienne, mais aussi l’Oise et le Nord, également présent au Québec. La solution la plus simple est d’y voir celui qui est originaire de Blois (41).
Deboeuf Semble désigner le fils de celui qui s’appelle Boeuf (voir ce nom), du moins dans les Deux-Sèvres et dans l’Ain, où le nom est assez répandu. Dans le Nord, on pensera aussi à une variante de Debove (voir ce nom).
Deboffle Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Deboffe, Deboffles, Debofle. Désigne celui qui est originaire de Boffles, village du même département. Le sens du toponyme est incertain. Selon M.T. Morlet, peut-être un endroit où souffle le vent.
Debondt Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Il s’agit sans doute d’un surnom flamand formé avec l’article “de” (= le) et le moyen néerlandais “bont” (= bigarré).
Débonnaire, Debonnaire Surtout porté dans la Mayenne, le nom se rencontre aussi en Seine-et-Marne. Désigne au départ celui qui est de bonne souche, noble (= de bon aire), puis celui qui est bon, bienveillant. Le sens péjoratif actuel (= trop bon, faible) est plus tardif.
Debonne Le nom est surtout porté en Seine-Maritime et dans le Pas-de-Calais. Variante : Debonnes (28). Il devrait désigner celui qui est originaire de la commune de Bonnes, dans l’Aisne, ou d’une autre localité au nom semblable. Le toponyme est généralement rattaché au gaulois “bona” (= fondation).
Debons La majorité des mentions anciennes situent le nom dans l’Isère, mais il était aussi présent dans d’autres régions, en particulier le Rouergue et le Quercy, ou encore la Normandie. Il désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Bons (ou Bon), toponyme assez répandu. On peut citer par exemple les communes de Bons-Tassilly dans le Calvados ou de Chazey-Bons dans l’Ain. Le sens du toponyme est incertain : il peut renvoyer à un nom de personne, mais aussi à une racine oronymique “bun”, avec le sens de sommet arrondi. Le village de l’Ain est appelé Buntz en 1157. Le nom Debon (Isère et Normandie) en est le plus souvent une variante, même si on peut envisager, dans certains cas, le fils de celui qui s’appelle Bon. À noter que le nom Debon existe aussi en Espagne (province de Valence) : sa signification m’est inconnue, à moins bien sûr qu’il ne soit d’origine française.
Debord Fréquent dans le Limousin, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bord (on pensera notamment à la commune de Bord, dans la Creuse). Le toponyme semble devoir être rapproché de borde (= ferme, métairie).
Deborde Fréquent notamment dans les Deux-Sèvres (variante : Debordes), désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la) Borde (= ferme, métairie).
Deboudt Surtout porté dans le département du Nord, pourrait être un surnom flamand pour un homme hardi, audacieux (moyen néerlandais “boud”). Autre possibilité : nom de personne d’origine germanique, variante de Diebolt (= Thibault). On hésitera aussi entre ces deux sens pour le nom Debout.
Debouvrie Porté dans le département du Nord et en Belgique, désigne celui qui est originaire de La Bouverie, dans le Hainaut, ou d’un toponyme similaire. Signification : étable à boeufs, élevage de boeufs. Variantes : Debouverie, Debouvries, Debouvry, Debovrie.
Debove Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, le nom s’écrit aussi Deboves (60, 62). Il désigne celui qui est originaire de la commune de Boves (80) ou d’une autre localité portant le même nom. Le mot “bove” est fréquemment utilisé dans le Nord avec le sens de caverne, cavité, galerie de mine.
Debrabandère Egalement Debrabander, Debrabanter, signifie en flamand le Brabançon (originaire du Brabant).
Debrabant Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, désigne celui qui est originaire du Brabant.
Debraeve Rare et porté dans le département du Nord, c’est un nom de sens incertain. Peut-être celui qui est originaire de Braives, en Belgique (province de Liège), à moins qu’il ne s’agisse d’un nom flamand. Dans ce cas, on envisagera un surnom pour celui qui est brave (néerlandais “braaf”).
Debraize Porté en Normandie, le nom peut aussi s’écrire Debraise. On peut certes envisager tous les rapprochements possibles avec la braise, mais il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas la bonne solution. Deux possibilités : Braize peut être ici une variante du prénom Blaise, avec un rhotacisme assez fréquent en Normandie (cf. Basile qui devient Bazire), et donc le nom signifierait “le fils de Blaise”. Enfin, et surtout, Braize et Braise sont des toponymes assez fréquents en Bretagne et en Normandie, notamment dans la Manche, renvoyant à des hameaux ou à des cours d’eau. Les sens probable est celui de lieu marécageux (cf. l’ancien français “brai” = boue, fange). Une commune française s’appelle Braize, mais elle se trouve dans l’Allier.
