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Noms commençant par G

Ga-Gareau
Garel-Gehay
Gehenne-Gigat
Gigault-Goerens
Goerg-Goutet
Goutetoquet-Grieu
Griffard-Guhur
Guiard-Gydé

Goerg Porté en Alsace et dans la Moselle (variante : Görg), c’est l’équivalent du prénom Georges.
Goëry Le nom est porté en Lorraine (54, 88). A rapprocher de noms allemands ou alsaciens tels que Goering, Goerig, Göring, c’est un diminutif de noms de personne germaniques formés sur la racine ger (= lance), par exemple Gerhard (Gérard).
Goetgheluck Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Variantes : Goetgeluck, Goetghelucq. Il signifie en néerlandais “bonne fortune” (“geluk” = prospérité), surnom ou nom de personne augural à rapprocher de Bonaventure, Bonheure.
Goethals Assez fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, semble le surnom d’un brasseur (moyen néerlandais goede ale = bonne bière), étymologie préférable à celle donnée par M.T. Morlet (“bon cou”, le néerlandais hals signifiant “cou”), mais pas forcément satisfaisante : la solution est peut-être ailleurs (nom de personne germanique ?), car on trouve en Franche-Comté une variante Gueutal, qui n’a certainement rien à voir avec le flamand.
Goetschy Surtout porté dans le Haut-Rhin (variante : Goetschi), c’est un diminutif de Goetsch (Alsace, Vosges). Autres formes : Götsch, Götschi, Götschel, Götschy, Goetschel, Goetschmann, ainsi que la francisation Goitschel en Savoie. Signification : forme courte de Gottfried, ou plutôt de Gottschalk, nom de personne d’origine germanique, parfois porté par des Juifs askhénazes (gott = dieu + scalc = serviteur, le sens de serviteur de Dieu étant tout à fait acceptable).
Goetz Très courant en Alsace-Lorraine (variante Götz, Gotz), c’est un diminutif de noms de personne germaniques commençant par l’élément Gott (god = dieu), le plus souvent Gottfried (frid = paix).
Goeuriot Assez fréquent dans la Meuse et dans la région lorraine, c’est un diminutif de Gueury, Goeury, nom de personne d’origine germanique, Gilderic (gild = redevance + ric = puissant).
Goeytes Nom assez rare porté en Gascogne. On le rencontre aussi sous la forme Goueytes. Il semble s’agir d’un toponyme désignant une tour de guet (autre variante : Gueit). On trouve plus fréquemment les formes avec article Lagoeyte, Lagoueyte. Il existe un hameau des Landes appelé Goueytes (commune de Pouillon), dont pourraient être originaires les porteurs du nom.
Goffin Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, semble un dérivé de l’ancien français goffe (= lourdaud, grossier), mais il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas la bonne solution. Il devrait en effet s’agir plutôt d’un hypocoristique du prénom Godefroy, Geoffroy (voir ces noms). Il en va de même pour les noms Goffard, Goffart, Goffaux. Doubles diminutifs : Goffinet, Goffinon, Goffinont (02, 08 surtout).
Goffroy Variante rare de Geoffroy (voir ce nom) attestée autrefois dans diverses régions, notamment la Champagne. Le même nom est à l’origine des formes Goffrais (52), Goffre ou Goffré (33, 81, 46), du diminutif Goffreteau (16), ou encore des formes italiennes Goffredo (Pouilles) et Goffredi (Lombardie).
Gogdet Nom rare porté dans l’Ille-et-Vilaine. Il pourrait s’agir d’un diminutif de Gogue, Goguet, surnom appliqué à un homme moqueur (ancien français gogue = plaisanterie, moquerie).
Gogel Rencontré en Alsace, où il est rare, ce nom allemand est un sobriquet appliqué à un personnage turbulent, farfelu (moyen-haut-allemand gogel). Variantes : Gogl, Goggel. Dérivé : Gogler.
Goglio Nom de famille italien porté dans le Piémont et en Lombardie. C’est un toponyme devenu nom de famille : Goglio est le nom d’une localité piémontaise située dans le Val d’Ossola. Il existe aussi une commune appelée Valgoglio en Lombardie (province de Bergame), qui doit son nom au Goglio, torrent qui la traverse.
Gogniès Nom assez rare porté dans la Marne et dans l’Aisne. Semble désigner celui qui est originaire de Gognies-Chaussée, petite commune du Nord située près de Maubeuge (nom de domaine formé avec le suffixe -iniacas sur le nom germanique Godo).
Gogo C’est aujourd’hui dans la Manche et le Calvados que le nom est le plus répandu. Il est également attesté en Belgique, et était très présent autrefois en Bretagne, notamment dans le Finistère. Même si son sens est incertain, il convient de le rapprocher du mot “gogue”, qui au Moyen-Âge avait le sens de réjouissance, liesse, et comme adjectif celui de gai, joyeux. Le même mot “gogue” (ou un homonyme) a eu aussi le sens de boudin et a désigné selon les régions diverses sortes de plats ou de farces. À noter que l’expression “à gogo”, avec un sens similaire au sens actuel, était déjà employée au XVe siècle (première mention en 1440). Par contre, le terme “gogo” désignant quelqu’un qui se fait berner ne date que du XIXe siècle, et n’a donc en principe rien à voir avec le nom de famille.
Gogois Nom rare porté dans l’Yonne et dans la Somme. Correspond à l’ancien français gogoier (= rire, se moquer, également faire bombance), sans doute le surnom d’un joyeux luron ou d’un personnage moqueur.
Gogol Nom russe ou ukrainien avec le sens de “canard” (canard sauvage), sobriquet aux diverses interprétations possibles.
Goguel Nom surtout porté dans le Doubs, où il est attesté depuis le XVe siècle. Il peut s’agir d’un diminutif de l’ancien français “gogue” (= gai, joyeux, également plaisanterie). Cependant, dans cette région, on envisagera aussi une éventuelle origine alémanique, ce qui ne changera d’ailleurs pas le sens : le nom de famille allemand Gogel correspond en effet au moyen-haut-allemand “gogel” (= gai, joyeux).
Goguet On trouve ce nom surtout en Vendée et en Charentes-Poitou. Il s’agit certainement d’un surnom donné à celui qui aime bien plaisanter (ancien français gogue = plaisanterie, moquerie, amusement, qui est à l’origine des mots goguenard et goguette).
Goguillon Nom porté dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais. C’est un surnom donné à un personnage gai, moqueur (sens de l’ancien français gogue, rencontré encore aujourd’hui dans goguenard). Variante : Goguilons (59). Avec un autre suffixe : Goguillot (25).
Gohaud Nom porté en Bretagne (44, 29). Variantes : Gohau, Gohaut, Gohaux, Goheau. C’est une forme bretonne de Godaud, nom de personne d’origine germanique (Godwald : god = dieu + waldan = gouverner).
Gohin Variante de Godin (voir ce nom) avec amuïssement du d intervocalique, rencontrée surtout dans la Manche et les départements voisins. De la même manière, Godard devient Gohard et Godier devient Gohier (50, 49).
Goicoechea, Goicoetchea, Goicotchea Nom basque, surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Désigne celui qui habite la maison (etxe) d’en haut (goiko).
Goignard Nom surtout porté dans les Deux-Sèvres. M.T. Morlet en fait un dérivé de gogne (= truie), mais cette définition, sans doute valable dans l’Est, ne convient pas à la région concernée. Je pencherais pour une déformation de Coignard (voir ce nom), que l’on rencontre fréquemment dans les départements voisins (49 notamment), et qui est curieusement absent du 79.
Goigoux Assez répandu dans le Puy-de-Dôme, c’est un nom de sens incertain. M.-T. Morlet y voit une variante de l’occitan “gaujos” (= joyeux), mais en s’appuyant sur une forme “goig” qui est en principe catalane. Formes similaires : Goigou, Gouagou (33, 86).
Goillerey Nom très rare qui semble venir de Franche-Comté et qui devrait être une variante de Guillerey (voir ce nom).
Goillot Variante de Gaillot (voir ce nom) portée en Bourgogne.
Goimard Porté en Vendée et dans les Deux-Sèvres, c’est un nom de personne d’origine germanique, variante de Gomard (voir ce nom) selon M.-T. Morlet.
Goinaud Le nom est porté notamment dans la Dordogne et la Haute-Vienne. Variantes : Goineau (85, 24, 79), Goineaud (24). C’est un diminutif de Goin, variante de Gouin (voir ce nom).
Goiran, Gouiran, Gouyran Nom très porté en Provence. Au départ, désigne un rapace, la buse ou le milan (en occitan goira). Le surnom peut éventuellement représenter une personne avide, mais il semble que, sans doute à partir du sens figuré de buse, le mot ait aussi désigné une personne maladroite et peu dégourdie.
Goittet Nom porté notamment dans la Haute-Saône, à rapprocher de Goitte (59). Sens incertain : peut-être un nom de personne d’origine germanique, Watto (racine weti = gage).
Goix Surtout porté dans la Seine-et-Marne, pourrait être une variante de Goy (voir ce nom). C’est en tout cas le nom de divers hameaux bourguignons, notamment à Moux-en-Morvan (58) et à Villargoix (21).
Goizin Sans doute un dérivé de gosier, désignant une personne bavarde (penser au verbe dégoiser). Le nom, assez rare, se rencontre en Poitou-Charentes.
