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Noms commençant par F

Fa-Favier
Favorin-Flèche
Flecq-Fourmont
Fournaise-Fyot


Flecq Assez rare, le nom est porté dans le département du Nord. C’est l’équivalent de Fleck, rencontré en Alsace-Lorraine, un nom de famille dont le sens n’est pas forcément clair : il correspond en effet à l’allemand Fleck, qui peut avoir au mons deux significations : pièce de terre (toponyme), morceau de tissu ou pièce en cordonnerie (surnom métonymique d’un raccommodeur).
Flerchinger Egalement Fleurchinger. Désigne sans doute celui qui est originaire de Florange (57), en allemand Flörchingen. Le nom Fleurange, rencontré autrefois en Moselle, a le même sens.
Flesch Nom assez courant en Alsace-Lorraine. Il s’agit d’une variante de Fleisch, désignant par métonymie un boucher (Fleisch = viande). On rencontre, avec le même sens, les noms Fleischmann, Fleischer, Fleisch, Flescher.
Flesselles Plus courant sous la forme Flesselle, le nom désigne celui qui est originaire de Flesselles, commune de la Somme. Le nom Flessel (971) devrait en être une variante. Signification probable : terrain marécageux.
Fletcher Fréquent en Grande-Bretagne, le nom désigne en principe un fabricant de flèches. Il peut cependant y avoir confusion avec la forme voisine Flesher, qui correspond pour sa part au métier de boucher.
Fleurant Le nom est porté dans la Vienne et la Haute-Vienne, ainsi que dans les Vosges, on le rencontre aussi au Québec. C’est une variante du prénom Florent. Diminutifs : Fleurandeau (86), Fleurantin (54, = Florentin). Avec le même sens : Fleurent (88, 59, 62), Fleurentin (88, 57, 54). En composition : Fleurentdidier, Fleurent-Didier (88, 54). Matronymes : Fleurance, Fleurence (88, 54, 87, = Florence), avec les diminutifs Fleuranceau, Fleurenceau (16, 86), qu’on peut aussi rattacher à Fleurant.
Fleurbaey Nom porté dans le département du Nord. Variantes : Fleurbaix, Fleurbayx. Il désigne celui qui est originaire de Fleurbaix, commune du Pas-de-Calais. Sens probable du toponyme : le ruisseau (germanique “baki”) du terrain plat, de la plaine (germanique “flora”).
Fleuret C’est dans la Loire que le nom est le plus répandu. Il s’agir d’un diminutif du nom de baptême Fleur, Flour (latin Florus). Voir Flouret pour plus de précisions. Diminutif : Fleureton (42).
Fleuridas Nom rencontré notamment dans l’Eure-et-Loir, où il est présent depuis le XVIIe siècle. Difficile de se prononcer sur son sens, car le nom existe comme toponyme (= lieu fleuri), mais dans le Massif Central et le Languedoc.
Fleurquin Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom est également écrit Florequin, Florquain, Florquin, Florkin. C’est un diminutif de filiation en -kin (-quin) formé sur le nom de personne latin Florus (lui-même formé sur flora = fleur, le nom se retrouvant dans Flour, patronyme rencontré en Auvergne, cf. la ville de Saint-Flour).
Fleury Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Le toponyme est très fréquent en France : 17 communes portent ce nom, sans parler des nombreux Fleuré et Fleurey. Sens du toponyme : domaine gallo-romain appartenant à un certain Flor(i)us (avec adjonction du suffixe -acum). C’est en Normandie que le nom de famille Fleury est le plus répandu.
Flicher Nom porté en Normandie (27, 50). Sans doute le surnom d’un marchand de lard (ancien français fliche, flique, du scandinave flikki). On trouve aussi parfois des Flicher en Alsace. Dans ce cas, il s’agit d’une variante de Flicker, nom donné à un raccommodeur.
Flicot Nom assez rare porté dans la Somme, dont on trouve aussi des mentions anciennes dans le Calvados. Sens incertain. Peut-être un diminutif du mot “flique”, variante de “fliche”, qui a désigné en ancien français une tranche de porc avec le lard et le maigre. Il s’agirait alors du surnom éventuel d’un charcutier. À noter que le nom Fliquet a été porté autrefois dans la même région.
Flinois Porté dans le département du Nord et en Picardie (variante : Flinoy), paraît désigner celui qui est originaire de Flines (nom de deux communes du Nord).
Flint Nom anglais ayant le sens de ‘pierre, rocher’. Il désigne soit celui qui est dur comme le roc, soit celui qui habite un lieu-dit Flint.
Flipo Nom surtout porté dans le département du Nord (variante : Flippo). C’est un diminutif du prénom Philippe, rencontré sous la forme Flippe (également Flippes) dans le Pas-de-Calais. Formes voisines : Flipot (59, 08), Flippot (44).
Flirden Nom rare, que les mentions anciennes situent dans la Moselle à la fin du XVIIe siècle. Variantes anciennes : Filirden, Flerden, Florden. La mention d’un nommé Charles Richard de Flirden, lieutenant à Metz, dont le fils Jean naît en 1682, semble indiquer qu’on a affaire à un toponyme. Dans ce cas, il pourrait s’agir de la commune suisse de Flerden, dans les Grisons.
Flizot Porté dans l’Aube et dans l’Yonne (variante : Flisot), c’est une forme contractée de Félizot, diminutif de Félix. Avec un autre suffixe : Flizet.
Floch, Floc’h Voir Le Floch.
Flodrops Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Flodrope), désigne celui qui est originaire de Vlodrop, village des Pays-Bas situé dans le Limbourg.
Floirac Celui qui est originaire d’une localité appelée Floirac. Trois communes portent ce nom dans la Gironde, la Charente-Maritime et le Lot. A noter aussi des hameaux à Monteils (12), Cuzac (46), Montpezat (47) et Pailherols (15). Sens du toponyme : le domaine appartenant à Florius, nom de personne latin. C’est dans le Lot, l’Aveyron et la Gironde que le nom de famille est le plus répandu. Variantes : Floiras (46), Floirat (24).
Flon Le nom de famille est notamment porté dans le département du Nord et en Belgique, dans les Vosges et la Seine-et-Marne. Il peut s’agir d’un toponyme correspondant à l’ancien français “flon, flun”, qui désigne un cours d’eau (du latin “flumen”). Autre possibilité : un nom de personne germanique formé sur la racine “hlod” (= renommée, gloire).
Floquet Le nom est surtout porté dans l’Aisne, on le rencontre aussi dans la Marne. Variante : Floquet (70, 55). Il semble s’agir d’uen diminutif de l’ancien français floc, floche (= mèche, houppe, panache, surnom probable pour celui qui a une mèche ou une houppe). Autre solution : une métathèse de Fouquet, Folquet, diminutifs du nom de personne d’origine germanique Folco (racine folc = peuple).
Florack Originaire d’Allemagne orientale, éventuellement de Pologne, c’est un dérivé du prénom Florian.
Florance Nom rencontré dans l’Est (68, 88), également présent à la Réunion. C’est en principe un nom de baptême féminin (et donc un matronyme) issu du latin Florentia (formé sur le latin florens = qui fleurit). Plusieurs saintes se sont appelées Florence.
Florent Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, également présent en Provence et en Martinique, c’est un nom de personne latin (Florentius) popularisé par divers saints, notamment deux évêques à Cahors et Starsbourg et un martyr à Reims.
Florentin Porté surtout en Lorraine (54, 88), c’est un nom de baptême correspondant au latin Florentinus (diminutif de Florent), popularisé par un abbé d’Arles au VIe siècle, mais aussi par un martyr bourguignon du IIIe siècle (martyrisé avec saint Hilaire, on lui aurait notamment coupé la langue). Forme occitane : Florenty (46).
Florenza Porté en Espagne, c’est l’équivalent du catalan Florensa (plus rarement Florença) ou du castillan Florencia, sans doute des matronymes correspondant au prénom Florence. Autre possibilité : celui qui vient de Florence en Italie ou de communes portant le même nom.
Florescu Diminutif de filiation formé sur le roumain Florea, nom de personne d’origine latine (Florus, Florius, dérivé de flos, floris = fleur).
Floret Variante de Flouret (voir ce nom) surtout portée dans le Cantal.
Florette Porté dans les Pyrénées-Orientales, devrait être matronyme formé avec le diminutif -ette sur un nom de baptême médiéval, Flor, en latin Florus ou Florius, ou encore sur le féminin Flore, popularisé par une martyre.
Flori C’est en Corse que le nom est le plus répandu : il correspond au nom de baptême italien Florio (également Floro), du latin Florius (ou Florus, à rattacher au nom de la déesse Flore). Mais on trouve aussi des Flori, et surtout des Flory, en Alsace-Lorraine : le sens n’est pas forcément le même, car il peut s’agir d’un nom de localité, à rattacher aux nombreux Fleury rencontrés en France (latin Floriacum, domaine de Florius).