Debrand Le nom n’étant porté quasiment que dans le Jura, il semble normal d’y voir celui qui est originaire de la commune de Brans, dans le même département. On retiendra quand même aussi une seconde solution : le fils de Brand, nom de personne d’origine germanique (racine brant = tison, épée).
Debray Originaire de Bray, toponyme très courant notamment en Picardie et en Normandie, qui vient du gaulois braco (= marais), latinisé en bracium. On pensera notamment au Pays de Bray. Variante ancienne : De Braye (De Braÿe).
Debré Porté dans diverses régions, le nom se rencontre surtout dans l’Est (57, 67). Il pourrait éventuellement désigner le fils de celui qui s’appelle Bré (= bref, petit), mais dans la plupart des cas il faut penser à celui qui est originaire d’une localité appelée Bré. Le toponyme a des sens très variés : dans de nombreux cas (Bretagne notamment), il évoque une colline (gaulois briga). En Gascogne il signifie aubépine. Parfois c’est aussi une variante de Brai, Bray (voir Debray). Difficile de faire un choix !
Debreu Le nom est porté dans le département du Nord, parfois en Belgique. On trouve également la forme Debreux (55, 59, Belgique). Variantes plus rares : Debreus, Debreuse. Le mot “breu” est un toponyme fréquent, variante de “breuil” (= bois clôturé, puis bosquet, bois taillis), parfois aussi variante de “brou” (= bourbier). Dans cette région, on pensera notamment au village de Breux, dans la Meuse, sur la frontière avec la Belgique.
Debrichy Très rare aujourd’hui, désigne celui qui est originaire de Bricy, dans le département de l’Aisne.
Debrigode Nom rencontré en Belgique et parfois dans le Nord. Le nom vient de Brigode, qu’il faut comprendre soit comme un matronyme, soit comme un nom de localité. Dans les deux cas, la racine est le patronyme Brigod (surnom donné à celui qui aime se battre, se quereller, de l’ancien français brigue = rixe, tumulte). Il existe une localité nommée Brigode en Belgique (commune de Wagnelée). C’est également le nom d’un quartier de Villeneuve-d’Ascq.
Debris Nom assez répandu de la Seine-Maritime au Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Bris, Brix. Il existe notamment la commune de Brix dans la Manche, ou encore Briis dans l’Essonne (Briis-sous-Forges). Le toponyme peut se rattacher tantôt à la bruyère (brucus), tantôt au marécage (gaulois braco > ancien français brai).
Debroise Porté dans la Manche et l’Ille-et-Vilaine, désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Broise ou en est originaire. On pensera notamment, dans cette région, à la Haute-Broise et la Basse-Broise, hameaux au Mesnil-Adelée (50). Sens du toponyme : probable variante de “broisse” (= lieu broussailleux).
Debron Désigne peut-être celui qui est originaire de Bron, près de Lyon, mais de nombreux autres lieux s’appellent Bron, notamment dans l’Isère.
Debroucke Forme à moitié francisée de Vandenbrouck (= du marais), le nom, rare, est porté dans le département du Nord. Avec le même sens : Debroucker, Debrucker.
Debroutelle Rare et porté dans la Somme, désigne sans doute celui qui est originaire de Broutel, ancien village sur la commune de Rue (80).
Debruges Plus courant sous la forme Debruge, le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et l’Oise et désigne celui qui est originaire de la ville belge de Bruges.
Debrus Nom surtout porté dans le Tarn et le Vaucluse. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le, les) Brus (également nom de famille dans le Tarn et la Drôme). Le toponyme est très courant dans le Tarn (hameaux à Saint-Beauzile, Sainte-Cécile-du-Cayrou, Andouque, Le Sequestre, Maurens-Scopont), ainsi que dans l’Ardèche et la Drôme. Signification : peut-être lieu où pousse la bruyère (bruc), mais plutôt un rucher (occitan brusc, brus = ruche).
Debruxelles Surtout porté dans le département du Nord, désigne celui qui est originaire de Bruxelles.
