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Noms commençant par L

La Duca-Lageiste
Lagel-Landriau
Landrin-Laseure
Lasgi-Lazzaroni
Le Baccon-Le Meur
Le Mevel-Le Youdec
Léa-Lehelloco
Lehérissier-Lescuyer
Lésébos-Lieffroy
Liégeard-Loisel


Lagel Porté dans le Bas-Rhin, paraît correspondre au mot allemand “Lägel”, avec le sens de tonnelet, petit récipient. A noter cependant que, d’après certains actes, Lagel apparaît parfois comme une variante de Laugel (voir ce nom).
Lagenèbre Porté en Dordogne (également 47, 33), désigne celui qui habite un lieu-dit la Genèbre ou en est originaire. Signification : lieu où pousse le genévrier. Quatorze hameaux s’appellent la Genèbre en Dordogne, département où l’on trouve aussi le nom de famille Genèbre (variante : Ginèbre).
Laget C’est dans la Lozère et le Gard que le nom est le plus répandu. Sens incertain. Peut-être un toponyme, dans la mesure où un hameau s’appelle le Laget à Cros (30). Un diminutif de l’adjectif occitan “lag” (= laid) semble à écarter.
Lagier Variante de Laugier (voir ce nom) fréquente dans le Sud-Est.
Lagisquet Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantique, où deux hameaux ou fermes s’appellent Lagisquet : à Bérenx et Castagnède. Sens probable : la maison, la ferme de Gisquet (voir ce nom). Le philologue Simin Palay proposait dans son dictionnaire un mot “l’agisquet” (= l’agité), qui semble peu probable.
Lagneau Le nom renvoie bien sûr à l’agneau (voir Agnel pour le sens). Il est surtout porté en Saône-et-Loire et dans le Nord. Variantes ou formes voisines : Lagnaud, Lagneaud (87, 23), Lagnaux (71, 80), Lagneaux (02, 62), Lagnel (76, 13), Lagniau, Lagniaux (62, 59, 85).
Lagnien Nom porté dans le Jura, dont n’a que très peu de mentions anciennes. Sous réserve de confirmation par la généalogie, il pourrait s’agir d’une déformation de Lagnieu, Lagnieux (également Lagneu, Lagneux), désignant celui qui est originaire de Lagnieu, commune de l’Ain (sachant cependant que celle-ci est beaucoup plus proche de l’Isère que du Jura). Sens du toponyme : le domaine de Latinus, nom d’homme latin.
Lagnier C’est dans les Ardennes que le nom est le plus répandu. Variante : Lagnez, Lagniez (62, 80). Il devrait s’agir d’une forme picarde ou wallonne de Lanier, ouvrier qui travaille la laine, mais il y a d’autres solutions possibles : l’ancien français laignier (= coupe de bois, surnom éventuel d’un bûcheron), ou encore, toujours en ancien français, le mot lanier, laignier (= sorte de faucon).
Lagny Porté notamment dans l’Aisne (variante : Lagnie) et les Ardennes, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Lagny. C’est le nom de trois communes (deux dans l’Oise, une dans la Seine-et-Marne). Signification probable du toponyme : le domaine de Latinius, nom d’homme latin.
Lagorce Fréquent en Périgord et en Limousin, désigne celui qui habite un lieu-dit la Gorce, la Gorse. Signification : haie autour d’un champ, buisson épais. Variantes : Lagorse, Lagorsse, Lagorces.
Lagouarde Une des formes gasconnes de Lagarde (= tour de guet, forteresse). Diminutifs : Lagouardette, Lagoardette, Lagouardille. Tous ces noms sont surtout portés dans les Pyrénées-Atlantiques.
Lagouche Porté notamment dans le département du Nord (également 02, 50), devrait être une variante de Lagouge (59, 14), surnom donné à l’utilisateur d’une gouge (sans doute un menuisier).
Lagoutte Fréquent dans la Saône-et-Loire et la région lyonnaise, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Goutte, toponyme évoquant une source.
Lagrange Le mot grange, en toponymie, a un sens bien particulier. Il désigne en effet une ferme, généralement fortifiée. Le patronyme Lagrange représente soit celui qui exploitait une grange, soit une personne originaire de l’un des nombreux lieux portant ce nom.
Lagrava Equivalent espagnol du français Lagrave, fréquent dans le Sud-Ouest. C’est un toponyme désignant un lieu caillouteux (une commune du Tarn s’appelle Lagrave). Le patronyme Lagrava se rencontre dans la vallée d’Hecho, non loin du col du Somport.
Lagravère Porté dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne, désigne celui qui habite un lieu-dit Lagravère, la Gravère, ou qui en est originaire. Signification : terrain caillouteux ou sablonneux (sable à gros grains). Avec le même sens : Lagrave (64, 40, 33), Lagravière (54, 55).
Lagré Surtout porté en Bretagne (44, 35), le nom est plus courant sous la forme Lagrée (35, 22). Autre variante : Lagrais (22). C’est un toponyme fréquent (“la Grée”) avec le sens de terrain pierreux.
Lagréou Nom surtout porté dans les Landes, où l’on trouve aussi les formes Lagréoule, Lagréoulle. Désigne celui qui habite un lieu-dit où pousse le houx (également le fragon épineux ou petit houx). Etymologie : le latin acrifolium = houx.
Lagréoule Le nom est porté dans les Landes. Variante : Lagréoulle. On trouve dans les Pyrénées-Atlantiques la forme similaire Lagreula. C’est un toponyme désignant un lieu où pousse le houx (occitan “agreu” ou “agreul, agreula”). Un hameau s’appelle Lagréoula à Amou (40).
Lagrèze Porté notamment dans le Lot et le Tarn, c’est un toponyme avec le sens de terrain pierreux, terre en friche (occitan “gresa”). Une dizaine de hameaux s’appellent Lagrèze dans le Rouergue et le Quercy.
Lagriffoul Porté notamment dans l’Aveyron, c’est un toponyme désignant un lieu où pousse le houx (latin “acrifolium”). Variantes : Lafriffol, Lagrifolle, Lagrifoul. Avec suffixe : Lagriffoulière, Lagrifoulière.
Lagrillière (de) Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Grillière ou qui en détient la seigneurie. C’est un toponyme fréquent dans le Berry, le Poitou, le Limousin et le Rouergue. A noter l’existence d’un château de la Grillière à Faye-la-Vineuse (37). Forme voisine : Lagrillère (36, 81). Signification : lieu où chantent les grillons.
Lagrost Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire. Variantes : Lagros, Lagrot. Il désigne celui qui est originaire du village de Lagrost, dans la commune d’Ozolles (71), ou encore de la commune de Lacrost (71). Le sens du toponyme est très incertain, faute de formes suffisamment anciennes. Certains parlent de lieu pierreux, d’autres de croix.
Lagrue Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire, mais il est présent dans diverses régions, par exemple en Normandie. Variante : Lagrut (71). Il désigne le plus souvent celui qui habite un lieu-dit “la Grue”, toponyme avec le sens de terre caillouteuse. De nombreux hameaux s’appellent ainsi un peu partout en France. Dans certains cas, on peut cependant envisager un sobriquet lié à l’oiseau (surnom pour celui qui a de longues jambes ?).
Laguë, Lagüe Nom de famille surtout porté dans les Landes. C’est un toponyme, forme gasconne du mot laguna (= étang, lagune).
Laguens Nom porté dans le Sud-Ouest (31, 32, 65). Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. On a notamment le choix entre deux hameaux à Monblanc (32) et Roquemaure (81). Il y a également un quartier Laguens à Léon (40) et une source du même nom à Castelnavet (32). Le sens n’est pas très clair : il y a un adverbe gascon laguens qui signifie “dedans”, mais est-ce bien lui qui est à l’origine du toponyme ?
Laguerre A priori, ce serait un sobriquet désignant soit un individu à l’humeur belliqueuse, soit un soldat ou ancien soldat. A noter cependant que le nom est surtout porté dans l’Ariège, où ce genre de surnom est plutôt rare.
Lagueyrie Le nom est surtout porté dans la Corrèze. Variante : Laguérie. Il devrait s’agir d’un toponyme. Un hameau s’appelle La Gueyrie, mais il se trouve à Anglure-sous-Dun (71). On trouve aussi plusieurs autres hameaux nommés La Guérie en Charente et en Normandie. Sens obscur.
Lagueyterie Nom rare rencontré aujourd’hui en Gironde, à rapprocher de Lagueyt et Lagueyte (33, 40). C’est un toponyme désignant un poste de guet. Avec le même sens mais dans d’autres régions : Laguette (71, 76), Lagueste (50, 76).
