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Noms commençant par D

Da Costa-Dansot
Dantec-Davy
Dawance-Decroix
Decrop-Delavierre
Delavigne-Demay
Demaya-Desandrouins
Désannaux-Detournay
Detrait-Diner
Dingremont-Doudelet
Doudement-Ducarouge
Ducasse-Dupas

Detrait Surtout porté dans le département du Nord, c’est un nom de sens incertain. S’il s’agit de la graphie d’origine, on pensera au verbe d’ancien français detraire (= torturer, tourmenter, épuiser, mais aussi calomnier, médire, le nom commun detrait ayant eu le sens de médisance, calomnie). Mais il peut aussi s’agir d’une variante de Detrez (voir Deletrez).
Detraz Fréquent en Haute-Savoie, le nom désigne celui qui habite près de la route (voir Deletraz).
Detremmerie Nom porté dans le département du Nord et en Belgique (région de Tournai). Désigne celui qui est originaire de Tremmerie, à Mouscron (province du Hainaut), ou d’une localité portant un nom voisin, par exemple le hameau de Trémery à Verlinghem (59). Le nom de famille est présent à Mouscron dès le XIIIe siècle.
Détrimont Porté dans la Somme et la Seine-Maritime, désigne celui qui est originaire d’Etrimont, hameau à Bailly-en-Rivière (76).
Detroy Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Detroye) ainsi que dans la Haute-Marne, devrait, comme Detroyes (89), désigner celui qui est originaire de Troyes. Cependant, on peut aussi penser à un nom flamand (= le pourpoint, moyen néerlandais troy, troye).
Dettori Nom italien très fréquent en Sardaigne, rencontré aussi en Corse. Apparemment celui qui appartient à la famille d’Ettore (Ettori), en français Hector, à moins que le mot “dettore” ait eu un sens particulier en sarde. Variante : Dettore.
Deturmeny Egalement écrit Deturmenyes, Deturmesnyes, le nom désigne sans doute, tout comme Detourmignies, celu qui est originaire de la commune de Tourmignies, dans le Nord. Autre possibilité : le hameau de Tourmesnil à Plainville (27).
Deudon Assez courant dans le département du Nord, c’est un nom de personne d’origine germanique, cas-régime de Deudo (< theod = peuple). On trouve également le diminutif Deudin dans la Marne.
Deuil Désigne celui qui est originaire de Deuil, commune du Val d’Oise, près de Montmorency. Le nom actuel de la commune est Deuil-la-Barre. Le toponyme a une origine gauloise : il est formé des racines divos (= dieu) et ialos (= clairière, puis village).
Deumié Le nom est notamment porté dans l’Aude et dans le Tarn. Variante : Deumier. Il désigne celui qui percevait la dîme (occitan deumièr).
Devahif Nom porté dans l’Ardennes belge. Variante : Devahive. Il désigne peut-être celui qui est originaire du village d’Hives (commune de La Roche-en-Ardenne), “al vâ Hive” en wallon.
Devail Très rare, le nom est aujourd’hui porté dans la Nièvre, mais n’en est sans doute pas originaire. Les rares mentions anciennes connues paraissent le situer soit en Limousin, soit dans l’Ardèche. Tout comme Deval, dont il est sans doute une variante, il renvoie à un toponyme désignant une vallée, ou encore la maison, le hameau situés en aval d’un cours d’eau.
Devailly Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Vailly. Plusieurs communes portent ce nom (02, 10, 18, 74). C’est dans l’Aisne que le patronyme est le plus répandu. Sens du toponyme : nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum > -y) formé sur le nom de personne latin Vallius.
Devaine Surtout porté en Charente, désigne celui qui est originaire de (la) Vaine, toponyme fréquent dans cette région, où il désigne une terre inculte, et surtout une terre humide et imperméable. A noter les hameaux de Vaine à Pleuville et à Ansac-sur-Vienne (16).
Devalance Rare, le nom est porté dans la Seine-et-Marne et dans la Somme. Il désigne ccelui qui est originaire d’une localité appelée Valence (voir ce nom). On pensera notamment à Valence-en-Brie (77).
Devanlay Le nom est surtout porté dans l’Aube. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Vanlay, dans le même département.
Devanne Le nom est à la fois porté dans l’Ouest (49, 79, 85, variante : Devannes) et dans le Pas-de-Calais. On en trouve beaucoup de mentions anciennes dans le Cher. Il désigne celui qui est originaire de Vanne(s), nom de nombreux lieux-dits, rivières, hameaux et communes. dans la plupart des cas, le toponyme a le sens de “barrage pratiqué pour la pêche” (latin médiéval “venna”), à l’exception notable de la commune de Vannes (Morbihan), qui tire son nom du peuple gaulois des Vénètes.
Devant Nom surtout porté dans l’Indre-et-Loire. Apparemment, désigne celui qui habitait en avant du village, tout comme le nom Dudevant.
Devantoy Porté dans la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, le nom devrait désigner celui qui habite un lieu-dit appelé Vantoy, mais je ne trouve rien qui corresponde vraiment, sinon la commune de Vantoux (70). Signification probable : lieu balayé par le vent.
Devarenne Surtout porté dans la Somme et la Marne, également présent dans le Lyonnais, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Varenne, Varennes, toponyme très répandu ayant le plus souvent le sens de terre en friche (voir Varenne pour plus de précisions). Variantes : Devaraine (71), Devarennes (52).
Devarieux Aujourd’hui assez courant en Guadeloupe, c’est un nom normand (76, 14). Variantes : Devarrieux, Desvarieux. Il renvoie à un toponyme qui semble correspondre à l’ancien picard veriel (= pâturage).
Devau Nom surtout porté dans le département du Nord (également 36). Voir Devaux pour le sens.
Devauchelle Désigne celui qui habite un lieu-dit Vauchelle (= la petite vallée) ou en est originaire. Le nom est surtout répandu dans la Somme, département où trois communes s’appellent Vauchelles. Variantes : Devauchel, Devauchelles, et dans la Marne Devaucelle.
Dévaud Patronyme fréquent dans le Limousin et le Périgord, ainsi qu’en Vendée. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Evaud, Evaux : on pense notamment à la commune d’Evaux-les-Bains, dans la Creuse. Sens du toponyme : mentionné sous la forme vicus Evaunensis au VIe siècle, c’est un dérivé d’Ivaos, ancienne divinité gauloise des eaux.
Devaux Forme plurielle correspondant à Duval (voir ce nom), ou plutôt originaire d’une commune ou d’un lieu-dit Vaux. C’est en Normandie et dans le Nord que le nom est le plus répandu. On trouve la forme Deveaux dans la Loire. Autres variantes : Devaulx, Deveaulx, Devault.
Devavry Surtout porté dans la Marne, devrait désigner celui qui est originaire de Vavray, nom de deux communes de ce département (Vavray-le-Grand et Vavray-le-Petit).
Devedeux Nom porté en Auvergne. Désigne sans doute celui qui est originaire de Vedeux, lieu-dit de la commune de Prondines (63). Le patronyme Vedeux existe également dans la même région. Sens incertain : peut-être un pluriel de vedel (= veau).
Devedjian Nom turco-arménien formé à partir du turc “deve” (= chameau). Il désigne le fils, le membre de la famille (suffixe -ian) du chamelier (turc “deveci”, dans lequel le C se prononce à peu près DJ).
Deveille Rencontré en Franche-Comté, le nom pourrait désigner celui qui est originaire de la commune de Velle-le-Châtel (Haute-Saône), mais plus généralement celui qui vient d’une localité nommée Veille (= ville), toponyme fréquent en Franche-Comté.
