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Noms commençant par E

Earhart-Esclassan
Esclasse-Ezzine


Esclasse Nom surtout porté aujourd’hui dans la Charente, mais qui semble venir du Sud-Ouest. Sans doute un toponyme désignant un marécage (rencontré sous la forme Esclache dans les Cévennes).
Esclopé, Escloppe, Esclope, Esclouper Fabricant de sabots. Le mot esclop (= sabot) vient sans doute du latin cloppus (= boiteux).
Escobar Désigne celui qui est originaire d’Escobar, nom de très nombreuses localités en Espagne. Sens du toponyme : lieu où pousse le genêt (notamment le genêt-balai).
Escoda En catalan, l’escoda est le marteau utilisé par un tailleur de pierre. Il s’agit certainement d’un surnom métonymique donné à celui qui exerce ce métier.
Escoffier Le nom désigne en ancien français un tanneur, un marchand de cuir (escohier). On le trouve surtout dans la Loire, la Haute-Loire et le Vaucluse. Variantes : Escofier, Escofié, Escoufier, Escouffier. Diminutifs : Escoffet, Escouffet.
Escola Le nom est porté en pays catalan et occitan. Au Moyen Âge, plutôt qu’un étudiant ou un écolier, il désigne en catalan un clerc, un bedeau, bref un employé laïque aidant le prêtre dans l’accomplissement de ses tâches. Formes voisines : Escoula, Escoulan (64, 65).
Escolan Nom porté en Normandie (14, 50) et dans l’Ille-et-Vilaine. On le rencontre aussi sous la forme Scolan (22, 50). Il désigne un étudiant, un jeune clerc (équivalent du mot écolier, voir aussi Escola pour le sens), et correspond au breton skolan. A noter l’existence d’un hameau appelé le Mont Scolan à Montgardon (50). Le patronyme Escolan se rencontre parfois aussi dans les régions méridionales, avec le même sens (occitan escolan).
Escoms Nom catalan désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Escoms, els Coms (forme masculinisée de les Comes = les vallées, les ravins). En Catalogne française, on trouve deux lieux-dits Les Cums, à Escaro et à Nohèdes. A noter que, dans Escoms, l’initiale es- renvoie au déterminant latin ipsas.
Escot Le nom est surtout porté dans la Loire et la région lyonnaise. On le rencontre aussi en Gascogne, où l’on trouve les formes Escos, Escots. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un toponyme, représenté par exemple par le hameau des Escots (Chevrières, 42) ou les communes d’Escot (64), Escots (65), Escos (64). Signification du toponyme : on a imaginé parfois des lieux habités par des Ecossais, ce qui est très peu vraisemblable. Plus sérieux, l’occitan escot (= courson de vigne) est à envisager. Le mot désigne aussi en ancien français des arbres émondés, une promenade bordée d’arbres. A noter enfin que, du côté de la Loire, Escot peut être le surnom d’un marchand d’escot, étoffe de laine fabriquée en Lozère.
Escoubet Originaire d’Escoubet, nom de plusieurs hameaux du Gers, des Pyrénées-Atlantique et du Lot-et-Garonne. Sens du toponyme : lieu où pousse le genêt (voir Escoubeyrou). On retrouve le même sens dans les noms Escoubas, Escoubès, Escoube, Escoubé, Escoubié, tous portés dans le Sud-Ouest.
Escoubeyrou Nom porté notamment dans la Dordogne, que l’on trouve sous d’autres formes depuis le Massif Central jusqu’au Sud-Ouest : Escoubeirou (66), Escoubeyron (64), Escoubeyroux (15). Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, par exemple le hameau d’Escoubeyroux à Siran (15), ou celui d’Escoubayron à Savères (31). Sens du toponyme : lieu planté de genêts (sens attesté en occitan et en catalan pour le mot escoba, qui signifie aussi balai, du latin scopa).
Escourrou Le nom est surtout porté dans l’Aude et dans le Tarn. Variante : Escourou. C’est un toponyme désignant un petit cours d’eau, un canal, en particulier le canal de fuite d’un moulin. Divers hameaux de l’Aude s’appellent Escourrou : à Saint-Martin-Lalande, Villepinte, Montréal et Saissac.
Escoute Le nom est porté dans le Tarn. Variante : Escoutes. Sans doute un toponyme désignant un poste de guet. Un hameau s’appelle Escoute à Penne-d’Agenais (47), un autre Les Escoutes au Cabanial (31).
Escouteloup Le nom signifie “écoute le loup”. Sans doute un toponyme indiquant un lieu où l’on entend hurler le loup, éventuellement un poste de guet pour les louvetiers. Il existe un lieu-dit Escouteloup à Uz (65). C’est dans les Landes que le patronyme est le plus répandu.
Escrienne (d’) Le nom semble correspondre à la commune d’Ecriennes, dans la Marne. Composé : Martin d’Escrienne (14, 60).
Escriout Porté dans le Sud-Ouest, le nom est rare. On le rencontre plus fréquemment sous les formes Escriou, Escriu (66), ou encore Escrieu, Escrieut (11). Il correspond en occitan ou en catalan au verbe ‘écrire’, et a pu être le surnom d’un scribe, d’un clerc.
Escrouzailles Nom de famille surtout porté dans le Lot et le Tarn-et-Garonne. Variantes : Escrouzaille, Escrozailles, Escrousaille, Escroussailles. Il devrait désigner celui qui est originaire de Crouzailles, hameau à Bressols (82), ou d’un lieu à la graphie à peu près similaire. Sens probable : dérivé de l’occitan “crosa” (= creux, gouffre).
Escuain Tout comme sa variante Escuin, le nom vient d’Espagne. Il désigne celui qui est originaire d’Escuaín, en Aragon (province de Huesca).
Escudé Surtout porté en Béarn, le nom désigne en occitan un écuyer (voir Escudero). Formes voisines : Escuder (34, 47), Escudey (33).
Escudero, Escudié, Escudier La première forme est castillane, les deux autres plutôt occitanes. Il s’agit de l’écuyer (venant du latin scutum = écu, au sens de bouclier), c’est-à-dire un jeune noble se mettant au service d’un seigneur jusqu’à son adoubement.
Escuer Nom assez rare porté en Béarn, plus fréquent sous la forme Esquer. Correspond à l’occitan esquèr (et au basque ezker) qui signifie ‘gauche’ : soit la maison située à gauche, soit le surnom d’un gaucher ou d’un homme maladroit.
Escuit Nom rare porté dans le Puy-de-Dôme. Sens incertain. Il semble correspondre à l’occitan “escoit” (= cuit). P.-H. Billy (voir bibliographie) propose pour sa part le même terme “escoit”, mais avec le sens de “fâché”. Le nom de famille a donné naissance au hameau ou à la ferme des Escuits à Égliseneuve-près-Billom (63).
Escure Le nom est surtout porté dans la Corrèze, tout comme les formes similaires Escura, Escuras. C’est un toponyme très répandu, qui a en Limousin le sens d’écurie (dans le Rouergue, il désigne plutôt un fenil). À noter, toujours en Corrèze, la forme voisine Escurat, qui pourrait désigner un lieu obscur, et qui est le nom de hameaux à Aix et à Combressol (19).
