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Noms commençant par M

Maalaoui-Malbo
Malbos-Marcout
Marcoux-Maso
Masoin-Mazet
Mazevet-Mervay
Merveille-Millar
Millard-Mondel
Mondet-Morin
Morincome-Myrtho

Merveille On rencontre ce nom dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Formes voisines : Mervaille, Mervaillie, Merveillie. C’est certainement une déformation d’un toponyme, peut-être Merville, nom d’une commune du Nord. De son côté, Mervaille pourrait évoquer la commune de Merval, dans l’Aisne.
Mervelay, Mervelet Nom rencontré surtout dans les Vosges (Saint-Dié notamment). Le dictionnaire de M.T. Morlet en fait un diminutif de merveille. Je pencherais plutôt pour un nom de localité, peut-être Merviller, près de Baccarat.
Méry Surtout porté dans le Centre (36, 37), c’est un nom de personne d’origine germanique (Mederic < mad = respect + ric = puissant), rencontré aussi sous les formes Médéric, Merri, Merry. Le patronyme peut aussi désigner celui qui est originaire de Méry, nom de plusieurs communes et de nombreux hameaux.
Mesa Nom d’origine espagnole. Désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Mesa, nom de nombreuses localités. Sens du toponyme : plateau.
Mesange Le nom est surtout porté dans la Sarthe. On le rencontre aussi sous la forme Mesenge dans l’Orne. Il renvoie à la mésange, soit comme sobriquet, soit comme toponyme (lieu fréquenté par la mésange). Il existe un hameau appelé le Ruisseau de Mésange à Saint-Mars-sous-Ballon (72).
Mesbah Nom de personne arabe correspondant au mot miSbâH (= lampe, flambeau).
Mescènes Nom porté à la Réunion. Variantes : Mescène, Mexènes. Impossible pour l’instant de trouver une solution, faute de données généalogiques sur l’origine géographique du nom.
Meschino Nom italien porté en Campanie, rencontré sous la forme Meschini dans la moitié nord du pays. Il correspond au mot “meschino”, dont le sens médiéval était celui de jeune homme ou de domestique (aujourd’hui, meschino = pauvre, misérable).
Mescoff Porté dans le Finistère, c’est un toponyme formé du breton “maez” (= campagne, champ ouvert), le second élément étant Goff (voir Le Goff) selon A. Deshayes (voir bibliographie). Il n’existe apparemment aucune trace de ce toponyme sur les cartes actuelles, mais un village proche de Saint-Pol-de-Léon était mentionné en 1644 sous le nom de Mesgoff.
Mesdon Nom porté dans le Finistère. Variante : Meston. C’est un toponyme, nom entre autres d’un hameau ou d’une ferme à Cast (29). Le nom est formé du breton “maez” (= champ ouvert, campagne) et de l’adjectif “don” (= profond, creux).
Mesegar Le nom désigne sans doute celui qui est originaire de Mesegar de Tajo, commune espagnole de la province de Tolède, ou encore de Mesegar de Corneja, localité de la province d’Avila.
Mesguich Nom berbère porté par des juifs d’Afrique du Nord. Il semble renvoyer à Sidi Mezghiche, localité située dans la région de Constantine. Selon Laurent Herz (Dictionnaire étymologique des noms de famille français d’origine étrangère et régionale), il pourrait s’agir au départ d’un diminutif du nom de personne et nom générique amazigh (= Berbère, homme libre).
Mesléard Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Variante ancienne : Mesléar. Il semble avoir été très porté à Lanrelas (22), puisqu’on le retrouve dans le nom de deux hameaux ou fermes de cette commune : la Touche-Mesléard et le moulin de Mesléard. C’est un nom de personne breton, popularisé par saint Mélar (ou Méloir, Meloar), fils du comte de Cornouaille et assassiné à l’âge de quinze ans. Le premier élément est le mot “mael” (= prince).
Meslet Nom porté dans l’Ouest, rencontré aussi sous la forme Meslay. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Meslet. Sens du toponyme : plantation de néfliers (mesle = nèfle en ancien français). Pour Meslay, on peut dans certains cas envisager aussi un nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum) formé à partir d’un nom d’homme.
Meslier On rencontre ce nom dans l’Ouest, et c’est en Charente qu’il est le plus fréquent. En ancien français, la mesle était la nèfle (latin mespilum > mespila), et le meslier le néflier. Il s’agit donc de celui qui est originaire du lieu-dit (le) Meslier ou qui y habite. Le nom Mellier (35, 53, 80) devrait avoir le même sens.
Meslin Surtout porté dans la Manche, c’est une variante du nom de personne Merlin (voir ce nom). Le patronyme est à l’origine de la commune de Saint-Meslin-du-Bosc, dans l’Eure.
Mesmin Forme populaire du nom de baptême Maximin (voir ce nom) portée surtout dans l’Indre et la Vienne. Variante : Mesmain.
Mesnard Fréquent en Charente, c’est une variante de Ménard (voir ce nom).
Mesnil, Mesniel Voir Dumesnil pour le sens. Ces formes, tout comme la variante Mesnel, se rencontrent en Normandie. On trouve aussi Maisnil en Picardie.
Mesplé Egalement Mesple. Caractéristique du Sud-Ouest et notamment du Béarn, désigne un lieu où pousse le néflier (latin mespilus).
Mespouille Le nom semble venir du Cantal. Variantes : Mespouilles, Mespoules, Mespoulhe, Mespoulhes, Mespoulle. C’est un toponyme désignant un lieu où pousse le néflier (latin mespilus).
Mespoulède Surtout porté en Dordogne et en Haute-Vienne, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Mespoulède, endroit où pousse le néflier (latin mespilus). Variante : Mesplède (40, 65 notamment).
Mespoulet Rencontré notamment dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Mespoulet (lieu où pousse le néflier, latin mespilus).
Mesquida Également écrit Mesquita, ce nom porté en Espagne, notamment en Catalogne, correspond au catalan “mesquita” (= mosquée), toponyme présent aux Baléares (Sa Mesquida = la mosquée) et devenu nom de famille. À noter que le catalan a ensuite utilisé le même mot pour désigner le fumier, et sans doute aussi une terre fumée.
Messager Désigne bien sûr un messager (éventuellement un sergent, un huissier). Le nom est très courant en Bretagne (29, 56) et en Seine-et-Marne. Variantes : Message, Messagé (63), Messagier (25).
Messal Surtout porté dans la Haute-Garonne (quelques mentions aussi dans le Tarn), c’est un nom de sens incertain. Il peut certes désigner en occitan un missel, mais un quelconque rapport avec la messe paraît douteux. Autre possibilité : variante de Massal, une des formes occitanes du prénom Marcel. À noter enfin que dans le Tarn un ruisseau s’appelle “le Messal” et se jette dans le lac du même nom.
Messaoud Nom de personne arabe (mas`ûd) qui signifie “heureux, fortuné”. Dérivés : Messaoudi (arabe), Messaouden, Messaoudene (kabyle).
