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Noms commençant par M

Maalaoui-Malbo
Malbos-Marcout
Marcoux-Maso
Masoin-Mazet
Mazevet-Mervay
Merveille-Millar
Millard-Mondel
Mondet-Morin
Morincome-Myrtho

Millard Nom de personne d’origine germanique, Milhard (mil = généreux + hard = dur), porté surtout en Champagne (10, 51). Variantes : Milard (10, 51), Millart (08).
Millasseau Nom porté en Poitou-Charentes et dans la Vendée. Variantes : Milasseau, Millassaud. C’est en principe un dérivé de l’ancien français “millas, millace”, évoquant le millet (puis le maïs dans le Sud-Ouest), surnom possible de cultivateur ou de marchand.
Millat C’est dans l’Isère que le nom a toujours été le plus répandu (en composition : Millat-Carus), mais on le trouve également dans d’autres régions, notamment en Catalogne, en Languedoc, ainsi que dans le département de l’Yonne. Il s’agit le plus souvent d’un toponyme (= champ de mil ou de millet). Dans l’Yonne, où le nom s’écrit aussi Milat, on peut envisager un hypocoristique du prénom Émile.
Mille Fréquent en Picardie, c’est sans doute une aphérèse du prénom Emile. Autre possibilité, le nom de personne d’origine germanique Milo (mil = bon, généreux).
Milleau Nom rare porté dans les Deux-Sèvres et en Aquitaine. Deux possibilités : soit un diminutif du prénom Emile, soit un toponyme (à rapprocher par exemple de Millau dans l’Aveyron) désignant le domaine d’Aemilius (= Emile, ce qui ne change finalement pas grand-chose !), formé avec le suffixe -avus.
Millecam Egalement écrit Millecamp, Millecamps, Milcamps, Milecamps, Millequand, Millequant, le nom est porté en Belgique, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie. C’est un toponyme, nom de hameaux ou lieux-dits en Belgique (Rebecq, Flobecq), dans le Nord (Rue Millecamp, ancien hameau à Rumegies) et aussi dans l’Eure-et-Loir, où un hameau se nomme Mille-Champs à Digny. Ce dernier lieu est appelé dans les textes médiévaux “A mi les champs” (1277), “La Salle de mi les Champs” (1481), ce qui permet d’en comprendre le sens : le lieu situé au milieu des champs, parmi les champs.
Miller Quelle que soit son origine (Grande-Bretagne ou Alsace-Lorraine), ce patronyme correspond au métier de meunier. En Alsace-Lorraine, c’est en effet une variante de Müller. On trouve en Ecosse la forme Millar.
Millerand C’est en Bourgogne et en Franche-Comté que le nom a toujours été le plus répandu. Variantes : Millerant, Meillerand. On le considère comme un dérivé du mot “milière” (champ de mil ou de millet). Avec d’autres suffixes : Millerat, Milleraud, Millerault, Milleraut, Milleray, Millereau, Millereaux, Milleret, Millereux, Milleret, Millerin, Milleriot, Millerioux, Milleron, Millerot, Millerou, Millery. À noter cependant que le millerand est aussi un raisin à petits grains, à grains anormalement développés.
Millet Très fréquent en France (18, 86, 71 notamment), c’est dans la plupart des cas un diminutif du prénom Emile, ou encore du nom de personne d’origine germanique Milo (mil = bon, généreux). Peut aussi évoquer un champ de mil. Variante occitane : Milhet.
Millette Porté au Québec , le nom correspond au français Millet (voir ce nom).
Milleville Fréquent dans le département du Nord, le nom désigne celui qui habite parmi la ville (emmi la ville), donc la maison située au milieu de la ville, dans la ville, par opposition à Horlaville (hors de la ville). Variantes : Millevylle, Milville (62, 59).
Milley Porté notamment dans l’Aube et dans le Doubs, désigne, tout comme Milly (71, 69), celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités françaises appelées Milly. Généralement mentionné sous les formes Miliacum, Milliacum, c’est un ancien nom de domaine, peut-être le domaine d’Aemilius. Autre possibilité : lieu où pousse le millet.
Milliard Nom rencontré notamment dans l’Eure, les Vosges et la Haute-Marne. Voir Millard pour le sens.
Milliau Rare, le nom s’écrit aussi Milliaud et peut avoir au moins deux origines. S’il est breton (variante : Miliau), c’est un ancien nom de personne formé sur “mil” (= soldat). S’il est méridional, il peut désigner celui qui est originaire de Milhaud (30) ou de Millau (12).
Millien Surtout porté dans le Pas-de-Calais, c’est une forme avec aphérèse du prénom Emilien.
Milliner Porté dans le Finistère, le nom désigne en breton un meunier (miliner, meliner). Autres formes : Milinaire (50), Miliner (22). Voir aussi Le Mélinaire. Le moulin est représenté pour sa part par le nom de famille Milin (29).
Million Le nom pourrait désigner un producteur de mil ou de millet. Il est cependant préférable d’y voir un hypocoristique du prénom Emile. On le trouve surtout en Haute-Savoie et dans le Haut-Rhin.
Milliou Porté dans le Finistère, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un dérivé du vieux breton “mil” (= soldat, guerrier). Voir aussi Millour.
Millo Dans le Sud-Ouest, le nom peut désigner celui qui est originaire de Millau (12). Dans le Sud-Est, c’est un nom italien, porté dans le Piémont et surtout présent à Trieste (Frioul). Sens obscur (éventuellement à rapprocher de miglio = le mil).
Millon Hypocoristique du nom de baptême Emile, porté surtout dans l’Isère et dans l’Yonne. Autre possibilité, un nom de personne d’origine germanique, Milo (mil = bon, généreux).
Millor L’origine géographique de ce nom rare est trop difficile à localiser pour permettre une interprétation. A priori, il semble signifier “meilleur”.
Millot Diminutif du prénom Emile, ou de Mile (nom de personne d’origine germanique formé sur la racine mil = bon, généreux). C’est en Bourgogne que le patronyme est le plus répandu. Variantes : Milliot (59, 71), Milhot (Lyonnais).
Millour Nom porté dans le Finistère (variante Milliour). Semble correspondre, selon A. Deshayes à l’adjectif breton miliour, milliour (= galant). Une autre hypothèse le fait venir du gallois milwr (= soldat).
Mills Egalement Mill, Mille, Miln, Milne. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit ainsi appelé, lieu où se trouve un moulin.
Milne Nom anglais ou écossais désignant celui qui travaille dans un moulin.
Milon On a tendance à voir dans ce nom un hypocoristique du prénom Émile, ou encore un nom de personne germanique (Milo, racine mil = généreux). Cependant, en Bretagne (22), où il est le plus répandu, il pourrait s’agir d’un ancien nom de personne dérivé du vieux breton “mil” (= soldat). Dérivés : Milonnet (22), Milonet (70, 35).
Milot Diminutif du prénom Emile, porté notamment dans le Loiret et dans le Nord. Variante : Milo (62).
Milsant, Milsent Voir Milcent.
Milza Nom italien porté en Émilie (province de Plaisance). Sens incertain. Le mot “milza” désigne la rate en italien, et semble à l’origine du nom (surnom éventuel d’un tripier ?). À envisager éventuellement le féminin de “milzo”, forme ancienne de “smilzo” (= mince).
Mimaux Variante très rare de Mimaud, Mimeau, Mimeaud, Mimeault, noms surtout rencontrés dans les Deux-Sèvres. Rien à voir avec le mot mime, apparu très tardivement en français (XVIe-XVIIe siècles). Le dictionnaire de M.T. Morlet rattache ces noms à l’ancien occitan mima (rencontré en Limousin), qui signifiait grand-mère.
Mimouni Dérivé de Mimoun (suffixe d’appartenance -i), un nom arabe qui signifie le fortuné, celui qui est béni (maymûn).
Minard Autre forme de Ménard (voir ce nom) portée dans la Bresse et la Bourgogne. Variante : Minnard.
Minasyan, Minassian Nom arménien formé avec le suffixe -ian (marquant la filiation) sur Minas, nom de personne qui semble originaire du grec mênê (= lune).
Minaud Le nom est surtout porté en Vendée. Variantes : Minault (79, 86), Minaut (33), Minaux (59), Mineau, Mineaud (17, 85, 86). C’est un nom de personne d’origine germanique formé sur les racines “magin” (= force) et “waldan” (= gouverner). Voir aussi Minot pour d’autres possibilités.
Minc Porté le plus souvent par des Juifs askhénazes, désigne en principe celui qui est originaire de la ville de Mayence, en allemand Mainz. Avec le même sens : Mintz.
Mince Nom très rare porté dans le Puy-de-Dôme, où il est déjà attesté au XVIIe siècle. Sens incertain. On pense évidemment à l’adjectif “mince” (= menu), mais son sens actuel n’est attesté que depuis le XVIe siècle. En ancien français on donnait le nom de “mince” à une monnaie de faible valeur. Ceci dit, il n’est pas interdit de penser que le nom de famille soit la déformation d’un autre nom. On notera aussi qu’il y a eu autrefois des Mincé dans le Centre (sans doute un toponyme, cf. Le Mincé, hameau à Vauchrétien, 49).