Eskander Rencontré aussi sous la forme Sikander, c’est une forme arabe du nom de personne Alexandre, rencontrée depuis l’Egypte jusqu’au Pakistan.
Eskenazi Le nom désigne les juifs askhénazes (juifs d’Europe et notamment d’Allemagne) par opposition aux juifs séfarades (méditerranéens). Dans la Genèse, Ashkenaz est le nom du petit-fils de Japhet, troisième fils de Noé, considéré comme l’ancêtre des peuples européens. Variantes : Ashkenazi, Eskenazy.
Esmieu Patronyme porté dans les Alpes méridionales (04, 05). Variante : Esmieux. Selon Frédéric Mistral, ce nom désigne un forgeron, tout comme le nom voisin Esmiol (04). A noter le lieu-dit Les Esmieux à Saint-André-d’Embrun (05), mentionné sous la forme Serrum Esminum en 1465.
Esnard Porté notamment en Vendée, le nom s’écrit aussi Enard (79, 85, 86). C’est un nom de personne d’origine germanique, Aginhard (agin = lame de l’épée + hard = dur), éventuellement Eisenhard (voir Isnard).
Esnault Nom fréquent dans le Maine et l’Anjou. C’est une variante d’Ernault (r > s), qui lui-même correspond à Arnault (voir Arnaud), nom de personne d’origine germanique. Formes voisines : Esnau, Esnaud, Esnaut, Esnaux, Esneau, Esneault, toutes dans le même secteur géographique.
Esnouf Patronyme porté dans la Manche, rencontré aussi sous les formes Esnol, Esnoul, Enouf, Enoul. C’est un nom de personne d’origine germanique, Aginwulf selon M.T. Morlet pour qui le s est une lettre parasitaire (agin = lame de l’épée + wulf = loup). Il existe en tout cas dans la Manche et plus généralement en Normandie une importante série de noms formés apparemment sur la même racine initiale : Enou, Enoult, Enout, Esnoult, Esneu, Esneult. L’interprétation de M.T. Morlet me paraît erronée : en fait, toutes ces formes sont des variantes régionales des noms Ernou, Ernoul, Ernoult, Ernoux, Ernouf (rencontrés dans le même secteur géographique), qui eux-mêmes correspondent à Arnaud et Arnoux (voir ces noms).
Espanel Porté dans le Rouergue (12, 82), paraît désigner celui qui vient d’Espagne. C’est cependant aussi un toponyme, nom d’un hameau à Molières (82). Reste à savoir si le nom de famille est postérieur ou non à ce toponyme (qui pourrait désigner un lieu où souffle le vent d’Espagne, en occitan espan). Sous une forme ou une autre, l’Espagne est également présente dans les noms Espana (33, 65), Espanet, Espannet (13, 84), Espanol (11, 34, 33).
Esparbez Ou Esparbès. Surtout porté dans le Gers et la Haute-Garonne, désigne celui qui habite un lieu-dit Esparbès, nom de divers hameaux de ces départements (à Fleurance, Beaumarchés et Monfort pour le Gers, à Cadours et au Burgaud pour la Haute-Garonne). Signification : lieu fréquenté par l’épervier.
Espargilière Patronyme rencontré dans le Limousin. Variantes : Espargelière, Espargillère, Espargillière. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute le hameau d’Espargilière à Forgès (19). Signification : lieu où poussent les asperges.
Esparreguera Egalement écrit Esparraguera, désigne celui qui est originaire de la localité catalane d’Esparreguera (province de Barcelone) ou d’un lieu-dit portant le même nom. Signification : lieu où poussent les asperges. Autre possibilité : marchand ou producteur d’asperges.
Esparsa Egalement écrit Esparza, désigne celui qui est originaire d’Esparza, nom de deux localités en Navarre (Espagne), Esparza de Galar et Esparza de Salazar.
Espasandin Nom surtout porté en Espagne. Je le traduirais volontiers par spadassin, mais sans la moindre certitude.
Espeillac Surtout porté dans l’Aveyron, désigne celui qui est originaire d’Espeillac, hameau de la commune de Roussennac, dans le même département. Variante : Espeilhac. Formes proches : Espaillac, Espallac. Espaillac est un hameau à Flaugnac (46), un autre hameau s’appelant Espailhac à Castelnau-de-Montmiral (81).
Espeisse Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire (variante : Espeisses), on le rencontre aussi dans l’Ardèche et la Drôme. C’est un toponyme : un hameau s’appelle Espeisse à Lamastre (07), on trouve également l’Espeisses à Vourles (69) et Espeisses aux Laubies (48). A rapprocher sans doute de l’ancien français espesse (= bois, vaine pâture).
Espejo Le nom signifie en espagnol ‘miroir’. Ce pourrait être le surnom métonymique d’un fabricant de miroirs, mais c’est aussi un toponyme, nom de deux communes dans les provinces de Córdoba et de Álava.
Espel Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un nom basque désignant un lieu où pousse le buis (basque ezpel). Dérivés : Espelette (lieu abondant en buis, également nom de commune), Espellet, et sans doute aussi Espeluse, Espeluze.
Espen Le nom est porté en Allemagne, au Luxembourg et en Belgique (où il est plus fréquent sous la forme Van Espen). C’est un toponyme évoquant un lieu où pousse le tremble (allemand “Espe”).
Espenel Nom porté dans la Haute-Loire et les départements voisins (42, 26). Il devrait désigner celui qui est originaire d’Espenel, commune de la Drôme. Sens du toponyme (“Castrum de Spennel”, 1210) : sans doute un lieu où poussent l’églantier ou des buissons épineux.
Esperandieu Ou Espérandieu. Nom de famille porté dans le Gard et les départements voisins (07, 26). C’est un nom de baptême augural (destiné à attirer la chance sur son porteur par un souhait) à valeur mystique. Voir aussi Sperandei.
Esperben Nom gascon également écrit Esperbé, Esperabé, Esperaben, Esperaber. Il a pu s’agir d’un nom de baptême augural (“attends, espère le bien”), connu également en Italie sous la forme Sperabene. À envisager aussi un toponyme, nom de divers hameaux ou fermes (dans ce cas, si le toponyme est antérieur au nom de famille, il s’agit d’un souhait de récoltes fructueuses).
Esperet, Espéret Nom surtout porté dans le Lot. C’est un diminutif du patronyme Espère, pour lequel il y a deux solutions : soit la forme contractée du nom de baptême Exupère, très fréquent dans le Sud-Ouest (latin Exuperus, celui qui triomphe, nom popularisé par plusieurs saints). Soit celui qui est originaire du village d’Espère, dans le Lot.
Esperou Porté dans le Tarn (également 11, 66), c’est un toponyme à rapprocher de Espeyroux (commune du Lot, département où un autre village s’appelle Espère). Le sens de lieu pierreux est possible, du moins pour Espeyroux. Pour Esperou, on pensera aussi à un poste de guet ou de chasse (du verbe esperar = attendre), mais surtout à un éperon rocheux. On trouve dans le Gers le nom de famille Espéron, lui aussi toponyme (nom d’un village des Landes notamment).
