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Noms commençant par G

Ga-Gareau
Garel-Gehay
Gehenne-Gigat
Gigault-Goerens
Goerg-Goutet
Goutetoquet-Grieu
Griffard-Guhur
Guiard-Gydé

Garel Fréquent dans le Morbihan, pourrait correspondre au breton kaerell (= belette). Il peut aussi s’agir d’un surnom donné à un boiteux (dérivé de l’ancien français gare = jambe). Autre sens : bigarré, aux cheveux poivre et sel.
Garenaux Porté dans le Pas-de-Calais, c’est un nom de sens incertain. Paut-être une variante de Garnaud (voir ce nom).
Garescher Le nom est porté dans l’île d’Haïti. C’est l’équivalent de Garesché, porté dans l’Ille-et-Vilaine, présent autrefois dans les Charentes. Sens obscur.
Garet Surtout porté en Picardie (02, 60), le nom se rencontre aussi sous la forme Garest (80, 62). C’est un toponyme, variante de guéret (= terre labourée non ensemencée).
Garfagnini Porté en Toscane, ce nom italien désigne celui qui est originaire de la Garfagnana, région montagneuse de la province de Lucques.
Garfunkel Essentiellement porté par des juifs askhénazes, le nom signifie diamant, escarboucle (moyen-haut-allemand carbunkel), et a été donné par métonymie à un joaillier. Variantes : Gorfinkel, Garfinkel.
Gargaros Surtout porté dans le Tarn, devrait désigner celui qui est originaire de Gargaros, hameau de la commune de Centrès, dans l’Aveyron (non loin du département du Tarn). Le sens du toponyme est incertain, mais il pourrait être formé sur la racine oronymique *gar (voir Garros).
Gargaud Nom limousin, qui semble formé sur la racine garg (= gorge) et qui pourrait être un sobriquet s’appliquant à un gros mangeur.
Gargoët Très rare et porté en Alsace depuis le XIXe siècle, devrait être une déformation du nom breton Cargoët (voir ce nom).
Gargoly Le nom est porté en Dordogne et en Corrèze. Il faut sans doute le rapprocher de l’occitan gargolh (gargouillement, bruit d’eau agitée), et il devrait s’agir d’un toponyme.
Gargowitsch Également écrit Gargowitch, Gargowitz, le nom paraît d’origine polonaise. Il est formé avec le suffixe filiatif -owicz sur un ancien nom de personne qui serait Garge (nom germanique selon Hoffman, voir bibliographie).
Garguilo Nom rencontré aujourd’hui dans les Bouches-du-Rhône ou à Toulouse, dont la plupart des porteurs viennent d’Algérie et sont originaires d’Italie (île de Procida, près de Naples). Variante : Garguillo. C’est une autre forme de Gargiulo (de même que Giuseppe devient parfois Guiseppe), un nom répandu dans toute l’Italie, omniprésent dans la région napolitaine, et qui signifierait “joli, mignon”.
Garibaldi Nom italien surtout porté dans le Piémont, la Lombardie et la Ligurie. C’est un nom de personne d’origine germanique, Garibald (gari = lance + bald = audacieux). Le même nom germanique a donné la forme Garibal dans le Tarn et l’Aveyron.
Garibotto Nom italien assez rare porté exclusivement en Ligurie. Variantes : Garibotti, Garribotto. Sens incertain : peut-être un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gariboldo, Garibaldo (voir Garibaldi).
Garidou Surtout porté dans les Pyrénées-Orientales (Port-Vendres), le nom semble à rapprocher du catalan garrit et du castillan garrido (= joli, agréable). On pensera aussi à un diminutif de l’occitan garida (= guérite, poste de garde).
Garieri Nom italien originaire de Calabre (province de Catanzaro). Il semble possible de le rapprocher des noms Gareri, Careri, renvoyant peut-être au métier de tisserand en soie (de l’arabe “Harrâr”), ou encore à la commune calabraise de Careri. À envisager aussi une variante du nom Carrieri, fréquent dans les Pouilles, qui désigne un charretier, un conducteur de char.
Garignon, Le Garignon Nom porté en Bretagne (22, 29). Il pourrait s’agir d’une variante du mot “carillon” (également “carignon”, ancien français “quaregnon”), et donc du surnom donné à un sonneur de cloches. À noter cependant que le mot “garignon” est attesté en moyen français pour désigner un osselet, et donc il pourrait s’agir d’un surnom pour un joueur d’osselets.
Garin Nom de personne d’origine germanique, Warino (< wara = protection), porté notamment en Rhône-Alpes, dans le Nord et en Bretagne (56, 29). On le rencontre dans d’autres régions sous la forme Guérin. Formes italiennes : Garino (Piémont), Garini (Lombardie). Diminutifs : Garinand (42), Garinaud (16), Garineau (24), Garineaud (17), Garinet (51, 55), Gariniaux (62), Garinot (15, 73).
Gariod Patronyme savoyard, rencontré aussi sous la forme Garioud. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, formé sur les racines gari (= lance) ou wari (= protection) et waldan (= gouverner). Reste à savoir si un tel nom est documenté. Autre possibilité : Gariwulf (wulf = loup).
Garion Nom porté en Bretagne (22), dans la Sarthe et dans les Vosges. Il semble s’agir d’une contraction de Garillon (88, 27), qui lui-même devrait être une variante de Carillon (surnom d’un sonneur de cloches).
Garitey Nom porté en Gironde. Variante : Garritey. On rencontre dans la même région la forme voisine Gariteau. On me signale aussi une forme ancienne Gariteai. Sens incertain : on peut penser à une variante de Caritey (= charité, nom souvent donné à des hospices médiévaux). A noter cependant à Saint-Sauveur (33) l’existence du hameau le Garit du Gay, qui laisse supposer un nom ‘garit’ dont le sens ne m’est pas connu.
Garmont Variante du nom de personne Germond (voir ce nom) portée surtout dans la Seine-et-Marne. Autres formes : Garmon, Garmond.
Garnache Surtout porté dans le Doubs, le nom désignait en ancien français une sorte de long sarrau qui se mettait par dessus le surcot. Sans doute un surnom donné au porteur de ce vêtement. A noter éventuellement la commune de la Garnache, mais elle se trouve en Vendée (il existe aussi un hameau portant ce nom dans la Sarthe).
Garnaud Nom de personne d’origine germanique, Warinwald (warin = protection + wald = gouvernement, qui gouverne). On peut aussi envisager un diminutif de Garnier. Le nom est surtout porté dans la Vienne et la Charente, où l’on trouve aussi la variante Garnault. Autres formes : Garnaux (71), Garneau (41, 86, 79), Garneaux (51), Garneaud. Le nom Garnaudie (24) est un dérivé désignant la ferme ou le domaine de Garnaud. Autre dérivé : Garnaudier (07, 83).
Garnavault Nom surtout porté dans la Mayenne. Variantes : Garnavaux, Garnaveaux, Garnevault (on trouve aussi la forme Garnavot en Bourgogne). Il devrait s’agir d’un nom de personne germanique, à rapprocher de Warinwald (cité par M.-T. Morlet : warin = protection + waldan = gouverner).
Garner C’est dans la plupart des cas l’équivalent anglais du français Garnier, nom de personne d’origine germanique (Warinhari : wara = protection + hari = armée). Autre solution : forme contractée de gardener (= jardinier).
Garnereau Diminutif rare de Garnier (voir ce nom) porté en Charente-Maritime. Avec d’autres suffixes : Garneret (25, 88, 71), Garnerin, Garnerot (10, 89), Garneron (36, 58) et sans doute Garnery (70), qui peut aussi être une latinisation de Garnier.
Garnesson Porté dans la Marne, le nom se rencontre dans les Ardennes sous la forme Warnesson. Il devrait s’agir d’un diminutif de Garnier ou de Garin (Guérin), noms de personnes d’origine germanique.
Garniaux Diminutif de Garnier ou variante de Garnaud (voir ces noms), le patronyme semble originaire de la Haute-Saône.
Garniel Diminutif de Garnier (voir ce nom) rencontré surtout dans le Morbihan.
Garnier Nom de personne d’origine germanique, Warinhari (warin = protection + hari = armée). Nom très répandu dans l’Ouest (35, 53), ainsi que dans la région lyonnaise et en Franche-Comté.
Garnotel Surtout porté dans la Marne, c’est un diminutif de Garnot (77, 89), lui-même probable diminutif de Garnier (voir ce nom).
Garnung Un nom présent dans le Sud-Ouest (33, 65), qui est assez étonnant par sa finale aux allures germaniques. Aucune idée précise quant à sa signification. Peut-être une variante de Garnon (diminutif de Garnaud, voir ce nom), mais je suis loin d’en être sûr, d’autant que cela n’explique pas le g final.
Garo Surtout porté dans le Finistère (variante : Garoff), le nom correspond sans doute au breton garv (= rude, âpre), surnom possible pour un homme au caractère peu agréable.
