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Noms commençant par L

La Duca-Lageiste
Lagel-Landreau
Landrin-Laseure
Lasgi-Lazzaroni
Le Baccon-Le Meur
Le Mevel-Le Youdec
Léa-Lehelloco
Lehérissier-Lescuyer
Lésébos-Lieffroy
Liégeard-Loisel

Loiseleur Désigne un oiseleur, au moyen âge celui qui attrapait les oiseaux avec un filet ou un piège. Le nom est surtout porté dans l’Eure et l’Eure-et-Loir. Formes voisines : Loiseleux (22, 35, 59), Loiselleux (02).
Loison Fréquent dans la Sarthe, c’est un sobriquet formé sur oison, désignant une personne naïve, qui se laisse facilement abuser. Dans le Pas-de-Calais, où le nom est également assez répandu, il désigne celui qui est originaire de l’une des deux communes appelées Loison dans ce département (signification : domaine de Lautius).
Loisy Désigne celui qui est originaire de Loisy, nom porté par de nombreuses localités de l’Est et du Nord-Est. C’est dans la Saône-et-Loire que le patronyme est le plus fréquent (une commune du département s’appelle Loisy), mais il est également très porté dans la Marne (deux communes : Loisy-en-Brie, Loisy-sur-Marne). Le toponyme se rencontre aussi dans l’Oise, la Meurthe-et-Moselle et les Ardennes. Il désigne un ancien domaine gallo-romain (suffixe -acum).
Loitière Surtout porté dans le Maine-et-Loire, désigne celui qui est originaire de la Loitière, nom de deux hameaux à Châtelais et à Landemont, dans le même département (autres hameaux à Mouzay, 37, et à Vernou-en-Sologne, 41).
Loizeau Variante de Loiseau (voir Loisel) portée en Vendée et en Poitou-Charentes. Variantes : Loizeaud, Loizeaux. Diminutifs : Loizelet, Loizillon. Variante bretonne ou normande : Loizel.
Loizemant Nom surtout porté dans la Somme, rencontré aussi sous la forme Loisemant. Il pourrait s’agir au départ d’une forme du type Loisemann, à rapprocher de l’allemand Losemann, Lossmann, qui signifie en principe celui qui appartient à la maison ou à la famille de Lois, Lowis (= Louis). Lossmann peut aussi signifier, selon Bahlow, celui qui est rusé comme un lynx. A noter, pour Loizemant, la définition de M.T. Morlet : le nom correspondrait à l’ancien français loisanment (= ce qui est permis), surnom donné à un homme oisif.
Lollia Assez répandu en Guadeloupe, c’est un nom de personne féminin latin, porté notamment par la femme de l’empereur Claude (le nom existait aussi sous la forme masculine Lollius, son étymologie est incertaine, peut-être lolium = ivraie).
Lombard Désigne au départ celui qui est originaire de Lombardie et, plus généralement, de l’Italie du Nord. Le nom semble avoir été aussi utilisé comme nom de baptême. Il a également pu désigner un marchand, un banquier, un usurier (professions souvent exercées par des Lombards). Il est surtout répandu dans le Sud-Est (13, 83). Variantes italiennes : Lombardo, Lombardi.
Lombart Variante de Lombard (voir ce nom) fréquente en Picardie.
Lombrage Rencontré dans le Cher, ce nom désigne certainement un lieu ombragé. Il s’agit donc d’un toponyme devenu patronyme.
Lomenech Originaire d’une localité portant le même nom. Il s’agit vraisemblablement de Locminé (Morbihan). Le toponyme est formé des racines lok (= lieu sacré) et menech (= moines).
Lominé Nom de famille breton désignant celui qui est originaire de Locminé (56). Sens du toponyme : lok (= lieu sacré) + menech (= moines).
Lominet Patronyme rare rencontré dans le Territoire de Belfort. Aucune idée, d’autant que l’origine géographique est incertaine. On pourrait certes envisager une variante du breton Lominé (voir ce nom), mais c’est quand même bien loin de la Franche-Comté !
Lommers Porté en Belgique et aux Pays-Bas, c’est un génitif de Lommer, Lommert, formes néerlandaises de Lombard (voir ce nom).
Lonca Le nom est porté dans les Hautes-Pyrénées, où l’on rencontre aussi la forme voisine Loncan. Il s’agit visiblement d’un toponyme, mais impossible de le situer avec certitude. A noter cependant un lieu-dit Lonque à Saint-Lary-Soulan (65).
Loncan, Loncán En France, le nom est porté dans les Hautes-Pyrénées. Il semble qu’il s’agisse d’un nom aragonais. Je n’en connais pas le sens.
Loncle Porté notamment en Bretagne (22) et dans le Nord, désigne dans une famille l’oncle, un moyen de distinguer ceux qui ont le même nom et le même prénom. Variante : Longle (59).
Londiche Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Il désigne celui qui est originaire de La Londiche, hameau de la commune du Brugeron (63).
Lonfat Le nom est porté en Suisse et en Haute-Savoie. Les formes médiévales les plus courantes étaient Unzat, ly onzat, Onczat, Honczat, Unczat. Par la suite, le nom s’est transformé, par agglutination de l’article, en Lunczat, Lunzat, Lonzat, Lonsat, avant de devenir Lonfat (variante Lomphat). Tout laisse donc supposer que la graphie Lonfat résulte d’une erreur de lecture d’un s (le s etle f avaient autrefois des graphies similaires). Reste à expliquer la forme originelle, ce qui n’est pas facile : peut-être celui qui a été oint. A noter que Unzat apparaît comme nom de personne en Hongrie au IXe siècle.
Long Surnom donné à un personnage long, autrement dit grand et mince, longiligne. En France, le nom est fréquent dans le Sud-Est (13, 83). Il est également très répandu en Grande-Bretagne.
Longchampt Rencontré dans l’Est, c’est une forme altérée de Longchamp, toponyme désignant un champ étendu en longueur. Désigne celui qui habite le lieu-dit Longchamp, ou est originaire d’une localité portant ce nom.
Longeard Surtout porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Longeart), le nom est également présent dans d’autres régions (71, 76). C’est en principe un surnom pour celui qui est long, grand.
Longeot Diminutif de Long (voir ce nom) surtout dans la Marne. Avec un autre suffixe : Longeon (43, 74).
Longépée Nom fréquent sur les bords de Loire (41, 44), qui désigne celui qui a une longue épée. Le mot épée est peut-être ici une métaphore désignant le sexe de l’homme. Variantes : Longépé (44, 85, 49), Longuépé, Longuépée, Longuépez, Longueppée, Longuespé (Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Ardennes). A noter que le surnom avait déjà été donné au Xe siècle à Guillaume Longue Epée, deuxième duc de Normandie.
Longequeue Nom surtout porté dans le Limousin. Il devrait désigner celui qui est originaire de Longequeue, hameau à Saint-Jean-Ligoure (87). Sens du toponyme : longue parcelle étroite. Variantes probables : Longeque, Longequel.
