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Noms commençant par M

Maalaoui-Malbo
Malbos-Marcout
Marcoux-Maso
Masoin-Mazet
Mazevet-Mervay
Merveille-Millar
Millard-Mondel
Mondet-Morin
Morincome-Myrtho

Mazevet, Mazévet Nom porté en Bretagne (22). C’est un diminutif formé sur Mazé, variante bretonne du nom de baptême Matthieu (voir Mathieu).
Mazic Surtout porté dans le Cantal, c’est un toponyme avec le sens de petit mas (domaine rural) ou de buron (cabane pour la confection du fromage). Variante : Mazich.
Mazier Le nom est surtout porté dans la Manche, on le rencontre aussi en Saône-et-Loire. On pensera à l’habitant d’un mas ou à un fermier, mais il faut aussi envisager une variante de Mazière (voir Mazères). A noter le hameau du Mazier à Varennes-Saint-Sauveur (71).
Mazière Voir Mazères pour le sens. Le nom de famille est fréquent en Dordogne et dans la Haute-Vienne. Formes voisines : Mazieras (24), Mazières (31, 15, 24). De très nombreuses localités s’appellent Mazière(s).
Mazin Surtout présent dans le Limousin et le Périgord, ce nom se rencontre aussi dans la Haute-Loire. C’est un dérivé de mas (exploitation agricole), utilisé soit comme diminutif (= le petit mas), soit pour désigner celui qui travaille au mas, le second sens me semblant préférable.
Mazire Nom porté essentiellement en Normandie (76, 27). Aucune certitude quant à son explication, mais il pourrait bien s’agir d’une variante de Mazure, Masure, équivalent picard du manse médiéval (en occitan mas), autrement dit une demeure et les terres qui en dépendent.
Mazon Le nom est surtout porté dans l’Ardèche. Comme Mazou, il peut désigner une maison, un petit mas, mais on envisagera aussi un hypocoristique de Thomas (cf. les noms de famille Thomazon et Tomazon, portés dans la Creuse). À noter qu’un hameau s’appelle Mazon à Sanilhac (07).
Mazou Nom surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques, mais on le trouve aussi en Limousin et en Roussillon. C’est l’équivalent du français maison, peut-être avec le sens de demeure isolée ou demeure importante, à moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’un diminutif de mas.
Mazouzi Nom arabe dérivé de Mazouz, Maazouz (ma`zûz), désignant celui qui est aimé, qui est chéri. Variantes : El Mazouzi, Maazouzi, El Maazouzi.
Mazoyer Désigne le tenancier d’un mas (voir aussi Mas). Le nom est surtout porté dans l’Ardèche et la Saône-et-Loire. A noter l’amusant nom de famille Mazoyer dit Masurier (91), qui reprend deux fois la même activité. Variantes : Mazuyer (74, 71, 69), Masoyer, Masuyer (71).
Mazué Le nom est surtout porté en Saône-et-Loire, où l’on trouve aussi les formes Mazuer et Mazuet. Il désigne un fermier, le tenancier d’un mas (forme contractée de Mazuyer, Mazoyer).
Mazuel Porté dans le Puy-de-Dôme et la Corrèze, désigne le tenancier d’un mas, sans doute un fermier.
Mazuir Nom porté dans l’Ain, rencontré aussi dans le Tarn. Il s’agit d’une contaction de Mazuyer (tenancier d’un manse, fermier), rencontrée dans le Nord et en Belgique sous les formes Masui, Masuir, Masuy. On trouve, toujours dans l’Ain, les noms de famille Mazuy et Mazuyt, apparemment variantes de Mazuir.
Mazurais Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, où on le rencontre aussi sous la forme Mazuret. Variante : Mazuray (45). C’est un diminutif de Mazure (voir Masure), et donc un toponyme devenu nom de famille.
Mazurek Diminutif du nom polonais Mazur, qui désigne celui qui est originaire de Mazurie (région lacustre et boisée du Nord-Est de la Pologne). Avec le même sens : Mazurowski.
Mazurier Porté à la fois dans le Limousin (87) et dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne le tenancier d’une mazure, petit domaine rural tenu par un fermier. Variante : Masurier (76).
Mazurit Rare et porté dans la Charente, c’est une variante graphique de Mazurie (24, 16), toponyme désignant sans doute un domaine rural (dérivé de mas, masure). A noter le hameau de Mazurie à Fougueyrolles (24), ou encore celui de La Mazurie à Saint-Christophe (17).
Mazzelli Nom italien assez rare porté à Rome et plus généralement dans le Lazio. Comme pour tous les noms en Mazz-, plusieurs solutions sont possibles. Peut-être un diminutif de Mazzeo (= Matthieu) ou de Giacomazzo (dérivé de Giacomo = Jacques), ou encore de “mazza” (= masse, gourdin).
Mazzeo, Mazzei Variante du prénom italien Matteo (= Matthieu) surtout portée dans le Sud.
Mazzia Porté dans le nord du Piémont (Biella), le nom est également présent en Haute-Savoie (en composition : Mazzia-Picciot) et en Franche-Comté. C’est un équivalent de Mattia, qui correspond au prénom Mathias.
Mazzocco Semble être un diminutif de Mazzo, hypocoristique de Giacomazzo (dérivé de Giacomo = Jacques en italien).
Mazzoleni Nom italien désignant celui qui est originaire de la commune de Mazzoleni, dans la province de Bergame (Lombardie).
Mazzoni Nom italien, dérivé le plus souvent du nom de baptême Giacomo (= Jacques), par aphérèse de Giacomazzo. Le rapport établi souvent avec le verbe ammazzare (= tuer) est plus improbable, vu la fréquence de noms comme Mazzoni, Mazzini, Mazzola et j’en passe.
Mazzucco C’est dans le nord de l’Italie que le nom est le plus répandu. On peut penser à un dérivé de Giacomo formé par aphérèse (Giacomazzi > Mazzi > Mazzucco), mais on envisagera plutôt le mot dialectal “mazzucco” désignant une massue et, par métaphore, un homme trapu ou celui qui a une grosse tête. Dérivés : Mazzucchetti, Mazzuchetti, Mazzucchelli, Mazzuchelli, Mazzuconi.
Mbarek Variante de Moubarak (mubârak > mbârak = celui qui est béni) rencontrée en Algérie et au Maroc. Dérivé avec suffixe d’appartenance : Mbarki.
Mbekhta Nom arabe désignant celui qui est favorisé par le sort, qui a de la chance (dérivé de “bakht” = chance, bonne fortune). Avec le même sens : Bakhta (prénom masculin ou féminin et nom de famille).
McCarthy Nom de famille irlandais. Forme anglicisée de Mac Cárthaigh, qui désigne le fils de Cárthach (nom de personne signifiant au départ aimable).
McCormack Ou Mac Cormack. Surtout porté en Ecosse, désigne le fils de Cormack. Ce dernier nom, d’origine gaélique (Cormac), signifie fils (mac) du corbeau (corb). Variantes : Cormick, McCormick.
McEwen Tout comme McEwan, c’est un nom d’origine écossaise. Il désigne le fils d’Ewan (Eògann), nom de personne de sens incertain mais qu’on estime généralement être une forme gaélique du latin Eugenius (Eugène).
McGowan, McGowen Porté en Irlande et en Ecosse, le nom désigne le descendant (mac) du forgeron.
McGregor Désigne en Ecosse le fils de Gregor, équivalent du français Grégoire.
McKeon Egalement écrit McKeown, McCown, McCone, ce patronyme irlandais, formé avec le préfixe filiatif “mac”, renvoie au nom Ewan (transformé en Cowan) dont l’origine est incertaine. On admet en général qu’il correspond au prénom Eugène, mais c’est loin d’être une certitude.
Méal Porté dans les Côtes-d’Armor, il semble s’agir d’un terme évoquant la terre glaise, que l’on retrouve dans Coat-Méal, nom d’une commune du Finistère.
Méalhie Porté aujourd’hui en Haute-Savoie, le nom semble originaire des Hautes-Alpes, où il est présent au XVIe siècle. Dans ce cas, il devrait désigner celui qui est originaire de Meailles (05). Le toponyme, mentionné sous la forme Mealha en 1351, correspond à l’ancien occitan mealha (= médaille, monnaie de faible valeur, également sorte de redevance).
Méan, Mean Nom porté en France (notamment dans l’Aube et le Loir-et-Cher), en Belgique ainsi qu’en Italie (Piémont). Dans tout les cas, c’est un toponyme correspondant au latin “medianus” (= situé au milieu, à mi-chemin). Pour la Belgique, on pensera à la commune de Méan (province de Namur). En Italie, une commune du Piémont s’appelle Meana di Susa (province de Turin). On trouve également en Italie les noms de famille Meana, Meano, Meani (Piémont, Lombardie). À noter aussi quelques Meaño en Espagne (sens identique).
Méar Surtout porté dans le Finistère, le nom désigne un intendant selon A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons), qui y voit le breton ‘maer’, équivalent de ‘maire’. Il pourrait cependant s’agir d’une variante du prénom Médard.
Mebarek Voir Mbarek pour le sens. En composition : Mebarek-Cherif (voir Charif).
Mebrouk Variante de Mabrouk (voir ce nom).
Meccheri Rare, ce nom italien est porté dans les environs de Lucca, à la limite entre la Toscane et la Ligurie. Sens incertain. Peut-être un dérivé de Mecchi, hypocoristique de Domenico (= Dominique) porté dans le même secteur géographique.