Devel Nom rencontré en Belgique, également présent en Lorraine et dans la Haute-Marne. C’est une variante de Develle (Bourgogne, Belgique), désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Velle. De nombreux hameaux portent ce nom, ainsi que deux communes françaises (70, 54). Le toponyme est une variante régionale du mot “ville”.
Develon Nom du Centre, porté dans le Loiret et dans l’Indre. Semble désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Velon, mais je n’en connais aucune. A moins que Velon ne soit une variante de Vallon (nom de plusieurs communes, dont une dans l’Allier). A noter l’existence du patronyme Velon, surtout porté dans l’Ain, qui me demeure bien sûr lui aussi mystérieux.
Devémy Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Aisne, désigne celui qui est originaire de Vimy, commune du Pas-de-Calais. Signification : le domaine (suffixe -acum > y) de Wimo, nom de personne germanique.
Devenne Le nom est porté en Charente, ainsi que dans la Somme et la Seine-Maritime. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Venne. Il existe une commune nommée Vennes, mais elle se trouve dans le Doubs, ce qui fait un peu loin de ces diverses régions.
Devent Rare et porté dans la région Rhône-Alpes, le nom s’écrit aussi Devens, Devant. Il devrait renvoyer à un lieu-dit “le Devens”, forme savoyarde du mot “défens” (pâturage ou bois réservé au seigneur).
Devergille Rare, le nom est porté dans l’Oise. Il y a de fortes chances pour que ce soit une déformation de Devergie, Devergies, noms portés dans le même département et désignant celui qui est originaire de Vergies, dans la Somme. A noter cependant que le nom Vergille a existé autrefois en Belgique et dans le Nord (variante du prénom Virgile ?). En outre, une commune de la Haute-Saône s’appelle Vregille.
Devernois On rencontre le nom dans l’Allier et la Loire, ainsi que dans le Loiret. Variantes : Devernoix (63), Devernoy (45). Formes similaires : Devernay (59, 42), Deverny (59, 60). Il désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Vernois ou qui en est originaire. Sens du toponyme : bois d’aulnes.
Deversailleux Rare et porté dans le Lyonnais, désigne celui qui est originaire de Versailleux, nom d’une commune de l’Ain. Sens probable du toponyme (Vassaleu en 1191) : le domaine de Vassalius, nom de personne gaulois (Ernest Nègre préfère Wacili, nom de personne germanique).
Deverver Assez rare, ce nom flamand désigne un teinturier (néerlandais “verver”, dérivé de “verven” = teindre, précédé de l’article “de”). Les noms Devarewaere, Devarrewaere, Deverrewaere ont probablement le même sens.
Devesa Espagnol ou catalan, ce nom est un toponyme très fréquent, désignant une terre seigneuriale réservée à l’usage collectif : pré ou bois communaux notamment. Etymologie : le latin defensa (= défense).
Deveugle Variante de Devogel (= l’oiseau) portée dans le département du Nord. Variantes : Deveugele, Deveughele.
Devèvre Porté dans la Saône-et-Loire, désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Vèvre ou en est originaire. Très répandu, le toponyme a le sens de terre inculte. A noter les hameaux de Vèvre à Blanzy et à Saint-Vincent-en-Bresse (71), qui pourraient être à l’origine du nom de famille.
Devey Nom porté dans le département du Nord (variante Deveyt). Correspond sans doute au flamand De Veyt, mot à mot la querelle (moyen néerlandais vede, veide), et donc surnom donné à un homme querelleur. Autre possibilité : De Vet (moyen néerlandais vet = gras). Troisième hypothèse, celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Vey (= le gué, toponyme rencontré en Normandie).
Devic Désigne celui qui est originaire de Vic, toponyme très fréquent qui évoque un hameau, un village (latin vicus). Le nom de famille est surtout porté dans l’Aveyron, l’Hérault et le Gers.
Devie Nom des Ardennes. Apparemment celui qui serait originaire d’une localité nommée Vie ou Evie. Rien de solide pour l’instant, donc.
Devieillez Très rare et porté dans le département du Nord, devrait être une déformation de Devillez (Ardennes et Belgique), Devillers, désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Villers (toponyme très fréquent ayant le sens de petit village, hameau).
Devienne Assez fréquent dans le Pas-de-Calais et les départements voisins (60, 80), désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Vienne : outre la commune de l’Isère, on trouve des communes de ce nom dans divers départements (14, 45, 51, 95), et sans doute aussi plusieurs hameaux. Il peut évidemment s’agir aussi de la capitale de l’Autriche.
Deviers Nom surtout porté dans le Lot. Désigne celui qui est originaire de Viers, nom de hameau fréquent dans le Cantal et en Corrèze. Sens du toponyme : sans doute un dérivé de via (= route, chemin).
Dévieux Le nom est surtout porté dans la Nièvre et la Saône-et-Loire. Il devrait désigner celui qui est originaire d’Évieu, hameau à Saint-Benoît (01).
Devilder Nom flamand qui correspond au néerlandais vilder (= écorcheur, équarisseur). Variantes : De Vylder, De Vilder, Dewilder.
Devilers, Devillers Originaire de Villers, toponyme très courant en Picardie et dans l’Est, signifiant les hameaux.
Devillaine Le nom est surtout porté dans la Loire, on le rencontre aussi dans l’Yonne. Il désigne celui qui est originaire de Villaine(s), nom de nombreuses localités, communes et hameaux, notamment en Bourgogne et dans le Bourbonnais. Signification : dérivé du latin villa (= domaine rural).
Devillairs Équivalent de Devilers ou Devillier (voir ces noms), le nom de famille est surtout porté dans le Doubs. Formes voisines : Devilaire, Devillaire (18), Devilard, Devillard, Devillards, Devillars (Saône-et-Loire, Pooitou-Charentes).
Deville Patronyme fréquent dans le Limousin et la Loire. On le trouve aussi en Savoie et en Franche-Comté. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Ville (du latin villa = domaine). Le toponyme est trop répandu pour qu’on puisse arriver à une localisation précise.
Devillebichot Porté dans la Côte-d’Or, désigne celui qui est originaire de Villebichot, commune du même département. Le toponyme (Vilare Bichet en 1063) évoque le domaine de Bichet, nom de personne médiéval transformé par la suite en Bichot.
Devillier C’est dans le Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu, mais on en trouve de nombreuses mentions anciennes dans la plupart des régions françaises au nord de la Loire. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Villier(s), toponyme très répandu avec le sens de “hameau, petit village” (latin “villare”). Formes voisines : Deviller, Devillers, Devillié, Devilliers, Devilliez.
Devin Le nom est porté en Belgique (une trentaine de familles) mais surtout en France, où il est assez fréquent (62, 59, 02 surtout). Apparemment, il s’agit d’un surnom attribué à un sorcier ou à un rebouteux, comme il y en avait tant dans les villages. Les noms Devinaud, Devineau (Ouest) devraient en être des diminutifs.
Devinck Nom flamand signifiant “le pinson” (néerlandais “de vink”). Sans doute le surnom d’un bon siffleur, éventuellement d’un dresseur de pinsons. Variantes : Devincke, Devincq.
Devismes Egalement écrit Devisme, Devime, Devimes, le nom est surtout porté dans la Somme et le Pas-de-Calais. Il désigne celui qui est originaire de Vismes, nom d’une commune et d’une rivière de la Somme (la rivière s’appelle aujourd’hui la Vimeuse). Le sens du toponyme est obscur : selon Dauzat et Rostaing, ce serait la rivière qui aurait donné son nom à la localité.
