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Noms commençant par J

Jaafar-Job
Jobanne-Jxxx

Jobanne Nom rare porté dans la Mayenne (autrefois dans l’Eure-et-Loir). Il semble s’agir d’une graphie erronée pour Johanne (= Jeanne). On peut éventuellement envisager aussi une forme féminine du prénom Job.
Jobard Le nom est assez répandu en Vendée et en Bourgogne (21). Variantes : Jobar (44), Jobart (51, 71). C’est sans doute un dérivé de Job (voir ce nom), le sens de personnage niais ou crédule étant très possible. Autre possibilité : variante de Jobert (voir ce nom).
Jobert Variante de Jaubert (voir ce nom) surtout portée dans l’Allier et la Marne. Dérivés : Jobertie, Joberty (51), Joberton (63).
Jobidon Nom porté dans l’Orne et les départements voisins (53, 72), également présent au Québec. Il semble s’agir d’un dérivé soit du nom de personne Job, soit de l’ancien français “jobe” (= naïf, crédule, niais).
Jobin Rencontré en Franche-Comté, c’est un diminutif de Job (d’après le personnage biblique du même nom), souvent employé comme sobriquet pour désigner un personnage crédule.
Jocaille Porté dans le département du Nord et dans la Somme, le nom est à rapprocher des formes Jocalaz, Jocallaz, sans doute d’origine savoyarde. Aucune idée sur leur signification (peut-être des dérivés de “joc”, mot désignant un perchoir et, par métaphore, une forteresse juchée sur un rocher).
Jocaveil Porté dans les Pyrénées-Orientales (Bas-Conflent), désigne celui qui est originaire d’une localité portant le même nom, peut-être la commune de Jouqueviel, dans le Tarn (voir Joucaviel). Le nom était déjà porté au XVIIe siècle à Finestret, où naquit Joseph Jocavell, curé de La Bastide et auteur d’ouvrages sur la vie érémitique.
Jockin Nom surtout porté en Belgique. C’est un diminutif de Jöck, forme d’origine allemande du prénom Jacques. Variantes : Jokin, Joquin.
Jocqz Le patronyme est surtout porté dans le Sud-Ouest (40, variante Jocqs). Il devrait s’agir d’un toponyme évoquant un lieu élevé (sens attesté avec la commune de Joch, 66), mais je n’en trouve aucune trace. Le nom et ses variantes peuvent aussi se rencontrer en Belgique, où ce sont des formes du prénom Jacques.
Jod Il s’agit sans doute d’un nom de personne d’origine germanique, Gaudo (gaud = du peuple goth). Le nom est aujourd’hui quasiment éteint, mais on trouve encore les diminutifs Jodet, Jodelet, notamment en Savoie.
Jodar Il s’agit en principe d’un nom espagnol, désignant celui qui est originaire de la localité de Jodar, en Andalousie (province de Jaén).
Jodry Le nom est porté dans le Doubs (Bavans depuis le début du XVIe siècle) et les départements voisins (88, 90). Il pourrait s’agir d’une variante de Gaudry ou de Godry (voir ces noms). A envisager aussi un diminutif de Joder, hypocoristique alsacien de Théodore.
Joer Forme contractée de Jover (voir ce nom).
Joes Plusieurs mentions anciennes du nom en Allemagne (région de Cologne), mais aussi en Belgique et aux Pays-Bas. C’est une des formes germanisées du prénom Josse (voir ce nom).
Joffre, Jofre Nom de personne d’origine germanique, Gautfrid (gaut = du peuple goth + frid = paix).
Joffrédo Porté dans le Morbihan, c’est une variante de Jaffrédo, diminutif de Geoffroy (voir ce nom). On trouve parfois des Joffredo en Italie, mais ils y sont très rares (Ligurie) et n’ont aucun rapport avec les Joffrédo bretons, même si eux aussi sont des “Geoffroy”.
Joffroy Variante de Geoffroy (voir ce nom) rencontrée dans l’Est (10, 52, 70). Autres formes : Jeoffroi, Jeoffroy, Joffrey.
Joguet Le nom est surtout porté dans la Vendée et les départements voisins (44, 79), il est également présent en Savoie. Tout comme Jouguet (53, 61, 59), il devrait s’agir d’un toponyme avec le sens de petite colline escarpée (par métaphore avec le juchoir des poules).
Johan Autre forme du prénom Jean portée notamment dans la Mayenne. On rencontre en Alsace-Lorraine et en Allemagne les variantes Johann, Johanns, ainsi que la forme latinisée Johannes. Dérivés : Johanel (42, 63), Johanet (45), Johanis (26), Johannard (07), Johanneau (28, 92), Johannel (17, 79), Johannet (18, 63), Johannin (45), Johanno (49 et sans doute 56), Johannot (41), Johanny, Johany (15, 43, 63).
Johnson Nom anglais. Désigne le fils de John (= Jean).
Johnston Egalement Johnstone. Variante de l’anglais Johnson (= le fils de Jean).
Joho Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin et devrait venir de Suisse, où il est attesté au XVIIe siècle. Je n’en connais pas la signification.
Joigneault Porté notamment en Bourgogne, le nom peut aussi s’écrire Joignaud, Joignaux, Joigneau, Joigneaux, Joigniaux, Joignot (les formes en -x semblent venir des Ardennes). C’est un diminutif de Join (Jouin, Juin), voir Jugnet pour le sens.
Joillot Nom rare porté en Bourgogne (21). Ce devrait être une variante de Joliot (voir ce nom).
Joimel Nom porté dans le Calvados et dans l’Eure. Il devrait s’agir d’une déformation locale de Jumel, surnom donné à un jumeau (latin gemellus). Cette évolution phonétique se rencontre en picard pour le mot jeune, qui devient joine.
Joinville Le nom est presque essentiellemnt porté dans les départements d’Outre-Mer. Il devrait normalement faire référence à Joinville, nom d’une commune de la Haute-Marne (Joinville-le-Pont ne date que de 1831). Signification possible : le domaine de Juni, nom d’homme germanique (voir aussi Jonville).
Joissains Nom porté dans les Ardennes et dans l’Orne. Il correspond au flamand Joessen, forme génitive du prénom Josse (voir ce nom).
Jolda Nom portugais désignant sans doute celui qui est originaire de Jolda, village de la province de Viana do Castelo.
Jolibert Nom porté dans le Sud-Ouest (33, 40, 47). Variante : Jolivert (24). C’est en occitan le nom du persil : jol(i)verd. Il existe de nombreux hameaux Jolibert, par exemple à Gontaud-de-Nogaret et à Bourgougnague (47), à Lasseube (64), à Monfaucon et à Flaugeac (24), à Vic-Fezensac et à Castéra-Verduzan (32), ou encore à Castelsagrat (82).
Jolibois Inutile de dire qu’il s’agit d’un toponyme (le joli bois). Le nom est porté notamment dans la Somme, l’Yonne et la Haute-Marne.
Jolicard Nom porté dans le Doubs, rencontré aussi sous la forme Jolicart (38, 69, 59). C’est peut-être un composé de l’adjectif joli (= joyeux au moyen âge) et de Card, Cart, hypocoristique du prénom Ricard (= Richard). Autre solution : diminutif de Joli, Joly.
Jolicon Le nom est porté dans la Nièvre et dans la Creuse, département où l’on trouve la forme voisine Joligeon. Il devrait s’agir d’un diminutif de Joli, Joly (= gai, joyeux), ou encore d’une transformation de Jalicon (voir Jalicot).
Joliez Porté dans les Vosges et en Franche-Comté, c’est, comme Joliey, une variante de Joliet, diminutif de Joli, Joly (voir ce nom).
Joliff Autre forme du nom Joli (voir Joly pour le sens) portée en Bretagne (29, 56). Variante : Jolif.
Joliot Surtout porté dans le Doubs et en Haute-Saône, c’est un diminutif de Joli (= gai, joyeux au Moyen Âge). Variante : Jolliot (54, 52).
Jolivalt Nom de famille porté en Lorraine, notamment dans la Moselle. Variantes : Jolivald, Jolivaldt. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Jolivald ou Jolivalt (le joli bois, la jolie forêt, allemand Wald = forêt, précédé de l’adjectif français joli).
Joliveau Diminutif de “jolif” (= joli, voir Jolivet), le nom est notamment porté dans la Sarthe et la Loire-Atlantique. Variante : Jolivel (35, 72).
Jolivet Diminutif de Joli, dont la forme primitive était Jolif. Désigne une personne gaie, joyeuse (le sens actuel de l’adjectif joli ne date que du XVe siècle). C’est en Bretagne que le nom est le plus répandu.
Jolliet Porté en Poitou-Charentes, le nom se rencontre en Bourgogne sous la forme Joliet. C’est un diminutif de Jolly, Joly (voir ce nom).
