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Noms commençant par M

Maalaoui-Malbo
Malbos-Marcout
Marcoux-Maso
Masoin-Mazet
Mazevet-Mervay
Merveille-Millar
Millard-Mondel
Mondet-Morin
Morincome-Myrtho

Masoin Le nom est porté en Belgique. On trouve en France les formes voisines Mazoin, Mazouin (Poitou-Charentes, Vendée, Limousin). On pensera d’abord au tenancier ou à l’habitant d’un manse ou d’un mas (domaine rural). A envisager aussi un éventuel nom de personne d’origine germanique, *Masowin.
Mason C’est l’équivalent anglais du français maçon, nom de métier.
Masquet Nom rencontré en Corrèze et en Charente. Le nom semble occitan, et il s’agit sans doute d’un diminutif de masc (= sorcier, à rattacher peut-être au latin magus = mage).
Masrour Nom de personne arabe signifiant “joyeux, content” (masrûr).
Massacrier Surtout porté dans la Loire, paraît désigner celui qui est originaire du Massacrier, hameau à Saint-Priest-la-Vêtre, dans le même département, si toutefois le toponyme est antérieur au nom de famille. Autrement, le nom devrait désigner un boucher (le mot “massacre” avait le sens de “boucherie” au Moyen Âge, et le métier de boucher est attesté sous les formes “maceclier, macecrier”).
Massaloux Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne. Autres graphies : Massalou (87, 82), Massaloup (82, 31). En principe, c’est un diminutif de Massal, autre forme de Marsal, prénom correspondant à Martial. Un saint Martial fut évêque de Limoges. Un petit village s’appelle Massaloux dans la Haute-Vienne, mais son nom doit être formé à partir du patronyme.
Massardier Assez fréquent dans la Loire, c’est un dérivé de Massard, présent dans le même département. De sens incertain, ce dernier nom pourrait être un hypocoristique de Thomas (Thomassard > Massard), ou encore un dérivé de “mas” (= domaine rural). Le nom Massardier pourrait désigner celui qui habite un lieu-dit la Massardière (cf. la Massardière, hameau à Saint-Just-Malmont, 43).
Massari Très répandu dans toute l’Italie, c’est la forme plurielle de Massaro, lui aussi très fréquent. Le mot “massaro”, équivalent de “massaio”, désigne le possesseur d’une exploitation rurale, il peut avoir aussi le sens d’administrateur. Avec le même sens : Massai (Toscane). Dérivés : Massaroni (Corse), Massarotti (Lombardie), Massarelli, Massarino, Massarini. A noter aussi le nom De Massari (province de Vérone).
Massart Porté notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et les Ardennes, c’est le plus souvent un diminutif du prénom Thomas, formé par aphérèse. Le sens de trésorier municipal, attesté au Moyen Âge en Flandre, est cependant possible dans certains cas. On trouve dans la Loire et les départements voisins le nom similaire Massard, qui renvoie également à Thomas, tout comme le dérivé Massardier (celui qui habite la Massardière, ferme ou domaine de Massard).
Massat Sans doute une personne originaire de Massat (Ariège).
Masse Peut-être le surnom métonymique donné à celui qui utilise une masse d’armes ou un marteau. À noter cependant que Masse est attesté comme prénom en Artois et en Picardie : selon le dictionnaire étymologique de Ménage, ce serait une forme régionale de Maxime.
Massé (1) Nom méridional. Pourrait désigner celui qui exploite un mas, mais le S doublé pose problème. Autre possibilité : nom de fonction (macer, écrit aussi masser) désignant un huissier qui portait dans les cérémonies une masse d’argent ou de plomb.
Massé (2) Nom fréquent en Poitou-Charentes. Il s’agit sans doute d’un nom de localité. Sens du toponyme : domaine (suffixe -acum) de Maccius. Un hameau du Maine-et-Loire s’appelle Massé, mais ici il devrait plutôt s’agir d’une variante de Massais (commune du 79).
Massein Le nom est porté dans la Nord-Pas-de-Calais, où c’est une forme génitive de Thomas (Thomas > Maas, Maes, Mas). On le rencontre aussi en Gascogne (variante : Masseing), où il serait un dérivé de Mans, nom de baptême médiéval d’origine incertaine (source : M. Grosclaude, Dictionnaire étymologique des noms de famille gascons).
Masselin Hypocoristique de Thomas, rencontré en Normandie (27, 76).
Massena Egalement Masséna. Nom rencontré notamment à Nice (ville où est né le maréchal Masséna). Le patronyme a souvent été porté par des juifs, et on pense qu’il pourrait être une métathèse de Manassé, fils de Joseph, ancêtre éponyme de l’une des douze tribus d’Israël (dérivé d’un verbe hébreu signifiant oublier).
Massenat Dans certaines régions, c’est un hypocoristique du prénom Thomas (51, 02). En Dordogne, il semble s’agir plutôt d’un toponyme, peut-être dérivé de mas (cf le hameau de Massénat à Glandon, dans la Haute-Vienne).
Massenet Surtout porté en Lorraine (54, 55), c’est un hypocoristique de Thomas, formé par aphérèse. Formes voisines : Massenat (voir ce nom), Massenez (88), Massenot (Bourgogne et Franche-Comté).
Masseran Le nom est notamment porté dans l’Hérault. On trouve la forme Masserand dans la Haute-Loire et les Alpes provençales, et l’italien Masserano dans le Piémont. Le nom est italien est sans doute une dérivé de “massera, masseria” (= domaine agricole). En est-il de même pour les noms français ? je ne saurais le dire. A noter qu’un hameau s’appelle Masseran à Ambérieux-en-Dombes (01). Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose un diminutif de Massier, considéré comme un porteur de masse.
Masseret Le nom est porté dans l’Allier. Difficile de se faire une certitude. Faut-il y voir un diminutif de Massier, considéré par M.-T. Morlet comme un porteur de masse, mais qui pourrait avoir désigné le tenancier d’un manse (exploitation agricole) ? A envisager aussi celui qui est originaire de Masseret, commune de la Corrèze (le toponyme, pourrait avoir le sens de “mas tranquille, heureux”, si on en croit la forme Manso Sereno relevée en 1369).
Masset Nom très fréquent en France, surtout présent dans le Nord (62, 59). C’est l’un des nombreux diminutifs du nom de baptême Thomas, formé par aphérèse (Thomasset > Masset).
Massey Le nom se rencontre à la fois dans l’Aube et en Béarn (64). Dans le premier cas, il doit s’agir d’un ancien nom de localité (à rapprocher des nombreux Massy), ou encore d’un hypocoristique de Thomas. Dans le Sud-Ouest, où on rencontre aussi la forme Masseys, c’est apparemment une variante de Massé (voir Massé 1).
Massia (de) Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales et l’Hérault. On trouve aussi des Massia dans la Vienne. Massia est le nom d’un hameau à Limoux (11), qui pourrait être à l’origine des de Massia rencontrés dans les Pyrénées-Orientales à partir de la fin du XVIIe siècle (ils venaient du Languedoc).
Massiah Porté par des Juifs séfarades (variante : Messiah), le nom correspond à la racine hébraïque m.sh.H, qui signifie “oindre”. Equivalent du mot “Messie”, le terme désigne dans l’Ancien Testament ceux qui sont investis d’une mission divine confirmée par onction (prêtres, rois d’Israël).
Massias Fréquent en Dordogne, désigne celui qui habite une localité portant ce nom, sans doute le Massias, hameau à Montpont-sur-l’Isle. Autre solution : variante de Mathias.
Massiat Porté en Charente et dans la Vienne, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Il pourrait s’agir de Massiac, commune du Cantal (également nom de famille). Voir aussi Massias et Massia.
Massicard Hypocoristique du nom de baptême Thomas (voir Massicot), le patronyme est surtout porté dans le Loir-et-Cher. Variante : Massicart (45). Matronyme ou variante : Massicarde (77).
Massicot Patronyme porté dans le Centre (18, 36), rencontré également en Charente-Maritime depuis le XVIIe siècle. Variante rare : Massicault. C’est un des nombreux hypocoristiques du nom de baptême Thomas, formé par aphérèse (suppression de la première syllabe). Le matronyme Massicotte se rencontre au Québec.
Massiera Nom assez fréquent dans la région niçoise, où il est attesté dès le XVIe siècle. Outre Nice, il a été très porté à Duranus (06). Son sens est difficile à définir avec certitude. Il semble cependant que ce soit un matronyme formé sur Massier, nom porté dans le même département, et qui correspond à une ancienne fonction (huissier portant une masse). D’autres solutions sont cependant envisageables, d’autant qu’un hameau ou une ferme s’appelle la Massiera à Ascros (06). Dans ce cas, on pensera à l’équivalent du français “masière”, qui vient lui-même du latin “maceria” (= mur de clôture, souvent en pierres sèches).
Massiès Peut-être une variante du nom de baptême Matiès (= Mathias, celui qui fut choisi pour remplacer Judas parmi les disciples du Christ). Ce nom remonte à l’hébreu mattithyahû = cadeau (mattath) de Yahvé. Autre solution : dérivé de ‘mas’ (= domaine rural, ferme). le nom est surtout porté dans le Tarn.
