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Noms commençant par M

Maalaoui-Malbo
Malbos-Marcout
Marcoux-Maso
Masoin-Mazet
Mazevet-Mervay
Merveille-Millar
Millard-Mondel
Mondet-Morin
Morincome-Myrtho

Maalaoui Même sens que Alaoui (voir ce nom).
Maali Même sens que Ali (voir ce nom).
Maarouf Nom de personne arabe signifiant celui qui est connu (ma `ruf), mais aussi le bien, le bienfait (ma`rûf). Dérivé : Maaroufi. Le nom Maaref devrait avoir un sens similaire.
Maas Voir Maes.
Maati Nom de personne arabe, parfois porté par des Juifs séfarades, signifiant “celui qui donne” (mu `aTi). Avec article : El Maati. Avec préfixe filiatif : Benmaati. Voir aussi Moatti.
Maazouzi Voir Mazouzi.
Mabille Assez courant en Normandie et en Picardie, correspond au nom de baptême Aimable (latin amabilis = digne d’être aimé). C’était aussi au Moyen Âge un prénom féminin (Mabile la plastrière, Paris 1292). Variantes : Mabil (29, 44), Mabile (61). Diminutifs : Mabilais (44, 35), Mabilat, Mabillat (18), Mabileau, Mabilleau (37, 41), Mabillon (77), Mabillot (36), Mabillotte, Mabilotte (02, 60).
Mabit Les plus anciennes mentions connues situent le nom dans la Loire-Atlantique (Anetz depuis le début du XVIe siècle). On le rencontre aussi en Vendée et dans le Cantal, où il a donné naissance à un lieu-dit de la commune de Malbo (les Vacheries de Mabit). Sens incertain. Peut-être une variante de Mabil (voir Mabille) avec amuïssement du -l final. A noter que Dauzat évoquait un terme d’ancien occitan qui aurait signifié “majestueux”.
Mabjean Nom breton qui désigne le fils (mab) de Jean.
Mabrouk Nom de personne arabe signifiant celui qui est béni, fortuné (arabe mabrûk). Dérivé : Mabrouka.
Macabiès Patronyme qui renvoie au nom de personne Macchabée (latin Maccabaeus, provenant peut-être de l’hébreu maqqavah = marteau). Macchabée était le surnom de Judas, guerrier juif du IIe siècle av. J.C. Le livre des Macchabées est un livre de l’Ancien Testament racontant la lutte des Juifs contre Antiochos IV et ses successeurs. Le nom Macabiès est occitan, on le rencontre chez nous surtout dans la commune de Ponteilla. Désignait-il des juifs au Moyen Âge ? Ce n’est pas impossible, même si on rencontre parfois Macabé et sa variante Macabré (confusion avec l’adjectif macabre, lui-même issu de l’arabe maqâbir = cimetières) utilisés comme nom de baptême.
Macadré Le patronyme est surtout présent dans l’Aisne. Il pourrait s’agir d’un diminutif du nom Macard, rencontré dans le même département (dans ce cas il y aurait eu métathèse du r). Quant à Macard, c’est un nom de personne d’origine germanique, Maghard (mag = force + hard = dur). Mais précisons qu’il ne s’agit que d’une hypothèse. Autre hypothèse : une variante du nom de baptême Macaire, ce qui pourrait être aussi le cas pour les formes Macaigne et Macaisne, toujours dans l’Aisne.
Macaire, Macary, Macari Ancien nom de baptême, venant du latin Macarius, issu lui-même du grec makarios (= bienheureux). Le patronyme Macaire est assez courant en Picardie et en Artois. Macari et Macary sont des formes méridionales. Variantes : Macquaire (18, 60), Macar, Macare (59). Voir aussi Maquaire.
Macal Le nom est porté en Guadeloupe. Je n’en connais pas le sens. Macal est certes le nom d’une rivière au Belize, mais ce n’est sans doute qu’un hasard.
Macard Porté dans le nord de la France et en Belgique (variantes : Macar, Macart), c’est sans doute une variante de Macquart (voir ce nom). Autre possibilité : dérivé du prénom Macaire.
Macarez Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un diminutif de Macaire (voir ce nom), tout comme Macairet, Macarel, Macaret. Voir aussi Macré.
MacArthur Ou McArthur. Surtout écossais, désigne le fils ou le descendant d’Arthur, nom de personne popularisé par les romans de la Table ronde. Signification : dérivé du breton arzh (= ours, gallois arth).
Macaux Rencontré de la Belgique à la Picardie, c’est sans doute un nom de personne d’origine germanique, Makwald (magan = force + waldan = gouverner). Variantes : Macau(09), Macaud (Poitou-Charentes), Macault (49, 53). Autres formes avec ch : Machaud (33), Machault, Machaux (08).
Maccario Également écrit Macario, c’est la forme italienne de Macaire (voir ce nom), portée dans le Piémont, en Ligurie et dans les Alpes-Maritimes. Formes plurielles : Maccari, Macari (provinces du centre de l’Italie). Diminutifs : Maccariello (Naples), Maccarini (Lombardie). Les noms Maccarone et Maccaroni devraient en être des augmentatifs, le rapport avec les macaronis (italien “maccheroni”) étant improbable.
Maccio, Maccione Noms italiens qui sont peut-être des dérivés du nom de baptême Giacomo (= Jacques), formés par aphérèse, avec suffixe péjoratif -accio. À envisager aussi un nom de personne correspondant au latin Maccius, gentilice de Plaute.
Macdonald Egalement McDonald. Désigne en Ecosse ou en Irlande le descendant de Donald, nom de personne gaélique, Domhnall, composé des éléments dubno (= monde) et val (= force).
Macé voir Massé.
Macedo Fréquent au Portugal, c’est un toponyme désignant une pommeraie (maça = pomme).
Mach Sans doute un sobriquet. Au départ, le mot catalan mac désigne un caillou, mais, par métaphore, il signifie obtus, qui a du mal à comprendre.
Machado Espagnol ou portugais, le nom a dû désigner par métonymie un bûcheron (machado = hache, cognée).
Machault Porté dans les Ardennes, désigne celui qui est originaire de Machault, commune du même département. Variante : Machaux. Machault est aussi le nom d’une commune de Seine-et-Marne. Le toponyme semble avoir désigné une grange ou un grenier à ciel ouvert (bas-latin *machalum), on peut aussi y voir le nom de personne germanique Makwald.
Machefert Le nom est surtout porté en Charente-Maritime et en Vendée. On trouve la variante Machefer (Mâchefer) dans l’Allier, le Centre et le Limousin. Le verbe machier signifiait en ancien français broyer, froisser, meurtrir. Donc, mot à mot, celui qui brise le fer. Le terme a été employé en moyen français pour désigner un spadassin. C’est peut-être la bonne définition, à moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un surnom donné à un fanfaron (hypothèse de M.T. Morlet).
Macherez Porté notamment dans la Marne, le nom s’écrit également Macheret et Macherey, formes rencontrées dans la Haute-Marne et en Franche-Comté. Autre variante : Macheré. Formes voisines : Macheras, Macherat. Il semble qu’on ait affaire à un toponyme. On pensera en particulier au hameau et ancien prieuré de Macheret à Saint-Just-Sauvage (51), ainsi qu’à divers lieux-dits, notamment en Haute-Saône. Reste à en comprendre le sens : le hameau de la Marne est mentionné en 1168 sous la forme Machereio. Par la suite, il est souvent employé avec un article (le Macheray, 1313). Un rapprochement semble possible avec le mot “machière”, désignant un terrain humide dans le nord-est de la France. On ne confondra pas le nom de famille Macheré avec Machère, porté dans la Vienne, qui désigne celui qui est originaire de La Machère, nom de hameaux à Saint-Projet-Saint-Constant (16) et à Bourg-Archambault (86).
Machetel Le nom est surtout porté dans l’Orne. On le rencontre en Poitou-Charentes sous la forme Macheteau (également Machetot dans le Cher). Il s’agit d’un diminutif de Machet (51, 73, 16), reste à savoir ce que signifie au juste Machet ! Godefroy, dans son lexique de l’ancien français, signale le mot et lui donne la définition vague de ‘petit oiseau’, mais il indique aussi ‘machette’ avec le sens de ‘chouette’. On peut enfin penser à ‘mache’, qui a désigné une meule de foin.
Machiavelli Ou bien sûr Machiavel (peut-être aussi Machievel). Nom italien rencontré également sous les formes Macchiavelli, Macchiavello, Machiavello. Il signifie mot à mot ‘mauvais clou’, et est considéré le plus souvent comme un surnom lié aux capacités sexuelles de son porteur.