Laguillier Nom porté en Picardie (80, 62), rencontré aussi sous la forme Laguiller. Variantes : Laguillez, Laguilliez (59). Contraction de l’aguillier, qui désigne sans doute un marchand d’aiguilles, éventuellement un couturier (ancien français aguille = aiguille).
Laguillon Nom porté dans le Sud-Ouest (33, 40, 64), rencontré aussi sous les formes Laguilhon, Laguilhou, Laguillou. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit l’Aguilhon, en français aiguillon, terme désignant le plus souvent une parcelle formant un angle aigu (autre possibilité : sommet pointu). Un hameau s’appelle Aguillon à Mouscardès (40), mais le toponyme se rencontre surtout sous les formes Laguillon et Laguilhon.
Lagune Nom porté en Gironde. Variante : Lagunes. On trouve dans les Pyrénées-Atlantiques la forme Laguna, qui existe aussi en Italie (province de Belluno notamment). Variante espagnole : Lagunas. Le mot ‘lagune’, inconnu de la langue française avant le XVIIIe siècle, était par contre utilisé en toponymie occitane. Il y désigne un étang, une zone marécageuse. Forme gasconne : Laguë (40). Formes catalanes : Llagone, Llagonne (nom d’une commune des P.O).
Lahache Un patronyme que l’on rencontre surtout dans les Vosges. Vraisemblablement le surnom d’un bûcheron ou d’un soldat porteur de hache.
Lahaie, Lahaye Désigne celui qui habite le lieu-dit la Haie, la Haye (= haie ou clairière). Le nom Lahaie est surtout présent en Loire-Atlantique, tandis que les Lahaye sont nombreux dans le Nord et la Manche. On trouve les variantes Lahai et Lahay en Côtes-d’Armor.
Lahaine Curieux nom rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais qui devrait désigner celui qui habite les bords de la Haine, rivière qui a donné son nom au Hainaut.
Lahanque Le nom est surtout porté dans la Marne. Hanque semble être ici une variante du mot ‘hanche’, mais cela donne un surnom bien obscur !
Laharrague Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un nom basque avec le sens de “ronceraie” (basque “laharr” = ronce + suffixe -aga).
Lahary Nom porté dans les Landes, rencontré aussi sous les formes Lahari et Laharie. Désigne celui qui est originaire de Laharie, hameau de la commune d’Onesse (40). Semble correspondre au gascon haria (= farine) et évoquer soit un moulin, soit un lieu où l’on “ventait la farine” (forme primitive de vannage). le toponyme pourrait cependant être une déformation de “la heria” (= l’héritage).
Lahaxe Patronyme rencontré surtout dans la Meurthe-et-Moselle. Semble une variante de Lahache, que l’on trouve dans les Vosges. Autrement dit, un surnom donné à un bûcheron ou à un soldat porteur de hache. On retrouve le x de Lahaxe dans l’allemand Axt (= hache).
Lahbib Porté en Afrique du Nord aussi bien par des juifs que par des musulmans, il signifie le très cher, le bien aimé (kabyle aHbib, équivalent de l’arabe Habîb).
Lahcen Nom de personne originaire d’Afrique du Nord, porté aussi bien par des musulmans que par des juifs. Il signifie “le meilleur”, superlatif de Hassan (arabe Hasan). Variantes : Lahcene, Lahssen.
Lahellec Nom breton dont la signification est difficile à cerner. En effet le mot ahel signifie essieu, axe. Albert Deshayes (dictionnaire des noms de famille bretons) pense qu’il pourrait s’agir d’un surnom appliqué à un homme solide, bien charpenté. M.T. Morlet y voit pour sa part un nom de métier, celui qui fabrique des essieux, donc un charron.
Lahens Surtout porté dans le Gers, le nom signifie en gascon “là-dedans, à l’intérieur” (en occitan “lasins”). Un hameau s’appelle Lahens dans la commune de Beaumarches (32). Le nom de famille Laens (65) semble identique.
Laheurte Le nom est porté en Lorraine (88, 54). Variantes : Laheurthe (54), Lahurte (70). Il pourrait s’agir du surnom d’un homme violent (ancien français hurte = choc, coup violent). A noter cependant que Hurt(e) est aussi un toponyme avec le sens de petite éminence, rocher.
Lahiani Porté à la fois par des juifs et des musulmans venus d’Afrique du Nord, le nom s’écrit aussi El Lahiani. Je n’en connais pas le sens. Peut-être celui qui serait originaire d’une localité appelée Lahian, mais je n’en connais aucune. Peut-être un dérivé formé sur l’arabe liHya (= barbe).
Lahitte, Lahite Variante gasconne de Lafitte (pour le sens, voir Fita). De nombreuses localités s’appellent Lahitte, la plupart dans les Hautes-Pyrénées. Diminutifs : Lahiteau, Lahitete, Lahitette, Lahitolle, Lahiton, Lahitou, Lahitteau, Lahitteau, Lahittete, Lahittette.
Lahmar Porté en Afrique du Nord, ce nom signifie le rouge, le roux (arabe standard : ‘al-‘aHmar, dialectal : l-aHmar).
Lahoche Nom porté dans la Somme et le Pas-de-Calais. A dû désigner le porteur d’une hoche, manteau assez ample à manches ouvertes et pendantes.
Lahoille Nom rare porté dans les Hautes-Pyrénées. C’est sans doute l’équivalent du français Lafeuille, toponyme évoquant un endroit feuillu, boisé. Il existe à Siarrouy (65) un hameau appelé Lahoille, dont pourraient être originaires les porteurs du nom.
Lahondès Surtout porté dans la Lozère, désigne celui qui est originaire de Lahondès des Bois, village appartenant à la commune de Rocles, dans le même département. À noter aussi un hameau ou une ferme du même nom à Malarce-sur-la-Thines (07). Le nom de famille Lahonde (ou Lahondé) devrait avoir la même origine s’il est porté dans la même région. Mais on le rencontre aussi dans les Pyrénées-Atlantiques, où, comme sa variante Lahonda, il renvoie à un lieu-dit évoquant une source ou une fontaine (voir Lahontaa).
Lahontaa Nom gascon dans lequel “hontaa” est l’équivalent du mot “fontaine” (occitan “fontana”). C’est donc un toponyme devenu nom de famille. Avec le même sens : Lahonta, Lahontan, Lahontang, Lahonda. Le nom voisin Lahon est pour sa part l’équivalent de “la font” (= la source, la fontaine).
Lahore Nom porté en Gascogne, qui désigne la maison située à l’écart, en dehors des autres (occitan la-fòra, le f et le h étant interchangeables en gascon).
Lahoucine Sans doute un diminutif de Lahcen (voir ce nom).
Lahoudère Porté dans le Sud-Ouest, ce nom très rare pourrait venir du basque hondarr, avec le sens de terrain sablonneux.
Lahoulette Nom rare qui semble avoir été porté en Vendée. On pensera au surnom d’un berger (celui qui porte une houlette), mais il peut aussi s’agir d’un toponyme, sans doute avec le sens de petite cavité, trou.
Lahousse Nom surtout porté dans le Nord (variantes : Lahouse, Lahouste). Les dictionnaires évoquent celui qui habite un lieu-dit la Housse (= lieu où pousse le houx), ce qui m’étonne un peu. Mieux vaut privilégier l’ancien français houce, house, qui désignait au XIIe siècle une robe d’homme portée sur le surcot : il s’agirait donc d’un surnom donné au porteur de cette robe. On peut éventuellement envisager aussi le wallon housse (= touffe de cheveux), et il s’agirait alors d’un sobriquet (cité par le Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane).
Laïdi Laïd est une contraction de l’arabe ‘al-`îd (= la fête), qui donne Laïdi avec adjonction du suffixe -i. Autres formes : El Aïd, Elaïd. Avec préfixe de filiation : Belaïd, Belaïdi.
Laidin Diminutif du nom de personne d’origine germanique Laido (laid, leid = détesté, racine qui est à l’origine de l’adjectif français laid). Le patronyme se rencontre surtout en Vendée et dans la Somme.
Laigat Porté dans la Drôme, devrait désigner celui qui habite un lieu-dit l’Aigat, toponyme évoquant une terre inondée. Le nom pourrait être originaire de l’Ardèche, où un hameau s’appelle les Aigas à Saint-Cierge-sous-le-Cheylard, l’Aigas étant également le nom d’un ruisseau à Saint-Genest-Lachamp (07). Le patronyme Laigat est présent au Cheylard (07) au début du XVIIIe siècle.
Laigle Le nom est porté en Bretagne (35 notamment) et dans le Nord-Pas-de-Calais. C’est un surnom lié à l’aigle, le sens précis du surnom étant incertain. A envisager, dans certains cas, celui qui est originaire de L’Aigle (61).