Jollivé Variante de Jolivet (voir ce nom) rencontrée surtout en Ille-et-Vilaine. Formes voisines : Jollivel, Jollivet, Jolivé, Jolivel.
Jolly Variante de Joly portée surtout en Vendée et dans l’Indre (voir Joly pour le sens).
Joly Un nom qui correspond à l’adjectif “joli”, mais avec le sens de gai, joyeux qui était le sien au Moyen Âge. Le patronyme est très répandu dans toute la France, notamment dans le Pas-de-Calais et la Saône-et-Loire. Vu sa grande fréquence, on peut penser qu’il a aussi été utilisé comme nom de baptême.
Jomard Patronyme porté dans la région lyonnaise. C’est un nom de personne d’origine germanique dont le premier élément (jom-) est obscur (peut-être le latin gemini = jumeaux), le second (hard) signifiant “dur”. On peut aussi envisager une variante de Gomard (voir ce nom), ce qui rendrait le premier élément nettement moins obscur. Variante : Joumard.
Jonas Surtout porté dans la Moselle, c’est un nom de persone d’origine biblique (hébreu “yônah” = colombe), porté par un prophète qui aurait séjourné dans le ventre d’une baleine. Variante hongroise ou polonaise Jonasz.
Jonca, Junca Toponyme désignant un lieu où les joncs sont abondants. La forme Jonca est catalane, tandis que Junca est gascon. Autres formes : Joncas, Juncas, Juncaa.
Jonchère Porté notamment dans la Loire-Atlantique et la Charente-Maritime, désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Jonchère ou en est originaire. Sens du toponyme : lieu marécageux, où poussent les joncs. Variante : Jonchères (17, 33). Avec le même sens : Jonchay (71), Joncherais, Joncheray, Joncheraye (49), Joncheret (92, 44), Jonchery (77), Jonchet, Jonchier (69, 71), Jonchière (19), Jonchy (69).
Jonery, Jonnery Nom porté dans la région lyonnaise, qui semble venir du Beaujolais. Il doit s’agir d’un dérivé ou d’une variante de Joner, nom rare rencontré dans l’Ain, dont la signification ne m’est pas connue.
Jones Nom originaire de Grande-Bretagne. C’est une variante du prénom John (= Jean) avec génitif de filiation.
Jonet Nom porté dans les Ardennes et en Lorraine. C’est un diminutif de Jone, Jones, forme wallonne de l’adjectif jeune. Variante ou matronyme : Jonette.
Jonges Nom assez rare, porté en Charente-Maritime depuis le début du XXe siècle, mais qui semble d’origine néerlandaise. C’est une variante avec s final de filiation de Jong, surnom donné à celui qui est jeune (par opposition à l’aîné ou au père). En néerlandais jong = jeune.
Jonin Porté dans l’Allier, semble une contraction de Joanin, Joannin (42 surtout), diminutif de Jean. Autre possibilité : dérivé formé sur l’adjectif ‘jeune’. Diminutif : Joninon (03).
Jonio Variante de Joniaux, Jonniaux (voir ce nom), le nom de famille est originaire des Ardennes ou de la Meurthe-et-Moselle.
Jonné Porté en Belgique, devrait être un diminutif de Jone, Jonne (= jeune), tout comme Jonet, Jonnet.
Jonniaux Surtout porté dans l’Aisne, le nom se rencontre aussi sous les formes Joniaux et Jonieaux. C’est un diminutif du picard joine (= jeune).
Jonquères Toponyme désignant un lieu où abondent les joncs. C’est dans les Pyrénées-Orientales et le Var que le nom est le plus répandu. Avec le même sens : Jonquier (83), Jonquière (47), Jonquières (12, 83).
Jonquet Porté notamment dans le Gard et l’Aveyron, c’est un toponyme (lieu où poussent les joncs).
Jonvaux Le nom est surtout porté dans la Meuse (variante : Jonveaux). Il semble désigner celui qui est originaire de Jonval, commune des Ardennes, qui s’est appelée autrefois Jonvaux (le nom de famille Jonval existe aussi). A noter également, dans la Meuse, le lieu-dit Jonvau, commune des Eparges.
Jonville Surtout porté dans le département du Nord, présent aussi en Moselle, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Jonville. C’est le nom d’une commune de la Meuse (Jonville-en-Woëvre ), mais aussi de plusieurs hameaux en Normandie. Sens du toponyme : le domaine des joncs, ou le domaine de Godin (nom de personne germanique).
Jopp Nom allemand dont l’interprétation varie selon les sources : pour les uns il correspond au nom biblique Job, pour d’autres c’est un hypocoristique de Jobke (= Jacob). Variantes ou diminutifs : Joppe, Joppen, Joppin.
Joray Diminutif du prénom Georges, sans doute originaire de l’Est (25, 52).
Jorda, Jordan Nom de baptême à double titre, puisqu’il désigne au départ le Jourdain (hébreu Yarden, racine y.r.d = descendre), le fleuve où Jean-Baptiste aurait baptisé le Christ. Ce nom fut adopté par les premiers Chrétiens dès le IIe siècle.
Jorde Le nom est porté dans le Finistère (variantes : Jord, Jort). C’est un équivalent breton du prénom Georges. On trouve avec le même sens la forme Le Jort (22).
Jordi Equivalent catalan du nom de baptême Georges (voir ce nom). Sant Jordi est le patron de la Catalogne.
Joret Diminutif du prénom Georges porté en Normandie (14, 50), rencontré aussi dans le Lot-et-Garonne.
Jorge Equivalent portugais de Georges (voir ce nom).
Jorio Cette forme du prénom Georges (italien Giorgio) se rencontre dans le nord de l’Italie (variante : Jorioz, présente en Savoie, forme plurielle : Jori). Le nom de famille est aussi présent en Belgique (Tournai) depuis le début du XIXe siècle, où il était porté par un ramoneur venu de Rhêmes-Saint-Georges (Val d’Aoste). La famille Jorio de Tournai est célèbre pour avoir créé un théâtre de marionnettes au XIXe siècle. Le même nom se rencontre dans le sud de l’Italie, en particulier en Campanie, sous les formes Iorio, Di Iorio. On trouve le pluriel Iori dans le Lazio et en Emilie-Romagne. À noter aussi la forme vénitienne Giorio.
Jorro Un nom espagnol dont la signification m’échappe. Il faut peut-être le rapprocher du portugais jorro (= source jaillissante, cascade).
Josa Désigne sans doute celui qui est originaire de Josa, localité espagnole de la province de Teruel (Aragon). C’est aussi le nom d’un petit village catalan (région du Cardener). Le toponyme pourrait évoquer un versant, une pente (à rapprocher du verbe basque jautsi = descendre).
Josancy Très rare, le nom est porté dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Variante : Jozancy. Pourrait désigner celui qui est originaire de Jorance, hameau à Saint-Julien-du-Pinet (43).
Joseph Nom de baptême popularisé par le fils de Jacob, mais surtout par le père du Christ. Vient de l’hébreu yôsef (< *yôsefyah = Yahvé ajoute). Le patronyme est relativement peu fréquent, car le culte de saint Joseph ne s’est développé que tardivement, à la fin du Moyen Âge et surtout à partir du XVIIe siècle, où il est devenu l’un des prénoms les plus populaires de la chrétienté. C’est en Martinique et en Guyane qu’il est le plus répandu. Diminutif : Joséphin. Matronymes : Josépha, Josèphe, Joséphine.
Joséphine Nom rencontré dans les départements d’Outre-Mer. C’est un matronyme formé sur Joseph, sans doute un nom de famille donné autrefois à une esclave ou une ancienne esclave. En composition : Joséphine-Adeline, Joséphine-François (972).
Joshua Nom hébreu évoquant le personnage biblique de Josué, successeur de Moïse (yehôshua`= Dieu sauvera), également écrit Joshuah.
Josien Surtout porté dans le Pas-de-Calais, c’est un diminutif de Josse, un nom très courant dans cette région puisque les reliques de saint Josse (voir Josse) seraient conservées dans l’église du village qui porte son nom (62).
Jospin Nom originaire du Nord. C’est un diminutif de Josse (voir ce nom), formé à l’aide du suffixe picard -epin.
Josquin Le nom est surtout porté en Picardie (02, 60). C’est un diminutif de filiation formé sur le prénom Josse (voir Josse) avec le suffixe -equin, -kin. Le nom se rencontre aussi en Belgique, avec les variante Joskin, Joskins.
Josse Nom de baptême issu du latin Judocus, popularisé par un saint breton. Saint Josse, fils du roi breton Judicael, contemporain de Dagobert, refusa le trône et se retira dans un monastère, puis vécut en ermite et accomplit de nombreux miracles, tout cela en Picardie, ce qui explique que le saint soit à la fois vénéré en Bretagne et dans le Nord.