Devisscher Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom désigne un pêcheur (néerlandais “visser”, moyen néerlandais “visscher”). Variantes : Devisschere, De Visscher, De Visser. Les noms voisins Devisch et De Visch signifient “le poisson” (métaphore ou métonymie), mais sont peut-être des apocopes de Devischer.
Devisse C’est dans la Somme que le nom est le plus répandu. Il peut s’agir d’une variante de Devise, toponyme avec le sens de limite, séparation, mais ce n’est pas une certitude.
Deviu Nom de baptême correspondant à David, le célèbre prophète et roi biblique. Assez rare et porté dans les Pyrénées-Orientales, il se rencontre aussi sous la forme Daviu.
Devlaminck Le nom désigne un Flamand en néerlandais. Variantes : Devlaeminck, Devlamynck, Devleminckx, ainsi que la forme amusante Devlacminck, portée dans le Puy-de-Dôme.
Devleeschauwer Nom de famille flamand qui correspond au métier de boucher (vleeschouwer). Variantes : De Vleeschauwer, Devleeschouwer, De Vleeschouwer, Devleesschauwer, Devlesschauwer, Devlischouwer.
Devloo Nom d’origine flamande porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Il signifie “la puce” (néerlandais vlo), surnom donné sans doute à une personne toute petite.
Devogel Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom signifie “l’oiseau” et est d’origine flamande (voir aussi Vogel). Variantes : Devogele, Devoghel, Devoghel, Devoghele, Devogle.
Devos, De Vos Nom très fréquent dans le département du Nord et en Belgique. Il signifie en flamand le renard, et c’est donc un sobriquet, donné soit à un homme rusé, soit à celui qui a les cheveux roux.
Devoucoux Le nom est porté en Bourgogne (58, 71). Variantes : Devoucou, Devoucout. Il désigne celui qui est originaire de Voucoux, hameau de la commune d’Arleuf (58).
Devouge Ou Devouges. Les plus anciennes mentions connues situent le nom au milieu du XVIe siècle dans l’actuel Val d’Oise, à Fontenay-en-Parisis et dans les localités voisines. Il s’écrivait alors “de Voulge” ou “de Voulges”. Visiblement, le nom renvoie à un toponyme, mais pour l’instant je suis incapable de le localiser. À noter, au XVIIe siècle, la présence du nom dans d’autres régions, en particulier la Basse-Normandie et les Ardennes.
Devriendt Patronyme du Nord-Pas-de-Calais et de Belgique, surnom flamand signifiant l’ami (moyen néerlandais vrind, vriend, cf l’anglais friend). Variante : Devrient.
Devulder Patronyme fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais. Il est d’origine flamande et correspond au métier de foulon (moyen néerlandais volder, vulder), ouvrier qui effectue le foulage des draps. Variantes : Devolder, Devoldère, Devoldre.
Devynck Egalement écrit Devinck, le nom désigne un pinson en néerlandais (vinke), surnom donné soit à celui qui chante toujours, soit à un éleveur de pinsons.
Dewarumez Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Dewarimez, Dewarumetz. Il devrait désigner celui qui est originaire de Warimez, dans le Hainaut. Sens probable du toponyme : le domaine rural (“metz”) de Warin (ou Waro), nom de personne germanique.
Dewavrin Porté dans le département du Nord, désigne celui qui est originaire de Wavrin, commune du même département. Sens possible du toponyme : le domaine de Wahfar, nom de personne germanique (E. Nègre préférait Babrinius, nom d’homme latin).
Dewez Assez fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Wez (le Wé), toponyme ayant le sens de “gué”. Outre la commune de Wez, dans la Marne, on notera le hameau de Wez-Macquart à La Chapelle-d’Armentières (59).
Dewilde, De Wilde Signifie en flamand le sauvage. Sans doute un sobriquet s’appliquant à celui qui vit retiré, qui refuse de se mêler à la société.
Dewinck Rare, ce nom d’origine flamande peut difficilement s’expliquer par l’allemand (et néerlandais) “Wink” (= clin d’oeil). Il semble préférable d’en faire une variante de Devinck (voir ce nom).
Dewintre Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom est également écrit Dewinter. Il signifie “l’hiver” en néerlandais, le sens précis du nom de famille restant à définir.
Dewitte Fréquent dans le département du Nord et en Belgique, ce nom flamand est un surnom désignant celui qui est blanc, qui a les cheveux blancs (néerlandais wit, witte = blanc). Variante : Dewit.
Dewulf Voir De Wolf. Autres formes : Dewolf, Dewolfe.
Dexidour Nom rencontré dans le Lot et en Aquitaine. Il devrait désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Exidour, toponyme apparemment inconnu sous cette forme, mais qui pourrait être le hameau d’Excidoire à Montrem (24), dont la graphie Exydouyre (XVIIe siècle) est bien proche. Une autre possibilité, peut-être la meilleure, consiste à faire d’Exidour une variante d’Excideuil, commune de la Dordogne qui serait mentionnée en 1100 sous la forme Issidor (Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, voir bibliographie).
Dey C’est dans la Seine-et-Marne que le nom est le plus répandu, mais on le trouve dans d’autres régions (62, 67 notamment). C’est une variante de Dieu (voir ce nom).
Deydier Variante de Didier (voir ce nom) rencontrée notamment dans l’Ardèche et la Drôme.
Deygas Le nom est porté dans l’Ardèche et les départements voisins. Formes proches ou variantes : Deygaches, Deygat. Il désigne celui qui est originaire de l’Eygas ou des Eygas, un toponyme très répandu dans l’Ardèche (au moins sept hameaux différents), rencontré aussi sous la forme Les Eygats (43). Signification : sans doute des lieux souvent inondés (occitan aigat = inondation).
Deymié Egalement écrit Deymier, le nom est surtout porté dans le Tarn. Il a désigné celui qui percevait la dîme (occitan “dèime”).
Dez Le nom est porté dans le Pas-de-Calais, ainsi qu’en Picardie (02, 60) et dans la Marne. Il semble s’agir d’une contraction de Dehez, Dehée (voir ces noms).
Dezadaleere Variante du flamand Desadeleer, qui correspond au métier de sellier (sadelaer). Autres formes: De Sadeleer, De Sadelier, De Saedeleer.
Dézé Nom surtout porté dans le Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Ézé. Je n’en trouve qu’une, mais en Saône-et-Loire (Reuil-d’Ézé, commune de Sully). On pensera plutôt à Aizé, hameau à Courléon (49), ou encore aux diverses communes appelées Azé. Sens du toponyme : le domaine d’Asius, variante du nom de personne latin Attius.
Dézélus Nom porté dans le Centre. Désigne celui qui est originaire des Elus, localité rencontrée dans le Loiret (commune de Cléry-Saint-André). Sens du toponyme : les alleux (terres libres de redevances seigneuriales). Variantes : Dézellus et sans doute Dézélu, Dézélut.
Dézèque, Dezèque Nom porté dans le Pas-de-Calais, rencontré aussi sous la forme Dezègue. Désigne celui qui est originaire d’Hézecques, commune du même département. Le toponyme, mentionné sous la forme Heseca en 1112, est un nom de domaine (suffixe -acum) formé sur Haso, anthroponyme germanique. Formes anciennes : Desecque, Dezecque, Deseque, parfois même Deque.
Dézérot Nom rencontré dans la Haute-Vienne (Saint-Léonard-de-Noblat). Il faut sans doute le comprendre comme une agglutination de des Eraud, originaire du domaine appartenant à la famille Eraud (voir ce nom).