Florian Surtout porté en Alsace et dans les D.O.M. (Réunion, Martinique), c’est un nom de personne latin, Florianus (dérivé de “flos, floris” = fleur), popularisé notamment par un saint jeté dans une rivière autrichienne (l’Enns) avec une pierre au cou.
Florini Variante du nom italien Fiorini (voir Fiorelli et Flori pour le sens) portée en Émilie-Romagne.
Floriot Le nom est notamment porté dans la Haute-Marne et les Vosges. On trouve la variante Fleuriot dans l’Aube. Il devrait s’agir, tout comme pour Fleurot (88), d’un diminutif formé sur l’ancien prénom Flour, Fleur (latin Florus, voir Flouret). Autre possibilité : diminutif de l’adjectif “flori” (= doux, agréable, ou encore qui a la barbe blanche).
Florit En France, le nom est surtout porté dans la Lozère. C’est également un nom catalan assez courant aux Baléares (plusieurs porteurs du nom ont migré vers l’Algérie au XIXe siècle). Dans les deux cas, il correspond en principe à l’adjectif “florit” (= fleuri), peut-être utilisé comme nom de personne (pour la Lozère, on n’oubliera pas que saint Flour fut évêque de Lodève).
Floro Assez rare et rencontré notamment dans les Pouilles, ce nom italien est plus courant sous la forme Flori. C’est un ancien nom de baptême correspondant au latin Florus (dérivé de flos, floris = fleur, ou encore du nom de la déesse Flore).
Flossaut Nom rare porté dans l’Indre-et-Loire et l’Ille-et-Vilaine, rencontré aussi sous la forme Flosseau (36, 49, 28). Sens incertain : pourrait correspondre à l’ancien français flocel (= touffe de cheveux) et désignerait celui qui a une houppe, une mèche.
Flotté Porté dans la Sarthe et dans l’Orne, pourrait être un toponyme avec le sens de terre irriguée (ancien français “floter” = irriguer).
Floucaud, Floucaut Un nom assez rare qui est une variante de Foucaud, Foucaut, Foucault, par métathèse du L. Origine : le nom de personne germanique Folcwald (folc = peuple + wald = qui gouverne). On trouve des Floucaud surtout dans le Massif Central, quant aux Floucaut ils pourraient venir du Lot.
Flourat Nom surtout porté dans le Tarn-et-Garonne (variante Florat). Il semble s’agir d’un dérivé de Flour, nom de baptême popularisé par le saint qui évangélisa l’Auvergne, ou encore d’un dérivé du mot fleur. Comme beaucoup de noms terminés par -at, il pourrait s’agir d’un nom de localité ou de lieu-dit.
Flouret Rencontré aux confins méridionaux de l’Auvergne, c’est un diminutif de Flour, nom de baptême illustré par saint Flour, apôtre de l’Auvergne, qui aurait été le premier évêque de Lodève (IVe siècle). Etymologie : latin Florus, de flos, floris (= fleur).
Floury Le nom est surtout porté dans la Somme et les Côtes-d’Armor. En Picardie, c’est une variante de Fleury (voir ce nom), mais peut-être aussi un ancien prénom (attesté à Foncquevillers, 62, en 1567). En Bretagne, on envisagera éventuellement un dérivé de l’adjectif “flour” (= doux).
Flouzat Le nom de famille est surtout porté dans l’Allier (variante : Fluzat). Je n’en connais pas le sens, mais il pourrait s’agir d’un toponyme. Vu la proximité géographique, il est tentant de faire le rapprochement avec Flouvat, nom d’un hameau à Bertignat (63) et patronyme porté dans le Puy-de-Dôme.
Fluck, Flück Porté en Alsace, le nom semble l’équivalent de l’adjectif allemand “flügge”, qui s’applique à un oiseau capable de voler. On pense qu’il s’agit d’un surnom pour un homme vif, alerte, éveillé.
Fluckiger, Flückiger Patronyme surtout porté en Suisse. Variantes : Fluckinger, Flukiger, Flueckiger. Désigne celui qui est originaire de Flückingen (toponyme rencontré dans le canton de Berne), domaine appartenant à Flück, un surnom qui signifie “vif, allègre” (mot à mot “qui vole”).
Fluet Surtout porté dans le Pas-de-Calais, le nom est également présent au Québec depuis le XVIIe siècle. Il devrait avoir à peu près le même sens que l’actuel adjectif “fluet”. C’est en effet un diminutif de l’ancien français “flo” (= fatigué, faible, mince, fluet), dont on signalera au passage qu’il a aussi donné l’adjectif “flou”. Avec le même sens : Flouet, Flouest (Normandie). À envisager secondairement un toponyme, soit avec le sens de petit fleuve (attesté en ancien français), soit comme dérivé de “flo, fro” (= terre inculte).
Fluttaz Nom de famille savoyard qui semble désigner un joueur de flûte ou de chalumeau.
Fobert Nom de personne d’origine germanique, Falcberht (falc = faucon + berht = brillant). On le rencontre dans l’Oise et dans le Nord (variante Fober). Il est plus courant sous la forme Faubert (Charentes).
Focachon Le nom est porté dans les Alpes-Maritimes où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Il faut sans doute le rapprocher de l’italien “focaccia” et du français d’origine occitane “fougasse” (occitan “fogassa”), désignant une sorte de galette. Ce serait alors le surnom possible d’un boulanger ou d’un pâtissier.
Focquenoy Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Variantes : Focquenoey, Fockenoy. Désigne celui qui est poriginaire d’une localité portant ce nom ou un nom voisin. Il pourrait s’agir de la commune de Fouquenies, dans l’Oise. C’est de toute façon un nom de domaine médiéval formé à partir du nom germanique Folco (racine folc = peuple).
Fode Parfois écrit Fodé, le nom est porté dans la Moselle. Sens obscur. Peut-être, tout comme Foth, un surnom lié au pied (moyen-bas-allemand “fot”).
Fodil Sous cette forme, le nom est surtout originaire d’Algérie. C’est une variante du nom de personne arabe Fadel (fâDel), qui contient l’idée de mérite, d’excellence, de vertu, de supériorité. Autres formes issues de la même racine : Fadl, Faddoul, Fadli. À noter aussi le nom Fadlallah (= bienfait, faveur de Dieu).
Foenquinos Nom rare originaire apparemment d’Espagne, où il n’est cependant guère fréquent et où l’on rencontre la variante Foenkinos. Aucune idée quant à sa signification.
Foerstner Tout comme Foerster, ce nom alsacien désigne un garde forestier (allemand Förster, dérivé de Forst = forêt). Avec le même sens : Forster, Förster.
Foëtu Nom très rare que les mentions anciennes situent le plus souvent dans l’Ille-et-Vilaine. Le sens devrait être le même que pour Fétu, également présent dans l’Ille-et-Vilaine. Le mot “festu” désignait en ancien français la paille ou un fétu de paille, on le rencontre souvent en toponymie associé à un champ. À envisager aussi un lien avec le hêtre (par lequel M.-T. Morlet explique le nom Foët). On peut signaler enfin que Festus est un nom de personne latin, qui pourrait être à l’origine d’un ancien prénom Festu(s).
Fogg Porté en Angleterre (variante : Fogge), c’est un hypocoristique de Fulcher, nom de personne d’origine germanique (voir Foulquier pour le sens).
Foillard Nom rencontré surtout dans la région lyonnaise, désignant celui qui est originaire du lieu-dit (le) Foillard ou qui y habite. Le toponyme désigne soit un lieu feuillu (variante de Feuillard), soit un bois de hêtres (variante de Foyard, Fayard).
Foirest Variante de Forest (= forêt) portée notamment en Picardie. Dans la même région, on trouve la forme Foirestier, variante de Forestier.
Foirier Assez rare, le nom est porté en Seine-et-Marne. Sans doute un dérivé du mot “foire” (= grand marché, au départ jour de fête), qui a pu désigner un marchand. Une solution moins réjouissante serait de rattacher le nom à l’ancien français “foire” (= diarrhée) et d’en faire le surnom d’un homme peureux (sens primitif de l’adjectif “foireux”).
Foissin Diminutif de foisse, qui désigne le plus souvent un fagot. Surnom donné à celui qui confectionne des fagots, éventuellement à un bûcheron.
Foissy Désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Foissey ou Foissy. Le toponyme est courant en Bourgogne : deux communes appelées Foissy dans l’Yonne et une dans la Côte d’Or. Cependant, c’est dans la Haute-Marne que le patronyme est le plus fréquent.
Foisy Porté dans la région parisienne et dans l’Orne, semble une variante de Foisil (76), équivalent du mot “fusil”, qui désignait au Moyen Âge une pierre à fusil, un briquet, une baguette pour aiguiser les couteaux.
