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Noms commençant par K

Ka-Khalifa
Khalil-Kuznetsov

Khalil Nom de personne arabe (khalîl) qui signifie l’ami intime. C’est le surnom donné à Abraham dans le Coran (= l’ami intime de Dieu). Variante : Khelil. Dérivés : Khalili, Khelili.
Khan Aujourd’hui très répandu en Angleterre, c’est un titre de noblesse d’origine mongole (= seigneur, chef) adopté par les musulmans d’Asie (Iran, Pakistan notamment) qui en ont fait un nom de personne.
Khaoulani Nom porté au Maroc, notamment à Fès, connu ailleurs sous la forme al-Khawlani, surnom qui devrait renvoyer à la tribu yéménite de Khawlân, qui a participé à la conquête de l’Espagne au début du VIIIe siècle : al-Samh ibn Malik al-Khawlani fut gouverneur d’al-Andalus de 719 à 721. La généalogie des Khaoulani de Fès fait d’eux des descendants du prophète Mohammed.
Kharbouche Le nom semble correspondre à la racine arabe kh.r.b.sh (= gribouiller), passée de l’arabe au kabyle, où l’on trouve le mot axerbuc = gribouillage. Il pourrait s’agir du surnom ironique d’un écrivain.
Kharmaz, El Kharmaz Nom d’origine marocaine. Serait un surnom berbère donné à celui qui aime la dispute, la bagarre.
Kharoubi Variante de Karoubi (voir ce nom).
Khattali On a le choix pour ce nom arabe porté en Tunisie entre deux possibilités : soit khattâl, qui veut dire ‘tricheur’, soit khaTTâl, sans doute superlatif de khaTil (=bavard). Le suffixe -i marque l’appartenance à une tribu, à un clan.
Khaznaji Porté en Afrique du Nord, le nom s’écrit aussi Khaznadji, El Khaznadji. Formé sur la racine arabe kh.z.n (= garder), il semble d’origine turque et désigne un trésorier. Il est également à la base du nom turco-arménien Khaznadjian (= le fils du trésorier).
Khedim Nom arabe correspondant au mot “khâdim” (= serviteur). Dérivé : Khedimi.
Khelfa Le nom devrait correspondre à l’arabe khalaf (= descendance, succession, cf. khalîfa = successeur). En composition : Khelfa M’ Sabah (M’Sabah étant l’équivalent de m(i)SbâH = qui éclaire, lampe, flambeau).
Khellouf Forme intensive de l’arabe khalaf (= descendant, successeur). Avec marque de filiation : Ben Khellouf.
Khemiri Nom arabe formé avec le suffixe -i à partir de Khemir (khamîr = ferment, levain).
Khemkhoum Le nom, rare, est plus fréquent sous les formes Khemkhem et Khemakhem (cette dernière surtout portée en Tunisie). Il semble s’agir d’un surnom construit par redondance (répétition), procédé servant à former des hypocoristiques. Si le nom est arabe, on pensera à la racine consonantique kh.m.m, que l’on retrouve dans le nom “khumm” (= poulailler) et dans le verbe “khamma” (= se faisander, pourrir). Ce n’est cependant qu’une hypothèse à prendre avec précaution.
Khenafou Le nom est originaire d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc), souvent porté par des Juifs séfarades mais pas exclusivement. Principales variantes : Khenaffou, Knafo, Knafou. Il peut s’agir d’un dérivé de l’arabe dialectal ou berbère “akhnif”, qui désigne un manteau, un burnous. Cependant, vu l’importance du nom dans la communauté juive, on peut aussi envisager l’hébreu “kanaf” (= aile).
Khitrik Egalement Khitrick, Khitruk, le nom, porté par des Juifs de Russie, pourrait être l’équivalent de Sitruk (voir ce nom).
Kibler Variante de Kübler (= tonnelier) portée notamment dans le Haut-Rhin. Formes francisées : Kiblaire, Kibleur.
Kicka Nom apparemment polonais, à rattacher peut-être au mot kicz (= bâton, massue).
Kida Nom polonais qui semble correspondre au verbe kidac (= lancer, jeter), reste à comprendre la signification exacte du surnom.
Kiecken Porté en Belgique et aux Pays-Bas, c’est un surnom donné à un éleveur ou à un marchand de poulets (néerlandais kuiken, flamand kieken).
Kieffer, Kiefer Rencontré en Alsace-Lorraine, ce nom correspond au métier de tonnelier (en allemand Küfer).
Kiehl Porté en Alsace-Lorraine, le nom s’écrit aussi Kiel, Kihl. On pensera bien sûr à celui qui est originaire de la ville de Kiel, en Allemagne, mais d’autres solutions sont possibles, plusieurs mots ki(e)l ayant existé en moyen-haut-allemand : on envisagera donc aussi un batelier (kiel = coque de bateau), une terre en forme de coin (cf. l’allemand moderne Keil), ou encore un surnom lié au poireau (cf. Duden Familiennamen).
Kielinski Sans doute l’équivalent de Kielanski, patronyme dérivé du polonais Kielan, nom de baptême (également écrit Kilian) popularisé par un saint d’origine irlandaise, évangélisateur de la Franconie et de la Thuringe.
Kien Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin. Variante : Kiene. Deux sens possibles : soit l’allemand Kien (= bois résineux), soit plutôt une variante de Kuhn, Kühn, formes courtes du prénom Konrad.
Kiening Peut-être variante de kuning, une forme médiévale de l’allemand König (= roi).
Kieser Nom allemand correspondant à un métier : désigne un économe, celui qui avait la surveillance des denrées ou encore celui qui était chargé de les goûter.
Kiffel Porté en Alsace-Lorraine et en Franche-Comté, pourrait correspondre à un terme ancien kiff (= ferme ou chaumière en ruine, selon Bahlow). Il s’agirait donc d’un toponyme, mais on n’en trouve aucune trace. Il vaut peut-être mieux rattacher le nom au moyen-haut-allemand kiffen (= gronder) et y voir le surnom d’un homme coléreux. Autre possibilité : surnom d’un tonnelier, allemand dialectal Kiefe, variante de Kufe (= tonneau, cuve). Cette dernière solution est sans doute la plus vraisemblable, car on rencontre aussi la variante Kieffel.
Kihm Patronyme porté en Alsace-Lorraine (également Kim, Kimm, Kiehm). C’est une variante de Kuhm, un nom qu’il faut sans doute rattacher à Kuhn, nom de personne germanique formé sur la racine kuoni (= hardi, brave). Formes voisines : Kuen, Kuehn, Kuehm, Kunne, Kihn, Kin.