Messé Porté dans l’Ille-et-Vilaine, devrait désigner celui qui est originaire soit de Messé, hameau de la commune du Châtellier, soit de la commune de Mécé, dans le même département. Sens possible : le domaine de Mettius, nom d’homme latin, ou de Matteius, nom d’homme gaulois.
Messelet Nom franc-comtois apparemment dérivé de messe. Sans doute le surnom d’un clerc qui servait la messe.
Messerschmitt Également très fréquent sous la forme Messerschmidt, ce nom allemand désigne un fabricant de couteaux.
Messersi Nom italien rare, porté notamment dans les Marches. L’accent tonique portant sur la dernière syllabe (Messersì), il faut apparemment le traduire par “oui monsieur” (ou “oui messire”), surnom possible pour celui qui prononçait toujours cette phrase.
Messiaen Porté notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, c’est une forme par aphérèse du nom de personne Domitien (dérivé de domus = maison), popularisé notamment par un saint qui fut évêque de Châlons, en Champagne. Variantes : Messeant, Messean, Messeanne, Messian, Messiane, Messiant, Messien, Missaen, Missant, Missiaen.
Messidor Nom assez rare, que l’on trouve dans le Calvados, la Seine-et-Marne et la Lozère. Une seule solution : un nom de famille donné à un enfant trouvé pendant le mois révolutionnaire de Messidor (terme inventé par Fabre d’Eglantine). Les noms Fructidor et Thermidor, également très rares, existent d’ailleurs aussi.
Messier Porté notamment en Normandie (variante : Lemessier), le nom a désigné en ancien français un garde des moissons ou des vignes, et plus généralement un garde champêtre. Variantes rares : Messiers, Messiez.
Messifet Le nom est porté dans les Ardennes et dans la Marne. Je n’en connais pas le sens. On peut éventuellement envisager un rapprochement avec mestivet, dérivé de l’ancien français mestive (moisson, redevance sur les grains). On peut aussi s’amuser à y voir l’expression “mais si fait !”, tout cela étant tout de même un peu trop fantaisiste.
Messika Nom arabe (variantes Messica, Msika) qu’il faut sans doute rattacher à msik (= le musc).
Messirejean Le nom a toujours été très rare. Il est présent au XVIIIe siècle à Saint-Bonnet-le-Chastel (63), où il s’est aussi écrit Messir Jean. Il pourrait venir de Bourgogne, et plus généralement de l’Est, où plusieurs lieux-dits s’appellent le Bois, la Croix, le Pré de Messirejean. Comme nom de famille, on rencontre plus souvent les formes Sirejean ou Sirjean (voir Sirantoine pour le sens).
Messmer Nom porté en Alsace, rencontré en Lorraine sous la forme Mesmer. On le considère comme une déformation de Mesner, Messner, qui correspond à la fonction de sacristain (allemand Mesner, moyen-haut-allemand messenaere).
Messoud Variante du nom arabe Massoud (voir ce nom). Avec le même sens : Messaoud.
Mestapasqua Ce nom très rare, d’origine italienne, n’est apparemment plus porté en Italie. Il devrait venir du nord des Pouilles, où l’italien “maestro” (= maître) devient “meste”. Pasqua est un prénom (ou encore une forme courte de Pasquale) évoquant la fête de Pâques. Le mot “mesta” semble être un féminin. On trouve plus fréquemment, avec le même sens et toujours dans les Pouilles, les formes Mastrapasqua et Mastropasqua.
Mestas Nom porté dans le Puy-de-Dôme, présent aussi en Haute-Savoie. Sens incertain : pourrait correspondre à l’ancien français meste (= triste).
Mestejanot Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques (variante : Mestejannot). Il désigne la maison du maître, celui-ci s’appelant en l’occurrence Janot (diminutif de Jean). Avec le même procédé de formation : Mestepès (= maître Pierre).
Mestivier Le nom est surtout porté dans le Loir-et-Cher. Voir Métivier pour le sens.
Mestres, Mestre Au Moyen Âge, on pouvait être maître de tas de choses, mais rarement maître d’école. C’est plutôt dans le monde des artisans, des corporations qu’il faut chercher l’origine de ce patronyme méridional (latin magistru < magister).
Mestries Porté dans le Cantal, désigne celui qui est originaire des Mestries, hameau à Glénat, dans le même département (“Mansus de Las Maestrias”, 1343).
Mesureux Originaire du nord de la France, c’est le surnom d’un mesureur, tout comme le nom de famille Mesureur.
Meszaros Originaire de Hongrie, le nom désigne en hongrois un boucher (‘”mészáros”).
Métairie Désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Métairie, domaine exploité à mi-fruit. C’est en Mayenne et dans la Sarthe que le nom est le plus répandu.
Metais Egalement Métais. Fréquent en Poitou-Charentes et en Vendée, désigne un métayer. Variantes : Mettai (76), Mettais (76, 45), Mettay (76, 86), Métay (85, 79, 17), Métey (49, 26).
Metanire Le nom est porté à la Réunion. Variante : Metanir. D’où vient-il, que signifie-t-il ? Difficile de répondre. On me signale sa présence autrefois dans le Sud-Ouest, on en trouve également une mention ancienne dans le Cher, où il faut le rapprocher de Metenier (= métayer).
Métaut C’est dans l’Essonne que le nom est le plus répandu (également 77, 58). Formes voisines : Métau, Méteau (85), Métaud (69), Métaux (50, 37). Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un toponyme avec le sens de borne, limite (sens de l’ancien français mete). A noter le hameau du Méteau à Coulommiers-la-Tour (41), ou encore un lieu-dit, le Champ du Méteau à Bouhy (58).
Métayer Du latin tardif medietarius, ce nom correspond à une forme de bail rural surtout développé dans les pays de petite propriété. Le métayer doit donner chaque année la moitié de ses récoltes au propriétaire, qui de son côté lui fournit la terre, les semences et parfois les outils.
Métayet Variante de Métayer (voir ce nom).
Metdenancxt Nom rare surtout porté en Belgique, où il s’écrit aussi Met den Ancxt. Il signifie mot à mot en néerlandais “avec l’angoisse”. Difficile de savoir la motivation d’un tel surnom. Variante ancienne rencontrée en France : Metdenancext.
Meteau, Méteau Surtout porté en Vendée, le nom peut correspondre au mot ‘métal’ (en ancien français il a désigné entre autres une mine ou un chaudron), ou être un diminutif de mete (= borne, limite). Formes voisines : Métau, Métaud, Métaut, Métaux, Méteaut.
Métel Le nom semble avoir deux souches : l’une en Seine-Maritime (variantes anciennes : Mestel, Mételle), l’autre dans la Drôme. Difficile d’avoir une certitude sur le sens. On pensera évidemment au méteil, mais aussi à un diminutif de l’adjectif d’ancien français “meste” (= triste), ou encore à un diminutif de “mete” (= borne, limite). À noter la ferme ou le hameau des Mételles à Châteauneuf-de-Galaure (26), toponyme sans doute issu du nom de famille.