Espervié Nom rare rencontré dans les Bouches-du-Rhône. C’est une variante de Epervier, Esparvier, surnoms qui ont dû être donnés à celui qui chassait à l’aide d’un épervier (éventuellement surnom d’une personne cruelle, rapace). Le sens de filet de pêche est plus tardif (XIVe siècle), mais également possible.
Espesset Porté dans le Rouergue, c’est un diminutif du nom Espès (09, 81), sobriquet appliqué à un personnage épais, lourdaud (sens de l’adjectif occitan espés).
Espeut C’est dans l’Aude que le nom a toujours été le plus répandu. On le trouve depuis le XVIe siècle à Mouthoumet, puis à Auriac et à Montgaillard. Variantes : Espeu, Espeout. Le mot “espeut” désigne en occitan l’épeautre (variété de blé de médiocre qualité). On devrait avoir affaire soit à un toponyme, soit au surnom d’un cultivateur ou d’un marchand de grains. Le nom catalan Espelt a sans doute la même signification, tout comme la forme féminine Espelta. À noter cependant qu’en catalan le mot “espelt” a désigné une sorte de lance utilisée dans la chasse au gros gibier.
Espezel Nom porté dans l’Aude (variante probable : Espezelle). Désigne celui qui est originaire d’Espezel, commune du même département. Signification : lieu broussailleux (occitan espés).
Espi Surtout fréquent en Catalogne du sud, pourrait renvoyer à un ancien nom de baptême formé sur l’adjectif grec Spinos (= maigre). Il existe aussi une forme castillane, Espin. Autre solution : un toponyme désignant le lieu où pousse l’aubépine (catalan espí).
Espic Surtout porté dans l’Ardèche, le nom correspond à l’occitan “espic”, qui désigne un épi, mais aussi la lavande aspic. On pensera à un producteur ou un marchand de lavande, mais il peut aussi s’agir d’un toponyme (un hameau s’appelle Espic à Allex, dans la Drôme, mais rien ne dit que le toponyme soit antérieur au nom de famille).
Espiet Porté notamment dans le Gers, c’est l’équivalent gascon d’Espinet, lieu où pousse l’aubépine.
Espinasseau Diminutif du toponyme Espinasse, désigne un lieu où poussent des arbustes épineux. Le nom, rare, est notamment porté dans le Puy-de-Dôme, département où le patronyme Espinasse est très présent (on le rencontre aussi dans l’Aveyron). Autres dérivés : Espinasset (63), Espinassier (12, 34, 81), Espinasson (34), Espinassou, Espinassous, Espinassoux, Espinassouze (19), Espinassy (83). La forme voisine Espinas est portée dans les Pyrénées-Orientales et l’Ardèche.
Espinet Nom surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. Peut-être un diminutif de Espi (voir ce nom), mais plutôt un toponyme indiquant un lieu où poussent l’aubépine ou des arbustes épineux. Il existe de nombreux hameaux appelés (l’)Espinet dans le Sud-Ouest.
Espinosa Nom castillan qui désigne un endroit abondant en épines. Variante : Espinoza.
Espirac Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Espirac. On pensera notamment au hameau d’Espirac dans la commune du Grès (31). C’est d’ailleurs dans la Haute-Garonne que le nom de famille est le plus répandu. Sens du toponyme : domaine gallo-romain (suffixe -acum) appartenant à Asperius, nom de personne latin.
Espirat Porté dans le Puy-de-Dôme, désigne celui qui est originaire d’Espirat, nom d’une commune du même département. Sens du toponyme : voir Espirac.
Espire Porté dans la Nièvre et les départements voisins, c’est une variante de Spire (voir ce nom), correspondant ici sans doute à Exupère.
Espitalier Nom fréquent dans le Sud-Ouest (31, 81) et dans le Var. Variantes : Espitaillé (11), Espitalié, Espitallié (46, 81), Espitaller, Espitallier (05, 83, 73). Le nom se rencontre dans l’Aveyron sous la forme Hospitalier. Faut-il y voir un frère hospitalier ou tout simplement un hôtelier ? Difficile à dire, les deux sens sont possibles. Il existe un hameau Espitallier à Forest-Saint-Julien (05), également la Grangue d’Espitalier à Claviers (83).
Esponda, Esponde Nom d’origine basque : c’est un toponyme qui peut désigner un talus, ou encore un mur de terrasse (pour les cultures sur des pentes de colline). Le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques, département où cinq hameaux s’appellent Esponda. Forme composée : Espondaburu (buru = le haut, le sommet), toponyme rencontré à Sainte-Engrâce (64).
Esposito Le nom existe à la fois en italien et en castillan, et signifie enfant trouvé (= enfant exposé).
Espougne Nom rare porté dans les Hautes-Pyrénées, désignant en principe une fontaine pétrifiante. Variantes : Espugna, Espugne, Espuny. Le nom voisin Espoune, porté dans le même département, semble avoir un sens différent : il s’applique à un terrain en pente cultivé en terrasses. Variantes : Espuna (66), Espuno (47).
Esprenc Nom très rare porté en Haute-Garonne. Il correspond à l’occitan esperenc, qui désigne une sorte de piège pour la chasse. On peut penser à un surnom pour un chasseur, mais surtout à un lieu-dit, sans doute le hameau d’Espren à Launac (31).
Esquerre Nom porté dans le Sud-Ouest. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Esquerra, Esquerre, nom de plusieurs hameaux depuis la Haute-Garonne jusqu’aux Pyrénées-Atlantiques. Signification : soit le lieu situé à gauche, soit un endroit abrupt (les deux sens de l’adjectif occitan esquèr). Variantes ou formes voisines : Esquerra, Esquer.
Esquier Nom porté dans le Sud-Est (83 notamment). Peut-être le surnom d’un gaucher (occitan esquèr = gauche), ou encore un toponyme qui désignerait un lieu abrupt (autre sens du mot esquèr) : un hameau du Var s’appelle Esquier (commune de Mons). Troisième possibilité, peut-être la meilleure : nom de personne d’origine germanique, Aschari (asc = frêne, lance de frêne + hari = armée), à l’origine du patronyme Asquier, porté dans la même région.
Esquirol Surtout porté dans l’Ariège et le Tarn, ce nom occitan correspond au français écureuil. Il peut s’agir d’un surnom donné à un homme agile, mais c’est aussi un toponyme (lieu fréquenté par les écureuils). Variantes : Esquiro (32, 82), Esquirou (15).
Esquis Originaire de la Haute-Loire, le nom s’est parfois écrit Esquit. Il devrait s’agir d’une variante d’Escuit (voir ce nom).
Essaïdi Variante de l’arabe El Saïdi, lui-même formé sur Saïd (arabe sa`id = bienheureux). Avec un sens à peu près identique : Essaadi.
Esselin Surtout porté en Lorraine (54), le nom est également présent en région parisienne et dans la Vienne. C’est un nom de personne d’origine germanique, Azzelin, formé sur la racine adal (= noble). Source : M.T. Morlet. Matronyme : Esseline (14).
Esseul Surtout porté dans le Maine-et-Loire, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu. On a tendance à penser à un toponyme (terminaison -eul), mais rien ne correspond vraiment. En se référant à l’ancien ou au moyen français, on peut tenter un rapprochement avec “esseuil” (= seuil) ou “esseu” (écoulement d’eau, canal, rigole).