Josselin Fréquent en Bretagne (22, 56), où il se rencontre au moyen âge sous les formes Goscelin, Joscelin, le patronyme est considéré comme un nom de personne d’origine germanique, diminutif de Gauzo (racine gaut = du peuple goth). Bien que séduisante, l’hypothèse d’un diminutif de Josse est fausse. Variante rare : Jossilin (22).
Josset Diminutif de Josse (voir ce nom), fréquent dans l’Ouest (35, 50) mais aussi en Lorraine (55). Avec d’autres suffixes : Josseau (56, 85), Josseaux (02, 60, 37), Jossec, Jossic, Jossin, Josso (56), Jossot (89, 51, 44), Jossoud (55).
Jossier Le nom est surtout porté dans l’Yonne et la Marne. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Gozhari (ou Gozheri), formé sur les racines “goz” (= le peuple goth) et “hari” (= armée). Un éventuel dérivé de Josse (voir ce nom) est possible, mais improbable. Avec le même sens : Gossier, Jossiez (02).
Jost Fréquent en Alsace, c’est la forme germanique de l’ancien prénom Josse (voir ce nom), issu du latin Judocus. Variante : Joste (08).
Jouan variante de Jean, Joan, Juan. Voir ces noms. On trouve les Jouan en Bretagne et en Normandie (22, 50, 76) ainsi qu’en Béarn.
Jouandeau Diminutif de Jouan (= Jean) surtout porté en Limousin. Variantes : Jouandaud, Jouandeaud, Jouhandaud, Jouhandeau, Jouhandeaud (également Jouhandeaux dans l’Est). Avec d’autres suffixes : Jouandard (37), Jouandet (64, 65, 33), Jouandin (23, 50), Jouando (12), Jouandon (03), Jouandot (32), Jouandou (64, 87), Jouhandon (63).
Jouanjan Nom porté dans les Côtes-d’Armor, également écrit Jouanjean. Voir Jeanjean pour le sens.
Jouanlong Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un surnom signifiant “le grand Jean”. On le rencontre en composition dans le nom Jouanlong-Bernadou.
Jouanne Equivalent de Jeanne. C’est l’un des nombreux noms de baptême féminins devenus noms de famille dans le Calvados.
Jouanneau Diminutif de Jouan (= Jean) porté surtout dans le Centre (41, 45). Variantes : Jouannaud, Jouanneaud (23, 87), Jouannault, Jouanneault (18, 86, 72), Jouannaux, Jouanneaux (61, 72, 41, 22).
Jouannet Diminutif du nom de baptême Jouan (= Jean) fréquent dans le Cher. Variantes : Jouanet, Jouanest, Jouannest. Diminutifs : Jouannetaud, Jouanneton, Jouanetaud, Jouaneton (23, 87), Jouanneteau.
Jouannic Nom breton, formé avec le suffixe diminutif -ic sur Jouan. Ce dernier nom est sans doute une variante de Jaouen (lui-même issu du latin Jovinus < Jovis = Jupiter). Mais il peut aussi être une variante de Jean.
Jouannin Très fréquent, notamment dans le Centre (03, 18), également présent en Bretagne (22), c’est l’un des nombreux diminutifs du nom de baptême Jean (pour la Bretagne, le sens peut être différent, voir Jouannic). Variante : Jouanin.
Jouannnique, Jouanique Un des nombreux diminutifs du nom de baptême Jean. On rencontre des Jouan(n)ique notamment dans la Creuse, ainsi que dans l’Allier et la Nièvre.
Jouanny Le nom est porté en Bretagne, ainsi que dans le Limousin et le Tarn-et-Garonne. Dans la plupart des cas, c’est un diminutif du prénom Jouan (= Jean). À envisager aussi, notamment en Limousin, celui qui habite un lieu-dit “la Jouan(n)ie” ou en est originaire.
Jouanolou Surtout porté dans les Hautes-Pyrénées, c’est un double diminutif du prénom Jouan (= Jean). On trouve dans le même département le diminutif Jouanou.
Jouary Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans l’Hérault et en Charente-Maritime. C’est aujourd’hui dans les Pyrénées-Orientales qu’il est le plus répandu. Il semble s’agir d’une variante du prénom Georges, à rapprocher des Jory, Juéry occitans ou des Joire, Joiris du Nord.
Jouatel Le nom est porté dans l’Ouest (61, 72, 35). Variantes : Jouathel, Jouastel. Il devrait s’agir d’un diminutif de Jouaud (voir ce nom).
Jouaud Porté dans l’Ouest (17, 35, 44 notamment), c’est un nom de personne d’origine germanique, Gautwald (gaut = du peuple goth + waldan = gouverner). Variantes : Jouault, Jouaust, Jouaux. Diminutif : Jouaudin (50).
Joubel Nom surtout porté dans le Morbihan, également présent en Normandie (27). C’est un diminutif de Joube, qui correspond soit au prénom biblique Job, soit au moyen français jobe (= niais, sot, sans doute en liaison avec le personnage de Job). Variantes : Joubaud, Joubault, Joubeau, Joubeaud, Joubeaux (Bretagne et Normandie). Pour ces derniers noms, il peut aussi s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Gautbald (gaut = du peuple goth + bald = audacieux).
Jouberjean Nom composé de Joubert et de Jean, rencontré dans les Hautes-Alpes. Autres noms composés formés sur Joubert, et portés presque tous dans l’Isère : Joubert-Boitat, Joubert-Bousson, Joubert-Gaillard, Joubert-Granger, Joubert-Laurencin, Joubert-Pinet, Joubert-Vigne.
Joubert Variante de Jaubert (voir ce nom). Le patronyme est fréquent dans la Haute-Loire, l’Isère et les départements voisins, ainsi que dans l’Indre-et-Loire. Diminutifs : Jouberteau (85, 17), Jouberteix (24), Jouberton (63, 71), Joubertou (48). Autres dérivés : Joubertie, Jouberty (Limousin, sans doutes des toponymes).
Joubier Nom surtout porté dans la Loire-Atlantique (variante : Joubié). C’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute variante de Joubert (voir ce nom).
Joubin Le nom est porté dans la Manche et les départements voisins (22, 61). On le rencontre aussi sous les formes Jubin (56, 49) et Jobin (51, 90, 49). C’est un ancien prénom, diminutif de Joubert ou de Job (dans ce dernier cas on pensera aussi au surnom d’un homme naïf, d’un nigaud). Autre possibilité : variante de Jouvin (voir Jovin).
Joubrel Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Joubreil. Sens incertain. A envisager éventuellement un dérivé de l’ancien français “jobe” (= sot, niais).
Joucaviel Rare et surtout porté dans le Tarn (variante : Jouqueviel), désigne celui qui est originaire de Jouqueviel, commune du même département. Signification du toponyme (Jocaveill en 1247) : sans doute le vieux château (le terme “joc”, qui désigne un perchoir, semble avoir été utilisé par métaphore pour désigner une forteresse juchée sur un rocher).
Jouclas Porté notamment dans le Lot, le nom désigne un jongleur, un baladin (occitan “joglar”). Formes similaires : Joucla (81, 11, 09, 34), Jouclar (46), Jouclard (38, 12). Diminutif : Jouclet (46). Voir aussi Juglard.
Joucreau Nom rare porté en Charente-Maritime. Sens obscur.
Joud Nom assez rare, qui semble venir de Savoie. Faut-il en faire une variante de Joux (toponyme désignant une forêt) ? C’est possible, mais loin d’être certain. J’y verrais plutôt une variante de Jaud, nom de personne d’origine germanique, Gaudo (gaut = du peuple goth).
Joué Dans les Pyrénées-Orientales, c’est une forme contractée de Jover (voir ce nom). On trouve de nombreux Joué à Saint-Laurent-de-la-Salanque (66). Le patronyme Joué est également présent dans la Nièvre et le Morbihan, renvoyant à l’une des nombreuses localités portant ce nom.
Jouenne Fréquent dans la Manche, c’est une variante de Jeanne, et donc un matronyme comme on en rencontre tant en Basse-Normandie. On trouve également en Normandie la forme masculine Jouen (= Jean). Dérivés : Jouénard (22), Jouenneault (72), et sans doute Jouennet, Jouesnet (36).
Jouet, Jouët Nom fréquent en Bretagne (56, 22), dans le Maine-et-Loire et dans le Loir-et-Cher. C’est un toponyme assez fréquent, nom d’une commune du Cher (Jouet-sur-l’Aubois) et de nombreux hameaux. Sens incertain.
Jouffre Variante de Joffre (voir ce nom) portée dans le Forez.
Jouffrey Nom de personne d’origine germanique, Gautfrid (gaut = du peuple goth + frid = paix), surtout porté dans le Dauphiné (également Massif Central). Variantes : Jouffray, Jouffrai, Jouffrais, Jouffraix, Jouffret, Joufret. On trouve en Franche-Comté la forme Jouffroy. Tous ces noms équivalent au patronyme et prénom plus connu Geoffroy.
