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Noms commençant par E

Earhart-Esclassan
Esclasse-Ezzine

Earhart Anglicisation de l’allemand Erhard, Erhardt, nom de personne d’origine germanique formé sur les racines era (= honneur) et hard (= dur).
Ebely Nom surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Variante : Ebeli (43). Correspond à un nom de personne d’origine germanique, Ebel (diminutif de eber = sanglier), que l’on retrouve apparemment dans la commune de Saint-Eble (43).
Eberlé Diminutif d’un nom de personne ou d’un surnom germanique formé sur la racine Eber (= sanglier). Formes voisines : Eberlein, Eberlen, Eberli, Eberlin, Eberling.
Ebersohl Nom porté en Alsace-Lorraine, rencontré aussi sous les formes Ebersol, Ebersold, Ebersoldt, Ebersolt. C’est un toponyme désignant la souille (-sohl) du sanglier (eber-).
Ebeyer Venu en France depuis l’Afrique du Nord (Tunisie notamment), c’est un nom de famille maltais, dont la graphie usuelle est Ebejer (l’un des cent noms les plus courants à Malte). Je n’en connais pas la signification.
Ebguy Porté par des juifs d’Afrique du Nord, c’est une variante de Ibghi, nom augural formé sur un verbe arabe signifiant ‘aimer, désirer’ : yabghî (ou yibghî ?) = il désirera, qu’il désire ! Avec préfixe de filiation : Benibghi, Benibgui.
Ebner, Ebener Patronyme présent en Alsace-Lorraine. Désigne le plus souvent celui qui est originaire d’un lieu-dit Eben (= terrain plat, plateau, vieux-haut-allemand eban). Dans certains cas, on peut envisager un surnom ou un nom de fonction donné à celui qui juge, qui arbitre (moyen-haut-allemand ebenoere).
Ebran Le nom est surtout porté en Seine-Maritime. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, peut-être Haribrand (hari = armée + brand = épée), à rapprocher du patronyme Hébrant (59).
Ebrard voir Evrard.
Eburdy Nom savoyard très rare, variante de Burdy (voir ce nom).
Ecaille Patronyme bourguignon (21). Sans doute le surnom donné à celui qui pose les ardoises sur un toit (l’un des sens du mot “écaille” au moyen âge). Autre possibilité : celui qui est originaire d’un lieu-dit l’Ecaille (ardoisière, terrain schisteux où se débitent les lauzes).
Ecalard Le nom est normand (27) et correspond au mot écaille, justement d’origine normande : il avait au moyen âge surtout le sens de coquille, coquillage. Le mot écale est mentionné dès le XIIe siècle en Normandie. Un écalard était donc peut-être l’ancêtre de l’écailler, celui qui ramasse et vend des coquillages.
Ecalle Le nom est porté dans le Poitou (86, 79, variante Ecale), on le rencontre aussi dans l’Yonne. Sans doute une variante de Ecaille (voir ce nom).
Echappé Nom porté dans la Loire-Atlantique, également présent dans l’Est (90). Il est plutôt rare et assez étonnant. J’avoue ne pas trop savoir ce qu’il pouvait signifier au moyen âge. Il pourrait s’agir d’un toponyme.
Echard Porté notamment dans l’Eure et le Loiret (variante rare : Eschard), paraît correspondre à l’ancien français “eschars” (= économe, avare).
Echardour Nom vendéen qui s’est écrit aussi Eschardour, Leschardour, Léchardour. Il correspond au métier de cardeur (ancien français “eschardeor”).
Echaubard Nom surtout porté dans la Haute-Loire (également 15, 42). Signification incertaine (M.T. Morlet propose timidement celui qui vivait chez les Chaubard). Pour ma part, je pense à un toponyme évoquant un lieu où pousse le genêt (à rapprocher de l’espagnol Escobar), mais je ne trouve aucune trace d’un tel lieu-dit.
Echavidre Porté dans le Puy-de-Dôme, le nom s’est aussi écrit Eschavidre, Eschevidre. Il devrait désigner un dévideur, celui qui dévide les fils ou la laine. P.-H. Billy (voir bibliographie) signale un terme d’ancien provençal “eschavidor” avec ce sens.
Echegut, Echégut Nom porté dans un secteur géographique comprenant l’Allier, le Cher et la Creuse. Variantes : Echégu, Chégut. Il semble s’agir d’une forme nord-occitane du participe passé du verbe “caire” (= tomber) ou du verbe dérivé “escaire” (= échoir). Bref l’équivalent des mots français “chu” ou “échu”. C’est cependant loin d’être une certitude.
Echernier Patronyme porté en Haute-Savoie. Variante : Echarnier. Le rapport avec l’ancien français charn (= la viande) est évident, mais le sens est plus incertain. Dans son dictionnaire des noms de famille en Savoie, Félix Fenouillet proposait un nom de métier, celui d’écorcheur. M.T. Morlet pense à celui qui habite le domaine des Charnier (ès Charnier = chez les Charnier), le nom Charnier désignant un boucher. A noter enfin qu’au moyen âge un charnier était aussi un cimetière.
Echevard Le nom est surtout porté dans la Vienne (où il est présent au moins depuis 1625). Sens incertain. M.T. Morlet propose une forme Eschevard (= chez les Chevard), ce qui semble possible dans a mesure où le nom Chevart se rencontre aussi dans la Vienne.
Echevin Porté dans le département du Nord et en Belgique, correspond à la fonction d’échevin, d’abord assesseur du tribunal comtal, puis magistrat municipal.
Eck Porté en Alsace (variante Ecke, dérivé Eckel), le nom peut avoir deux sens : il s’agit soit d’un hypocoristique de Eckard, nom de personne germanique (voir Achard), soit d’un toponyme avec le sens d’angle, coin, pointe.
Eckert Assez courant en Alsace et dans la Moselle, c’est un nom de personne d’origine germanique (voir Achard pour le sens). Variantes : Eckard, Eckardt, Eckart, Eckhard, Eckhardt.
Ecobichon Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor, rencontré aussi dans la Vienne et dans l’Oise. Il est rare qu’un nom me laisse totalement désemparé, mais c’est ici le cas ! Il y a bien un ancien verbe écopir (= cracher) utilisé autrefois en Normandie, mais je n’y crois guère.
Ecoffey Nom porté en Franche-Comté. Formes voisines : Ecoffard, Ecoffet, Ecoiffier. Voir Escoffier pour le sens.
Ecomard Porté dans la Loire-Atlantique et la Vendée, c’est un nom dont le sens m’est inconnu.
Ecorcheville Surtout porté dans l’Eure, désigne celui qui est originaire d’Écorcheville, nom de hameaux à Mandres (27) et au Breuil-en-Auge (14). Un troisième hameau s’appelle les Écorcheville à Tordouet (14), mais semble formé sur le nom de famille. Signification du toponyme : le domaine (latin villa) de Scaurius ou de Scorpus, noms de personnes latins.
Ecorse Nom rare porté notamment en Charente-Maritime. Il devrait renvoyer à un lieu-dit ou à un métier lié à la récolte des écorces pour obtenir le tanin.
Ecosse C’est en Champagne, notamment dans la Haute-Marne, que le nom a toujours été le plus répandu. Tout comme Décosse, il désigne en principe celui qui vient d’Écosse.
Ecoupaud Nom porté dans la Charente (variantes : Ecoupeau, Ecoupeaud). Peut-être le surnom d’un marchand de balais (latin scopa > ancien français escove, escobe).
Ecourtemer Nom porté dans la Manche. Sens incertain : il existe à Rauville-la-Bigot (50) un Hameau Écourtemer, mais est-ce le toponyme qui est à l’origine du nom de famille ou est-ce l’inverse, je n’en sais rien.
Ecuvillon Porté en Savoie et dans l’Ain, le nom évoque l’écouvillon, qui était au Moyen Âge une sorte de balai pour nettoyer le four (surnom d’un apprenti boulanger ?). A noter aussi qu’un hameau s’appelle Ecuvillon à Leyssard (01).
Ecuyer Nom fréquent en Franche-Comté et en Lorraine. Vient du latin scutarius, qui désignait un soldat de la garde impériale portant un bouclier. Dans le monde de la chevalerie médiévale, l’écuyer était un jeune noble qui n’avait pas été armé chevalier. Mais, dans la langue populaire, un écuyer était tout simplement un valet (sens attesté dès 1080), et c’est sans doute comme cela qu’il faut comprendre le patronyme.
Edeline Assez courant en Normandie (27, 61, 76), c’est un matronyme formé sur Edelin (ou Adelin), nom de personne d’origine germanique dérivé de la racine “adal” (= noble).
Edelstein Le nom signifie en allemand “pierre précieuse”. Surnom possible d’un bijoutier ou simple nom à valeur symbolique, il a souvent été porté par des Juifs.
Edely Nom porté en Charente, présent aussi en Limousin et en Périgord. Variantes : Eydeli, Eydelie, Eydely. On le rencontre un peu plus au nord (44, 35) sous la forme Edelin. C’est un nom de personne d’origine germanique, diminutif formé sur la racine adal (= noble), qui a donné aussi le prénom Adèle.