Longerna Le nom est trop rare pour qu’on puisse se prononcer sans connaître la région d’origine. Il semble italien, à moins qu’il ne s’agisse d’une contraction de Longerina, Longerinas, désignant celui qui est originaire du hameau de Longerinas à Meymac, dans la Corrèze.
Longevialle Le nom est surtout porté en Limousin (19, 23). Variante : Longevial. Forme ancienne : Longeviale. C’est un toponyme avec le sens de long hameau, long village. Un hameau porte ce nom à Saint-Agnant-près-Crocq (23).
Longin C’est dans le Lyonnais que le nom est le plus répandu. Il a également été porté dans le Berry. C’est un ancien nom de personne, en latin Longinus (diminutif de “longus” = long, grand). Il a été porté par le soldat romain qui perça de sa lance le flanc du Christ, puis par un évêque et par un martyr à Marseille. Variante corse ou italienne : Longini (diminutif : Longinotti).
Longmar Très rare et porté dans le Nord, devrait être une variante de Longuemare (voir ce nom).
Longnos Nom très rare qui devrait être une variante de Lognos (34), désignant celui qui est originaire du hameau de Lognos à Saint-Nazaire-de-Ladarez (34).
Longo, Longhi Nom italien ou corse. C’est un sobriquet désignant celui qui est grand, longiligne, utilisé aussi comme prénom médiéval.
Longoria Désigne celui qui est originaire de la localité du même nom, dans les Asturies.
Longrais Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine (également présent en Martinique), désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Longrais ou en est originaire. C’est le nom de nombreux hameaux dans l’Ouest. Le toponyme paraît correspondre à l’ancien français “longière” (mesure de terre).
Longret Porté dans le département du Nord, le nom s’écrit aussi Longré, Longrez. Formes voisines : Longrée (08), Longrais (35), Longraye (76). Tous ces noms devraient être des toponymes évoquant soit un long gué (gaulois “ritu” > roi, rai), soit un long sillon, une longue raie (et donc sans doute un long champ). À noter les communes de Longraye (14), Longré (16) et Longroy (76).
Longton Le nom est porté en Belgique, sa signifcation est bien obscure. On en est réduit à des hypothèses assez hasardeuses, par exemple le long ton, signifiant le long tonnerre, ou encore le long tom (le long tombeau !).
Longuein Nom rare rencontré dans la Somme et le département du Nord, variante de Longin. Deux possibilités : soit un sobriquet désignant une personne lente, paresseuse (picard et wallon: longin), soit un ancien nom de baptême rencontré autrefois en Wallonie, popularisé notamment par un saint qui passait pour guérir les enfants en retard de croissance (cf Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane).
Longuemare Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Longuemare (= la longue mare). C’est en Normandie que le nom est le plus répandu (76, 14), région où l’on trouve en effet de nombreux hameaux appelés la Longuemare. Il semble qu’en Picardie le patronyme se soit déformé en Longuemard, Longuemart.
Longuet Diminutif de Long (= celui qui est grand, peut-être aussi utilisé comme nom de personne) fréquent notamment en Normandie et en Picardie (76, 80), également présent dans le Centre (37). Variantes : Longet (70), Longuez (Lorraine).
Longueville Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Longueville. Le nom est surtout porté en Dordogne, mais aussi dans la Drôme et en Saône-et-Loire, on le rencontre également en Belgique. Le toponyme est très répandu dans toute la France, aussi bien sous cette forme que sous la variante Longeville (également portée comme nom de famille dans le Limousin). Signification : le domaine long, la ville longue (éventuellement la ville éloignée, le mot “long” ayant également ce sens au Moyen Âge).
Longy Le nom est surtout porté en Corrèze, mais on le rencontre aussi dans les Pyrénées-Atlantiques (variante : Longi). On peut penser à une forme occitane de Longin (voir ce nom), mais il semble qu’on ait plutôt affaire à un toponyme, en tout cas en Corrèze, où deux hameaux s’appellent Le Longy : à Champagnac-la-Noaille et à Millevaches. Sens possible : parcelle de terre longue et étroite. Un autre hameau s’appelle Le Longin à Saint-Julien-d’Armagnac (40), il pourrait expliquer la forme Longi dans le Sud-Ouest.
Lonlas Patronyme rare porté dans le Centre (45, 41). Aucune idée précise. Peut-être un ancien nom de lieu ?
Lonqueux Le nom est présent du Loir-et-Cher aux Yvelines, où l’on trouve aussi les formes Lonqueu et Lonqueue qui semblent des variantes. On peut se laisser entraîner par la finale -queue et y voir une forme contractée de longue queue (voir Longequeue). Mais c’est loin d’être une certitude.
Loock Hypocoristique néerlandais (flamand) du prénom Lodewijk (= Louis). Avec génitif de filiation : Loockx, Loeckx.
Loones Porté notamment dans le département du Nord, ce patronyme flamand est considéré (Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane) comme une aphérèse d’un ancien prénom formé à partir du latin Apollonius. Avec le même sens : Leune, Leunens, Leunis, Loonis.
Loosen Forme génitive du néerlandais Loos, surnom désignant une personne rusée. Loos est aussi en allemand un hypocoristique de Ludwig (= Louis). Enfin, c’est parfois un toponyme avec le sens de prairie marécageuse (germanique lauth).
Looten Patronyme néerlandais. C’est un génitif de filiation formé sur Loot, aphérèse de Lanselot, Lanseloot, nom de personne médiéval (voir Lancelot).
Lopard Porté dans la Nièvre (variante : Lopart), pourrait être le surnom d’un personnage moqueur (cf. l’ancien français lope = moquerie faite en remuant la langue, grimace). Autre possibilité : nom de personne (voir Llopart).
Lopergolo Très rare, ce nom italien est porté à la limite de la Basilicata et des Pouilles (province de Matera). C’est une agglutination de Lo Pergolo, à rapprocher de Pergola, toponyme (et nom de famille) rencontré dans diverses régions italiennes, qui désigne une treille (italien pergola, dont pergolo est une variante régionale).
Lopes Forme portugaise de Lopez (voir ce nom).
Lopez Nom castillan formé avec le suffixe filiatif -ez sur le nom de baptême Lope. Sauf erreur de ma part, Lope vient du latin lupus = loup, et j’avoue avoir du mal à comprendre le succès de ce nom en Espagne. Il s’agissait sans doute de s’approprier la force et le courage de cet animal redouté.
Lopin Le nom est porté dans le Finistère. Selon A. Deshayes (voir bibliographie), il peut signifier “lourdaud” en breton. Le même auteur précise cependant que le nom pourrait aussi être d’origine française (ancien français “lopin” = morceau, coup).
Lopvet Certainement l’équivalent du nom Louvet (= diminutif du prénom Loup, éventuellement “petit loup”), avec ajout d’un p étymologique (comme le b que l’on trouve dans Lefebvre). Le patronyme est surtout porté dans les Vosges. Il y a eu aussi des Loupvet dans les Vosges, et surtout dans le Doubs.