Laignel Le nom correspond à l’ancien français “aignel” (= agneau). Il est surtout porté en Normandie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Voir Agnel pour le sens. Variantes : Laigneau (28, 53, 45), Laigniau (59), Laigniel (14). Diminutifs : Laignelet (21, 88), Laignelot (39, 52, 59).
Laigre Nom porté dans l’Ouest, notamment dans la Mayenne. C’est une agglutination de l’aigre, ce dernier mot pouvant avoir plusieurs sens en ancien français : celui qui est avide, ou encore une personne féroce, ardente, passionnée. Diminutif : Laigret (41, 72). Autre possibilité : bien qu’il n’y ait aucune attestation, aigre a dû être le cas-sujet de aigron (= héron), surnom donné à celui qui a un long cou. C’est en tout cas ce dernier sens qu’il faut retenir pour le patronyme Laigron.
Laïk Forme contractée de El Haïk (‘al Hâ’ik), qui correspond en arabe au métier de tisserand.
Lailhacar Désigne celui qui est originaire de Lailhacar, nom de hameaux à Lucq-de-Béarn et à Oloron-Sainte-Marie (64). Le toponyme, sans doute basque, demeure pour moi obscur quant à son étymologie.
Laillou Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit l’Aillou (= l’alleu, terre libre de droits seigneuriaux). Le nom de famille, très rare, se rencontre dans la Gironde et les Landes. On le trouvait autrefois en Charente et dans le Périgord (variante : Naillou).
Lainé, Laîné Surnom donné au fils aîné d’une famille. On le rencontre surtout en Normandie (76). Variantes : Lainey, Laisné, Laisney (50), Lainez, Laisnez (59).
Lair Nom fréquent en Normandie (50, 76, 14), également porté dans la Sarthe. Sans doute celui qui est originaire d’un lieu-dit Lair, toponyme fréquent dans la Manche (c’est le nom d’une rivière et de hameaux situés sur cette rivière) et dans plusieurs autres régions (il y désigne souvent là aussi un cours d’eau). On rencontre dans le Nord le patronyme composé Lair-Lachapelle.
Laisney Nom fréquent en Normandie, notamment dans la Manche, où l’on trouve aussi la variante Laisné. Autres formes : Laisnay, Laisnez (59). Tous ces noms, comme Laîné, désignent l’aîné de la famille.
Laiss Également écrit Lais et parfois Laisse, le nom, rare, est porté en Alsace. C’est une variante de Leis, Leiss, nom de sens incertain. Si on le rapproche de l’adjectif allemand “leise”, il pourrait désigner une personne parlant à voix basse, silencieuse. Mais il peut aussi s’agir d’un toponyme désignant une ornière (moyen-haut-allemand “leise”, cf. l’allemand “Geleise”). Enfin, une forme courte du prénom Nikolaus (Nicolas) est aussi à envisager (source : Familiennamen, voir bibliographie).
Laitres Le nom est porté au Québec. Voir Delattre pour le sens. A noter qu’une commune de la Meurthe-et-Moselle s’appelle Laître-sous-Amance.
Laizet Porté dans le Finistère, paraît être une francisation du breton “an aezet” (= celui qui est aisé).
Lajante, Lajanthe Nom très rare porté dans la Dordogne, où l’on trouve aussi le nom Jante. Aucune idée précise. Le mot jante existe en ancien français et désigne l’oie sauvage, mais y a-t-il vraiment un rapport ?
Lajarge Porté dans l’Allier, devrait désigner celui qui est originaire de La Jarge, nom d’un hameau à Beaune-d’Allier (03). D’autres hameaux s’appellent La Jarge : à Saint-Dizier-les-Domaines (23), à Chail et à Lorigné (79). Le toponyme semble être une contraction de Jarrige, avec le sens de lande buissonneuse, ou encore lieu où pousse le chêne. On trouve le nom de famille voisin Lajarrige dans le Cantal (variante : Lajarriges).
Lajeune Un curieux nom porté notamment dans les Pyrénées-Orientales. Il n’a certainement rien à voir avec la jeunesse. C’est en fait un toponyme, éventuellement le hameau de Lajun à Mauvezin-de-Prat (09). Son sens n’est pas évident (peut-être une lande, un lieu où pousse les ajoncs). Il faut le rapprocher des formes Lajeunie, Lajeunies (12), Lajoinie (19), Lajunie (24).
Lajnef Porté en Tunisie, c’est sans doute un surnom donné à celui qui est tordu, qui a le corps déformé par la scoliose (arabe ‘al-‘ajnaf).
Lajoanio Nom rare porté dans le Tarn-et-Garonne, peut-être originaire de l’Aveyron, à rapprocher de formes telles que Lajoanie, Lajouanie, portées pour leur part plutôt dans la Corrèze et la Dordogne. C’est un toponyme (la ferme ou le domaine de Joan = Jean). À noter, dans l’Aveyron, les hameaux de la Joanie à Campouriez et de la Jouanie à Castelmary. Le -o final est une marque du féminin dans plusieurs régions du Languedoc.
Lajoie Sobriquet donné à une personne joyeuse, fréquemment porté par les soldats (ce qui expliquerait notamment sa forte implantation au Canada). En France, c’est dans la Manche et le Limousin que le nom est le plus répandu.
Lajoinie Le nom est surtout porté en Corrèze et désigne celui qui est originaire de Lajoinie, hameau à Sainte-Ferréole (19), également hameau à Castelmary (12). Variante : Lajoignie. Signification probable : le domaine, la ferme de Join, Jouin (voir ce nom), ou encore la ferme de Joan (= Jean), les noms de famille Lajoanie, Lajouanie existant aussi.
Lajot Nom rencontré dans le Limousin (87) et le Béarn (64). Peut désigner celui qui est originaire de Lajot à Courrensan (32), ou encore de Lajotte à Margerides (19). Le nom de famille Lajotte existe également. Sens du toponyme : peut-être l’ajot (= ajonc épineux) ou (pour Lajotte) la jotte (qui semble désigner le séneçon).
Lajous, Lajus Nom du Sud-Ouest, surtout béarnais, renvoyant à une indication topographique. Désigne la maison qui se trouve tout en bas.
Lajugie Essentiellement porté en Corrèze, désigne celui qui est originaire de la Jugie, nom de plusieurs hameaux en Limousin. Pour la Corrèze, on notera des hameaux à Arnac-Pompadour, Le Lonzac, Saint-Germain-les-Vergnes, Eyrein et Puy-d’Arnac. En ancien français, le mot jugie avait le sens de bailliage. En composition : Lajugie de la Renaudie (= le domaine de Renaud, toponyme lui aussi fréquent dans le Limousin et le Périgord, également nom d’une commune du Puy-de-Dôme).
Lakhdar Forme algérienne de l’arabe ‘al-‘akhDar, utilisé comme nom nom de personne. Il signifie ‘vert, verdoyant’. Voir Khadir pour plus d’informations.
Lakrad Porté en Afrique du Nord, le nom correspond à une forme El Akrad, El Aqrad. Je n’ai aucune certitude sur le sens, mais un ouvrage sur les prénoms berbères signale “aqrud” (= garçon), qui pourrait être une solution.
Lala Deux origines très différentes pour ce nom. D’une part on a affaire à un nom du Rouergue et du Quecry, qui pourrait correspondre à un toponyme : divers hameaux ou lieux-dits s’appellent “Lala”, c’est le cas en particulier à Peyrignac (24) et à Labatut (40). Mais on pensera plutôt au prénom Alà (= Alain) précédé de l’article défini. D’autre part, Lala est un nom arabe venu d’Afrique du Nord dont le sens m’est inconnu.
Lalagüe, Lalague Porté en pays gascon (40, 64), désigne celui qui habite un lieu-dit “la Lagüe” (= la lagune).
Lalance Porté dans l’Est (54, 52, 70), a pu désigner le porteur d’une lance, mais on pensera aussi à un toponyme (voir Lalancette).
Lalancette Rare en France (51, 59), le nom est surtout porté au Québec. Il a pu désigner le porteur d’une petite lance (éventuellement métaphore sexuelle), mais on pensera plutôt a celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Lancette (langue herbeuse dans un sol en pente, contrefort de montagne, ou encore diminutif de lance, ancienne mesure de superficie). Au Québec, cependant, aucune hésitation : il s’agit d’un surnom donné à un chirurgien (Pierre Henri Lebreton, dit Lalancette).
Lalande Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Lande (= terre inculte). Le nom est fréquent dans la région bordelaise, mais on le trouve aussi dans la Sarthe.
