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Noms commençant par G

Ga-Gareau
Garel-Gehay
Gehenne-Gigat
Gigault-Goerens
Goerg-Goutet
Goutetoquet-Grieu
Griffard-Guhur
Guiard-Gyppaz


Ga Curieux nom porté dans la Meurthe-et-Moselle et les Ardennes. En composition : Ga dit Gentil (54). Le sens est très incertain. On notera cependant qu’en Pïcardie le mot ‘ga’ désigne le geai.
Gaab Egalement Gäb. Porté en Alsace et en Moselle, le nom signifie ‘agréable’ (moyen-haut-allemand gaebe).
Gaasch Porté notamment en Moselle (variante : Gaascht), désigne sans doute celui qui est originaire de Garche, ancienne commune de Moselle aujourd’hui rattachée à Thionville. Le toponyme était écrit Gasch sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle). Le nom de famille est assez courant au Luxembourg.
Gabach Le nom est porté dans le Tarn et dans l’Hérault, ainsi que dans les Pyrénées-Atlantiques. Variantes : Gabaich (40, 64), Gabaig, Gabaix (64, 65), Gavach (34), Gavaix (63). L’occitan gavach (catalan gavatx) est un terme méprisant désignant celui qui parle une autre langue, qui vient d’une région voisine ou de la montagne, le lieu où vivent les gavatxos étant appelé en catalan Gavatxeria. Le terme ne semble pas uniquement pyrénéen ou languedocien, puisqu’on le retrouve en Franche-Comté sous la forme Gavache (25), dont Gavage (88) semble une variante, tout comme le savoyard Gavaggio (d’origine italienne ou suisse). En moyen français, le mot ‘gavache’ a eu le sens de lâche, fainéant, vaurien (utilisé par Rabelais en 1546).
Gabard Le nom est porté en Poitou-Charentes et dans le Bourbonnais. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Gebhard (geba = don + hard = dur). Autre possibilité : dérivé de l’ancien français gab (= moquerie, plaisanterie), surnom d’un joyeux drille. Diminutif : Gabardin (38). Formes italiennes : Gabardi, Gaboardi (Lombardie, Trentin), Gabardo. Diminutif : Gabardini.
Gabarre Le nom est surtout porté dans l’Ariège, on le rencontre aussi en pays gascon (variantes : Gabarra, Gabarres). C’est un toponyme évoquant l’ajonc épineux (gascon “gabarra”). Plusieurs hameaux gascons s’appellent Gabarra. Les divers dérivés peuvent avoir le même sens, ou, de façon plus générale, désigner une lande où poussent des arbustes épineux (gascon “gabar”, à rapprocher du basque “khaparr”) : Gabarrat, Gabarret, Gabarrez, Gabarros, Gabarrot, Gabarrou, Gabarrus.
Gabaud Nom de personne d’origine germanique, Wadbald (wad = gage + bald = audacieux), rencontré dans le Limousin et les Charentes. Variantes : Gabeau, Gabeaud, Gabeaux. On trouve également la forme Gabaut dans l’Aisne. Matronyme : Gabaude (81, 11, 34).
Gabelle Porté notamment dans le département du Nord (variante : Gabelles), le nom évoque l’impôt sur le sel, mais a pu s’appliquer au Moyen Âge à d’autres types d’impôts sur les marchandises. Il est apparu en France au XIIIe siècle, emprunté à l’italien gabella, issu lui-même par l’intermédiaire du sicilien de l’arabe qabâla (= impôt). Il a pu désigner par métonymie celui qui percevait cet impôt, mais on le rencontre aussi comme toponyme (dépôt de sel ?). Formes corses ou italiennes : Gabella, Gabelli (dérivés : Gabellini, Gabellon, Gabelloni). Les noms rares Gabellier (45) et Gabelier (13) évoquent de façon certaine le percepteur de l’impôt. On notera cependant que, dans le Nord, Gabelle peut aussi correspondre à l’ancien français gabel (= plaisanterie, moquerie).
Gabelotaud Surtout porté en Charente (variante : Gabeloteau), semble un diminutif de l’ancien français gabel (= plaisanterie, moquerie). Le rapport avec la gabelle (impôt sur le sel) est également envisageable mais improbable.
Gabelou Le nom est porté en Limousin (23, 87). Variantes : Gabelout, Gabeloux. Apparemment un surnom pour celui qui percevait la gabelle (voir Gabelle). Le nom commun “gabelou” est entré dans la langue française au XVIe siècle, et pourrait être lui aussi originaire de cette région. Le nom de famille apparaît en 1609 dans la Creuse, près de Bourganeuf (Gabriel dit Gabelou). cette association Gabriel-Gabelou peut laisser penser que Gabelou serait un éventuel diminutif de Gabriel, et n’aurait donc rien à voir avec la gabelle.
Gabens Le nom est porté dans le Tarn-et-Garonne. Variantes : Gaben, mais aussi Gaven, Gavenc et Gavens (12, 82). Les dictionnaires de Mistral et d’Alibert donnent pour le mot “gaben” le sens de soc de charrue, en précisant que ce sens se rencontre dans l’Agenais et le Rouergue, et estiment que “gavenc” en est une variante. Mistral ajoute cependant pour “gavenc” le sens “habitant près d’un gave”. Plus récemment, Jacques Astor (voir bibliographie) fait de Gavenc l’équivalent de Gabach (voir ce nom). Encore faut-il que Gavenc soit bien la forme initiale du nom, mais l’hypothèse est séduisante. On ajoutera que Gaven est le nom d’un hameau à Puylaroque (82), que Gabens est un hameau à Caussade (82), mais sans doute formé sur le nom de famille, et enfin qu’on trouve deux hameaux appelés Gaben dans les Landes.
Gabet On estime généralement que ce nom désigne une personne aimant à plaisanter (ancien français gab = plaisanterie, mais aussi ruse, tromperie). Il y a de fortes chances pour que cette définition soit la bonne. Notons cependant qu’en Angleterre, où le patronyme est également présent (souvent sous la forme Gabbet), on le considère comme un diminutif de Gabriel.
Gabeux Le nom est rare et semble originaire de la Mayenne, où il est attesté dès le XVIe siècle. Sans doute le surnom d’un homme aimant à plaisanter (ancien français gabeor). Variante : Gabeur.
Gabian Nom rencontré en Suisse. Semble correspondre à l’italien Gabiano, Gabiani, surnom donné par métaphore avec la mouette (gabbiano) pour désigner une personne criarde. A noter cependant l’existence d’une commune appelée Gabian dans l’Hérault, près de Béziers.
Gabillaud Nom assez fréquent dans l’Indre (également 85, 30). On le rattache généralement au verbe d’ancien français gaber (= railler, plaisanter), solution qui me paraît douteuse, vu la fréquence du nom sous ses diverses formes. Peut-être avons-nous affaire à un diminutif de Gabriel (formé à partir de Gabille, Gabillé, porté en Maine-et-Loire). Formes voisines : Gabillard (49), Gabillas (86), Gabillat (36, 18, 03), Gabillault (37), Gabilleau (41, 49), Gabiller, Gabillier (49), Gabillet (56, 41), Gabillon (36, 86), Gabillot (21), Gabilloux (18).
Gabin Patronyme porté notamment dans la Nièvre, très présent aujourd’hui en Martinique. C’est un ancien nom de baptême popularisé un saint de la fin du IIIe siècle, frère du pape Caïus et parent de l’empereur Dioclétien. Incarcéré avec sa fille Suzanne, il se laissa mourir de faim dans son cachot après le martyre de celle-ci. Etymologie : le gentilice latin Gabinius, d’origine incertaine.
Gable Nom anglais d’origine incertaine. On envisage parfois l’ancien français gable (= intérêt, usure), surnom possible pour un usurier, mais il devrait plutôt s’agir d’un toponyme désignant une colline de forme triangulaire (du vieux norrois gafle, devenu en ancien français gable avec le sens de ‘pignon’).
Gabler Porté en Alsace, désigne soit un fabricant de fourches, soit celui qui habite un lieu-dit Gabel, sans doute avec le sens de bifurcation (allemand Gabel = fourche).
Gaboriau, Gaborieau On considère le plus souvent qu’il s’agit d’un dérivé du verbe d’ancien français gaber (= plaisanter, se moquer), et donc d’un surnom donné à un personnage moqueur ou aimant la plaisanterie. C’est en Vendée que le nom est le plus répandu. Variantes : Gaboraud, Gaboreau, Gaboreaud, Gaboriaud, toutes dans la même région. Egalement Gaboria, Gaborias (33), Gabory (49), Gaborit (85), Gaborel (22), Gaboret (18), Gaboriaux. A noter aussi la forme Gaboriault (Québec). La définition donnée par les dictionnaires me paraît douteuse, ne serait-ce que par la grande fréquence de certains de ces noms : il devrait en fait s’agir d’un nom de baptême, variante de Gabriel, mais il me reste à le prouver.
Gaborit Patronyme fréquent en Vendée. Voir Gaboriau.
Gaboury Surtout porté au Québec, le nom est une variante de Gabory, Gaborit (voir Gaboriau pour le sens).
Gabout Porté dans les Charentes (variante : Gabou), c’est sans doute une variante de Gabaud (voir ce nom). Diminutif : Gabouty (87).
Gabriague Très rare, le nom est à rapprocher des formes Gabriagues, Gabriac, Gabrillac, Gabrillagues, Gabrillargues, portées dans l’Aveyron et les départements voisins (34, 48). C’est un toponyme assez fréquent dans cette région : on pensera bien sûr aux deux communes de Gabriac (12, 48), mais aussi à divers hameaux : Gabriagues à Coubisou (12), Gabriac à Capdenac-Gare, Les Albres, Sainte-Geneviève-sur-Argence (12), Cadalen (81), Rouet et Mas-de-Londres (34). Signification : sans doute nom de domaine gallo-romain formé à partir du nom d’homme Gabrius (racine gauloise gabros = chèvre) suivi du suffixe -acum (-anicas pour Gabrillargues). On peut aussi penser à un lieu fréquenté par les chèvres.
Gabriaux Porté autrefois en Seine-Maritime, le nom se rencontre aussi sous les formes Gabriau (59), Gabriaud, Gabrieau (85), Gabriault (28, 79). C’est une variante du nom de personne Gabriel, avec vocalisation de la finale.
Gabriel Nom porté par l’archange dont la présence se manifeste dans les trois grandes religions monothéistes (hébreu gavrî’el, arabe jibrîl, jibrâ’îl). C’est lui qui interprète visions et prophéties dans le livre de Daniel, lui qui annonce à Zacharie la naissance de Jean-Baptiste, puis à Marie celle de Jésus, lui enfin qui révèle le Coran à Mahomet. L’origine du nom résume son activité, puisqu’il signifie homme (gever) de Dieu (‘El). Pour la petite histoire, il est le patron des diplomates et des postiers. C’est en Alsace-Lorraine que le nom de famille est le plus répandu.
Gabrielli Très fréquent dans toute l’Italie (sauf dans le sud du pays), c’est l’équivalent de Gabriel (voir ce nom). Autres formes : Gabriele, Gabrieli, Gabrielle, Gabriello, ainsi que Gabrielly (13). Diminutif : Gabriellini.
Gabrion Surtout porté dans les Vosges, le nom s’est d’abord écrit Gabrillon. C’est un diminutif de Gabriel, et de sa forme franc-comtoise Gabry.