Mincolelli Nom italien rare qui semble originaire de Campanie, tout comme sa variante Mingolelli. Ce sont des diminutifs de Mingoli, lui-même diminutif de Mingo, Minco, formes courtes de Domenico (= Dominique).
Minec Porté dans le Finistère, c’est un dérivé du breton min (= mine, minois), qui a désigné autrefois la bouche. Difficile d’interpréter le surnom avec certitude.
Minelli Fréquent en Italie, c’est en Lombardie que le nom est le plus répandu. C’est le diminutif de Mino, qui est lui-même une aphérèse de noms plus longs, par exemple Giacomino (diminutif de Giacomo = Jacques).
Minereau Nom assez rare porté dans la Vienne. Variantes : Mineraud, Minereaud (16, 79, 86). C’est un diminutif de Minier, nom qui désigne soit une mine, soit celui qui y travaille.
Minet Nom fréquent dans les Ardennes (on le rencontre aussi dans l’Allier). C’est un hypocoristique de noms tels que Jacquemin ou Guillemin, eux-mêmes formés sur Jacques et Guillaume.
Minez Porté dans le Nord, c’est une variante de Minet (voir ce nom). En Bretagne (22), c’est un toponyme avec le sens de montagne, colline (breton menez).
Mingam Surtout porté dans le Finistère, le nom est formé du nom “min” (= mine, visage, mais aussi bouche en moyen breton) et de l’adjectif “kamm” (= tordu, courbe). Donc, celui qui a la bouche ou le visage tordu.
Mingeau Porté notamment dans la Haute-Loire, c’est un hypocoristique d’un nom de personne formé par aphérèse. On pensera soit au prénom Dominique, soit à des noms de personne d’origine germanique (Ermingaud ou Ermingard).
Mingo Hypocoristique de Domingo (= Dominique) fréquent en Espagne. Dérivé filiatif : Minguez.
Mingorance Nom porté en Espagne, plus rarement écrit Mingoranze. Je n’en connais pas le sens.
Mingot Patronyme fréquent dans le Maine-et-Loire et la Vienne. Pour le sens, voir Minguet. Diminutifs : Mingotaud, Mingotaut, portés dans la Haute-Vienne, où l’on trouve aussi les formes Mingout, Mingoutaud.
Minguet Le nom se rencontre en France (Ouest et Sud-Ouest), mais aussi en Belgique. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un diminutif avec aphérèse du nom de personne d’origine germanique (le plus souvent féminin) Ermengard(e), formé des racines erman = immense et gard = enclos. Mais, dans le Sud-Ouest, c’est plutôt un diminutif de Domenge, Domenc = Dominique. Voir aussi Mainguet pour une troisième possibilité.
Minicelle Nom rare porté dans la Meuse, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. La tentation est grande de le rapprocher du patronyme italien Minicelli (hypocoristique de Domenico = Dominique), mais seules des données généalogiques pourraient le confirmer. Dans le cas contraire, on pensera à une aphérèse du latin “dominicella” (= jeune fille, puis servante).
Miniconi Diminutif de Menico, lui-même hypocoristique par aphérèse de Domenico (= Dominique). Nom porté en Corse et en Italie.
Minier Désigne celui qui habite un lieu-dit le Minier (= mine de fer le plus souvent), ou encore celui qui travaille dans une mine. Le nom se rencontre surtout en Bretagne (44, 22) et dans le Loir-et-Cher.
Minique Aphérèse de Dominique rencontrée en Belgique. On trouve aussi en Alsace la forme latinisée Minicus.
Miniscloux Nom porté notamment dans l’Aisne, le Nord et la Meuse. On le rencontre aussi sous la forme plus rare Minisclou (12, 42). Une hypothèse : il pourrait s’agir du maréchal-ferrant, le terme germanique marhskalk s’étant latinisé en mariscalcus, souvent transformé en maniscalcus (cf l’italien maniscalco).
Minjollet Le nom est porté en Saône-et-Loire depuis le XVIIe siècle. En est-il vraiment originaire ? Difficile à dire, car il a des allures gasconnes : on rencontre la forme équivalente Minjoulet dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Toujours dans le Sud-Ouest, on trouve les formes Minjolle, Minjon, Minjot, Minjou, Minjoulat, Minjoulou. Tous ces noms sont des hypocoristiques du prénom Domenge (= Dominique) formés par aphérèse.
Minne Porté surtout dans le département du Nord, le nom est généralement considéré comme lié à l’amour (moyen néerlandais minne, vieux-haut-allemand minna = affection). M.T. Morlet propose un surnom désignant celui qui est délicat en amour. Reste à savoir s’il ne s’agit pas tout simplement d’un ancien nom de personne.
Minoc Porté dans le Finistère, c’est un dérivé du breton “min” (= la mine, le minois, peut-être autrefois la lèvre ou la bouche). Difficile d’avoir une certitude pour la signification du nom. En s’appuyant sur le gallois “miniog” (= pointu), A. Deshayes propose un surnom pour celui qui a le visage pointu ou les lèvres avancées.
Minor Nom porté en Bretagne (22, 29), également écrit Le Minor, Le Mineur (22). Il correspond au breton “minor”, équivalent du français “mineur” (d’âge), qui a souvent désigné un pupille, l’orphelin d’un seul parent et, localement, un héritier unique ou riche. Diminutif : Minorel (22). On peut penser que les noms voisins Minou, Minous, Le Minous, Le Minoux correspondent aussi à “minor” et à sa variante “minour”. Bien que porté en général dans d’autres régions (Limousin, Poitou, Savoie), le nom Minoret devrait avoir un sens à peu près identique. Même chose pour le nom Mineur (59), même si on ne peut totalement négliger le sens d’ouvrier travaillant à la mine.
Minos Le nom est porté en Guadeloupe, où il évoque visiblement le roi mythologique de Crète et a dû être attribué en 1848. On le rencontre aussi dans diverses régions de métropole, où il est plus ancien. Dans l’Eure-et-Loir, il est attesté depuis le XVIIe siècle avec comme variante Mineau (voir Minot et Minaud pour les divers sens possibles).
Minot, Minost Peut-être un nom donné à celui qui utilise un minot, ancienne mesure servant notamment pour le sel. Le minot valait une demi-mine (le mot mine est une altération de émine, latin hemina, mesure d’environ 28 cl). Autre solution : aphérèse de Jacquemin ou Guillemin (diminutifs de Jacques et Guillaume). C’est dans la Haute-Marne qu’il y a le plus de Minot. On rencontre les Minost notamment dans la Seine-et-Marne.
Minute C’est dans la Somme que le nom a toujours été le plus répandu. Variante rare : Minutte. Il faut sans doute y voir une variante de l’ancien français “menut” (= petit, grêle, menu). C’est également ce sens qu’il faut donner aux noms d’origine italienne ou corse Minuti, Minutti, Minuty, Minutillo, Minutolo, Minutoli (adjectif italien “minuto” = très petit).
Minvielle Nom de famille gascon désignant selon Michel Grosclaude (voir bibliographie) la maison située au milieu de la ville. Voir aussi Menvielle pour un autre sens. Variantes : Minville, Mimbielle, Minbielle.
Minviole Porté dans les Landes, le nom peut aussi s’écrire Minviolle, les deux formes étant très rares. Comme on n’en trouve aucune attestation avant le XVIIIe siècle, il semble qu’on ait affaire à une déformation de Minvielle (voir ce nom).
Miny Surtout porté dans le Jura, c’est un nom sur lequel il est difficile de se prononcer. Peut-être un diminutif de nom de personne, à la manière de l’italien Mini (hypocoristique de Giacomino ou d’autres noms terminés par -ino).
Mioche Nom surtout porté en Auvergne (63). C’est sans doute un sobriquet désignant une personne très petite (de mica = miette > mie). A noter cependant qu’un hameau du Puy-de-Dôme porte ce nom (commune de Bromont-Lamothe). Le patronyme Mioch existe aussi, dans l’Aveyron et l’Hérault, mais il pourrait avoir une autre origine : le latin modium > mueg, qui signifie en occitan muid (mesure utilisée pour le vin).
Miollan Surtout porté dans les Hautes-Alpes, désigne celui qui est originaire de la commune de Méolans (04). Variante : Miolan (04). Etymologie : gaulois mediolano (= la plaine du milieu ou le sanctuaire du milieu).
Mion Le nom est porté dans le Pas-de-Calais (variante : Miont), on le rencontre aussi dans le Doubs et le Cher. Il semble correspondre à l’ancien français “mion”, qui a eu le sens de “miette” (surnom pour un homme tout petit), mais qui est aussi attesté avec le sens de “sot”. On pensera aussi à une contraction de Millon (voir ce nom). De nombreux Mion sont également originaires d’Italie (Vénétie), où le nom est sans doute une aphérèse de Simon, Siméon, à partir d’une forme Simion, elle aussi attestée en Vénétie.
Miossec Porté notamment dans le Finistère, le nom s’écrit aussi Miocec, Miorcec. Sens obscur.