Gold Que ce soit en anglais ou en allemand, le nom signifie “or”. Il a pu être donné à celui qui travaille l’or ou qui a les cheveux blonds comme l’or. A noter cependant que ce nom est souvent porté par des Juifs askhénazes, avec une valeur symbolique ou comme variante du prénom féminin Golde (Golda), qui a la même origine.
Goldenberg Le nom signifie en allemand la montagne dorée. Il peut désigner celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, mais le plus souvent c’est un nom de famille porté par des Juifs askhénazes, avec une valeur plus symbolique que géographique. Il en va de même avec Goldberg (la montagne de l’or), Goldblum (la fleur d’or) ou Goldmann, Goldman (l’homme de l’or, éventuellement surnom d’un orfèvre).
Goldschmidt Nom de famille allemand ou alsacien désignant un orfèvre. Variantes : Goldschmid, Goldschmit, Goldschmitt.
Goldsmith Le nom désigne en anglais un orfèvre (celui qui forge l’or).
Goldstein Mot à mot ‘la pierre d’or’, ce nom allemand est surtout porté par des juifs askhénazes. S’il faut lui trouver une signification précise, il pourrait s’agir du surnom d’un orfèvre, le mot Goldstein ayant désigné la pierre de jaspe servant à tester la pureté de l’or.
Goldwin Egalement Goldwyn. Nom de personne anglais composé des racines gold (= or) et win (= ami). Souvent porté par des juifs askhénazes, il correspondrait dans ce cas à une forme initiale Goldwein (le vin d’or ?).
Goleret Nom rare porté en Savoie et dans l’Isère. Sens obscur. Il semble devoir être rattaché à gola (= gueule, gorge), mais avec quel sens ? Peut-être un toponyme (petite gorge), peut-être également une collerette (la gueule était aussi un collet de fourrure en ancien français).
Golfi Nom très rare en France, un peu moins en Italie où il n’est cependant pas très fréquent. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine wulf (= loup). A noter cependant que l’italien golfo (apparu vers le XIVe siècle), désignant aujourd’hui un golfe, a eu autrefois le sens de gouffre et pourrait être une autre solution.
Golfier Surtout porté dans la Corrèze, c’est un nom de personne d’origine germanique, Wulfhari (wulf = loup + hari = armée). Forme italienne : Golfieri (fréquente dans la région de Bologne).
Golinval, Golinvaux Nom porté dans la Somme et le Pas-de-Calais, également présent en Belgique. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute un hameau. Sens du toponyme : la vallée (vaux) de Colin (dont Golin est une forme sonorisée). On trouve une localité appelée Golinvaux en Belgique, à Ciney (province de Namur).
Gollain Le nom est porté en Seine-Maritime. Variantes : Golain, Colain, Collain. Il s’agit sans doute d’une autre forme de Colin, diminutif de Nicolas.
Golliot Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variante : Goliot. Sans doute un dérivé de l’ancien français gole (= bouche), désignant un gourmand, un goinfre.
Gomard Porté notamment dans l’Allier et la Haute-Saône, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines gomo (= homme) et hard (= dur), éventuellement hari (= armée) pour certains des noms suivants. Variantes : Gomart (80, 85, 02, 31), Gomar (12), Gommard, Gommar (72, 80, 972). Variante ou diminutif : Gomas (72, 61).
Gombaud Nom de personne d’origine germanique, Gundbald (gund = combat + bald = audacieux), porté notamment dans la Charente-Maritime et la Gironde. Variantes : Gombau (33, 66), Gombauld (971), Gombault (10), Gombaut (54, 33), Gombeau, Gombeaud (33, 17).
Gombert Nom de personne d’origine germanique, Gundberht (gund = combat + gerht = brillant), porté notamment dans l’Aveyron, le Nord, la Mayenne et la Savoie. Équivalents flamands : Gombeer, Gombeirt.
Gome Surtout rencontré dans les Vosges et l’Allier, c’est un nom de personne d’origine germanique (Gomo = homme).
Gomez, Gomis Nom castillan formé sur le patronyme Gome, qui demeure d’origine obscure : pour certains il serait d’origine germanique, alors que pour d’autres il viendrait de l’arabe. Si l’on admet l’hypothèse germanique (solution qui semble la plus probable), la racine serait Gomo = homme. La forme Gomis (variante : Gomiz) est le plus souvent catalane. Variante portugaise ou galicienne : Gomes.
Gomit Nom rare porté dans les Deux-Sèvres. A rapprocher du béarnais Gomis, diminutif formé sur le nom de personne d’origine germanique Gomo (gomo = homme)
Gomme Nom rencontré dans l’Allier. Voir Gome.
Gommier Surtout porté dans l’Eure-et-Loir, le nom y est attesté depuis le XVIIe siècle. Il est également porté dans le Loiret depuis le XVIe siècle. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, formé sur les racines “gomo” (= homme) et “hari” (= armée). Variantes : Gommer (72), Gomier (Bourgogne), Goumier (41). Diminutifs : Gommerel, Gommeriel, Gomeriel (35, 53).
Gomont Variante de Gaumont (voir Gaumond) portée en Normandie, également écrite Gomond.
Gomrée Porté en Belgique et dans le Pas-de-Calais, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Gomerée. On pensera notamment à Gomerée, à Ham-sur-Heure (Hainaut). Variante rare : Gomerée.
Gomulka Également écrit Gomolka ou Gumulka, ce nom polonais évoque l’idée de rotondité (“gomola” = sans angles). On donne le nom de “gomólka” à un fromage de forme ronde ou ovale. C’est peut-être l’origine du nom de famille. À noter que dans tous ces noms le l est barré, correspondant à peu près au son w.
Gomy Les plus anciennes mentions du nom le situent dans la Seine-et-Marne et le Loiret, mais il est également présent en Belgique, dans les Vosges, l’Allier, la Loire, la Creuse. Dans tous les cas, il devrait s’agir du diminutif d’un nom de personne germanique. Concernant la Loire, on pensera à Gaumier, Galmier (voir ce nom). Ailleurs, il s’agit plutôt de noms formés sur la racine “gomo” (= homme), par exemple Gomard ou Gommier.
Gonçalves Nom portugais. Voir Gonzalez.
Goncourt (de) Le nom devrait renvoyer à la commune de Goncourt, dans la Haute-Marne, ou encore à un hameau du même nom situé à Matignicourt (Marne). Le toponyme (Godoniscort en 900 pour le hameau de la Marne) désigne le domaine de Godo(n), nom de personne germanique.
Gonda Le nom est porté en Lorraine (54) et en Belgique. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, formé à partir de la racine gund (= combat), peut-être une variante de Gondard (voir ce nom).
Gondal Patronyme porté dans l’Ariège et le Cantal. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gundwald (gund = combat + waldan = gouverner). On trouve avec le même sens les formes Gondaud, Gondeau, Gondeaud, Gondeaux, portées notamment dans l’Allier.
Gondalma Nom très rare porté dans le Tarn-et-Garonne depuis le début du XVIIIe siècle. Il paraît correspondre au nom de personne d’origine germanique Gundhelm (Gunthelmus dans le Polyptyque d’Irminon, Gondelme sur un ciboire italien du VIIIe siècle). Le nom est formé sur les racines “gund” (= combat) et “helm” (= casque).
Gondard Surtout porté dans la Saône-et-Loire, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gundhard (gund = combat + hard = dur). Variantes : Gondar, Gondart.
Gondoin Nom de personne d’origine germanique, Gundwin (gund = combat + win = ami), porté en Normandie (76, 27). Variante : Gondouin (14, 61).
Gondrand Porté dans l’Isère et en Provence (variante : Gondran), c’est un nom de personne d’origine germanique, Gundramnus ou Guntramnus, formé sur les racines “gund” (= combat) et “hramn” (= corbeau). Formes similaires : Gontram, Gontran, Gontrand.
Gondry Porté notamment dans le nord de la France (02, 59), c’est un nom de personne d’origine germanique, Gundric (gund = combat + ric = puissant).
Gonet Diminutif du nom de personne Hugon, formé par aphérèse. On le rencontre surtout dans l’Ouest (35, 72). Variantes : Gonez (59), Gonnet (69, 73, 84), Gonnez (59). Dérivés : Gonnetan, Gonnetand, Gonnetant, Gonnettand (01), Gonneton (73).
Gonfreville Désigne celui qui est originaire de Gonfreville, nom de trois communes normandes (76, 50). Signification : le domaine de Gundfrid, nom de personne germanique qui est à l’origine des patronymes Gonfray, Gonfroy (14, 76).
Gongal Nom rare d’origine slave, à rapprocher du polonais Gongala. Le ‘on’ correspond au polonais ‘a’ avec cédille. Il faut sans doute penser au polonais gega (= oie) ou à gagor (= jars), autrement dit le surnom d’un gardeur d’oies.
Gongar Présent dès le XVIe siècle à Scaer, dans le Finistère, ce nom breton (également Gongard) est une variante de Congar, Congard, ancien nom de personne popularisé par un saint irlandais qui aurait débarqué en Bretagne au VIIe siècle. Le nom est composé des racines con (= élevé, éminent) et car (= ami). Une commune du Morbihan s’appelle Saint-Congard.