Kilani Plus fréquent sous la forme El Kilani, le nom se rencontre notamment au Maroc. Je n’en connais pas le sens. Eventuellement celui qui vient de Kilan, en Turquie.
Kilburg, Kilburger Nom en principe allemand. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Sans doute Killburg ou Kirburg, deux communes situées dans le Rheinland-Pfalz, non loin de la Moselle.
Kilfiger Assez rare, le nom est porté notamment dans le Bas-Rhin et les Vosges. Je n’en connais pas le sens.
Kilhoffer Nom porté en Alsace-Lorraine (variante : Kilhofer). Semble la déformation d’une forme plus ancienne, mais laquelle ? Pour l’instant, il semble préférable de ne pas se prononcer. Le nom est présent dans le Haut-Rhin (Habsheim) au moins depuis 1611.
Kilic, Kiliç Un nom turc qui signifie sabre, épée (kïlïç). Il est possible que le nom Kilinc, Kilinç ait le même sens, mais je suis loin d’en être sûr.
Killian Patronyme porté en Alsace-Lorraine (variante : Kilian). C’est un nom de personne d’origine gaélique, diminutif de Ceallach (voir Kelly pour le sens), popularisé par un moine irlandais missionnaire en Thuringe, en Franconie et en Bavière. Celui-ci aurait été massacré en 689 à Wurtzbourg, sur ordre de la concubine du duc Guzbert (elle ne voulait pas que son amant se convertisse au christianisme).
Kimmich Nom porté dans le Haut-Rhin. On trouve aussi en Alsace-Lorraine le nom Kimmel, qui désigne un marchand de cumin (ou d’eau-de-vie de cumin), variante de Kümmel. En est-il de même pour Kimmich ? Peut-être. A moins qu’il faille rattacher ce nom à Kumme (= écuelle), ou à Kummer (= chagrin, misère). Le rapport avec Kimm (= horizon) est par contre très improbable, mais le patronyme Kimm existe aussi en Alsace.
Kimpe Le nom est surtout porté dans le département du Nord et en Belgique. C’est un surnom néerlandais (variantes Kemp, Kempe) avec le sens de lutteur, jouteur.
Kin, Kine Nom porté surtout en Moselle. Variantes : Kinn, Kinne, Kien, Kihn, Koen, Koene. Il s’agit sans doute d’un ancien nom de personne d’origine germanique, Kuono (= hardi, brave). Le rapport avec l’allemand Kind (= enfant) est moins probable.
Kindbeiter Nom porté dans le Haut-Rhin (variante Kinbeiter) qui semble avoir un rapport avec l’accouchement (Kindbett, Kindbetterin = femme en couches), à condition bien sûr qu’il ne s’agisse pas de la déformation d’un autre nom.
Kinder Pluriel ou dérivé de l’allemand Kind (= enfant), le nom est porté en Alsace. Le nom composé Kindermann (avec génitif : Kindermans) désigne pour sa part un maître d’école. Typiquement alsacien, le nom Kinderstuth est plus obscur, du moins pour moi.
Kindt Nom surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Kind (Lorraine), Kinds, Kindts, Kyndt (59). Correspond à l’allemand Kind (= enfant).
Kinet Porté en Belgique, c’est un hypocoristique avec aphérèse formé à partir de Jacques ou de l’un des nombreux diminutifs terminés par -kin (Jenkin par exemple).
King En anglais, désigne un roi. C’est un surnom qui peut être interprété de diverses manières, le plus souvent sous forme d’un sobriquet moqueur (équivalents français : Roy, Leroy).
Kingsberry Variante de Kingsbury, désignant celui qui est originaire d’une localité anglaise portant ce nom, toponyme assez courant (communes dans le Somerset et le Warwickshire). Signification : forteresse royale.
Kinnel Porté en Moselle, c’est un dérivé de Kinn (voir Kin pour le sens).
Kintz Porté en Alsace-Lorraine (variante : Kinz, diminutifs : Kinzel, Kintzel), c’est une variante de Kunz, Kuntz, nom de personne d’origine germanique formé sur la racine kuoni (= brave). Kuntz est parfois considéré comme un hypocoristique de Konrad (même racine).
Kintzinger Surtout porté en Moselle, devrait désigner celui qui est originaire de Kuntzig, commune de ce département, ou encore de Küntzig, au Luxembourg. Variantes probables : Kintziger, Kintzuger, Kinzinger, Kinziger, Kinsiger, Kinsinger, Kuntzinger, Kuntziger, Kintzig. Signification : le domaine (suffixe -ing) de Kintz, Kuntz, nom de personne germanique.
Kirch, Kirche Nom porté en Lorraine (57 surtout), qui signifie en allemand “église” (Kirche). Désigne celui qui habite près de l’église ou qui travaille pour l’église. Variante : Kirchen.
Kirchhoffer Assez répandu en Alsace, ce nom désigne un fossoyeur (allemand Kirchhof = cimetière). Variante et formes voisines : Kirchhofer, Kirchhoff, Kirchhof, Kirschhoffer, Kirchshoffer, ainsi que les formes rencontrées en Belgique Kirkove, Kirkhove, Kircove.
Kirchmann Nom porté en Moselle. Désigne mot à mot l’homme de l’église, peut-être un sacristain. Forme contractée : Kirmann (67, 88).
Kirchner Nom porté en Alsace. Désigne un sacristain (sens du mot Kirchner en allemand).
Kirsch Assez courant en Alsace-Lorraine (variante : Kirsche), le nom évoque la cerise ou le cerisier (toponyme ou surnom pour un producteur de cerises). Le cerisier est surtout retprésenté par le nom Kirschbaum. Le patronyme allemand Kirschnick devrait être lui aussi dérivé de Kirsch.
Kirscher Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin. On peut penser à un producteur de cerises, mais on envisagera aussi une déformation de Kircher (= employé d’église, sacristain).
Kirtz Porté en Alsace-Lorraine, pourrait être, comme Kirst, une forme courte du prénom Christian.
Kisner Nom rare porté en Lorraine. Ce devrait être une variante de Kistner, nom désignant un menuisier, celui qui fabrique des coffres (allemand “Kiste” = caisse, coffre, bahut).
Kiss Forme ancienne de l’allemand Kies (= gravier, caillou). C’est donc un toponyme devenu nom de famille. Il en va de même avec Kissel (cf. l’allemand Kiesel = caillou). En composition : Kisselberger, Kissenberger, celui qui habite une montagne ou une colline caillouteuse, ou encore Kisselbach (le cours d’eau caillouteux).