Lalandre Nom porté dans la région parisienne et dans l’Eure-et-Loir. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Landre (sans doute variante de lande). Dans la région qui nous intéresse, on trouve des hameaux appelés la Landre à Pervenchères (61), Courgenard (72) et Nagel-Séez-Mesnil (27).
Lalane, Lalanne Le nom Lalane est surtout porté dans la Corrèze, la forme Lalanne étant typiquement gasconne. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Lane, la Lanne (= la lande), toponyme très fréquent dans tout le Sud-Ouest.
Lalart Agglutination de l’Alart (voir Alart), le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais.
Lalau Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Lalaux (80, 02). Sens identique à Laleu (voir ce nom).
Lalère Nom surtout vendéen qui devrait correspondre à Allaire (voir ce nom) précédé de l’aricle défini.
Laleu Désigne celui qui habite le lieu-dit Laleu (= l’alleu) ou qui en est originaire. Un alleu était une terre exempte de droits féodaux. Le patronyme est notamment fréquent dans l’Allier, où un hameau porte ce nom. On trouve des communes appelées Laleu dans l’Orne et la Somme (également Lalleu dans le 44).
Laliberté Porté au Québec, fait en principe partie des surnoms donnés à des soldats, dont l’explication est aujourd’hui malaisée. Premiers porteurs connus : Guillaume Laisné dit Laliberté et son fils Bernard, de Chatelaudren en Bretagne (environ 1655). Il ne faut pas confondre ce nom avec Laliberte, porté dans le Lot-et-Garonne, forme féminine de Lalibert (= l’Alibert, ancien prénom).
Lalieu On rencontre ce nom dans le Tarn, mais aussi dans le Nord et en Belgique. Dans tous les cas, l’origine est la même : il s’agit d’un toponyme évoquant un alleu, terre exempte de droits seigneuriaux.
Laligant Le nom est porté dans la Côte-d’Or (Auxois). Variantes : Laligand, Lalignant (formes anciennes : Lalligand, Lalligant, Laligan, Laligaut). Sans doute à l’origine “l’Aligant”, le nom est à rapprocher des formes Aligand, Aligant, Alligand, Alligant, rencontrées dans l’Ouest (44, 16, 49). Sens incertain. Pourrait correspondre à l’ancien français “alegant”, variante de “alegrant” (= joyeux). On pensera aussi à un dérivé du verbe “alléguer”, plusieurs sens étant possibles (celui qui cherche querelle, un raisonneur, un plaideur ou un grand parleur, ce dernier sens étant attesté pour l’ancien français “alligueur”).
Lalis Surtout porté dans le Cantal (également 36, 76), paraît correspondre à l’Alis (Alis = ancien nom de baptême féminin correspondant à Adélaïde). A noter cependant deux hameaux portant ce nom, l’un à Malause (82), l’autre à Tour-de-Faure (46), sans compter les divers Laly ou Ally (nom d’une commune du Cantal).
Lalisse Le nom de famille se rencontre en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, mais aussi dans la région lyonnaise et le Morbihan (variantes : Lalice, Laliche). Son sens peut varier selon les régions, mais il devrait s’agir le plus souvent d’un toponyme, le mot “lisse” (ou “lice”) ayant le sens de palissade, haie, espace clôturé.
Lallart Forme agglutinée de l’Allart (voir Alart). Le nom est surtout porté en Picardie (80, 60, 62). Variante : Lallard.
Lallemagne Nom rare porté en Gironde. On peut évidemment envisager un surnom donné à celui qui venait d’Allemagne, mais on pensera aussi à celui qui est originaire de La Limagne, nom de plusieurs hameaux, par exemple à Cendrieux (24) ou encore de la Lomagne (la Lomagne est une région du Gers). Signification : dépression limoneuse.
Lallement Très fréquent de la Lorraine à la région Champagne-Ardennes, le nom est une variante de Lallemand (= originaire d’Allemagne), nom porté notamment dans les Vosges, également très présent à la Réunion. Autres formes : Lalleman (50), Lallemang, Lallemann (57), Lallemant (59), Lallemend (57), Laleman (11), Lalemand, Lalemant (76), Lalement (Bourgogne).
Lallénec Nom rare porté dans le Morbihan, rencontré aussi sous la forme Lalénec. Sens incertain. On peut supposer au départ une forme “an lenneg”, désignant un lettré, peut-être un écrivain public. Même incertitude avec les noms Lallinec, Lalinec (22), à rattacher sans doute au mot “lineg”, avec plusieurs sens possibles : producteur de lin, champ de lin, mais aussi linotte. Reste à savoir si Lallénec et Lallinec ne pourraient pas être deux variantes d’un même nom.
Lallier Peut-être un nom de métier : marchand d’ail (= l’aillier). Mais plutôt un rapport avec la rivière l’Allier (c’est en effet dans le 03 que le nom est le plus fréquent).
Lallonder Porté dans le Finistère, c’est un nom de sens incertain. Albert Deshayes (voir bibliographie) pense à une agglutination de l’ancien français “l’arondel” (= la petite hirondelle), surnom pouvant évoquer la rapidité.
Lalloué Le nom est porté d’une part dans les Vosges, de l’autre en Bretagne (44, 35). Deux possibilités : soit un toponyme désignant un alleu (terre exempte de droits seigneuriaux), soit un terme médiéval (“aloé”) désignant un serviteur loué ou un fondé de pouvoirs. Variante : Laloué. Les formes sans accents (Laloue, Lalloue) peuvent être pour leur part des métaphores liées à l’alouette (ancien français “aloe”).
Lallour, L’Allour Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Correspond au nom de baptême breton Alour, Allour, Alor, porté par le troisième évêque de Quimper, et qui semble correspondre au français Eloi.
Lalloz Assez courant dans la Haute-Saône, paraît être un toponyme (l’Alloz) avec le sens de “alleu” (terre franche, exempte de droits seigneuriaux).
Lalo Le nom désigne celui qui est originaire de Lalo, toponyme très fréquent dans l’Aveyron, le Cantal et la Corrèze (nom de plusieurs hameaux). Le toponyme correspond à l’agglutination de l’article défini et du nom “alo”, qui dans cette région désigne un alleu, terre libre de droits seigneuriaux.
Laloi Nom surtout porté dans la Haute-Vienne. Variante : Laloix. On peut évidemment penser à un homme de loi (un juge ou son assesseur), mais il peut aussi, comme Laloy (50, 87), s’agir d’un toponyme évoquant un alleu (terre exempte de droits seigneuriaux). Il existe un hameau appelé les Allois à La Geneytouse (87).
Lalonde Le nom est surtout porté dans l’Aisne et dans l’Eure. Variante : Lalondre. Désigne celui qui est originaire de La Londe, nom d’une commune de Seine-Maritime et de plusieurs hameaux. Le mot désigne un bocage en ancien normand.
Lalouette Nom porté notamment dans les Ardennes et la Somme. C’est un surnom métaphorique lié à l’alouette, donné peut-être à une personne au chant mélodieux.
Lalouf Nom porté notamment en Algérie, pratiquement toujours par des Juifs séfarades. Formes similaires : Lallouf, Alalouf, Elalouf, El Alouf. Plusieurs explications possibles : en arabe, `alûf signifie “bien gras”, mais on n’oubliera pas le mot ulfa (= amitié, concorde), à l’origine des noms alîf, alûf (= très sociable, qui apporte la concorde). Cependant une autre hypothèse semble plus intéressante : l’hébreu ‘allûf (= chef de tribu).
Laloupe Nom de famille porté à la Martinique et en Guyane. C’est une amusante transformation de Laloup, nom rencontré dans le Loiret et dans l’Ouest (56, 76). Laloup est lui-même une forme erronée de Lalou (= l’alleu, propriété exempte de redevances seigneuriales).
Laloux Le nom est assez fréquent dans le nord de la France (62, 60, 80). C’est un toponyme fréquent correspondant à l’ancien français alleu (terre exempte de redevances seigneuriales). Variante : Lalou (59, 80).
Laloyaux Nom surtout porté dans le département du Nord. Variante : Laloyau, Laloyeau. Peut-être un diminutif formé sur le wallon alôye (= alouette), et donc un surnom. On peut aussi envisager un diminutif d’aloy, autre forme du mot alleu (terre exempte de droits seigneuriaux). Le rapport avec l’aloyau (pièce de boeuf) paraît moins probable.
Laloyer, Laluyer, Laluyé Nom rencontré dans le nord de la France, ainsi qu’en Belgique. Désigne certainement le propriétaire d’un alleu (terre exempte de droits seigneuriaux), mot que l’on rencontre très souvent sous la forme alue au moyen âge.
