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Noms commençant par G

Ga-Gareau
Garel-Gehay
Gehenne-Gigat
Gigault-Goerens
Goerg-Goutet
Goutetoquet-Grieu
Griffard-Guhur
Guiard-Gydé

Gigault Nom porté notamment dans le Maine-et-Loire et la Vienne, ainsi que dans la Haute-Marne. On le considère généralement comme un surnom donné à celui qui a de grosses jambes, hypothèse assez peu séduisante dans la mesure où le sens de ‘jambe’ pour le mot ‘gigue’ semble postérieur au moyen âge : à cette époque, la gigue était un instrument de musique (sorte de mandoline), et a ensuite désigné la danse jouée au son de cet instrument. Il pourrait donc s’agir d’un joueur ou d’un danseur de gigue. Variantes : Gigaud (85), Gigaut (80), Gigaux (62, 02).
Gigleux Porté en Lorraine (54, 57), devrait désigner celui qui joue de la gigle (petite viole), ou encore de la gigue (sorte de violon).
Giglione Dérivé (sans doute augmentatif) de Giglio, qui signifie lis (la fleur). Sans doute au départ un surnom indiquant la blancheur, physique ou morale, le nom a été fréquemment employé comme nom de baptême.
Gigliotti Diminutif de l’italien Giglio (voir Giglione).
Gignac Désigne celui qui est originaire de Gignac, nom de quatre communes françaises (13, 34, 46, 84) et de divers hameaux. C’est dans la Haute-Loire et la Lozère que le nom est le plus répandu (également 16, 13). On notera, dans ce secteur, un hameau à Vals-les-Bains (07) et un lieu-dit à Ispagnac (48). Signification : le domaine (suffixe -acum) de Gennius, nom d’homme gaulois. Le nom de famille et nom de commune Gignat (63) a la même origine.
Gignon Même si on en trouve des mentions dans d’autres régions, c’est dans la Somme que le nom a toujours été le plus répandu. Il faut sans doute le rapprocher de Guignon, nom porté pour sa part surtout en Anjou et dans le Poitou, mais également présent dans la Somme. Le sens est incertain : on peut penser au verbe d’ancien français “guignier” (= cligner de l’oeil), mais un nom de personne germanique, Wino (win = ami) est aussi à envisager.
Gigou Nom fréquent dans le Loiret. Désignerait celui qui a de grosses jambes (comme Gigot), mais je ne crois guère à cette définition donnée par Dauzat. Il devrait plutôt s’agir, tout comme Gigoux et Gigout, rencontrés dans l’Est, d’un nom de personne d’origine germanique, variante de Gengoul (gang = chemin + wulf = loup). Ce pourrait être aussi le cas pour Gigot.
Giguère Nom porté dans l’Eure. Variantes : Giguerre, Giguaire, Giguière. Il faut sans doute rattacher à ces noms les formes Giguel et Giguelle, rencontrées dans le même département. Tous ces noms semblent venir de l’ancien français gigue, qui désignait au XIIe siècle une sorte de violon à trois cordes. On peut penser à un joueur de gigue, ou bien à un danseur, éventuellement à quelqu’un d’agité (du verbe giguer = danser, s’agiter). On ne peut cependant négliger une possible déformation du nom de baptême breton Giquel (voir Gicquel).
Gil Nom de baptême castillan ou catalan. C’est bien sûr l’équivalent du français Gilles. Son origine est incertaine et controversée. La dernière version en date propose un nom de personne latin, Eggidius, dérivé de Eggius, mais l’hypothèse la plus fréquemment admise est Aegidius, du grec aigis, aigidos (= peau de chèvre, égide).
Gilard Parfois diminutif du prénom Gilles (voir Gil), mais plutôt nom de personne d’origine germanique, Gilhard (gil = ardent + hard = dur). Le nom est surtout porté dans l’Ouest (44, 85) et le Sud-Ouest (31, 32). Variantes : Gillard (59, 41, 75), Gillart (02), Gilhard (07, 63). Diminutifs : Gilardeau, Gillardeau, Gillardeaux (36, 44, 49, 17, 33), Gilardet (18, 36, 28), Gillardet (21, 59), Gilardon, Gilardot, Gillardot (71), Gilardin (18, 86), Gilardy, Gilardit (16, 17), Gillardin (55, 71). Formes italiennes : Gilardo, Gilardi, Ghilardi. Dérivés : Ghilardini, Ghilarducci, Gilardetti, Gilardino, Gilardini, Gilardone, Gilardini (les formes italiennes sont parfois rapprochées de Gerhard, en français Gérard).
Gilbert Nom de personne d’origine germanique, Gislebertus (gisal = otage + berht = brillant) répandu dans toute la France, mais surtout dans l’Ouest (85, 79). Diminutif : Gilberton (03, 87). Autre dérivé : Gilbertas (63), nom de hameaux (la Gilbertasse) à La Chapelle-Agnon et à Saint-Amant-Roche-Savine (63). Forme italienne : Gilberti (Lombardie).
Gilbin Diminutif de Gilbert (ou de Gilbaut) porté dans les Ardennes et en Lorraine.
Gildas Nom de personne breton, assez rare comme nom de famille (surtout porté en Guadeloupe). Variantes : Gueltas, Guédas. Latinisé en Gildasius, il a été popularisé par un saint écossais du VIe siècle. Etymologie incertaine, peut-être un terme ayant le sens de chevelure (vieux breton guelt).
Gilet Diminutif de Gilles (voir Gil), surtout porté dans l’Ouest (44, 49) et dans le Centre (45).
Gilg Porté dans le Haut-Rhin, le nom est considéré comme une variante du prénom Gilles, tout comme Gilch et Gilck (67 surtout). Dérivés : Gilcher, Gilger (et peut-être Gilgert). Gilger semble avoir été francisé en Gilgaire en Lorraine.
Giliberti Variante de Gilberti (voir Gilbert), ce nom de famille italien est surtout porté dans le Sud (Campanie, Pouilles, ouest de la Sicile). On trouve aussi en Sicile la forme Giliberto. Le nom existe dans les Alpes françaises sous les formes Gilibert (38), Gillibert (05, 38).
Giligny Le nom, très rare, pourrait désigner celui qui est originaire de Geligny, hameau à Vieilmoulin (21). Cependant, le patronyme est plutôt porté en Basse-Normandie (50, 61).
Gilis C’est une variante du nom de baptême Gilles, avec une finale -is qui correspond à une latinisation du nom. On rencontre ce patronyme notamment dans l’Ardèche. On trouve avec le même sens la forme Gili dans les Pyrénées-Orientales (également Italie et Sud-Est).
Giljean Nom de baptême composé (Gilles + Jean). Le patronyme, assez rare, se rencontre dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique.
Gilkin Diminutif flamand du nom de baptême Gilles (suffixe flamand -kin = enfant). Autres formes voisines : Gilkens, Gilkain,Gillekens, Gielkens, Geelkens.
Gill En Angleterre, c’est un hypocoristique de prénoms tels que Giles, Julian ou William. Dans le nord du pays, il peut aussi s’agir d’un toponyme ayant le sens de ravin.
Gillain Diminutif de Gilles (voir Gil) porté dans la Marne et en Belgique. Variantes : Gilin, Gillin (38).
Gillaizeau Diminutif de Gillais, qui est lui-même un diminutif de Gilles. C’est en Vendée que le nom est le plus répandu. Variante : Gillaiseau.
Gillaux Rencontré surtout dans l’Ille-et-Vilaine, c’est l’un des nombreux diminutifs de Gilles (voir Gil).
Gillery Porté dans la Marne, le nom devrait être un toponyme (la Gillerie = la ferme, le domaine de Gilles, toponyme rencontré notamment en Vendée et dans la Manche).
Gilles, Gille Pour le sens, voir Gil. C’est dans la Seine-Maritime que le nom est le plus répandu.
Gillet Diminutif de Gilles (voir Gil), très répandu notamment dans les Ardennes, la Haute-Saône et l’Isère.