Métendier Nom porté en Haute-Savoie, qui s’est aussi écrit Métandier, Méthandier, Méthendier. Voir Méténier pour le sens.
Méténier Le nom est fréquent dans l’Allier. Il y désigne un métayer (cf. le francoprovençal “metén” = milieu, moitié). Variantes : Métendier (74), Métégner, Métégnier (03, 23), Méteigner, Méteignier (18, 43), Méthénier (18).
Metet, Métet Rare, le nom est surtout porté dans l’Aisne. Il pourrait désigner un métayer, mais ce n’est pas une certitude, loin de là.
Metge Rencontré dans les pays de langue d’oc (30, 47, 81, 09 notamment), le nom désigne un médecin (occitan metge, latin medicus).
Métherie (de la) Porté en Saône-et-Loire, désigne celui qui est originaire de la Métherie ou en détenait la seigneurie. Le toponyme n’existe apparemment plus sous cette forme. Il devrait correspondre au mot ‘métairie’. Variante : de la Méterie.
Métier Un nom que l’on trouve dans plusieurs secteurs géographiques, de l’Ouest (35) à la Bourgogne (21), et dont l’interprétation est très difficile, tant les sens du mot sont nombreux au moyen âge. On peut penser à celui qui remplit un office, mais pour ma part je préfère celui qui travaille sur un métier (par exemple un tisserand). Il n’est pas interdit de penser aussi à une contraction de Métayer.
Métivier Le nom correspond à l’ancien français “mestivier” (= moissonneur). Il est porté dans la Sarthe et les départements voisins (49, 37 notamment). Variantes : Méthivier, Méthiviers (45), Méthiviez (77), Métiviers (79). Diminutifs : Métivet (18, 45), Métivaud. Les formes terminées par -s pourraient renvoyer au hameau des Métiviers à Mignerette (45).
Metlaine Sans doute d’origine kabyle, le nom paraît correspondre à la racine m.t.l (= modèle, exemple), le -aine final étant alors la transcription d’un pluriel en -en. Mais ce n’est qu’une timide hypothèse.
Metral, Métral Un nom typique de la Savoie. C’est une variante de Mestral, nom qui correspond à la fonction de bailli (= fonctionnaire nommé par le seigneur pour le représenter dans une localité). Etymologie : dérivé de mestre (latin magister). Autre variante : Mistral.
Metschies Nom allemand assez rare qui correspond au prénom Matthias (ou Matthieu). Avec le même sens : Matschke, Metschke.
Metsu Également écrit Metsue, ce nom flamand est porté dans le département du Nord et en Belgique. Selon le dictionnaire de Debrabandere, il correspond à la fois à l’ancien néerlandais “matsu(w)e” et au français “massue”, surnom possible pour le porteur de cette arme, pour un homme violent ou corpulent.
Mette Nom porté en Normandie, surtout dans le Calvados. C’est un ancien prénom féminin, hypocoristique de Mathilde.
Mettendorff Surtout porté en Moselle, désigne celui qui est originaire de Mettendorf, nom de deux communes en Allemagne (Bavière, Rhénanie-Palatinat) et d’une localité suisse (canton de Thurgau). Variante : Mettendorf (57). Signification : le village (dorf) de Mette(n), forme courte du prénom Mathilde (Mechthild).
Mettereau Le nom n’existe pratiquement plus aujourd’hui, mais on en trouve plusieurs mentions anciennes dans les Yvelines, l’Yonne, l’Aisne et la Loire-Atlantique. On trouve plus fréquemment les formes Méteraud, Métereau (17), Métereaux (02), Méterreau (72). Il devrait s’agir d’un diminutif de Métier (voir ce nom).
Mettey Le nom est assez fréquent dans le Doubs. Variantes : Mettez, Metthey, Metthez. Phonétiquement, il devrait désigner un métayer (ancien français “metais”). À envisager aussi un diminutif de “mette” (= borne, limite). On peut noter qu’un hameau et une hauteur s’appellent “le Mettey” entre Sapois et Gerbamont, dans les Vosges.
Mettling Nom porté en Alsace et dans la Moselle. Semble renvoyer à un nom de localité, peut-être Mettlen en Suisse (canton de Thurgau), peut-être Metting en Moselle (également commune de Bavière). A noter cependant que, tout comme pour Mettler, Bahlow (Deutsches Namenlexikon) envisage plutôt le diminutif d’un prénom, qui pourrait être Matthias.
Mettray Nom porté dans le Centre (37, 41), également présent en Bourgogne (21). Il désigne dans la plupart des cas celui qui est originaire de Mettray, commune de l’Indre-et-Loire. Signification probable : le domaine de Maturius, nom d’homme latin (avec suffixe -acum > -ay).
Metzelard Nom porté en Lorraine (54), rencontré aussi sous les formes Metzelaire, Metzeler. C’est un dérivé de Metzel, variante du prénom Matthias (ou nom de personne d’origine germanique selon M.T. Morlet).
Metzger Nom alsacien. Correspond au métier de boucher.
Metzinger Surtout porté en Moselle, le nom paraît désigner celui qui est originaire de la commune de Metzing, dans le même département. Il n’en est cependant rien : les Metzinger étaient autrefois des Metzger (voir ce nom) vivant à Hombourg-Haut puis à Théding (57), la transformation du nom a eu lieu dans la seconde moitié du XVIIe siècle.
Meubus Porté en Belgique, le nom se rencontre en Allemagne sous la forme Mebus. Tout comme Mebs (Alsace), c’est un hypocoristique de Bartholomäus (= Barthélémy), par l’intermédiaire d’une forme bas-allemande Mewes. Autres formes : Mebius, Moebius, Möbius.
Meucci Nom italien surtout porté en Toscane, où on trouve aussi la forme plus rare Meocci. Il devrait s’agir d’un hypocoristique du prénom Bartolomeo (= Barthélémy).
Meudal Patronyme porté dans les Côtes-d’Armor. Un dérivé du breton meud (= pouce), tout comme Meudec et Meudic, avec un sens qui reste à définir.
Meudec, Le Meudec Nom breton qui vient de meud (= pouce). Il désigne celui qui a de gros pouces, et c’est donc un sobriquet s’appliquant à quelqu’un de maladroit.
Meugnier Variante de Meunier (= meunier) portée notamment en Savoie et en Saône-et-Loire.
Meulenet Nom rare porté dans le Jura, rencontré aussi autrefois en Saône-et-Loire (variante : Meuillenet). C’est un diminutif de Meulien (71) ou de Meulin (80, 62, 03), variantes du mot ‘moulin’. Le patronyme Meulenet peut aussi désigner un meunier. A noter qu’un hameau à Dompierre-les-Ormes (71) s’appelle Meulin.
Meullemiestre Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une variante de Meulemeester, désignant en néerlandais un maître meunier. Autres formes : Meulleimestre, Meullemeestre, Meullemestre.
