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Noms commençant par J

Jaafar-Job
Jobanne-Jxxx


Jaafar Nom de personne arabe correspondant au mot ja`far (= ruisseau, fleuve). Autre formes : El Jaafar, Ben Jaafar, Jaafari, El Jaafari. Le nom renvoie notamment à Ja`far al-Sâdiq (ou as-Sâdiq), descendant du Prophète, saint et savant du VIIIe siècle.
Jaans Porté das la Moselle, c’est une des nombreuses formes du prénom Jean, le s final marquant en principe le génitif.
Jabal Nom arabe relativement rare. Il signifie “montagne”.
Jabally Nom rare porté dans l’Yonne, rencontré aussi sous les formes Jabaly (23, 21, 03) et Jabely (87, 77). On pense généralement à des dérivés de gab, gabel (= plaisanterie, raillerie) et donc au surnom d’un homme moqueur. On ne peut négliger cependant d’autres pistes : d’une part celui qui perçoit la gabelle, impôt sur diverses marchandises (XIIIe siècle) puis sur le sel (XIVe siècle), d’autre part un dérivé de javelle (voir Javelier) avec transformation de v en b.
Jabaud Porté dans la Creuse, c’est une variante de Gabaud (voir ce nom). Diminutif : Jabaudon.
Jaber Nom de personne arabe formé sur jabr (emplâtre sur un os fracturé, puis réconfort). Signifie ‘celui qui répare, qui réconforte’ (jâbir). Formes voisines : El Jaber, Jabr, Jabir. Le sens de réduction des fractures est à l’origine du français ‘algèbre’, une autre forme de réduction. A noter aussi qu’en castillan le rebouteux s’appelle ‘algebrista’.
Jabiol Nom porté dans le Cantal et les départements voisins. Formes voisines : Jabiole, Jabiolle. Paraît désigner celui qui est originaire de Jabiol, hameau à Aubusson-d’Auvergne (63), à condition toutefois que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Origine possible : l’occitan gabiola (= cage, prison).
Jablonski Nom polonais désignant celui qui est originaire d’un lieu contenant la racine “jablon” (= pommier). Plusieurs localités polonaises s’appellent Jablonna. À noter aussi les communes de Jablon et Jablonowo (cette dernière paraissant à l’origine du nom Jablonowski).
Jaboulet Le nom est porté notamment dans l’Ardèche et la Drôme. Variantes ou formes voisines : Jaboulay (42), Jabouley (42, 71). Ces noms sont à rapprocher de Jabouille (19, 23) et de Jaboulin (71, 70, 69). Jabouille devrait être une variante de Gabouille, toponyme ayant dans le Mâconnais et en Savoie le sens d’eau bourbeuse (cf. l’occitan gabolhar = patauger, barboter). Il est probable que tous les autres noms aient le même sens.
Jabour, Jabbour Nom de personne arabe (jabbûr), qui signifie puissance, grandeur (éventuellement aussi orgueil). Le nom très rare Jebors semble devoir lui être rattaché.
Jaccou Nom très rare, que les plus anciennes mentions connues situent dans l’Isère. Variante : Jacou. On trouve plus fréquemment les formes Jacoud et Jaccoud (Savoie, Dauphiné). C’est un diminutif du prénom Jacques.
Jackowski Très courant en Pologne, il peut s’agir d’un diminutif de Jacques ou de celui qui est originaire d’une localité appelée Jackowo. Matronyme : Jackowska.
Jackson Ce patronyme anglais désigne le fils de Jack, un nom qui peut avoir deux significations : il s’agit soit d’un hypocoristique de John (= Jean), soit d’une variante du prénom français Jacques.
Jacky Le nom est porté en Alsace et dans les Vosges, ainsi qu’en Suisse. Tout comme Jacki, plus rare, c’est un diminutif du prénom Jacques.
Jacob, Jacobs Le nom correspond indifféremment aux prénoms Jacques et Jacob, nom hébreu popularisé par le patriarche fils d’Isaac. Mot à mot, il signifie il talonnera (ya`aqov). On sait en effet que Jacob serait né en tenant son jumeau Esaü par le talon (ce qui ne l’empêchera pas d’extorquer à ce dernier son droit d’aînesse en échange d’une soupe aux lentilles). La forme Jacobs (avec s de filiation) est très fréquente en Belgique. Dérivés filiatifs d’origine néerlandaise ou flamande : Jacobsen (double génitif), Jacobsoone (zoon = fils), dont Jacobzone devrait être une déformation, Jacobskind (kind = enfant).
Jacobo Porté dans le Morbihan, c’est un diminutif en -o (fréquent en pays vannetais) formé sur le prénom d’origine biblique Jacob (voir ce nom).
Jacoby Forme latinisée du prénom Jacques (éventuellement de Jacob, qui a la même étymologie) surtout portée en Moselle (également 971, 60). Variante : Jacobi (67).
Jacolot Surtout porté dans le Finistère, c’est un diminutif du prénom Jacques.
Jacomino D’origine italienne mais très rare, le nom est plus fréquent sous la forme Iacomino. C’est un diminutif du prénom Jacques (Iacomo, variante de Giacomo).
Jacomy Une des nombreuses variantes correspondant à Jacques (voir Jammes). Le nom est surtout porté dans le Cantal et les départements voisins.
Jacopin Le nom de famille est porté dans le Finistère et dans l’Est (51, 88). C’est un diminutif de Jacob (ou Jacques). Variante ancienne : Jacoppin (51).
Jacot Diminutif de Jacques rencontré surtout en Franche-Comté et en Suisse. Variantes ou matronymes : Jacote, Jacotte (88). Diminutifs : Jacotet, Jacotey, Jacottet, Jacottey (25), Jacotez (88), Jacotin (21, 51, 52), Jacottin (08, 55), Jacotot, Jacottot (21). En composition : Jacot des Combes ou Jacot-Descombes (25).
Jacoulot Diminutif de Jacques caractéristique de la Franche-Comté, notamment du Doubs. Avec un autre suffixe : Jacoulet. On trouve dans la même région la forme Jacoillot, plus rare.
Jacoutot Surtout porté dans le Doubs, c’est un diminutif de Jacques à partir de formes telles que Jacout ou Jacoud. Avec d’autres suffixes et dans d’autres régions : Jacoutet (24), Jacouton (07), Jacouty (24, 33).
Jacqmin Contraction de Jacquemin (diminutif de Jacques), le nom est porté dans le Nord et les Ardennes. Variantes : Jacqmain, Jacmain, Jacmin. Dans la même région, Jacqmart (variantes : Jacqmarc, Jacmart, Jacmard) est une contraction de Jacquemart, autre dérivé de Jacques.
Jacquard Dérivé du prénom Jacques, fréquent notamment en Savoie, en Bourgogne et en Champagne. On trouve la variante Jacquart dans le Nord-Pas-de-Calais.
Jacqué Variante de Jacquet (diminutif de Jacques), le nom a dû être porté dans plusieurs régions. Il est attesté à des époques anciennes dans les Vosges, le Nord-Pas-de-Calais et la Belgique.
Jacquel Diminutif de Jacques, surtout fréquent dans les Vosges.
Jacquelin Diminutif de Jacques, porté notamment dans le Cher et en Saône-et-Loire. Diminutifs voisins : Jacquelain (21), Jacquelard (57, 51), Jacquelet (02, 80). Double diminutif : Jacquelinet (21). Matronyme : Jacqueline (14).
Jacquemart Dérivé de Jacques, le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et les Ardennes. Variante : Jacquemard (70, 71, 73), Jacquemar (59).
Jacquemet Diminutif de Jacques porté dans l’Isère. Il est formé sur Jacquème, autre forme de ce prénom.
Jacquemin, Jacquemain Hypocoristique de Jacques (ou plutôt de sa variante Jacquème), très répandu en Lorraine et en Champagne-Ardennes. Variantes : Jacquemeyn, Jacquemijn, Jacquemyn, Jacquemyns (Nord, Belgique, avec génitif de filiation pour Jacquemyns).
Jacquenet Diminutif de Jacquin, lui-même hypocoristique de Jacques, rencontré en Bourgogne, en Franche-Comté et en Savoie.
Jacques Voir Jammes.
Jacquet Un hypocoristique de Jacques (suffixe -ET).
Jacquety Nom porté dans le Vaucluse au moins depuis le XVIIe siècle. Variantes : Jacquetty, Jacquetti. C’est un diminutif du prénom Jacques, à rapprocher des formes Jacquetin et Jacquettin, portées notamment dans le Forez, ou encore de l’italien Giacchetti.
Jacquiaux Diminutif très rare de Jacques, rencontré notamment dans l’Aisne et dans la Vienne, autrefois aussi dans la Nièvre. Variantes : Jacquiau (49, 58, 86), Jacquiaud (17, 86), Jacquieau (49, 58).
Jacquier C’est un diminutif du nom de baptême Jacques très répandu en Savoie. On trouve la forme voisine et moins fréquente Jaquier dans des régions assez diverses, de l’Aisne aux Bouches-du-Rhône.
Jacquin Diminutif de Jacques, très fréquent en Franche-Comté.
Jacquinet Surtout porté dans la Marne, c’est un diminutif de Jacquin, lui-même hypocoristique de Jacques. Avec d’autres suffixes : Jacquinez (88), Jacquinod (01), Jacquinot (70).
Jacquot Diminutif de Jacques très fréquent en Lorraine (88, 54). A partir de Jacquot, se sont formés les doubles diminutifs Jacqotin, Jacquottet, Jacquottin et le matronyme Jacquotte.
Jacson Diminutif de Jacques porté en Bourgogne et en Lorraine. Avec le même sens : Jacqueson (71), Jacquesson (51, 58), Jacsont (71).
Jacus Le nom, rare, est surtout porté dans l’Aube. Variantes : Jacusse, Jacqus (51, 10). On le rattachera au prénom Jacques, soit comme diminutif (suffixe -usse), soit comme latinisation.