Goñi Désigne celui qui est originaire de Goñi, localité du nord de l’Espagne, non loin de Pampelune.
Gonin On trouve le nom en Suisse, en Bourgogne et dans le Dauphiné. C’est un hypocoristique de Hugo, Hugon (< germanique hug = intelligence). Variante : Gonnin (36, 86). Diminutifs : Goninet, Gonninet (03).
Gonnard Porté dans l’Allier (variante : Gonard) et en Rhône-Alpes, le nom devrait être une forme courte de Hugonnard (voir ce nom), un patronyme rencontré à peu près dans le même secteur géographique.
Gonny Surtout porté dans la Haute-Loire, c’est une forme occitane de Gonin (voir ce nom). Variante : Gony (48).
Gonon Diminutif du nom de personne Hugon, formé par aphérèse. C’est dans la Loire que le nom est le plus répandu. Variante : Gonnon (38).
Gonord Nom rencontré dans l’Ouest (79, 85). C’est un nom de personne, sans doute d’origine germanique (gund = combat), dont la finale pose cependant problème. Le dictionnaire de M.T. Morlet pense qu’il s’agit d’un nom d’origine normande, et que cette finale correspondrait au scandinave vor (= avisé, prudent). Seul problème, le nom ne se rencontre pas en Normandie, mais en Vendée, de même que la variante Gounord.
Gontard Nom de personne d’origine germanique, Gundhard (gund = combat + hard = dur), porté en Dauphiné et en Provence. Variante : Gonthard (73, 04). La formes Gontharet (Savoie) peut en être un diminutif, mais devrait plutôt venir de Gonthier (voir ce nom), tout comme le nom d’origine italienne Gontaretti.
Gonthier Nom de personne d’origine germanique, Gundhari (gund = combat + hari = armée). Sous cette forme, c’est en Savoie qu’il est le plus répandu, il est également fréquent à la Réunion. Variantes : Gonther (67), Gonthié (64, 33), Gonthiez (59, 02), Gontié (81, 31), Gontier (59, 13), Gontiez (59, 62). Diminutif : Gontheret (73). Forme italienne : Gontero (Piémont).
Gonzalez, Gonzalès Nom castillan, formé sur le patronyme Gonzalo, avec adjonction du suffixe de filiation -ez. Gonzalo, en catalan Gonçal, correspond à la forme médiévale Gundisalvus (nom de personne germanique), qui donne aussi le portugais Gonçalves et le castillan Gonzalvez. Si la première moitié du mot ne pose guère de problèmes (gund = combat), la seconde est plus embêtante (sans doute alb = elfe).
Gonzalvez voir Gonzalez.
Gooris Nom flamand qui pourrait correspondre au prénom Grégoire par aphérèse. M.T. Morlet y voit pour sa part une variante de Joris (= Georges). Herbillon et Germain penchent pour un toponyme (goor = marécage), et proposent aussi un nom de personne d’origine germanique (Gaugericus). Autres formes : Goris, Gorris. Avec génitif de filiation : Gorissen, Gorrissen.
Goosen, Goosens Nom très courant en Belgique. Diminutif formé sur Goos, nom de personne d’origine germanique, Gozo (= du peuple goth). On trouve aussi les formes Goossen, Gossen (et bien entendu Goossens et Gossens).
Gora Le nom est le plus souvent d’origine polonaise. Dans ce cas, c’est un toponyme avec le sens de “montagne, colline”. On rencontre aussi quelques Gora en Italie du Nord, où le nom pourrait correspondre à l’italien “gora” (= canal de moulin). Enfin, il y a des Gora venus d’Afrique du Nord, mais je ne connais pas la signification du nom, qui semble kabyle.
Goraguer Porté notamment dans le Finistère, le nom correspond au breton “gwareger”, qui désigne un archer (dérivé de “gwareg” = arc). Avec le même sens : Goaracher (29), Goaréguer, Le Goaréguer (22), Le Gouaréguer (29), Le Gouaréquer (56), Le Goariguer, Le Gouariguer, Gouariguer (56).
Goral, Góral Le nom désigne en Pologne du Sud un montagnard (dérivé de “góra” = montagne).
Goran Rare, le nom est notamment porté dans l’Yonne. On trouve plus fréquemment la forme Gorand (42, 18, 38). Autres variantes : Gorant (77, 18), Gorrand (73, 71). Sens incertain : le rapport avec la racine gorr (= cochon), proposé par M.T. Morlet, paraît douteux. A envisager éventuellement un diminutif de Grégoire (avec passage du suffixe -aud à -and). Le prénom serbo-croate Goran est pour sa part l’équivalent de Georges.
Gorce (de la) Le nom renvoie à un lieu appelé la Gorce, toponyme fréquent en Limousin et en Périgord, avec le sens de haie autour d’un champ, buisson épais, parfois aussi châtaigneraie.
Gorce, Gorse, Gorsse Toponyme occitan désignant une haie, un enclos, ou encore un buisson épineux (gaulois *gorto). Le patronyme désigne celui qui est originaire de l’un des nombreux lieux-dits portant ce nom. Le nom Gorce est fréquent dans le Limousin et le Puy-de-Dôme, les Gorse sont surtout présents en Corrèze, et les Gorsse dans la Creuse et le Tarn.
Gordiet Patronyme rare porté dans l’Indre-et-Loire. Difficile de se prononcer. Il pourrait s’agir d’un nom de lieu : il existe un hameau appelé le Gordiet dans l’Oise, à Heilles, le toponyme étant sans doute un diminutif de gourd = creux dans une rivière.
Gordon Surtout porté en Ecosse, le patronyme renvoie à une localité du même nom dans le Berwickshire. En Angleterre, on pensera plutôt à des personnes originaires de localités françaises appelées Gourdon. Le nom de famille est également porté par des juifs d’Europe de l’Est, notamment polonais, avec un sens qui demeure incertain : pour les uns, il s’agit d’une autre forme de Jordan (= le Jourdain), pour d’autres, les Gordon sont originaires de la ville de Grodno, en Biélorussie (solution la plus couramment admise) ou d’une autre localité formée sur gorod (= la ville).
Gore En Angleterre, le nom de famille correspond à un toponyme assez fréquent, qui paraît évoquer une parcelle de terre triangulaire (ancien anglais gara). En France, c’est sans doute un surnom donné à un paillard ou à un individu malpropre, le mot gore désignant en ancien français la truie. On pensera cependant aussi à un hypocoristique de Grégoire.
Goren Patronyme porté par des juifs askhénazes de Russie. Il correspond à un nom allemand commençant par H, sans doute Horn. Le sens n’est pas clair : Horn signifie ‘corne’, mais certains pensent qu’il s’agirait d’une transposition du nom biblique Aaron (le frère de Moïse).
Gorenflot Le nom est porté dans l’Oise. On trouve la forme Gorenflos dans la Somme. Il désigne celui qui est originaire du village de Gorenflos (80).
Goret Nom de famille assez répandu en Picardie. Le mot goret désignait déjà au moyen âge un jeune porc (première mention écrite en 1297), et on peut penser soit à un gardien de cochons, soit à celui qui est sale comme un cochon ou à un paillard. Il pourrait cependant s’agir d’un diminutif de Grégoire formé par aphérèse, hypothèse admise autrefois, mais qui n’est retenue ni par Dauzat, ni par M.T. Morlet.
Gorgedoux Nom porté dans l’Eure, où il est attesté depuis la fin du XVIe siècle. Je n’en connais pas la signification.
Gorgerat Nom assez rare rencontré dans la Haute-Savoie. Difficile de savoir s’il renvoie à une partie du vêtement (variante de gorgeret = fraise, collerette, surnom de fabricant), ou s’il s’agit d’un toponyme, diminutif de gorge.
Gorgery Nom porté dans l’Aisne et dans la Marne, où on trouve aussi la forme Gorgerin. Tout comme Georgerin et Georgery (nom porté en Belgique), ce devrait être un diminutif du prénom Georges.
Gorges Surtout porté dans la Moselle, c’est une variante du prénom Georges, également écrite Görg. On trouve aussi des Gorges en Bretagne, où le nom est cependant plus fréquent sous la forme Gorge (ou Gorgé), de sens assez obscur. En principe, aucun rapport avec “Georges”, mais peut-être avec la gorge (surnom d’un goîtreux ?) ou avec le participe passé “gorjet” (terme utilisé pour désigner un cheval aux gros genoux).
Gorget C’est dans la Sarthe et le Loir-et-Cher que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi en Bourgogne, notamment dans l’Yonne. On peut y voir un dérivé du mot “gorge”, mais le sens n’est pas très clair. Mieux vaut envisager une variante graphique de Georget, diminutif de Georges (il y a d’ailleurs beaucoup de Georget dans la Sarthe et les départements voisins).
Gorgien Nom très rare porté dans les Hautes-Pyrénées. Semble avoir un rapport avec le gascon gorg = gouffre, ou encore gorga = mare, mais il est vraiment bien difficile d’avoir une certitude, d’autant qu’il y a aussi gorja = la gorge (qui donne l’adjectif gorgier = qui a une grande gorge).
Gorgori Assez rare, ce nom catalan est une variante de Gregori (= Grégoire), avec métathèse du r. Dérivé : Gorgorió.
Goris Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Gorisse), c’est une autre forme de Gooris (voir ce nom).