Kitous Nom rare originaire d’Algérie, où il semble avoir été porté par des Juifs séfarades. Je n’ai aucune idée sur son sens. Signalons cependant que Maurice Eisenbeth (voir bibliographie) expliquait le nom voisin Katouche par un terme arabe signifiant “touffe de cheveux laissée sur le dessus de la tête”.
Kittel Porté en Alsace et dans la Moselle, correspond à l’allemand Kittel (blouse, sarrau, souquenille), surnom pour celui qui confectionne ce genre de vêtement. Avec le même sens : Kittler, Kittelmann.
Kitten Le nom est rare et vient d’Allemagne. Difficile d’avoir une certitude. Il est cependant tentant d’en faire une variante de Kittan, diminutif qui correspond au nom de baptême Christian, tout comme Kitto, qui pourrait être à l’origine du patronyme Kitt, rencontré à Mulhouse. Autre piste : variante de Kutten, à rattacher au mot Kutte (= froc), sobriquet donné à celui qui a des allures de moine.
Kivell Sans doute une variante de l’anglais Keevil (également Kivill), nom d’une localité anglaise.
Kix Porté en Belgique, le nom est rare. Il pourrait s’agir d’une variante graphique de Kuyks, Cuyx, désignant un jongleur (moyen néerlandais kuuc).
Klamczynski Nom polonais de sens assez obscur. On a apparemment le choix entre un dérivé de “klamka” (= poignée de porte, loquet) ou de “klam” (sortes de tenailles).
Klaus Nom allemand, forme avec aphérèse du nom de baptême Nicolas (en allemand Niklaus).
Kleber Surtout porté dans la Moselle, également présent en Alsace et en Allemagne, le nom est généralement considéré comme une variante de l’allemand “Kleiber”, avec le sens de “maçon”. À envisager secondairement l’allemand “Kleber”, dérivé du verbe “kleben” (= coller).
Kleczinski Egalement Kleczynski. Nom polonais de sens incertain. Peut-être un dérivé de klecz (nom d’un poisson). A noter aussi kleczka (crécelle) et le verbe kleczyc (enlever le miel de la ruche). Source : William F. Hoffman, Polish surnames, origins and meaning.
Klee Porté en Alsace-Moselle, assez courant en Allemagne, le nom évoque en principe le trèfle (allemand “Klee”), surnom ou toponyme. Autres possibilités : forme courte de Nikolaus (Nicolas), ou toponyme bas-allemand (moyen-bas-allemand “klef, kle”) avec le sens de roche, écueil.
Kleika Sans doute une variante de Klejka, nom polonais qui évoque la glu, la colle (klej).
Klein Très fréquent en Allemagne et en Alsace-Lorraine, ce nom signifie “petit”. Variante : Kleine. Dérivé : Kleiner.
Kleinbaum Le nom signifie en allemand “petit arbre”. Il est surtout porté par des Juifs askhénazes, et ne renvoie en principe à aucun lieu. Comme de nombreux noms juifs formés sur Baum (= arbre), il faut surtout lui voir une valeur ornementale ou symbolique. Variantes probables : Klainbaum, Klajnbaum.
Kleinknecht Surnom allemand ou alsacien signifiant le petit serviteur, le jeune serviteur (klein = petit + Knecht = serviteur, valet). Le nom Kleindienst a le même sens (Dienst = Diener = serviteur). De la même façon, Kleinschmidt désigne un petit forgeron. Klein est également employé avec des prénoms : Kleinclaus, Kleinclauss, Kleinklaus (Nicolas), Kleinhans, Kleinhenny, Kleinheny (Jean), Kleinhentz, Kleinhenz (Henri), Kleinpeter (Pierre), Kleinrichert (Richard).
Kleinpoort Ce nom flamand est relativement rare. Il signifie “petite porte”, et a été donné à un enfant trouvé au début du XIXe siècle à Harelbeke (Belgique, Flandre occidentale, à quelques kilomètres de Tourcoing), qui avait été déposé au pied d’une porte.
Klemperer Nom allemand souvent porté par des Juifs askhénazes, qui désigne un ferblantier ou un rétameur (cf. l’allemand “Klempner”).
Klettlinger Rencontré en Alsace, semble désigner celui qui est originaire d’une localité nommée Klettling, Klettlingen, mais je n’en connais aucune qui corresponde. Autant dire que ce nom demeure une énigme. Signalons quand même à tout hasard que le nom Klett signifie en allemand bardane, ou toute autre plante qui s’accroche, qui colle. Mais les toponymes germaniques en -ing se forment en principe à partir de noms de personne.
Kliesch Hypocoristique allemand de Kliment, qui correspond au prénom Clément. Variantes : Klich, Kliche. On trouve avec le même sens la forme Kliem.
Klifa Porté par des Juifs de l’Oranais et du Maroc, c’est une autre forme de Kalifa, Khalifa (voir ce nom). Parmi les autres variantes : Califa, Kalifat, Kelifa, Khalifat, Khlifa (certaines d’entre elles portées aussi par des musulmans).
Klim Attesté comme nom de personne au Moyen Âge en Russie, ce nom slave devrait être une forme courte de Kliment (= Clément).
Klimaszewicz L’un des nombreux dérivés filiatifs polonais du prénom Clément, à partir d’une forme Klimasz.
Klingeleers Nom flamand où l’on retrouve le mot klingelen (= tintement, cliquetis). Il semble s’agir d’un nom de métier, peut-être un forgeron.

Klinkenberg Le nom est porté en France dans la Moselle. Il renvoie à un nom de localité. On peut penser à Klinkenberg (nom de deux villages néerlandais), mais il semble plus logique d’envisager Klingenberg, nom d’une commune de Bavière (Klingenberg am Main), également faubourg de Heilbronn (Bade-Wurtemberg). Le toponyme désigne une montagne (Berg), le premier élément (klingen) ayant sans doute le sens de “retentissant, sonore”. Avec le même sens : Klinkeberg, Klingberg, Klingeberg (et Klingeberger), Klingenberg.
Klintz Le nom est surtout porté dans le Haut-Rhin, mais il n’est pas très fréquent. On le rencontre en Allemagne sous la forme Klinz. Dérivés : Klintzig, Klintzing, Klinzig, Klinzing. Sens incertain. Peut-être un toponyme, sachant qu’une commune de Saxe s’appelle Klinze, et que Klintz est un lieu-dit à Oberhaslach (67).
Klock Assez fréquent en Moselle, le nom évoque la cloche (allemand Glocke), et devrait être le surnom d’un sonneur ou d’un fabricant de cloches (autre possibilité : enseigne de maison). Variante : Klocke. Dérivés : Klocker (Klöcker), Klockner (68), Kloeckner (57), pour lesquels le sens de sonneur de cloches semble s’imposer.