Jadas Porté en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un nom de sens incertain, à rapprocher soit de “jade” (variante régionale du mot “jatte”), soit au thème anthroponymique Jad-, forme courte de Gérard dans le Nord et en Belgique.
Jadé Le nom est porté dans le Finistère. Sens obscur. Peut-être un lien avec l’ancien français ‘jade’ (variante de ‘jatte’).
Jadin Porté notamment en Lorraine et en Picardie, devrait être un hypocoristique du prénom Gérard (le sens de ‘petite jatte’ est également à envisager).
Jadot C’est en Bourgogne (21) que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi dans le Pas-de-Calais et en Belgique. Sans doute un hypocoristique du prénom Gérard, du moins en Belgique. Autres pistes, peut-être valables en Bourgogne : soit une variante de l’ancien français gadel, gadeau (= chevreau), soit l’ancien français jadot (= grande jatte).
Jadoul Le nom est surtout porté dans le département du Nord et en Belgique. On le rencontre dans les Ardennes sous les formes Jadoule, Jadoulle. C’est un dérivé de Djad (Jad), forme courte du prénom Gérard.
Jaeck Variante alsacienne du prénom Jacques. Diminutif : Jaeckel. Avec le même sens : Jack, Jackel, Jacklé.
Jaeger Rencontré en Alsace-Lorraine et en Belgique, le nom désigne un chasseur (allemand Jäger). Forme avec génitif de filiation : Jaegers. Variantes : Jaegher, Jager, Jäger, Jeger.
Jaegler Porté dans le Bas-Rhin, devrait être un dérivé de Jaegle, Jaegel, diminutifs du prénom Jakob (= Jacques). Ce prénom est aussi à l’origine des noms de famille alsaciens ou mosellans Jaeck, Jaeckel, Jaecki, Jaeckin, Jaeckle, Jaecky, Jaeg, Jaege, Jaegele, Jaegge, Jaeggy, Jaegi, Jaeglen, Jaegli, Jaeglin, Jaegly, Jaegy.
Jaen, Jaén Fréquent en Espagne, désigne celui qui est originaire de la ville andalouse de Jaén. Le toponyme, d’abord écrit Gaén, signifie “le domaine de Gaius” (nom de personne latin).
Jaffeux Assez répandu dans le Puy-de-Dôme, le nom se rencontre dans le Cher sous les formes Jaffeu et Jafeu. On en trouve aussi des mentions anciennes dans l’Eure-et-Loir et le Loiret. Sens très incertain. Si on considère que le j est bien la lettre initiale, on peut le rattacher à l’ancien français “jafuer” (= bonne chère, vie délicieuse). M.-T. Morlet envisage pour sa part un dérivé de “gaffe” (= crochet). Une éventuelle forme Chaffeu(x), nom de famille rencontré çà et là dans les archives, pourrait pour sa part renvoyer à Chaffaut (= estrade, échafaud, monticule). À noter que le nom audois Jaffus est une probable variante de Jaffeux (un acte de mariage, vers 1630, signale que le marié vient d’Auvergne). Enfin, on trouve dans la Lozère les noms Jaffuer et Jaffuel, qui ont certainement un lien avec Jaffeux.
Jaffry Variante de Geoffroy (voir ce nom) portée dans le Finistère et en Vendée. Formes voisines : Jaffrai, Jaffrée, Jaffrès, Jaffret (29), Jaffrain, Jaffray (22), Jaffré (56). Diminutifs : Jaffredo, Jaffredou, Jaffrelo, Jaffrelot, Jaffrennou, Jaffrenou, Jaffréo, Jaffrézic, Jaffrezo, Jaffrezou, Jaffrin, Jaffro, Jaffron, Jaffrot.
Jaggi Porté en Alsace (variantes : Jaggy, Jaegi, Jaeggi, Jaeggy, Jaegy), c’est un diminutif alsacien ou alémanique du prénom Jacques (Jakob).
Jagniaud Nom rare, porté notamment dans la Vienne et la Loire. Variantes : Jagneau, Jagneaux, Jagniaux. C’est un diminutif de Jean.
Jagot Porté notamment dans l’Ouest (44, 61, 79), c’est soit un diminutif de Jacques, soit une variante de Jagou, Jagoux, Jagu, Jagut, formes bretonnes de ce même prénom (popularisé en Bretagne au VIe siècle par saint Jacut).
Jagoury Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Sens incertain. A noter l’existence d’un hameau appelé Jagoury, mais à Bessamorel, dans la Haute-Loire.
Jaguelin Porté notamment dans le Maine-et-Loire et la Mayenne, c’est un diminutif de Jague, Jagues, sans doute variante du prénom Jacques. Autres diminutifs : Jaguenaud, Jagueneau (17, 85), Jaguenet (79, 44), Jaguet (44), Jaguin (22).
Jahan On trouve surtout ce nom dans le Maine. C’est une des nombreuses variantes du nom de baptême Jean (Jehan < Johannes).
Jahandier Rencontré dans l’Orne, ce nom est un diminutif de Jean (Jahan dans l’Ouest). L’introduction du d est un phénomène provoqué par l’existence de nombreux noms de métier terminés par la finale -dier. A noter que ce patronyme s’est parfois transformé en Geandier au XIXe siècle, à la suite d’une erreur de graphie.
Jahier Nom de métier : celui qui taille ou vend des pierres précieuses. Semble venir de jais.
Jaillais Nom porté dans l’Indre-et-Loire et la Vienne (où l’on trouve aussi le nom Jaillin). Comme pour tous les noms commençant par jail-, l’interprétation est malaisée, tant il y a de possibilités. On peut penser à un toponyme, dérivé de jaille (= marécage), mais on ne le rencontre pas dans le Centre (les lieux-dits Jaillet sont surtout présents en Savoie). Il pourrait en fait s’agir d’un diminutif de jail (= coq).
Jaillant Surtout porté dans l’Aube et la Seine-et-Marne, c’est peut-être le surnom d’un homme très grand (ancien français jaiant = géant). M.T. Morlet y voit le surnom d’un homme bavard (participe présent du verbe jailler). On rencontre la forme Jayant en Auvergne.
Jaillot Nom porté surtout dans la Saône-et-Loire et dans le Jura. On trouve également les formes voisines Jaillet et Jailloux dans la même région, ainsi que Jaillard (58), Jailliard (51), Jaillon (07). Autant dire qu’il s’agit de noms fréquents. Mais l’explication en est malaisée : M.T. Morlet y voit des toponymes, dérivés de jaille (= endroit bourbeux, marécageux). C’est sans doute vrai dans certains cas, mais, dans les régions concernées, il est fréquent que le ja- initial corresponde à un ga-. Et donc Jaillot serait une variante de Gaillot (voir ce nom). De même, Jaillard = Gaillard, et ainsi de suite.
Jaime Fréquent en Espagne comme prénom ou nom de famille, c’est l’équivalent de Jacques.
Jaïs Forme francisée du nom de personne arabe Yaïch (ya`îsh), qui signifie ‘vivant’, ‘il vit’. Le nom Jaïs est essentiellement porté par des juifs séfarades d’Afrique du Nord. Il comporte un sens optatif à rapprocher de la forme européenne Vives (voir ce nom).
Jaisson Nom porté dans les Ardennes, également présent autrefois dans la Meuse. Je n’en sais pas plus pour l’instant.
Jajoux Curieux nom rencontré dans le Nord et la Meuse, qu’il faut sans doute rapprocher du breton Jagou (= Jacques, Jacob).
Jakimiw Forme sans doute ukrainienne du polonais Jakimow, dérivé de Jakim (= Joachim).
Jakubowicz Dérivé du polonais Jakub (également Jakób), qui correspond aux prénoms Jacques, Jacob. Variante : Jakobowicz. Avec d’autres suffixes : Jakobczak, Jakubczak, Jakobczyk, Jakubczyk, Jakubas, Jakubaszek, Jakubek, Jakubiak, Jakubiec, Jakubik, Jakubowski.
Jalabert, Jalibert Nom de personne d’origine germanique, Galaberht (gala = chanter + berht = brillant) ou Geilaberht (geil = ardent), rencontré en Languedoc et dans les Pyrénées-Orientales. Variantes : Jalaber (44, 46), Jalber (72), Jalbert (48, 12, 30).
Jalbaud Porté notamment dans l’Aude et le Tarn, c’est un nom de personne d’origine germanique, Galabald (galan = chanter + bald = audacieux). Variantes : Jalbau, Jalbeau, Jalbeaud et peut-être Jalbo. Le même nom se rencontre dans la Drôme sous la forme Jalibaud.
Jalby Le nom est surtout porté dans le Tarn et l’Hérault. Variante : Jalbi. Ce devrait être un hypocoristique de noms tels que Jalbaud ou Jalbert.
Jalicot Le nom est porté dans l’Allier et le Puy-de-Dôme, où on trouve aussi les formes Jalicon, Jalicoux. Il devrait s’agir d’un diminutif de jal (= coq).
Jaligot Nom rare porté dans l’Allier, plus courant sous la forme Jalicot. Sans dout un diminutif de “jal” (= le coq, également nom de baptême). A noter la forme voisine Jalicon, rencontrée en Auvergne et en Limousin.
Jallageas Le nom est notamment porté dans la Haute-Vienne. Variante : Jalageas. On trouve en Dordogne et en Charente les formes voisines Jalage, Jallageai. Il faut apparemment le rattacher à l’ancien français jalage (= droit perçu sur le vin vendu au détail).
Jallais Porté dans la Vienne et la Loire-Atlantique (variante : Jalais), c’est un toponyme, qui correspond le plus souvent à l’ancien français “jalaie” (= mesure de capacité ou mesure agraire). A noter le hameau de La Jallais à Donges (44) et, dans la Vienne, ceux de Jallais à Béruges et Usseau. Autre sens du toponyme, qui apparaît dans la commune de Jallais (49) : le domaine de *Galliscus ou Gallicus, nom d’homme latin.
