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Noms commençant par D

Da Costa-Dansot
Dantec-Davy
Dawance-Decroix
Decrop-Delavierre
Delavigne-Demay
Demaya-Desandrouins
Désannaux-Detournay
Detrait-Diner
Dingremont-Doudelet
Doudement-Ducarouge
Ducasse-Dupas


Decrop Nom flamand que l’on rattache au moyen néerlandais crop, croppe, qui a désigné un jabot, mais aussi un goitre. Autre sens possible : trognon de chou.
Decrouy Porté en Picardie, désigne celui qui est originaire de Crouy, nom de trois communes de cette région (02, 60, 80). Signification probable du toponyme : le domaine de Chrodius, nom de personne germanique (on a proposé aussi un éventuel nom de personne gaulois *Crodius).
Decrucq Nom porté en Belgique. Sans doute une variante de De Crock, mot à mot la béquille ou le crochet, peut-être le surnom d’une personne éclopée.
Decuignière Nom de famille porté dans l’Oise. Variantes : Decugnière, Decuignières, Decuignierre. Il désigne celui qui est originaire de Cuignières, commune du même département. Sens probable du toponyme (Cotomariorum en 877, à rapprocher de Cotoniarias qui a donné Coignières, dans les Yvelines) : verger de cognassiers (latin “cydonius”).
Decupper Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante du flamand De Kuiper, De Kuyper (= le tonnelier). Variantes : Decuper, Decupère.
Dedenis Le nom est porté dans la Corrèze et le Cantal. Variante : Dedenys. Il désigne le fils de Denis, ou encore celui qui appartient à sa famille, à sa maison, à son domaine.
Dederding Porté notamment en Suisse, c’est un dérivé en -ing du nom de personne germanique Diethard (thied = peuple + hard = fur). Variantes : Detharding, Deterding.
Dedeurwaerder Nom porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Dedeurwarder, Dedeurwaerdere. Il désigne un portier, celui qui garde une porte (néerlandais “deur” = porte + “waarder” = gardien, le nom étant précédé de l’article “de”).
Dedianne Nom porté en Saône-et-Loire, où l’on trouve aussi la forme Dedienne, qui a le même sens. Il peut désigner celui qui est originaire de Dienne, dans le Cantal, mais on pensera surtout à Diennes-Aubigny, dans la Nièvre (Diana en 1147). Signification du toponyme : on pense évidemment à la déesse Diane, mais il vaut mieux expliquer le nom par le gaulois Divona (= source sacrée).
Dedies Presque exclusivement porté dans les Pyrénées-Orientales (Thuir, Villeneuve-la-Rivière), c’est un nom dont le sens m’échappe. Peut-être une forme du prénom Didier (latin Desiderius). Le patronyme est attesté à Saint-Feliu-d’Avall en 1599.
Dedieu Un nom occitan, très fréquent dans l’Ariège. Surnom et peut-être prénom mystique désignant celui qui se donne à Dieu.
Dedion Surtout porté dans l’Indre, désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Dion (il peut éventuellement s’agir aussi du village de Diou, dans l’Indre). Autre possibilité : le fils de celui qui s’appelle Dion (voir ce nom).
Dedourges Egalement écrit Dedourge, désigne celui qui est originaire de Dourges, commune du Pas-de-Calais. Je ne connais pas le sens du toponyme, dont les formes les plus anciennes sont Durgis (1070) et Durgy (1106).
Defacqz Assez rare, le nom est une variante (peut-être belge) de Defacq, Defacque, Defacques (Picardie), désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Facque. Il pourrait s’agir de Fasques, dans le Pas-de-Calais (commune de Verchocq), également à l’origine des noms de famille Defasque, Defasques, mais on pensera aussi à la commune de Faches, dans le Nord, qui est à l’origine du nom de famille Defache (59, 62). Le toponyme semble venir du latin fascia (= bande de terre, terrasse).
Defains Nom porté dans les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine. Variantes : Defain, Deffain, Deffains, Deffein (forme ancienne : Defeins). Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Fains ou Feins. Dans cette région, il paraît s’agir de Feins, commune de l’Ille-et-Vilaine, mais on pensera aussi à Fains (27) ou à Fains-la-Folie (28), sans oublier la commune de Lanfains (22). La forme voisine Defeings (41) renvoie sans doute pour sa part à la commune de Feings (41). On considère généralement que ces divers toponymes évoquent des bornes, des limites (un des sens médiévaux du mot “fin”). Cependant, au moins dans certains cas, on ne saurait négliger le latin “fanum” (= temple), sans oublier l’ancien français “fein” (= foin).
Defaix Nom surtout rencontré dans l’Yonne, également présent dans le Cher. Variante : Deffaix (89, 53). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Faix (= hêtre, hêtraie), nom porté par de très nombreux hameaux. Avec une autre graphie, mais avec le même sens, on trouve aussi les noms Defais (49, 61), Defait (36), Deffais (17, 85), Defois, Defoix, Deffois, Deffoix (49).
Defard Nom rare porté dans la Dordogne, qui s’est aussi écrit Défard. Sans doute celui qui est originaire d’un lieu-dit Le(s) Fard(s). Un hameau s’appelle Le Fard à Nantheuil (24).
Defaux Surtout porté dans le département du Nord,désigne celui qui habite un lieu-dit Faux (= le hêtre) ou en est originaire. Le toponyme est très répandu, c’est également le nom de deux communes du Pas-de-Calais et des Ardennes. Formes voisines : Default, Defaulx, Defaut, Defauw, Deffaut, Deffaux.
Defawe Plus courant sous les formes Defauw, Defauwe (Nord, Marne, Belgique), désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Faw(e), en wallon le hêtre.
Defaysse, Defaÿsse Le nom est sans doute originaire de la Drôme. Variante : Defaisse (Defaïsse). Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Faysse, ou plutôt les Faysses, toponyme très répandu avec le sens de bandes de terre, généralement cultivées en terrasse.
Defendi Nom essentiellement porté en Lombardie, notamment à Milan. Son sens est incertain, mais il devrait s’agir d’un toponyme évoquant un bois mis en défens (bois appartenant en propre au seigneur, qui peut y concéder certains droits à ses sujets).
Deferrari Porté en Corse et en Ligurie, désigne celui qui appartient à la famille de Ferrari (= le forgeron).
Deferrez Le nom, rare, est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. La forme la plus ancienne paraît être Desferrez. Il devrait donc désigner celui qui habite la ferme ou le domaine des Ferrez, nom de famille assez courant dans le Nord et probable variante de Ferret (voir ce nom).
Deffenain Originaire de la commune de Fenain (Nord), située entre Lens et Denain.
Defferre Nom rare qui semble avoir été surtout porté dans le Gard. On le rencontre aussi sous la forme Desferre (34). A priori, il désigne celui qui habitait un lieu-dit les Ferres (c’est notamment le nom d’une commune des Alpes-Maritimes), toponyme qui paraît lié au fer.
Deffès, Deffes, Deffez, Defès Nom porté dans le Sud-Ouest. Pour le sens, voir Dehez.
Deffet Un nom assez rare, rencontré dans le Nord et en Belgique. Semble une variante de Defat, qui désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Fat (= le hêtre, wallon fâ, faw, du latin fagus).
Deffossé Porté dans la Somme, le nom est plus courant sous la forme Défossé (parfois transformée en Defosse par les annuaires et registres d’état-civil). Il désigne celui qui habite un lieu-dit “les Fossés”, terme qui, outre son sens actuel, a pu désigner des haies clôturant des parcelles.