Machicoane Nom porté dans le Loiret. Variantes : Machicoine, Machicoisne. Il signifie mot à mot “celui qui broie la couenne”. Au moyen âge, la couenne (écrit coane le plus souvent) désignait notamment la peau de porc raclée utilisée en cuisine. Le patronyme pourrait donc être le surnom d’un cuisinier.
Machiels Assez rare, devrait désigner celui qui est originaire de Machiel, nom d’une commune de la Somme. Le toponyme est un diminutif de Machy, autre commune de la Somme.
Machin Nom porté notamment en Saône-et-Loire. Peut-être le surnom d’un personnage trompeur, à rapprocher du verbe d’ancien français machiner (= comploter). Autre forme : Machine (70). Diminutif : Machinet (51, 55). Autres hypothèses : Machin pourrait être comme Magin un diminutif de Demange, Demanche (= Dimanche, autrement dit le prénom Dominique), ou encore une variante de Méchin (voir ce nom).
Machinal Dérivé de Machin (voir ce nom) porté notamment dans la Haute-Vienne, où l’on trouve aussi la forme Machinaud.
Machony Difficile de se prononcer, vu l’extrême rareté du nom. Il pourrait s’agir d’un patronyme sarde (forme attestée il y a quelques siècles), équivalent de l’italien Maccione, Maccioni (nom formé sur Giacomo = Jacques), mais est-ce bien le cas ? Impossible de se prononcer sans données généalogiques.
Machuré Nom porté dans la Seine-et-Marne, l’Yonne et la Marne. Il semble s’agir du participe passé de l’ancien français maschurer (= salir, barbouiller). Avec un sens similaire : Machurat (01), Machureau (21), Machuret (03), Machurey, Machurez (39), Machuron (71), Machuraux, Machurot.
Machut Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Tout comme Machu, il peut s’agir d’une variante régionale des noms Massu, Massut, noms de sens incertain, possibles surnoms d’un homme corpulent. On a aussi envisagé parfois une variante de Michu (= Michel).
Machy Surtout porté dans la Somme, désigne celui qui est originaire de Machy, commune du même département. Signification probable du toponyme : le domaine de Macius (Maccius, Mascius), nom de personne latin.
Maciak Nom polonais qui correspond aux prénoms Matthieu, Mathias. Forme voisine : Maciag.
Macias Patronyme espagnol correspondant au français Mathias (hébreu mattithyahû = don de Dieu).
Maciejewski Patronyme polonais, diminutif de Maciej (= Mathias, Matthieu).
Macintosh Ou McIntosh. Forme anglicisée du gaélique Mac an Toisich, qui signifie le descendant du chef.
Macip Variante de Massip (voir ce nom).
Mackay Egalement McKay. Désigne le descendant de Kay, nom de personne gaélique (Aodh = feu, nom de divinité païenne). Variantes : McCay, McCoy, McKoy, McKey, McKee.
Macke Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est sans doute un nom de personne d’origine germanique, Macko, formé sur la racine mag (magan) = force, puissance. On envisagera aussi, tout comme pour Macque (80, 59), le porteur d’une masse d’arme (ancien français maque).
Mackenzie Egalement McKenzie. Nom de famille écossais désignant le descendant de Kenzie (gaélique Coinneach = beau, agréable).
Maclean Ou McLean. Nom qui signifie en gaélique le descendant du serviteur de saint Jean (Mac Gille Eoin). Variantes : Maclaine, McLaine, McLane.
Maclou Patronyme porté en Seine-et-Marne et en Normandie (61), également présent dans le Poitou. C’est l’équivalent du breton Malo, nom de baptême latinisé en Maclovius, d’étymologie incertaine (peut-être les mots de vieux breton mach = gage + lou = lumière). Saint Maclou est un moine gallois qui aurait été évêque d’Alet (aujourd’hui Saint-Servant) au début du VIIe siècle, il fait partie des sept saints fondateurs de la Bretagne. Variante : Macloud.
MacMahon Ou McMahon, Mac Mahon. Nom irlandais désignant le descendant de Mahon, nom de personne ou surnom gaélique (Mathghamhain = ours).
Macmillan Ou McMillan. Désigne le descendant de Maolain, Mhaolain, nom de personne gaélique ayant le sens de ‘homme tonsuré’.
Maçon Porté notamment en Picardie, le nom peut évidemment désigner un maçon, mais on pensera aussi, tout comme pour Masson, à un hypocoristique de Thomas. On ne le confondra pas avec Macon, désignant celui qui est originaire de la ville de Mâcon (71), ou encore du village de Fontaine-Mâcon (10).
Macorig Nom italien porté dans le Frioul. C’est un dérivé filiatif slave (suffixe -ic) du nom de personne Ermacora (voir ce nom). Variantes rares : Macoric, Macorich.
Macouin Nom porté en Poitou-Charentes et en Vendée. C’est un nom de personne d’origine germanique, Magwin (mag = force, puissance + win = ami). Variantes : Macoin, Magouin.
Macquart Fréquent dans la Meuse et la Marne, ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un nom de personne d’origine germanique, Makhard, Maghard (magan = force, puissance + hard = dur). Variantes : Macquaert (59), Macquard (44), Machard (35, 45, 39), Machart (59, 62, 45), Maquard (89), Maquart (08, 72).
Macré Porté en Normandie et en Picardie, le nom est à rapprocher de Macret et Macrez (80). Ce devrait être un diminutif du prénom Macaire. A noter cependant que M.T. Morlet envisage pour ces noms le ‘métier’ de maquereau.
Macrel Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Haute-Normandie, c’est une contraction de Maquerel (50), surnom possible pour celui qui a le visage tacheté, mais qui désigne plutôt un entremetteur ou un courtier (sens attesté depuis le XIIIe siècle).
Macret Nom porté en Picardie (variante : Macrez). Il semble s’agir d’une forme contractée de Macairet, diminutif de Macaire (voir ce nom).
Macri Ou Macrì. Nom de famille caractéristique de l’Italie du sud. C’est un surnom (éventuellement aussi nom de baptême) ayant le sens de grand, long (grec makrós).
Madaillan (de) Désigne celui qui est originaire de Madaillan ou qui en détenait la seigneurie. Madaillan est le nom d’une commune du Lot-et-Garonne et c’est sans doute la bonne solution. A noter cependant des hameaux à Pouillon (40) et à Roumagne (47), et un château à Sauveterre-de-Guyenne (33).
Madalenat Diminutif de Madeleine (voir ce nom), le nom de famille semble originaire de l’Yonne (variante : Magdalenat).
Madamour Surtout porté dans le Cantal, le nom se rencontre sous la forme Madamours dans l’Aveyron. Son interprétation est délicate, mais on évitera d’y voir un “mal d’amour”, comme cela est suggéré parfois. Un famille “d’Amours” est mentionnée dans l’Albigeois depuis le XIVe siècle. On peut envisager un éventuel mas d’Amours, et donc un toponyme. Il existe un Mas d’Amour à Montcabrier (46), mais je ne suis pas sûr que cette appellation soit forcément ancienne. Il y a également un Mas d’Amour à Entraygues (12).
Maddeb Rare sous cette forme, le nom s’écrit plus couramment en Afrique du Nord Mouaddib, El-Mouaddib, Meddeb ou El-Meddeb. Il correspond à l’arabe mu`addib, désignant celui qui est lettré, cultivé, qui instruit, en particulier dans le domaine religieux. Le nom est formé sur le mot “adab” (= belles lettres, puis culture). À noter cependant deux autres possibilités pour expliquer Maddeb : “mu addab” = celui qui souffre, et “muadeb” = bien élevé, poli.
Madé Le nom est surtout porté en Vendée, on le rencontre aussi à Saint-Pierre-et-Miquelon. Peut-être une variante ou un diminutif de Madier (voir ce nom).
Madec Très répandu dans le Finistère, Madec est un dérivé de mad (= bon, fortuné) qui a été utilisé comme nom de personne. Plusieurs saints se sont appelés Madec, Madeg ou Madoc.
Madeleine Ce nom de famille correspond bien sûr au prénom Madeleine (Magdalena, originaire de Magdala, en Galilée), popularisé par Marie de Magdala (= Marie-Madeleine, assimilée dans l’esprit populaire à la pécheresse repentie de l’Evangile). Comme tous les matronymes, c’est dans le Calvados qu’il est le plus répandu. Variantes : Madelaine, Madeline, et, avec un g étymologique, Magdelaine, Magdeleine. Autres formes : Madelain (89, 49), Madelein (59), Madelin (49, 72), Magdelain (37), Magdelein (17), Magdelin (38), qui peuvent aussi être des diminutifs du nom de personne germanique Madalo (madal = conseil, réunion).