Debuchy Désigne celui qui est originaire de Buchy. On rencontre ce nom dans l’Est, et là il s’agit sans doute du petit village de Buchy, dans la Moselle. Mais il est également courant dans le Nord et dans l’Aisne, où il pourrait s’agir de Buchey (Haute-Marne) ou encore de Buchy (Seine-Maritime). Il est également très possible que d’anciens villages aient porté le même nom. Dans tous les cas, Buchy est au départ un nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -acum.
Debucquet Porté dans le Nord, désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Bucquet ou en est originaire. Signification : bosquet. Les formes voisines Debucquoi, Debucquois, Debucquoy évoquent aussi un lieu boisé, et peuvent renvoyer à la commune de Bucquoy (62).
Debuigne Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, pourrait désigner celui qui est originaire de Beugnies (59), ou encore de Buigny (voir Debuigny). Variantes : Debugne, Debuine, Debuisne.
Debuigny Porté dans la Somme, désigne celui qui est originaire de Buigny, nom de trois communes de ce département : Buigny-l’Abbé, Buigny-lès-Gamaches et Buigny-Saint-Maclou. Sens probable du toponyme : le domaine de Bunno, nom de personne germanique.
Debuire Originaire de la localité de Buire, toponyme très fréquent en Picardie. Une commune de l’Aisne, deux de la Somme et deux du Pas-de-Calais portent ce nom. Etymologie du toponyme : le germanique burja, qui signifie cabane (puis sans doute hameau).
Debuissy Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire de Buissy, commune du Pas-de-Calais. Signification possible du toponyme : soit le domaine de Buccius, nom d’homme latin, soit plutôt un lieu boisé, buissonneux, où pousse le buis. Le sens est le même pour Debussy, qui renvoie à l’une des nombreuses localités appelées Bussy.
Debus Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom a le même sens que Dubus (= du bois). Quatre communes s’appellent Bus, deux dans la Somme, les deux autres dans l’Eure et le Pas-de-Calais.
Debuysschère Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Debuysscher, Debuisschert. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Buysscheure, village du Nord proche de Cassel. Le toponyme évoque une grange (germanique skurjon > scure), le premier élément étant sans doute un nom de personne. On pensera cependant plutôt à une variante de Debusscher, Debusschère, désignant en néerlandais (flamand) un bûcheron.
Debuyst Nom d’origine flamande, mot à mot “le gourdin, la massue” (moyen néerlandais buust), surnom donné sans doute à l’utilisateur d’une masse, ou encore à un porteur de masse.
Decade Nom porté surtout aujourd’hui en Guadeloupe, présent aussi dans l’Eure-et-Loir. Son origine géographique réelle est difficile à cerner. Peut-être le Centre, où il pourrait désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Cade (= le genévrier). A noter cependant, dans le Nord, les formes Decad, Decadt, qui renvoient pour leur part au flamand (= le chat).
Decaestecker Le nom désigne en néerlandais un marchand de fromages. Variantes : Decaesteker, Decaesteke.
Decalf Surtout porté dans le département du Nord, c’est un surnom flamand signifiant ‘le veau’ (néerlandais kalf).
Decalonne Désigne celui qui est originaire de Calonne, nom de deux communes du Pas-de-Calais et d’une localité belge dans la province du Hainaut. Le toponyme est composé de deux racines pré-latines : *cal = pierre, rocher et *onna = eau, rivière. Variantes : Decallon, Decallonne, Decalogne.
Decamp Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Camp (= le champ). Il est fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise. Variantes : Decampe, Decamps.
Decampenaire Nom flamand (également De Campenaere) désignant celui qui est originaire de la Campine, région qui s’étend du nord de la Belgique aux Pays-Bas.
Decanter Nom flamand porté dans le département du Nord et en Belgique, désignant un chantre d’église (moyen néerlandais “canter”, précédé de l’article défini “de”). Variantes : De Canter, Decantere, Decantre, Canter, Canters, Cantre.
Decarnin Porté dans le département du Nord, désigne celui qui est originaire de Carnin, commune du même département.
Decarpentrie Nom surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Decarpenterie, Decarpentries, Decarpentry. Désigne celui qui habite le lieu-dit la Carpenterie (= la Charpenterie), atelier de charpentier ou de menuisier, ou domaine rural appartenant à un nommé Carpentier.
Decathalogne Très rare, le nom désigne celui qui est originaire de Catalogne. Difficile de savoir dans quelle région il était porté autrefois : peut-être l’Allier, ou encore l’Eure-et-Loir.
Decatrelle Parfois écrit Décatrelle, le nom est porté en Martinique. Sens incertain. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Catrel, hameau à La Lucerne-d’Outremer, dans la Manche, mais chaque nom martiniquais ayant sa propre histoire, souvent insolite, il convient de rester prudent.