Mech Nom porté dans le Sud et le Sud-Ouest. Désigne peut-être celui qui est originaire de Mech, hameau des Pyrénées-Atlantiques (commune de Bidache), mais il semble s’agir plutôt d’un sobriquet appliqué à une personne un peu niaise (occitan mec = stupéfait, sot, niais).
Mechelaere Porté en Belgique et dans le département du Nord, désigne celui qui est originaire de Malines (Mechelen en néerlandais).
Mechemache Egalement écrit Mechmache, c’est un nom kabyle qui signifie ‘abricot’, à rapprocher de l’arabe mishmish (le nom de famille Michmich existe lui aussi).
Mecheriki Nom originaire d’Algérie. Signifie sans doute oriental (arabe mashriqiyy).
Méchiche, Mechiche D’origine kabyle, le nom est porté par des musulmans ou par des Juifs séfarades. Il correspond au berbère “amcic”, francisé en “amchiche” (= le chat).
Méchin, Mechin Nom surtout porté dans le Cher, il correspond à l’ancien français “meschin”, qui désignait soit un jeune homme, soit un valet, un domestique. Etymologie : comme l’actuel adjectif “mesquin”, le mot vient de l’arabe “miskîn” (= pauvre). Variantes : Méchain, Méchein (17, 18).
Méchinaud Diminutif de meschin, qui désigne en ancien français soit un jeune homme, soit un valet. Le nom Méchinaud est surtout porté dans l’Ouest, comme ses variantes Méchineau, Méchineaud, Méchineaux et Méchinet.
Mechregui Le nom correspond à l’arabe mashriqiyy (= de l’est, oriental).
Meckes Parfois écrit Meckès, le nom est porté dans le Bas-Rhin. C’est une forme au génitif de Meck, Mecke, hypocoristiques d’un nom de personne germanique, reste à savoir lequel : peut-être Meckert, peut-être aussi Mathilde (sous sa forme Mechthild), d’autres solutions étant également possibles à partir de la racine mark-.
Meda Fréquent en Lombardie, désigne celui qui est originaire de Meda, dans la province de Milan. Le nom est également courant en Espagne et au Portugal, où plusieurs localités s’appellent Meda. Le toponyme désigne en général une borne, une limite (latin meta).
Medale, Médale Porté dans le Tarn, paraît correspondre au hameau du même nom, situé à Lombers (81). Sens obscur : y a-t-il un rapport avec l’occitan “medalha” (= médaille) ? Je ne saurais le dire.
Médallin Le nom est porté dans l’Isère. Variante : Médalin. C’est une variante (attestée) de Madelin, diminutif du nom de personne germanique Madalo (madal = réunion, conseil) ou éventuellement forme du prénom Madeleine.
Medam Le nom est porté par des Juifs séfarades du Constantinois ou de la Tunisie, mais originaires du Maroc. Sens incertain. On peut envisager un rapprochement avec le nom biblique Medân, porté par un fils d’Abraham et de Qetura (Genèse, 25:2).
Medan, Médan Le nom est porté dans le Sud-Ouest, notamment en Haute-Garonne (Saint-Pé-d’Ardet au XVIIIe siècle). Il devrait désigner celui qui est originaire de Médan, ancien village et petite rivière à Juzet-de-Luchon (31), lieu très anciennement peuplé puisqu’on y a trouvé des vestiges d’habitat gallo-romain.
Médard, Médart, Madart Nom de personne d’origine germanique, Madhard (mad = respect ou math = force + hard = dur). Nom surtout répandu dans l’Est. Fêté le 8 juin, saint Médard est le patron des agriculteurs et des brasseurs. Il fut évêque de Noyon.
Médecin Essentiellement porté à Nice, le nom est sans doute une francisation de l’italien Medicino, diminutif de Medico, Medici (= médecin, latin medicus).
Medel Porté en Espagne, serait une des nombreuses formes prises par le prénom Emeterio (grec emeterion = vomitif, par métaphore celui qui repousse, qui défend), popularisé par un martyr originaire de la province de León, mis à mort avec son frère Celedonio vers l’an 300. Ce prénom est devenu Medir en catalan.
Meder Assez répandu dans le Bas-Rhin, c’est une variante de Maeder (voir ce nom).
Medina Désigne celui qui est originaire de Medina, nom de localité très répandu en Espagne, qui signifie en arabe ‘la ville’ (madîna). Medina est également un nom de famille arabe, souvent porté par des juifs séfarades.
Medioni, Mediouni Nom venu d’Afrique du Nord, porté par des musulmans et par des juifs. Désigne celui qui est originaire de Mediouna, nom de lieu ou nom de tribu, diminutif de Medina. La tribu des Mediouna est une fraction des Zenata, grande famille berbère. Le nom de famille Medioni est attesté au Maroc dès le début du XVIe siècle, porté par des juifs.
Medrano Désigne le plus souvent celui qui est originaire de Medrano, commune espagnole dans la province de La Rioja.
Meen Nom porté notamment dans l’Aube, mais qui vient sans doute d’Allemagne ou de Belgique. Plus courant sous la forme génitive Meens (59, 62), c’est un diminutif de noms de personne tels que Ménard (allemand Meinhard) formés sur Magin (racine magan = force, puissance).
Meerschaut Nom flamand formé sur meersch (= marécage). Variantes : Meersschaut. Il pourrait désigner un bois (hout) marécageux, ou bien désigner celui qui habite un lieu-dit Meersch. Avec une autre finale : Meerschaert, Meerschart, Meersschaert.
Mees Porté notamment en Moselle, c’est en principe un hypocoristique de Barthélémy. Cependant la variante Meis, rencontrée autrefois en Sarre, peut aussi faire penser à la mésange (allemand Meise), surnom éventuel d’un chanteur. Autre possibilité pour Meis : hypocoristique de Rémi (latin Remigius).
Meesemaecker Le nom, porté dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne en néerlandais un coutelier (mes = couteau). Variantes : Meesmacker, Meesmaecker, Mesmacque, Mesmacre, Mesmaque, Messemackers, Messemaekers, Demesmacker, Demesmaecker, Demesmaeker.
Mefret Porté dans le Rhône, c’est un nom de personne d’origine germanique, Matfrid (maht = force, pouvoir + frid = paix). Variantes : Meffrey (38), Meffre (84, 26). Formes bretonnes Meffray, Meffrais (35).
Meganck, Méganck On trouve ce nom dans le département du Nord et dans l’Oise. Il est également présent en Belgique, et désigne celui qui habite un lieu-dit appelé Meganck, canal apportant l’eau à un moulin (origine flamande).
Mégard Surtout porté dans la Saône-et-Loire et dans l’Ain, serait un surnom donné à celui qui ne se tient pas sur ses gardes (ancien français mesgarder).
Mège Porté surtout dans la Drôme et le Puy-de-Dôme (également Charente-Maritime), correspond à l’occitan metge (= médecin). Il peut parfois se rencontrer en Languedoc sous la forme Mégé, et dans ce cas il désigne un métayer.
Mégevand Nom savoyard (74) également écrit Mégevant, Mégevaud. Il devrait, tout comme Mégevet, désigner celui qui est originaire de Megève. Le nom de famille est à l’origine du hameau ou de la ferme des Mégevands à Choisy (74).
Mégimbir Un nom très rare dont j’ignore et la provenance géographique, et la signification. Si quelqu’un peut m’aider, il sera le bienvenu !
Megnegneau, Mégnégneau Uniquement porté dans la Mayenne, ce nom est un diminutif de Megnan, rencontré dans le même département. Quant à Megnan (variante Magnan), il correspond à l’ancien français maignain, maignan, qui désignait un chaudronnier ambulant (du bas-latin machina = métier).
Mégret Surtout porté en Bretagne (22) et dans le Pas-de-Calais, c’est un sobriquet, diminutif de l’adjectif maigre.
Mégy Le nom est surtout porté dans les Alpes-de-Haute-Provence. C’est une variante de “mege, megi”, terme désignant en occitan un médecin (puis un rebouteux ou un vétérinaire). Avec le même sens : Mégi.
Méhaignerie Assez rare, le nom est porté dans l’Ille-et-Vilaine, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Il s’agit en principe d’un toponyme, peut-être Méhaignerie, ancien hameau à Bourgon, dans la Mayenne (juste à la limite de l’Ille-et-Vilaine), figurant sur la carte de Cassini. Le nom est un probable dérivé de l’ancien français “meshain, meshaigne” (= mutilation, blessure, maladie, massacre). Il pourrait avoir désigné un hôpital ou une léproserie.
Méhats, Mehats Nom rencontré uniquement dans les Hautes-Pyrénées. Sans doute un sobriquet formé avec l’adjectif basque mehats (= maigre, mince).
Mehault Autre forme de Mahault, Mahaut, qui correspond au prénom féminin Mathilde. C’est dans l’Ille-et-Vilaine que le nom est le plus répandu, mais on le trouve plus généralement en Bretagne et en Normandie, comme les variantes Mehat, Mehaud, Mehaut, Mehaute, Meheu, Meheust, Meheut, Meheux. Rappelons que la reine Mathilde était l’épouse de Guillaume le Conquérant, ce qui a largement contribué à la diffusion du matronyme.
Mehée, Mehee On trouve ce nom dans l’Angoumois et en Champagne. Le dictionnaire de M.T. Morlet semble rattacher ce nom à l’ancien français meshait (= dommage, tort), et ce serait un surnom désignant celui qui a été victime de quelque injustice. C’est possible, mais j’ai bien envie de penser que Mehée est une forme de Mée, toponyme qui équivaut en langue d’oïl à l’occitan mas (= domaine agricole).