Garochau Nom rare porté dans les Yvelines. C’est un diminutif de Garoche (22, 45), nom de sens incertain. M.T. Morlet fait de ces noms (par exemple Garruchet ou Garruchot dans la Nièvre) des dérivés de l’ancien français ‘garre’ (= bigarré). A noter l’existence d’un hameau Garochaud à Nieul-le-Virouil (17).
Garofalo Nom italien, rencontré aussi sous la forme Garofano. On peut évidemment penser à l’oeillet (italien garofano), mais il semble étonnant que cette fleur ait donné naissance à un patronyme aussi répandu. En fait, le nom étant surtout porté dans le sud de l’Italie, il vaut mieux se tourner vers le sicilien ou calabrais garofalu, qui évoque des eaux tourbillonnantes. Ce serait donc un toponyme.
Garoutte Le nom se rencontre dans les Bouches-du-Rhône. Variante : Garoute. Il correspond à l’occitan gairota, garota, variété de gesse (en français jarosse), et a dû désigner un pâturage où cette plante abondait.
Garrabé Nom du sud-ouest, qui désigne l’églantier (en occitan garrabier). Etymologie incertaine, sans doute liée au basque gaparra (= roncier), qui a donné en catalan gavarra, gavarrera. Le V s’est transformé en B, et il y a eu une métathèse, assez fréquente en Languedoc, entre le B et le R.
Garreau Nom surtout rencontré dans la Sarthe et la Vienne. Voir Gareau pour le sens. Variantes : Garrau (33), Garraud (23, 87), Garrault (53, 86), Garraut (50, 89), Garraux (35, 59), Garreaud (24, 17), Garreault (79), Garreaux (72).
Garreta Sobriquet désignant une personne petite, courte sur pattes. Ce nom est formé sur le mot catalan garra (=jambe, jarret) avec le suffixe diminutif -ETA.
Garrey Le nom est porté en Saône-et-Loire ainsi que dans le Sud-Ouest. Il semble que ce soit dans tous les cas un toponyme. Pour le Sud-Ouest, on pensera à la commune de Garrey, dans les Landes (peut-être lieu où pousse le chêne). En Bourgogne, il pourrait s’agir d’une variante de Garet, Garret (= guéret, jachère).
Garriga Variante de Garrigue (voir ce nom) portée notamment en Béarn et en Roussillon.
Garrigou Diminutif de Garrigue (voir ce nom) surtout porté dans l’Aveyron. Variante : Garrigoux (Cantal).
Garrigue Toponyme désignant toute terre inculte (origine préromane : *garrica, au départ chêne kermès). Fréquent comme nom de famille dans le Limousin, le Sud-Ouest et les Pyrénées-Orientales. Variante : Garrigues (Rouergue).
Garriou Le nom est porté dans l’Ouest (44, 85). Variantes : Gariou, Garrioux. On trouve en Savoie les formes Garioud, Garrioud. On peut penser à un nom de personne d’origine germanique (Gariwulf), mais les autres possibilités ne manquent pas (voir les divers noms commençant par Garr-).
Garrivet Nom rencontré aux confins du Berry et de la Touraine. Il s’agit d’un toponyme désignant un lieu où abonde l’églantier. On trouve plus au sud la forme Garravet, dont Garrivet semble être une variante par dissimilation. A noter l’existence du hameau des Garivets à Veuil (36).
Garros Nom surtout porté dans le Gers, rencontré aussi en Haute-Garonne. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Garros, toponyme fréquent dans le Sud-Ouest et qui évoque un endroit rocheux, un rocher escarpé (racine pré-indo-européenne *gar, *car). Variante : Garos (64).
Garrouj Nom berbère marocain, également écrit Guerrouj, El Guerrouj. Sens incertain, mais il semble s’agir d’une variante de Guerrouch, désignant le chêne vert (akerruc). À noter cependant qu’un ouvrage sur les prénoms kabyles mentionne le nom Gueruj, pour lequel il donne le sens de “peau de chèvre séchée”. Une autre source donne le sens de “trésor caché”. On trouve les formes Guerroudj et Ouguerroudj (fils de Guerroudj) en Algérie.
Garrouste Porté notamment dans l’Aude et le Tarn, le nom peut désigner en occitan soit une variété de vesce, soit des chênes rabougris, une garrigue (sens qui paraît préférable), ou encore un terrain meuble (sens attesté dans le Cantal). C’est de toute façon ici un toponyme devenu nom de famille. Variante : Garoste (47, 40, 32). Diminutif : Garroustet (34, 12). De nombreux hameaux s’appellent (la) Garrouste, Garroustes.
Garrouy Nom porté dans la Sarthe. Variantes : Garouis, Garroui. Il pourrait s’agir d’un toponyme, mais dans le Sud-Ouest, où il évoque le chêne vert ou le chêne kermès : un hameau s’appelle le Garrouy à Castera-Verduzan (32). Si le nom est vraiment originaire de la Sarthe, il faut trouver une autre solution, peut-être un ancien nom de personne : un nommé Geroyus est mentionné dans le cartulaire de l’évêché du Mans.
Garry Nom surtout porté dans la Mayenne et la Sarthe. Il semble s’agir d’une variante ou d’un diminutif de Garin (voir ce nom). On rencontre souvent le nom en Angleterre, mais aussi en Irlande (variantes Geary, O’Geary), où il correspond au nom de personne gaélique Gadhra (racine gadhar = mâtin).
Gars, Le Gars Le breton gars correspond au français jars (mâle de l’oie). Il s’agit d’un sobriquet dont le sens est difficile à définir : individu hargneux selon les uns, personnage niais selon les autres. Le second sens présente cependant l’avantage d’être attesté en Bretagne, mais rien ne permet d’en faire une certitude.
Garsault Surtout porté dans le Cher, devrait être un diminutif du mot “gars”. Voir Garcel pour le sens. Formes voisines : Garsau (66), Garsaud, Garseau (33), Garseaux (59), Garsiot (18), Garsot (57).
Gartisser Surtout porté dans la Moselle, le nom est plus fréquent sous la forme Gartiser. Je n’en connais pas la signification.
Garvenès Ou Garvénès, Garvenes. Nom de famille assz rare porté dans les Côtes-d’Armor. A. Deshayes (voir bibliographie) pense qu’il désigne celui qui est originaire de Garvenez, hameau à Trémargat (22). Dans ce cas, le mot pourrait être formé de “garv” (= rude), et du terme “enez” (= île, lieu situé dans un méandre). Reste à savoir si c’est bien le toponyme qui est à l’origine du nom de famille, et non l’inverse.
Gary Variante de Garin (voir ce nom) portée dans le Sud-Ouest (46, 47, 82), également écrite Guary.
Garza Très répandu en Espagne, c’est une variante de Garcia (voir ce nom).
Gas Surtout porté dans le Gard, c’est un toponyme ayant le sens de gué. Lorsque le nom se rencontre en Alsace-Lorraine, c’est une variante de Gass (Gasse = rue, chemin).
Gasc, Gasch Celui qui est originaire du Pays basque ou de Gascogne. Le nom est surtout porté dans le Rouergue (81, 82), on le trouve aussi dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Guasch. Formes similaires : Gascó, Gascón (Catalogne, Espagne), Gasco (Piémont, Ligurie).
Gascard Surtout porté dans la Haute-Marne, le nom a pu désigner un Gascon, mais en Champagne le mot “gascar” a le sens de “mare”, qui paraît préférable. C’est ce même sens qu’on retiendra pour le nom voisin Gaschard, rencontré dans la Vienne, département où un hameau s’appelle le Gaschard (commune de Valdivienne) et un autre Gaschard (Quéaux).
Gaschet Le nom est porté dans la Sarthe et le Maine-et-Loire, ainsi que dans la Vienne. Sans doute un toponyme avec le sens de terrain bourbeux (voir Gachet pour d’autres possibilités).
Gascon Porté notamment dans l’Ardèche, désigne celui qui est originaire de Gascogne. Avec le même sens : Gascogne (31, 64), Gascoin (44, 76), Gascouin (80), Gascoign, Gascoigne (Angleterre).
Gasiglia Porté notamment dans la région niçoise, le nom est une variante de Casiglia (nom surtout porté en Sicile), sans doute diminutif de casa (= maison).
Gaska Nom qui désigne en polonais un oison (petit de l’oie).
Gaslonde Nom porté dans la Manche et le Calvados. Désigne celui qui est originaire de Gaslonde, nom de deux hameaux à Lessay, dans la Manche (Gaslonde et le Petit Gaslonde).
Gasmi Nom arabe signifiant de Kacem, de celui qui partage (qâsim). Kacem était le fils aîné de Mohammed, mort en bas âge comme ses frères.
Gasnier Déformation de Garnier (voir ce nom) typique du Maine (rn > sn), où ce patronyme est très répandu. Diminutif : Gasnereau.
Gaspais Le nom est surtout porté dans le Morbihan et s’écrit aussi Gapais, Gapaix. Aucune idée, sinon une éventuelle variante du prénom Gaspar.