Gabutti Rencontré aussi sous la forme Gabutto, plus rare, le nom est porté dans le Piémont. On pourra le rapprocher des formes Gabut, Gabuteau, rencontrées en Bourgogne (71, 21). Le sens de tous ces noms est incertain, mais il devrait s’agir de variantes de Cabutto (Piémont) et Cabut (Bourgogne, Franche-Comté), surnoms donnés à celui qui est têtu ou qui a une grosse tête.
Gac Porté en Bretagne, le nom désigne celui qui bredouille, qui bégaie (breton “gag”). Variantes : Le Gac, Le Gacq, Le Gacque. Dans d’autres régions, ce qui est rare, on choisira le sens de “gascon”.
Gachassin Patronyme porté dans le Sud-Ouest. Peut-être un nom de baptême composé de Gachie (= Gassie, Garcie, équivalent basque ou béarnais de Garcia) et de Assin, sans doute hypocoristique d’Assibat, autre nom de baptême fréquent au moyen âge dans cette région. On a cependant proposé d’autres hypothèses : un plâtrier (peu plausible), ou encore celui qui occupe une gache (= poste de guet, du verbe occitan gachar = guetter).
Gaches Surtout porté dans le Tarn, devrait être un toponyme avec le sens de “poste de guet” (occitan “gacha”). Même chose pour le nom Gache lorsqu’il est porté en Lozère, où il existe un lieu-dit Gaches à Saint-Hilaire-de-Lavit. Par contre, dans la Sarthe (également écrit Gâche, plus rarement Gaché), on préfèrera le sens de lieu marécageux.
Gachet Dans la plupart des cas, le nom semble d’origine savoyarde. Son sens n’est pas évident. Faut-il en faire un diminutif de gache = poste de guet (terme méridional), ou de gache = partie de serrure (surnom éventuel d’un serrurier) ? Sans compter d’autres hypothèses, qui pourraient renvoyer notamment au toponyme gach, gaschié = mouillère, pâturage humide.
Gachignard Le nom est surtout porté dans la Charente-Maritime et la Vendée. Variantes ou formes voisines : Gachignat, Gachina, Gachinard, Gachinat, Gachiniard, Gachinois. Je n’en connais pas le sens. Peut-être faut-il le rattacher à l’occitan “gachar” (= guetter, épier), ou encore aux nombreux toponymes commençant par “gach” avec le sens de terrain boueux, marécageux.
Gachon Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, c’est une variante auvergnate de Gascon (celui qui vient de Gascogne).
Gachot Le sens du nom n’est pas facile à déterminer, vu les diverses possibilités (voir Gachet et Gaschet). Le nom Gachot se rencontre dans l’Ouest (en particulier dans la Mayenne), ainsi qu’en Bourgogne. Il était également autrefois très présent dans la Moselle. Variante : Gaschot.
Gacitúa Surtout porté en Amérique latine, écrit aussi Gazitúa, le nom pourrait être d’origine basque. Dans ce cas, il devrait désigner un lieu (-itua) où l’on entrepose le sel (gatz).
Gack Porté en Alsace-Moselle, c’est sans doute un sobriquet désignant un niais (moyen-haut-allemand “gëc”), tout comme sa variante Geck. Diminutif : Gackel.
Gacon Le nom désigne un Gascon, c’est une forme rencontrée en Savoie, dans la Loire et la Saône-et-Loire notamment. On trouve avec le même sens les noms Gacogne et Gacongne (Picardie), qui sont aussi des noms de hameaux. Diminutif : Gaconnet (70).
Gadan C’est dans les Ardennes que le nom est le plus répandu. On le rencontre sous la forme Gadant en Bourgogne. Sens incertain. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose un nom de personne d’origine germanique, Wadant (racine wadan = avancer).
Gadarinian Désigne en arménien le fils de Gadarine. Selon quelques sites web, ce prénom féminin signifierait “du sommet de la montagne”, ce que je n’ai pas pu vérifier.
Gadaud Rencontré en Dordogne et dans le Limousin, c’est un nom de personne d’origine germanique, Wadwald (wad = gage + wald = gouverner). Variantes : Gadeau, Gadeaud (24), Gadault, Gadaut (Champagne et Lorraine).
Gadbois Le nom est porté dans l’Ouest (35, 44, 50) ainsi que dans l’Est (51 notamment). Variante : Gadebois (76, 44 surtout). C’est une contraction de Gatebois (35, 50), le nom pouvant s’écrire aussi Gastebois (50, 61) ou Gattebois (60). Sans doute le surnom moqueur d’un menuisier ou d’un bûcheron (celui qui abîme le bois).
Gadchaux Porté en Lorraine (54, 57), devrait désigner celui qui gâte la chaux, sobriquet pour un maçon (voir aussi Gadbois). Variantes anciennes : Gatchaux, Gadxo, Gatxo, Gatexo, Gadexo. Le nom Gattechaut (05) semble avoir le même sens.
Gadelorge Porté en Normandie, notamment dans l’Eure, le nom signifie “gâte l’orge”, surnom de mauvais meunier ou toponyme désignant une mauvaise terre. Le passage de t à d se retrouve dans les noms Gadbled, Gadblet, Gadebled (= gâte blé, voir Vatblé), Gadbois, Gadebois (voir Gastebois), et sans doute aussi Gadefait, Gadefaix, Gadefay (qui gâte les fagots, nom porté notamment dans l’Indre, à rapprocher de Gatefait).
Gadeyne Porté surtout dans le département du Nord et en Belgique, pourrait être le féminin de Gaudin (voir ce nom), selon le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane. Autre possibilité : le wallon gadène (= châtaigne). Variante : Gadenne.
Gadiou Egalement Gadioux, le nom est porté en Poitou-Charentes. Il devrait s’agir d’une variante de Gadoux, nom de personne d’origine germanique (Wadwulf : wad = gage + wulf = loup).
Gadisseur Nom porté en Belgique (variantes : Gadisseux, Gaudisseur). C’est l’équivalent du nom “jouisseur”, dérivé du latin gaudere (= se réjouir), autrement dit le surnom d’un bon vivant.
Gadois Le nom est porté dans l’Orne et les départements voisins, ainsi que dans l’Indre-et-Loire. On peut le rapprocher de Gadais, rencontré pour sa part dans la Loire-Atlantique. Sens incertain. Peut-être un nom de personne germanique, tout comme Gadoin et Gadouin (Cher), formé sur la racine “wad” (= gage selon M.-T. Morlet). À noter éventuellement l’ancien français “gade” (= chèvre), mais le mot semble avoir été surtout employé dans le Nord. On peut aussi penser au verbe “gaudir” (= se réjouir). À envisager enfin une origine toponymique : Pégorier (voir bibliographie) signale le mot “gade” aux Andelys avec le sens de “groseille à maquereau”, et le mot “gadouart” en Saintonge pour désigner une mare boueuse (“gade” avec le sens de “boue” est également attesté).
Gadon Porté notamment dans la Charente, la Marne et la Saône-et-Loire, également très présent autrefois dans le Cher, c’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute cas-régime de Wado (racine wad = gage).
Gadouleau Le nom semble originaire de l’Eure. Variantes : Gaduleau, Gadulot. Sens incertain. Peut-être un diminutif du patronyme Gadoux (voir Gadiou), mais cela semble douteux en Normandie. Avec un autre suffixe : Gadoulet, Gadoullet (39, 01).
Gadrat Porté dans les Charentes (variante : Gadras) et en Normandie (76), c’est un nom de personne d’origine germanique, Wadrad (wad = gage + rad = conseil).
Gadsden Nom anglais désignant celui qui est originaire de Gaddesden, nom de deux localités du Hertfordshire (Great Gaddesden et Little Gaddesden).
Gady Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne (également 24, 16, 64). Variante : Gadi. Il semble s’agir d’un diminutif de Gadaud (voir ce nom), tout comme Gadin (37, 86).
Gaebel Porté en Alsace (également Gaebele, Gaeble), c’est l’équivalent du français gâble (pignon, fronton), sans doute utilisé comme toponyme pour désigner un sommet pointu.
Gaffard Porté dans le Rouergue, ce pourrait bien être un nom de personne d’origine germanique, à rapprocher de Giffard ou de Gaiffier (voir ces noms). En général, on y voit cependant un dérivé de gaffe (= crochet, gaffe), avec un sens qui reste à préciser.
Gaffet Porté surtout en Picardie (80 notamment), c’est un diminutif de Gaffe (même région), terme qui signifie crochet, gaffe, surnom probable pour l’utilisateur de cet outil. Variante : Gaffez.
Gaffié Porté dans le Tarn et les départements voisins (variante : Gaffier), a pu désigner celui qui se servait d’une gaffe, d’un crochet. On envisagera aussi celui qui faisait passer une rivière (occitan gaf = gué), et surtout une variante de Gaiffier (voir ce nom).
Gaffuri Nom italien porté en Lombardie, notamment dans la province de Côme. Son sens est incertain, et un ouvrage (Ottavio Lurati, ‘Perché ci chiamamo così’) lui donne une origine arabe, le rattachant à qafir (= incrédule, sceptique), nom qui aurait été importé par les marchands de Gênes. Dans l’optique d’une origine arabe, on pourra penser aussi à ghafûr (= qui pardonne très volontiers, l’un des 99 noms divins).
Gage Egalement écrit Gagé, le nom est porté en Île-de-France et en Picardie (60). Difficile de savoir ce qu’il représente exactement : un prêteur sur gages, un parieur, un domestique ? Tous ces sens sont possibles dès le Moyen Âge.
Gaget Le nom est assez fréquent dans l’Isère. Sens incertain. En occitan, le mot “gaget” peut désigner un petit geai ou une cage à poules. On peut aussi envisager un dérivé de “gage” (voir Gage). C’est également un toponyme assez répandu : plusieurs lieux-dits ou hameaux s’appellent Gaget, Le Gaget. Ils pourraient évoquer des collines, comme semblent l’indiquer le Grand Gaget et le Petit Gaget, sommets à Pierrefeu-du-Var (83).
Gaggiotti Nom italien surtout porté dans les Marches. Dans la province d’Urbino, le mot “gaggiotto” désigne quelqu’un d’inexpérimenté. C’est le sens qu’on préfèrera. On pensera aussi à un toponyme dérivé de “gaggia” (= acacia).
Gagliardo Nom italien porté notamment en Sicile, en Campanie et en Ligurie. On trouve beaucoup plus fréquemment le pluriel filiatif Gagliardi, présent dans pratiquement tout le pays. Sens identique à Gaillard (voir ce nom). Dérivés : Gagliardini (Marches, Lazio), Gagliardone (Piémont).
Gaglione Nom italien surtout porté en Campanie, dans la région napolitaine (il est présent aussi dans le Nord). La forme plurielle Gaglioni est beaucoup plus rare. C’est un dérivé de Gaglio, nom que l’on rencontre plutôt en Sicile. Tous ces noms semblent évoquer le coq (gaglio, variante régionale de gallo).
Gagnadoux Surtout porté dans la Vienne, le nom est un dérivé du verbe gaaignier (= cultiver la terre), et désigne soit un cultivateur, soit une terre cultivée (diminutif de Gagnade, également nom de famille). A noter les hameaux de Gagnadour à Aureil (87), et de Gagnadou à Fléac-sur-Seugne (17). Forme voisine : Gagnadour (24, 16).
Gagnage Porté notamment dans l’Aisne, c’est un toponyme désignant une terre labourable, et, par extension, une métairie, une ferme. Il a, dans certaines régions (Vendômois) le sens de terrain où il est interdit de faire paître les bestiaux. Variante : Gagniage. En composition : Grandgagnage (Belgique, Nord).