Edern Porté dans le Finistère, c’est un ancien prénom breton, popularisé par un ermite irlandais ou gallois, toujours représenté accompagné d’un cerf qu’il aurait apprivoisé. Etymologie probable : le gallois edyrn (= merveilleux, grandiose). Le saint a donné son nom à la commune d’Edern et à celles de Lannédern et Plouédern (29).
Edet Porté en Normandie et en Bretagne (76, 35), c’est selon M.T. Morlet un diminutif de Edard (61, 72), nom de personne d’origine germanique (Edhard : eid = serment + hard = dur). Les noms rares Ediard et Ediart sont des variantes de Edard, tout comme Edart (59, 51).
Edinger Nom assez rare porté en Alsace-Lorraine. Désigne celui qui est originaire d’Edingen, lieu-dit à Volmerange-les-Mines (57), également commune d’Allemagne. Sens du toponyme : domaine appartenant à Ado (nom de personne germanique).
Edison Si la finale (son = fils) est facile à comprendre, le premier élément est plus obscur. Parmi les diverses possibilités, notons la racine germanique edel (= noble), l’ancien anglais ead (= prospérité) ou encore une forme courte d’Adam. Le patronyme est porté en Angleterre, mais il semble que la famille de l’inventeur Thomas Edison soit d’origine néerlandaise.
Edon C’est le cas-régime du nom de personne d’origine germanique Edo (racine eid = serment ou ed = richesse). On rencontre surtout le patronyme dans la Mayenne. Variante : Edom (72, 61). Les deux noms sont également portés en Martinique et en Guadeloupe.
Edouard Nom rencontré dans le Pas-de-Calais, mais surtout fréquent en Guadeloupe et en Martinique. C’est un nom de personne d’origine anglaise, Eadward (ead = félicité, richesse + ward < wardan, racine germanique signifiant garder). Variantes : Edouar (42), Edouart (62). En composition : Edouard-Edouarzi, Edouard-Rose (972), Edouard Lucile (971).
Edward, Edwards Nom très répandu en Grande-Bretagne. Voir Edouard pour le sens.
Eeckeman Deux solutions pour ce nom flamand : soit un dérivé en -man (= homme) formé à partir de “eeck”, variante ancienne du néerlandais “eik” (= chêne), soit un dérivé de Eck, forme courte de noms de personnes comme Eckhard.
Eeelbo Porté dans le département du Nord, c’est sans doute une variante de Eelbode (Belgique), nom de personne d’origine germanique où l’on trouve la finale -bod (= messager), le premier élément étant plus incertain (peut-être adal = noble).
Effantin Parfois écrit Enfantin, le nom est surtout porté dans l’Isère et les Hautes-Alpes. Sens incertain. Peut-être un diminutif d’Alphand (voir ce nom), plutôt qu’une variante de l’adjectif “enfantin”.
Effner Egalement Effener. Paraît désigner celui qui est originaire d’Effen, localité des Pays-Bas (Brabant du Nord). Autre possibilité (M.T. Morlet) : variante de Offner (celui qui s’occupe d’un four ou d’un poêle, notamment un fumiste).
Egault Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine (variantes : Egaut, Egaux), c’est un nom de personne d’origine germanique, Aigwald (eigan = posséder + waldan = gouverner). On trouve avec le même sens la forme Egaud dans la Loire et le Puy-de-Dôme.
Egea Fréquent en Espagne, ce devrait être un toponyme, probable transcription espagnole du basque Etxea (= la maison). À noter qu’un village s’appelle Egea dans la province de Huesca, en Aragon (commune de Valle de Lierp). Variante : Ejea.
Egel Porté dans la Moselle et en Allemagne, c’est le plus souvent un nom de personne germanique formé sur la racine “agil” (= lame de l’épée), sans doute une forme courte de Egloff (Agilwulf, wulf = loup). À envisager aussi un surnom formé sur le moyen-bas-allemand “egel” (= hérisson). Il faut également rattacher à Egloff (ou à “agil”) les noms Egloffe, Egele, Eggly, Egle, Egli, Eglin, Egly.
Eggleston Nom anglais désignant celui qui est originaire d’Eggleston (comté de Durham) ou encore d’Egglestone, à la limite du Yorkshire et du Durham. Signification probable : le domaine (tun) d’Ecgwulf, ancien nom de personne anglais. Variante : Egglestone.
Egidio Le nom est porté en Italie en Campanie, on le rencontre parfois aussi en Espagne, mais il y est très rare. C’est l’équivalent du prénom Gilles (voir Gil). On trouve fréquemment en Italie le pluriel de filiation Egidi (Lazio notamment).
Eglinger Porté dans le Haut-Rhin, désigne celu qui est originaire de la commune d’Eglingen, dans le même département. Signification du toponyme : dérivé de Engilo, nom de personne d’origine germanique.
Egman Porté notamment dans le Haut-Rhin, le nom s’écrit aussi Egmann, Eggmann (forme surtout présente en Suisse). C’est sans doute un nom de personne germanique formé sur Egg- (agin = lame de l’épée), avec la finale -mann (= homme).
Egonneau Surtout porté en Loire-Atlantique et en Seine-Maritime (variante : Egoneau), c’est un diminutif de Ego, Egon, nom de personne d’origine germanique (racine eigan = posséder). Le nom de famille Ego se rencontre dans le Nord-Pas-de-Calais.
Egoux Nom de personne d’origine germanique, Agiwulf (agi = lame de l’épée + wulf = loup). Il est porté dans le Puy-de-Dôme et la Corrèze. Variante : Egolf (42).
Egret C’est aujourd’hui en Picardie et en Haute-Normandie que le nom est le plus répandu, mais il a été porté autrefois dans plusieurs autres régions, notamment dans la Meuse. Tout comme sa probable variante Aigret, il peut avoir plusieurs sens et il est difficile de choisir. Il a désigné l’aigrette (oiseau), d’autres sens étant formés sur l’adjectif “aigre” : triste, acrimonieux, pénible, mais aussi ardent. Le mot a pu aussi désigner le verjus.
Eherler Rare et porté dans le Haut-Rhin, c’est une variante de Ehrler, probable dérivé du nom Ehrle, lui-même formé à partir de Ehre (= honneur, gloire), et qui peut être une forme courte de patronymes tels que Erhard. On pensera aussi, pour Ehrler, à celui qui est originaire de Ehrl, commune de Bavière.
Ehkirch Porté dans le Haut-Rhin et les Vosges, désigne celui qui habite un lieu-dit Ehkirch (= l’ancienne église) ou qui en est originaire. Une commune de Bavière s’appelle Ehekirchen.
Ehl Surtout porté en Moselle (variante : Ehle), c’est l’hypocoristique d’un nom de personne germanique, Ehlert ou Ehlebracht, formé sur la racine agil (= lame de l’épée).
Ehlinger Nom porté dans le Haut-Rhin, la Moselle et les Vosges. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Ehling(en), ou encore Ölling(en), Oelling(en), Elling(en), Helling(en). On n’a que l’embarras du choix, car les localités portant ces noms sont nombreuse en Allemagne. En France, on signalera le hameau de Helling en Moselle (commune de Veckring) et, pourquoi pas, la commune d’Ohlungen dans le Bas-Rhin.
Ehre Nom de personne d’origine germanique (racine era = honneur. Le nom Ehre signifie d’ailleurs honneur en allemand moderne).
Ehret Assez fréquent dans le Haut-Rhin, c’est une variante ou une forme courte du nom de personne Ehrhart (voir Erard). La similitude des deux noms est notamment atestée à Kirchberg.
Eich Assez courant en Alsace-Lorraine, c’est un toponyme évoquant un lieu où pousse le chêne. Variantes ou diminutifs : Eiche, Eichel, Eichen, Eichin.
Eichacker Porté en Alsace (variante : Eichaker), c’est un toponyme assez courant, signifiant ‘le champ du chêne’.
Eicheberger Désigne celui qui habite un lieu-dit Eichberg, Eichenberg, en allemand la montagne, la colline du chêne, toponyme très répandu. Avec le même sens : Eichberger, Eichelberg, Eichelberger, Eichenberg, Eichenberger.
Eichenlaub Nom porté en Alsace-Lorraine. Il signifie mot à mot “feuilles de chêne” (Eiche = chêne + Laub = feuilles). Reste à savoir s’il s’agit d’un toponyme (= bois de chênes), ou d’un nom à valeur symbolique.
Eichinger Porté dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Eiching, Eichig, nom de diverses communes en Bavière.
Eidesheim Porté en Moselle, devrait désigner celui qui est originaire de Edesheim, nom de deux communes allemandes (Rhénanie-Palatinat, Basse-Saxe).
Eiffel Ce nom mondialement célèbre est en fait un surnom, porté dans la famille de Gustave Eiffel depuis le début du XVIIIe siècle et renvoyant sans doute à l’Eifel, massif boisé d’Allemagne (Rhénanie-Palatinat). Le vrai nom de cette famille est Boenickhausen (ou Bonickausen), toponyme qui pourrait correspondre à la commune de Bönninghausen (Rhénanie du Nord-Westphalie).