Klöden Selon le dictionnaire de Bahlow, ce nom allemand rencontré notamment en Saxe est l’équivalent de Kläden, nom de deux localités allemandes, l’une en Saxe-Anhalt, l’autre en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Bahlow cite une forme “von Klöden” à l’appui de sa définition. On ne peut cependant totalement négliger un éventuel lien avec le prénom Claude (Claudius, Klodius).
Kloeck Rare, le nom est porté dans le Bas-Rhin. Il pourrait correspondre au moyen-bas-allemand klôk (= avisé, astucieux). On envisagera aussi une variante de Klock (voir ce nom).
Kloos Très rare en France, le nom se rencontre surtout aux Pays-Bas, il est également présent en Belgique et en Allemagne. Autre forme : Klos. C’est une variante de Klaus, qui correspond au prénom Niklaus (= Nicolas).
Klopp Le nom est surtout porté dans la Moselle. Variantes : Klop, Kloppe. Il a désigné un artisan, un ouvrier, sans doute un forgeron (moyen-bas-allemand kloppen = frapper, battre). On trouve avec le même sens les formes Klopfer, Klopffer, Kloepfer, Kloepffer.
Klug Porté en Alsace, le nom a le même sens que l’adjectif allemand “klug” : avisé, sage, éclairé, prudent. Variante : Kluge. Dérivés : Kluger, Klugman, Klugmann. En composition : Klughertz (= coeur sage ?), nom porté depuis plusieurs siècles à Strasbourg, avec comme variantes Klugeshertz, Klugesherz, Klugshertz, Klugstertz.
Knecht Nom alsacien ou allemand signifiant serviteur, valet (au départ jeune homme). Diminutif : Knechtlin.
Kneib Porté en Moselle, le nom s’écrit aussi Kneip, Kneipp. Il devrait correspondre au moyen-haut-allemand “knip”, avec le sens de “couteau” (cf. l’allemand actuel “Kneif”). Sans doute le surnom d’un marchand ou d’un fabricant de couteaux.
Knepper Le nom est porté en Moselle, où l’on trouve aussi la forme Kneppert. Variante rare : Kneper (08). C’est peut-être une variante de Knipper (67, 57, 54), qui a désigné un intendant, un économe. Mais on pensera surtout à un marchand ou un fabricant de couteaux (voir Kneib).
Knight C’est l’équivalent anglais du français Chevalier. Voir Cavaillé pour l’explication.
Knittel Porté en Alsace-Lorraine, c’est une autre forme de Knüttel (= gourdin), surnom utilisé pour désigner un lourdaud, un rustre.
Knitter Rare en France (67, 57), devrait être une variante de Knütter, qui a sans doute désigné celui qui fabrique des filets (moyen-bas-allemand knutten = lier, nouer, tricoter).
Knockaert Nom porté dans le département du Nord, en Lorraine et en Belgique. Variantes : Knochaert, Knockaers, Knocker, Knockert, Cnockaert, Cnocquaert, Cnokaert. Désigne un personnage ayant de gros os (moyen-bas-allemand knoke, moyen néerlandais cnoke), au sens figuré un lourdaud, selon M.T. Morlet.
Knopf Correspond au mot allemand Knopf = bouton. Surnom métonymique donné à un fabricant ou à un marchand de boutons. Eventuellement, sobriquet métaphorique donné à un petit homme rond comme un bouton. Variantes : Knoop, Knop, Knopp. Dérivés : Knopfel, Knopfelmacher, Knopfler, Knopfli, Knopflin.
Knops, Knopes Rencontrées dans l’Aisne et les Ardennes, ces formes correspondent, avec -s de filiation d’origine flamande, à Knop, Knopp, qui sont eux-mêmes des variantes de Knopf (voir ce nom).
Knorr Correspond au moyen-haut-allemand knorre, allemand moderne Knorren = nodosité. Il s’agit d’un sobriquet, pour lequel plusieurs interprétations ont été données : il devrait s’agir d’un bossu ou d’une personne au corps déformé. Le terme existe aussi comme toponyme : il désigne une petite colline, un sens possible dans certains cas.
Knotts Forme génitive de l’anglais Knott, nom de personne d’origine scandinave (Knutr), également surnom pour une personne trapue.
Kobi Nom porté en Suisse et en Alsace-Lorraine. C’est un diminutif de Kob, aphérèse de Jacob (= Jacques). Variante : Koby.
Koch Fréquent en Alsace-Lorraine, ce nom correspond au métier de cuisinier. Avec le même sens : Kochmann, Kocher. Diminutifs : Kochel, Kochli, Kochly. La plupart de ces noms peuvent parfois correspondre aussi à des lieux-dits (moyen-haut-allemand “köche” = motte de terre).
Koebel Porté en Alsace (variante : Kobel), c’est un hypocoristique de Jakob (= Jacques). Diminutifs : Koebelé, Koebelen, Koebelin (68).
Koeberlé Le nom est porté en Alsace et dans le Doubs (ce qui laisse supposer une origine alémanique). Variantes : Koeberlein, Koeberlen (68). Peut-être un dérivé de Kober (= hotte de vendangeur), mais plutôt une variante de Koebelé (diminutif de Koebel, lui-même hypocoristique de Jakob = Jacques).
Koechlin Nom porté notamment dans le Territoire de Belfort et en Suisse, rencontré sous la forme Koechly dans le Haut-Rhin. C’est un diminutif de l’allemand Koch (= cuisinier).
Koehnlein Egalement Köhnlein. C’est un diminutif de Köhn (voir ce nom) rencontré en Alsace.
Koenig Très répandu en Alsace et en Moselle, le nom signifie en allemand “roi” (König). C’est l’équivalent du français Leroy. Pour le sens, voir Rey. Variante : Konig (König).
Koenigsberg Désigne, tout comme le dérivé Koenigsberger, celui qui est originaire d’une localité appelée Koenigsberg (= la montagne du roi).
Koerin Patronyme porté en Alsace-Lorraine. Peut-être un diminutif de Kohr, hypocoristique de Konrad.
Kofler En France, on rencontre le nom dans la Moselle. Difficile de connaître son sens avec certitude, les possibilités étant nombreuses. On peut d’abord penser à un nom d’origine topographique (moyen-haut-allemand “kofel”, oronyme évoquant selon les auteurs une crête ou une gorge). À envisager aussi le moyen-bas-allemand “kovel” (= capuchon). De plus, M.-T. Morlet propose, pour la forme apparemment similaire Koffler (Köffler), une variante de Käufler (= marchand, fripier). La même incertitude pèse sur le nom Koffel (67, 68).