Gagnaire Porté dans la Loire et la Haute-Loire, la Vienne et la Dordogne, le nom désigne en ancien occitan un laboureur (ganhaire, ancien français gaaigneor). Variantes : Gagnayre, Ganiayre (46).
Gagnant Apparemment, il ne gagne rien, ou pas grand-chose, car il cultive la terre ou fait paître les animaux (sens du verbe gagner, gaaignier au XIIe siècle). Nom rencontré notamment dans le Limousin.
Gagnat Surtout porté dans la Haute-Loire, c’est un dérivé de Gagne (voir ce nom).
Gagnaux Porté en Suisse (originaire notamment de La Vounaise, dans le canton de Fribourg), le nom correspond à l’ancien français gagneor, qui désignait un laboureur.
Gagne Surtout porté dans la Haute-Loire, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Gagne. On a le choix entre plusieurs hameaux dans les communes de Saint-Germain-Laprade, Mazeyrat-d’Allier et Saint-Austremoine (43), ou encore Flaviac (07). A noter aussi que plusieurs cours d’eau s’appellent la Gagne, dans la même région, et que le nom pourrait donc être un hydronyme. Les formes médiévales contiennent toutes un o (Gomias, Gomnha, Gonhia, Gomha), ce qui laisse supposer le sens d’eau bourbeuse (‘gogne’ dans le Sancerrois) que l’on retrouve dans le verbe occitan gongar (= troubler l’eau, également barboter).
Gagné Variante probable de Gagner (voir ce nom), ou toponyme avec le sens de terre labourable, le patronyme est porté dans l’Ouest, on le rencontre aussi au Québec.
Gagnepain Nom rencontré dans la Nièvre, la Vienne et l’Auvergne. Désigne sans doute celui qui est originaire d’un lieu-dit Gagne-pain (nom de plusieurs hameaux en France). Sens du toponyme : terre riche où l’on peut gagner son pain, ou bien terre où l’on cultive du blé (le verbe gagner ayant souvent le sens de cultiver au moyen âge). A noter que le gagnepain était aussi au Moyen Âge un gantelet utilisé dans les tournois. Variante : Gaignepain (79, 17).
Gagner, Gagnier Ces deux noms, rencontrés dans le Limousin et la région Poitou-Charentes, désignent un laboureur (du verbe d’ancien français gaaignier = labourer, cultiver). Plus au nord, et notamment vers la Sarthe, il s’agit plutôt d’une déformation de Gasnier, lui-même variante de Garnier.
Gagneraud Surtout porté dans la Creuse, c’est un diminutif de “gagnier” (= laboureur), éventuellement de “gagnière” (= terre labourable). Autres diminutifs : Gagnerault (36), Gagnereau, Gagnereaux (régions diverses), Gagneret (71, 39), Gagneron (36), Gagnerot (17, 33, 21).
Gagnère Porté en Auvergne et en Charente-Maritime, c’est un toponyme désignant une terre labourable (ancien français “gaagniere”). Le nom a pu ensuite prendre le sens de ferme, domaine rural. Variantes : Gagnière (73, 42, 63), Gagnières (73).
Gagneux Porté dans le Maine-et-Loire, mais aussi en Savoie et en Franche-Comté, le nom désigne au moyen âge un laboureur, celui qui cultive la terre. C’est également le sens du nom Gagneur, porté dans le Jura.
Gagnol Le nom est porté dans l’Allier et les départements voisins (42, 69), on le rencontre aussi en Corrèze. Formes voisines : Gagnou (24), Gagnoud, Gagnoux (38). Diminutifs : Gagnolet (42), Gagnoulet (11, 66). Sens incertain. Il faut apparemment rattacher tous ces noms à l’ancien français gaaignier (= labourer la terre, cultiver), mais c’est loin d’être une certitude.
Gagnon Le nom de famille est surtout répandu dans le Loiret, l’Allier et la Saône-et-Loire. A priori, ce serait un sobriquet désignant une personne féroce (en ancien français, “gaaignon” = chien de garde, peut aussi être un adjectif signifiant cruel). L’hypothèse d’un nom de personne d’origine germanique (voir Wagnon) n’est pas à exclure totalement, ni celle d’un dérivé de Gain (voir ce nom).
Gahagnon Le nom est porté dans le Finistère. Variante : Gahaignon. Voir Gagnon pour le sens.
Gahéry Le nom est porté dans l’Orne (également 53, 76). Variante : Gahéri. C’est un nom de personne d’origine germanique, Wadiric (wadi = gage + ric = puissant).
Gahier Porté en Bretagne (44, 35), c’est un nom de personne d’origine germanique, Wadhari (wadi = gage + hari = armée). Le nom Gadier (18) a la même origine.
Gahinet Nom porté dans le Morbihan, où il est attesté au moins depuis la fin du XVIe siècle. Je n’en connais pas le sens.
Gaiatto Nom italien porté à la limite de la Vénétie et du Frioul. On trouve la forme Gaiato (très rare) en Piémont (également Gaiati en Lombardie). Sens incertain. On pensera cependant à l’adjectif italien ‘gaietto’, qui signifiait ‘bariolé, bigarré’ (équivalent de ‘gaetto’).
Gaidamour Difficile de se prononcer sur ce nom trop rare, dont l’origine géographique exacte m’est inconnue. On peut faire le rapprochement avec Guidamour, nom qui fut autrefois assez répandu dans le Finistère. Les deux patronymes n’ont sans doute aucun rapport avec l’amour, et devraient correspondre à un nom de personne germanique ou breton.
Gaide Nom de personne d’origine germanique (Gaido, racine gaid = épieu, lance) porté en Savoie et dans le Var. Variante : Gayde. Forme italienne : Gaido (Piémont). Diminutifs : Gaidet, Gaidioz (73), Gaidot (70, 88), Gaidoz (73, 51). En composition : Gaide-Chevronnay, Gaide-Chevronnet (73, voir Chevron).
Gaidon, Gaydon Nom que l’on trouve plutôt dans le Lyonnais et le Sud-Est. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gaido, qui semble signifier épieu, lance.
Gaiffier Porté notamment en Savoie (également 48, 43), c’est selon M.T. Morlet un nom de personne d’origine germanique, Waifhari (waif = femme + hari = armée). La même racine waif est à l’origine du nom Gaiffe (25).
Gaigeard Porté dans l’Ille-et-Vilaine et les départements voisins, c’est un dérivé du mot “gage”, plusieurs sens étant possible : surnom d’un prêteur, de celui qui possède un bien gagé, d’un exécuteur testamentaire, la liste n’étant sans doute pas close. Formes voisines : Gaigeot (35), Gaigier (22). On trouve également le nom Gaige dans l’Yonne.
Gaigher Patronyme italien originaire des régions frontalières de l’Autriche (Trentin, Vénétie). Ce devrait être l’équivalent de l’allemand Geiger (= joueur de viole ou de violon).
Gaignard Le nom désigne un laboureur, un cultivateur (dérivé de l’ancien français gaaignier). Il est porté dans la Sarthe et les départements voisins (49, 53). Formes voisines : Gaignaire (05,71, 30), Gaignaires (51), Gaignand (77), Gaignant (14, 61), Gaignat (70, 68), Gaignault (36), Gaigné (35), Gaigner (53), Gaignerot (17, 33, 32), Gaignet (85, 35, 22), Gaignette (51), Gaigneur (59, 62), Gaigneux (35, 56), Gaignier (36, 08, 59), Gaignière, Gaignierre (08), Gaigniot (77), Gaignot (54), Gaignou (01), Gaignoux (35, 22, 76). Certaines de ces formes peuvent être des toponymes (= terre labourée, également pâturage). A noter surtout que plusieurs de ces noms, et notamment Gaignard, ont pu avoir un autre sens, celui d’homme cruel, violent, également pillard (sens attesté au Moyen Âge pour le mot gaignart).
Gaignebet Nom surtout porté dans le Lot, où l’on trouve les variante Gaignebet, Gagnebé et Gagnebet. Semble désigner celui qui est originaire du hameau de Gagnebet à Marcillac-la-Croisille (19). Gagner a ici le sens de labourer, cultiver la terre. Bet est plus incertain mais devraît être une variante de ‘bel’ (= beau), à rapprocher de l’adverbe “bien”, que l’on rencontre dans le nom Gagnebien (41).
Gaignerot Porté notamment en Charente-Maritime, c’est une variante de Gagnerot, diminutif de Gagnère (voir ce nom).
Gaignon Variante de Gagnon (voir ce nom) portée dans l’Ouest (72, 53, 50).
Gailhbaud Nom rare porté notamment dans la Haute-Vienne. Autres formes : Gailhabaud, Gaillabaud. Il s’agit sans doute d’un nom de personne germanique. M.-T. Morlet propose Galabald (galan = chanter + bald = audacieux). Pour ma part je pense à une variante de Guillebaud (voir ce nom), d’autant que la forme Guilhabaud est présente en Haute-Vienne (variantes : Guilhabeau, Guillabeau, Guillabot en Dordogne).
Gaillac Désigne celui qui est originaire de la commune de Gaillac (81), ou encore de Gaillac-Toulza (31) ou de Gaillac-d’Aveyron (12). Outre ces tropis communes, de nombreux hameaux s’appellent Gaillac. C’est dans l’Aveyron que le nomde famille est le plus répandu. Variantes : Gailhac, Galhac. Signification : le domaine de Gallius, nom d’homme latin suivi du suffixe -acum.
Gaillanou Nom très rare porté dans les Hautes-Pyrénées (variante : Gailhanou). A priori, il semble s’agir d’un diminutif de Gailhan, Gallian, sans doute comme nom de personne (= Gallien, latin Gallianus). À noter cependant que je n’en trouve aucune mention antérieure à la fin du XIXe siècle, et qu’il faut peut-être envisager une adaptation du nom castillan Galiano (qui lui aussi correspond à Gallien).
Gaillard, Gaillarde On considère souvent ce nom (très courant dans la partie sud de la France) comme un sobriquet désignant une personne vigoureuse, courageuse (origine celtique *galia). Mais il doit plutôt s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, composé des racines gail (= joyeux) et hard (= dur). Une certitude en tout cas, il s’agissait au Moyen Âge d’un prénom très répandu de l’Italie à l’Espagne. C’est dans l’Isère qu’il est le plus porté. La forme Gaillarde est soit un matronyme, soit un nom de localité (La Gaillarde, toponyme très courant).
Gaillardet Le nom est surtout porté en Provence (13), mais on le trouve aussi en Bourgogne. C’est un diminutif de Gaillard (voir ce nom).
Gailledrat Nom porté dans la Vienne et la Haute-Vienne, rencontré dans les Charentes sous la forme Gailledreau. Il doit s’agir d’un diminutif de Gaillard (voir ce nom) avec métathèse du r (Gaillardat > Gailledrat). On trouve dans la même région les formes contractées Gaildrat, Gaildraud, Gaildrault, Gaildreau. A noter l’implantation du patronyme dans les communes d’Asnières-sur-Blour (86) et de Saint-Barbant (87), où deux hameaux s’appellent Chez Gailledrat (également Les Gailledrats à Brie, 16).
Gaillère, Gaillères Nom surtout porté dans les Landes, et c’est normal, puisqu’il désigne celui qui est originaire du village de Gaillère, dans le même département. Sens du toponyme : sans doute un ancien nom de domaine formé sur le nom latin Gallius, avec le suffixe -aria.