Mehenna Variante maghrébine de Mouhanna, nom de personne arabe signifiant “très heureux, comblé de bonheur” (muhanna’), nom lui-même dérivé de Hanâ’ (= bonheur, félicitation). Dérivé marquant la filiation ou l’appartenance à un clan, une tribu : Mehennaoui. Avec le même sens : Mehenni.
Méhouas Surtout porté dans les Côtes-d’Armor, c’est une forme bretonne du prénom Mathias (on trouve, avec le même sens, le nom Mahias dans le Morbihan). Variante : Méhois.
Méhu Une forme du nom de baptême Matthieu, que l’on rencontre surtout en Bretagne. On trouve cependant pas mal de Méhu en Lorraine, et il n’est pas certain que le sens soit le même dans cette région.
Mehyaoui Porté en Afrique du Nord, le nom s’écrit aussi Mehiaoui. Le suffixe -aoui (-awiyy) renvoie à un nom de personne ou de lieu terminé par -a (Mehia ?). Je n’en sais pas plus.
Meiffret Patronyme surtout porté en Provence. C’est un nom de personne d’origine germanique (Mathfrid : math = force + frid = paix). Formes voisines ou variantes : Meiffre, Meiffred, Meiffredi, Meiffredy, Meiffren, Meifredi, Meifredy, souvent rencontrées dans les Alpes du sud.
Meignan Variante de Maignan (= chaudronnier ambulant) portée dans la Mayenne et les départements voisins. Formes voisines : Meignant (49, 37), Meignein (10, 88), Meignen (44, le nom a pu aussi désigner un personnage estropié), Meignent (37), Meignien (88, 77), Meignin (03, 87).
Meilhac Le nom est porté dans le Limousin (19, 87). Variante : Meillac (12, 87). Il désigne celui qui est originaire de Meilhac, commune de la Haute-Vienne, ou d’un hameau portant le même nom. Signification : le domaine de Maelius, nom d’homme latin. Les formes Meillat (87) et Meilhat (43) devraient en être des variantes.
Meille Le nom est surtout porté dans la Drôme. On le rencontre aussi dans le Var et en Savoie. Il peut désigner celui qui est originaire d’un lieu-dit (la) Meille (toponyme de sens incertain). Pour les régions concernées, on pensera à Meille, nom de deux hameaux à Bonnieux et à Rustrel (84), et à la Haute Meille et la Basse Meille à Bellevaux (74). Autre possibilité : hypocoristique du prénom Émile. A noter aussi qu’en ancien français “meille” est un adjectif signifiant “jaunâtre” (possibilité de sobriquet). Dérivé : Meillet (25).
Meillien Nom rare porté dans l’Indre. Il devrait s’agir d’un toponyme, à rapprocher de Meillant, nom d’une commune du Cher (signification probable : le lieu situé au milieu).
Meinguet Variante de Minguet (voir ce nom), le patronyme est porté en Belgique, on le rencontrait aussi autrefois dans la Loire-Atlantique.
Meira Portugais ou galicien, désigne celui qui est originaire de Meira, nom de deux localités en Galice (provinces de Lugo et Pontevedra).
Meiresonne Patronyme porté dans le département du Nord, où l’on trouve aussi les formes Meirisonne, Meirissonne, également présent en Belgique (variante : Meijerson). Désigne le fils (néerlandais zoon) de Meire, un nom qui pourrait correspondre à Meier (= fermier, métayer).
Meisch Nom porté notamment au Luxembourg et en Moselle. Je n’en connais pas le sens. Il faut peut-être le rapprocher de Masch (= pâturage humide, prairie marécageuse, autre forme de Marsch, Mersch).
Meissimilly Nom porté dans les Hautes-Alpes. Correspond apparemment au nom de baptême Maximilien (rencontré comme patronyme dans le Loiret), du latin Maximilianus, dérivé de Maximus (= le plus grand). Plusieurs saints ont porté ce nom, le plus connu étant un martyr de la fin du IIIe siècle, décapité à Carthage pour avoir refusé de servir dans l’armée. On peut aussi envisager que Meissimilly soit une variante de l’italien Massimelli, porté dans le Piémont, diminutif du prénom Massimo (= Maxime). Variante : Missimilly.
Meissonnier Le nom désigne un moissonneur. Il est surtout porté dans la Lozère et l’Hérault, ainsi que dans le Var. Variantes : Meisonnier (48), Meissonier (83).
Mejahdi Dérivé en -i formé sur le nom de personne arabe Mujahid (mujâhid = celui qui combat, qui fait des efforts).
Méjane Nom surtout porté dans l’Aveyron. Variantes : Méjanes, Méjeane. Désigne celui qui habite un lieu-dit Méjane(s) ou qui en est originaire. Le toponyme est très fréquent dans le Rouergue et les Cévennes. Il vient du latin medianus, et semble évoquer un domaine situé entre deux agglomérations.
Mejecaze Nom surtout porté dans le Lot et l’Aveyron. Variantes : Mejecase, Mejecazes, Mejescaze, Mejescazes. Il signifie mot à mot la maison du milieu (au milieu du village, ou entre deux villages).
Mejia Ou Mejía. Nom de personne espagnol qui correspond au français Messie, désignant le Christ. L’étymologie est l’hébreu d’origine araméenne mâshîaH (= oint par le Seigneur). Le nom s’appliquait dans la Bible à tout personnage investi d’une mission divine.
Mekerke Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Mekercke, Mekerque, Meykerke, Meykerque. Il s’agit d’un toponyme dans lequel on reconnaît facilement la finale -kerke (= église), mais dont le premier élément est plus obscur. Difficile aussi de localiser ce toponyme : peut-être Meetkerke, commune de Flandre occidentale.
Mekiri Ce nom arabe, formé avec le suffixe d’appartenance -i, peut venir soit de maqir = amer, soit de mâkir = coquin, rusé.
Mel Également écrit Mell, Le Mel, Le Mell, le nom est porté dans le Finistère. C’est un ancien nom de personne correspondant au vieux breton “mael” (= prince). Il faut noter que le nom Mel existe aussi en Italie (Vénétie), où il peut s’agir d’un nom de personne médiéval, variante de Miele (voir ce nom), amis on pensera plutôt à celui qui est originaire de Mel (province de Belluno).
Melamed Nom hébreu, m(e)lammedh, qui signifie ‘maître d’école’.
Melan Nom porté dans le Sud-Est (06, 83). Peut désigner celui qui est originaire du village de Mélan (Le Castellard-Mélan, 04), ou encore correspondre à l’italien Melano (originaire d’une localité appelée Melano, toponyme rencontré dans les Apennins et en Suisse). Je ne connais pas le sens du toponyme : peut-être un rapport avec le pommier ?
Melchior Surtout porté en Lorraine (88, 57), également présent à la Réunion, c’est un nom de baptême évoquant l’un des trois rois mages (hébreu malkî = roi + or = lumière). Le nom est fréquent en Italie, sous les formes Melchiore, Melchiori, Melchiorre, Melchiorri.
Melendez Variante de Menendez (voir ce nom).
Melet Le nom est porté dans des régions très diverses, en Languedoc (11, 31), dans le Jura et dans le Centre (28, 41). Sens incertain, car les possibilités sont nombreuses : lieu où pousse le pommier (latin “melum”), lieu où pousse le néflier (ancien français “mesle” = nèfle), sans oublier un rapport avec le miel (ancien français “melé” = de la couleur du miel, jaunâtre).
Meley Nom porté dans la Loire, également présent en Seine-Maritime. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant un lieu planté de pommiers (variante Melay, nom de trois communes françaises).
Melgar Pour la France, c’est en Guadeloupe que le nom est le plus répandu aujourd’hui. On le rencontre aussi dans le Sud-Ouest. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Melgar, toponyme fréquent dans le nord de l’Espagne (sans doute de l’espagnol melgar = luzerne, mais une origine basque n’est pas à exclure).
Melia Le nom est originaire des Baléares. Soit il s’agit d’un nom catalan, et dans ce cas on peut penser au nom de personne latin Aemilianus (en français Emilien), avec aphérèse de la première syllabe. Soit il s’agirait d’un nom arabe, selon De B. Moll. Autrefois, un domaine s’appelait l’alqueria Malian.
Meliande En France (Méliande), le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques et désigne celui qui est originaire de Méliande, nom de fermes ou hameaux à Pontacq et à Sainte-Suzanne (source : M.T. Morlet). On trouve aussi beaucoup de Meliande au Brésil, le nom étant également présent en Italie, avec un sens qui m’est inconnu.
Méliès Le nom est porté dans l’Aude. Variante : Melliès. Il devrait s’agir d’un toponyme. Melliès est le nom d’un hameau à Pomy et d’une ferme à Ajac, deux communes de l’Aude.
Melignon Nom porté en Lorraine (57, 55). C’est sans doute un diminutif de Melin, forme avec aphérèse du prénom médiéval Amelin (voir Ameline). A noter cependant qu’en ancien français l’adjectif ‘melin’ signifiait ‘jaunâtre, de la couleur du miel’.
Mélin, Melin Tout comme Meslin, c’est peut-être une variante de Merlin (voir ce nom). A envisager aussi, surtout pour les formes sans accent, une variante du mot “moulin” ou une aphérèse de Amelin (voir Ameline). Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais, les Ardennes et en Poitou-Charentes.