Jallat Porté dans le Massif Central (63, 43, 07), le nom pourraît être un diminutif de Jal (= le coq, également nom de baptême). Mais on envisagera aussi une variante de l’occitan “gelat” (= gelé). C’est aussi un toponyme, nom de deux hameaux à La Chapelle-Agnon et à Saint-Julien-de-Coppel (63). Reste à savoir si le toponyme est antérieur au nom de famille ou si c’est l’inverse. Variante : Jalat.
Jalleau Porté notamment dans les Deux-Sèvre, devrait être un diminutif de Jal (= le coq, également nom de baptême). Variante : Jallaud (17). Avec un autre suffixe : Jallot (18, 71).
Jallet Assez courant dans l’Allier, le nom est également porté en Poitou-Charentes. C’est le plus souvent un diminutif de Jal (= le coq, également nom de baptême). A noter l’existence d’un hameau Saint-Jallet à Saint-Plantaire (36). Il faut cependant signaler qu’en ancien français le jalet était une mesure agraire, le terme ayant pu donner naissance à des toponymes.
Jallier Surnom possible d’un éleveur de volailles, le nom a aussi désigné un bâton en ancien français. C’est dans la Mayenne qu’il était autrefois le plus répandu.
Jalloul Variante de Jelloul (voir ce nom).
Jallu Le nom est porté dans l’Ouest (53, 35, 56). Variante : Jalu. On le rapprochera de Jallud (Dauphiné) et de Jallut (Auvergne). Ces nom semblent être des dérivés de “jal” (= coq), avec un sens précis qui reste à définir. A noter que, selon M.T. Morlet, Jallu et Jalu pourraient aussi être des formes régionales de l’adjectif “jaloux”.
Jalouneix Semble désigner celui qui est originaire de Jalouneix, hameau à Neuvic-Entier, dans la Haute-Vienne. Sens incertain.
Jaloustre Les plus anciennes mentions situent le nom en Corrèze, dans la région d’Ussel. Il désigne celui qui est originaire de La Jaloustre, hameau situé dans la commune d’Aix (19), non loin d’Ussel. Le sens du toponyme est incertain, mais il paraît s’agir d’une variante de Garrouste (voir ce nom).
Jalouzot Le nom est porté dans le Loiret et dans l’Yonne (variante : Jaluzot). Formes voisines : Jalouzet (89, 58, 45), Jalouzeau. C’est un diminutif de Jaloux (87, 51, 41), qui peut désigner quelqu’un de jaloux, mais on pensera aussi à un diminutif de Jal (= coq, également nom de baptême).
Jalquin Surtout porté dans la Nièvre et dans l’Yonne, le nom pourrait être un diminutif de Jacques, hypothèse qui reste cependant à vérifier.
Jalras Porté dans le Tarn, semble une aphérèse du nom de personne d’origine germanique Enjalras (Ingelradus dans le cartulaire de Conques) compris comme “En Jalras”.
Jamain Variante de Jamin (voir ce nom). C’est un patronyme que l’on rencontre dans de nombreuses régions. Il est notamment très fréquent dans le Centre-Ouest (37, 86, 79), mais on le trouve aussi vers l’Est (77, 08, 51).
Jamard Sans doute un dérivé de Jamme (= Jacques). A noter cependant que M.T. Morlet propose le nom de personne d’origine germanique Gamhard (gam = vieux ou joie + hard = dur). Le nom est porté dans la Manche (également 85, 10). Variantes : Jamart (02, également écrit Jamast), Jammart (57).
Jambez Porté dans le Jura, le nom s’est surtout écrit Jambey. Les formes Chambey et Chambez en sont des variantes. Comme pour tous les noms en Chamb- et Jamb-, plusieurs solutions sont possibles, en particulier un toponyme lié au chanvre (“chambe” dans diverses régions) ou un dérivé de “jambe”.
Jambon Assez répandu dans le Lyonnais, le nom est également présent dans le Sud-Ouest. Surnom possible d’un marchand de jambons ou d’un homme aux grosses jambes, ce pourrait être aussi une déformation de Chambon (voir ce nom).
Jambou Patronyme surtout porté dans le Finistère ainsi que dans la Manche. Peut-être le surnom de celui qui a de grosses jambes (Jambu dans d’autres régions de l’Ouest), à moins qu’il ne s’agisse d’un diminutif de Jacques (Jam en Bretagne).
Jamelin Surtout porté dans la Mayenne et en Normandie (14, 76), c’est soit une variante de Gamelin (voir ce nom), soit un diminutif de Jame(s), forme du prénom Jacques fréquente en Basse-Normandie. Avec un autre suffixe : Jamelot (53, 35).
Jamen C’est en Savoie que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi dans la Loire et le Rhône. Peut-être un dérivé de James (= Jacques), mais c’est loin d’être une certitude.
Jamesse Matronyme formé sur James (= Jacques) rencontré notamment dans l’Aisne.
Jamet Voir Jammes.
Jameux Nom porté en Bretagne (35, 56, 53). Variante : Jameu (49). Pourrait être un dérivé de Jacques (sous sa forme Jame, James), mais la finale -eux évoque en principe une activité. Il doit donc s’agir d’un joaillier, celui qui travaille ou vend des pierres précieuses (ancien français jame = gemme).
Jamey Surtout porté en Haute-Saône, c’est une variante de Jamet, diminutif de James (= Jacques). Variante : Jammey.
Jamier Le patronyme est à la fois présent dans l’Ouest (35, 53) et dans le Dauphiné (38, 05). Dans les deux cas, ce devrait être un nom de personne d’origine germanique, Gamhari selon M.-T. Morlet (gam = gamal, vieux, ou gaman, joie + hari = armée).
Jamilloux Diminutif de Jame, James (= Jacques) porté notamment en Limousin (23, 19).
Jamin Patronyme surtout porté dans l’Ouest (72, 85 notamment). C’est un nom pour lequel deux hypothèses sont possibles : soit un diminutif de Jame (= Jacques), soit une forme avec aphérèse de Benjamin.
Jamineau Diminutif de Jamin (voir ce nom) aujourd’hui très rare. Avec d’autres suffixes : Jaminet (08), Jaminais (35), Jaminion (61, 72), Jaminon (08).
Jammes, Jammet, James, Jamet Une forme du nom de baptême Jacques fréquente en Languedoc. Vient du latin Jacobus, lui-même emprunté à l’hébreu (voir Jacob). Lorsqu’on donnait ce nom au Moyen Âge, on pensait beaucoup plus aux deux saint Jacques (surtout le Majeur, popularisé par Compostelle) qu’au patriarche biblique. Jammet et Jamet sont des diminutifs. James est également très porté en Normandie (14), autre région où le prénom a subi la même évolution phonétique, que l’on retrouve bien sûr en Angleterre.
Jammy Le nom est surtout porté dans l’Aude. Variante : Jammi (09, 11). C’est un diminutif de Jamme (= Jacques).
Jamois Porté dans l’Ille-et-Vilaine et plus généralement dans l’Ouest, c’est certainement une variante de Jamet, diminutif de James (= Jacques), lui aussi très fréquent dans cette région. Il devrait en être de même pour le nom Jamais.
Jamot Diminutif de Jacques (voir Jammes) surtout fréquent dans les Deux-Sèvres.
Jamoussi Nom arabe formé avec le suffixe -i (marquant l’origine géographique, la filiation, l’appartenance à un clan) sur Jamous, nom de personne correspondant au mot “jâmûs”, qui désigne le buffle, également utilisé comme toponyme (quartier de Beyrouth, village de Syrie notamment). Variantes : Jammoussi, Djamoussi, El Jamoussi, El Djamoussi.
Jampy Apparemment un nom catalan composé formé avec Joan (Jean) et Py (le pin). Il existe en français des Jeanpin, la correspondance semble assez logique.
Jan Variante surtout flamande de Jean.
Janaudy Surtout porté dans l’Ain, le nom s’écrit aussi Janody. C’est un diminutif de Janaud (71), Janod (39), eux-mêmes diminutifs de Jean. Avec un autre suffixe : Janodet (01, 71).
Jancou, Jancoux Nom surtout porté dans le Bordelais et les Charentes, mais qui pourrait venir du Limousin. C’est un diminutif de Jean, forme contractée de Janicot, Janicou.
Jandon Diminutif du prénom Jean porté notamment dans la Creuse, le Gard et l’Aisne. Avec d’autres suffixes : Jandard, Jandar (71, 69, 42), Jandau (62), Jandaud (87, 23), Jandaux (87), Jandeau (71, 69), Jandeaux (93), Jandet (42, 73, 01), Jandin (55, 74), Jandot (71, 70).
Janel Diminutif de Jan (= Jean) porté en Alsace-Lorraine. Variante ou matronyme : Janelle.
Janelet Double diminutif du prénom Jean, le nom de famille était porté autrefois dans la Meuse et la Marne.
Janes Porté en Alsace-Lorraine (67, 57), c’est apparemment une forme de Johann (= Jean) avec -s de filiation.
Janicaud Porté dans le Limousin, c’est un dérivé de Janic (Jeannic), lui-même diminutif du prénom Jean. Variantes : Janicot, Jeannicot. Avec un autre suffixe : Janichon (01, 71).
Janier Dérivé de Jean porté notamment en Franche-Comté et la Saône-et-Loire. Variantes : Jannier, Jeannier.
Janik Diminutif polonais du nom de baptême Janas, Janusz = Jean.
Janillon Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire. Autres formes : Janilhon, Janion. C’est une variante de Genillon (voir Genillion pour le sens).
Janin Hypocoristique de Jean (suffixe -IN). C’st dans la Saône-et-Loire et l’Ain qu’il est le plus porté, ainsi que dans le Lyonnais.
Janiot L’un des nombreux diminutifs de Jean, porté notamment dans la Haute-Marne (également 71, 75).
Janis Patronyme rencontré dans le Sud-Ouest (46, 82, 33), également présent en Lorraine (54). Certainement un des nombreux diminutifs de Jean.
Jann Forme du prénom Johann (= Jean) assez rare et rencontrée notamment en Moselle.