Mader Porté surtout dans le Tarn et la Haute-Garonne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Madhari (madal = conseil, réunion + hari = armée). Variante : Madier (79, 86). Voir aussi Maeder, si le nom se rencontre en Alsace.
Madern Porté dans les Pyrénées-Orientales, c’est un ancien prénom, correspondant sans doute au latin Maternus (voir Materne). Autre hypothèse, moins crédible, un nom de personne d’origine germanique, Madhelm. A noter aussi la forme italienne Maderni (Vénétie), variante de Materni (voir ce nom).
Madert Nom assez rare, rencontré dans l’Est. La présence du t final semble interdire le rapprochement avec l’allemand Mader (= moissonneur). Il s’agit sans doute du nom de personne d’origine germanique Madhard (voir Médard).
Madesclaire Nom porté dans le Limousin, surtout en Corrèze. Renvoie sans doute à une ancienne localité, dont deux toponymes corréziens gardent le souvenir : le bois du Madesclaire à Saint-Germain-Lavolps, et le ruisseau du même nom à Sornac. Variante : Madesclair. Sens du toponyme : le mas des Clair (= de la famille Clair).
Madi Nom de personne arabe, mahdî, signifiant “celui qui est guidé” (par Dieu). Variantes : Mahdi, Mehdi. On ne confondra pas ce nom avec Madih (madîH = digne d’éloges, ou mâdiH = celui qui fait l’éloge).
Madier Porté en Poitou-Charentes (79, 86), c’est un nom de personne d’origine germanique, Madhari (madal = réunion, conseil, ou math = force, puissance + hari = armée).
Madignier Porté dans le Lyonnais, le nom s’écrit aussi Madinier, Magdinier. Sens incertain. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Madinière, hameau à Saint-Cyr-sur-le-Rhône (69). Le dictionnaire de M.-T. Morlet envisage un menuisier ou un charpentier (du latin “materium” = bois de charpente).
Madin Le nom est surtout porté dans les départements d’Outre-Mer (Guyane, Réunion), on le rencontre aussi en Seine-et-Marne. Quelques mentions également en Grande-Bretagne, auinsi qu’en Lorraine autrefois. En Grande-Bretagne, il s’agit sans doute d’une forme anglicisée du gaélique Madaidhín, nom de personne, diminutif de madadh (= chien de chasse). Ailleurs, le sens est plus obscur : peut-être le diminutif d’un nom de personne d’origine germanique (racine madal = conseil, réunion).
Madine Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales (Corneilla-de-la-Rivière, Saint-Feliu-d’Amont). C’est une variante de Medina, nom de famille rencontré en Catalogne et toponyme qui correspond à l’arabe madîna (= ville).
Madiot Nom surtout porté dans la Mayenne, présent aussi en Haute-Saône. Selon M.T. Morlet, c’est un diminutif de Madier, nom de personne d’origine germanique (Madhari : madal = conseil, réunion + hari = armée). En Mayenne, on peut aussi penser à une variante du breton Madiou (dérivé de mad = bon, chanceux).
Madison Le nom a souvent été considéré comme une autre forme du patronyme anglais Mathieson (= le fils de Matthieu). On pense maintenant plutôt au fils de Madde, variante de Maud, nom de personne féminin qui correspond à Mathilde. Variante : Maddison.
Madon Nom de personne d’origine germanique, Mado (madal = réunion, conseil), porté dans le Sud-Est (04, 83, 84).
Madore, Madoré Nom breton qui signifie mot à mot “bon secours” : mad = bon + vieux breton uuoret = secours. Le nom de famille est surtout porté dans le Morbihan, mais on le rencontre aussi en Limousin (87), de même que la variante Madorré. Dans ce cas, on peut penser à un autre mot apparu en moyen français, employé par Rabelais sous la forme ‘madourré’, avec le sens de ‘fainéant’.
Madouas Nom porté dans le Morbihan. Variantes : Madouasse (56) et sans doute Madouac (44). Sens incertain, mais il devrait s’agir d’un dérivé formé sur la racine bretonne mad (= bon). On rencontrait autrefois à Fouesnant (29) une forme Madua qui semble être une autre variante.
Madoulet Assez rare et porté notamment dans les Ardennes, semble un diminutif de Madou, Madoux (59, 62, 51), nom de personne d’origine germanique dont le second élément (wulf = loup) ne pose pas de problème, mais dont le premier est plus incertain : selon certains auteurs on a affaire à math (= force, puissance), selon d’autres à maedh (= respect) ou encore à madal (= conseil, réunion). Autre hypothèse pour Madoulet : une variante de Madelet, diminutif masculin de Madeleine.
Madouri Nom originaire d’Afrique du Nord. Semble correspondre à l’arabe amaddur (= vivant), formé sur idir (= la vie). Le -i final marque l’appartenance à une famille ou à un clan.
Madranges Désigne celui qui est originaire de Madranges, nom d’une commune de Corrèze. Signification probable du toponyme : les terres, le domaine (suffixe -anicas) de Matrius, nom d’homme latin. A noter qu’un ruisseau s’appelle la Madrange à Chamboulive (19). Variantes du nom de famille : Madrange, Madrangeas.
Madras Difficile de se prononcer sur ce nom, dont l’origine géographique n’est pas certaine. D’anciennes mentions le situent dans le Lyonnais (01, 69), on le rencontre aussi dans la Dordogne et le Puy-de-Dôme. Peut-être un toponyme : à noter le hameau de Madras à Taizé-Aizie (16), et celui des Madras à Gelles (63). Sens obscur.
Madrid Désigne celui qui est originaire de la capitale espagnole ou d’autres localités plus petites portant le même nom. L’étymologie du toponyme est incertaine. La plus ancienne mention remonte à 932 et comporte la forme Magerit, qui pourrait venir de l’arabe populaire majra (= ruisseau, aqueduc), mais on a proposé bien d’autres solutions.
Madrières Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Variante : Madrière. C’est un toponyme, nom de deux hameaux de ce département (à Sénergues et Saint-Hippolyte). Tout comme le mot “madrier”, le toponyme semble dérivé du latin “materia” (= bois de construction), et pourrait avoir désigné une forêt exploitée pour la production de ce bois.
Maeder Porté en Alsace, désigne un faucheur, un moissonneur (allemand moderne Mäher). Variantes : Meder et Mader (à condition que ce nom se rencontre en Alsace).
Maeght Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, également écrit De Maeght, Demaeght, c’est un nom flamand qui correspond au moyen néerlandais “maech, mage”, avec le sens de “parent”. Autres formes : Demaegd, Demaegt, Demagt, Maegth, Magd.
Maene Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, c’est un nom de personne d’origine germanique, Manno (racine man = homme). Avec génitif de filiation : Maenen.
Maenhoudt Porté surtout en Belgique, c’est un nom de personne d’origine germanique, rencontré aussi sous les formes Maenhaut, Maenhout (Nord-Pas-de-Calais). Il est composé des racines man (= homme) et waldan (= gouverner).
Maeren Le nom semble correspondre au moyen néerlandais “maer” (= étendue d’eau, étang).
Maertens Variante flamande de Martin, avec s final marquant la filiation.
Maes, Maas L’un des trois noms les plus portés en Belgique. C’est un hypocoristique de Thomas, formé par aphérèse. On trouve fréquemment les formes Maessen, Maassen(s), avec génitif de filiation.
Maestracci Un nom typiquement corse, dérivé sans doute péjoratif de Maestro, Maestri (= le maître, en général maître artisan).
Maestrati Nom corse qui est un diminutif de Maestri, ce dernier nom correspondant à maestro, l’équivalent du français maître. Pour le sens, voir Mestres.
Mafalda Rare, le nom devrait renvoyer à la commune italienne de Mafalda, située dans la province de Campobasso (Molise).
Mafayoux Rencontré aussi sous les formes Mafayou et Mafayout, le nom semble originaire de la Dordogne ou de la Vienne. Sans doute un toponyme formé avec mal (= mauvais) et Fayoux, dérivé de fay (= hêtre). Le nom de famille Fayoux est assez courant dans la Vienne, on trouve aussi Fayout en Dordogne.
Maffi Nom italien. Variante de Matteo, Mattei (= Matthieu), portée surtout en Vénétie et en Lombardie. Avec le même sens : Maffeo (Campanie, Piémont) et surtout Maffei (toute l’Italie, sauf la Calabre et la Sicile). Dérivés : Maffone (Ligurie), Maffoni (Lombardie), Maffini (Lombardie, Émilie-Romagne), Maffioli (Lombardie), et ses diminutifs Maffioletti et Maffiolini.