Melinand Porté dans la région lyonnaise, c’est un diminutif de Melin, nom qui peut avoir deux significations : soit une variante de ‘moulin’, soit une aphérèse du nom de personne Amelin (voir Ameline). Vu la localisation, la première solution paraît préférable.
Melion Nom que l’on trouve dans l’Eure et en Béarn. Eventuellement un hypocoristique d’Emile (Emilion). Mais, en Béarn, semble plutôt désigner celui qui est originaire de la commune de Meillon (64).
Mélique Nom porté dans l’Oise, notamment à Thiescourt où un hameau s’appelle Rue Mélique. Sens incertain : la mélique est une plante de la famille des poacées (graminées), mais il serait étonnant qu’elle soit à l’origine du nom de famille. Le nom pourrait plutôt être une variante de Mélis, Mélisse, nom de personne sans doute issu du latin Amelius.
Mellaerts Également écrit Melaerts, le nom est porté notamment en Belgique. C’est le génitif d’un nom de personne, équivalent flamand de Mélard, Mellard (voir ce nom).
Mellard Le nom est porté dans la Moselle (variante : Mélard, également présente dans le Nord-Pas-de-Calais, où on trouve aussi la forme Mélart). C’est un nom de personne d’origine germanique, dans lequel on trouve la finale “-hard” (= dur), mais dont le premier élément est plus incertain (peut-être “amal” = laborieux, zélé).
Mellarède Nom rare porté dans le Gard. Il devrait s’agir d’un toponyme désignant une pommeraie, variante de l’occitan malareda (un hameau s’appelle la Malarède à La Roque-Sainte-Marguerite, dans l’Aveyron).
Mellé Désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Mellé ou Meslé (= lieu planté de néfliers, nom d’une commune de l’Ille-et-Vilaine et de nombreux hameaux). On peut envisager parfois un rapport avec l’ancien français melé (= jaunâtre, de la couleur du miel). La forme sans accent (Melle), portée notamment en Charente-Maritime, renvoie peut-être à la commune de Melle (79), ou à d’autres localités appelées Mesle.
Mellin Le nom est porté notamment dans le Pas-de-Calais et les Deux-Sèvres. Voir Mélin pour le sens.
Mellinger Porté dans la Moselle et en Alsace, le nom s’écrit aussi Melinger, Mehlinger. Il peut désigner celui qui est originaire de Mellingen, nom de localités en Thuringe et en Suisse (Aargau), mais on pensera surtout à la commune de Malling (57), fréquemment écrite Melling, Mellinge ou Mellingen dans les textes anciens. Sens du toponyme : le domaine (suffixe -ing) de Mello, nom de personne germanique.
Melly Nom surtout porté en Alsace, également présent dans l’Oise. On rencontre la forme Mely, Mély en Moselle et dans le Nord. Il s’agit peut-être d’un nom de localité. Reste à situer cette localité ! A noter qu’il existe une agglomération appelée Mely en Belgique, à Bohan (province de Namur). Autre hypothèse, sans doute préférable : une variante de Melis, Mellies, nom de personne fréquent en Allemagne qui correspond au latin Amelius (français Amiel).
Melmiès Le nom est porté dans le Pas-de-Calais, où il s’écrit aussi Melmiesse. Je n’en connais pas le sens.
Mélo Porté dans le Morbihan, c’est un ancien nom de personne, diminutif du vieux-breton “mael” (= prince). Le nom Mélou (22) a le même sens. Le nom Melo existe aussi au Portugal, où il est considéré comme une variante de “melro” (= merle).
Melon En France, le nom est surtout porté dans la Corrèze et les départements voisins. Sens incertain. Le rapport avec le fruit semble douteux, même s’il n’est pas impossible. Il pourrait s’agir d’un nom de personne : un saint Mellon (forme latine Mellonus) fut évêque de Rouen (le nom de famille Mellon existe dans le Centre). On peut aussi envisager un toponyme, avec le sens de meule ou de tas de foin (occitan “molon”), ou par métaphore de sommet arrondi : divers hameaux ou lieux-dits s’appellent (le) Melon, notamment en Aquitaine (24, 33). Le nom de famille existe aussi en Espagne, où il semble renvoyer à la commune de Melón, en Galice (province d’Orense). Il est également présent en Belgique, où ce pourait être un dérivé d’Amel, Amiel avec aphérèse. Enfin on le trouve en Italie du Nord (Vénétie, Frioul), où on le rapprochera des autres noms italiens Melone, Meloni, Mellone, Melloni. Là encore, le sens n’est pas clair : on peut certes penser au fruit, mais on envisagera plutôt un dérivé de Giacomello (diminutif de Giacomo = Jacques) avec aphérèse des deux premières syllabes.
Melot, Mélot Surtout porté dans l’Ouest (53, 35), le nom est également présent dans la Saône-et-Loire, le Centre, les Ardennes et la Belgique. C’est une aphérèse d’Amelot, diminutif de l’ancien prénom Amel (voir Ameele). Variante ou matronyme : Mélotte (02, 80). Diminutifs : Meloteau, Melotteau (37, 41).
Melous Nom rare porté notamment dans le Tarn, qui pourrait désigner celui qui est originaire de Melou, hameau à Najac (12). Autre possibilité : l’adjectif occitan melos (= mielleux).
Meloux Patronyme rencontré dans l’Allier notamment. Il s’agit sans doute d’un nom de personne d’origine germanique, Malwulf (madal = conseil, réunion + wulf = loup), qui donne également le nom Maloux, rencontré dans la Nièvre.
Melouzay, Molozay Nom rencontré dans la région lyonnaise. Il s’agit sans doute d’un toponyme, assez proche de Meloisey (nom d’une commune de la Côte d’Or, près de Beaune). Ces toponymes semblent correspondre à l’ancien français moloise, meloise (= lieu humide).
Melouzet Nom extrêmement rare, peut-être originaire de la région lyonnaise. C’est apparemment un diminutif de Meloux (voir ce nom). Voir aussi Melouzay.
Melquioni Francisation de l’italien Melchioni (porté en Émilie-Romagne), ou de la forme plus rare Melchionni. On trouve aussi en Italie les formes Melchione et Melchionne. Tous ces noms sont des variantes ou des dérivés de Melchiorre, nom de baptême équivalent du français Melchior (voir ce nom). Les formes dauphinoises Melquion et Melquiond (05) ont la même origine.
Meluc Le patronyme est porté dans la Loire-Atlantique au moins depuis le début du XVIIe siècle, notamment à Fay-de-Bretagne où il devrait être à l’origine du hameau du même nom. Il s’agit d’une variante de Méleuc (également Mélec, Mellec), nom de personne breton formé sur la racine “mael” (= prince). Saint Méleuc aurait été le frère ou le disciple de saint Gildas. Il a donné son nom à la commune de Pleuméleuc (35), à celle de Plumélec (56) et à diverses anciennes paroisses bretonnes, en particulier dans les Côtes-d’Armor.
Melville Rare en France, où il semble avoir été surtout porté dans l’Eure, le nom est beaucoup plus fréquent en Ecosse (variante : Melvil). Dans un cas comme dans l’autre, la signification est la même : celui qui est originaire de Malleville, nom de deux communes normandes (27, 76), ou encore de Melleville, commune de Seine-Maritime ou village rattaché à Guichainville (27) au XIXe siècle. A noter que Melleville est aussi un nom de famille, aujourd’hui très rare.
Melzer Porté dans le Haut-Rhin et la Moselle, le nom se rencontre aussi sous la forme Mälzer. Il désigne celui qui prépare le malt (allemand Malz) nécessaire à la confection de la bière. Avec le même sens : Melz.
Mémain Variante de Mesmin (voir ce nom) portée en Poitou-Charentes, où l’on trouve aussi la forme Mémin.
Membré C’est dans le Nord-Pas-de-Calais et en Lorraine que le nom est le plus répandu. Il pourrait désigner celui qui est membru, mais il existait au Moyen Âge un autre adjectif “membré”, dérivé du verbe latin “memorare”, qui avait le sens de “prudent, avisé”. C’est sans doute cet adjectif qui est à l’origine du nom de famille. Il en va de même pour le nom occitan Membrat, ainsi que pour le castillan Membrado (pour lequel le sens de “célèbre”, plus tardif, semble devoir être rejeté). La graphie Membre, lorsqu’elle ne correspond pas à une chute de l’accent, pourrait renvoyer à saint Membre, du latin Memorius, diacre et martyr près de Troyes (à noter aussi que Membre est une localité belge proche de Sedan).
Même Porté notamment dans le Maine-et-Loire, le nom peut aussi s’écrire Mesme (72). C’est une forme populaire et régionale du prénom Maxime.
Memier Rare et porté dans l’Yonne, c’est un ancien nom de personne (latin Memorius) popularisé par un martyr fêté le 7 septembre (il était paraît-il très honoré dans la région de Troyes).
Memmi Le nom est fréquent en Italie dans les Pouilles (province de Lecce). Le dictionnaire de De Felice y voit un hypocoristique du prénom Guglielmo (= Guillaume). D’autres versions, moins flatteuses, pensent au surnom d’un homme stupide, niais (calabrais “memmu”, castillan “memo”). Le patronyme Memmi est également porté par des juifs séfarades d’Afrique du Nord (Tunisie). S’il n’est pas d’origine italienne, il pourrait correspondre à un mot kabyle signifiant “mon fils” (Eisenbeth, “les Juifs d’Afrique du Nord”).
Ménabé C’est dans la Haute-Loire que le nom est le plus répandu. Peut-être le surnom d’un gardien de bêtes (celui qui mène bien).