Foix Originaire de la ville ou du comté de Foix.
Folachier Nom porté dans l’Ardèche, également écrit Foulachier, Fulachier. Il pourrait désigner celui qui est originaire du Fulachier, hameau à Prades (07), ou encore du Follaquier à Saint-André-de-Valborgne (30). Pour ce dernier lieu (Follacherius en 1160), Paul Fabre (Dictionnaire des noms de lieux des Cévennes) pense qu’il correspond au nom de personne germanique Folchari (= Fouquier, Foucher). On note cependant que le toponyme est toujours précédé d’un article, ce qui rend cette interprétation douteuse. On pensera plutôt à un dérivé de l’occitan “folhac” (ou “fulhac”), désignant un rameau feuillu, ou encore de “fulhaca” (= feuille morte, touffe selon le dictionnaire d’Alibert).
Folch Nom de personne d’origine germanique, Folco (folc = peuple), porté notamment dans l’Aude (variante : Folque). Le même nom se retrouve dans le Nord-Pas-de-Calais sous les formes Folcke, Folcken, et en Italie (Folco, Folchi, diminutif Folchetti).
Folcher Surtout porté dans la Lozère, c’est un nom de personne d’origine germanique composé des racines “folc” (= peuple) et “hari” (= armée). C’est l’équivalent de noms tels que Foucher ou Foulquier. Formes niçoises : Folcheri (présent aussi en Ligurie), Folcheris.
Foliard Le nom est surtout porté en Bretagne (22, 56). Variante : Folliard. Deux possibilités : soit un toponyme (lieu ombragé, feuillu), soit un dérivé du breton Foll (= fou, déraisonnable).
Folie Rien à voir sans doute avec la folie. Le nom, porté notamment dans le Calvados et dans la Somme, devrait désigner un bois, un lieu feuillu (voir Delfolie).
Foll Nom porté en Bretagne (29). Pour le sens, voir Le Foll.
Follain Le nom est surtout porté en Seine-Maritime. Variantes : Folain, Folin, Follin. Il semble s’agir d’un nom de personne, qu’on retrouve dans le nom du village de Follainville (78). On rattache généralement le toponyme au nom de personne féminin d’origine germanique Fulla, mais ce n’est pas une certitude.
Follet Nom très fréquent dans le nord de la France. Plusieurs possibilités : soit l’ancien français folet, follet (= un peu fou), soit le follet désignant un lutin (surnom d’un homme petit et vif), soit enfin un toponyme évoquant un petit bois, un lieu ombragé (dérivé de feuille, que l’on retrouve apparemment dans le toponyme Folie).
Folliet Nom rencontré en Savoie. C’est un toponyme (variante Feuillet) désignant sans doute un lieu ombragé, feuillu. Un ancien château porte ce nom.
Folliot Fréquent en Normandie (50, 76), rencontré aussi sous la forme Foliot, le nom désignerait selon M.T. Morlet un personnage un peu fou, à la conduite désordonnée (diminutif de fol, fou). On envisagera un diminutif de Folie, toponyme fréquent en Normandie (sans doute lieu feuillu, boisé).
Follot Le nom est surtout porté en Bourgogne (21) et en Franche-Comté (90). Variantes : Folot, Foulot. Sens incertain. On peut penser à un dérivé de “fol” (= fou), en particulier à l’ancien français “folot” (= esprit follet, lutin). Cependant, le terme existe comme toponyme, souvent lié à des moulins ou des cours d’eau. Dans ce cas, il pourrait désigner un moulin à foulon.
Folmer Porté en Alsace-Moselle, c’est un nom de personne d’origine germanique, identique à Vollmer (voir ce nom). Variantes : Follmer, Folmar et sans doute Folmard.
Foltier Nom surtout porté dans le Cher. M.T. Morlet propose un nom de métier, celui de garde-forestier (variante de forestier, mais en Savoie). Il semble préférable de penser à un lieu-dit, rencontré fréquemment sous les formes féminines Folatière, Foletière, Foltière, toponyme qui pourrait évoquer un bois fréquenté par les lutins, les esprits follets, mais qui désigne plus probablement un bois de feuillus. A noter dans le Cher le hameau de la Foltière à Ourouer-les-Bourdelins, et celui des Foltiers à Ivoy-le-Pré.
Foltran Porté en Savoie, le nom est surtout présent en Italie (Vénétie). Il semble qu’on ait affaire à une seule famille, originaire de Serbie et venue s’installer à Raguse (Dubrovnik). Foltran apparaît pour la première fois comme surnom dans un recensement établi par la république de Venise à la fin du XVe siècle (la famille s’appelait alors Dragotin). Hélas, je ne connais pas la signification du surnom. Les renseignements cités ont été trouvés sur un site web retraçant l’histoire de la famille Foltran.
Fombarlet Nom assez rare porté dans l’Ardèche. Il semble devoir être décomposé en Font Barlet, peut-être la source, la fontaine au cresson (berle = cresson d’eau). A noter cependant que Barlet est déjà porté comme nom de famille dans l’Ardèche au XVe siècle.
Fombaron C’est dans les Vosges que le nom a toujours été le plus répandu. Variantes anciennes : Fombarron, Fonbaron, Fondbaron, Fontbaron. Il s’agit en principe d’un toponyme (la source, la fontaine du baron), reste à le localiser, ce que je n’ai pu faire.
Fombelle Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Fombelle (= la belle source, la belle fontaine). Le nom de famille est surtout porté dans la Charente, où un hameau s’appelle Fombelle à Gensac-la-Pallue. Autres hameaux du même nom à Saint-Sigismond-de-Clermont (17) et à Anglade (33), ainsi qu’à Canet-de-Salars (12) et à Anglès (81).
Fombonne Surtout porté dans l’Ardèche et le Massif Central, c’est un toponyme ayant le sens de bonne source, bonne fontaine. On le trouve en composition dans le nom Fombonne de Galatheau (voir Galateau).
Fonda La famille des acteurs américains est présente aux États-Unis depuis le XVIIe siècle et est apparemment originaire des Pays-Bas (à noter cependant que Jane Fonda dit que sa famille vient de Gênes). En Italie, le nom Fonda est assez fréquent dans la province de Trieste (sens incertain : soit une bourse, soit un toponyme avec le sens de dépression, fond). Il y a aussi des Fonda en Espagne et dans les Pyrénées-Orientales : en principe, le nom y a le sens d’auberge (castillan et catalan “fonda”), mais on trouve aussi des Fondà, pour lesquels la signification est certainement différente.
Fondanèche Le nom est porté dans la Haute-Vienne. Variantes : Fondanaiche, Fondanayche, Fondanesche, Fondanesches. Il désigne celui qui est originaire de Fondanèche, hameau de la commune de Razès (87).
Fondard Le nom est porté dans l’Allier, où la carte de Cassini indique un hameau appelé Fondar (aujourd’hui Les Fondards) sur la commune de Theneuille. Mais rien ne prouve que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose pour ce dernier un dérivé péjoratif du verbe “fondre”, désignant celui qui travaille dans une fonderie.
Fondecave L’un des nombreux toponymes puis patronymes formés à partir de font (fontaine, source). Désigne une source située dans une grotte, une excavation.
Fondère Porté dans les Pyrénées-Orientales et dans l’Aude, le nom semble désigner un fondeur (occitan fondeire) ou une fonderie (fondaria).
Fondeville Le nom est surtout porté dans le Sud-Ouest (32, 33, 64). Il désigne celui qui habite près de la fontaine (“font”) de la ville. Variantes : Fondevila (forme également catalane), Fondevilla, Fondevielle.
Fondeviolle Également écrit Fondeviole, le nom est porté dans les Landes. C’est certainement un toponyme, mais il est inconnu en Gascogne, où on connaît par contre Fondevielle, variante de Fondeville, Hondeville (= la fontaine de la ville). Si ce n’est pas une déformation de Fondevielle, il faut envisager le mot “violle” avec le sens de “chemin” (“la fontaine du chemin”), mais je n’ai pas l’impression que ce terme ait été utilisé en Gascogne.
Fondin Porté dans la Loire-Atlantique et les départements voisins, le nom s’écrit aussi Fondain. Il pourrait s’agir d’un toponyme avec le sens de creux, bas-fond, mais je n’en trouve aucune trace dans cette région. Un village s’appelle Fondain, mais il se trouve dans le Puy-de-Dôme (commune de Laqueuille).
Fondu Nom porté dans le département du Nord et dans l’Aisne, présent aussi en Belgique. Variante : Fondus. Sens très incertain. Pourrait désigner une personne amaigrie (sens attesté en wallon). Autrement, au moyen âge, l’adjectif fondu signifie aussi “détruit, délabré”.