Jannard Dérivé probable du prénom Jean, le patronyme, très rare, est porté dans la Marne et le Rhône.
Janneau Porté en Vendée et en Loire-Atlantique, c’est un diminutif du prénom Jean. Formes voisines, portées de la Loire-Atlantique au Bordelais : Jannau, Jannaud, Jannault, Janneaud.
Jannus Nom rencontré au Maroc (Tetouan). Semble correspondre à l’arabe dialectal jans, pluriel junûs (std. ‘ajnâs) = genre, espèce, nation.
Janol Diminutif de Jean porté notamment dans le Puy-de-Dôme. Variante ou matronyme : Janolle. On trouve en Champagne et en Bourgogne les formes Jannolle, Jeannol, Jeannolle, ainsi que le diminutif Jeannolin en Savoie.
Janon Diminutif de Jean porté dans l’Isère, également écrit Jannon, Jeannon (cette dernière forme est plus fréquente en Lorraine).
Janot diminutif de Jean, surtout porté en Lorraine. Variante : Jannot (23, 54).
Janouin Assez rare et surtout porté dans les Deux-Sèvres (il y est présent au moins depuis le début du XVIIe siècle), devrait être un diminutif du prénom Jean, à rapprocher de Janoueix, Jannoueix (19).
Janowczyk Dérivé polonais du prénom Jean (Jan, Janow). Formes voisines : Janowiak, Janowicz, Janowiec, Janowski.
Janray Le nom semble originaire des Ardennes, où l’on trouve les variantes Janraitz et Jeanray. C’est sans doute une contraction de formes telles que Jeanneret, Jeannerey, diminutifs du prénom Jean.
Jansen, Janssen Nom très fréquent en Belgique, où l’on trouve bien sûr les variantes Janssens, Jansens, avec génitif de filiation. C’est un diminutif de Jan (= Jean), formé avec le suffixe flamand -sen (< zoon = fils).
Jantaud Diminutif de Jean porté en Haute-Vienne. Variante : Janteau (86). Avec d’autres suffixes : Jantel (88, 69, diminutif Jantelet, 39), Jantet (01, 44, 25), Jantin (66, 69, 16), Janton (01), Jantot (21), Jantou (81, 46).
Jantzen Porté en Moselle (variantes : Jantzem, Janzam, Janzem), correspond à Janz, Jantz, formes du prénom Jean rencontrées dans cette région.
Januth Nom rare porté dans le Nord et en Belgique, rencontré parfois aussi en Autriche et en Italie (Trentin). C’est apparemment un diminutif de Jean, avec un suffixe qui semble d’origine slave.
Januzec En principe, devrait être une francisation du polonais Januszek, diminutif de Janus, Janusz = Jean (formes voisines : Januszczak, Januszczyk, Januszewski, Januszkiewicz, Januszko). En fait, il apparaît que Januzec est une francisation de Januszewski, ce qui évidemment ne change rien au sens.
Janvier Nom surtout porté dans l’Ouest (35). On peut évidemment penser au surnom donné à un enfant trouvé en janvier, mais il faut savoir que Janvier était aussi un nom de baptême, popularisé par plusieurs saints, notamment en Italie. C’est ce dernier sens qu’il faut retenir dans la plupart des cas.
Janvrin Nom porté dans la Mayenne, ainsi que dans la Manche et le Calvados. C’est un diminutif formé sur l’ancien français jenvre (< latin juvenior, junior), qui désignait le plus jeune de la famille. Le nom Janvre est plus rare, on le rencontre dans l’Est (88, 54, 51). On trouve également la forme féminine Janvresse (72, 56, 35).
Jany Nom porté dans le Rouergue. Correspond à Janin, diminutif de Jean.
Jaouad Nom de personne arabe (jawâd) qui signifie ‘généreux’. Dérivés : Jaouadi, El Jaouadi. Autres formes : Jawad, Jawadi. Le nom voisin Jaoud signifie pour sa part ‘générosité’ (jawd).
Jaouen Nom de baptême breton. Selon M.T. Morlet, le nom (Iouhoven en vieux breton) serait l’équivalent du gallois gwen (= sourire). A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons)préfère en faire un nom de personne d’origine latine, Jovenus (dérivé de Jovis = Jupiter). Saint Jaouen ou Joévin fut évêque de Léon à la fin du VIe siècle. Variantes : Jahouen, Jaouan.
Jaoui Voir Djaoui.
Jaoul Nom porté en Languedoc. C’est un toponyme rencontré dans l’Aveyron, où une commune se nomme Lescure-Jaoul, et où l’on trouve deux hameaux appelés (le) Jaoul, à Vabre-Tizac et à Sauclières. C’est également le nom d’un cours d’eau dans le même département. Etymologie obscure.
Jappiot Le nom est porté dans la Haute-Marne, où il est plus fréquent sous la forme Japiot. C’est un diminutif formé sur une racine Jap-, dont le sens est incertain, mais qui pourrait correspondre au prénom Jacques (Jacobus, avec évolution du b en p). Avec un autre suffixe et dans la même région : Japin, Jappin, Jappain (08 notamment).
Jaquet Diminutif de Jacques, porté notamment en Seine-et-Marne. Dérivé : Jaquetton (42).
Jaquier Le nom, surtout porté en Suisse, est plus courant sous la forme Jacquier (Savoie). C’est peut-être l’un des nombreux diminutifs du prénom Jacques, mais le lexique d’ancien français de Godefroy signale qu’un jaquier était celui qui portait une jaque (tunique serrée et courte, à manches), en principe un paysan ou un domestique.
Jarabo Assez courant en Espagne, pourrait désigner celui qui est originaire de Jaraba, dans la province de Saragosse (le nom de famille Jaraba existe également). Il semble en tout cas que ce soit un toponyme.
Jaramillo Désigne celui qui est originaire de Jaramillo, nom de localités espagnoles en Castilla y León (Jaramillo de la Fuente et Jaramillo Quemado).
Jaran Nom rare porté dans le Maine-et-Loire, les plus anciennes mentions connues se situant en Bretagne, où l’on trouve aussi la forme Jarand. Sens incertain. Peut-être une variante de Garan ou de Garand (voir ces noms).
Jarasz Nom polonais qui peut être dérivé de l’adjectif “jary” (= printanier, jeune, fort). À envisager aussi un diminutif de noms de personnes slaves tels que Jarogniew, Jaroslaw, Jaromir, où la racine “jaro-” a le même sens que “jary”.
Jardelle Assez rare, le nom est porté en Champagne. On rencontre la forme Jardel dans le Sud-Ouest (24, 46, 33), à rapprocher de Jardeau (41) et Jardeaux (21, 45). Diminutif : Jardelot (58). Le mot ‘jardeau’ désigne l’ivraie en ancien français, et ‘jardel’ évoque en occitan la gesse sauvage (variante de gergil). Mais tous ces noms peuvent aussi être des diminutifs de jard (= jardin, également marécage en Champagne). C’est de toute façon un toponyme devenu nom de famille.
Jardin Nom surtout porté du côté de la Normandie (61, 72 notamment). Désigne celui qui possède un jardin ou habite un lieu-dit le Jardin. Le nom se rencontre sous la forme Jardine en Alsace-Lorraine. Diminutifs : Jardinaud (23), Jardinet (16, 87), Jardinot. Dérivé indiquant un métier : Jardinier (16, 76, 29).
Jardot Porté en Franche-Comté, devrait être un diminutif de “jard” (= jardin), et donc un toponyme devenu nom de famille.
Jarecki Nom polonais formé sans doute sur une racine slave jaro- qu’on retrouve dans divers prénoms (cf. Jaroslaw) et qui signifie “jeune, vigoureux” (sens de l’adjectif “jary”). Autre possibilité : Jaro- correspond parfois à une forme dialectale de Jerom- (Hieronym = Jérôme).
Jarguel Porté dans le Lot, ce devrait être un toponyme à rapprocher de Gergueil, nom d’une commune de la Côte-d’Or, ou encore de Jargeau, commune du Loiret. Tout comme Jargaille (63), tous ces noms devraient évoquer la gesse sauvage (occitan gergil).
Jarillon Le nom est porté en Vendée et en Poitou-Charentes. Variantes probables : Jarion, Jarrion. Formes voisines : Jarillot (Bourgogne), Jario, Jariod (33). Sens incertain. Peut-être un toponyme formé sur la racine jar(r), avec le sens de terre inculte, également variété de chêne. Autre possibilité, proposée par M.T. Morlet pour Jarillot : dérivé de jarra, variante de garra (= jambe, jarret), surnom ironique pour un boiteux.
Jarin La plupart des mentions anciennes situent le nom en Rhône-Alpes (Ain, Isère notamment), parfois aussi en Bourgogne. Il devrait s’agir d’une variante de Garin (voir ce nom).
Jarland Voir Gerland pour le sens. Le nom est porté dans la Dordogne et les départements voisins. Variantes : Jarlan (81, 31), Jarlang (33), Jarlant.
Jarles Porté notamment dans la Creuse et la Haute-Saône (variante : Jarle), c’est une autre forme du prénom Charles. Diminutifs : Jarlat (89), Jarlaud (21, 71), Jarlet (77, 45), Jarleton (63, 42), Jarlot (71) et sans doute Jarlut (89).
Jarlier Nom porté dans la Haute-Loire. Devrait désigner celui qui fabrique ou utilise une jarle (également “gerle”), comporte pour les vendanges, également grande cuve pour le vin ou pour faire la lessive (latin “gerulus”). Voir aussi Gerlier.
Jarnac Désigne celui qui est originaire de Jarnac (16) ou de Jarnac-Champagne (17). Signification possible : le domaine d’Agarnus, nom d’homme germanique latinisé.
Jarnage Désigne celui qui est originaire du village de Jarnages, dans la Creuse. Diminutif : Jarnageon.