Ménabréa Nom rare porté en Savoie, également écrit Ménabréaz. Sens incertain. Il existe un manoir de Ménabréa à Saint-Cassin (73), mais le toponyme semble venir lui-même du nom de famille. Le nom semble formé de deux parties. La seconde, Bréa (nom de famille en Ligurie et dans les Alpes-Maritimes), est un toponyme évoquant un pré ou un champ à proximité de la maison.
Ménage Assez fréquent dans l’Ouest, c’est un toponyme avec le sens de maison, manoir (ancien français mesnage).
Ménager Fréquent en Loire-Atlantique, le nom a eu plusieurs sens en ancien français (mesnagier). Le plus courant semble avoir été celui d’ouvrier agricole, journalier. Mais il a pu aussi désigner l’habitant d’une maison, d’un manoir (mesnage), ou encore l’administrateur d’un domaine, le chef d’une exploitation familiale et enfin un domestique. Variante : Ménagier (03).
Menaitreau Variante rare de Ménétreau. Pour le sens, voir Ménétrier.
Ménand Le nom est porté dans la Saône-et-Loire et dans l’Ouest (72, 50, 49, 35). S’il ne s’agit pas d’un nom de personne germanique, il faut y voir l’équivalent du mot “manant”, qui n’avait pas en ancien français le sens péjoratif né au XVIIe siècle. Il désignait un paysan riche, un propriétaire. Variante : Ménant (50, 72). Dérivés : Ménantaud, Ménanteau, Ménanteaud (Limousin, Poitou-Charentes), Ménandais (44).
Menanteau Surtout porté dans le Maine-et-Loire, c’est un diminutif de Menant, nom qui correspond à l’ancien français manant. Attention, manant est un terme trompeur : son sens de paysan, rustre, n’apparaît qu’à la fin du XVIe siècle. Au moyen âge, il désignait celui qui possédait une demeure riche.
Ménard Nom de personne d’origine germanique, Maginhard (magin = force + hard = dur). Le nom Ménard est fréquent dans l’Ouest (Maine-et-Loire). Équivalents italiens : Menardo, Menardi (ce dernier nom étant très fréquent dans la province de Belluno, en Vénétie).
Ménardin Très rare aujourd’hui et rencontré en Guadeloupe, le nom semble avoir été porté autrefois dans l’Isère, parfois dans le Puy-de-Dôme. C’est un diminutif de Ménard (voir ce nom), également présent en Vénétie. Autres diminutifs de Ménard : Ménardeau (85), Ménardon (18). Les formes Ménardais (35) et Ménardie, Ménardy (24) devraient plutôt désigner la ferme, le domaine de Ménard.
Menassieu Très rare aujourd’hui, le nom a été surtout porté dans les Hautes-Alpes et l’Isère, parfois aussi dans le Gard. C’est un nom de personne (prénom) d’origine biblique qui correspond à Manassé, fils de Joseph et frère d’Ephraïm, ancêtre d’une demi-tribu d’Israël (voir Mennechet et Maneché pour plus de précisions). Sous diverses graphies, le nom est fréquemment attesté au Moyen Âge, le plus souvent porté par des juifs en Provence, en Dauphiné et en Savoie, également par des chrétiens dans le nord de la France. Formes similaires : Manassier, Manasser, Manassero, Manissé, Manisser, Manissier, Mannessier, Mannessiez, Menassier, Ménessé, Ménessier, Mennesier, Mennesiez, Ménissez, Ménissier, Mennessier, Mennessiez.
Menatory Nom rare porté dans le Gard et les Bouches-du-Rhône. Semble une forme latinisée de l’occitan menador (= celui qui conduit, notamment celui qui mène un troupeau).
Menaud Voir Minaud pour le sens. Le nom est surtout porté en Charente-Maritime et en pays gascon. Variantes : Menault (21), Menaut (40). Diminutifs : Menautat, Menauthon, Menauton (40, 33), Menauteau (85).
Mendel Porté notamment en Alsace, c’est parfois un nom de personne d’origine germanique (Mendilo : mendi = joie, selon M.T. Morlet, diminutif de Meinhard selon Bahlow). Mais le plus souvent il s’agit d’un nom porté par des juifs askhénazes, à rattacher sans doute à l’hébreu mena’hem (= consolateur), éventuellement à Emmanuel (voir ce nom). Variantes et diminutifs : Mendele (Mendelé), Mendels, Mendelin, Mendelsohn, Mendelson, Mendelssohn.
Mendes, Mendès Nom portugais qui correspond au castillan Menendez (galicien Mendez). Il est formé sur Menendo, sans doute nom de personne d’origine germanique (Ermengild : ermen = immense + gild = tribut). Le patronyme est souvent porté en France par des juifs séfarades (variante Mendès).
Mendès-France Nom de famille composé porté par des juifs séfarades. Voir Mendes et France.
Mendi Nom basque désignant celui qui habite la montagne (basque : mendi). Dérivés : Mendia, Mendiara.
Mendiburu Egalement Mendiboure, Mendibure. Nom basque désignant celui qui habite en haut, à l’extrémité (buru) de la montagne (mendi).
Mendonça Nom portugais. C’est un toponyme, à rapprocher de l’espagnol Mendoza, nom d’une commune de la province d’Alava. Le toponyme est d’origine basque : mendi = montagne + otz = froid.
Meneboo Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Meneboode, Menneboo, Minnebo, Minneboo (autres variantes probables : Minebois, Minnebois). Il pourrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, cité dans le polyptyque d’Irminon sous la forme Mainbodus (magin = force, puissance + bod = messager). Cependant, Herbillon et Germain (voir bibliographie) indiquent une mention de 1281 (“Ava der Minnebode”) laissant penser qu’on a affaire à un nom de métier ou de fonction. Les auteurs, reprenant Debrabandere, pensent qu’il s’agit d’un messager conduisant un cheval (ou une voiture à cheval).
Ménec Nom breton qui semble correspondre à l’adjectif “maeneg” (= pierreux), et serait donc un toponyme devenu nom de famille. Autres formes : Mennec, Le Ménec. Formes voisines : Le Ménéec, Ménéec, qui devraient pour leur part correspondre au mot “menezeg” (= lieu montagneux).
Meneguzzo, Menguzzo Meneguzzo (ou Menguzzo) est un diminutif italien formé sur Menico, qui est lui-même un hypocoristique formé par aphérèse (suppression de la première syllabe) sur le nom de baptême Domenico (= Dominique). Le nom de famille est surtout porté en Vénétie. On trouve la forme Meneguzzi dans le Frioul. Avec des suffixes différents, on trouve dans les mêmes régions les noms Meneghel, Meneghello, Meneghetti, Meneghin, Meneghini, Menegolli, Menegon, Menegoni.
Menei, Meneï Le nom est porté à Sospel (06) depuis le XVIIIe siècle. Chose curieuse, en Italie on ne le rencontre pas dans le Nord, mais dans les Abruzzes, où il est peu fréquent. On trouve le nom Meneo, très rare, dans la province de Benevento (Campanie). Il pourrait s’agir d’une variante de Mineo, nom de famille fréquent en Sicile, correspondant à la ville du même nom (province de Catane). On peut aussi noter que le mot “meneo” a désigné un livre de prières byzantin. Mais rien ne dit que les Menei de Sospel soient les mêmes que ceux des Abruzzes.
Menelet Le nom est porté en Bourgogne (21), où l’on trouve aussi les formes Menelot, Menelotte. C’est un diminutif de Menel ou Mesnel, mais difficile de savoir le sens exact de ces noms. Mesnel est attesté en ancien français (Godefroy) pour désigner une huche. L’adjectif ‘menèl’ a eu en occitan le sens de ‘petit’ (conservé dans ‘dit menèl’ = le petit doigt). Cette piste semble intéressante, mais il faudrait trouver une confirmation d’un tel sens en Bourgogne. Enfin, M.T. Morlet signale l’ancien français ‘menel’ avec le sens de ‘poignée’.
Menella Nom italien originaire de Campanie, où il est beaucoup plus fréquent sous la forme Mennella. C’est un diminutif de Menna (voir ce nom).
Menendez Patronyme espagnol formé avec le suffixe de filiation -ez sur Menendo, nom de personne d’origine wisigothique, Ermenegild (ermen = immense + gild = tribut). On le rencontre aussi sous la forme Mendez.
Meneret Nom surtout porté en Dordogne. C’est un diminutif de Menier, un nom pour lequel on dispose de deux possibilités : soit un toponyme désignant une mine en occitan, soit un nom de personne d’origine germanique, Maginhari (magan = force + hari = armée).
Ménery Nom porté dans le Jura (Chissey-sur-Loue) où il s’est aussi écrit Meneri. Je n’en connais pas le sens. De nombreux hameaux s’appellent “la Ménerie” (le domaine de Menier ?), mais ils se situent dans l’Ouest et le Centre.
Menesguen Porté dans le Finistère, c’est un toponyme (= la colline blanche, éventuellement la colline sacrée, “gwenn” ayant eu autrefois le sens de “pur, sacré”), nom de plusieurs hameaux.
Menet C’est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu, mais on le rencontre aussi dans de nombreuses autres régions de France (44, 36, 64 notamment). Dans le nord de la France, il désigne le cadet de la famille (latin minus natus, ancien français mainsné, mainé = puîné). Ce sens est possible ailleurs, mais il faut aussi penser à un toponyme occitan, sans doute avec le sens de ‘petite mine’. Toujours en occitan, le nom ‘menet’ désigne un bigot, également une personne trop confiante, un peu trop simple.