Gilliard Dérivé de Gilles surtout porté dans le Nord. Variantes : Gilliaert, Gilliart.
Gilliéron Assez rare en France (58, 69 notamment), le nom est plus répandu en Suisse. C’est un diminutif de Gillier (42, 58, 85), nom de personne d’origine germanique (Gislhari : gisal = otage + hari = armée).
Gillig Porté en Alsace, c’est un diminutif de Gill, équivalent du prénom Gilles. En composition : Gilligmann (celui qui appartient à la famille ou à la maison de Gillig).
Gilligan Originaire d’Irlande, c’est un ancien nom de personne, Giollagán, diminutif du gaélique “giolla” (= serviteur, souvent avec un sens religieux). Avec préfixe filiatif : McGilligan.
Gilliocq Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est l’un des nombreux diminutifs de Gilles.
Gilliot Diminutif de Gilles, porté dans le Nord-Pas-de-Calais, la Bourgogne et la Franche-Comté. Variante ou matronyme : Gilliotte (25, 90).
Gillmann Porté en Alsace, le nom désigne celui qui appartient à la famille ou à la maison des Gill (patronyme qui correspond au prénom Gilles).
Gillon Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom se rencontre aussi sous les formes Gilloen, Gillion, Gillioen. C’est un dérivé dui prénom Gilles (éventuellement un ancien cas-régime).
Gillot Diminutif de Gilles, rencontré surtout dans la Haute-Saône et la Saône-et-Loire. On a formé sur Gillot de nombreux diminutifs : Gilloteau, Gilloteaux (59), Gillotin (45), Gilloton (56), Gillotot, Gillotteau (41). A noter aussi le matronyme Gillotte (58, 52).
Gilone Nom italien rare, porté dans le Piémont. La forme plurielle Giloni est encore plus rare. C’est un dérivé (augmentatif) de Gilio, forme italienne du prénom Gilles.
Gilquart Surtout porté en Belgique (variante : Gilcart), c’est sans doute un diminutif de Gilles, tout comme Gilquin et Gillequin. Pour Gilles, voir Gil.
Gilson Nom porté en Lorraine (55, 54). C’est une forme contractée de Gilesson, diminutif de Gilles (voir Gil).
Gimbert Nom de personne d’origine germanique, Gimberht, dans lequel la racine gin est de sens obscur, tandis que berht = brillant. Le nom est essentiellement porté dans le Forez. Diminutif : Gimberteau.
Gimbrère Nom porté dans le Gers, où il est devenu très rare. Désigne celui qui est originaire de la Gimbrère, nom de deux hameaux de ce département (communes de Jégun et Saint-Antonin). Sens du toponyme : lieu où pousse le genévrier.
Gimeno, Gimenez voir Jimenez.
Gimié Porté dans l’Aude et l’Hérault (variante : Gimier), c’est un nom de personne d’origine germanique, latinisé en Guimerra et popularisé par un évêque de Carcassonne. La forme d’origine pourrait être Wigmar (wig = combat + mar = célèbre).
Gimon Porté dans le Sud-Ouest (64) et dans le Forez, c’est un nom de personne (voir Gimonet), mais aussi un toponyme : une commune s’appelle La Gimond dans la Loire, une autre Gimont dans le Gers. Ces deux toponymes sont issus du nom de personne.
Gimonet Le nom est surtout porté dans le Cher. Variante : Gimonnet. Matronyme : Gimonette. Avec un autre suffixe : Gimonneau (17). C’est le diminutif d’un nom de personne (prénom) d’origine germanique, sans doute Gimond (Ginmund : le premier élément pourrait renvoyer à gund = combat, le second étant mund = protection). Le nom de famille Gimond est notamment porté dans l’Ardèche et dans le Var (variante : Gimont).
Gimpel Également écrit Gimbel, le nom est assez rare en France. Il correspond en principe à l’allemand “Gimpel” (= bouvreuil, et au sens figuré nigaud). Autre possibilité : diminutif de noms de personnes germaniques tels que Gundbald ou Gumbert.
Gindre Surtout porté en Savoie et en Franche-Comté, c’est une variante de Gendre (voir ce nom). Diminutifs : Gindrat (25, 90), Gindraud (16, 87), Gindrey (21), Gindraux, Gindret, Gindro, Gindroz.
Giner Deux possibilités pour ce nom occitan et catalan. Soit une variante de Gener, liée au mois de janvier, désignant une personne née pendant ce mois (également nom de baptême). Soit un nom de personne d’origine germanique, Ginhari (avec les racines gin, de sens obscur, et hari = armée). Variante : Giné.
Ginés variante castillane de Genis.
Ginesta, Gineste Toponyme désignant un lieu planté de genêts (latin genista). C’est dans les Pyrénées-Orientales que le nom Ginesta est le plus porté. La forme Gineste est fréquente dans le Rouergue (variante : Ginestes).
Ginester Désigne en catalan un lieu où pousse le genêt. Au féminin : Ginestera. Formes occitanes : Ginestié, Ginestier (12, 34), Ginestière (48, 63).
Ginestet Surtout porté dans l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le genêt. Une commune de la Dordogne s’appelle Ginestet, ainsi que de nombreux hameaux.
Ginesy Le nom est porté dans le Sud-Est. Il correspond aux patronymes italiens Genesi, Ginesi, formés sur Genesio, Ginesio. Genesio est un nom de baptême issu du latin Genesius, lui-même adapté du grec Genesios, qui évoque la naissance, la lignée (grec genos = race). Les équivalents occitans ou catalans sont Genès, Geniès, Genis.
Ginet Géographiquement, le nom se situe essentiellement dans la région Rhône-Alpes, avec une assez forte densité dans l’Isère et la Savoie. Quant à sa signification, il y a deux possibilités : 1. Soit le genêt : il s’agirait donc d’un nom de lieu abondant en genêts. 2. Soit une variante du nom de baptême Genès, Geniès, popularisé par plusieurs saints. Les formes Genest, Ginest, Genet, Ginet seraient dues à l’influence du nom genêt. Il y a de fortes chances pour que la seconde solution soit la bonne, mais on ne peut en avoir aucune certitude.
Ginez Porté en Corrèze et en Dordogne et fréquent en Espagne, c’est une variante de Ginés. Voir Génis pour le sens.
Gingeyne Rare, le nom est porté dans la région lyonnaise. Variantes : Gingène, Gingenne, Gingennes. Difficile de savoir si le Lyonnais est bien le berceau de ce patronyme, qui demeure pour moi obscur.
Gingras Variante de Gingreau, nom porté dans les Deux-Sèvres. Pourrait être un dérivé du verbe médiéval ginguer (= s’agiter, sauter).
Ginibre Porté dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, c’est une variante de l’occitan “genibre”, qui désigne la genièvre ou le genévrier, autrement dit un toponyme devenu nom de famille. Deux hameaux s’appellent “la Ginibre”, l’un à Payrignac (46), l’autre à Lamothe-Capdeville (82). Le genévrier est également présent dans les noms Ginibrière (19, 24) et Ginèbre (24).
Ginier Le nom est surtout porté dans les Bouches-du-Rhône (variante : Ginié). On le rencontre aussi dans l’Ardèche et la Corrèze, ainsi que dans l’Isère (où il donne en composition le nom Ginier-Gillet). Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Ginhari selon M.T. Morlet (formé avec -hari = armée, le premier élément étant plus obscur).
Ginola Porté à Marseille, le nom semble d’origine italienne (quelques mentions en Ligurie). Ce devrait être un matronyme formé à partir du nom de personne d’origine germanique Ginwulf, qui a donné en France les patronymes Ginoux, Ginoul.
Ginolin Patronyme surtout porté en Savoie. C’est un diminutif de Ginoux (voir ce nom). Variante : Ginollin.
Ginot Porté notamment dans la Loire et la Drôme, pourrait être un diminutif de Ginier ou de Ginoux (voir ces noms).