Massigoge Nom rare porté en Béarn. Désigne celui qui est originaire de Massigoge, hameau à Lucq-de-Béarn (64).
Massina C’est dans les Pyrénées-Orientales que le nom est le plus répandu (on le rencontre aussi en Martinique et en Guadeloupe). Variantes : Massine, Massines. Il désigne apparemment celui qui est originaire de Messine, en Italie, avec une transformation du e non accentué en a fréquente en pays catalan. Formes italiennes : Messina, Messinese, Messinesi.
Massing Porté dans la Moselle, pourrait désigner, comme Massinger, celui qui est originaire d’une localité appelée Massing (nom de communes en Bavière et en Autriche). Il semble cependant plus logique de voir dans le nom un diminutif de Thomas similaire à Massin, patronyme fréquent en Lorraine.
Massio Le nom, rare, est surtout porté dans le Sud-Ouest (31, 81, 33). On peut penser à un hypocoristique de Thomas, mais il peut aussi s’agir d’un toponyme (dérivé de mas ?). Un hameau s’appelle Massio à Hagetaubin (64), et il y a également dans le Sud-Ouest de très nombreux lieux-dits Massiot. On trouve dans l’Aude le nom de famille Massios, qui semble une variante.
Massiot Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine et en Vendée. Semble dans la plupart des cas un hypocoristique du prénom Thomas, formé par aphérèse. C’est également le nom de plusieurs hameaux, mais dans le Sud-Ouest.
Massip Le nom est assez répandu dans la Haute-Garonne (également 82, 30, 66). Variantes : Macip, Masip. On le recontre dans le Sud-Est sous les formes Mancip (26, 84), Mancipoz (38). Il vient du latin mancipium (= esclave) et a désigné un serviteur, un apprenti. Il a eu aussi le sens plus général de jeune homme, ou même enfant. Il était souvent porté par des Juifs au Moyen Âge, et a été utilisé comme nom de personne (serviteur de Dieu ?).
Massis Patronyme et prénom arménien. C’est l’équivalent arménien de Ararat (= haute cime), montagne sacrée des Arméniens, où se serait échouée l’arche de Noé.
Massobras Porté en Dordogne, c’est une variante de Massoubras (voir ce nom). On trouve aussi la forme voisine Massobre (86, 87, 82, 46).
Massol Nom très fréquent dans l’Aveyron. Le dictionnaire de M.T. Morlet y voit un mot signifiant masse, massue. A mon avis, il devrait plutôt s’agir d’un diminutif du prénom Thomas, formé par aphérèse.
Masson Il y a deux possibilités pour ce nom : 1. Une variante de maçon, nom de métier (peu probable, mais à ne pas éliminer totalement). 2. Un hypocoristique (diminutif affectueux) de THOMAS. THOMAS > THOMASSON >MASSON (avec aphérèse, c’est-à-dire suppression de la première syllabe, procédé très fréquent avec les prénoms). C’est d’autant plus probable qu’on trouve la même chose dans d’autres langues, par exemple l’italien : Tommaso > Maso (Masi) > Masotti, Massotti, Masoni, Massoni etc…).
Massonnière Originaire de la Massonnière, domaine appartenant à Masson (diminutif de Thomas), toponyme courant dans l’Ouest. Le nom de famille est porté dans la Charente et la Vienne. On notera, dans ce dernier département, les hameaux de la Massonnière à Mondion et à Sérigny.
Massot On peut trouver de multiples hypothèses pour ce nom, en voici quelques-unes : hypocoristique de Thomas (avec aphérèse et suffixation) , personne corpulente , nom de personne d’origine arabe, Mas’úd (d’après Moll, els Llinatges catalans). La première solution me paraît de loin la meilleure.
Massote Nom surtout porté en Roussillon. C’est un matronyme formé sur Massot, diminutif de Thomas. Variantes : Massota, Massotte.
Massou Porté en Aquitaine, c’est sans doute un diminutif du prénom Thomas, avec aphérèse de la première syllabe. En composition : Massou dit Bourdet, Massou dit Labaquère (64).
Massoubras Rare et porté en Dordogne, le nom est plus fréquent en Corrèze sous la forme Massoubre (diminutif : Massoubrot). C’est un toponyme désignant le mas (domaine rural) situé en haut, au-dessus (occitan sobre, subre). Massoubras est un hameau à Milhac-d’Auberoche (24). Il existe des hameaux appelés le Massoubre à Davignac et Saint-Merd-de-Lapleau (19), ainsi qu’au Mas-d’Artige (23).
Massoud Un nom trompeur. Le plus souvent il s’agit d’un nom arabe, mas`ûd, qui signifie bienheureux. Mais c’est aussi un nom lyonnais, reconnaissable au suffixe -oud typique de la région, qui est certainement un hypocoristique de Thomas. On trouve dans la même région la variante Massaud.
Massua Le nom, rare, est porté dans la Côte-d’Or (une mention à Châtillon-sur-Seine en 1642, autres mentions surtout à Poinçon-lès-Larrey). Sens incertain. Peut-être, comme la variante ancienne Massuat, un diminutif de Massu (surnom possible d’un homme corpulent).
Massuchetti Le nom est porté dans le nord de l’Italie, où il est rare, sous la forme Massucchetti. Autre forme encore plus rare, en Ligurie : Masuchetti. Il devrait s’agir d’un double diminutif de Maso, Masi, aphérèses de Tommaso (= Thomas).
Massuelle C’est dans l’Aisne que le nom a toujours été le plus répandu. Variantes : Mansuel, Mansuelle, Massuel, Massuelles, Machuel, Machuelle, Manchuel, Manchuelle, Mazuelle. Il correspond à l’ancien français “mansuel” (= doux, bienveillant).
Massuyeau Nom porté en Vendée, rencontré aussi sous les formes Massuyau, Massieau. Le nom semble être un diminutif du mot massue, le sens étant forcément incertain, comme pour tous les noms de famille évoquant un objet (métaphore ou métonymie ?).
Mast Nom porté en Allemagne et en Alsace. Selon Bahlow (Deutsches Namenlexikon) c’est le surnom d’un homme gras, qui inspire envie plutôt que pitié (cf l’allemand Mast = engraissage).
Mastrangelo Pour le sens de Mastro, voir Mastroianni. Ici, Mastro est suivi du prénom Angelo (en français Ange).
Mastroianni Plusieurs noms italiens commencent par Mastro, équivalent de maestro (en français maître), suivi d’un prénom. Ici, il s’agit de Giovanni (abrégé en Gianni, Ianni), et le nom signifie donc : maître Jean, désignant un maître artisan, à moins qu’il ne s’agisse simplement d’une marque de respect. De la même façon on rencontre les patronymes Mastrantonio ou Mastrandrea.
Mastron Nom rare porté surtout dans le Gers (variante : Mastrom). Désigne celui qui est originaire soit de Mastron, hameau à Sainte-Christie-d’Armagnac (32), soit du Mastron, autre hameau à Vic-Fezensac (32). Sens du toponyme : peut-être un lieu bourbeux (à rapprocher de l’occitan mastra = pétrin).
Mastrorilli Ce nom italien (également Mastrorillo) est surtout porté dans les Pouilles (région de Bari). Il s’agit d’une variante de Mastrolillo, patronyme composé de mastro (maestro = maître) et du nom de baptême Lillo, fréquent dans l’Italie du Sud. Ce prénom, écrit aussi Letterio, est lié au culte de N.D de la Lettre (Maria Santissima della Lettera), patronne de Messine. Le nom de famille Lillo est très répandu dans les Pouilles. La forme plurielle Lilli se rencontre surtout dans l’Italie centrale.
Masué Porté en Bourgogne et en Franche-Comté, le nom se rencontre aussi sous les formes Masuer, Masuez. C’est une variante de Masuyer (mêmes régions). Voir Mazoyer pour le sens.
Masure, Mazure Nom fréquent dans le nord de la France et en Belgique. C’est l’équivalent picard ou wallon du manse médiéval (en occitan mas), autrement dit une demeure et les terres qui en dépendent.
Masurel Diminutif de masure (voir Masure) rencontré dans le nord de la France et en Belgique. Variantes : Masureel, Masurelle, Mazurel, Mazurelle. Une localité de Belgique s’appelle Mazurel (Blandain, province du Hainaut). On rencontre parfois le nom en Languedoc, sans doute avec le sens de cabane.
Masvesy Sans doute un toponyme désignant le mas voisin (en occitan vesin = voisin).
Matabos Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Surnom donné à un tueur de boeufs (ou à un homme d’une grande force), ou encore toponyme désignant soit le lieu où l’on tue les boeufs, soit un passage dangereux où les bêtes peuvent se tuer.
Matard Nom de personne d’origine germanique, Mathard (mat = force, puissance + hard = dur). Le patronyme est porté en Poitou-Charentes. Variantes : Mathard (16), Mattard (27, 76).