Gaspard, Gaspar Nom de baptême, qui a été popularisé par l’un des trois rois mages. La forme latine, Gaspar, -aris, renvoie à un mot hébreu d’origine iranienne gizbar (= celui qui porte un trésor).
Gasperoni Dérivé (en principe augmentatif) de l’italien Gaspero, variante de Gasparo, Gaspari (= Gaspard, voir ce nom) rencontrée surtout dans le Trentin. Autres dérivés : Gasparato, Gaspardino, Gasparetti, Gasparin, Gasparini, Gasparoli, Gasparoni, Gasparotti, Gasperetti, Gasperini.
Gasq, Gasque Nom rencontré notamment dans les Cévennes. Désigne celui qui est originaire de Gascogne (au Moyen Âge, Gasc, Gasq était le cas-sujet, et Gascon le cas-régime). La forme De Gasque, rencontrée autrefois en Picardie, semble avoir le même sens, sans doute avec un article flamand (= le Gascon). Diminutifs : Gasquet (13, 83, 19), Gasqueton (33).
Gassat Nom très rare, que les plus anciennes mentions connues situent dans la Moselle. Sens incertain. Apparemment un dérivé de Gasse, terme qui en France désigne souvent un lieu boueux, marécageux, et qui en allemand a le sens de ruelle, chemin étroit (mais le suffixe -at laisse penser que l’origine n’est pas allemande).
Gasser Fréquent en Alsace et dans la Moselle, c’est un dérivé de l’allemand Gasse (= petite rue, chemin, allée), désignant celui qui habite près de la rue ou du chemin. Avec le même sens : Gass, Gassman, Gassmann, Gassenmann, Gassner, Gassener.
Gassiebayle Nom de famille composé formé de Gassie (voir Gassiot) et de Bayle (= bailli, représentant du seigneur dans la commune). Le second élément s’est sans doute ajouté au premier pour éviter des homonymies. Le nom est originaire du Béarn.
Gassion Nom surtout porté dans le Calvados. Signification incertaine : on pense ausitôt à un nom de localité, car il existe de nombreux hameaux appelés Gassion, mais ils se trouvent tous en Aquitaine. Il existe certes un hameau appelé le Lieu Gassion au Molay-Littry (14), mais celui-ci semble formé à partir du nom de famille.
Gassiot Nom fréquent en Béarn (64, 40). C’est un diminutif de Gassie, nom de personne médiéval dont on pense qu’il est l’équivalent gascon de l’espagnol Garcia (voir ce nom), les deux noms semblant avoir une origine basque.
Gassó Nom catalan rencontré aussi sous la forme Gasó. Son sens est incertain. Il peut s’agir d’un diminutif de l’ancien catalan “gas”, équivalent du casillan “garzo” (= d’une couleur tirant sur le bleu, adjectif employé pour désigner la couleur des yeux). Cependant, divers auteurs envisagent aussi un dérivé du nom de personne Garcia, ou même un équivalent du français “garçon”.
Gast, Le Gast En principe, toponyme désignant une terre inculte (ancien français gast). A noter la commune du Gast, dans le Calvados. Cependant, c’est en Alsace que le patronyme Gast est le plus fréquent, et son sens y est tout différent : il signifie sans doute “l’étranger” (allemand Gast = hôte, voyageur, étranger). On trouve avec le même sens le dérivé Gaster.
Gastal Surtout porté dans l’Aveyron, c’est un nom de personne d’origine germanique (voir Gastaud pour le sens).
Gastaldo Patronyme italien surtout porté en Piémont. C’est un nom de personne d’origine germanique (voir Gastaud pour le sens). Variantes : Gastaldi, Gastaldy. Diminutif : Gastaldello.
Gastaud Surtout porté dans le Sud-Est, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gastwald (gast = hôte + wald = qui gouverne).
Gasté Porté notamment dans le Maine-et-Loire (variante : Gâté), devrait être un toponyme évoquant une terre laissée en friche. Un hameau s’appelle Gasté à Grézillé (49), il est écrit Gastay sur la carte de Cassini.
Gastebled Nom porté dans le Calvados. Variantes : Gasteblet, Gasteblé, Gateblé, Gatebled. Désigne sans doute celui qui est originaire du hameau de Gastebled, à Anctoville (14). Voir Vatblé pour plus de précisions.
Gastebois Nom surtout porté dans la Manche. Plutôt qu’à un surnom désignant un mauvais menuisier, il faut sans doute penser à un ancien nom de localité. Le toponyme existe d’ailleurs dans le Sud-Ouest (hameaux dans la Dordogne et le Lot-et-Garonne), et pourrait désigner un bois dévasté, aux arbres de mauvaise qualité.
Gastelier Le nom est surtout porté dans la Vienne. Il est également présent à la Réunion (variante : Gastellier, portée aussi en Seine-et-Marne). Il désigne en ancien français un pâtissier. Avec le même sens : Gatelier (86, 77), Gatellier (45, 77).
Gastellu Nom basque rencontré aussi sous les formes Gastellou, Gastelu. Il désigne celui qui habite au château ou près du château (basque : gaztelu). En composition : Gastelluberry (le château neuf), Gastellussarry, Gastellussary (le château dans les broussailles, ou plutôt le château vieux, basque zaharr).
Gastesoleil Nom très rare porté dans la Dordogne, dont je ne trouve pas trace avant la fin du XVIIIe siècle. Il devrait correspondre à la ferme de Gaste-Soleil, située à Sainte-Eulalie-d’Eymet (24). Reste à savoir si le lieu-dit est antérieur au nom de famille, et à comprendre le sens exact de ce mot composé.
Gasthalter Le nom est surtout porté dans la Moselle. Variante : Gasthalder (54). Il a désigné un aubergiste, un hôtelier (terme bas-allemand ou dialectique, souvent rencontré dans les textes anciens). Le nom est formé sur Gast (= hôte, voyageur) et sur Halt (= repos, halte).
Gastineau Nom porté dans le Maine-et-Loire et la Mayenne, ainsi qu’en Loire-Atlantique. C’est un toponyme fréquent dans l’Ouest, désignant une terre en friche. Variantes : Gastinaud (16), Gastinault (44), Gastinaux, Gastineaux (62, 80), Gastinel (04, 83, 76).
Gastou Rencontré dans l’Aude et les départements voisins, c’est une autre forme de Gaston, un patronyme très répandu dans tout le Sud-Ouest, où il était porté par les comtes de Foix et les vicomtes de Béarn. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Gasto (racine gast = hôte).
Gastrin Patronyme porté à la Réunion. Variante : Gastrein. Je n’en connais pas la signification.
Gasull Nom catalan écrit aussi Gassull, Gasul. Sens incertain. On pourrait avoir affaire à un diminutif (suffixe -ull) de Garcia, nom de personne très répandu en Espagne, devenu Gassia en Catalogne.
Gasztowtt Patronyme dont l’origine semble se situer entre la Pologne et la Lithuanie. L’élément initial Gasz peut être rapproché du nom de baptême Gawel (= Gall, du latin Gallus), avec suffixation en -sz à partir de l’élément Ga-, mais aussi du polonais gach (= amoureux). Il pourrait aussi s’agir d’un toponyme (cf les communes de Gaszow et Gaszowice en Pologne).
Gatard Le nom est porté dans le Poitou et la Vendée. On le rencontre aussi sous la forme Gastard (56, 79). C’est un nom de personne d’origine germanique, Gasthard selon M.-T. Morlet (gast = hôte + hard = dur).
Gateau, Gâteau Voir Gatel mais surtout Gastaud pour le sens. Le nom est surtout porté en Saône-et-Loire, mais on le trouve dans d’autres régions (36, 28). Variantes : Gatault, Gateaud, Gateault, Gateaux, Gasteau, Gasteaud.
Gateclou C’est dans l’Orne que le nom est le plus répandu. Variantes : Gasteclou, Gatecloud, Gatecloux. Sans doute le surnom ironique d’un cloutier ou d’un menuisier (celui qui gâte, qui abîme les clous).
Gatefin Le nom est porté dans l’Indre, où on trouve aussi les formes Gatefait et Gatefoin. En ce qui concerne Gatefait, c’est le nom d’un hameau à Lignac (36). Reste à savoir si ces noms de famille ont un lien entre eux (et dans ce cas quel est le plus ancien). A priori, Gatefait pourrait désigner un mauvais portefaix (ou encore un bois où les fagots se gâtent), Gatefoin celui qui gâte le foin (ou un lieu où le foin se gâte), et Gatefin pourrait être l’équivalent de Gatevin (celui qui produit du mauvais vin ou une mauvaise vigne), mais j’y verrais plutôt une variante de Gatefoin (cf. l’occitan “fen” = foin).
Gatel Nom assez courant en Picardie, en Normandie et dans une partie de la Bretagne (35). Sans doute le surnom d’un pâtissier (gatel = gâteau), mais il n’est pas impossible qu’il s’agisse d’un toponyme, avec le sens de terre inculte (gast).