Essirard Attesté dans les Côtes-d’Armor depuis la fin du XVIe siècle, le nom s’est aussi écrit Escyrart, Escyrard au XVIIe siècle. Sous cette forme, le nom devrait désigner celui qui appartient à la famille des Cyrard (puis Cirard, Sirard), probable dérivé du prénom Cyr.
Estace Variante du prénom Eustache, portée en Normandie (50, 76).
Estachon Le nom est porté dans le Sud-Est (13, 06, 04), où l’on trouve aussi la forme Estachy (05). Les deux noms pourraient être des diminutifs du prénom Eustache, mais il semble que ce soient des toponymes, à rattacher à l’occitan estaca (pieu, piquet pour attacher les bêtes et sans doute aussi enclos). Estachy est un hameau à Rambaud (05), et l’Estachon un hameau à Saint-Geniez (04).
Estagnan Nom très rare porté en Béarn. Certainement un lieu-dit désignant un petit étang.
Estain Nom rare porté dans le Nord. Peut-être celui qui est originaire d’un lieu-dit (l’) Estain = l’étang, ou alors un étamier. Je ne sais pas vraiment où est la solution dans ce cas précis.
Estanove Le nom est porté en Languedoc, notamment dans le Gard. Il devrait s’agir d’un toponyme (le nouvel endroit ?). A noter l’existence d’un lieu-dit Estanove sur la commune de Montpellier.
Estansan Rare et porté dans la Gironde, désigne sans doute celui qui est originaire d’Estansan, hameau à Quinsac, dans le même département.
Estaque C’est dans l’Ariège que le nom est le plus répandu. Correspond à l’occitan estaca (= pieu). Il s’agit d’un toponyme désignant le plus souvent soit un lieu où l’on amarre les bateaux, soit l’endroit où l’on parque les bovins. On trouve dans l’Ariège les lieux-dits suivants : Pla d’Estaque (Aucazein) et Estaque (Lacourt). Et, bien sûr, chacun connaît le quartier de l’Estaque, à Marseille.
Estardier Sobriquet désignant celui qui est à la traîne, qui est en retard (peut s’appliquer à un enfant né après terme). Un nom qui pourrait venir de la Dordogne.
Estay Surtout porté dans la Dordogne, devrait correspondre au mot “estei” (ou “estey”), qui désigne un canal ou un petit cours d’eau dans cette région.
Esteban Forme castillane de Esteve.
Esteffe Variante d’Estève (= Etienne) portée surtout dans les Landes. Autre forme similaire : Estèphe.
Esténave, Estenave Nom porté dans le Sud-Ouest (33, 47). Variante : Esténaves, Estenaves. Désigne celui qui est originaire d’Estenaves, hameau de la commune de Saint-Martin-Curton (47).
Esteve, Esteves, Estevez Nom de baptême chrétien, formé sur le grec Stephanos (= couronne). L’équivalent français est Etienne. L’évolution phonétique s’est faite par le développement d’un E prosthétique devant le groupe S + consonne.
Esteyrie Le nom est porté dans le Cantal, où l’on trouve aussi la forme Esteyries (variante rare : Estayries). C’est un toponyme, que l’on rencontre par exemple dans le Lot sous la forme Estayrie (commune de Miers). Signification incertaine, mais le nom pourrait désigner une hauteur (à rapprocher du massif de l’Estérel, en Provence). Autre possibilité : le domaine, laferme de celui qui s’appelle Estier.
Estienne Une variante du prénom Etienne (grec Stephanos = couronne) portée surtout en Provence (13, 83). Dérivés : Estienney (70, 21), Estienny (31).
Estienne d’Orves (d’) Estienne est une variante du prénom Etienne fréquente dans la région d’Aix-en-Provence. Orves semble renvoyer à la Grande Bastide d’Orves, hameau à Evenos, dans le Var.
Estier Surtout porté en Auvergne et en Limousin, c’est une variante du nom de personne Astier (voir ce nom).
Estiévenart Dérivé du prénom Etienne porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Estiévenard.
Estimbre Le nom est porté dans l’Aude et dans l’Hérault. On le rapprochera des formes Etimbre (58) et Etimble (35), qui sont des variantes du prénom Etienne. Ce devrait être le cas pour les Estimbre languedociens, surtout s’ils ne sont pas originaires de cette région, ce qui est fort possible : le patronyme Estimbre est mentionné en 1665 à Saint-Aubin-de-Rennes (35).
Estingoy Le nom est porté dans le Gers. Variante : Estingoi. Il devrait s’agir d’un toponyme : deux hameaux s’appellent Estingoy à Marseillan et Saint-Germier (32), un troisième L’Estingoy à Boucagnères (32). Sens incertain. On peut penser à l’occitan “estingòri” (= embarras, obstacle). Un éventuel rapprochement avec le basque (goi = sommet) est tentant, mais ne paraît pas possible.
Estioulle, Estyoulle Nom fréquent dans l’Ardèche. Désigne celui qui ramasse les chaumes, ou qui les utilise dans la construction de toits (latin stipula).
Estival Un nom qui pourrait correspondre à une forme provençale signifiant botte (estive = jambe < latin stipes), mais qui est le plus souvent un toponyme (lieu où les troupeaux viennent pour l’estive). C’est dans le Lot et le Tarn que le nom est le plus répandu, ainsi qu’en Auvergne. Variante : Estivals (12, 81), Estivaud, Estiveau, Estivaus, Estivaux (19, 24, 33). Dérivés : Estivalèze, Estivalèzes (81, 12).
Estivalet Diminutif d’Estival (voir ce nom) porté notamment en Bourgogne (21), ainsi que dans les Vosges et dans l’Aisne.
Estive Renvoie à l’estive (latin aestivus = saison d’été). Peut-être le surnom d’un moissonneur, ou encore de celui qui mène les bêtes à l’estive.
Estivill Selon Coromines, le nom viendrait du latin stabellum, avec le sens de petite étable. Mais, aussi bien pour ce nom que pour Estival, il faut envisager un rapprochement avec l’estive, déplacement des troupeaux en haute montagne pendant l’été. Surtout, il faut penser qu’on a peut-être tout simplement affaire à un diminutif du nom de baptême Esteve (= Etienne).
Estoppey Rencontré en France notamment dans la Seine-et-Marne, le nom est originaire de Suisse. Il doit désigner un marchand d’étoupe, tout comme les noms Estop, Estoup, portés dans le Sud-Ouest.
Estoubé Nom rare porté notamment dans les Pyrénées-Orientales (Conflent). S’il est originaire du Sud-Ouest, on pensera à un marchand d’étoupe. S’il est réellement originaire du Conflent, il pourrait désigner celui qui est originaire du village d’Estoher (écrit souvent Estover au Moyen Âge).
Estoupan Nom rare porté dans les Bouches-du-Rhône, le nom a dû désigner un marchand d’étoupe. Autre possibilité : surnom donné à un goinfre (cf le verbe occitan estopinar = s’empiffrer).
Estournet Nom surtout porté dans l’Hérault et le Var. Semble correspondre, avec un autre suffixe, à l’occitan estornel (les noms de famille Estornel et Estournel existent aussi), qui désigne l’étourneau. On peut évidemment penser à un surnom donné à un étourdi, encore que ce sens n’apparaisse pas avant le XVIIe siècle.