Jarnidiou Ce dont je suis certain, mais je n’arrive plus à trouver dans quel livre j’avais lu ça (un roman de cape et d’épée, Cyrano de Bergerac ?), c’est que Jarnidiou était un juron, sans doute d’origine gasconne. Il équivaut au français Jour de Dieu, qui est une façon de prononcer Je jure Dieu sans prononcer le verbe jurer. On trouve d’ailleurs des gens qui s’appellent Jurdieu, Juradieu. Le nom désigne une personne prononçant beaucoup de jurons.
Jarno Porté dans le Morbihan, c’est un ancien nom de personne breton, diminutif formé sur la racine hoiarn (= fer). Formes voisines : Jarneau, Jarniou, Jarnioux (44), Jarnigon, Jarnigou (56).
Jarnouen Ancien nom de baptême breton , c’est un nom composé formé des racines iarn (= fer) et howen (= sourire).
Jarnoux Nom porté dans l’Ouest (44, 86, 56), qui devrait être d’origine bretonne : il s’agirait d’un nom de personne formé à partir de la racine hoiarn (= le fer), suivie d’un suffixe diminutif. Formes voisines : Jarnet (22), Jarnier (56), Jarnigon (56), Jarniou, Jarnioux (44), Jarnaud, Jarneau (44). On peut cependant penser aussi à une déformations de patronymes tels que Garnier, Garnaud (voir ces noms), d’origine germanique. Dans ce cas, Jarnoux serait formé des racines warin (< wara = protection) et wulf (= loup).
Jarosz Surtout polonais, c’est un hypocoristique de Jaroslaw, nom de baptême composé des racines jaro (jary = jeune, robuste) et slaw (= gloire). Formes dérivées : Jaroszek, Jaroszewicz, Jaroszewski, Jaroszuk, Jaroszynski. Variante hongroise : Járos.
Jarrafoux Le nom est porté dans le Puy-de-Dôme et les départements voisins. Variante : Jarraffoux, Jaraffoux. Sens incertain. Il faut peut-être le rapprocher de l’occitan garrafon (= carafon), surnom éventuel d’un buveur.
Jarre Patronyme surtout porté en Savoie et dans la Nièvre. C’est sans doute un toponyme évoquant le chêne (prélatin garric), que l’on retrouve en Savoie dans le hameau du Jarre (La Léchère). Aucun rapport avec un fabricant de jarres, car ce dernier nom est apparu en France au milieu du XVe siècle.
Jarret Nom surtout porté dans le Loiret et dans l’Ouest (35, 44, 49), rencontré aussi dans le Forez et en Dauphiné. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée le Jarret, toponyme assez répandu en France, qui correspond le plus souvent à un cours d’eau coulant sur un sol rocheux : dans le Forez il s’agit du Gier (Jarem en 875, la forme Garensis ayant donné Jarez, terme associé à plusieurs localités). Dans certains cas, il peut aussi s’agir d’une colline rocailleuse (racine pré-indo-européenne *car, *gar = roche) ou d’un bois de chênes (voir Jarre).
Jarrier Nom assez fréquent dans la région lyonnaise (Allier, Saône-et-Loire, Rhône), mais aussi dans les Ardennes. Apparemment aucun rapport avec un fabricant de jarres, car le nom jarre n’est apparu en France qu’au milieu du XVe siècle. Il s’agit en fait d’un toponyme, assez fréquent en France, qui vient du prélatin garric et désigne un lieu planté de chênes. Autre sens possible : le latin Garriacum, domaine appartenant à Gar(r)ius, la forme Garriacum étant attesté pour la commune de Jarrier (73).
Jarrige Fréquent en Corrèze, le nom est aussi porté dans le Lot. C’est l’équivalent du mot garrigue (voir Garrigue). Variante : Jarriges. Dérivés : Jarrigeon (23), Jarrigion (48), Jarrrijon (63), Jarrijou (15).
Jarrix Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le chêne. A noter le hameau de Jarrix à Saint-Martin-des-Olmes (63), qui pourrait être à l’origine du nom de famille.
Jarry Nom très répandu dans l’Ouest (72 notamment) et le Périgord. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Jarri, le Jarry, la Jarrie. Sens du toponyme : dans le Périgord il s’agit d’un lieu où pousse le chêne, ailleurs d’une terre en jachère. Variante : Jary (35).
Jarsalé Nom surtout porté dans le Morbihan, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle à Noyal-Muzillac. Variante : Jarsallé. Sens obscur, du moins pour moi.
Jarzat Surtout porté dans la Charente-Maritime, ce patronyme se rencontre aussi sous la forme Gerzat. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, vraisemblablement la commune de Gerzat, dans le Puy-de-Dôme.
Jaskula Nom de famille polonais correspondant au mot “jaskólka”, qui désigne l’hirondelle. Fomes voisines : Jaskolka, Jaskolski, Jaskulski.
Jasmin Le nom est issu de l’arabe yâsamîn. Il faut le considérer plus comme un nom de personne (venu d’Espagne) que comme lié à la plante du même nom.
Jaspart Surtout porté dans le département du Nord (variantes : Jaspar, Jaspard), c’est une forme wallonne ou picarde du prénom Gaspard (voir ce nom). Variantes néerlandaises : Jasper, Jaspers.
Jaspes Porté aujourd’hui dans la Loire-Atlantique, le nom est trop rare pour qu’on puisse se faire une certitude. Le rapport avec le jaspe est possible mais douteux. Peut-être une forme flamande ou allemande correspondant au prénom Gaspard.
Jasserand Nom fréquent dans la Loire et la Haute-Loire. Deux possibilités : soit il s’agit de l’ancien français jaseran (= cotte de mailles), surnom donné à un soldat, soit il s’agit d’une variante de Jausserand, nom de personne d’origine germanique, Gauzehramm (gauz, gaut = du peuple goth + hramm = corbeau). Le nom Jausserand se rencontre surtout en Provence (13, 83).
Jasserme Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans l’Isère. On le rencontre ensuite dans l’Ain, le Rhône et la Haute-Savoie. C’est une probable variante de Janselme (voir Jeanselme pour le sens).
Jassin Nom porté en Lozère, également présent dans l’Yonne et la Seine-et-Marne. C’est un diminutif de Jasse, toponyme désignant un pâturage clôturé (du verbe latin jacere = être étendu).
Jaub Probable variante de Job (voir ce nom), le patronyme, très rare, est porté dans l’Aude. On me signale sa présence autrefois dans les Deux-Sèvres.
Jaubart Voir Jobard pour le sens. Le nom est porté dans la Lozère et le Sud-Ouest (82, 31). Variante : Jaubard (72, 23, 31).
Jaubert Nom de personne d’origine germanique, Gautberht ( gaut = du peuple goth + berht = brillant) surtout porté dans le Sud-Est (04) et le Sud-Ouest (24, 33).
Jaubourg Rare, le nom est porté dans le Puy-de-Dôme. C’est un ancien nom de personne germanique, sans doute féminin : en effet le second élément (“burg” = forteresse) entre en composition dans de nombreux noms féminins. Le premier élément devrait être la racine “gaut” (= du peuple goth), le nom étant alors Gausburgis (nom figurant dans le polyptyque d’Irminon). Autre possibilité, proposée par P.-H. Billy : le nom Teudburgis (racine “theod” = peuple).
Jaud Porté en Vendée et en Poitou-Charentes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gaudo (racine gaut = du peuple goth). Diminutifs : Jaudeau (17, 89, 92), Jaudel (37, 76, 83), Jaudet (40, 64, 50), Jaudin (71, 76, 77), Jaudon (36, 34, 12), Jaudot (58), Jaudou (34, 47), Jaudard, Jaudaux (69). Doubles diminutifs : Jaudinaud, Jaudinot (24, 87).
Jaudriat Patronyme rare porté en Normandie (27). Sa forme initiale est Jaubriat, nom de famille donné au début du XIXe siècle à un enfant trouvé. Aucune idée sur la signification de ce nom.
Jaudronnet Nom rare porté en Vendée. C’est un diminutif de Jaudron, lui-même formé sur Jaud, patronyme très fréquent dans le même département (nom de personne d’origine germanique, Gaudo, racine gaut = du peuple goth). Le nom Jaudronnière, porté également en Vendée, désigne le domaine ou la ferme de Jaudron.
Jauffret Nom porté dans le Sud-Est (voir Jouffrey pour le sens). Variantes : Jauffred, Jaufred, Jaufret. Formes vendéennes : Jauffrit, Jaufrit, Jaufry.
Jaugey Surtout porté dans la Haute-Marne (variante : Jaulgey), c’est un nom de sens incertain, peut-être un toponyme : un hameau s’appelle Jaugey à Barbirey-sur-Ouche (21). On trouve la forme Jauget dans l’Indre, où un hameau s’appelle Jaugette (commune d’Obterre). A noter aussi la commune de Jaulges (89), rattachée par E. Nègre au nom de personne Gallicus. Le rapport avec la jauge paraît douteux.
Jaulent Patronyme surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Jaulens. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gautelen (dérivé de gaut = le peuple goth). On trouve avec le même sens les formes Jaulain (79, 86), Jaulen (30, 85), Jaulin (85, 79). Pour Jaulain et Jaulin, on peut aussi envisager des diminutifs de jal (= coq).
Jault Surtout porté dans la Nièvre, le nom est également présent dans le Poitou. Plusieurs possibilités : soit un toponyme avec le sens de “bois, forêt” (germanique “wald”), soit une variante de Jaud, nom de personne (voir ce nom), soit un surnom lié au coq. C’est cette dernière possibilité que choisissait Lorédan Larchey (voir bibliographie), avec un commentaire qui mérite d’être rapporté, même s’il convient de s’en méfier : “nom rendu célèbre par un groupe de familles de la campagne nivernaise qui, restées unies quant aux biens, et ne comptant pour membres effectifs que les mâles (d’où le noms Les Jault : les Coqs), étaient le dernier vestige des anciennes communautés. En 1840 Dupin publia le récit d’une visite qu’il lui avait faite.”