Ginouvier Porté notamment dans l’Hérault et le Vaucluse, pourrait désigner celui qui vient de Ginouvier, hameau à La Londe-les-Maures (83), à condition que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Le sens paraît obscur, mais le nom est proche de formes telles que Ginouvès, Ginouvez, Ginovès (83, 34 notamment) désignant celui qui est originaire de Gênes.
Ginoux Nom porté dans la Drôme et les départements du Sud (13, 30). C’est un nom de personne d’origine germanique, Ginwulf (gin, de sens obscur + wulf = loup). Variantes : Ginoul (34), Ginnoux (07).
Ginoyer Porté dans le Sud-Est, c’est, tout comme Génoyer, une variante (nissarde selon F. Mistral) de Janvier (voir ce nom).
Ginsburg Porté le plus souvent par des juifs askhénazes et surtout porté en Russie, désigne celui qui est originaire de la ville bavaroise de Günzburg, au bord de la rivière Günz. On a proposé parfois aussi celui qui est originaire de Königsberg, en Prusse orientale (yiddish Gintsshprik). C’était, faut-il le rappeler, le véritable nom de Serge Gainsbourg. Variantes : Günzburg, Ginsberg (qui peut aussi renvoyer à Gunzberg, également en Bavière).
Gintrand Surtout porté dans l’Aveyron, c’est un nom de personne d’origine germanique, Windhramn (win = ami + hramn = corbeau). On le rencontre dans le Sud-Est sous les formes Guintran, Guintrand, Guintrandy (84, 13).
Gioffredo Porté en Italie (Piémont) et dans la région niçoise, le nom est plus courant sous la forme plurielle Gioffredi. C’est l’équivalent de Geoffroy (voir ce nom). On trouve aussi Gioffred dans la région niçoise (Aspremont).
Gioia Fréquent en Italie, en particulier dans le Sud et la région milanaise, c’est souvent un nom de personne augural, avec le sens de “joie”, éventuellement celui de “joyau” (les deux principaux sens de l’italien “gioia”). À noter cependant que plusieurs localités méridionales s’appellent Gioia, et peuvent parfois être à l’origine du nom de famille.
Giolat Le nom est surtout porté dans l’Allier. Il peut aussi s’écrire Jiolat. Je n’en connais pas le sens. A noter cependant le nom voisin Joliat (Savoie, Franche-Comté), dérivé probable de l’adjectif ‘joli’.
Gioli Nom italien porté en Toscane. On trouve l’équivalent Giolo en Piémont, en Lombardie et surtout en Vénétie. Diminutifs : Giolito, Gioliti, Giolitto, Giolitti (Piémont). Il s’agit sans doute d’une aphérèse du nom de personne Angiolo (équivalent du prénom Ange) et de son pluriel Angioli (nom de famille porté lui aussi en Toscane).
Gionnet Surtout porté dans le Loiret, c’est une probable variante de Guionnet, diminutif de Guion (voir ce nom). De la même façon, on peut penser que Gion (36) est une variante de Guion.
Giordanengo Nom italien porté dans le Piémont, également très présent dans les Alpes-Maritimes. Il désigne celui qui appartient à la famille de Giordano (voir ce nom). On le trouve parfois déformé en Giordamengo (83).
Giordano, Giordani Forme italienne (et niçoise) du nom de baptême Jourdain : voir Jorda.
Giorgetti Diminutif de l’italien Giorgio, Giorgi (= Georges). Autres dérivés rencontrés en France : Giorgelli, Giorgini.
Gioria Nom italien porté dans le nord-est du Piémont. C’est un matronyme correspondant à Giorio (pluriel Giori), variante du prénom Giorgio (= Georges).
Giorico Porté en Corse et dans le nord de la Sardaigne, c’est un diminutif de Giorio, variante de Giorgio (= Georges).
Giot Nom surtout porté dans la Manche et en Champagne-Ardenne. Il s’agir certainement du diminutif médiéval d’un prénom, reste à savoir lequel : on à le choix notamment entre Gilles (Gillot), Guy (Guyot), Guillaume (Guillot) et d’autres noms commençant par Gi- (par exemple Girard, sous sa forme Giard).
Giotard Rare, le patronyme est porté dans les Alpes-Maritimes, où on le rencontre dans la vallée de la Vésubie depuis le début du XVIIe siècle (forme la plus ancienne : Jautardus). C’est un nom de personne d’origine germanique, équivalent de Gothard (le premier élément est “god” = dieu, éventuellement “gaut” = le peuple goth, le second, “hard”, signifie “dur”.
Giouve Nom très rare porté en Provence qui paraît correspondre à Jouve (voir ce nom).
Giovacchini Ou Giovachini. C’est une variante corse ou toscane de l’italien Gioacchini, qui correspond au français Joachim (voir ce nom).
Giovannangeli Fréquent en Corse, c’est un nom de personne composé de Giovanni (= Jean) et de Angelo (= Ange, prénom fréquent en Italie et en Corse). Variantes : Giovanangeli, Giovanangelli, Giovannangelli.
Giovannoni Dérivé de l’italien Giovanni (= Jean) fréquent en Corse. Le nom est formé avec le suffixe augmentatif -one, que l’on retrouve dans Giovannone.
Giovanolla Un peu plus courant sous la forme Giovanola, le nom semble originaire de la région de Domodossola (à l’extrême-nord du Piémont), d’où il a pu s’étendre vers la Suisse ou la Lombardie. C’est en principe un diminutif féminin de Giovanni (= Jean).
Gipoulou Nom porté dans le Sud-Ouest (46, 47, 24). On trouve également les formes Gipouloux (24, 33), Gipoulon (23, 63, 69) et Gipulo (66). Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. On trouve les hameaux de Gipoulou à Mouret et Colombiès (12), ainsi qu’à Duravel (46). Il y a également Gipoulous à Buzet-sur-Tarn (31), et Gipouloux à Cussac (87). Le sens du toponyme est incertain : peut-être un lieu où il y a du gypse.
Giral Pour le sens, voir Giralt. Nom porté en Lozère et dans le Gard, ainsi que dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Guiral (12, 81, 82). Guiral (ou Géraud) est le nom d’un comte d’Aurillac mort en 909 et qui fut canonisé.
Giraldon Diminutif de Giralt, Giraud (voir Giralt) surtout porté dans le Cantal. Variante : Giraldou (82).
Giralt, Giraud Nom de personne d’origine germanique, Gerwald (ger = lance + wald = gouverner). Le nom Giralt se rencontre en pays catalan. Quant aux Giraud, c’est en Provence qu’ils sont le plus nombreux. Formes italiennes : Giraldo (Vénétie surtout), Giraldi (province de Trieste, également présent en Corse).
Girard Nom de personne d’origine germanique, Gerhard (ger = lance + hard = dur). C’est l’équivalent du prénom Gérard. Le patronyme est présent un peu partout en France, mais on le rencontre surtout en Vendée.
Girardat Diminutif de Girard (= Gérard) porté notamment dans le Territoire de Belfort.
Girardet Diminutif de Girard (voir ce nom) fréquent en Franche-Comté et dans le Forez. On rencontre également en Franche-Comté les formes Girardin et Girardot. La variante Girardey est présente en Lorraine. Quant aux Girardeau, c’est en Vendée qu’ils sont le plus nombreux.
Girardi Nom italien équivalent de Girard (= Gérard). Le patronyme est très répandu dans l’Italie du Nord, on le rencontre aussi dans les Pouilles, le Lazio et la Campanie. Plus rare, le singulier Girardo est surtout porté dans le Piémont. Diminutifs : Girardelli, Girardini (Vénétie, Trentin, Lombardie).
Girardin Diminutif de Girard (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans l’est de la France (10, 25, 51, 57) ainsi qu’en Saône-et-Loire.
Giraudet Diminutif de Giraud (voir Giralt) surtout porté en Vendée et dans la Loire. Autres diminutifs : Giraudat (03), Giraudau (33, 47), Giraudaud (16), Giraudeau (85, 17), Giraudeaud (17), Giraudeaux, Giraudel (24, 64), Giraudin (79), Giraudon (18, 63, 42), Giraudot (17, 77), Giraudoux (19), Giraudy (06), Girauldon (36), Gireaudeau (85), Gireaudon (78), Gireaudot (17).