Gaillez Nom porté dans le Nord. C’est une variante de Gaillet, diminutif de Gail (gai, joyeux, mais aussi vigoureux, courageux, peut-être également nom de personne d’origine germanique). Rappelons que la finale -ez, caractéristique du département du Nord, n’a strictement rien à voir avec le suffixe de filiation espagnol -ez.
Gaillochon Diminutif de Gaillard ou de Gaillot (voir ces noms) rencontré dans l’Indre. On trouve aussi Gaillochet (86).
Gaillot Il semble que le nom Gaillot soit à rapprocher de la gaieté. C’est en effet un diminutif (suffixe -ot) que l’on peut rattacher soit directement à l’adjectif gai, soit au verbe de l’ancien français galer, qui signifiait se réjouir, s’amuser, et qui a eu notamment comme dérivé GALLIER qui signifiait farceur, vaurien. Autre nom voisin, Gaillard, qui signifiait plein d’entrain, mais aussi vaillant. N’oublions cependant pas deux autres pistes, valables pour tous les noms commençant par gall ou gaill : un diminutif du nom de baptême Gall ou un diminutif de Gall = coq. C’est vers l’Est (51, 54) qu’on rencontre le plus de Gaillot.
Gaillourdet C’est en Seine-et-Marne que le nom est le plus répandu. Sens incertain. Peut-être une autre forme de Gaillardet (voir ce nom).
Gailly Le nom est porté dans les départements du Nord et des Ardennes, en Belgique, mais aussi dans la Côte-d’Or, le Jura et les Pyrénées-Orientales. En Belgique et dans les départements voisins, on pensera à Gailly, village du Hainaut proche de Soignies (le toponyme pourrait être lié au noyer, wallon “gayî”). Ailleurs, il s’agit sans doute d’une variante de Galy (voir ce nom).
Gaime Le nom est porté en Savoie ainsi que dans le Cantal (variante : Gaimes). Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique (Gaimo), rattaché par M.T. Morlet à la racine gaid (= épieu, lance). On trouve également en Savoie les noms Gaimard, Gaimin et Gaimoz, formés sur la même racine.
Gain Le nom est porté en Bourgogne (58, 71) ainsi que dans l’Ouest (50, 56). C’est sans doute un toponyme correspondant à l’ancien français “gaain” (= terre labourable, pâturage). Autre possibilité : producteur de “fromage de gaain”, fromage confectionné à l’époque où le lait était le plus gras. On envisagera également une possible variante de Cain (voir ce nom).
Gainche Nom porté dans le Morbihan et en Normandie. En ancien français, le verbe guenchier signifie obliquer, tourner (francique *wankjan). On en a tiré le nom guenche, qui a pris très vite le sens de tromperie. Gainche est donc apparemment un surnom appliqué à un personnage trompeur.
Gainot Diminutif du nom de personne d’origine germanique Gaine, ou de son dérivé Gainard (gagin < gegan = marcher). Nom rencontré en Bourgogne.
Gaiser Porté en Alsace et en Moselle et assez rare, ce devrait être une variante de Kaiser (voir ce nom), avec sonorisation de la consonne initiale.
Gaitte Surtout porté dans le Var (variante : Gaitte), également présent en Gascogne et en Auvergne, le nom désigne une sentinelle ou un poste de guet.
Gajo Nom rare porté en Italie du Nord (Vénétie, Lombardie). Sens incertain. Peut-être un nom de personne correspondant au latin Caius, mais on peut aussi envisager un rapport avec le coq, et en faire une variante de Gallo.
Gal Nom porté notamment dans le Gard, la Haute-Savoie et le Var. Deux possibilités : soit un surnom lié au coq, soit un ancien prénom (latin Gallus) popularisé par saint Gall, fondateur de l’abbaye de Luxeuil (c’est aussi le nom d’un évêque de Clermont).
Galabru Rare et porté notamment dans l’Hérault, le nom s’écrit aussi Galabrou et surtout Galabrun (34, 63). C’est un nom de personne d’origine germanique, mentionné à diverses reprises dans le cartulaire de Saint-Sernin de Toulouse (Galambrus, 1122, Galambrunus, 1136, Galabrù de Castel Mauro, 1160). Si le second élément du nom est facile à deviner (brun = poli, brillant), le premier est plus incertain (peut-être waran = protection). Le nom Galbrun (72, 37) peut avoir la même origine, mais on pensera plutôt à l’ancien français “galebrun” (sorte d’étoffe de couleur foncée).
Galacho Porté en Espagne, c’est un toponyme qui, en Aragon, désigne un petit ravin creusé sur une pente par l’écoulement des eaux.
Galambre Le nom est rare. Les plus anciennes mentions connues le situent dans la Haute-Loire. Il semble correspondre à l’occitan “galempre”, qui désigne un boiteux.
Galamé Porté dans le Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Galametz, Galamez. Il désigne celui qui est originaire de Galametz, commune du même département. Signification du toponyme : le domaine (“metz”, du bas latin “mansus”) de Galaman, nom de personne germanique.
Galamin Nom porté dans la Saône-et-Loire et dans le Rhône. Variante : Galamien (01). Semble correspondre à Galaman, Galamand, Gallamand, rencontrés dans l’Isère. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines galan (= chanter) et man (= homme). On le trouve en Picardie sous les formes Galleman, Gallemand, Gallemant.
Galan Nom assez fréquent en Béarn. On peut le rapprocher de l’adjectif galant (voir Galland), mais il s’agit plutôt d’un toponyme, très répandu dans tout le Sud-Ouest : une commune des Hautes-Pyrénées s’appelle Galan, ainsi que de nombreux hameaux, notamment dans les Landes. Etymologie obscure : peut-être un lieux caillouteux ou rocheux (racine pré-latine *gal). Galan (Galán) peut aussi être un nom castillan correspondant à l’adjectif “galán” (= beau, élégant).
Galandrin Surtout porté dans l’Aveyron, c’est sans doute une variante de Calandrin, Calandry (voir Calandre).
Galangau Porté dans les Pyrénées-Orientales, c’est un nom de personne d’origine germanique, mentionné sous la forme Warengaud selon Moll (waran = protection + gaud = nom du peuple goth).
Galano Le nom est assez fréquent en Italie dans la région de Naples. Le pluriel de filiation Galani est beaucoup plus rare. Il devrait évoquer le loriot (sens attesté en Calabre). On notera cependant qu’en italien le mot désigne des ornements vestimentaires (noeud, ruban). Surtout, on n’oubliera pas que Galano est aussi un nom castillan, équivalent de Galán (= élégant, agréable, bel homme).
Galard Nom de personne d’origine germanique, Galahard (gala = chanter + hard = dur).
Galardi Nom italien surtout porté en Toscane. On trouve le singulier Galardo en Campanie. C’est sans doute un nom de personne d’origine germanique, identique au français Galard ou à Gagliardo (voir ces noms).
Galarneau Nom porté en Vendée (également présent au Québec), rencontré aussi sous la forme Galerneau. C’est un diminutif de Galerne (voir ce nom).
Galas, Gallas On rencontre ce nom à la fois dans le Vaucluse, vers la Normandie (72, 28) et dans les Deux-Sèvres. Dans le Vaucluse, on peut envisager un dérivé de Gal, Gall (soit le coq, soit un nom de baptême popularisé entre autres par un évêque de Clermont), le suffixe -as étant fréquent dans cette région. Mais, dans la plupart des cas, y compris dans le Vaucluse (quatre hameaux Galas ou Gallas dans ce département), il s’agit d’un toponyme, écrit le plus souvent Gallas, nom de nombreux hameaux ou lieux-dits (à rapprocher peut-être de l’ancien français gal, galt = bois, forêt).
Galateau Nom originaire de la Creuse, où l’on trouve les variantes Galataud, Galateaud et Gallateau. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Le Galateau : deux hameaux de la Creuse portent ce nom (communes de Marsat et de Saint-Pierre-de-Fursac).
Galatoire Nom assez rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est un ancien nom de baptême, popularisé par saint Galactoire, qui fut évêque de Lescar au début du VIe siècle et aurait été martyrisé par les Wisigoths à Mimizan, en 506. Etymologie obscure (apparemment le grec galactos = lait).
Galaup Le nom est assez répandu dans le Tarn et les départements voisins (penser à l’explorateur Galaup de La Pérouse, né près d’Albi). La solution la plus simple est de penser à l’occitan “galaup” (= galop), mais le sens du surnom n’est pas clair, à moins qu’on ait affaire à un toponyme (divers lieux-dits dans le Lot-et-Garonne, qui paraissent évoquer un ruisseau que l’on saute au galop, cf. Saute-Galaup, écart à Lannes, ou encore le Galaup, ruisseau près d’Espiens). On peut aussi penser à une variante de Galup (nom de famille rencontré en Catalogne), qui peut correspondre à l’occitan “galup” (= petit bateau), à moins d’envisager le piémontais “galup” (= gourmand), comme le fait Mistral pour expliquer Galaup. On n’oubliera pas enfin que le p n’est pas forcément présent au départ. On trouve dans la même région les formes Galau, Galaud, Galaut, qui semblent renvoyer à un nom de personne d’origine germanique (Galawald selon Morlet).
Galbe Nom porté en Roussillon (autrefois à Castelnou et Camelas), rencontré également en Catalogne du sud. Semble désigner celui qui est originaire de Galba, hameau disparu situé aux environs de Puyvalador. A noter cependant que diverses localités du Sud-Ouest portent ou ont porté des noms similaires. L’étymologie du toponyme est obscure.
Galboud Rare et porté dans l’Isère, c’est un nom de personne d’origine germanique, qui pourrait être *Walibold (l’astérisque marque que le nom n’est pas mentionné dans des textes, du moins à ma connaissance), formé sur les racines “wali” = étranger et “bold” = audacieux. A envisager aussi une variante de Garboud (voir ce nom). On trouve la forme équivalente Galbaud (Galbaud du Fort) dans l’Indre-et-Loire.
Galby Porté aujourd’hui dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom semble d’origine plus méridionale, et devrait être, comme Gauby (66, 11, 42) un diminutif de Galbert (46, 47), Gaubert (12, 31), nom de personne d’origine germanique (Waliberht : wal = étranger + berht = brillant).
Galceran Patronyme le plus souvent catalan (variante : Galcerà). C’est un nom de personne d’origine germanique, fréquemment attesté dans les textes médiévaux, dont la forme d’origine paraît être Waldaramnus (waldan = gouverner + hramn = corbeau). Formes similaires : Garcerà, Garceran (ou Garcerán si le nom est castillan).
Galdemas Porté dans l’Aveyron, c’est un nom de personne d’origine germanique, Waldemar (waldan = gouverner + mar = célèbre). Variantes : Galdemar (12), Galdemard (15, 63), Gaudemaire (61), Gaudemar, Gaudemard (04), Gaudemer (53, 72, 61) et sans doute Gaudemet (21).
Galdi Patronyme italien surtout porté en Campanie (région de Naples). Il semble s’agir du nom de personne d’origine germanique Waldo (racine waldan = gouverner), à l’origine du français Gaud.
Galea, Galéa Nom très répandu à Malte, d’où il a gagné la France en passant généralement par l’Afrique du Nord. On le rencontre aussi en Calabre. Comme pour beaucoup de noms maltais, son sens est incertain. On le rattache le plus souvent au latin et italien “galea” (= casque), solution facile mais qui ne repose sur rien de précis. Autres hypothèses : l’italien “galea” (= galère) ou l’hébreu “guil” (= la joie).