Jouffriault Le nom est surtout porté dans la Vienne. Variante : Jouffriaud (37). C’est un diminutif de Geoffroy (voir ce nom).
Jouge Probable variante de Juge (voir ce nom), le nom de famille, très rare, est porté dans la Gironde, mais n’en est pas forcément originaire.
Jougounoux Le nom est surtout porté dans le Cantal. Il semble désigner celui qui est originaire de Jougounoux, hameau à Saint-Cirgues-la-Loutre (19).
Jougourd Nom très rare porté en Gironde, où on trouve aussi la forme Jougou, elle aussi bien rare. Aucune idée sur son origine.
Jouhaud Porté notamment en Limousin, devrait être une variante de Jouaud (voir ce nom). Formes similaires : Jouhault (27), Jouhaux (19).
Jouille Le nom est surtout porté dans le Doubs. M.-T. Morlet y voit l’ancien français “juille” (lanière servant à attacher le joug), ce qui paraît peu probable. Il s’agit plutôt d’une forme locale du prénom Jules (latin Julius). Dérivés : Jouillard, Jouillerat, Jouillerot, tous portés en Franche-Comté.
Jouin Assez répandu dans l’Ouest, ce nom est une variante de l’ancien nom de baptême Jovin. Origine : le latin Jovinus, diminutif de Jovis (= Jupiter). Diminutifs : Jouineau, Jouinot (85, 17, 79).
Jouis Nom surtout porté dans la Mayenne (également 61, 44). Deux possibilités : soit une variante de Jouy, désignant celui qui est originaire de Jouy, toponyme très fréquent (latin Gaudiacum, domaine de Gaudius), soit un terme breton signifiant ‘juif’.
Jouishomme Variante de Jouveshomme (voir ce nom) portée dans la Haute-Loire.
Joulan, Joullan Rencontré dans l’Ouest, le nom pourrait être originaire de la Manche, département où il est le plus fréquent. Il s’agit sans doute d’une variante régionale du nom de baptême Julien. On rencontre aussi dans l’Ouest les formes Joulin, Joulain, Joullain.
Joulia Variante de Julia (= Julien) portée surtout dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales.
Joulié Le nom est surtout porté dans l’Aveyron et le Tarn. Variantes : Joulier, Joullier, Julié, Julier. Il pourrait désigner celui qui est originaire du Joulié, hameau à Cadix (81), à condition que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Dans ce cas, il s’agirait sans doute d’un dérivé de l’occitan “juèlh, jòlh”, qui désigne l’ivraie (à noter qu’un autre hameau s’appelle Julié à Berlats, 81). Cependant, la finale -é (ou -er) permet d’envisager aussi un nom de métier. Peut-être un dérivé du mot “julhas” (longes de cuir qui fixent le joug sur la tête des boeufs), auquel cas on aurrait affaire à un fabricant de courroies. On n’oubliera pas enfin que “joulié” et “julié” sont des variantes (attestées par F. Mistral) de l’occitan “jaulièr” (= geôlier).
Joulot Porté notamment dans la Creuse, semble un diminutif de Jules ou de Julien.
Jounent Nom rare qui semble originaire de l’Ardèche, tout comme ses variantes Jounen et Jounenc. Pour le sens, on hésitera entre deux mots occitans : soit “junhenc” (= du mois de juin), soit “jonhent” (toponyme avec le sens de confluent). La première solution semble la meilleure, la forme Jounenc étant la plus répandue.
Jour Nom rare qui paraît venir du Morvan. Sans doute au départ un toponyme. M.T. Morlet pense à une ancienne mesure de terre (également appelée journal, désignant la surface que l’on peut labourer en un jour). A noter cependant que dans diverses régions (Savoie, Suisse notamment), le mot jour (féminin) désigne une forêt. On peut aussi envisager une variante de Jore, Joure, forme régionale du prénom Georges.
Jourda, Jourdan, Jourdain voir Jorda.
Jourdane Matronyme formé sur Jourda.
Jourdes Le nom est surtout porté dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne. On le rencontre aussi en Haute-Loire, où il est plus fréquent sous la forme Jourde. On peut en faire une variante de l’ancien prénom Jourdain, mais il s’agit plutôt d’un toponyme, assez fréquent en pays occitan. A noter, pour les régions concernées, les hameaux de Jourdes à Saint-Projet (82), Le Verdier (81), Puygouzon (81), et celui de Jourde à Périgneux (42). Une commune de la Vienne s’appelle Saint-Laurent-de-Jourdes. Sens incertain, mais on pensera à un lieu où pousse le framboisier (occitan gers, catalan gerd = framboise, gascon jourdou = framboisier, étymologie obscure).
Jourd’huy Le nom peut aussi s’écrire Jourd’hui. On le recontre surtout dans la Meuse, mais dans la Haute-Marne il devient Jourd’heuil, Jourdheuil, Jourdheuille, Jourdeuil. Il signifie “aujourdhui”, la motivation du patronyme étant assez obscure (nom d’enfant trouvé ?). Voir aussi Jourdier.
Jourdier Porté dans la Nièvre ainsi qu’en Seine-Maritime, c’est un nom de sens incertain. Il semble que ce soit une variante de Jourdhier, Jourd’hier (= jour d’hier, s’opposant à jour d’hui), nom rencontré en Bourgogne et dans la Marne. Reste à comprendre pourquoi un tel patronyme. Voir aussi Jourd’huy.
Jourel Porté en Seine-Maritime, c’est un diminutif de Jore, variante régionale du prénom Georges. On le rencontre aussi sous les formes Jorel (60, 93, 95) et Jorelle (76, 95). Avec vocalisation de la finale : Joreau (49), Joureau, Joureaux (71).
Jouret Variante de Joret (voir ce nom), le patronyme est porté dans le Nord, mais aussi dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Garonne.
Jourgetoux Surtout porté dans la Corrèze et la Saône-et-Loire, c’est un diminutif de Jourget (42, 43, 69), lui-même diminutif de Georges. On trouve également les formes Jourgeon, Jourjon dans le Forez.
Journel Nom porté dans la Somme et les départements voisins (02, 76). Sens incertain, le terme jornal (jornel) ayant eu en ancien français plusieurs acceptions. En général, on pense à une mesure agraire (surface que l’on peut labourer en un jour), désignant une parcelle de terre et celui qui l’exploite. Le nom a cependant pu aussi désigner un ouvrier travaillant à la journée (un journalier). A noter enfin que l’adjectif ‘jornal’ a eu le sens de vigoureux, vaillant, solution qui n’est pas forcément à négliger. Autres formes : Journal (74, 73, 63), Journau (35), Journaud (85, 36), Journault (53, 79), Journé (80), Journeau (36), Journeault (53, 44, 36), Journée (51, 72, 62), Journet (71), Journey (70), Journez (59).
Journet Nom fréquent en Saône-et-Loire, également présent dans la Sarthe et les départements voisins. Fait partie des divers dérivés de jour, correspondant à une mesure agraire (la surface de terre que l’on peut labourer en une journée), plus connue sous le nom de journal. Peut-être celui qui possédait un journal de terre, ou encore un toponyme (parcelle mesurant un journal). On rencontre les patronymes Jour en Vendée, Journal en Savoie, également Journé, Journée (51, 80). Autres formes : Journade (64), Journaix (63), Journau, Journaud, Journault, Journeau, Journeault (Ouest), Journaux, Journeaux (Picardie et Normandie), Journey (70), Journez (59), Journot (25), Journou (31, 41), Journoud (43, 69), Journoux (36). A noter l’existence de la commune de Journet dans la Vienne, et du hameau des Journaux dans les Vosges (La Croix-aux-Mines).
Journiac Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Journiac. C’est un nom de domaine gallo-romain, formé avec le suffixe -acum sur le nom de personne latin *Juronius. Une commune de la Dordogne s’appelle Journiac, ainsi que divers hameaux du Cantal (communes de Beaulieu et Riom-ès-Montagnes). C’est d’ailleurs dans le Cantal que le nom de famille est le plus répandu.
Jourquin Porté notamment dans l’Oise et le Pas-de-Calais, c’est un diminutif de filiation formé sur Jore, variante normande ou picarde du prénom Georges.
Jourt Nom rare porté dans le Finistère. C’est une variante bretonne du prénom Georges. On trouve avec le même sens les formes Le Jourt, Le Jort.
Jousse Variante de Josse (voir ce nom), portée surtout dans la Sarthe et dans la Mayenne.
Jousseaume Nom de personne d’origine germanique, Gauzhelm (gauz, gaut = du peuple goth + helm = casque). C’est en Vendée que ce nom est le plus répandu. Les variantes sont nombreuses : Jossaume, Josseaume (50), Josselme (84, 07), Josseme (33), Jossome, Jossomme (50, 33), Joussamme (33), Joussaume (85, 17), Jousselme (84, 05), Joussem (33). Diminutif : Joussemet (85, 17).