Meunier Nom de métier qui se passe de commentaires (voir aussi Monier). On le rencontre beaucoup en Saône-et-Loire.
Meurant Variante probable de Morand (voir ce nom) surtout portée dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Belgique. Variante rare : Meurand.
Meurer Nom surtout porté en Moselle (également 67). C’est une variante de Maurer, qui correspond au métier de maçon (également Mührer).
Meurice, Meurisse Variantes de Maurice, rencontrées dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Voir Maurice.
Meurie Le nom est porté dans la Manche, où il s’écrit aussi Murie. Il pourrait correspondre à l’ancien français “murie”, désignant une muraille. Ce serait donc un toponyme devenu nom de famille. À noter le hameau de la Meurie à Saint-Georges-Montcocq (50). Je me demande cependant si Meurie n’est pas tout simplement une variante de Marie.
Meurier Porté en Savoie, en Bourgogne et en Champagne (variante ancienne : Meurrier), c’est un toponyme désignant dans ces régions un mur en pierres sèches, servant notamment de clôture aux vignes (variante de Murgier).
Meurquin Nom rencontré dans les Ardennes. Sans doute un toponyme (on trouve Meurchin dans le Pas-de-Calais).
Meurville Porté dans l’Aube, désigne celui qui est originaire de Meurville, nom d’une commune de ce département. Signification : bien qu’on rencontre en 1179 la forme latine Minor villa (= le petit domaine, le petit village), il devrait s’agir d’un ancien domaine portant le nom de son fondateur (selon E. Nègre le domaine de Maurone, nom de personne germanique).
Meus Porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est une forme courte de Bartholomeus (= Barthélémy), de même que Meeus, Meeuw, Meeuws,Meuws, et sans doute aussi Meheus, Mehus.
Meuter Variante de Mauter, qui désignait en allemand celui qui percevait le droit de péage (à rapprocher de l’allemand moderne Mautner = douanier).
Meuzeret Le nom est notamment porté dans la Seine-et-Marne et dans la Marne. Sens obscur. Peut-être un toponyme, diminutif de Mézière (voir Mazères pour le sens).
Mévrel Le nom, rare, paraît originaire de l’Orne ou de la Mayenne, où on en trouve diverses mentions au XVIIe siècle. Variante ancienne : Meverel, qui a donné le nom de famille anglais Meverell. Il semble que ce soit un diminutif de l’adjectif “mièvre”, qui avait en ancien français le sens de léger, vif, malicieux, puis effronté.
Meya Toponyme originaire de Catalogne sud, généralement écrit Meià, parfois Mayà. C’est en particulier le nom d’un village de la Garrotxa situé au nord de Besalù et de quelques autres localités (Vilanova de Meià et Figuerola de Meià). Mentionné en 978 sous la forme Maliano, ce mot vient sans doute d’un nom de personne latin, Manlianus.
Meyer, Meier Nom très courant en Alsace-Lorraine, qui signifie notamment fermier, régisseur, maire. Mais ce nom a été très souvent porté par des juifs, pour lesquels il est une adaptation de l’hébreu me’îr (= brillant, lumineux).
Meyet Le nom est porté en région Rhône-Alpes, en particulier dans l’Ain. Comme pour le nom voisin Meillet (25), il devrait s’agir d’une variante de Millet (voir ce nom). Voir aussi Meille pour une autre possibilité.
Meyjonade Le nom est porté en Corrèze. Variantes : Meyjonnade, Mayjonade, Mayjonnade. Avec le même sens : Mayonade (12), Mayonnade (24), Maijonnade (16). C’est l’équivalent de l’occitan maisonada (= maisonnée), sans doute avec le sens de petit hameau. Pour la Corrèze, on pensera notamment à un hameau de la commune de Saint-Hilaire-Peyroux.
Meynadier Surtout porté dans la Lozère, désigne celui qui mène un troupeau (occitan mainadièr). Variantes : Ménadier (63, 34), Meynadié, Maynadier, Maynadié (11, 81).
Meynard Variante de Ménard (voir ce nom) portée notamment dans le Bordelais, le Vaucluse et la Corrèze.
Meyniel Le nom est surtout porté dans le Cantal, où l’on trouve aussi la forme Meynial. C’est un toponyme avec le sens de maison rurale, ferme, petit hameau (latin mansionile). De nombreux hameaux du Cantal s’appellent le Meyniel ou le Meynial.
Meyrand Le nom est surtout porté dans l’Ardèche, on le rencontre aussi dans l’Isère et la Lozère. On trouve la variante Meyran dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il semble s’agir d’un toponyme : il existe un hameau appelé le Meyrand à Coux (07), et on rencontre le Meyran à Saint-Étienne-Vallée-Française (48). Reste à connaître le sens exact de ce toponyme.
Meyrargues Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. Une commune des Bouches-du-Rhône porte ce nom, ainsi qu’un hameau de l’Hérault (commune de Vendargues). Le toponyme est un nom de domaine gallo-romain, formé avec le suffixe -anicas sur le nom de personne latin Marius.
Meyre Porté dans la Gironde et le Lot-et-Garonne, le nom peut aussi s’écrire Meyres. On pourrait y voir une variante de Maire (voir ce nom), mais ce nom de famille n’est pas vraiment représenté dans le Sud-Ouest. Mieux vaut penser à un toponyme : un hameau s’appelle Meyre à Avensan (33), un autre Grand Meyre à Soussans (33). Aucune certitude quant au sens.
Meyrieux Nom porté essentiellement dans la région lyonnaise. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant le même nom. On pensera notamment à Meyrieu dans l’Isère, et à Meyrieux-Trouet en Savoie. Variantes : Meyrieu, Mérieu, Mérieux. Signification possible : le domaine de Marius, nom d’homme latin.
Meyrou Porté notamment dans le Puy-de-Dôme, paraît être ue variante de Mérou (voir ce nom). On trouve dans les Landes et le Gers la forme voisine Meyroux.
Meyrueis Surtout porté dans la Lozère et le Gard, le nom se rencontre aussi sous la forme Meyrueix, également Meyruey dans l’Ardèche. Il désigne celui qui est originaire de Meyrueis, nom d’une commune de la Lozère. Signification incertaine : peut-être le domaine de Matrius ou de Maurusius, noms d’hommes latins.
Meys Porté dans l’Isère, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Meys, nom d’une commune du Rhône. Le toponyme (Madisus en 921) pourrait correspondre au nom d’homme latin Matusius (= domaine de Matusius).
Meyssonnier Le nom désigne un moissonneur. Il est porté dans l’Ardèche, la Haute-Loire et les Hautes-Alpes.
Meyzie Nom porté dans la Haute-Vienne et en Dordogne (variantes : Meyzi, Meizie). Il semble s’agir d’un toponyme évoquant un domaine rural (dérivé de mas).