Decaudin, Décaudin Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise. Variantes : Decaudain (Décaudain), Descaudain, Descaudin. Il désigne celui qui est originaire d’Escaudain, commune du département du Nord. Le nom de cette commune (Scaldinius en 899) est lié au fait qu’elle est située à proximité de l’Escaut.
Decayette Porté aujourd’hui au Québec, devrait désigner celui qui est originaire d’une ancienne localité appelée Cayette, ou encore le fils de celui qui se nomme Cayette (voir Cayette).
Decayeux Porté dans la Somme, désigne celui qui est originaire de l’une des deux communes de ce département appelées Cayeux. À noter que le nom de famille s’est aussi écrit Cailleux.
Décérier Porté dans la Haute-Savoie, devrait désigner celui qui est originaire du hameau de Cerier (ou Serier ou Sery), situé dans la commune de La Chapelle-Rambaud (74) et appelé aujourd’hui “Les Chevallier”. Variantes anciennes : Desery, Désérier, Dessery, voire Sery.
Dechaine Nom porté en Poitou-Charentes. Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Chaine, variante de (le) Chêne, ou qui est originaire d’une localité s’appelant ainsi.
Dechamp, Dechamps Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Champ, (les) Champs. C’est dans le Puy-de-Dôme que le nom Dechamp est le plus répandu. La forme Dechamps se rencontre pour sa part surtout en Seine-Maritime et dans le Pas-de-Calais.
Dechanet Surtout porté dans la Haute-Marne, désigne celui qui habite un lieu-dit Chanet (= chênaie), par exemple le hameau de Chanet à Beurville. Dans d’autres régions (Cantal, Auvergne), le mot “chanet” désigne un lieu où poussent les roseaux.
Dechanteloup Nom surtout porté dans la Manche. Voir Chanteloup pour le sens.
Dechavanne Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chavanne(s). Huit communes portent ce nom en France, sans compter de nombreux hameaux et lieux-dits. Sens du toponyme : cabane, autrement dit construction le plus souvent en pierres sèches utilisée par les bergers, notamment pour la confection de fromages. Le patronyme Dechavanne est surtout porté dans le Forez.
Déchelle Le nom est porté notamment dans l’Aisne et le Puy-de-Dôme, mais on le rencontre dans d’autres régions. Il désigne celui qui habite un lieu-dit l’Échelle ou en est originaire. Signification : passage escarpé.
Decherf Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une forme picarde de Decerf (même région), nom qui évoque le cerf, soit comme surnom, soit comme enseigne de maison.
Dechevis On rencontre ce nom en Belgique. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Chevis, sans doute Le Chevis (commune de Chimay).
Dechevrand Très rare, le nom paraît être une variante de Dechevrens, Dechevran, nom porté en Suisse et en Haute-Savoie. Il désigne celui qui est originaire de Chevrens, hameau suisse de la commune d’Anières, sur le lac de Genève. On pensera aussi au Chevran, massif montagneux à Cluses (74).
Dechorgnat Porté dans la Creuse, le nom devrait désigner celui qui est originaire de L’Échorgnat, hameau à Bussière-Dunoise, dans le même département. Le hameau est écrit Echargnac sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle).
Deck Nom alsacien. Le mot signifie toit et désigne le métier de couvreur (et, par extension, celui de charpentier).
Decker Fréquent aussi bien dans l’Est que dans le Nord, de l’Allemagne à la Belgique et aux Pays-Bas, correspond au métier de couvreur, éventuellement charpentier. Formes flamandes : Deckers, De Decker.
Declas Le nom est porté dans la Loire et les départements voisins (69, 71). Variante : Declat. Il devrait désigner celui quihabite un lieu-dit (le) Clas, (le) Clat, toponyme ayant le sens de fente dans la roche, brèche (cf. la commune du Clat dans l’Aude).
Decle Surtout porté dans la Somme, le nom s’écrit le plus souvent Dècle ou Décle. Il devrait renvoyer à un nom de localité, peut-être Escles, dans l’Oise. On trouve également le nom en Lorraine où, comme Descle et Descles, il désigne celui qui est originaire d’Escles, dans les Vosges.
Declementi Nom italien rare porté dans le Piémont, un peu plus fréquent sous la forme De Clementi. Formes similaires : Declemente, De Clemente. Il désigne le fils ou le membre de la famille de Clemente, Clementi (équivalents du français Clément).