Kögler Alsacien ou allemand, le nom devrait, comme Kegler, désigner un joueur de quilles (moyen-bas-allemand kegeler, kogeler). Autre possibilité : celui qui est originaire de Kögl, en Bavière. La forme voisine Kogler devrait être plutôt une variante de Kugler (voir ce nom), mais peut aussi renvoyer à l’une des nombreuses localités appelées Kogl ou Kogel, en Allemagne et en Autriche.
Kohl Nom de famille allemand désignant par métonymie un producteur ou un marchand de choux (allemand Kohl = chou). Variante : Koehl. Diminutif suisse : Kohli.
Kohler Deux possibilités pour ce nom d’origine allemande : soit un producteur ou un marchand de choux (allemand Kohl), soit celui qui fabrique ou vend du charbon de bois (Kohle). Variante : Koehler.
Kohn, Köhn Fréquent en Allemagne et en Autriche, également présent en Alsace-Lorraine, c’est un hypocoristique du prénom germanique Konrad (kuoni = brave + rad = conseil). Dans certains cas, Kohn est aussi un patronyme juif, variante de Cohen.
Kohut Egalement écrit Kohout, ce nom, tchèque ou slovaque, est un sobriquet lié au coq (tchèque “kohout”).
Kokalaere Déformation de Kokelaere, qui est lui-même une variante de Cokelaer (voir ce nom).
Kolb Porté en Alsace et dans la Moselle, le nom avait au moyen âge le sens de massue, masse d’arme. Sans doute le surnom d’un guerrier, ou d’un homme fort et violent.
Koleczko Nom polonais dérivé de Kolek, sans doute hypocoristique du prénom Nicolas (polonais Mikolaj).
Konter Porté en Pologne, c’est, selon K. Rymut, une variante de Kanter, nom de personne germanique (Gantheri). À envisager aussi l’allemand Kanter (= chantre, chanteur).
Koper Le nom peut être polonais, allemand ou néerlandais. Dans la plupart des cas, et dans tous ces pays, il évoque le cuivre, surnom probable de chaudronnier (également Kopper, Kupfer en Allemagne). À noter cependant qu’en Pologne le nom peut aussi évoquer l’aneth (“koper”), et qu’en Allemagne Bahlow voit dans le nom Köper le métier de marchand, revendeur.
Kopp Le nom pourrait correspondre à l’allemand Kopf (= tête, mais auparavant coupe). Reste à savoir ce qu’il signifie exactement en tant que patronyme. Cependant, dans la plupart des cas, il s’agit d’un hypocoristique du prénom Jacob, Jacop. Variantes : Kop, Koop, Kops, Kopps, Koppe, Koepke, Köpke.
Kopyl Le nom est d’origine ukrainienne. Il peut renvoyer à l’une des diverses localités portant ce nom (Ukraine, Bélarus, Russie) ou être un dérivé de Kop (= Jacob, Jacques).
Korczak Nom d’origine polonaise. La racine Korcz peut être rattachée à karcz (= souche d’arbre) ou à korzec (= buisson). A noter cependant que le nom commun korczak peut désigner une pelle en bois.
Koren Le nom peut désigner celui qui est originaire de Koren, nom de plusieurs localités d’Europe Centrale (Bulgarie, République Tchèque, Russie). Cependant il est souvent porté par des juifs askhénazes, et peut, tout comme Korn (en allemand grain, blé), être considéré comme une modification de Cohen.
Korkmaz Nom de famille très répandu en Turquie. Il correspond à l’adjectif “qorqmaz” (= sans peur).
Korkus Nom porté en Pologne où on trouve les formes voisines Korkosz et Korkuc. Sens incertain. Le dictionnaire d’Hoffman (voir bibliographie) propose de le rattacher à “korka”, diminutif de “kora” (= écorce, également chaussure à semelle de bois). On remarquera cependant que Kora est un nom de personne slave, attesté en Russie, et que Korka en est un diminutif lui aussi attesté.
Kormann Porté en Alsace, plus rarement écrit Korman, c’est le plus souvent une variante de Kornmann, surnom probable d’un marchand de grain. Autres possibilités : celui qui perçoit taxes ou amendes (moyen-bas-allemand kore), ou encore l’habitant de Kohr (Rhénanie du Nord-Westphalie).
Korn Nom porté en Moselle. Sans doute par métonymie le surnom d’un marchand de grain (allemand Korn = grain, blé, céréales). Même sens avec les noms Korner, Kornemann, Kornmann.
Korneliussen Porté en Norvège et au Danemark, le nom peut aussi s’écrire Corneliussen. Il désigne le fils (suffixe -sen) de Cornelius, nom de personne latin, le plus souvent écrit Cornelis au Moyen-Âge et relatinisé au XVIe siècle. L’équivalent français de Cornelius est Corneille (ou Cornille).
Korst Egalement Korsten. Porté notamment en Moselle, c’est une forme bas-allemande du prénom Christian. Formes voisines : Kerst, Kersten, Kerstens.
Kortright Porté aux Etats-Unis, c’est une anglicisation de Kortrijk, nom flamand de la ville de Courtrai, également nom de commune aux Pays-Bas. Le premier porteur du patronyme, venu de Hollande, s’appelait Vankortryk.
Kosatka Le nom paraît être tchèque. Difficile d’en comprendre le sens. En tchèque, le mot “kosatka” désigne une voile de bateau, ce qui semble bizarre pour un nom de famille. On pensera plutôt au mot “kosatec”, qui désigne l’iris (fleur). À noter cependant que le nom de famille existe aussi en Pologne. Là encore, on peut penser à l’iris, ou à l’ancien adjectif “kosaty” (= courbe).
Koscielski Nom polonais formé à partir du mot kosciol (= église). Peut-être le surnom d’un clerc ou d’un sacristain.
Kostka Nom polonais, également tchèque ou slovaque, qui semble correspondre au mot polonais “kostka” (= osselet, dé), surnom possible de joueur. À envisager aussi un hypocoristique du prénom Constantin.
Kostyra Nom polonais qui pourrait être une variante de Kostera, surnom d’un joueur de dés ou d’ue personne hargneuse. Il semble cependant préférable de le rapprocher de l’ukrainien Kostyura, hypocoristique du prénom Constantin.
Kottelat Porté dans le Jura suisse, le nom devrait désigner un petit coteau, le k initial étant dû à une influence germanique. On peut cependant imaginer l’inverse, avec la francisation d’un nom alémanique dérivé de Kott (petite maison rurale).