Gatepaille, Gâtepaille Nom porté dans l’Ouest. Peut désigner celui qui gâte la paille, mais il s’agit plutôt d’un toponyme évoquant un champ donnant peu de paille. Il existe un hameau appelé Gatepaille à Bains-sur-Oust (35). Variante : Gattepaille (44).
Gateu Porté dans les Pyrénées-Orientales, c’est à Caramany et à Trévillach que le nom était autrefois le plus fréquent (il était écrit Gateau à Trévillach en 1700). Voir Gatel pour le sens.
Gatien Porté notamment dans le Loir-et-Cher, c’est un nom de personne d’origine latine (Gatianus), popularisé par saint Gatien, qui aurait fait partie des sept missionnaires envoyés de Rome en Gaule par le pape Fabien, avant de devenir le premier évêque de Tours. Variante : Gassien (86).
Gatignol C’est dans le Puy-de-Dôme que le nom est le plus répandu. Variantes et formes similaires : Catignol, Gathignol, Gatiniol, Gatignole, Gatiniole. Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose un sobriquet qui signifierait en occitan “maussade, hargneux”. Un toponyme, à rapprocher de “gâtine” (= terre en friche), est cependant envisageable et me semble préférable. Mais je n’en trouve aucune trace en Auvergne. Un hameau s’appelle Gatignol, mais il se trouve dans le Lot. Il y a aussi dans le Centre des hameaux ou lieux-dits appelés (la) Gatignolle, (la) Catignolle.
Gatin Surtout porté en Loire-Atlantique, pourrait être un sobriquet (diminutif de gat = chat), mais on pensera aussi à un toponyme (diminutif de gast = terre inculte).
Gatipon-Bachette Un nom composé des Pyrénées-Atlantiques, dans lequel Gatipon n’est pas d’une grande clarté (peut-être un ancien prénom composé, Gacipont, formé de Gassies et de Pons). Quant à Bassette, c’est un toponyme désignant une petite mare, une petit ruisseau.
Gattechaut Nom rare porté notamment dans les Hautes-Alpes. Ce devrait être une variante du nom de personne d’origine germanique Gottschalk (voir ce nom). On peut aussi envisager un sobriquet pour un maçon (celui qui gâte la chaux).
Gattefossé Egalement écrit Gattefossey, plus rarement Gatefossé, le nom se rencontre en Bourgogne (21) et en Seine-et-Marne. On a tendance à un faire un surnom donné à celui qui travaille mal, qui gâte les fossés. Il pourrait cependant s’agir d’un toponyme, avec le sens de “fossé vide” (l’adjectif gast avait au moyen âge, entre autres sens, celui de “vide”). On trouve aussi les formes Gatefosse, Gattefosse.
Gatti Le nom est très répandu en Italie, en particulier dans le nord du pays (Lombardie notamment), il est également présent en Corse. Le singulier Gatto est plus méridional (Sicile, Pouilles), mais se rencontre aussi en Vénétie et en Piémont. On a en principe affaire à un surnom évoquant le chat (italien “gatto”). On peut cependant être surpris par la fréquence d’un tel surnom, raison pour laquelle on a parfois envisagé d’autres possibilités, par exemple le nom de personne germanique Hato. Forme féminine : Gatta. Formes méridionales avec article : Lo Gatto, La Gatta. Forme sarde : Gattu. Dérivés : Gattini, Gattino, Gattinoni, Gattolin, Gattone, Gattoni.
Gatuingt Porté en Aquitaine, notamment dans les Landes (variante : Gatuing), c’est un nom assez obscur. A moins qu’il ne s’agisse d’un toponyme, on peut penser à un nom de personne d’origine germanique, Wadowin (wadi = sage + win = ami), à rapprocher de Gadoin (18, 86, 82), Gadouin (18, 76,70).
Gau Toponyme catalan désignant un gué (variantes : gual, güell). On trouve ainsi le lieu-dit el Gau à Amélie. On ne peut cependant négliger totalement la forme Gaus, nom de personne d’origine germanique (Gauso < Gaut = du peuple goth).
Gauben On rencontre le nom dans le Tarn-et-Garonne, où il s’écrit aussi Gaubens. Il semble que ce soit un ancien prénom, si on considère l’existence d’un hameau appelé Saint-Gaubens à Salies-de-Béarn (64). Ce pourrait être une déformation de Gaudens (voir ce nom). Le patronyme Gauben est également présent dans l’Aube : difficile de se prononcer sans avoir de certitude sur l’origine géographique exacte.
Gaubert Nom de personne d’origine germanique, Gautberht (gaut = goth + berht = brillant, illustre) ou Waliberht (walah = étranger). C’est dans l’Aveyron qu’il est le plus répandu, ainsi que dans la Haute-Garonne. On le rencontre également en Bretagne (22).
Gaubiac Nom porté dans le Gard au moins depuis le début du XVIIe siècle, désigne certainement celui qui est originaire d’une ancienne localité portant ce nom (suffixe -acum servant à former des noms de domaine). Aucun lieu actuel ne semble correspondre, hélas.
Gauchais Très rare et porté dans l’Ouest (35, 49), devrait désigner celui qui est originaire de Gauchais, hameau du Mihinic-sur-Rance (35). Voir Gauchy pour le sens du toponyme.
Gauchard Patronyme rencontré dans l’Ouest (61, 35, 53). C’est un nom de personne d’origine germanique *Walhard (walh = étranger + hard = dur).
Gauche Assez fréquent en Meurthe-et-Moselle, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine walah (= étranger).
Gaucher Contrairement aux apparences, ce patronyme surtout porté dans le Centre (45, 18) ne désigne pas un gaucher (l’adjectif gauschier n’apparaît dans la langue qu’au XVe siècle). C’est un nom de personne d’origine germanique, Walhari (walh = étranger + hari = armée). Il existe d’ailleurs un saint Gaucher qui a vécu en Limousin au XIIe siècle. Diminutifs : Gaucherel, Gaucherelle (59, 60), Gaucherin (61), Gaucheron (28), Gaucherot (52). Variante : Gauchier (07, 71, 64).
Gaucherand Surtout porté dans l’Ardèche, c’est une variante de Gausseran, Gausserand (12, 31, 81, 83), nom de personne d’origine germanique (Gautahramn : gaut = du peuple goth + hramn = corbeau). Notons cependant que, pour Gaucherand, M.T. Morlet propose le nom Wahlhramn, dans lequel la première racine signifie ‘étranger’.
Gauchet Diminutif du nom de personne d’origine germanique Gauche (racine walah = étranger), le patronyme est porté dans la Manche, l’Aisne, le Loiret et la Loire-Atlantique. Variantes : Gauchez (51, 52, 59), Gauchey (21, 70, 25). Avec d’autres suffixes : Gauchat (01), Gauchin (80, également nom de deux communes du Pas-de-Calais), Gauchon (87, 86, 69), Gauchot (89, 58), Gauchotte (55).
Gauchy Désigne celui qui est originaire de Gauchy, nom d’une commune de l’Aisne. Signification possible : le domaine de Gallicius, nom d’homme latin (Dauzat-Rostaing).
Gaud Surtout porté dans la Vienne et la Haute-Savoie, c’est un nom de personne d’origine germanique, Waldo (racine waldan = gouverner). Autre possibilité : un toponyme (voir Gault).
Gaudebert Nom de personne d’origine germanique, Waldeberht (waldan = gouverner + berht = brillant), porté autrefois dans l’Indre. On le trouve aussi sous la forme Gaudibert (84, 26).
Gaudefroy Variante de Godefroy (voir ce nom) fréquente en Picardie. Formes voisines : Gaudefroi (19), Gaudefroix (33), Gaudeffroy (18, 86).
Gaudelot Un nom du nord de la France (02, 59), qui admet la variante Godelot. On peut penser à un diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, soit Gaud (Waldo < waldan = gouverner), soit God (god = dieu). Mais il y a bien d’autres possibilités pour tous ces noms en Gaud-, God-. Par exemple un diminutif de l’ancien français gaudel (= joyeux), ou encore de godel (= mignon, mais aussi nigaud). On n’a que l’embarras du choix !
Gaudens On rencontre le nom dans le Gers, mais c’est à la Réunion qu’il est le plus porté aujourd’hui. Il s’agit d’un nom de personne d’origine latine (participe présent du verbe gaudere = se réjouir), popularisé par un saint qui aurait été martyrisé à Toulouse en 475. Plusieurs localités s’appellent Saint-Gaudens, la plus connue étant une ville de la Haute-Garonne. Variantes : Gauzens, Gauzin, Gauzins (46).
Gaudéric Porté dans le Tarn et la Haute-Garonne, c’est une autre forme du prénom Gaudérique (germanique Waldric : waldan = gouverner + ric = puissant), popularisé par un saint originaire de Comminges et qui aurait vécu au IXe siècle : ses reliques sont vénérées en Roussillon, où elles sont censées apporter la pluie aux paysans.