Maffre Nom de personne d’origine germanique, Matfrid (math = force, pouvoir + frid = paix). Le patronyme est surtout porté dans le Tarn, l’Aveyron et l’Hérault. Il semble avoir été popularisé par un saint local, comme l’indique le hameau de Saint-Maffre à Bruniquel (82), avec son prieuré. Formes voisines : Maffrey, Maffreix (19, département où un hameau s’appelle le Maffreix à Eyburie), Maffray, Mafray (37, 72), Maffres (09), Maffret (84), Mafre ou Mafré (11, 72).
Mafille Nom surtout porté dans l’Aisne et la Somme (variante Mafil). Il s’agit à mon avis de la déformation d’un plus ancien Maufille, signifiant le mauvais fils ou la mauvaise fille. Ce dernier nom est attesté en 1346 (Jehans Maufille, à Arras).
Mafioly Plus rarement Masfioly, le nom est porté dans l’est de la France et en Suisse. C’est une francisation de l’italien Maffioli, diminutif de Maffei, Maffi, formes populaires de Matteo, Mattei (= Matthieu).
Magadur Surtout porté aujourd’hui dans le Finistère, le nom signifie en breton “nourriture”, mais a dû désigner autrefois celui qui nourrit (dérivé du verbe “magañ” = nourrir, allaiter, élever), avec un sens qui reste à préciser.
Magal Surtout porté en Dordogne et dans la Haute-Vienne, le nom correspond à l’occitan magalh, qui désigne une houe (surnom de l’utilisateur de cet outil), mais aussi au sens figuré un nigaud. Variante provençale : Magail.
Magalhães Nom portugais très connu, puisque sa traduction française est Magellan. Il s’agit d’un toponyme (nom de divers lieux-dits) de sens obscur. Le premier élément pourrait être un terme celtique (“magal” = grand) ou basque (“magal” = giron, protection). La forme espagnole du nom est Magallanes.
Magallon C’est dans les Hautes-Alpes que le nom est le plus répandu. Formes voisines ou variantes : Magalon (06), Magallone. Il faut sans doute le rapprocher de l’occitan “magalh” (= houe, également nigaud).
Magand Nom surtout porté dans la Loire. Variante : Magant. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, formé sur la racine magan (= force, puissance).
Magat Patronyme surtout porté dans la Loire. Semble un diminutif de l’ancien occitan maja, qui désignait celui qui est le plus grand, l’aîné.
Magaton Nom porté dans l’Isère et dans le nord de l’Italie (Vénétie notamment), où il est assez rare. Sens incertain. Le mot “magatùn” a désigné dans certaines régions du nord de l’Italie une personne sournoise. On trouve également “magatòn” à Vérone pour évoquer celui qui a les yeux chassieux.
Magdelenat Diminutif masculin de Madeleine (voir ce nom), porté notamment dans la Nièvre et le Loiret. Variantes : Magdelainat, Magdeleinat, Magdelinat.
Magendie Patronyme porté en Béarn, de sens incertain. Il a été utilisé comme nom de baptême au moyen âge, et pourrait être un nom de personne d’origine latine formé à partir du mois de mai. A noter cependant l’existence d’un hameau appelé Magendie à Aressy (64).
Magerand Nom porté dans un secteur géographique très homogène (03, 58, 71). La signification me semble obscure. Peut-être un diminutif de Mage (= le plus grand, l’aîné), mais ce n’est qu’une très timide hypothèse.
Maggioli Ce nom italien évoque le mois de mai. Peut-être le surnom d’un enfant trouvé en mai, d’autres solutions étant sans doute possibles. Le problème des anthroponymes liés à un nom de mois n’a en effet pas été vraiment résolu. Certains étaient sans doute des prénoms médiévaux.
Maginot Surtout porté dans la Meuse, c’est un diminutif de Magin (08, 54), autre forme de Mangin (voir ce nom). Formes voisines, également lorraines : Magineau, Maginel, Maginelle, Maginet.
Magliulo Nom italien porté dans la province de Naples (variante : Magliuolo) qui correspond à l’italien “magliolo” (autrefois “magliuolo”), lui-même issu du latin “malleolus” (= petit marteau, puis crossette de vigne). Fréquent en toponymie (voir aussi Maillol), le terme y désigne une vigne nouvellement plantée.
Magloire Essentiellement porté aujourd’hui dans les départements d’Outre-Mer, c’est un ancien nom de baptême popularisé par un saint breton d’origine galloise ou irlandaise, Maglor, qui devint évêque de Dol en 565. Retiré ensuite dans l’île de Sercq entre la France et Guernesey, il y fonda un monastère. Etymologie incertaine, sans doute gaélique.
Magnac Surtout porté en Dordogne, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Magnac, nom de quatre communes (87, 16) et sans doute de quelques hameaux. Signification probable : le domaine de Magnius, nom de personne latin.
Magnanou Porté dans la Dordogne, le nom se rencontre en Charente sous la forme Magnanon. Il semble s’agir d’un diminutif de Magnan (voir Maignan).
Magnat Le nom est surtout porté dans l’Isère. C’est un dérivé de Magne (voir ce nom), soit comme diminutif du nom de baptême, soit comme nom de localité.
Magnaval Désigne celui qui est originaire de Magnaval, hameau à Saint-Hilaire-les-Courbes, en Corrèze. Sens du toponyme : le grand vallon, la grande vallée.
Magne Nom de baptême très fréquent au moyen âge en Auvergne (Magnus = grand). Plusieurs saints ont conribué à sa popularité. On rencontre parfois ce patronyme accompagné d’un prénom, de façon à éviter les risques de confusion. Exemple : Magne François.
Magnette On rencontre le nom en Lorraine (88, 54) ainsi qu’en Belgique. Il pourrait s’agir d’un diminutif (sans doute matronyme) formé sur Magnier, nom de personne d’origine germanique (Maginhari : magin = force + hari = armée). Mais d’autres solutions sont possibles (voir Manet). En Belgique, il peut aussi s’agir d’un diminutif du prénom Marie.
Magni Très répandu dans toute la moitié nord de l’Italie, en particulier en Lombardie, le nom est l’équivalent du français Magne, nom de personne médiéval correspondant au latin “magnus” (= grand). Le singulier Magno, moins fréquent, est surtout présent dans le sud du pays. Diminutifs : Magnelli, Magnetti, Magnini.
Magniant Nom surtout porté dans l’Aisne et les Deux-Sèvres. Voir Maignan pour le sens.
Magnier Un patronyme fréquent en Picardie, mais rencontré aussi dans d’autres régions. C’est un nom de personne d’origine germanique, Maginhari (magin = force, puissance + hari = armée). Variantes : Magnez, Magniez (Picardie, Nord-Pas-de-Calais), Magner (63, 80).
Magnière le nom est porté dans les Vosges, ainsi que dans l’Allier. Variantes : Magnère (03, 71), Magnères (66, 46). On pensera à une variante ou un matronyme correspondant à Magnier (voir ce nom), mais il peut aussi s’agir d’un toponyme, dont le sens reste à préciser.
Magnin Peut-être un diminutif de Magne (latin Magnus = grand), qui fut une nom de baptême très courant au moyen âge, mais plutôt une variante de Maignan, qui désignait un chaudronnier ambulant. Le patronyme est fréquent dans la région lyonnaise.
Magniny Le nom est porté dans le Rhône, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Deux possibilités : soit un toponyme, la Magninie, désignant le domaine de celui qui s’appelle Magnin (voir ce nom), soit une francisation de l’italien Magnini, diminutif de Magni (voir ce nom). Concernant la première hypothèse, un hameau s’appelle la Magninie, mais il se trouve dans la Dordogne (commune de Montagnac-la-Crempse). À envisager en dernier recours une simple latinisation du nom Magnin.
Magnol Le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme et la Dordogne (département où on trouve aussi la forme Magnou). A priori, on pensera à un diminutif de Magne (voir ce nom). On peut cependant remarquer l’existence de divers hameaux appelés (le) Magnol, dont deux en Auvergne (à Gelles et à Landogne), dont il serait intéressant de connaître les formes médiévales pour en savoir plus.
Magnoux Apparemment un diminutif de Magne (voir ce nom) porté dans le Limousin et le Berry (23, 36, 87). Formes voisines : Magnon (86, 07), Magnou (24, 37, 64). A noter cependant que M.T. Morlet envisage plutôt des noms de personne d’origine germanique, Maginwulf pour Magnoux (magin = force + wulf = loup), Magino pour Magnon.