Galeano Variante du nom de baptême espagnol Galiano (latin Gallianus, dérivé de Gallia = la Gaule).
Galerne Nom rencontré dans l’Ouest. Semble désigner celui qui est originaire du pays de Galerne, petite région située vers Ancenis (44). Ce nom renvoie à un vent qui souffle du nord-ouest (appelé en breton gwalarn).
Galeron Le nom est porté dans les régions assez diverses : on le rencontre en effet dans le Finistère, les Bouches-du-Rhône et la Charente-Maritime. Sens incertain. Peut-être le surnom d’un bon vivant (cf. l’ancien français “galerie” = réjouissance).
Galfione Nom italien relativement rare, porté dans le Piémont (province de Turin). A priori, il désigne le cerisier domestique (lombard “galfion”, dialecte piémontais “grafion”). Cependant, Ottavio Lurati (voir bibliographie), qui signale que Galfion est attesté comme nom de personne en 1195, propose d’en faire un dérivé de “guelfo” (les Guelfes, du germanique “welfen”). Il précise en outre que dans beaucoup d’endroits “galfion” est employé comme terme péjoratif, désignant tantôt un homme dur, tantôt une personne en qui on ne peut guère faire confiance.
Galguen Nom assez rare surtout porté dans le Morbihan. On y retrouve apparemment la finale gwenn (= blanc en breton), ce qui semble faire du nom le contraire de Galdu (du = noir), un nom qui semble aujourd’hui disparu, mais que l’on trouvait autrefois dans le même département. Il est par contre difficile d’en savoir plus : le galdu est en dialecte vannetais un oiseau, soit la foulque noire, soit la macreuse. On peut penser qu’un autre oiseau se soit appelé *galgwenn. Dans son dictionnaire des noms de famille bretons, A. Deshayes préfère envisager le vieux breton gal (= violence, passion), mais dans ce cas on comprend mal le rapport avec le noir et le blanc.
Galharrague Le nom désigne en basque un lieu abondant en branches mortes (utilisées pour faire des fagots). Le mot galharr peut aussi avoir le sens de ‘charbon de bois’. Variantes : Galharague, Gallarrague. Avec le même sens : Galharret (en composition : Galharretborde, avec adjonction de borda = ferme), Gallar.
Galia Porté dans les Pyrénées-Orientales et plus généralement en Catalogne (graphie correcte : Galià), c’est un nom de personne latin, Gallianus (dérivé de Gallia = la Gaule), également à l’origine de noms tels que Gallian ou Gallien. On rencontre les formes similaires Galián et Galiano en Espagne (Galiano est également présent dans le sud de l’Italie).
Galiay Nom relativement courant dans les Pyrénées-Orientales, mais qui pourrait avoir une origine béarnaise. Il est d’ailleurs assez présent dans les Hautes-Pyrénées, où on le trouve souvent utilisé en composition (Galiay-Brau, Galiay-Cazettes). Comme pour la plupart des noms commençant par Gal-, sa signification pose problème. Cependant, il devrait ici s’agir d’un nom de localité, à rapprocher de Galey (Ariège), Galan, Galez (Hautes-Pyrénées), Galiax (Gers) et Galié (Haute-Garonne). Etymologie : soit des noms formés à partir de l’anthroponyme Gallius, soit des dérivés du préroman gal = caillou.
Galibert Fréquent dans l’Hérault et le Tarn, également présent dans l’Isère, c’est un nom de personne d’origine germanique, soit Waliberht (walah = étranger + berht = brillant), soit plutôt une forme dissimilée de Gariberht (gari = lance), le nom Garibert étant attesté au Moyen Âge à plusieurs reprises aussi bien dans le Rouergue qu’en Dauphiné. Variantes : Galiber (81), Gallibert (84). Forme italienne : Galiberti.
Galice Surtout porté dans le Pas-de-Calais, la Nièvre et la Saône-et-Loire (également présent en Guadeloupe), le nom se rencontre aussi dans les Hautes-Alpes où il est plus fréquent sous la forme Gallice, à rapprocher des noms piémontais Galizio et Gallizio, ou encore de Gallizia (Piémont, Ligurie, Frioul). Il semble assez logique de penser à celui qui est allé en Galice (en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle). Cependant, en ancien français, galice était une variante de calice, un sens à ne pas négliger dans certains cas.
Galichet Voir Galichon pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Loire (également 49, 51). Variante : Gallichet (49).
Galichon, Gallichon Nom porté dans la Saône-et-Loire et la Loire (une branche s’est également constituée en Anjou, venue de Saône-et-Loire). C’est peut-être un diminutif du verbe “galer”, qui signifiait se réjouir ou faire bombance. A noter cependant qu’en occitan le mot ‘galichon’ a eu aussi le sens de “jeune coq”. Il existe à Tancon (71) un lieu-dit “les Galichons”.
Galicy Nom assez rare porté en Provence, rencontré notamment à Aix, où on trouve la forme Galici en 1545, cette dernière graphie étant également présente dans les Pyrénées-Orientales. À noter aussi la variante Gallici, qui semble la plus ancienne (mentionnée à Aix dès 1506). Sens obscur. Peut-être un ancien nom de personne (cf. saint Gallicin, évêque de Bordeaux mort vers 475). On peut aussi envisager que “galici” soit une variante de “calici” (= calice), et on pensera enfin à la Galice, en Espagne. À noter que ces noms sont aussi présents en Italie : Gallici dans le Frioul, Galici en Sardaigne et en Sicile.
Galiègue Porté dans le département du Nord, semble une francisation du patronyme espagnol Gallego (celui qui est originaire de Galice). Variantes : Galliègue, Galièque (59, 02), et sans doute Galiegt (02). Le nom Galiégot (16) devrait avoir le même sens.
Galien Patronyme rencontré en Seine-Maritime et dans le Rhône. Il est plus courant sous la forme Gallien (43, 69, 38), ancien nom de baptême issu du latin Gallianus (dérivé de Gallia = Gaule). Le nom a été porté par un empereur romain, on le retrouve dans l’italien Galliano (également Galliani, Gallieni). Forme méridionale : Gallian (13, 83).
Galigazon Nom rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Formes anciennes : Galigazan, Galligazon. Aucune idée quant à sa signification.
Galimand Relativement rare et rencontré en Normandie, c’est sans doute un nom de personne d’origine germanique, formé sur les racines gal (galan = chanter) et man (= homme).
Galindo Nom castillan. Il s’agit peut-être d’un nom de personne d’origine germanique correspondant au français Guérin (voir ce nom), mais c’est loin d’être une certitude. Avec suffixe de filiation : Galindez.
Galinier, Galigné Éleveur de volailles (latin gallina = poule).
Galinski Nom porté en Pologne. C’est un dérivé du nom de personne Gawel (= Gall, latin Gallus), désignant peut-être celui qui est originaire de la commune de Galiny.
Galiot Le nom est surtout porté en Bretagne (29, 22), on le rencontre aussi dans le Nord (variantes : Galio, Galioot). Il est fréquent dans le Doubs sous la forme Galliot (présente aussi en Morbihan). De nombreux sens sont possibles : en Bretagne ont peut penser à un diminutif de Gall (= le Français), ou, comme pour Galliou, à un nom de personne formé sur la racine gal (= fureur, rage). Dans d’autres régions, on envisagera le surnom d’un bon vivant (ancien français galer = se réjouir, faire la noce), ou encore des diminutifs de gaillard ou de Gal (voir ces noms).
Galipaud Le nom est surtout porté en Vendée. Variantes : Galipeau (85) et sans doute aussi Galipot (35). Forme ancienne : Gallipeau. C’est un dérivé du mot “galippe”, attesté en 1460 pour désigner une embarcation voguant sur la Dordogne (Godefroy lui donne sans raison évidente le sens de “galère”). A noter que Galippe est aussi un nom de famille porté dans l’Oise. Enfin, divers hameaux ou lieux-dits s’appellent (la) Galip(p)e, en particulier dans la Vienne (communes de Liniers et Antran).
Galissié Le nom, rare, est porté dans l’Ariège et l’Aude. Variante : Galissier. Il est possible que le mot *galici soit une variante ancienne de l’occitan “calici” (= calice). Dans ce cas, il devrait s’agir de celui qui fabrique des calices, des vases sacrés. Formes voisines : Galissaire, Galissaires (47, 33), Galicier (89, 45).
Galisson Le nom est porté dans l’Ouest (49, 53, 44). Ecrit Galliczon, Gallisson dans les documents anciens, ce pourrait être une variante de Galichon (voir ce nom).
Galitre Nom rare porté dans la Creuse. Difficile d’avoir une certitude, mais il ressemble beaucoup à l’occitan galutre (= goinfre, glouton).
Galka Un nom polonais qui semble devoir être rattaché au russe ou à l’ukrainien galka, halka (= choucas, corneille, pie), même si on ne peut négliger le polonais galka (= boule, pommeau).
Gallais, Galais Un nom rencontré dans l’Ouest, surtout en Bretagne, sur lequel les avis sont partagés. A. Dauzat y voyait celui qui est originaire du Pays de Galles. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) pense pour sa part à une variante de Galès, surnom donné à un homme de grande taille. M.T. Morlet penche pour une autre hypothèse, rapprochant Galais de Galois, surnom donné à un bon vivant (sens de l’adjectif galois en ancien français). C’est de loin cette dernière solution que je préfère, car les patronymes Galais et Gallais couvrent un espace géographique beaucoup plus vaste que celui de la seule Bretagne bretonnante.
Galland Correspond à l’adjectif galant, qui désignait en ancien français une personne aimant les réjouissances (autre sens : vif, hardi). Le nom est fréquent en Bourgogne et dans le Lyonnais. Variantes : Galand (59, 88, 29), Galant (62, 80), Gallant (59, 62, 16).
Gallard Nom de personne d’origine germanique. Il peut s’agir d’une variante de Gaillard (voir ce nom), mais on pensera plutôt au nom Galahard (galan = chanter + hard = dur). Le patronyme est assez répandu dans l’Ouest (49, 79). Variante : Galard.
Gallardo Variante espagnole du français Gaillard (voir ce nom).
Gallat Nom rare originaire d’Espagne. Sens obscur. Si le nom était catalan, ce serait le participe passé du verbe “gallar” (= couvrir, en parlant du coq et de la poule, ce qui semble bizarre comme surnom). En Espagne, la plupart de Gallat vivent actuellement à Santander. Il faudrait alors chercher une origine basque, mais je ne trouve rien de ce côté. À noter qu’au Pays basque espagnol existe aussi le nom Galatas, lui-même très obscur.
Gallausiaux Nom porté surtout dans les Vosges, de même que ses variantes Galausiaux, Galauziaux et Gallauziaux (88, 70). On trouve les formes Galoseau dans la Côte-d’Or, Galouzeau dans l’Yonne et Galosiaux en Haute-Saône. Aucune idée précise. Peut-être un diminutif de l’ancien français galois (= galant, plaisant, bon vivant) ou de gal (= le coq). A noter une étymologie populaire selon laquelle le nom signifierait ‘le coq aux aulx’.
Galle Devrait, tout comme Gallé, correspondre à l’ancien français gale (= réjouissance), surnom d’un bon vivant. Le rapport avec la noix de galle est cependant possible. Le nom est porté notamment dans l’Indre-et-Loire et l’Isère. D’autres solutions sont envisageables (voir Gal).
Gallegos Forme plurielle de Gallego, qui désigne celui qui est originaire de Galicia, en français Galice, région historique du Nord-Ouest de l’Espagne. Variante portugaise : Galego.