Matas Nom qui paraît formé sur le toponyme mata, d’origine incertaine, désignant non pas un buisson, comme on le dit souvent à tort, mais un bosquet. Il est fréquent en Espagne, où l’on trouve aussi la forme Mata.
Matelly On rencontre le nom dans le Puy-de-Dôme et l’Allier, ainsi que dans l’Aude. Variante : Mathely (03, 63). C’est une autre forme de Mathelin (42, 69, 57), diminutif du prénom Matthieu ou variante de Mathurin.
Mateo Le nom correspond au prénom Matthieu. On le rencontre dans le Sud-Ouest (64, 65) et plus rarement en Italie, où l’on trouve surtout la forme Matteo.
Mater Nom surtout porté en Lorraine (54), qu’il faut sans doute rapprocher de Matter (celui qui possède une prairie ou habite un lieu-dit Matt = prairie). On peut éventuellement envisager une variante de Mader (= moissonneur, faucheur).
Materazzi Nom italien porté notamment en Campanie (province de Salerne), ainsi que dans quelques autres provinces (Pérouse, Arezzo, Rome). Formes voisines : Materazzo, Matarazzi, et surtout Matarazzo (Campanie). Il semble désigner un fabricant de matelas (“matarazzo, materazzo”, variantes de l’italien “materasso”). On trouve également le nom de famille Materassi en Toscane (province de Florence).
Materne Le nom est surtout porté dans les Ardennes et dans le Nord. On le rencontre en Alsace et dans la Moselle sous la forme Matern. C’est un ancien prénom (latin Maternus, dérivé de mater = la mère), popularisé notamment par un évêque de Cologne et de Trèves, ainsi que par un évêque de Milan. Dérivés : Maternat (25), Maternaud (Limousin).
Maternini Nom porté en Lombardie (province de Varese). C’est un diminutif de Materno, Materni, ancien nom de baptême correspondant au latin Maternus (dérivé de mater = mère, voir Materne). Le nom de personne Maternino est cité à Brescia en 1197, il était déjà connu sous la forme latine Materninus. Autre dérivé de Materno : Maternati (Corse).
Matevé, Matevet Diminutif rare du prénom Matthieu, plus courant sous la forme Mathevet (région lyonnaise).
Mathat Porté surtout dans l’Aveyron, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Mathat ou Matat (éventuellement Mathas ou Matas), toponyme évoquant un buisson, un hallier. A noter, dans cette région, les hameaux de Matat à Lavaur (81) et à Labastide-de-Penne (82).
Mathaud Diminutif populaire de Matthieu (voir Mathieu) porté surtout dans la Loire. Formes voisines : Mathau (46), Mathault (86), Mathaut, Mathaux (10), Matheau (15), Matheaud (13).
Mathé, Mathée Variante du nom de baptême Matthieu (voir Mathieu). Le patronyme Mathé est surtout présent en Vendée (également 36, 58). Les Mathée, plus rares, se rencontrent dans l’Yonne (et aussi aujourd’hui à la Martinique).
Matheis Porté dans la Moselle et en Allemagne (variante : Mattheis), c’est une autre forme de Mathias, Matthias (voir Mathias).
Mathenet Rare et porté notamment dans les Vosges, devrait être un diminutif de Matthieu, tout comme la forme encore plus rare Mathenot.
Matheron Le nom est surtout porté en Provence et dans les Alpes méridionales (04, 05, 13). On trouve, avec d’autres suffixes, les formes Matheras, Matherat (03, 71, 21), Matheret (73), Matherion (03, 18), Matherot, Mathery. Ce sont pour la plupart des diminutifs de Mather (38, 01), Mathier (74), nom de personne germanique (voir Madier), voire de Matthieu ou Mathurin. Cependant, il n’en est pas forcément de même pour Matheron : de nombreux hameaux ou lieux-dits portent en effet ce nom en Provence, par exemple à Coudoux (13), à Vidauban et Méounes-lès-Montrieux (83). Le toponyme désigne une colline (peut-être une colline boisée), sens attesté pour les collines du Matheron à Solliès-Ville (83) et de Materon à Propiac (26) et à Entrages (04). On signalera enfin que, selon F. Mistral, le mot “materon” aurait désigné un maçon en ancien occitan.
Mathet Porté dans la Dordogne et le Tarn-et-Garonne, c’est un diminutif ou une variante du prénom Matthieu.
Matheus Forme latinisée du nom de baptême Matthieu (voir Mathieu) rencontrée en Lorraine, aujourd’hui présente en Guadeloupe.
Mathevon L’un des nombreux diminutifs de Matthieu, porté dans la Loire et les départements voisins. On trouve dans la même région et avec le même sens les noms Mathevet, Mathevot.
Mathey, Matthey Variante de Matthieu portée surtout en Franche-Comté. On rencontre en Savoie la forme Mathex.
Mathian C’est dans l’Isère que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi en Haute-Savoie. Il s’agit d’un ancien nom de personne, sans doute variante de Mathias. Le patronyme est à l’origine du toponyme Les Mathianières, hameau à Bizonnes (38).
Mathias Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, c’est un prénom d’origine biblique, qui remonte à l’hébreu mattithyahû = cadeau (mattath) de Yahvé. Mathias est le nom de l’apôtre qui a remplacé Judas. Le prénom est souvent confondu avec Matthieu, qui a la même étymologie.
Mathieu, Matheu, Mateu Nom de baptême illustré par l’apôtre et évangéliste, qui symbolisait l’homme dans son rapport avec Dieu. Le nom vient de l’hébreu Mattai (mattay qui vient lui-même de mattithyahû = cadeau de Yavhé) qui a donné le grec Matthaios (> latin Matthaeus).
Mathiez Autre fome de Matthieu, surtout portée en Savoie et dans la Haute-Saône. Variantes : Mathiey, Matthiey.
Mathilde Très rare en tant que nom de famille, c’est un nom de personne d’origine germanique, Mathhild (math = force, puissance + hild = combat). Il a été popularisé par la femme de Guillaume le Conquérant et par une sainte allemande du Xe siècle, épouse du roi Henri l’Oiseleur. On le rencontre plus fréquemment sous les formes populaires Mahaut, Maheu, Mahout.
Mathis Fréquent en Alsace-Lorraine, c’est une forme correspondant au prénom Matthias (éventuellement aussi à Matthieu, les deux noms étant souvent confondus). Variante : Mathisse (55). Dérivé : Mathissart (62).
Mathius Rare et porté notamment dans la Meuse, c’est une forme sans doute latinisée de Matthieu. On trouve dans la même région la forme encore plus rare Mathuis.
Mathivet Surtout porté dans la Creuse, c’est un diminutif du nom de baptême Matthieu (voir Mathieu). Variantes : Mativet, Matifet. Formes voisines : Mathivas, Mathivat, Mathivaud, Mathivaux, Mathivon, Mativat, Mativaud, Mativel, Mativon, Mathevet, Mathevon, Mathevot (ces trois derniers noms étant portés dans la Loire).
Mathlouthi Nom arabe, tunisien notamment, formé sur la racine consonantique th.l.th, qui signifie “trois” (thalâtha = trois, thâlith = troisième). J’ignore son sens précis, mais il pourrait être formé à partir d’un toponyme (ainsi, en Arabie Saoudite, une colline s’appelle “al-Mathluth”). Le nom peut également s’écrire Matlouti, Methlouthi, d’autres variantes plus rares existant aussi.
Mathon Patronyme très fréquent dans l’Ardèche, également présent dans la Somme. C’est un hypocoristique du nom de baptême Matthieu (voir Mathieu). Variante : Matton (59, 62). Diminutifs : Mathonat, Mathonnat (03), Mathoneau, Mathonneau (44, 85), Mathonet, Mathonnet (05).
Mathorel Porté dans le Pas-de-Calais, c’est un diminutif de Mathoré, sans doute forme régionale du prénom Mathurin. Autres diminutifs : Mathoret, Mathorez (62).
Mathurin Fréquent dans l’Ouest, c’est un nom de baptême correspondant au latin Maturinus (maturus = mûr, raisonnable). Saint Mathurin, fêté le 1er novembre, aurait été un spécialiste de l’exorcisme.
Mathus Nom porté en Saône-et-Loire. Correspond à Matheus, Mattheus, formes latinisées de Matthieu (voir Mathieu).
Mathy Variante de Matthieu portée surtout dans la Saône-et-Loire et dans le Nord.
Mathys Variante de Matthieu ou de Mathias portée dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Avec génitif de filiation : Mathysen, Mathyssen.
Matielig Egalement écrit Mattielig, le nom, assez rare, est porté en Italie dans le Frioul. C’est un diminutif de Mattei (= Matthieu), équivalent de Mattielli (Vénétie, Lazio). On trouve, avec la même finale slave, le nom Mattich dans le Frioul (variante rare : Mattig).
Matifas Le nom est surtout porté dans la Somme. Variantes : Matifa, Matifat. Je n’en connais pas le sens. M.-T. Morlet propose un terme désignant, dans les parlers normands, un mortier fait de chaux, de sable et de bourre, et donc le surnom d’un maçon.