Giraudier Surtout porté dans le département de la Loire et dans le Rhône, désigne celui qui habite un lieu-dit le Giraudier, la Giraudière (= le domaine, la ferme de Giraud). Pour le seul département du Rhône, on notera les hameaux du Giraudier à Rontalon, et ceux de la Giraudière à Brussieu, Courzieu et Bessenay. Le nom de famille Giraudière, plus rare, existe aussi (03, 69).
Giraudo Variante de Giraud (voir Giralt) très répandue dans le Piémont, où on trouve aussi la forme plurielle Giraudi.
Girault Nom de personne d’origine germanique (voir Giralt) très répandu dans la Vienne, le Cher et les Deux-Sèvres notamment.
Girbal Patronyme porté dans l’Aveyron (également 66, 15). C’est un nom de personne d’origine germanique, Gerbald (ger = lance + bald = audacieux). Formes voisines : Girbau, Girbaut (66), Girbaud (82), Girbeau (66, 12). Girbelle (12) semble un matronyme formé sur Girbeau par attraction de beau/belle.
Gircourt Nom porté en Lorraine (57, 55, 54), rencontré aussi sous la forme Gircour. Il désigne celui qui est origiaire de Gircourt, sans doute la commune de Gircourt-lès-Viéville, dans les Vosges. Signification : le domaine de Girin, nom de personne germanique .
Girel Le nom est surtout porté dans l’Ain, on le rencontre aussi en Loire-Atlantique et en Martinique. Le dictionnaire de M.T. Morlet le rattache au verbe girer (= tourner). Il devrait plutôt s’agir d’un diminutif de Gire, variante régionale du prénom Gilles.
Giresse Nom porté en Gironde et en Dordogne. Devrait désigner celui qui est originaire de Giresse, hameau de la commune de Coimères (33).
Giret Surtout porté dans les Deux-Sèvres et la Mayenne, c’est un diminutif, mais de quel nom ? Peut-être Giraud ou Girard, mais plutôt Gire, variante du prénom Gilles. On notera cependant que le patronyme Gire se rencontre surtout dans le Massif Central. Le rapport avec le verbe girer (= tourner) paraît plus improbable.
Girin Porté dans le Rhône et les départements voisins (42, 38), c’est sans doute un diminutif de Gire, forme régionale du prénom Gilles. À envisager aussi une variante de Guérin (voir ce nom), solution proposée par M.-T. Morlet. Dérivés : Girinal, Girinon, Girinot.
Girma voir Germain.
Girmens voir Germain.
Girod Variante de Giroud (voir Giralt pour le sens) portée en Franche-Comté et en Savoie (surtout 39, 74). A noter le charmant nom composé Girod-à-Petit-Louis (39).
Girodolle Le nom est porté dans la Corrèze et les départements voisins. Variante : Girodole. Sens incertain. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose un dérivé du nom de personne Giraud.
Girol Nom de personne d’origine germanique, soit Gerwulf (ger = lance + wulf = loup), soit Girwald (waldan = gouverner). Le nom est porté dans l’Est (90, 88), ce qui rend plus plausible la seconde solution (variante de Girolt).
Girold Variante de Giroud, Giraud (voir Giralt) portée en Alsace-Lorraine. Formes italiennes : Giroldo, Giroldi (diminutif : Giroldini).
Girolet C’est dans le Loir-et-Cher et plus généralement dans le Centre que le nom est le plus répandu, mais la plupart des mentions anciennes le situent surtout en Savoie et dans l’Isère. Variantes : Girollet, Giroulet. C’est un diminutif de Giroux (voir ce nom).
Giron Nom surtout présentdans la Loire et le Puy-de-Dôme. C’est un possible diminutif de Gire, Giri, variante du prénom Gilles portée notamment dans la Haute-Loire. À envisager aussi une variante de Géron, cas régime du nom de personne germanique Gero (racine ger = lance), ou encore de Girons, nom d’un saint vénéré de l’Auvergne au Sud-Ouest (latin Gerontius). Le nom peut enfin dans certains cas désigner celui qui est originaire de Giron, dans l’Ain. Variantes : Girond, Giront. Diminutifs : Gironet, Gironnet, Gironneau, Girondeau, Girondeaud, Girondel, Girondon, Girondot, et peut-être aussi Girondin. Quant au nom Gironde (63), c’est peut-être un matronyme formé sur Girond, mais c’est aussi un toponyme assez fréquent.
Girona Désigne celui qui est originaire de la ville de Girona, en Catalogne. On trouve, avec le même sens, la forme masculinisée Giro (Giró), de la même façon que Barceló désigne celui qui vient de Barcelone. À noter aussi le diminutif Gironella, village de la province de Barcelone, auquel semble correspondre le nom de famille Gironell (qui peut aussi être un diminutif de Giró). Tous ces noms sont portés dans les Pyrénées-Orientales et, bien sûr, en Catalogne du sud.
Girondier Nom rare porté dans les Charentes. Sans doute un nom de métier, celui de tourneur (ancien français gironer = arrondir). La forme Girandier (53) a sans doute le même sens.
Gironès Surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, désigne celui qui est originaire de la ville catalane de Girona.
Girouard Nom porté dans le Centre et dans l’Ouest (28, 35, 36, 41, 50), également présent au Québec. Variante rare : Girouart. C’est un nom de personne d’origine germanique, latinisé en Giroardus (cartulaire de l’abbaye de Tiron), formé sur les racines “ger” (= lance) et “wardan” (= garder, protéger). Avec le même sens : Gérouard (53), Giroir, Giroird (79, 86), Giroard.
Giroud Patronyme très répandu dans l’Isère, ainsi que dans toute la région Rhône-Alpes (Savoie et Lyonnais), où le suffixe -oud est fréquemment utilisé à la place de -aud. C’est donc l’équivalent de Giraud, nom de personne germanique (voir Giralt). Diminutifs : Giroudeau (Normandie), Giroudet (Jura), Giroudon (Lyonnais), Giroudot (Champagne), Giroudoux. En composition : Giroud-Abel, Giroud-Apparcel, Giroud-Argoud, Giroud-Bit, Giroud-Capet, Giroud-Garampon, Giroud-Gerbetant, Giroud-Guillet, Giroud-Lionet, Giroud-Piffoz, Giroud-Trouillet, noms presque tous portés dans l’Isère, l’origine de beaucoup d’entre eux se situant à Saint-Geoire-en-Valdaine.
Giroudière Nom porté dans le Loire, où les mentions anciennes le situent notamment à Violay. Il désigne celui qui est originaire de la Giroudière, hameau à Saint-Cyr-de-Valorges (42). Le toponyme (écrit “la Giraudière” sur la carte de Cassini) désigne pour sa part le domaine ou la ferme des Giroud (voir ce nom).
Girousse Porté dans les Hautes-Alpes, désigne celui qui est originaire de Girousse, hameau de la commune de Ribeyret, dans le même département.
Giroussens Surtout porté dans le Tarn, le nom désigne celui qui est originaire de Giroussens, commune de ce département. Signification : le domaine de Geroncus (nom de personne germanique) ou de Gerontius (nom de personne latin).
Giroutru Porté dans l’Isère, paraît être un nom de famille composé, formé de Giroud (patronyme très répandu dans cette région) et de Tru, variante de Truc (= sommet rocheux). Le nom de famille Giroud-Trou est mentionné dans la base de données Généanet, et devrait correspondre à Giroutru.
Giroux Nom fréquent en Saône-et-Loire et dans la région lyonnaise. C’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute Gerwulf (ger = lance + wulf = loup). Autre possibilité : variante de Giroud (voir ce nom).
Girre Nom porté dans la Manche, également rencontré sous la forme Girres. Sans doute une variante du prénom Gilles.
Giry Nom originaire du Limousin. C’est une variante de Gily, Gilly, Gili, autres formes du nom de baptême Gilles.