Lorange Outre la Guadeloupe où il est assez fréquent, le nom est porté en Lorraine (88, 54). On le rencontre aussi sous la forme Lorang (57, 68). Sens incertain. Peut-être l’équivalent de l’allemand Lothringen (= la Lorraine), ou alors une déformation du prénom Laurent.
Lorant Surtout porté en Bretagne, c’est une variante de Laurent (voir ce nom). Formes similaires : Lorand, Lorans. Diminutifs : Lorandel, Lorandeau, Lorandin, Lorantin (Ouest), Lorandon (Forez).
Lorcery Le nom est porté dans la Creuse, le Cher et l’Allier. Variantes : Lorcerie, Lorserie, Lorsery, Lorssery. Il semble que ce soit un dérivé de l’ancien français “orce” (= vase, cruche, pot), désignant une fabrique de vases.
Lorcy Fréquent dans le Morbihan, devrait désigner celui qui est originaire de Lorcy, nom d’une commune du Loiret.
Lordereau Porté surtout dans la région parisienne, semble un dérivé de l’adjectif ort, ord (= sale en ancien français), ou encore de ordiere (= ornière).
Lorderon Le nom est rare. Il pourrait venir d’Auvergne (63), mais ce n’est pas certain. Son sens est également très obscur. Peut-être un dérivé de l’ord, désignant une personne très sale (même famille que le mot ordure). Mais je n’en suis pas sûr du tout.
Lordonné Nom porté en Loire-Atlantique (Guérande). Sens incertain. Tous les sens actuels de l’adjectif ou du participe “ordonné” existaient déjà au Moyen-Âge, et il est difficile de faire un choix (celui qui a de l’ordre, qui a été nommé à un poste etc.). Le nom voisin Lordonnois, porté dans l’Yonne, correspond pour sa part à un hameau de la commune de Ligny-en-Châtel (89), le sens du toponyme m’étant inconnu.
Loré Le nom renvoie à Loré, nom d’une commune de l’Orne. Signification du toponyme : le domaine de Laurus ou Laurius, nom d’homme latin.
Loréal Porté dans le Morbihan, c’est un nom dont le sens m’est inconnu. M.-T. Morlet y voit celui qui habite à l’orée du bois.
Loreau Variante de Laureau (voir ce nom), le nom est porté en Bourgogne (71, 58) et dans la Loire-Atlantique. Formes similaires : Loraud (71), Lorault (50), Loraux, Loreaux (55, 08, 54), Loreaud (71), Loreaut (58), Lorel (61, 14, 80).
Lorec Le nom est porté dans le Morbihan. Variantes : Le Lorec, Le Lorrec. Selon A. Deshayes (voir bibliographie), c’est un surnom désignant celui qui porte des chausses (moyen breton “louzr”). L’auteur signale les formes anciennes Le Lozrec, Le Loezrec, qui justifient cette interprétation.
Lorent Variante du prénom Laurent surtout portée dans les Ardennes. Diminutif : Lorentin (37). Correspondent également à Laurent les formes Lorente et sans doute Loren (Espagne), Lorend (Morbihan), Loreng (Moselle, voir aussi Lorange), Lorens (Lot-et-Garonne), Lorento, Lorenti (Calabre, Corse). La forme Lorence, portée dans la Manche, devrait être un matronyme. Autres diminutifs : Lorenceau (37), Lorendeau, Lorendel (49, 35), Lorendeaux (08, 51).
Lorenz, Lorentz Variante du nom de baptême Laurent, portée en Allemagne et en Alsace-Lorraine. A noter que Lorenz se rencontre aussi en Béarn.
Lorenzini Diminutif de Lorenzo (Lorenzi), forme italienne du prénom Laurent. Autres dérivés : Lorenzato, Lorenzati, Lorenzatti, Lorenzelli, Lorenzetto, Lorenzetti, Lorenzino, Lorenzoli, Lorenzon, Lorenzone, Lorenzoni.
Loret Surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et dans l’Orne, c’est sans doute une variante de Lauret (voir ce nom). Autre possibilité : celui qui est originaire de Loré, dans l’Orne.
Lorette Nom fréquent en Lorraine. Variante : Lorrette. Faut-il y voir un rapport avec le pèlerinage de N.D. de Lorette en Italie ? Peut-être, mais il faut aussi savoir qu’en Lorraine la lorête est un vent très froid, qui a pu donner son nom à des lieux-dits. Enfin, il faut envisager une variante de Lauret, Laurette, diminutifs du nom de baptême Laur.
Lorge Le nom est notamment porté dans le Jura et dans la Somme. Variante : Lorges (62). Sans doute le surnom d’un producteur d’orge. A noter cependant que Orge est parfois un toponyme, nom par exemple d’une rivière dans les Yvelines (n’ayant rien à voir avec l’orge).
Lorgeoux Le nom est surtout porté dans le Morbihan. On trouve la forme Lorgeou (variante : Lorgeon) dans le Loiret. À moins d’imaginer un improbable rapport avec l’occitan “orjol” (= cruche), le nom devrait être lié à l’orge (terrain cultivé en orge ou surnom de producteur, de marchand). Les noms Lorgère (22) et Loregeray (56) évoquent un champ d’orge, tout comme Lorgerie (61, 53, 22), Lorgeril et Lorgery (76, 59). Il faut cependant préciser que le mot “orgerie” peut aussi désigner un marché aux grains.
Lorguilloux Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Lorgouillous, Lorgouilloux, Lorgoulloux, Lorguillous. Il correspond à l’adjectif ‘orgueilleux’, soit avec son sens actuel, soit avec celui de ‘fort, vaillant, vigoureux’, fréquent au Moyen Âge. Avec le même sens : Lorgueilleux (72)
Lorho Assez fréquent dans le Morbihan, c’est selon A. Deshayes un dérivé du vannetais lorc’h (= peur, frayeur, terreur), formé avec le suffixe -o caractéristique de cette région. On trouve dans les Côtes-d’Armor les noms Loro et Lorou qui pourraient avoir le même sens.
Loridan Le patronyme est surtout porté dans le département du Nord. Variantes : Loridans, Loridant, Leuridan, Leuridant, Leuridon. On trouve en Martinique et en Guadeloupe les formes Lorédan, Lorédon. C’est un prénom d’origine italienne (Loretano, Loredano) qui semble lié au culte de N-D de Lorette.
Lorie On rencontre le nom dans des régions très diverses : Drôme, Vendée, mais aussi Belgique. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la) Lorie, un toponyme dont le sens m’échappe (lieu où pousse le laurier ?). Dans la Drôme on trouve le hameau de Lorie à Crest. Dans l’Ouest, il existe beaucoup de hameaux La Lorie, en particulier dans la Mayenne. En Belgique, on optera plutôt pour une variante de Lory, Lorry ou encore Laury, termes correspondant à un ancien nom de domaine (Lauriacum, domaine de Laurus).