Meze, Mèze, Méze, Mezé Difficile de se prononcer sur ce nom, qui varie en fonction des accents, et dont l’étymologie manque de clarté. La seule solution que je connaisse, mais elle ne concerne qu’une petite partie du territoire, c’est un nom désignant celui qui est originaire de Mèze (Hérault). Dans la plupart des cas, il semble s’agir de toute façon d’un toponyme (ainsi, on rencontre parfois le nom de Mezé, dans lequel la préposition marque visiblement une origine topographique).
Mezecaze, Mezecazes Sans doute déformation de Mejecaze (voir ce nom).
Mézennec Nom rare porté dans le Finistère. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) en fait une variante de mezelleg, terme qui désignait un lépreux (ancien français mesel). Autre possibilité : un lieu où abondent les glands.
Mézerette Surtout porté dans la Mayenne et dans l’Orne, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la, les) Mézerette(s). On rencontre le toponyme au singulier dans l’Ille-et-Vilaine (deux hameaux à Parigné et Ercé-près-Liffré). On le trouve au pluriel à Courcité (53) et à Brusvily (22). Signification : diminutif de “mézière” (bâtiment en ruine, muraille, grange, parfois aussi maison).
Meziane Sens identique à Ameziane (voir ce nom).
Mezibra Nom arabe plutôt rare, à rapprocher de Zibra. Les deux noms sont formés sur une racine z.b.r, qui signifie “tailler, élaguer” en Afrique du Nord. Le mot “zubra(t)” désigne une enclume, et Mezibra pourrait avoir le sens de “serpette” (m?z?b?ra(t) selon un dictionnaire ancien). A envisager aussi le mot “zabr” (= fort, robuste). Tout cela demande cependant à être pris avec prudence.
Mézière Le nom est surtout porté dans la Mayenne. Variante : Mézières (53, 61, 51). C’est un toponyme (voir Mazères pour le sens), nom de nombreuses communes en France et d’innombrables hameaux.
Mézille Nom porté en Charente et dans la Vienne. Pourrait désigner celui qui est originaire de Mézille, hameau à Peujard (33). Il existe également une commune appelée Mézilles, mais dans l’Yonne.
Mézy Porté dans l’Aveyron, la Lozère et les départements voisins (30, 34), c’est un nom de sens incertain (variante : Mézi). Il existe bien des localités appelées Mézy, mais elles se trouvent dans l’Aisne et les Yvelines, et ne sauraient convenir, même s’il y a eu autrefois quelques Mézy dans l’Aisne. Une hypothèse : peut-être une forme locale des mots occitans “mege, megi”, désignant un médecin. Le dictionnaire d’Alibert mentionne l’ancien occitan “mesina” avec le sens de “médecine, remède”. De plus, on trouve, pour une famille de la Lozère, l’alternance Mege/Mezi, assez évocatrice.
Mezzache Nom berbère qui semble être un diminutif de amaZuZ (= le dernier-né).
Mezzani Rare, ce nom italien semble porté en Ligurie, tout comme la forme Mezzano. Il correspond à l’italien “mezzano” (= situé au milieu), fréquent en toponymie : de nombreuses communes s’appellent Mezzano, Mezzana ou Mezzani.
Mhissen Originaire de Tunisie, le nom est formé sur la racine H.s.n : beau, bon. On peut le rapprocher de Mohsen (muHsin : bienfaiteur).
Miachon Nom porté dans l’Isère, également présent dans l’Oise. Aucune idée précise pour l’instant.
Miaille Nom porté dans le Sud-Ouest (33, 31, 81) et le Sud-Est (83, 84, 26). Variantes : Miailles, Miailhe, Miailhes, Miale, Miales, Mialhe, Mialhes, Mialle. On pense généralement à un sobriquet correspondant à “maille”, avec le sens de monnaie de peu de valeur, que l’on trouve en occitan sous la forme “mialha”. Un autre sens est cependant envisageable, celui de forge, atelier où l’on travaille le fer (du latin *metallea, qui a donné “mesalha” puis “mealha” en ancien occitan), qui expliquerait les nombreux lieux-dits ou hameaux Miaille, Miailhe, Mialle. Louis Alibert (voir bibliographie) donne comme dérivé le mot “mialhon”, avec le sens d’ouvrier travaillant dans une forge à la catalane, qui pourrait expliquer les noms Miallion, Miallon (26), et leurs dérivés Mialonier, Myallonnier (on notera cependant que Mialons est le nom d’un ancien fief à Piégon, 26).
Mialane Également écrit Mialanes, le nom devrait désigner celui qui est originaire de Mialanes, village et ancienne paroisse au Malzieu-Forain, dans la Lozère. Le toponyme, écrit Miolanes sur la carte de Cassini, pourrait correspondre à une forme féminine du gaulois Mediolanum (= la plaine du milieu), mais il faudrait des formes médiévales pour en être sûr.
Mialaret Le nom est porté dans la Corrèze. Variante : Mialareix. C’est un toponyme qui pourrait désigner un verger de pommiers ou un champ de millet.
Miallet Porté dans la Corrèze et le Puy-de-Dôme, désigne celui qui habite une localité portant ce nom ou en est originaire. A noter les hameaux de Miallet à Chamboulive (19) ainsi qu’à Bussières et Paslières (63). Sens possible : verger de pommiers. Voir aussi Miaille. On trouve dans l’Aveyron la forme Mialet, correspondant à plusieurs hameaux de ce département : à Brusque, à Plaisance, à Peux-et-Couffouleux et à Séverac-le-Château (Mialet est également une commune de la Dordogne).
Miancien Le nom est porté en Bourgogne (21), il s’est écrit également Myancien. Aucune idée, sinon l’éventuelle transcription d’un patronyme étranger. Dans ce cas, il pourrait s’agir du nom allemand Meinssen, forme génitive de Meins, qui est lui même un hypocoristique du nom de personne Meinhardt (voir Mainard).
Mias Patronyme du Sud-Ouest, qui pourrait être une contraction de Millas, Milhas (noms de communes, mais aussi toponymes évoquant le mil, céréale très cultivée au moyen âge).
Miatkowski Nom polonais formé à partir de miasto (= ville). Désigne celui qui vient de la ville, ou qui est originaire d’une localité nommée Miastko, Miastkowo. Variantes : Miastkowski, Miaskowski, Miastowski.
Miau Le nom est surtout porté en Vendée. Variantes : Miaud, Miault, Miaut. Selon M.T. Morlet, il s’agit d’un nom de personne d’origine germanique, Midwald (mid = milieu + waldan = gouverner).
Miaulet Nom très rare porté dans le Gard (mais qui n’en est pas forcément originaire). Peut-être un toponyme : un hameau s’appelle Miaulet à Comberouger (82). Quant au sens, on peut penser à un dérivé de “miaule”, variante de “mieule”, qui en occitan peut être un adjectif (= mou, humide) ou un nom (= le milan, oiseau).
Micaelli Nom porté en Corse, beaucoup plus rarement en Italie (Toscane). Il correspond au prénom Michel (hébreu mîkha’el = celui qui est à l’image de Dieu). Reste à savoir si le nom est typiquement corse, ou s’il a été importé (on peut penser à une origine juive).