Deffrennes Le nom est surtout porté dans le Nord et les Ardennes. Variantes : Deffrenne, Deffranes, Deffrasnes. Egalement Deffrene (51), Deffresne (02). Voir Defresne.
Defief Surtout porté dans le Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire du village de Fiefs, dans le même département. Variante : Defiefs.
Defive, Defives Désigne celui qui est originaire de Fives, dans la banlieue lilloise. Le toponyme est mentionné en 1104 sous la forme Fivia. Ce serait un hydronyme.
Defix Nom porté dans le Forez et le Cantal. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Fix. On a notamment le choix entre les communes de Fix-Saint-Geneys et Fix-Villeneuve (aujourd’hui Sainte-Eugénie-de-Villeneuve), toutes deux dans la Haute-Loire.
Deflandre Désigne celui qui est originaire de Flandre. Le nom est assez courant dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie.
Defline Le nom est porté en Picardie et dans le Nord. Variantes : Deflines, Deflinne. Il désigne celui qui est originaire de Flines, nom de deux communes du Nord et peut-être de quelques hameaux. Signification du toponyme : atelier de potier ou briqueterie (latin figlina, dérivé de figulinus = potier, briquetier).
Deflon Rare et porté en Haute-Savoie, devrait désigner celui qui est originaire de Flon, hameau à Féternes, dans le même département. Flon est également le nom d’une rivière en Savoie. Sens du toponyme : sans doute l’ancien français “flon, flun”, désignant un cours d’eau (du latin “flumen”).
Defoor, Defoort Noms assez courants dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. On les considère comme des flamandisations de Dufour et Lefort.
Deforge Originaire d’un lieu-dit (la) Forge. Le nom de famille est fréquent dans la Meuse et la Vienne. Variante : Deforges.
Defos Surtout porté dans le Tarn, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Fos, sans doute ici une commune de la Haute-Garonne. Le toponyme a généralement le sens de “canal”. Pour les Defos des Landes (Defos du Rau), voir Dehos.
Defoulny Nom assez rare porté dans la Seine-Maritime. Semble une déformation du picard Defourny, évoquant celui qui habite un lieu-dit le Fourny (= le fournil, surnom possible pour un boulanger).
Defoulounoux Désigne celui qui est originaire de Foulounoux, hameau à Chirac, dans la Charente (département où le nom est le plus souvent rencontré). Le toponyme semble évoquer un moulin à foulon.
Defouloy Porté dans l’Oise, désigne celui qui est originaire de Fouilloy, nom de deux communes picardes (60, 80). Variantes : Defouilloy (80, 62), Defoulloy (60, 02). Sens probable du toponyme : lieu feuillu, bois (la commune de la Somme est citée avec la graphie Folieto au VIIe siècle).
Defraine Patronyme surtout présent dans l’Aisne. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Fraine, (le) Fresne, autrement dit le lieu où il y a un frêne, ou encore un bois de frênes. Dans l’Aisne, on rencontre notamment les communes de Fresnes (arrondisement de Château-Thierry), le Fresne, Camelin-et-Fresne (arrondissement de Laon).
Defrance Désigne celui qui est originaire de France, sans doute l’Ile-de-France. C’est en Picardie et en Normandie que le nom est le plus répandu (60, 62, 76).
Defrasne Surtout porté dans le Doubs, désigne celui qui habite un lieu-dit Frasne ou en est originaire, le toponyme étant une variante de Fresne (= le frêne).
Defrel Le nom est surtout porté en Marinique. Je n’en connais pas la signification.
Defresne Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Fresne (= le frêne). Le nom est surtout porté en Normandie (76, 14). Variante : Defresnes (59, 76), Defrasne (25, 62), Defreine (59, 02), Defrene (76, 59), Defrenne, Defrennes (80, 59, 62).
Defretière Surtout porté dans l’Allier, désigne celui qui est originaire de (la) Fretière, nom de deux hameaux de ce département (communes de Saint-Plaisir et Pouzy-Mésangy ). Le toponyme, également fréquent en Vendée, évoque un lieu buissonneux ou une terre en friche.
Defrocourt Désigne celui qui est originaire de Frocourt, nom d’une commune de l’Oise, également hameaux dans la Somme et dans l’Eure. Signification : le domaine de Frodmar ou de Frodwulf, noms de personne germaniques.
Dega Surtout porté dans l’Ariège et l’Aveyron, devrait correspondre à l’occitan “degan” (= doyen).
Degalez Nom rencontré en Picardie, où l’on trouve aussi la variante Degalet. Désigne sans doute le fils de Galez (Galet), un patronyme qui peut correspondre à l’ancien français galet = joyeux compagnon, mais que l’on considère parfois comme un nom de personne d’origine germanique dérivé de Wahla (walah = étranger).
Degand Patronyme fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire de la ville de Gand, en Belgique. Variantes : Degandt, Degant, Degent.
Dégardin Fréquent en Picardie (variante : Dégardins), désigne celui qui habite un lieu-dit les Jardins (gardin étant la forme picarde de jardin).
Degas Désigne sans doute celui qui est originaire de la commune de Gas (28). Pour le sens, voir Dugas.
Degaugue Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Degauque. Le nom évoque en picard la noix (gaugue ou gauque), soit le fruit du noyer, soit la noix de galle, utilisée en teinturerie. Dérivé : Degauquier.
Degeilh Nom porté dans l’Ariège, où il est attesté depuis le XVIIe siècle à Biert et à Massat (souvent écrit Dégeilh). En composition : Degeilh dite Auragnou, Degeil-Delpeyre. Sens obscur, du moins pour moi.
Degeix Pourrait, comme Geix, désigner celui qui est originaire de Gex, commune de l’Ain. Seul problème : c’est dans le Limousin et le Périgord qu’on rencontre les plus anciennes attestations de ces deux noms. Un lieu plus proche serait le hameau du Gex à Marcoles (15).
Degenetais Nom porté dans l’Eure et la Seine-Maritime. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Genetais (= lieu où poussent les genêts), ou qui habite un lieu-dit portant ce nom.
Degennes Surtout porté dans la Vienne, le nom se rencontre aussi sous la forme Degenne. Il désigne celui qui est originaire de Gennes, nom de diverses communes françaises (25, 35, 49, 53, 62).
Dégery, Degéry, Dégéry, Degery Nom surtout porté en Corrèze (variante Dégerie). Il est difficile à analyser, car les accents ont une fâcheuse tendance à s’y déplacer. On peut penser au fils de Géry (forme régionale du prénom Gilles), ou bien à celui qui serait originaire d’un éventuel hameau appelé Les Géry (domaine apartenant aux Géry).
Degesves Porté en Belgique, désigne celui qui est originaire de Gesves, dans la province de Namur.
Degeyter Nom flamand correspondant au métier de chevrier (néerlandais geit = chèvre).
Deghilage, Deghislage Patronyme rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais, où l’on trouve aussi la variante Deguillage. Désigne celui qui est originaire de Ghislaghe, en Belgique (commune de Havré, dans le Hainaut).
Degironde Porté dans le Puy-de-Dôme, devrait désigner celui qui est originaire de Gironde, hameau à Châteldon, dans le même département. Le toponyme existe aussi dans le Cantal (commune d’Auriac).
Deglaire Surtout porté dans les Ardennes, désigne celui qui est originaire de Glaire, commune du même département. Sens probable du toponyme : terrain graveleux (ancien français “glaire” = gravier, du latin “glarea”).
Deglave Patronyme porté dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est apparemment une déformation du flamand Degraeve (voir ce nom).