Lorient Le nom est surtout porté dans l’Indre. Variantes : Lorien, Laurien, Laurient, Laurian. C’est un nom de baptême, Laurien (latin Laurianus), popularisé par un saint, évêque et martyr à Séville. Rien à voir avec la ville de Lorient (chantier de constructions navales créé en 1664) ni avec l’Orient. Il y a certes des Lorient dans les Côtes-d’Armor, mais là-bas c’est une autre solution qu’il faut privilégier, un prénom popularisé par un certain Oriant, personnage de chansons de geste.
Loriette Surtout porté dans l’Aisne, ce patronyme de sens incertain pourrait être un diminutif de noms de baptême tels que Laur ou Laurent. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose un lieu où pousse le laurier.
Lorieul Surtout porté dans la Mayenne, le nom se rencontre aussi sous la forme Lorieux (49, 72). Il évoque le loriot (voir Loriot).
Lorig Nom porté en Moselle, où l’on trouve aussi la forme Lorich. Il devrait s’agir d’un hypocoristique de Lorenz (= Laurent). La Bretagne connaît pour sa part le nom Loric (56), diminutif de Lor, Laur, ancien nom de baptême (latin Laurus).
Loriol Désigne celui qui est originaire de Loriol, nom de deux communes de la Drôme et du Vaucluse et sans doute de plusieurs hameaux ou lieux-dits. Sens du toponyme : lieu où chante le loriot (latin aureolus), étymologie parfois controversée. Le patronyme Loriol est surtout présent dans l’Ardèche et le Doubs. Le nom peut aussi être un surnom métaphorique lié à l’oiseau (voir Oriol).
Loriot Le nom est présent un peu partout en France, et il est très fréquent. C’est un sobriquet correspondant à l’oiseau du même nom. Faut-il y voir un rapport avec le chant, avec la légèreté ou encore la couleur du plumage ? Impossible de le savoir de façon certaine.
Lorius Aujourd’hui en France, le nom, très rare, est surtout porté en Franche-Comté et en Savoie et semble venir de Suisse, où il est plus fréquent. On le rencontrait autrefois dans le Pas-de-Calais, avec comme variantes Lorio, Loriot, laissant supposer un surnom lié à l’oiseau. Mais il s’agit plus probablement de la forme latinisée d’un nom de personne, peut-être Lor, Laur (latin “Laurus”).
Lormeteau Désigne celui qui habite un lieu-dit l’Ormeteau (= le petit bois d’ormes). Le nom est surtout porté dans les Yvelines.
Lornac Nom surtout porté dans la Corrèze. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Deux hameaux ou lieux-dits corréziens s’appellent Lornac : l’un à Saint-Julien-le-Vendomois, l’autre à Perpezac-le-Noir (également : Chez Lornac à Saint-Pardoux-Corbier). La signification précise du toponyme m’est inconnue, mais il devrait s’agir d’un nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum > -ac). On trouve apparemment la même forme dans le village de Lornay (74).
Lornage Nom rencontré dans la région lyonnaise (42, 69). Semble une agglutination de l’Ornage, sans doute un toponyme que l’on trouve dans le Rhône (les Ornages, commune d’Aveize), et qui pourrait être un dérivé de l’ancien français orne (= rangée de vigne). Mais ce n’est qu’une hypothèse.
Lornier Nom rare rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais. Tout comme Lormier (76), il désigne un fabricant de harnais et de brides (appelés “lorains” en ancien français, le métier étant lui-même nommé “lorenier”, “loremier” ou “lormier”).
Loro Fréquent en Espagne, le nom renvoie au latin laurus (= laurier), soit comme nom de baptême (équivalent du français Laur), soit pour désigner un lieu où pousse le laurier, soit encore comme sobriquet pour une personne au teint bronzé (sens de l’adjectif “loro”).
Loron Nom porté du Vaucluse à la Haute-Saône, en passant par la région lyonnaise, où il est le plus fréquent. C’est un diminutif de Lor, variante du nom de baptême Laur (du latin Laurus).
Lorraine Assez rare, le nom se rencontre dans les Vosges et dans l’Aube, ainsi qu’à la Réunion. Désigne celui qui vient de Lorraine, tout comme le patronyme Lorrain (57, 88).
Lorre Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, le nom s’écrit aussi Le Lorre, Le Lore (44). Sens obscur, du moins pour moi. Le rapprochement avec le breton lorc’h (= orgueil, luxe) est-il possible ? Je n’en sais rien. La variante Laure (les deux formes apparaissent à Vallet, 44) évoque quant à elle un nom de baptême (variante de Laur, éventuellement matronyme). Reste à savoir laquelle des deux formes est la plus ancienne.
Lorret Nom surtout porté dans l’Oise (également 45, 77, 59). On trouve la forme Loret dans l’Ille-et-Vilaine et l’Orne. On peut y voir un lieu où pousse le laurier (ancien français lor), mais il s’agit plutôt d’un diminutif de Lor, Laur, ancien nom de baptême (latin Laurus).
Lortal Patronyme surtout présent dans l’Aveyron. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit l’Ortal (= le jardin). A noter les hameaux de l’Ortal à La Bastide-l’Évêque et du Mas de l’Ortal à Villefranche-de-Rouergue, dont pourraient provenir les porteurs du nom.
Lorthios Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais, rencontré aussi sous les formes Lorthioir, Lorthiois, Lorthioit, Lorthiors, Lorthioy, Lorthoir, Lorthois. C’est un toponyme désignant soit un lieu où poussent les orties, soit un ensemble de jardins (ancien français “hort”). À noter, dans la Somme, le village de l’Hortoy (Lortois sur la carte de Cassini), dans la commune de Lawarde-Mauger-l’Hortoy.
Lortria Nom très rare porté dans le Loir-et-Cher. Je n’en connais ni l’origine géographique, ni la signification.
Lorvo Nom porté dans le Morbihan, où l’on trouve aussi la forme Lorvol. Les deux noms sont à rapprocher de Lorvelec, Lorvellec (29). Il ne reste plus maintenant qu’à trouver leur signification ! A rapprocher éventuellement du breton lorc’h = orgueil, mais sous toute réserve.
Losfeld Le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Losfelt, Loosfeld, Loosfelt, Loosveld, Loosveldt, Loosvelt. On considère généralement qu’il a le sens de champ libre (libre de charges ou de droits seigneuriaux). À noter, en Belgique, la localité de Water Loosveld (Brabant flamand).
Losilla Nom de famille espagnol désignant celui qui est originaire de Losilla, nom de deux communes des provinces de Zamora et de Valencia. Signification probable : dérivé de losa (= pierre plate).
Losio Porté dans le Sud-Est ainsi qu’en Guadeloupe, c’est un nom italien fréquent en Lombardie. Sens incertain : peut-être celui qui est originaire de Osio, nom de deux communes lombardes (Osio Sotto et Osio Sopra) dans la province de Bergame. Autre possibilité : aphérèse de Aloisio, Alosio, l’une des formes italiennes du prénom Louis.
Loslier Nom essentiellement rencontré dans la Manche. Il s’agit sans doute d’une forme contractée de Loiselier, Loisellier, présent lui aussi en Normandie (76), et donc d’un marchand d’oiseaux, de volailles.