Ménétrier Nom fréquent, surtout porté en Franche-Comté (variante : Ménettrier). Son sens est très proche de celui du mot “ménestrel”, mais il faut sans doute oublier l’image du poète-musicien allant de château en château. En fait, le ménétrier est le plus souvent un artisan, voire un serviteur. A noter quand même qu’il a aussi désigné un musicien populaire faisant danser les villageois, mais ce dernier sens est sans doute trop tardif pour expliquer le patronyme. La variante Ménestrier est plutôt bourguignonne. Diminutifs : Ménestraud (18), Ménestreau (86), Ménétraud, Ménestrot, Ménétro, Ménétrot (03), Ménestrel, Ménestret, Ménestrey, Ménétrel, Ménétrelle (Lorraine, Franche-Comté).
Menétrieux Voir Ménétrier pour le sens. Le nom est porté dans l’Ardèche.
Meney Porté dans la Haute-Saône et le Rhône, le nom se rencontre aussi dans le Pas-de-Calais. Il pourrait s’agir d’un toponyme (reste à le localiser), mais on pensera aussi à une variante de Menet (voir ce nom).
Menez, Ménez Fréquent dans le Finistère, c’est un toponyme avec le sens de montagne, colline (breton menez). Le nom se rencontre aussi dans le Nord, où c’est une variante de Menet (voir ce nom).
Meng Nom porté en Alsace-Lorraine. Il s’agit d’un surnom donné à une personne grande (étymologie : le latin magnus = grand). On trouve aussi les variantes Menge, Mengis, Mengs, Mengus.
Mengarduque Présent dans la Haute-Garonne depuis le XVIIe siècle, semble un diminutif en -uc de Mengard, lui-même hypocoristique formé par aphérèse sur le nom de personne d’origine germanique Ermengard (racine ermen = très grand). On trouve dans le même département la forme Mengardon.
Mengeot Rare, le nom est porté notamment dans la Gironde, mais toutes les mentions anciennes le situent en Lorraine (54, 55, 88). C’est une variante de Mangeot (54), hypocoristique de Demange (= Dominique). Avec un autre suffixe : Mengin (88, 54).
Mengus Surtout présent en Alsace-Lorraine. C’est une forme latinisée de Meng, qui correspond à l’adjectif latin magnus (= grand).
Menguy Très fréquent en Bretagne (22). C’est un ancien nom de baptême, composé des racines maen (= pierre, ou plutôt puissant, grand, du latin magnus) et ki (= chien). Comme il s’agit au départ d’un nom de guerrier, A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) propose la traduction “puissant comme un chien”, donc “guerrier puissant”.
Meniane Le nom était porté en Algérie et semble venir du Proche-Orient (Syrie, Arménie). Sens incertain.
Ménichon Nom surtout porté dans le Rhône (quelques mentions anciennes dans l’Ain). Sens incertain, mais j’aurais tendance à y voir un hypocoristique de Dominique, à rapprocher de l’italien Menico et de tous ses dérivés.
Menier Patronyme rencontré le plus souvent en Bretagne (22, 56), où il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Maginhari (magan = force + hari = armée). En pays occitan, où on le rencontre parfois aussi, c’est un toponyme désignant une mine.
Ménigon Nom surtout porté dans le Cher. Pourrait désigner celui qui est originaire du Ménigon, hameau de la Nièvre (Cournon). Aucune idée sur le sens du toponyme.
Menino Si le nom est portugais, il désigne un enfant, un jeune garçon. En Espagne (variante : Meniño), il a pris le sens de page, damoiseau (jeune noble au service de la famille royale notamment). Le nom Menino existe aussi en Italie (Piémont), mais il y est rare et a un tout autre sens : c’est un hypocoristique de Domenico (= Dominique), plus fréquent sous les formes Menini et Menin (Lombardie, Vénétie).
Menjucq Nom béarnais assez rare. Pourrait être un sobriquet appliqué à une personne gloutonne, qui mange beaucoup.
Menna Nom italien fréquent dans la région napolitaine et dans les Abruzzes. Rencontré en Sicile et en Calabre sous la forme Minna, il signifie ‘téton’, surnom dont le sens précis reste à définir. On évoque parfois aussi un diminutif féminin des prénoms Giacomo (= Jacques) ou Menico (= Dominique). Le nom est plus rarement porté par des Arabes, pour qui il doit avoir le sens de ‘grâce, don’ (de Dieu), sens qui apparaît aussi dans le nom Mennad (arabe minnat).
Mennechet Patronyme porté en Picardie (02). Variantes : Mennechey, Mennechez. On rencontre plus souvent les formes Mennecier, Mennessier, Mennessiez. Il s’agit d’un ancien nom de baptême très en vogue dans cette région au moyen âge, Manassès, Manassé. C’est un prénom d’origine biblique, porté par l’un des fils de Joseph, ancêtre d’une demi-tribu d’Israël. L’étymologie donnée par la Genèse est l’hébreu nashah (= oublier), le nom signifiant “Dieu n’a pas oublié”.
Menneglier Nom porté dans la Haute-Saône, où il s’écrit aussi Ménéglier. Autres formes : Manéglier et surtout Maniglier, nom assez courant en Savoie. Il y a de fortes chances pour que ce soit l’équivalent de l’ancien français “marreglier”, forme primitive du mot “marguillier”, terme désignant un membre du conseil de fabrique, mais qui dans cette région avait surtout le sens de sacristain, sonneur de cloches. De la même façon, en italien, le latin médiéval “mariscalcu(m)” (en français “maréchal”) est devenu “maniscalco” (maréchal-ferrant). Le nom Manégrier, rare et rencontré dans la Creuse, devrait avoir le même sens.
Mennini Nom italien porté notamment dans la province de Pistoia (Emilie-Romagne). Il peut s’agir d’une variante de Menini, probable hypocoristique de Menico (Domenico = Dominique). Autre possibilité : diminutif de l’italien “menno” (= imberbe, manquant de virilité, mou).
Ménochet Le nom est porté en Normandie (14, 61). Ce devrait être une variante de Mennechet (voir ce nom).
Menoret, Ménoret Nom surtout porté dans la Loire-Atlantique, tout comme sa variante Menoreau. Il paraît s’agir d’un diminutif de Menor, qui correspond au latin minor (= plus petit), souvent utilisé dans les actes pour différencier, dans une famille, le plus jeune du plus ancien. On ne peut cependant négliger la piste bretonne, qui ferait de Menoret un ancien nom de personne composé des racines maen (= grand, puissant) et uuoret (= secours).
Menot On rencontre le nom en Limousin et en Périgord, mais aussi dans l’Aisne. Sens incertain. Peut-être une aphérèse de Guillemenot (diminutif de Guillaume). On pensera aussi à un terme désignant le plus jeune, le plus petit (équivalent de l’actuel provençal “minot”). Autre possibilité : variante de Menaud, nom de personne d’origine germanique (Maginwald : magin = force + waldan = gouverner).
Menou C’est en Bretagne (22, 29) que le nom est le plus répandu. Selon A. Deshayes (voir bibliographie), c’est un ancien nom de personne breton, Medno, formé sur les racines “med” (= le fait de mesurer, d’estimer) et “gnou” (= connu). Dans d’autres régions de France, on penchera pour la solution de M.-T. Morlet : nom de personne d’origine germanique, Maginwulf (magin = force + wulf = loup). Enfin, dans le Tarn et les départements voisins, ce devrait être une variante de Menor (surnom pour le plus jeune de la famille).
Menoucoutin Porté en Seine-Maritime, c’est un nom de famille composé, Menou + Coutin (voir ces noms). Variante : Menou-Coutin.
Menourie Le nom est porté dans le Loiret. Il est plus fréquent sous la forme Menoury (44). Apparemment il s’agit d’une variante de Manoury (voir ce nom).
Menozzi Surtout porté en Corse, c’est un dérivé de Meno, Meni, hypocoristique de l’italien Menico, qui est lui-même une aphérèse de Domenico (= Dominique). Avec un autre suffixe : Menotto, Menotti.
Mens Surtout porté dans le Finistère, le nom est considéré par A. Deshayes (dictionnaire des noms de famille bretons) comme une variante de Méance, ancien nom d’une fête religieuse qui serait la mi-carême, également prénom féminin au moyen âge.
Mensch Nom porté notamment dans le Haut-Rhin et la Moselle. Correspond le plus souvent à l’allemand Mensch (= homme), avec un sens qui reste à préciser. Peut aussi être un hypocoristique de divers noms de personne, en particulier Meinhard.
Menu Fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais, la Marne et l’Aisne, désigne un homme petit. Variantes : Menut (43, 87), Menuz (74). Diminutifs : Menuet (44, 85, 79), Menuey (70), Menuez (88, 55, 54), Menuel, Menuelle (10) et sans doute Menuteau (17, 72).
Menudier Le nom est surtout porté dans le Limousin (23, 87), on le rencontre aussi dans la Marne. Il correspond à l’occitan “menudièr”, qui désigne un marchand détaillant.
Menuge, Ménuge Assez courant dans le Nord-Pas-de-Calais, ce nom me paraît bien délicat à analyser. Pour l’instant, je préfère m’abstenir, même s’il semble y avoir un rapport avec l’ancien français menuise (petit poisson, menu fretin, également petit objet, menu morceau).