Gallène, Gallene Nom assez rare rencontré dans l’Ille-et-Vilaine, également très présent à Belle-Ile-en-Mer. C’est une variante de Galerne (voir ce nom).
Gallerini Apparemment l”un des nombreux diminutifs italiens de Gallo (voir ce nom), surtout porté en Toscane.
Gallet Un patronyme embarrassant, car il peut être interprété de diverses façons : soit un diminutif du nom de baptême Gall, soit un diminutif de gall (= coq) désignant un personnage prétentieux, soit encore un dérivé du verber galler, galer (= se réjouir, faire la fête), soit enfin dans le Nord un dérivé du germanique walah (= étranger), que l’on retrouve dans le mot ‘wallon’. Le nom de famille est surtout porté dans le Pas-de-Calais, la Somme et la Savoie.
Gallez Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, c’est une variante de Gallet (voir ce nom).
Gallian Porté en Provence (13, 83) et en Italie du Nord (Piémont, Vénétie), c’est un nom de personne d’origine latine (Gallianus, dérivé de Gallia = la Gaule), rencontré dans d’autres régions sous la forme Gallien (38, 43, 69). Le patronyme est très répandu en Italie sous les formes Galliano (Piémont), Galliani (Lombardie). Matronyme : Galliana.
Galliard Variante de Gaillard (voir ce nom) d’origine apparemment savoyarde. Autre variante de Gaillard : Galliaerde (59, 80).
Galliau Nom rare que les plus anciennes mentions situent dans le Loiret. Sens incertain. Il faut peut-être le rattacher à l’ancien français “galier” (= homme de joyeuse humeur).
Gallis Nom surtout porté dans la Manche, pour lequel il est difficile d’avoir une certitude. Semble pouvoir être rapproché de formes comme le breton Gallic (diminutif de Gall = celui qui vient de France), ou encore Gallais (= bon vivant). A noter qu’on trouve aussi ce nom dans les Alpes-de-Haute-Provence, sans doute en rapport avec l’ancien français gal et l’italien gallo (= coq), à moins qu’il ne s’agisse du prénom Gall.
Gallo, Galli Fréquent en Italie, présent aussi en Espagne (Gallo), le nom évoque le coq, sobriquet donné en principe à un fanfaron ou à un coureur de jupons. Il peut aussi désigner un Français. Mais, dans bien des cas, c’est tout simplement un nom de baptême (le latin Gallus était déjà utilisé comme cognomen). Diminutifs italiens : Gallino, Gallini. Le nom se rencontre aussi en Bretagne, tout comme sa variante Galo : il y désigne un Français, ou du moins celui qui parle français.
Gallocher Nom porté notamment dans la Seine-et-Marne. Désigne un fabricant ou un marchand de galoches, chaussures montantes à semelle de bois épaisse. Les patronymes Galoche et Galloche existent également.
Gallois Nom porté notamment dans la Marne et dans le Nord. Correspond à l’ancien français galois, adjectif désignant un homme porté sur le plaisir des sens, également un bon vivant.
Gallon Nom fréquent dans le Centre et surtout l’Ouest. Sans doute un nom de personne d’origine germanique, Wahlo (wahl = étranger). A noter cependant que la forme Galon, elle aussi fréquente, peut désigner celui qui fabrique des galons ou celui qui utilise l’ancienne mesure de capacité du même nom.
Gallot Le nom est fréquent en Vendée, on le rencontre aussi en Seine-et-Marne. Comme pour tous les noms commençant par Gall-, les possibilités sont nombreuses. M.T. Morlet propose le surnom d’un bon vivant (dérivé du verbe galer = s’amuser, faire la noce). On notera cependant qu’en ancien français le terme ‘galot’ désignait celui qui parle la langue française. Enfin, on ne peut négliger des dérivés de ‘gal’ (= le coq) ou du prénom Gall (latin Gallus).
Gallouët Porté dans les Côtes-d’Armor, devrait être un diminutif de Gallou (voir Le Gallou).
Galloy Voir Gallois pour le sens. Le nom est notamment porté dans les Ardennes et dans le Nord (variante : Galoy).
Galluccio Diminutif de Gallo (voir ce nom), ce nom italien est surtout porté en Campanie (province de Naples) et au sud de la Calabre. Avec pluriel filiatif : Gallucci (Corse, Lazio, Campanie, Lombardie). En France, ces deux noms se sont parfois transformés en Gallucio, Galluci.
Galmiche Très courant en Haute-Saône, c’est apparemment un surnom désignant un mauvais boulanger, celui qui gâte les miches (variante : Galemiche).
Galmier Nom de personne d’origine germanique, Waldomar (waldan = gouverner + mar = célèbre). On le rencontre dans la région lyonnaise et en Guadeloupe. Variante : Gaumier (42, 07).
Galopin Nom fréquent dans l’Eure-et-Loir et la Saône-et-Loire. Variantes : Gallopin (28, 78, 01), Gallopain (16, 45). Désigne en ancien français un messager, un coursier (celui qui galope). Le sens actuel du mot ‘galopin’ est apparu au XVIIe siècle.
Galouard Porté autrefois à Maureillas (66), c’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute *Galaward (galan = chanter + wardan = garder).
Galoupe On me signale le nom en Belgique. Il est à rapprocher du patronyme français Galoup (28, 90, 70), sans doute lui-même variante de Galop (31, 34) et de Galopin (28, 71). Tous ces noms semblent évoquer un messager (dérivés du verbe galoper).
Galouzeau Nom porté en Champagne (variantes : Galoseau, Galosiaux), rencontré en Bourgogne sous les formes Jalouzeau, Jalouzot. Voir Jalouzot et surtout Gallausiaux pour le sens. En composition : Galouzeau de Villepin.
Galpin Assez fréquent dans la Sarthe et la Mayenne, c’est une forme contractée de Galopin (28, 71), Galoppin (36, 53, 28), Gallopin (28, 78, 03), Gallopain (16, 45), Galopint (28), terme qui désignait autrefois un messager, un coursier.
Galster Porté notamment dans le Haut-Rhin, le nom signifie en moyen-haut-allemand illusion, tromperie (Bahlow, Deutsches Namenlexikon).
Galtayries Le nom est porté dans le Cantal et le Lot. Variante : Galtayrie. Il désigne le domaine ou la ferme de Galtier (variante de Gautier), et renvoie à deux hameaux ou lieux-dits : la Galtayrie à Maurs (15), et le Moulin de la Galtayrie à Gintrac (46).
Galtier Variante de Gauthier (voir ce nom) très répandue dans l’Aveyron et le Tarn. Formes voisines : Galtié, Galthié.
Galvan Patronyme espagnol (Galván), nom de baptême qui peut correspondre au français Gauvain (voir ce nom), mais pour lequel on a aussi proposé le latin Galbanus (dérivé de Galba, nom porté par un empereur romain). Variante : Galbán.
Galvano C’est l’équivalent italien de Gauvain (voir ce nom), surtout porté en Sicile (Agrigente). On trouve plus fréquemment la forme Galvani (Lombardie, Emilie-Romagne, Corse). Variantes : Galvagno (Piémont), Galvagni (Lombardie, Trentin). Formes françaises : Galvain, Galvaing (38, 15), Galvin (05, 74). Dérivés probables : Galvagnon, Galvagnion (Dordogne).
Galvez Fréquent dans toute l’Espagne, ce nom patronymique formé avec le suffixe -ez correspond certainement à un nom de personne, mais les avis divergent sur celui-ci. On estime souvent qu’il s’agit d’une variante de Gozalvez, Gonzalvez, noms d’origine germanique (voir Gonzalez pour le sens), mais cette hypothèse est phonétiquement peu probable. Joan Coromines explique les patronymes catalans voisins Galbes, Galbis, Galvis (surtout portés dans la province de Valence) par le nom germanique Waldburg (waldan = gouverner + burg = forteresse). Enfin, une autre hypothèse estime que le nom médiéval Galve serait une hispanisation du nom de personne arabe Ghalib (ghâlib = vainqueur).
Galy Nom courant en Languedoc, notamment dans l’Ariège. On pense généralement à un rapport avec le coq (occitan “gal”). Mais d’autres hypothèses sont possibles (voir Gély). La forme catalane Galí est considérée par Moll comme un nom de personne germanique, Galindus (voir Galindo).
Galzin Nom de personne d’origine germanique, formé avec le diminutif -in sur Galzo, qui se rattache sans doute à la racine galan (= chanter). Se rencontre notamment dans le Gard et l’Aveyron.
Gamache Le nom est surtout porté dans la Somme, l’Aisne et le Val-d’Oise. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Gamaches, nom de deux communes de la Somme et de l’Eure. Le toponyme désigne un confluent.
Gamain Le nom est surtout porté dans la Somme et le Pas-de-Calais. Variante probable : Gamin (79, 86, 974). Rien à voir en principe avec un gamin (le terme apparaît au XVIIIe siècle dans l’Encyclopédie pour désigner un apprenti verrier). Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine gam- (= joie).
Gamard Porté dans la Somme et les départements voisins (variante : Gamart), c’est un nom de personne d’origine germanique, Gamhard (gam = joie + hard = dur).
Gamardes Nom porté dans les Landes, qui désigne sans doute celui qui est originaire de Gamarde-les-Bains, dans le même département, où existe un hameau appelé Gamardès. On trouve aussi le nom de famille Gamarde dans le Lot-et-Garonne. Il renvoie à des hameaux situés à Pardaillan et à Saint-Sylvestre-sur-Lot. Le toponyme devrait évoquer un lieu où pousse le rhododendron ou l’églantier (occitan gabarda).
Gamarra désigne celui qui est originaire de Gamarra, nom de deux localités au Pays basque espagnol (province de Álava).
Gamas Apparemment deux régions d’origine pour ce nom : d’une part la Basse-Normandie (50), de l’autre la Lorraine (54, 88). Sens incertain : pour la Normandie, on peut envisager une déformation du nom de personne Gamard (voir ce nom). Pour l’Est, je ne sais pas. Le dictionnaire d’ancien français de Godefroy signale un emploi du mot “gamas” où celui-ci désigne apparemment une fête (“VIII jour devant les gamas et VIII jour apres”).
Gambert Le nom est surtout porté dans le Morbihan et la Mayenne. On le rencontre aussi dans le Pas-de-Calais. C’est un nom de personne d’origine germanique, sans dout l’équivalent de Gamalbertus, rencontré dans le polyptyque d’Irminon (gamal = vieux + berht = brillant).
Gambie Porté en Martinique, devrait correspondre au pays du même nom, et donc à l’origine géographique d’un ancien esclave.
Gambier Nom porté en Normandie et surtout en Picardie. On trouve la variante Gambiez dans le département du Nord. Plusieurs hypothèses : d’abord celle de M.T. Morlet, qui y voit une forme masculine de jambière, partie de l’armure qui couvrait la jambe (et donc le porteur ou le fabricant de jambières). On peut y voir aussi éventuellement une variante du nom de personne germanique Gambert. Mais la solution que je préfère, évoquée par le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane (Herbillon et Germain), est une variante sonorisée de Cambier, nom de métier qui désignait un brasseur de bière.
Gambino Le nom est très répandu en Sicile, notamment à Palerme. On le rencontre aussi dans l’Italie du Nord (Piémont, Ligurie, Lombardie). Dérivé de l’italien gamba (= jambe), il pourrait désigner celui qui a de petites jambes. On trouve la forme plurielle Gambini dans toute la moitié nord de l’Italie et en Corse. Autre variante : Gambìn (Vénétie).
