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Noms commençant par L

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Lagel-Landriau
Landrin-Laseure
Lasgi-Lazzaroni
Le Baccon-Le Meur
Le Mevel-Le Youdec
Léa-Lehelloco
Lehérissier-Lescuyer
Lésébos-Lieffroy
Liégeard-Loisel


Le Mevel Ou Le Mével. Ce nom breton porté dans les Côtes-d’Armor désigne un serviteur, un valet de ferme. Variante : Mével (29, 56). Diminutifs : Mévélec, Mévellec (29).
Le Mézec Nom breton qui désigne un médecin (latin medicus, gallois meddyg).
Le Mineur Un nom assez rare (que l’on trouve surtout dans l’Est) qui désigne celui qui travaille dans une mine. Le nom commun mineur est attesté depuis le début du XIIIe siècle.
Le Minh Ou plutôt Lê Minh. Nom vietnamien. Lê peut désigner le poirier, mais c’est surtout le nom de deux dynasties royales. Quant à Minh, la signification probable est ‘lumière, intelligence’.
Le Moal Voir Moal.
Le Moigne Le nom est très répandu dans le Finistère (variante : Le Moign). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne désigne pas un moine, mais un manchot (breton mogn, ancien français moignier = mutiler). Diminutifs : Le Moignet, Le Moignic, Le Moigno.
Le Moine Nom fréquent dans les Côtes-d’Armor. Voir Lemoine pour le sens.
Le Monze Porté dans le Finistère, correspond au breton moñs (= estropié, difforme), à rapprocher de monk (= manchot). Variante : Le Mons (22, 29).
Le Mouel Nom surtout porté dans le Morbihan. Variantes : Le Moual, Le Mouelle, Le Moel, Le Moele. Diminutifs : Le Mouélic, Le Mouellic, Le Moellic, Le Moeligou. Tout comme Le Moal (29), c’est un surnom donné à celui qui est chauve.
Le Mouhaer Nom rare d’origine bretonne, signifiant sans doute le beau jeune homme, le beau domestique (vieux breton mauu = jeune homme, serviteur + kaer = beau).
Le Moulinier Porté dans le Calvados, le nom s’écrit aussi Lemoulinier. Il désigne celui qui travaille dans un moulin, soit un meunier, soit encore un foulon ou tout autre tenancier d’un moulin industriel.
Le Moullec Nom de famille breton surtout porté dans les Côtes-d’Armor (variantes : Le Moulec, Lemoulec, Lemoullec), qui semble un sobriquet lié au mot “moulleg” (= pluvier ou tacaud). Cependant, dans son dictionnaire des noms de famille bretons, A. Deshayes y voit plutôt un toponyme, variante de Molac, Moullac, Le Moulac, Le Moullac : une commune du Morbihan s’appelle Molac, un hameau a pour nom Moulac à Saint-Jean-Brévelay (56).
Le Muzic Porté dans les Côtes-d’Armor, ce nom breton est rare. Il désigne peut-être par métonymie un musicien (breton “muzik” = musique). À envisager aussi le mot “muzig” (= museau).
Le Nahédic Nom rare porté dans le Morbihan, qui correspond apparemment au nom “nac’h” (= négation, refus) et au verbe “nac’hañ” (= refuser). Il pourrait désigner celui qui a été refusé, reste à comprendre le sens précis du surnom.
Le Naour Assez fréquent en Bretagne, le nom correspond au breton ‘an aour’ (= l’or), reste à connaître le sens du surnom (peut-être un orfèvre, mais peut-être aussi celui qui a les cheveux blonds comme l’or). Dérivés : Le Naourès (22), Le Naourèse (56).
Le Navadic Le nom correspond au breton dañvad (= mouton, an nañvad par mutation consonantique), dont il est un diminutif. Variante : Le Davadic.
Le Neen, Le Néen Nom porté dans le Finistère. Sans doute un sobriquet désignant une personne déraisonnable (breton neant = absurde).