Magny Outre Paris et la région lyonnaise, c’est dans l’Yonne que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Magny, nom d’une trentaine de communes françaises et de très nombreux hameaux. Origine du toponyme : sans doute le latin mansionile (= maison, domaine rural), mais il peut aussi s’agir d’un nom de domaine gallo-romain formé à partir du nom d’homme latin Magnius.
Magoarou Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est un diminutif ou un pluriel du breton “magoar”, variante de “moger” (= mur, muraille), donc un toponyme devenu nom de famille. Avec le même sens : Magourou, Magouroux et, dans le Finistère, Moguérou, ainsi que Maguéro dans le Morbihan. De nombreux hameaux portent ces divers noms. À noter le nom composé Magoarougall (Magoarou-Gall), originaire de Bourbriac, le village où les Magoarou étaient les plus nombreux. Le mot “magoar” est aussi à l’origine du nom de famille Magoariec (22, 29), là encore un toponyme (lieu où il y a beaucoup de murs).
Magot Surtout porté dans le Lot et la Lozère, c’est peut-être un diminutif de Mage (= le plus grand), mais on pensera aussi à une variante ou un diminutif de Magaud, nom de personne d’origine germanique. A noter aussi que Magot est un hameau à Strenquels (46).
Magoutier Le nom est surtout porté en Corrèze, où l’on trouve aussi la forme Magoutière. Variante : Magouthier (03). Il existe un hameau appelé Magoutière à Soudaine-Lavinadière (19), qui devrait être à l’origine du nom de famille. Signification possible : le domaine de Magout, Magoux, nom de personne d’origine germanique rencontré dans la même région (racine magan = force). Autre solution : le mas de Goutier (variante de Gautier ou de Gontier).
Magre Sobriquet appliqué à une personne maigre. Le nom se rencontre en Bretagne (56, 44, souvent sous la forme Magré) et en Languedoc (12). Diminutifs : Magreau, Magreault (18), Magret (33, 59, 62), Magrex (56, 44), Magrey (70), Magrez (56, 59, 62).
Magro Nom d’origine italienne, surnom donné à une personne maigre. Variante plurielle : Magri. Diminutifs : Magrino, Magrini.
Magrou Rencontré dans des régions très diverses (Lorraine, Languedoc, Bretagne), semble le plus souvent un diminutif de l’adjectif maigre. On trouve en Lorraine la forme voisine Magron.
Maguet Porté dans le Finistère, pourrait être le surnom d’un enfant trouvé, élevé en nourrice (maget = nourri, élevé). On peut aussi envisager une variante de Maguer (voir Le Magueresse).
Magueur Le nom est surtout porté dans le Finistère, où on le rencontre aussi sous la forme Maguer. Voir Le Magueresse pour le sens. Formes voisines : Magueres, Magueresse, Maguerez.
Maguy Le nom est surtout porté dans les Deux-Sèvres, où il a toujours été fréquent à Boismé et La Chapelle-Saint-Laurent. Variantes : Magui, Maguis. Sens incertain : peut-être l’ancien français “magis” (= mage), qui semble associé au personnage de l’enchanteur Maugis, personnage de chansons de geste.
Mahaut Le nom est très répandu dans la Manche, on le rencontre aussi dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. C’est l’équivalent du nom de personne féminin Mathilde (voir ce nom). Variantes : Mahau, Mahault, Mahaux.
Mahé Nom breton, très présent dans la Loire-Atlantique et le Morbihan, qui correspond au prénom Matthieu (voir Mathieu). Variante ou diminutif : Mahéo (56).
Mahéas Variante bretonne du prénom Mathias (voir ce nom), le nom est surtout porté dans le Morbihan.
Maheu Porté en Normandie et en Bretagne, c’est un ancien nom de baptême, pour lequel on peut hésiter entre une variante de Matthieu ou une forme populaire de Mathilde (à rapprocher de Mahaut, Mahout). Formes voisines : Maheut (14, 76, 51), Maheux (50, 28, 27), qui elles semblent plus proches de Mahaut.
Mahfoudhi Nom arabe formé àvec le suffixe -i sur Mahfoudh, forme identique à Mahfouz, nom de personne (arabe maHfûZ) signifiant “protégé, préservé” (par Dieu). Autres formes similaires : Mahfoud, Mahfoudi, Mahfouzi, Mafoud, Mafoudi.
Mahier Porté dans la Manche et le Calvados ainsi que dans la Mayenne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Madhari (voir Madier). On envisagera dans certains cas une variante graphique de Mahiet (voir ce nom). Diminutifs : Maherault (53, 72, 61), Maheraut (61), Maheraux (28).
Mahiet C’est dans la Seine-et-Marne que le nom était autrefois le plus répandu. On le recontre aussi dans l’Orne et dans l’Indre-et-Loire. Il était également présent au XIVe siècle en Picardie. C’est un diminutif de Mahieu, Maheu, variantes du prénom Matthieu (on envisagera éventuellement aussi une variante graphique de Mahier, voir ce nom). Variante : Mahiez (59, 62). La forme Mahiette est également une variante dans le Nord, mais un matronyme dans le Calvados.
Mahieu Variante de Matthieu (voir Mathieu) portée de la Normandie au Nord-Pas-de-Calais. Autres formes : Mahieus, Mahieuw, Mahieux, Mahieuxe.
Mahin Surtout porté dans l’Est (Bas-Rhin, Meuse, Marne), le nom se rencontre aussi dans le Loiret et l’Ardèche. Dans ce dernier département, c’est une variante de Mahinc, Mahenc (relatif au mois de mai). Ailleurs, le sens est plus incertain, mais il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, soit Magino (racine magan = force), soit un diminutif de Mahaut (= Mathilde).
Mahjoub Nom de personne arabe qui signifie ‘caché, protégé’ (maHjûb). Dérivé : Mahjoubi.
Mahmoud Nom de personne arabe signifiant loué, digne d’éloges (maHmûd). Dérivés : Mahmoudi, Ben Mahmoud, Benmahmoud (ben = fils).
Mahnane Nom à rattacher à la racine arabe H.n.n, contenant l’idée de tendresse. Sans doute le surnom d’un homme plein de bonté.
Mahon Nom porté dans l’Oise, également présent en Alsace et dans le Doubs. Il s’agit sans doute d’un ancien nom de baptême, formé à partir de Mahaut (= Mathilde). A noter cependant qu’en ancien français le mot mahom correspond à Mahomet, et donc à tout ce qui est lié à la religion musulmane, au paganisme. Par extension, il a désigné quelqu’un de mauvais. Il existe aussi des Mahon en Irlande (penser à Mac Mahon), mais le sens est évidemment tout autre : c’est une forme anglicisée du gaélique Mathghamhain (= ours).
Mahot Variante de Mahaut, qui correspond au prénom Mathilde.
Mahoudeau Diminutif de Mahout, qui est lui-même une forme populaire du prénom Mathilde. On rencontre les Mahoudeau dans le Centre (37, 41) et dans la Sarthe. Variantes : Mahoudaux, Mahoudeaux (08), Mahoudo (22). Quant aux Mahout (variante : Mahou), on les trouve surtout dans l’Est, en particulier dans la Moselle.
Mahroug Nom porté en Afrique du Nord. Il devrait correspondre à l’arabe maHrûk (= brûlé).
Mahuet Surtout porté dans la Marne, c’est un diminutif de Mahu, qui correspond au prénom Matthieu.
Mahy Porté dans les Ardennes, c’est une forme wallonne du prénom Matthieu.
Maïdonis Aucune idée sur ce nom d’origine grecque, apparemment assez rare.
Maifredi Nom italien porté en Lombardie. C’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute Matfrid (math = force, puissance + frid = paix).
Maige C’est en Savoie que le nom est le plus répandu. Il désigne un médecin, un guérisseur (francoprovençal “mêjo”, du latin “medicus”).
Maigi, Maigí Patronyme catalan, variante de Magí, nom de personne (latin Maginus) popularisé par le saint patron de Tarragone, sant Magí, dont la légende veut qu’il ait miraculeusement fait naître le riu Gaià au pied de la Brufaganya. La graphie “Maigí” est influencée par le mois de mai (catalan “maig”), on la rencontre surtout à Amposta.
Maignan Fréquent dans la Mayenne et les départements voisins, le nom désigne un ancien français un chaudronnier ambulant (sens attesté en 1268). Il vient apparement du bas-latin machina (= métier). Variantes : Maignien (10, 52), Magnan (13, 83, 86), Magnain (79), Magnien, Magnient (71, 70).