Jaumain C’est dans les Vosges que le nom est le plus répandu. On le rencontre également en Belgique et dans le Limousin. Dans tous le cas, c’est un diminutif de Jaume (= Jacques). Avec d’autres suffixes : Jaumard (24, 33, 84), Jaumaud (23), Jaumaux (50), Jaumel (34), Jaumet (22), Jaumin (59), Jaumot (23), Jaumotte (59, 51).
Jaume Forme le plus souvent catalane correspondant à Jacques. Variante : Jaumes (Languedoc). Voir Jammes.
Jaumotte Porté en Belgique, dans le Nord et la Marne, c’est une variante de Jaumot, diminutif du prénom Jacques.
Jaumouillé Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique. Variante : Jaumouillié (33). On trouve aussi la forme Jamouillet (44). Il devrait s’agir d’un diminutif de Jaume, Jame (= Jacques). Autre possibilité : ‘coq mouillé’ (ancien français jau = coq), peut-être l’équivalent de ‘poule mouillée’.
Jaunasse Le nom est porté dans la Loire-Atlantique. C’est peut-être un toponyme : un hameau de Corcoué-sur-Logne s’appelle La Jaunasse. Encore faut-il savoir s’il est antérieur au nom de famille. Le dictionnaire de M.-T. Morlet fait du nom un dérivé de l’adjectif “jaune”. On pensera cependant aussi à une déformation du nom de personne Jonas. Variante : Jonasse.
Jaunatre, Jaunâtre Surtout porté en Vendée et en Loire-Atlantique, paraît désigner celui qui a le teint jaunâtre, mais on envisagera aussi un dérivé de l’ancien français “jone” (= jeune).
Jauneau Nom porté dans l’Ouest, depuis la Sarthe jusqu’aux Charentes. On trouve aussi les formes Jaunault, Jauneaud, Jauneault, Jauneaux, également Joneau, Jounault, Jounaux, Jouneau, Jouneault. Il s’agit, tout comme Jaunet (Vendée) ou Jonet (Ardennes), de diminutifs de l’ancien français jone (= jeune), plutôt que de jaune, même si l’on ne peut totalement exclure cette dernière hypothèse.
Jaureguiberry Composé sur Jaureguy (voir ce nom), signifie le château neuf (basque berri = neuf). On trouve également la forme contractée Jauriberry.
Jauréguy, Jaureguy Nom basque désignant celui qui est originaire du lieu-dit Jaureguy, ou qui y habite. Le toponyme signifie château (jauregi, dérivé de jaun, jaur = seigneur).
Jaurès Essentiellement porté dans le Tarn, département d’origine de Jean Jaurès, désigne celui qui vient d’une localité appelée Jaure, nom d’une commune de la Dordogne et de quelques hameaux. Je ne connais pas le sens du toponyme.
Jausas Le nom est attesté dans l’Ariège au début du XVIIe siècle. Variante : Jauzas. Il semble s’agir d’un toponyme de sens identique à Jauzac (voir ce nom).
Jaussaud Fréquent dans les Hautes-Alpes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Gauzwald (gaut = du peuple goth + waldan = gouverner). Le nom est également présent dans les Cévennes gardoises (Génolhac), où il est attesté au XIVe siècle sous la forme Jaussal.
Jaussely, Jaussély Porté dans la Haute-Garonne et le Tarn (variante : Jausselin), c’est un nom de personne d’origine germanique, Gauzelin (racine gaut = du peuple goth).
Jauzac Le nom est porté dans la Corrèze, la Dordogne et le Lot. Il désigne celui qui est originaire de Jauzac, nom de hameaux à Chasteau (19), Terroux (46) et Fumel (47). Sens probable : le domaine de Gaudius, nom de personne latin. La forme Jauzat (24) devrait en être une variante.
Jauze Nom fréquent dans l’Ariège. Le dictionnaire de M.T. Morlet évoque un vieux mot occitan qui serait une variante de gaug (= joie). Dans ce cas, il s’agirait d’un surnom donné à un homme joyeux.
Jauzy Rare et difficile à localiser, le nom semble avoir été porté dans l’Aude. Variante : Jauzi. Sens incertain. Peut-être une variante rouergate de l’adjectif occitan “gaudi” (= gai, joyeux).
Javaudin Nom porté dans l’Ille-et-Vilaine, où il est attesté au moins depuis la fin du XVIe siècle. Il pourrait s’agir d’un diminutif de Javaud, mais ce nom est porté en Limousin. On pensera plutôt à Gavaud, présent pour sa part dans le Morbihan et dans l’Indre. Reste que, dans les deux cas, le sens du nom n’est pas très clair. À envisager éventuellement le mot régional “gavaud”, ou “gavard”, désignant celui qui a les jambes arquées.
Javayon Le nom a toujours été porté dans la Creuse. La forme Javaillon (présente aujourd’hui dans l’Eure-et-Loir) pourrait en être une variante. Sens incertain. Il pourrait renvoyer à un toponyme, peut-être Gavayat, hameau à Saint-Silvain-Bas-le-Roc (23), ou encore Javaille à Rilhac-Treignac (19). À envisager aussi un éventuel rapport avec l’adjectif occitan “gavalhós” (= qui fait du dégât, gaspilleur).
Javegny Le nom est aujourd’hui porté à la Réunion (variante Javeny). Pourrait désigner celui qui est originaire de la commune de Javené (35).
Javelier Désigne celui qui met les céréales en javelles (brassées qu’on laisse sur le sillon en attendant de les mettre en gerbes). Assez rare, ce nom se rencontre en Bourgogne.
Javerliat Nom porté dans la Haute-Vienne. Variantes : Javerlhac, Javerlhat, Javerlhiat, Javerliac. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, sans doute la commune de Javerlhac, en Dordogne, mais il pourrait aussi s’agir de Javerdat (87), commune mentionnée au XIVe siècle sous la forme latine Javerzacus (nom de domaine gallo-romain formé sur le nom d’homme gaulois Gabritius).
Javerzac Désigne celui qui est origiaire de Javersac, nom d’un hameau à Clermont-d’Excideuil (24). Variantes : Javersac, Javerzat.
Javoy C’est dans le Loiret que le nom est le plus répandu. On le rencontre dans la Nièvre sous la forme Javois (également présente en Guadeloupe, tout comme Javoie). Sens incertain. Le terme d’ancien français le plus proche est “javel”, qui a désigné un monceau, également selon Godefroy un îlot formé de sable et de limon.
Jay Nom rencontré en Savoie ainsi que dans toute la région Rhône-Alpes. On pense généralement à un sobriquet formé à partir d’un nom d’oiseau, le geai (sens difficile à déterminer avec précision). Pourrait cependant être une variante savoyarde de Gay (voir ce nom).
Jayle Nom rencontré notamment en Dordogne. Peut désigner celui qui est originaire du Jayle, hameau à Malemort-sur-Corrèze (19), ou encore de Jayle, autre hameau à Saint-Martin-de-Sescas (33). Formes voisines : Jayles (31, 82), Jaylle (47, 33). Diminutif : Jaylet (24). Signification : sans doute marécage, lieu boueux (jaille, jaillet dans l’Ouest).
Jayme Variante du nom de baptême Jacques, portée surtout dans les Hautes-Alpes. On trouve la forme Jaymes dans le Sud-Ouest (64, 40, 32). Dérivés : Jaymon, Jaymond (38, 34), Jaymot (64, 33). Nom composé : Jaymejuan (= Jacques-Jean, 32).
Jayne Le nom est porté en Provence (04, 13, 84). Le mot “jaina”, qui est une variante de l’occitan “jasena” (= poutre, chevron, traverse), semble à l’origine de ce nom de famille. Reste à comprendre les motivations de ce qui semble être un sobriquet, ou encore un toponyme devenu nom de famille. A noter qu’il existe un lieu-dit “les Jaynes” à Seyne (04).
Jays Assez rare et porté en Bourgogne (89, 21), le nom est également présent en Angleterre. Dans les deux cas, il correspond à Jay (voir ce nom).
Jazat Porté notamment dans le Loiret, le nom est obscur. Peut-être un toponyme à rapprocher de Gézat (hameau des Hautes-Pyrénées, commune de Beaucens) ou encore de Gerzat (commune du Puy-de-Dôme).
Jazy Nom d’origine polonaise rencontré dans le nord de la France. Il devrait s’agir d’un toponyme, nom de trois localités en Pologne. Sens probable : dérivé de “jaz” (= digue, barrage sur une rivière).
Jean, Joan, Juan Juan est la forme castillane de ce nom de baptême. On remarque que la forme catalane, Joan, s’est très rarement transformée en patronyme. Le nom vient du grec Ioannès, transcription de l’hébreu yôHanan (= Yahvé a fait grâce).
Jean-Baptiste Porté dans les départements d’Outre-Mer, c’est notamment l’un des trois noms les plus répandus en Martinique. Il appartient à la catégorie des prénoms devenus noms de famille à partir de 1848. Autres patronymes composés très répandus formés avec Jean et rencontrés le plus souvent en Martinique : Jean-Louis, Jean-Marie, Jean-Charles, Jean-Jacques. Composés formés sur Jean-Baptiste : Jean-Baptiste-Adolphe, Jean-Baptiste-Anne, Jean-Baptiste-Antoine, Jean-Baptiste-Augustin, Jean-Baptiste-Edouard, Jean-Baptiste-Frédéric, Jean-Baptiste-Gabriel, Jean-Baptiste-Linard, Jean-Baptiste-Nicolas, Jean-Baptiste-Simonne, Jean-Baptiste dit Chesnel, Jean-Baptiste dit Didier, Jean-Baptiste dit Parny.
Jeanclaude Nom de baptême composé (Jean + Claude) rencontré dans les Vosges et le Haut-Rhin.
Jeandel Diminutif du prénom Jean, fréquent en Lorraine (88, 54). Avec d’autres suffixes et dans la même région : Jeandat, Jeandin, Jeandon. Dans d’autres régions : Jeandau, Jeandaud, Jeandeau, Jeandeaud, Jeandoux (Limousin surtout), Jeandaux, Jeandeaux (58, 71), Jeandet (73, 58), Jeandey (70), Jeandard (71).