Eilenbecker Nom allemand considéré comme une variante d’Äulenbäcker, nom de métier désignant un potier (moyen-haut-allemand “ule” = pot).
Eiras Le nom est espagnol ou portugais. C’est un toponyme très fréquent avec le sens d’aire pour le battage des céréales.
Eisen Le nom désigne en allemand le fer. Employé seul, il est assez rare, mais il entre en composition dans de nombreux noms, parfois portés par des juifs askhénazes. Parmi ceux que l’on rencontre en France : Eisenauer, Eisenhauer (celui qui découpe le fer en barres, devenu Eisenhower aux Etats-Unis), Eisenbach (le ruisseau du fer), Eisenbart, Eisenbarth (nom de personne ou surnom formé avec la racine bart = hache, plutôt que ‘barbe de fer’), Eisenbeis, Eisenbeiss (sabreur, fier-à-bras), Eisenberg (montagne de fer), Eisenbeth (sens obscur), Eisenblaetter, Eisenblätter (celui qui découpe le fer en feuilles, éventuellement fabricant de cuirasses), Eisenkremer (marchand de fer), Eisenman, Eisenmann (ferronnier, marchand de fer ?), Eisenschmidt, Eisenschmitt (forgeron), Eisenstein (rocher de fer), Eisenzaemmer, Eisenzämmer, Eisenzimmer (qui construit avec du fer ?).
Eit Patronyme rencontré autrefois à Marquixanes et à Bouleternère (66). Aucune idée précise, sinon que “eit” (également “eis”) est un cri utilisé pour faire avancer les bêtes d’un troupeau. Reste à savoir si le nom est vraiment d’origine catalane.
Ekeloo Rare, le nom est porté dans le département du Nord. Variantes : Eeckeloo, Eeckeloot. Il désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute Eeklo en Belgique (Flandre orientale).
El Abbassi Nom arabe à rattacher à Abbas (voir ce nom).
El Aoudi Nom formé peut-être sur `awD, qui signifie en arabe subsitut, remplaçant, et dont on pense qu’il était donné à l’enfant né après le décès de son frère ou de sa soeur. Mais il y a bien d’autres possibilités : le mot `awd, qui semble plus approprié, signifie en effet baguette, canne, luth, caractère (= tempérament) et, au Maroc ou en Algérie, cheval. Difficile de faire le bon choix !
El Arrouchi Sans doute un nom d’origine berbère (suffixe -ouche, avec la finale -i qui marque l’appartenance). Difficile de définir le reste du nom : peut-être l’arabe `arîsh = litière ou `urûsh = baldaquin. Peut-être encore le kabyle arrac = garçon ou ariruc = gros oeil.
El Hadj Le nom désigne en arabe un pèlerin (voir Hadji), tout comme sa variante maghrébine Lhadj. Forme similaire : El Hadji.
El Hamdaoui Porté en Afrique du Nord, notamment au Maroc, désigne celui qui loue Dieu (arabe d’Afrique du Nord “Hamdâwî”).
El Kadiri Voir Kadiri.
El Kettani Porté notamment au Maroc, devrait désigner un producteur, un tisserand ou un marchand de lin (arabe “kattân”, fréquemment écrit “kettane”). On rencontre également la forme sans article Kettani. Le nom Kettane existe aussi, mais est plus rare.
El Khiari Nom originaire de Tunisie. Peut renvoyer à l’arabe khiyâr (= concombre), avec le suffixe -i marquant l’appartenance à un clan, à une tribu. Mais il faut envisager plutôt une variante de Khairi (voir ce nom), car la racine kh.y.r signifie : être bon. Ainsi, en Algérie, khiyâr ‘an-nâs signifie : le meilleur des hommes.
El Khir Nom de personne qui vient du Maroc (khayr = bien). Désigne soit celui qui fait le bien, soit celui en qui tout est bien.
El Koubbi A rattacher à l’arabe qubba (= dôme). On peut y voir un surnom désignant celui qui a une grosse tête, une tête ronde. Autre hypothèse : celui qui est originaire d’un lieu portant ce nom, qui est notamment celui d’un quartier d’Alger, mais que l’on trouve aussi au Maroc (Gouba, Alquba, Qubbia). Le nom de famille est également porté par des Juifs (Cobbi, Koubi, Kouby, Elkouby, El Koubi). Outre les solution envisagées plus haut, on a proposé aussi pour les patronymes juifs une aphérèse du prénom Jacob (arabe ya `qûb).
El Mabrouk Voir Mabrouk.
El Medioni, El Mediouni Voir Medioni, Mediouni.
El Morabet Voir Mrabet.
El Mottaki Désigne en arabe celui qui craint Dieu (muttaqî, dérivé de taqiyy).
El Ouamad Le nom semble avoir en arabe le sens de “brillant” (wammâD).
El Ouardi Nom arabe qui devrait correspondre à l’adjectif “wardiyy” (= rose). Autre possibilité : dérivé de “ward”, l’un des nombreux mots utilisés pour désigner le lion.
El Outmani Nom arabe formé avec l’article el et la finale -i , peut-être à partir de `Uthmân (= serpent, petit du serpent, voir aussi Othman). `Uthmân fut le troisième calife de l’Islam. Autre possibilité : celui qui est ottoman (originaire de Turquie).
El Rhoul Porté au Maroc, le nom correspond à la racine arabe r.H.l (= partir, voyager). Peut-être le surnom d’un voyageur ou d’un pèlerin.
El Yandouzi Originaire du Maroc, désigne celui qui appartient à la tribu ou à la famille de Yandouz, un nom qui peut venir du kabyle agenduz (= veau), ou bien de l’arabe d’Afrique du Nord g(a)ndûz (= étudiant, sens attesté à la fin du XIXe siècle). Variantes : Gandouz, Gandouzi.
Elaïdi Nom arabe formé avec l’article el et la finale -i sur le mot `îd (= fête), que l’on trouve aussi dans le nom Elaïd.
Elain C’est dans le Morbihan que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi sous la forme Elin. Il s’agit sans doute d’un nom de personne d’origine germanique, Agilin (racine agil = lame de l’épée). Autre possibilité : variante de Hélain (voir ce nom).
Elandaloussi Le nom vient d’Afrique du Nord. Il désigne celui qui est originaire d’Andalousie (arabe ‘al andalûs). Variante : El Andaloussi.
Elaphos Le nom est porté dans les Hautes-Alpes. C’est un nom de personne grec (elaphos = cerf ou daim), popularisé notamment par saint Élaphe, évêque de Chalons-en-Champagne au VIe siècle. Il semble que les actuels porteurs du nom soient tous les descendants d’un enfant trouvé à Marseille en 1837.
Elbaz Patronyme porté par des Juifs d’Afrique du Nord. Le nom signifie faucon en arabe (‘al-bâz) et semble faire référence à Josué, dont un des surnoms dans la Bible est le Faucon. Variantes : Elbaze, Elbez, Elbeze, Albaz. Tous ces noms peuvent s’écrire aussi avec séparation de l’article (par exemple El Bez, El Beze).
Elblinger La formation de ce nom allemand laisse penser qu’il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Elbling, Elblingen (formation avec le suffixe -ing sur le nom de personne Elbel). Je ne trouve aucune trace d’une telle localité, mais il pourrait s’agir d’Erblingen, ou encore d’Elbingen, nom de diverses communes allemandes.
Eldin Nom surtout porté dans l’Ardèche. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Hildin (diminutif formé sur hild = combat).
Eledjam Porté par des juifs d’Afrique du Nord, semble désigner celui qui est originaire d’El-Djem, en Tunisie. Une famille Ben Ledjam est présente au Maroc dès la première moitié du XVIe siècle.
Eledut Nom porté dans le Morbihan (variantes : Eledu, Elledut). C’est une variante de Ildud ou Iltud, nom de personne celtique popularisé par un moine missionnaire ayant vécu au Pays de Galles, où il fonda une abbaye (Ve ou VIe siècle). Etymologie obscure (la finale devrait correspondre au vieux breton tut = peuple).
Elegeest Porté en Belgique et dans le département du Nord, devrait correspondre au nom de personne médiéval Elegast, popularisé par un roman de chevalerie néerlandais (“Karel ende Elegast”) dont le héros est un chevalier banni réhabilité par Charlemagne.
Elena Équivalent du prénom féminin Hélène, le nom de famille est notamment porté dans la région de Nice et en Ligurie.
Eleuterio Surtout porté au Portugal (Eleutério), également rencontré en Espagne et plus rarement en Italie (où la variante plurielle Eleuteri est par contre très présente dans les Abruzzes), c’est un nom de baptême d’origine grecque (eleutherios = libre, en français Eleuthère), popularisé par plusieurs saints, dont le treizième pape de la chrétienté (175-189).
Elgart Le nom est essentiellement porté dans les Pyrénées-Atlantiques (variante : Elgard). Il devrait s’agir d’un toponyme basque formé sur elge (= champ cultivé) suivi de arte (= entre), autrement dit le lieu situé entre les champs. Un hameau s’appelle Elgart à Labets-Biscay (64).