Estouteville (d’) Désignait le possesseur de la seigneurie d’Estouteville, village de Seine-Maritime (Estouteville-Écalles), ou encore de celle d’Étoutteville, dans le même département. Signification du toponyme : le domaine (latin villa) de Stolt, nom d’homme scandinave.
Estrabaut Patronyme surtout présent dans le Tarn. Voir Estrabol pour le sens. Variantes : Estrabaud, Estrabeau, Estrabeaud. A noter les hameaux des Estrabauts-Haut et des Estrabauts-Bas à Saint-Amans-Soult (81).
Estrabol Nom surtout porté dans le Lot. Variantes : Estrabole, Estrabols, Estrabou. Sans doute un nom de personne d’origine germanique, Austrobald, Austrobold (austro = l’est + bald, bold = audacieux). A noter le hameau des Estrabols à Mazamet (81).
Estrada Espagnol ou catalan, désigne celui qui habite un lieu-dit situé près de la route (latin strata).
Estrade Le nom vient du latin strata (= la route). Il désigne celui qui habite un lieu-dit l’Estrade (maison ou hameau situé près de la route). Il est fréquent en Corrèze ainsi qu’en pays gascon. Diminutif : Estradel (46).
Estraillier Le nom est porté dans le Var (Roquebrune-sur-Argens) au moins depuis le XVIIe siècle. Variante : Estrailler. C’est un dérivé du verbe occitan estralhar, qui peut avoir divers sens : gâter, gaspiller, fouler, rôder. Difficile de faire un choix !
Estrat Le nom est surtout porté dans la Loire (variantes : Estra, Extra, Extrat). On en trouve quelques mentions anciennes dans l’Ardèche. Il s’agit certainement d’un toponyme, sans doute similaire à Lextrait (voir ce nom), à moins qu’on ait affaire à une variante du savoyard “etraz” (= route, route pavée), ou encore à l’auvergnat “étrâ”, signalé par le lexique de Pégorier avec le sens de “hangar”.
Estrosi Porté à Nice, c’est un nom italien originaire de la province de Pérouse (Ombrie). Il devrait correspondre à l’adjectif italien “estroso” (= impulsif, inspiré, ou encore capricieux, fantasque).
Estublier Le nom vient du bas latin stupulas (latin classique stipula) qui a donné en français éteule,c’est-à-dire le chaume, que l’on rencontre le plus souvent au Moyen Âge écrit estoble. L’estublier était donc soit celui qui enlevait le chaume des champs, soit celui utilisait ce chaume, par exemple pour construire des toitures.
Etaix Surtout porté dans la Loire, également présent en Saône-et-Loire, semble désigner celui qui est originaire d’Etais, nom de deux communes en Bourgogne (21, 89). Le nom pourrait venir du bas-latin attegia (= cabane, chaumière).
Etchandy Signifie en basque la grande maison (etxe = maison + (h)andi = grand). Variante : Etchehandy.
Etchart Nom de famille basque qui signifie ‘entre les maisons’ (etxe = maison + arte = entre). Variantes : Etchar, Etchard, Etcharte, Detchart. En composition : Etchartaberry (= la maison neuve entre les maisons).
Etchats Nom basque également écrit Etchatz. Il est formé à partir du mot “etxe” (= maison), le suffixe -ats pouvant indiquer le début, le commencement, mais ayant aussi une valeur péjorative.
Etchebarne Fréquent en Pays basque, le nom désigne la maison (etxe) située le plus à l’intérieur, éventuellement en contrebas (barne, barren), autrement dit dans un lieu encaissé. Dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom de famille peut avoir désigné celui qui est originaire de la commune d’Etchebar. Variantes : Etchebar, Etchebarren.
Etcheberry, Etcheverry Nom basque fréquent dans les Pyrénées-Atlantiques. Comme beaucoup de noms basques, c’est au départ un toponyme signifiant la maison neuve (etxe = maison + berri = neuf). Variantes : Etcheverry, Detcheberry, Detcheverry. Avec article final : Etcheberria, Etchevarria, Etcheverria, Etcheverrya, Echeverria. Une curiosité : porté dans le Nord, le nom est devenu Etchewerry, au Québec il s’est transformé en Chevarie.
Etchechoury Désigne en basque la maison blanche (etxe = maison + xuri = blanc). Variantes : Etchechuri, Etchechury.
Etchecopar Correspond sans doute au basque Etxekapare (= la maison principale, la maison noble).
Etchegaray Nom basque désignant celui qui habite la maison (etxe) située sur une hauteur, ou en haut du village (garai = haut, dessus, sommet). Variante : Etchegarray.
Etchegorry Ou Etchegory. Désigne en basque la maison rouge (etxe = maison + gorri = rouge). Avec superlatif : Etchegoren. Variante rare : Etchigorry.
Etchegoyen Le nom signifie en basque la maison la plus élevée (etxe = maison + goien = le plus haut). Variantes : Etchegoin, Etchegoyhen. En composition : Etchegoimberry, Etchegoinberry (la maison neuve la plus haute).
Etchemendy Nom basque qui est à l’origine un toponyme formé des deux racines etxe (la maison) et mendi (la montagne). Donc la maison (ou le groupe de maisons) dans la montagne.
Etchenique Egalement Etchenic, Etcheniq. Si la première partie de ce nom basque ne pose aucun problème (etxe = maison), le second élément est plus obscur. On y voit généralement un suffixe (du latin -icus).
Etchepare Signifie en basque la maison principale (etxe = maison + gapare = principal). Variantes : Etchepar, Etcheparre, Detchepare.
Etchessahar Désigne en basque la maison vieille (contraire de Etcheberry).
Etcheto Diminutif du basque etxe (= maison). Donc la petite maison. Variante : Etchetto.
Etève Variante d’Estève (= Etienne) portée dans la Creuse et dans la Somme.
Etevenard Ou Etévenard. Diminutif d’Estève, Etève (= Etienne), porté en Franche-Comté. Avec d’autres suffixes : Etevenaux, Etevenon, Etevenot, tous dans la même région.
Ethève Variante du prénom Etienne aujourd’hui très répandue à la Réunion (variante : Ethèves), rencontrée aussi en Dordogne.
Ethévenard Diminutif du prénom Etienne porté dans le Jura (où il est écrit Ethiévant, Ethiévant). Avec d’autres suffixes, et toujours en Franche-Comté, on rencontre les formes Ethévenaux, Ethévenet, Ethévenin, Ethéveniot, Ethévenot.
Etiemble, Etiembre Variante du nom de baptême Etienne rencontrée en Bretagne et en Normandie (22, 72). On trouve aussi les formes plus rares Etiemvre, Etienvre (50, 72).
Etienne Le nom correspond au latin Stephanus (grec Stephanos = couronné). Il a été popularisé par saint Etienne, considéré après le Christ comme le premier martyr de la chrétienté, qui serait mort lapidé en l’an 36. Le nom est porté dans toute la France, mais c’est en Lorraine (88, 54) qu’il est le plus répandu. Diminutifs : Etienney (70), Etiennot (51, 52, 88), Etiennoul (35, 50), Etiennet, Etiennette.