Jousselin Variante de Josselin (voir ce nom) portée notamment dans le Loir-et-Cher et la Sarthe. Autres formes : Jousselain (49), Joussellin (17, 35), Joussely (24). Avec un autre suffixe : Jousselot (85).
Jousson Le nom est porté dans les Charentes et la Gironde. C’est un diminutif de Jousse, variante de l’ancien prénom Josse (voir ce nom). Avec d’autres suffixes : Jousset (59, 85, 28), Jousseau, Jousseaux (53, 72, 71), Joussot (39, 89). Les noms Joussein, Joussen, Joussin (24) sont plutôt des variantes de Joussem, autre forme de Jousseaume (voir ce nom), il n’est d’ailleurs pas exclu qu’il en soit de même pour Jousson. A noter qu’il y a aussi des Jousson en Suisse, leur famille s’y étant réfugiée au moment des guerres de religion.
Jouteur Nom essentiellement porté dans le département du Rhône, il désigne celui qui participait à de joutes (sens attesté dès le XIIe siècle).
Jouteux Relativement rare, ce nom semble originaire de l’Indre-et-Loire ou du Maine-et-Loire. C’est sans doute une variante de Jouteur (voir ce nom).
Jouvanceau Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire. Variantes : Jouvanceaux, Jouvenceau, Jouvenceaux. Il désigne en principe un jeune homme, tout comme Jouvancel et Jouvencel (13). Il n’est cependant pas interdit, en Saône-et-Loire, d’y voir une déformation de Jouvençon, nom d’une commune du même département (également nom de famille, variante : Jouvançon).
Jouve Signifie jeune en occitan (jove). Un surnom qui devait permettre de différencier un membre d’une famille de son père ou de son aîné.
Jouvenaud Diminutif de Jouve, éventuellement de Jouvin (voir ces noms), le patronyme est porté en Saône-et-Loire. Autres formes, avec le même suffixe ou non : Jouvenau, Jouvenaux, Jouveneau, Jouveneaux (59 surtout), Jouvenel (34, 59), Jouvenelle (59), Jouvenet, Jouvenez (59, 80), Jouveniau (60), Jouvenod, Jouvenon, Jouvenot, Jouvenoz (Savoie, Franche-Comté).
Jouvency Désigne celui qui est originaire de la Jouvencie, hameau à Sainte-Catherine (63). La forme ancienne Juvency pourrait en être une variante.
Jouvent, Juvent Nom qui semble originaire de l’Isère ou des départements voisins. Dérivé de Jouve (voir ce nom).
Jouveshomme Porté dans la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme, le nom se rencontre aussi sous les formes Jouvhomme, Jouvhome (43). C’est l’équivalent du français ‘jeune homme’ (voir Jeunehomme).
Jouvet Diminutif de Jouve (voir ce nom), le patronyme a surtout été porté dans la Nièvre. Autres départements : le Puy-de-Dôme et l’Ardèche, ainsi que la Manche (où il pourrait être un diminutif de Jouvin, voir ce nom). Variante : Juvet (Savoie, Franche-Comté, Suisse).
Jouvin Nom surtout porté dans le Calvados et dans l’Orne. C’est un ancien nom de baptême (variante Jovin) : voir Jouin.
Jouy C’est dans la Somme et la Sarthe que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Jouy, nom de plusieurs communes françaises (17 en tout) et de nombreux hameaux. Signification : le domaine de Gaudius, nom d’homme latin (avec suffixe -acum > -y).
Jouyaux Nom rencontré exclusivement en Bretagne (22), mais dont l’étymologie n’est sans doute pas bretonne. Peut correspondre à l’adjectif français joyeux, tout comme la forme Jouéo rencontrée aussi en Bretagne. Ou bien il s’agit tout simplement du surnom donné à un joaillier (variante de Joyaux). Autre possibilité : diminutif de Joy, Joye.
Jouzel Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et la Vendée, le nom se rencontre aussi sous la forme Jouzeau (86). Sens incertain, le patronyme étant à rapprocher éventuellement de Juzot (voir ce nom).
Jovanovic Nom serbe désignant le fils de Jovan (= Jean).
Jovellar Nom porté en Catalogne, notamment vers Lerida. C’est apparemment un dérivé du catalan “jovell”, lui-même diminutif de “jou” (= joug), mais le sens n’est pas très clair.
Jover Nom de métier, désignant en catalan un fabricant de jougs, ou peut-être un laboureur (qui utilise un joug pour ses boeufs). Origine : latin iugarius.
Jovet Nom d’origine savoyarde. Comme ses variantes Jouvet, Juvet, c’est un diminutif de Jouve (voir ce nom).
Jovinel Le patronyme est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme. Ce pourrait être un diminutif de l’ancien nom de baptême Jovin (voir Jouin), mais on pensera aussi à un surnom donné au plus jeune d’une famille, comme le suggèrent les formes Joveneau, Joveneaux, Jovenel, Jovenet, Jovenez, Joveniaux, Jovenin, portées dans la même région (également Jouveneau, Jouveneaux, Jouvenel, Jouvenelle, Jouvenet, Jouvenez, Jouveniau).
Joxe Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans la Moselle. Sans doute un prénom, reste à savoir lequel. Peut-être Judocus, Jodocus (= Josse), mais on pensera aussi à une forme Jocks, Jochs, renvoyant au prénom Jacques (Jock, forme courte de Jacob). Une variante Jose, rencontrée au XVIIIe siècle, ferait quant à elle plutôt penser à Joseph. On trouve aussi en Allemagne et dans la Moselle le nom Jox, présent également en Martinique.
Joyce Ce patronyme est l’équivalent anglais (et irlandais) du nom de personne d’origine bretonne Josse (voir ce nom).
Joye Apparemment une variante de Joie, surnom donné à une personne joyeuse, mais aussi prénom féminin (latin Gaudia, de gaudium = joie). A noter cependant que Joye pourrait bien être, comme Joy, une variante de l’ancien prénom Josse (voir ce nom). Le patronyme se rencontre dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. La forme Joy est surtout présente dans le Massif Central et en Charente.
Joyeau Nom porté en Vendée et en Charente-Maritime. Variantes : Joyau, Joyaud, Joyault, Joyeaux. Ce sont vraisemblablement des diminutifs de Joy (voir Joye). Autre possibilité : surnom métonymique d’un joaillier.
Joyel Nom surtout porté en Dordogne, également présent au Québec depuis le XVIIe siècle (le plus souvent sous la forme Joyal). Il s’explique sans doute par l’occitan, mais il est difficile de faire un choix entre les mots “joiel” (= joyau) et “joial” (= jovial).
Joyeux Nom de famille très fréquent. C’est dans la Vienne qu’il est le plus répandu (également 87, 58). Surnom donné à une personne joyeuse.
Joyez Diminutif de Joye (voir ce nom), le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. On trouve la forme équivalente Joyet dans le Rhône (également 85, 45).
Jozy Porté notamment dans l’Aube, présent autrefois dans les Yvelines, le nom est rare. Ce devrait être un toponyme, variante de Jouy (nom de nombreuses communes françaises).
Juan Voir Jean.
Juanatey Porté en Espagne, le nom semble galicien. Je n’en connais pas la signification.
Juanchich Un curieux patronyme qu’il faut apparemment comprendre comme Joan + xic, autrement dit Petit Jean, l’adjectif xic ayant le sens de petit en catalan.
Juanico Forme castillanisée de Joanic, Joanico, diminutif catalan de Joan (= Jean).
Juanola, Jouanole Matronyme formé avec le suffixe -OLA sur le nom de baptême Juan, Joan. Variante : Juanole.
Juarez Selon des sources anciennes, ce patronyme espagnol serait une variante de Suarez (voir ce nom), hypothèse à vérifier.
Jubainville, Jubinville Désigne celui qui est originaire de Jubainville, commune des Vosges. Le nom existe aussi en Normandie, où il est possible qu’un hameau porte également ce nom. Sens du toponyme : le domaine appartenant à Jubain, Jubin, nom de baptême autrefois très répandu, qui pourrait être un diminutif de Job.
Juban Surtout porté dans la Loire, pourrait désigner celui qui est originaire de Juban, hameau à Saint-Jacques-d’Atticieux (07). Il semble qu’il s’agisse au départ d’un nom de personne, peut-être variante locale de Jubaud, Joubaud.
Jubau Nom surtout porté en Loire-Atlantique et en Ille-et-Vilaine, dont les variantes sont nombreuses dans l’Ouest (49 notamment) : Jubaud, Jubault, Jubaut, Jubeau, Jubeaud, Jubeault, Jubeaux. Autres variantes : Joubaud, Joubault, Joubeau, Joubeaud, Joubeaux. C’est un nom de personne d’origine germanique, Gautbald (gaut = du peuple goth + bald = audacieux).