Deglesne Nom surtout porté dans l’Ardèche. Variantes : Deglène, Deglaine. Il semble renvoyer à un nom de localité, peut-être le village de Glaine (63), ou bien un lieu-dit de moindre importance. Le sens du toponyme est incertain, mais il pourrait être lié à la racine gauloise “glano” (= pur), qui est à l’origine du nom de nombreux cours d’eau.
Deglin Nom porté en Lorraine. Semble désigner celui qui est originaire de Glain, en Belgique (province de Liège).
Degnon Sans doute une variante de Denion, désignant dans l’Ouest celui qui est originaire de Nion, nom de plusieurs hameaux ou lieux-dits. Autre possibilité : diminutif du prénom Denis.
Degodez Rare et porté dans le département du Nord, semble l’équivalent de Degodet, nom rencontré dans la Marne. Sens incertain. Signification possible : le fils de Godet (voir ce nom).
Degorre Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. Il devrait désigner celui qui est originaire de Gorre, hameau à Beuvry (62).
Degottex Nom porté dans l’Ain. Variante : Degotex. Il désigne celui qui est originaire du Gottex, hameau à Saint-Didier-d’Aussiat (01). Signification probable : petit ruisseau ou terrain marécageux.
Degouey Le nom est surtout porté dans la Manche. Variantes : Degoué, Degouet, Degouez. Il désigne celui qui est originaire de Gouey, nom de deux hameaux de ce département, l’un à Millières, l’autre à Hauteville-la-Guichard, et surtout nom d’une ancienne commune qui a fusionné avec Portbail en 1818. Signification du toponyme (Gaudiacum) : le domaine de Gaudius, nom de personne latin.
Degouy Porté dans la Somme et le Pas-de-Calais (variante : Degouys), désigne celui qui est originaire de Gouy, nom de plusieurs communes dans cette région. Signification : le domaine de Gaudius, nom d’homme latin.
Degouzon Le nom est porté dans la Meuse au moins depuis le XVIIe siècle. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Gouzon, un toponyme plutôt occitan : c’est le nom d’une commune de la Creuse et de divers hameaux (05, 32, 46, 63).
Degraeve, De Graeve Porté dans le Nord et en Belgique, c’est une variante du flamand De Graaf, Degraaf = le comte (néerlandais graaf), employé comme sobriquet. Variantes : De Graaff, De Graef, De Grave, De Greef, De Greve, Degraef, Degrave, Degreef, Degrève.
Degraincourt Désigne celui qui est originaire de la commune de Graincourt-lès-Havrincourt, dans le Pas-de-Calais, ou encore de Grincourt-lès-Pas, dans le même département. Signification du toponyme : sans doute le domaine (-court) de Garin, nom de personne germanique. Variantes : Degrincourt, Graincourt, Grincourt.
Degrange, Degranges Nom fréquent en Saône-et-Loire et dans les départements savoyards. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Grange(s). Pour le sens, voir Grange. Formes voisines : Desgrange, Desgranges (Bourgogne).
Degraux Patronyme rencontré dans le Nord. Peut-être une variante de Degrauw, Degrauwe (même département), qui signifie en flamand le gris (sobriquet donné à celui qui a les cheveux gris). Mais il est très possible que le nom désigne plutôt celui qui est originaire de Graux (province de Namur).
Degré, Degrée Il s’agit d’un toponyme, qui peut désigner soit celui qui est originaire de Degré (Sarthe), soit celui qui vient de Grez (toponyme très courant dans tout l’Ouest, signifiant terrain pierreux).
Degreny Assez rare et porté en Belgique (où le nom s’est implanté au XIXe siècle), désigne celui qui est originaire de Greny, localité normande de Seine-Maritime.
Degricourt Très rare, le nom est porté dans le département du Nord. Il devrait désigner celui qui est originaire du village de Gricourt, dans l’Aisne. Sens probable du toponyme : le domaine de Grido, nom de personne germanique.
Degroiselle Nom rare porté dans la Somme, à rapprocher de Desgrugillers (voir ce nom). Variantes : Degroisille, Degroisilles (80, 76), Degroisillier, Degrugillier, Degrugilliers (62).
Degrolard Nom porté dans les Ardennes, le premier porteur connu étant originaire de Nevers (XVIIIe siècle) et installé à Landrichamps. Il s’est aussi écrit Desgrolard, un nom de famille présent dans le Cher depuis le XVIIe siècle, et qui paraît renvoyer au hameau ou à la ferme des Groslard à Pouligny-Notre-Dame (36). À noter également le hameau de Grolard (Groslard sur la carte de Cassini) à Azay-le-Ferron (36). Le nom lui-même pourrait être lié au corbeau (“grole” depuis le XVe siècle en Poitou), mais on notera aussi que le mot “groulard” semble avoir désigné un autre oiseau, le traquet (ou cul-blanc) ou le bouvreuil. On peut enfin penser à un savetier (dérivé de l’ancien français “grole” = savate), ou encore à une variante (phonétiquement acceptable) de Crolard (voir ce nom).
Degroote Surnom flamand désignant celui qui est grand. Variantes : Degroot, Degroo, Degroodt, Degrootte, Degrot, Degrote, Degrotte, De Groot, De Groote, et peut-être aussi Degros, lorsque ce nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Belgique.
Degryse Surnom flamand donné à celui qui a les cheveux gris (néerandais “grijs”). Avec le même sens : Degrise.
Degueldre Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais, rencontré aussi sous les formes Degueldaire, Deguelder, Degelder, Degeldere. On pense généralement à celui qui est originaire de la province de Gueldre, aux Pays-Bas. Il pourrait aussi s’agir d’un nom flamand désignant un argentier, un monnayeur (dérivé du néerlandais geld = argent).
Deguette C’est dans la Manche que le patronyme est le plus répandu. Désigne sans doute celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Guette ou qui y habite. On trouve les hameaux de la Guette et les Guettes dans la Sarthe. Sens du toponyme : poste de guet, petite tour de guet.
Deguffroy Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, le nom semble désigner le fils de Geoffroy (voir ce nom). Cependant, M.T. Morlet pense que Guffroy est un nom de personne spécifique, Gutifrid (gut = bon + frid = paix).
Deguide Nom assez rare porté en Belgique (variante : Deguite). Sens obscur. Le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane envisage éventuellement celui qui est originaire des Guides, à Feignies (département du Nord).
Deguilhem Désigne le fils ou le membre de la famille de Guilhem (= Guillaume). Le nom est surtout porté dans la Haute-Garonne (également 47, 19). Formes voisines : Deguilhen (07, 87), Deguillem, Deguillen (87, 47), Deguillien (38), Deguilhaume (07), Deguillaume (87, 23, 69), Deguillame (13).
Deguine Nom porté dans le Pas-de-Calais et la Somme. Variantes : Deguines, Deguisne, Deguisnes. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Guînes (62). Sens du toponyme (Gisna en 808) : sans doute le domaine de Wiso, nom de personne germanique.
Deguire Le nom est porté au Québec, où le premier porteur connu, Deguire dit Larose, venait de Thiviers (24). Il semble désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Guire, nom de hameaux dans le Sud-Ouest, notamment dans le Gers (Lupiac, Manciet, Saint-Jean-Poutge et Scieurac-et-Floures) et dans le Lot-et-Garonne (Allons). Je ne connais pas le sens du toponyme.
Deguiry Porté dans les Yvelines (Versailles en 1701), devrait désigner celui qui est originaire de Guiry-en-Vexin, commune du Val-d’Oise.
Dehacq Le nom a surtout été porté dans le Pas-de-Calais, où il est attesté dès le XVIe siècle sous la forme De Hacq (Nortkerque, Polincove, Nort-Leulinghem). En lui supposant une origine flamande, il devrait correspondre, tout comme le nom Dehaeck, au moyen néerlandais “hake” (= crochet) précédé de l’article “de”. À noter cependant que le même nom se rencontrait aussi à Herve, près de Liège, où une origine flamande semble plus improbable. Peut-être celui qui est originaire d’Aix-la-Chapelle (allemand Aachen, néerlandais Aken).