Lalubin On trouve le nom à la fois dans la Côte-d’Or, le Lot-et-Garonne et le Loiret. Il semble désigner celui qui est originaire de Lalubin, nom de deux hameaux à Argenton et à Anzex (47).
Lalumière Nom assez rare porté notamment en Gironde. Pour le sens, voir Lumière.
Laluque Le nom est surtout porté en Gascogne (40, 33) et dans le Loiret. Il désigne celui qui habite Laluque, nom d’une commune des Landes et de divers hameaux dans le même département, ou encore La Luque, également nom de plusieurs hameaux ainsi que d’un lieu-dit à Charmont-en-Beauce (45). Signification, du moins en Gascogne : forme féminisée de luc (= bois). Le sens de meurtière, parfois évoqué, paraît beaucoup moins probable. Le nom Lalucaa pourrait avoir la même origine.
Lalut Nom surtout présent en Charente, rencontré également dans le Limousin et le Bordelais. Doit correspondre à une forme l’alut, pour laquelle le dictionnaire de M.T. Morlet donne une définition qui ne me satisfait guère (viendrait de l’occitan alut = ailé, sobriquet pouvant symboliser la légèreté). Certes, en occitan alut signifie qui a de grandes ailes, mais le nom est-il vraiment occitan ? Sans compter que l’occitan ne met en principe pas d’article devant les sobriquets. Bref, il faut sans doute trouver une autre solution, mais laquelle ? Peut-être une déformation de l’aleud (= l’alleu, nom donné à une terre exempte de droits seigneuriaux), et donc un toponyme devenu nom de famille. Mais c’est loin d’être une certitude. En tout cas un hameau s’appelle Lalut à Ronsenac (16).
Lama Le nom est porté dans toute la péninsule ibérique (formes similaires : Lamas, Llama, Llamas). Il est également présent en Italie, notamment en Campanie. Dans les deux cas, on a affaire à un toponyme désignant un marécage, une prairie humide, une fondrière (du latin “lama”, même sens). À noter que le nom de famille Lama se rencontre aussi en Guadeloupe et en Guyane, je n’en connais pas l’origine.
Lamadieu Porté dans le Vaucluse, correspond au nom de personne Amadieu (voir Aimedieu) précédé d’un article défini.
Lamain Surtout porté dans la Saône-et-Loire, c’est un ancien nom de personne popularisé par un obscur saint régional (latin Lamanus) dont on ne sait pas grand-chose, sinon qu’il aurait été martyr à Poligny (39). C’est l’éponyme de la commune de Saint-Lamain (39). A noter cependant que le nom Lamain a été aussi porté en Normandie, avec un sens qui pourrait être différent.
Lamamy Nom caractéristique du département de l’Indre, où l’on trouve aussi la forme avec préposition Alamamy. C’est apparemment un matronyme, désignant la femme de celui qui s’appelle Mamy (le Berry est assez riche en matronymes). Reste à savoir le sens exact de Mamy, ce qui est moins évident. On rencontre le même problème en Limousin avec Maumy, lui aussi obscur. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose une agglutination de m’ami (= mon ami). Je pense pour ma part à une variante locale des prénoms Maxime, Maximin.
Lamandé Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Lamandais (35), Lamandey (50, 53). Il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse d’un toponyme, peut-être une déformation de Lanmodez (commune des Côtes-d’Armor), sachant que Mandé est une forme francisée du prénom breton Maudez (Modez).
Lamanilève Nom porté dans le Lot. Voir Manilève.
Lamanthe Nom porté en Saône-et-Loire. Variante : Lamante. Sans doute un surnom pour celui qui porte une mante, un manteau. A noter cependant que Mant(h)e est aussi un toponyme (peut-être un terme gaulois désignant un péage).
Lamarche Nom surtout porté dans l’Est et le Nord-est (Marne, Meuse). Vient de l’ancien français marche, qui signifie frontière. Le patronyme désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités (ou lieux-dits) portant ce nom.
Lamardelle Nom porté dans le Limousin. Désigne celui qui est originaire de la Mardelle, toponyme fréquent dans cette région et qui évoque une petite mare. A noter deux hameaux dans les communes d’Augères et de Vigeville (23).
Lamarénie Porté dans le Tarn-et-Garonne, le nom s’écrit aussi Lamarinie. Il devrait désigner celui qui est originaire de La Marinie, nom d’un hameau à Causse-et-Diège, dans l’Aveyron. Sens possible : le domaine de Marin (voir ce nom).
Lamargot Le nom est porté dans la Haute-Vienne et la Dordogne. Variante rare : Lamargo. Forme voisine : Lamargue. Sans doute aucun rapport avec le prénom Marguerite. Margot est en effet un toponyme assez fréquent, nom entre autres d’un hameau à Arnac-la-Poste (87). Pour le sens, on hésitera entre l’ancien occitan “marga” (= marécage) et un autre mot occitan “marga” ayant le sens de frontière, limite.
Lamarque Désigne une personne originaire d’un lieu-dit portant ce nom. Le mot “marque” signifie ici frontière, région frontalière, mais aussi quartier ou hameau à la limite de la ville ou du village, notamment en Gascogne, région où le nom est le plus répandu.
Lamarre Nom fréquent en Picardie. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Mare, la Marre (hameau ou domaine situé près d’une mare). On trouve la variante Lamare dans le même secteur, mais aussi dans le Calvados.
Lamartine Surtout porté dans l’Allier et le Puy-de-Dôme, pourrait être un matronyme (la Martine) renvoyant au prénom féminin correspondant ou désignant la femme de Martin. Mais il semble bien qu’il s’agisse le plus souvent d’un toponyme, de très nombreux hameaux s’appelant la Martine. Dans la région concernée, on notera des hameaux à Fayet-le-Château et à Chastreix (63).
Lamassé Surtout porté en Meurthe-et-Moselle, le nom semble être une agglutination de ‘l’amassé’. Sachant que le verbe ‘amasser’ signifiait ‘assommer’ au moyen âge, il pourrait s’agir d’un surnom lié à une mésaventure.
Lamaurelle Porté notamment en Dordogne, désigne celui qui est originaire de Lamaurelle, nom de deux hameaux à Dolmayrac et à Saint-Eutrope-de-Born (47), ou encore de l’un des très nombreux hameaux appelés la Maurelle.
Lamaze Porté dans les Vosges, désigne celui qui habite un lieu-dit “la Maze” ou en est originaire. On pensera notamment à un hameau au Bonhomme, dans le Haut-Rhin. Le mot “mase” désigne dans certaines régions une mare. C’est peut-être le cas ici.
Lambart Sans doute une variante de Lambert (voir ce nom) portée surtout dans l’Ille-et-Vilaine.
Lambelin, Lamblin Ces deux noms sont des diminutifs de Lambert (voir ce nom). La forme Lambelin (rencontrée surtout en Bourgogne) est assez rare. Quant aux Lamblin, on les trouve en Lorraine (surtout 54) et dans le Nord.
Lambert Nom de personne d’origine germanique, Landberht (land = pays + berht = brillant). Popularisé par divers saints, dont un évêque lyonnais et un martyr en Belgique, c’est l’un des patronymes les plus répandus en France et en Belgique. Variantes ou génitifs : Lamberth, Lamberts, Lambertz. Diminutifs : Lambertin (84, 26), Lambertod, Lamberthod (39, 01, 69), Lamberton, Lamberthon (85, 79), Lamberty (54, 88). Formes italiennes ou corses : Lamberto, Lamberti (dérivés : Lambertini, Lambertoni).
Lambertaux Diminutif de Lambert (voir ce nom), le nom était porté autrefois en Bourgogne (71) et surtout en Lorraine (54). Variante ou forme voisine : Lamberteaux (Lorraine).
Lambey Porté en Franche-Comté (25, 39), c’est un probable diminutif de Lambert (voir ce nom).
Lambleu Nom rare porté dans la Vienne, où on le rencontre aussi écrit Lambleux. Aucune idée solide pour l’instant (on peut éventuellement penser à un dérivé de l’ancien français lambel = ruban, à moins qu’il ne s’agisse d’un toponyme).
Lamboley Diminutif de Lambert (voir ce nom), très fréquent dans la Haute-Saône. On trouve la variante Lambolez au sud de la Lorraine.
Lamboray Diminutif du prénom Lambert, porté dans l’Oise et en Belgique. Forme voisine ayant le même sens : Lamborelle.
Lambot Le nom est surtout porté dans le Nord, les Ardennes et l’Aisne, ainsi qu’en Belgique. Il est également présent dans l’Ille-et-Vilaine. C’est un diminutif de Lambert (voir ce nom). Variante ou matronyme : Lambotte (08, 88). Diminutifs : Lambotin, Lambottin (55, 08).