Gisbert Surtout porté dans le Lot et la Haute-Vienne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gisberht (gis = flèche + berht = brillant). Variante : Gesbert (50, 53, 61).
Giscard Nom de personne d’origine germanique, Gischard (giscl-, peut-être formé sur gisel = otage + hard =dur). Le patronyme est surtout porté dans le Lot et en Corrèze.
Gisclon Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire (également 07, 42). C’est un nom de personne d’origine germanique, Giskilo (voir Giscard pour le sens).
Gislet On trouve le nom dans l’Ille-et-Vilaine. C’est en principe un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gisel (gisal = otage), mais on peut aussi envisager un diminutif de Gilles. Matronyme : Gislette (50, 76).
Gispert Variante catalane de Gisbert (voir ce nom).
Gisquet Surtout porté dans la Haute-Garonne et l’Aveyron, devrait être un diminutif du nom de personne Giscard (voir ce nom).
Gisserot Le nom, rare, est porté dans le Finistère. Je n’en connais pas le sens. Le suffixe -ot n’est en principe pas très breton.
Gissot Surtout porté dans le Gers, le nom se rencontre aussi dans le Rouergue. Il me laisse perplexe. C’est le nom d’un hameau à Mauvezin (32), mais rien ne dit que le toponyme soit antérieur au patronyme. Il devrait en effet s’agir d’un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gisso (contraction de Gidizo, formé sur la racine gid = chant).
Git Patronyme porté dans la Drôme. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gido (racine gid = chant), qui est également à l’origine du nom Gide.
Gitareu Porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom est devenu très rare. On le rencontre aussi dans l’Aude sous la forme Gitareau. Il semble s’agir d’un diminutif de Gitard, nom de personne germanique (voir Guitard).
Gitenay Porté dans l’Allier, devrait désigner celui qui est originaire de Gitenay, hameau à Laprugne (03), écrit Gittenay sur la carte de Cassini. Variantes : Gitenait, Gitenet, Githenay. Si toutefois le nom de famille était antérieur au toponyme, on pourrait penser à un diminutif de Gide (voir Gidon).
Gits Porté en Belgique et dans le département du Nord, le nom peut aussi s’écrire Giets, Gidts, Geets, Geerts. C’est une forme courte du nom de personne Geeraert (= Gérard), avec un s final marquant la filiation (génitif). A noter cependant que Gits peut aussi être un toponyme (nom d’une commune en Flandre occidentale).
Gitton Nom de personne d’origine germanique, cas-régime de Git (voir ce nom). On le rencontre surtout dans le Loiret et le Loir-et-Cher. Variante : Giton (18, 41, 45).
Giudicelli Diminutif corse formé sur Giudice, qui correspond à la fonction de juge. Cependant il existe dans certains cas une autre solution : Giudice serait une italianisation du nom hébreu Dayan (= juge, au sens biblique du terme). Le nom de famille Giudice est très fréquent dans le sud de l’Italie, notamment en Sicile. On le rencontre aussi en Lombardie, où la forme plurielle Giudici est cependant beaucoup plus répandue. On trouve aussi des Giudici en Corse (variante : Giudicci). En composition : Giudicianni (= le juge Jean), porté en Campanie, et Giudicepietro (= le juge Pierre). La transformation de Giu- en Gui- donne aussi les noms Guidice, Guidicci, Guidici, Guidicelli (ce dernier nom pouvant être aussi un diminutif du prénom Guido, tout comme Guidicci).
Giudicenti Nom corse très rare, pluriel de “giudicente”, terme lui-même rare ayant désigné un juge ou une circonscription juridique.
Giuffrida Le nom est très répandu en Sicile, il est également fréquent en Piémont et en Sardaigne et, à un degré moindre, dans la région romaine. C’est une forme apparemment féminine du nom de personne d’origine germanique Gotfrid (got = dieu ou le peuple goth + frid = paix), en français Geoffroy. On trouve en Italie de très nombreuses variantes : Gioffred, Gioffredo, Gioffredi, Giuffredo, Giuffredi, Goffredo, Goffredi sont celles que l’on rencontre aussi en France.
Giuliani Nom italien ou corse, Giuliano, qui correspond au prénom Julien, avec le suffixe de filiation -i.
Giunti Patronyme italien formé sur le nom de baptême Giunta, forme abrégée de Buonaggiunta, que l’on peut traduire par : bienvenue à toi ! Variante : Giunto. Diminutifs : Giuntini, Giuntino.
Givry On trouve le nom à la fois dans la Saône-et-Loire et le Pas-de-Calais. Il désigne celui qui est originaire de Givry, nom de cinq communes dont une en Saône-et-Loire (également 08, 51, 89) ainsi que de divers hameaux, dont un à Belleau (02).
Giza Nom polonais qui devrait correspondre au mot “giza”, désignant la patte arrière du boeuf ou du cochon. Peut-être le surnom d’un marchand de jambons ?
Gladieux Nom porté dans l’Aisne (variante : Gladieu). Désigne celui qui est originaire du lieu-dit les Glaïeuls, ancien village de la commune de Chivres-en-Laonnois (02). Sens du toponyme : lieu où pousse le glaïeul des marais (latin gladiolus).
Gladu Le nom est beaucoup plus courant au Québec qu’en France. Les plus anciennes mentions connues le situent dans la Charente. Variante ancienne : Gladus, à l’origine du hameau de la Gladusière à Marans, dans le Maine-et-Loire. Il semble qu’on ait affaire à une variante de Glandus, nom fréquent dans la Haute-Vienne, qui lui-même devrait correspondre à l’ancien français “glandus” (= gland).
Glain Porté notamment dans la Vienne et la Loire-Atlantique, c’est une forme contractée de Gelain, Geslain (voir ce nom). On envisagera aussi une variante du nom breton Glin, de sens incertain (“glin” désigne le genou en breton, mais il existe aussi un saint Glen, éponyme d’une commune des Côtes-d’Armor).
Glaise On rencontre ce nom dans le département du Nord et dans l’Oise. Variante : Glaisse. C’est apparemment un toponyme évoquant un lieu argileux. Si l’on était plus au sud, il faudrait penser à une église, comme c’est le cas pour le nom Glaize (43).
Glaizal, Gleizal On trouve surtout ce nom dans l’Ardèche. C’est un adjectif dérivé de église, sans doute ici employé comme toponyme (lieu dépendant de l’église).
Glandut Le nom est porté dans l’Isère (variante : Glandu). Ce devrait être un toponyme : un hameau s’appelle Glandut à Septème (38), un autre Le Glandu à Saint-Hilaire-de-la-Côte (38). Pour le sens, on pensera certes à un lieu abondant en glands, mais on n’oubliera pas que le gaulois “glano” (= pur) est à l’origine du nom de nombreux cours d’eau et autres toponymes commençant par “gland-” (par exemple le village de Glandieu, 01). On trouve la forme similaire Glandus dans la Haute-Vienne.
Glapin Nom très rare porté dans la Haute-Marne. Ce devrait être une variante par métathèse de Galpin (72, 53), qui correspond à Galopin, nom donné à un messager (celui qui galope). On trouve dans le Calvados la forme voisine Galapin. Il faut aussi faire un rapprocjhement avec le nom Clapin (21), qui semble être un toponyme avec le sens de lieu rocailleux.
Glard Nom rare porté dans le Morbihan, sans doute forme contractée de Gélard (voir ce nom), un nom assez fréquent dans la même région.
Glaria Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Désigne sans doute celui qui est originaire d’un lieu-dit Glaria (= terrain graveleux, du latin glarea = gravier). Ce serait l’équivalent de Glère, rencontré dans le même secteur.
Glaser D’origine allemande, c’est un nom de métier désignant celui qui travaille le verre. Autres formes : Glasser, Glassmann. La graphie Glaser se rencontre plutôt en Suisse.
Glass Porté en Alsace, le nom peut avoir deux sens différents : soit un surnom lié au verre (allemand “Glas”), désignant sans doute un verrier. Soit une forme courte du nom de personne Niklaus (= Nicolas). Le nom Glass est également porté en Grande-Bretagne. S’il est anglais, il évoque le verre, mais s’il est écossais il peut aussi correspondre au gaélique “glas” (= bleu-vert, bleu-gris, surnom qui paraît lié à la couleur des yeux).