Miot Nom porté dans les Deux-Sèvres (également 59, 52). Variante ou matronyme : Miotte (36, 59, 80). Semble se rapporter à l’ancien français miot (= miette) et être un surnom pour un homme tout petit. On peut aussi penser au diminutif d’un prénom : ainsi, en Italie, les formes Miotto, Miotti sont considérées comme des hypocoristiques de Bartolomeo (Bathélémy).
Miquel Voir Michel.
Miquet On rencontre ce nom surtout en Haute-Savoie et dans le Pas-de-Calais. Dans les deux cas, c’est un diminutif du prénom Michel. A noter, en Haute-Savoie, les noms composés Miquet-Borret et Miquet-Sage.
Miqueu Variante gasconne du prénom Michel. En composition : Miqueu-Bitaillou (64).
Mir Nom de personne d’origine germanique (Miro = illustre), très à la mode en Catalogne dès l’époque carolingienne. Avec le même sens : Miró (cas-régime médiéval de Mir).
Mira On rencontre le nom aussi bien en Italie que dans la péninsule ibérique, où il semble presque toujours être un toponyme (lieu d’où l’on a une belle vue ?). A noter par exemple la commune de Mira en Vénétie, ainsi que deux communes en Espagne et deux autres au Portugal. En Sicile, Mira pourrait être une variante de Mirra (= le merle).
Mirabel Equivalent occitan du français Beauregard, c’est un toponyme très fréquent désignant un lieu disposant d’une vue privilégiée sur les alentours (du verbe mirar = regarder). C’est dans l’Aveyron que le nom de famille est le plus répandu, mais on le trouve aussi dans l’Ardèche et la Drôme. Variantes : Mirabelle (63), Mirabeau (13, 47, 37), Mirabaud. Forme italienne : Mirabello.
Miraglia Nom italien, sans doute un toponyme désignant une tour de guet (latin mirari > mirare, qui signifie admirer, mais qui a eu aussi le sens de voir, guetter). On peut cependant envisager aussi une confusion avec muraglia (= muraille), toponyme fréquent en Italie et porté par une commune de la province de Savona.
Miranda, Mirande Patronyme assez courant dans les Pyrénées-Atlantiques. Désigne celui qui est originaire d’une localité du même nom. Sens du toponyme : tour de guet, belvédère. Il existe quatre hameaux appelés Miranda dans les Pyrénées-Atlantiques, et de très nombreux Mirande dans tout le Sud-Ouest (notamment une commune du Gers). Le nom est également fréquent en Espagne.
Mirat Surtout porté en Corrèze, c’est apparemment le participe passé du verbe occitan mirar (= regarder). On le rencontre en toponymie associé à des sommets, des collines, notamment en Corrèze, avec les hameaux du Grand Mirat et du Puy Mirat à Tulle, du Puy-de-Mirat à Chameyrat. D’autres hameaux s’appellent Mirat, à Marat et à Marsac-en-Livradois (63), à Grand-Vabre (12). A noter enfin le Pech Mirat au Temple-sur-Lot (47).
Miraud Porté notamment dans les Charentes et dans la Loire, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un nom de personne germanique (Meraldus), à rapprocher de Méraud (23). Peut-être une variante de “mira(i)l”, lieu où on a une belle vue, miroir. À envisager aussi une aphérèse d’Amirault (voir ce nom). Formes similaires : Mirau (33), Mirault (41, 77, 51), Miraut (58), Miraux (51, 36), Mireau (72), Mireaud (47), Mireaux (77).
Mirc Surtout porté autrefois dans l’Aude et l’Ariège, le patronyme, sous cette forme, paraît originaire du village de Saint-Julien-de-Briola (11), où il a laissé son nom à un hameau. Il s’agit d’une variante de Mir (voir ce nom), le c final pouvant être dû à l’influence du prénom Marc. Les premières mentions connues donnent les graphies Mir et Myr (le hameau évoqué plus haut apparaît d’ailleurs sous la forme Mir sur la carte de Cassini).
Mirebeau Voir Mirabel pour le sens. C’est dans la Vienne que le nom est le plus répandu (variantes : Mirebault, Mirebeault, Mirbeau, Mirbeaux, Mirbault, Mirbaux). On trouve avec le même sens les formes Mirbel et Mirbelle dans la Marne.
Mireux Le nom est porté notamment dans la Seine-et-Marne et le Loiret (également Paris). Apparemment le surnom de celui qui regarde, qui observe (verbe mirer), donc sans doute un guetteur. Variante : Mireur (Sud-Est).
Mirey Porté en Basse-Normandie, paraît désigner celui qui est originaire de Mirey, hameau au Val-Saint-Père (50).
Mirguet Pourrait désigner celui qui mire (qui observe) au guet. Surnom donné à un guetteur.
Mirland Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique (mir = célèbre + land = pays). Voir aussi Mirlande.
Mirlande Désigne celui qui est originaire de (la) Mirlande, nom de hameaux à Varades (44), Tresses (33) et Marsolan (32).
Mirloup Nom porté dans le Loiret, également écrit Mirlou, Mirloux (variante ancienne : Mireloup). Il pourrait correspondre au hameau de Mirloup à Chiddes (58), ou encore à celui de Mireloup au Tronchet (35). C’est de toute façon un toponyme relativement courant. Sens probable : lieu où l’on voit le loup.
Mirmand Le nom est porté dans la Haute-Loire et la Lozère, où on trouve aussi la forme Mirman, également présente dans le Gard (où il existe un mas Mirman à Caissargues). Il devrait désigner celui qui est originaire de Mirmande, nom d’une commune de la Drôme, mais aussi ancien village fortifié à Saint-Jean-Lachalm, dans la Haute-Loire (“castrum de Mirmanda”, 1210). Le toponyme correspond à l’ancien français “mirmande”, rencontré dans le roman de Blancandin avec le sens de petite ville. A noter cependant que Mirmanda est également attesté comme nom de personne germanique, autre explication possible pour le nom de famille.
Miroir Surtout porté dans la Marne et dans le Nord, également présent en Belgique, le nom a pu désigner par métonymie un miroitier, mais il devrait plutôt s’agir d’un toponyme, peut-être avec le sens de tour de guet (ancien français “miroir” = ouverture par laquelle on regarde), ou encore lieu permettant de bien voir, sans oublier une éventuelle métaphore pour un étang, une pièce d’eau.
Mironneau Rencontré notamment dans la Vienne, c’est un diminutif de Miron, nom lui-même formé sur Mire (= médecin).
Mis Patronyme porté dans l’Aude. Désigne celui qui est originaire de Mis, hameau de l’Ariège (Saint-Girons) ou de la Haute-Garonne (Aignes). De sens incertain, le toponyme semble évoquer un cours d’eau.
Misériaux Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Misériaud. Sens incertain. On peut évidemment penser au surnom d’un miséreux (ancien français “miserel”), mais un rapprochement semble possible avec divers noms de lieux, par exemple Misérieux, commune de l’Ain, ou encore le Miseray, hameau à Thourie (35). De tels toponymes pourraient se rattacher au latin “maceria” (= ruines).
Misery Nom surtout porté dans l’Ardèche. On trouve dans la Drôme la variante Misiri (autrefois aussi Misiry). Désigne celui qui est originaire de Misery, nom de deux hameaux à Cheminas et à Sécheras, dans l’Ardèche. Le toponyme, fréquent aussi sous la forme (la) Misère, désigne une mauvaise terre.
Misiaczyk Peut-être un dérivé du polonais mis (= ours), mais plus probablement un dérivé patronymique correspondant au prénom Michel.
Mismaque Nom surtout porté dans l’Aisne. Variantes : Mismac, Mismack, Mismacq, Mismacque, Mismak. Malgré les apparences, il ne faut sans doute pas le rattacher au mot allemand Mischmasch, qui désigne un salmigondis, un mélange confus. Il semble plus raisonnable d’y voir une déformation de Meesemaecker (voir ce nom).
Missimilly Rare, le nom de famille est surtout porté dans les Hautes-Alpes. Il est plus fréquent sous la forme Meissimilly (voir ce nom).
Missler Porté en Alsace-Lorraine (57, 67), pourrait désigner celui qui habite un lieu appelé Missel (plusieurs lieux-dits en Moselle), toponyme ayant sans doute le sens de “marécage” (sens donné par Bahlow pour expliquer le nom Misselhorn). Le dictionnaire de M.-T. Morlet propose une autre solution, et fait de Missel une variante de Müssel, considéré le diminutif de Mus, forme courte de Hieronymus (= Jérôme).
Misso Assez rare, ce nom italien est porté presque exclusivement dans la province de Naples. Ce devrait être l’équivalent de “messo” (= messager, latin “missus”).
Misson Le nom est porté dans des régions très diverses. En France, on le rencontre surtout dans le Puy-de-Dôme et les Pyrénées-Atlantiques, ainsi que dans le Nord. Il est également présent en Belgique. Le sens varie selon les régions : en Belgique et dans le Nord, c’est un prénom, sans doute hypocoristique de Domisse, Domice (latin Domitius), nom popularisé par un prêtre d’Amiens. En Aquitaine, il désigne celui qui est originaire de Misson, nom d’une commune des Landes. En Auvergne enfin, c’est l’équivalent du mot “moisson”.