Elguezabal Egalement écrit Elgezabal, ce nom basque signifie “le grand champ” (elge = champ cultivé + -zabal = large, vaste).
Elguidj Variante de Guedj (voir ce nom).
Elhadrati, El Hadrati Nom originaire d’Afrique du Nord, formé avec l’article arabe ‘al et le suffixe d’appartenance -i sur une racine incertaine, dans la mesure où je ne connais pas la prononciation du nom. On a notamment le choix entre HaDra(t) = présence, seigneurie, également HâDira(t) = capitale, mais aussi Hadh(a)r = prudence, ou encore hadh(a)r(at) = potin, commérage.
Elhassani Egalement El Hassani. Voir Hassani.
Elhorga Également écrit Elorga, ce nom basque désigne un lieu abondant en ronces ou en arbustes épineux, éventuellement en prunelliers (divers sens des mots “el(h)orr” et “el(h)orri”).
Eliard Le nom est porté dans la Loire-Atlantique et en Normandie (50, 14). C’est un nom de personne d’origine germanique, Elihard (ali = autre + hard = dur, source : M.T. Morlet).
Elicaste Nom rare porté dans le département du Nord. Il semble correspondre au flamand Eligeest, nom de personne d’origine germanique (adal = noble + gast = hôte).
Elie Patronyme surtout porté en Normandie, également présent en Martinique et à la Réunion. C’est un nom de baptême renvoyant au prophète Elie (voir Elies). En composition : Elie dit Cosaque, Elie-Auzé, Elie-Joseph, Elie-Marie-Louise (972).
Elies, Eliès, Eliez Nom porté en Bretagne (Finistère surtout). C’est un nom de baptême qui renvoie au prophète Elie (de l’hébreu Eliyah = mon dieu est Iahvé). On rencontre la variante Hélias avec le même sens.
Elineau Porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique, c’est un diminutif de Elin (56, 971), nom de personne d’origine germanique (Agilin, racine agil = lame de l’épée). Matronyme : Eline (44, 974).
Elissalde Nom basque désignant celui qui habite dans le quartier de l’église (eliza = église + alde = quartier, environs). Variantes : Elizalde, Ellissalde.
Elissetche Nom basque désignant celui dont la maison se trouve à côté de l’église (eliza = église + etxe = maison). Variantes : Elisseche, Elisseits, Elisseix, Elliseche.
Elizabeau Forme du prénom Elizabeth, le nom de famille a été porté autrefois dans la Haute-Marne (Orbigny-au-Val).
Elkabach Egalement Elkabbach, Elkabache, Elkabas, Elkabasse, Elcabas. Porté au Maroc et dans l’Oranais, ce nom juif séfarade est souvent considéré comme venant de l’espagnol Capas (cape, manteau). On peut aussi y voir l’arabe ‘al kabsh (= le bélier), comme l’indique Laurent Herz (Dictionnaire des noms de familles français d’origine étrangère et régionale).
Elkhnissi Egalement écrit El Khnissi, Khnissi, Khenissi, devrait désigner celui qui est originaire de Khniss (ou Kheniss), localité tunisienne près de Monastir.
Elkrieff Porté par des juifs séfarades, le nom est composé sur Krief, Krieff, qui correspond à l’arabe dialectal khrîf (= agnelet).
Elleboudt Nom de personne d’origine germanique, Agilbold (agil = lame de l’épée + bald, bold = audacieux). Le patronyme se rencontre en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Elebaut, Ellebode, Ellebood, Elleboode.
Ellec Voir Hellec.
Elléouet Porté dans le Finistère, le nom s’écrit aussi Ellégoet, Eléouet, Elégoet. C’est un toponyme désignant une saulaie (breton “halegoed”, dérivé de “haleg” = saule).
Ellien Patronyme breton (22). Peut désigner celui qui est originaire de la commune d’Elliant, dans le Finistère, mais il semble s’agir d’un ancien nom de personne, rencontré aussi sous la forme Illien. Etymologie incertaine : on retrouve une forme Eli ou Ili difficile à interpréter (peut-être le nom biblique Elie), suivie du suffixe -ien (vieux breton gen = race, famille).
Elliott Egalement Eliot, Eliott, Elliot. Nom de personne anglais ou écossais formé sur les racines adal (= noble) et gyd (combat) ou geat (nom de tribu). Il peut aussi s’agir d’un diminutif d’Ellis (forme anglaise d’Elie).
Ellis Nom de personne britannique qui correspond au français Elie (voir Elies).
Ellul Le nom est d’origine maltaise, mais comme beaucoup d’autres noms maltais, il demeure un peu énigmatique. Il existe un blason de la famille, au bas duquel figure un croissant, ce qui rend très plausible une origine arabe, sans doute hilâl = croissant de lune. Il y a cependant une autre possibilité arabe : hellel = louer Dieu. Mais on pensera aussi (et peut-être surtout) à un nom juif évoquant le sixième mois du calendrier hébreu (`elûl).
Elmidoro Nom très rare qui semble venir de la province de Bergame, en Lombardie, où on le rencontre encore sous la forme Ermidoro. C’est une variante d’Armidoro (Almidoro), en français Almidor ou Armidor, attesté comme ancien prénom. Armidoro est le nom d’un personnage de “La Cecchina”, opéra de Piccinni.
Elnecave Nom porté par des juifs séfarades, écrit aussi Elnekave. Il faut sans doute le rattacher à la racine hébraïque et arabe n.q.y (= être pur), que l’on retrouve dans l’arabe naqâwa (= pureté). A noter cependant les noms Nakab, Nekab, portés porté par des juifs d’Afrique du Nord, qui semblent correspondre à un métier (celui qui perce).
Elophe Nom porté en Lorraine (54, 55). Variantes : Eloffe, Eliphe (14). C’est un ancien nom de baptême (latin Eliphius d’étymologie peu claire, peut-être une autre forme d’Eligius, qui a donné Eloi). Le nom a été popularisé par un martyr du IVe siècle à qui l’on aurait tranché la calotte crânienne. Une commune des Vosges s’appelle Saint-Elophe (également Saint-Eliph, 28).
Elouard Nom de personne d’origine germanique, Aliward (ali = autre + wardan = garder), porté en Charente-Maritime et en Normandie (76). Variantes : Elouart (76, 27), Elluard, Eluard (35, 49, 50).
Eloud Surtout savoyard, le nom peut aussi s’écrire Elou, forme également rencontrée en Normandie. Selon M.-T. Morlet, il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Aliwulf (ali = autre + wulf = loup). On notera cependant que le nom savoyard s’est d’abord écrit Esloz, forme qui laisse supposer une autre origine, mais je ne sais laquelle.
Eloy Nom surtout porté en Picardie (80, 62). Variantes : Eloi, Elloy. C’est un nom de baptême formé sur le latin Eligius (= élu, choisi), popularisé par le bon saint Eloi, évêque et ministre de Dagobert, auparavant orfèvre réputé.
Elster Nom rare en France, un peu plus fréquent en Allemagne. On peut penser à un surnom lié à la pie (allemand Elster), mais on envisagera aussi un toponyme : l’Elster noire et l’Ester blanche sont deux rivières de Saxe. Dérivé : Elstermann.
Elyaagoubi Variante maghrébine de El Yakoubi, celui qui appartient à la famille ou au clan de Yakoub (ya`qûb), équivalent arabe de Jacob (voir aussi Jacob).
Elzéar, Elzéard Surtout porté dans la Drôme et les Haute-Alpes, c’est un nom de baptême popularisé par Elzéar de Sabran, baron d’Ansouis (84), époux de la bienheureuse Delphine. Ils ont treize et quinze ans à leur mariage, et aussitôt ils décident de servir Dieu dans la prière et la pénitence. Tous deux ont été enterrés à Apt, où leurs restes sont vénérés dans la cathédrale. Elzéar correspond au nom hébreu Eléazar, porté par plusieurs personnages bibliques (sens en hébreu : Dieu a secouru).
Elzière Désigne celui qui habite le lieu-dit l’Elzière, ou qui en est originaire. Ce toponyme représente un lieu planté de chênes verts (du latin ilex, ilicis). Il est très fréquent dans le Gard, où on trouve le lieu-dit l’Elzière dans les communes de Chamborigaud et de Peyremale. Toujours dans le Gard, on rencontre l’Euzière à Soudorgues, et les Euzières à Euziet (ce dernier toponyme ayant d’ailleurs la même origine).
Emard Porté notamment en Seine-et-Marne, le nom se rencontre aussi à la Réunion. C’est un nom de personne d’origine germanique, Haimhard (haim = maison + hard = dur).
Embarck Apparemment une assez étonnante francisation de l’arabe Mbarek (voir ce nom). Variante : Embark.
Emboulas Le nom est surtout porté dans le Tarn-et-Garonne. C’est un toponyme évoquant un éboulis (occitan embolha = enchevêtrement). Il peut renvoyer au hameau d’Ambouls à Nant (12), ou à celui d’Embolle à Chamberet (19).