Le Neillon Porté dans le Morbihan, c’est un nom de sens obscur. A envisager éventuellement un dérivé du breton “an eil” (= le second, surnom pour le cadet de la famille).
Le Neindre Porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Le Nendre), c’est un nom de sens obscur. Certains auteurs (cf. A. Deshayes) proposent d’y voir l’ancien français “haingre” (= maigre, décharné), avec passage de -gre à -dre. Le n initial correspondrait à l’article breton “an”.
Le Nerrant Porté dans le Finistère, devrait correspondre à un ancien “an herrant” désignant un homme rapide, emporté (breton “herrant” = précipité).
Le Nestour Porté notamment dans le Morbihan, correspond au breton “an eostour” (= le moissonneur, dérivé de “eost” = le mois d’août). Variante : Le Nistour (graphie erronée datant du XXe siècle).
Le Neué Porté dans le Morbihan, c’est une varainte rare de Le Névé (56), Le Névez (22), qui correspond au breton “nevez” (= nouveau), surnom possible pour un nouveau venu dans le village (à envisager aussi le sens de terre nouvellement défrichée, nouveau village, qui explique le nom de la commune de Névez, dans le Finistère).
Le Nigen Nom breton surtout porté dans le Finistère. Variante : Nigen. Formes anciennes : Nigenne, Le Nigenne. A priori, il semble correspondre au breton “ejen” (= boeuf). À noter cependant qu’il apparaît à diverses reprises dans des actes comme variante d’Inizan (voir ce nom).
Le Noach Ou Le Noac’h. Le nom est surtout porté dans le Finistère. Il correspond au mot breton “ozhac’h”, qui désigne le chef d’une famille ou d’une exploitation. La présence du n initial est due à l’agglutination de l’article breton “an”. Avec le même sens : Le Noxaic, Le Nozach, Le Nozahic, Le Nozaih, Le Nozarch, Le Nozay, Le Nozeh, Le Nozer, Le Nozerch, Le Nozerh, et sans doute aussi Le Noch, voire Le Noc.
Le Noc Nom porté en Bretagne (29). Son sens n’est pas évident. Soit il correspond à l’ancien français noc (= auge, réservoir d’eau), soit on pourrait y voir une forme de l’adjectif breton og, aog (= fatigué, accablé). Voir aussi Le Noach pour une autre possibilité.
Le Noën Surnom breton qui signifie ‘l’agneau’ (an oan > noan , par agglutination). Le nom est porté dans le Finistère et le Morbihan. Variantes : Le Noëne, Le Nouen, Le Nouène, Le Noan, Le Noane, Le Noanes.
Le Nouailles Le nom est porté dans le Morbihan (variantes : Le Nouail, Le Nouaille). Voir Noailles pour le sens.
Le Ny Voir Ny.
Le Pabic Diminutif breton de Le Pape, Lepape, sobriquet dont on peut penser qu’il a été donné à celui qui avait des allures un peu trop solennelles. Le nom Lepape est assez répandu du Nord à la Normandie.
Le Pallec Porté dans le Morbihan, semble un dérivé du breton “pal” (= pelle, bêche), surnom probable pour celui qui utilise ou fabrique ces outils.
Le Pariscot Nom rare porté dans les Côtes-d’Armor, parfois écrit simplement Pariscot. Je n’en connais pas le sens.
Le Part Porté dans le Morbihan, semble une variante de Le Parc (même département), toponyme d’origine française ayant désigné en breton des terres nouvellement mises en culture. L’idée de partage n’est cependant pas forcément à exclure.
Le Pavec Voir Pavec.
Le Pêcheur Egalement écrit Le Pécheur, le nom désigne un pêcheur et est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Avec le même sens : Le Péchour (56), Le Péchoux (22).