Jeandemetz Le nom étant porté dans la Moselle, tout laisse à penser qu’il désigne celui qui s’appelle Jean et qui vient de Metz. De la même façon, le nom Jeandenans, porté dans le Doubs, désigne un Jean originaire de Nans, commune du même département (variantes : Jeandenand, Jeandenant).
Jeand’heur, Jeand’Heur Surtout porté dans la Haute-Saône, le nom s’écrit aussi Jeandheur. Il devrait désigner celui qui est originaire de Jeand’Heures, ancienne abbaye et paroisse de la Meuse (commune de Lisle-en-Rigault). Le lieu est mentionné sous la forme Jandoria en 1126, l’abbaye y a été construite vers 1143.
Jean-dit-Cadet Rencontré dans le Lot-et-Garonne et la Haute-Garonne, fait partie de ces noms portés en principe par une seule famille, dans lesquels le surnom et surtout le terme introducteur se sont perpétués de génération en génération. De la même manière, on trouve (avec ou sans trait d’union) Jean-dit-Bailleul (50), Jean-dit-Beler (64), Jean-dit-Berthelot (17), Jean-dit-Carré (21), Jean-dit-Colin (17), Jean-dit-Daplomb (16), Jean-dit-Gautier (13), Jean-dit-Martineau (85), Jean-dit-Michaud (17), Jean-dit-Moreau (23), Jean-dit-Pannel (25), Jean-dit-Prugnaud (17), Jean-dit-Saussay (75), Jean-dit-Talon (03), Jean-dit-Teyssier (47). Encore plus complexes : Jean-dit-Jean-Baptiste-Simonne (Martinique) et Jean-Jean-dit-Marchesson (16). Les départements mentionnés sont ceux où le nom se rencontre au XXe siècle. La formation du nom a sans doute des raisons diverses mais, dans la plupart des cas, on a affaire à un enfant trouvé ou abandonné, auquel on ne donnait jusqu’en 1812 qu’un prénom et un surnom.
Jeandron Diminutif du nom de baptême Jean, rencontré dans les Vosges.
Jeanfils Un moyen comme un autre de distinguer Jean le fils de Jean le père. Très rare en France, le nom est surtout porté en Belgique. Variante : Janfils.
Jeanguyot Nom de baptême composé (Jean + Guyot) porté notamment dans la Nièvre. Variante : Jeanguiot (39, 25).
Jeanjean Le nom de baptême Jean étant un peu court et surtout très fréquent, la forme Jeanjean est peut-être une façon de le renforcer, ou de montrer qu’on a affaire à Jean, fils de Jean. Il faut cependant remarquer qu’au XIXe siècle on utilisait le terme “jeanjean” pour désigner un homme naïf, qui se laisse facilement abuser. Mais je ne sais pas si cette acception remonte au Moyen Âge.
Jeanmaire Nom porté en Lorraine et en Franche-Comté. Ici “maire” doit sans doute être pris avec le sens de “majeur, le plus grand”. Il s’agit donc de Jean l’aîné, plutôt que de Jean le maire. Diminutif : Jeanmairet (25).
Jeanmasson Nom de personne composé (Jean + Masson, diminutif de Thomas) surtout porté dans la Haute-Saône.
Jeanmenne Porté dans le département du Nord et en Belgique, le nom semble être une variante de Jaumain, Jaumenne, diminutifs de Jaume (= Jacques).
Jeanmougin Patronyme composé assez fréquent dans l’Est (70, 90, 88). Il est formé de l’addition des prénoms Jean et Mougin (diminutif de Demouge = Dominique).
Jeanne Matronyme très fréquent en Normandie (Calvados et Manche), ainsi que dans le Maine-et-Loire. C’est bien sûr le féminin de Jean.
Jeanneau Diminutif de Jean rencontré dans l’Ouest (85, 44, 79). Formes voisines : Jeannaud, Jeanneaud (Charente), Jeannaux, Jeanneaux (Jura).
Jeannelle Matronyme formé sur Jeanel, Jeannel, un des innombrables diminutifs de Jean. Comme la plupart des matronymes en -elle, on le rencontre dans l’Est (51, 52, 55).
Jeanneret Le nom Jeanneret, fréquent dans le Doubs, se rencontre également en Suisse. C’est un diminutif de Jeannier, lui-même hypocoristique du prénom Jean. L’architecte Le Corbusier, originaire de La Chaux-de-Fonds, s’appelait en réalité Jeanneret-Gris, un nom dans lequel Gris est un surnom (celui qui a les cheveux gris), comme l’indique la forme ‘Jeanneret dit le Gris’ rencontrée au XVIIe siècle. Précisons que le surnom ‘Le Corbusier’, pris pour se différencier de son cousin, est une variante de Corvisier, Courvoisier (= cordonnier), rencontrée en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais.
Jeannet Diminutif de Jean (ou encore de Jeanne) surtout porté dans la Creuse et la Nièvre. Matronyme : Jeannette (14). Dérivés : Jeannetaud (23, 87, 58), Jeanneteau (49, 51), Jeanneton (36), Jeannetot (51), Jeannety (24).
Jeanniard Dérivé du prénom Jean, surtout porté en Bourgogne (21).
Jeannic Diminutif du prénom Jean porté dans le Finistère. Variantes : Janic, Jannic.
Jeannin Diminutif de Jean très courant en Franche-Comté et en Bourgogne (variante Jeanin, portée également en Béarn). Il est à l’origine des noms composés Jeannin-Girardon, Jeannin-Guy (39) et Jeannin-Naltet (71).
Jeanningros Porté dans le Doubs et en Haute-Savoie, c’est un nom de famille composé (Jeannin + Gros), le sens de ‘gros Jeannin’ étant très improbable. On trouve dans le même secteur géographique les noms Jeannin-Girardon, Jeannin-Guy et Jeannin-Naltet.
Jeannot Diminutif de Jean porté dans l’Est, notamment dans le Doubs. Variante ou matronyme : Jeannotte (60). Dérivés : Jeannotat (68), Jeannotin (77), Jeannoty (23).
Jeanpierre Nom de baptême composé (Jean + Pierre) porté dans les Vosges et la Haute-Saône. Formes voisines : Jeanperrin, Jeanperin (25).
Jeanselme Porté en Provence, c’est un nom de personne d’origine germanique, Ganshelm (gans = oie sauvage + helm = casque, source : M.T. Morlet). Variante : Janselme.
Jeanson Nom fréquent en Champagne. C’est une contraction de Jeannesson, diminutif de Jean.
Jeansoulé Rare, le nom est porté dans les Hautes-Pyrénées. Ce devrait être un nom de famille composé, Jean + Soulé (voir ce nom).
Jeantaud Diminutif du prénom Jean porté en Limousin. Variantes : Jeanteau, Jeanteaud.
Jeantils Le nom est surtout porté dans les Ardennes (également 55, 52). Forme rare : Jeantil (51). Variante plus fréquente : Jeanty (08), rencontrée aussi en Belgique. Sens incertain, mais il semble logique de penser à une variante graphique de Gentil (voir ce nom) par attraction du prénom Jean.
Jeantot Diminutif du prénom Jean porté notamment dans l’Aube et la Haute-Saône.
Jeanvoine Porté dans les Vosges et la Haute-Saône, c’est un nom composé de deux prénoms, Jean et Voine (voir Voinot).
Jeblaoui Nom arabe formé avec le suffixe -aoui, qui marque l’appartenance à une famille ou à une tribu, sur le nom de personne Jabal (= montagne), ou sur Jabala (= peau, traits du visage).
Jechoux Nom porté dans la Haute-Saône et dans les Vosges. Sens incertain. Il faut peut-être le rattacher aux formes Jecko, Jeckot (Alsace-Lorraine), elles-mêmes dérivées de Jeck (= Jacques).
Jeddi Dérivé en -i de l’arabe jâdd (= sérieux, pondéré).
Jédelé Nom porté en Alsace-Lorraine et en Allemagne (Jedele). C’est un nom de personne qui correspond à la racine germanique uodal (= bien foncier, patrie), qui est à l’origine du prénom Ulrich.
Jedruch Originaire de Pologne ou de pays voisins (Tchécoslovaquie notamment), c’est une autre forme de Jedrzej, variante polonaise du prénom Andrzej (= André). Forme voisine : Jedrych. Dérivés les plus courants en Pologne : Jedrzejewski, Jedrzejczak, Jedrzejczyk.
Jedwab Le nom désigne en polonais la soie (surnom métonymique pour un marchand de soie). Rare, il semble surtout porté par des Juifs askhénazes.
Jefferson Désigne le fils de Jeffers, l’une des formes anglaises du prénom d’origine germanique Geoffroy.
Jeffroy Variante de Geoffroy (voir ce nom), le patronyme est porté en Bretagne (29). Formes voisines : Jeffrai, Jeffray, Jeffroye (56), Jeffrey (50). Diminutif : Jeffredo (56).
Jegaden, Jégaden Nom surtout porté dans le Finistère. C’est un diminutif de Jégat, un nom de baptême rattaché à Jacob (Jacques) selon A. Deshayes et à Josse (voir ce nom) pour M.T. Morlet. Les variantes anciennes de Jagou, Jégou, Jégat semblent donner raison à A. Deshayes.
Jégard Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. On le rapprochera de Jégat et Jégou (voir ce nom).
Jégou Nom de baptême breton (variantes : Jégoux, Jégo, Jégot, Jégu), qui est l’équivalent de Josse (voir ce nom) selon M.T. Morlet, ou de Jacques (Jacob) selon A. Deshayes, solution qui semble préférable. Diminutifs : Jégoudé, Jégoudez, Jégouic, Jégourel, Jégouso, Jégousse, Jégousso, Jégouzeau, Jégouzo.
Jehannin, Jehanin L’un des nombreux diminutifs de Jean, ici Jehan (< Johannes). C’est un patronyme surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et le Morbihan. Plusieurs autres diminutifs ont été utilisés dans ce dernier département. Citons entre autres Jehanno, Jehannet et Jehanneuf.