Loss Porté en Autriche et en Allemagne, présent aussi dans la Moselle, c’est un nom de sens incertain, tant les possibilités sont nombreuses. On peut penser au moyen-bas-allemand “los” (= libre), au moyen-haut-allemand “lose” (= truie), à une variante du mot Luchs (= lynx, au sens figuré rusé), ou encore à une forme courte des prénoms Niklaus (Nicolas) ou Ludwig (Louis). Le même problème se rencontre avec le nom Losse, porté en Belgique et dans le Nord.
Lossec, Loussec Nom breton. Diminutif formé avec le suffixe -ec sur le mot lous, qui signifie blaireau. Un sobriquet en principe peu flatteur.
Lossois Nom rencontré en Bretagne et en Normandie. Il pourrait s’agir d’une déformation de Lossouarn, vieux nom de personne breton formé de deux racines évoquant le combat, la guerre : loes = expulsion, action de chasser, et hoiarn = fer (donc épée, et par métonymie guerrier).
Losson Le nom est porté dans la Moselle et le Nord-Pas-de-Calais, ainsi qu’en Belgique. Son sens est incertain. On peut penser à un diminutif de “losse”, terme attesté sous diverses formes dans ces régions avec le sens de “vaurien”, mais rien ne dit que la forme d’origine ne soit pas “l’osson”.
Lostanlen Patronyme porté dans le Finistère. C’est au départ un toponyme signifiant “l’extrémité de l’étang” (lost = bout + lenn = étang). Plusieurs hameaux portent ce nom ou un nom voisin, tous dans le Finistère (communes de Guiclan, Plougourvest, Plozévet, Brest).
Loste Voir Lhoste pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Sud-Ouest (64, 65, 24).
Losurdo Nom italien originaire des Pouilles. Il correspond au terme dialectal “surdo”, variante de “sordo”, qui désigne un sourd. Variantes : Surdo, Lo Surdo (également porté à la limite de la Calabre et de la Sicile).
Lot Le patronyme est porté dans diverses régions. Dans le Sud-Ouest, en particulier dans le Lot, il renvoie certainement à la rivière du même nom. Ailleurs, c’est le plus souvent une variante de Loth (fréquent en Alsace-Lorraine), un nom pour lequel plusieurs solutions sont possibles : soit une forme courte de Lothar (Lothaire), soit l’anthroponyme biblique Loth, soit encore un toponyme (nom de diverses localités).
Lota Le nom est porté en Corse, où il devrait désigner celui qui est originaire de San-Martino-di-Lota (2B). On le trouve parfois en Espagne et en Italie, mais il y est beaucoup plus rare. Sens du toponyme : sans doute terrain boueux, marécage (latin lutum).
Lôtelier Porté dans l’Ille-et-Vilaine, le nom se rencontre aussi sous la forme Lotellier (50, 80). Forme agglutinée de ‘l’hôtelier’, il désigne sans doute un aubergiste (sens attesté au XIIIe siècle). Autres formes : Lhôtelier, Lhotellier (35, 76, 78, 60), Lhottelier (02), Lhottellier (60), Lhoutellier (53), Lhostellier (22), Louteillier, Loutelier, Loutellier (72), Lotillier, Lottilier, Lottillier (62).
Loth Porté en Alsace-Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est sans doute un nom de personne germanique formé sur la racine hlod (= louange), éventuellement hypocoristique de Lothar (= Lothaire). Autre possibilité : un toponyme rencontré parfois en Allemagne. Le rapport avec le personnage biblique de Loth semble moisn probable.
Lotiron Nom surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Variante : Lothiron. Il devrait s’agir d’un diminutif du nom de personne germanique Lothier (voir Lautier).
Lotocki Nom polonais dans lequel le L initial se prononce à peu près comme un w. Sens incertain : pourrait désigner celui qui est originaire d’un village lithuanien appelé Lotoki (même prononciation du L). Source : William F. Hoffman, Polish Surnames.
Lotodé Le nom est porté dans le Morbihan au moins depuis le XVIe siècle, je n’en sais hélas guère plus.
Loton Le nom est surtout porté dans la Manche, on le rencontre aussi dans l’Ille-et-Vilaine. Variantes : Lothon, Lotton. Il s’agit d’une forme des noms de personnes germaniques Oton, Othon, avec agglutination de l’article (le nom Othon est fréquent en Normandie). Voir Oton pour plus de précisions.
Lottier C’est dans les Alpes-Maritimes que le nom est le plus fréquent. Il correspond visiblement à l’italien Lottieri, dont je ne connais hélas pas la signification (sans doute un nom de personne d’origine germanique, équivalent du français Lautier).
Lottin Hypocoristique d’un nom de baptême, mais difficile de savoir lequel : on a le choix entre Charlot, Gillot (diminutifs de Charles et de Gilles) et le nom germanique Lothaire. À envisager aussi le nom de personne germanique Ottin précédé d’un article. Le nom est fréquent dans la Somme (également 53, 76). Variante : Lotin (59).
Louail Nom porté en Bretagne (22, 56). Apparemment une variante du français Loyal (= loyal, de bonne foi).
Louaisil Porté dans la Mayenne et l’Ille-et-Vilaine, le nom s’écrit aussi Louaizil, Loisil. Il correspond en principe au mot “oisil” qui désignait l’osier en ancien français, et pourrait être un toponyme : un hameau s’appelle Loisil à Coësmes (35).
Louandre La plupart des mentions anciennes situent le nom dans la Somme et la Haute-Saône. Sens incertain. Peut-être une déformation du prénom Léandre (voir Leandri).
Louâpre Porté dans l’Ille-et-Vilaine, le nom est présent à Amanlis (35) au XVIe siècle. Sens obscur. Peut-être un toponyme, mais je ne vois rien qui ressemble, sinon la commune de Louâtre (02).
Louat C’est dans la Loire que le nom est le plus répandu. Il est également présent dans le Centre (18, 45). Il semble qu’on ait affaire au participe passé du verbe “louer” avec, au Moyen Âge comme aujourd’hui, deux sens possibles : soit celui est honoré, soit celui qui se loue (on pensera notamment à un domestique ou à un mercenaire). Cependant, certaines mentions anciennes dans l’Isère (de Louat, du Louat) semblent montrer qu’on a affaire à un toponyme : dans ce cas, on pensera plutôt à un lieu boueux (latin lutum = boue).
Louault C’est dans l’Indre-et-Loire que le nom a toujours été le plus répandu. Il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Hlodwald selon M.-T. Morlet (hlod = louange, renommée, gloire + waldan = gouverner). Le même nom a donné Clodoaldus (à l’origine de Saint-Cloud). C’est sans doute lui aussi qu’on retrouve dans l’italien Lualdi (Lombardie).
Louazé Porté dans la Sarthe au moins depuis le XVIIe siècle, c’est une variante de Loizé, sans doute un nom de localité : un hameau s’appelle Loisé à Mortagne, dans l’Orne (à noter aussi les communes de Loisey dans la Meuse et de Loizé dans les Deux-Sèvres).