Le Pen Ce nom est traditionnellement rattaché au breton penn (= tête, extrémité), et serait sans doute dans ce cas un toponyme. Mais A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) le rapproche de Péan, Péen (= païen, voir Paya pour le sens).
Le Pendu Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Voir Pendu pour le sens. Variante : Le Pennedu.
Le Penru Le nom est porté dans le Morbihan. Variante : Penru. Il signifie mot à mot en breton “tête rouge” (penn = tête + ruz = rouge), et a pu désigner un rouquin ou celui qui a le teint rougeaud. À noter cependant que le mot “pennruz” désigne aussi certains oiseaux : le canard siffleur ou la macreuse à tête rouge.
Le Perf Nom porté dans les Côtes-d’Armor, rencontré aussi sous les formes Le Perff, Perf, Perff. N’ayant trouvé aucune racine celtique qui puisse correspondre, on le considère comme une apocope de Perfet, nom de baptême rencontré aussi sous la forme Parfait (latin perfectus).
Le Person Nom de famille porté en Bretagne (22). Diminutif : Le Personnic. Voir Personne pour le sens.
Le Pessec Le nom est considéré par Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) comme une variante probable de Le Pensec (celui qui a de grosses fesses). C’est dans le Morbihan qu’il est le plus répandu.
Le Pestipon Le nom est porté dans le Morbihan. Variante : Le Pestipont. Il est tentant d’en faire une déformation de ‘petit pont’, ou encore de Petitbon (voir ce nom). Je ne vois en tout cas aucune autre explication à ce nom assez mystérieux.
Le Petitcorps Nom de famille porté dans le Morbihan, où il est attesté depuis la fin du XVIe siècle, en particulier à Moustoir-Remungol. Autres formes : Petitcorps, Le Petit-Corps, Le Petit Corps. Probable surnom pour quelqu’un de très petit, le nom se rencontre au XVIIe siècle à Querrien (29) sous la forme Corfbihan, qui en est l’équivalent breton (korf = corps + bihan = petit). On peut aussi envisager, toujours avec la même idée, une sorte de pléonasme, dans lequel le breton “korr” (= nain) s’ajouterait au français “petit”.
Le Philippe Le nom correspond bien sûr au prénom Philippe, précédé d’un article défini comme c’est souvent le cas dans les Côtes-d’Armor, département où le nom est le plus représenté. Variante : Lephilippe.
Le Pichon Surtout porté dans le Morbihan, c’est un surnom lié au pigeon (“pichon” en breton).
Le Piouffle Le nom est porté en Bretagne (56, 22). Variantes : Le Piouf, Le Piouff, Le Piouffe, Le Pioufle. Sens obscur. Le seul mot breton qui pourrait à la limite correspondre est le verbe “poufal” (= souffler, crâner). Le dictionnaire de M.T. Morlet envisage pour sa part une racine onomatopéique “piuff”, équivalent de notre “plouf” (bruit d’un objet tombant à l’eau).
Le Pironnec Nom breton dont le sens ne me semble pas évident. On peut le rapprocher du breton piron (= boyau) et en faire un sobriquet désignant celui qui a un gros ventre. Mais on peut aussi le considérer comme une variantes de noms tels que Pironnet ou Pironneau, rencontrés dans le Poitou, pour lesquels le dictionnaire de M.T. Morlet pense à l’ancien français pire (= quartier de mouton ou oie).
Le Pluard, Le Pluart Surtout porté dans le Morbihan, semble une contraction de Peluard, Peluart, désignant celui qui est poilu.
Le Pomellec Le nom correspond à l’adjectif breton “pommelleg” (= pommelé), surnom possible pour celui qui a des taches sur le visage. Il est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Pommélec, Le Pommélet, Le Pommellec, Le Pommellet, Pommélec, Pommélet, Pommellec, Pommellet (22), Pomélec, Poumellec (29).
Le Port Très fréquent dans le Morbihan, c’est une forme francisée de Le Porh, Le Pors, Le Portz, Le Porz. Le nom désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Pors, toponyme évoquant une cour close, puis un manoir.