Dezerville Désigne celui qui est originaire d’Ezerville, nom de hameaux à Roinvilliers (91) et à Engenville (45).
Dezetter Nom porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Dezette, Dezettre, Dezitter, Dezittere (80, 62, 59). C’est une déformation de Desutter, Dezutter, qui désigne en néerlandais (flamand) le cordonnier.
Dezeustre Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, pourrait être une déformation du néerlandais “de sutter” (= le cordonnier), à rapprocher de Dezutter et Dezoutter, mais a priori il faut plutôt penser à “de zuster” (= la soeur).
Dezoomer Nom porté notamment dans le département du Nord, qui semble correspondre au néerlandais zoom (= bord, frontière). Donc peut-être celui qui habite à la frontière (De Zoomer). Il existe un lieu-dit Zoomer Hout (hout = le bois) à Lederzeele (59).
Dezoteux Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme. Il désigne celui qui est originaire de Zoteux, commune du Pas-de-Calais. Le toponyme avait au départ la forme ‘les Auteux’, autrement dit les autels, nom de lieu fréquent désignant soit des chapelles, soit des survivances de cultes païens (dolmens par exemple).
Dhaenens Voir Daenen.
Dhaeyer, D’Haeyer Nom porté en Belgique. Sans doute un dérivé de hagg (= bois), désignant un bûcheron ou toute autre personne travaillant dans la forêt. Variantes : D’Hayer, D’Hayere.
D’Haeze Ou D’Haese. Porté en Belgique et dans le nord de la France, c’est un surnom flamand avec le sens de “lièvre” (néerandais “haas”). Autres variantes : Dhaese, Dhaeze.
Dhalluin Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Daluin, Dhallewin, Dhallewyn. Il désigne celui qui est originaire d’Halluin, commune du même département. Sens probable du toponyme : le domaine d’Hailwin, nom de personne germanique.
Dhamy Nom rare porté dans le Pas-de-Calais. Ce devrait être une variante de Damy (voir ce nom).
D’Hardiviller, Dhardiviller, Hardiviller Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Hardiviller (éventuellement, nom noble correspondant au seigneur de cette localité). Deux communes, toutes deux dans l’Oise, portent ce nom : Hardivillers et Hardivillers-en-Vexin. C’est d’ailleurs dans l’Oise que le patronyme se rencontre le plus souvent (variantes : Hardivillers, Hardivillez, Hardivillier, Hardivilliers, toutes ces formes pouvant être précédées d’un d).
Dhée Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variante : Dhé. Il renvoie à un nom de localité. On pensera d’abord à Dehées, hameau à Achicourt (62), mais des formes Hée, Haye sont possibles. Le toponyme évoque un lieu boisé, un taillis, une haie.
Dhélin Nom surtout porté dans le département du Nord (variante : Dhellin). Désigne celui qui est originaire de Hélin, nom de deux hameaux à Ennevelin (59) et à Origny-en-Thiérache (02). Hélin est au départ un anthroponyme d’origine germanique, formé sur la racine heil (= sain, bien portant).
Dhennin Devrait désigner celui qui est originaire de Hénin, nom de deux communes du Pas-de-Calais (Hénin-Liétard et Hénin-sur-Cojeul). Variantes : Dhénain, Dhénein, Dhénin, Dhennain, Dehennin.
Dherbecourt, Dherbécourt Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire du village d’Herbécourt, dans la Somme, à huit kilomètres de Péronne.
Dhier Porté dans la Somme et le Pas-de-Calais, le nom se rencontre aussi sous les formes Dhiers, Dhierre, Dyer, Dhyer. Il désigne en principe celui qui est originaire d’une localité appelée Hier(s), mais je ne vois rien qui corresponde, sinon la commune de Hiers, en Charente-Maritime, ou encore Yerres (91).
Dhilly Porté dans le département du Nord, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Hilly. Il pourrait s’agir d’Illy, dans les Ardennes. A noter aussi le lieu-dit le Bois d’Hilly à Flaucourt (80). Variante : Dhillit (59), Dilly (62, 08).
Dhinaut Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Dhinaux). Désigne celui qui est originaire du Hainaut (écrit fréquemment Hinaut).
Dhiver Le nom est surtout porté dans l’Aisne. Variantes : Dhivers, Dhivert, Dhyvert, D’Hiver (certaines de ces variantes étant présentes aussi en Limousin et en Franche-Comté). Il devrait renvoyer à un toponyme évoquant un lieu froid, exposé au nord. Autre possibilité : le fils d’Iver, Yvert, nom de personne d’origine norroise.
Dhoeraen, D’Hoeraen Nom flamand qui semble correspondre au plus vieux métier du monde (moyen néerlandais hoere = prostituée). Variante : Doeraene.
Dhollande Porté dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire de Hollande. Variantes : Dholande, Dholland (et peut-être aussi Dhollant). Avec le même sens : Dhollander, Dholandre, Dehollander (= le Hollandais).
Dhombres Le nom est porté dans le Gard et la Lozère. Variantes : Dhombre, Dombre, Dombres. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (les) Hombre(s). C’est le nom d’un écart à Lamelouze, dans le Gard (les Hombres). Un hameau s’appelle Ombras à Saint-Michel-de-Dèze, dans la Lozère, département où on trouve aussi le lieu-dit Les Ombres à Saint-Martin-de-Boubaux. Signification : terre exposée au nord.
Dhome Le nom est porté dans le Puy-de-Dôme et l’Indre-et-Loire. Dérivé : Dhomette (37). Il désigne celui qui habite un lieu-dit Home, Homme, toponyme évoquant l’orme.
D’Hondt Variante de Dehondt (= le chien, sobriquet), le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais, dans la Somme et dans l’Oise. Autres formes : D’Hont, Dhondt, Dhont, Dhonte. Ces noms sont aussi portés en Belgique (variante : Dhond).
Dhordain Désigne celui qui est originaire de la commune d’Hordain, dans le Nord. Etymologie : germanique hurdinja, dérivé de hurd (= palissade).
Dhôtel, D’Hôtel Egalement Dhotel, D’Hotel. Nom porté dans l’Aisne, la Marne et les Ardennes. Désigne sans doute celui qui est originaire d’Ostel, petit village de l’Aisne.
Dhuhamel Graphie fautive de Duhamel (voir ce nom), rencontrée en Seine-Maritime.
Dhuit Surtout porté dans l’Eure-et-Loir (variante : Dhuy), correspond au mot “duit”, avec le sens de conduite d’eau, ruisseau, canal de moulin. Deux hameaux portent ce nom à Condé-sur-Huisne (61), le Haut Dhuit et le Bas Dhuit. La Dhuy est également le nom d’un cours d’eau et d’un hameau à Saint-Cyr-en-Val (45). A noter aussi Le Dhuy, hameau à Saint-Denis-de-l’Hôtel (45).
Dhullu Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom désigne celui qui est originaire d’Hulluch, village du Pas-de-Calais. Le sens du toponyme (Huluz en 1098) est obscur. Variantes : Dhulu, Dhulut, Dehullu.
D’Hulster Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités belges ou hollandaises appelées Hulst, De Hulst, terme qui signifie “houx” en néerlandais. Avec le même sens : D’Hulst, Dhulst, Dehulster.
Dhyèvre Rare, le nom désigne celui qui est originaire de Hyèvre, nom de deux villages du Doubs (Hyèvre-Magny, Hyèvre-Paroisse). Variante : Dhièvre. Le toponyme semble venir du gaulois eburo (= if), Dauzat et Rostaing préférant toutefois le germanique eber (= sanglier).