Fonferrier C’est dans la Nièvre que le nom était le plus répandu autrefois. Il désigne celui qui habite un lieu appelé Fonferrier ou Fonferrière, sans doute avec le sens de source ferrugineuse. Un hameau s’appelle Fonferrières, mais il se trouve dans le Tarn (Villefranche-d’Albigeois).
Fonfreide Porté notamment en Auvergne, désigne celui qui habite un lieu-dit Fonfreide, Fontfreide, autrement dit la source froide. Variantes : Fonfraid (63), Fonfrède (33, 47, 19), Fonfreyde (07, 63), Fonfride (15), Fonfroide (26, 24), Fontfraid, Fontfrède, Fontfreyde (63).
Fongauffier Surtout porté dans le Périgord (variantes : Fongaufier, Fongoffier, Fongolfier), désigne celui qui est originaire de Fongauffier, nom de deux hameaux à Saint-Avit-de-Vialard et à Sagelat (24). Un troisième hameau s’appelle Fongaufié à Limeuil (24). Signification : la source, la fontaine de Gauffier (voir ce nom).
Fongy Rare, le nom est notamment porté dans la Saône-et-Loire. Je n’en connais pas le sens. Peut-être un toponyme, à rapprocher de l’ancien français “fonge” (= champignon).
Fonleno Nom rare porté dans le Finistère. Aucune idée sur sa signification.
Fonnet Difficile de se prononcer sur ce nom très rare. Il devrait désigner celui qui est originaire du Fonnet, hameau à Saint-Patrice-du-Désert (61), mais il semble qu’on le rencontre surtout en Lorraine.
Fonollosa Nom catalan désignant un lieu où pousse le fenouil (variante : Fenollosa). Une commune s’appelle Fonollosa (province de Barcelone), ainsi qu’une ferme ou un hameau à Vallibona (province de Castellón).
Fonquergne Voir Fonquerny.
Fonquerny Toponyme catalan ou occitan devenu patronyme, qui désigne la fontaine ayant quatre jets (diminutif de Fons quaterna > Fonquerna). Avec le même sens : Fonquerne (11, 81), Fonquernie (09), Fonquergne (31, 11), Fontquergne (11).
Fonrouge Le nom est porté notamment dans le Cantal, tout comme sa variante Fontrouge, également portée dans l’Aude. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Fon(t)rouge, autrement dit la source rouge (sans doute source ferrugineuse).
Fons, Font Toponyme devenu patronyme. Il s’agit bien sûr de la source, de la fontaine. C’est du moins une certitude pour Font, car, pour Fons, certains linguistes y verraient le sens de fond, creux, en liaison avec le nom commun de même sens fons (latin fundum). A mon avis, Fons est plutôt une forme simplifiée de Fonts (avec un S d’appartenance).
Fontaine Qui habite ou possède une parcelle près d’une fontaine, d’une source. Correspond au catalan Font, Fontana.
Fontalva Nom de famille porté en Espagne. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Fontalva (= la source blanche). Avec le même sens : Fontalba, Fontalbat (Catalogne, Aveyron), Fontalbe (24, 87).
Fontana Désigne une fontaine, dans de nombreuses langues méditerranéennes. Avec le même sens : Fontane (30), Fontanes (42, 48, 49).
Fontanel Porté en Savoie et dans l’Ain, c’est un toponyme avec le sens de petite source, petite fontaine. Forme féminine : Fontanelle (71, 23, 63). Formes italiennes : Fontanella, Fontanelli.
Fontanell, Fontaneil Diminutif de font > fontana avec le suffixe latin -ellum. Petite fontaine.
Fontanges Surtout porté dans le Cantal (variante : Fontange), désigne celui qui est originaire de la commune de Fontanges, dans le même département.
Fontanié Porté dans l’Aveyron et plus généralement dans le Rouergue, le nom s’écrit aussi Fontanier. Il paraît désigner un fontainier, un sourcier, mais on pensera aussi à l’habitant d’une des nombreuses localités appelées Fontanès dans cette région.
Fontanille Désigne celui qui habite un lieu-dit Fontanille, petite source, petite fontaine. Le nom est surtout porté dans le Gard (également 87, 47). Formes voisines : Fontanillas (87), Fontanilles (81, 64).
Fontany Un nom catalan, l’un des nombreux toponymes ayant le sens de fontaine.
Fontbonne Il s’agit d’un toponyme occitan très répandu avec le sens de ‘bonne source’. Le nom de famille est surtout porté dans le Puy-de-Dôme, l’Ardèche et la Loire.
Fontcouberte Porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom se rencontre aussi dans le Var. Variantes catalanes : Fontcoberta, Fontcuberta. Il s’agit d’un toponyme désignant une source ou une fontaine couverte. Dans les Pyrénées-Orientales, c’est le nom d’un hameau à Caixas.
Fontelun Le nom renvoie à un toponyme : il s’agit certainement de Fontelun, hameau de la commune des Ancizes-Comps (63). Signalons aussi Fontelune à Masbaraud-Mérignat (23), et la Source de Fontelune à Ambérieu-en-Bugey (01), qui ont le même sens, sans doute la source de la lune (lieu fréquenté par les sorcières ?).
Fontenas Nom de famille rencontré dans le Centre, notamment dans le Loir-et-Cher, département où existe un lieu-dit Fontenas à La Chapelle-Vendômoise. Signification : dérivé du mot fontaine.
Fonteneau Diminutif de Fontaine, désigne une petite source. Nom très répandu en Vendée, et plus généralement dans l’Ouest. Variantes : Fontenau, Fontenaud, Fontenault, Fonteneaud. Les formes Fontenel (38) et Fontenelle (59, 72) sont également fréquentes.
Fonteny Nom rencontré dans des départements assez divers (86, 49, 77). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Fonteny (lieu où il y a une source), à rapprocher des nombreux Fontenay et Fontenoy. Deux communes portent ce nom, dans la Meurthe-et-Moselle et le Jura, ainsi que de nombreux hameaux.
Fontesse Nom porté dans le département du Nord, la Saône-et-Loire et la Haute-Marne. Il devrait s’agir d’un dérivé de l’ancien français ‘font’ (source, fontaine), à rapprocher de l’occitan Fontès.
Fontibus Porté notamment en Lozère, ce nom rare est en principe une forme latine (ablatif pluriel) de Fonts (= les sources, toponyme). Fontibus est un lieu-dit à Fraissinet-de-Lozère (48), c’est aussi le nom d’un hameau et d’un ancien moulin à Salinelles (30).
Fontvielle Le nom est porté dans la Creuse et l’Allier. Formes similaires : Fontvieille (42), Fonvieille (81), Fonvielhe (24), Fonvielle (24, 81). C’est un toponyme fréquent, désignant une source ou une fontaine ancienne ou tarie.
Fonzé Porté en Belgique, c’est un toponyme désignant une fondrière, un terrain effondré.
Foos Nom porté dans l’Est (54, 90, 68). Sens incertain. Pourrait correspondre à l’allemand Fuß (= pied), mais ce n’est qu’une hypothèse. Un acte établi à Guénange (57) en 1660 en fait une variante de Fauste (= Faust, voir ce nom).
Foquereau Nom rencontré dans la région angevine, c’est une variante de Fouquereau, diminutif du nom de personne d’origine germanique Fouquier (voir Foulquier).
Forand Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire et les départements voisins. On le rencontre aussi sous les formes Foran et Forant (16, 42). Il semble s’agir d’un toponyme souvent lié à un cours d’eau : canal de Foran à Moëze (17), ruisseau du Foran à Pugny-Chatenod (73). Autre possibilité : variante de Forain (= celui qui est étranger au village).
Forasté C’est dans les Hautes-Pyrénées que le nom est le plus répandu. Plutôt qu’à la forêt, il convient de le rattacher au catalan “foraster”, désignant celui qui habite en dehors du village, puis celui qui vient d’ailleurs (= étranger). Avec le même sens : Foraster (Catalogne).
Foratier Surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme, devrait être une variante de Forestier (voir ce nom), tout comme Foretier (62).
Forbin Le nom est surtout porté en Guadeloupe aujourd’hui, on le rencontre aussi dans le Morbihan. C’est apparemment le surnom d’un homme fourbe, rusé (ancien français forbe = fourbe).
Forchelet Nom qui semble originaire de Meurthe-et-Moselle. Sans doute un toponyme désignant une petite bifurcation (dérivé de fourche).
Forcier Nom rare porté en Loire-Atlantique. Sens incertain. Peut-être le gardien d’une forteresse (ancien français force).
Forcolin Nom de famille italien porté en Vénétie. Il semble s’agir d’un dérivé de forca (= fourche), avec un sens qui reste à déterminer (toponyme évoquant une bifurcation ?). À noter qu’à Venise l’extrémité recourbée d’une gondole s’appelle “forcola”, tandis qu’on donne le nom de “forcolin” à l’autre extrémité, plus petite.