Dehan Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique, en Picardie, en Champagne-Ardenne et en Lorraine (54). Il désigne le plus souvent celui qui est originaire d’une localité nommée Han ou Ham (nom de plusieurs communes), toponyme d’origine germanique évoquant un méandre de rivière, une bande de terre en zone inondable. Cependant, en pays flamand, on pensera plutôt à une variante de De Haan (voir ce nom).
Dehandschoewercker Rencontré notamment à Dunkerque, ce nom flamand désigne un gantier (cf l’allemand Handschuhmacher, formé sur Handschuh = gant), tout comme Dehandschutter (59 et Belgique).
Deharbe Surtout porté dans l’Aisne, le nom se rencontre aussi en Haute-Saône. Variante : Deharbes (51, 59). Il existe à Housset (02) un hameau appelé Ferme Harbe qui pourrait être à l’origine du nom de famille. Le mot harbe semble être une variante de herbe.
Deharvengt Nom surtout porté dans le département du Nord, rencontré aussi en Belgique. Variante : Deharveng. Désigne celui qui est originaire de Harveng, localité belge du Hainaut.
Dehaynin Le nom est porté dans le département du Nord. Variantes : Dehaynain, Dehaymain. Il devrait désigner celui qui est originaire de Hénin, dans le Pas-de-Calais (Hénin-Liétard ou Hénin-sur-Cojeul).
Dehays Porté en Normandie (76, 27), désigne celui qui habite un lieu-dit Hays (= haies, bocage). Formes voisines : Dehay (62, 60), Dehaye (08, 76), Dehayes (76, 60).
Dehée Nom rencontré dans le Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire du village de Dehées (même département, commune d’Archicourt). Le toponyme Hees est d’origine flamande (= bois, taillis).
Dehem Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire de Hem, nom de plusieurs localités dans cette région. Le toponyme est interprété de deux façons différentes : certains y voient un hameau (haim), d’autres une courbe de rivière (ham), l’origine étant de toute façon germanique.
Dehenne Nom porté dans le département du Nord et en Belgique (également De Henne, De Hennes). Sans doute une variante de De Haan, De Haene (= le coq, néerlandais haan). Peut aussi désigner celui qui est originaire de Henne, à Vaux-sous-Chèvremont (province de Liège).
Deherre Nom porté dans la Somme et dans le Nord. Peut-être une variante du flamand Dehert (= le cerf), car il n’y a dans cette région aucun lieu-dit Herre (le toponyme existe, mais en Béarn).
Deherripont Egalement Deherripon, Deherrypon. Nom porté dans le département du Nord. Désigne celui qui est originaire de Henripont, en Belgique (province du Hainaut).
Dehez Nom porté dans les Landes. En gascon, le h correspondant souvent à un f, on peut penser qu’il s’agit d’une forme de Defès, Deffès, nom qui correspond lui-même à l’occitan devés, bois ou pâturage interdit, réservé au seigneur. On rencontre aussi des Dehez en Picardie et en Belgique, le nom renvoyant à un toponyme avec le sens de bois escarpé.
Dehier Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Je n’en connais pas le sens. Variantes : Dhier (voir ce nom), Dehière.
Dehlinger Désigne celui qui est originaire de Dehlingen, nom d’une commune alsacienne mais aussi d’au moins deux localités en Allemagne (Baden-Württemberg, Rheinland-Pfalz). En France, c’est en Moselle que le nom est le plus répandu. Variante : Denlinger. A noter qu’il existe un lieu-dit Dehlinger Mühle (= le moulin de Dehlinger) à Folkling (57).
Dehondt C’est l’équivalent flamand du français Lechien (voir ce nom). Variante : Dehont. Le patronyme Dehon pourrait lui aussi avoir la même signification, mais il semble préférable d’y voir celui qui est originaire de Hon-Hergies, commune du département du Nord.
Dehorgne Nom porté dans la Marne et dans le Nord. Désigne celui qui est originaire du village de La Horgne, dans les Ardennes. Sens du toponyme : dérivé du germanique horn = extrémité de terre, pointe. Il y a également un hameau les Horgnes dans l’Oise.
Dehors Le nom est surtout porté en Seine-Maritime. Il devrait désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit Hors. On pensera notamment à la commune de Saint-Loup-Hors (14)
Dehos Porté dans les Landes, le nom s’écrit Defos. Il renvoie à une famille noble ayant détenu la seigneurie de Fos-sur-Mer, dont un membre est venu s’installer Villeneuve-de-Marsan au XIIIe siècle.
Dehoux Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine et dans la Marne (également en Belgique), désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Houx. C’est, entre autres, le nom d’une commune de l’Eure-et-Loir et d’une localité belge de la province de Namur.
Dehove Patronyme porté de la Picardie à la Belgique. Variante : Dehouve. Semble désigner celui qui est originaire de Hoves, dans la province du Hainaut, mais d’autres localités peuvent avoir un nom similaire. Signification probable : le néerlandais “hoeve” (= ferme, métairie). Le nom se rencontre aussi sous les formes Dehauff, Dehauffe. Equivalent néerlandais (flamand) : Vanhove.
Dehu Surtout porté dans l’Aisne, le nom se rencontre aussi sous les formes Dehue, Dhu, Dhue (02, 59, 62, Belgique). Il devrait désigner celui qui est originaire de Huy (en wallon Hu), dans la province de Liège, et serait donc une variante de Dehuy, Dhui, Dhuy. Autre possibilité : le fils de Hue (autre forme de Hugues).
Dehy Nom porté en Bretagne (44, 35), rencontré aussi dans le Jura. Il désigne, au moins en Bretagne, celui qui est originaire d’un hameau ou lieu-dit (le, les) His, par exemple le Grand His à Mouazé, les His à Maure-de-Bretagne et Saint-Gonlay (35), ou encore le His à Mée (53). Sens incertain. On trouve également en basse Bretagne les formes Hi et Hy, mais en composition, et elles signifient le plus souvent ‘chien’, ce qui n’est pas forcément le cas ici.
Dei Cas Nom italien porté en Lombardie (province de Sondrio, en particulier la haute Valtellina). Le mot “cà” est un équivalent lombard de l’italien “casa” (= maison). On a donc affaire avec un toponyme, avec le sens de petit hameau. Variante très rare : Deicas.
Deiber Porté dans le Bas-Rhin et les départements voisins, devrait, comme Daiber, désigner un éleveur de pigeons (moyen-haut-allemand “tiuber” = pigeon). Autre sens possible : un musicien, celui qui souffle dans un instrument (moyen-haut-allemand “töuber”). Formes similaires : Dauber, Deuber.
Deide, Deidé Rare, le nom est porté dans la Haute-Garonne et dans l’Aude. C’est un nom de personne médiéval, mentionné à diverses reprises dans le cartulaire de Saint-Sernin de Toulouse. Variante : Deydé (Deyde). Sans doute une variante de Didier.
Deilgat Porté en Belgique (Roulers), c’est une variante de Delgat (voir ce nom).
Deirmendjian Nom arménien d’origine turque. Désigne le fils (-ian) du meunier (turc deg”irmenci, dérivé de deg”irmen = moulin).
Deiss Fréquent en Alsace-Lorraine, c’est un hypocoristique du nom Mathias.
Deit Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine latine, Didius, porté par un martyr du IVe siècle à Alexandrie. Avec le même sens : Deig, Deigt.