Missori Nom porté en Italie dans la région de Rome. Pourrait désigner un envoyé, un messager.
Mistou Le nom est surtout porté dans l’Ariège. Il devrait correspondre à l’adjectif occitan “mistós” (= doux, affable, caressant).
Mistral Voir Métral pour le sens. Le nom est surtout porté en Provence (13, 84), et selon Frédéric Mistral il est originaire du Dauphiné, où il est attesté au XIVe siècle. Forme corse : Mistrali.
Mistre Rencontré en Auvergne et dans l’Allier, c’est une variante de Mestre (voir ce nom).
Mitaillé Porté dans le Morbihan et la Loire-Atlantique, le nom s’est aussi écrit Mitailler. Il semble désigner celui qui travaille le métal (ancien français “mitaille”, le “metaillier” étant celui qui vend ou travaille les métaux). Mais on pensera aussi à une variante de “métayer”.
Mitaine Surtout porté dans la Saône-et-Loire (également 41, 58), désigne en principe un fabricant ou un porteur de mitaines (qui étaient au Moyen Âge des moufles). Variante : Mittaine (39, 71).
Mital Nom porté dans la Loire, également présent dans la Creuse. Variantes : Mitau (24), Mitaud (79), Mitault (86), Miteau (17), Miteaud (79). Semble être un dérivé de l’ancien français mite (occitan mita) = chatte, et donc un surnom donné à un personnage doucereux, trompeur.
Mitard Tout comme Mitouard et Mitaud (voir ces noms), paraît être un dérivé de l’ancien français “mite” (= chatte), surnom possible pour un homme doucereux. C’est en Poitou-Charentes et en Vendée que le nom est le plus répandu.
Mitaty Rare et porté dans l’Indre, le nom semble correspondre à l’occitan “mitat” (= moitié). Dans ce cas, il pourrait désigner un métayer ou une métairie. Il existe en tout cas dans l’Indre des hameaux appelés Les Mitatis, à Chasseneuil et à Mosnay.
Mitaut, Mitaux Nom rencontré en Champagne-Ardennes. Diminutif de l’ancien français mite (= chatte), et donc un sobriquet qui s’applique sans doute à un homme doucereux, un peu sournois. Variantes : Mitau (24, 33), Mitaud (79), Mitault (86, 37), Miteau (17, 86), Miteaud (79), Miteaux.
Mitchell Forme anglaise du prénom Michel. Variante : Mitchel.
Mitchum Egalement écrit Mitcham, Mitchem, désigne celui qui est originaire de Mitcham, localité anglaise du Surrey, au sud de Londres. Autre possibilité : variante de Meachem, Meacham, désignant un maçon.
Miternique Porté notamment dans l’Aisne et le Pas-de-Calais, semble une variante de Metternich, nom de deux localités de Rhénanie (également nom de famille).
Mithieux Surtout porté en Savoie, ce serait, selon l’ouvarge de Fenouillet (les Noms de famille en Savoie), une forme patoisante du prénom Michel. Variante ancienne : Mithioux. Diminutif : Mithiolet.
Mitifiot Le nom est porté dans la Drôme et les départements voisins (69, 38). Variante : Mitiffiot, Métiffiot, Métifiot. Sens incertain. Peut-être le surnom d’un moissonneur (ancien français et ancien occitan mestive, mestiva = moisson).
Mitjaville Graphie agglutinée du catalan “mitja vila”. Désigne la maison située au milieu de la ville, par exemple entre la ville du haut et celle du bas. Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales, tout comme ses variantes Mitjavila, Mitjavile.
Mitouard Nom porté dans le Morbihan et la Seine-Maritime. Variantes : Mitouart (51), Mithouard (28, 89). Semble le surnom d’un homme doucereux, un peu sournois (dérivé de l’ancien français mite = chatte).
Mitrani Porté par des Juifs séfarades, notamment en Turquie, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu. Un internaute me propose celui qui est originaire du port italien de Trani, en Apulie.
Mitrochine Patronyme russe, également écrit Mitroshin, Mitroshkin, c’est un dérivé de Dmitri, Dimitri (nom de personne formé à partir de celui de la déesse grecque Demeter).
Mitrosse Nom rare porté en Gironde, département où on trouve la forme voisine Mitresse, elle aussi bien rare. Je n’en sais pas plus pour l’instant.
Mitschdoerffer Porté en Alsace, désigne celui qui est originaire de Mitschdorf, village de la commune de Goersdorf (67).
Mitsushima Nom japonais composé de deux éléments : le second (“shima”) signifie “île”. Le premier (“mitsu”) peut correspondre à deux mots différents : l’un signifie “trois”, l’autre “miel, nectar”, ou encore “éclat, plénitude”. De toute façon, comme de très nombreux noms de famille japonais, c’est un terme géographique (les trois îles, ou l’île du miel).
Mittelette Le nom est porté notamment dans l’Aisne. Variante : Mitelette (02, 51). Il pourrait s’agir d’un surnom lié au chat (mitte en ancien français).
Mitterrand Le nom est surtout porté dans le Cher (Ménétou-Salon), on le trouve aussi dans la Nièvre. Variantes : Miteran, Miterrand, Mitterand. La définition donnée par Dauzat (mesureur de grain, de mitier = ancienne mesure) est plausible, mais n’est pas forcément la bonne. Il pourrait bien s’agir d’un métayer (celui qui travaille la terre à mi-fruit). A noter aussi qu’un hameau s’appelle Mitterand à Allogny (18).
Mitton Egalement écrit Miton, Mithon, c’est un nom de sens incertain. On pensera d’abord à un dérivé de “mite” (= chat, chatte), surnom possible pour un homme doucereux. Le mot “miton” a aussi désigné (fin du XVe siècle) un gantelet de fer. Enfin, P.-H. Billy (voir bibliographie) propose un nom de personne germanique, Meto. La forme Miton est surtout portée en Charente-Maritime. Quant aux Mitton, on les rencontre dans le Rhône, la Drôme et le Puy-de-Dôme (le nom a également été présent dans la Somme). Diminutifs : Mithonneau, Mitoneau, Mitonneau (17, 49).
Mius En France, le nom est surtout porté en Seine-Maritime. On le rencontre également au Québec (variante : Miousse). Aucune idée quant à sa signification, sinon qu’en picard ‘miu(s)’ signifie ‘mieux’.
Mizelle Le nom est surtout porté dans l’Aube, où il est présent à Fontvannes depuis le début du XVIIe siècle. On trouve aussi dans le même département la forme Misel. Variante ancienne : Miselle. Ces noms pourraient être des aphérèses de “damisel, damiselle”, variantes de “damoiseau, damoiselle”, termes désignant des jeunes nobles (le damoiseau était un noble non encore chevalier). Source : M.-T. Morlet.
Mizzi Hypocoristique d’un nom de baptême italien, sans doute Giacomo (= Jacques) : Giacomo > *Giacomizzi > Mizzi.
Mlekuz Nom slovène dérivé du slave “mleko”, qui désigne le lait.
Moal Un nom breton (départements 22 et 29 surtout) qui est un sobriquet désignant une personne chauve. Variantes : Le Moal, Le Moall, Lemoal (pour d’autres variantes, voir Le Mouel). Diminutifs : Le Moallic, Le Moaligou.
Moan, Le Moan Surnom breton (29) appliqué à celui qui est mince (breton moan). Variantes : Le Moen, Le Moene, Le Moenne (29, 56). Diminutifs : Moennan, Le Moenic.
Moat Rare, le nom est surtout porté en Lorraine (54, 55). Sens obscur. On peut sans doute faire le rapprochement avec Moet, Moët, patronyme champenois lui aussi assez incertain. Peut-être celui qui fait la moue (ancien français et dialecte champenois “moe”, “moette”), mais je n’y crois guère.
Moatti Porté par des Juifs originaires d’Afrique du Nord, le nom s’écrit aussi Moati, Moatty, Moaty. C’est un nom de personne arabe, signifiant “celui qui donne” (mu `aTi).
Mobbs Le nom est rare en France (77). Il s’agit normalement d’un nom anglais, matronyme correspondant à Mabb, contraction de l’ancien prénom Amabel (du latin amabilis = aimable). A noter aussi la forme allemande Mobs, qui doit pour sa part correspondre au prénom Moebius, Möbius (= Barthélémy).
Mocaer Porté dans le Finistère, également écrit Mocaër, c’est selon A. Deshayes un surnom breton avec le sens de “beau garçon” : “mav” = gaillard, auparavant jeune homme + “kaer” = beau, fort. Il semble cependant plus logique d’y voir un marchand de porcs (breton “moc’haer”).
Mochamps Porté en Belgique dans les provinces de Liège et de Namur, peut désigner celui qui est originaire de Mochamps, dans la province de Luxembourg. Sens probable : variante de Mauchamp(s), Malchamp(s) = mauvais champ(s). Une autre localité belge s’appelle Malchamps (province de Liège).