Le Postec Voir Postic pour le sens. Le nom est porté dans le Morbihan et le Finistère.
Le Poullen Également écrit Le Poulen, ce nom breton est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Il pourrait avoir le sens de mare, flaque (breton “poullenn”), mais A. Deshayes (voir bibliographie) signale qu’il s’agit le plus souvent d’une variante bretonnante de Le Poulain, Le Poullain (voir Poulain pour le sens).
Le Poullennec Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Variante : Le Poulennec. C’est un toponyme correspondant au breton “poullenneg” (= lieu où il y a des flaques, des mares). Un hameau s’appelle Le Poullennec à Mûr-de-Bretagne (22).
Le Prézet Un nom breton de sens incertain. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de familles bretons) le rattache au mot preiz (= proie, butin), surnom possible pour un pillard.
Le Priellec Nom surtout porté dans le Morbihan. Variante : Le Priélec. C’est un toponyme désignant un lieu argileux (breton pri = argile).
Le Priol Surtout porté dans le Morbihan, c’est l’équivalent breton du français ‘prieur’, dignité religieuse utilisée sans doute ici comme sobriquet. Variantes : Le Priole, Le Prioult, Le Prioux (formes normandes : Le Prieur, Le Prieult).
Le Puil Le nom est porté dans le Morbihan. Formes similaires : Le Puill (22), Puil, Puill (29). Il correspond au breton “puilh” (= dru, intense), surnom possible d’un homme vigoureux ou riche (cf. le mot “puilhentez” qui signifie “opulence”).
Le Quéau Porté dans le Finistère, pourrait désigner celui qui est originaire de Quéau, hameau à Locmélar (29). A. Deshayes rattache le toponyme au breton kew (= grotte). Variante : Lequéau (56).
Le Quellec Dérivé du breton kell (= couille), désigne un homme viril. C’est dans les Côtes-d’Armor que le nom est le plus répandu. Il peut aussi s’écrire Lequellec. Variantes : Quellec (29), et sans doute Quelleu, Quelleuc (22, 56).
Le Quellénec Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un toponyme breton désignant un lieu où pousse le houx (kelenn). Variantes : Le Quellennec, Lequellénec, Lequellennec (voir aussi Guélennoc).
Le Quéré Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, le nom désigne en breton un cordonnier (“kere”). Variantes : Le Querré (56), Lequerré (44, 56), Quéré, Querré (29).
Le Quintrec Surtout porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Le Quentrec. Il correspond au breton “kentreg”, désignant en principe celui qui porte des éperons (“kentr” = éperon, également ergot). Avec le même sens : Quentrec, Quentric, Quintrec, Quintric (29).
Le Ray Nom fréquent dans le Morbihan. Aucune certitude. Peut-être une variante de Leroy (voir Rey), mais plutôt un toponyme désignant une source jaillissante (en ancien français rai = jet, filet d’eau).
Le Rest, Le Reste Voir Lereste.
Le Rhun Surtout porté dans le Finistère, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Run, le Rhun (breton run = colline, tertre). Variantes : Le Rheun, Le Reun, Le Run, Le Ruen.
Le Rider Nom breton porté dans les Côtes-d’Armor. Sens obscur : peut-être faut-il le rattacher à la racine bretonne red (= ami), mais il pourrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Ridhari (ritan = aller à cheval + hari = armée).
Le Ridou Le nom est porté dans le Morbihan. Formes voisines : Le Ridoux, Le Ridour, Le Ridourd. Les deux derniers noms désignent certainement un coureur (breton “redour”), sans doute un messager. Il en est peut-être de même pour Le Ridou et Le Ridoux, mais A. Deshayes y voit plutôt un nom de personne ou un surnom, diminutif de “red”, en vieux breton “celui qui aide” (en breton moderne “nécessaire”). La même incertitude pèse sur les autres noms du Morbihan que sont Le Ridan, Le Ridant, Le Ridaut. Enfin Le Rider (22) correspond au breton “reder”, variante de “redour”, et donc aussi un messager, un coursier.