Matignon, Matinyo Le nom est surtout porté dans le Maine-et-Loire. Il s’agit au départ d’un toponyme désignant un nom de domaine, et formé sur le nom de personne Mattinius (nom latin ou bien latinisation d’un nom germanique) suivi du suffixe -one(m). Il existe une ville de ce nom en Bretagne (22), mais plusieurs lieux-dits français s’appellent aussi (le) Matignon (09, 16, 61, 64). La forme Matinyó, rencontrée à Ille-sur-Tet, est une catalanisation qui montre que le nom est implanté depuis longtemps dans les Pyrénées-Orientales.
Matilla Fréquent en Espagne, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom (six communes en Espagne, sans compter les hameaux et les lieux-dits). Le toponyme est un diminutif de “mata” (= bosquet, buisson, lieu broussailleux). La forme plurielle Matillas a le même sens.
Matillo Le nom semble un diminutif castillan de Mateo (Matthieu), mais je n’en suis pas sûr du tout, d’autant qu’il faut aussi envisager un diminutif de “mata” (toponyme avec le sens de bosquet, lieu broussailleux). Surtout fréquent au siècle dernier en Haut-Vallespir (66).
Matisse Variante de Matthias, éventuellement de Matthieu, rencontrée notamment dans l’Aisne, en Lorraine (54) et en Saône-et-Loire. Autre forme : Matis (02, 59). Dérivé : Matissart (80, 62).
Mativon Nom porté dans la Creuse, rencontré aussi dans le Jura. Variante : Mathivon. C’est un diminutif du nom de baptême Matthieu (voir Mathieu).
Mato Porté au Portugal et en Espagne, notamment en Galice, c’est le plus souvent un toponyme désignant un buisson, un bois, également une terre inculte. Une variante du prénom Mateo (= Matthieu) est possible dans certains cas.
Matos Nom portugais. Désigne celui qui habite une localité appelée Matos ou en est originaire. Sens du toponyme : endroit broussailleux, bosquet.
Matoses Ce nom catalan est un toponyme désignant des buissons, des fourrés (dérivé de “mata” = arbuste, plante buissonneuse). Un hameau s’appelle Matoses à Pedreguer (province d’Alicante).
Matouk Variante graphique de Maatouk, un nom surtout porté au Proche-Orient, aussi bien par des musulmans que par des chrétiens ou des juifs (c’est également le cas pour ces derniers en Tunisie). Il correspond à l’arabe ma`atûk et signifie “libéré, affranchi”, surnom devenu ensuite nom de personne.
Matranga C’est un nom italien rencontré surtout à l’extrémité occidentale de la Sicile. Il semble s’agir d’une contraction de Mataránga, nom de diverses localités grecques.
Matrassi Egalement écrit Matrassy, le nom est très rare et originaire des Hautes-Pyrénées. On peut penser à un dérivé de l’occitan “matras” (= carreau d’arbalète, également surnom pour un lourdaud), mais Matras est aussi un toponyme assez fréquent dans le Sud-Ouest, avec le sens de cimetière (variante de Martras, Martres).
Matrat Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Matrat. Le nom de famille est surtout porté dans la Saône-et-Loire, où l’on trouve deux hameaux appelés le Matrat (Saint-Berain-sous-Sanvignes et Saint-Romain-sous-Gourdon). On le rencontre aussi dans la Loire, département où existe le hameau de Matrat à Cordelle. Le sens du toponyme reste à définir, mais devrait être identique à celui de Matray, Martray (voir Martret).
Matray Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Matray, nom de divers hameaux : Matray à Monsols (69) et au Cergne (42), Le Matray à Coublevie (38), à Arzembouy et à Corvol-d’Embernard (58). On trouve également la Grande Matray et la Petite Matray à Souvigny (03). Signification probable : variante de Martray (voir Martret). C’est dans le Rhône, la Loire et la Saône-et-Loire que le nom de famille est le plus répandu.
Matricon Le nom est surtout porté dans la Loire. Il désigne sans doute celui qui est originaire de Matricon, hameau à Malleval (42). Variante : Matricou. Sens obscur.
Matringhen Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Matringant, Matringhem, Matringhend. Il désigne celui qui est originaire de Matringhem, nom d’une commune du Pas-de-Calais. Sens du toponyme : la maison, le village de Madahari, nom de personne germanique (double suffixe -inghem).
Matrot Nom surtout porté dans la Côte-d’Or (également 42, 61). C’est un diminutif de Matier, Mathier, qui semble lui-même correspondre au prénom Matthieu.
Matte Porté dans la Somme et les départements voisins, devrait être une forme courte de Matthieu ou de Mathilde.
Mattei Forme corse de Matthieu (voir Mathieu).
Matthew, Matthews Forme anglaise du prénom Matthieu (voir Mathieu).
Matthys Sens identique à Mathys (voir ce nom). Formes néerlandaises : Matthijs, Mathijs.
Mattioli Très répandu en Italie, notamment en Émilie-Romagne, c’est un diminutif de Mattia, qui correspond au prénom Matthias (ou Matthieu).
Matton Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, le nom, mentionné au XIIIe siècle dans le Hainaut, est un dérivé du prénom Matthieu (variantes : Maton, Mathon). On le rencontre aussi dans les Alpes-Maritimes et en Italie, où il est cependant plus courant sous la forme Mattone, sans doute avec le même sens.
Matu Nom rare rencontré dans le département du Nord (variante : Mathu, 08, 76). Semble une variante picarde du prénom Matthieu (voir Mathieu).
Matuga Le nom est slave, sans doute polonais ou slovaque. C’est un hypocoristique du prénom Matthieu (Mateusz en polonais) ou de Matthias (Matyjasz). Formes voisines : Matuch, Matucha, Matug, Matuk, Matych, Matyga, Matyka.
Maturel Porté en Picardie (80, 02) et en Seine-Maritime, c’est un diminutif de Mathurin (voir ce nom). Variante : Mathurel (80). Avec vocalisation de la finale : Mathuriau (Bourgogne), Maturaux (Jura).
Matuska Dérivé du tchèque Matous (le s final étant surmonté d’un accent circonflexe inversé et se prononçant comme notre “ch”), qui correspond au prénom Matthieu.
Matuszak Nom polonais qui désigne le fils de Mateusz (= Matthieu). Autres dérivés : Matusiak, Matuszek, Matuszczak, Matuszewski.
Mau Porté dans la Gironde, semble correspondre à l’adjectif “mal” (= mauvais), reste à savoir avec quel sens. C’est en tout cas le nom d’un quartier ou d’un faubourg (le Mau) à Preignac (33).
Maubert Nom de personne d’origine germanique, Madalberht (madal = conseil, réunion + berht = brillant), surtout porté dans le Puy-de-Dôme, dans l’Ouest (41, 72, 53) et dans les Alpes-Maritimes.
Maublanc Surtout porté dans la région bourguignonne, c’est un sobriquet composé de l’adjectif mal (mau) = mauvais, et de Blanc, nom de famille et sans doute nom de baptême très répandu dans toute la France. Variante : Maublan (52).
Maubon Surtout porté dans la Saône-et-Loire, le nom est également porté en Languedoc (34, 30) et en Lorraine (54). Il peut désigner un homme qui n’est pas bon, mais on pensera aussi à l’ancien prénom Bon (= le mauvais Bon). En Languedoc, on envisagera peut-être la déformation de Malbo (= le mauvais bois), nom d’une commune du Cantal.
Maubourguet Nom surtout porté dans les Landes, présent aussi dans l’Indre. Désigne celui qui est originaire de Maubourguet. C’est le nom d’une commune des Hautes-Pyrénées, et celui d’une dizaine de hameaux dans le Sud-Ouest. Pour les Landes, on pensera notamment à un hameau à Sainte-Marie-de-Gosse. Sens du toponyme : le mauvais petit bourg.
Mauboussin Le nom est porté dans la Sarthe, où il est assez répandu. Il est composé de “mau” (= mauvais) et de Boussin (voir ce nom).
Maubuchon Rencontré en Normandie et en Picardie, c’est une variante de Maubuisson, Maubusson (= le mauvais buisson, le mauvais petit bois). On trouve également le nom dans les Côtes-d’Armor, où il correspond à un hameau de la commune de Lamballe.
Maucci Porté en Italie du Nord où il est assez rare, le nom est aujourd’hui plus fréquent en France, notamment en Savoie. Je n’en connais pas le sens, mais il est tentant d’en faire une contraction du prénom Maurice. En tout cas, la forme féminine Mauccia est attestée comme prénom (très rare).
Mauchamp Surtout porté dans la Saône-et-Loire, le nom y est aussi présent sous la forme Mauchand (il est probable que Mauchant soit aussi une variante). C’est un toponyme très courant en France avec le sens de “mauvais champ”.
Mauchin Difficile de se prononcer sur ce nom très rare, qui pourrait être originaire de la Sarthe ou du Maine-et-Loire. Peut-être une variante de Mauchien (18, 36), surnom qui semble peu flatteur (= mauvais chien).