Embry Surtout porté dans l’Aude et l’Hérault (variante : Embri), le nom a peut-être désigné un grand buveur (variante de embriac = ivre). Le rapport avec la commune d’Embry (62) semble moins probable.
Eme Nom porté dans le Doubs et les Vosges, ainsi que dans le Rhône. Il devrait s’agir d’une variante de Ayme, Eyme, cas-sujet du nom de personne Aymon (racine germanique haim = maison).
Emengeard Porté surtout en Dordogne, c’est un nom de personne d’origine germanique, composé de la racine ermen (= immense) et, selon M.T. Morlet, de gard = enclos (autre possibilité : wardan = garder). Variantes : Emengear, Emengard.
Emeraud Le nom est surtout porté dans le Morbihan. On trouve également les formes Emeraux (88, 54), Emereau (49, 29). Devrait être un diminutif d’Emery (voir ce nom). M.T. Morlet propose pour sa part un dérivé de l’ancien français esmeré (= gracieux, distingué). Voir aussi Emeriau.
Emérentienne Nom porté à la Réunion. Variante : Emérencienne (Martinique). C’est un prénom féminin dérivé du latin emerere (= mériter), popularisé par une martyre lapidée sur la tombe de sa soeur de lait Agnès (début du IVe siècle).
Emeriau, Emeriaud Nom porté dans la Loire-Atlantique. Variantes : Emeriault (86), Emerieau (44). M.T. Morlet propose une variante régionale de l’ancien français esmeril (émerillon, petit faucon, surnom donné à celui qui a l’oeil vif, qui est éveillé). Il y a cependant une autre hypothèse, un diminutif du nom de personne Emery, très porté en Bretagne (voir ce nom).
Emery Nom de personne d’origine germanique, Haimric (haim = maison + ric = puissant). On le rencontre dans l’Allier, dans la Vienne et plus généralement dans le Centre et dans l’Ouest. Variante : Emeury (22, 29). Le patronyme est très fréquent en France sous d’autres formes (Hémery, Aimery, Aymerich notamment).
Emiel Porté dans la Creuse, c’est une variante d’Amiel (voir ce nom). Diminutif : Emielot (86).
Emilie Nom de famille rare, qui s’est développé dans les départements d’Outre-Mer (Réunion, Guyane). Vient du latin Aemilia, féminin d’Aemilius, nom dont l’étymologie est incertaine.
Emkeyes Egalement écrit Emkies, Elmkais, Elmkayes, Elmkies, Lemkies, correspond au nom Mekies (El Mekies), porté par des Juifs d’Afrique du Nord. Ce dernier renvoie à une tribu des environs d’Oujda (Maroc).
Emlinger Désigne celui qui est originaire d’Emlingen, localité alsacienne située près d’Altkirch.
Emmanuel Un nom de personne biblique (`imm-anû ‘El = Dieu est avec nous), que l’on trouve employé comme patronyme surtout dans les départements d’Outre-Mer. En métropole, c’est la forme Manuel qui est plus fréquente. On trouve aussi en Corse la variante Emmanuelli. Emmanuel est le nom donné au Messie dans le livre prophétique d’Isaïe.
Emmerich Porté notamment dans la Moselle, c’est le plus souvent un nom de personne germanique, avec au moins deux possibilités : soit une variante d’Amelrich, Emmelrich (amal = zélé + ric = puissant), soit une variante d’Ermenrich (erman = immense + ric). À envisager aussi celui qui est originaire d’Emmerich, commune de Rhénanie du Nord-Westphalie. Forme francisée : Emmerique. Forme flamande : Emmerechts.
Emo Nom italien très rare, porté notamment au sud de la Calabre, à proximité de la Sicile. Sens obscur (le rapprochement avec le nom d’origine germanique Emon est évidemment possible, mais est-ce la bonne solution ?).
Emon, Emond Nom de personne d’origine germanique, variante de Aymon (< haim = maison). Le d final de Emond semble dû à la contamination d’autres noms de personne germaniques, notamment Raymond.
Émonet Diminutif d’Émon (voir ce nom) porté notamment en Savoie et dans la Loire. Variante : Émonnet (42, 72, 90). Avec d’autres suffixes : Émonard (01), Émonin, Émonnin (25), Émonneau (79), Émonot, Émonnot (25, 71), Émonoz (39).
Emorine Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire, où il est présent au moins depuis le début du XVIe siècle (commune de Vaudebarrier). Sens obscur.
Empain Nom porté dans le Nord et en Belgique (variante : Empin). La tradition veut que la forme initiale du patronyme ait été Waignepain (= Gagnepain, voir ce nom). Cette version m’étonne un peu, mais elle a été développée en 1978 par Jules Herbillon et semble être la bonne.
Empereur Le nom est porté en Savoie et dans l’Isère, département où l’on trouve aussi la variante occitane Emperaire (également 05). Voir Lempereur pour le sens.
Enaux Patronyme surtout porté dans les Vosges et le Bas-Rhin. C’est un nom de personne d’origine germanique, Aginwald (agin = lame de l’épée + waldan = gouverner). Variantes : Enau (33), Enaud (16, 79, 77), Enault (76, 974), Enaut (50, 28, 17). Diminutif : Enaudeau (44, 56).
Encausse Désigne celui qui est originaire d’Encausse, nom de deux communes du Sud-Ouest (Encausse, 32, Encausse-les-Thermes, 31) et de hameaux dans l’Ariège. Sens du toponyme : dérivé de causse = terrain pierreux. Autres formes : Dencausse, d’Encausse.
Encinas Désigne celui qui est originaire d’une localité espagnole portant le même nom. Le toponyme, très répandu (plusieurs communes notamment en Castilla-León), signifie chêne vert. Etymologie : latin ilicina, dérivé de ilex, ilicis. On trouve aussi la forme Encina. En composition : Encinas de Muñagorri (Muñagorri signifiant sans doute la colline rouge : basque muna = colline + gorri = rouge).
Enderlin Porté notamment dans le Haut-Rhin, c’est un diminutif d’Ender, l’une des formes du prénom Andreas (André). Formes similaires : Enderle, Enderlein, Enderlen, Enderli, Inderlin.
Eng Porté en Alsace, le nom est peut-être un toponyme avec le sens de prairie humide (variante Enge), mais on pensera aussi à une apocope de Engel, nom de personne germanique (engil = lance, pointe de l’épée, ou encore peuple des Angles).
Engeamme Porté dans la Vienne, le nom s’écrit aussi Engeammes, Enjame. On trouve dans le Gers la forme voisine Enjaume. Le dictionnaire de M.T. Morlet envisage un nom de personne d’origine germanique, Anghelm ou Inghelm. A envisager aussi un nom occitan formé avec le prénom Jamme (= Jacques), précédé de la particule “en”, utilisée comme marque de respect.
Engelfred Porté dans les Alpes de Haute-Provence puis dans le Var, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines “engel” (voir Enjalric) et “frid” (= paix).
Engibault Variante rare d’Angibault (voir Angibaud) qui a été surtout portée dans l’Ille-et-Vilaine.
Englebienne Variante de Engelbienne formée par métathèse du l. Surtout porté en Belgique, c’est l’hypocoristique du nom de personne d’origine germanique Engelbert, Englebert (angil = pointe de l’épée + berht = brillant). Autres forme : Engelbeen(s), Englebin.
Enguehard Surtout porté dans le Calvados et la Manche, c’est un nom de personne d’origine germanique, Engehard (ango, voir Eng + hard = dur). La forme Enguenard (14) semble en être une graphie erronée.
Enguerrand Nom de personne d’origine germanique, Engilramn (engil = pointe de l’épée, lance, ou nom d’un peuple germanique + hramn = corbeau), surtout porté en Normandie (14, 50). Variantes : Enguérand, Enguerran, Engerran, Engerrand, Engérand, Engrand (également Picardie).
Enjalbert Nom fréquent dans le Rouergue. On trouve dans cette région toute une série de patronymes commençant par Enjal, Enjel, Engel, qui sont des noms de personne d’origine germanique, autrement dit d’anciens prénoms. La racine enjal correspond au germanique engil (sans doute pointe d’une arme, lance). Quant à -bert, c’est une racine qui signifie “brillant” (berht). Variantes : Enjelibert, Engelibert (également Engelbert en Lorraine).
Enjalran Surtout porté dans le Tarn, c’est un nom de personne d’origine germanique, Engelhramn (engel, voir Enjalric + hramn = corbeau).
Enjalric L’un des nombreux noms de personne rouergats commençant par la racine germanique enjal- (formée sur ang = lance, pointe, ou peuple des Angles, éventuellement sur ing = peuple des Inguaenones, précise M.T. Morlet). La seconde racine est -ric (= puissant). Le nom se rencontre aussi dans le Vaucluse. Autres formes : Enjolric (07, 43), Enjelric (12).
Enjolras Le patronyme est assez répandu dans l’Ardèche, la Loire et la Haute-Loire. Mentionné sous la forme Engelras au XVe siècle, c’est visiblement un nom de personne d’origine germanique où l’on retrouve la racine engel- (voir Enjalric), le second élément étant plus incertain (peut-être rad = conseil). Variante : Anjolras.