Deixonne, Déchonne, Déchone Un nom difficile à analyser, qui semble très pyrénéen : on trouve en Ariège beaucoup d’Eychenne, le lien entre les deux noms me semblant assez logique (cela suppose bien sûr la présence primitive d’un d’ dans le nom catalan). Eychenne est en tout cas le nom d’un hameau de l’Ariège. On peut aussi penser éventuellement à un nom celte *exona, qui désignerait une rivière (cf l’Essonne).
Dejaeghere Le nom désigne en flamand un chasseur (néerlandais jager). Variantes : Dejaeger, Dejaegere, Dejaegher, Dejager, Dejaigher.
Dejasse Porté en Belgique, ainsi que dans les Ardennes et en Lorraine, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Jace (localité à Grâce-Berleur, province de Liège), Jasse. Variante : Dejas (59).
Dejean Fils de Jean. Ce patronyme est surtout présent en Languedoc (09, 82, 34).
Dejesus Désigne celui qui appartient à la famille d’un nommé Jesus, ou bien surnom donné en l’honneur du Christ. Le prénom Jesus est fréquent en Espagne, on le rencontre comme nom de famille surtout au Portugal. Etymologie : hébreu yeshûa`= Dieu est salut.
Dejoie Le nom est porté dans l’Indre et la Haute-Vienne. Variante : Dejoies (44). Il désigne celui qui est originaire de (la) Joie, toponyme très fréquent, nom entre autres d’un hameau à Bagneux (36). Le toponyme semble à rapprocher de Montjoie (colline, tas de pierres).
Dejonckheere Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. C’est un surnom flamand signifiant mot à mot “le gentilhomme” (néerlandais jonker). Variantes : Dejoncheere, Dejonckeere, Dejoncker, Dejonckère, Dejonkheere, De Jonckeere, De Joncker, De Jonckère, De Jonckheere.
Dejong, De Jong Surnom flamand ou hollandais signifiant “le jeune”. Variantes : De Jonge, De Jongh, De Jonghe, Dejonc, Dejonge, Dejongh, Dejonghe, Dejongle.
Déjoué Nom surtout porté aujourd’hui dans les Côtes-d’Armor. Les formes les plus anciennes (avec la graphie Dejoué) semblent le situer en Loire-Atlantique. Il désigne sans doute celui qui est originaire de Joué, nom de nombreuses communes.
Dejoux Originaire d’une commune ou d’un lieu-dit s’appelant Joux (le toponyme semble venir du latin jugum et désigner par métaphore un lieu élevé). On trouve des communes nommées Joux dans le Rhône et dans l’Yonne, mais les lieux-dits sont innombrables.
Dejuine Nom rare rencontré dans la Somme. Sans doute l’équivalent de Lejeune (jeune se dit joine en picard), avec utilisation de l’article flamand ‘de’.
Deka Nom polonais qui devrait correspondre au mot “deka”, désignant soit une couverture, soit une dague, un poignard. On envisagera aussi une polonisation de l’allemand Deck(e), qui signifie “toit” et désigne par métonymie un couvreur, un charpentier.
Dekeirel Porté dans le département du Nord et en Belgique (variantes : Dekeirle, Dekerle), le nom désigne en néerlandais un paysan, sans doute une paysan aisé (voir Keirle).
Dekeirschieter Nom flamand correspondant à la profession de fabricant ou marchand de cierges, de chandelles. Variantes : Dekeirsschieter, Dekeersgieter. On retrouve le même sens dans le nom Dekeersmacker.
Deketelaere Le nom désigne en flamand un chaudronnier (ketel = chaudron). Variante : Deketelaer. La même profession est évoquée par métonymie dans le nom Deketele (Deketel).
Dekeukelaere Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom désigne en flamand un jongleur, un saltimbanque (moyen néerlandais cokelaar). Variantes : Dekeukelaire, Dekeukelare, Dekeukeleire, Deceukeleire.
Dekkiche Nom sans doute berbère (suffixe -iche). A rapprocher éventuellement de l’arabe Daqqâq (= marchand de farine).
Dekyndt Nom flamand signifiant l’enfant (allemand Kind = enfant, également néerlandais). Deux explications possibles : soit un sobriquet pour celui qui est petit comme un enfant, qui a gardé un visage enfantin, soit un moyen de distinguer le fils du père, dans les registres. Variantes : Dekindt, Dekint.
Del Le nom est porté en Lorraine, notamment dans les Vosges. Variantes : Delle (88, 54) et peut-être Delles (57). Il devrait désigner celui qui est originaire de Delle, commune du Territoire de Belfort. Le toponyme (Datira en 728) correspond au nom de personne germanique Dadila.
Del Castillo Forme castillane du français ‘du château’.
Del Fabbro Nom surtout porté dans le nord de l’Italie, en particulier dans le Frioul. Désigne celui qui appartient à la famille du forgeron (Fabbro, du latin faber), ou à la famille de celui qui s’appelle Fabbro.
Del Giudice Fréquent dans toute l’Italie, c’est cependant dans la région napolitaine que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui appartient à la famille de Giudice, en italien le juge. Ce dernier nom, lui aussi très répandu, se rencontre en Corse sous les formes Giudici, Giudicci. Diminutif : Giudicelli (en composition : Giudicelli del Mercuri, del Mercury).
Del Marco Désigne celui qui appartient à la famille de Marco (= Marc). Assez rare, le nom est porté en Italie du Nord (Trentin, Lombardie, Piémont).
Del Missier Nom porté en Italie du Nord, surtout dans le Frioul. Il désigne celui qui appartient à la famille ou à la maison de celui qui s’appelle Missièr (ou il Missièr), forme vénitienne de l’italien “messere” (= messire, monseigneur).
Del Pino Voir Delpino.
Del Porto On rencontre ce nom, rare, dans la région de Naples. Il désigne en principe celui qui habite un port. On trouve aussi, notamment en Toscane, la forme Dal Porto.
Delabaignerie Ce nom, très rare, renvoie à un lieu-dit “la Baignerie”, terme qui a désigné en moyen français le fait de se baigner, un lieu où on se baigne, une mare ou un trou d’eau. Il a été donné à une enfant trouvée au milieu du XIXe siècle à Lille, dans la rue de la Baignerie.
Delabarre Nom porté surtout en Normandie. Voir Delebarre pour le sens.
Delabie Nom porté en Picardie, notamment dans la Somme. Variantes : Delabi, Delaby, Delabye. Labie est un toponyme, contraction de “l’abbaye”, nom de plusieurs hameaux ou lieux-dits.
Delaborde Désigne celui qui habite un lieu-dit la Borde (= la ferme, la métairie). Le nom se rencontre dans des régions assez diverses (52, 41, 21 notamment).
Delaboudinière Rare, le nom est porté dans le Loir-et-Cher. Le nom Laboudinière existe aussi, mais il est encore plus rare. Tous deux désignent celui qui est originaire de la Boudinière (le domaine de Boudin, voir ce nom). Le toponyme, fréquent en Normandie, renvoie aussi à divers lieux-dits du Loir-et-Cher (communes de Valaire, Contres, Feings et Thésée).
Delabre Nom fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, mais aussi dans la Haute-Loire. C’est une forme de Delarbre, nom qui correspond à un lieu-dit l’Arbre (endroit caractérisé par la présence d’un seul arbre, ou par un arbre remarquable). La suppression du premier r est due à un phénomène phonétique appelé dissimilation.
Delacharlerie Rare, le nom est porté dans l’Aisne et les départements voisins (59, 60), ainsi qu’en Belgique. Variantes : Delacharlery, Delcharlerie. Il désigne celui qui habitait un lieu-dit la Charlerie, terme ayant désigné en ancien français un atelier de charron. Le toponyme semble assez fréquent en Belgique (cf. le col de la Charlerie à Profondeville, province de Namur).