Mochet Porté dans l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne, le nom semble être un diminutif de mo(u)che (= mouche, abeille), surnom possible d’un apiculteur. Le mot ‘mouchet’ a servi aussi à désigner l’émouchet, petit faucon utilisé pour la chasse.
Mochon Surtout porté autrefois dans la Mayenne et en Poitou-Charentes, pourrait être un sobriquet lié à l’ancien français “mochon” (= moucheron), mais c’est loin d’être une certitude.
Mockel Le nom est porté en Alsace-Lorraine. Variante : Mockels. C’est un diminutif de Mock, qui semble correspondre au moyen-haut-allemand mocke (= bloc), surnom pour un lourdaud ou un homme trapu.
Mocq Le nom est notamment porté dans le département du Nord. C’est une variante de Mock, qui semble correspondre au moyen-haut-allemand mocke (= bloc), surnom pour un lourdaud. Autre possibilité, comme pour Moch : nom porté par des juifs et correspondant à l’hébreu mosheh (= Moïse).
Mocques Patronyme rare rencontré dans le Calvados. Sens obscur. Pourrait correspondre à Mouque, forme picarde de mouche (sans doute avec le sens d’abeille, ce qui serait le surnom d’un apiculteur).
Modafferi Le nom est presque exclusivement porté dans le sud de la Calabre (Reggio di Calabria). Variantes : Modaffari, Madaffari. C’est un nom de personne arabe, muZaffar (= victorieux).
Modard Nom de personne d’origine germanique (voir Motard pour le sens) porté en Normandie. Variante : Modart.
Modat, Moudat Deux possibilités, je ne sais laquelle choisir. Soit un sobriquet désignant une personne bien habillée (mudat, participe passé du verbe mudar < latin mutare = changer). Soit un nom de personne d’origine germanique, Modhard ou Modoald (dans les deux cas, la racine mod signifie courage). La forme Moudat se rencontre essentiellement en Salanque.
Modenese Nom italien surtout porté en Vénétie désignant celui qui est originaire de la ville de Modène, en Emilie. Pluriel filiatif : Modenesi (Lombardie, Emilie-Romagne). Le sens du toponyme est très incertain : la ville est déjà mentionnée en 183 av. J.-C. sous la forme Mutina, nom obscur sans doute d’origine étrusque, pour lequel on propose parfois le mot “mutna”, qui a eu peut-être le sens de “tombeau”.
Moderie, Modérie Le nom est porté au Québec, où il s’écrit aussi Modery, Modéry, patronyme rencontré également en Belgique et en Alsace. Il devrait s’agir d’un nom de personne germanique, Modric (mod = coeur, courage + ric = puissant).
Modesto Le nom est porté en Espagne ainsi qu’en Corse et en Italie, où on trouve plus fréquemment le pluriel filiatif Modesti. C’est un nom de baptême (latin “modestus” = modéré, doux, vertueux) popularisé par divers saints, dont un martyr à Agde. La forme française est Modeste, patronyme rencontré en Guadeloupe et en Martinique, ainsi que dans la Somme. Variante bretonne : Modest (29). Diminutifs : Modestin, Modestine, Modétin (Martinique), Modestini (Italie).
Modicom Porté dans le Morbihan, le nom s’écrit aussi Modicum. Je ne vois pas d’autre solution que de le rattacher au latin “modicum” (= un peu de), qui est d’ailleurs utilisé en anglais depuis le XVe siècle avec ce sens. Reste à savoir ce qu’il a pu vouloir dire comme surnom.
Modot Porté en Bourgogne (21, 89), c’est sans doute un diminutif du nom de personne d’origine germanique Modart, Modard (Modhard : muot = esprit, âme + hard = dur).
Modugno Nom italien porté dans les Pouilles (province de Bari). Il désigne celui qui est originaire de Modugno, commune de la même province. Le toponyme apparaît pour la première fois sous la forme Medunio (1021). Son sens est incertain.
Moeckes Surtout porté en Lorraine (54, 88), pourrait être un patronyme juif correspondant à l’hébreu mosheh (= Moïse). On peut également, tout comme pour Mock, rattacher le nom au moyen-haut-allemand mocke, surnom pour un lourdaud.
Moeglin Porté en Alsace-Lorraine, c’est le diminutif de Moegel, nom de personne d’origine germanique (racine magan = force).
Moellic Le nom est porté dans le Morbihan (variante : Moillic). C’est un diminutif de Le Moel, Le Mouel, surnom donné à un chauve. On rencontre plus fréquemment la forme Le Moellic. Autres diminutifs : Moello, Moelo (56), Moellou (29).
Moelmer Nom rare également écrit Moellmer. C’est apparemment un dérivé de Moellem, autre nom rare porté dans le Bas-Rhin. Peut-être celui qui est originaire de Mollem, commune belge du Brabant flamand, ou d’une autre localité portant un nom similaire.
Moernaut Variante de Moerenhout, toponyme flamand qui signifie vraisemblablement bois marécageux. Le patronyme désigne celui qui habite un lieu-dit portant ce nom ou qui en est originaire.
Moeurs Nom assez rare, que l’on trouve à la fois en Vendée et dans l’Aube. Dans ce dernier département, il s’agit certainement de celui qui est originaire de Moeurs, petit village de la Marne. En Vendée, il doit s’agir également d’un toponyme, reste à savoir où il se trouve et s’il s’orthographie bien de la même façon.
Mogaburu Nom basque également écrit Mugaburu, Mugabure, Mougabure. Comme la plupart des noms de famille basques, c’est un toponyme, celui-ci étant composé de “muga” (= limite, frontière, territoire délimité) et de “buru” (= tête, sommet, extrémité, début). Difficile d’en connaître le sens précis, plusieurs interprétations étant possibles, par exemple le sommet de la frontière, le début de la frontière.
Mogeny Nom rare porté en Haute-Savoie, où l’on trouve plus souvent les formes voisines Mogenet et Mogenier. Ce sont des variantes de Mongeny, Mongenet, Mongenier, diminutifs de Mongin, lui-même diminutif de Monge (= Demonge = Dominique).
Mogeon Patronyme savoyard, rencontré aussi dans l’Isère. Pourrait désigner un marchand ou un gardien de génisses (moges en savoyard, du latin mugientes = bêtes à cornes). Voir aussi Mogeny.
Mogg Le nom peut être d’origine anglaise. Dans ce cas, c’est une variante de Magg, forme courte de Margaret (= Marguerite). On le rencontre parfois aussi en Allemagne, et il est attesté dans le Haut-Rhin au XVIIe siècle (également écrit Mog), sans doute comme variante de Mock (voir ce nom).
Mogin Variante de Mongin (hypocoristique de Demonge = Dominique), le nom est surtout porté dans la Haute-Marne. Diminutifs : Moginet, Moginot, rencontrés également dans l’Est.
Mogne Variante normande (76) et picarde de Moigne (voir ce nom).
Mognolle Nom rare, rencontré dans l’Oise. Peut-être un dérivé de Mogne (voir Moigne), ou alors un toponyme à découvrir.
Moguet Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Moguez) et en Savoie. Le sens me paraît bien incertain. Peut-être un toponyme, notamment en Savoie (où l’on trouve le hameau de Moguet à Groisy, 74). Peut-être une déformation de Moquet (surnom d’un homme moqueur).
Mohamed, Mohammed En arabe, c’est bien sûr le nom du Prophète (muHammad = le très loué).
Mohan Le nom est surtout porté dans le Calvados, où il est venu au XIXe siècle, originaire de Mayenne. Il pourrait s’agir d’une variante du breton Moan (voir ce nom), mais aucune certitude, tant les mentions anciennes du nom sont rares.
Mohand Nom de personne berbère, équivalent de l’arabe Mohammed. En composition : Aït-Mohand, Ben Mohand (= fils de Mohand).
Mohier Nom de personne d’origine germanique, Modhari (mod = courage + hari = armée), porté notamment dans l’Eure-et-Loir.
Mohimont Porté dans les Ardennes françaises et belges, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On peut penser à Mohimont, ferme dans la commune de Sohier (province de Luxembourg), mais le toponyme existe aussi dans le département des Ardennes : lieux-dits à Houldizy et à Rubécourt-et-Lamécourt. En Belgique, c’est également le nom de hameaux ou villages près d’Orval et à Daverdisse.
Mohonval Nom de famille porté en Belgique. Désigne certainement celui qui est originaire d’une localité nommée Mohonval, mais celle-ci demeure impossible à situer. Par contre, il existe un village appelé Mohon dans les Ardennes, près de Charleville-Mézières, preuve que le nom n’était pas inconnu. Sens du toponyme : soit la vallée de Mohon (nom de personne), soit la vallée du moineau (liégeois mohon). Le rapport avec l’ancien wallon mohon (= maison) ne semble pas convenir ici.
Mohr Fréquent en Alsace-Lorraine, le nom est le plus souvent un sobriquet appliqué à celui qui est noir comme un maure (allemand Mohr = maure). Autre solution : un toponyme avec le sens de marécage.