Gorlier Le nom est porté dans la Somme et le Pas-de-Calais, ainsi que dans les Bouches-du-Rhône. Sens incertain. Peut-être un fabricant de “gorles”, terme qui en ancien français avait le sens de bourse, valise. À envisager aussi une métathèse de Grolier (= savetier). Variantes : Gorliez (80) et peut-être aussi Gorlez (02).
Gorneau Surtout porté en Champagne (10, 51), pourrait être une variante de Corneau (voir ce nom). De la même façon le nom Gornet (10, 88) semble une variante de Cornet (voir ce nom).
Gorrée Le sens du nom est d’autant plus incertain qu’historiquement il apparaît dans deux régions très différents : d’une part le Midi (région toulousaine, Roussillon), de l’autre la Picardie, le nom ayant été porté aussi aux Pays-Bas. Dans le Midi, il paraît désigner celui qui est originaire de la Gorrée, ancienne métairie à Beauzelle (31). Dans tous les cas, le sens est difficile à cerner : le mot “gorree” a existé en moyen français avec le sens de “rubans, luxe, mode”. On pensera aussi, bien sûr, à un dérivé du mot “gore” (= truie, occitan “gorra”). Enfin, dans le Midi, le mot “gorra” a désigné aussi le saule marceau.
Gort Le nom est porté dans le département de la Loire, où il est plus fréquent sous la forme Gord. Voir Gourd pour le sens.
Gortais Le nom est porté dans l’Ille-et-Vilaine. Comme beaucoup de noms en -ais dans ce département, il devrait renvoyer à un toponyme féminin. Peut-être la Gortaye, hameau à Louvaines (49), non loin de l’Ille-et-Vilaine. Le toponyme pourrait être un dérivé de “gort” (voir Gourd pour le sens). Le nom de famille est à l’origine du hameau des Rues Gortais à Paimpont (35) et sans doute aussi de Chez Gortais, hameau à Saint-Bonnet-sur-Gironde (17).
Gorteau Nom assez rare porté dans le Loir-et-Cher. Variantes : Gortheau, Gorreteau. Il devrait s’agir d’un diminutif de Goret, Gorret (voir Goret).
Gory Ce nom se rencontre dans plusieurs régions, mais c’est dans la Haute-Loire qu’il est le plus fréquent. Comme la plupart des noms commençant par Gor, il semble renvoyer au cochon, comme sobriquet péjoratif ou comme surnom donné à un gardien de troupeau. On pense cependant parfois qu’il pourrait être un diminutif du nom de baptême Grégori (Grégoire). Enfin, il semblerait qu’un saint se soit appelé saint Gorry, mais je n’en ai pour ma part aucune trace (peut-être Gaugericus, évêque de Cambrai et d’Arras).
Goscinny Nom polonais formé sur “gosc” (avec accents sur le s et le c), terme ayant le sens d’invité, hôte. L’adjectif “goscinny” signifie “pour l’hôte”, “hospitalier” et pourrait être le surnom d’un aubergiste.
Gossart Nom de personne d’origine germanique, Gozhard (goz = du peuple goth + hard = dur). On trouve surtout ce nom dans le nord de la France, et il correspond au flamand Gossaert, très fréquent en Belgique. Autre variante : Gossard (77 notamment).
Gosselin Nom fréquent en Normandie. C’est un diminutif du nom de personne d’origine germanique Gosse (gos < gaut = du peuple goth).
Gossery Nom rare porté dans les Ardennes. Devrait désigner celui qui est originaire d’une localité du même nom, toponyme formé sur le nom germanique Gosse (Gosso, dérivé de gos = du peuple goth). On trouve plusieurs hameaux appelés la Gosserie, mais en Normandie et dans le Maine. Autre possibilité : un éventuel nom de personne germanique *Gosric (ric = puissant).
Gosset Diminutif de Gosse, nom de personne d’origine germanique (gos = du peuple goth), porté de la Normandie à la Belgique. Variantes : Gossey, Gosseye, Gossez. Forme anglaise : Gossett.
Gossuin Le patronyme est porté en Picardie. On le rencontre aussi sous la forme Gossoin. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gozwin (goz = le peuple goth + win = ami).
Gost Le nom se rencontre en pays catalan, notamment aux Baléares, où il est une aphérèse d’Agost, surnom donné à celui qui est né au mois d’août (ou enfant trouvé en août), ou encore nom de baptême (= Auguste). On trouve aussi des Gost en Normandie (14, 27, 76), peut-être avec le même sens, mais c’est loin d’être une certitude.
Gosteaux Surtout porté dans le département du Nord, le nom s’écrit aussi Gosteau, Gostiau, Gostiaux. C’est sans doute un diminutif de Gosset (voir ce nom).
Goszczynski Nom polonais qui semble désigner celui qui est originaire de Goszczyn, localité de Mazovie (région de Varsovie) et toponyme relativement courant en Pologne. Autre possibilité : dérivé de noms tels que Goscislaw ou Goscimir, dont le premier élément est le mot “gosc” (= hôte).
Got Assez énigmatique dans sa sécheresse, ce nom peut renvoyer soit au peuple goth, soit à un verre à boire (catalan got < latin guttum), soit à une autre origine. Si vous pouvez m’aider…
Gotni Egalement El Goutni, Elgoutni. C’est un nom arabe, qui vient de quTn : coton (quTniyy : cotonneux), passé en kabyle sous la forme leqTen ou leq(w)Ten (adjectif aq(w)eTni : moletonné). Le nom est certes d’origine arabe, mais peut avoir été donné malgré tout à des Berbères.
Gotron Variante rare de Gautron (diminutif de Gauthier), le nom était porté autrefois dans le Cher, l’Indre, la Vienne et les Deux-Sèvres. Avec un autre suffixe : Gotreau (17, 79), variante de Gautreau.
Gotte, Götte Le nom est surtout porté dans la Moselle. Deux possibilités : soit une forme courte de noms de personnes tels que Gottfried ou Gottlieb. Soit le moyen-haut-allemand “gotte, götte” (= filleul).
Gottenkieny Porté dans le Haut-Rhin, c’est apparemment un nom composé formé de Götten, variante de Gödden (hypocoristique du nom de personne Godard), et de Kieni, diminutif de Konrad. Variantes : Gottenkiny, Gottenkueny.
Gottfried Équivalent allemand ou alsacien de Godefroy (voir ce nom). Variante rare : Gotfried.
Gotti Le nom est fréquent en Lombardie, et plus généralement en Italie du nord. C’est un hypocoristique de Mingotti, lui-même diminutif lombard de Domenico (= Dominique).
Gottiniaux Nom assez rare porté dans le Pas-de-Calais. Sens incertain. Désigne peut-être celui qui est originaire de Gottignies, commune de Belgique (Hainaut).
Gottlieb Deux possibilités pour ce nom allemand ou alsacien : soit un nom de personne d’origine germanique (racines god = dieu + lieb = cher, aimé), soit un nom à valeur mystique porté par des Juifs askhénazes (= aimé de Dieu). Variantes : Gottlib, Gottieb, Gotlib, Gotlieb.
Gottrand Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gothramn (god, gott = dieu + hramn = corbeau). Variantes : Gotrand, Gottran, Gottrant.
Gottschalk Porté en Alsace, c’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines gott (= dieu) et scalk (= serviteur). On le trouve dans d’autres régions de France sous les formes Godchau, Godchaux, Godchot, Godecaux, Godechot, Godechoul, Godechoux (Lorraine, Nord-Pas-de-Calais). A noter que le nom Gottschalk est souvent porté par des Juifs (= serviteur de Dieu).
Gouabault Les plus anciennes mentions situent le nom dans la Mayenne (au moins depuis le début du XVIIe siècle), il est également porté dans les départements voisins (28, 72). Variantes : Gouabau, Gouabeau. C’est une ancien prénom, nom de personne d’origine germanique, sans doute Godebaldus (racines “god” = dieu et “bald” = audacieux), forme fréquemment attestée (un éventuel *Waldbald serait aussi possible, mais je n’en trouve pas trace).
Gouache Nom porté dans l’Eure-et-Loir. Rien à voir avec la peinture, puisque le mot gouache nous est venu d’Italie au XVIIIe siècle. En ancien français, goueche ou gouache était le nom de la perdrix grise. Il pourrait donc s’agir d’un surnom métonymique pour un chasseur de perdrix, ou métaphorique pour celui qui a une voix désagréable. On envisagera aussi une variante de Gache, avec le sens de marécage.
Gouadon Nom porté dans l’Ouest, de la Bretagne à la Normandie. Pourrait être rapproché du breton Gouadec (gwadeg = sanguin).
Gouaichault Nom rare porté en Maine-et-Loire, c’est un diminutif de Gouache (voir ce nom), peut-être avec le sens de “lieu marécageux”.
Gouaillard Rencontré surtout dans les Landes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Godalhard (godal = god = dieu + hard = dur), ou bien une variante gasconne de Gaillard (voir ce nom). Diminutifs : Gouaillardet, Gouaillardeu, Gouaillardou (40, 64).
Gouardère Porté dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques (variante : Gouardères), c’est un toponyme désignant une petite tour de guet, rencontré également sous la forme Lagardère.