Etier Tout comme sa variante Etié (Étié), le nom est surtout porté dans la Gironde, la Charente-Maritime et la Dordogne. Il peut renvoyer au mot “étier”, qui désigne un petit canal, mais il semble préférable d’en faire une variante d’Estier, lui-même variante du nom de personne Astier (voir ce nom).
Etiévant Rencontré notamment dans la région lyonnaise, c’est un hypocoristique du prénom Etienne.
Etifier Un nom porté en Martinique, sur lequel je n’ai hélas aucun renseignement, sinon une anecdote amusante dont il convient forcément de se méfier : ce serait une déformation de ‘Est-il fier !’, surnom donné à un esclave.
Etignard Porté dans le Doubs, le nom s’écrit aussi Estignard (70, 25, 88). C’est sans doute un dérivé du prénom Etienne. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose cependant une autre solution : l’ancien français “esteigneur” (= celui qui éteint).
Etoc Voir Détoc pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Sarthe. Variante ancienne : Hestoque.
Etoré Nom porté dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. Variante : Etorré. Paraît renvoyer au hameau de la Ville Etorée à Saint-Guyomard (56), mais l’étymologie est pour moi obscure.
Etoubleau Le nom est surtout porté en Vendée. Il correspond à l’ancien français estoble (voir Estublier).
Etourneau Rencontré dans l’Ouest, notamment en Vendée, ce nom a le même sens qu’aujourd’hui. Il désigne un oiseau, et, par métaphore, c’est un sobriquet s’appliquant à une personne étourdie (latin *sturnellus, diminutif de sturnus, même sens).
Etrillard Nom porté en Bretagne (56, 44, 35). Peut-être le surnom d’un palefrenier (celui qui utilise une étrille). M.T. Morlet y voit pour sa part un sens figuré (celui qui bat, qui frappe, ou encore celui qui trompe).
Etruin Porté dans le département du Nord, le nom semble être une déformation de Etuin, Héthuin, nom de personne d’origine germanique, variante de Edouin (Edwin : eid = serment + win = ami).
Ettori Fréquent en Corse, correspond au nom de baptême italien Ettore, en français Hector (nom popularisé par un célèbre guerrier troyen). L’étymologie est incertaine, sans doute un dérivé du grec eke, avec le sens de défenseur. En France, le nom de famille Hector se rencontre en Lorraine et dans le Nord, ainsi qu’à la Martinique.
Ettounsi Nom arabe, variante de El Tounsi (= le Tunisien, l’habitant de Tunis). Le nom très rare Ettoussi pourrait en être une graphie erronée, mais peut aussi se rattacher à Taous (voir ce nom).
Eture Patronyme porté en Seine-Maritime. Variantes : Etur, Ethur, Etu, Estur. Il s’agit d’un nom de personne norrois, Styrr, latinisé en Sturus, que l’on retrouve dans certains toponymes normands : Etreville, Etruville, Eturqueraye. A noter que le nom Ethur est également assez fréquent au Portugal.
Eudaric Essentiellement porté en Martinique (également Eudarie), c’est un nom de personne d’origine germanique, formé sur les racines eud (voir Eude) et ric (= puissant).
Eude, Eudes Nom de personne d’origine germanique (sans doute scandinave), Eudo, formé à partir d’un élément eud- de sens incertain, que M.T. Morlet rattache au peuple des Eudisii, qui vivaient dans le Jutland. C’est en Normandie que le patronyme est le plus répandu. Diminutifs : Eudel (28), Eudelle (60, 80), Eudelin (14, 50), Eudet (50). Matronymes : Eudine, Eudeline (14). Diminutif breton : Eudo (22).
Eugène Patronyme essentiellement porté à la Martinique, tout comme le matronyme Eugénie. On trouve cependant quelques Eugène dans la Somme. Il vient du grec Eugenios (eugenes = bien né) et a été popularisé par plusieurs saints, dont un martyr supplicié en compagnie de Macaire au début du IVe siècle (on les étendit nus sur un gril, ce qui ne leur fit d’ailleurs aucun effet !). Eugénie est à rattacher au grec Eugenia (eugeneia = noblesse de naissance).
Euger Porté en Seine-Maritime (également Réunion, Guadeloupe), c’est un nom de personne d’origine germanique, peut-être Hughari (hug = intelligence + hari = armée), mais plutôt Eugari, Euchari (ewa = éternité + gari = lance). Variante : Eugère (60, 971).
Eulalie Essentiellement porté en Martinique et en Guadeloupe, fait partie des nombreux noms de baptême attribués aux esclaves noirs. Il s’agit d’un prénom féminin d’origine grecque, Eulalia (eulalos = qui parle bien), popularisé par sainte Eulalie de Merida (Espagne), jeune chrétienne qui subit à l’âge de treize ans d’affreuses tortures pour avoir refusé de vénérer les idoles. Le nom de famille est également porté dans l’Allier. On le rencontrait aussi autrefois dans le Sud-Ouest, en particulier dans les Landes.
Eulry Nom porté dans les Vosges, où l’on trouve aussi la variante Eury (également présente dans la Manche). M.T. Morlet pense, sans doute à juste titre, qu’il s’agit du nom de personne d’origine germanique Odalric (odal = propriété, patrie + ric = puissant), qui a donné aussi le patronyme Oury.
Euphémie Ancien prénom féminin qui signifie en grec “bonne renommée”, et qui a été popularisé par une sainte martyrisée en Asie mineure au début du IVe siècle. Comme nom de famille, on le rencontre surtout dans les départements d’outre-mer (972, 974), mais il est attesté aussi dans divers départements dont les Landes au XIXe siècle (surnom d’une enfant trouvée ?).
Euphrasie Le nom est porté à la Réunion et en Martinique. C’est un prénom féminin, sans doute attribué comme nom de famille en 1848. Il correspond au grec “euphrasia” (= joie, sentiment de bien-être) et a été popularisé par deux martyres du début du IVe siècle. Graphie erronée : Euprasie (974). En composition : Euphrasie-Clotilde (972).
Euriat Le nom est porté en Lorraine (54, 88). C’est un diminutif de Eury, Eulry (voir ce nom). Autres diminutifs : Eulriet, Eulriot, Euriez, Euriot.
Eurieult Rare et porté notamment dans le Calvados, c’est un nom de sens incertain. Peut-être une variante de Heureux (76), surnom probable d’un homme heureux, chanceux.
Euriot Nom porté en Lorraine (88). Variante : Heuriot (54). Ces deux formes, très rares, devraient être des variantes de Herriot (88, 54), diminutif de Herry (voir Héry).
Eustace, Eustache Patronyme surtout porté dans la Manche. Nom d’origine grecque, soit Eustasios (qui se porte bien), soit Eustakios (qui porte de bons épis). Il semble qu’on ait au départ deux prénoms différents, mais que ceux-ci se soient très vite confondus. Parmi les saints portant ce nom, il faut noter saint Eustache, martyr qui serait mort en 118 (il périt avec sa famille enfermé dans un taureau d’airain chauffé à blanc), et saint Eustace, abbé de Luxeuil au VIIe siècle.