Menvielle Surtout porté en Béarn, désigne celui qui est originaire de Menvielle, nom de trois hameaux dans les communes de Simacourbe et d’Estos (64), et de Villemande (82). Sens du toponyme : peut-être le grand domaine (magna villa), ou encore la maison située au milieu de la ville (solution proposée par Michel Grosclaude). Le nom rare Menviel semble en être une variante. Formes similaires : Mainvielle (33, 47, 17), Minvielle (64), Mainviel, Minviel (17).
Mény Porté notamment dans le Haut-Rhin et les Vosges, pourrait être un toponyme, variante de mesnil, ménil (= maison rurale, ferme). Cependant, la variante Menny (68) laisse plutôt penser à un diminutif de Menn(e), forme courte du nom de personne Meinhardt.
Menzer Porté notamment dans le Bas-Rhin (variante : Mentzer), c’est un dérivé de Menz, pour lequel deux sens sont possibles : soit une forme courte d’un nom de personne (sans doute Meinhard), soit un toponyme, nom de diverses localités, également variante possible de Mainz (= Mayence). Menz (également écrit Mentz) a comme diminutifs Menzel et Mentzel.
Menzin Nom porté en Lorraine. Apparemment un diminutif de Menz, hypocoristique du nom de personne d’origine germanique Meinhardt (Maginhard : magin = force + hard = dur).
Méot Nom de famille porté notamment dans la Côte-d’Or, la Haute-Saône et la Haute-Marne. Il semble s’agir du diminutif d’un prénom, reste à savoir lequel. Peut-être Bartholomé, l’une des nombreuses formes de Barthélémy. C’est certainement le cas pour les noms italiens Meotto et Meotti (formés sur Bartolomeo). À envisager aussi une variante de Méhaut, équivalent de Mahaut (= Mathilde).
Mequinion, Méquinion Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un dérivé de Mequin, Méquin, forme picarde de l’ancien français meschin, qui désignait un jeune homme, éventuellement un futur chevalier, mais le plus souvent un serviteur (en vieux picard, une méquinne était une servante). Variantes : Méquignon, Mequignon, Mecquignon, Mecquinion, Mecqinion.
Merabet Egalement El Merabet. Nom arabe de sens identique à Mrabet (voir ce nom).
Merah, Mrah Correspond à l’arabe maraH = jovialité. Nom sans doute donné à une personne joyeuse, ou comme symbole de joie.
Meral Ou Méral. Le nom est surtout porté dans le Cantal, mais on le rencontre aussi en Bretagne. Dans tous les cas il semble s’agir d’un toponyme. Une commune de la Mayenne s’appelle Méral. C’est également le nom d’un lieu-dit à Rodelle (12), et de deux hameaux en Haute-Savoie (Eloise, Seyssel). Il faut sans doute rapprocher ce nom de Mairal (11), toponyme désignant des cours d’eau.
Merayo Nom espagnol dont le sens précis ne m’est pas connu. Il pourrait renvoyer au village de Toral de Merayo (commune de Ponferrada, au sud des Asturies).
Merbah Nom de personne arabe signifiant “bénéfique, profitable” (racine r.b.H que l’on retrouve dans des noms tels que Rabah, Rabih).
Mercadal Nom catalan désignant le lieu où se tient le marché. C’est donc un toponyme devenu patronyme. Une ville de l’île de Minorque porte ce nom.
Mercader, Mercadier Equivalents catalan et occitan du français Marchand, formés comme lui à partir du latin mercatus (= marché).
Mercadiel, Mercadieu Voir Marcadieu.
Mercado Nom porté en Espagne. Désigne celui qui habite un lieu-dit (el) Mercado ou qui en est originaire. Sens du toponyme : lieu où se tenait un marché.
Mercenne Patronyme porté dans la Sarthe. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom ou un nom voisin, par exemple le hameau de Marcenne, dans la Manche (Saint-Jean-du-Corail). On trouve dans le même département le ruisseau de Marsenne à Romagny. M.T. Morlet signale dans la Sarthe un lieu-dit Marcennes à Mulsanne. Variante : Mersenne.
Mercereau Diminutif de Mercier (voir Marcé pour le sens) porté surtout dans l’Ouest (44, 85). Les formes similaires Merceret, Mercerat se rencontrent en Franche-Comté, en Bourgogne, en Savoie et en Suisse.
Merceron Diminutif de Mercier (voir Marcé pour le sens) porté surtout dans la Vendée et les Deux-Sèvres.
Merceur Porté dans le Finistère, le nom correspond aux mots bretons “merser”, “mersour”, équivalents du français “mercier” (voir Mercier pour l’évolution du sens). Formes similaires : Mercer, Le Mercer (29), Le Mercier (22, 56).
Merchier Forme picarde correspondant au métier de mercier (= marchand, voir Marcé). Variantes : Mercher, Merchez, Merchié, Merchiers, Merchiez.
Merciai Porté notamment en Toscane, ce nom correspond à l’italien “merciaio”, équivalent du français “mercier” (voir Marcé pour l’évolution du sens). Portés en Vénitie, les noms Marzaro, Marzari, Merzari ont le même sens, tout comme Merciadri (Corse, Ligurie).
Mercier Nom très répandu dans toute la moitié nord de la France, en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante occitane : Mercié (31, 81). Voir Marcé pour le sens.
Merckling Surtout porté dans le Bas-Rhin et la Moselle, le nom semble renvoyer à un toponyme, peut-être Merklingen (Bade-Wurtemberg). Autre possibilité : diminutif de Merk, Merkel, noms de personne germaniques formés sur la racine marcha (= frontière), ce qui semble le cas pour Mercklen et Mercklin (68).
Mercredi Nom porté dans l’Allier et le Puy-de-Dôme. Pour le sens, voir Mardi.
Mercs Nom rare rencontré dans les Vosges. Semble correspondre au nom de baptême Marc, et être une variante de formes telles que Merckx (qui peuvent aussi correspondre à des anthroponymes germaniques formés sur la racine mark-).
Mercy Nom rencontré en Lorraine (54). C’est un toponyme assez fréquent qui désigne un nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum à partir du nom latin Marcus ou Martius). Deux communes portent ce nom dans l’Yonne et l’Allier, mais le lieu-dit existe aussi dans le 54.
Merda Variante du prénom Médard (voir ce nom), portée notamment dans l’Aisne.
Merdy Désigne celui qui habite un lieu-dit le Merdy, toponyme très fréquent en Bretagne désignant la maison (ty) de l’intendant (maer), celui qui administrait les terres du seigneur. Le nom de famille est surtout porté dans le Finistère (variante : Merdi). Autres formes : Le Merdi (22), Le Merdy (56).
Méré Nom surtout porté dans la Vienne, également présent en Maine-et-Loire. Désigne celui qui est originaire de Méré nom de plusieurs hameaux et de deux communes (Yonne et Yvelines). Sens du toponyme : ancien domaine gallo-romain, Mariacum, formé avec le suffixe -acum sur un nom de personne, sans doute Marius.
Merel, Mérel Le nom est notamment porté en Bretagne (44, 35) ainsi que dans le Pas-de-Calais. On trouve la forme Merelle en Picardie (80, 02). Plusieurs possibilités : d’abord un toponyme ayant eu le sens d’écluse, ensuite un terme désignant un jeton et un jeu joué sur une sorte de damier avec ces jetons (surnom possible pour un joueur).
Merelli Nom italien porté en Lombardie, à rapprocher du nom ligure Merello. Sens incertain, De Felice explique Merello par le ligure “merelu” (= fraise des bois) et signale l’existence d’un lieu-dit Merella à Novi Ligure (le nom de famille Merella se rencontre pour sa part au nord-ouest de la Sardaigne). Il est tentant de rapprocher Merelli de Marelli, autre nom très répandu en Lombardie, mais lui-même assez obscur. Les dialectes du Nord connaissent un adjectif “marell”, avec le sens de “stupide”. On peut aussi penser au diminutif d’un nom de personne terminé par la racine germanique “mar”, par exemple Valdemaro. On peut enfin envisager que Merello et Merelli soient des diminutifs de l’ancien italien “mero” (= pur).
Meren San doute une personne originaire de Mérens dans le Gers ou de Merens-les-Vals dans l’Ariège (avec disparition du S final).
Meresse, Méresse Rencontré en Picardie (60, 59), le nom est une variante de Mairesse, représenté dans le même secteur géographique. C’est un matronyme formé sur Maire (= la femme de Maire, éventuellement la femme du maire, sachant que le mot n’avait pas le même sens qu’aujourd’hui. Voir Maire et Lemaire).
Meressoone Aujourd’hui apparemment disparu, a dû désigner le fils de celui qui s’appelle Meresse (voir ce nom).
Mereu Nom de famille très fréquent en Sardaigne, d’où il s’est ensuite répandu dans une bonne partie de l’Italie. Malheureusement son sens n’est pas évident. La Sardaigne ayant été colonisée au moyen âge par les Catalans, on envisage parfois une déformation du patronyme catalan Moreu : seul problème, celui-ci est lui-même considéré comme une déformation du français Moreau.
Mergeay Egalement écrit Mergeai, Merjai, Merjay, le nom semble venir des Ardennes belges (province de Luxembourg). Il devrait s’agir d’un toponyme avec le sens de tas de pierres (P. Tarbé signale le mot “mergey” avec ce sens en Champagne). On peut éventuellement penser à la commune de Mergey, dans l’Aube, mais ça fait tout de même un peu loin.
