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Noms commençant par L

La Duca-Lageiste
Lagel-Landriau
Landrin-Laseure
Lasgi-Lazzaroni
Le Baccon-Le Meur
Le Mevel-Le Youdec
Léa-Lehelloco
Lehérissier-Lescuyer
Lésébos-Lieffroy
Liégeard-Loisel


Le Baccon Le nom est porté dans le Finistère et le Morbihan. Variante : Le Bacon. Voir Bacon pour le sens.
Le Bacquer Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, correspond au breton “baker” (= fabricant de bacs, de baquets). Variante : Le Baquer.
Le Badezet, Le Badézet Le nom est porté dans le Morbihan. Variantes : Badézet, Lebadézet. Il signifie en breton “le baptisé”, surnom possible pour un nouveau converti. A noter, même si ce n’a pas forcément un rapport, que l’expression “gwin badezet” désigne en breton le vin coupé.
Le Bagousse Porté dans le Morbihan, le nom se rencontre aussi sous la forme Bagousse, plus rare. Il peut correspondre au breton “bagos”, variante de “bagol” (= gaillard, vigoureux). Autre solution, sans doute préférable : sobriquet lié à la fauvette (“bagous” ou “bagouz”) qui a pu être donné à une personne babillarde.
Le Baher Rare et porté dans les Côtes-d’Armor, désigne un garde-champêtre (breton “bac’her”). Variantes : Baher, Bahezre, Le Bahers, Le Bahezre.
Le Bail Le nom s’applique en breton à un animal qui a une tache blanche sur le front. Pour une personne, le surnom est difficile à interpréter (celui qui a une tache sur le visage ?). En tout cas c’est un des noms de famille les plus répandus dans le Morbihan. Variante : Le Baill (29).
Le Baillif Porté en Normandie et dans la Mayenne, le nom correspond à la fonction de bailli (représentant du seigneur dans la communauté villageoise). Variante : Le Bailly (50).
Le Balleur Plus courant sous la forme Leballeur (Normandie), le nom désigne un danseur. Variantes bretonnes : Le Baller, Le Baler, Le Balier, Le Ballier, et sans doute Le Ballais.
Le Baot Porté dans le Finistère (variante : Baot), pourrait être un surnom lié à la tortue (breton “baot”). Mais on pensera aussi à l’adjectif “baod” (= large).
Le Baratoux Rare, le nom vient des Côtes-d’Armor. Le nom voisin Le Baratour était autrefois porté dans le Morbihan. Ces deux noms correspondent à l’ancien français “barateor” (ou “barateos”), terme ayant désigné un personnage trompeur, rusé, fripon.
Le Barbier, Le Barber Nom surtout rencontré en Bretagne (56, 22). Désigne évidemment un barbier.
Le Baron Fréquent dans le Morbihan et la Manche, fait partie des nombreux sobriquets liés à un titre de noblesse. Surnom possible pour un homme vaniteux. Variantes : Le Baro, Le Barron.
Le Bars Patronyme breton désignant un chanteur ambulant, un ménestrel, un barde (en breton moderne barzh = poète). Variantes : Le Barch, Le Bards, Le Barh, Le Barse, Le Bart, Le Barth, Le Bartz, Le Barz, Le Barze. Diminutif : Le Barzic.
Le Bayon Porté dans le Morbihan, devrait être l’équivalent du nom français Bay (voir Bayard pour le sens), l’adjectif “bai” étant devenu en breton “baian”.
Le Bechec Ce nom breton (22) désigne sans doute celui qui a le nez pointu ou crochu (breton becheg = pointu, à rapprocher du français ‘bec’). Le nom de famille Le Bec (29) a le même sens.
Le Bel Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Voir Lebel pour le sens.
Le Bellac Nom rare porté dans le Finistère. Son premier porteur est un enfant trouvé né en 1820 à Pluguffan et appelé Bellac (nom sans doute choisi arbitrairement et faisant référence à la ville de Bellac). Le nom s’est ensuite transformé en Le Bellac.
Le Belleguy Nom porté dans les Côtes-d’Armor. C’est un diminutif du breton beleg (= prêtre), sobriquet qui peut être interprété de diverses manières (voir Lepretre). On retrouve beleg dans les noms Le Bellec, Le Belec. Autres dérivés : Le Bellégard, Le Belicard, Le Bellego, Le Bellegou, Le Bellegui, Le Belleguic.
Le Bellour Porté dans le Morbihan, le nom désigne en breton un guerrier, un homme belliqueux.
Le Béniguet Voir Bénigué pour le sens. Le nom était porté autrefois dans le Morbihan.
Le Berre Nom breton, sobriquet désignant un homme court sur pattes.
Le Beuan Nom breton très rare (22), qui devrait être une graphie fautive pour (Le) Bévan (voir Bévan).
Le Bihan Sobriquet breton désignant un homme de petite taille. Variante : Lebihan.
Le Bitouzé Nom porté dans la Manche, qui semble correspondre au breton Le Bitous, Le Bitoux, sobriquet désignant un homme maigrichon (du breton bitous, même sens). Le dictionnaire de M.T. Morlet préfère y voir un composé formé avec bis (deux fois) sur Touzé (= tondu), autrement dit celui qui a été tondu deux fois.
Le Blay Nom breton fréquent dans le Morbihan. C’est un surnom comparant son porteur à un loup (breton bleiz). Variantes : Le Blaye, Le Blais (qui peut aussi se rattacher au prénom Blaise). Diminutif : Le Blayo.
Le Bloas Porté dans le Finistère (variante : Le Bloa), semble correspondre au breton “bloaz” (= an, année), mais le surnom est bien difficile à comprendre. Le patronyme Le Blois (22) en est en principe une variante francisée. On pensera cependant aussi à l’ancien français “blois” (qui bégaie, qui a un défaut de prononciation), voire à “bloi” (= blond).