Mauclerc Surnom donné à un mauvais clerc (voir Clerc). Le nom est surtout porté dans la Sarthe et la Marne, départements où l’on trouve l’amusante variante Mauclair. Autres formes : Mauclercq (Nord), Mauclert (51), Mauclère (02, 51).
Maucolin Porté dans la Meuse et les départements voisins, c’est un sobriquet désignant le mauvais Colin (diminutif de Nicolas). Variante : Maucollin. Avec un autre suffixe : Maucolot, Maucollot (55).
Maucor Nom rare porté dans les Pyrénées-Atlantiques, plus fréquent sous la forme Mauco (32, 64). Il renvoie à diverses maisons ou localités. On pensera notamment aux villages de Maucor (64) et de Haut-Mauco et Bas-Mauco (40). Sens incertain : on envisage souvent le sens de ‘mauvais coeur’, qui en toponymie ne semble pas vouloir dire grand-chose. Solution préférable : le mauvais coin (gascon cor, variante de l’occitan corn).
Maucotel Surtout porté en Lorraine (88, 54), pourrait être un toponyme avec le sens de “mauvais coteau” (“mau” = “mal” = mauvais), mais on envisagera aussi pour Cotel un diminutif de Cot (= Jacot, Nicot, diminutifs de Jacques ou Nicolas).
Maucourant Désigne celui qui habite un lieu-dit portant ce nom. Sens du toponyme : le mauvais cours d’eau. Le nom de famille se rencontre surtout en Bourgogne et en Limousin. Variantes : Maucourand, Maucourent, Maucourrent.
Maucourt Celui qui est originaire de Maucourt, toponyme ayant le sens de mauvaise ferme, mauvais domaine. C’est le nom de communes et de hameaux dans la Meuse, la Somme, l’Oise et les Ardennes.
Maudelonde C’est dans le Calvados que le nom a toujours été le plus répandu. Il y est à l’origine de plusieurs hameaux appelés “Cour Maudelonde”, à Bonneville-la-Louvet, Coudray-Rabut, Saint-Julien-sur-Calonne et Le Faulq. On en trouve quelques mentions anciennes sous les formes Madelonde et Modelonde. Sens incertain. Peut-être le nom de personne féminin d’origine germanique Madalgundis (madal = conseil, réunion + gund = combat).
Maudet Diminutif de Maud, nom de personne d’origine germanique, Maldo (de madal = conseil). Le nom est très fréquent dans l’Ouest (85, 79, 35). Quant à Maud, c’est dans le Limousin qu’on le rencontre le plus souvent. Maudet peut aussi être une variante du breton Maudez (voir ce nom).
Maudez Nom de personne breton (variante : Maudet) d’étymologie incertaine, sans doute gaélique. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) signale que la forme connue la plus ancienne est Mautith. Le nom a été popularisé par saint Maudez : venu d’Irlande au VIème siècle, il aborda à Port-Béni (Pleubian, 22). Là, il se dirigea vers la fontaine et y lava un ulcère qu’il avait au bras. Il en guérit aussitôt. Il évangélisa ensuite la région de Dol, et finit ses jours dans la solitude. Il est invoqué contre les piqûres d’insectes et les morsures de reptiles, les furoncles et une infinité d’autres affections. Il a donné son nom à la commune de Lanmodez.
Maudhuizon Nom surtout rencontré dans le Loir-et-Cher. Il semble s’agir d’un toponyme désignant un canal, un cours d’eau mauvais (préfixe mau-), dangereux. On trouve dans le même département la commune de Dhuison. A noter cependant qu’en ancien français le mot duison avait aussi le sens d’éducation : dans ce cas on peut penser à celui qui est mal éduqué.
Maudière Le nom est surtout porté dans les Ardennes. C’est une variante de Maudier (10, 89), sans doute nom de personne d’origine gemanique formé sur la racine madal (= conseil, réunion).
Maudoux Nom porté surtout dans la Sarthe. Le dictionnaire des noms de famille de M.T. Morlet y voit un nom de personne d’origine germanique, Maldwulf (madal = conseil + wulf = loup). Il est cependant tentant (et peut-être juste ?) de penser qu’il s’agit d’une agglutination de mal, mau (= mauvais) et doux. Autrement dit, le mauvais doux, surnom éventuel d’un hypocrite.
Mauduit, Mauduy Surtout porté dans la Manche et dans la Vienne, le nom semble un sobriquet désignant celui qui est mal élevé (mau = mal + duit, participe passé du verbe duire = conduire, élever). Autre possibilité, un toponyme : le mauvais duit, autrement dit le mauvais conduit, le mauvais canal. Variantes : Mauduis, Mauduyt.
Mauer Le nom signifie en allemand “mur, muraille”. Il peut désigner celui qui habite près des remparts d’une ville, ou celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Mauer. En France, c’est dans la Moselle qu’il est le plus répandu. Dérivés : Mauerer, Maurer (= maçon).
Maufay Rencontré surtout dans la Sarthe, semble désigner celui qui habite le lieu-dit Maufay, qui signifie le mauvais hêtre. L’adjectif mal (= mauvais) est souvent appliqué à un arbre, et l’origine du toponyme est en principe liée à un événement fâcheux.
Maufroy, Mauffroy Nom de personne d’origine germanique, Madalfrid (madal = conseil + frid = paix). On rencontre le patronyme surtout dans l’Aube et dans l’Aisne, et plus généralement dans la partie nord de la France avec les variantes Mauffrais, Mauffray, Mauffré, Mauffret, Mauffrey, Maufrais, Maufray, Maufret, Maufrey, Maufroid, Maufrois.
Maugain Le nom est porté dans deux régions différentes : d’une part la Bretagne (Morbihan), de l’autre la Franche-Comté (Doubs), parfois la Bourgogne. Si on se fie à la graphie, on pourrait y voir un “mal gain”, avec le sens de “mauvaise terre”, qui rapporte peu (“gaain” a eu entre autres le sens de “terre” en ancien français). il n’en est cependant rien : dans le Morbihan, Maugain est une variante de Mauguen. Dans le Doubs, c’est une variante de Mauguin (voir ces deux noms).
Maugard On rencontre ce patronyme dans l’Aude et la Creuse, mais aussi dans l’Eure. Si l’on se fie à l’orthographe, le nom devrait signifier mauvais jardin. On peut également envisager l’hypothèse d’un nom de personne d’origine germanique, *Madalward (madal = conseil, réunion + ward = garder). Troisième hypothèse : la déformation de Maugars (= le mauvais garçon).
Maugendre Nom rencontré dans l’Ouest, surtout dans l’Ille-et-Vilaine. Sobriquet s’appliquant à un mauvais gendre. Le patronyme Bongendre existe aussi (même région), mais il est beaucoup plus rare. Comme quoi on avait souvent à se plaindre du gendre autrefois !
Maugenet Nom rare porté notamment dans les Deux-Sèvres, plus fréquent sous la forme Maugenest (03). Le premier élément (“mau”) correspond à l’ancien français “mal” avec le sens de “mauvais”. Le second peut être un prénom (Genest, Genet, variante de Genis, voir ce nom) ou bien désigner un lieu où pousse le genêt. Dans ce cas on aurait affaire à un toponyme devenu nom de famille, ce qui semble possible dans la mesure où divers hameaux s’appellent Maugenest, à Reigny (18) et à Neuvy-le-Roi (37).
Maugère Nom porté en Bretagne (35, 53). Semble être un matronyme formé sur Mauger, très fréquent dans la Manche, nom de personne d’origine germanique (Amalgari ou Madalgari : racine gari = lance, précédée de amal = laborieux, zélé ou de madal = conseil, selon M.T. Morlet).
Maugeri Nom italien porté en Sicile, rencontré aussi sous les formes Malgeri (Calabre, Sicile) et Malgieri (Campanie). C’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute Madalgarius (ou encore Amalgarius), francisé en Mauger. Son implantation en Sicile est en partie liée au personnage de Mauger de Hauteville, membre d’une famille qui a joué un grand rôle dans la conquête du Mezzogiorno par les Normands au XIe siècle. À noter que Maugeri est aussi le nom d’un village de la commune de Valverde, près de Catane.
Mauget Surtout porté dans l’Ouest, c’est une variante ou un diminutif de Mauger (voir ce nom).
Maugez Porté dans le Pas-de-Calais et les départements voisins, devrait être une variante de Mauger, nom de personne germanique (voir Maugère).
Mauguen Porté en Bretagne (29, 56), c’est un nom de personne ou un surnom formé sur le vieux breton “mauu” (= jeune homme, également serviteur, puis agile, vaillant, gaillard, cf. le breton moderne “mav”), suivi de l’adjectif “gwenn” (= pur, blanc). Variantes attestées : Maoguen, Maugain, Maugon, Mauguin, Meauguen, Mogain, Mogan, Mogant, Moguen, Mouguen et même Noguen, toutes ces formes étant parfois précédées d’un article (Le Maoguen, Le Mauguen, Le Moguen).