Kottmann Porté en Alsace, désigne l’habitant d’un lieu-dit Kott, Kotte (= petite maison rurale, moyen-haut-allemand kot, kote = hutte).
Kotylak Polonais ou ukrainien, le nom devrait être un dérivé du mot “kot” (= chat). Le nom de famille Kot est lui-même très répandu en Pologne.
Kouadi Nom venu d’Algérie (Kabylie). Difficile d’avoir une certitude : soit un diminutif irrégulier de qâDî : cadi, juge (racine q.D.y), soit un dérivé de qâ’id : chef (racine q.w.d), par le pluriel standard quwwad ou par le dérivé q?wwâd : entremetteur (trouvé dans un ancien dictionnaire des mots algériens).
Kouba Si le nom vient d’Europe centrale, il s’agit d’un patronyme tchèque, variante de Kuba, qui correspond au nom de baptême Jacques (latin Jacobus). Mais Kouba (variante Koubaa) est aussi un nom arabe (voir El Koubbi).
Koubi, Kouby Voir El Koubbi.
Kouchner Tout comme la forme voisine Kouchnir, c’est un nom qui a été porté par des Juifs askhénazes, francisation de Kushner ou Kushnir. Il correspond au métier de fourreur (allemand “Kürschner”, yiddish “Kushner”, ukrainien “kushnir”, polonais “kusnierz”).
Koundi Porté en Afrique du Nord, le nom s’écrit aussi El Koundi. La solution la plus simple serait d’y voir l’arabe qandî (= sucré, dérivé de qand = sucre de canne), mais il est possible que la vérité soit tout autre. Certains porteurs du nom évoquent des racines espagnoles (en espagnol, conde = comte).
Kourimate Pourrait renvoyer à Kourimat, nom d’un village du sud marocain. Le nom de famille vient en tout cas du Maroc.
Kovac, Kovacs Désigne le métier de forgeron. La forme Kovac est généralement serbo-croate, alors que Kovacs est hongrois.
Kowalczyk Nom polonais, diminutif de Kowal, Kowalski = forgeron.
Kowalik Nom polonais. C’est un diminutif de Kowal (kowal = forgeron). Formes voisines : Kowalski, Kowalewicz, Kowalewski, Kowalkowski.
Kozlowski Parfois ausssi Koslowski, ce nom polonais désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Kozlowo. Le toponyme est formé à partir de koziol (= chèvre, bouc).
Kraak Nom d’origine allemande rencontré dans la Marne. Doit désigner celui qui est originaire de Kraak, dans le Mecklenburg, ou d’une localité portant un nom voisin. Sens du toponyme : semble lié au corbeau, sous toute réserve.
Krajci Plutôt slovaque, le nom peut aussi s’écrire Krejci en tchèque. Il désigne un tailleur (d’habits).
Krakowski Nom polonais désignant celui qui est originaire de Cracovie (polonais Kraków).
Kramer Ou Krämer. Porté en Allemagne et en Alsace-Lorraine, désigne un marchand, un petit boutiquier. Variantes : Kraemer, Kremer.
Kramp, Krampe Porté en Alsace-Lorraine (57, 68 surtout), c’est sans doute un surnom lié au moyen-bas-allemand krampe (= crochet, crampon), le même mot ayant aussi le sens de pic, pioche en moyen-haut-allemand. Krampe peut aussi être un toponyme, mais en Allemagne orientale.
Krannich Egalement écrit Kranich, Kranick (et sans doute aussi Kranitz, Krannitz), c’est un sobriquet lié à la grue (oiseau, allemand Kranich).
Krasne Sans doute variante du nom polonais ou russe Krasna (krasny = élégant, dérivé de krasa = beauté). On retrouve le nom dans le patronyme russe Krasnikov.
Krauss Nom très fréquent en Allemagne. Variantes : Kraus, Krause, Krausz, Krautz, Krauz, Krauze (parfois franisé en Kraouse, Kraouze). C’est un sobriquet désignant celui qui a les cheveux frisés, crépus.
Krauth Nom porté en Alsace-Lorraine. Variante : Kraut. Le mot Kraut a en allemand le sens de plante, herbe (notamment médicinale), ou encore de chou. Sans doute le surnom métonymique d’un marchand de légumes. Dérivés : Krauter, Krautter.
Kravetz Ou Kravitz, Kravietz, Krawitz. Nom le plus souvent porté par des juifs askhénazes de l’Est, qui correspond au métier de tailleur d’habits (polonais krawiec).
Krawczyk Un nom très répandu en Pologne. C’est un dérivé de krawiec, qui désigne un tailleur d’habits (slave ancien kroit = couper).
Krebs Fréquent dans la Moselle, le nom évoque l’écrevisse. Voir Kreps.
Kreckelbergh Désigne celui qui est originaire d’une localité belge portant ce nom : on a le choix entre Krieckelberg (province de Liège) ou Krekelberg (Brabant flamand, Flandre orientale), ou encore Krekelenberg (province d’Anvers). Signification probable : la colline (berg) du grillon (kreckel).
Krede Nom allemand rencontré aussi sous les formes Grede, Crede. Sens incertain. Il faut peut-être le rattacher au moyen-haut-allemand grede (= grenier à blé selon Bahlow).
Kreder, Kréder Nom porté en Alsace-Lorraine. Il devrait s’agir du surnom d’un homme belliqueux, querelleur (sens du moyen-bas-allemand kreter).
Kreitz Tout comme Kreitzer et Kreizer, le nom désigne celui qui est originaire d’une lieu appelé Kreitz, nom d’une localité allemande en Rhénanie du Nord-Westphalie, mais aussi variante de Kreutz, Kreuz (= croix, carrefour).
Krell Porté en Allemagne et en Alsace-Lorraine, serait selon Bahlow (Deutsches Namenlexikon) le surnom d’un homme revêche. Le nom vient en tout cas du moyen-haut-allemand krellen, qui signifiait gratter, griffer.
Kremmel Nom porté dans le Bas-Rhin. Aucune certitude sur son sens. Il semble cependant que le nom soit une variante de Gremmel, diminutif de Gremme. Ce dernier nom est, selon Bahlow, une variante de Gramm, Gramme, avec le sens de “coléreux, irrité” (sens en moyen haut-allemand de l’adjectif “gram”, qui a plutôt aujourd’hui celui de “malveillant”).
Kreps Nom mosellan assez rare, variante probable de l’allemand Krebs (= écrevisse), surnom donné à un pêcheur d’écrevisses ou à celui qui est rouge comme une écrevisse (M.T. Morlet envisage aussi un surnom lié à l’enseigne d’une maison). Le nom de famille Krebs est fréquent en Moselle. Dérivé : Krebser.