Gamelin Surtout porté en Picardie (variante : Gamblin), c’est un diminutif de Gamel, nom de personne d’origine germanique (norrois gamal = vieux, âgé).
Gamerre Le nom est surtout porté dans les Bouches-du-Rhône (il est présent à Roquevaire au moins depuis le XVe siècle). J’ai l’impression qu’il s’agit d’un toponyme, mais je n’arrive pas à le localiser (il existait en Italie une famille noble ‘de Gamerra’). Citons quand même Mistral, qui y voyait une mantille, et n’oublions pas le terme occitan ‘gamarra’ (= mauvaise humeur).
Gamez C’est le plus souvent un nom de famille espagnol (variantes : Gamis, Gamiz), formé avec suffixe de filiation sur Gamo. Ce dernier nom pourrait désigner le daim, mais il semble que ce soit plutôt un nom de personne d’origine germanique, Gamo (racine gaman = joie, ou gamal = vieux). A noter qu’il y a aussi des Gamez dans le Nord-Pas-de-Calais, le patronyme venant sans doute du même nom germanique Gamo.
Ganachaud Le nom est porté dans la Loire-Atlantique et la Vendée. Variantes : Ganachau, Ganacheau. C’est un diminutif de Ganache, terme évoquant dans cette région un marais (cf. le marais de la Ganache à Saint-Malo-de-Guersac, 44, ou encore le marais Ganache à Saint-Jean-de-Monts, 85).
Ganassi Assez rare, ce nom italien est localisé en Emilie-Romagne. Il semble correspondre au toscan ganassa (= mâchoire, italien ganascia), surnom possible pour un gros mangeur.
Ganaye Le nom est porté en Lorraine (88, 54). Variante : Ganay. Sens obscur (le rapprochement avec la commune de Gannay-sur-Loire, dans l’Allier, ne semble pas convenir).
Gance Porté notamment dans la Somme et en Lorraine, c’est un nom de personne d’origine germanique, Ganzo, que M.T. Morlet rattache au francique ganti (= oie sauvage). Diminutif : Gancel (Normandie).
Ganche Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine et la Manche, c’est une probable variante de Gance (voir ce nom).
Ganci Nom italien assez répandu en Sicile. Tout comme Gangi, il désigne celui qui est originaire de Gangi, localité sicilienne de la province de Palerme. Avec le même sens : Gancitano, Gangitano, Di Ganci, Di Gangi.
Gand Porté en Lorraine (55, 88 notamment) et en Saône-et-Loire, c’est un nom de personne d’origine germanique, Wando ou Gando (voir Gandolfo pour plus de précisions sur l’étymologie).
Gandais Surtout porté dans la Mayenne, c’est en principe un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gand (sans doute gando = oie sauvage).
Gandaubert Porté en Charente-Maritime (variante : Gandauber), c’est un nom de personne d’origine germanique (Guandalbertus dans le cartulaire de l’évêché du Mans) formé des racines gandal- (élargissement de gant = oie sauvage selon M.-T. Morlet) et -berht (= brillant).
Gandeboeuf Contrairement aux apparences, rien à voir avec le boeuf. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Gandabod (gando = oie sauvage + bod = messager). C’est en Auvergne que le nom est le plus répandu. Variantes : Gandboeuf, Gandebeuf.
Gandelin Le nom est surtout porté dans le Jura (également 71, 79). Variante : Gandelain (17, 79). C’est un diminutif de Gandel (39), nom de personne d’origine germanique (Gandilo, racine probable : gant = oie sauvage). Avec d’autres suffixes : Gandelet (54, 57, 08), Gandelon (23, 63). Gandel se retrouve en Italie sous la forme Gandelli.
Gandemer Nom de personne d’origine germanique, Gandamar (gand = oie sauvage + mar = célèbre). C’est en Vendée que le nom est le plus répandu.
Gander Le nom est porté en Alsace-Lorraine. Il peut désigner celui qui habite un lieu-dit Gand, Gant, avec le sens de pente pierreuse, éboulis. Mais on en fera surtout une variante de Ganter, terme ayant désigné celui dirigeait les ventes à l’encan (cf. l’allemand Gantmeister). En bas-allemand, Ganter a pu désigner un gardien d’oies. On signale parfois aussi le sens de tonnelier. Les formes Gandner et Gantner doivent être rattachées à l’un de ces divers sens.
Gandi On trouve peu de Gandi en France (le nom est aujourd’hui porté dans la Dordogne). Il s’agit soit d’un patronyme italien (rencontré dans le nord du pays), soit d’une variante de Gandy (voir ce nom). C’est de toute façon un nom de personne d’origine germanique.
Gandibleux Nom assez rare rencontré dans le Nord, où l’on trouve aussi la variante Gandibleu. On le rencontre également en Belgique. Son sens est incertain, car il semble avoir subi pas mal de modifications. Deux hypothèses : la première consiste à en faire un nom de personne d’origine germanique, Gandabod ou Gandabold (gand = oie sauvage + bod = messager ou bold = audacieux). La seconde y verrait un juron (et donc le surnom donné à celui qui le prononce), dans lequel bleu serait l’équivalent de Dieu, le premier élément pouvant correspondre à cap (= tête).
Gandil Porté autrefois dans l’Isère et le Tarn-et-Garonne, pourrait correspondre au nom de personne germanique Gandilo (racine “gant” = oie sauvage selon M.-T. Morlet).
Gandin Diminutif du nom de personne germanique Wando ou Gando (voir Gandolfo), le patronyme est notamment porté dans la Vienne, la Loire et le Morbihan. Formes italiennes : Gandino, Gandini (Piémont, Lombardie, Ligurie).
Gandois Surtout porté dans la Haute-Vienne et la Charente, c’est selon M.T. Morlet un nom de personne d’origine germanique, dérivé de la racine gand (= oie sauvage).
Gandolfo Très courant en Piémont et en Ligurie, également porté en Sicile, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gandulf, dans lequel le premier élément (gand) est de sens incertain (M.T. Morlet propose gant = oie sauvage, on a envisagé aussi *gand = bâton, baguette magique, ou encore wenden = tourner). Avec pluriel de filiation : Gandolfi (Corse, Lombardie, Emilie-Romagne). Diminutif : Gandolfini. Formes provençales : Gandolfe, Gandolphe (83).
Gandolin Assez rare et sans doute originaire de l’Allier, c’est un diminutif de Gandol, lui aussi bien rare, variante probable de Gandulphe, Gandolfo (voir ce nom). Variantes italiennes : Gandolino, Gandolini.
Gandon Nom de personne d’origine germanique, Wando, dont la racine est incertaine (voir Gandolfo). Le patronyme est fréquent dans la Sarthe et la Mayenne, ainsi que dans l’Ardèche. Dérivé : Gandonnière (44), la ferme ou le domaine de Gandon.
Gandou Ancien nom de baptême d’origine germanique Wando, Wandone, de sens incertain. Autre possibilité, toujours germanique et toujours nom de baptême : Gandulf (Wando + Wulf = loup).
Gandouin Nom de personne d’origine germanique, Gandowin (gando = oie sauvage + win = ami), porté notamment dans l’Indre-et-Loire. Variante : Gandoin (Cher).
Gandouly Nom porté dans le Sud-Ouest. Peut-être un diminutif de Gandou (voir ce nom).
Gandour Plus courant sous les formes Ghandour, El Ghandour, c’est un nom de personne ou un surnom désignant en arabe un jeune homme beau ou élégant (ghundûr). Autres variantes : Gandur, Ghandur.
Gandrey Porté en Saône-et-Loire, c’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute Gandrad (gand, de sens incertain, voir Gandolfo + rad = conseil). Autres formes : Gandré, Gandrée, Gandrez. Diminutifs : Gandreau, Gandriaut, Gandriaux, Gandrot, Gandroz.
Gandrillon Porté notamment en Vendée, c’est un diminutif de Gandrille (45, 77, 78), qui devrait être une variante de Wandrille, Vandrille, nom de personne d’origine germanique (Wandregisil), éponyme d’une commune de Seine-Maritime (Saint Wandrille-Rançon).
Gandy Egalement écrit Gandil, Gandit, le nom est surtout porté en Savoie et dans l’Isère (on trouve aussi des Gandil dans le Tarn). C’est un nom de personne d’origine germanique, Gandilo (voir Gandolfo pour le sens de la racine gand-). Diminutifs : Gandilhon (15), Gandillet (71, 39), Gandilliet (77), Gandillon (85, 77), Gandillot (25).
Ganet Diminutif de Gane, Ganne, toponyme fréquent en Auvergne et en Limousin, avec le sens de terre humide. C’est dans la Creuse que le nom Ganet est le plus répandu.
Gangloff Fréquent en Alsace-Lorraine, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gangilwulf ou Gangwulf (gang = marche, chemin + wulf = loup), popularisé par saint Gengulphe, un personnage qui supporta avec une grande patience son épouse infidèle, tout en essayant de la remettre dans le droit chemin. Il préféra quitter le cour du duc de Bourgogne et se retirer dans ses terres. Elle le fit assassiner par son amant alors qu’il dormait dans son château près d’Avallon, vers l’an 760. Variantes : Gangolf, Gangolff, Gengoul, Gengoult, Gengout, Gengoux (France du nord et de l’est).
Gangneux Variante de Gagneux (voir ce nom) portée notamment dans l’Indre-et-Loire. Avec le même sens : Gangneur (53, 14).
Ganivet Le nom est porté dans l’Ardèche et la Haute-Loire, ainsi que dans l’Orne. Le mot “ganivet” désigne en ancien français un couteau ou un canif. On pensera à un fabricant de couteaux, mais une allusion grivoise est également possible (le couteau étant toujours associé par métaphore au membre viril).
Ganne Le nom est fréquent en Auvergne. On trouve la variante Gane en Limousin. C’est un toponyme très répandu, désignant dans ces régions un terrain très humide, voire marécageux.
Gannot Le nom est surtout porté en Limousin. C’est un diminutif de Ganne, toponyme avec le sens de terrain très humide. La forme voisine Ganneau (45, 89) peut avoir le même sens, mais peut aussi désigner une terre labourable. A noter également l’ancien français “ganeau” (= débauché).
Ganousse Nom rare rencontré aussi sous la forme Ganosse. C’est un toponyme occitan assez obscur, nom d’un hameau à Montgazin (31) écrit ‘la Ganosse’. A noter aussi le hameau de Ganos à Roquelaure (32).
Gansmann Nom assez rare rencontré dans l’Aisne. On trouve la forme voisine Ganseman dans le Nord, ainsi que Gantzmann en Moselle. Deux possibilités : soit un éleveur ou un marchand d’oies (allemand Gans), soit plutôt un nom de personne d’origine germanique (gant, gans = oie sauvage + mann = homme).
Gansoinat On rencontre ce nom dans la Creuse. C’est un diminutif de Gansoin, nom de personne d’origine germanique (Ganswin : gans = sans doute oie sauvage + win = ami).
Gantch Nom plutôt rare rencontré dans le Sud-Ouest. La finale -tch semble basque. Dans ce cas, il pourrait s’agir du mot gantx, gantz, qui désigne la graisse, le saindoux. Peut-être le surnom d’un marchand de saindoux.
Gante Nom porté dans le Tarn. Semble correspondre à l’occitan “ganta”, qui peut avoir des sens très divers : oie sauvage, cigogne, mais aussi femme de mauvaise vie, et enfin primevère ou narcisse. Difficile de faire un choix ! Dérivé : Gantet (81).