Enjourbault Nom de personne d’origine germanique, Engolbald (engol, engil = pointe, lance + bald = audacieux). Le nom, assez rare, se rencontre notamment dans la Manche. Variantes : Enjoubault (60), Enjoubaut (61, 41), Anjoubault, Anjubault, Anjubeau, Anjubeault (72, 61, 41, 37).
Ennajari Porté au Maroc, semble un dérivé de l’arabe “najjâr” (= menuisier), désignant celui qui appartient à la famille du menuisier.
En-Nakhla Désigne celui qui est originaire de la localité du même nom, située en Algérie, à la limite des Aurès et de l’Atlas.
Ennelin Rencontré surtout dans l’Aisne, c’est un nom de personne d’origine germanique, diminutif de Enne, rencontré dans le même secteur géographique (< agin = lame de l’épée). On trouve plus rarement la forme Hennelin.
Enos Le nom est surtout porté dans l’Eure. Variante : Esnos. M.-T. Morlet y voit un nom de personne biblique (voir Desnos).
Enricart Nom rare rencontré dans le Bordelais. C’est un diminutif du prénom Henri. On trouve la variante Henricart dans le Nord.
Enrich, Enrique voir Henric. Enrique est la forme castillane du nom.
Enriquez Diminutif en -ez de l’espagnol Enrique (= Henri). On trouve en portugais les formes Enriques, Henriques (< Henrique).
Ensergueix Le nom est porté dans la Corrèze. Variantes : Ensarguet, Ensargueix, et sans doute aussi Enserguez, nom apparu dans la Somme au XVIIIe siècle. Le nom de famille est formé de la particule “en” et de “Sergueix”, qui pourrait avoir désigné un fabricant ou un marchand de serge (étoffe). Un hameau ou une ferme s’appelle Ensergueix au Lonzac (19).
Ensminger Nom porté notamment dans le Bas-Rhin et les Vosges. Forme ancienne : Einßminger. Il renvoie à une localité, sans doute la commune d’Insming, dans la Moselle (située au XIXe siècle dans le département de la Meurthe, la localité s’est appelée Einsming à certaines périodes). Autre possibilité : la commune de Sarreinsming, toujours en Moselle.
Entem Nom porté en Bretagne (22) et en Normandie (76, variante : Entème). Autre forme : Enthime (22). C’est une variante d’Anthème (voir ce nom).
Entraygues Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, toponyme très fréquent en pays occitan évoquant un lieu situé entre deux rivières. C’est dans la Corrèze que le nom de famille est le plus répandu. Variantes : Entraigue, Entraigues, Entraygue, Antraigue, Antraigues, Antraygue, Antraygues.
Entringer Nom porté en Moselle. Il devrait désigner celui qui est originaire d’Entrange, commune du même département (les suffixes -ange et -ing, ingen sont équivalents, ils servent à former des noms de domaines à partir d’anthroponymes germaniques).
Enzo Ce patronyme italien est beaucoup plus fréquent comme prénom que comme nom de famille (on ne le rencontre qu’en Vénétie, en particulier dans la province de Venise). C’est un hypocoristique de Lorenzo (= Laurent).
Eono C’est un diminutif du nom de personne breton Eon, formé avec le suffixe -o. On le rencontre surtout dans les Côtes-d’Armor. Autres diminutifs : Eonet, Eonnet, Eonin (56). Quant au nom Eon (56, 44, 35), son étymologie est incertaine : faut-il le rapprocher d’une racine bretonne ayant le sens de juste, droit ? faut-il y voir une variante de Yon (voir ce nom) ? Difficile de se prononcer.
Eouzan Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un ancien nom de personne breton, Eudon (eu = bon + don = talent). Variante : Ehouzan. Diminutif : Eozenou (29).
Epaillard Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Sens incertain. M.T. Morlet propose celui qui habite le domaine tenu par la famille des Paillard, solution possible, mais qui demande à être vérifiée. A noter l’existence d’un hameau appelé Epaillard à Mauperthuis (77).
Epailly Nom surtout porté dans le Jura, également présent en Bourgogne. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Epailly. Je n’en trouve aucune dans le Jura (peut-être en Suisse ?), mais il y a en Bourgogne la ferme d’Epailly (Courban, 21). Sens du toponyme : domaine appartenant à Spalius, nom de personne latin.
Epardeau Le nom est porté dans les Charentes. Variante : Epardaud. Sens incertain. Sans doute un dérivé de l’ancien français “espart”, dont les sens sont nombreux (= éclair, étincelle, mais aussi division, séparation, également sparterie en occitan).
Epaud Porté en Vendée, semble correspondre à l’ancien français “espal”, qui a désigné un bois réservé au seigneur (terme connu en Périgord sous la forme “espau”).
Epaule Surtout porté dans la Manche, le nom peut aussi s’écrire Epaulle, Epault, Lépaule, Lépaulle. Sens incertain. Peut-être l’ancien français “espal”, signalé par le dictionnaire de Godefroy avec le sens de réserve dans une forêt, bois qu’on ne peut couper.
Epelbaum Egalement écrit Apelbaum, Appelbaum, Apfelbaum, le nom signifie en allemand “pommier”. Le plus souvent porté par des Juifs askhénazes, il semble tirer son origine d’une enseigne de maison. Le rapport avec le prénom Abel, parfois évoqué, semble douteux.
Epelly Porté surtout dans l’Ain (variante Epely), les formes anciennes permettent de rattacher ce nom d’origine savoyarde à Expilly (voir Expilly).
Epervrier Porté dans la Loire-Atlantique, le nom, rare, s’écrit aussi Epervier. C’est un surnom qui a dû être donné à celui qui chassait à l’aide d’un épervier (éventuellement surnom d’une personne cruelle, rapace). Le sens de filet de pêche est plus tardif (XIVe siècle), mais également possible.
Ephrem Porté notamment en Charente-Maritime, c’est un nom de baptême popularisé par un ermite et docteur de l’Église ayant vécu en Orient au IVe siècle. Signification : variante du nom biblique Ephraïm, porté par l’un des deux fils de Joseph (le nom évoque en hébreu la fertilité, la fécondité).
Ephrussi Porté par des Juifs originaires de Russie, c’est un dérivé formé sur Ephros (parfois écrit Ephrus), nom biblique d’un lieu proche de Bethléem où Rachel fut enterrée, également nom de la deuxième femme de Caleb (le nom est également écrit Ephrat, Ephrata).
Epinard Surtout porté dans la Loire et l’Allier, également présent dans l’Ouest, c’est un toponyme désignant un bois où poussent l’aubépine ou autres arbustes épineux. A noter le hameau de l’Epinard à Noyant-d’Allier (03), ou encore la commune la commune de Cantenay-Epinard (49). Avec le même sens : Epinal (72), Epinat (42), Epinay (44), Epinaz (02), Epineau (72), Epineaux (92), Epinette (61, 72, 28), Epineuze (14, 27), Epiney (69), Epinoux (86).
Epivent Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (l’)Epivent, ou qui en est originaire. Plusieurs hameaux de la Manche s’appelle l’Epivent (communes de Grosville, Tréauville, Pierreville, Sénoville). Le toponyme se rencontre également dans d’autres communes normandes ou sarthoises. A noter aussi les Epivents, hameau à Plélan-le-Petit (22), mais qui pourrait être formé sur le nom de famille. Variante rare : Espivent.
Eplénier Nom rare porté dans le Jura et les départements voisins (90, 88). Aucune idée sur sa signification.
Epp Porté en Alsace (variante : Eppe), c’est un nom de personne germanique, Eppo, forme courte d’Eberhard, parfois d’Albrecht. Dérivés : Eppel, Eppele, Epple, Eppler, Epplin, Eppling.
Eppensteiner Le nom désigne en principe celui qui est originaire d’une localité appelée Epp(en)stein. Deux communes allemandes s’appellent Eppstein (Hesse, Rhénanie-Palatinat). Sens probable du toponyme : le rocher, la forteresse d’Epp(e), nom de personne germanique, forme courte d’Eberhard (à envisager aussi : le rocher du sanglier). Le nom de famille se rencontre aussi sous les formes Eppstein, Epstein, Ebstein, tous ces noms étant souvent portés par des Juifs askhénazes.
Eprinchard Le nom est surtout porté dans les Deux-Sèvres (également 86, 16). Sens incertain. Il existe un bois appelé les Éprinchards à Benon (17), qui pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un toponyme. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose une forme Esprinchart (= chez les Princhart, ce dernier nom étant selon elle un dérivé de ‘prince’).
Epron Nom porté dans l’Ouest (35, 53, 79 notamment). C’est un toponyme, nom d’une commune du Calvados, mais aussi de hameaux à Saint-Michel-Mont-Mercure (85), à Saint-Martin-de-Saint-Maixent (79), à Nouvoitou (35), ainsi que d’une colline à Niort (79). Semble dans la plupart des cas désigner un éperon rocheux, même si pour la commune du Calvados on peut envisager un nom d’homme (Asper).