Gaudet Surtout présent dans l’Ain et la Saône-et-Loire, c’est un diminutif de Gaud, ancien nom de personne d’origine germanique (Waldo, du verbe waldan = gouverner).
Gaudiano Surtout porté dans la moitié sud de l’Italie (Campanie, Basilicate et Pouilles), désigne celui qui est originaire de Gaudiano, nom d’une commune de la Basilicate (province de Potenza). Forme plurielle, plus rare : Gaudiani.
Gaudignon Diminutif de Gaudin ou Godin (voir ces noms). Assez rare, le nom est porté dans le Cher, la Bourgogne (21) et l’Allier, département dans lequel la forme Godignon (également 89) est plus répandue.
Gaudillière Porté dans la Saône-et-Loire (variantes : Gaudilière, Gaudillère), devrait désigner celui qui habite un lieu appelé la Gaudillière, dont je ne trouve pas trace dans cette région (un hameau s’appelle la Gaudilière, mais à Cerizay, dans les Deux-Sèvres). On trouve, toujours dans la Saône-et-Loire, les noms Gaudiller, Gaudillier, mais aussi Gaudillat, Gaudillet et Gaudillot. Tout ces noms semblent correspondre à l’ancien français “gaud, gaut” (= bois, forêt), ou au nom de personne germanique Gaudilo.
Gaudin Diminutif (suffixe -IN) du nom de personne d’origine germanique Gaud (Waldo = qui gouverne). Nom surtout porté dans l’Ouest (35, 44, 85). Voir aussi Godin pour une autre possibilité.
Gaudioz Porté dans l’Ain et la Haute-Savoie, c’est une variante de Gaudiot (52, 71), diminutif du nom de personne Gaud (voir Gaudet). Formes voisines : Gaudot (Bourgogne), Gaudoz (Ain).
Gaudissard Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans les Hautes-Alpes. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Gaudissart ou en est originaire. Le toponyme, très répandu dans les Alpes méridionales, a le sens de bois défriché. Variantes : Gaudissart (surtout portée dans l’Oise), Godissard, Godissart (Nord-Pas-de-Calais), Goudissard (05). Il semble que, dans le nord de la France (et aussi en Belgique), le sens ne soit pas le même : en effet le toponyme y est inconnu et plusieurs mentions médiévales montrent qu’il a été utilisé comme prénom. Ce devrait être un nom de personne germanique dont les racines restent à préciser (le premier élément étant sans doute god = dieu).
Gaudoin Le nom est porté dans la Creuse et dans la Somme (variante : Gauduin). C’est un nom de personne d’origine germanique, Waldwin, formé sur les racines “waldan” (= gouverner) et “win” (= ami).
Gaudreau Diminutif de Gaudier (= Gauthier) porté notamment dans l’Indre-et-Loire et en Charente-Maritime. Variantes : Gaudreault, Gaudreaux, Gaudriaud, Gaudriault.
Gaudron Surtout porté dans la Vienne et l’Indre-et-Loire, le nom se rencontre aussi en Lorraine. C’est un diminutif de Gaudier (89, 28), lui-même variante de Gauthier (voir ce nom). Forme voisine : Gauderon (74, 25).
Gaudry Porté notamment dans le Cher et la Saône-et-Loire, c’est un nom de personne d’origine germanique, Waldric (waldan = gouverner + ric = puissant). Diminutifs : Gaudriaud (17), Gaudriault (79), Gaudrillot, Gaudriot (71), Gaudrillet, Gaudrion.
Gauducheau Nom surtout porté en Vendée (variantes : Gauduchaud, Gauduchon). C’est un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gaud (Waldo < waldan = gouverner).
Gauffeny Nom porté dans les Côtes-d’Armor, où l’on trouve aussi les variantes Gauffenic, Gaufny. Désigne sans doute celui qui est originaire de Gauffeny, hameau à Pleudihen-sur-Rance (22).
Gauffier Porté surtout en Limousin, c’est un nom de personne d’origine germanique, Wulfhari (wulf = loup + hari = armée). Variantes : Gaufier (63, 17), Goffier (79, 63), Golfier (19, 63), Gouffier (49, 79), Goufier (49), Goulfié (47), Goulfier (24).
Gauffre Variante languedocienne de Joffre (voir ce nom) portée surtout dans l’Hérault. On trouve également le nom en Normandie, où il doit désigner un marchand de gaufres.
Gauffreteau C’est un diminutif de Gaudefroy, nom de personne d’origine germanique, Waldfrid (wald = qui gouverne + frid = paix) ou de Geoffroy (gaut = du peuple goth). On trouve le patronyme Gauffreteau et sa variante Gaufreteau surtout en Vendée et dans les Deux-Sèvres.
Gaufny Nom rare porté dans les Côtes-d’Armor. Il est plus fréquent sous la forme Gauffeny (voir ce nom).
Gauger C’est dans l’Aisne que le patronyme est le plus répandu. Il s’agit selon M.T. Morlet d’un nom de personne d’origine germanique, Waldgari (waldan = gouverner + gari = lance). On peut aussi penser à un toponyme avec le sens de “noyer” (ancien français “gauguier”, voir Dugauguez). Formes voisines : Gaugez (59), Gaugier (39).
Gaugry Le nom est surtout porté dans l’Indre (variante : Gaugris). C’est une contraction de Gauguery (36, 41), toponyme évoquant une plantation de noyers (gauguerie), gauguier étant un terme régional pour désigner le noyer. Le mot peut aussi évoquer la noix de galle (ou gaugue), utilisée autrefois en teinturerie.
Gauguin Nom rencontré notamment dans l’Yonne et le Loiret. Il pourrait s’agir d’un dérivé de l’ancien français galge, devenu ensuite gaugue (= noix de galle, utilisée autrefois pour la fabrication des teintures). Variantes : Gaugain (53, 49, 14), Gaugin (57, 37). A noter cependant que, pour la forme voisine Gaugoin (58, 10, 61), M.T. Morlet propose un nom de personne d’origine germanique, Gaugowin (gaug = gaut = du peuple goth + win = ami), qui pourrait finalement très bien convenir aussi pour Gauguin.
Gaujacq Surtout porté dans les Landes, désigne celui qui est originaire de la commune de Gaujacq, dans le même département. On trouve aussi dans le Sud-Ouest le nom Gaujac (33, 31, 09), qui renvoie soit à la même commune, soit à d’autres localités appelées Gaujac (24, 30, 32, 47). Signification : le domaine (suffixe -acum) de Gaudius, nom d’homme latin. Forme voisine : Gauyacq, nom d’un hameau (Gauyac) à Castetner (64).
Gaujard Nom de personne d’origine germanique formé sur la racine wald (waldan = gouverner). On le rencontre notamment dans le Loiret, la Meuse et l’Yonne.
Gaujarengues Le nom est porté dans le Tarn. Il désigne celui qui est originaire de Gaujarenque (ou Gaujarenques), hameau à Mirandol-Bourgnounac, dans le même département.
Gaul Nom rencontré dans le Pas-de-Calais et les Ardennes, présent aussi en Belgique et au Luxembourg. Semble correspondre au français gaule (longue perche), et pourrait donc être un sobriquet donné à une personne très longiligne. A moins qu’il faille faire le rapprochement avec l’allemand, où existent les formes Gohl (= chauve) et Göhl (moyen-bas-allemand gol = marécage).
Gaulandeau Nom rare porté dans le Loir-et-Cher. Sens incertain. C’est apparemment le diminutif d’un nom de personne. A envisager, peut-être, un rapprochement avec Jaulent (voir ce nom).
Gaulé Dérivé de gaule (= longue perche), pourrait être un surnom donné à une personne longue et maigre, mais ce n’est qu’une hypothèse.
Gaulin C’est dans les Landes que le nom est le plus répandu, on le trouve aussi dans la Sarthe et dans le Rhône. Variante : Gaullin (16, 49), Gaulain (71, 76). M.T. Morlet pense à une contraction de Gaudelin, nom de personne d’origine germanique, diminutif de Gaud (racine waldan = gouverner). On peut aussi envisager un diminutif de gaule (longue perche), surnom possible pour un homme long et maigre. A noter pour les Landes qu’un hameau s’appelle Gaulin à Saint-Sever. Autres hameaux à Neuvy-Grandchamp (71) et à La Balme-d’Épy (39).
Gaulmin Surtout porté dans l’Allier, le nom se rencontre aussi sous les formes Galmin (03), Gaumin (41) et sans doute aussi Gaulmy (36). Il s’agit d’un diminutif de Gaulme, Gaume (03, 25), considéré par M.-T. Morlet comme une forme régionale de Jacques. Un hypocoristique de noms d’origine germanique comme Galmier est également envisageable.
Gaulodin Nom très rare. Semble une variante par métathèse de Gaudelin, Gaudolin, diminutif du nom de personne d’origine germanique Gaud (racine waldan = gouverner).
Gault Deux possibilités : soit un nom de personne d’origine germanique, Waldo (waldan = gouverner), soit un toponyme désignant un bois, une forêt (également d’origine germanique, wald). Le nom est très répandu dans le Centre-Ouest (36, 79, 86).