Le Bloch Porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Le Bloc’h (29, 56). Il désigne celui qui est glabre, qui n’a pas de barbe (breton “bloc’h, blouc’h”, qui peut aussi signifier “entier, en bloc”). Variantes : Le Blouch (56), Le Blouc’h (22). Diminutif : Le Blohic (56), qui correspond au breton “bloc’hig”.
Le Boisselier Nom désignant un marchand ou un fabricant de boisseaux (mesures pour le blé et les autres grains).
Le Borgne Variante de Leborgne (voir ce nom) portée en Bretagne (29, 22). Avec le même sens : Le Borgn (29), Le Borne (56). Dérivés : Le Borgnic (56), Le Bornec (22).
Le Borloch Rare et porté dans le Morbihan, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu. On peut éventuellement le rapprocher de Le Bolloch, nom porté dans les Côtes-d’Armor (variantes : Le Bolloc’h, Le Boloch), de sens incertain lui aussi, mais qui pourrait être un surnom lié à un poisson, l’ablette ou le tacaud (breton “bolog”).
Le Bot Nom de famille très fréquent en Bretagne (29, 56). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Le Bot. Sens du toponyme : résidence, demeure. De très nombreux hameaux s’appellent ainsi, ils sont situés pour la plupart dans le Finistère et le Morbihan.
Le Boubennec Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom est considéré par A. Deshayes (voir bibliographie), comme une variante du breton “bougennek” (= joufflu). A envisager aussi un rapport avec les noms Le Bobinec, Le Bobinnec (56), probables dérivés du verbe “bobin” (= sonner le glas, dodeliner).
Le Boucher voir Boucher.
Le Boulaire Porté dans le Morbihan, pourrait correspondre à l’ancien français “boleor” (= rusé, trompeur). Variante : Le Boulair.
Le Boulbin Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. C’est un surnom probable pour celui qui a une grosse tête (vieux breton borr = gros, corpulent + penn = tête). Avec le même sens : Boulben (56, 29), Boulbennec (22).
Le Boulengé Le nom désigne bien sûr un boulanger. Sous cette forme, il semble surtout porté en Belgique. Autres formes avec séparation de l’article : Le Boulenger, Le Boullenger (50), Le Boulanger (22). Voir aussi Leboulenger.
Le Bourhis Fréquent dans le Finistère, le nom se rencontre dans le Morbihan sous la forme Lebourhis. Voir Bourhis pour le sens.
Le Bousse Nom rare porté dans le Finistère (Île Molène). Sens incertain. Le breton “bous” est une variante de “bos”, avec le sens de bosse, bouton, mais rien ne dit qu’il y ait un rapport avec le nom de famille.
Le Bouteiller Voir Bouteiller pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Manche. Variantes : Le Bouteillier, Le Boutillier, ainsi que les formes bretonnes Le Boustouler, Le Boustouller (22), Le Boutouiller (56). Avec agglutination de l’article : Lebouteiller, Lebouteillier (50), Leboutellier. On trouve également au Québec la forme Lebouthillier, souvent écrite LeBouthillier.
Le Bovier Variante ancienne de Le Bouvier, Le Boyer, nom assez fréquent dans la Manche qui désigne un bouvier. Autres formes : Lebouvier, Leboyer.
Le Bozec Nom de famille breton (22) qui semble formé sur “boz” (= la paume de la main) et qui pourrait avoir désigné celui qui a de grandes mains. A noter cependant que l’adjectif “bozek” signifie “satisfait”, mais je ne sais de quelle époque date ce sens. Variantes : Bozec, Bozech (29).
Le Bras Nom breton. Voir Bras.
Le Bris Nom breton. Sobriquet désignant celui dont le visage porte des taches (en principe des taches de rousseur). Vient de brizh = tacheté, bariolé.
Le Bronnec Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. On trouve la forme Le Bronec dans le Morbihan. Voir Bronnec pour le sens.
Le Bruchec Porté dans le Morbihan, le nom correspond au breton “bruch” (= jabot, sternum, poitrine), et pourrait désigner soit un homme au large torse, soit éventuellement un goitreux.
Le Cadre Assez fréquent dans le Morbihan, le nom correspond au vieux breton “cadr”, qui a donné l’adjectif “kaer” (= beau).
Le Caër Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Voir Caërou.
Le Calonnec Nom porté dans le Morbihan. Variantes : Le Callonec, Le Callonnec, Le Calonec (56), Callonnec, Calonec, Calonnec (29, 56). C’est un surnom qui correspond au breton “kaloneg” (dérivé de “kalon” = coeur), adjectif signifiant “courageux”, mais aussi “chaleureux, cordial”.
Le Cam Voir Cam.
Le Cann Surtout porté dans le Finistère, désigne celui qui a les cheveux blancs (breton “kann”, équivalent du français “chenu”). Variantes : Le Can, Le Canne.
Le Cardinal Nom porté en Bretagne (22). Voir Cardinal.
Le Carvennec Le nom correspond au breton “karvaneg”, désignant celui qui a de fortes mâchoires (“karvan” = mâchoire). Il est porté dans les Côtes-d’Armor.
Le Carvès Également écrit Le Carvèse, le nom est porté dans le Morbihan. C’est un nom féminin formé sans doute à partir du breton “karv” (= cerf).
Le Cavorzin Egalement Cavorzin, Cavorsin, Le Cavorsin. Porté en Bretagne, c’est un surnom donné sans doute à un prêteur, à un usurier (ancien français caorsin). Au départ, le nom désigne celui qui est originaire de Cahors.
Le Chanony Surtout porté dans le Morbihan, désigne un chanoine (breton “chaloni”), tout comme les formes voisines Le Challonny, Le Chalony. On trouve dans la Manche la forme Le Chanoine.
Le Chanu Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un surnom pour celui qui a les cheveux blancs (= chenu). Variante : Le Chanut (71).
Le Choisnier Nom très rare porté en Normandie, également écrit Le Choismier, sans doute par erreur. Il désigne un boulanger, celui qui fait ou vend du pain blanc (“choisne” en ancien français).