Gouault Surtout porté dans les Côtes-d’Armor et la Sarthe, c’est un nom de personne d’origine germanique, Godwald (god = dieu + waldan = gouverner). Variantes : Gouaut (95), Gouaux (72). A noter que Gouaux, quand on le rencontre dans le Sud-Ouest (65 surtout), est un toponyme (une commune dans les Hautes-Pyrénées et deux dans la Haute-Garonne) désignant sans doute un gué (cf. le catalan ‘gual’), avec comme formes voisines Gouau, Gouaud (24, 31, 33).
Goubaud Nom surtout porté dans la Loire-Atlantique (également 79, 21). Variantes : Goubault (49, 86, 79), Goubaut (44, 89), Goubaux (55, 89, 61), Goubeau (79, 86), Goubeaud (44, 49), Goubeault (49, 79), Goubeaux (51), Gobaud (16), Gobault (77), Gobaut (02, 85), Gobaux (02), Gobeau (16, 80), Gobeaud (16, 37), Gobeaut, Gobeaux (02, 80, 77, 54). C’est un nom de personne d’origine germanique, Godbald (god = dieu + bald = audacieux).
Goubé, Goube Lorsque le nom possède un accent, il semble plutôt porté en Normandie et en Bretagne et pourrait désigner un personnage vaniteux (ancien français gobe, gobé, gobet). Les formes Goube, Goubet sont pour leur part surtout portées dans le nord de la France. Elles peuvent avoir le même sens, mais on pensera aussi à des hypocoristiques de noms de personne tels que Goubert.
Goubern voir Gobern.
Goubert voir Gobert.
Goubier Le nom est surtout porté dans la Loire. Je n’en connais pas le sens. A noter l’existence d’un hameau ou d’une ferme “chez Goubier” à Essertines-en-Donzy (42). S’il ne s’agit pas d’un éventuel nom de personne, on peut faire un rapprochement avec les noms Goubie, Goubies (47, 24), Lagoubie (19), dans lesquels “goubie” désigne une dépression où se perdent les eaux (“gobie” dans le répertoire des toponymes de l’IGN).
Goubinat Rare et porté notamment dans l’Yonne, le nom s’écrit aussi Gobinat. C’est un diminutif de Gobin (voir ce nom).
Gouby Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne et dans l’Allier. C’est peut-être une variante occitane de Goubin (22), diminutif de Goubert (voir Gobert). Voir aussi Goby.
Gouchon Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans l’Isère au XVIIe siècle. Il est également présent dans l’Ain, le Rhône et les Bouches-du-Rhône. Sens incertain. Peut-être un surnom pour un gaucher ou pour celui qui est gauche, maladroit (francoprovençal “gôcho” = gauche). A envisager aussi l’occitan “goch” (= flaque, bourbier).
Goudaillier Beaucoup de mentions de ce nom dans le département du Nord et en Belgique, ainsi que dans la Seine-et-Marne. Variantes : Goudailler, Goudailliez, Goudalier, Goudaliez, Goudallier, Godailler, Godaillez, Godaillier. C’est un dérivé de l’ancien français “godale” (à l’origine du nom de famille Goudalle, assez courant dans le Pas-de-Calais), qui a désigné soit une variété de bière, soit une taverne où on buvait de la bière. Le nom “godalier” a pu désigner soit un brasseur ou un tavernier, soit un buveur de bière, et plus généralement un gros buveur.
Goudal Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais et l’Ille-et-Vilaine. On rencontre en Normandie la forme plus rare Godal. Sans doute un nom de personne formé sur la racine germanique god (= dieu). Autre possibilité : une variante de Godeau, diminutif de gode (= nigaud). Voir aussi Goudaillier pour une autre possibilité.
Goudard Variante de Godard (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans la Haute-Loire et les départements voisins (71, 38 notamment). Il est également présent dans le nord de la France. Variantes : Goudaert (59), Goudart (71).
Goude Sans doute nom de personne d’origine germanique (racine god = dieu), le nom est porté dans l’Ouest (35, 44, 27).
Goudeket Patronyme juif porté aux Pays-Bas, équivalent néerlandais de l’allemand Goldkette, avec le sens de “chaîne en or”, surnom éventuel d’un bijoutier ou patronyme à valeur ornementale. Le mot “goud” (= or) se rencontre aussi dans le nom de famille Goudsmit (= orfèvre).
Goudemez Le nom, rare, est porté dans le département du Nord. Variante : Goudemey. Sens incertain. On pourrait penser à un toponyme (la ferme, le domaine de Goude), mais je n’en trouve aucune trace. Autre possibilité : variante ou diminutif d’un nom de personne d’origine germanique tel que Goudemar, Godemar (god = dieu + mar = célèbre).
Goudemont Le nom est originaire du nord de la France (02, 59). Variante : Godemont. Formes anciennes : Goudemond, Goudmont. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, pour lequel on a deux possibilités : soit une variante de Goudemant, Goudeman (god = dieu + man = homme), soit un autre nom formé avec god + mund (= protection).
Goudenège Porté dans le Lot-et-Garonne, le nom peut aussi s’écrire Goudenèche, Goudounèche (47, 19). Formes voisines : Goudouneix, Goudonneix (19), Goudounesque (46), Goudounet, Goudonnet (24). Il désigne celui qui est originaire d’un hameau ou lieu-dit ainsi appelé, le toponyme étant relativement courant : la Goudounèche à Ussel (19), les Goudounèches à Saint-Capraise-d’Eymet (24), les Grandes Goudounèches à Plaisance (24), le Goudouneix aux Mars (23), le Goudonneix à Lignareix (19), Goudenèche à Bonnat (23). Sens probable : le domaine de Goudon, nom de personne d’origine germanique (à envisager éventuellement : un dérivé de “codonh” = coing avec sonorisation de la consonne initiale).
Goudet Porté dans le Gard et la Haute-Loire, le nom devrait être un toponyme : une commune s’appelle Goudet dans la Haute-Loire. A noter aussi le hameau de Goudet à Borée (07). Mais il y a aussi pas mal de Goudet dans l’Orne, où le nom devrait être un diminutif de Goude (voir ce nom) ou d’un autre nom de personne germanique commençant par Goud-, God- (Godard par exemple). En ce qui concerne le village de Goudet, on pense que lui aussi correspond à un nom germanique (“gothicus” selon E. Nègre).
Goudier Nom rencontré en Saône-et-Loire et en Normandie. C’est un nom de personne d’origine germanique, Godhari (god = dieu + hari = armée). Variante : Godier (rencontrée surtout dans l’Aube).
Goudissard Nom rare porté dans les Hautes-Alpes. C’est une variante de Gaudissard (voir ce nom) avec le sens de bois défriché. Il existe un hameau appelé Goudissard à La Salle-les-Alpes (05), mais il semble que celui-ci soit formé à partir du nom de famille : en effet, un lieu-dit du même hameau s’appelle “devant la maison à Goudissard”.
Gouédard Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, le nom s’écrit aussi Gouédar, Gouédart. Il paraît s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, peut-être variante de Guidard, rencontré dans le même département (voir Guiard pour le sens).
Goueffon C’est dans le Loiret que le nom est le plus répandu. Il y est attesté au moins depuis le début du XVIe siècle. Variantes : Goeffon, Goiffon (ce dernier nom étant surtout porté dans l’Ain). Ce devrait être un dérivé de “goiffe”, forme régionale de “coiffe” (désignant un fabricant ou un marchand de coiffes). À envisager aussi une variante de l’ancien français “goffeon, goffon”, qui a désigné une partie de la serrure, sans doute le pêne.
Gouel Nom rencontré en Haute-Normandie, dont l’étymologie pose problème. Peut-être un diminutif de l’ancien français goi (= serpe, serpette), ou encore une variante d’un nom breton (goello = forge). Ou bien une troisième solution∑
Gouéri Nom porté dans la Sarthe (également rencontré en Saône-et-Loire). Variante : Gouéry (35, 71). Peut-être une variante de Guéry (voir ce nom), mais plutôt un toponyme, rencontré plus souvent sous la forme Gouérie, qui désigne un cours d’eau. A noter entre autres le hameau de la Gouérie à Vergéal (35).
Gouesmat Nom porté en Loire-Atlantique. C’est une variante de Goasmat, un nom breton formé des racines gwas (= homme) et mad (= bon).
Gouesmel Patronyme porté en Normandie (14, 50) de sens incertain. A noter qu’on trouve dans les mêmes départements les formes Gouesnel, Guesnel, elles aussi incertaines, mais qui pourraient être des diminutifs du nom de personne d’origine germanique Guène (voir Guenez). Une origine bretonne est également envisageable (Guénel = Gwenaël). Reste à savoir si Gouesmel est bien une variante de Gouesnel.
Gouesnard, Gouënard Patronyme surtout présent dans l’Ille-et-Vilaine. Il s’agit sans doute d’un dérivé du breton Gouesnou, nom de baptême issu d’un vieux nom de guerrier (racines uuoed = cri de guerre + nou = connu, manifeste).
Gouez Surtout porté dans le Finistère, le nom devrait correspondre au breton “gouez” (= sauvage, farouche, brutal, coléreux).