Eutrope Surtout porté dans les départements d’Outre-Mer (variante : Eustrope), c’est un ancien prénom popularisé par saint Eutrope, premier évêque de Saintes, martyr au IIIe siècle. Un autre saint Eutrope fut évêque d’Orange au Ve siècle. Latinisé en Eutropius, le nom vient du grec “eutropos” (celui qui tourne bien, qui a bon caractère).
Euvrard Variante d’Evrard (voir ce nom) portée en Franche-Comté.
Euzen Surtout porté dans le Finistère, correspond à un ancien nom de personne, Eudon en vieux breton (eu = bon + don = talent). La forme Eudon pourrait aussi être tout simplement le cas-régime du nom d’origine germanique Eude. Diminutifs : Euzenat, Euzenot (Morbihan).
Euzet Nom languedocien qui désigne un bois de chênes verts (yeuses). Il existe un lieu-dit portant ce nom dans le Gard.
Euzières Nom rare porté dans l’Aveyron, plus courant sous la forme Euzière (06, 13). C’est un toponyme très répandu dans le Gard et l’Hérault, où il désigne un bois de chênes verts (en français yeuse, latin ilex). Pour les Alpes-Maritimes, on pourra penser à un hameau à Gilette.
Evain, Evin Patronyme très répandu dans la Loire-Atlantique. C’est un nom de baptême breton, rencontré aussi sous la forme Even, dont l’étymologie n’est pas très claire. On le retrouve dans les romans de la Table ronde sous la forme Ivain, Yvain, qui donne envie d’en faire un diminutif de Yves (ivo = if), mais c’est loin d’être une certitude.
Evan Nom porté notamment dans l’Oise. Diminutif de Eve (hébreu Hawwah < Hayah = vivre).
Evanno Nom porté dans le Morbihan, où l’on trouve aussi les formes Evano et Evanot. C’est un diminutif d’Evain (voir ce nom).
Evans Correspond au prénom Evan, forme galloise de John (= Jean).
Eveillard Serait le surnom d’un homme éveillé, vif (mais le sobriquet a pu être utilisé de façon ironique). Le nom est assez fréquent dans l’Ouest (35, 85), où l’on trouve les formes voisines Eveillé (17), Eveillau, Eveilleau, Eveilleaux (72).
Eveillechien Curieux nom porté en Normandie (27), rencontré aussi sous la forme Eveilchien (14). Il s’agit d’un surnom dont on sait qu’il a été porté au moyen âge par au moins un personnage illustre, le comte du Maine Herbert (XIe siècle), dont le nom est accompagné sur un acte de la mention ‘qui Evigilans canes dictus est’. Reste à savoir comment interpréter ce surnom : peut-être celui qui se lève tôt (pour partir à la chasse avec sa meute).
Even Nom de personne breton (voir Evain) surtout porté dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan. Diminutifs et autres dérivés : Evenard, Evenas (56), Evenat (29), Evenno, Eveno, Evenot (56), Evenou, Evennou (22, 29).
Everaerts Patronyme rencontré en Picardie, dans le Nord et en Belgique. C’est un nom de personne d’origine germanique, Eberhard (eber = sanglier + hard = dur), suivi d’un -s flamand de filiation. Variantes : Everaer, Everaerd, Everaere, Everaert, Everaet, Everard, Everart.
Evezard Patronyme surtout porté dans le Loiret et la Sarthe. Selon le dictionnaire de M.T. Morlet, il faut le comprendre comme ès Vezard (= chez les Vezard), ce serait donc le domaine tenu par les Vezard, et le nom de celui qui habite ce domaine. Voir Vezard.
Evrard Nom de personne d’origine germanique, Eberhard (eber = sanglier + hard = dur), très répandu dans le Pas-de-Calais et les départements voisins. Variantes : Evrad, Evraere, Evraert, Evrart, Evrat, Everaer, Everaere, Everaert, Everard, Everart, Everhard, Everharde, Everhardt, Everhart.
Evrevin Nom rare porté en Seine-Maritime, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Il pourrait correspondre au nom de personne germanique Eberwin (eber = sanglier + win = ami). À envisager éventuellement une déformation de Vrevin (voir ce nom).
Ex Ignotis Ou Ex-Ignotis. Plutôt rare, le nom désigne en latin un enfant trouvé (ex ignotis parentibus = de parents inconnus). On en trouve de nos jours quelques mentions dans le sud de la France et en Sicile.
Exandier Rare, le nom est porté en Charente. Sens obscur. A envisager éventuellement une forme “es Sandier” (= chez les Sandier, voir ce nom).
Exbrayat Nom fréquent dans la Haute-Loire et les départements voisins (07, 42). Variante : Esbrayat (07). Désigne apparemment celui qui n’a plus de culotte (qui a perdu ses braies), un sobriquet difficile à interpréter : peut-être un miséreux. M.T. Morlet précise que le mot a aussi désigné un homme qui manque à sa parole.
Excidour Rare et porté en Dordogne (variante ancienne : Exidour), c’est un toponyme devenu nom de famille. Voir Dexidour pour le sens.
Excoffier Voir Escoffier pour le sens. Le nom est porté en Haute-Savoie (également 73, 42). Variante : Excoffié. Dérivé : Excoffon.
Excousseau Le nom est porté en Limousin (23, 87). Il est formé sur l’occitan escós (latin excussus), participe passé du verbe escodre (battre, dépiquer le blé). C’est le surnom possible de celui qui bat le blé (escosson = fléau), ou un toponyme désignant l’aire. On rattachera à ce nom les patronymes Escoussac (47), Escoussat (19, Escoussac étant le nom d’un hameau à Darazac), Escoussé (32, 64).
Exiga Nom de famille assez rare porté en Corse. Je n’ai hélas aucune idée sur sa signification, mais il semble que le nom soit venu de Grèce. C’est donc sans doute dans ce pays qu’il faut en rechercher le sens.
Exler Nom dont l’origine géographique est difficile à déterminer. Il pourrair désigner celui qui est originaire d’Exel ou Eksel, nom de diverses localités aux Pays-Bas et en Belgique.
Expert Nom rencontré dans le Bordelais et le Limousin. Surnom donné à un homme adroit, agile (du latin expertus = qui a fait ses preuves). Le sens actuel du mot, calqué sur celui du latin, est rare au moyen âge. Variante : Espert (47). On peut se demander s’il ne s’agit pas en fait d’une déformation du prénom Exupère. On rencontre le dérivé Experton dans la Haute-Loire et l’Isère.
Expilly Porté dans l’Isère, désigne sans doute celui qui est originaire du hameau d’Expilly, en Savoie (commune de Chindrieux). Le sens du toponyme reste obscur. En patois d’Albertville, on appelait epellis les poussins sortant de leur coquille, mais la solution est sans doute ailleurs : il pourrait s’agir d’un ancien nom de personne (formé sur le verbe latin expellere = pousser dehors, chasser). On rencontre un Benedictus Espeliti en 1101 (cartulaire de Grenoble).
Exposito Nom castillan. Voir Esposito.