Gaultier Variante de Gauthier (voir ce nom) portée surtout dans le Centre (36, 37) et le Centre-Ouest (49, 72), ainsi qu’en Bretagne (22, 35). Autre forme : Gaulthier (49, 36).
Gaulué Le nom semble originaire de l’Indre ou du Loir-et-Cher. Variantes : Gauluet, Goluet. Sens obscur.
Gaulupeau Porté dans la Sarthe depuis plusieurs siècles, semble une altération de noms tels que Galopaud, Galopeau, Galoppeau (16), qui ont dû, comme le mot “galopin” au Moyen Âge, désigner un messager (dérivé de “galop”).
Gaumer On rencontre le nom notamment dans l’Orne, la Mayenne et le Calvados. Variante : Gaumert (53). C’est une contraction de Gaudemer (53, 61, 72), nom de personne d’origine germanique (Waldemar : waldan = gouverner + mar = célèbre). Autres formes : Gaudemaire (61), Gaudemar, Gaudemard (04), Gaumard (23), Gaumart (62).
Gaumond Le nom est surtout porté dans la Loire (variante : Gaumon). On trouve la forme similaire Gaumont dans la Nièvre. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gautmund (gaut = du peuple goth + mund = protection). Dérivés : Gaumondie, Gaumondy (87), désignant sans doute la ferme ou le domaine de celui qui s’appelle Gaumond.
Gaumot Assez rare, le nom se rencontre notamment dans la Haute-Vienne et dans l’Allier. C’est un diminutif de Gaume, forme régionale du prénom Jacques. Avec d’autres suffixes : Gaumat (03), Gaumet (23, 71), Gaumiot (71), Gaumy (63, 03, 18).
Gauny Nom porté en Lorraine (55, 54). Rencontré aussi sous la forme Jauny, il désigne celui qui est originaire de Jaulny, commune de Meurthe-et-Moselle (également lieu-dit dans la Meuse).
Gaupin Porté notamment dans les Ardennes, semble un diminutif de gaupe, terme employé en moyen français pour désigner un souillon, une mauvaise femme, puis, sous la forme gaupinot, un fainéant.
Gauquelin Porté en Basse-Normandie (61, 14), c’est une autre forme de Vauquelin (voir ce nom). Variantes : Gauclain, Gauclin (72), Gauglin (28), Gauguelin (50).
Gaurier Probable variante de Gourier (voir ce nom), le nom de famille est surtout porté dans le centre (45, 41, 28). On le rencontre aussi en Charente-Maritime (variante : Gaurié).
Gauron Le nom est surtout porté dans les départements du Centre (28, 37, 41) ainsi qu’en Poitou-Charentes. Variante : Goron (35, 85). Forme ancienne : Gosron. Sens incertain. Le mot “goron” est attesté en ancien français avec le sens de “cochon” (cf. le mot “goret”), mais rien ne dit que ce soit la forme d’origine du nom de famille. En outre, on peut aussi considérer Goron comme un diminutif de Grégoire. Si on considère que c’est Gauron le forme la plus ancienne, on peut éventuellement penser à une variante de Gauteron (diminutif de Gautier) par amuïssement du t.
Gaury Surtout porté dans les Deux-Sèvres et en Vendée (variantes : Gaurit, Gaurie, Gaurry). Sens incertain : voir Gory. Diminutifs : Gauriat (18), Gauriau, Gaurieau (85), Gauriaud (17), Gauriault, Gaurichon (79).
Gaussand Nom porté dans le Loir-et-Cher (Vievy-le-Rayé), où il est assez rare. Variante : Gaussant. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine gaut (= du peuple goth), à rapprocher du flamand Goossen ou du méridional Gaussen, Gaussent (30, 48, 84). A noter aussi l’existence d’un village appelé Gaussan, mais il se trouve dans les Hautes-Pyrénées.
Gaussens Vu sa localisation dans la Haute-Garonne, le nom devrait être une variante de Gaudens (voir ce nom), à rapprocher de Gauzens (cf. la commune de Saint-Gauzens, dans le Tarn).
Gausson Le nom est surtout porté en Bretagne (22, 44), on le rencontre aussi dans l’Yonne. C’est le cas-régime de Gausse, nom de personne d’origine germanique (Gauzzo, racine gaut = du peuple goth). C’est aussi le nom d’une commune des Côtes-d’Armor, et donc de celui qui en est originaire.
Gauter Variante de Gautier, Gauthier (voir ce nom) surtout portée dans le Morbihan. La chute du i se retrouve dans les diminutifs Gautereau (77, 58), Gautereaud (24), Gauterin (01), Gauteron (47, 87), Gauteroux (24).
Gauteur Le nom est porté dans la Mayenne. Variantes : Gauteux, Gautheur, et sans doute Gauteul. Sens incertain : peut-être un dérivé de gaut (= bois, forêt dans cette région). Peut-être éventuellement un bon vivant (sens attesté pour gautier en ancien français).
Gauthard Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, formé sur les deux racines suivantes : 1 GAUT = du peuple goth , 2 HARD = dur. Il existe cependant une variante, qui consisterait à faire de la première racine la forme WALD (= qui gouverne). Mais le nom reste germanique.
Gautherin Diminutif de Gauthier (voir ce nom), que l’on trouve surtout dans les départements de l’Yonne, de la Nièvre et de l’Aube. Avec d’autres suffixes : Gautherat (68, 90), Gauthereau (89), Gautheret (01, 21), Gautherey (21), Gautheron (voir ce nom), Gautherot (21, 89). Formes contractées : Gauthreau, Gauthret, Gauthrin, Gauthron, Gauthrot.
Gautheron Diminutif de Gauthier (voir ce nom) porté en Bourgogne et en Franche-Comté (71, 39 notamment). Forme contractée : Gauthron. On trouve dans le même secteur géographique la forme Gautherot.
Gauthey Fréquent en Saône-et-Loire, c’est une variante ou un diminutif de Gauthier. Porté dans le même département, le nom Gauthy paraît avoir le même sens. Autre forme : Gautey (23, 33).
Gautheyrou Rare et porté en Limousin, c’est un diminutif de Gauthier (voir ce nom). Variantes : Gauteyroux, Gauteroux, Gautheyroux.
Gauthier, Gautier, Gautié Nom très fréquent dans toute la France. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Waldhari (wald = qui gouverne + hari = armée), dans lequel le d s’est assourdi en t.
Gautrais Nom rencontré dans l’Ouest (35 notamment). Soit une variante graphique de Gautret, diminutif de Gauthier (voir ce nom), soit un toponyme (la ferme, le domaine de Gauthier).
Gautré Porté notamment dans la Mayenne et la Seine-et-Marne, pourrait être un diminutif du nom de personne Gautier. Cependant, pour la Mayenne, on pensera plutôt à un toponyme, variante de Gautrais (= la ferme, le domaine de Gautier).
Gautreau Diminutif de Gauthier, Gautier porté en Vendée et dans les régions voisines. Variantes : Gautraud, Gautreaud (16), Gautrault (79, 86).
Gautriau Diminutif de Gautier porté dans l’Aude et la Gironde. Variantes : Gautriaud, Gautrieaud (17, 33).
Gautrin Forme contractée de Gautherin, diminutif de Gauthier (voir ce nom). C’est dans la Mayenne que le nom est le plus répandu (variante Gautrain). On trouve la forme Gauthrin dans l’Aube.
Gautronneau Porté en Vendée et en Poitou-Charentes, c’est un diminutif de Gautron (même région), lui-même contraction de Gauteron, diminutif de Gauthier.
Gauttier Variante de Gauthier (voir ce nom) portée dans la Sarthe et le Maine-et-Loire, ainsi qu’en Basse-Normandie (50, 14), dans les Côtes-d’Armor et dans le Puy-de-Dôme.
Gauvain, Gauvin Ancien nom de baptême rendu célèbre par l’un des héros des romans de la table ronde. L’origine est galloise (Gwalcmei). Même si on le rencontre parfois en Lorraine, c’est dans l’Ouest (22, 72, 35) que le nom est le plus répandu. Variantes : Gauvein, Gauven (22), Gauwain, Gauwin (59, 62).
Gauvineau Diminutif de Gauvin (voir Gauvain) porté dans l’Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire.
Gauvreau Nom rencontré en Vendée, ainsi que dans la Vienne et l’Indre. C’est apparemment un dérivé du nom de baptême Gauvin, Gauvain (voir Gauvain). On pensera aussi, tout comme pour Gauvrit, à des variantes de Gaboriau, Gaborit.
Gauvrit Probable variante de Gaborit (voir ce nom), c’est en Vendée que le nom est le plus répandu. Voir aussi Gauvreau. Variante : Gauvry (22, 44).
Gavach, Gavache, Gavage, Gavaggio Voir Gabach.