Le Ciclé Nom aujourd’hui très rare qui semble venir des Côtes-d’Armor. Pourrait correspondre au cerclier, celui qui faisait des cercles de tonneau.
Le Claire Porté dans le Morbihan et également écrit Le Clair, le nom peut correspondre au prénom Clair, ou plutôt être une variante de Le Clerc (22), comme le laissent supposer les formes Le Clere, Le Clerre, également présentes en Morbihan (voir Leclerc pour le sens).
Le Clanche Nom porté dans le Morbihan. Voir Clanché pour le sens.
Le Cleach Ou Le Cléach. Patronyme assez répandu dans le Finistère. Il désigne un sonneur de cloches (clec’h, pluriel ancien de kloc’h = cloche). Variantes : Le Cleac’h, Le Cleac h, Le Clec h, Le Clec’h, Le Clech.
Le Cleve Nom porté dans le Morbihan. Aucune certitude quant à sa signification.
Le Coadou Egalement Coadou, Lecoadou. Ce nom breton est un toponyme avec le sens de ‘petit bois’ (diminutif de coat).
Le Coarer Nom breton (22). Désigne celui qui fabrique ou vend de la cire (moyen breton coar).
Le Coënt Nom porté en Bretagne (22, 56), où l’on trouve aussi les formes Le Coint, Le Cointe, Le Cointre, qui ont le même sens. Voir Lecointe.
Le Collaire Rare et porté dans les Côtes-d’Armor, paraît correspondre au breton “koller” (= celui qui perd, perdant). Autres formes : Le Coler, Lecollaire.
Le Collonnier Nom assez rare porté dans les Côtes-d’Armor. Correspond à l’ancien français coloigne, variante par métathèse de conoille (= quenouille), et donc à l’ancien métier de fuselier, celui qui file à la quenouille.
Le Cordier Le nom correspond bien sûr au métier de cordier. Il est surtout porté dans la Manche. Avec le même sens : Le Cordiaire, Le Cordière (22), Lecordier (50).
Le Corf Sobriquet breton formé sur le nom commun korf (= le corps), le patronyme est surtout porté dans le Morbihan (variante : Le Corff). Il désigne sans doute une personne corpulente. Forme française : Lecorps (44, 50). Le nom Le Corfec (22) a pour sa part le sens de corpulent (korfeg), mais peut aussi désigner le hibou.
Le Corguillé Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Corguillet, Corguillet. Sens incertain. Un hameau s’appelle la Corguillée à Pléneuf-Val-André (22), on pensera aussi aux divers hameaux bretons appelés Kerguillet (Kerguillé, Kerguillay), par exemple à Tréglamus (22).
Le Coroller Voir Corolleur pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Variantes : Le Corroler, Le Corroller.
Le Corre Sobriquet breton désignant une personne toute petite (corre = nain).
Le Corvec Voir Corvec.
Le Coustumer Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Variantes : Coustumer, Le Coustumier. Il désigne celui qui prélevait le droit de péage, ou encore un impôt appelé coutume. Ce mot français se retrouve dans le moyen breton custum.
Le Couviour Le nom est porté dans le Morbihan. Variantes : Le Couvéour, Le Covéour. Il devrait désigner un tanneur (“kovuour”, dérivé du vannetais “kovu”, variante du breton “kouez” = lessive, tan).
Le Coz Voir Coz.
Le Cozler Nom porté dans les Côtes d’Armor. Variante rare : Le Cozleer. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Cozleur, hameau au sud de Trébeurden. Le toponyme est apparemment composé de “coz” (= vieux) et de “leur” (= aire, sol).
Le Cruguel Porté dans le Morbihan, désigne celui qui est originaire de Cruguel, commune de ce département, ou d’un autre lieu-dit portant le même nom. Signification : petite colline, tumulus (breton krugell).
Le Cuiche Nom rare porté dans le Morbihan. Sens incertain. Le Dictionnaire des noms de famille bretons le rattache à l’adjectif skuizh (= fatigué).
Le Cunff Surtout porté dans le Morbihan, le nom correspond au breton kuñ (kuñv), avec le sens de doux, débonnaire. Variantes : Le Cunf (22, 56), Le Cun (22). La forme équivalente dans le Finistère est Cuff.
Le Dallic Nom breton (56, 22), diminutif de Le Dall, surnom donné à un aveugle (breton dall).
Le Damany Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, désigne celui qui habite un lieu-dit le Damany (= le domaine). C’est le nom d’un hameau à Moëlan-sur-Mer (29).
Le Dantec voir Dantec.
Le Danvic Porté dans le Morbihan (avec erreur graphique : Le Dauvic), devrait être un diminutif du breton “deuñv” (= gendre).
Le Délétaire Nom porté dans le Morbihan. Variantes : Le Déléter, Le Déléterre, Le Delléter. Il faut sans doute le rapprocher de l’ancien français “deliteor” (= jouisseur, qui se délecte), et y voir le surnom d’un bon vivant.
Le Déréat Patronyme assez rare porté en Bretagne (29, 22). Voir Dereat.
Le Derff Nom de famille breton. Désigne celui qui habite un lieu-dit Le Derff (= le chêne, breton derw). Variantes : Le Derf, Le Déroff, Le Droff.
Le Deun Porté notamment dans le Finistère, le nom correspond au breton “deun” (= gendre). Variantes : Le Dun, Ledeun. Autre forme du mot : “deuñv”, à l’origine des noms de famille Le Deunf, Le Deunff, Le Deuf, Le Deuff, Le Doeuf, Le Doeuff, Le Dunf, Le Dunff.
Le Dévéhat Surnom breton appliqué à celui qui est lent, qui manque de vivacité (breton diwezad = tardif, attardé).
Le Dévic Porté dans le Morbihan, ce nom breton est un diminutif de Le Deuf, Le Deuff (= le gendre).
Le Digabel Surtout porté dans le Morbihan, c’est un surnom correspondant à l’adjectif breton “digabell” (= tête nue, décoiffé).