Mauguin Surtout porté en Bourgogne, pourrait être un diminutif du nom de personne germanique Madalgari (ou Amalgari, voir Maugère et Maugeri pour le sens). À envisager aussi, tout comme pour Maugin, une variante de Mougin (voir ce nom). Le nom a parfois été porté en Bretagne, avec un sens différent (voir Mauguen).
Mauguis Le nom est porté en Belgique ainsi que dans l’Aude. Variantes : Mauguit et Mauguy, ces derniers noms étant également portés en Normandie, en Picardie et en Bretagne. On hésitera entre un surnom (“le mauvais Guy”) et une variante de Maugis (patronyme porté en Normandie), nom de personne d’origine germanique (sans doute Madalgis : madal = conseil, discussion + gis = flèche).
Maujean Porté surtout en Lorraine (54, 55), c’est un nom composé du prénom Jean et de mal (= mauvais). Autrement dit le mauvais Jean. Variante : Maljean (08, 88).
Maul Nom porté en Lorraine (57 surtout) et dans la Haute-Saône. En principe, il faut le rattacher à l’allemand Maul (= bouche), avec un sens qui reste à définir (peut-être le surnom d’un bavard, hypothèse retenue par M.T. Morlet pour le dérivé Mauler). On peut dans certains cas envisager un rapport avec le moyen-haut-allemand mûl (= mule, mulet).
Maulavé Porté dans la Mayenne, le nom signifie ‘mal lavé’, un sobriquet a priori peu flatteur.
Maume Il existe diverses versions de ce nom : Maulme, Meaume, Meaulme, toutes rencontrées dans l’Allier et dans la Creuse. Au départ, peut-être un toponyme, la Maume, hameau de la commune de Rougnat (23), mais on pensera aussi à une variante régionale du prénom Maxime.
Maumill Un nom assez rare, dont on m’a dit qu’il venait du Capcir. Pourrait être formé par agglutination de l’adjectif mal (= mauvais) et de mill (le mil, céréale cultivée au Moyen Âge chez nous). Ce serait dans ce cas un des nombreux sobriquets commençant par mal-, mau-. On peut aussi envisager une déformation du nom Maumy, fréquent dans le Sud-Ouest (voir ce nom). Enfin, et c’est peut-être la meilleure solution, on peut y voir une déformation de Maymil, que l’on trouve également en Capcir.
Maumy Porté en Limousin (23, 87), devrait être, tout comme Maumin (24), un diminutif de Maxime, équivalent de Maximin. On trouve la même évolution pour l’ancien village de Maumigny à Verneuil (58), écrit Maximiniacum en latin médiéval (L. Larchey, voir bibliographie).
Maunier Fréquent en Provence, c’est une forme similaire à Monier, Mounier (= meunier). À noter que le nom est également très présent à la Réunion.
Maunoury Nom rencontré dans le Centre et dans l’Ouest (45, 49, 14). Peut désigner celui qui est mal nourri, mais c’est plus vraisemblablement un surnom s’appliquant au prénom Noury, que l’on rencontre dans les mêmes régions. Donc, le mauvais Noury, le méchant Noury (voir ce nom). Cependant, en Normandie, l’origine paraît différente (voir Manoury). À noter que Maunorri est attesté comme nom de personne en 1217 à Troyes (cartulaire de l’abbaye de Saint-Loup).
Mauny Surtout porté dans la Mayenne et l’Ille-et-Vilaine, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On connaît la commune de Mauny (76), mais le toponyme est assez fréquent dans l’Ouest. Etymologie incertaine : on rencontre la forme latine malum nidum au XIIIe siècle (= le mauvais nid), mais il peut s’agir d’une graphie fantaisiste.
Maupas Fréquent en Normandie (14, 76), c’est un toponyme très répandu dans toute la France, avec le sens de “mauvais passage”. Rencontrés dans la même région, les noms Maupais et Maupaix semblent en être des variantes.
Maupassant C’est dans la Meuse que le nom a toujours été le plus répandu. Il désigne un mauvais chemin, un mauvais passage (sens du mot ‘passant’ en ancien français).
Maupetit Porté notamment en Vendée et dans les Deux-Sèvres, c’est un sobriquet formé de mau (= mauvais) et de l’adjectif “petit” (ou du nom de famille Petit).
Maupin Nom surtout porté dans la Somme, également présent dans la Vienne. Désigne celui qui habite un lieu-dit appelé le Maupin (= le mauvais pin) ou qui est originaire d’une localité portant ce nom.
Maupomé Nom porté dans le Gers et les Hautes-Pyrénées. Variantes : Maupommé, Maupoumé. Il s’agit au départ d’un lieu-dit, avec le sens de ‘mauvais pommier’.
Maupu Le nom est porté dans le Centre (28, 41, 45). Variantes probables : Maupou, Maupoux, Maupeou. Sens incertain : peut-être un toponyme avec le sens de mauvaise colline (mau + pou). Diminutif : Maupouet.
Mauran Voir Morand pour le sens. Le nom est surtout porté dans le Tarn et la Haute-Garonne.
Maurand Variante de Morand (voir ce nom) rencontrée surtout en Limousin et dans le Périgord. On trouve aussi le nom Maurant dans le Gard et en Saône-et-Loire.
Maurandi Nom rencontré dans les Alpes-Maritimes, en Corse et en Italie. L’un des nombreux dérivés du latin Maurus, surnom désignant un homme bronzé comme un maure. Correspond au français Maurand, Morand.
Maurcot Le nom est porté notamment dans le département du Nord et dans l’Aisne. Ce devrait être une variante de Marcot, diminutif de Marc.
Maurel, Maurell Voir Morel pour le sens. Le nom Maurel est fréquente et Languedoc et en Provence. La forme Maurell est catalane (variantes : Maureil, Maureill). Matronymes : Maureille, Maurelle (19). Diminutifs : Maurelet, Maurellet (16, 87), Maureloux (24). Forme italienne : Maurelli (06), pluriel de Maurello.
Maurenard Désigne le mauvais Renard (Renard étant ici un nom de baptême). Le nom, rare, est porté dans l’Eure-et-Loir.
Maurence Porté en Dordogne (variantes : Maurance, Morance), c’est un ancien nom de baptême (latin Maurentius), à rapprocher peut-être de Mauronce, nom d’un abbé à Saint-Florent-le-Vieil (49).
Maurer Fréquent en Alsace et dans la Moselle, le nom désigne en allemand un maçon (moyen-haut-allemand muraere). Le nom de famille est également très répandu en Allemagne, en Autriche et en Suisse, et s’étend même jusqu’à la Roumanie. La forme voisine Mäurer a le même sens.
Maurès Porté notamment dans le Tarn et la Haute-Garonne, pourrait désigner celui qui est originaire de Maurès, nom de hameaux à Anglès (81) et à Tourliac (47).
Mauresmo Le nom est porté dans les Landes. C’est une graphie fautive de Moresmau (voir ce nom).
Maurette Matronyme formé sur Mauret, diminutif du latin Maurus (= maure).
Mauriac Désigne celui qui est originaire de Mauriac, nom de deux communes (33, 15) et de nombreux hameaux dans le Sud-Ouest. Signification : domaine gallo-romain (suffixe -acum) formé à partir du nom d’homme latin Maurius.
Maurice Nom de baptême dont la forme catalane est Maurici. Ce nom a surtout été popularisé par saint Maurice, chef d’une légion thébaine au service de l’empereur romain Maximilien, qui fut massacré pour avoir refusé de sacrifier aux dieux païens avant une bataille. Etymologie : latin maurus = maure. Le nom est très répandu dans toute la France, c’est dans les Vosges et l’Indre-et-Loire qu’il est le plus présent. Diminutifs : Mauriceau, Mauricet, Maurichon (Centre, Limousin, Ouest). Forme féminine : Mauricette (22).
Mauricio Forme portugaise, galicienne ou castillane de Maurice (voir ce nom).
Maurier Porté notamment en Savoie, devrait désigner un lieu où poussent les mûres, les ronces. Avec le même sens : Maurieras, Maurière, Maurières (19, 87, 82).
Maurille Le nom est porté dans le Centre-Ouest (49, 79, 86). C’est un ancien nom de baptême (latin Maurilius), popularisé par un évêque d’Angers, mort nonagénaire vers l’an 453, à qui la Vierge serait apparue.
Maurin Nom de baptême courant au moyen âge en Languedoc et en Provence. Voir Maury.
Maurinaux Diminutif de Maurin (voir Maury) porté dans l’Isère. Autres dérivés : Maurinet (87), Maurinon (971), Maurinot (58).
Maurize L’une des diverses variantes de Maurice (voir ce nom) portée notamment dans l’Aube, la Saône-et-Loire et le Cher. Forme voisine : Mauriz (39). Dérivés : Maurizard (04), Maurizot (84, 69, 62).
Maurizio Forme italienne de Maurice (voir ce nom). Les formes plurielles Maurizi, Maurizzi se rencontrent aussi en Corse.