Glatigny Le nom est porté en Seine-Maritime, mais aussi dans la Marne et en Savoie. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Glatigny, nom de diverses communes (50, 57, 60) et de plusieurs hameaux. Signification possible : le domaine de Caltinius, nom d’homme latin.
Glatt Porté notamment dans la Moselle, le nom correspond à l’adjectif allemand “glatt” (= uni, aplani, lisse, brillant). Le surnom paraît lié aux cheveux, selon le dictionnaire de Bahlow. Diminutif : Glattli.
Glaude Variante du nom de baptême Claude, rencontrée notamment dans la Moselle. Diminutifs : Glaudel (54, 80), Glaudin (89), Glaudon (57). On rencontre également le nom Glaude dans le Sud-Ouest (31, variante Glaudes), mais dans ce cas il s’agit d’un toponyme, plusieurs hameaux s’appelant (la) Glaude en pays occitan. Il en est de même pour Glaudeix et Glaudet, portés dans la Creuse (cf le hameau de Glaudeix à Bonnat, 23). De sens incertain, le toponyme est souvent associé à des cours d’eau.
Glavieux Le nom est porté en Picardie et dans le Pas-de-Calais. Variante : Glaviaux. Il a pu désigner un porteur de glaive ou le fabricant de cette arme, mais on pensera plutôt à une variante de Clavieux (60), fabricant ou porteur de clés. Même chose pour le nom Glavier (51, 80), probable variante de Clavier.
Glebocki Nom polonais également écrit Glembocki, qui devrait être un dérivé du mot “gleb” (= profond), le e étant ici un e avec cédille, prononcé “in”. Dans ce cas, il désignerait celui qui est originaire d’une localité appelée Glebock, Glebocko (nom de deux communes polonaises). A envisager aussi un dérivé de “glab” (a avec cédille), avec le sens de tige, trognon de chou, sobriquet possible pour un petit homme.
Gleizes Nom surtout porté dans l’Aude et dans le Tarn. Variantes : Gleize (84, 26, 48), Gleyze (40, 07, 30), Gleyzes (81, 31, 34), Gleise (13, 84), Gleises (11, 66), Gleyse (30, 26, 07), Gleyses (31, 66, 84), Gleysse (30), Gleiyse (31). C’est un toponyme désignant en occitan une église, et donc celui qui habite près d’une église ou dans un hameau appelé Gleize(s).
Glémarec Nom porté dans le Finistère (variante : Glémarrec). C’est un ancien nom de baptême formé des racines gleu (= brave) et marc’heg (= cavalier). Il est cité au IXe siècle dans le cartulaire de Redon sous la forme Gleumarcoc. Variantes : Glévarec, Glévarrec.
Glémin Porté dans l’Ouest (44 notamment), le nom se rencontre aussi sous les formes Glémain (17, 49, 44), Glémein (17), Glémen (44). On rencontre aussi dans l’Ouest les patronymes Glémau, Glémaud, Glémeau, Glémeaux (35, 44), Glémet (49, 22, 33), Glémo (22), Glémot (35, 44). Tous ces noms devraient être des contractions de Guillemain (Guillemin), Guillemau, Guillemet, Guillemot, diminutifs de Guillaume.
Glénard Nom porté dans la région lyonnaise ainsi que dans la Somme et l’Oise. Serait un surnom donné à un glaneur.
Glérant Nom porté dans le Finistère. Variantes : Gléran, Glérand, Gléren. C’est une métathèse du vieux nom breton Gradlon (porté par un roi légendaire de Cornouaille), qui a le sens de “gracieux”.
Gléveau, Glévéau Nom porté dans le Finistère. C’est un ancien nom de personne breton, sans doute au départ nom de guerrier, formé sur la racine gleu (= brave), peut-être avec l’élémend -bid (= élan, audace). Variante : Glévéo.
Glever Porté en Bretagne, également écrit Gléver, c’est un ancien nom de personne formé sur les racines gleu (= brave) et hedr (= hardi). Variantes probables : Glevar, Glevard.
Gleyal Porté dans l’Aveyron, le nom est originaire du Cantal, où il est aussi écrit Glayal. Il désigne celui qui est originaire de Glayal, hameau à Mourjou (15), et devrait correspondre à l’occitan “gleisal” (= qui dépend de l’église). De la même façon, le nom Gleye (12) signifie “église”.
Gleyo Porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Gleyot), le nom est considéré par A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) comme un diminutif de Glez, auquel il donne le sens de ‘doux, agréable, tendre’. Avec un autre suffixe : Gleyen (56). A noter qu’un hameau s’appelle la Ville Gleyo à Lantic (22).
Gleyroux Porté en Aquitaine (33, 40, 47), le nom s’écrit aussi Gleyrous. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un terrain graveleux (occitan “glairós, gleirós”). A noter le hameau de Glayroux à Sigalens (33).
Glibert Patronyme porté dans le département du Nord et en Belgique. C’est un nom de personne d’origine germanique, identique pour ses racines à Gilbert (voir ce nom), mais avec amuïssement de la voyelle initiale (alors que dans Gilbert c’est la voyelle centrale qui s’est amuïe).
Glidic Porté dans le Finistère, le nom correspond à l’ancien breton “gl(w)edig”, qui signifie “comte”. Il s’agit donc d’un sobriquet, équivalent de noms français tels que Lecomte (voir Comte). Variante : Glédic.
Glineur Surtout présent dans le département du Nord, ainsi qu’en Belgique (Borinage), le nom semble désigner un marchand de volailles (ancien français geline = poule). Autre possibilité : une variante de glaneur (gléneur en picard).
Glisière Rare, le nom est porté dans les Yvelines, où on trouve aussi la forme Glisières. Il devrait s’agir d’un toponyme dérivé de l’ancien français “glise” (= glaise, boue). Un lieu-dit s’appelle “les Glisières” à Bazoches-sur-Guyonne (78).
Glize Surtout porté dans les Landes, c’est une aphérèse du mot “église”, désignant celui qui habitait près de l’église (éventuellement surnom de sacristain). Formes voisines : Glise (73), Glisia (64). Voir aussi Gleizes.
Glon Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Il renvoie au moyen-breton gloan (= la laine), le sens du surnom restant obscur. Egalement : Gloan, Gloanec, Gloanic, Gloannec, Le Gloan, Le Gloané, Le Gloanec, Le Gloanic, Le Gloanné, Le Gloannec, Le Gloannic, Le Gloiannec, Le Gloinec, Le Glon.
Glories Nom surtout rencontré dans le Tarn (Mazamet). Il semble s’agir d’un toponyme désignant un terrain graveleux (latin glarea = gravier). On le trouve en Béarn sous la forme Gloies. Il existe un hameau appelé les Glories, mais en Dordogne (Douchapt). Le sens semble le même pour Glory (66 surtout), un hameau porte ce nom à Monclar (47). Le rapprochement avec la gloire ou la gloriole, effectué parfois, me paraît douteux.
Glowacki Fréquent en Pologne, c’est un dérivé de “glowa” (= tête), et sans doute de “glowacz”, mot à mot celui qui a une grosse tête. On pensera aussi à celui qui est originaire d’une localité appelée Glowaczew, Glowaczów ou Glowaczowa.
Glume Un nom porté en Belgique au sens bien incertain. Le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose sans grande conviction une possible variante de Glimes (nom d’une commune du Brabant wallon). A noter aussi le nom de famille allemand Glumm, d’origine toponymique (lieu aux eaux eaux troubles, bourbier). Le rapport avec la glume (balle de blé) est évidemment possible, mais le mot semble être apparu très tardivement dans notre langue.
Gluneau Nom très rare, qu’on ne trouve plus que dans le Loir-et-Cher. Peut-être celui qui dévide la laine (ancien français glon, breton gloan), mais c’est loin d’être une certitude.