Forcuit Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans l’Eure, notamment à Verneuil-sur-Avre où il est attesté depuis le XVIe siècle. Il s’est parfois écrit Forquit, en particulier dans l’Eure-et-Loir. Sens obscur. Si on se fie à la graphie, il pourrait signifier “trop cuit” (surnom de boulanger ?), mais seules des mentions médiévales permettraient peut-être d’en savoir plus. Il convient d’ailleurs de signaler qu’on trouve dans la même région (27, 28), ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom de famille Fortuit, qui pourrait avoir une origine commune avec Forcuit. Là encore, le sens est obscur, n’ayant sans doute rien à voir avec l’adjectif “fortuit”, de formation savante, emprunté au latin au XIVe siècle. Cependant, au moins pour le Nord-Pas-de-Calais, on peut penser au nom néerlandais Voorthuis (variante : Foorthuis), sans doute un toponyme formé sur “huis” = maison (cf. la commune de Voorthuizen).
Ford Très fréquent en Grande-Bretagne, désigne celui qui habite un lieu-dit Ford (= passage à gué).
Foreman Nom anglais qu désigne en principe un porcher (ancien anglais for = cochon).
Forès Catalan, occitan et parfois castillan, le nom pourrait renvoyer à la forêt (forest), mais peut aussi désigner celui qui vient d’ailleurs, un étranger par rapport au village (du latin forensis). Forès est également le nom d’un village de Catalogne du sud, près de Montblanc.
Forest Le nom est très fréquent dans la région Rhône-Alpes et en Bourgogne (42, 69, 71 surtout). Il désigne celui qui habite dans la forêt, près de la forêt.
Forestier Le nom est bien sûr lié à la forêt, et peut être compris de deux façons : soit celui qui habite dans la forêt (ou près de celle-ci), soit celui qui travaille dans la forêt, par exemple un garde-forestier. Le nom est très répandu dans diverses régions. Outre Paris, c’est dans l’Allier et la Lozère qu’il est le plus fréquent. Variantes : Forestié (12, 82), Forestiez (59). Formes italiennes : Forestiere, Forestieri, Forestiero.
Forette Assez rare, le nom est surtout porté dans la Moselle. C’est une variante de Foret (71, 69, 53), désignant celui qui habite un lieu-dit “la Forêt”, éventuellement surnom pour celui qui utilise un foret.
Forey Nom surtout présent dans la Côte d’Or. On en fait souvent une variante de Foret, surnom donné à un artisan utilisant cet outil (sorte de vrille). Mais il y a en fait d’autres possibilités : d’abord une variante de Forest (celui qui habite ou travaille dans la forêt). Ensuite un nom de personne d’origine germanique, Folcrad (folc = peuple + rad = conseil), dont les dictionnaires estiment qu’il a donné Fourey (également rencontré en Bourgogne). À noter qu’un bois ou une forêt s’appelle Forey à Villiers-le-Duc (21).
Forfait Le nom est surtout porté dans l’Eure. Le mot ‘forfait’ désignait au moyen âge un crime particulièrement détestable. Reste à savoir si c’est bien ainsi qu’il faut l’entendre ici, et avec quel sens précis.
Forgas Ce nom désigne un lieu possédant une forge (si le nom est français, il faut considérer la finale -as comme un augmentatif).
Forgeron Nom surtout porté en Charente et dans le Limousin. Correspond bien sûr au métier de forgeron. Le mot “forgeron” est documenté au XIVe siècle sous la forme “forjeron”. On peut donc penser que le nom de famille a été formé assez tardivement. Auparavant, on disait “fèvre, faivre” pour désigner ce métier. Variante : Forgeront (87).
Forget On pense automatiquement à un lien avec la forge, mais ce n’est pas le cas : la présence d’une commune appelée Saint-Forget dans les Yvelines nous montre qu’il s’agit en fait d’un ancien nom de baptême. C’est une déformation de Ferreolus (= Ferréol), nom porté par deux martyrs du IIIe siècle et par un évêque du VIe siècle. Le patronyme Forget est très répandu dans la région parisienne, la Loire-Atlantique et l’Orne. Parmi les autres déformations de Ferréol, signalons Forgeau (85), Forgeot (52), Fargeaud (87), Fargeot (24), Farjaud (71). Quant au patronyme Ferréol, c’est dans la Loire et le Vaucluse qu’il est le plus fréquent.
Forgues Assez courant dans le Sud-Ouest, notamment dans les Hautes-Pyrénées. Variante : Forgue. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Forgue(s), signifiant “la forge”.
Foricher Nom porté dans le Finistère (variante : Foricheur). C’est une forme bretonne du français Forestier (celui qui travaille dans la forêt).
Forissier Porté dans la Loire, semble un gentilé désignant celui qui est originaire du Forez. Autres possibilités : celui qui vient du dehors, un étranger, ou encore celui qui habite en dehors de la ville.
Forlacroix Porté en Charente-Maritime (variante : Fortlacroix), devrait être un nom de famille composé (Fort + Lacroix).
Forlini Nom porté en Italie de la région romaine au Piémont. Semble désigner celui qui est originaire de la ville ou de la province de Forlì, en Emilie-Romagne.
Forman Si le nom est anglais, il désigne un porcher (voir Foreman). Mais beaucoup de Forman sont des Juifs askhénazes d’Europe de l’Est (variantes : Formann, Furman), le sens étant tout à fait différent : le terme désigne en effet un voiturier (tchèque “forman”, yiddish “Furman”, allemand “Fuhrmann”).
Formell Nom porté en Lorraine (54, 57), rencontré aussi sous les formes Formel et Formelle (88). Il pourrait s’agir par métonymie d’un fabricant de sièges (sens du nom ‘formel’ au moyen âge), solution à retenir également pour les formes picardes Formeau et Formeaux.
Formet Plusieurs sens possibles pour le mot ‘formet’ au Moyen Âge : soit une petite chaise, soit un filet de chasse, soit encore un petit fromage. Difficile de faire un choix. Le nom est surtout porté dans la Haute-Saône.
Formica Nom assez répandu dans toute l’Italie, notamment en Sicile et dans le Lazio. A priori, il devrait s’agir d’une métaphore liée à la fourmi (italien “formica”), surnom pour une personne très petite.
Formont Le nom est notamment porté dans le Loiret. C’est une probable variante par métathèse de Fromont (voir Fromon pour le sens).
Formosa Le nom est porté en Italie, où il est assez rare (principaux foyers à Naples et à Syracuse), il est également maltais. C’est apparemment un matronyme, à rapprocher du masculin Formoso, présent en Calabre et en Sicile. Le nom devrait correspondre à l’italien “formoso” (= gracieux, bien formé).
Fornaguera Ce nom catalan désigne un lieu où il y a des fours (latin *fornacaria), sans doute des fours à chaux ou des fours à griller le minerai.
Forner, Forné voir Fournier.
Fornero Désigne celui qui exploitait un four, le plus souvent un four à pain. C’est un nom piémontais qu’on rencontre fréquemment dans les Alpes-Maritimes, tout comme les variantes Forneri et Forneris (forme latinisée).
Forney Nom assez rare, plus courant sous la forme Fourney (70, 21). C’est l’équivalent de Fornet, Fournet, surnom probable d’un boulanger (diminutif de forn = four).
Fornier Porté dans des régions diverses (59, 84, 76 notamment), c’est l’équivalent de Fournier (voir ce nom).
Forniés, Fornies Nom porté dans l’Aude. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée les Fourniés. C’est le nom d’un lieu-dit de l’Aude (Bize-Minervois). A noter également les Fourniès dans l’Ariège (Canté). Sens du toponyme : l’endroit où l’on utilise des fours (à chaux, à métaux par exemple).
Forno Nom porté en Italie. Forme plurielle : Forni. Désigne celui qui habite près d’un four (éventuellement aussi toponyme) ou, par métonymie, un fournier (tenancier du four à pain).
Forny Le nom semble plutôt originaire de l’Est. Il s’agit d’un dérivé de four, sans doute un toponyme désignant un lieu où se trouvent un ou plusieurs fours (à chaux, à briques etc.)
Forsans C’est un nom caractéristique du Sud-Ouest, et notamment des Pyrénées-Atlantiques et des Landes. Le dictionnaire de M.T Morlet (dictionnaire étymologique des noms de famille) donne la définition suivante : variante de fors sens, càd hors du sens, surnom de fou, d’insensé. Le problème, c’est que je n’y crois pas. Je ne vois pas en effet pourquoi deux mots très français auraient donné un nom que l’on ne trouve pratiquement que dans le sud-ouest, là où la langue française n’était pas dominante au moyen âge. Il faut donc rechercher une autre étymologie, sans doute l’agglutination des noms de baptême Fort et Sans, très portés dans cette région.