Equeter Le nom est surtout porté en Belgique (Beloeil, dans le Hainaut) et dans le Pas-de-Calais. Tous les Equeter de cette région ont un même ancêtre, originaire de Suisse et venu à Beloeil à la fin du XVIIe siècle. Le nom de famille est courant en Allemagne sous des formes telles que Aegeter, Egeter (Egetter) et surtout Aegerter, Egerter. Tous ces noms sont des dérivés du moyen-haut-allemand “egerte” (= jachère, terre en friche), et renvoient donc à un toponyme. On pensera notamment à la commune allemande d’Egerten, à quelques kilomètres au nord de Bâle, ou encore à Aegerten, commune suisse du canton de Berne.
Equilbec Le nom est surtout porté dans la Manche. Variantes : Equilbecq, Equilbey. C’est le nom d’un cours d’eau, et peut-être d’un ancien hameau, à Cérences (50). La finale -bec a le sens de “ruisseau”. Le premier élément pourrait correspondre au norrois “skilja” (= diviser).
Equille Le nom est surtout porté dans le Cantal. La forme occitane la plus proche est le mot esquilha (= éclat de bois, écharde). Rest à savoir ce que cela pourrait signifier pour un nom de famille. Autre solution : esquila (= clochette), surnom possible pour un sacristain ou un enfant de choeur.
Equinoxe Nom étrange porté en Guadeloupe. On le rencontre aussi en Italie (où il est rare) sous les formes Equinozio, Equinozi, Equinozzi. On pensera bien sûr à un enfant né le jour de l’équinoxe (sans doute un enfant trouvé), mais la solution est peut-être tout autre.
Equy Assez rare, le nom est surtout porté dans la Loire. Les plus anciennes mentions le situent dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Marne, département où on trouve aussi la forme Equi. Sens très incertain. La solution la plus simple, au moins pour l’Auvergne, est d’y voir une variante d’Equin, ancien nom de personne germanique, Acuinus ou Aguinus dans le polyptyque d’Irminon, M.-T. Morlet signalant aussi le nom Equinus sur une charte de Dijon (1118). Racines : ac = lame de l’épée + win = ami.
Eraby Nom très rare porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Erabit. Aucune idée quant à sa signification.
Erambert Surtout porté dans l’Orne et le Morbihan, c’est un nom de personne d’origine germanique, Erinberht (erin = honneur + berht = brillant). Variantes : Erembert (82, 79), Hérambert (61), Hérembert (92, 78).
Erard, Erhard Nom de personne d’origine germanique, Erahard (era = honneur + hard = dur). On trouve ces patronymes dans l’Est : les Erard sont en Lorraine (54, 55, 88), et les Erhard en Alsace. Variantes : Ehrard, Ehrardt, Ehrart, Ehrhard, Ehrhardt, Ehrhart, Erhardt, Erhart. Erard peut parfois être aussi une variante de Hérard (voir ce nom).
Eras Ce nom espagnol (sans doute équivalent de Heras) est un toponyme évoquant l’aire où l’on battait les céréales.
Eraste Rare et surtout porté dans les D.O.M (Réunion, Guyane), le nom correspond au grec erastos (amoureux). Il s’agit d’un nom de personne (prénom) qui a été popularisé par un saint (disciple de saint Paul, fête le 26 juillet), et qui a souvent été donné à des personnages de Molière.
Erasun Comme la plupart des noms de famille basques, c’est un toponyme, également écrit Eratsun, nom d’une commune de Navarre et d’un petit village près de Pampelune. Pour le sens, on peut penser à un dérivé de “er(h)atz”, sorte de genêt épineux, mais je suis loin d’en être sûr.
Eraud Nom de personne d’origine germanique, Hariwald (hari = armée + wald < waldan = gouverner). Le nom est assez fréquent dans l’Ouest (44, 85) et en Dordogne. Variantes : Erault (79, 53), Eraut (59). On rencontre surtout ce nom avec un h initial : Hérau (65), Héraud (33, 85), Hérauld (72), Hérault (79), et peut-être aussi Héraut, Héraux (nord de la France).
Erazmus Sans doute d’origine polonaise, c’est une forme latinisée du nom de personne Erasme, dont la vogue a été importante autrefois en Allemagne et dans les pays voisins. Etymologie : grec erasmios = gracieux, charmant. La forme la plus courante en Pologne est Rozmus. A noter aussi les formes Erasimus (54), Erasmi, Erasmy, Erassmy (57).
Erb Assez courant en Alsace, le nom correspond à l’allemand “Erbe” (= héritier). Il peut avoir ce sens, mais c’est surtout un nom de personne fréquemment attesté dans les textes médiévaux.
Erbrech Le nom est porté en Moselle. Il devrait s’agir d’une variante de Erbrecht, rencontré dans la même région, nom de personne d’origine germanique, variante de Herbert (voir ce nom).
Ercats Difficile de se prononcer sur ce nom basque aujourd’hui disparu. Il devrait cependant s’agir d’un dérivé de “erreka” (= ruisseau).
Ercole Surtout porté en Campanie, c’est l’équivalent italien du français Hercule, nom de baptême fréquent en Italie. Avec pluriel filiatif : Ercoli (Lazio, Marches, Lombardie).
Erember Patronyme très rare porté en Charente-Maritime, plus courant sous la forme Erembert (82, 79, également Martinique). C’est un nom de personne d’origine germanique, Erinberht (erin = honneur + berht = brillant).
Ergo Rencontré dans le Nord et dans les Ardennes ainsi qu’en Belgique, c’est peut-être un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines hari (= armée) et god (= dieu). M.T. Morlet évoque pour sa part le surnom d’un chantre d’église (d’après le chant “Tantum ergo sacramentum). Variante : Ergot. Voir aussi Hergott pour une troisième possibilité.
Erhel Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom s’écrit aussi Arhel. C’est un ancien nom de personne, probable variante de Armel (voir ce nom).
Eriale Nom assez rare porté en Martinique (Gros-Morne), également écrit Erialc. Difficile de se prononcer avec certitude. On notera cependant que Erialc est une graphie inversée de Claire, ce qui n’est certainement pas le fait du hasard.
Ericsson L’un des nombreux noms suédois terminés par -son (= fils). Il désigne bien sûr le fils d’Eric.
Erisson Rare, le nom est porté en Provence (84, 13). C’est une variante de Hérisson (voir ce nom).
Erkens Porté en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, c’est un génitif formé sur Erk, Erken, qui correspondent eux-mêmes à un nom de personne germanique, sans doute Erckenbert (ercan = sincère, excellent + berht = brillant). Autres graphies : Eerkens, Erckens.
Erlanger Nom allemand désignant sans doute celui qui est originaire de la ville bavaroise d’Erlangen.
Ermacora Porté en Italie dans le Frioul, c’est un ancien nom de personne (grec Hermagoras), popularisé par un martyr qui aurait été le premier évêque d’Aquilée (italien Aquileia), dans la province d’Udine, et qui est fêté le 12 juillet. Variante francisée : Ermacore.
Ermeneux Nom assez rare porté dans la Manche. Tout comme Ermenault (72), ce devrait être un nom de personne formé sur la racine germanique erman (= immense).
Ermina Le nom est porté au Pays Basque espagnol. Je n’en connais pas le sens : peut-être un dérivé de eremu (= lieu désert, inculte), ou encore la demeure de Ermin(o), nom de personne.
Ermisse, Ermice Nom rare rencontré dans la Manche. Aucune idée hélas quant à sa signification.
Ernatus Nom porté en Guadeloupe. Semble une forme latinisée d’un nom de personne qui pourrait être Ernaut (= Arnaud), mais il est difficile d’avoir une certitude.
Ernenwein Le nom est surtout porté dans le Bas-Rhin. Formes similaires : Ernewein, Ernwein (Ernvein dans le Territoire de Belfort). C’est un nom de personne d’origine germanique, Ernwin (arn, ern = aigle + win = ami).
Ernots Porté en Belgique, c’est une forme génitive de Ernot, Ernotte, diminutif d’Arnaud (Arnold) ou d’autres noms commençant par la racine arn-.
Ernst Assez courant depuis l’Alsace-Lorraine jusqu’à la Belgique, c’est un nom de personne d’origine germanique (ernust = sérieux, grave), que l’on retrouve dans le prénom Ernest.
Ernult Nom surtout porté en Normandie (61, 14). On trouve aussi les formes similaires Ernauld, Ernault, Ernoult, Ernoux (53), Ernout et Ernould (59), Ernaut (44). Tous ces noms sont des variantes de Arnould, Arnaud (voir Arnaud).
Erol Nom de famille ou prénom turc, formé sur le mot “er”, qui signifie “homme”, mais aussi “soldat, combattant, vaillant”. On peut le traduire par “sois un homme, sois vaillant”, l’auxiliaire -ol (= devenir, être) servant à marquer l’impératif.
Erouard, Érouard Variante de Hérouard (voir ce nom), le nom de famille est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Savoie. On trouve plus fréquemment la forme Érouart (59, 62, 03).