Ganteaume Nom porté en Provence (13, 83 surtout), également écrit Gantaume, Gantelme, Ganthelme. Formes italiennes ou italianisées : Gantelmo, Gantelmi d’Ille. C’est un nom de personne d’origine germanique, formé sur les racines “gant” (de sens incertain, voir Gandolfo) et “helm” (= casque).
Gantin Le nom est porté en Haute-Savoie. Tout comme Gandin, il s’agit du diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, peut-être Gando (racine gant = oie sauvage), ou encore Wando (wenden = tourner).
Gantois Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, l’Aisne et les Vosges, désigne celui qui est originaire de Gand.
Gantzer Porté en Alsace-Lorraine (variante : Ganzer), le nom désigne un gardien ou un éleveur d’oies. On peut éventuellement envisager aussi le surnom d’un homme agressif (ganser = jars). Autre possibilité : celui qui est originaire de Ganz ou Ganzer, localités du Brandebourg.
Gapp Surtout porté en Alsace, également présent dans le Pas-de-Calais, c’est un nom allemand que Bahlow (Deutsches Namenlexikon) considère comme un toponyme, sans plus de précision.
Gaquère Surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme, c’est un toponyme avec le sens de terre en jachère. Variantes ou formes voisines : Gaquerre, Gaquière. Diminutif : Gaquerel (Normandie).
Gara Nom d’origine tunisienne. La forme première est sans doute Ghara, à rapprocher peut-être de l’arabe ghâra (t) qui signifie attaque, le mot étant à l’origine du français algarade. Il s’agirait alors du nom donné à un combattant. Autre possibilité, l’arabe ghâr (= grotte).
Garabedian, Garabédian Nom arménien. Désigne le fils de Garabed, nom de baptême qui signifie porteur de nouvelles, précurseur (surnom utilisé pour désigner saint Jean-Baptiste, précurseur du Christ).
Garaby Nom porté dans la Manche. Variante : Garabis. Malgré cette localisation, le nom devrait être d’origine plus méridionale. On pense évidemment à Garabit (15), célèbre pour son viaduc, mais qui est aussi un hameau à Loubaresse.
Garach Porté notamment dans le Lot-et-Garonne, peut désigner celui qui est originaire de Garac, village de la Haute-Garonne, ou d’un hameau portant le même nom. Signification possible : le domaine de Garo, nom de personne germanique, mais le terme ‘garach’ désigne en occitan un guéret, ce dernier sens paraissant nettement préférable. Le sens de ‘guéret’ se retrouve dans le dérivé Garachon (63).
Garachana Nom espagnol d’origine basque. Pourrait désigner un lieu où pousse le fragon ou petit houx (basque garatx).
Garaffi Nom italien assez rare porté en Toscane. On trouve la forme Garaffo en Piémont et en Sicile. Dans cette dernière région, on rencontre aussi le féminin Garaffa (variante : Garrafa). Il s’agit d’une variante sicilienne du mot italien “caraffa” (= carafe), désignant sans doute un marchand de carafes.
Garaialde Nom basque également écrit Garayalde. Le mot garai évoque l’idée de hauteur, mais il peut aussi désigner un grenier, souvent sur pilotis. Donc, soit le lieu situé près d’une hauteur, soit un ensemble de greniers.
Garambois Surtout porté dans les Hautes-Alpes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Garambod (garan = prêt + bod = messager). Ce nom est à l’origine de la commune de Grambois (84), comme le souligne le dictionnaire de M.T. Morlet.
Garan Nom difficile à localiser, qui semble être au départ un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine wara = protection.
Garand Le nom, assez fréquent, est porté notamment dans l’Indre-et-Loire (également 76, 43). Variante : Garant (87, 63), Garrand, Garrant. Le sens juridique de ‘garant’, proposé par Dauzat, ne semble pas très satisfaisant pour un nom aussi répandu et ayant donné naissance à plusieurs diminutifs : Garandeau, Garrandeau (85, 79, 17), Garandel (22, 44, 76), Garandet (63), Garanton (44). Il y a de fortes chances pour que ce soit un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine wara (= protection). A noter aussi le terme régional garande (= garenne), qui peut expliquer certains des diminutifs.
Garans Désigne celui qui est originaire du hameau de Garans, dans les Landes (commune de Gaas). Le sens du toponyme est obscur.
Garat Nom fréquent dans les Pyrénées-Atlantiques, rencontré aussi en Vendée et dans la Haute-Vienne. Variantes ou formes voisines : Garate, Garatain, Garatens, Garatin. Dans le Sud-Ouest, c’est un toponyme basque désignant un lieu élevé. Garat est aussi le nom d’une commune de la Charente (sans doute avec le sens de terre en jachère, guéret, occitan garait).
Garau voir Grau.
Garaud Nom de personne d’origine germanique (voir Grau) porté notamment dans l’Ariège et la Haute-Garonne, ainsi qu’en Limousin. Variantes : Garau (66), Garault (35, 79), Garaut (18, 45) et sans doute Garaux (80, 59). Matronyme : Garaude (23). Formes italiennes ou latinisées : Garaudi, Garaudy (83, 13). Diminutifs : Garaudeau (85, 86), Garaudeaux (08, 02), Garaudel, Garaudelle (55), Garaudet (21).
Garavel Nom porté en Savoie et dans le Dauphiné, que l’on retrouve en Italie sous les formes Garavello, Garavelli. Semble désigner un lieu où pousse l’églantier (garrabier en occitan), hypothèse qui reste cependant à confirmer.
Garbajosa Désigne celui qui est originaire de Garbajosa, village espagnol de la province de Guadalajara.
Garbay Nom fréquent dans les Landes et les départements voisins. C’est un toponyme, de nombreux hameaux s’appelant Garbay ou lou Garbay dans les Landes (une dizaine de hameaux), le Gers et la Gironde. Sens du toponyme : meule de gerbes.
Garbé Egalement Garbe. Nom assez fréquent en Picardie. Avec ou sans accent, le nom renvoie à une forme picarde du mot gerbe, soit comme toponyme, soit pour désigner celui qui faisait les gerbes.
Garbin Nom surtout porté dans les Alpes-Maritimes, rencontré aussi en Savoie. Correspond sans doute à l’italien Garbino, diminutif de Garbo, qui peut évoquer le loriot (oiseau) ou être un nom de personne d’origine germanique. A noter que M.T. Morlet pense pour Garbin à un diminutif de garbe (= gerbe).
Garboud Porté dans l’Isère, le nom est rare. C’est un nom de personne d’origine germanique, Garbaldus dans le cartulaire d’Ainay, formé sur les racines “gari” (= lance) et “bald, bold” (= audacieux). En composition : Garboud-Billot.
Garby Si le nom est français, il doit venir du Massif Central (43) et être un dérivé du mot gerbe. Donc un lieu où l’on mettait les gerbes, où il y avait des meules. Mais il peut avoir d’autres origines. A noter la présence de deux localités portant ce nom en Pologne.
Garcel Le nom est rare et difficile à situer géographiquement. On le rencontre plus couramment sous la forme Garceau (33, 66 notamment). C’est un diminutif du mot gars, qui désignait au moyen âge un valet, un domestique.
Garcès, Garces Nom assez répandu en Béarn. On le considère comme un diminutif de filiation formé sur Garcia (voir ce nom).
Garcia, Garcies Le nom de famille le plus porté dans les P-O. Ancien nom de baptême castillan, dont l’étymologie demeure obscure. D’origine préromane, il serait basque ou ibère. Son énorme succès en Espagne est un peu une énigme. Il est mentionné pour la première fois dans les textes au Xe siècle (Garsea, 913). Si l’on admet l’origine basque, la forme primitive pourrait avoir été Harcia, à rattacher éventuellement à hartz = ours. Cette dernière idée ne manque pas de charme, surtout si l’on pense à Lope (= le loup), autre nom de baptême castillan très répandu. Autrement dit, pour leur force et leur fierté, ces deux animaux sauvages, le loup et l’ours, auraient concurrencé devant les fonts baptismaux tous les autres noms d’origine chrétienne ou germanique.
Garcin Fréquent en 04 et en 05, c’est un diminutif de gars. Mais attention, ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que le nom prend peu à peu son sens actuel. Au moyen âge, il désignait en principe un valet.
Garcion Nom porté dans la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire. Il devrait s’agir d’un diminutif de Gars, Garçon (voir Garçon).
Garçon Surtout porté dans l’Ouest (35, 44), c’est le cas-régime de gars, le terme désignant le plus souvent au moyen âge un valet.
Garda Porté dans le nord de l’Italie (Lombardie, Piémont), désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Garda : on pensera notamment à la commune de la province de Vérone qui a donné son nom au lac de Garde, mais le toponyme est fréquent en Italie du Nord. Signification : poste de guet, forteresse sur une hauteur.
Garde, Gardes Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Garde(s), toponyme très fréquent dans la moitié sud de la France (voir Lagarde pour le sens). Le nom Garde est surtout porté dans le Forez et le Lyonnais. On trouve les Gardes dans le Sud-Ouest.
Gardel, Gardeil Nom surtout présent dans le Sud-Ouest. Il s’agit sans doute d’un nom de personne formé sur la racine germanique ward (wardon = regarder, puis surveiller, garder), qui est à l’origine du verbe garder.
Gardenia Porté en Italie, où il est très rare, le nom peut aussi s’écrire Cardenia. Dans les deux cas, il renvoie au gardénia, et paraît avoir été donné comme nom de famille à des enfants trouvées.
Gardère, Lagardère Patronymes gascons désignant celui qui est originaire d’un lieu-dit la Gardère, toponyme fréquent désignant une tour de guet, une petite fortification. On rencontre notamment les communes de Gardères dans les Hautes-Pyrénées et de Lagardère dans le Gers.
Gardey Nom surtout porté dans les Hautes-Pyrénées, mais présent également en Bourgogne et dans la Haute-Loire. Correspond sans doute à un nom signifiant poste de garde, soit utilisé comme toponyme, soit désignant une activité.
Gardez Porté dans le département du Nord, c’est une variante de Gardet (= celui qui monte la garde, ou petite tour de garde, petite fortification). Le nom Gardet est pourt sa part très répandu dans le Forez et en Savoie, mais on le trouve aussi dans le nord de la France et en Belgique.
Gardie Si le nom est méridional, on y verra un toponyme avec le sens de “poste de guet” (occitan “gardia”). Mais c’est dans la Manche qu’il est le plus répandu, et il n’est pas sûr que le sens y soit le même (on peut aussi envisager un dérivé de “gard” = jardin).
Gardien Le nom a dû désigner celui qui montait la garde. C’est en Savoie et dans la Vienne qu’il est le plus répandu. Diminutif : Gardiennet (10, 52, 54).
Gardille Rencontré dans le Massif Central, ce nom est au départ un toponyme, désignant une petite tour de guet (sens habituel du nom garde dans la toponymie occitane).
Gardin Variante de Jardin (voir ce nom) portée en Normandie (50, 14) et dans le Nord. Dérivé : Gardinier (Picardie).
Gardner Nom de famille anglais qui correspond au métier de jardinier.
Gardrinier Nom rare porté dans l’Ille-et-Vilaine. Sens incertain. Peut-être une déformation de Gardinier (= jardinier).
Gareau Porté dans l’Ouest et le Pas-de-Calais, c’est sans doute une variante de Garaud, Garault, nom de personne d’origine germanique (Garwald : gari = lance + waldan = gouverner). Autre possibilité : une forme vocalisée de Garel (voir ce nom).

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