Le Digarcher Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Digarher, Le Diguerher, Ledigarcher, Digarc’her, Digarcher. Il correspond à l’adjectif breton “digarc’har” (= non incarcéré), surnom qui a pu être donné à un ancien prisonnier de guerre.
Le Dily Porté en Bretagne (22), le nom s’écrit aussi Le Dilly (56). On pensera à un toponyme dérivé de “tilh” (= tilleul, parfois orme), avec mutation du t en d. Un hameau s’appelle Tilly à Troguery (22). A noter aussi Le Dily à Plumaudan (22) et Kerandilly, ancien hameau à Gourin (56).
Le Dimna Nom breton assez rare porté dans le Morbihan, où il s’écrit aussi Dimna. C’est une contraction de Le Dimanach, terme désignant un ancien moine, un moine défroqué (breton “manac’h” = moine, précédé du préfixe négatif “di-“).
Le Diouron Porté dans les Côtes-d’Armor, correspond en principe au breton dic’houron, et désignerait donc celui qui n’est pas un héros (gouron = héros, précédé du préfixe privatif di-).
Le Disez Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Disès, Le Dissès, Le Dissez, Le Dizès, Le Dizez. Sens obscur. A. Deshayes y voit le mot “sez” (= siège) ou plutôt “seziz” (= enceinte), avec le préfixe privatif “di-“. “Seziz” peut aussi avoir le sens de “saisi”, ce qui donnerait une forme “diseziz” (= dessaisi, dépourvu). Rien de bien clair en tout cas.
Le Doeuf Nom breton plus fréquemment écrit Le Doeuff. Autres formes : Le Deuf, Le Deuff, Deuff, Doeuff. Voir Le Deun pour le sens.
Le Doledec Ou Le Dolédec. Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un nom de sens incertain. On le rattache parfois (cf. A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons) à l’adjectif gallois ‘dyledog’ (= noble), ce qui en ferait l’équivalent des noms français Noble, Lenoble.
Le Dorner Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom correspond au breton “dorner” (= batteur), surnom probable pour celui qui battait les céréales sur l’aire.
Le Dortz Un nom breton qui vient de torzh (= tourte). Dans son dictionnaire des noms de famille bretons, A. Deshayes pense qu’il s’agit d’un sobriquet désignant celui qui est rond comme une tourte de pain, bref un personnage bien enveloppé.
Le Douaron Porté notamment dans le Morbihan, le nom désigne le petit-fils (breton douaren), tout comme Le Douairon, Le Douarain, Le Douaran, Le Douarec, Le Douarin, Le Doueron, Le Doiron.
Le Douget Porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Le Doujet. Il devrait désigné celui qui est respecté ou redouté (breton “douj” = respect, “doujañ” = respecter, redouter).
Le Draoulec Nom breton également écrit Draoulec, Le Draoullec et sans doute aussi Le Drollec. Sens obscur. Parmi le mots bretons assez proches, il y a “traouilh” (= treuil, dévidoir), et c’est à peu près tout. A. Deshayes (voir bibliographie) envisage un lien avec le mot gallois “traul” (= tout ce qui est dépensé en nouriture et habits).
Le Dréau Le nom est surtout porté dans le Finistère. Variante : Le Dréo. Deux possibilités. Soit un toponyme correspondant au breton “trev” (= division de la paroisse, quartier, groupement d’habitations). Soit un sobriquet correspondant à l’adjectif “drev” (= gai, joyeux), terme qui peut aussi désigner le roitelet (oiseau).
Le Drein Nom porté en Bretagne (22). Variantes : Le Dren, Le Drenn (29, 56). Il s’agit sans doute d’un toponyme évoquant un lieu où la végétation est épineuse (breton draen = épines).
Le Drian Porté dans le Morbihan et rencontré aussi sous la forme Le Driant, c’est une variante de Dréan (voir ce nom).
Le Drogoff Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. On trouve également en Bretagne les formes voisines Le Drogo, Le Drogou. Il s’agit en principe d’un nom de personne d’origine germanique, Drogo (racine driugan = combattre).
Le Droumaguet Nom breton porté dans les Côtes-d’Armor. Voir Droumaguet pour le sens. Variantes : Le Dromaguet, Le Drougmaguet.
Le Du, Le Dû Nom breton rencontré notamment dans le Finistère-Nord. C’est un sobriquet s’appliquant à celui qui a les cheveux ou le teint noirs (breton “du” = noir). Avec le même sens : Duff, Le Duff (graphie en moyen breton). Diminutifs : Le Duic, Le Duigo, Le Duigou (56).
Le Fablec Porté dans le Morbihan, pourrait désigner celui qui raconte des histoires, qui affabule (breton “fabl” = fable). Autre possibilité : membre du conseil de fabrique d’une église (breton “fablig”). Variante : Le Fablet.
Le Faucheur Fréquent dans les Côtes-d’Armor, le nom s’écrit Le Faucheux dans le Morbihan. Il désigne un moissonneur, celui qui utilise une faux. Autres formes, plus bretonnantes : Le Falc’her, Le Falchier, Le Falher, Le Falhier, Le Faller, Le Failler.
Le Fée Surtout porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Le Fé (29, 56). Voir Lefée pour le sens.
Le Ferec Nom rare porté dans le Finistère, plus fréquent sous la forme Le Ferrec (56, 29). Il peut correspondre à l’adjectif “fer” (= brave), ou encore au nom “fer” (= cheville, surnom pour celui qui a de grosses chevilles, solution choisie par A. Deshayes).
Le Fichoux Nom breton qui semble se rapporter au verbe ficher (= fixer, planter), plutôt qu’au breton fich (= bien habillé). Il s’agirait donc de celui qui plante des arbres, des piquets, etc… Variantes : Le Fichant, Le Fichou.
Le Flahec Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, le nom paraît être un sobriquet pour celui qui a de grandes mains (dérivé de flac’h = paume de la main).
Le Flem Assez fréquent dans les Côtes-d’Armor, le nom correspond au breton “flemm”, qui désigne un aiguillon, un dard. Reste à comprendre la raison du surnom, ce qui est moins évident.