Fort Surnom s’appliquant à un homme robuste. A noter cependant qu’au Moyen Âge c’était aussi un nom de baptême, surtout utilisé dans le Sud-Ouest et popularisé par un évêque de Bordeaux (VIe siècle).
Fortage Nom porté en Aquitaine (64, 33). Il devrait s’agir d’un ancien toponyme désignant un bois où s’exerçait le droit de forestage (occitan forestatge, devenu fortatge en béarnais), droit d’usage et de pacage dans une forêt.
Fortas Patronyme béarnais dérivé de Fort (considéré comme nom de baptême, voir Fortin).
Forteau Surtout porté dans le Loiret, c’est un diminutif de Fort (voir ce nom).
Forteguerre Nom rare porté en Picardie (80, 60). Il y est mentionné en 1423 : un certain Forteguerre de Placence est chapelain à l’église N.D. d’Arras. On peut penser que Placence correspond à la ville italienne de Piacenza (Plaisance en français, Placence dans certains dialectes du nord de l’Italie). Autrement dit le nom pourrait être d’origine italienne, d’autant qu’on trouve en Italie les formes Forteguerra, Fortiguerra (la plus courante), Fortinguerra, surnoms possibles de guerriers, éventuellement noms de baptême de type augural (à rapprocher de Vinciguerra).
Fortel Nom porté dans la Somme ainsi que dans la Meuse, où on trouve la variante Fortelle. C’est en principe un diminutif de Fort (voir ce nom).
Fortemps Nom porté dans les Ardennes (Belgique et France), également écrit Fortems, Fortant. Il paraît correspondre au mot “fortemps”, attesté en moyen français avec le sens de “contretemps”, mais le sens du surnom n’est pas très clair et on peut très avoir affaire plutôt à la déformation d’un autre nom, reste à savoir lequel.
Fortez Variante de Fortier (voir ce nom) portée dans le Nord-Pas-de-Calais.
Fortier, Fortiez Le plus souvent, le nom Fortier est une contraction de Forestier (voir ce dernier nom). On le trouve surtout dans l’Eure et dans le Nord-Est (Ardennes notamment). Fortiez est une variante relativement rare, que l’on rencontre dans le Pas-de-Calais.
Fortin Nom très courant, notamment dans l’Ouest (35, 49). C’est un diminutif de Fort, qui peut être un sobriquet désignant un homme fort, mais qui, à l’Ouest, est plutôt un nom de baptême, popularisé par un saint qui semble avoir été très vénéré dans la région Poitou-Charentes, et qui fut évêque de Bordeaux au VIe siècle.
Fortineau Diminutif de Fortin (voir ce nom) porté dans l’Ouest (44, 85, 49). Avec un autre suffixe : Fortinon (40).
Fortis Variante latinisée de Fort (voir ce nom) portée en Béarn et en Savoie notamment.
Fortunato Nom très répandu en Italie, en particulier dans le sud de la péninsule. Forme plurielle : Fortunati (Corse, Lazio). C’est un nom de personne, équivalent du français Fortuné (latin “fortunatus” = heureux, privilégié par la chance).
Fortuny Nom de personne d’origine latine, Fortunius (= celui qui est privilégié par le destin), surtout porté en pays catalan. La forme Fortuné ( < Fortunatus) se rencontre dans le Var.
Forvarin Le nom, rare, est porté dans les Yvelines. Je n’en sais pas plus.
Forveille Le nom est porté dans la Mayenne et les départements voisins. Variante : Forveil. On trouve dans les Côtes-d’Armor la forme voisine Forvieux, qui pourrait laisser penser à un toponyme avec le sens de “vieux fort”. On peut aussi considérer “veille” comme une variante de “ville”, ce qui nous donnerait “la ville fortifiée” (éventuellement le lieu situé en dehors de la ville, “fors ville”), sens que l’on retrouve dans les noms Forville (02), Forvielle (40).
Forzy Nom surtout porté dans la Marne et les Ardennes, également présent en Lorraine (54). C’est un nom de localité, peut-être le hameau de Forzy à Villers-Agron-Aiguizy (02). Dans la Marne, à noter le lieu-dit la Croix-Forzy à Berméricourt, ou encore les Plants-Forzy à La Neuville-aux-Larris.
Foss Variante de Voss, le nom désigne le renard en bas-allemand (cf. le néerlandais “vos”), surnom pour un homme rusé ou un rouquin.
Fossadier Nom plutôt porté dans l’Est (70, 88, 58). Variante : Faussadier (89). On le rencontre dans la Creuse sous la forme Foussadier. Désigne celui qui creuse des fossés, peut-être un fossoyeur.
Fossard Nom porté en Normandie (50, 76). Sans doute le surnom d’un terrassier, de celui qui creuse des fosses (peut-être un fossoyeur).
Fosse Il s’agit bien sûr d’un toponyme issu du latin fossa (= fosse). Quel sens précis a-t-il en toponymie ? Sans doute un vallon encaissé, comme le note pour les P-O Lluis Basseda : torrent que dicitur fossa (1086). Un village du Fenouillèdes porte ce nom, mais également de nombreux lieux-dits dans toute la France.
Fossey Assez fréquent dans la Manche, le nom évoque en principe un fossé. On le retrouve dans le nom d’un hameau (ou d’une ferme), l’Étot Fossey à Marchésieux (50).
Fossier Nom rencontré dans les régions du nord de la France, en particulier dans les Ardennes. Variante : Fossiez (59). Nom de métier : celui qui bêche ou qui creuse, notamment un fossoyeur (sens attesté au moyen âge).
Fossurier Nom porté notamment dans la Saône-et-Loire. Variantes : Fossorier (Savoie), Fossourier, Fosserier. Deux possibilités pour ce nom de métier attesté au moyen âge : soit un laboureur à la houe, soit un fossoyeur.
Foster Il s’agit dans la plupart des cas d’une contraction de Forster, nom anglais correspondant au français Forestier : celui qui habite dans la forêt ou qui y travaille (par exemple un garde-forestier).
Fotre Nom porté en Moselle, variante de Fautre (21, 95, 50 notamment), qui correspond à l’ancien français faltre (= couverture, tapis, couverture de cheval placée sous la selle), à l’origine du mot ‘feutre’. Reste à savoir quel est ici son sens précis.
Fouad Nom de personne arabe (fu’âd) ayant le sens de coeur, intelligence.
Fouassier Porté notamment dans la Mayenne, désigne un marchand de fouaces (sortes de galettes). Variante : Fouassié (11). Le même sens se retrouve dans Fouasseur (29) et, par métonymie, dans Fouace, Fouasse (50, 76, 35), Fouache (76, 59, 62), ainsi que dans les diminutifs Fouasseau (79, 17), Fouassin (89), Fouasson (85).
Foubert Assez répandu en Mayenne et en Normandie, c’est un nom de personne d’origine germanique, Folcberht (folc = peuple + berht = brillant). Variante : Fulbert (55, 82, 971).
Foucart Très courant dans le Nord et la Somme notamment, c’est un nom de personne d’origine germanique, Folchard (folc = peuple + hard = dur). Variantes : Foucard (45, 76), Fouchard (50), Fouchart (51).
Foucaud, Foucault Nom de personne d’origine germanique, Folcwald (folc = peuple + wald = gouverner). Le patronyme est très répandu dans l’Ouest. Variantes : Foucauld, Foucaut, Foucaux.
Fouché, Foucher Variantes de Foulquier (voir ce nom).
Fouchereau Diminutif du nom de personne Foucher (voir Foulquier pour le sens) porté dans le Centre et dans l’Ouest (37, 49, 79). Variantes : Foucherau (85), Foucheraud (37), Foucherault (86), Fouchereaux (17). Avec d’autres suffixes : Foucherat (18, 77), Foucherot (71), Foucherand, Foucheyrand (43) et sans doute Foucheriq (04, 38).
Fouchet Diminutif de noms de personnes d’origine germanique formés sur la racine folc (= peuple). On a le choix notamment entre Fouque (variante Folch) et Fouché. C’est dans l’Indre que le nom est le plus répandu, il est également assez fréquent dans le Loiret.
Fouchy Porté surtout dans l’Yonne, désigne sans doute celui qui est originaire de Fouchy, dans la commune de Migennes (89). A noter aussi qu’une commune du Bas-Rhin s’appelle Fouchy, ainsi qu’un hameau à La Chapelle-Saint-Luc (10).
Foucourt Porté en Seine-Maritime, le nom s’écrit aussi Foucour, Foucout. La finale -court (= domaine rural) laisse penser qu’on a affaire à un toponyme. Peut-être une contraction de Fouquescourt ou Foucaucourt, communes de la Somme.
Foucras Nom de personne d’origine germanique, Folcrad (folc = peuple + rad = conseil). Le patronyme est porté dans le Rouergue (12, 81).