Gavalda Surtout porté dans l’Aveyron et le Tarn, le nom se rencontre aussi sous les formes Gabalda et Gabaude. Le dictionnaire de M.T. Morlet fait de tous ces noms des matronymes formés sur Gabaud, nom de personne d’origine germanique (Wadwald : wadi = gage + waldan = gouverner). Il semble en fait qu’on a surtout affaire à un toponyme : de nombreux hameaux du Tarn s’appellent Gabaude, et l’on trouve aussi les hameaux de Gabalda à Fronton et à Beauteville (31). L’étymologie est incertaine, mais il est tentant de faire le rapprochement avec le Gévaudan (Gabalitanus pagus, le pays des Gabales, nom d’un ancien peuple gaulois). Le lien avec le Gévaudan se confirme dans le nom catalan Gavaldà, Gabaldà (= originaire du Gévaudan).
Gavard Le nom est très courant en Haute-Savoie, mais aussi dans l’Ille-et-Vilaine. Sens incertain. Le mot “gavard” désigne en ancien français celui qui a les jambes arquées, tandis qu’en occitan il a le sens de “buisson”. Il est cependant très possible qu’on ait affaire à un ancien nom de personne d’origine germanique (Gautward ?). À noter que le nom de famille italien Gavardi, présent en Lombardie, désigne celui qui est originaire de Gavardo, commune de la province de Brescia dont l’étymologie est également très incertaine. Le nom de famille Gavardon, porté dans l’Allier, semble un diminutif de Gavard. À noter aussi le nom Gavart, surtout porté dans le nord de la France. Gavard est à l’origine de nombreux noms composés, tous portés en Haute-Savoie (Viuz-en-Sallaz) : Gavard-Boitier, Gavard-Bondet, Gavard-Colenny, Gavard-Gaton, Gavard-Gongallud, Gavard-la-Violette, Gavard-le-Bleu, Gavrad-Lonchay (ou Lonchey), Gavard-Molliard, Gavard-Perret, Gavard-Pivet, Gavard-Suaire.
Gavarry Nom porté dans le Var et les Bouches-du-Rhône. Désigne celui qui est originaire de Gavary, Gavarry, nom de divers hameaux du Var (communes du Beausset et de La Crau) et de lieux-dits dans les Bouches-du-Rhône. Sens du toponyme : en Provence, le gavarri est une variété d’olivier.
Gavas Rare, ce nom espagnol pourrait désigner celui qui est originaire de Gavàs, hameau de la commune de La Guingueta d’Áneu (province de Lerida), dans la vallée d’Unarre. Le sens semble à peu près identique à celui du mot “gave”.
Gavasco Porté dans le Sud-Est, le nom est beaucoup trop rare pour qu’on puisse se prononcer sur son origine (apparemment italienne) et sa signification (à rapprocher éventuellement de Gabach, voir ce nom).
Gavaudan Surtout porté dans les Bouches-du-Rhône, devrait désigner celui qui est originaire de Gavaudan, hameau à Méounes-lès-Montrieux, dans le Var.
Gavel Porté notamment dans le Pas-de-Calais et la Somme, le nom est plus fréquent sous la forme Gavelle. C’est l’équivalent picard du mot “javelle”, terme lié à la moisson, qui est ici soit un toponyme, soit un surnom de moissonneur (celui qui lie les gerbes).
Gaviano Nom porté au sud de la Sardaigne, en particulier à Cagliari. Il pourrait s’agir d’un surnom lié au goéland (équivalent sarde de l’italien “gabbiano”), mais on pensera aussi au latin Gavianus, nom de personne dérivé de Gavius, ou adjectif renvoyant à la famille de Gavius, qui semble expliquer les diverses localités italiennes appelées Gabiano ou Gabbiano.
Gavignaud Diminutif (suffixe -AUD) du patronyme Gavin, qui pourrait être une variante méridionale du nom de personne Gauvin, Gauvain, popularisé par les romans de la Table ronde.
Gavillet Surtout porté en Haute-Savoie, le nom a dû désigner un moissonneur (celui qui fait des javelles). A noter cependant que Félix Fenouillet (les Noms de famille en Savoie) en faisait un diminutif du nom de personne latin Gavius.
Gavinet Porté dans le Limousin, c’est un diminutif de Gavin, qui semble être lui-même une variante de Gauvain (voir ce nom).
Gavini Le nom est porté en Italie (où il est assez rare) notamment dans la région romaine et au nord-ouest de la Sardaigne. Mais c’est en Corse qu’il est le plus répandu. Il correspond au nom de personne Gavino, popularisé par un martyr sarde qui aurait été exécuté en 304, et qui a donné son nom à diverses localités de Corse et de Sardaigne. Le nom de famille Gavino se rencontre pour sa part en Ligurie (il est très rare lui aussi).
Gavoille Le patronyme semble venir des Vosges ou de Haute-Saône. Il pourrait correspondre à un terme désignant une barque à fond plat (source : M.T. Morlet), surnom donné à un batelier. On pensera également à un toponyme, variante de Gabouille (= eau bourbeuse, sens relevé dans le Mâconnais et en Savoie). Variante : Gavoye.
Gawlik Diminutif du polonais Gawel, nom de baptême d’origine latine (Gallus, que l’on retrouve en français avec saint Gall). Autres dérivés : Gawlikowski, Gawlinski, Gawlowski.
Gawrisch Nom porté dans le Bas-Rhin où il est très rare. C’est une forme germanisée du polonais Gawrych (également Gawrys), qui correspond au prénom Gabriel.
Gaxieu Porté dans l’Aude et dans l’Ariège, le nom a une graphie catalane (le x catalan correspond au ch français), c’est d’ailleurs dans les Pyrénées-Orientales qu’on en trouve les mentions les plus anciennes. Reste à en comprendre le sens, ce qui n’est pas évident. Peut-être un dérivé de l’occitan “gach” (= guet, guetteur).
Gaxotte Le nom est surtout porté dans les Vosges, où on le rencontre aussi sous la forme Gaxatte. Le x équivaut sans doute à un ch, comme le montre la variante Gachotte (57). Il peut s’agir d’un toponyme avec le sens de bourbier, marécage (cf. l’ancien français gaschel). M.T. Morlet propose une variante de ‘garçotte’, féminin de ‘gars’ (‘garçon’, sans doute avec le sens de ‘valet’).
Gay Généralement considéré comme un surnom désignant une personne gaie. L’adjectif “gai” vient de l’ancien provençal et appartenait au vocabulaire des troubadours. Le provençal l’a lui-même emprunté aux langues germaniques (gothique *gaheis). Une autre hypothèse fait de Gay une transcription du nom de personne latin Caius, transformé en Gaius. Elle est très plausible et sans doute préférable, dans la mesure où Gay était très souvent un prénom au Moyen Âge. Le nom de famille est très répandu en Haute-Savoie et plus généralement en Rhône-Alpes, ainsi que dans les régions méridionales. Il existe aussi en Italie, en particulier dans le Piémont.
Gayda Porté dans l’Aude, le nom pourrait correspondre à l’occitan “gaida” (= plaisanterie). C’est en tout cas un toponyme, nom d’un château à Brezilhac et d’un hameau à Cailhavel (11). A noter aussi le hameau de Gaydas à Glatens (82).
Gayde Nom porté dans le Sud-Est (04 surtout). C’est une variante de Gaide, nom de personne d’origine germanique (Gaido, racine gaid = épieu, lance). Le nom Gaide est surtout porté en Savoie.
Gayet Diminutif de Gay (voir ce nom) porté notamment dans l’Allier et la Marne.
Gaymard On trouve surtout ce nom dans le Sud-Est (de Lyon à Nice). C’est un nom de personne germanique, sans doute Gaidmar (gaid = lance + mar = célèbre).
Gaynon Nom porté dans le département du Rhône (Ancy). C’est une variante de Gainon, porté dans le même département. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Gagino, -onis (gaganen = marcher, aller à la rencontre).
Gayo D’origine espagnole, c’est sans doute un ancien nom de baptême correspondant au latin Caius (voir Gay).
Gayola, Gayolo Noms portés en Espagne, surtout en Catalogne. Semblent correspondre à un nom de personne d’origine germanique, Godilane (god = dieu + land = pays). La première racine germanique pourrait cependant être gaid (= épieu, lance).
Gayou Diminutif de Gay (voir ce nom) porté dans le Périgord et en Gascogne. Autres formes voisines : Gayo, Gayon, Gayoou, Gayot, Gayout, Gayoux.
Gayout Nom rencontré dans le Limousin. Il s’agit d’un diminutif de Gay (voir ce nom).
Gayraud Nom de personne d’origine germanique, Gairwald (gair = lance + waldan = gouverner), très répandu dans l’Aveyron et le Tarn. Variantes : Gayraut, Gayral, Gayrald, Gairaud (présent aussi en Vendée), Gairaut. Avec la finale -hard (= dur), on trouve dans la même région Gayrard et Gairard.