Mauron Patronyme surtout porté dans les Bouches-du-Rhône (également 12, 47, 39). La forme Moron (49, 86, 21) en est une variante. C’est un ancien nom de personne (latin Mauronus, dérivé de Maurus), mais il peut aussi s’agir d’un toponyme : ainsi le Mauron est un hameau à Malleville (12). Il existe aussi une commune appelée Mauron dans le Morbihan, mais elle ne semble pas avoir donné naissace à des noms de famille.
Maurousset Porté dans le Centre (36, 37), fait partie des nombreux noms de personne (ici Rousset, voir ce nom) précédé de mal-, mau- (= mauvais). Donc le mauvais Rousset.
Mauroy Nom porté dans la Marne et dans les départements du nord de la France (60, 59). Variantes : Maurois, Mauroit. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Mauroy ou Maurois. Outre la commune de Maurois (59), de nombreux hameaux ou lieux-dits s’appellent ainsi (08, 10, 62 notamment). Sens du toponyme : lieu planté de pommiers.
Maurras Le nom est porté notamment dans le Var et l’Hérault, où l’on trouve aussi la forme Mauras. Il semble que ce soit un toponyme. A noter un hameau et des lieux-dits ‘les Maurras’ à Saint-Julien (83), le toponyme se rencontrant aussi dans les Alpes-de-Haute-Provence. Quant à Mauras, c’est le nom de plusieurs communes et hameaux languedociens.
Maury Plus qu’aux Maures, il faut ici penser à un nom de baptême, équivalent catalan de Maurin (issu du latin Maurinus, dérivé de Maurus). Saint Maurin fut un martyr du VIe siècle. Maury peut également être parfois une forme abrégée de Maurici (= Maurice). Enfin, dans des cas beaucoup plus rares, on peut envisager une personne originaire du village de Maury.
Maussang La finale semblerait montrer qu’il ne s’agit pas d’un nom catalan, car le patronyme catalan correspondant était plutôt Maussanch, fréquemment documenté au moyen âge sous la forme Malasanch, qui se traduit par mauvais sang. Sous cette forme, c’est donc apparemment un surnom péjoratif. A noter cependant que le toponyme Maussang existe dans l’Allier, et qu’il pourrait signifier mauvais marécage. On trouve d’ailleurs plusieurs familles Maussang dans le Massif Central.
Mausset Surtout porté dans la Haute-Vienne, devrait être une variante de Mousset, toponyme fréquent désignant un lieu humide, où pousse la mousse.
Maussibot Nom rare porté dans l’Eure-et-Loir. Il est composé de mau- (= mauvais) et d’un prénom, en l’occurrence Sibot, nom de personne d’origine germanique, Sigbald, Sigbold (sig = victoire + bald = audacieux). C’est dans le Loiret que le patronyme Sibot est le plus répandu.
Maussifrotte Egalement Mauxifrotte. Nom porté dans l’Ille-et-Vilaine. Semble désigner celui qui est originaire de Maussifrotte, hameau de la commune de Panzoult, dans l’Indre-et-Loire. Sens du toponyme : il est tentant de le décomposer en mal s’y frotte (lieu épineux ?), mais il faudrait avoir des mentions anciennes pour se faire une certitude.
Maussion Fréquent dans le Maine-et-Loire et les départements voisins (53, 44), le nom se rencontre aussi sous la forme Mauxion (53, 35, 86). Il correspond selon M.-T. Morlet à l’ancien français “malcion” (= mauvais garnement, au départ mauvais rejeton).
Mautroté Nom très rare porté dans la Meuse, sur lequel il est bien difficile d’avoir une idée précise. Mau- semble signifier ‘mauvais’, reste à expliquer ‘Troté’ (à rapprocher peut-être de trotier = coursier, garçon d’écurie).
Mauviel Porté dans la Manche et les départements voisins, désigne celui qui est originaire de Mauviel, hameau au Mesnil-Aubert (50), ou encore du Mauviel, à Montaigu-les-Bois (50). À noter aussi La Mauvielle à Arganchy (14). On signalera que le nom de famille Mauvielle est également présent dans la Manche, et que parfois Mauviel s’est transformé en Mauviet. Faute de mentions médiévales, je préfère éviter de donner une définition du toponyme.
Mauvillain Le nom est porté sur les côtes de l’Atlantique, depuis la Loire-Atlantique jusqu’à la Gironde. Variante : Mauvilain. Il signifie mot à mot “le mauvais vilain”, le terme “vilain” désignant au Moyen Âge un paysan. A noter les hameaux ou fermes des Mauvillains, à Saint-Dizant-du-Gua (17) et à Saint-Palais (33).
Mauzaize Porté çà et là dans l’Ouest, le Centre et l’Île-de-France, c’est sans doute un toponyme, nom de hameaux à Villemeux, dans l’Eure-et-Loir (Mauseses en 1239), et à La Boissière-École, dans les Yvelines (Mozaises, sur la carte de Cassini). Le sens devrait être identique à celui de Malaise (voir ce nom), confusion entre les mots “malaise” et “mesaise”, qui ont le même sens en ancien français. Les noms de famille Mésaise, Mésaize et Mézaize existent d’ailleurs en Normandie.
Mavré C’est dans l’actuelle Seine-et-Marne que le nom a toujours été le plus répandu. Il semble que ce soit un toponyme. Deux hameaux s’appellent Mavré, mais ils se trouvent dans d’autres régions : l’un à Courceboeufs (72), l’autre à Saint-Quentin-sur-Indrois (37). Un autre hameau se nomme Le Mavrais à Courcemont (72). Je ne connais pas la signification du toponyme.
Mawart Nom rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, mais je ne saurais dire lequel.
Mawet Surtout porté en Belgique, c’est sans doute un sobriquet correspondant au wallon “mawèt” (= grimacier). Variantes : Mawait, Mawez, Mauwet, Mauet (source : Herbillon et Germain, voir bibliographie).
Mawhin Très rare en France, le nom est porté dans la province de Liège ainsi que dans le Limbourg néerlandais. Il désigne celui qui est originaire de Mauhin, hameau à Neufchâteau-lez-Visé (commune de Dalhem).
Max Nom rencontré de la Lorraine à la Belgique. C’est un diminutif de Maxime ou Maximilien, formé par apocope (chute d’une ou plusieurs syllabes finales).
Maximin Ce nom de baptême se rencontre comme patronyme essentiellement en Guadeloupe et en Martinique, où il a dû être autrefois attribué à des esclaves. On le trouve aussi dans les Bouches-du-Rhône. Il vient du latin Maximinus, diminutif de Maxime, popularisé par plusieurs saints.
Maxor Le nom est porté en Guadeloupe. Je n’en sais hélas pas plus.
May Le nom se rencontre notamment dans la Loire et dans le Bas-Rhin. En Alsace (variante : Mai) il évoque le mois de mai (nom qui a pu être donné à un enfant né en mai), mais c’est aussi un nom israélite désignant le lilas (yiddish ‘may’). Dans la Loire, outre le mois de mai, on pensera aussi à un nom de baptême issu du latin Marius (cf. la commune de Saint-May dans la Drôme). Il peut enfin s’agir parfois d’un toponyme (nom de trois communes en France).
Mayart Porté dans l’Oise et dans le Nord, le nom se rencontre aussi sous la forme Mayard (03). Il semble que ce soit une variante de Maillard (voir ce nom). Autre possibilité : une variante de Médard. Il existe un hameau appelé Saint-Mayard à Billy (03).
Mayaux Nom rencontré en Lorraine (54, 88). Il s’agit sans doute d’une variante de Mayer (Meyer), Mayeux, qui correspondent au français Maire (voir Maire et Lemaire).
Mayen Surtout porté dans l’Isère, le nom désigne dans les Alpes les pâturages où les troupeaux arrivent en mai. C’est donc un topoyme devenu nom de famille. Un hameau s’appelle Le Mayen à Sainte-Foy-Tarentaise (73).
Mayens Semble à rapprocher du mois de mai. Peut-être un enfant né en mai. Autre possibilité, une variante de Mayans, nom de personne d’origine latine (Manlius > Manlianus). Voir aussi Mayen pour une troisième possibilité.
Mayer, Maier Voir Meyer.
Mayère Le nom est surtout porté dans la Loire. C’est sans doute un toponyme. Le terme désigne un bois de haute futaie (autres sens rencontrés dans le Forez, pour le mot mayèri : chêne, grosse poutre).
Mayeux Assez fréquent en Picardie, le nom est une variante de Mayeur, rencontré dans la même région. Signification : le maire (voir Lemaire).
Maylié Le nom, assez rare, est porté notamment dans la Haute-Garonne, où l’on trouve aussi la forme voisine Maylin. Cette dernière devrait être un nom de personne d’origine germanique, Magilin (racine magan = force). Quant à Maylié, il paraît correspondre à l’occitan malhièr (ouvrier qui dessert un feu dans une forge à la catalane, ou encore celui qui manie le marteau de la forge).