Erpelding Sans doute un toponyme correspondant à Erpeldange, fréquent au Luxembourg où au moins trois localités portent ce nom (à rapprocher vraisemblablement de Erpel = canard).
Erpeldinger Porté en Moselle, désigne celui qui est originaire d’Erpeldange, nom de trois localités luxembourgeoises. Avec le même sens : Erpelding (54).
Errandonea Nom de famille basque formé sur le nom de personne Errando (= Hernando, Fernando) avec le suffixe -ene qui sert à former des noms de maison et peut se traduire par “chez” (le -a final est pour sa part assimilable à l’article défini “le, la”). Autrement dit, la maison d’Errando.
Erre Nom très fréquent en Vallespir. Etymologie obscure, mais certainement préromane. Deux possibilités à ma connaissance : soit un toponyme préroman Err (comme la commune de Cerdagne), dérivé du basque Ezerre, soit un surnom d’origine basque Erro = robuste.
Erregerena Également écrit Erreguerena, ce nom basque est formé sur le nom “errege”, qui signifie “roi”. Le suffixe -ren indique pour sa part un génitif possessif (le -a final étant l’équivalent de l’article défini français). Signification du nom : soit la maison de celui qui s’appelle Errege, soit la maison appartenant au domaine royal.
Erriest Aucune idée sérieuse sur ce nom, porté aujourd’hui surtout en Argentine. Il semble s’agir d’un ancien prénom (Erriest de Liège, 1609), mais je n’en sais guère plus.
Eryldiz Nom de famille turc assez rare, dont je ne connais pas la signification.
Esbert Nom catalan rencontré notamment aux Baléares, où on trouve souvent la forme similaire Sbert. Autres formes sans doute équivalentes : Asbert, Isbert. C’est un nom de personne médiéval d’origine germanique, peut-être Isberht (is = fer + berht = brillant), peut-être aussi Agisberht, solution qui semble avoir la préférence de Moll.
Escach Un patronyme catalan pour lequel on pense automatiquement à un surnom donné à un joueur d’échecs. Il semble cependant plus raisonnable d’en faire une variante d’Escaitx (voir ce nom).
Escadafals Surtout porté dans le Lot-et-Garonne (variante Escadafal), correspond au français catafalque (également échafaud), et devrait être un toponyme désignant soit une petite butte ou un poste de guet, soit le lieu où se déroulaient les exécutions. Voir aussi Catafau.
Escaffre, Escafre Nom de personne d’origine germanique, Scatafrid (scata = ombre, protection + frid = paix).
Escaitx Le mot “escaig” (variante : “escaix”) désigne en catalan un coupon de tissu, un morceau de quelque chose qui a été coupé. Peut-être un surnom appliqué à un marchand de tissus. Ce nom était autrefois assez fréquent à Prades (66). Variantes : Escaig, Escaich, Escach.
Escalant Nom de famille porté dans le Sud-Ouest, où il est assez rare. Pourrait désigner celui qui est originaire d’Escalans, nom d’une commune des Landes, ou d’un ancien lieu-dit de forme voisine. Autre solution, la commune d’Escalante, en Cantabria, à l’origine du nom de famille Escalante. Dans les deux cas, le toponyme semble évoquer une colline en terrasses, mais il faute se méfier des apparences.
Escalbert Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une variante de Scalbert (voir ce nom).
Escale Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques et le Tarn (également Escalé). Variantes ou formes voisines : Escala (82, 64), Escalas (32), Escales (83, 11, 42), Escalle (05, 65, 64). C’est un toponyme assez fréquent, désignant une pente assez raide, une pente en forme d’escalier.
Escalier Le nom est surtout porté dans l’Ardèche (également 30, 19). Variantes ou formes voisines : Escalié (12), Escalière (09, 83), Escallier (05, 83), Eschalier, Eschallier (07, 84, 69), Echalier (63, 71), Echallier (73, 69, 42). C’est un toponyme très répandu, désignant un passage en escalier.
Escames Nom castillan. Le mot escama signifie écaille. Quant au patronyme, il désigne sans doute celui qui ramasse ou vend des coquillages, notamment des huîtres. Autrement dit l’ancêtre de l’écailler.
Escamilla Désigne celui qui est originaire d’Escamilla, nom de deux communes en Espagne (provinces de Guadalajara et Ávila).
Escande Surtout porté dans le Tarn et dans l’Aude, désigne celui qui est originaire d’Escande, nom de plusieurs hameaux dans ces deux départements (communes de Lasfaillades, Lacaune, 81, Alairac, Laprade, 11) et dans la Haute-Garonne. Le toponyme semble évoquer un passage dangereux.
Escano, Escaño Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, peut-être Escaño, en Castilla y León. A noter cependant qu’une grande partie des Escaño vit dans le sud de l’Espagne (Málaga). Le mot “escaño” désigne en castillan une sorte de banc (latin scamnum = banc, marchepied, tabouret). On peut éventuellement envisager un surnom pour un menuisier, mais une métaphore topographique semble l’explication la plus probable.
Escanyé Surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom s’écrit aussi Escané et paraît d’origine occitane. Il a dû désigner celui qui égorge les bêtes (occitan “escanaire”).
Escarbelt Nom occitan qui semble correspondre à escaravat, un mot pouvant désigner de nombreux insectes : d’abord l’escarbot (ou bousier), et plus généralement tout ce qui ressemble à un scarabée ou à un hanneton. Donc un sobriquet, dont le sens est cependant difficile à établir avec précision.
Escarchefigue Nom des Bouches-du-Rhône, plus connu par sa variante Escartefigue (également Escartefigues), qui doit correspondre au becfigue, nom donné à une fauvette grande consommatrice de figues. Le verbe escarchar signifie déchirer, mettre en lambeaux. Le nom est à rapprocher de Pellefigue, Pellefigues, rencontré dans le Gers. Il peut s’agir d’un sobriquet (dont le sens reste à déterminer), mais aussi d’un lieu-dit, ce qui est le cas dans le Gers, où existe la commune de Pellefigue.
Escarmant Patronyme porté en Dordogne. Variantes : Escarmand, Escarmant. Semble se rattacher au verbe occitan escarmenar (= carder, peigner), et a dû désigner un cardeur.
Escaro désigne celui qui est originaire du village d’Escaro, dans les Pyrénées-Orientales. Le sens du toponyme (villa Ascaro en 879) est incertain : peut-être le nom de personne germanique Aschari (asc = frêne, lance de frêne + hari = armée), suivi du suffixe latin -one.
Escassut Surtout porté dans l’Ariège, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un dérivé de l’occitan “escaça” (français “échasse”), qui a désigné au Moyen Âge un long bâton, une jambe de bois ou une béquille. Ce serait donc le surnom d’un estropié. À noter cependant que le mot Escasse est un toponyme rencontré dans l’Ariège : un sommet s’appelle la pointe d’Escasse à Auzat. Il existe aussi un hameau nommé l’Escassot (également nom de famille) à Castelnau-de-Brassac (81).
Eschalier Le nom est surtout porté dans l’Ardèche (variante : Eschallier). Voir Escalier pour le sens.
Eschbach Désigne celui qui est originaire d’Eschbach, nom de deux communes alsaciennes (67, 68). Sens du toponyme : le cours d’eau (Bach) près duquel pousse le frêne (Esche). Dérivé : Eschbacher.
Eschenbrenner Porté en Moselle et parfois écrit Eischenbrenner, c’est une variante de Aschenbrenner (voir ce nom).
Eschmann Porté en Alsace, c’est un dérivé de Esche (= le frêne), désignant celui qui appartient à une famille Esch ou qui habite un lieu-dit Esch(e). Variante : Eschemann.
Esclamanti Très rare et porté dans les Alpes-Maritimes, le nom, malgré ses allures italiennes, semble inconnu en Italie. Faut-il y voir le participe présent du verbe “esclamare” (= s’exclamer) ? Peut-être, mais il ne serait pas étonnant qu’on ait affaire à la déformation d’un autre nom, reste à savoir lequel.
Esclapez Nom occitan qui semble désigner un bûcheron. Formé sur une racine d’origine incertaine *clapp, qui donne aussi le verbe esclapar (= fendre). Toutefois, selon le dictionnaire Alcover-Moll, Esclapès pourrait être une agglutination de els clapers, nom désignant des monticules de pierres entassées (même étymologie).
Esclarmonde Le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. C’est un nom de personne (prénom) féminin d’origine germanique, très répandu au Moyen Âge dans tout le Midi, en Catalogne et en Espagne (Esclarmonda, Esclarmunda, Esclaramunda). La forme initiale devrait être Claramund (latin “clara” + germanique “mund” = protection).
Esclassan Surtout porté dans la Haute-Garonne, désigne celui qui est originaire de l’un des divers hameaux appelés Esclassan ou Esclassans dans ce département (communes de Péguilhan, Gensac-de-Boulogne, Castelgaillard, Cépet). Variante : Esclassans. Sens du toponyme : peut-être un lieu marécageux. A noter aussi l’existence de la commune d’Esclassan-Labastide, dans le Gers.

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