Gnad Porté en Moselle et au Luxembourg, le nom devrait correspondre à l’allemand Gnade (= faveur, protection, grâce), peut-être avec un sens féodal. Dérivés : Gnädig, Gnaedig (= gracieux, doux, clément, mais aussi noble).
Gniewek Nom polonais désignant une personne coléreuse (dérivé de “gniew” = colère).
Goacolou Le nom est porté dans le Finistère. Variantes rares : Goacolo, Coacolou. Il correspond au breton “gwakol”, désignant entre autres un collier de cheval rempli de bourre. C’est le surnom probable d’un bourrelier.
Goaer, Goaër Le nom est porté dans le Finistère (variante : Le Goaër). Il correspond au breton “goafer”, désignant le soldat porteur d’une lance (“goaf”).
Goalec Nom breton porté dans le Finistère, rencontré dans le Morbihan sous les formes Goualec, Gouallec. Deux solutions possibles : soit un ancien nom de personne formé sur la racine “uual” (= valeureux), soit un sobriquet correspondant au breton “gwallek” (= négligent). Autres formes : Le Goallec (22), Le Goualec, Le Gouallec (56).
Goalen Rare et porté dans le Finistère, c’est un ancien nom de personne breton ayant le sens de “valeureux” (vieux breton “uualon”).
Goalès Porté dans le Finistère, devrait être un toponyme évoquant un lieu exposé au vent du nord (“gwalez”). Un hameau s’appelle Le Goalès à Arzano (29).
Goarant Nom porté dans le Finistère. Variante : Goarand. Il correspond au breton “gwarant” (= garant, protecteur).
Goarin Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor (variantes : Goarrin, Gouarin). C’est l’équivalent du patronyme Garin (voir ce nom, voir aussi Guérin).
Goasguen Nom breton surtout présent dans le Finistère. L’un des nombreux patronymes formés à partir de la racine gwas, qui signifie homme, sans doute au départ avec un sens de soumission (=serviteur). Mais le sens initial ne s’est sans doute pas conservé dans les patronymes. Ainsi Goasguen signifie l’homme blanc, en fait tout simplement celui qui a les cheveux blancs, par opposition à Goasguff (l’homme noir).
Gob Le nom est porté en Guadeloupe. Impossible de proposer une solution sans données généalogiques. Précisons à tout hasard qu’en ancien français l’adjectif ‘gobe’ signifiait ‘vaniteux, orgueilleux’.
Gobeil Présent au Québec, le nom est originaire du Poitou mais n’est plus porté en France. Il semble correspondre à l’ancien français et occitan “gobel” (= vase à boire, petite coupe, gobelet), surnom de marchand ou de fabricant.
Gobel Nom allemand, rencontré parfois aussi en Alsace-Lorraine. C’est la forme contractée d’un ancien nom de personne germanique, Godebald (god = dieu + bald = audacieux). On trouve aussi les variantes Gobbel et Goebel.
Gobelin C’est dans la Loire et l’Isère que le nom est le plus répandu, mais on le rencontrait aussi autrefois dans l’Eure. Il est également présent dans les D.O.M. (Réunion, Guadeloupe). Sens incertain : peut-être le surnom d’un bossu (cf. l’italien “gobbo” = bossu). Un diminutif de l’ancien français et occitan “gobel” (= verre à boire) semble plus improbable. À noter le hameau des Gobelins à Bosgouet (27). Quant à la manufacture des Gobelins, elle doit son nom à un atelier de teinturerie créé par un nommé Jean Gobelin au XVe siècle. On précisera enfin qu’en Normandie le mot “gobelin” a désigné un lutin, un esprit follet.
Gobern Semble une déformation catalane du nom de personne Gobert (voir Gaubert), sous l’influence du nom commun gobern (= gouvernement, autorité).
Gobert Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, en Champagne et en Lorraine, c’est un nom de personne d’origine germanique, Godeberht (god = dieu + berht = brillant). À envisager aussi dans certains cas une variante de Gaubert (voir ce nom). La forme similaire Goubert est surtout présente en Normandie.
Goberville Surtout porté dans l’Oise et les départements voisins (95, 76, 27), le nom est aussi présent en Moselle. Il semble désigner celui qui est originaire de Gouberville, nom d’un village de la Manche et de deux hameaux de Seine-Maritime, à Sierville et à Saint-Jean-de-Folleville.
Gobet Porté notamment dans le Lyonnais et la Bourgogne, c’est soit un diminutif de l’ancien français “gobe” (= vaniteux), soit une forme courte de Gobert, nom de personne d’origine germanique.
Gobier Rare aujourd’hui, le nom était surtout porté autrefois dans la Nièvre et le Rhône, il est également présent depuis plusieurs siècles en Belgique. On trouve plus fréquemment les formes similaires Goubier (42, 69) et Gaubier (58). On peut y voir un dérivé de l’ancien français “gobe” (= vaniteux), mais c’est sans doute plutôt une altération de noms comme Gobert (Goubert) ou Gaubert (voir ces noms).
Gobille Les mentions anciennes de ce nom, très rare aujourd’hui, le situent soit dans la Sarthe et dans l’Eure, soit dans la Meurthe-et-Moselle. Il n’est pas facile à expliquer, d’autant qu’on en trouve des variantes diverses peut-être contradictoires : Gobil dans la Sarthe et la Mayenne, Godbille, Godebille et Goubille dans le nord de la France et en Belgique. Parmi les solutions envisageables : un hypocoristique des noms de personnes germaniques Gobert, Godbert, ou encore un terme attesté en wallon (“gobèye”) avec le sens de “guenille”. À noter aussi qu’en picard la gobille était une sorte d’aiguille servant dans la confection des bas. Enfin, précisons que M.-T. Morlet voit en Godebille le surnom d’un joueur de billard (voir Godbille).
Gobillon, Gobillion On trouve le nom dans la Manche (variante : Gobillion). Selon Dauzat, il s’agit d’un diminutif de gobilleur, ancien métier qui consistait à vendre des objets à la criée. À envisager aussi un hypocoristique de noms tels que Gobert, Godbert (cf. les noms de famille Godbillion et Godbillon, portés en Picardie et en Champagne). Voir aussi Gobille.
Gobin Nom surtout porté dans l’Ouest (44, 85, 79). Le dictionnaire de M.T. Morlet en fait un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gobert, Godebert (god = dieu + berht = brillant). Il existe cependant d’autres possibilités : d’abord un diminutif de Gobe (nom fréquent dans l’Ille-et-Vilaine), surnom donné à une personne orgueilleuse. En outre, l’ajdjectif gobin existait en moyen français avec le sens de bossu. Enfin, mais c’est beaucoup moins probable, Gobin pourrait être une variante de Gobain, nom porté par un saint du nord de la France.
Goblé Nom surtout porté en Moselle. Variante de Goblet (voir ce nom).
Goblet, Gobled On trouve surtout ce nom dans la Marne. Peut-être le surnom d’un marchand de gobelets, mais peut-être aussi un diminutif de Gobe (en ancien français = vaniteux). La meilleure solution est cependant un diminutif du nom de personne Gobel (voir ce nom).
Gobry Le nom est surtout porté dans l’Yonne (également 77, 10). Semble évoquer un nom de localité, mais je ne trouve rien qui corresponde, sinon des hameaux la Goberie, mais dans l’Ouest.
Goby Surtout porté dans la Nièvre, le nom s’est aussi écrit Gobie. À partir de cette dernière forme, on pourrait envisager un toponyme (= dépression où se perdent les eaux). Mais ce n’est qu’une hypothèse. À envisager aussi une variante de Gobin (voir ce nom).
Godard, Godart Nom de personne d’origine germanique, Godhard (god = dieu + hard = dur).
Godbert Surtout porté en Picardie, c’est un nom de personne d’origine germanique, Godebertus, formé sur les racines “god” (= dieu) et “berht” (= brillant). Variante : Godebert (29, 60, 62).