Le Floch, Lefloch Nom breton signifiant le jeune garçon. Sans doute un surnom donné à un page ou à un jeune domestique.
Le Flohic Surtout porté dans les Côtes d’Armor, c’est un diminutif de Le Floch (= jeune garçon, page). Variante : Le Floic, Le Floïc.
Le Folgoc Nom breton qui a le même sens que Le Foll (voir ce nom), avec peut-être la finale coc (= parent).
Le Foll Nom breton (29, 56). L’adjectif breton foll correspond au français fou. Il s’agit donc d’un sobriquet s’appliquant à celui dont le comportement est pour le moins inhabituel, déraisonnable.
Le Forestier Désigne celui qui habite ou travaille dans la forêt, par exemple un garde forestier. Le nom est très répandu dans les Côtes-d’Armor. Variante Leforestier en Normandie (50, 61, 76).
Le Formal Nom breton surtout porté dans le Morbihan. Pourrait désigner par métonymie un fabricant de sièges (ancien français formel = siège).
Le Frapper Nom surtout porté dans le Morbihan. Variante : Le Fraper. La solution la plus simple est d’y voir un dérivé du français frapper, et donc le surnom d’un homme violent. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) propose un homme qui tire tout à lui (racine frap = coup sec vers soi). Enfin signalons qu’en ancien français le mot frapier signifiait agitation, bruit, également fuite (prendre la fuite), des possibilités à ne pas négliger.
Le Fur Surtout porté dans le Morbihan, c’est un surnom breton donné à celui qui est sage, avisé. Variante : Le Feur (22).
Le Gac Nom breton, sobriquet désignant celui qui bégaie (gag = bègue). Variantes : Le Gacq, Le Gacque, Gac.
Le Gall L’un des noms les plus fréquents en Bretagne, notamment dans le Finistère. On considère en général qu’il désigne les Français, ou du moins les francophones, par opposition à ceux qui parlent breton. Variante : Le Gal.
Le Gallic Diminutif de Le Gall (voir ce nom), le patronyme est porté dans le Morbihan, le Finistère et la Loire-Atlantique.
Le Gallou Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un diminutif du nom breton Le Gall (= originaire de France, ou tout simplement d’une partie de la Bretagne où l’on ne parle pas breton). Avec le même sens : Le Gallo, Le Galo (56)
Le Galloudec Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Variantes : Le Galludec, Le Galoudec, Le Galudec, Galludec. On trouve dans le Finistère les formes Galloudec, Gallouedec. Il correspond à l’adjectif breton “galloudeg” (= puissant).
Le Gargasson Nom porté dans le Morbihan. Sans doute le surnom d’un gourmand ou d’un goinfre (ancien français gargate = gosier).
Le Garlès Porté dans les Côtes-d’Armor, pourrait selon A. Deshayes désigner un boiteux (à rapprocher du gallois garllaes = qui boite).
Le Garnec Porté dans le Morbihan, devrait renvoyer au breton “karneg”, peut-être toponyme (lieu où il y a des cairns), ou encore adjectif avec le sens de “corné” et parfois nom désignant le crabe.
Le Garrec Nom surtout porté dans le Morbihan (variante : Le Garec). C’est un dérivé du breton gar (= jambe), surnom donné à celui qui a de grandes jambe (breton gareg).
Le Glatre Très rare, le nom a été porté dans les Côtes-d’Armor, où il est encore assez courant sous les formes Glatre, Glâtre (quelques Glastre également au XVIIe siècle). Sens incertain. Les mots bretons les plus proches sont “glastr”, qui désigne la motelle, ou loche de mer, et “glazder” (ou “glaster”), qui a le sens de “verdeur”. Mais il pourrait surtout s’agir d’une déformation de “kloastr” (= cloître).
Le Gloahec Nom rencontré dans le Morbihan (variante : Le Glouahec). Signifie apparemment “celui qui cligne de l’oeil” (vannetais gloah = clin d’oeil, cité par A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons).
Le Glouet, Le Glouët Nom rare porté dans le Morbihan (forme ancienne : Le Gloët). Il devrait correspondre au breton “kloued” (= barrière).
Le Gludic Porté dans le Morbihan, c’est l’équivalent de Glédic (voir ce nom).
Le Goaster Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom correspond au breton “gwaster” (= celui qui dévaste, qui ravage).
Le Godec Nom porté dans le Morbihan. Diminutif de god, qui désignait en breton une grande poche au niveau de la poitrine dans le vêtement (cf A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons). Peut-être le surnom d’une personne au ventre replet.
Le Goff Nom breton correspondant au métier de forgeron.
Le Goffic Diminutif du breton Le Goff (= le forgeron) surtout porté dans les Côtes-d’Armor.
Le Goïc Patronyme breton (variante Le Gohic) considéré comme un diminutif de Le Goff (= le forgeron).
Le Gonidec Désigne en breton un cultivateur. C’est dans les Côtes-d’Armor que le nom est le plus répandu. Variantes : Le Gonnidec, Gonnidec, Gonédec, Gonidec. Diminutif : Gonidou.
Le Goslès, Le Gosles Nom de famille porté dans le Morbihan. Variantes : Le Goslèse, Le Goslis, Le Gorlis, Le Gohlès, Le Gohlisse. C’est un toponyme signifiant “le vieux château” (kozh = vieux, cet adjectif étant souvent antéposé dans les toponymes, et les, lez, lis = cour seigneuriale, manoir, château).
Le Gouanet Diminutif de Le Gouan, sans doute variante du breton Le Guen (voir ce nom).
Le Gouarder Nom rare porté dans les Côtes-d’Armor. Il devrait désigner un gardien, éventuellement un tuteur (breton gward), comme le nom voisin Le Gouard.
Le Gouedec Porté dans le Morbihan, le nom est assez rare. Il semble correspondre au breton “gwadeg” (= sanglant, sanguin), surnom éventuel pour celui qui a le visage rouge.