Maymil Bien que très fréquent aujourd’hui à Villelongue-de-la-Salanque, le nom semble venir du Capcir (Formiguères, où il est d’ailleurs toujours représenté). Il me semble correspondre à Maymir, Maimir, patronymes souvent rencontrés en Catalogne du sud, qui équivaudraient au nom de personne d’origine germanique Ermemir (ermen = immense + mir = illustre). Voir aussi à Maumill.
Mayneris Porté dans les Pyrénées-Orientales, c’est un nom difficile à déchiffrer. On le rencontrait autrefois surtout autour des mines de fer du Canigou (depuis le Vallespir jusqu’à Baillestavy). Peut-être une forme latinisée de Mayner, Mainer, un patronyme catalan qui correspond au nom de personne germanique Maginhari (magan = force, puissance + hari = armée), mais plutôt la latinisation d’un toponyme qui pourrait être *Maynères (voir Manière).
Mayo Assez courant dans toute l’Espagne, le nom renvoie au mois de mai (castillan “mayo”). On peut penser qu’il a été utilisé comme nom de baptême au Moyen-Âge.
Mayol Variante de Maillol (voir ce nom) portée surtout dans la région marseillaise. Le patronyme se rencontre cependant aussi dans des régions moins méridionales (44, 71 notamment). Dans ce cas, il faut y voir un adjectif dérivé du mois de mai (latin maius > maiolus), donné peut-être à un enfant né au début de ce mois (en ancien français, maiole = le premier jour de mai).
Mayonade Porté dans l’Aveyron, le nom s’écrit aussi Mayonnade (82, 24). C’est l’équivalent de Maisonnade (24, 19), en occitan “maisonada” (= maisonnée), sans doute un toponyme désignant un petit hameau. La chute du s se retrouve dans les noms Mayonobe (15), Mayonnove, Mayonove (46), avec le sens de “maison neuve”.
Mayoral voir Majoral.
Maza Nom porté dans l’Ardèche. C’est un toponyme, nom d’un hameau à Nozières et d’un lieu-dit à Villevocance (07), également hameau dans les Hautes-Alpes (Sigoyer). Peut-être un dérivé du mot mas.
Mazagot Nom rare porté en Dordogne, en Gironde et dans le Lot-et-Garonne. On le rapprochera de Mazagol (19, 42). C’est un toponyme ayant le sens de petite ferme, métairie (cf. l’ancien français masage).
Mazaleigue Désigne sans doute celui qui est originaire de Mazalaigue, hameau à Chamberet, dans la Corrèze. Variantes : Mazelaygue, Mazelaygues, Mazeleigue, Mazalaigue, Mazalègue. Le nom est formé sur Mazal (dérivé de mas), et sans doute sur aiga (= eau).
Mazaleyrat Le nom est porté en Limousin, notamment en Corrèze. Variantes : Mazalairas, Mazalerat, Mazaleyras. Il désigne celui qui est originaire de Mazaleyrat, hameau à Pradines (19). Le nom est formé sur Mazal (également nom de famille), dérivé de “mas” (domaine rural).
Mazalon Nom surtout porté dans le Rhône. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, par exemple le hameau du Mazalon à Saint-Romain-de-Popey (69). Sens du toponyme : dérivé de mazal, lui-même formé sur le mot mas (domaine rural). Variantes : Masalon, Mazallon.
Mazan Deux régions d’implantation pour ce nom. D’une part la Loire-Atlantique, de l’autre le Sud-Est (04, 05). C’est sans doute un nom de localité : deux communes s’appellent Mazan, mais dans l’Ardèche et le Vaucluse (c’est également le nom d’une ancienne ferme à Serres, 05), ce qui n’explique pas forcément les Mazan bretons (variante de Moizan ?).
Mazarico Porté en Espagne, le nom désigne en galicien la barge (sorte de bécasse). Il s’agit d’un sobriquet ou d’un toponyme (une localité s’appelle Mazaricos en Galice, dans la province de La Corogne).
Mazars Fréquent dans l’Aveyron (variante : Mazards), c’est un toponyme dérivé du latin mansus (= domaine rural, ferme). A noter le hameau de Mazars à Castelnau-de-Montmirail (81). La forme Mazas (31, 82) semble équivalente, tout comme Mazard (42, 26, 69).
Mazataud Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne. C’est un diminutif de Mazat (47, 63), qui lui-même devrait être un dérivé du mot “mas” (domaine rural). Un hameau s’appelle Le Mazataud à Bessines-sur-Gartempe (87). Le nom Mazateau devrait en être une variante.
Mazaudier Porté dans la Lozère et les départements voisins, désigne le tenancier d’un mazaud, autrement dit un petit mas. Variante : Mazedier (23).
Mazaye Nom rare porté dans le Puy-de-Dôme, où il désigne celui qui est originaire de Mazaye, commune du même département. N’ayant à ma disposition aucune forme médiévale du toponyme, il m’est difficile d’en donner le sens.
Maze C’est dans la Seine-Maritime que le nom est le plus répandu. Il semble difficile de lui donner le sens de domaine rural, qu’il peut avoir en pays occitan. Sans doute s’agit-il de l’hypocoristique d’un nom de personne, reste à savoir lequel, ou encore d’une autre forme du breton Mazé (= Matthieu). En composition : Maze dit Mieusement (voir Mieusement).
Mazé Surtout porté en Bretagne (29), également présent en Normandie, c’est une forme bretonne du prénom Matthieu. On trouve aussi la forme Mazéo dans les Côtes-d’Armor. Présent aussi dans le Sud-Ouest, le nom Mazé y désigne le tenancier d’un mas (domaine rural).
Mazéas Porté notamment dans le Finistère, c’est une variante bretonne de Mathias (voir ce nom).
Mazeau C’est dans le Périgord et le Limousin que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’un nom de localité (hameau ou ferme), diminutif de mas (voir Mas pour le sens). Variantes : Mazau, Mazaud, Mazeaud. Attention : quand le nom se rencontre en Bretagne (également Mazéau), on a affaire à une variante du prénom Matthieu.
Mazelier Surtout rencontré dans l’Allier et le Puy-de-Dôme, c’est soit un nom de métier, le boucher (latin macellarius), soit l’habitant d’un mazel (= petit mas, au sens de domaine agricole). Je préfère la première hypothèse.
Mazelin Patronyme rencontré en Lorraine. Difficile de se prononcer. Il pourrait s’agir d’un hypocoristique de Thomas, formé par aphérèse, ou encore d’une variante de Madelin. On rencontre en Normandie (50) le matronyme Mazeline. Le dictionnaire de M.-T. Morlet envisage pour sa part une variante de “maderin” (= verre à boire).
Mazenod Surtout porté dans la Loire, devrait être un diminutif formé sur le mot ‘mas’ (= domaine rural, puis ferme). Variantes ou formes voisines : Mazenaud, Mazenet, Mazenot (42, 43, 69, 71), Mazenou, Mazenoux (19).
Mazerat Le nom est le plus souvent originaire du Limousin (87, 23, variante Mazerats). Il est à rapprocher de formes telles que Mazeirat (07, 43), Mazeirac (74, 38), Mazeiras (87, 23). En Savoie et Dauphiné, le nom a d’abord été écrit Maserat, on le trouve aussi sous la forme Mazurat. C’est un toponyme assez fréquent, à rattacher au latin “maceria” (= mur de clôture), et dont on pense généralement qu’il désigne des ruines de fortifications. Autre possibilité : le domaine de Macerius, nom d’homme latin.
Mazères Nom porté dans le Sud-Ouest (32, 65, 82). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Mazères, nom de plusieurs communes et de nombreux hameaux. Etymologie : le latin maceria(e) = mur de pierre, puis ruines. À noter que, dans le Sud-Ouest, le mot peut aussi avoir le sens de “grange” et que, sous la forme “maisiere”, il a pu aussi désigner une maison en ancien français. Variante : Mazère (24, 85, 41). Diminutif : Mazereau (86, 37), nom d’un hameau à Lignac, dans l’Indre (le Mazereau).
Mazéries Surtout porté dans la Haute-Garonne, c’est un toponyme de sens vraisemblablement identique à Mazères (voir ce nom). Formes similaires : Mazeris, Mazerie, Mazery, Mazeri (ces trois dernières formes étant également présentes en Loire-Atlantique).
Mazerolles Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques et l’Allier (variante : Mazerolle). C’est un toponyme très répandu, diminutif de noms tels que Mazière ou Mazère (voir Mazères pour le sens). Formes similaires : Mazerol (03, 63), Mazerolas (87), Mazeroles (11), Mazeyrollas (24), cette dernière forme semblant à l’origine du nom rare Nazeyrollas.
Mazert Nom surtout porté dans le Gard, où il désigne celui qui est originaire du hameau du Mazert à Barjac. Un autre hameau s’appelle Mazert, à Journet (86). Voir aussi Dumazer.
Mazet Nom assez fréquent dans l’Isère, la Loire et le Lot. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit (le) Mazet = le petit mas. Une commune de la Haute-Loire s’appelle Mazet-Saint-Voy.


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