Moigne Semble correspondre à l’ancien français moign, moignon (= mutilé). Sobriquet donné à une personne estropiée (surtout fréquent dans l’Ouest).
Moignon, Mognon Sobriquet désignant une personne mutilée (voir Moigne).
Moille Surtout porté en Haute-Savoie, c’est un toponyme ayant le sens de terrain marécageux. C’est le nom d’un hameau au Biot (74), appelé la Moille. On trouve aussi le Moille à Queige (73). Plusieurs autres mentions en Isère (Luzinay et Chasse-sur-Rhône).
Moinardeau Diminutif de Moinard, lui-même dérivé péjoratif de Moine (voir Lemoine). C’est en Vendée et en Poitou-Charentes que l’on trouve les Moinard et les Moinardeau.
Moinel On peut penser à un diminutif de Moine (voir Lemoine), mais il est sans doute préférable de considérer ce nom comme un sobriquet métaphorique formé sur le nom moineau (attesté sous la forme moinnel dès l’an 1200), désignant sans doute une personne légère (au sens physique) ou écervelée. Le nom est surtout porté en Lorraine (88, 54), mais on le trouve aussi dans la Somme. On rencontre la variante Moineau dans le Centre.
Moinier Porté dans la Moselle et en Poitou-Charentes, également présent dans la Drôme, devrait être une variante de “monier” (= meunier). A noter qu’un hameau s’appelle Moinier à Saint-Dizant-du-Gua (17).
Moinot Diminutif de Moine (voir Lemoine) rencontré dans le Poitou.
Moins Assez courant dans le Cantal et l’Ardèche, semble désigner celui qui est originaire du hameau de Moins, à Saint-Julien-Labrousse (07).
Moiret C’est dans la Picardie (80, 02) et le département du Nord que le nom est le plus répandu, ainsi que dans l’Ain. Variante : Moirez. Il s’agit d’une autre forme de Moret (voir ce nom). Les graphies Moret et Moiret sont attestées pour une même famille dans l’Aisne au XVIIIe siècle.
Moiroux Le nom est porté dans la Saône-et-Loire et la région lyonnaise. On rencontre dans le même secteur géographique les formes Moirous (69), Moiroud (38, 71), Moirod (73, 39, 58), à rapprocher de Moiraud (01, 69), Moireau (45, 71), Moireaud (69, 71), Moireaux (77, 71, 39). Il semble s’agir de variantes de Moreau (voir ce nom), le rapport avec la moire évoqué par M.T. Morlet étant à exclure (aucune mention du mot avant le XVIIe siècle).
Moisan, Moizan Nom très répandu en Bretagne (22, 56, 44 surtout). C’est le cas-régime de Moïse, nom hébreu fréquemment utilisé en Bretagne comme nom de baptême. Variantes : Moisand (37, 38), Moisant (37, 27, 76), Moizand (38, 73, 17), Moizant (17), Moysan, Moyzan (29).
Moïse Nom surtout porté dans les départements d’Outre-Mer, rencontré aussi dans la Sarthe. Renvoie bien sûr au célèbre personnage biblique, libérateur du peuple juif (hébreu mosheh = sauvé des eaux, du verbe mashah, mais cette étymologie populaire n’est pas forcément la bonne. Il faut envisager plutôt la racine égyptienne m.s = né de).
Moisson C’est en Normandie que le nom est le plus répandu (76, 14). On hésitera entre un toponyme lié à la moisson ou à la mousse (cf. la commune de Moisson, dans les Yvelines) et l’ancien français “moisson” (= moineau).
Moissonnier Le nom désigne un moissonneur. Il est porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (01, 69). Variante : Moissonier. Beaucoup plus rare, le nom Moissonneur se rencontre dans la Creuse.
Moisy Désigne celui qui est originaire de Moisy, village du Loir-et-Cher. Le nom est surtout porté dans le département voisin de la Sarthe. Le toponyme fait partie des nombreux noms terminés par le suffixe -acum et désignant un domaine gallo-romain. Il pourrait s’agir du domaine de Mausios, nom d’homme gaulois.
Moitrel Le nom est surtout porté dans la Somme. Variante : Moitrelle. C’est un diminutif de Moitier, sans doute avec le sens de métayer (ancien français “moitoier”).
Moitrier Porté en Lorraine (54, 88), le nom désigne un métayer (ancien français moiturier). Avec le même sens : Moitrieux (54).
Moitry Surtout porté dans la Meurthe-et-Moselle, devrait être un toponyme avec le sens de “métairie” (ancien français “moiterie”).
Moitte Assez rare, le nom est porté dans l’Orne et dans la Sarthe. Diminutif : Moitteaux (61). Il pourrait s’agir d’une forme régionale du mot “maître” (cette forme est attesté en picard). Autre possibilité : l’adjectif d’ancien français “moiste” (= humide, également de caractère froid).
Moizeau Le nom est porté en Vendée (variante : Moiseau) et dans les départements voisins. Il devrait s’agir d’un diminutif de Moïse (à rapprocher des formes Moizan, Moizant). Autre possibilité : diminutif de l’ancien français moise, toponyme avec le sens de terre molle, marécage.
Mojana Nom italien assez rare porté en Lombardie, où il est plus fréquent sous la forme Moiana. Il devrait s’agir d’un nom de localité, sans doute Moiana, hameau de la commune de Merone (province de Côme).
Mojon Patronyme porté en Savoie et en Suisse. Voir Mogeon.
Mokaddem Également Mokaddam, Mokeddem, El Mokaddem, El Mokaddam, Moqaddam, El Moqaddam, Moqaddem, El Moqaddem. Le nom désigne en arabe (muqaddam) le chef d’un douar, d’un village, d’une confrérie.
Mokhtar Nom de personne arabe (mukhtâr), signifiant celui qui est élu, choisi. C’est l’un des noms donnés au prophète Mohammed. Dérivé : Mokhtari (suffixe d’appartenance -i). Variantes : Moktar, Moktari, Mukhtar.
Moklin Le nom se rencontre en Allemagne, mais il est rare. On peut penser à un diminutif de Mockel, lui-même formé sur Mock, sobriquet désignant un homme lourd.
Mokrane Nom kabyle qui signifie le grand, le vieux (ameqran). Variantes : Amokrane, Amekrane, Mekrane. Dérivé : Mokrani.
Mola Nom de famille catalan, qui peut renvoyer à la meule d’un moulin, mais qui est plutôt un toponyme désignant un rocher élevé, plat à son sommet (castillan muela). Ce toponyme est assez fréquent dans la région de Valence et aux Baléares.
Molard, Mollard Désigne celui qui est originaire du Molard, lieu-dit assez fréquent de la Bourgogne aux Alpes, avec le sens de colline, tas de pierres, hauteur arrondie. C’est dans la Saône-et-Loire et l’Isère que le nom est le plus répandu. De très nombreux hameaux s’appellent le Molard ou le Mollard dans ces deux départements.
Molay Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Molay, toponyme fréquent en France : plusieurs communes ou hameaux portent ce nom (14, 39, 49, 71, 89). Comme c’est en Normandie que le patronyme est le plus répandu, on peut penser au Molay (le Molay-Littry), dans le Calvados, près de Bayeux. Sens du toponyme : dérivé du latin mola (= meule).
Molbert Nom porté en Aquitaine (64, 33) mais aussi dans le Doubs. C’est un nom de personne d’origine germanique, sans doute variante de Malbert, Maubert (Madalberht : madal = réunion, conseil + berht = brillant).
Moldoch Ce nom polonais désigne sans doute celui qui est originaire de Moldavie. Autre possibilité : dérivé de molda (= prêtre tatar).
Molenat, Molénat Porté dans l’Aveyron, désigne celui qui est originaire de Molénat, nom de deux hameaux à Saint-Amans-des-Cots et à Saint-Parthem (12). Un troisième hameau porte ce nom à Figeac (46). Sens probable : dérivé de l’occitan “molena” (= fondrière, marécage). Variante rare : Molénac.
Molendi Nom porté en Toscane et, plus sporadiquement, en Piémont et en Lombardie. Il semble correspondre à l’italien molenda, redevance en argent ou en nature payée pour faire moudre le grain ou presser les olives. Le nom de famille Molenda existe aussi, mais il est très rare.
Moles 1. Surnom évoquant un métier, celui de tailleur de pierre spécialisé dans les meules de moulin. Certaines carrières granitiques étaient presque exclusivement dédiées à la confection de meules (latin mola). 2. Toponyme (voir Mola).
Moletta Nom italien surtout rencontré en Vénétie. C’est un diminutif de “mola” (= meule), qui dans cette région est utilisé métaphoriquement pour désigner un rémouleur, celui qui aiguise couteaux et ciseaux.
Molière Nom porté en Languedoc. C’est un toponyme très courant ayant le sens de prairie humide, marécageuse. Variante : Molières.
Molin Variante de Moulin, surtout présente en Picardie et en Wallonie. Désigne par métonymie un meunier, plus rarement celui qui habite près du moulin.
Molina, Molines Castillan le plus souvent, ce nom désigne sans doute une forge à la catalane, un moulin à vocation industrielle plutôt qu’un moulin à blé (latin molina). Peut aussi être le nom d’une localité. Molines est la forme catalane avec le s d’appartenance.