Maigne Variante de Magne (voir ce nom) portée dans le Puy-de-Dôme, à ne pas confondre avec Maigné (35), qui renvoie à un nom de localité, sans doute la commune de Maigné (72).
Maigre Sobriquet appliqué à une personne maigre, rencontré surtout dans les Hautes-Alpes et la Vienne. Diminutifs : Maigrat (88, 55), Maigret (60, 51), Maigrez (59), Maigron (07, 63), Maigrot (52, 10, 25).
Maiguy Même s’il est aujourd’hui porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est en Bretagne (35, 22) qu’on rencontre presque toutes les mentions anciennes du nom. Il s’agir d’une probable déformation graphique de Mainguy, variante de Menguy (voir ce nom).
Mailfert Porté surtout en Lorraine (variante Mailfer) et dans l’Ille-et-Vilaine, c’est une contraction de Maillefer, Maillefert (39, 88, 52, 35), désignant un fabricant de cottes de mailles ou le porteur de ce vêtement défensif.
Mailhan Surtout porté dans le Gard, c’est sans doute un toponyme, à rapprocher de Meilhan, nom de communes du Sud-Ouest (32, 40, 47). A noter qu’un hameau s’appelle Meilhen à Mages (30).
Mailhebiau Nom surtout porté dans l’Aude. Variantes : Mailhebuau (34), Maillebiau (31), Maillebuau (12). Surnom donné à celui qui abattait les boeufs à l’aide d’une masse (malh). On trouve, avec le même sens, les patronymes Matabiau (31), Matabos (64), le verbe matar signifiant tuer.
Mailho Nom porté dans les Hautes-Pyrénées. Variante : Mailhou. Sans doute un dérivé de l’occitan malh (= maillet, marteau de forge), surnom possible pour un forgeron.
Maillach Porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom se rencontre dans l’Aude sous les formes Mailhac, Maillac (présent aussi en Haute-Vienne). Il désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On pensera notamment aux deux communes de Mailhac (11, 87). Signification : le domaine de Magilius ou de Mallius, noms de personnes latins.
Maillard Très porté en Normandie et en Picardie, c’est un nom de personne d’origine germanique, qui peut être au départ soit Magilhard > Malhard par contraction, soit Amalhard > Malhard par aphérèse. Dans les deux cas, hard = dur. Magil serait une forme élargie de mag = force, amal serait le nom d’un peuple ostrogoth, ou encore un adjectif signifiant laborieux. Ne pas oublier une autre hypothèse, surtout pour Maillard : un dérivé de mail = maillet. On rencontre la forme avec particule de Maillard dans le Bordelais.
Maille Le nom est porté dans le Nord et dans la Somme, mais aussi dans le Var. Plusieurs sens possibles : celui qui utilise un mail (marteau de forgeron), qui porte une cotte de mailles, qui prélève l’impôt appelé la maille. Dans les Alpes, on pensera surtout à un toponyme avec le sens de pic, sommet.
Maillet Le sens est le même que celui de Maillot (voir ce nom), seul le suffixe étant différent. On trouve les Maillet plutôt au nord, et les Maillot plutôt au sud.
Maillien Egalement Maillen, le nom se rencontre en Belgique, mais aussi dans le Massif Central et le Sud-Ouest. En Belgique, il semble désigner celui qui est originaire de Maillen, dans la province de Namur. En terre occitane, il faut peut-être penser à l’adjectif maienc (= du moi de mai).
Maillier Porté notamment dans l’Eure-et-Loir, peut désigner celui qui manie un gros marteau, mais il peut aussi s’agir d’un toponyme avec le sens de “marnière”. Troisième possibilité : nom de personne d’origine germanique, Madalhari (madal = conseil, réunion + hari = armée).
Mailliotte Nom assez rare porté dans le département du Nord. C’est l’équivalent de Maillot (voir ce nom).
Maillol, Maillols Correspondant au substantif catalan mallol ( en occitan malhol = jeune cep de vigne, lat. malleolum, qui signifie au départ petit marteau), le terme désigne une jeune vigne. Il s’agit soit de celui qui cultive une vigne, soit de celui qui habite au lieu-dit (le) Maillol.
Maillot, Mailhot Surnom désignant celui qui se sert d’un mail, d’un maillet (marteau de bois). Les Maillot sont nombreux dans le Doubs (et à la Réunion), et les Mailhot se rencontrent surtout dans le Puy-de-Dôme.
Maillou Nom surtout porté dans les Deux-Sèvres et l’Indre-et-Loire. Désigne sans doute l’utilisateur d’un maillet, marteau en bois à deux têtes. Il faudrait cependant être sûr que l’occitan malhol (= jeune vigne) ne soit pas monté jusque dans ces régions.
Mailloux En Poitou-Charentes, c’est une variante de Maillou (voir ce nom). En Bretagne (29) le sens est différent : il s’agit d’un sobriquet correspondant au terme “mailhous”, qui désigne une personne sale.
Mailly Désigne celui qui est originaire de Mailly, nom de localité très répandu dans le nord et surtout l’est de la France : huit communes s’appellent Mailly. Sens du toponyme : nom de domaine gallo-romain (Malliacum) formé avec le suffixe -acum sur un nom de personne latin, sans doute Mallius. C’est dans l’Aube et le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Dans l’Aube, il renvoie sans doute à la commune de Mailly-le-Camp. En Picardie, deux communes de la Somme s’appellent Mailly-Maillet et Mailly-Raineval.
Maimbourg Porté notamment dans les Vosges, également présent en Normandie, le nom s’écrit aussi Mainbourg. Deux possibilités : soit l’ancien français “mainbor” (= tuteur, administrateur de biens), soit un nom de personne féminin d’origine germanique (Memburgis dans le cartulaire de l’abbaye de Chartres) formé sur les racines “magin” (= force, puissance) et “burg” (= protection, lieu fortifié, racine fréquemment utilisée dans la formation de noms féminins).
Mainard, Maynard, Ménard, Minard Nom de personne d’origine germanique, Maginhard (magin = force + hard = dur). On trouve les Mainard, Maynard soit dans l’Ouest (79), soit dans le Sud-Est (06). Les Minard sont originaires de l’Allier. Quant aux Ménard, très nombreux, is viennent d’un peu partout.
Maincent Porté dans la Manche, c’est un ancien prénom féminin, nom de personne d’origine germanique (Maginsind : magin = force + sind = voyage).
Maindron Nom rencontré dans l’Ouest (49, 85). C’est le diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, Maindré, dont la forme primitive est Maginrad (magin = force + rad = conseil).
Maingot Patronyme renontré dans la Seine-Maritime, la Vendée et le Maine-et-Loire. Il faut le rapprocher de Maingaud (36, 85), Maingault (51, 86, 41) ou Maingaut (36, 10). C’est un nom de personne d’origine germanique formé sur la racine magin (magan = force). La même racine donne le nom Maingard (53, 72). En principe, la finale -aud correspond à waldan (= gouverner), et -ard représente la racine hard (= dur).
Maingueneau Porté en Vendée et plus généralement dans l’Ouest, le nom s’écrit aussi Mainguenaud, Maingueneaud. C’est un diminutif de Maingon, nom de personne d’origine germanique formé sur la racine magin (= force, puissance).
Mainguet C’est dans la Loire-Atlantique que le nom est le plus fréquent. Il s’agit du diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, sans doute Maingard ou Maingaud (voir Maingot). Voir aussi Minguet pour une autre possibilité.
Mainguy Fréquent en Bretagne, c’est une variante de Menguy (voir ce nom).
Mainhagu Nom de famille basque. Désigne celui qui est originaire de Mainhagu, hameau de la commune de Geüs-d’Oloron (64). On trouve aussi le nom Mainhaguiet, qui renvoie pour sa part à Manhaguieta (commune de Lohitzun-Oyhercq). Sens du toponyme : sous toute réserve, mes connaissances en basque étant limitées, semble se rattacher à mainhu (= lieu où l’on se baigne).
Mainil Rencontré dans le nord de la France et en Belgique, c’est un toponyme très fréquent dans cette région, désignant une exploitation rurale (maison entourée de terres, du latin mansionile), et donc celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Mainil. Variantes : Ménil, Mesnil.
Maintenant Porté notamment dans l’Eure-et-Loir, devrait être une déformation de Maintenon, commune du même département (également nom de famille).
Maintenay Porté dans la Somme (variante ancienne : Maintenoy), désigne celui qui est originaire de Maintenay, commune du Pas-de-Calais limitrophe de la Somme. Sens possible du toponyme : le domaine de Minutus, nom de personne latin.