Jubert Variante de Joubert, Jaubert (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans la Meurthe-et-Moselle et en Normandie (76, 28). On le rencontre aussi en Martinique. Dérivés : Jubertie, Juberthie (19), le domaine ou la ferme de Jubert.
Jubien Patronyme porté dans l’Ouest (79, 85, 49). Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine latine, Jovianus, à l’origine des noms Jovien (974, 971, 38) et Jouvien (50), Juvien (76). Le nom peut avoir été confondu avec Jovinus, probablement à l’origine des noms Jouvin (14), Jovin (15), Jubin (56, 49), Juvin (44, 84, 38). En Poitou, le nom a été popularisé par un ermite, fondateur d’une abbaye. Voir Joubin pour d’autres possibilités.
Jublier Nom assez rare porté dans l’Yonne. Apparemment un surnom donné à une personne joyeuse. En effet, en ancien français le verbe jubler (latin jubilare) signifie : éprouver une joie intense, pousser des cris de joie.
Jublin Le nom est porté notamment dans les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire. On le rencontre aussi sous les forme Joublin (89, 88) et Jubelin (83, 42). Il faut sans doute le rattacher au moyen français “jobelin”, qui a désigné un personnage naïf, un mari trompé, mais aussi un homme rusé. Selon M.-T. Morlet, il s’agirait plutôt d’un diminutif de Joubert (voir ce nom).
Juchaud Porté en Charente, le nom est plus courant sous la forme Juchault (79, 86). Il devrait s’agir d’un toponyme dérivé de juc (= perchoir, juchoir, le terme étant utilisé en toponymie pour désigner une petite colline escarpée). A noter le hameau de Juchaud à Saint-Hippolyte (17). Autre variante : Juchaux (86, 79, 62).
Juchtmans Patronyme porté en Belgique, c’est une probable variante de Jochmans, qui désigne celui qui appartient à la famille de Joch (hypocoristique de Joachim).
Jucla Nom porté dans le Sud-Ouest (47, 32, 31). Voir Juglard pour le sens.
Jucobin Le nom est très rare : une naissance à Paris dans les années 1900, aucune mention connue auparavant. Peut-être une graphie erronée pour Jacobin, diminutif de Jacques (ou de Jacob).
Jucondin Très rare, c’est un ancien nom de baptême (latin Jucundinus, dérivé de jucundus = agréable, charmant) popularisé par un saint martyrisé à Troyes.
Judais Nom porté dans l’Ille-et-Vilaine. Dans cette région, la finale -ais montre souvent qu’on a affaire à un nom de lieu, mais je n’en trouve aucun qui corresponde. On pensera donc plutôt à une variante de Judet, diminutif de l’ancien prénom Jude.
Judas Le nom est surtout porté dans l’Aisne. On peut difficilement penser à un prénom médiéval (éventuelle variante de Jude), et il faut plutôt le considérer comme un surnom. Peut-être celui qui jouait le rôle de Judas dans les mystères.
Jude Variante de Juda, nom d’un personnage de la Bible (hébreu yehûdhah = célébrant), ancêtre éponyme de la plus peuplée des tribus d’Israël, dont le territoire devint la Judée. Dans la chrétienté, le nom a été popularisé par saint Jude, l’un des douze apôtres également appelé Thaddée. En Alsace, le nom peut aussi désigner un Juif.
Judel Porté notamment dans l’Orne, c’est un diminutif de Jude (voir ce nom). Autre diminutif : Judet (87, 03).
Judenne C’est dans l’Oise que le nom est le plus répandu. Il paraît correspondre à l’ancien français “Judeaine” (= la Juive).
Judicis Nom porté en Lorraine (54) et dans le Lot (il semble d’ailleurs originaire du Sud-Ouest). Si l’on s’en fie au latin, il s’agit du génitif de judex (= juge). Il pourrait donc s’agir d’une forme latinisée désignant la fonction de juge.
Juen C’est dans le Haut-Rhin que le nom a toujours été le plus répandu. Il est également présent en Franche-Comté, et les mentions les plus anciennes le situent dans l’Ain (XVIe siècle), département où on trouve aussi les dérivés Juénet, Juénin, Juennard. À noter que les Juen venus d’Algérie étaient originaires d’Alsace. Il s’agit sans doute d’un nom de personne, mais il est difficile de trancher entre une variante de Jean et une variante de formes telles que Jouin, Juin, Juven, Juvin, à rattacher au nom latin Jovinus (voir Jouin), ou parfois à l’adjectif “jeune”.
Juéry Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Variante : Juérys. C’est une variante de Jory, l’une des formes occitanes du prénom Georges. À noter que Saint-Juéry est le nom d’une commune de l’Aveyron.
Juet Le nom est notamment porté dans l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire et la Gironde. C’est un toponyme (voir Jouet) dont le sens n’est pas éclairci. Peut-être un lien avec l’ancien français juet (mesure de terre). La forme féminine Juette, rencontrée dans les mêmes régions, devrait avoir le même sens, tout comme Jouette (76).
Jugan Nom porté en Bretagne et en Normandie (29, 35, 50). Il pourrait s’agir d’une variante du nom de baptême breton Jugon (formé sur la racine iud = seigneur). Le rapport avec le français juge est possible, mais je n’y crois guère.
Jugault Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine, semble à rapprocher de Jugeau (29, 56), qui désigne un juif en breton dialectal. Un rapport avec le nom ‘juge’ est éventuellement possible.
Juge Nom surtout porté dans la Corrèze. On le considère en principe comme un sobriquet désignant celui qui a des allures de juge, qui décide de tout. Il semble en fait que ce soit un toponyme, nom de hameaux ou lieux-dits à Chanteix et à Albignac (19). Signification possible : petite colline.
Jugeat Le nom est surtout porté dans la Meuse, mais on en trouve aussi des mentions anciennes dans l’Ain. Dans ce dernier département, il s’agit d’un dérivé de Juge (voir ce nom). En Lorraine, si on en croit divers actes anciens, c’est une variante de Hugeat, diminutif probable de Hugues.
Jugieau Le nom est porté en Vendée et dans les départements voisins. Variante : Jugiau. C’est apparemment un diminutif de Juge (voir ce nom, voir aussi Jugault).
Juglard C’est dans la Corrèze que le nom est le plus répandu. Il désigne un jongleur, un baladin. Variantes : Jugla (33, 30, 12), Juglair (73, 74), Juglar (04, 83), Juglas (24), Jougla (81, 34, 33), Jouggla (32), Jouglar (05, 82, 32), Jouglard (05, 38, 69), Jouglas (47, 10).
Juglin Porté dans les Landes, le nom s’écrit aussi Jouglin. Il devrait s’agir d’un diminutif de Jugla (= jongleur, baladin).
Jugnet Le nom est surtout porté dans le Lyonnais (69, 71, 42). Il semble s’agir d’un diminutif de Juin ou Jouin (surnom donné à un enfant né en juin ou ancien nom de baptême issu du latin Jovinus). Variantes : Juignet (72), Juigniet (91), et sans doute Jugner et Jugnier (71 surtout). Avec un autre suffixe : Jugniot (71), Jugnot (89).
Juguelet Nom assez rare, rencontré dans la Haute-Saône, qui semble une variante de Jugelet (rare lui aussi), diminutif de juge (utilisé comme sobriquet). On peut cependant penser l’inverse, et estimer que la forme primitive est bien Juguelet. Dans ce cas, il pourrait s’agir d’un surnom désignant un fabricant de jougs. C’est l’hypothèse que je préfère.
Juhant Le nom est porté dans le Finistère, mais aussi dans la région lyonnaise. On rencontre la forme voisine Juhan dans le Jura, l’Isère et le Var. Il semble s’agir d’une des nombreuses variantes du prénom Jean.
Juhé Nom surtout porté dans la Manche. Semble désigner celui qui est originaire de Joué, toponyme très fréquent dans cette région, notamment dans l’Orne. La forme voisine Juhel, présente également dans la Manche, renvoie pour sa part à un nom de baptême breton, Iudhael (pour le sens, voir Gicquel).
Juhel Ancien nom de baptême breton, formé sur les racines iud (= seigneur) et hael (= généreux, noble). Un roi breton du VIe siècle s’est appelé Iudhael.
Juif Le nom est surtout porté en Franche-Comté. Peut évidemment désigner un juif, mais on pensera surtout à celui qui est originaire de Juif, nom d’une commune de Saône-et-Loire et de divers hameaux. Sens du toponyme : lieu où est installée une communauté juive.
Juigné Surtout porté dans la Sarthe, désigne celui qui est originaire de Juigné-sur-Sarthe, commune du même département. Le toponyme, très fréquent dans l’Ouest, est un nom de domaine gallo-romain (le domaine de Juvenius, nom de personne latin). Variante : Juignet (qui, dans d’autres régions, peut aussi être une variante de Juillet, c’est le cas en Champagne, ou un diminutif de Juin).