Molinard Surtout porté en Provence (13, 83), le nom est lié au moulin. Faut-il y voir un toponyme ? Peut-être, mais on envisagera aussi une francisation de l’italien Molinaro, Molinari (= meunier).
Molinat Aujourd’hui très rare, le nom désigne un petit moulin. Le suffixe -at semble situer son origine dans le Massif Central. Un suffixe similaire donne l’italien Molinatti.
Moliné, Moliner Nom catalan. Désigne celui qui s’occupe d’un moulin, mais pas forcément d’un moulin à farine. Il existait en effet autrefois de nombreux moulins à vocation artisanale, voire industrielle, notamment ceux des forges catalanes (parfois appelées molines). La forme Moliné se rencontre souvent en Andorre.
Molins Le propriétaire, ou plutôt le gérant, d’un moulin, en pensant toutefois qu’il ne s’agit pas forcément d’un moulin à blé (latin de basse époque molinum, dérivé de mola = meule).
Molitor Nom porté notamment en Moselle et dans le Bas-Rhin (également présent en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne). Il signifie en latin “constructeur, artisan”, mais aussi “meunier” (d’un moulin à bras) et a été employé dans les registres de chrétienté comme équivalent de Müller (= meunier).
Moll, Moy Vraisemblablement un sobriquet désignant une personne molle, sans volonté (de l’adjectif catalan moll venant du latin mollem). Le sens de humide ne me paraît pas approprié ici.
Mollé Surtout porté en Vendée, c’est le plus souvent un toponyme avec le sens de terre humide, marécageuse (variante de Mollet).
Mollet Nom fréquent dans le département du Nord et dans la Somme. C’est un toponyme désignant un terrain marécageux, ou encore un sobriquet appliqué à celui qui est un peu mou. Le toponyme n’étant pas vraiment présent dans le Nord, la seconde solution paraît le plus souvent préférable. Variante : Molet.
Molleveaux Le nom est porté notamment dans l’Yonne. Variante : Mollevaux. Il désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. Un hameau s’appelle Mollevau à Illy (08). Dans l’Yonne, on notera le lieu-dit Bois Mollevaux à Bussy-en-Othe et le bois Molleveau à Magny. Signification : la vallée humide, marécageuse.
Mollidor Rare, ce nom est une variante de Molidor, lui-même variante de Molitor (voir ce nom).
Molliex Nom savoyard. C’est un toponyme désignant un lieu marécageux. On trouve d’ailleurs une commune savoyarde nommée le Mollier.
Mollin Le nom semble originaire du département de la Loire. C’est l’équivalent de Moulin, nom donné à celui qui exploite un moulin ou habite près du moulin.
Mollon Porté dans la Loire et dans l’Ain, le nom est un toponyme qui pourrait désigner une grosse meule, éventuellement un tas de pierres, une butte. Une commune de l’Ain s’appelle Mollon : elle est, au moins dans ce département, à l’origine du patronyme.
Molmy Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Molmi), on le rencontre aussi dans la Haute-Vienne. Sens obscur. La finale en -y laisse penser qu’il porrait s’agir d’un toponyme, du moins dans le Nord. Parmi les noms voisins qui posent problème, notons aussi Momy (80, 39, 77) ou Maumy (87, 23).
Molozay Très rare et porté dans le Beaujolais, le nom s’est aussi écrit Melouzay, Melozay ou encore Moulouzay. Il pourrait s’agir d’un dérivé de l’ancien français “moloise” (ou “meloise”) qui désigne une prairie humide. Un hameau s’appelle Melouzat à Lamure-sur-Azergues (69).
Molto, Moltó Le nom est assez fréquent en Espagne, notamment en pays catalan. Il correspond au catalan “moltó” (= mouton). On peut penser à un surnom pour celui qui est frisé (ou doux, ou têtu) comme un mouton, ou pour un gardien de moutons. Une bonne partie des porteurs du nom en France viennent d’Algérie (migration au XIXe siècle d’Espagnols venus de la province d’Alicante).
Moluçon Tout comme sa variante Molusson, le nom désigne celui qui est originaire de Montluçon, commune de l’Allier. C’est dans la Creuse qu’il y a le plus de Moluçon, tandis que les Molusson se rencontrent dans le Centre et dans le département de l’Yonne.
Moly, Moli Ce nom désigne le moulin, et donc sans doute le locataire de ce moulin (voir Molins).
Mombelli Le nom est fréquent en Lombardie, il est attesté aussi en Suisse (Tessin). Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Mombello ou Mombelli, toponyme fréquent qui est une contraction de Montebello (= le beau mont). Plus rare, le nom de famile Mombello est porté dans le Piémont. On signalera que les Mombelle français étaient au départ des Mombelli venus du Tessin.
Mombobier Le nom est porté dans le Jura. Il faut le rapprocher de Montbaubier (63) et de Montbobier (54, 63, 03). C’est un toponyme désignant le mont (la colline) de celui qui s’appelle Bobier. Il existe un hameau appelé Montbobier à Saint-Maurice-près-Pionsat (63).
Momboisse Porté dans le Cantal, le nom s’écrit aussi Montboisse. Il désigne celui qui est originaire de Montboisset, hameau à Cayrols, dont la forme la plus ancienne est Mountboisses (1646). On trouve la graphie Montboisse sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle). Sens probable : la montagne, la colline où le buis est abondant.
Mombrun Porté dans le Sud-Ouest (variante : Mombru), le nom est plus fréquent sous les formes Monbrun (variante : Monbru) et Montbrun. Il désigne celui qui est originaires d’une des nombreuses localités appelées Monbrun (commune du Gers) ou Montbrun. Signification : le mont brun (avec le sens de “sombre”).
Momenthaler Le nom est originaire de Suisse (peut-être le canton de Berne) et s’écrit aussi Mumenthaler, Mummenthaler, Mummentahler, Mummentaler. Il semble renvoyer à un toponyme où on reconnaît le mot allemand “Tal” (= vallée), le premier élément pouvant être un nom de personne ou évoquer une variété de bière (“Mumme”). Mais je ne trouve aucune localité qui corresponde.
Momerency Le nom est porté dans le département du Nord. Variantes : Mommeransy (62), Montmorency (59). Il désigne celui qui est originaire de Montmorency, commune du Val-d’Oise (il existe une commune du même nom dans l’Aube, mais son nom ne date que de 1689). Sens du toponyme : le mont, la colline de Maurentius, nom de personne latin.
Momméja Nom porté dans le Lot et le Tarn-et-Garonne. Variantes ou formes voisines : Momméjat, Momméjac, Monméja, Monméjac, Monméjean, Montméja, Montméjat, Montméjean. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Montméja (également Montméjan, Montméjean). Sens du toponyme : le mont du milieu (le mont “médian”). Il trouve sans doute ses origines dans l’Aveyron, où trois hameaux s’appellent Montméja (communes de Flagnac, Sébrazac et Durenque).
Mommert Également écrit Mommer, le nom se rencontre en Normandie (Eure), mais aussi en Alsace, en Allemagne et en Belgique. Deux solutions semblent possibles : d’une part le moyen bas-allemand “muntbor” (formes voisines “mommer, mumber, mumbert, mummer”, moyen néerlandais “montboor”), avec le sens de protecteur, tuteur. D’autre part un nom de personne germanique, Mundberht ou Muniberht (mund = protection, muni = âme, berht = brillant, illustre). Le moyen néerlandais “mommer” (homme masqué) semble plus improbable. Formes similaires : Mombert (57, 27), Mommaert, Mommaerts (Belgique, Nord), Mommers, Mommertz.
Momot Porté dans le Limousin et le Berry, le patronyme se rencontre aussi sous la forme Maumot. C’est un diminutif de Maume, un nom dont le sens demeure obscur. Le rapprochement avec Mahomet proposé par Dauzat ne repose sur rien de bien sérieux. Pour ma part j’y verrais volontiers une contraction de Maxime, mais là encore les preuves manquent. Le problème est identique avec les noms Maumy, Maumin, rencontrés dans la même région.
Momy, Moumy Un nom délicat à traiter. On le trouve dans le Massif Central et dans le Sud-Ouest notamment. Il existe un village portant ce nom dans les Hautes-Pyrénées. On peut donc le considérer comme un toponyme, mais sans grande certitude sur son étymologie.
Monaco Nom de famille italien formé sur mónaco, qui signifie “moine”. Forme plurielle : Monaci. Variante : Monico.
Monange Désigne celui qui est originaire de Monanges, hameau de la commune de Sérandon, en Corrèze. C’est d’ailleurs dans cette commune que le nom se rencontre dès le début du XVIIe siècle. Variante : Monanges.
Monari Très répandu dans les provinces de Modène et de Bologne, ce nom italien est le pluriel de “monaro”, variante régionale de “mugnaio” (= meunier). Le nom de famille Monaro est pour sa part porté en Vénétie.
Monasse Porté dans la Meuse et les départements voisins, également présent en Belgique, c’est un nom de sens incertain. Peut-être un dérivé du prénom Simon (ou d’autres prénoms terminés par -mon).