Mical Variante rare du prénom Michel, portée notamment dans l’Ardèche. Diminutifs : Micalet (48), Micallaud (73). Forme italienne : Micale (surtout portée en Sicile). Dérivés : Micaletti, Micalizzi.
Micaux Variante ou diminutif de Michel. Le nom est surtout porté dans l’Eure et dans la Haute-Saône, ainsi qu’en Guadeloupe. Formes voisines : Micau (33), Micaud (87, 03, 85), Micault (35, 85, 86), Micaut (76, 03). Avec un autre suffixe : Micard (03, 88), Micart (08).
Miccoli Très fréquent à l’extrémité des Pouilles, ce nom italien est aussi présent dans d’autres régions (Lombardie notamment). C’est un diminutif de Micco, lui-même hypocoristique de Menico, Domenico (= Dominique).
Michalak L’un des plus répandus parmi les dérivés polonais du prénom Michel (polonais Michal). Autres dérivés fréquents : Michalczuk, Michalczyk, Michalek, Michalik, Michalska, Michalski, Michalowski (renvoyant à une des nombreuses localités appelées Michalów ou Michalowo).
Michalet Diminutif du prénom Michel, porté dans le Jura et la région lyonnaise. Variante : Michallet. Avec d’autres suffixes : Michalat (38, 07), Michalau, Michaleau (23), Michalland, Michallat, Michallon, Michalloud, Michalon, Michaloud (38, 69, 42), Michalot (27, 43), Michaloux (21).
Michard Dérivé du prénom Michel (diminutif ou péjoratif) surtout porté dans l’Allier et le Puy-de-Dôme. Forme voisine : Micard (03, 88).
Michardière Désigne celui qui est originaire de la Michardière, le domaine appartenant à Michard. Nom originaire soit du 79, soit du 86.
Michaud Diminutif de Michel très porté dans le Jura et en Bourgogne, également présent en Vendée et dans les Charentes.
Michaudet Diminutif de Michaud (= Michel) porté surtout en Bourgogne. Avec d’autres suffixes : Michaudeau (37, 79), Michaudel (61, 19, 46), Michaudon (69, 42, 21).
Michaut Variante ou diminutif de Michel, que l’on rencontre notamment dans l’Yonne et dans la Somme. Autres formes : Michau (28, 45), Michaud (39, 71, 85), Michault (77, 45), Michaux (59, 62), Micheau (03, 85, 86), Micheaud, Micheault, Micheaux.
Michaux Variante ou diminutif de Michel (voir ce nom) que l’on rencontre surtout dans le Nord-Pas-de-Calais.
Michéa Le nom est porté dans la Côte-d’Or (nombreuses attestations depuis le début du XVIIe siècle). Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un nom de personne, Michée, porté par l’un des douze petits prophètes de la Bible (hébreu Mishah). Le nom de famille Michée existe aussi, il se rencontre en Guadeloupe, ainsi que dans l’Aisne et le Nord.
Michecoppin Le nom est porté dans l’Yonne depuis plusieurs siècles (une plaque funéraire d’un nommé Pierre Michecoppin, datée de 1550, se trouve dans l’église de Dannemoine). Variantes : Miscopain, Miscopein. Difficile d’interpréter ce surnom. Le verbe “michier” signifiait en ancien français assommer, mettre en pièces. Le mot “coppin” est attesté au XVe siècle comme variante de “compaing” (= compagnon). Mais rien ne dit que ce soit la bonne piste.
Michel, Micheu, Miquel Formes française et catalane (ou occitane) du même nom de baptême, qui représente le nom d’origine biblique mîkha’el (= celui qui est à l’image de Dieu). A noter la forme Micheu, à finale vocalisée, qui s’écrivait parfois Mixeu au XIXe siècle.
Micheland, Michelant Nom rencontré en Lorraine (54, 88). Sans doute un diminutif de Michel. Je n’ai en tout cas pas d’autre piste.
Michelangeli Porté en Corse ainsi qu’en Italie (Lazio notamment), c’est un nom de baptême composé (Michele = Michel + Angelo = Ange), le -i étant un pluriel marquant la filiation. La forme Michelangelo existe aussi en Italie, mais elle y est très rare.
Michelet Diminutif de Michel, porté notamment dans le Finistère, le Limousin et le Poitou. Variantes : Michellet (23, 79), Michelez. Formes italiennes : Micheletto, Micheletti. Forme latinisée : Micheletty (37). Matronyme : Michelette.
Micheli Forme plurielle de l’italien Michele (= Michel) très répandue dans toute la moitié nord de l’Italie, avec une forte concentration en Lombardie.
Michelin Diminutif de Michel, surtout porté en Saône-et-Loire. Matronyme : Micheline. Forme italienne ou corse : Michelini.
Michelon Diminutif de Michel, porté notamment dans l’Ain et la Haute-Vienne. Variante : Michellon (05, 01). Forme corse : Micheloni (où le suffixe est plutôt augmentatif). Le nom Michelon (Michelón) se rencontre aussi en Italie du Nord (Vénétie surtout), mais dans ce cas le suffixe est plutôt augmentatif.
Michelot Diminutif de Michel porté surtout en Saône-et-Loire, dans une région où le suffixe -ot est le plus fréquemment utilisé pour former des dérivés. Matronyme rare : Michelotte. Forme italienne ou corse : Michelotti.
Micheneau Assez courant en Vendée et en Poitou, le nom est souvent considéré comme un diminutif du prénom Michel, formé à partir de Michon. Cependant, certains actes anciens montrent qu’on pourrait avoir affaire plutôt à une variante de Méchineau (voir Méchinaud pour le sens), un patronyme porté dans la même région. Variantes : Michenau, Michenaud, Micheneaud. Formes voisines : Michenet (36, 23), Michenot (79, 85).
Michez Surtout porté dans le Nord et dans l’Oise, c’est une variante de Michet, diminutif de Michel.
Michiels Variante flamande du nom de baptême Michel, avec s de filiation. On trouve aussi la forme Mickiels.
Michon Diminutif de Michel (voir ce nom) très répandu en Vendée et en Saône-et-Loire. Sur Michon, se sont formés d’autres diminutifs : Michonet, Michonnet (23), Michonneau (79, 85).
Michot Diminutif de Michel (voir ce nom) fréquent dans la Nièvre.
Michoud Probable variante de Michaud (= Michel), le nom est surtout porté en Haute-Savoie et dans l’Isère. Diminutif : Michoudet (01, 39).
Mickleburgh Nom porté en Angleterre, dans la région de Bristol. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Mickleburgh. Sens du toponyme : la grande forteresse.
Miclet Surtout porté dans la Marne, c’est une contraction soit de Micolet, Micollet (Rhône-Alpes), diminutifs qu’il faut rattacher au prénom Nicolas (Nicol > Micol), soit de Miquelet, diminutif de Michel.