Delachaussée Surtout porté en Picardie (80, 60) désigne celui qui habite un lieu-dit La Chaussée ou en est originaire. Sens du toponyme : lieu situé près de la route, lieu où passe une route.
Delacotte Le nom est porté en Basse-Normandie, notamment dans la Manche. On peut penser à celui qui porte une cotte, mais on envisagera plutôt un toponyme, variante de côte (donc celui qui habite sur une côte, sur un coteau).
Delacourt, Delacourte Nom porté dans le Nord. Pour le sens, voir Delcour. Variantes : Delacour (76, 50), Delecour, Delecourt (59, 62). Delacourte peut éventuellement être un matronyme.
Delacretaz Le nom Delacrétaz est d’origine savoyarde. Il désigne celui qui est originaire du lieu-dit la Cretaz, toponyme ayant le sens de crête, colline.
Delacroix Nom fréquent en Normandie et dans le Nord. Voir Delcroix.
Deladerrière Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variantes : Deladérière, Deladrière), désigne celui qui habite un lieu-dit Laderrière (= là derrière), lieu situé en arrière du village, de la rivière de la route.
Deladoey Le nom est porté en Suisse, notamment dans la région de Lausanne. Il désigne celui qui habite un lieu-dit ‘la Doué’ (ou graphies voisines), toponyme désignant un ruisseau d’arrosage, un canal.
Delaet Également écrit De Laet, le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Il désigne en néerlandais (“laat”) un vassal, un paysan. Autres formes : Delaat, De Laat.
Delaeter Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variantes : Delaetere, Delaetre), le nom désigne en néerlandais (flamand) un chirurgien-barbier (bloedlater) selon le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane. M.T. Morlet y voit quant à elle un vassal, un paysan (dérivé de Delaat). Un site internet propose enfin un surnom pour un homme lent.
Delafaite Le nom est surtout porté dans les Ardennes (également 59, 02). Il désigne celui qui habite un lieu-dit appelé la Faite (ou la Fayte), lieu où pousse le hêtre.
Delafolie Originaire d’un lieu-dit la Folie (voir Delfolie pour le sens). Le nom est surtout porté dans l’Oise. Variantes : Delafollie, Delafolly, Delafollye, Delafolye.
Delafosse Surtout porté en Normandie (50, 76), désigne celui qui est originaire de la Fosse, toponyme fréquent évoquant un fossé. Variante : Delfosse (59).
Delafoy Nom surtout porté dans le Loiret. Sans doute un nom à connotations religieuses (= de la foi, ou encore Dieu la foi). Attention cependant : le nom pourrait éventuellement celui qui est originaire d’une localité appelée La Foye (nom d’un village des Deux-Sèvres notamment).
Delagarde Porté notamment dans la Vienne et les Deux-Sèvres, désigne celui qui habite un lieu-dit la Garde, Lagarde, ou qui en est originaire. Signification : tour de guet, petite forteresse. La forme Delgarde, portée dans le Nord, peut avoir le même sens mais peut aussi désigner celui qui habite un lieu-dit le Gard (= le jardin).
Delage Le mot ‘age’ signifie haie ou bosquet dans beaucoup de régions du centre de la France. Delage est donc l’équivalent de Delahaie, celui qui habite un lieu-dit l’Age ou la Haie. Le nom de famille Delage est surtout porté en Charente, dans la Vienne et la Haute-Vienne. Variante : Delages.
Delaglière Désigne celui qui est originaire du lieu-dit la Glière, toponyme évoquant un lieu caillouteux (latin gravea = gravier). Ce nom de famille ne se rencontre qu’en Savoie, sous la forme composée Delaglière-Colloud (voir également Colloud).
Delagneau Porté depuis plusieurs siècles dans l’Yonne, désigne en principe le fils de celui qui s’appelle Lagneau (voir ce nom, voir aussi Agnel). Le nom de famille est à l’origine du hameau des Lagneaux à Chaumont (89).
Delagnes Surtout porté dans l’Aveyron, désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Lagne(s), mais je n’en trouve aucune dans le Rouergue. On envisagera éventuellement la commune de Lagnes, dans le Vaucluse. A noter malgré tout l’existence d’un lieu-dit Lagne à Clavières (15).
Delagrange, Delegrange Pour le sens, voir Grange. Le nom Delagrange est fréquent dans le Doubs, mais on le trouve aussi dans le Nord, de même que Delegrange, variante picarde ou wallonne (le = la).
Delagrave Très rare aujourd’hui, désigne celui qui habite un lieu-dit la Grave (= terrain caillouteux, graveleux). Le nom est présent dans le Bordelais au XVIe siècle, mais on en trouve des mentions au XVIIe siècle dans la Creuse et en Normandie.
Delahaie, Delahaye Celui qui habite près de la haie, ou dont la maison est entourée d’une haie, ou encore celui qui est originaire d’une localité appelée la Haie ou la Haye. Le nom Delahaie est surtout répandu dans le Centre et l’Ouest (45, 49, 35). On trouve les Delahaye en Normandie et en Picardie (variante : Delahayes).
Delahaigue Porté en Picardie (02, 60) et dans la Marne, c’est l’équivalent de Delahaie (germanique haga = haie, clôture).
Delahoche Le nom est porté dans l’Oise où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Il désigne celui qui habitait un lieu-dit “la Hoche”, avec le sens de “terrain proche de la maison” (cf. le champenois “hosche”). À noter que le glossaire des toponymes de l’IGN (voir bibliographie) donne aussi pour “hoche” le sens de “cabane”.
Delahousse Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais, qui semble avoir été écrit autrefois Delahoussé. Dans ce cas, il renvoie certainement au mot “houssaie” (= lieu où pousse le houx). Variante rare : Delahouse.
Delaine Porté notamment dans la Somme et le Pas-de-Calais, pourrait désigner celui qui habite sur les bords de l’Aisne. La commune de Laines-aux-Bois, dans l’Aube, est a priori trop éloignée pour avoir donné naissance au nom de famille.
Delair Nom fréquent dans la Haute-Loire, également présent en Dordogne. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit Lair (un hameau porte ce nom dans la Loire, commune d’Usson). Sens du toponyme : en principe une déformation de Lerm (herm, erm = terre inculte).
Delaire Porté notamment dans le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme et la Vendée, désigne celui qui habite un lieu-dit “l’Aire” ou en est originaire. Le toponyme peut avoir plusieurs sens : outre celui d’aire à battre, on notera ceux de cour, terrain vague, jardin ou encore petite île dans les hortillonnages de la Somme. Variante méridionale : Delayre (24, 47, 63).
Delaitte Voir Delattre pour le sens. Le nom, rare, est à rapprocher des formes Delaitre (51, 70, 77), Delaittre (80) et sans doute Delaite (08, 88).
Delalain Le nom est surtout porté en Picardie (60, 80). Variante : Delalaing (62). Matronyme : Delalaine (14). Désigne le fils de celui qui s’appelle Alain (l’Alain). Le nom Lalain, plus rare, est porté dans le Nord-Pas-de-Calais.
Delalande Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Lande (= terre inculte). Le nom est fréquent en Bretagne (35, 56). Formes voisines : Delalandes (72), Delalandre (76, 27).
Delalbre Porté en Gironde, c’est une variante rare de Delarbre (23), désignant celui qui habite un lieu-dit “l’Arbre”.