Monastès Nom très rare rencontré dans le Lot-et-Garonne. Renvoie certainement au latin monasterium (= monastère), et désigne celui qui habite près d’un monastère (éventuellement qui y travaille) ou qui est originaire d’une localité appelée le Monastier. La forme Monastesse, aujourd’hui disparue en France, est apparemment une variante graphique, éventuellement un matronyme. Elle a été introduite au Québec par Jean Monastesse dit Jolicoeur, originaire de Flamarens, dans le Gers.
Monastier Porté dans la Drôme, désigne celui qui est originaire du Monastier (= le monastère), nom de deux communes de la Haute-Loire et de la Lozère, ainsi que de divers hameaux. Le nom se rencontre en Italie sous les formes Monasterio, Monasteri, Monastero, assez rares (diminutif : Monasterolo, Piémont), et Monateri (Piémont).
Monatte, Monnatte, Monate Originaire d’une localité portant ce nom. Le toponyme Monatte se rencontre au moins deux fois, dans la Loire et la Haute-Loire. Son sens me demeure inconnu. Dans la Haute-Loire, le lieu-dit La Monatte se situe dans la commune de Craponne-sur-Arzon.
Monbeigt Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques, rencontré aussi sous la forme Monbeig. C’est un toponyme, équivalent de formes telles que Beaumont, Belmont (le beau mont, gascon bèth = beau). Deux hameaux s’appellent Monbeigt, à Lucq-de-Béarn (64) et à Labatut (40).
Moncade Porté dans les Pyrénées-Atlantiques et les départements voisins (32, 40), c’est un toponyme, nom de hameaux à La Romieu (32), Monségur (40) et Miossens-Lanusse (64). A noter aussi le château de Moncade à Orthez (64), ainsi que les deux petites villes de Moncada (Montcada) en Catalogne. Le sens du toponyme est incertain. Peut-être le sommet, la colline où pousse le genévrier cade (latin “catanus”, emprunté au gaulois). Variantes catalanes : Moncada, Moncadas, Montcada.
Moncassin Nom porté notamment dans le Gers. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute le village de Moncassin, dans le même département. Sens du toponyme : serait lié au monastère du Mont Cassin, en Italie.
Monceau Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, éventuellement écrit Monceaux, Moncel, Montceau. Etymologie : le latin monticellus (= peit mont, petit sommet). C’est dans la Sarthe que le nom est le plus répandu, de même que sa variante Monceaux. Le toponyme est très répandu presque partout en France.
Monceu Sans doute un toponyme catalan correspondant au français Moncel, avec le sens de petit mont (< latin monticellus).
Moncey Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Moncey. On pensera notamment à la commune de Moncey, dans le Doubs. Sens du toponyme : vient du latin monticellum (= le petit mont, la colline).
Monchanin Nom porté dans la Saône-et-Loire, ainsi que dans la Loire et le Rhône. Variante : Montchanin. Désigne celui qui est originaire de Montchanin, nom d’une commune dans la Saône-et-Loire et de nombreux hameaux (71, 58, 42, 69). Le sens du toponyme est incertain : on pense souvent à un mont situé dans la brume (sens du mot chanin).
Monchany Nom porté dans le Sud-Ouest (47, 33, 24). Variante de Monchanin (voir ce nom). Il existe des hameaux appelés Montchany à Durtol (63) et Saint-Pal-de-Chalencon (43).
Moncharmont Nom porté en Bourgogne (71, 58). Variantes : Montcharmon, Montcharmont. Il désigne celui qui est originaire de Montcharmont, hameau à Saint-Prix (71). Le toponyme semble évoquer une colline où pousse le charme : deux lieux-dits désignant des forêts ou des bois s’appellent Montcharmon(t), dans la Haute-Saône et la Côte-d’Or.
Moncho Nom porté en Espagne, qui pourrait être un toponyme à rapprocher du portugais Monchão, doublet de Mouchão (îlot fluvial ou côtier).
Monchot Surtout porté dans les Ardennes, c’est une autre forme de Monceau, toponyme désignant un monticule, un petit sommet. Variantes : Monchaux, Moncheaux (59, 62).
Monciatti Nom italien porté en Toscane. Je n’en connais pas le sens. On trouve également la forme féminine Monciatta en Emilie-Romagne.
Monciero Nom italien rare, porté dans le Piémont et à Nice. Aucune idée sur sa signification.
Monclar Le nom est surtout porté dans les Bouches-du-Rhône (également 11, 81). Il désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités méridionales appelées Monclar, Montclar (= le mont clair). Avec le même sens : Moncla (40, 33, 64), Monclard (13, 83) et, dans d’autres régions, Monclair (35, 53), Monclaire (62), Moncler (50), Monclerc (22), Monclercq (59), Monclère (02).
Monclin Le nom est surtout porté dans la Marne et les Ardennes, où il désigne celui qui est originaire du village de Monclin (commune de Saulces-Monclin, 08). Je ne dispose d’aucune forme ancienne pour expliquer le toponyme : peut-être le mont en pente (“clin” = pente), à moins que Clin ne soit ici une contraction de Colin. A noter qu’on rencontre aussi le nom dans le Lot-et-Garonne (variante : Monclain).
Moncomble Nom porté en Picardie (variante rare Moncombre). Désigne celui qui est originaire de Maucomble, village de la Seine-Maritime et lieu-dit assez répandu en Normandie et en Picardie (= mauvaise colline). Le patronyme Maucomble existe aussi, et Moncomble en est une déformation due à une mauvaise compréhension du premier élément.
Monconduit Nom surtout porté dans la Somme (variante Moncond’huy). Désigne celui qui est originaire d’un lieu appelé Mauconduit (dont Monconduit est une déformation). Sens du toponyme : le mauvais conduit, autrement dit le mauvais chemin.
Moncorgé Rencontré dans la région lyonnaise (c’est le nom de Jean Gabin), il s’agit visiblement d’un toponyme, formé avec Mont (= sommet, qu’il s’agisse d’une montagne ou d’une simple colline), et Corgé, Corger, qui pourrait être un patronyme, mais dont le sens demeure obscur (voir Corge). Il existe un hameau nommé Moncorgé sur la commune de Pont-Trambouze (69). Variantes : Moncorger, Moncorget.
Moncoucut Le nom est porté dans les Landes, où deux hameaux s’appellent Moncoucut : l’un à Misson, l’autre à Bénesse-Maremne. C’est un toponyme signifiant mot à mot “le mont du coucou”. Mais il faut considérer ici que “cucut” correspond plutôt à la racine “cuc”, qui désigne une hauteur et qu’on retrouve dans Montcuq, nom d’une commune du Lot.
Moncouet Porté dans le Tarn-et-Garonne, devrait désigner celui qui est originaire de Moncouet, hameau à Angeville, dans le même département. Le nom semble formé de “mont” et de l’adjectif “coet”, dérivé de l’occitan “coa” (= queue), avec un sens qui reste à définir.
Moncourtois Surtout porté dans l’Aisne et la Somme, peut désigner celui qui est originaire de Moncourt (nom d’une commune de la Moselle, mais aussi lieu-dit à Rue, dans la Somme). On pense cependant qu’il s’agit plutôt d’une déformation de Maucourtois (celui qui n’est pas courtois, préfixe mal, mau = mauvais).
Moncoutié Nom assez rare porté dans le Lot, également écrit Montcoutié (variante Moncoutier en Dordogne). Désigne celui qui est originaire de Moncoutié, hameau de la commune de Valroufié (46).
Moncus Porté dans le Finistère, c’est un sobriquet qui correspond au breton “monkus” (= nasillard).
Mondain On rencontre surtout le nom dans le Centre et l’Ouest, en particulier dans le Cher et le Maine-et-Loire. Il semble correspondre à l’adjectif mondain, qui avait au moyen âge le sens de noble, généreux. Autre possibilité : un toponyme désignant une petite colline (diminutif de mont), nom de hameaux en Charente-Maritime et dans le Sud-Ouest.
Mondary Le nom est porté dans la Dordogne et la Haute-Vienne. Variante : Mondarie. Sens incertain. Il pourrait s’agir d’un toponyme, mais on n’en trouve aucune mention sous cette forme. Par contre, il existe des lieux-dits Montarie ou Montary : une colline s’appelle “le Montary” à Saint-Martin-Château (23). A envisager aussi un nom de personne : il existe un saint Mondry qui fut évêque en Auvergne.
Mondeguerre Variante de Mondeguer, nom porté dans le Morbihan. Les plus anciennes mentions connues du nom Mondeguerre se situent dans la Loire-Atlantique et l’Eure-et-Loir. Il est tentant d’y voir un toponyme, le ‘mont de la guerre’, reste à savoir si c’est la bonne solution et où situer un tel toponyme.
Mondel Patronyme surtout porté dans la Loire. C’est un hypocoristique de noms terminés par -mond, notamment Raymond. Diminutifs formés à partir de Mondel : Mondelain, Mondelet, Mondelin, Mondelot, pour la plupart dans la région lyonnaise et en Bourgogne.


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