Maiorana Le nom est surtout porté en Sicile et dans le sud de la Calabre. Il correspond en principe à l’italien “maggiorana”, qui désigne la marjolaine, l’origan (employé comme sobriquet ou comme toponyme, peut-être aussi comme nom de personne). Variantes rares : Maiurana, Majorana. On notera l’existence d’une forme masculine Maiorano, assez fréquente en Campanie et dans les Pouilles (variante calabraise : Maiurano). Les formes Maggiorana, Maggiorano existent aussi, mais elles sont beaucoup plus rares. On précisera que la marjolaine est considérée comme un porte-bonheur en Sicile, ce qui pourrait expliquer la diffusion du nom, et que le mot “marjolaine” est une altération de l’ancien français “majorane”.
Maire Le nom se rencontre surtout dans l’Est, en Lorraine et en Franche-Comté. Il peut évoquer une fonction municipale ou un titre honorifique (voir Lemaire), mais on pensera aussi à un moyen de distinguer l’aîné dans une famille (latin “major”). Le patronyme, très répandu, est à l’origine de plusieurs noms composés, portés pour la plupart en Franche-Comté : Maire d’Eglise, Maire du Poset, Maire-Amero, Maire-Amiot, Maire-Etienne, Maire-Pépé, Maire-Richard, Maire-Sébile, Maire-Sébille, Maire-Vigueur, Mairecolas, Mairerichard, Mairétanchard.
Mairesse Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Voir Meresse pour le sens.
Mairey Variante de Mairet, diminutif de Maire (voir ce nom), portée en Franche-Comté.
Mairot Diminutif de Maire (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans le Doubs. Avec un autre suffixe : Mairet (Bourgogne, double diminutif : Mairetet).
Maison C’est dans la Somme et le Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Maison, terme qui a dû désigner au Moyen Âge une demeure importante, sans doute à la tête d’un domaine rural.
Maisonhaute Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Maisonhaute. Le nom est porté dans la Loire (également 46, 08).
Maisonneuve Il s’agit bien sûr de celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Maison neuve. Le nom de famille est très répandu un peu partout, mais surtout dans la Loire-Atlantique et la Haute-Loire (et l’Ardèche, où l’on trouve le hameau de la Maisonneuve dans la commune de Chandolas). Variantes gasconnes ou rouergates : Maisonnave, Maisonnabe, Maisonabe. On trouve également la forme Maisonneuf dans le Cher, et Maisonnobe dans le Cantal.
Maisterrena Nom basque également écrit Maizterrena. Il désigne une métairie (dérivé de “maisterr, maizterr” = métayer).
Maitrasse Rare, le nom est porté dans le Loiret (Boiscommun au XVIIe siècle). Variante ancienne : Maistrasse. Si le rapport avec le mot “maître” semble s’imposer, le suffixe -asse est assez étonnant. Peut-être une variante de “maîtresse”.
Maître, Maitre Pour le sens, voir Mestres. Le nom est très répandu en Saône-et-Loire et dans le Doubs. Variante : Maistre (06, 83, 69).
Maitrehenry C’est une habitude très bourguignonne, mais qui s’étend jusqu’à l’Est, que d’avoir ainsi accolé le terme maître (au sens de maître dans une corporation) à un prénom. Maitrehenry (variante : Maitrehenri) est lié surtout à la Côte d’Or, Maitrejean à la Saône-et-Loire, et Maitrepierre à la Meurthe-et-Moselle. Ce sont les trois exemples les plus caractéristiques de ce curieux assemblage d’un prénom et d’un titre honorifique lié à un métier. Les Maitrehenry semblent venir tous d’une même commune, Saint-Broing-les-Moins. Autres exemples : Maitrerobert (21, 39), Maitrugue (25, = maître Hugues). Un seul exemple appartient à une autre région : Maitralain, Maitralin, Maitrallain, Maitrallin (22).
Majchrzak Nom polonais qui désigne le fils de Majcher (= Melchior).
Majeau Le nom est notamment porté en Charente-Maritime. Formes similaires : Mageau, Mageaud, Majau, Majault. Le dictionnaire de M.-T. Morlet voit dans Majault une variante de Magaud, nom de personne germanique (Magwald : magan = force + waldan = gouverner). À envisager aussi une variante du nom vendéen Majou (voir Majoux).
Majeune Le nom Jeune étant parfois employé pour désigner le plus jeune de la famille, on peut supposer que Majeune serait le ‘mauvais jeune’, mais ce n’est qu’une hypothèse pour ce nom assez obscur, porté surtout dans le Puy-de-Dôme, et qui semble à l’origine du hameau de la Majeunie à Roussines (16).
Majewski Nom de famille polonais, dérivé de maj (= le mois de mai). Sur la même racine, on rencontre aussi les noms Maj, Majka et Majkowski.
Majid Nom de personne arabe (majîd) signifiant “glorieux”. C’est l’un des noms donnés à Dieu. Forme contractée : Mjid. Dérivé : Majdi, qui peut être également un nom de personne à part entière (majdî, même sens).
Majoli Porté en Corse et en Italie, le nom est assez rare. Il est plus fréquent sous la forme Maioli (également Maiolo). Il peut désigner celui qui est originaire de Maiola (province de Reggio-Emilia) ou de Maiolo (province de Pesaro e Urbino). Un rapprochement avec le mois de mai est également possible (ancien prénom ?). Le nom voisin Maiola semble renvoyer à la commune déjà citée, tout comme le dérivé Maiolani. Diminutifs de Maiolo : Maiolino, Maiolini.
Majoral Correspond au nom commun catalan “majoral” (dérivé du latin “major”), qui peut désigner soit celui qui dirige un groupe de travailleurs agricoles ou de domestiques (en particulier le chef des bergers), soit celui qui est à la tête d’une confrérie. C’est dans les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu. Avec le même sens : Majourau, Majoureau (Béarn).
Majorczyk Ce nom polonais correspond au latin “major” (= plus grand), qui pourrait désigner l’aîné de la famille mais avoir aussi d’autres sens (le même mot a donné le français “maire” et l’allemand “Meier”). Autres formes voisines en Pologne : Major, Majorek.
Majorel Nom porté dans le Rouergue (12, 82). Variantes : Majoreil, Majoreill (66), Majourel (30, 82). Sans doute une autre forme de Majoral (voir ce nom).
Majoux Porté dans l’Isère, désigne le plus grand (latin major), autrement dit l’aîné de la famille (distinction traditionnelle major/minor dans les actes anciens). On trouve avec le même sens les formes Majou (85), Major (26), Majour (87).
Majzel Porté notamment en Pologne, c’est le plus souvent un nom juif askhénaze, variante de Maisel, Meisel. La solution la moins flatteuse est d’y voir un dérivé de l’allemand Maus (= souris), surnom péjoratif donné aux Juifs en Allemagne (Mauschel). Il est cependant possible que ce soit un diminutif de Moïse, voire de Mardochée. La souris ne peut être malgré tout être écartée : Kaganoff (a Dictionary of jewish names) signale une tombe à Prague au nom de Meisel (1614), où l’on voit une souris gravée sur la stèle.
Maka Porté dans le département du Nord et en Belgique, correspond au wallon maca (= marteau de forge), surnom probable d’un forgeron. Variantes : Maca, Maqua. Le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose des possibilités supplémentaires : maca = garnement (wallon du Brabant), maca = goulu (rouchi). Il envisage aussi, si le a final est long, une variante de Macard (voir ce nom).
Makarewicz Patronyme polonais formé sur le nom de personne Makar(y), qui correspond au français Macaire (voir ce nom). Autres formes : Makarski, Makaruk, Makara.
Maklouf Sans doute une graphie erronée de Makhlouf, nom de personne arabe (makhlûf) qui signifie ‘celui qui a eu un successeur’ (éventuellement celui qui a succédé). Dérivés : Makhloufi, Makloufi, Mekloufi.
Malaboeuf Le nom est surtout porté dans le Morbihan. Variantes : Malabeuf, Malabeux, Malboeuf et peut-être aussi Malabous (29). C’est un nom de personne d’origine germanique, Malabod, formé des racines “mal” (contraction de “madal” = réunion, conseil) et “bod” (= messager).
Malabre C’est en Limousin (87, 23) que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui habite un lieu-dit “le Malabre” (sans doute le mauvais arbre) ou en est originaire. C’est le nom d’un faubourg ou d’un quartier de Limoges.
Malabry Le nom est porté dans la Sarthe et les départements voisins (49, 53). Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Malabry (= le mauvais abri), un toponyme très fréquent rencontré aussi sous la forme Malabri.