Delaleu Le nom est porté dans le Centre (37, 41), ainsi que dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Laleu (ou l’Aleu) ou en est originaire. Sens du toponyme : terre franche, exempte de droits seigneuriaux. Variantes ou formes voisines : Delaleau, Delalleau (59, 62, 76), Delaleuf (36), Delaleux (62), Delaliaux, Delalieau, Delalieu, Delalieux (59), Delaloeuf (45, 36, 41).
Delalin C’est dans le Pas-de-Calais et la Somme que le nom est le plus répandu. Variante : Delalain (60, 80). Il désigne le fils de Lalain (= l’Alain, celui qui s’appelle Alain).
Delaloye Présent en Haute-Savoie et en Isère, le nom est aussi porté en Suisse. On peut raisonnablement envisager qu’il a été formé à partir d’un toponyme (l’aloy, variante de alleu, terre exempte de droits seigneuriaux). On trouve des lieux-dits Laloy, Laloye, mais presque tous en Béarn. A noter cependant Laloy à Saint-Just-d’Avray (69).
Delamarche Porté dans des départements divers (35, 50, 60 notamment), désigne celui qui habite un lieu-dit La Marche ou en est originaire. Voir Lamarche pour le sens.
Delamare, Delamarre Un nom caractéristique de la Normandie, désignant celui qui habite près d’une mare, où qui est originaire d’un hameau portant ce nom.
Delambily Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, désigne celui qui est originaire de Lambily, nom de deux hameaux dans le Morbihan, à Néant-sur-Yvel et à Taupont.
Delambre Porté dans le Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire de Lambres, commune du même département (ou encore de Lambres-lez-Douai, dans le Nord). Le sens du toponyme est incertain, mais on le rattache généralement à un nom de personne : le nom latin Lamprus pour E. Nègre, le nom gaulois Lambrus pour Dauzat et Rostaing.
Delame Nom surtout porté dans le département du Nord. En supposant qu’il soit flamand, ce dont je n’ai aucune certitude, il pourrait être formé avec l’article “de” (= le) suivi du moyen néerlandais “lam” (= agneau). Autre possibilité : le mot “lam” avec le sens de “perclus” (source : Herbillon et Germain, voir bibliographie). Si le nom n’est pas flamand, il pourrait s’agir d’une variante de Delorme (source : Debrabandere, qui n’envisage d’ailleurs pas que le nom puisse être flamand).
Delamoye Nom assez rare, rencontré dans l’Oise. Il s’agit certainement au départ d’un toponyme. La solution la plus évidente est une variante de Moille, Mouille (= lieu humide, marécageux). Mais il existe en picard le nom moie, qui désigne soit un pétrin, soit une meule de blé.
Delanativité Le nom semble de formation relativement récente. On me signale qu’il est toujours associé au prénom Jean-Baptiste (depuis la fin du XVIIIe siècle à Bordeaux). D’où l’idée d’un surnom donné à un enfant trouvé le 24 juin (fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste).
Delancize Très rare sous cette forme, c’est une variante, par agglutination de la particule, du nom noble “de Lancize”, porté dans le Gard au Moyen-Âge, puis dans la Manche à partir de la fin du XVIe siècle (aux environs de Granville). Il désigne celui qui détenait la seigneurie de Lancize, nom d’un hameau à Lamelouze (30) et d’une commune de la Lozère (Saint-André-de-Lancize). À noter aussi Lancise, ferme à Saint-André-de-Roquepertuis et hameau à Tornac (30). Le toponyme correspond à l’occitan “encisa”, qui désigne mot à mot une incision, et par métaphore un col de montagne.
Delancker Rare et porté dans le Nord, semble un nom hybride, composé de la préposition française ‘de’ et du nom flamand (néerlandais) ‘ancker’. Voir Delencre pour le sens.
Delandrea Nom porté en Corse qui désigne le descendant d’Andrea (= André). Il est plus courant en Italie sous la forme Dell’Andrea (Vénétie).
Delaneau Surtout porté dans l’Indre, le nom se rencontre parfois aussi dans la Creuse, où on trouve plus souvent la forme Delanaud. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit “la Naud”, toponyme assez courant ayant le sens de marécage (parfois écrit Lanaud).
Delangle Désigne celui qui habite le lieu-dit l’Angle, terrain en forme d’angle (surtout employé au pluriel, d’où le patronyme Desangle, Desangles). Le nom de famille Delangle est fréquent dans la Haute-Saône, mais on le retrouve aussi dans l’Orne et le Pas-de-Calais.
Delangre Nom surtout porté dans le département du Nord (également en Bourgogne). Il peut évidemment désigner celui qui est originaire de Langres (52), mais dans le Nord on ne peut négliger une variante du flamand Delange, Delanghe, surnom donné à celui qui est grand, long, sens qu’il faut aussi retenir pour le nom Delangue. Autre possibilité : variante de Delancre, Delencre (voir ce nom).
Delanne Originaire de Lanne, toponyme très courant qui signifie lande, et que l’on retrouve depuis les Pyrénées jusqu’à la Bretagne.
Delannet C’est dans la Haute-Vienne que le nom est le plus répandu. On y trouve aussi les formes voisines Delanette, Delannette. Variante ancienne : Delanet. Il paraît désigner celui qui est originaire de l’ancienne paroisse de Lannet, située à Saint-Angel (Corrèze).
Delannoy Originaire de la commune de Lannoy, ou d’un lieu-dit portant le même nom. Le toponyme est fréquent dans le nord de la France. Il désigne un lieu planté d’aulnes. Variantes : Delanoy, Delannois, Delanois.
Delanoë Egalement Delanoé, Delanoe. Nom porté dans l’Ouest (35, 44, 53, 22). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée la Noë, toponyme très répandu qui a le sens de prairie humide, lieu marécageux (celtique *nauda). Variantes : Delanou, Delanoue, Delanous, Delanoux (49).
Delansay Nom rencontré en Picardie. Désigne visiblement celui qui est originaire de Lansay, mais je n’ai pas pu retrouver l’existence d’un tel toponyme. Par contre, il existe un Lancey en Isère, mais ça fait loin !
Delaporte Ce nom (variante : Delporte, dans le nord de la France) devait désigner celui qui habitait près de la porte du village (autrefois fortifié). A noter cependant quelques exemples où le nom a été donné à des enfants trouvés (déposés devant la porte de l’hôpital ?).
Delarboulas Le nom est porté dans le Puy-de-Dôme, où on trouve aussi la forme Delarboulet. Il renvoie certainement à un toponyme, reste à savoir lequel. Il existe dans la Haute-Loire, à La Chapelle-Bertin, un hameau nommé L’Arboulet qui pourrait convenir. Le mot “arboulet” signifie “arbrisseau”.
Delaremanichère Nom rare porté dans le Rhône, où on le rencontre depuis le début du XVIIe siècle. Variante ancienne : de la Romanichère. Il renvoie visiblement à un toponyme, mais lequel ? Peut-être La Roumanissière, hameau au Triadou, dans l’Hérault, département où existent aussi des lieux-dits la Romanicière et la Romanissière. Un tel toponyme pourrait, sous toute réserve, évoquer un lieu où pousse le romarin (“romanin” en occitan).
Delaroche Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée La Roche, toponyme évoquant le plus souvent une forteresse escarpée. Le nom est porté dans diverses régions, mais c’est dans la Sarthe qu’il est le plus fréquent.
Delarras Porté notamment dans l’Allier, où on trouve aussi la forme Delarrat, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Larras ou Larrat, toponyme assez fréquent. Pour l’Allier, on notera le hameau de Larras à Saint-Etienne-de-Vicq, et ceux de Larrat à Montaigu-le-Blin et au Breuil. reste à connaître le sens du toponyme, à rapprocher peut-être de l’ancien français “larris” (= lande, bruyère, terre inculte), lui aussi à l’origine de nombreux noms de lieux. A noter également l’occitan “laràs”, pour lequel Alibert donne les sens de sous-sol ou roche mise à nu par les eaux.