Loubar Nom arabe pour lequel je n’ai aucune explication.
Loubaresse Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme et le Cantal. On le rencontre sous la forme Loubarèche dans la Haute-Loire. C’est un toponyme désignant un lieu fréquenté par les loups. Deux communes de l’Ardèche et du Cantal s’appellent Loubaresse, ainsi que divers lieux-dits.
Loubatières Le nom est surtout porté dans le Tarn-et-Garonne et l’Aveyron (également 47, 30, 34). Variante : Loubatière (30, 47). C’est un toponyme désignant un lieu fréquenté par les loups. De très nombreux hameaux, bois ou lieux-dits s’appellent (la) Loubatière ou Loubatières, en particulier dans l’Aveyron. Avec le même sens : Loubatères (32), Loubatery, et sans doute aussi Loubatié et Loubatier, pour lesquels le sens de “louvetier” est également possible.
Loubaud Diminutif de “loup” ou plutôt du prénom Loup, le nom est surtout porté en Provence (13, 84). Formes voisines : Loubau, Loubaut (33, 40), Loubeau (79, 86).
Loubert Relativement rare et assez dispersé en France, c’est un nom de personne d’origine germanique, Hlodberht (hlod = renommée + berht = brillant).
Loubes Nom surtout porté dans l’Aude (également 40, 34). Désigne celui qui habite un lieu-dit Loubes, toponyme évoquant un lieu fréquenté par les loups (par la louve).
Loubet Dérivé de Loup, qu’il faut peut-être considérer comme un nom de baptême (popularisé par plusieurs saints). A noter cependant que Loubet est un toponyme fréquent en pays occitan (lieu fréquenté par les loups). C’est dans le Sud-Ouest que le nom de famille est le plus répandu (09, 31, 81).
Loubinoux Nom assez rare rencontré en Auvergne. Semble un diminutif de Loubin, trouvé dans le Cantal. Ce dernier nom est soit une variante du nom de baptême Lubin, soit un diminutif de Loup (utilisé lui aussi comme nom de baptême). Quelle que soit l’origine, dans l’esprit des gens le nom devait avoir un rapport avec le loup. Il peut d’ailleurs s’agir aussi d’un toponyme.
Loublier Nom assez rare, porté notamment dans l’Eure-et-Loire et l’Orne, ainsi que dans l’Aisne. Il devrait désigner un marchand d’oublies (pâtisseries, le terme ayant initialement eu le sens d’hostie). Porté dans le Sud-Ouest, le nom Loublié pourrait avoir le même sens (occitan “oblia” = oublie).
Loubriat Le nom est surtout porté en Corrèze. Il paraît désigner celui qui est originaire de Loubriat, hameau à Lubersac (19).
Loubrieu Le nom est rare. Il pourrait venir du Massif Central, et semble être une variante occitane de Louvrier (= l’ouvrier, nom qui désignait au moyen âge un artisan).
Louçao Nom portugais qui signifie gentil, élégant, galant (portugais loução).
Louchard Surnom probable d’un homme qui louche, le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme. Variante : Louchart. Avec le même sens : Loucheur, Loucheut, Loucheux (59), et sans doute Louchet, Louchez (62, 80).
Loucq Rare, le nom est porté dans le département du Nord. Variante : Louck. Avec génitif de filiation : Louckx. C’est un hypocoristique du prénom néerlandais Lodewijk (= Louis). On le rencontre plus fréquemment sous la forme Loock.
Loudet Le nom est surtout porté en Gascogne, mais on le rencontre aussi dans la Drôme. Dans tous les cas, il semble désigner celui qui est originaire de Loudet, nom d’une commune de la Haute-Garonne et de plusieurs hameaux : à Espeluche (26), à Barinque et à Serres-Morlaàs (64), à Puylausic, Mauvezin, Polastron, Sabaillan (32), ainsi que dans la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne. Signification probable : lieu boueux (occitan loda = vase, boue, du latin lutum).
Loudières Désigne celui qui est originaire de Loudières, nom de deux hameaux du Cantal, à Montchamp et à Celoux, ou encore de la Loudière à Saint-Étienne-de-Maurs (15). On trouve aussi le nom de famille Loudière, mais surtout en Normandie (14). Dans cette région, divers hameaux s’appelle la Loudière, au Chefresne et à Guilberville (50), ou encore à Gandelain (61). Signification : le domaine de Lodier ou Loudier (voir Lodier) ou, en pays occitan, terrain bourbeux (occitan loda = limon, boue). La forme normande Loudière peut aussi être un matronyme.
Loudoueineix Nom rare originaire du Limousin. Un hameau s’appelle Loudoueineix à Faux-la-Montagne (23), et semble avoir donné naissance au patronyme. Signification incertaine.
Louerat Surtout porté en Loire-Atlantique, c’est une variante de Loirat (voir ce nom).
Louet Fréquent dans le Finistère, désigne en breton celui qui a les cheveux grisonnants (“loued”). Variantes : Le Louet, Le Louette (22).
Louette Nom porté dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais, également présent en Belgique, où il est attesté comme prénom au Moyen Âge sous la forme Lowette. Il semble s’agir d’un diminutif de Louis. À noter cependant que Louette est aussi un toponyme, nom de deux localités de la province de Namur. Enfin, “louette” peut être une déformation du mot “alouette” (compris comme “la louette”).
Louge Nom porté dans le Sud-Ouest (31, 64). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Louge : c’est le nom d’une rivière et d’un hameau de la Haute-Garonne (commune de Benque). Etymologie obscure.
Louin Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine, c’est un nom de personne d’origine germanique, Hlodowin (hlod = louange, renommée + win = ami). Diminutifs : Louineau (85, 49), Louinet (23, 52, 10), Louinnet (23). Le nom peut aussi désigner celui qui est originaire de Louin, commune des Deux-Sèvres.
Louineau Patronyme fréquent en Vendée. C’est un diminutif de Louin, nom de personne d’origine germanique, Hlodowin (hlod = renommée + win = ami).
Louis Nom de personne d’origine germanique, Hlodowig (hlodo = renommée + wig = combat). Chez les Mérovingiens, la forme équivalente était Chlodowic, qui a donné Clovis. Très répandu dans toute la France, le patronyme est particulièrement répandu en Lorraine (54, 88).
Louisada, Luisada Nom porté par des juifs tunisiens originaires du Portugal : Louisada correspond à la localité portugaise de Lousada, dans la province de Minho. Un Isaac Lévi Louizada est présent à Tunis en 1672, arrivant de Livourne (source : les Juifs de l’Afrique du Nord, voir bibliographie).
Louise-Alexandrine Louise est un nom de baptême qui a été fréquemment donné aux esclaves ou anciennes esclaves dans les colonies, notamment à la Réunion et en Martinique. Dans ce dernier département, il a été parfois utilisé en composition, ce qui est le cas pour Louise-Alexandrine. Autres noms composés : Louise-Adèle, Louise-Ambroisine, Louise-Marguerite, Louise-Rose.
Louisiot Hypocoristique de Louis (voir ce nom) formé à l’aide du suffixe -iot.