Le Rigoleur, Le Rigolleur Nom porté en Bretagne (22 notamment). Désigne celui qui s’occupait des ruisseaux d’arrosage (entretien, construction ou surveillance, difficile à dire). A noter cependant que le sens actuel du verbe rigoler est déjà attesté en ancien français.
Le Roch Nom fréquent en Bretagne. Variantes : Le Roc’h, Le Roc, Le Roche, Le Rock. C’est un toponyme désignant au sens propre un rocher, le plus souvent une forteresse (bâtie ou non sur un rocher).
Le Rol Le nom est porté dans le Morbihan. Variantes : Le Role, Le Rolle. Deux possibilités : soit le surnom d’un scribe (rol = rouleau, rôle), soit un nom de personne d’origine germanique (voir Roul).
Le Roulley, Leroulley Nom rare rencontré en Normandie (14, 50). Semble désigner celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée : on a le choix entre au moins deux hameaux tous deux situés dans le Calvados, le Roulet (commune de Saint-Ouen-des-Besaces) et le Roullet (commune de Montchauvet). On rencontre, avec le même sens et dans la même région, les patronymes Leroulet, Lerouley, et sans doute aussi Rouley et Roulley.
Le Rouzic Fréquent dans le Morbihan, c’est un surnom donné à celui qui a les cheveux roux. Avec d’autres suffixes : Le Rouzès (22), Le Rouzo (56).
Le Roy Egalement écrit Le Roi, c’est un nom surtout porté dans le Finistère. Sens identique à Leroy (voir ce nom et Rey).
Le Rudulier Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Rudulier, Le Rudelier. Il devrait correspondre à l’adjectif d’ancien français “rudelier”, mentionné par le dictionnaire de Godefroy avec le sens de “brave, qui donne de rudes coups”.
Le Rumeur Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, désigne celui-qui habite un lieu-dit le Rumeur ou en est originaire. Le toponyme est formé à partir du mot run (= tertre, colline), suivi de l’adjectif meur (= grand).
Le Salle Rare et porté dans le Morbihan (variantes anciennes : Le Sal, Le Sall), le nom correspond au breton “sal” et au français “salle”, qui ont désigné au Moyen Âge une vaste demeure, un château (voir Sales).
Le Sang Ce nom porté notamment dans le Morbihan est une déformation de Le Sann (29), écrit également Le Sant (56). Selon A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons), c’est cette dernière forme qui est la bonne, et le nom signifierait le saint. Difficile de comprendre son sens : soit il s’agit d’un surnom appliqué à un homme particulièrement pieux, soit d’un toponyme évoquant une chapelle contenant les reliques d’un saint. Le nom de famille Saint est porté pour sa part en Normandie et en Picardie.
Le Saos Le nom est porté dans le Finistère. Voir Le Saux pour le sens.
Le Saout, Le Saouter Voir Saout. Même chose pour Le Saouder.
Le Saux Fréquent dans le Finistère, le nom désigne un Saxon (breton Saoz), autrement dit un Anglais. Au sens figuré, il désigne aussi celui qui a un défaut de prononciation, qui zézaie. Variantes : Le Saos, Le Saus, Le Sause, Le Sausse, Le Sauce, Le Sauze (29, 56).
Le Sciellour Nom breton qui signifie celui qui scelle (siell = sceau), sans doute le surnom donné à un notaire ou à son clerc.
Le Scornet Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Mot à mot celui qui est glacé, un sobriquet difficile à interpréter, à moins qu’il ne s’agisse de celui qui vendait de la glace. Variante : Le Scornec. Autre possibilité : déformation de Le Scouarnec (voir ce nom).
Le Scouarnec Porté dans le Morbihan, désigne celui qui a de grandes oreilles (skouarn = oreille). Variante : Le Scoarnec.