Lambourg Nom porté dans le département du Nord, également présent en Vendée et dans la Nièvre (variantes : Lambour, Lambours). Selon M.T. Morlet, il s’agit d’un nom de personne féminin d’origine germanique, Landburgis (land = pays + burg = protection). On peut cependant penser, dans le Nord, à une variante de Limbourg (commune de la province de Liège). A noter aussi l’existence, dans le Finistère, d’un village nommé Lambour (commune de Pont-l’Abbé).
Lamboy Nom porté en Normandie (27, 76). Peut-être un nom de localité (hameau ou lieu-dit), ou alors un diminutif de Lambert.
Lambrickx Variante belge de Lambrecht, Lambrechts (59 et Belgique), formes flamandes correspondant à Lambert (voir ce nom). Variantes : Lambrech, Lambreck (Alsace-Lorraine), Lambrich, Lambrichts, Lambrix. Diminutif : Lambriquet (62).
Lambrot Le nom est surtout porté dans le Lot-et-Garonne (également 33, 40). Apparemment il s’agit d’un diminutif du prénom Lambert, mais les spécialistes de la langue gasconne y ont vu deux significations autres : soit un lieu où pousse la lambrusque, soit un sobriquet pour une personne sale (Palay, cité par Michel Grosclaude).
Lamégie Nom rare porté en Dordogne. Désigne celui qui est originaire de la Mégie (la métairie), nom de deux hameaux dans ce département (communes de Saint-Félix-de-Reillac-et-Mortemart et Journiac). On trouve également La Mégie dans la Corrèze (Troche).
Lameignère Nom porté dans les Landes (également 64, 65). On le rencontre aussi sous les formes Lamagnère et Lamaignère.
Lameloise Surtout bourguignon, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Meloise, ou qui y habite. Sens du toponyme : terrain humide, pré (du latin mollis = mou, marécageux). Ce toponyme est fréquent en Bourgogne. On trouve la même racine dans Meloisey (21), ou encore Melisey (89), deux communes de la même région.
Lamena Rare et porté en Gironde, désigne celui qui est originaire de Lamena, petit port à Saint-Yzans-de-Médoc (33).
Lament Porté dans le Pas-de-Calais, le nom est une variante assez rare de Lamant, autrement dit l’Amant (voir Amand pour le sens).
Lamer Nom porté en Bretagne, plus fréquent sous la forme Le Lamer. Le terme évoque en moyen breton un sauteur, soit avec le sens de saltimbanque, soit avec le sens trivial que nous lui donnons aujourd’hui.
Lamérant Nom trouvé dans le département du Nord et en Belgique. Il correspond à l’ancien français amirant, mot dérivé d’émir, avec le sens de chef. Il s’agit sans doute d’un surnom donné à celui qui aimait commander, qui se prenait pour un chef. Autres formes du nom : Lamirand, Ladmirant.
Lamesta Nom italien rare dont l’origine géographique devrait être la province de Bari, dans les Pouilles. Variante très rare : La Mesta. On trouve dans la même région le masculin Mesto. C’est apparemment un surnom correspondant à l’adjectif italien “mesto” (= triste), dont “mesta” est le féminin. On notera cependant que certains dialectes de la région concernée connaissent un mot “meste”, qui est une variante de “maestro” (= maître). C’est en particulier le cas à Corato, près de Bari, dont semble originaire la famille Lamesta.
Lamey Le nom est porté dans le Haut-Rhin. Variantes anciennes : Lamme, Lambe, Lameï, Lammey. Sens incertain. Certaines des variantes nous invitent à y voir l’allemand Lamm (= agneau). Il pourrait aussi s’agir d’un hypocoristique de Lambert. On envisagera enfin la commune de Lamath (54), écrite Lamay en 1476. A noter que Lamey est cité deux ou trois fois comme prénom dans les registres paroissiaux de Muhlbach, ce qui renforcerait l’hypothèse d’un lien avec Lambert (allemand Lambrecht, souvent écrit Lammert en Alsace).
Lameyer Nom porté à la Réunion (variante Lameyeur), d’origine allemande. Rencontré aussi sous les formes Lahmeyer, Lohmeyer, il désigne celui qui exploite un bois (loh, lah en allemand ancien).
Lami Le nom signifie “l’ami” (voir Lamy pour le sens). On le rencontre notamment dans le Maine-et-Loire ou dans les Bouches-du-Rhône. Dans ce dernier département, il peut aussi s’agir d’un nom italien (présent notamment en Toscane), pour lequel deux sens semblent possibles : soit un nom de famille formé sur le toponyme Lama (voir ce nom), soit une aphérèse du prénom Girolamo (= Jérôme).
Lamiable Rencontré dans la région parisienne et dans l’Oise, c’est un surnom donné à une personne aimable (en ancien français, amiable = aimable).
Lamiaux Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. On trouve les formes similaires Lamiau, Lamiaud en Poitou-Charentes. Tout comme Lamiot (62, 27), ce devrait être un diminutif du nom “ami” (voir Lamy) avec agglutination de l’article défini.
Lamic Surtout porté dans l’Aveyron, c’est une forme occitane de Lami (voir Lamy). Variante : Lamicq (64).
Lamidel Surtout présent dans la Somme, ce nom est considéré comme une variante de Lamidieu (et sans doute aussi Lamidiaux) nom porté dans le même secteur géographique, et qui signifie l’ami de Dieu. Peut-être le surnom d’une personne très pieuse, mais il est fort probable qu’Amidieu ait été un nom de baptême médiéval (penser à Amédée, latin Amadeus). Autres formes : Lamidé (89), Lamidey (14, 39, 70), Lamidez (76). Formes sans article : Amidey, Amidieu (Bourgogne, Franche-Comté).
Lamielle Le nom est porté dans la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Il pourrait désigner celui qui habite un lieu-dit la Mielle, toponyme rencontré à La Neuvelle-lès-Scey (70) ou à Saint-Germain-le-Châtelet (90). Sens obscur (on sait que dans la Manche une mielle est un terrain sablonneux, mais ce n’est sans doute pas le cas dans l’Est). L’explication par le patronyme Amiel (= l’Amiel, l’Amielle) paraît difficile à accepter, sauf migration toujours possible, car Amiel est en principe un nom méridional.
L’Aminot Nom assez rare porté dans le Finistère. On trouve plus fréquemment la forme Aminot (29). Variante : Amineau (voir ce nom pour le sens).
Lamiral Nom porté dans la Haute-Marne et le Territoire de Belfort, à rapprocher de Lamirand (62, 42), Lamiraud, Lamiraut (17), Lamirault (28, 86, 77), Lamireau (17, 52), Lamirel (55, 88). Le nom amiral est emprunté à l’arabe ‘amîr (= chef, émir), et désignait en ancien français le chef suprême d’une armée sarrasine. C’est donc un sobriquet, difficile à interpréter avec certitude (comme tous les noms liés à un titre de noblesse, à une dignité).
Lamiré Surtout porté en Bretagne (35, 22), le nom est selon M.T. Morlet une agglutination de ‘l’admiré’, surnom donné à une personne aimée ou à l’aspect séduisant. On peut aussi envisager une variante de Lamiral (voir ce nom). Forme voisine : Lamiray (28, 61).
Lammens Porté en Belgique et dans le département du Nord, c’est un double génitif correspondant à Lam, Lams, formes courtes du nom de personne Lambrecht (= Lambert).
Lamole Très fréquent autrefois à Sournia (P-O), ce nom renvoie à la meule, et désigne donc soit un rémouleur, soit celui qui confectionne des meules de moulin (voir aussi Moles).
Lamolie Surtout porté dans les Landes, désigne celui qui est originaire de Lamolie, La Molie, toponyme évoquant un moulin (contraction de molina). Variante : Lamoulie.
Lamolinairie Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Molinairie (= le moulin, l’habitation du meunier, en occitan molinaire). Le nom se rencontre dans le Tarn-et-Garonne, où un hameau s’appelle Molinairie (commune de Puycornet). Variantes : Lamolinaire, Lamolinerie. On trouve dans l’Aveyron les formes Molinarie et Molinery, avec le même sens.
Lamon C’est dans les Hautes-Pyrénées, et plus généralement dans le Sud-Ouest, que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi sous la forme Lamou (40). C’est un toponyme évoquant un terrain marécageux, équivalent gascon du français “limon”. On trouve également des Lamon dans le Nord et en Belgique, avec un sens plus incertain : peut-être, selon Herbillon et Germain, une contraction de “l’amont”. Lamon peut être aussi un nom italien originaire de Vénétie. Il devrait renvoyer à la commune de Lamon, dans le province de Belluno.