Foucrier Le nom est surtout porté dans la Nièvre et l’Allier. Il pourrait désigner celui qui est originaire de La Foucrière, hameau à Chappes (03) et probable dérivé du nom de personne Fouquier.
Foucteau Forme contractée de Fouqueteau, diminutif de Fouquet (voir ce nom). Le nom est surtout porté dans la Vienne (également 79, 49). On trouve dans l’Ille-et-Vilaine le nom Fouctière, désignant le domaine appartenant à un nommé Fouquet : plusieurs hameaux s’appellent la Fouctière (79, 85, 86).
Fouet Outre Paris, c’est dans l’Yonne et l’Ariège que le nom est le plus répandu. C’est le plus souvent un toponyme désignant un lieu planté de hêtres (fou = hêtre). A noter dans l’Ariège des hameaux à Sautel et à Crampagna.
Fougerat L’un des nombreux toponymes évoquant un lieu où pousse la fougère. On le rencontre surtout dans le Limousin et la Charente. Variantes ou formes voisines : Fougerais (35, 53), Fougerard (69, variante Fougirard), Fougeras (87, 69, 71), Fougeray (35, 62). La forme ancienne Fougeratz (Maine) est à rattacher à Fougerais, Fougeray.
Fougères Désigne celui qui habite une des nombreuses localités portant ce nom ou qui en est originaire (= lieu où pousse la fougère). C’est dans l’Ouest (35, 50) que le nom de famille est le plus répandu, mais il est présent dans bien d’autres régions. Variante : Fougère (16, 87).
Fougeri Rare et porté dans le Maine-et-Loire, le nom est un peu plus fréquent sous la forme Fougery (72, 49). Autre variante : Fougeris (72). C’est un toponyme désignant un lieu où pousse la fougère. Forme voisine : Fougerit (17).
Fougerolles Le nom renvoie à l’une des nombreuses localités ainsi appelées (toponyme évoquant la fougère). On pensera notamment, pour les nombreux Fougerolles et Fougerolle présents dans les Vosges, à la commune de Fougerolles, dans la Haute-Saône. Formes voisines : Fougerol (23), Fougerole (63).
Fougerouse, Fougerouze Nom surtout porté dans le Puy-de-Dôme (variante Fougerousse). Désigne un lieu où pousse la fougère. On trouve le lieu-dit la Fougerouse dans la commune de Saint-Anthème (63).
Fougnot Très rare et porté en Lorraine, c’est un nom de sens incertain. On le rapprochera de Fougnet, Fougnon, Fougnion, des formes que M.T. Morlet rattache à un verbe ‘fougner’ (= chercher avec insistance). On peut penser aussi à un diminutif de ‘fouine’, surnom d’un homme rusé et vif.
Fougou L’origine géographique du nom, dont on trouve trace dans le Loiret et la région Poitou-Charentes, est incertaine. Il semble qu’on puisse le rapprocher des noms auvergnats Fougoud et Fougoux. Pour le sens, on pensera d’abord à une variante de Falgoux (nom d’une commune du Cantal), toponyme évoquant la fougère. À envisager aussi l’occitan “fogon” (prononcé “fougou”) avec le sens de four, fourneau, foyer.
Fouillac Le nom est surtout porté dans le Lot, où l’on trouve aussi la variante Fouilhac. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Fouillac, toponyme évoquant un lieu feuillu. C’est le nom d’un hameau (le Fouillac) à Cuzance (46). A noter un autre hameau en Gironde (Eyrans) et le lieu-dit le Fouilhac à Florentin-la-Capelle (12).
Fouillade Toponyme désignant un endroit ombragé, feuillu. Comme nom de famille, c’est dans la Corrèze qu’il est le plus répandu (également 12, 47, 81). Variante : Fouilhade (46).
Fouillard Nom que l’on trouve en Normandie et en Bretagne (surtout l’Ille-et-Vilaine). Il signifie endroit feuillu.
Fouillet Fréquent notamment dans les Deux-Sèvres et la Mayenne, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Fouillet. Sens du toponyme : endroit feuillu, bois.
Fouilleul Surtout porté dans la Mayenne, c’est un toponyme désignant un lieu feuillu, ombragé. Il existe des hameaux appelés le Fouilleul à Pocé-les-Bois (35) et à Romagny (50). On trouve également le hameau du Village Fouilleul à Saint-Fraimbault (61).
Fouilloux Nom rencontré surtout dans la Saône-et-Loire et la région lyonnaise. C’est un toponyme désignant un endroit feuillu. De nombreux hameaux portent ce nom, ainsi qu’une commune dans la Charente-Maritime. Le nom de famille se rencontre aussi sous les formes Fouilhoux et Foulhoux, surtout présentes en Auvergne. Autres variantes : Fouillou, Fouilloud, Fouillout. Formes féminines : Fouillouze, Foulhouze.
Fouine Assez rare, le nom est porté notamment dans le Loiret. Il s’agit d’un surnom lié à la fouine, sans doute pour désigner un homme rusé.
Fouissard Nom très rare, dont les traces les plus anciennes se situent à la fois dans le Maine-et-Loire et dans la Haute-Garonne. Sens incertain. Peut-être, au moins pour le Maine-et-Loire, l’équivalent de l’ancien français “fouisseur” (celui qui creuse).
Fouladoux Nom porté en Poitou-Charentes (variante : Fouladou). Il semble correspondre à l’occitan folador, qui désigne un fouloir et sans doute ici celui qui utilisait un fouloir. Reste à savoir ce qu’on y foulait, ce qui est plus difficile. Le nom Fouledeau, rencontré dans le Cher et la Haute-Vienne, pourrait avoir la même origine.
Foulard Assez courant dans la Sarthe, le nom peut aussi s’écrire Foullard. Il n’a rien à voir avec l’actuel foulard (terme apparu dans la langue au XVIIIe siècle). Il peut correspondre au verbe “fouler” (celui qui foule les draps, également celui qui opprime), mais aussi au mot “feuille”. Le terme “foullart” est attesté en ancien français avec les deux sens (dans le second cas il signifie “branchage”, et a pu être utilisé comme toponyme pour désigné un endroit feuillu). À noter un troisième sens, celui de brigand, attesté à plusieurs reprises pour la forme “fueillard”. Porté en Bretagne, le nom Fouliard devrait correspondre à l’un des deux derniers sens cités.
Foulet Surtout porté dans l’Allier, devrait désigner celui qui est originaire du Foulet, hameau à Chappes (03). Sens possible : bois de feuillus.
Foulon Nom de métier. Celui qui pratique le foulage des draps (dans un moulin à foulon). Nom très répandu en Normandie et en Picardie. Variantes : Foullon (53), et sans doute Folon, Follon. Dérivés : Foulonneau, Foullonneau (Ouest).
Foulquier, Foulquié, Fouquier Nom de personne d’origine germanique, Folchari (folc = peuple + hari = armée). Les Foulquié et les Foulquier se rencontrent dans le Sud-Ouest, les Fouquier en Normandie et en Picardie.
Foumentèze Nom rare porté dans le Lot. Sens obscur. Peut-être un dérivé de l’occitan foment (= chaleur, abri).
Founas Nom d’origine algérienne, sans doute berbère : le mot kabyle funas semble avoir désigné un boeuf (féminin tafunast = vache), il est employé de façon péjorative pour désigner un goinfre, ou encore un homme à l’esprit peu éveillé. Variante avec article : El Founas.
Founoses Nom très rare rencontré dans les Pyrénées-Orientales (Fuilla), et qui s’écrivait autrefois Funosas. Désignerait un lieu où pousse la fenosa, nom catalan qui correspond au fenouil marin (Crithmum maritimum). On peut cependant envisager aussi un rapport avec le foin.
Fountic Nom rare rencontré dans l’Aude (Fleury). C’est un diminutif de font (= fontaine, source). Variantes : Fontic, Fontich.
Fouquart Autre forme de Foucart (voir ce nom) portée dans le Nord-Pas-de-Calais et l’Aisne. Variante : Fouquard (80).
Fouquault Variante de Foucault (voir Foucaud) portée dans le Centre-Ouest. Autres formes : Fouquau, Fouquaud, Fouquaut, Fouqueau.
Fouque, Fouques Nom fréquent à la fois en Normandie (14, 76) et en Provence (83, 13). C’est un nom de personne d’origine germanique, Folco (folc = peuple). A noter que, dans les Rougon-Macquart, Emile Zola a donné le nom d’Adélaïde Fouque à l’ancêtre de cette famille.
Fouquereau Diminutif de Fouquier (voir Foulquier) porté surtout dans la Vienne et les départements voisins. Formes normandes ou picardes : Fouquerel, Fouquerelle.
Fouquet Diminutif de Fouque, nom de personne d’origine germanique, Folco (folc = peuple). Le nom est surtout répandu dans l’Ouest (53, 72) et la région parisienne.