Miclo Nom fréquent en Alsace-Lorraine (68, 88). Variante : Miclot (88, 50). C’est une contraction de Micolot, l’un des nombreux diminutifs du prénom Michel en apparence, mais qui peut très bien correspondre aussi au prénom Nicolas.
Micolau Variante du nom catalan Nicolau (= Nicolas).
Micoud Variante soit du prénom Michel, soit plutôt de Nicolas (Nicol >Micol) surtout portée dans l’Isère.
Micouleau Porté notamment dans la Gironde et les Deux-Sèvres, c’est un diminutif de Micou (17, 85), variante du prénom Michel ou plutôt de Nicol, Nicou (= Nicolas, devenus Micol, Micou). Autres formes : Micoulas (33), Micoulau (64, 16, 33), Micoulaud (11, 31), Micoulaut (81), Micoulaz (38, 73), Micouleaud (09), Micoulet (07), Micoulin (13, 84), Micoulloud, Micouloud (Rhêne-Alpes), Micoulot (70).
Midavaine Nom porté notamment dans l’Oise et dans le Nord. Variantes : Midaven (02), Midavainne, Midavoine. Le nom semble se décomposer en ‘muid d’avoine’, désignant un producteur ou un marchand d’avoine.
Midi Surtout porté dans la Manche, le nom désigne-t-il une maison ou un hameau exposés au sud ? C’est possible, même s’il faut se méfier des interprétations trop faciles. Variante : Midy (29).
Midière Pourrait désigner celui qui est originaire de la Midière, nom d’un hameau à Baracé (49). Seul problème : le nom est porté dans l’Yonne au moins depuis le XVIIe siècle.
Midol Le nom est surtout porté dans le Jura et dans l’Ain. On le rencontre également sous les formes Midou et Midoux, cette dernière étant assez fréquente dans les Ardennes et la Somme. Sens obscur. La solution la plus logique serait un éventuel nom de personne d’origine germanique formé sur les racines mid (= récompense) et wulf (= loup).
Miège Nom porté en Haute-Savoie qui désigne en principe un médecin. À noter cependant qu’un village du Valais s’appelle Miège (sans doute avec le sens de “lieu situé au milieu”). La forme piémontaise Miegge, également présente dans les Hautes-Alpes, devrait avoir aussi le sens de “médecin”, même si là encore un toponyme n’est pas forcément à exclure.
Miegeville, Miègeville Voir Mitjaville pour le sens. Le nom est surtout porté dans les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne. Variante : Miegebielle (64).
Miele Assez fréquent en Italie, notamment en Campanie, c’est un nom de personne médiéval évoquant apparemment le miel (= qui est doux comme le miel), mais qui peut aussi être une forme syncopée de Michele (= Michel). Variante ou forme plurielle : Mieli (Lazio).
Mielvaque Le nom est surtout porté dans la Corrèze. Variantes : Mielvac, Millevaque. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Millevaches ou du plateau portant le même nom. Le toponyme (Millevaccas en 1048) conserve son mystère et, faute d’explications suffisamment pertinentes, il n’est pas interdit d’y voir tout simplement un lieu propice à l’élevage des bovins.
Mien C’est dans l’Aisne que le nom est le plus répandu, on me signale aussi sa présence en Charente. Formes voisines : Miens (59, 58), Mience (59, 62, 02), Mienne (62, 80). Sens incertain : peut-être un toponyme (lieu situé au milieu), à moins qu’il ne s’agisse d’un ancien prénom.
Mienniel Le nom est porté dans la Seine-Maritime, mais on n’en trouve apparemment aucune mention avant 1871 (une naissance à Bosc-Geffroy, commune de Callengeville). Il existe cependant dans le même département des formes très proches : Méniel, Ménielle, Mesniel ou encore Meiniel (ce dernier nom est également porté dans le Cantal). Pour le sens, on pensera à un toponyme : Méniel (autrefois Mesniel) est le nom de deux hameaux à Fallencourt, non loin de Bosc-Geffroy : Haut Méniel et Bas Méniel. Il devrait s’agir d’une variante de “me(s)nil”, terme désignant une maison ou une exploitation agricole (voir Dumesnil).
Mière Le nom est porté en Normandie (50, 76). Variante : Mierre. C’est une autre graphie de l’ancien français mire (= médecin). Autres formes : Le Mière, Le Mierre.
Mierzejewski Ce nom de famille fréquent en Pologne est un dérivé de mierzeja, terme géographique désignant une langue de sable. Il désigne celui qui est originaire de Mierzejewo, nom d’au moins deux localités polonaises.
Miesch Porté notamment dans le Haut-Rhin où il est présent au moins depuis le XVIIe siècle, le nom pourrait venir de Suisse. Il semble correspondre à l’allemand Mies, toponyme avec le sens de lieu où pousse la mousse (Moos), endroit humide. Dérivé : Miescher. En composition : Mieschberger (celui qui habite un lieu-dit Mieschberg ou Miesberg).
Miet Rencontré notamment dans les Ardennes et la Seine-et-Marne, c’est un sobriquet désignant une personne très petite (ancien français mie = miette de pain).
Miette Nom surtout rencontré en Picardie, en Normandie et dans les Ardennes, mais aussi dans le Maine-et-Loire. C’est peut-être un matronyme formé sur Miet, sobriquet désignant une personne très petite (ancien français mie = miette). Il semble cependant préférable d’envisager un hypocoristique du prénom Mathilde.
Mieulet Nom porté dans le Sud-Ouest (82, 81, 47). Paraît désigner celui qui est originaire du Mieulet, nom d’un hameau à Pers (15), ou plutôt des Mieulets, autre hameau à Nègrepelisse (82). Le toponyme doit évoquer un lieu fréquenté par le milan ou par un rapace voisin (mieule dans le Rouergue).
Mieusement Porté en Seine-Maritime, devrait être la francisation d’un nom flamand : peut-être Meeseman, variante de Meerseman (= marchand).
Miévis Surtout porté en Belgique (variante : Miewis), c’est une autre forme du flamand Meeuwis, qui correspond lui-même à Meeus, hypocoristique du prénom Barthélémy.
Mifflet Nom assez rare porté notamment dans l’Ain. Il pourrait s’agir d’une variante de Miffred (04), nom de personne d’origine germanique (Mitfrid : mit = milieu + frid = paix).
Miffre Nom de personne d’origine germanique, Miffred, Mitfrid (mit = placé au milieu + fred = paix).
Mifsud Le nom est d’origine maltaise. Il désignerait une personne reposée (source : Joseph Cutayar, Parlons maltais). Un site web lui donne pour sa part le sens de ‘gâté’.
Migeon Correspond à Michon, diminutif de Michel (voir ce nom), dans des régions où ce prénom s’est prononcé Migel. C’est dans le Cher et les Deux-Sèvres qu’il y a le plus de Migeon.
Miginiac Nom porté en Corrèze. Désigne celui qui est originaire de Miginiac, hameau à Champagnac-la-Noaille, dans le même département.