Jehenne Equivalent de Jeanne, ce matronyme est surtout porté dans la Manche. Variante : Jehanne (14).
Jehin Rencontré dans les Vosges et le Haut-Rhin, c’est l’une des nombreuses variantes du prénom Jean (également Jehen, Jehan).
Jehl Le patronyme est porté en Alsace et dans la Moselle. Variante : Jehle. Dérivés : Jehlen, Jehli, Jehly (68). C’est un nom de personne (prénom) germanique, généralement considéré comme un hypocoristique de Ulrich (voir ce nom), tout comme Jedele (68). Le dictionnaire de M.T. Morlet propose cependant une autre racine : geil (= exubérant, ardent).
Jelen Nom polonais ou tchèque désignant le cerf. Tout comme l’allemand Hirsch (voir Hertz), il a souvent été porté par des Juifs askhénazes. Dérivés : Jelinek, Jelinski, Jelonek. Formes similaires : Jellin, Yellin.
Jelloul Nom de personne arabe signifiant “très grand, éminent” (jalîl). Variante : Jeloul. Avec suffixe d’appartenance : Jellouli, Jelouli.
Jemfer Le nom était autrefois porté en Moselle. Variante : Jemfre. Il faut sans doute le rapprocher de Jenfer, Jenffer, également portés en Moselle. Aucune idée suffisamment sérieuse sur la signification.
Jenal Nom rare porté en Moselle. Sens incertain. Peut-être un dérivé de Jen (= Jean).
Jenin Nom porté dans l’Est (54, 51). C’est l’un des nombreux diminutifs du prénom Jean. Avec d’autres suffixes : Jenet, Jennet (Alsace-Lorraine), Jenot (59, 57).
Jenkins Forme génitive de Jenkin, diminutif anglais de John (= Jean) formé avec le suffixe d’origine germanique -kin.
Jennar Porté en Belgique, c’est un probable dérivé de Jean, tout comme sa variante Gennar.
Jennequin Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Marne, c’est un diminutif du prénom Jean. Variantes ou formes voisines : Jenequin (62), Jeannequin (61, 89), Janequin (59), Jannequin (28, 50, 62).
Jennet Nom surtout présent dans la Manche. Certainement l’un des multiples diminutifs du nom de baptême Jean. On peut éventuellement penser au genêt, mais c’est moins probable. Variante : Jenet (59).
Jenny Nom porté en Suisse, également très présent en Alsace-Lorraine. C’est un diminutif du nom de baptême Jenne, qui correspond à Jean. Autre forme rencontrée en Suisse : Jenni.
Jenot Nom rencontré notamment dans le département du Nord et en Moselle. C’est un diminutif de Jen, variante du prénom Jean.
Jerez Désigne celui qui est originaire de Jerez, nom de plusieurs localités espagnoles, la plus connue étant Jerez de la Frontera. Etymologie obscure.
Jérôme, Jérome Patronyme porté dans le Bas-Rhin et la Picardie (02, 62). C’est un nom de baptême d’origine grecque (Hieronymus = celui dont le nom est sacré), popularisé par saint Jérôme, qui vécut en ermite et rédigea la Vulgate, traduction latine de la Bible (IVe siècle). Variante : Jéronne (08).
Jerphagnon, Jerphanion Voir Gerphagnon.
Jesionka Nom de famille polonais formé sur le mot “jesion”, qui désigne le frêne. Noms voisins : Jesionek, Jesionowski, Jasionowski (originaire d’une localité appelée Jesionowo, Jesionów, Jasionowo, Jasionów).
Jesné Le nom est porté dans la Marne (variante : Gesné). Sens obscur. Dans la Sarthe, le nom Gesne désigne sans doute celui qui est originaire de Gesnes-le-Gandelin (72).
J’Espère Curieux nom porté dans le Bas-Rhin. Voir Jespierre pour le sens.
Jespierre Porté en Picardie (60, 02), c’est une déformation de Jesper, Jasper, correspondant en néerlandais au prénom Gaspard. Variante : Jaspierre (08, 88). Forme alsacienne : Jespere (parfois transformée en “J’espère”).
Jestin Porté dans le Finistère, c’est un équivalent breton de Justin (voir ce nom). Variantes : Jettin, Gestin, Gestain.
Jésupret Curieux nom surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Jésuspret, Jésus-Prêt, cette dernière forme étant spécifique des Pyrénées-Orientales. Aucune solution ne me semblant évidente, je préfère m’abstenir.
Jéthrit Nom très rare porté dans le Maine-et-Loire, donné à un enfant trouvé à Saumur en 1841. Il semble renvoyer à la Bible, où Jethri est un nom de personne et de lieu (également écrit Jéther).
Jette, Jetté C’est dans le nord de la France que le nom est le plus répandu (59, 80). La forme Jetté (rencontrée aujourd’hui au Québec) me gêne. Quant à Jette, il devrait s’agir de celui qui est originaire de la Jette (commune de Ladas, 59).
Jetur Patronyme très rare porté notamment dans l’Eure. Il devrait s’agir du nom biblique Jetur, mentionné dans la Genèse comme étant celui de l’un des douze fils d’Ismaël.
Jeudi Nom porté dans les Deux-Sèvres, également présent en Vendée et dans la Mayenne. Pour le sens, voir Jeudy.
Jeudy Nom surtout porté en Haute-Saône et dans les Vosges, également présent en Mayenne. C’est une variante de Jeudi, nom dont on dit le plus souvent qu’il aurait été donné à un enfant trouvé un jeudi. A noter cependant que, si l’on excepte Dimanche qui correspond au prénom Dominique, le nom Jeudi, Jeudy, ainsi que ses variantes du sud Dijoux, Dijaous, est beaucoup plus porté comme nom de famille que les autres jours de la semaine. Il pourrait s’agir tout simplement d’un ancien prénom.
Jeuffrain Porté notamment dans l’Eure, c’est un diminutif de Jeuffroy, Jeufroy (même région), variante de Geoffroy (voir ce nom). On trouve dans le Loir-et-Cher la forme Jeuffray, similaire à Jeuffroy, avec les diminutifs Jeuffrault, Jeufrau, Jeufrault, Jeufraux. Autre dérivé : Jeuffrard (35).
Jeuft Ne connaissant absolument pas l’origine géographique de ce nom très rare, il m’est impossible de tenter la moindre analyse.
Jeuland Porté dans l’Ille-et-Vilaine et le Finistère, le nom se rencontre aussi sous les formes Jouland, Joulan (35, 50). C’est sans doute une variante du prénom Julien.
Jeunehomme Porté notamment en Bourgogne (71), rencontré aussi en Normandie et en Picardie, désigne un jeune garçon, un jeune homme, sans qu’on sache de façon précise quelle interprétation exacte il faut donner au surnom (sans doute la plus jeune de deux personnes homonymes). Variante : Jeunhomme (54).
Jeuniaux Porté notamment dans le département du Nord (variante : Jeuniau), c’est un diminutif de Jeune (26, 84, 10), surnom donné au plus jeune de la famille. Avec d’autres suffixes : Jeunet (39), Jeuneu, Jeuneux (22), Jeunier (51, 39), Jeunon (71), Jeunot (25).
Jézéquel Patronyme très courant en Bretagne (29 notamment). Pour le sens, voir Gicquel. Diminutifs : Jézéquélou, Jézéquellou. Variante : Jéziquel (56).
Jézo Nom porté dans le Morbihan, rencontré aussi sous la forme Jézou (22). C’est un ancien nom de personne breton formé sur la racine iud (= guerrier, chef).
Jihad Nom de personne arabe qui correspond à jihâd (= effort). Avec le même sens : Jouhad, Jahad.
Jimenez Dérivé du nom de baptême castillan Jimeno, avec le suffixe de filiation -EZ. Le nom d’origine est l’hébreu Siméon (voir Simon). A noter que la célèbre Chimène du Cid correspond au prénom Jimena.
Jinq Nom assez rare porté dans le Finistère. C’est un surnom comparant son porteur à un cygne, peut-être en raison de son long cou.
Jiva Jiva désigne en Inde l’âme individuelle. Reste à savoir si c’est bien le sens du nom de famille.
Joachim, Joaquim Nom de baptême qui fait référence à saint Joachim, le père supposé de la Vierge Marie, époux de sainte Anne. L’origine est le nom hébreu yehôyaqîm (= Yahvé mettra debout). La forme Joaquim est surtout portugaise. Le nom peut également être porté par des juifs. Dans ce cas, il fait référence à divers personnages bibliques, notamment le mari de la chaste Suzanne (Daniel, 13, 1).
Joanenc Le nom est très rare (variante ancienne : Joannenc). C’est un dérivé occitan du prénom Joan (= Jean), qui a été porté dans le Vaucluse et l’Ardèche. A noter qu’un hameau s’appelle Joannenq à Castelnau-de-Mandailles (12).
Joanin Diminutif de Joan (= Jean), le nom est surtout porté dans la Loire. Variantes : Joannin (42), Joanny (15). On trouve dans la même région les diminutifs Joannon et Joanon, Joanet, Joannet et Joannez.
Joanne Équivalent de Jeanne, c’est un matronyme que la plupart des mentions anciennes situent en Normandie, région où les matronymes sont nombreux et où les formes les plus répandues du nom sont Jeanne, Jehanne, Jouenne.
Joannes, Joannès Variante du prénom Jean portée notamment dans la Marne, les Vosges et le Haut-Rhin (variante : Joanes). Variante ou matronyme : Joannesse.
Joao, João Forme portugaise du nom de baptême Jean.
Job Nom de personne correspondant au personnage biblique (‘iyyov = haï) accablé par les malheurs que Dieu fait pleuvoir sur lui. A noter cependant qu’au moyen âge l’adjectif jobe signifiait niais, crédule. Enfin, en Bretagne, Job est l’équivalent du prénom Joseph, mais il faut savoir que le nom Joseph n’a pratiquement jamais été utilisé avant le XVIIe siècle, et donc, même dans cette région, on préfèrera le personnage biblique.

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