Fouqueteau Diminutif de Fouquet (voir ce nom) porté dans la Vienne.
Fouquiau Le nom est surtout porté dans le Loiret. Variantes : Fouquau, Fouqueau. C’est un diminutif de Fouque ou une variante de Foucaud (voir ces noms).
Fouraa Nom béarnais assez obscur, qui semble correspondre à l’occitan forana (du latin foras = dehors), avec un sens médiéval difficile à cerner : peut-être un toponyme désignant un lieu situé en dehors du village.
Fourboul Les mentions les plus anciennes situent le nom dans l’Ardèche, d’où il s’est étendu vers les départements voisins (43, 42). Sens obscur. Le terme “fourbou” a désigné un faubourg, mais en Flandre, et il n’explique pas le L final.
Fourcade Nom d’origine topographique très répandu en pays gascon, qui peut avoir deux sens dans cette région : soit un croisement, un embranchement, soit un bois, généralement un bois de chênes. Le nom Lafourcade a le même sens.
Fourcadier Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il devrait désigner celui qui est originaire de la Fourcadié, hameau à Montclar (12), ou encore de Fourcadié, autre hameau à Viala-du-Tarn (12), commune où le nom de famille est le plus répandu. Signification : dérivé de forcada (= bifurcation, carrefour).
Fourcasse Nom rare rencontré en Franche-Comté. Il désigne une grande fourche, soit comme surnom donné à l’utilisateur de cet outil, soit comme toponyme (= bifurcation). On trouve la forme Fourcassa dans l’Ariège.
Fourcaudot Nom porté dans la Haute-Saône. C’est un diminutif de Fourcaud, Fourcault, des noms dont le sens n’est pas évident. Faut-il les rattacher, comme le fait M.T. Morlet, au mot fourche ? Dans ce cas il s’agirait soit de celui qui utilise une fourche, soit d’un toponyme évoquant un carrefour, une bifurcation. On peut cependant se demander s’il ne s’agit pas tout simplement de variantes de Foucaud, Foucault.
Fourcelot Le nom a toujours été très rare : la plus ancienne mention se rencontre dans l’Aisne au XVIIIe siècle. On trouve dans ce même département les formes Fourchelot et surtout Fourcherot, dont Fourcelot est certainement une variante. Sens probable : diminutif de “fourche”, sans doute comme toponyme (avec le sens d’embranchement, bifurcation).
Fourchon En principe, le mot “fourchon” désigne une bifurcation. C’est un toponyme très courant en France, mais pas en Bretagne, où pourtant le nom de famille a toujours été le plus répandu, notamment dans les Côtes-d’Armor. Il faut donc rester prudent, même si en Bretagne le mot “fourch” et ses nombreux dérivés ont des sens similaires à ceux du français (fourche d’arbre, bifurcation etc.).
Fourcroy Désigne celui qui est originaire de Fourcroy, nom de lieu-dit rencontré dans le Pas-de-Calais (communes de Conteville et de Wancourt). On rencontre aussi la variante plus rare Fourcroix.
Fourcy Le nom est surtout porté dans la Somme (variante : Foursy). Il s’agit d’un ancien prénom, fréquemment attesté autrefois en Picardie et en Artois et popularisé par saint Fursy, moine originaire d’Irlande, fondateur de l’abbaye de Lagny (Lagny-sur-Marne) et saint patron de la ville de Péronne. Étymologie incertaine. La forme latinisée du nom est Fursœus.
Fourdrain Nom porté surtout dans l’Aisne. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, sans doute la commune de Fourdrain, dans le même département. Sens du toponyme : lieu où pousse le prunellier. Variante ou matronyme : Fourdraine. Autres variantes : Fourdain, Fourdin, Fourdrin.
Fourdrignier, Fourdrigniez Nom porté en Picardie et dans l’Artois. Désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi appelé. Sens du toponyme : endroit où pousse le prunellier (ancien français fordinier). Variantes : Fourdinier, Fourdrinier.
Fouré Fréquent dans la Loire-Atlantique, ainsi que dans la Somme et l’Eure-et-Loir, le nom peut évoquer un fourré, mais c’est plutôt un nom de personne d’origine germanique, Folcrad (folc = peuple + rad = conseil). Variantes : Foucré (37, 85), Fourré (79, 36).
Foureix Nom rare porté en Dordogne et dans les départements voisins. Variante de Fouret, qui est selon M.T. Morlet un diminutif de Fouré, nom de personne d’origine germanique (Folcrad : folc = peuple + rad = conseil).
Fourel C’est dans l’Ardèche et la Drôme que le nom est le plus répandu, on le rencontre aussi en Bretagne (35). Il paraît s’agir d’un toponyme : un hameau s’appelle Fourel à Satillieu (07), un autre Le Fourel à Plélan-le-Grand (35). Sens incertain : le mot “forel” est attesté en ancien français avec le sens de “forêt”, mais au féminin et en Franche-Comté. On pensera plutôt à l’ancien français “feure” (= paille). Voir aussi Fourrel.
Fourest Variante de Forest (voir ce nom) portée notamment dans le Var et le Sud-Ouest (82, 31). Dérivés : Fourestié, Fourestier (= Forestier).
Fouret Surtout porté dans le département du Nord et en Belgique, rencontré aussi dans le Puy-de-Dôme, semble être un diminutif de Fouré (voir ce nom). On ne peut cependant négliger une variante de Fourest, Forest (= la forêt, surnom donné à celui qui y habite ou y travaille).
Fourgeaud Le nom est porté notamment dans la Haute-Vienne et les départements voisins (16, 23, 24). Variantes : Fourgeau, Fourgeaut, Fourgeaux. C’est une autre forme de Fargeaud, Fargeau (voir ce nom).
Fourgnaud, Fournaud Nom porté en Limousin. Désigne celui qui est originaire d’une localité ou habite un lieu-dit appelé Four(g)naud. On rencontre souvent ce toponyme dans la Creuse, et il désigne un endroit où se trouve un ou des fours (à chaux, à briques par exemple). Autre hypothèse, moins probable en Limousin : surnom donné à un boulanger.
Fourgs Porté en Gascogne (40, 64), c’est apparemment une variante du gascon Hourc, qui peut avoir deux sens : soit un terrain boisé, soit un carrefour, une bifurcation.
Fourier Surtout porté en Bourgogne (71), c’est une variante de Fourrier, désignant celui qui était chargé de donner le fourrage aux bêtes. Mais il peut aussi s’agir d’un toponyme féminin (la Fourier), lieu où l’on cultive les plantes fourragères : on le trouve d’ailleurs en Saône-et-Loire, avec un quartier de Gueugnon et un hameau de Digoin.
Fourlinnie Nom porté dans le département du Nord. Variantes : Fourlegnie, Fourleignie. Les variantes anciennes Fourlingnie et surtout Fourlignies donnent l’impression qu’il s’agit d’un nom de localité. Mais il n’y en a apparemment aucune qui corresponde vraiment. A noter cependant Fourcigny dans la Somme, Folligny dans la Manche et Fouligny en Moselle. S’il ne s’agissait pas d’une localité, il faudrait faire le rapprochement avec le verbe d’ancien français forlignier, qui avait deux sens assez peu sympathiques : trahir les vertus de ses ancêtres, faire honte à.
Fourmeux Rare et porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un nom de sens incertain. On pensera à l’ancien français “formeus” (= beau), mais aussi au verbe “fourmir” (= trembler). Sont également obscurs les noms Fourmeau, Fourmeaux, Fourmaut, Fourmaux, Fourmault, Fourmaud, portés dans la même région.
Fourmilleau Nom rare porté notamment dans l’Eure-et-Loir. La logique veut qu’il s’agisse d’un diminutif de Fourmi, surnom donné sans doute à une personne toute petite (nom de famille rencontré dans la Sarthe). A moins bien sûr que des graphies plus anciennes conduisent à une autre piste.
Fourmis Pourrait désigner celui qui est originaire de la commune de Fourmies, dans le Nord. Signification : le domaine de Furmo, nom de personne germanique. Un rapprochement avec la fourmi est aussi envisageable (surnom pour un homme toute petit ?), comme cela semble le cas pour les noms Fourmi et Fourmy, surtout portés dans la Sarthe.
Fourmois Le nom est porté en Belgique, parfois aussi en France (08, 77, 62). Variante : Fourmoy (59). Il peut désigner par métonymie un menuisier (picard fourmoi = ciseau de menuisier). On pensera aussi à une variante du toponyme Fourmies (59).
Fourmont Nom fréquent dans la Mayenne, où l’on trouve aussi la forme Fourmond (variante ancienne Foumont). On le rencontre écrit Fourmon dans la Sarthe et le Vaucluse. C’est un nom de personne d’origine germanique, Frodmund (frod = avisé, prudent + mund = protection), avec métathèse du r.

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