Gouezec Nom breton porté dans le Finistère. Dérivé de l’adjectif “gouez” (= sauvage), c’est peut-être un toponyme évoquant un lieu sauvage, isolé. Mais c’est aussi un ancien nom de personne, diminutif de Goueznou selon A. Deshayes (racine “uuoed” = cri, clameur). Il semble que ce nom de personne soit à l’origine de celui de la commune de Gouézec (29).
Gouezel, Gouézel Porté dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan, semble correspondre au mot breton “gouezel”, avec deux sens possibles : d’abord celui de gaël (du peuple celte des Gaëls), ensuite celui d’enfant démuni. Cependant, A. Deshayes (voir bibliographie) explique le nom de famille par le mot “gwazhell” (= terrain arrosé). Enfin, on n’oubliera pas que Gwezel (ou Gouédel) est le nom breton de Belle-Isle-en-Mer.
Gouge Nom porté dans l’Aisne. Voir Le Gouge.
Gougeard Le nom est porté notamment en Normandie. Variantes : Goujard, Goujart. Il désigne un jeune homme, un domestique ou un valet d’armée, sens attestés en moyen français et en occitan.
Gougeon Nom porté dans l’Ouest, notamment en Mayenne. Voir Goujon.
Gouges Un nom présent depuis longtemps à Argelès-sur-Mer. S’il est catalan ou occitan, ce qui semble le cas, il s’agit sans doute d’un surnom, ou plutôt d’un toponyme lié aux fées (catalan goges). Il existe notamment, en Catalogne du Sud, une Cova de les Goges et une Pedra de les Goges.
Gouget Le nom est présent dans plusieurs régions (Bourgogne, Franche-Comté, Normandie notamment). Variante : Goujet. On peut éventuellement penser à un menuisier (celui qui utilise une gouge), mais il s’agit plutôt d’un diminutif de l’ancien français “gouge” (= valet, messager, sens attesté en 1337).
Gougnot Le nom est surtout porté dans la Nièvre, où l’on trouve aussi la forme Gougnaud. Sens incertain. M.T. Morlet fait des noms commençant par Gogn-, Goign-, Gougn- des dérivés du mot gogne (= truie). On peut penser aussi à un diminutif de Gouin, nom de personne germanique (voir ce nom), ou encore une variante de Cognaud, Cougnaud, surnom donné à un bagarreur (voir Coignard).
Gouhier Fréquent en Normandie (50, 61) et dans la Sarthe, c’est, tout comme Gohier, une variante des noms de personnes d’origine germanique Godier, Goudier, Goudié (voir Goudier).
Gouilhers Difficile de se prononcer sur ce nom dont je ne trouve pas de traces anciennes. On signalera cependant l’existence d’un hameau ou d’une ferme appelé Gouilhers à Lamayou, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Gouillard C’est dans le Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Variantes : Gouillart, Gouilliard, Gouilliart, Gouliard, Goulliard, Goulliart. On trouve aussi quelques porteurs en Limousin et dans les régions voisines. C’est en principe un surnom donné à un gourmand ou un goinfre, voire à un homme grossier, débauché (ancien français “gouliart”). Des variantes de noms tels que Guillard ou Gaillard ne sont cependant pas impossibles.
Gouillaud Nom porté en Vendée ainsi que dans l’Ille-et-Vilaine. Sans doute le surnom d’un personnage glouton, éventuellement d’un débauché (dérivé de gole = gorge, gosier).
Gouillou Nom porté dans le Finistère. Selon A. Deshayes (dictionnaire des noms de famille bretons), ce serait un diminutif de Gouil, Le Gouil, surnom appliqué à un voleur (travaillant la nuit, par opposition au laer, voleur de jour).
Gouin Nom de personne d’origine germanique, soit Godin (diminutif de god = dieu), soit Godwin (win = ami). On le rencontre surtout dans l’Eure-et-Loir, ainsi qu’en Poitou-Charentes. Diminutifs : Gouinaud, Gouineau, Gouineaud.
Gouirand Porté en Provence (13, 84), c’est une autre forme de Gouiran (voir Goiran).
Goujat Nom porté en Seine-et-Marne et dans la région lyonnaise. Désigne un jeune homme, un domestique, un valet de ferme ou d’armée. Etymologie : ancien provençal gujat, dérivé de l’hébreu goya (= servante chrétienne, féminin de goy = non juif).
Goujaud Nom surtout porté dans le Limousin. Variantes : Goujeau, Goujeaud, Gougeau, Gougeaud, ainsi que Gougaud (présent aussi dans le Morbihan et l’Allier). Sens incertain, mais on pensera à un dérivé de l’ancien français “goge” (= serviteur, messager), à rapprocher de noms tels que Goujard et Goujat.
Goujon Il faut apparemment penser au poisson (latin gobionem), soit avec une valeur métaphorique (celui qui a une grosse tête ?), soit comme métonymie (pêcheur de goujons). Il n’est cependant pas interdit de faire le rapprochement avec Goujat (voir ce nom). C’est dans la Saône-et-Loire et le Maine-et-Loire que le nom est le plus répandu.
Goulabert Patronyme porté dans la Lozère, où on le rencontre dès 1320 sous la forme Golaberti. C’est un nom de personne d’origine germanique, à rapprocher sans doute de Jalabert (voir ce nom). Pour la première racine, on peut cependant penser à god, godol = dieu.
Goulard Sobriquet désignant une personne gloutonne (la gole était en ancien français la gorge ou la bouche, on retrouve aujourd’hui ce nom dans gueule).
Goulas Nom essentiellement porté en Seine-et-Marne et dans l’Oise. Sans doute une variante de l’adjectif d’ancien français golos, désignant un personnage goulu, gourmand.
Goulequer Nom rare porté dans le Finistère, également écrit Gouletquer, Gouliquer, Goulitquer, Goulletquer. Il désigne le hameau (ker) situé en bas du village (goueled = fond, partie inférieure). C’est le nom de hameaux à Cast, Pouldergat et Poullan (29).
Goulet Surnom posible d’un personnage glouton (“goule” = gueule, gorge), le nom est surtout porté dans la Sarthe et le Maine-et-Loire, ainsi que dans l’Aisne. Il était également très présent autrefois dans les Ardennes.
Gouleuf Nom rare porté dans le Puy-de-Dôme. Sens incertain. Peut-être un équivalent de l’adjectif occitan “golut” (= goulu). Cette curieuse finale -euf se rencontre aussi dans le patronyme Poeuf (voir ce nom).
Gouley Le nom est porté en Normandie (14, 76). Tout comme Goulet (72, 49, 02), c’est peut-être le surnom d’un personnage glouton (voir Goulle). Un toponyme avec le sens de passage étroit est également possible.
Goulian Nom breton surtout porté dans le Morbihan. Selon A. Deshayes (voir bibliographie), c’est un sobriquet correspondant au breton “gouelan” (dont “goulyan” est une variante), qui désigne la mouette et est à l’origine du français “goéland”.
Goullat Nom porté en Saône-et-Loire, où on le trouve aussi sous les formes Goulliat, Gouliat (également Gouillat dans la Nièvre et dans l’Isère). C’est un toponyme désignant une mare, un bourbier, nom de divers lieux-dits et de quelques hameaux, notamment le Gouillat à Sainte-Solange, à Torteron et à Nérondes, dans le Cher (également à Beaufort dans l’Isère et à Charchilla dans le Jura).
Goulle Porté notamment en Seine-Maritime et dans les Yvelines, le nom se rencontre aussi sous la forme Goule. En Normandie, le mot ‘goule’ désigne encore aujourd’hui la bouche, le visage. Il vient du latin gula (= gorge). On peut penser à un surnom pour un personnage glouton.
Goulm, Goulme Variantes de Coulm (voir ce nom).
Goulois Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais, avec comme variante attestée Goulo. Dérivé probable du mot “gole” (= gorge, puis bouche), il pourrait correspondre à l’ancien français “golos” (= goulu, gourmand). À noter aussi le mot féminin “goloie”, qui a désigné une collerette, un gorgerin.
Goulven Nom de personne breton porté surtout dans le Finistère. Il semble correspondre au vieux gallois Gollguinn (gwolwch = prière, vénération + guinn = blanc, également sacré, béni). Le nom a été popularisé par saint Goulven, qui fut évêque de Saint-Pol-de-Léon et mourut vers l’an 600. Variantes : Golven (22), Golvan (56).
Goumard Surtout porté en Charente-Maritime, le patronyme se rencontre aussi dans la Sarthe. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gumhard, Gomhard (gomo = homme + hard = dur). Variante : Gomard (03, 70).
Goumghar Peut-être une forme berbère dérivée de “u-amghar” : fils du vieux.
Goumin Assez rare, le nom se rencontre notamment dans la Gironde et le Cher. C’est un diminutif de Goume, nom de personne d’origine germanique (racine gomo = homme).
Goumon Surtout porté dans l’Indre-et-Loire, le nom est également présent dans le Morbihan et on en trouve plusieurs attestations anciennes dans la Nièvre (variante : Goumont). C’est une probable variante de Gaumon (voir Gaumond pour le sens), nom de personne germanique. Dérivés : Goumondie, Goumondy (87), le domaine ou la ferme de celui qui s’appelle Goumon(d).