Godbille Ou Godebille. Nom porté dans le département du Nord et les Ardennes, ainsi qu’en Belgique. Sens incertain. On y retrouve apparemment l’ancien français goder (= faire la noce, s’amuser), d’où l’idée d’en faire un joueur de billard ou de tout autre jeu utilisant billes ou boules, solution proposée par M.-T. Morlet. Voir Gobille pour d’autres hypothèses. Dérivés : Godbillion, Godbillon, Godbillot (51).
Godbout Nom de personne d’origine germanique, Godabold (god = dieu + bold = audacieux). On trouve ce nom dans le nord de la France. Variantes : Godbold, Godebout.
Godde Sans doute un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine god (= dieu). On rencontre le nom en Belgique, mais aussi dans la Haute-Marne et la région Rhône-Alpes.
Godderidge Porté dans le Pas-de-Calais (variante : Godderige), c’est l’équivalent de Goddeeris, Godderis, Godderys, Goderis, rencontrés pour leur part dans le Nord et en Belgique. Signification : nom de personne d’origine germanique, sans doute Godric (god = dieu + ric = puissant).
Goddyn, Goddijn Patronyme flamand. C’est un nom de personne d’origine germanique, qui correspond au français Godin, diminutif formé sur god (= dieu). Nom rencontré en Belgique.
Godefert Nom rencontré surtout dans l’Aube. Correspond à l’allemand Goffarth et au flamand Govert(s). C’est un nom de personne d’origine germanique comportant la racine god (= dieu), et sans doute la finale hard (= dur). Peut aussi être considéré comme une variante de Godefefroy (finale frid = paix).
Godefrin Diminutif de Godefroy (voir ce nom) porté dans l’Aisne. On rencontre plus souvent la forme contractée Godfrin (57, 55).
Godefroy Nom de personne d’origine germanique, Godafrid (god = dieu + frid = paix), surtout porté en Normandie (50, 76). Variantes : Godefroi (86, 89, 44), Godefroid, Godefroidt (59, 62), Godefroix (33), Godefrood, Godefroot (59), Godfroi (72, 49), Godfroid (59, 54), Godfroy (54, 08).
Goderniaux Le nom est porté dans les Ardennes (en France et en Belgique). Variante : Goderneaux. Sens incertain : il paraît s’agir d’un diminutif de noms de personnes comme Godard ou Godier, à rapprocher de Godereau, Godereaux, Goderiaux, Goderieaux, rencontrés à peu près dans le même secteur géographique. Le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane signale cependant que Goderneau est aussi un toponyme (rencontré à Montroeul-au-Bois, dans le Hainaut).
Godes, Godès Patronyme juif porté notamment en Belarus (Biélorussie) et en Pologne. Variante : Godesh. Il devrait s’agir d’un dérivé de God (= Dieu, allemand Gott).
Godet Diminutif du nom de personne d’origine germanique Gode, Godde (god = dieu) ou d’anciens prénoms comme Godard, le patronyme est fréquent dans l’Ouest (85, 79, 35 notamment). Variante savoyarde : Goddet. Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom Godest devrait avoir le même sens.
Godey Probable variante de Godet (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans la Manche.
Godfin Nom porté en Normandie (27, 76), rencontré aussi sous la forme Godefin. C’est une forme contractée de Godefrin, hypocoristique du nom de personne Godefroy. Variantes : Godefraint, Godfrain, ainsi que Godfrin (57, 55) et Godfrind (59).
Godier Nom de personne d’origine germanique, Godhari (god = dieu + hari = armée) porté dans des régions assez variées (10, 58, 53 notamment).
Godillot Dérivé du nom godille, désigne un batelier. C’est dans la Saône-et-Loire que le nom est le plus répandu.
Godin Variante de Gaudin (voir ce nom) ou plutôt nom de personne formé sur la racine germanique god (= dieu). Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et les départements voisins, ainsi qu’en Belgique. Variantes : Goddin, Goddyn, Godyn, Godyns.
Godineau Diminutif de Godin (voir ce nom) porté surtout dans le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres. Variantes : Gaudinaud (16), Godinneau (41), Godiniaux (38). Avec d’autres suffixes : Godinat (68, 36, 64), Godinet (52, 18, 36), Godinot (69, 55), Godinou, Godinoux (58, 89).
Godino Variante espagnole de Gaudin, Godin (voir ces noms). Diminutif de filiation : Godinez. Forme portugaise : Godinho.
Godiscal Rare, le nom est porté en Belgique et dans le département du Nord. C’est un nom de personne d’origine germanique, Godescalk (god = dieu + scalk = serviteur). Autres formes : Godtschalck, Godechal, Godecaux, Godechot, Godechoul, Godechoux, Godchau, Godchaux, Godchot. Le nom a parfois été transformé en Godecharle, Godecharles.
Godivier Nom porté dans la Mayenne et le Maine-et-Loire. On rencontre aussi la forme Godiveau et, dans le Morbihan, les variantes Godiveaux, Godives, Godivese. Sans doute le surnom d’un joyeux drille ou d’un débauché (de l’ancien français gode).
Godmaire Porté au Québec, c’est une déformation de Godmer, patronyme rencontré notamment dans la Sarthe (variantes : Godemer, Godemert), nom de personne d’origine germanique (racines “god” = dieu + “mar” = célèbre).
Godon C’est le cas-régime du nom de personne d’origine germanique Godo (god = dieu). Le patronyme se rencontre à la fois dans le Cher et en Savoie.
Godouet Nom rare porté en Seine-Maritime, sans doute diminutif de Godou (28), un nom plus fréquent sous la forme Goudou (45), dont le sens n’est pas assuré. Peut-être un hypocoristique de noms de personne comprenant l’élément god- (Godard, Godefroy).
Godry Il peut s’agir d’une variante de Gaudry (voir ce nom), ou du nom de personne germanique Godric (god = dieu + ric = puissant). Le patronyme est surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme.
Goducheau Nom très rare porté dans les Deux-Sèvres. Certainement une déformation de Godicheau (49, 33), Godichaud (17), qui pourrait correspondre au nom de personne d’origine germanique Godescalk (god = dieu + scalk = serviteur) ou être un hypocoristique d’autre noms germaniques commençant par God-. Le mot familier godiche est apparu tardivement (XVIIIe siècle), mais il n’est pas impossible qu’un emploi régional ait existé auparavant. On aurait alors un surnom donné à un personnage un peu niais.
Goëau Surtout porté dans la Loire-Atlantique, le nom peut aussi s’écrire Goheau. Voir Gohaud pour le sens.
Goedert Nom rencontré surtout dans la Moselle, également présent dans les Ardennes et au Luxembourg, et plus généralement dans l’Est. C’est un nom de personne d’origine germanique. Pour le sens, voir Godard.
Goegebeur Porté en Belgique et dans le département du Nord, c’est un nom flamand signifiant “bon voisin” (néerlandais goed = bon + gebuur = voisin). Variantes : Goedgebeur, Goedgebuer. Le contraire est Quaghebeur (voir ce nom).
Goek Nom rare rencontré dans la Haute-Marne. Sans doute une variante de Goecke, Göcke, des noms bas-allemands ou néerlandais qui sont des hypocoristiques du prénom Gottfried (Godefroy) : Godefried > Gödecke > Göcke.
Goemaere Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Variante : Goemare. C’est un nom de personne d’origine germanique, probable équivalent de Godmar (voir Godmaire pour le sens des racines).
Goëneau Porté dans la Vendée et les Deux-Sèvres, ce devrait être une variante de Goineau (voir Goinaud).
Goepfer, Goepfert Nom porté en Alsace-Lorraine. Serait une variante de Gotfried (god = dieu + frid = paix), nom de personne d’origine germanique.
Goepp Nom porté en Alsace. Il s’agit certainement d’un hypocoristique de noms de personne germaniques, soit Goeppel (ou Goppel), soit Goeppert (ou Goppert) : voir Godbout et Gaubert pour l’explication des racines.
Goërens Surtout porté en Belgique, c’est un nom pour lequel on peut hésiter entre deux solutions : soit un toponyme (= lieu marécageux, néerlandais goor), soit un hypocoristique du prénom Grégoire.


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