Kress Nom porté en Alsace-Moselle (variante : Kresse), pour lequel diverses interprétations sont possibles : on pensera d’abord au cresson (allemand “Kresse”), toponyme ou surnom pour un producteur, mais aussi au moyen-haut-allemand “kresse”, qui désignait le goujon (surnom de pêcheur). Le dictionnaire Duden signale enfin une troisième solution : un terme de la Renaissance, “kreß”, avec le sens de jabot de dentelle, fraise.
Kretz Nom fréquent en Alsace, rencontré aussi dans les Vosges et dans l’Yonne. Semble devoir être rattaché au moyen-haut-allemand kretze (= panier, corbeille), et ce serait le surnom d’un fabricant de paniers. On ne peut cependant négliger le rapprochement avec Kretsch (sans doute surnom d’un cabaretier) et Kreutz (= croix, carrefour).
Kreuther Nom porté en Alsace, où l’on trouve aussi les formes Kreuter, Kreutter, avec le même sens. Tout comme Kreuder, c’est une variante de Krauter, Krauther, Krautter, un nom qui désigne un marchand de légumes ou un herboriste (dérivé de l’allemand Kraut = herbe). Avec le même sens : Krautkraemer.
Kriebus Très rare en France, le nom est également écrit Kribus (ce dernier patronyme étant surtout porté par des Juifs). Je n’en connais pas la signification. Le seul nom qui ressemble serait l’allemand Krebs (= écrevisse).
Krief, Krieff Voir Elkrieff.
Kriennevalt Nom très rare qui apparaît dans la Marne (écrit aussi Kriennewalt) au XIXe siècle. Il correspond certainement à un toponyme d’Allemagne, du Luxembourg ou de régions voisines, mais impossible de le localiser, d’autant que la graphie peut être très différente. Le mot “Wald” signifie en allemand “bois, forêt”. Quant à “Krienne”, on peut penser à une forme germanique de l’ancien prénom Quirin, mais la meilleure solution est peut-être d’y voir l’adjectif “grien”, variante de “grün” (= vert). On trouve d’ailleurs quelques mentions anciennes du nom Grienwald.
Krier Le nom est assez fréquent en Lorraine, notamment dans la Moselle, on le rencontre aussi au Luxembourg. On le rapprochera des noms Kräher, Kreher, désignant un braillard (cf. l’allemand Krähe = corneille, et le verbe krähen = chanter, en parlant du coq), ou encore de Kreiger, qui a le même sens. Le rapprochement avec l’allemand Krieger (= combattant) semble plus incertain mais n’est pas impossible.
Kristner Porté dans le Haut-Rhin, le nom s’écrit aussi Christner (67, 68). C’est un dérivé de Christen, Kristen, noms pour lesquels on hésitera entre une variante de Christian et un génitif de Christ (voir Christmann).
Kritter Le nom est porté dans le Haut-Rhin (variantes : Krither, Kriter). Il faut sans doute le rapprocher du mot allemand Krittler (= critiqueur, chicaneur).
Kroehling Assez rare, le nom s’écrit aussi Kröhling. La finale -ing correspond souvent à un nom de lieu, mais je ne trouve rien qui corresponde. Rien non plus avec les mots allemands, sinon un hypothétique lien avec le verbe “grölen” (= brailler).
Krol Deux explications pour ce nom, selon son origine : soit il s’agit d’un surnom flamand ou hollandais correspondant au moyen néerlandais “crol” (= frisé, bouclé). Soit il s’agit d’un nom polonais, sobriquet avec le sens de “roi” (polonais “król”).
Krossbacher Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Krossbach, sans doute Krössbach en Autriche (Tyrol).
Krotlinski Nom polonais très rare, mentionné depuis 1633. Selon le spécialiste Kazimierz Rymut, il devrait s’agir d’un dérivé de l’adjectif “krótki” (= court), surnom probable pour une personne petite.
Kruger, Krüger Nom allemand qui correspond à un métier, celui qui fabrique ou vend des cruches, mais aussi un cabaretier, un aubergiste (allemand “Krüger”).
Kruk Si le nom est allemand, il correspond à Kruke (= cruchon) et désigne par métonymie un fabricant de cruches, un potier. Variante : Kruck. Dérivé : Kruker. S’il est polonais, il désignera plutôt le corbeau (kruk).
Krumm Porté en Alsace-Lorraine, c’est un surnom donné à celui qui est courbé, tordu, peut-être à un bossu. Variante : Kromm.
Krummenacker Surtout porté en Moselle, désigne celui qui habite un lieu-dit Krummenacker (= le champ courbe) ou en est originaire. Variantes : Krummenacher, Krummenaker, Krumenacher, Krumenacker, Krumacker, Kromenacker, Krommenacker, Krommenaker. Il existe une commune du nom de Krummenacker en Bade-Wurtemberg, mais c’est un lieu-dit très fréquent, tant en Suisse qu’en Allemagne ou en Alsace-Lorraine.
Krupp Surnom allemand donné sans doute à une personne estropiée ou boiteuse. On trouve également en Moselle la forme Kruppa.
Krzywanski Dérivé du polonais krzywy (= courbé, tordu), et donc sans doute un sobriquet.
Ksouri Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Ksour, toponyme arabe ayant le sens de village fortifié.
Ktorza Le nom est porté par des Juifs séfarades originaires du Constantinois ou de Tunisie. Variantes : Ktourza, Ctorza. Il correspond à l’espagnol “catorce” (= quatorze), qui semble avoir été un nom de lieu au Moyen Âge : un certain Youssef de Catorce, fils de Samson de Calatayud, est mentionné en 1319 (source : Maurice Eisenbeth, “le Juifs d’Afrique du Nord”, le même auteur signalant en Afrique du Nord l’existence de plusieurs douars appelés Arbatache, équivalent berbère de “quatorze”). Voir aussi Rebattachi.
Kubaski Dérivé du polonais Kuba, forme courte de Jakub (= Jacques, Jacob).
Kubiak Nom polonais formé avec suffixe de filiation sur Kuba, dérivé par aphérèse de Jakub (= Jacques).
Kubik Nom hongrois ou tchèque, à rapprocher du polonais Kubiak. C’est un diminutif du prénom Jacques (Jakub).
Kubler Ou Kübler. Le nom désigne en allemand un tonnelier (dérivé de Küble = cuve).
Kuborn, Kuborne Originaire de la localité luxembourgeoise de Kuborn.