Le Seach Nom breton surtout porté dans le Finistère. Variante : Le Seac’h. On trouve dans les Côtes-d’Armor les formes équivalentes Le Sec’h et Le Sech. C’est un sobriquet lié au breton “sec’h” (= sec), le sens précis du surnom étant bien difficile à déterminer.
Le Serbon Rare, le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. On le rencontre aussi sous la forme Serbon. Sens incertain. Peut-être un toponyme : le Serbon est le nom d’un cours d’eau à Saint-Secondin (86).
Le Solliec Assez courant dans le Morbihan, c’est un nom de sens assez obscur. A.Deshayes (voir blibliographie) en fait un dérivé du breton “sol” (= semelle). Il semble raisonnable de penser aussi au mot “suliek” (= du dimanche, endimanché), qui pourrait désigner un enfant né ou trouvé un dimanche. À envisager également un lieu ensoleillé. Variantes : Le Soliec, Soliec, Solliec. Formes apparemment similaires: Le Soleu, Le Solleu, Le Solleuz (22).
Le Somptier Nom porté dans le Calvados. Correspond à l’ancien français sometier (= bête de somme), surnom donné à celui qui conduit les bêtes de somme.
Le Ster Assez répandu dans le Finistère et le Morbihan, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Ster, toponyme courant en Bretagne, où il évoque un cours d’eau côtier (à rapprocher du français estuaire).
Le Stir Egalement Lestir. Le nom est porté dans le Finistère et le Morbihan. Sans doute une variante de Le Ster (voir ce nom). Albert Deshayes propose cependant de rattacher le nom à l’adjectif breton stir (= filandreux).
Le Strat Nom assez fréquent dans le Morbihan. Désigne celui qui habite une localité appelée Le Strat, ou qui en est originaire. Deux petits villages du Morbihan portent ce nom. Sens du toponyme : fond de vallée (en gallois ystrad). Diminutif : Le Stradic.
Le Stum Originaire d’un lieu-dit le Stum, toponyme breton évoquant un méandre de rivière. Le nom de famille est surtout porté dans le Finistère (variante : Le Stume), département dans lequel trois hameaux s’appellent ainsi.
Le Tacon Ce nom porté dans les Côtes-d’Armor pourrait correspondre au breton takon (= jeune saumon). Il faut cependant envisager plutôt l’ancien français tacon, pièce mise à un vêtement ou à une chaussure, qui est à l’origine du nom Le Taconnier (= rapiéceur, savetier), rencontré dans le même département.
Le Tarnec Le nom est porté dans le Morbihan, et son sens n’est pas d’une grande clarté. Albert Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) le rattache au verbe tarniñ (= essuyer). On pourra penser aussi à un diminutif de Le Tern, qui lui non plus n’est pas très clair (peut-être un toponyme avec le sens de borne, limite), et dont Le Ternuec (56) semble un dérivé.
Le Teignier Le nom est porté dans le Morbihan et le Finistère. Variante : Le Teigner. Il désigne un teinturier (ancien français teigneur).
Le Tendre Nom porté en Bretagne (56, 29) et en Normandie (76). Correspond à l’adjectif tendre, qui désignait le plus souvent au moyen âge un jeune garçon ou une jeune fille. Autre sens possible : mou, lent.
Le Téno Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Variantes : Le Ténot, Le Ténou, Le Ténoux, Le Théno. Il s’agit en principe d’un toponyme (très fréquent, notamment dans le Morbihan) avec le sens de “vallée” (breton “traon”, moyen breton “tnou”). À noter cependant l’existence d’un village nommé Saint-Téno à Guénin (56), écrit Saint-Énos sur la carte de Cassini, qui pourrait laisser penser à un éventuel nom de personne.
Le Tersec Nom breton qui paraît désigner celui qui a de grosses fesses (dérivé de ters = fesse).