Lamonerie Nom du Limousin et des régions voisines. Désigne celui qui habitait le lieu-dit La Monerie (= le domaine de Monier, éventuellement le moulin), ou qui en était originaire. Un hameau s’appelle Lamonerie à Teillots (24).
Lamontagne Nom rencontré en Lorraine (88, 54). Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Montagne (= lieu élevé par rapport à la plaine, éventuellement pâturage, bien que ce sens paraisse plus tardif).
Lamontre Nom porté surtout dans la Haute-Marne, mais aussi en Limousin. Inutile de dire que le sens actuel de montre ne convient pas, car il est trop tardif (XVIe siècle). Il faut donc choisir parmi les nombreux sens médiévaux du mot montre. Disons qu’en gros il désignait des marchandises que l’on montrait au public. Par extension, il a pris le sens de foire, marché. Peut-être le surnom d’un marchand ambulant, ou encore un lieu-dit désignant l’emplacement d’une foire.
Lamoot Porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Lamoote), c’est peut-être un hypocoristique flamand du prénom Lambert. On pensera aussi à une variante de Lamote, Lamotte, Lamot, des noms fréquents dans cette région (voir Lamothe pour le sens).
Lamora Porté en pays gascon, le nom désigne un lieu abondant en mûres.
Lamoril Le nom est porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Lamorille, Lamory, Lamourille, Lamoury. Cette dernière forme semble la plus ancienne (attestée dans plusieurs villages en 1569). Le nom n’a sans doute rien à voir avec la morille, et devrait correspondre au prénom Amaury, précédé de l’article défini.
Lamorlette Surtout porté dans la Meuse et les Ardennes, désigne celui qui est originaire de La Morlette, nom de hameaux à Ancemont (55) et à Beffu-et-le-Morthomme (08). Le toponyme semble lié à l’adjectif “morelet” (= noir).
Lamort Nom surtout porté dans la Manche, présent aussi en Belgique. On peut penser évidemment au surnom donné à un fossoyeur, mais en général on pense que ce nom est une variante de Lamor, Lamour, surnom donné à une personne aimable, agréable (voir aussi Amoros, Lamoureux).
Lamothe, Lamotte Celui qui est originaire du lieu-dit la Mothe (la Motte), fréquent dans presque toute la France. Au moyen âge, la motte était un tertre (parfois construit par l’homme), destiné à accueillir une forteresse.
Lamouche Nom surtout porté dans l’Allier, présent également dans les Vosges et dans l’Oise. Surnom de sens incertain : peut-être celui qui est gênant comme une mouche, éventuellement un éleveur d’abeilles (appelées mouches au moins jusqu’au XVIIIe siècle).
Lamour Surtout porté en Bretagne, le nom est cependant répandu dans toute la partie nord de la France. Au moyen âge, ce mot n’évoque pas forcément l’amour, mais tout bonnement l’amitié. Le surnom Lamour a donc pu être donné à une personne aimable. A noter cependant qu’Amour était un nom de baptême fréquent au Moyen Âge, ce qui est peut-être la meilleure solution.
Lamoure Surtout porté dans le Limousin (19, 87), désigne celui habite un lieu-dit la Moure, Lamoure, endroit abondant en mûres.
Lamourette Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme. On trouve la forme Lamouret dans le Nord et les Pyrénées-Atlantiques. Voir Damourette.
Lamoureux Nom assez répandu dans le Centre (36, 03). On peut sans doute y voir le mot “amoureux”, qui a surtout désigné au Moyen Âge une personne aimable, bienveillante (digne d’être aimée). Il existe dans l’Indre deux hameaux appelés Les Amoureux (à Saint-Florentin et au Poinconnet). On trouve l’équivalent Lamouroux dans le Gard et l’Hérault, ainsi que dans le Cher. Variante : Lamourous (81, 33). Une autre possibilité pour tous ces noms est d’y voir des toponymes (lieux où pousse le mûrier, occitan “amora” = mûre, parfois framboise, “amorèu” = framboisier dans l’Hérault).
Lampérière Nom rencontré en Normandie, où l’on trouve aussi les variantes Lampérier, Lamperrière, Lempérier, Lempérière, Lemperrier, Lemperrière, et sans doute aussi Lamprier, Lamprière, Lemprière. Il semble s’agir de variantes normandes de Lempereur, sobriquet désignant une personne autoritaire, les formes terminées par -e étant des matronymes.
Lampin Nom du Nord de la France et de Belgique. Désigne apparemment un marchand ou un fabricant de lampes. Il peut cependant s’agir d’un hypocoristique de Lambert.
Lampron Le nom ne se rencontre plus aujourd’hui qu’au Québec. On en trouve dans le passé quelques traces dans l’Oise, ainsi que dans le Maine-et-Loire. Il pourrait s’agir d’un diminutif picard du nom de baptême Lambert. A noter cependant au XIIIe siècle l’existence d’une famille de Lampron, qui laisse envisager l’hypothèse d’un nom de lieu. Le premier immigrant au Québec s’appelait Laspron (Laspron-La Charité), mais il semble s’agir d’une erreur de graphie, et tous les descendants se sont appelés Lampron (ou bien Lacharité).
Lamquet Rare, le nom est porté dans le département du Nord et en Belgique. C’est un diminutif de Lam, forme courte du prénom Lambert.
Lamy Le nom signifie l’ami, bien sûr. Reste à savoir comment l’interpréter. Peut-être un sobriquet désignant un amant, un amoureux, ou bien celui qui vit dans une maison sans appartenir à la famille. Mais on notera surtout que Ami, Amy étaient au moyen âge des noms de baptême (sans doute avec un sens mystique : ami de Dieu). C’est dans le Jura que le nom est le plus répandu, il est également fréquent dans l’Indre.
Lan Le nom est surtout porté dans les Bouches-du-Rhône, notamment à Roquevaire où il est attesté depuis le XVIe siècle. Sens incertain. Peut-être un toponyme avec le sens d’espace plat, terrasse cultivée. Ce sens est attesté par Pégorier (voir bibliographie) pour les Alpes-Maritimes. Le mot “lan” peut aussi désigner la laine, mais plutôt en pays gascon. À noter qu’il existe aussi quelques Lan en Bretagne (29), le nom étant l’équivalent des nombreux Le Lan, Le Lann (= la lande).
Lanartic Très rare, le nom semble originaire des Hautes-Pyrénées. On y retrouve en principe les mots occitans “lana” (= lande) et “artic” (= terre défrichée). Reste à savoir s’il s’agit d’un toponyme ou d’un nom de famille composé.
Lanave Originaire de La Nave, localité du Gers située dans la commune de Montréal-du-Gers. Le nom Nave est un toponyme préroman, fréquemment utilisé dans le Sud-Ouest, qui semble signifier vallée, combe.
Lancéa Nom porté dans la Somme au moins depuis le XVIIIe siècle. Difficile de se prononcer, la finale -a étant assez étonnante. Peut-être une autre forme de Lancel, qui est une agglutination de l’Ancel (variante du prénom Anselme). Autre possibilité : un porteur de lance.
Lanceleur Nom présent dans le Maine, où on trouve aussi les formes Lanceleux et Lancelier. L’hypothèse la plus simple consisterait à en faire un fabricant de lances (ou un porteur de lance), mais il n’est pas interdit, comme le fait M.T. Morlet dans son dictionnaire, d’y voir un dérivé du verbe enseller (= seller), précédé de l’article l’. Dans ce cas, le nom pourrait désigner celui qui est chargé de l’entretien des selles, ou encore un fabricant de selles.
Lancelevée On trouve ce nom en Normandie (27, 76). C’est un sobriquet désignant celui qui est toujours prêt au combat, et il ne m’étonnerait pas qu’il s’agisse en l’occurrence de joutes amoureuses !
Lancelin Surtout porté dans le département du Nord, c’est une agglutination de L’Ancelin, Ancelin étant un diminutif d’Ancel (voir ce nom). De la même façon, le nom de famille Lancelle (même région) correspond à Ancel.
Lancelot Nom de personne médiéval popularisé par Lancelot du Lac, héros de romans courtois. Il semble que ce soit au départ un diminutif d’Ancel (= Anselme). C’est en Bretagne que le nom est le plus répandu (56, 35).
Lanceplaine Désigne celui qui est originaire de Lanceplaine, nom de deux hameaux en Dordogne, à Coux-et-Bigaroque et au Buisson-de-Cadouin. Variantes : Lancepleine, Lanceplène. L’étymologie est incertaine. M.T. Morlet précise que le toponyme s’écrivait Lansaplena en 1463 (mansus de Lansaplena).