Le Goueff Le nom est porté dans le Morbihan. Variantes : Le Gouef, Legoueff. Le dictionnaire de Deshayes y voit une personne, fanée, ridée (goenv = flétri). On peut aussi envisager une mutation consonantique de koef (= coiffe).
Le Gouellec, Gouellec Nom surtout porté dans le Morbihan, où l’on trouve la variante Le Gouallec, Le Goualec. Peut désigner celui qui est valeureux (vieux breton uual = valeur), mais aussi celui qui est négligent (gwalleg). On ne peut non plus négliger un rapprochement avec la forge (govellou > Goello, Gouello, Gouellou, toponyme et patronyme fréquents dans le Morbihan).
Le Gouge, Legouge Le nom Le Gouge se rencontre dans le Morbihan. Quant aux Legouge, on les trouve dans l’Aisne et les départements voisins (77, 51). En ancien français, le gouge était un messager, éventuellement un serviteur. Le mot est attesté avec ce sens en 1337 à Reims, à propos de messagers envoyés à Laon et à Compiègne. Variantes : Le Gougeux (14), Legougeux (59).
Le Gouic Surtout porté dans le Morbihan, c’est un des nombreux diminutifs de Le Goff (= le forgeron).
Le Gouil, Le Gouill Nom porté dans le Finistère. Voir Gouillou.
Le Goulm Le nom est porté dans le Finistère. Variantes : Le Goulme, Goulm, Goulme. Voir Coulm pour le sens.
Le Goupil Nom porté dans la Manche. Voir Goupil. Variante : Le Goupils. Diminutif : Le Goupillot.
Le Gourdiol On rencontre ce nom en Bretagne (22). Semble un dérivé du français gourd (= engourdi) et désignerait donc un personnage lourd, apathique. Mais aucune certitude.
Le Gourriérec Fréquent dans le Morbihan, pourrait être une variante du nom breton Gouriézec, avec le sens de ‘valeureux’ (gallois gwriaeth = valeur). Autres formes : Le Gouriellec, Le Gouriérec, Le Gourriellec.
Le Grin Porté dans l’Eure-et-Loir, le nom s’écrit aussi Le Grain (27, 76), mais surtout Legrain (voir ce nom).
Le Guéhennec Voir Guéhenno pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Morbihan.
Le Guel Porté dans le Morbihan, le nom correspond à l’adjectif breton “gell” (= bai, brun), tout comme la forme Le Guell. Diminutifs probables : Le Guélaud, Le Guellaud, Le Guellaut, et sans doute aussi Le Guélec, Le Guellec (noms qui peuvent également être des dérivés de “kell” = testicule, le mot “kelleg” désignant un animal mâle).
Le Guen L’un des noms les plus répandus en Bretagne (variantes Le Guene, Le Guenne). Désigne celui qui a les cheveux blancs (breton gwenn, moyen breton guen). Les formes Le Guennec, Le Guennic (Le Guénec, Le Guénic) peuvent être des diminutifs, mais semblent plutôt renvoyer à nom de personne popularisé par un saint breton qui fut abbé de Wormhout (même étymologie).
Le Guern Nom de famille breton, surtout porté dans le Finistère. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Guern (= l’aulne, variante bretonne de vern, verne).
Le Gueut Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un nom de sens incertain, faute de formes anciennes. Il semble cependant logique de le rattacher au mot “gueux” (= coquin, puis mendiant), bien que celui-ci soit apparu tardivement en français. Il n’est cependant pas interdit de penser que “gueux” soit ici une variante de l’ancien français “queux” (= cuisinier). Formes voisines : Le Gueu, Le Gueult, Le Gueux, très rares et difficiles à localiser.
Le Guichet Nom porté dans le Morbihan et dans l’Eure. Voir Guichet pour le sens.
Le Guidec Porté dans le Morbihan, c’est un nom de sens incertain. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) propose celui qui porte une coiffure ornée de ‘guides’. On peut envisager aussi un rapprochement avec la racine galloise gwyd (= passion, vice) ou, de façon encore plus simple, un diminutif du prénom Guy.
Le Guiff Surtout porté dans le Morbihan, devrait désigner celui qui est enjoué, guilleret (breton “gwiv”). Dérivé : Le Guiffant (29).
Le Guilchet Patronyme porté dans le Morbihan. Variante : Le Guichet. Le nom breton le plus proche est “gwilcher” (= tondeur, faucheur). On envisagera aussi un dérivé de “gwelch” (= gauche, en biais, partial).
Le Guillanton Dérivé de Le Guillant (également Le Guillan, Le Guill), porté surtout dans le Morbihan. Désigne celui qui est rusé, trompeur (ancien français guilant). Dans de nombreuses régions, le renard s’appelle la guille, mot d’origine germanique.
Le Guillou Voir Guillou.
Le Guinio Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Il faut y voir un ancien nom de personne formé sur le vieux breton uuin (= blanc, également sacré, béni). Il existe à Kergrist-Moëlou (22) un hameau appelé Lann Guiniou, ce qui semble prouver que le nom a été porté par un saint (Lann désigne un lieu consacré à un saint, à condition bien sûr qu’il ne s’agisse pas d’une lande). De plus, un saint gallois s’appelle Gwyno.
Le Guisquet Nom breton (56, 29) dérivé de “gwisk” (= habit) et de “gwiskañ” (= habiller). Sans doute un sobriquet pour celui qui est richement vêtu, celui qui porte l’habit de ville et non le traditionnel vêtement paysan.
Le Guyader Voir Guyader.
Le Hazif, Le Haziff C’est un nom du Morbihan, dont le sens ne me paraît pas évident. Peut-être un dérivé du breton hez (= paix), surnom d’un homme paisible. Variante : Hazif.
Le Hé Nom breton porté surtout dans le Morbihan. Sens incertain. A. Deshayes (voir bibliographie) y voit une variante du mot “haie”, et donc un toponyme devenu nom de famille. À noter qu’en breton le mot “hè” désigne une variété de requin (équivalent du “ha” normand), mais ce terme ne devrait pas être très ancien.