Ey Porté en Alsace, semble une variante de Hey, qui désigne un gardien (moyen-haut-allemand heie). A noter aussi la présence du nom dans les Pyrénées-Orientales (Peyrestortes au XIXe siècle), avec un sens très obscur. Peut-être un lieu où pousse l’yeuse, comme c’est le cas pour le village d’Eus, mais ce n’est vraiment qu’une hypothèse, faute de mieux.
Eyboulet Le nom est porté dans la Corrèze (variante rare : Eboulé). Il semble lié au hameau d’Eyboulet, à Chirac-Bellevue, commune où un autre hameau s’appelle Eybout. Les deux noms peuvent être rapprochés d’Eybouleuf, commune de la Haute-Vienne, toponyme dont Ernest Nègre (voir bibliographie) pense qu’il pourrait correspondre au latin “ebulum”, désignant le sureau hièble. Autre piste : un nom de personne germanique, Acboldus par exemple.
Eychenne Désigne une personne originaire d’Eychenne, nom de lieu existant en Ariège (commune de Massat). L’origine de ce toponyme est obscure. Dérivé : Eychenié.
Eyen Patronyme porté en Alsace-Lorraine. Sans doute le surnom métonymique d’un marchand d’oeufs (allemand Ei), sens que l’on retrouve dans les noms Eyer et Eyermann, Eiermann.
Eyermann Nom assez courant en Alsace-Lorraine. C’est un dérivé de l’allemand Ei (= oeuf), désignant, tout comme Eyer, un marchand d’oeufs. Variante : Eiermann.
Eyheramendy Fait partie des nombreux noms basques commençant par eyhera, terme qui désigne un moulin (basque eihera). Il s’agit ici du moulin de la montagne (mendi), ou encore de la montagne du moulin. Avec d’autres composants : Eyharaberry (le moulin neuf), Eyharabide, Eyherabide (le chemin du moulin), Eyherabarren (le moulin du fond), Eyheragaray (le moulin d’en haut), Eyheramonho, Eyheramonno, Eyheramono, Eyheramounho, Eyheramouno (la colline du moulin ou le moulin de la colline).
Eymard Voir Aymar, Aymard pour le sens. Le nom est porté notamment dans l’Isère et les Hautes-Alpes (variante : Eymar), on le rencontre aussi dans plusieurs départements dont la Haute-Loire. Il est à l’origine, dans l’Isère, de divers noms composés : Eymard-Dauphin (ou Eymar-Dauphin), Eymard-Duvernay, Eymard-Scipion, Eymard-Vernain (ou Eymard-Vernein).
Eyme Surtout porté dans les Hautes-Alpes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Aimo (haim = maison). Diminutifs : Eymeoud (05), Eymin (38).
Eymer Nom de personne d’origine germanique, sans doute Haimari, Heimari (heim = maison + hari = armée). Le nom est porté dans les Deux-Sèvres et la Haute-Loire, ainsi qu’en Lorraine et en Allemagne, où il est plus courant sous la forme Eimer. Bahlow (Deutsches Namenlexikon) propose comme origine le nom Aginmari (agin = lame de l’épée + mari = célèbre).
Eymery Nom surtout porté dans l’Isère, ainsi qu’en Dordogne, où l’on trouve la variante Eymeri. Autres variantes, présentes notamment dans la Drôme ou le Sud-Ouest : Eymeric, Eymerie, Eymerit. Pour le sens, voir Aymerich.
Eymond Autre forme de Eymon, cas-régime de Eyme (voir ce nom). C’est dans l’Isère que le nom est le plus répandu.
Eymonet Diminutif de Eymon (voir Eyme pour le sens) porté dans le Gard, le Vaucluse et la Loire. Variante : Eymonnet. Avec un autre suffixe : Eymonot (38).
Eyquem Le patronyme est surtout porté dans la Gironde : c’est le nom du philosophe Montaigne et, sous la forme Yquem, il est à l’origine de l’un des plus célèbres châteaux du Bordelais vinicole. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Aighelm (latinisé en Aichelmus), formé sur les racines “aig” (= possession) et “helm” (= casque).
Eyraud Nom de personne d’origine germanique, Hariwald (hari = armée + wald = qui gouverne), porté surtout dans la Loire et la Haute-Loire, ainsi que dans les Hautes-Alpes. Variantes : Eyral (43, 48), Eyraut (26), Eyrau, Eyreau, Eyreaud, Eyriaud (33, 24).
Eyrignoux Le nom est surtout porté dans la Corrèze, où il est attesté depuis le XVIIe siècle (variante : Eyrignou). Sens obscur. Les mots occitans qui me semblent les plus proches sont “aranhon” (= prunelle, prunellier) et “aranhós” (= plein de toiles d’araignée, hargneux), avec une préférence pour le premier.
Eyrolle C’est dans la Corrèze que le nom est le plus répandu (variante : Eyrolles), on le rencontre aussi dans le Forez. Il désigne celui qui est originaire d’Eyrolles, nom d’un hameau à Laguenne (19), ou de l’Eyrolle, lieu-dit très répandu dans l’Ardèche. A noter aussi qu’une commune de la Drôme s’appelle Eyroles. Diminutif : Eyrolet (07). Sens du toponyme : petite aire pour battre les céréales (latin area), également semis.
Eysermans Nom flamand qui correspond à un métier, celui qui travaille ou vend le fer (cf l’allemand Eisen = fer). Le s final marque la filiation.
Eyssautier Nom porté dans le Sud-Est (04, 05). Semble une variante d’Eyssartier, qui désigne celui qui défriche une terre, généralement par brûlage. A noter cependant que le dictionnaire de M.T. Morlet y voit l’ancien occitan eisautier, désignant celui qui agit à contre-coeur, qui est récalcitrant.
Eysseric Nom de personne d’origine germanique, Egiseric (egiso = crainte + ric = puissant). Nom porté dans la Drôme, les Hautes-Alpes et le Vaucluse.
Eyssette Surtout porté dans le Gard, sermble un diminutif de l’occitan aissa (= hache, herminette), surnom possible pour l’utilisateur de cet outil.
Eyzat Porté en Corrèze (variante : Eyzac), désigne celui qui est originaire d’Eyzac, hameau de la commune de Chanteix (19), ou d’un autre lieu-dit au nom similaire.
Ezanic Porté dans le Morbihan (variante : Ezannic), c’est un diminutif de Ezan, ancien nom de personne qui correspond au vieux breton Eudon (eu = bon + don = talent). Avec un autre suffixe : Ezano, Ezanno. Voir aussi Euzen.
Ezard Voir Hézard. Nom rencontré dans le Centre (18, 58) et dans l’Aube.
Ezéquel Porté dans le Morbihan, c’est une variante de Jézéquel (voir ce nom), tout comme Iziquel.
Ezerzer Porté le plus souvent par des Juifs marocains, le nom s’écrit aussi Zerzer, Izerzer. Il correspond sans doute à un mot berbère, reste à savoir son sens. Eisenbeth (voir bibliographie) dit que c’est le nom de la gazelle dans certains dialectes. A noter qu’un petit village marocain s’appelle Izerzer (commune d’Agadir Melloul).
Ezzebroud Nom très rare qui semble d’origine berbère. Je n’en connais pas le sens.
Ezzine Nom de personne arabe d’Afrique du Nord qui signifie “beauté” (arabe “zîn”), en principe avec un sens religieux.

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