Mérian, Merian Le nom de famille Mérian est fréquent dans le Morbihan. C’est un ancien nom de personne, mentionné sous cette forme dans le cartulaire de Redon, dérivé du vieux breton “mor” (= grand, breton moderne “meur”), ou bien équivalent du latin Marianus. Quant au nom Merian, il est porté en Suisse, en Allemagne et dans le Haut-Rhin. Selon les auteurs allemands, il désignerait celui qui est originaire de Muriaux, dans le Jura suisse.
Meriau, Mériau Nom surtout porté en Vendée. On peut lui trouver hélas des tas de significations, sans savoir laquelle sera la bonne. En ancien français le mot merel, marel, meriel désignait un jeton, une pièce de monnaie, et il semble avoir été très utilisé à propos des jeux de hasard. Dans ce cas, je pense que le nom Meriau désignerait un joueur. Mais il est fort possible que Meriau et ses variantes Meriaud, Merieau soient tout simplement des diminutifs de Marie (le a se fermant souvent en e en Vendée et dans les pays de Loire). Le nom Mériaux (variante : Mérieaux), très fréquent dans le Nord, est pour sa part considéré comme un diminutif de Maire.
Meric Hypocoristique de Aymerich, Americh (voir ces noms), formé par aphérèse.
Mérienne Le nom est assez répandu dans la Mayenne. Il désigne en ancien français l’heure de la sieste (également appelée ‘méridienne’), et pourrait être le surnom d’un homme peu enclin au travail. Autre solution : variante du nom de personne breton Mérien, Merrien (racine meur = grand).
Mérigot Nom fréquent dans la Haute-Vienne et dans l’Indre. On trouve aussi en Limousin les formes voisines Mérigout, Mérigoux, Mériguet, Mérigaud. Ce sont des diminutifs de Meric (voir ce nom).
Merillou, Mérillou Le nom est porté dans la Dordogne et les départements voisins (87, 47). Variantes : Mérilloux, Mérilhou. Il désigne en occitan (“merilhon”) l’émerillon, petit faucon utilisé autrefois pour la chasse. Signification du surnom : soit un chasseur, soit une personne vive, très active (sens figuré du mot “merilhon”). Avec le même sens : Mérillon (41, 72, 25).
Merino Très répandu en Espagne, c’est l’équivalent du français “bailli”, fonctionnaire nommé par le roi ou par un seigneur pour diriger une juridiction. Le mot “merino” vient du latin “majorinus”, diminutif de “major”, qui est à l’origine du français “maire”).
Meriotte Porté en Normandie (14, 76), c’est un matronyme, variante probable de Mariotte (diminutif de Marie).
Méritan Le nom est porté dans le Sud-Est (13, 84). Il est mentionné dans le Vaucluse à la fin du XVe siècle, venant peut-être d’Italie (Suse). Le nom de famille Meritano existe d’ailleurs dans le Piémont, où il est assez rare. La finale -an(o) laisse supposer que le nom correspond à un toponyme. Reste à savoir lequel.
Mérizette Nom très rare porté dans l’Orne (variante ancienne : Mérisette). Tout comme Mérezette, c’est une déformation de Mézerette (voir ce nom), qui s’est effectuée au XVIIIe siècle à La Chapelle-Montligeon (61), où s’était installé François Mezerette, originaire de Champgenéteux (53).
Merlat Sans doute un dérivé de merle (catalan merla, du latin merula), nom d’oiseau assez fréquent comme patronyme, pour désigner celui qui siffle comme un merle.
Merle Surnom donné à celui qui chante ou siffle comme un merle. Le nom est très fréquent dans la région lyonnaise (43, 69, 71). Il peut aussi s’agir d’un toponyme évoquant un sol marneux (occitan “marla” = marne).
Merlen Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Pourrait désigner celui qui est originaire de Merlin, nom d’une commune du Hainaut, comme le laisse supposer la forme flamande Van Merlen. On ne peut cependant négliger le merle, surnom donné à un chanteur ou un siffleur.
Merlet Fréquent en Vendée et plus généralement dans l’Ouest (44, 49), c’est un dérivé de Merle (voir ce nom).
Merlhes Nom assez rare, rencontré aussi sous la forme Merlhe, qui pourrait venir de la Dordogne. Sens incertain : peut-être un toponyme avec le sens de terrain marneux, ou alors un variante du mot “merle” (oiseau).
Merliac Nom assez rare, surtout porté dans l’Ariège, dont il pourrait être originaire. Aucune certitude quant à sa signification, mais renvoie certainement au nom d’une ancienne localité (suffixe -ac, caractéristique des noms d’anciens domaines ruraux devenus villages). Reste à situer cette localité avec précision.
Merlier Le nom est fréquent dans le Pas-de-Calais et la Somme. Il est attesté en ancien français avec le sens de “merle” (Godefroy), surnom probable pour celui qui chante ou siffle comme un merle. Autre possibilité : un toponyme avec le sens de “marnière” (variante de Marlier, Marlière).
Merlin Nom très répandu dans toute la France, en particulier dans le Pas-de-Calais et le Loiret. Popularisé par les romans de la Table ronde, il est d’origine galloise (Myrddin, dérivation régressive du nom de lieu Caerfyrddin, plus connu sous la forme Carmarthen, où serait né l’enchanteur Merlin). Variante : Merly (Sud-Ouest).
Mermet Très courant en région Rhône-Alpes, c’est un diminutif du nom savoyard Merme, souvent considéré comme un sobriquet désignant une personne très petite (latin minimus). A noter cependant que Félix Fenouillet voyait dans Merme et tous ses dérivés des hypocoristiques du prénom Vuillerme (= Guillaume), solution d’autant plus plausible que le nom italien Memmi est lui-même considéré comme un hypocoristique de Guglielmo. On trouve également, avec le même sens, Mermaz et Mermoz.
Mermillod Diminutif de Merme (voir Mermet) porté en Savoie. Variante : Mermilliod. Comme c’est souvent le cas en Savoie, ce patronyme est à l’origine de nombreux noms composés permettant d’éviter les homonymies : Mermillod-Anselme, Mermillod-Baron, Mermillod-Blardet, Mermillod-Blondin, Mermillod-Bontemps, Mermillod-Grossemain, Mermillod-Poensi (ou Poincy), Mermillod-Pupil.
Mernier Porté dans les Ardennes et en Belgique, c’est une variante de l’ancien français “mairenier” (= charpentier, menuisier). Le métier de “merenier” est cité en 1575 à Valenciennes.
Méronain Nom très rare dont l’origine géographique ne m’est pas connue. Sans doute un dérivé de Méron (86, 79, 35), qui devrait être une variante de Maron, nom de personne d’origine germanique (racine mar = célèbre). A noter cependant que Méron est aussi un village de la commune de Montreuil-Bellay (49).
Merot, Mérot Nom de famille surtout porté dans le Centre (18, 36, 23). On le considère comme un diminutif de Maire (voir Lemaire). Il faut, du moins dans le Centre, penser aussi à une variante de Méreau, désignant celui qui est originaire de la commune de Méreau, dans le Cher.
Merou, Mérou Rien à voir avec le poisson du même nom. Ce patronyme est un nom de personne d’origine germanique, Mariwulf (mari = célèbre + wulf = loup). On le rencontre dans les Pyrénées-Orientales et le Tarn, mais aussi dans l’Orne.
Merour, Mérour Surtout porté dans le Finistère, le nom désigne en breton un métayer. Avec le même sens : Merer (29).
Mérouze Le nom est surtout porté dans le Calvados (également 61, 72). Il devrait s’agir d’un matronyme formé sur le nom de personne Mérou (voir ce nom).
Merouzeau, Mérouzeau Nom porté dans les Deux-Sèvres et la Vienne. Il devrait s’agir d’une variante de Marouzeau (23), désignant celui qui est originaire du mas Rouzeau (un hameau de la Creuse s’appelle Masrouzeau, commune de Saint-Léger-Bridereix). Variante : Marouseau.
Merrant Nom porté en Bretagne (29, 22). Variantes : Merrand, Mérant. Sens incertain. Peut-être le participe présent de l’ancien français mairer, merer (= maîtriser, gouverner).
Merrheim Nom rare porté dans le département du Nord. La solution la plus simple est d’y voir celui qui est originaire de Merheim, ancienne localité allemande, aujourd’hui faubourg de Cologne. Cependant, faute de mentions anciennes de ce nom de famille, il convient de rester prudent.
Merriot Nom assez rare porté dans le Nord et dans la Marne, rencontré aussi sous la forme Merriaux. C’est un diminutif de l’ancien nom de baptême Merry, nom de personne d’origine germanique (Mederic < mad = respect + ric = puissant).
Merson Nom porté en Lorraine et dans l’Ouest (44). Désigne un marchand (ancien français merc, mers, merz = marchandise).
Merten, Mertens Voir Maertens.
Mertes Porté en Belgique et dans la Moselle, c’est une variante de Merts, Mertz, génitifs de Mert(en) = Martin.
Mertz Surtout porté en Alsace, c’est un ancien nom de baptême que Bahlow rattache au latin Martius (= Mars), mais que M.T. Morlet fait venir du germanique Marizo (dérivé formé sur mar = célèbre). Le nom de famille se rencontre aussi dans le Nord et en Belgique, où il a un autre sens : c’est une variante de Merts, génitif de Mert(en), forme flamande de Martin.
Mervay Nom beaucoup trop rare pour qu’on puisse faire une idée sur son origine. La finale -ay laisse penser à un ancien nom de localité, mais je ne trouve rien qui corresponde. Quelques rares porteurs en Normandie dans la première moitié du XXe siècle.


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