Gounaud Porté notamment en Dordogne, c’est une variante de Gonaud, diminutif avec aphérèse de Hugon (= Hugues). Variantes : Gouneau (58, 34), Gouneaud (34, 24, 33), Gouniaud (87). Avec d’autres suffixes : Gounard (24), Gounel (19), Gounet (19, 63), Gounin (13, 84, 37), Gouniot (70, 19), Gounod (25), Gounon (07, 43, 42), Gounot (89, 58), Gounou (24).
Gouniche La plupart des mentions anciennes situent le nom dans le Puy-de-Dôme. Variante : Goniche. Il devrait s’agir, tout comme Gounin, d’un diminutif du nom de personne Hugon.
Gouny Porté en Limousin (23, 87), c’est une forme occitane de Gounin, hypocoristique de Hugon. Variante : Gouni.
Gouon Nom rare porté en Loire-Atlantique et en Vendée. Sans doute un nom de personne d’origine germanique, à rattacher soit à god (= dieu), soit à got (= le peuple goth).
Goupil Désigne le renard en ancien français (latin vulpes). Dans la plupart des cas, c’est un sobriquet désignant un homme rusé, éventuellement un rouquin. Le nom est fréquent dans l’Ouest (35, 76, 28). Variantes : Gouppil (41), Goupy (86, 80, 78). Matronyme : Goupille (72, 86, 44).
Goupillon Diminutif de Goupil (voir ce nom) porté dans l’Essonne et les Yvelines, également présent dans l’Yonne. Autres diminutifs : Goupillaud (89, 77), Goupilleau (85, 44, 17), Goupillot (89), Goupillou (24).
Gourapa Porté à la Réunion et en Guadeloupe, c’est un nom dont le sens m’est inconnu.
Gourari Également écrit El Gourari, le nom est surtout algérien. Il paraît désigner celui qui vient du Gourar (ou Gourara), région désertique du sud de l’Algérie, autour de Timimoun.
Gouraud Porté notamment en Vendée (variante Gourault dans l’Indre-et-Loire), pourrait être le surnom d’un personnage trompeur (ancien français “gourer” = tromper, voler, frauder). À noter aussi l’ancien français “gore” (= truie), ou encore l’adjectif “gorrier”(= élégant). Autres formes : Goureau, Goureaud (85), Goureaux (89), Gourot.
Gourbeillon Le nom est porté notamment dans le Maine-et-Loire et l’Indre-et-Loire. Le mot “gourbeillon”, soit régional, soit occitan, désigne une petite corbeille (surnom probable d’un fabricant de paniers).
Gourbeyre Le nom est porté dans le Puy-de-Dôme. Variante : Gourbayre. On peut penser à celui qui porte la hotte (occitan gorb) pendant les vendanges. Mais il peut aussi s’agir d’une autre forme de l’occitan corbaire (= qui courbe). Un hameau s’appelle Gourbeyre à Valcivières (63).
Gourbil Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique. Variante : Gourby. On peut penser à une déformation du nom de personne breton Gourvil (voir ce nom), mais on n’oubliera pas que le nom est aussi porté en Charente-Maritime, et qu’on trouve en Vendée, en Poitou-Charentes et dans le Centre diverses formes Gourbilière, Gourbillière, Gourbille, Gourbilleau, Gourbillon, qui devraient avoir une autre origine. Dans tous ces noms, le gourb- initial correspond sans doute à courb-, ce qui donne différentes possibilités : on peut avoir affaire à une serpe (ancien français “corbeil”), à une corbeille, à un dérivé de “corb” (= corbeau), la liste n’étant sans doute pas exhaustive. On précisera qu’un nommé Jean Gourbil, migrant au Québec au XVIIe siècle, originaire de Charente-Maritime, est également appelé Corbeil.
Gourd On trouve le nom dans la région lyonnaise, mais aussi dans le Sud-Ouest. Peut-être un sobriquet pour une personne lente, sans vivacité, également lourde, grossière (sen de l’adjectif gort en ancien français). Mais il s’agit le plus souvent d’un toponyme évoquant un creux profond dans une rivière, éventuellement une cascade ou un tourbillon. De très nombreux hameaux ou lieux-dits s’appellent le Gourd, en particulier dans le Forez.
Gourdan Le nom est porté dans la Manche, mais aussi dans les Alpes-Maritimes et dans la région lyonnaise (01, 69). On trouve dans l’Isère la forme Gourdant. Dans bien des cas, il devrait s’agir d’un toponyme désignant le plus souvent le domaine de Gordus, nom d’homme latin (cf. la commune de Gourdan-Polignan, dans la Haute-Garonne, ou le château de Gourdan à Saint-Clair, 07). Le Gourdan est aussi un sommet à Puget-Théniers (06). Il n’en est sans doute pas de même dans la Manche, où le sens du patronyme est plus obscur.
Gourde Aujourd’hui surtout porté à la Réunion, le nom semble originaire de Picardie. C’est une variante de Gourd (voir ce nom), éventuellement dans certains cas un matronyme.
Gourdelier Porté dans la Mayenne (variante : Gourdellier), le nom a dû désigner celui qui exploitait un vivier (ancien français “gourdel”, cité par Godefroy).
Gourden Nom de personne breton porté dans le Morbihan, composé du préfixe augmentatif gur- et de hitin, rattaché par A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) au vieux breton hit (= longueur). Ce qui donne le sens possible de ‘très grand’.
Gourdiat Les plus anciennes mentions situent le nom dans la Loire et le Rhône. Je n’en connais pas la signification.
Gourdien Nom surtout porté dans l’Ouest (79, 85), également présent dans le Nord (variante : Gordien). Semble correspondre au prénom Gordien (de Gordius, nom d’un roi grec légendaire), popularisé par un jeune chrétien décapité en Italie au IVe siècle. Autre possibilité, notamment dans le Nord, une variante de Gourdin, sobriquet appliqué à un personnage lourd, maladroit.
Gourdin Nom rencontré dans le Nord et l’Est (surtout 60, 54), mais aussi dans l’Ouest et le Centre (35, 45). On le considère généralement comme un diminutif de Gourd, sobriquet donné à une personne lourde, physiquement ou moralement. Le nom commun gourdin est trop tardif (XVIe-XVIIe siècles) pour avoir le moindre rapport avec ce patronyme.
Gourdon Nom très courant dans l’Ouest (49, 79, 44). Il peut s’agir d’un dérivé de l’ancien français gort (= engourdi, lourd), mais on doit surtout penser à un toponyme lié à l’ancien français gord (= pièce d’eau poissonneuse, cascade, tourbillon), sans oublier la racine pré-indo-européenne gar, gord, oronyme selon les uns, hydronyme selon les autres, mais que l’on rencontre plutôt dans la France méridionale.
Gourgnier Nom très rare porté dans la Creuse, rencontré aussi sous la forme Gourgner (63). Tout comme Gournier (03, 26, 18), désigne un lieu-dit le Gourg Ner (= le gouffre noir), nom donné à de nombreux cours d’eau encaissés.
Gourgon Un nom que l’on rencontre dans le Cher ainsi que dans la Creuse. C’est un toponyme dérivé de gourc, mot occitan qui désigne un gouffre. De nombreux lieux-dits s’appellent Gourgue, Gourgon, Gourgeon.
Gourgotte Nom très rare rencontré dans la Haute-Garonne (Aspet). Il s’agit certainement d’un toponyme, diminutif de gorg, nom occitan qui désigne un gouffre (latin gurges). Il ne reste plus qu’à essayer de localiser ce toponyme. On rencontre également la variante Gourgot (43, 66).
Gourgouillon C’est dans le Puy-de-Dôme que le nom est le plus porté. On le trouve aussi dans la Loire et la Haute-Loire. Variantes : Gourgouilhon, Gourgoulhon. Forme voisine : Gourgouillat (42, 69). C’est un toponyme (nom de plusieurs lieux-dits, mais aucun apparemment dans le Puy-de-Dôme) qui évoque des eaux bouillonnantes (dérivé du verbe occitan gorgolhar). On rencontre dans les Vosges et la Marne une variante Gourguillon, mais le nom devrait venir d’ailleurs, éventuellement l’Ardèche où un hameau s’appelle le Gourguillon (commune de Rochessauve). C’est peut-être d’ailleurs ce même hameau qui est à l’origine du nom Gourgouillon.
Gourgues Surtout porté dans les Landes (également 47, 32), c’est un dérivé de l’occitan gorg, toponyme désignant un gouffre dans une rivière. La forme féminine, rencontrée ici, peut aussi avoir d’autres sens : mare, réservoir, fontaine, gorge montagneuse… Diminutif : Gourguet.
Gourhand Surtout porté dans la Loire-Atlantique, c’est un patronyme breton rencontré aussi sous les formes Gourhan, Gourhant. Il s’agit d’un ancien nom de personne formé sur les racines uuor (= homme) et gen (= race, descendance). Diminutif : Gourhannic.
Gourier Nom porté en Bourgogne (21 notamment). Il pourrait s’agir d’un éleveur ou d’un gardien de porcs (gore = truie), ou encore d’un surnom pour un homme élégant (ancien français “gorrier” = élégant). Autre possibilité : celui qui trompe les autres (dérivé d’un verbe gorer = duper, mais uniquement attesté à partir du XVe siècle). Variante : Gourrier (29, 88, 87).
Gouriet Nom rare porté notamment dans la Haute-Marne. C’est un diminutif ou une variante de Gourier (voir ce nom).