Di Caro CARO signifie CHER (au sens affectif bien sûr). On le trouve comme nom de famille aussi bien en Italie qu’au Portugal ou en Espagne. Le DI de DI CARO est une marque de filiation.
Di Cataldo Désigne celui qui appartient à la famille, à la maison de celui qui s’appelle Cataldo (voir ce nom). C’est dans le nord des Pouilles que le nom est le plus répandu (on le trouve aussi en Sicile, en Campanie, plus rarement dans le nord du pays).
Di Costanzo Très répandu dans la région de Naples, ce nom italien désigne celui qui appartient à la famille de Costanzo (= Constant, nom de personne).
Di Crescenzo Patronyme italien porté notamment dans les Abruzzes. Désigne celui qui appartient à la famille de Crescenzo (voir Cressent).
Di Falco Nom italien. Désigne le fils de Falco, celui qui appartient à la famille de Falco (voir ce nom)
Di Felice Patronyme italien désignant celui qui appartient à la famille de Felice, nom de personne d’origine latine (Felix, de felix, felicis = heureux). Le nom a été popularisé par plusieurs papes et martyrs. Variante plurielle : Felici.
Di Giorgio Patronyme italien porté dans tout le pays, notamment en Sicile. Désigne celui qui appartient à la famille de Giorgio (= Georges). Avec pluriel de filiation : Di Giorgi (Sicile).
Di Gregorio Désigne celui qui appartient à la famille de Gregorio (= Grégoire). Le nom est porté dans plusieurs régions italiennes, en particulier en Sicile, dans les Abruzzes et en Lombardie.
Di Lenardo Nom italien essentiellement porté dans le Frioul. Désigne celui qui appartient à la famille de Lenardo, variante de Leonardo (on trouve également dans le Frioul la forme Lenardi), nom de personne d’origine germanique (voir Léonard pour le sens).
Di Macco Nom italien rare porté notamment dans le Lazio. Le noms italiens commençant par “di” sont le plus souvent des noms de personnes, ce qui devrait être le cas pour Macco, dont le pluriel Macchi est très répandu en Lombardie. Faut-il y voir la racine germanique “mag, mak” (magan = force) ? Peut-être, mais on pensera aussi au latin “maccus” nom traditionnel d’un personnage burlesque de comédie, dont le dérivé Maccius était le gentilice de Plaute. On peut aussi préciser, même si ça n’a sans doute aucun rapport, que le mot “macco” a désigné en italien ancien une sorte de soupe de fèves.
Di Majo Variante rare de Di Maio, patronyme assez fréquent dans toute l’Italie (en particulier en Campanie). Il désigne celui qui appartient à la famille de Maio, patronyme qui renvoie au mois de mai, et a sans doute été utilisé comme nom de baptême. Avec le même sens : Maggio, Maggi, Di Maggio.
Di Marco Parfois écrit Dimarco, désigne en italien celui qui appartient à la famille de Marco (= Marc). Il est fréquent dans plusieurs régions d’Italie, en particulier dans les Abruzzes, le Lazio et la Campanie, mais aussi en Sicile et en Lombardie.
Di Mascio Porté dans les Abruzzes et le Lazio, désigne celui qui appartient à la famille de Mascio, nom rencontré dans la même région, plus fréquent sous la forme Masci. Selon De Felice (Dizionario dei cognomi italiani), il s’agit d’une forme régionale de “maestro” (= maître). En composition : Masciantonio (= maître Antoine), nom rencontré dans les Abruzzes.
Di Meglio Nom italien presque uniquement porté à Naples et dans ses environs. On trouve également en Campanie la forme Meglio. Le pluriel Megli se rencontre en Toscane. Meglio semble ici un ancien nom de baptême, correspondant soit à l’adverbe “meglio” (= mieux), soit au nom de personne latin Maelius (variante : Melius).
Di Pietro Patronyme italien (surtout porté dans le sud). Désigne le fils de Pierre, celui qui appartient à la famille de Pierre.
Di Renzo Désigne le fils ou le membre de la famille de Renzo (voir ce nom). Ce patronyme italien est surtout porté dans les Abruzzes (également Lazio, Calabre).
Di Rosa Porté en plusieurs régions d’Italie, le nom est surtout présent en Sicile et en Campanie. Il désigne celui qui appartient à la famille de Rosa, nom de personne féminin.
Di Salvo Désigne celui qui appartient à la famille de Salvo, nom de personne médiéval correspondant au latin Salvus (salvus = sauvé, sauf). Très répandu en Sicile, le patronyme Di Salvo est également présent dans toute l’Italie.
Di Scipio Relativement rare, ce nom italien est surtout porté dans les Abruzzes. Il désigne le fils ou le membre de la famille de Scipio, nom de personne correspondant au latin Scipio (en français Scipion), surnom d’une famille illustre, lui-même issu du mot “scipio” (= bâton, sceptre).
Di Vendra Nom italien très rare, qui pourrait être sicilien. Il désigne celui qui appartient à la famille Vendra, un nom encore plus rare dont le sens m’est inconnu (peut-être lié à la déesse Vénus ?).
Diadori Nom italien assez rare, rencontré aussi sous la forme Diadoro. C’est un nom de baptême qui semble correspondre à Théodore.
Diallo Nom peul qui, au Fouta-Toro (région peule du Nord du Sénégal) est porté par les castes suivantes : peuls d’origine, torobé (classe islamisée d’origines variées), guerriers et leurs femmes potières, captifs. C’est aussi un prénom. Jala signifie ‘turban, foulard’ en malinké (langue du Mali), mais c’est une étymologie populaire. Ce nom est également porté au Mali et en Guinée. En d’autres régions du Sénégal, il équivaut (même animal totem, qui ne nous est pas connu) à Ka et Kane, autres noms peuls.
Diamant Le nom est surtout porté dans le Finistère (également 13, 971). Il semble logique d’y voir le surnom métonymique d’un diamantaire. Variante : Diamand. Formes italiennes : Diamante, Diamanti (diminutif : Diamantini).
Dian Nom porté dans des régions assez diverses et donc difficile à analyser sans risque d’erreur. Il peut renvoyer à un toponyme (par exemple la commune de Diant en Seine-et-Marne), mais il s’agit aussi très souvent d’un nom d’origine italienne correspondant au vénitien degan, variante de l’italien decano (= doyen), titre porté par celui qui dirigeait une petite cité (équivalent de notre bailli). Autres formes italiennes : Diano, Diani, Degani. Dérivé : Dianon, rencontré dans l’Isère et en Savoie, mais qui peut aussi être un dérivé de Diana (= la déesse Diane).
Diana Le nom est fréquent en Italie, notamment en Sardaigne, dans les Pouilles, en Campanie et dans le Lazio, ainsi que dans le nord du pays (Lombardie, Piémont). C’est un matronyme, nom de personne féminin renvoyant à la déesse Diane. A noter cependant que le nom commun “diana” a eu dans plusieurs régions le sens de “sorcière” ou de “fée”, sens retenu par Di Felice pour la Sardaigne (variante de Deiana, Dejana, qu’il rattache à une forme “jana” = magicienne, fée).
Diancourt Surtout porté dans les Ardennes, pourrait désigner celui qui est originaire de Hyencourt, nom de deux villages de la Somme (Hyencourt-le-Grand et Hyencourt-le-Petit), ou encore de Hyancourt, dans la Seine-Maritime. La finale -court signifie ‘domaine’.