Juillard Diminutif formé sur Julien (voir Julia), assez fréquent dans le Cantal. Variantes : Julliard (Savoie, Ain), Julliart (Picardie).
Juillet Porté notamment dans la Creuse et la Saône-et-Loire, a dû, comme certains autres noms de mois, être utilisé comme nom de personne (prénom donné à un enfant né en juillet, éventuellement à enfant trouvé en juillet). A envisager aussi un diminutif de Jules.
Juilliard, Juilhard Variantes de Juillard (voir ce nom) rencontrées en Auvergne.
Juin Deux possibilités : soit une variante de Jouin (voir ce nom), soit le nom donné à un enfant né en juin, ou encore à un enfant trouvé au cours de ce mois. C’est dans les Deux-Sèvres et la Manche que le nom est le plus répandu.
Juino Porté dans le Morbihan, c’est un diminutif de Juin (voir ce nom).
Julhe Nom rencontré dans l’Aveyron. C’est un nom de baptême, l’équivalent de Jules (du latin Julius). Le rapprochement avec le mois de juillet est également possible, mais plus douteux.
Julia Equivalent catalan du français Julien. Le nom vient du latin Julianus, lui-même dérivé de Julius. On connaît plusieurs saints portant le nom de Julien. Le plus célèbre dans les P-O est saint Julien, époux de Baselice : tous deux ont refusé de consommer leur mariage, et sont partis évangéliser les païens, ce qui a valu à Julien de mourir dans d’affreuses tortures. En Normandie, on connaît aussi saint Julien l’Hospitalier, popularisé par un conte de Flaubert. Le patronyme Julia est très courant dans le Sud et le Sud-Ouest (81, 82, 31, 66). Variantes : Jullia (07, 82), Julhia (46, 82, 40).
Julian, Jullian Variantes de Julien (voir Julia) portées surtout dans le Gard. Formes voisines : Julhan (48), Julhian, Julians, Juliant, Julliand (74), Julliant. Formes latinisées : Juliany, Julianus, Julianny.
Julien, Jullien voir Julia pour l’explication. On trouve les Julien un peu partout, mais notamment dans les Bouches-du-Rhône et l’Aveyron. Quant aux Jullien, outre la région marseillaise, on les trouve dans la Drôme et l’Isère. Variante : Julhien (43, 15)
Julienne Nom rencontré dans l’Ouest (44, 72). Un matronyme dans lequel il ne faut sans doute pas voir le féminin de Julien, mais le nom d’une sainte très vénérée au moyen âge, qui fut martyrisée en Orient.
Julio Surtout portugais, éventuellement espagnol, c’est un nom de personne issu du latin Julius, en français Jules.
Jullian Autre forme du prénom Julien fréquente en Languedoc, en particulier dans le Gard. Le nom se rencontre aussi dans l’Isère.
Jully Le nom est notamment porté dans le Loiret et le Haut-Rhin. On hésitera entre une variante de July (87, 51), variante probable de Julien ou forme latinisée de Jules, et un toponyme : trois communes s’appellent Jully (10, 71, 89).
Julou Nom breton porté surtout dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Julo, Julot, Juloux, Jullo, Jullou, Julloux (les deux dernières formes étant aussi présentes en Normandie). La solution la plus simple et la plus cohérente est d’y voir un diminutif du prénom Jules.
Jumeau Surnom donné à un jumeau, le nom est porté notamment dans l’Eure-et-Loir et la Haute-Vienne. Variantes : Jumel (80, 35), Jumeaux (02, 51, 59), Jumeaud (87), Jumiaux (59, 08), Jumau, Jumaux (59), Jumelle (02, 62, 80). Diminutifs : Jumelet (02, 77, 60), Jumelin (50, 76, 27), Jumeline (28, 61).
Jumelais Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine (Fougères). Variantes anciennes : Jumelaye, Jumelayes, Jeumelais, de la Jumelais, de la Jumelays, de la Jumelaye. C’est un toponyme, désignant le domaine de celui qui s’appelle Jumel, Jumeau. Un hameau s’appelle La Jumelaie à Vernantes (49). Cinq autres s’appellent La Jumelais, à Grand-Auverne, Petit-Auverne, Louisfert et Rouge (44), et à Saint-Martin-de-Landelles (50). Dans l’Ille-et-Vilaine, il y a aussi Jumelet à Talensac.
Jumentier Porté notamment dans l’Eure-et-Loir, a désigné en ancien français le valet qui avait le soin des bêtes de somme (dictionnaire de Godefroy, qui précise que dans le Pays de Bray le terme s’est aussi appliqué à un coureur de jupons).
Jumilus Très rare, ce nom a été donné à un enfant trouvé à Angers en 1821. Peut-être une fantaisie de l’officier d’état-civil pour désigner un jumeau.
Junca voir Jonca.
Junchat Nom porté dans l’Allier, d’où il semble originaire, et dans le Cher, où il est aujourd’hui le plus répandu. C’est un toponyme désignant un lieu où les joncs sont abondants. On pensera en particulier au hameau du Junchat à Couleuvre (03), qui est peut-être à l’origine du nom de famille.
Juncy Nom porté à Fuilla (66), où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle sous la forme Junci (variante : Jonci), et sans doute avant (un nommé Pierre Juncy serait mentionné en 1486). Il paraît correspondre à un adjectif lié au jonc, mais il convient de rester prudent. À noter qu’une commune s’appelle Joncy, mais elle se trouve en Saône-et-Loire.
Jung, Junger Nom porté en Alsace-Lorraine, qui signifie le jeune, par opposition à l’aîné. Variantes et dérivés : Junge, Jungers, Jungen, Jungermann, Jungman, Jungmann.
Jungalas Nom porté en Béarn. C’est un toponyme évoquant un lieu où poussent les joncs. On pensera notamment à la commune de Juncalas, dans les Hautes-Pyrénées, mais aussi à deux hameaux des Pyrénées-Atlantiques nommés Jungalas, à Lasseubetat et à Gan.
Jungas Surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est l’équivalent de Juncas, pluriel de Junca (lieu où poussent les joncs). Deux hameaux ou fermes s’appellent Jungas, à Lahourcade et à Parbayse (64).
Jungbluth, Jungblut Nom allemand signifiant mot à mot sang jeune. Sans doute un surnom donné à un jeune homme (peut-être impétueux ?).
Jungert Variante rare de Junger (= le jeune par opposition à l’ancien) portée en Alsace.
Juniat Nom rare porté en Limousin. Il renvoie à une localité du même nom, peut-être Junhac, commune du Cantal, mais plutôt Jugniat, hameau à Toulx-Sainte-Croix (23). Signification : le domaine de Junius, nom d’homme latin.
Junien Surtout porté dans la Haute-Vienne, c’est un ancien nom de baptême d’origine latine (Junianus, dérivé de junius = juin). Il a été popularisé par saint Junien, ermite qui vécut dans le Limousin en compagnie de saint Amand. Il aurait, lors d’une épidémie de peste, fait jaillir une source dont l’eau guérissait les malades (début du VIe siècle). Variante : Junin (79). En composition : Junien-Lavillauroy (16, 23).
Juniet Sens identique à Jugnet (voir ce nom). Le patronyme est surtout porté dans l’Allier. Variante rare : Juniez (02).
Junique Porté surtout dans l’Ardèche, semble désigner celui qui est originaire de Junique, hameau du même département (commune de Nozières). Le nom pourrait se rattacher à l’occitan junega (= génisse, latin junix).
Junker Nom allemand dont le sens correspond à celui qui est encore le sien aujourd’hui : jeune noble, page, jeune gentilhomme. Le sens de “hobereau”, bien que plus tardif, est également possible. Dérivés : Junkers, Junkermann.
Junod Porté dans la région lyonnaise et dans le Doubs, le nom se rencontre aussi sous la forme Junot (71). C’est un diminutif de Jeune, surnom fréquent dans les actes pour distinguer les porteurs du même nom. Avec un autre suffixe : Junet (69, 52).
Jupillat Le nom est surtout porté dans le Cher. Variantes ou formes voisines : Jupilet, Jupilliat. C’est un dérivé de formes telles que Jupil (08), Jupile (23), Jupille (36,39), qui devraient être des toponymes : outre des communes dans la Sarthe (Jupilles) et en Belgique (Jupille), deux hameaux de la Creuse s’appellent Jupille, à Anzême et Saint-Pierre-le-Bost. Signification incertaine : on a parfois envisagé le gaulois *juppo (= genévrier), mais rien de bien convaincant.
Juppé Originaire du Béarn, le nom a pu désigner un fabricant ou un marchand de cottes, de pourpoints (occitan jupa), mais il s’agit plutôt de celui qui est originaire de Juppé, hameau de la commune d’Arros-de-Nay (64).