Le Hebel Surtout porté dans le Morbihan, correspond au breton “ebeul” (= poulain).
Le Hec’h Ou Le Hech, Le Hec. Nom de famille breton (22, 56) de sens très incertain. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) propose pour Le Hec’h l’adjectif hesk (= tari, asséché) et pour Le Hec un autre adjectif, heg (= insupportable, vexant, moqueur). A noter aussi le toponyme Hec, surtout fréquent en Normandie et en haute Bretagne, avec le sens de barrière, sans doute aussi champ clôturé. Difficile de faire un choix.
Le Hecho Ou Le Hécho. Porté dans le Morbihan, c’est un diminutif de Le Hec, Le Hec’h, Le Hech (22, 56), nom qui pourrait correspondre au breton “heg”, dont les sens sont divers : contrariété, vexation, moquerie (nique). Le dictionnaire de Deshayes envisage pour sa part une prononciation dialectale de l’adjectif “hesk” (= tari).
Le Hellaye Nom porté dans le Morbihan (variante : Le Hellay), rencontré aussi sous les formes Le Helley, Le Helleye, Le Helleix, Leheilleix (22), Lehellay, Lehelley, Lehelleye (44). C’est un toponyme avec le sens de ‘vieux manoir’ (hen = vieux + les = résidence seigneuriale, source : A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons).
Le Helloco Egalement Helloco. Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Semble un dérivé du breton hael (= généreux).
Le Hénaff Voir Hénaff.
Le Her Porté dans le Finistère, désigne sans doute celui qui est hardi (breton “her”). A noter cependant qu’un autre mot “her” a eu le sens d’héritier (équivalent du français “hoir”).
Le Héran Nom porté dans les Côtes-d’Armor, rencontré aussi sous la forme Le Hesran. C’est un dérivé du moyen breton hezr (= hardi), surnom ou nom de personne.
Le Hingrat Le nom est porté dans le Morbihan. Variantes : Le Hinguerat, Hingrat, Le Ningrat. Il semble correspondre à l’adjectif “ingrat”, emprunté par le breton au français.
Le Hir Surnom breton (29 surtout) donné à celui qui est grand, long (breton hir). Variante : Le Hyr.
Le Ho Porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Leho), le nom s’écrit souvent Le Hô. Il correspond au breton “hoc’h” (= porc), soit comme sobriquet péjoratif, soit comme surnom pour un porcher.
Le Hours Nom breton, rencontré aussi sous la forme l’Hours, sobriquet désignant un homme peu sociable, un ours (on a aussi évoqué la possibilité d’un montreur d’ours).
Le Hur Porté surtout dans le Morbihan, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un surnom pour celui qui est doux (gur).
Le Jacques Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Variante : Le Jacq (56, 29). Il correspond bien sûr au prénom Jacques.
Le Jaouen Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Jaoen (29), Le Jaouan (22). Voir Jaouen pour le sens.
Le Jolis Le nom Le Jolis est porté dans le Morbihan, où on le rencontre aussi sous les formes Le Jolif, Le Joliff. L’adjectif ‘joli’ signifiait surtout au Moyen Âge ‘gai, joyeux’, c’est le sens qu’il faut sans doute retenir ici. Dans le nom Le Jolis de Villiers de Saintignon, Villiers est un toponyme très fréquent (= hameau, village, latin villare). Quant à Saintignon, le nom paraît venir de la Meuse et s’écrit parfois Saint-Ignon. Je n’ai pas trouvé à quelle localité il renvoie.
Le Joncour Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Joncourt, Le Joncours. Désigne celui qui est originaire du Joncour, hameau à Ploubezre (22). On trouve également Croaz Joncour à Loguivy-Plougras et Croaz Joncour Bihan à Plounévez-Moëdec (Croaz = croix, carrefour). Mais dans ces deux derniers cas on a sans doute affaire à un autre sens : surnom donné à un nigaud (sens du gallois ionc).
Le Lamer Nom porté dans le Morbihan et les Côtes-d’Armor. Voir Lamer.
Le Lann Nom de famille breton renvoyant à un toponyme fréquent qui a le sens de ‘lande’. On le rencontre surtout dans le Finistère. Variantes : Le Lan, Le Land (56). Dérivés : Le Lannic, Le Lannio, Le Lanno, Le Lannou, Le Landais, Le Landois, Le Lannier.
Le Lard Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un surnom pour un homme gros (breton “lard” = gras). Diminutif : Le Lardic (56). Autre dérivé : Le Lardeux (56), qui pourrait correspondre à l’adjectif “lardous” (= graisseux).
Le Lay Nom breton aux connotations religieuses. Il semble emprunté au français lai (= frère lai), mais pour désigner une personne très croyante, très fervente.
Le Leuch Nom porté dans le Morbihan. Son sens est incertain. Le dictionnaire des noms de famille bretons (A. Deshayes) le rattache au cornique lugh, équivalent du breton leue (= veau). Il s’agirait donc d’un sobriquet donné à une personne molle, indolente. Variantes : Le Leurch, Le Leusche.
Le Liboux Surtout porté dans le Morbihan (variante Le Libou), correspond à l’adjectif vannetais libous (= sale, souillon). Source : A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons.
Le Limantour Porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Limantour (29, 56). Sens incertain. Peut-être celui qui fabriquait des “limandes”, terme désignant en ancien français des planches d’armoire, des planchettes. Aucune solution reposant sur le breton ne semble donner satisfaction.
Le Loir Nom porté dans le Morbihan. Variante : Le Loire. Diminutif : Le Loirec. Formes voisines : Louer, Le Loer, Le Louer (diminutif : Le Louerec), Le Louaire. Difficile de faire un choix entre le breton loar (= la lune) et le français loir (surnom probable d’un dormeur). À envisager aussi une contraction de “glaouer” (= charbonnier).
Le Loirec Nom breton, variante de Le Loarec. C’est un dérivé de loar (= lune), qui désigne sans doute un personnage lunatique.