Declémy Egalement Declemy, Déclemy, Déclémy. Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire d’Eclemy, hameau de la commune de Sanghen (62).
Declercq, De Clercq Equivalent flamand du français Leclerc, Leclercq (voir Leclerc). Variantes : De Clerck, Declerck.
Déclochez Le nom est surtout porté dans l’Aisne. Apparemment, il désigne celui qui habite un lieu-dit les Clochers.
Declunder Porté dans le département du Nord, le nom s’écrit aussi Deklunder. C’est un patronyme flamand (article “de” = “le”) qui a dû désigner un bavard (moyen néerlandais “clonen” ou “cluenen” = jacasser, caqueter) ou encore un homme bruyant (moyen-bas-allemand “klunden” = faire du bruit).
Decobecq Porté dans le département du Nord, semble désigner celui qui est originaire de Scaubecq, localité belge située à Braine-le-Comte (Hainaut) ou d’un lieu portant un nom voisin (source : Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane).
Décobert, Decobert Fréquent dans le Pas-de-Calais. Désigne le fils de Cobert ou celui qui habite la ferme des Cobert (voir Cobert).
Decochereaux Rare et rencontré dans l’Aisne, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Cochereau(x), toponyme assez fréquent désignant un moulin (variante de Cocherel, Coquerel, Coquereau), par comparaion avec le caquètement de la poule. La forme Cochereau est notamment présente dans le Loiret (hameaux à Morville-en-Beauce, à Château-Renard et à Chécy).
Decock, De Cock Nom flamand correspondant au métier de cuisinier. On trouve aussi les variantes Decocq et Dekoch.
Decoeur C’est dans le Jura que le nom est le plus répandu. On le rencontre également dans l’Isère. Il désigne sans doute le fils de celui qui s’appelle Cœur (voir ce nom). On trouve aussi en Auvergne des Descoeur (celui qui habite la maison ou le domaine des Cœur).
Decogné Nom porté dans l’Indre, rencontré aussi sous les formes Decognet, Decognez. Désigne celui qui est originaire de Cogné, hameau à Saint-Denis-de-Jouhet, dans le même département. Signification du toponyme : il pourrait s’agir d’un nom de domaine gallo-romain (domaine de Connius), mais seules des formes anciennes permettraient de se faire une certitude.
Décolasse Rare, le nom est porté dans la Seine-et-Marne, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Il faut sans doute le rapprocher des formes Décolas, Décollas, Descolas, rencontrées dans le Limousin et le Berry, désignant celui qui appartient à la famille ou au domaine des Colas (= Nicolas).
Decologne, Decollogne Originaire de Cologne. C’est bien sûr une importante ville d’Allemagne, mais c’est aussi le nom de nombreuses localités françaises. Cologne, tout comme Colonge, Colonges, Coulonges était un terme désignant une terre défrichée par un colon, un terme difficile à définir. Les colons étaient au départ des vétérans de l’armée romaine. Ce furent ensuite des paysans libres (mais qui allaient être bientôt asservis).
Decombe Surtout porté dans le Forez, le nom peut aussi être jurassien ou savoyard. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Combe (= vallée encaissée, vallon), toponyme fréquent dans la zone de parler francoprovençal et en Auvergne. Formes voisines et dérivés : Decombas, Decombat, Decombats (63), Decombaz (01), Decombeix (19), Decombes (74). En composition : Decombejean, Decombemorel, Decomberousse.
Decomble Surtout porté dans le Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Comble(s). Voir Comblet pour plus de précisions.
Deconinck Fréquent dans le nord de la France et en Belgique, le nom est formé sur le néerlandais koning (= roi). C’est l’équivalent du français Leroy (voir Rey pour l’explication). Variantes : Deconinque, Deconninck, Deconynck, Decooninck, De Coninck, De Coningh, De Conninck, et sans doute Decominck. Autres variantes : Dekoninck, Dekonink, Dekooninck, De Koninck.
Decool Assez fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom devrait renvoyer à Cool, hypocoristique néerlandais de Nicolas.
Decorde Le nom est surtout porté en Seine-Maritime, on le rencontre aussi en Guadeloupe et dans les Bouches-du-Rhône. Sans doute celui qui est originaire de Corde, Cordes ou Cordé, toponyme très répandu en France.
Decormon Rencontré dans le département du Nord, ce patronyme désigne sans doute celui qui est originaire de Cormont, dans le Pas-de-Calais.