Juquelier Le nom est porté dans l’Eure-et-Loir depuis plusieurs siècles. On le rencontre aussi en Belgique. Variante rare : Juclier. Sens incertain. Il pourrait désigner un jongleur (ancien français “jogler, joculer, guiculer”).
Juquet Rare aujourd’hui, le nom a surtout été porté dans la Loire et le Puy-de-Dôme, ainsi que dans l’Ouest. Tout comme Juchet (41, 28), Jouchet (56) ou Jouquet (71), c’est un diminutif de “juc” (= perchoir), terme souvent utilisé comme toponyme pour désigner un lieu perché sur une colline.
Juraszek Dérivé du polonais Jurasz (également Juras, Jura) qui correspond au prénom Georges (cf. le russe Yuri). Autres formes : Jurak, Jurczak, Jurczuk, Jurczyk, Jurczynski, Jurek, Jurewicz, Jurga, Jurkiewicz, Jurkowski.
Juraver Le nom est porté en Martinique et en Guadeloupe. Aucune idée, mais il paraît s’agir d’une anagramme.
Jurbert C’est un ancien nom de personne dont la finale est certainement le germanique -berht (= brillant). Selon M.T. Morlet, le premier élément serait Jore, correspondant à Georges. Le nom est surtout porté dans le Limousin (19, 87).
Juret Porté dans le Maine-et-Loire et la Sarthe, c’est un diminutif de Jure, autre forme de Jore (variante du prénom Georges).
Jurietti Porté en Suisse dans le Tessin, plus rarement en Italie, c’est un diminutif de Juri, forme régionale du prénom Georges. Le nom Juri est également présent dans le Frioul.
Jurion C’est dans les Ardennes que le nom est le plus répandu. Egalement écrit Jorion (59), c’est un dérivé de Jore, Jure, formes régionales du prénom Georges.
Jurquet Nom surtout porté dans la Lozère et le Lot-et-Garonne. M.T. Morlet y voit un diminutif du prénom Georges (ce qui suppose une forme Jorque, Jurque). Il pourrait s’agir plutôt d’un toponyme, du moins dans le Lot-et-Garonne : en effet, trois hameaux s’appellent Jurquet à Galapian, Saint-Salvy et Saint-Sardos (47). A noter aussi le hameau de Jurque à Jurançon (64).
Jurus Porté dans la Drôme et dans le Vaucluse, c’est sans doute un toponyme : deux hameaux s’appellent Jurus à Saint-Apollinaire-de-Rias (07) et à Grane (26). A noter aussi la Ferme Jurus à Montmeyran (26). Sens obscur.
Jusseaume Variante de Jousseaume (voir ce nom) portée notamment dans l’Indre-et-Loire. Formes voisines : Jussaume (16, 86), Jusselme (42, 69), Jussiame (37), Jussiaume (37, 44).
Jussieu (de) Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Jussieu ou qui en a détenu la seigneurie. C’est le nom d’un hameau à Bessenay (69).
Jussot Porté dans la Haute-Marne, l’Yonne et les Vosges, c’est un diminutif de Josse (voir ce nom). Formes voisines : Jusseau, Jusseaux, Jussiau, Jussiaux (71, 77).
Just Nom de baptême d’origine latine (Justus = le juste), très fréquent chez les chrétiens pour sa valeur symbolique et qui a été popularisé par plusieurs saints. On connaît surtout les saints Just et Pasteur, martyrs espagnols décapités en Castille alors qu’ils n’étaient que des enfants. Un autre saint Just fut évêque de Lyon à la fin du IVe siècle. Le patronyme est porté dans de nombreuses régions. C’est dans la Loire, l’Yonne et la Haute-Vienne qu’il est le plus fréquent. Variante : Juste (59).
Justafré Porté en Roussillon (variante : Justaphré), c’est un nom de personne curieusement construit en apparence, puisqu’il semble réunir une racine latine (Just, qui vient de Justus = le juste) et une racine germanique (Frid = paix). On notera cependant un fait intéressant : dans le village de Les Illes, à la fin du Moyen Âge, il y avait des gens qui s’appelaient Giscafré (ou Gisquafré selon les graphies). Un siècle ou deux plus tard, plus un seul Giscafré, mais des Justafré. Il est fort possible que le nom se soit transformé pour des raisons euphoniques. Le nom Giscafré est pour sa part totalement germanique.
Justamon On rencontre aussi les variantes Justamond et Justamont. Le nom est surtout localisé dans l’Ardèche. Il semble s’agir d’un nom de personne hybride, composé d’une racine latine (Justus > Just) et d’une racine germanique (mund = protection). Mais il est possible que le nom Just soit la transcription erronée d’une racine germanique, comme cela semble le cas pour Justafré (voir ce nom).
Justeau Diminutif de Just (voir ce nom) porté dans l’Ouest (44, 85). Variantes ou formes voisines : Justal (35), Justaud (60, 34), Justaut (34, 31), Justel (61, 33, 40).
Juster Porté dans le Territoire de Belfort et la Haute-Saône, c’est une probable francisation de l’allemand Schuster (= cordonnier).
Justet Diminutif du nom de baptême Just (voir ce nom) porté notamment dans le Gard et l’Isère.
Justice Le nom est surtout porté dans la Sarthe, on le rencontre aussi en Bourgogne (21). Il a pu désigner un juge (sens attesté en ancien français), mais c’est le plus souvent un toponyme (= lieu où se trouvait le gibet).
Justier Nom assez rare porté notamment dans l’Allier. M.T. Morlet en fait un dérivé du prénom Just. La finale -er fait cependant penser à un nom de métier, à rapprocher peut-être de l’ancien français juste (= pichet, mesure de capacité pour le vin et la bière).
Justin Porté en Normandie et en Picardie, c’est un nom de baptême issu du latin Justinus, diminutif de Justus (= le juste). Ce nom a été popularisé par divers saints, dont un martyr du IIe siècle, décapité lors des persécutions ordonnées par Marc-Aurèle. Matronyme : Justine (D.O.M). Diminutif : Justinel.
Justy Variante occitane du prénom Justin (voir ce nom) rencontrée notamment dans le Lot et l’Hérault.
Juteau Diminutif du nom de baptême Just (voir ce nom) rencontrée surtout dans l’Ouest (44, 49). Variantes : Jutel (35), Juttel (08), Juttaud, Jutteau (17, 45). Double diminutif : Jutelet. Avec un autre suffixe : Jutard (85).
Jutigny Porté notamment dans les Yvelines, désigne celui qui est originaire de Jutigny, commune de Seine-et-Marne. Signification probable : le domaine de Justinius, nom d’homme latin.
Jutras Porté au Québec, le nom a toujours été rare en France. Il pourrait avoir été porté en Poitou-Charentes, tout comme la forme voisine Jutreau. Il faut sans doute le rapprocher de Jutier, Juthier (Allier, région lyonnaise), nom lui-même de sens incertain : peut-être un producteur de légumes (ancien français jote = bette, légume).
Juvenot Même s’il est porté aujourd’hui en Bretagne, ce nom rare n’en semble pas originaire. C’est une variante de Jouvenot (39), diminutif de Jouve (voir ce nom). A envisager aussi un diminutif de Jouvin (voir ce nom).
Juvigny C’est dans l’Yonne que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Juvigni ou Juvigny (près d’une dizaine de communes en France). Sens du toponyme : le domaine de Jovinius (ou Juvenius), gentilice latin. Avec le même sens : Juvigné (nom d’une commune de la Mayenne).
Juvy Nom rare porté dans la Loire, les plus anciennes mentions le situant dans l’Isère et la Haute-Loire. C’est une variante de Juvin, nom porté à la fois en Rhône-Alpes (38) et dans l’Ouest (44), nom de personne correspondant au latin Jovinus (voir Jouin).
Juy Le nom ne se trouve pratiquement que dans le département de la Haute-Marne. Il s’agit sans doute d’un nom de localité, variante de Jouy (du latin Gaudiacum, formé sur le nom d’homme Gaudius avec le suffixe -acum).
Juzan Nom surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Formes voisines : Juzans, Juzanx, Jusanx (40). Il s’agit d’un toponyme désignant le lieu situé en dessous (du village, de la ville). C’est le nom de nombreux hameaux, presque tous situés dans les Landes.
Juzot Porté dans la Saône-et-Loire (variante : Jusot), c’est un nom de sens incertain. Selon M.T. Morlet, il peut désigner la maison située en bas (jus) du village. On préfèrera cependant un diminutif du mot Juif, attesté en ancien français sous la forme juisot. Formes voisines : Juzau (50), Juzaud (86), Juzeau (29).
Jxxx Curieux nom porté en Picardie, notamment dans l’Aisne. Il a été donné à un enfant trouvé, mais difficile de savoir ce que représentent les lettres. Une hypothèse : un enfant né en juin ou en juillet, le troisième jour du mois (ou encore le troisième enfant trouvé de ce mois).


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