Diart Le nom est porté dans la Somme, la Marne et le Nord. On trouve la forme Diard dans le Loir-et-Cher (également 49, 71). On peut penser à celui qui appartient à la famille de Hiard, Hiart (voir Hiard). M.T. Morlet propose cependant une autre solution : une variante de Thiard, nom de personne d’origine germanique (le nom Thiard est porté en Bourgogne). Racines : theod (= peuple) + hard (= dur).
Diavet Surtout porté dans le Calvados, le nom ne me dit hélas pas grand-chose. On peut éventuellement envisager un ‘petit diable’ (dérivé de l’ancien français diavle). A noter l’existence d’un hameau la Diavette, mais en Corrèze.
Diaz, Díaz Nom castillan. Diminutif du nom de baptême Diego, que l’on considère souvent comme un hypocoristique de Santiago (= Sanctus Jacobus, Saint Jacques). D’autres hypothèses ont cependant été formulées, car le nom se rencontrait au moyen âge sous les formes Didacus, Didagus, qui semblent renvoyer à un nom de personne latin d’origine grecque (didakhê = enseignement). On trouve au Portugal la forme Dias, diminutif de Diogo.
Dib Nom de personne arabe qui signifie “le loup” (arabe standard dhi’b, forme contractée dîb).
Dibon Nom porté dans l’Ouest (44, 50) ainsi que dans les Pyrénées-Atlantiques. Dans ce dernier département, il s’agit de celui qui est originaire d’Ibon, hameau à Bardos. Ailleurs, l’interprétation est plus difficile : M.T. Morlet propose le fils d’Ibon, mais à quoi correspondrait ce nom Ibon ?
Dibos Porté notamment dans les Pyrénées-Atlantiques, désigne celui qui est originaire d’Ibos, village des Hautes-Pyrénées. L’étymologie du toponyme est incertaine. On envisage généralement un nom de personne préceltique, Ibbu, suivi du suffixe aquitain -oss (lui aussi préceltique).
Dicaire Le nom est porté au Québec, avec les variantes Diquaire, Dicker, Diker, Diquer. Difficile de savoir quelle est la forme d’origine. Diquer pourrait être une ancienne variante bretonne de Gicquel (voir ce nom), que l’on retrouve dans le diminutif Diquéro (Morbihan). Quant à Dicker, le nom se rencontre en Alsace et en Allemagne, où il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Dick(e).
Dicchi Nom italien très rare (une seule mention aujourd’hui à Lucca). Le mot dicco est un terme géologique lié au volcanisme, mais il a eu aussi autrefois le sens de digue, barrage, qui pourrait expliquer le nom de famille.
Dichamp Le nom est porté dans le Puy-de-Dôme. C’est une variante de Dischamp, Dischamps, désignant celui qui est originaire d’Ischamp, hameau de la commune de Saint-Jean-des-Ollières (63). Les noms Dichamps, Dichampt et Dichant devraient avoir la même origine.
Dick Nom assez courant en Alsace-Lorraine. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un sobriquet appliqué à une personne volumineuse (allemand dick = épais, gros). Parfois, cependant, on peut avoir affaire à un toponyme désignant un lieu où la végétation est épaisse, un fourré (Bahlow, Deutsches Namenlexikon). A envisager aussi une forme courte de Dietrich.
Dickhardt Nom allemand également écrit Dickard, Dickart, Dickert. On a apparemment affaire à un dérivé en -er(t) de l’adjectif “dick” (= épais, gros), à condition que la graphie Dickert soit la plus ancienne.
Dickson Très fréquent en Grande-Bretagne, désigne le fils de Dick, hypocoristique du prénom Richard. Variante : Dixon. On retrouve Dick dans les noms Dicken, Dickens, Dickin, Dickins, Dickenson, Dickinson.
Dicque Nom porté dans le Pas-de-Calais, où l’on trouve aussi la forme Dicq. Semble désigner celui qui habite près de la digue (dique étant une forme picarde du mot). Autre possibilité : variante de Dick (voir ce nom).
Didenot Porté notamment dans les Vosges, le nom est à rapprocher de Didelot, rencontré dans le même département. Il s’agit d’un diminutif du nom de personne germanique Diederich (= Thierry). Formes voisines : Didelet (60, 62), Didelin (55), Didellot (55), Didelon (54, 55), Diderot (52). Pour certaines de ces formes, le dictionnaire de M.T. Morlet préfère renvoyer au prénom Didier.
Diderich Surtout porté en Moselle, c’est une variante du nom de personne d’origine germanique Diedrich, dont l’équivalent français est Thierry.
Dides Le nom est porté dans la Lozère (d’où il semble originaire), l’Aveyron et les départements voisins. Aucune idée précise, sinon que Dide est un hypocoristique provençal du prénom féminin Marguerite.
Didier Nom de baptême issu du latin Desiderius ( < desiderium = désir), avec sans doute un sens mystique pour les premiers chrétiens. Il est très fréquent en Lorraine (88, 54), où on le rencontre en composition dans les patronymes Didiergeorge, Didiergeorges, Didierjean, Didierlaurent. Variante ou matronyme : Didierre (08). Avec génitif de filiation : Didiers (62, 59).
Didime Rare, le nom est porté en Lorraine (54, 57), ainsi que dans la Lozère et la Drôme. Variantes : Didym, Didyme. C’est un ancien prénom qui correspond au grec “didumos” (= jumeau), surnom donné à saint Thomas, également nom d’un martyr du IVe siècle.
Didiot Diminutif de Didier (voir ce nom) porté notamment en Lorraine (55).
Didisheim Rencontré en Suisse et dans le Haut-Rhin, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom ou un nom voisin. On a le choix notamment entre deux communes allemandes : Diedesheim (Bade-Wurtemberg) et Deidesheim (Rhénanie-Palatinat). Le nom de famille, rare, est le plus souvent porté par des Juifs askhénazes.
Didisse Nom porté dans le Pas-de-Calais (Saint-Inglevert). Il est de sens obscur, tout comme sa variante Didesse (Belgique). On retrouve apparemment le patronyme en Lorraine sous la forme Didesch. Il doit s’agir d’un diminutif, formé soit sur Didier, soit sur Dietrich.
Didou Le nom est porté en Bretagne (29, 22). En breton, l’adjectif “didou” signifie “insermenté, réfractaire”. C’est une possibilité, mais on envisagera aussi un hypocoristique du prénom Didier.
Diebold, Diebolt Fréquent en Alsace-Lorraine, c’est la forme germanique correspondant au prénom Thibault (voir ce nom).
Dieckert Nom très rare porté en Alsace, qui pourrait être un dérivé de Dieck (avec le sens de “digue”, moyen-bas-allemand “dik”), mais qu’il faut sans doute considérer plutôt comme une variante de Dickert, Dicker, dérivés de Dick (voir ce nom).
Dieffenbach Désigne celui qui est originaire de Dieffenbach, nom de deux communes du Bas-Rhin. Signification du toponyme : le cours d’eau (Bach) profond (tief). A noter qu’il existe aussi en Allemagne des localités appelées Diefenbach. Avec le même sens : Diefenbach, Diefenbacher, Dieffenbacher. La vallée profonde, encaissée, apparaît pour sa part dans les noms Diefenthal, Dieffenthaler (57), Dieffenthal étant une autre commune du Bas-Rhin. Enfin, Dieffenbronn (67) évoque une source ou un puits profonds. Ces noms apparaissent aussi sous les formes Tiefenbach, Tiefenbacher, Tiefenthal, Tiefenthaler, Tiefenbrunner.
Diel Porté notamment dans les Ardennes (variante : Diels), le nom se rencontre aussi en Alsace, où la forme Diehl est plus fréquente. C’est une contraction de Dietel, Dietl, lui même hypocoristique de Dietrich (= Thierry). Le nom existe aussi dans le Sud-Ouest (variante : Dielh), mais je n’en connais pas la signification.