Louis-Joseph C’est à la Martinique que le nom est le plus répandu. Ce département regorge de prénoms composés à partir de Louis, devenus ensuite noms de famille : Louis-Abraham, Louis-Achille, Louis-Aimée, Louis-Alexandre, Louis-Alexis, Louis-Alfred, Louis-Amédée, Louis-André, Louis-Arcène, Louis-Charles, Louis-Charlotte, Louis-Coralie, Louis-Désir-Elisa, Louis-Edouard, Louis-Elizabeth, Louis-Ernest, Louis-Etienne, Louis-Eugène, Louis-Ferdinand, Louis-Fernand, Louis-François, Louis-Henri, Louis-Jean, Louis-Joseph-Dogue, Louis-Justine, Louis-Laurent, Louis-Léopold, Louis-Lise, Louis-Louisy, Louis-Marie, Louis-Michel, Louis-Mirtile, Louis-Mondésir, Louis-Octave, Louis-Philippe, Loui-Régis, Louis-Rose, Louis-Sébastien, Louis-Servais, Louis-Sidney, Louis-Stanislas, Louis-Théramène, Louis-Thérèse, Louis-Zabeth.
Louison Diminutif de Louis ou de Louise (voir Louis) porté dans la Loire et dans les D.O.M (971, 972). Variante pour le féminin : Louisonne (972).
Louit Porté dans le Sud-Ouest, désigne celui qui est originaire de Louit, commune des Hautes-Pyrénées, également nom de hameaux à Couloumé-Mondébat (32) et à Sombrun (65). Le sens du toponyme (“Loit” en 1283 pour la commune des Hautes-Pyrénées) est incertain. Peut-être un lieu boueux (gascon “lout”), mais le village est situé sur une hauteur. À noter le nom de famille composé Louit Bonhomme de Montaigut, porté dans la même région.
Loulier Le nom est surtout porté dans l’Ardèche et la Vienne, département où on trouve la variante Loullier. Il devrait désigner un potier (ancien français et occitan “olier”), mais le sens de marchand d’huile (également “olier” en ancien français) ne peut être totalement éliminé.
Lounis Egalement Lounas, Lounes. C’est un nom de personne berbère (Lewnas) qui signifie “compagnon”.
Loupart Nom rare surtout porté en Belgique et dans le Nord, qui devrait désigner un personnage grognon, grimaçant (ancien français lope = grimace). Variantes : Lopard, Loppart (deux noms portés notamment dans la Nièvre). Autre solution : le wallon loûpâr (= sournois), solution proposée par le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane.
Loupforest Porté dans l’Ain, le nom peut aussi s’écrire Loupforêt. Autres formes : Loup dit Forest, Loup dit Forey, Loup-Forest. Ces trois dernières formes montrent clairement qu’on a affaire à un nom composé. Loup est ici un possible surnom lié à l’animal, mais on pensera plutôt à un prénom (penser à saint Loup). Ce nom composé est attesté à Pont-de-Veyle (01) depuis le début du XVIIe siècle.
Louprou Nom porté dans le Périgord (variante : Leprou). Voir Leproux pour le sens.
Loupy C’est dans la Mayenne que le nom est le plus répandu, on le trouve aussi à la Réunion. On rencontrait aussi autrefois beaucoup de Loupy en Lorraine, où ils désignent celui qui est originaire de Louppy, nom de deux communes de la Meuse. Quant aux Loupy de la Mayenne, leur nom renvoie certainement aussi à un toponyme, mais je ne trouve rien qui corresponde (peut-être Loupfougères, où le nom de famille est attesté depuis le XVIIe siècle). Seule une recherche généalogique permettra de dire d’où viennent les Loupy réunionnais. Voir aussi Deloupy.
Louradoux Le nom est surtout porté dans le Lot. Variante : Louradou. Tout comme Louradour, nom assez courant en Corrèze, il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit l’Ouradou ou l’Ouradour, toponyme fréquent évoquant la présence d’un oratoire.
Lourdel Porté en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Lourdelle), désigne en ancien français un lourdaud, un niais. Avec le même sens : Lourdeau, Lourdeaux (51, 62), Lourdault (86, 02, 62), Lourdaut (02), Lourdaux (59). Diminutif : Lourdelet 77, 02).
Lourdez Variante de Lourdet, diminutif de l’adjectif “lourd” (= lourdaud), rencontrée surtout dans l’Aisne.
Lourdin Porté notamment dans l’Allier, l’Ardèche et la Seine-et-Marne, le nom est attesté en ancien français avec le sens de “lourdaud”. Variante : Lourdain.
Lourdou Le nom est surtout porté dans l’Hérault. Faut-il y voir un diminutif de l’adjectif occitan “lord” (= sale, laid, vilain) ? Peut-être, mais ce genre de sobriquet est rare dans les noms de famille languedociens. On préfèrera un toponyme “l’Ourdou”, forme contractée de “l’Ouradou” (= l’oratoire), nom de deux hameaux dans le Cantal.
Lourette Porté notamment en Seine-Maritime, c’est une autre forme de Laurette, sans doute un matronyme (voir Lauret pour le sens).
Louro Patronyme portugais, surnom donné à celui qui a les cheveux châtain clair, tirant sur le blond (portugais louro).
Loury Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et dans l’Yonne. Dans la majorité des cas c’est une agglutination de l’Oury (voir Oury). Il peut aussi s’agir de celui qui est originaire d’une localité appelée Loury (nom d’une commune du Loiret).
Louski Nom porté par des Juifs séfarades marocains. Il désignerait celui qui est originaire de Huesca, en Espagne (capitale de la province de Huesca, en Aragon). Variantes : Lousky, Lousqui. Source : Maurice Eisenbeth, “les Juifs d’Afrique du Nord”.
Loussert Le nom est surtout porté dans le Cantal. Variante : Lussert. Sens obscur, du moins pour moi. À envisager éventuellement une forme “lou sert”, le mot “sert” désignant un essart. Un hameau s’appelle “le Sert” à Saint-Saury (15).
Loussier Nom rare porté dans le Maine-et-Loire. Variante : Leussier. Sans doute une agglutination de l’oussier, l’eussier, qui devait désigner un fabricant de bottes (ancien française hose, devenu heusse au XIVe siècle). Autre possibilité : un fabricant de couvertures ou de caparaçons (ancien français : housse). Autre variante : Lousier (autrefois 49, 72).
Loussouarn Surtout porté dans le Finistère (variante : Lossouarn), c’est un vieux nom de personne breton formé de deux racines évoquant le combat, la guerre : loes = expulsion, action de chasser, et hoiarn = fer (donc épée, et par métonymie guerrier).
Loustal, Loustau Nom porté en pays gascon. Signifie l’ostal, nom qui désigne la maison de l’hôte, autrement dit l’auberge, mais aussi une grande demeure. Autres variantes : Lousteau, et sans doute aussi Loustaud, Lousteaud (Limousin, Périgord).