Le Tiec Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, le nom se rencontre sous la forme Le Thiec dans le Morbihan. Il correspond au breton “tieg”, qui désigne aujourd’hui un exploitant agricole, mais qui a eu au Moyen Âge divers sens, à peu près similaires à ceux du français “ménager” (voir Ménager pour plus d’informations). On notera d’ailleurs que les noms de famille Le Ménager (22) et Le Ménajour (56) sont sans doute des formes francisées de Le Tiec.
Le Toriellec Nom porté dans le Morbihan. Variantes : Le Torriellec, Le Torrivellec. Sens incertain. Faute de mieux, A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) le rattache à l’ancien français torreil (= verrou), surnom possible pour un serrurier.
Le Toullec Porté dans le Morbihan (variante : Le Toulec) c’est un dérivé du breton toull (= creux, trou), sans doute avec un sens topographique (éventuellement aussi : surnom pour celui qui a les habits troués).
Le Touze Porté en Bretagne (22, 56), désigne celui qui a les cheveux tondus (voir Touzet). Avec le même sens : Le Tous, Le Touz (29), Le Touzo, Le Touzic (56).
Le Traon Porté dans les Côtes-d’Armor, désigne celui qui habite un lieu-dit le Traon, en breton la vallée (traoñ). Variante : Le Traou. En composition : Le Tranouez, Le Traouez (= le ruisseau de la vallée).
Le Trocquer Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom devrait désigner, tout comme Le Troquer, celui qui fait du troc, un brocanteur (breton “troker”). Le rapprochement avec le mot “troc’her” (celui qui coupe, notamment un faucheur) n’est pas phonétiquement correct.
Le Trouher Surtout porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Le Troher, Le Trohère. Il correspond au breton “troc’her”, désignant un coupeur (soit un bûcheron, soit un faucheur ou un moissonneur).
Le Turnier Nom rencontré dans le Morbihan. Semble une variante de Tournier, qui correspond au métier de tourneur.
Le Tutour Surtout porté dans le Morbihan, c’est l’équivalent du français “tuteur” (celui qui a le droit de tutelle sur un enfant).
Le Vécher Nom rare, rencontré notamment dans l’Ille-et-Vilaine. Sens incertain. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) en fait une possible variante du breton bezier (= fossoyeur).
Le Velly, Le Vélly Nom breton (29, 56) écrit aussi Le Vély (56, 22), qui désigne un bailli (voir Velly). Le Veillo et Le Veillio (56) pourraient en être des diminutifs.
Le Verge Nom rencontré en Bretagne (29). Peut-être un sobriquet formé sur verge (organe sexuel), ou bien un officier tenant une verge (bâton).
Le Verger Le nom est surtout porté dans les Côtes-d’Armor. On pensera d’abord à un toponyme, avec le sens actuel de “verger”. À envisager aussi un fabricant de verges, un officier portant une verge, ou encore l’adjectif d’ancien français “vergié, vergier” (= rayé, bigarré).
Le Vexier Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor. Sens obscur.
Le Viavant Le nom est porté dans le Morbihan. C’est une variante de Le Biavan, Le Biavant, portés dans le même département. Le sens m’en est inconnu.
Le Yaouanc Nom porté dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan. Variantes : Le Yaouanch, Le Yaouang, Le Yaouanq, Le Yavanc. On trouve dans le Finistère les formes sans article Yaouanc, Yaouanck, Yaouancq, Yaouanq. C’est l’équivalent breton (“yaouank” = jeune) de noms tels que Lejeune, désignant le fils par rapport au père ou le plus jeune de la famille.
Le Youdec Nom porté en Bretagne (22, 56). Semble un dérivé de yod (= la bouillie). Le breton connaît l’adjectif yodeg (= collant, poisseux), mais A. Deshayes (dictionnaire des noms de famille bretons) semble pencher pour un surnom désignant un mangeur de bouillie, et par dérision un nigaud

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