Dienn Nom porté dans l’Aisne et la Somme. On le considère le plus souvent comme une forme picarde du mot doyen (voir ce nom). Il faut cependant envisager aussi un hypocoristique du prénom Denis (Dienis en Normandie et en Picardie). Variantes Dien, Dienne.
Dienst Porté en Alsace et en Allemagne, le nom devrait correspondre au moyen-haut-allemand “dienest” (= serviteur, équivalent de Diener). Le terme est à rapprocher du mot Dienst (= service, ministère, corvée).
Dieppe Surtout porté dans la Somme, devrait désigner celui qui est originaire de Dieppe (76). Le toponyme (Dieppa en 1024) a le sens de “lieu profond” (cf. l’anglais “deep”). La même racine “diep” est à l’origine de Dieppedalle (= la vallée profonde), nom de localité très courant en Normandie (cf. le hameau de Dieppedalle à Canteleu, et la commune de Saint-Vaast-Dieppedalle), également nom de famille (variantes : Dieppedale, Diepdale, Diepdalle, ainsi que Diependaele et Diependalle).
Dierickx Le nom est un génitif filiatif de Dierick, l’une des variantes du nom flamand Diederich, nom de personne d’origine germanique correspondant au français Thierry. Formes similaires : Dierich (Alsace), Dierchx, Dierckens, Diercks, Dierckx, Dierckxsens, Diericks, Diericx, Dierikx, Dierinck.
Diet Nom surtout porté en Lozère, rencontré aussi en Charente-Maritime et en Loire-Atantique. C’est une forme contractée du prénom Déodat (latin Deodatus = donné à Dieu). Rencontré aussi parfois dans l’Est, c’est un hypocoristique de Dieter (voir ce nom).
Dieter Nom de personne d’origine germanique, Diethari (theod = peuple + hari = armée). Beaucoup plus fréquent comme prénom que comme nom de famille, on le rencontre en Alsace-Lorraine. Variante : Diether.
Dietrich Patronyme porté en Alsace-Lorraine et en Allemagne. C’est un nom de personne d’origine germanique qui correspond au français Thierry (voir ce nom). Variantes : Diedrich, Diedrichs, Dietrichs, Dietrick, Dieterich.
Dieu Difficile de savoir pourquoi des gens se sont appelés Dieu ! Et pourtant le nom est très répandu en Picardie ainsi qu’en Belgique (variantes Dieux, Ledieu). L’hypothèse la plus fréquente est qu’il se serait agi de celui qui jouait le rôle de Dieu (ou plutôt du Christ) dans les mystères médiévaux. On peut aussi imaginer un sobriquet désignant un homme orgueilleux, celui qui sait tout. En fait, il est bien difficile de se mettre dans la peau de nos ancêtres du moyen âge et d’imaginer leurs motivations.
Dieudonné Patronyme fréquent en Lorraine (54, 88). C’est en quelque sorte la traduction française du prénom méridional Déodat (= donné à Dieu). Dieudonné a lui aussi été très utilisé comme prénom. Formes voisines : Dieudonat, Dieudonnat.
Dieuleveult (de) Le nom est porté en Bretagne (29), et fait partie des surnoms ou prénoms médiévaux censés apporter la protection divine sur une personne ou un lieu. Variantes : Dieuleveut (50, 58, 78), Dieuleveux (77, 78).
Dieuloufet Nom porté dans les Bouches-du-Rhône (Cabriès). On peut le comprendre comme suit : Dieu l’a fait, Dieu le fait, surnom ou nom de baptême que l’on a du mal à interpréter (celui qui fait l’objet d’une naissance inespérée, enfant trouvé ?). Variantes : Dieulafait (Normandie), Dieulefet (84), Dieulefit (47, 85), Diouloufet, Dioulouffet (13). A noter, pour Dieulefit, que c’est aussi une commune de la Drôme.
Dieumegard Porté en Vendée et dans les départements voisins (17, 79), fait partie des noms de type augural (destinés à porter chance à ceux à qui on les donne : Dieu me garde = Dieu me protège). Variante : Dieumegarde (56). Avec changement du pronom complément : Dieutegard (60), devenu parfois Dieudegard (76), ou encore Dieulangard (22), autrement dit ‘Dieu l’en garde’.
Dieuxyssies Rare, le nom est porté dans la Gironde. Je n’en trouve aucune mention avant le XXe siècle, ce qui laisse penser qu’on a affaire à la déformation d’un autre nom. Mais je n’ai pas la moindre piste.
Dieuzaide Nom porté dans le Sud-Ouest, notamment dans le Gers. Variantes : Dieuaide, Dieuzayde, Dieuzeide, Dieuzeyde, Dieuzède, Duizeide (portée aujourd’hui en Argentine et due à une erreur de graphie en 1803). Fait partie des noms de baptême de type augural donnés au Moyen Âge (= que Dieu aide !).
Diéval Désigne celui qui est originaire de Diéval, nom d’une commune du Pas-de-Calais. Le toponyme est mentionné en 1142 sous la forme Divat, et semble un dérivé du celtique dewo (= dieu, divin), lié à la présence d’une source.
Díez Variante de Díaz (voir ce nom).
Dif Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Sens obscur. La seule chose que je sache, c’est qu’il existe un Puy Dif à Meilhards, dans la Corrèze.
Dif Un nom arabe assez répandu en Afrique du Nord, qui semble être une contraction de Daïf (Dayf = hôte, convive).
Difernand Nom porté à la Réunion. Variante : Differnand. Devrait en principe être une francisation de l’italien Di Fernando, mais il est difficile de se prononcer sans données généalogiques. Il pourrait éventuellement s’agir d’une déformation d’un nom français (par exemple Differdange, rencontré dans l’Aisne et les Ardennes, qui évoque une localité du Luxembourg).
Differdange Rare, le nom désigne celui qui est originaire de la ville de Differdange (Luxembourg).
Diffonty Nom rare porté dans la Drôme, également écrit Diffontis. Faute de données antérieures à 1900, il est presque impossible d’avoir une certitude. Il est cependant tentant de rapprocher ces deux noms de Defontis, Defonty, noms de famille rencontrés dans l’Allier au moins depuis le XVIIe siècle. De toute façon, Fontis semble être ici une forme latinisée du mot “font” (= source, fontaine).
Digard Rencontré dans l’Allier et dans la Manche, le nom signifiait en ancien français “éperon” (écrit “digart”, étymologie incertaine). Plus généralement, il semble désigner celui qui pique, peut-être un personnage moqueur, sens attesté en Normandie selon M.-T. Morlet. A noter qu’un hameau du Calvados s’appelle le Digard (commune de La Villette).
Digat Le nom est porté notamment dans l’Allier, la Nièvre et l’Yonne. On le rapprochera de Digas (42, 45). Le sens est incertain, mais on peut envisager un toponyme : un hameau s’appelle Digas à Bourg-de-Thizy (69). Voir aussi Digard.
Digier Porté dans le Doubs, désigne le fils d’Igier (voir ce nom).
Dignon Nom porté dans la Meurthe-et-Moselle au moins depuis le XVIIe siècle. Deux possibilités : soit le fils d’Ignon, nom de personne germanique (racine ig = hérisson) qui semble avoir été porté par un saint local (cf le Bois Saint-Ignon à Saizerais, 54), soit le nom germanique Denno que l’on retrouve dans la commune vosgienne de Dignonville.