Loustaunau Nom surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Il signifie “l’auberge neuve” (éventuellement la maison neuve), et fait partie des nombreux noms de maisons devenus noms de famille dans cette région. Variantes : Loustauneau, Loustaunou. En composition : Loustaunau-Lasserre, Loustaunau-Bergeret, Loustaunau-Math.
Louvain Nom porté dans l’Aisne et dans l’Oise. Désigne celui qui est originaire de Louvain, en Belgique, pas très loin de Bruxelles. Sens du toponyme : peut-être du bas-allemand loo (colline boisée) + veen (= marécage), mais aucune étymologie ne s’impose vraiment de façon certaine.
Louvel Diminutif de Loup, soit comme surnom, soit comme nom de baptême. C’est en Normandie et dans l’Ille-et-Vilaine que le nom est le plus répandu. Formes voisines : Louveau (53), Louvau, Louvault, Louveaux.
Louvencourt Nom surtout porté dans la Sarthe. Variantes : Louvencour, Louvancour, Louvancourt (41, 28). Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Il semble s’agir de la commune de Louvencourt, dans la Somme. Sens du toponyme : le domaine (court) de Lupanus, nom d’homme latin dérivé de Lupus (= loup).
Louvent Porté notamment dans la Haute-Marne, le nom s’est aussi écrit Louvant (Lorraine, Champagne, Franche-Comté). C’est un nom de personne (latin Lupentius, sans doute dérivé de “lupus” = loup) popularisé par un saint originaire du Gévaudan, abbé près de Mende, qui aurait été martyrisé à la fin du VIe siècle en Champagne. Il a donné son nom à la commune de Doulevant-le-Château (52) et à celle de Châtelraould-Saint-Louvent (51).
Louvet Diminutif de Loup, sans doute considéré comme nom de baptême (saint Loup fut évêque de Troyes et arrêta l’avance d’Attila en 451). Le nom Louvet est très fréquent en Picardie. Variantes : Louvetz et Louvez.
Louvier Le nom peut désigner un louvetier (ancien français “louvier”) ou celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée (cf. la commune de Louviers, dans l’Eure). C’est dans la Haute-Savoie qu’il y a le plus de Louvier, mais le nom est également bien représenté dans l’Aisne. Variante : Louviers (83, 71). Formes voisines (toponymes désignant un lieu fréquenté par les loups) : Louvière (50), Louvières.
Louvignes Nom rare porté dans le Tarn. Il devrait désigner celui qui est originaire de Louvignes, hameau à Lisle-sur-Tarn (81), ou encore de Louvigne, à Salvagnac (81). Plus courant, le nom Louvigné désigne celui qui est originaire de l’une des trois communes de l’Ille-et-Vilaine ainsi appelées. Enfin, Louvigny, surtout porté en Normandie (27, 61) renvoie à l’une des nombreuses localités portant ce nom, communes ou hameaux.
Louvigny Surtout porté dans l’Eure et dans l’Orne, désigne celui qui est originaire de Louvigny, nom de plusieurs hameaux et communes (on pensera notamment à deux communes de la Sarthe et du Calvados). Sens du toponyme : le domaine (suffixe -acum) de Lupinius, nom d’homme latin dérivé de lupus (= le loup). On trouve avec la même signification le nom Louvigné (35, 72, 64), qui renvoie lui aussi à plusieurs localités, notamment dans l’Ille-et-Vilaine.
Louviot Porté en Lorraine (54, 55, 88), c’est un diminutif de Loup, sans doute comme nom de baptême. Formes voisines : Louviau, Louvieau, Louvieaux (08, 59, 88).
Lovat Les plus anciennes mentions en France situent le nom dans l’Isère. Sens incertain, mais il devrait s’agir d’un toponyme, si on en croit la forme “de Lovat”, rencontrée au XVe siècle. Un hameau s’appelle Lovat à Lescheraines (73). Un rapport avec le loup semble à retenir, comme dans l’italien Lovato. D’ailleurs, il faut signaler que le nom de famille Lovat est également porté en Italie (Vénétie).
Lovato, Lovati Patronyme italien, diminutif de Lupo, Lupi (= loup, utilisé comme nom de baptême).
Lovera Nom porté en Italie et en Espagne. Toponyme désignant un lieu fréquenté par les loups.
Loverini Porté en Corse, c’est un diminutif formé sans doute sur Lovera, nom de famille et toponyme équivalent du français “louvière” (lieu fréquenté par les loups).
Lowe Rencontré aussi sous la forme Low, ce nom est souvent une anglicisation du français (le)Leu (= le loup, sobriquet). Il peut aussi s’agir d’un toponyme avec le sens de colline (ancien anglais hlaw). Troisième possibilité : surnom donné à un homme petit (moyen anglais lah, ancien scandinave lágr).
Lowinski Patronyme polonais à rattacher peut-être au verbe lowic (= chasser). Ou alors celui qui est originaire d’une localité ayant un nom très proche, par exemple Lowinek.
Loyard Patronyme rare aujourd’hui, rencontré dans le Cher et les Côtes-d’Armor. Les solutions sont tellement nombreuses qu’il me semble impossible de trouver la bonne. Soit il s’agit d’un dérivé de “loi”, surnom donné à un homme de loi ou à un chicanier, soit on a affaire à une agglutination de “l’oyard”, celui qui vend des oies, ou encore celui qui écoute (du verbe ouïr). Soit enfin il peut s’agir d’un éventuel nom de personne d’origine germanique, *Hlodhard (hlod = louange, renommée + hard = dur).
Loyer Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor, la Somme et le Nord. Deux possibilités, toutes deux acceptables : soit un gardeur d’oies (l’oyer), soit un nom de personne d’origine germanique, Hlodhari (hlod = louange + hari = armée). Variantes : Loyez (62, 90, 02), Loyets (59).
Loys Variante de Louis, portée dans l’Aisne et dans le Nord.
Lozac’h, Lozach Nom breton, ozhac’h, qui désigne le père de famille, le chef de famille.
Lozano Nom de famille fréquent en Espagne. Correspond à l’ancien castillan loçano (= splendide, élégant, également hautain, fier), lui-même issu du latin lautianus.
Loze Nom porté dans l’Ariège (également 31, 33). C’est un toponyme évoquant une grande pierre plate, souvent un dolmen. A noter des hameaux à Saint-Michel et à Pailhès (09), ou encore à Milhas (31). On trouve en Normandie la forme avec accent Lozé (variantes ou fomes voisines : Lozay, Lozey), qui semble évoquer un nom de domaine gallo-romain (le domaine de Lautius, étymologie proposée par E. Nègre pour la commune de Lozay, 17).
Lozier Le nom désigne un lieu où pousse l’osier. On le rencontre notamment dans l’Ain, la Seine-Maritime et la Loire-Atlantique, il était porté aussi autrefois dans la Somme. Variantes ou formes voisines : Lozière (60), Lozié (62). Voir aussi Delosières.
Lozin Nom rare porté dans la Marne et les Ardennes. Pourrait correspondre au flamand loos (= rusé), mais ce n’est qu’une timide hypothèse.


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