Delarue Le nom désigne celui qui habite une maison près de la rue, ou encore un hameau appelé la Rue. Il est surtout porté en Normandie (76, 27). Variante : Delerue (59, 08).
Delaruelle Celui qui habite une maison donnant sur la ruelle (cf Delarue), ou est originaire d’une localité appelée la Ruelle. Nom surtout porté en Picardie.
Delas Nom gascon très répandu dans le Sud-Ouest. Désigne peut-être celui qui habite un lieu-dit Las, à rapprocher du basque latsa (= cours d’eau), mais le sens n’est pas évident.
Delasauvagère Nom trouvé uniquement dans l’Oise. Désigne celui qui est originaire de la localité de La Sauvagère. Un village porte ce nom, mais il se trouve dans l’Orne.
Delassaux Porté dans le département du Nord et la Seine-Maritime, le nom peut aussi s’écrire Delassault (76, 80), Delasseaux (02, 59), Delassau. Il semble évoquer un toponyme, peut-être “la Saux”, nom de plusieurs lieux-dits sans doute avec le sens de saulaie ou de bois. Une autre solution serait “l’Assault”, lieu-dit parfois rencontré lui aussi.
Delassus Porté notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et dans la Somme, désigne celui qui habite un lieu-dit Lassus (= lieu situé au-dessus, sur une hauteur). C’est, entre autres, le nom d’un hameau à Longret (59).
Delatelle Également écrit Delastelle, le nom, rare, est porté en Normandie (50, 27), mais on en trouve quelques mentions anciennes dans l’Ille-et-Vilaine. Il devrait désigner celui qui est originaire de Lastelle (commune du Plessis-Lastelle dans la Manche), mais un autre hameau s’appelle Lastelle à Saint-Sauveur-Lendelin (50). Faute de formes anciennes, je préfère ne pas me prononcer sur le sens du toponyme. À noter que le nom de famille Lastelle existe également, porté lui aussi en Normandie.
Delater Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, semble une variante de Delatre, Delattre (voir Delattre). Autre possibilité : variante de De Laeter, qui désigne en néerlandais un barbier.
Delattre Variante picarde de Delaitre. L’aitre (latin atrium), désignait au moyen âge la place où se trouvait l’église et donc aussi le cimetière. Le nom signifie donc : qui habite près de l’aitre, ou encore originaire d’un lieu-dit s’appelant ainsi. Variantes ou formes voisines : Delatre, Delâtre, Delatte.
Delaubert Désigne le fils de celui qui s’appelle l’Aubert (Aubert = Albert), éventuellement celui qui habite le domaine de l’Aubert. Rare, le nom est porté dans l’Eure-et-Loir et dans le Loiret.
Delaulne Variante rare de Delaune, portée notamment dans la Marne et dans l’Ouest (53, 35). Quant aux Delaune, ils sont nombreux en Normandie (76) et dans le Centre (36). Désigne celui qui habite un lieu-dit l’Aulne ou qui en est originaire.
Delaume C’est dans l’Allier et les départements voisins que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Laume, nom de cinq hameaux dans l’Allier. Sens du toponyme : lieu humide et argileux, plus ou moins marécageux.
Delaumel Rare et porté en Seine-Maritime, le nom paraît originaire de la Somme (quelques rares mentions au XVIIe siècle), où il est plus fréquent sous les formes Delomel, Delomelle, Delommel, Delhomel, Delhomelle, Delhommelle (on rencontre aussi Delhommel, mais plutôt dans la Mayenne). Il renvoie à un toponyme, lieu où est planté un ormeau (le mot “orme” est souvent écrit “ome, homme, aume” dans diverses régions). Avec le même sens : Delaumeau (44).
Delaunay Celui qui habite près d’un bois d’aunes, ou encore originaire du lieu-dit Launay, qui a le même sens. C’est dans la Seine-Maritime que le nom est le plus répandu. Variantes : Deaunai (37), Delaunais (44), Delaunet (21), Delauney (50, 76), Delaunois (59, 62, 02), Delaunoit (59), Delaunoy (77, 59), Delaunnay (79, 53).
Delaunois Désigne celui qui habite un lieu-dit l’Aunois (ou autres graphies voisines), toponyme évoquant une aunaie. Voir Delaunay.
Delaur C’est dans l’Aveyron et le Tarn que le nom était autrefois le plus répandu. Il devrait dans la plupart des cas désigner celui qui est originaire de Laur, hameau de la commune de Camarès (12). Voir Laur pour plus de précisions.
Delautre Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Delauttre. C’est sans doute l’équivalent des noms Delaoutre, Delaoustre, Delahoutre, portés dans la même région. Reste à en comprendre le sens, ce qui est moins simple. Peut-être celui qui habite au-delà (“outre”), par exemple de l’autre côté de la rivière. L’existence de formes Delaute, Delahoutte, Delhoute, Delhotte, Delotte semble proposer un autre sens, celui de “hutte” (cabane dans la forêt). Reste à savoir si toutes ces formes sont équivalentes, comme certaines variantes semblent le prouver.
Delautrette Porté dans la Haute-Vienne, devrait désigner celui qui est originaire de Lautrette, hameau à Pageas (87).
Delaux On rencontre ce patronyme dans des régions diamétralement opposées : d’une part la région Midi-Pyrénées (31, 82), de l’autre le nord de la France. En Picardie (surtout dans la Somme vers 1900), c’est une variante de Delauw, nom d’origine flamande qui est un sobriquet appliqué à une personne molle. Dans le Midi, il est plus délicat de se faire une idée : sans doute celui qui est originaire de Laux, mais la seule commune qui porte ce nom se trouve dans la Drôme (Laux-Montaux), département dans lequel le patronyme était également représenté autrefois.
Delavacquerie Originaire d’un lieu-dit la Vacquerie, toponyme assez courant en Normandie et en Picardie. Outre la commune de Lavacquerie dans l’Oise, on notera La Vacquerie (14), Vacquerie (80) et Vacquerie-le-Boucq (62), ainsi que plusieurs hameaux. Sens du toponyme : enclos ou étable à vaches. Variantes : Delavacquery, Delavacrie, Delavaquerie. On trouve, avec le même sens, le nom Delavacherie en Seine-et-Marne.
Delavaud Surtout porté en Vendée (également 79, 87), désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Lavaud ou la Vaud (= la vallée). Variantes : Delavau (36), Delavault (86), Delavaut (21).
Delaveau Variante de Delaval (= de la vallée). Désigne celui qui est originaire d’une localité ou habite un lieu-dit appelé Laveau, Lavau, Lavault. C’est dans le Loiret et l’Yonne que le nom est le plus répandu.
Delavelle Porté notamment dans la Nièvre et le Doubs, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit “la Velle”, le mot “velle” étant une forme bourguignonne ou comtoise de “ville”.
Delavie Surtout porté dans la Haute-Vienne, désigne celui qui habite un lieu-dit “la Vie” (= la voie, le chemin). Un hameau s’appelle La Vie à La Porcherie (87).
Delavierre Le nom est porté dans l’Oise et dans la Somme. Variante : Delavière. Tout comme Delavier, Delaviez (62, 80), il semble désigner celui qui est originaire de Laviers (Grand-Laviers et Petit-Laviers), nom d’une commune de la Somme. Etymologie incertaine : pour les uns ce serait un lavoir, pour d’autres le lieu ennemi (ancien français avers).

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