Miglierina Apparemment, ce nom italien semble désigner celui qui est originaire de Miglierina, petite commune de Calabre. Mais, en Italie, il est porté uniquement dans la province de Varese, tout comme la forme plurielle masculine Miglierini, plus rare. Dans ces conditions, on envisagera plutôt un diminutif de Migliore (voir ce nom), à rapprocher de Migliorini.
Migliore Le nom est fréquent dans plusieurs régions d’Italie (Sicile, Campanie, Piémont, Lombardie). On rencontre très souvent aussi la variante plurielle Migliori. Il correspond au latin melior et au français meilleur, et a été utilisé en Italie comme nom de baptême augural (destiné à amener la chance sur son porteur). Variante : Miglior. Dérivés : Migliorati, Miglioratti, Migliorelli, Migliorero, Miglioretti, Migliorino, Migliorini.
Mignard Surnom donné à une personne gracieuse, gentille, mignonne, avec un sens en principe légèrement péjoratif (suffixe -ard). L’ancien provençal utilisait le mot mignart pour désigner un enfant gâté. C’est en Bourgogne que le nom est le plus répandu.
Mignardot Nom surtout porté en Bourgogne (21). C’est un diminutif de Mignard (voir ce nom).
Mignaut Voir Mignot pour le sens. Le nom est rare, on le trouve notamment dans la Côte-d’Or. Variantes, elles aussi plutôt rares : Mignaud (24, 36), Mignault, Mignauw, Mignaux.
Migné Le nom est surtout porté en Vendée. Variante : Minié. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Migné. Deux communes portent ce nom, dans l’Indre et dans la Vienne. Sens du toponyme : le domaine de Magnius ou de Mannius, noms de personnes latins.
Mignien On rencontre le nom en Picardie (62) et en Champagne. C’est une variante régionale de Magnien, Maignien, nom de métier qui désigne un chaudronnier ambulant.
Mignol Porté notamment dans la Nièvre, correspond à l’adjectif d’ancien français “mignol” (= agréable, caressant). Diminutif : Mignolet (02).
Mignon Nom surtout porté dans le Finistère et la Marne. Le sens est le même que pour Mignot (voir ce nom). Diminutif : Mignonneau (Vendée, Charentes).
Mignot Nom très courant dans toute la France, notamment en Normandie et en Auvergne. C’est un adjectif qui signifie en ancien français joli, gracieux, aimable. Matronyme : Mignotte (Bourgogne).
Miguel Variante en principe espagnole de Michel. Attention cependant : le nom se rencontre quelquefois en Belgique, où il n’a sans doute rien d’espagnol, tout comme son diminutif Miguet.
Miherre Nom très rare porté aujourd’hui dans le Bordelais. Deux hameaux des Pyrénées-Atlantiques s’appellent Miherre, à Lourdios-Ichère et à Osse-en-Aspe et sont certainement liés à ce nom. Le toponyme semble basque, mais je préfère ne pas me prononcer sur sa signification.
Mikaelidès Patronyme grec. Désigne le fils de Mikael (= Michel).
Mikuli L’une des nombreuses formes slaves correspondant au prénom Nicolas (tchèque Mikulas, polonais Mikolaj). Forme voisine : Mikula.
Milan Nom porté dans le Rhône, la Gironde et la Marne, autant dire un peu partout en France. Semble désigner une personne avide, rapace (métaphore liée à l’oiseau de proie). Il pourrait cependant s’agir d’un nom de baptême à rattacher au prénom Emile (éventuellement aussi au germanique Milo < mil- : bon, généreux). On trouve la forme latinisée Milanus en Lorraine. On pensera aussi à celui qui est originaire de Milan, surtout lorsque le nom est porté en Italie (Vénétie).
Milani Patronyme italien désignant, tout comme Milano, celui qui est originaire de la ville de Milan. Il a pu avoir été porté par des juifs, notamment en Lombardie. Dérivés : Milanese, Milanesi.
Milard Porté notamment en Champagne (10, 51), c’est un nom de personne d’origine germanique (voir Millard pour le sens).
Milazzo C’est de très loin en Sicile que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Milazzo, commune de la province de Messine. Avec le même sens : Milazzi.
Milbeau Surtout porté dans le Finistère, le nom est plus courant sous la forme Milbeo (Milbéo). Variante : Millebeau. Il devrait s’agir d’un nom de personne d’origine germanique, Milibald (mil = bon, généreux + bald = audacieux). Cependant, on a tenté de lui trouver des racines bretonnes, l’explication la plus souvent retenue étant un composé des mots mil (= animal) et bew (= vivant), désignant peut-être un lézard. Affaire à suivre !
Milcent Le nom est fréquent en Vendée, on le rencontre aussi dans l’Orne. C’est un nom de personne d’origine germanique, Milsind (mil = bon, généreux + sind = voyage, chemin. Source : M.T. Morlet). Variantes : Milsant, Milsent. Diminutif : Milcendeau.
Miler Le nom est surtout porté dans l’Aisne. Il est également présent en Belgique, et les plus anciennes mentions connues le situent dans la Meuse et la Marne. C’est une variante de Miller, lui-même variante de l’allemand Müller (= meunier).
Milesi Nom italien fréquent en Lombardie, où il paraît être d’origine bergamasque. Il semble que ce soit la forme plurielle de Milesio, ancien nom de personne correspondant au latin Milesius (nom formé sur la ville antique de Milet, en Grèce). Dans de très rares cas, on envisagera aussi celui qui est originaire de Mileto, petite ville de Calabre.
Milet Il semble s’agir d’un hypocoristique formé sur le nom de baptême Emile. C’est dans la Manche et la Loire-Atlantique que le nom est le plus répandu.
Milhaud Un nom que l’on trouve notamment dans le Gard, où il désigne celui qui est originaire de Milhaud, village proche de Nîmes. On rencontre aussi ce nom dans le Massif Central, où il correspond sans doute à celui qui est originaire de Meilhaud (Puy-de-Dôme), et éventuellement de Millau (Aveyron).
Milhomme Nom porté dans la Somme et dans le Nord, rencontré aussi en Belgique. Pourrait désigner celui qui est originaire de Millam, nom d’une commune du Nord (souvent rencontré au moyen âge sous les formes Milham et Milhem). Variantes : Milhem, Milhen. Plusieurs hameaux s’appellent Milhomme(s), Milhome, Milhomis, mais on les rencontre pratiquement tous en Gascogne, où ils sont aussi noms de famille (sens obscur). Dans tous les cas, le rapprochement avec ‘mille hommes’ est évidemment possible, mais paraît difficile à expliquer.
Milinkovitch Nom slave sans doute formé sur la racine “mil” (= cher, aimé), à partir du nom de personne serbo-croate Milinko (ou Milenko). Variantes : Milinkovic, Milenkovic.
Millar Nom de famille écossais qui désigne un meunier (variante de l’anglais Miller).


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