Lancet Porté notamment dans le département du Nord et en Belgique, le nom était également attesté autrefois en Haute-Saône et en Haute-Savoie. Il est aujourd’hui présent aussi en Guyane. Plusieurs sens semblent possibles : d’abord l’ancien français “lancete” (= petite lance), mais aussi un diminutid du nom de personne germanique Lanzo, hypocoristique de Lambert (cf. le nom de famille allemand Lanz). Mais on n’oubliera pas qu’en ancien français la lance était aussi une mesure agraire, et enfin que le nom de famille Lancet est parfois une variante de Lancel (voir Ancel et Lancelin).
Lancey Porté en Suisse et en Haute-Savoie, le nom s’est aussi écrit Lançay. Ce devrait être un toponyme, nom entre autres d’une commune de l’Isère (La Combe-de-Lancey). E. Nègre (voir bibliographie) estime que ce toponyme est formé sur le nom de personne latin Lancius. On pourrait aussi envisager un dérivé de l’ancien français “lance” (mesure de terre).
Lanchantin Également écrit Lenchantin, le nom est présent dans les Yvelines au moins depuis le début du XVIIe siècle. Formes anciennes : Lanchantain, Lenchantain. Sens obscur, du moins pour moi.
Lanchier Nom porté dans le Vaucluse, également présent dans l’Aude et le Puy-de-Dôme. Je ne vois rien d’autre qu’une variante du mot lancier (porteur d’une lance, éventuellement fabricant de lances), mais je n’y crois guère. Une autre solution consisterait à faire du nom une forme agglutinée de l’Anchier, Anchier étant un nom de personne germanique. Mais on ne rencontre ce nom qu’en Lorraine.
Lanchon Patronyme normand (76, 50), variante de Lançon (voir ce nom).
Lanciau Egalement écrit Lanciaux, Lansiau, Lansiaux, le nom, surtout porté dans le Nord, est une agglutination de l’Anciau (voir Anciaux).
Lancien Agglutination de ‘l’ancien’, surnom donné à une personne âgée, sans doute le membre le plus ancien de la famille. C’est dans le Finistère que le nom est le plus répandu. On le trouve aussi en Normandie (76).
Lancioli Nom italien plutôt rare, qui semble originaire d’Émilie-Romagne (mentions médiévales dans le duché de Ferrare et à Rimini). On le rencontre également en France dans les Alpes-Maritimes (Tende). Il semble logique d’en faire un dérivé de Lancia (= lance, également nom de personne médiéval). A noter que l’acent tonique est situé sur le a (Làncioli).
Lanco Surtout porté dans le Morbihan, c’est un curieux surnom dans lequel on retrouve le breton “ankou”, qui désigne la représentation de la mort et, par extension, un squelette.
Lançois Nom porté en Normandie (76), rencontré aussi autrefois dans les Vosges. On peut faire le rapprochement avec l’ancien français lanceis (= jouteur à la lance ou encore celui qui s’élance bien), à moins qu’il ne s’agisse d’un toponyme.
Lançon On trouve ce nom dans deux régions très distinctes : d’une part la Normandie (76), de l’autre la Haute-Savoie et le Jura. Il semble s’agir le plus souvent d’un toponyme, avec des sens différents selon les régions : vers la Savoie, une lance est une prairie en pente. En Normandie, on peut penser à l’ancien français lançon (= branche). On ne doit cependant pas négliger l’hypothèse d’un porteur de lance, ni même l’idée d’une déformation d’Alençon (= originaire d’Alençon).
Lancry Nom de personne d’origine germanique, Langric (lang = long + ric = puissant). Le patronyme est surtout porté dans le Pas-de-Calais.
Landa S’il est porté dans le Sud-Ouest ou en Espagne, ce nom est en principe basque et désigne un champ (toponyme très répandu). Mais il y a aussi beaucoup de Landa dans l’Aisne et dans le Nord, où on rapprochera le nom des formes voisines Landas et Landat. Là aussi ce devrait être un toponyme, avec le sens probable de “lande”. Une commune du Nord s’appelle Landas, et un hameau de Lalobbe, dans les Ardennes, se nomme Landat.
Landaburu Nom de famille basque, désignant celui qui habite au bout, au sommet (buru) du champ (landa). Variantes : Landaboure, Landabourou, Landabure.
Landagaray Patronyme basque. Désigne celui qui habite au-dessus (garai) du champ (landa), ou encore au champ du dessus.
Landais Fréquent dans la Mayenne, la Sarthe et le Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Landais, toponyme très répandu dans l’Ouest (= lande, terre inculte).
Landalle Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, il s’agit un nom basque, écrit autrefois Landalde (la transformation de la graphie date du XVIIIe siècle). Comme la plupart des noms de famille basques, c’est un toponyme, composé de landa (= champ, terre labourée) et de alde (= côté), autrement dit celui qui habite à côté du champ.
Landaluze Nom basque formé du nom “landa” (= champ) et de l’adjectif “luze” (= long). Autrement dit l’équivalent basque de toponymes tels que Longchamp.
Landart Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un nom formé à partir du basque “landa” (= champ), désignant le lieu, la maison qui se trouve entre les champs, parmi les champs (“arte” = intervalle).
Lande Le nom Lande est porté dans la Manche et dans l’Orne. Tout comme Landé (dont l’origine géographique est plus incertaine), et Landes (81, 46, 12), c’est un toponyme évoquant une lande, une terre inculte.
Landelle Nom surtout porté dans la Mayenne. Désigne, tout comme Landel (35), celui qui habite un lieu-dit ou est originaire d’une localité ainsi appelés. Sens du toponyme : au départ petite lande, mais le mot a pris un sens particulier vers la Bretagne et la Normandie, où il s’applique à un groupe de champs non enclos. Plusieurs communes ou hameaux de l’Ouest s’appellent le Landel, la Landelle, les Landelles.
Lander Porté notamment en Alsace, c’est un nom pour lequel plusieurs possibilités existent : soit un lieu clôturé, un perchis (toponyme), soit un nom de métier (couvreur, celui qui pose des bardeaux), soit encore un nom de personne (voir Lantier).
Landherr Porté dans le Haut-Rhin, le nom pourrait être originaire de Suisse alémanique, où il était attesté autrefois. Il désigne le seigneur ou le propriétaire d’une terre. Avec un sens voisin : Landgraff, Landgraf, Landgrebe, qui correspondent au français “landgrave”.
Landier Nom rencontré notamment dans le Loir-et-Cher et les Côtes-d’Armor. En Bretagne, c’est un toponyme fréquent désignant une lande. Ailleurs, il pourrait en être de même, mais on envisagera surtout le nom de personne germanique Landhari (land = pays + hari = armée), qui a donné aussi le nom Lantier.
Landoire Nom aujourd’hui disparu, qui pourrait être une forme avec article de noms tels qu’Andoire ou Andouard. Sens probable : nom de personne d’origine germanique, Andoward (and = extrémité de l’épée + wardan = garder, protéger).
Landon Surtout porté dans la Creuse et le Puy-de-Dôme, semble désigner celui qui est originaire du Landon (diminutif de lande), hameau de la commune de Saint-Marien (23). Ailleurs, il s’agit plutôt d’un nom de personne d’origine germanique, Lando (land = pays), comme l’atteste le lieu-dit Saint-Landon dans la Somme.
Landouzy Le nom est porté dans l’Aisne et les départements voisins. Variantes : Landousie, Landousies, Landousy, Landouzi. Il désigne celui qui est originaire de Landouzy-la-Ville ou Landouzy-la-Cour, nom de deux communes de l’Aisne. Sans probable du toponyme : le domaine de Landwald (ou Landwic), nom de personne germanique.
Landrain Nom présent en Bretagne (29, 44), où l’on trouve aussi les variantes Landraing, Landrein, Landren. Il s’agit sans doute d’un toponyme ayant le sens de lande épineuse (drein = épines). Autre possibilité : variante de Landrin (voir ce nom).
Landréat Nom porté dans la Marne et dans l’Aube (également rencontré dans la Manche). Variante : Landréa. Il doit s’agir d’une agglutination de l’Andréat, une des variantes du prénom André.
Landreau Nom de famille porté surtout en Vendée. C’est une agglutination de l’Andreau (Andreau étant un diminutif d’André). Variantes : Landrau, Landrault, Landreaud, Landreaux.
Landriau Porté en Poitou-Charentes et en Vendée, le nom s’écrit aussi Landriaud, Landriault, Landriaux, Landrieau. C’est une forme d’Andriau (variante ou diminutif d’André) avec agglutination de l’article. À noter que les noms Andriau et Andriaud, sont aussi portés dans l’Allier et le Cher, tout comme Landriaux.

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