Le Luel Nom rencontré dans le Morbihan. Semble une variante de Le Huel, patronyme formé à partir de l’ancien nom de personne breton Uhel (il existe un village nommé Saint-Uhel dans le Finistère), qui signifie haut, élevé.
Le Luhandré Nom porté dans le Morbihan. Le nom, assez rare, est rattaché par A. Deshayes, qui donne la forme Le Luhandre, à la racine luc’h (= luisant, brillant), avec un sens qui reste à définir.
Le Luhern Nom porté dans le Morbihan. Variante : Le Luherne. Voir Luherne pour le sens.
Le Luyer Nom breton, sobriquet donné à celui qui empêche, qui embrouille, bref à un tracassier.
Le Magado Aujourd’hui disparu, le nom existe toujours sous les formes Le Magadou, Le Magadoux, portées dans les Côtes-d’Armor. Sens identique à Magadur (voir ce nom). Autres formes : Le Magadur, Le Magadure (56).
Le Magoariec Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un dérivé du breton “magoar”, variante de “moger”, désignant un mur, une muraille. Magoariec correspond au terme “mogerieg”, avec le sens de “lieu muré, fortifié”. C’est donc un toponyme devenu nom de famille. Autres dérivés de “magoar” : Le Magoarou, Le Magorec, Le Magorou, Le Magouero, Le Magourou, Le Magouroux, Le Maguérou.
Le Magueresse Ou Le Maguéresse. Variante de Le Maguérès, nom breton qui semble désigner un enfant placé en nourrice, peut-être une enfant trouvé (mageres = nourrice). Avec un sens voisin : Le Maguer (maguer = père nourricier), Le Magadou, Le Magadoux, Le Magadur, Le Magadure.
Le Mallet Rare et porté dans les Côtes-d’Armor, le nom peut aussi s’écrire Le Malet. Voir Mallet pour le sens.
Le Mandat Difficile de trouver l’origine géographique du nom, beaucoup trop rare. Peut-être le Morbihan ou le Cantal. Difficile aussi d’en comprendre le sens (peut-être un mandataire).
Le Mansec Nom porté dans les Côtes d’Armor (variante : Mansec), rencontré aussi sous la forme Le Manchec. Aucune autre solution que de rattacher ces noms au mot ‘manche’, reste à savoir quel sens leur donner : sans doute celui qui porte des manches à son pourpoint, ce qu’Albert Deshayes appelle dans son dictionnaire un habit à la française. Le rapport entre Mansec et le mot manse (maison, domaine rural), proposé par M.T. Morlet, n’est attesté par aucun toponyme.
Le Mao Surtout porté dans le Finistère, ce nom breton désigne un jeune garçon, un serviteur (vieux breton mauu). Variantes : Le Maou (22), et peut-être Le Maoult (22), Le Maout (29, 56), mais ces deux derniers noms semblent plutôt évoquer le mouton.
Le Marcou Nom breton assez rare, diminutif de Marc (qui, en Bretagne, est en principe un nom de personne ou un surnom correspondant à marc’h = cheval).
Le Marellec Également écrit Le Marélec, Le Marlec, le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Il correspond en principe au breton “marelleg” (= bigarré), surnom lié peut-être au vêtement.
Le Marhollec, Le Marollec Nom surtout porté dans le Morbihan. C’est un dérivé du breton morzhol (= marteau), et donc un surnom donné par métonymie à l’utilisateur d’un marteau.
Le Marquand Le nom désigne un marchand. Il est porté en Basse-Normandie (50, 14) et s’écrit aussi Lemarquand (également Lemarquant dans le Nord).
Le Marrec Nom breton (22, 56) rencontré aussi sous la forme Le Marec (56). Voir Marrec pour le sens.
Le Masle Variante de Le Mâle, en principe un sobriquet s’appliquant à un homme viril.
Le Mat Nom breton. Surnom signifiant le bon.
Le Matelot Nom porté dans le Morbihan. Aucun problème pour le sens. Précisons que le mot matelot, emprunté au néerlandais mattenoot (= compagnon de couche) est arrivé en France au XIVe siècle. Variante : Le Martelot.
Le Maux Le nom est assez fréquent dans les Côtes-d’Armor. C’est une variante de Le Mao (voir ce nom). Autres formes : Le Mau (22), Le Mauf, Le Mauff (56).
Le May C’est dans le Morbihan que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui habite un lieu-dit le May (= domaine rural). Voir aussi Lemay.
Le Meitour Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Il désigne un métayer (breton meitour, caractéristique du Morbihan et emprunté au français). Variantes : Le Maitour, Le Métour. Formes voisines : Le Meter, Le Metté, Le Mettez (56), Le Métayer, le Méteyer (56, 22).
Le Mélinaire Surtout porté dans le Morbihan, le nom désigne un meunier. Variantes : Le Mélinaidre, Le Méliner, Le Milinaire.
Le Menn Nom breton formé sur menn, qui désigne le petit d’un animal, le plus souvent un agneau ou un chevreau. On peut l’interpréter de façon métaphorique (celui qui est leste comme un chevreau ou doux comme un agneau, par exemple) ou le considérer comme une métonymie désignant un berger.
Le Mentec Porté dans le Morbihan, le nom se rencontre aussi sous la forme Mentec (29, 56). Il a dû désigner un homme grand (breton “menteg” = de bonne taille). Variantes : Le Maintec, Le Mintec (56).
Le Merdy Surtout porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Le Merdi (22). Voir Merdy pour le sens.
Le Merlus Surtout porté dans le Morbihan, c’est un surnom lié au merlu (poisson), dont le nom breton est “merluz”.
Le Merrer Nom assez répandu dans les Côtes-d’Armor. Variante : Le Mérer. Il désigne un métayer (breton “merer”). Avec le même sens : Le Mérour, Mérour (29).
Le Meur Nom surtout porté dans le Finistère. C’est un surnom signifiant “le grand” (vieux breton mor > meur).

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