Diguet Fréquent dans les Deux-Sèvres et la Vendée, peut désigner celui qui est originaire du Diguet, hameau à Saint-André (16), toponyme ayant le sens de petite digue, petit ruisseau entourant une propriété. M.T. Morlet pense à un surnom désignant un personnage taquin (racine dig = piquer).
Diho Le nom se rencontre essentiellement en Moselle. Aucune idée pour l’instant sur sa signification.
Dijaous, Dijoux Nom de baptême qui désigne un enfant né le jeudi (souvent un enfant trouvé). En catalan, jeudi = dijous. À envisager aussi pour Dijoux une variante de Dijols (voir ce nom).
Dijols Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il peut aussi s’écrire Dijol. Selon Jacques Astor (voir bibliographie), il s’agirait d’un diminutif de “Doux” (également “Doutz”, “Douts”, “Dous”, hydronyme fréquent avec le sens de canal, source, petit cours d’eau (latin “ductus”).
Dijuste Le nom est originaire du Puy-de-Dôme, où il est attesté au moins depuis le début du XVIIe siècle (à Saint-Alyre en 1608) et sans doute avant (de Justa en 1585 à Ambert). Il devrait renvoyer au hameau de Dijustes (commune de Saint-Bonnet-le-Bourg), à condition bien sûr que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Signification possible : la ferme, le domaine de celui qui s’appelle Just(e).
Dilas Essentiellement porté dans l’Ain, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu. Il pourrait renvoyer à un lieu-dit Ilas, qui n’existe apparemment pas. A noter cependant un ancien lieu habité “les Ilars” à Messimy (01), et un lieu-dit l’Ilas dans la Drôme, à Châteauneuf-sur-Isère. Autre possibilité : sachant que ne nom s’est aussi écrit Dilaz, un lien avec la commune d’Illiat (Illiaz au XVIIe siècle) est éventuellement envisageable.
Dilasser Porté dans le Finistère, le nom correspond au breton “dilaser” (= libérateur), reste à savoir comment interpréter ce curieux surnom. Variantes : Dilasseur, Le Dilasser.
Diligent Surtout porté dans l’Aube, devrait avoir un sens identique à celui de l’adjectif “diligent” (= empressé, zélé). À noter que le nom existe aussi en Italie (où il est assez rare) sous les formes Diligente et Diligenti. Porté dans le Calvados, le nom Diligence pourrait avoir le même sens, à moins qu’il ne s’agisse d’un nom donné à un(e) enfant trouvé(e).
Dilinger Porté dans la Moselle, c’est une variante de Dillinger, nom désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Dillingen. Dans cette région, on pensera surtout à la ville sarroise portant ce nom, mais il existe d’autres Dillingen, soit en Allemagne, soit au Luxembourg. Le toponyme devrait désigner le domaine de Dill, forme courte de Dietrich.
Dillard Le nom est surtout porté en Normandie (76). Variante : Dillart. On le rencontre aussi en Alsace. Variante : Dillar. Sens incertain, mais on peut envisager des dérivés formés sur le nom de personne d’origine germanique Dillo (Dietilo, racine diet < theod = peuple).
Dillenschneider Nom porté en Moselle et plus généralement en Alsace-Lorraine. Désigne un scieur de long ou un menuisier (allemand Diele = planche + Schneider = tailleur, coupeur). Variante : Dielenschneider. Avec le même sens : Dillenseger (67, variante Dielenseger), nom dans lequel on trouve l’allemand “Säger” (= scieur), parfois transformé en Dillensenger, Dillensiger (54).
Diller Nom anglais de sens assez incertain, mais qui pourrait désigner un producteur d’aneth (anglais dill).
Dillies Surtout porté dans le département du Nord (variante : Dillie), le nom désigne celui qui est originaire d’Illies, commune du même département. Signification probable : le domaine d’Ilio, nom de personne germanique. Cette solution est préférable à celle du dictionnaire d’Herbillon et Germain (voir bibliographie), qui propose des formes courtes de Diedrich ou Odilia. En effet, le nom est fréquemment écrit “d’Illies” aux XVIe et XVIIe siècles.
Dillon Surtout porté en Meurthe-et-Moselle (variante : Dillion), c’est un nom de personne d’origine germanique (attesté sous la forme Dietilo, source M.T. Morlet) formé sur la racine diet, variante de theod (= peuple).
Dilscher Nom assez rare qui paraît correspondre à l’allemand Dilcher, variante de Dilger, considéré par Bahlow comme un dérivé du prénom Odile (Dylige en 1355). La forme Dilsch se retrouve dans le nom d’une commune allemande, Dilschhausen (Hesse).
Dimanche Nom surtout porté dans l’Aube et la Haute-Saône. De tous les jours de la semaine, c’est celui qui a été le plus productif en anthroponymes. Il peut s’agir d’un enfant trouvé un dimanche, mais il est probable que, dans la plupart des cas, ce soit une variante du nom de baptême Dominique.
Dimey Surtout porté dans la Haute-Marne (variante : Dimez), le nom est à rapprocher de Dimet (38, 01). Sens incertain : peut-être un collecteur de dîmes, mais je n’y crois guère.
Dimier Porté notamment dans la Loire, la Savoie et l’Isère, a désigné celui qui percevait la dîme. Variante : Dimiez (59). En composition : Dimier de la Brunetière (49), Dimier-Chambet, Dimier-Dorban, Dimier-Vallet (73).
Dimon Ce nom de famille est présent dans l’Aude (région d’Axat) au moins depuis le début du XVIIe siècle. On le rencontre plus tard dans les Pyrénées-Orientales (Caudiès-de-Fenouillèdes notamment). Semble renvoyer à un toponyme qui pourrait être Dimont (mont de Dieu ?), mais les localités portant ce nom se rencontrent plutôt dans le Nord. Dans l’Aude, on notera cependant le Démon (commune de Carcassonne), curieux lieu-dit dont il serait bon de connaître l’étymologie.
Dimpre Le nom est porté dans la Somme et les départements voisins (76, 62). Plusieurs formes anciennes sont écrites “d’Impre”, ce qui laisse penser à une localité d’origine. Mais je ne trouve aucune trace d’un éventuel toponyme “Impre”.
Dinant On trouve souvent ce nom dans les Ardennes. Désigne sans doute celui qui est originaire de Dinant, en Wallonie (province de Namur). Sens du toponyme : mentionné depuis le VIIIe siècle sous les formes latines Dionantis et Dionante, le nom paraît composé des racines celtiques (gauloises) divos (= dieu) et nant (= vallée). Autre possibilité : le vieux mot celtique devona (= rivière).
Dinard, Disnard Ces deux noms semblent équivalents et plutôt originaires du Centre-Ouest : l’Ille-et-Vilaine pour les Dinard, et sans doute le Loiret pour les Disnard (que l’on retrouve à Saint-Pierre-et-Miquelon). Il pourrait s’agir d’un sobriquet appliqué à un gros mangeur, mais pour les Dinard on pensera surtout à celui qui est originaire de Dinard (35).
D’Incà Nom porté en Italie du Nord où il est assez rare. On trouve également la forme Incà. Je n’en connais pas le sens.
Dindinaud Surtout porté en Charente, pourrait être le surnom de celui qui agite une clochette (ancien français “dindin, dandin” = clochette). Le nom de famille Dindin existe aussi, on le rencontre surtout dans le Nord. Autre possibilité, comme pour Dandin, le surnom d’un nigaud.
Diner, Dinër Porté notamment dans le Finistère, c’est un ancien nom de personne, que l’on retrouve dans le toponyme Ploudiner, nom médiéval de la commune de Lannilis.

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