Decorse Le nom est porté à la fois dans l’Ouest (72, 49) et dans l’Est (52). On peut évidemment penser à celui qui est originaire de Corse, mais ce n’est sans doute pas le cas. Ainsi, dans l’Ouest, il semble désigner celui qui est originaire d’Ecorse, hameau et cours d’eau à Morannes (49), à la limite de la Sarthe.
Decoster, De Coster Patronyme flamand qui désigne un sacristain (cf l’allemand Küster). Variantes : Decostère, Dekoster. On trouve en Alsace-Lorraine les formes Koster, Kuster, qui ont le même sens.
Decote Difficile de se prononcer sur ce nom qui semble avoir surtout été porté dans l’Ain et les départements voisins, notamment le Rhône. En effet, les graphies varient : Décote, Decôté, Décoté ou tout simplement Decote. En supposant que la graphie correcte soit Décoté, il pourrait s’agir de celui qui est originaire d’Écotay, hameau à Bâgé-la-Ville (01). A noter que dans l’Ain plusieurs cours d’eau s’appellent l’Écotay. On semble donc avoir affaire à un hydronyme.
Decottegnie Nom surtout porté dans le Nord. Variantes : Decotegnie, Decotenie, Decotignie, Decotigny, Decottegnie, Decottignie, Decottignies, Decottigny. Désigne celui qui est originaire d’une ancienne localité portant ce nom. Le lieu-dit se rencontre sous la forme le Grand Cottigny à Wasquehal (59), ou encore les Cotignies à Sainte-Croix (02). A noter aussi que quelques hameaux normands s’appellent Cotigny.
Decoudu Surtout porté dans le Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire d’un lieu appelé Coudu. Deux hameaux du Pas-de-Calais s’appellent le Coudou, à Moulle et à Serques. On peut éventuellement penser à la commune de Coudun, dans l’Oise, à l’origine du nom voisin Decoudun. A noter cependant que Decoudu s’écrit parfois Découdu, et que selon M.T. Morlet il s’agirait du participe passé du verbe découdre, surnom donné à un individu tenant des propos incohérents.
Decourcelle Surtout porté dans le Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Courcelle, toponyme très répandu qui a le sens de petite ferme, petit domaine. Variantes : Decourcelles, Decourchelle, Decourselle.
Decoux Désigne celui qui est originaire de Coux, toponyme très fréquent dans diverses régions. Le nom se rencontre surtout dans le Limousin et en Savoie. En Savoie, il a le sens de col. En Limousin, la signification est plus incertaine : il pourrait s’agir du houx (sens attesté en Poitou).
Decouze Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Couze, nom de divers hameaux, en particulier en Limousin. Pour le Puy-de-Dôme, on pensera à un hameau de la commune du Broc. Le mot “couse” désigne dans cette région des rivières ou des ruisseaux aux eaux claires (racine préceltique *cosa, à l’origine de très nombreux hydronymes).
Decraene Porté dans le département du Nord, le nom s’écrit aussi Decrane. C’est un sobriquet lié à la grue (oiseau, néerlandais “kraanvogel”, moyen néerlandais “crane”).
Decressac Porté dans la Haute-Vienne, désigne celui qui est originaire de Cressac, nom de hameaux à Magnac-Laval et à Saint-Sulpice-Laurière (87). On pensera aussi à la commune de Cressac-Saint-Genis (16) et à celle de Cressat (23), à l’origine du patronyme Decressat (Cressat est aussi un hameau à Saint-Priest-la-Feuille, 23). Signification du toponyme : le domaine de Crixos, nom d’homme gaulois latinisé en Crixsius.
Décret Nom rencontré surtout dans la région Champagne-Ardennes, ainsi que dans l’Aisne. Etymologie difficile à déceler. Aucun rapport en principe avec le toponyme Crêt, qui ne se rencontre pratiquement qu’en Savoie et en Franche-Comté. J’ai remarqué, à peu près dans le même secteur géographique (60, 80), l’existence du patronyme Decrept, lui aussi assez obscur, mais qui semble renvoyer à l’ancien français crepte, crete (= masure, ferme). C’est peut-être la bonne piste…
Decrock Egalement De Crock. Le nom signifie en néerlandais la béquille ou le crochet. Il pourrait s’agir du surnom d’une personne éclopée. Variantes : Decrocq, Decroocq (pour ce dernier nom on envisage parfois le moyen néerlandais “crooc” = mèche bouclée, huppe).
Decroix Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Croix dans ces deux régions. Le toponyme évoque la présence d’une croix ou d’un carrefour (et souvent des deux à la fois).

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