Kucab Nom polonais également écrit Kurcab, Kurczab. Sens incertain. Semble lié au terme dialectal kuczaba, désignant l’élément d’une roue de charrette, mais c’est loin d’être une certitude.
Kuch Porté en Alsace, le nom semble évoquer le métier de cuisinier (Küche = cuisine, Koch = cuisinier) plutôt que celui de pâtissier (Kuchen = gâteau). Dérivés : Kuchemann, Kuchenmeister (= maître-queux). Kuchenbuch désigne le boulanger, le pâtissier.
Kucharski Nom polonais : dérivé de kucharz = cuisinier.
Kud Nom polonais de sens incertain. Le spécialiste des noms polonais Kazimierz Rymut indique comme première possibilité étymologique le verbe préslave *kuditi qui avait le sens de “détruire”, et il renvoie au mot russe “kud” qui désigne le démon, Satan. Néanmoins, il suggère d’autres pistes. “Kud, kuda”, peut aussi être une onomatopée du caquètement de la poule. Ou même être lié à un terme “przekuda” qui désignait la taquinerie ou l’homme taquin.
Kudelka Nom de famille polonais, dérivé de kudel (= tignasse).
Kugler Sans doute un fabricant ou un marchand de capuches (en ancien allemand kugel, mot formé sur le latin cuculla, de même sens).
Kuhn, Kühn Fréquent en Alsace, c’est un hypocoristique de Konrad (voir Kohn). Variantes et dérivés : Kuehn, Kuen, Kuene, Kuhne, Kuhnel, Kuhnen, Kuhner, Kuhni, Kuhnle, Kuhnlein (beaucoup de ces formes s’écrivant aussi avec ü).
Kuhry Nom porté en Alsace (67), rencontré aussi sous la forme Kuhri. C’est un diminutif de Kuhr, qui désigne un guetteur (sens du moyen-bas-allemand kure).
Kukuczka Nom polonais à rapprocher du mot “kukulka” (avec l barré), désignant le coucou (oiseau), lui-même représenté par les noms Kukula, Kukulka.
Kulinicz Sans doute un dérivé du nom de personne Kulin, attesté en Russie dès le XIIIe siècle, qui pourrait correspondre au prénom Nicolas (à envisager aussi le polonais “kula” = boule, balle). La finale -icz montre en principe qu’on a affaire à un nom polonais.
Kullmann En France, c’est dans la Moselle que le nom est le plus répandu. Variantes : Kulemann, Kulmann. Dans la plupart des cas, on a affaire à un ancien nom de personne (Cuoleman), qui selon plusieurs textes médiévaux est une variante de Conrad, Konrad, Kunrad (voir Conrard). Mais il faut noter le risque de confusion avec le nom voisin Kuhlmann, dérivé du moyen-bas-allemand “kule” (= creux, fosse, mine). Certains Kuhlmann peuvent être au départ des Kullmann et inversement. Autre problème : le nom Kollmann peut avoir le même sens que Kullmann (= Konrad), mais aussi désigner celui qui est originaire de Cologne (et donc il pourrait en être de même pour certains Kullmann !).
Kulp Variante probable de Kolb (voir ce nom).
Kultan Le nom semble surtout porté en Slovaquie. Il pourrait être d’origine turque et avoir le même sens que ‘sultan’.
Kunde Nom allemand rare en France (57, 68). Selon les spécialistes allemands, il faut y voir le moyen-haut-allemand “kunde”, désignant celui qui est connu, celui qui est originaire du pays.
Kundolf Nom porté en Moselle (variante Kundolff). Je ne vois rien de précis. Peut-être la déformation d’un nom de localité, par exemple Kaundorf (Luxembourg) ou Kuhndorf, Kühndorf (Allemagne).
Küng, Kung Nom porté en Alsace-Lorraine, désigne un roi, mais c’est évidemment un sobriquet (pour une tentative d’explication du sobriquet, voir Rey).
Kuntzel Dérivé de Kuntz, forme courte du prénom Konrad. Variantes : Kunzel, Kunzle (diminutif : Kunzli).
Kuntzmann Nom rencontré en Alsace et en Allemagne. Désigne, avec le suffixe -mann (= homme), celui qui appartient à la famille des Kuntz (Kuntz est une forme courte de Konrad).
Kupfer Nom allemand de métier : celui qui travaille le cuivre ou qui vend des objets en cuivre.
Kupferschmidt Le nom désigne en allemand un chaudronnier, un forgeron qui travaillait le cuivre.
Kupkzac Nom polonais dérivé de Kupiec, nom de famille assez répandu désignant un marchand (polonais “kupiec”).
Kurt Surtout porté en Moselle (variante : Kurth), c’est une forme courte du nom de personne germanique Konrad. Le nom Kurt peut aussi être d’origine turque. Dans ce cas, c’est un nom de personne signifiant “loup”.
Kury, Küry Surtout porté dans le Haut-Rhin (variante : Kuri), le nom est également présent dans le Doubs et en Suisse. Ce devrait être une forme germanisée de Curie (voir ce nom).
Kuryluk Porté en Pologne, c’est un diminutif de Kuryl, forme ukrainienne du prénom Cyril, Cyrille. Formes voisines : Kurylo, Kurylowicz.
Kurz Porté en Alsace (variante : Kurtz), c’est en principe un sobriquet désignant un homme petit (allemand “kurz” = court). À envisager aussi, dans certains cas, une forme de Kurt (= Konrad) avec génitif filiatif.
Kurzawski Nom polonais évoquant celui qui est originaire d’une localité appelée Kurzawa (nom d’un petit village non loin de Wroclaw). Le toponyme évoque un tourbillon de neige ou de poussière (“kurz”).
Kuschnick Ou Kuschnik. Nom slave rencontré notamment en Allemagne orientale. C’est un diminutif de Kusch, Kusche, lui-même hypocoristique de Jakusch (= Jacques), voire de Mikusch ou Nikusch (= Nicolas).
Kuss Nom porté en Alsace-Lorraine (57, 67). Aucune idée précise sur ce nom. Signalons quand même qu’en allemand le mot Kuss désigne un baiser.
Kustner Ou Küstner. Nom porté dans le Bas-Rhin. C’est une variante de Kistner, désignant un menuisier qui fabrique des meubles (dérivé de Kiste = coffre, caisse, bahut).
Kusz Nom polonais, forme avec aphérèse de Jakusz (= Jacques).
Kuttler Surtout porté dans le Haut-Rhin, le nom désigne en allemand un tripier.
Kuznetsov Dérivé du russe kuznets, qui désigne un forgeron.

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