Gourillon Nom porté dans la Saône-et-Loire et dans l’Est. Variante ancienne : Gorillon. C’est un diminutif de Goury, nom assez courant dans ces régions, de sens incertain. Même si un éventuel rapport avec le cochon (cf. le nom “goret”) n’est pas impossible, c’est sans doute une fausse piste. Il devrait en fait s’agir d’un nom de personne, avec deux pistes possibles : soit une aphérèse du prénom Grégoire (Gregory > Gory), soit le nom de presonne germanique Gaugericus, popularisé par un évêque des années 600. La forme Gourion, rencontrée surtout dans les Ardennes, semble similaire à Gourillon.
Gourlaouen Assez répandu dans le Finistère et le Morbihan, ce nom breton signifie homme joyeux (gour + laouen).
Gourlet Nom surtout porté dans le Finistère et dans l’Oise. Dans le Finistère, on peut penser à une variante de Gourlay, qui semble avoir le sens d’homme religieux, pieux (gour + lae) et a pu être utilisé comme nom de baptême (cf le hameau de Saint-Gourlay à Muzillac (56). Mais on pense le plus souvent à un marchand de bourses (ancien français gorle = bourse, gibecière), sens à retenir pour la Picardie. Il existe cependant une troisième solution, faisant de Gourlay et Gourlet des toponymes, à rapprocher du breton gorle (= îlot). On trouve en Bretagne les hameaux de l’Ile-Gourlay à Locunolé (29) et du Gourlay à Plaintel (22). Notons que le nom Gourlay est également porté en Picardie, où l’on trouve aussi la variante Gourlez.
Gourmaud Le nom est porté dans la Vendée et les départements voisins (79, 44). Sens incertain. Peut-être un nom de personne germanique (M.-T. Morlet cite les noms Gourmier et Gourmoux, qu’elle rattache à une racine “wourm” = serpent). Peut-être aussi un surnom pour un goitreux (moyen français “gourmé”), ou encore l’ancien français “grome”, “gromet” ou “gormet” (valet), à l’origine du mot “gourmet”. Le nom de famille est à l’origine de hameaux ou fermes appelés “la Gourmaudière”, à Saint-Pierre-du-Chemin et Les Lucs-sur-Boulogne (85). Formes voisines : Gourmault (72), Gourmaux (Lorraine).
Gourmelon Le nom est fréquent dans le Finistère, où l’on trouve aussi les formes Gourmelen, Gourmelin et Gourmelun, ainsi que Gourvelen. C’est un ancien nom de personne breton composé des éléments uurm (= brun) et haelon (= sourcils). Première mention : Uurmhaelon, Cartulaire de Redon.
Gournay Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom : plusieurs communes s’appellent Gournay (Eure, Indre, Seine-Maritime, Deux-Sèvres, Oise, Seine-Saint-Denis). Sens du toponyme : on propose en général un nom de domaine en -acum formé sur l’anthroponyme gallo-romain Gordinus (mais ce n’est pas le cas pour Gournay dans l’Indre, qui vient du gaulois gronna = lieu marécageux, et il y a de fortes chances pour que cette solution puisse être envisagée pour bien d’autres Gournay). C’est dans le Nord-Pas-de-Calais et le Calvados que le patronyme est le plus répandu. Variantes : Gournaey, Gourney.
Gouron Lorsqu’il est porté dans le Morbihan, c’est un nom de personne correspondant au breton “gouron” (= héros). Dans le Centre (36, 37 notamment), c’est une variante de Goron (voir Gauron pour le sens).
Gourot Nom rare qui semble avoir été porté à la fois dans l’Ouest et en Bourgogne. Voir Gouraud pour le sens.
Gourou, Gouroux Surtout porté dans la Loire, également présent dans le Gard, le nom paraît être un diminutif formé sur le mot gor (= cochon), utilisé soit comme sobriquet, soit comme surnom d’un gardien de porcs. A noter cependant que la racine gor- (de sens incertain) entre dans la compositions de plusieurs toponymes.
Gourribon Nom porté dans le Bordelais. Variante : Gouribon. Désigne celui qui est originaire de Gouribon, hameau à Lansac (33).
Gourrin Fait partie des noms que les dictionnaires ont tendance à rattacher à la racine gorr (= porc, truie). Je suis assez sceptique, mais j’avoue n’avoir aucune solution de remplacement pour l’instant. Pourtant, j’ai bien l’impression que Gor, Gorre a dû être un ancien nom de baptême.
Gourse Porté dans les Pyrénées-Orientales (Prades au XIXe siècle), le nom n’en est pas forcément originaire. C’est l’équivalent de Gorse, Gorce (voir ce nom). Variante : Gource.
Gourvennec Le nom est porté dans le Finistère (variante : Gourvénec). Il correspond à l’adjectif breton gourvenneg (= jaloux, envieux). A noter cependant qu’A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) le rattache à l’ancien nom de personne Uuormonoc (sens possible : très élevé). Variante : Le Gourvénec (22).
Gourvez Nom de personne breton porté dans le Finistère, formé sur le mot “gour” (= homme), le second élément étant plus incertain. A. Deshayes propose un lien avec “uuethen” (= combat), il s’agirait donc d’un terme ayant à l’origine le sens de “guerrier”. Avec le même sens : Gourvès, et peut-être Gourvest (29), Goulvestre (22). Pour ces deux derniers noms au moins, le second élément pourrait être plutôt le mot “gouestl” (= gage, otage, vieux breton “uuistl”).
Gourvil Ancien nom de personne breton, formé à partir de gour (= homme, vieux breton uur) et d’une autre racine qui devrait être mil (= soldat ou animal, selon les versions). Le patronyme est surtout porté dans le Finistère. Variante : Gourmil (56).
Goussard Diminutif de Gousse (voir ce nom).
Goussaud Porté notamment dans la Creuse, c’est un nom de personne germanique, Gunsaldus (gund > guns = combat + waldan = gouverner), popularisé par un saint, ermite en Limousin, fêté le 5 novembre, qui a donné son nom à la commune de Saint-Goussaud (23). Les noms Goussault (41), Gousseau, Gousseaud (85), Gousseault (86), Gousseaut (72) peuvent avoir la même origine, mais M.-T. Morlet les considère comme des diminutifs de Gousse (voir ce nom), ce qui est très plausible.
Gousse Nom de personne d’origine germanique, Gosso, qui semble renvoyer à la racine got (= du peuple goth). Le nom est fréquent à la fois dans le Sud-Ouest (40), l’Ouest (35), l’Est (51), mais c’est dans la Nièvre qu’il est le plus fréquent. On trouve aussi la forme Gosse, qui a le même sens.
Goussery Nom porté dans l’Yonne. On trouve la variante Gousserey dans la Haute-Saône. Il doit s’agir d’un ancien nom de localité, mais apparemment inconnu aujourd’hui, à rapprocher des nombreux hameaux apppelés la Gousserie (= le domaine de Gousse, voir ce nom).
Goussin Diminutif de Gousse (voir ce nom) porté dans l’Orne, la Sarthe et la Mayenne. Avec d’autres suffixes, ou bien correspondant au nom Gunsaldus (voir Goussaud) : Goussaud, Goussault, Gousseau, Gousseault, Gousseaud, Gousseaut (Poitou-Charentes, Vendée, Limousin), Gousseaux (59), Gousset (70, 35), Goussot (58, 71, 89).
Goustiaux Porté dans la Côte-d’Or et la Haute-Marne, c’est une probable variante du nom franc-comtois Gustiaux, lui-même sans doute diminutif d’Auguste. Avec un autre suffixe : Goustard.
Goutagny Le nom est surtout porté dans la région lyonnaise, mais on le rencontre aussi dans la Somme. Dans ce dernier département, je ne sais ce qu’il représente (sans doute un nom de localité). Dans le Forez, il doit s’agir d’une variante de Goutaillis, nom d’un hameau à La Fouillouse (42). De la même manière, les patronymes Goutagneux et Goutagnieux, ou encore Goutagnon, renvoient à des hameaux tels que Goutailloux (Saint-Genest-Malifaux, 42) ou des cours d’eau comme le Goutaillon à Saint-Martin-Lestra (42). Tous ces noms sont des diminutifs de goutte (également goutaille) = source, ruisseau. Variantes ou formes voisines : Goutanier, Goutandier, Goutalier, Goutallier.
Goutenegre Le nom est porté en Haute-Vienne ainsi qu’en Gascogne (40, 64). Variante : Gouttenegre (19). C’est un toponyme occitan avec le sens de ‘source noire’, ‘ruisseau noir’. On trouve aussi les formes Goutenoir (25, 23), Goutenoire (69, 42), Gouttenoir (42), Gouttenoire (42, 23), qui ont le même sens.
Gouteredonde Porté dans le Cantal, c’est un toponyme avec le sens de source ronde. Un hameau s’appelle Goutte-Redonde à Laroquevieille (15).
Goutet Nom porté dans le Puy-de-Dôme et l’Allier. Variante : Gouteix. Certainement un diminutif de Goute, Goutte, toponyme qui désigne une source dans le Massif Central. Il existe un lieu-dit Font Gouteix à Anzême (23). Dans la région concernée, on trouve des hameaux (le) Goutet à Saint-Bard (23), Molles et Saint-Menoux (03), Dorat (63), Coutouvre (42).


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