Gayte Le nom est surtout porté dans la Loire (également 30, 43). Variantes ou formes voisines : Gayt (43), Gaythe (83, 42), Gaytte (83). Il a pu désigner un guetteur (cf. l’ancien français “guaite”, attesté vers 1135), mais c’est souvent un toponyme avec le sens de tout de guet. A noter les hameaux de Gayte à Saint-Prix (07), Tresques (30), La Tourette (42) et Saint-Porquier (82). Dérivé : Gayton (63, 07, 43).
Gazagne, Gazagnes C’est un terme occitan (gasanha) désignant une terre labourée, en général pour le compte d’un autre. Le nom de famille a pu désigner un laboureur, un métayer ou un fermier, ou encore celui qui habite un lieu-dit Gazagne(s), nom de divers hameaux notamment dans l’Ardèche, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Le patronyme Gazagne est surtout porté dans la Lozère. Quant aux Gazagnes, c’est dans l’Aveyron et la région toulousaine qu’ils sont le plus nombreux. Variantes : Gazaigne, Gazaignes. Diminutifs : Gazagnol, Gazagnon. Dérivés évoquant le métier : Gazagnaire, Gazagnadou.
Gazaille Patronyme porté dans le Périgord et le Limousin, qui évoque une sorte de métayage portant notamment sur les bêtes. Il s’agit donc d’un toponyme, qui a pu prendre le sens de “pâturage”. Dans la région qui nous concerne, le nom de famille doit désigner celui qui est originaire du hameau de la Gazaille, à Carsac-Aillac (24).
Gazé Porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom est peut-être occitan. On le rencontrait en effet autrefois surtout à Tarerach et à Montalba-le-Château. Son sens n’est pas évident du tout, et on est réduit aux hypothèses. Aucun rapport avec la gaze, qui est d’importation trop tardive (XVIe siècle). Peut-être une déformation phonétique d’un nom commençant par Cas-, phénomène fréquent en Roussillon, ce qui nous renverrait à une forme qui serait Casé, et sans doute Caser. Dans ce cas, il devrait s’agir d’un marchand de fromages (latin caseum). Dans la même optique, le nom provençal Gaze pourrait être l’équivalent de Caze (= maison).
Gazeau Le nom est porté dans l’Ouest (17, 49, 79, 85). Variante : Gazeaud (16, 33). On trouve la forme Gazeaux dans l’Aisne (également 59, 71). Il devrait s’agir le plus souvent d’une variante de Cazeau (voir ce nom). A noter par exemple le domaine du Gazeau à Champdeniers (79). Le dictionnaire de M.T. Morlet envisage cependant le surnom d’un bavard (racine onomatopéique “gas”), solution possible dans le Nord.
Gazeilles Déformation typiquement roussillonnaise de Caseilles, Cazeilles (voir ce nom). Attention, il peut aussi s’agir d’une variante de Gazaille.
Gazel Nom surtout porté dans l’Aude et l’Aveyron. Le terme désigne en occitan le chevreau, surnom dont il serait difficile de donner l’interprétation exacte. Mais il semble bien que Gazel soit ici un toponyme, nom de très nombreux lieux-dits rencontrés dans les deux départements cités plus haut. Ce toponyme est lié presque toujours à un cours d’eau (peut-être par métaphore avec l’occitan “gasalh” = gazouillis, mais plutôt comme diminutif de “ga, gas” = gué). Le nom Gazeu (11, 66, 81) en est une variante par vocalisation de la finale.
Gazelot Nom rare porté dans la Haute-Saône. C’est un diminutif de Gazelle (71, 54), nom de sens incertain (M.T. Morlet pense à une personne bavarde), dont il faudrait vérifier qu’il ne s’agit pas d’un toponyme (cf. Gazel).
Gazillon Nom rare porté dans le Bordelais et en Charente-Maritime. Pourrait désigner celui qui est originaire de Gazillon, hameau à Aubie-et-Espessas (33). Peut-être un dérivé de l’occitan gasilha (= fossé couvert).
Gazut Porté dans l’Allier, le nom possède de nombreuses variantes : Gazu, Gazud, Gazui, Gazuit ou encore Gazur. Le mot “gazu” désigne en dialecte bourbonnais une sorte de baluchon. Peut-être le surnom d’un colporteur.
Gazzotti Nom italien fréquent en Emilie-Romagne. On hésitera entre un dérivé de “gazza” (= la pie), un hypocoristique de Menegazzi (lui-même dérivé de Domenico = Dominique) ou de Regazzi (voir ce nom).
Les plus anciennes mentions situent ce nom dans la Marne (variante ancienne : Le Gé), dans l’Allier et le Cher. C’est sans doute le plus souvent une variante de Jay (voir ce nom).
Geairon Porté dans les Deux-Sèvres, c’est une déformation (XVIIIe siècle) de Géron, Gesron, noms portés dans le même département. Géron est certainement un nom de personne, reste à savoir exactement lequel : M.-T. Morlet propose le nom germanique Gero (racine ger = lance), mais signale aussi à juste titre le nom Géreon, popularisé par un saint fêté le 10 octobre, sans doute martyr sous Maximien, éponyme de deux communes : Saint-Géreon (44) et Saint-Géron (43).
Geanty Le nom, aujourd’hui rare, a surtout été porté en Limousin (87), mais on le rencontrait aussi dans le Nord-Est (08, 51 notamment). C’est une variante de Jeanty, Janty, sans doute diminutif de Jean (autre possibilité : équivalent de gentil, avec le sens d’aimable, à l’allure noble).
Geay Fréquent en Poitou-Charentes et en Vendée, semble un surnom lié au geai. Une variante de Gay (voir ce nom) peut aussi être envisagée.
Gebel Porté en Alsace et dans la Moselle, c’est le plus souvent un hypocoristique du nom de personne Gebhard (voir ce nom). Autre possibilité : surnom lié au moyen-haut-allemand “gebel” (= crâne, tête, sommet). Variante : Gebele.
Gebhard Porté en Alsace-Moselle et en Allemagne, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines geba (= don, offrande) et hard (= dur). Variantes : Gebhardt, Gebhart, Gebharth.
Gechter Surnom allemand donné à un personnage rapide, fougueux, impétueux (moyen-haut-allemand gächte = fougue). Variantes : Gachter, Gacheter.
Gedda Presque uniquement rencontré dans le Piémont, à proximité du Val d’Aoste, pourrait correspondre au nom de personne d’origine germanique Gaido (racine gaido = épieu, lance), mais c’est loin d’être une certitude.
Gédéon C’est en Guadeloupe que le nom est le plus répandu (nom de famille sans doute attribué en 1848), mais on le rencontre aussi çà et là en Picardie et en Normandie. Il correspond au nom de personne biblique Gédéon, l’un des Juges d’Israël, vainqueur des Madianites (Juges VI-VIII). Le nom devrait signifier “celui qui pourfend”.
Gédor Le nom est porté dans la Meurthe-et-Moselle (variante : Jédor). A noter les formes anciennes Gedore, Jedore, Jedort. Sens obscur : peut-être une metathèse de l’alsacien Joder, hypocoristique du prénom Théodore.
Gédouin Assez rare, le nom est porté en Bretagne, surtout dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Gédoin. C’est un nom de personne germanique, latinisé en Gilduinus, popularisé par un évêque de Dol fêté le 30 janvier. Racines : gelt = gage, gain, récompense + win = ami.
Geelen Le nom est porté dans le Nord de la France (08, 59), en Belgique et aux Pays-Bas. C’est un génitif de Geel, qui peut avoir en néerlandais le sens de “jaune”, mais qu’il vaut mieux considérer comme une variante de Giele (= Gilles), qui donne pour sa part les noms Gielen, Gielens.
Geet Très rare, le nom est porté dans la Somme, où il est attesté au XVIIe siècle à Saigneville. Tout comme le nom belge Van Geet, il peut désigner celui qui est originaire de Geten, nom flamand de Jauche, localité du Brabant wallon située sur la rivière Gette. À envisager aussi, comme pour Geets (59), un hypocoristique de Geraert (= Gérard), à rapprocher des formes Geers et Geerts.
Geffray Variante de Geoffroy (voir ce nom) portée en Bretagne (44, 56, 35). Avec le même sens : Geffré (79, 85), Geffrey (14, 27).
Geffrin Porté notamment dans l’Aisne, c’est un diminutif de Geffroy (voir Geoffroy pour le sens).
Geffroy Autre forme de Geoffroy (voir ce nom) portée en Bretagne et en Picardie notamment (22, 60). Variantes : Geffroi (76, 44), Geffroid (62), Geffrois (44), Geffros (22), Geffrouais (35, 27), Geffrouas (22).
Gégoux Le nom est porté en Lorraine (54) mais aussi dans l’Ouest (56, 14). Dans l’Est, c’est une probable variante de Gengoux. Dans l’Ouest on pensera plutôt à Jégou (voir ces noms).
Gehay Nom très rare porté dans les Vosges (Thillot). Aucune idée précise sur sa signification. Faut-il y voir une variante de Geay, considéré comme un sobriquet lié au geai (surnom donné à une personne vaniteuse) ? Peut-être, mais le doute est ici la solution la plus sage.


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