Malacan Désigne celui qui est originaire de Malacan, toponyme rencontré dans l’Aude (Narbonne et Laure-Minervois) et dans le Tarn (Lautrec, Noailhac, Saint-Germain-des-Prés). Sens du toponyme : le mauvais sommet, la mauvaise montagne (racine cam, can). Le nom de famille est porté dans les deux départements ci-dessus.
Malafosse Un toponyme qui signifie mauvaise fosse (la fosse pouvant être aussi un fossé). Désigne une personne originaire d’un lieu-dit portant ce nom. Dans les P-O, c’est à Saint-Féliu d’Avall que ce nom, sans doute occitan, s’est développé.
Malagraba Ou Malagrava. Nom porté en Espagne, peut-être catalan, qui devrait être un toponyme désignant un mauvais terrain caillouteux ou graveleux (castillan et catalan “grava”).
Malahieude Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais, également écrit Malahude, Malahyeude, Malayeude. Il semble que ce soit un nom de personne féminin d’origine germanique, Madalhildis (madal = réunion, conseil + hild = combat).
Malaine Nom très rare, dont on trouve quelques mentions en France et en Belgique, notamment dans la province de Tournai où on rencontre la variante Malainne. Variante ancienne : Malaines. Le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose une variante de Madeleine (wallon Maleine). A envisager aussi celui qui est originaire de Malines (flamand Mechelen).
Malairan Variante de Maleyran (voir ce nom) portée en Charente-Maritime.
Malaise C’est en Alsace et dans les Vosges que le nom est le plus répandu, il est également porté en Belgique. C’est en principe le contraire du mot “aise”, souvent employé comme toponyme pour désigner une mauvaise terre, mais qui a pu aussi désigner celui qui était dans la gêne physique ou matérielle, tout comme le nom Malaisé. Formes similaires : Malais, Mallais (14), Malaisse (59), Malaize (08, 51), Mallaize (Lorraine). Dérivés : Malaisy (68), Malaizet (02), Malaizier (Franche-Comté), Malésieu, Malésieux, Malézieu, Malézieux (Nord, Picardie), Mallaizée (52), Mallaisy (08), Mallézet (02).
Malan Nom porté en Provence (13, 84). On trouve aussi en Italie la forme Malano, qui semble équivalente. Malan est peut-être un toponyme, rencontré notamment dans le Vaucluse (hameau à Velleron et colline à Lauris), l’Isère (L’Albenc), la Haute-Savoie, le Tarn et l’Aveyron. Ce toponyme est souvent associé à des hauteurs. A noter enfin qu’en occitan le mot malan signifie ‘mauvaise année’ et par extension ‘malheur’.
Malandain Le nom est surtout porté dans la Seine-Maritime. Variantes : Malandin et sans doute Malandrin. Sens incertain. On peut le rapprocher de l’ancien français “malandos”, avec le sens de “souffrant”, ou encore de “malan” (maladie qui se caractérise par des boutons ou des ulcères).
Malaprade Le nom pourrait être originaire de Corrèze. Il désigne celui qui habite le lieu-dit Malaprada, Malaprade (en occitan la mauvaise prairie). Il existe un hameau appelé Malaprade à Cahuzac, dans le Tarn. A noter aussi Maleprade à Anglards-de-Salers (15).
Malaqui Le nom est surtout porté en Corrèze. Variantes : Malaquis, Malaquit, Malaquy. Il paraît s’agir d’une variante de Malaquin (voir ce nom), ce qui supposerait une migration depuis le Nord.
Malaquin Nom fréquent dans le département du Nord. C’est un nom de personne d’origine germanique, Madalo (madal = réunion, assemblée), auquel s’est ajouté le suffixe flamand kin (= enfant).
Malardé Nom porté dans le Morbihan (variante : Mallardé). On trouve aussi Malargé, Mallargé dans les Côtes-d’Armor. Tous ces noms sont des formes populaires de Meurlarjez, qui désigne en breton le Mardi gras (le nom de famille Meurlarjé existe aussi dans les Côtes-d’Armor, tout comme Meulargé).
Malaris Nom rencontré notamment dans le Tarn-et-Garonne. Origine incertaine. On peut éventuellement envisager un nom composé avec mal (= mauvais) et le nom de baptême Aris (voir ce nom), mais ce n’est qu’une timide hypothèse.
Malartre Le nom est porté dans la Haute-Loire et les départements voisins (07, 42). On le rapprochera de Malarte, Malarthe (84, 30). Sens incertain. Sans doute un toponyme désignant une mauvaise terre défrichée (à rapprocher de l’occitan artiera).
Malassigné Le patronyme est surtout porté dans la Sarthe. On le rapprochera des noms Malassené, Malassenet, Malassinay, Malassiné, Malassinet, tous rencontrés dans l’Indre, et de Malassingné (59). Il est formé de “mal” et du participe passé des verbes “assener” ou “assigner” (= nantir, lotir en ancien français). Donc, peut-être celui qui est mal loti, qui a hérité d’une mauvaise terre (Godefroy signale l’expression “bien assené” avec le sens de “bien placé”).
Malassis On rencontre ce nom en Normandie (50, 76). Il ne s’agit sans doute pas d’un sobriquet, mais d’un toponyme, nom de très nombreux hameaux et lieux-dits, en particulier dans l’Eure (sens probable : lieu mal situé, par opposition à Bienassis).
Malaterre Assez fréquent dans l’Aveyron et le Tarn, c’est un toponyme avec le sens de “mauvaise terre”. Deux hameaux de l’Aveyron s’appellent Malaterre, à Espalion et Séverac-le-Château. On en trouve deux autres dans le Tarn, à Giroussens et Lagrave. À noter aussi un hameau à Cabrerets, dans le Lot. Variante : Maleterre.
Malatra Désigne celui qui habite un lieu-dit Malatra ou en est originaire. Le toponyme est assez répandu dans la Drôme et l’Isère (hameau à Saint-Sorlin-de-Vienne). Il semble désigner un endroit peu attirant. On trouve également les formes voisines Malatrait (51, 07, 38), Malatray (71, 21, 69), Malatrat (58, 88).
Malaure Surtout porté dans le Lot-et-Garonne et la Haute-Loire, désigne celui qui habite un lieu-dit la Malaure. C’est un toponyme très répandu dans le Lot-et-Garonne, avec des hameaux à Dolmayrac, Monclar, Le Temple-sur-Lot, Clermont-Soubiran. On le rencontre aussi dans l’Ardèche, à Boffres et Alboussière. Le nom semble lié à l’aure, vent violent, tempête. On notera cependant que Malaure est aussi attesté comme nom de personne au Moyen Âge.
Malaurie Surtout porté en Dordogne (variantes : Malaury), désigne celui qui est originaire de la Malaurie, nom de hameaux à Tulle (19) et à Martel (46). Signification : peut-être une maladrerie (léproserie). Voir aussi Malaure.
Malausséna Porté dans les Alpes-Maritimes, le nom s’écrit aussi Malaussène. C’est un toponyme caractéristique du Sud-Est, désignant une sorte de tuf ou de molasse. Le nom de famille devrait renvoyer à la commune de Malaussène (06). À noter que le premier maire de Nice, en 1860, s’appelait François Malausséna.
Malavasi Nom italien très répandu dans les provinces de Mantoue et de Modène. Je n’en sais hélas pas plus. À envisager éventuellement une variante de l’italien “malvagio” (= méchant), comme pour le nom Malvasi, rencontré dans la Basilicate.
Malavoy Nom rare que les plus anciennes mentions situent en Moselle (autres graphies : Malavoie, Malavoix). C’est un toponyme (le sens apparent est celui de mauvais chemin, “mal” + ancien français “avoi” = chemin). On peut penser au hameau de Malavoye à Vouxey (88).
Malayrach Très rare, le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales (il est attesté à Prats-de-Mollo au début du XVIIIe siècle). Formes voisines : Malayrat, Maleyrat (19), Maleyrac (31), Malirach (66), Malirat (12). Il devrait s’agir d’un toponyme, peut-être Malirat, nom de deux hameaux à Villefranche-de-Rouergue (12) et à Capdenac (46).
Malbate Nom rare renontré notamment dans l’Indre-et-Loire. Difficile de se prononcer, sinon qu’il existe une lieu-dit Malbâte à Amberre (86). A noter aussi le nom de famille Malbat (40, 47, 33), qui pourrait renvoyer à un hameau à La Réole (33). Sens obscur.
Malbert Variante de Maubert (voir ce nom) surtout portée dans le Cantal et le Tarn.
Malbo Désigne celui qui est originaire de la commune de Malbo, dans le Cantal. Signification : le mauvais bois (forme ancienne : Malbos).


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