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Noms commençant par M

Maalaoui-Malbo
Malbos-Marcout
Marcoux-Maso
Masoin-Mazet
Mazevet-Mervay
Merveille-Millar
Millard-Mondel
Mondet-Morin
Morincome-Myrtho

Mondet Hypocoristique d’un nom terminé par -mond, par exemple Raymond (solution la plus probable). C’est dans les Hautes-Alpes qu’il est le plus répandu, mais on le trouve aussi en Béarn, où il peut correspondre à l’ancien nom de baptême Miramonde.
Mondeteguy Nom porté en dans les Pyrénées-Atlantiques. Il est formé du béarnais Mondet (voir ce nom) et du basque tegi (= maison). Autrement dit, la maison de Mondet.
Mondher Deux solutions : 1. Nom de personne arabe signifiant ‘celui qui avertit, qui conseille’ (mundhir), l’un des noms donnés au prophète Mohammed (variante : Moundir). 2. Porté dans la Manche, c’est sans doute un nom de personne d’origine germanique, °Mundhari (mund = protection + hari = armée). On trouve aussi dans le Calvados le patronyme Mondhard (hard = dur).
Mondière Le nom est surtout porté dans l’Allier, la Loire et le Puy-de-Dôme, mais on en trouve beaucoup de mentions anciennes dans l’Ouest, notamment en Mayenne. Il s’agit d’un toponyme, nom de hameaux soit sous la forme La Mondière (Orbec, 14, Saint-Sauveur-Lendelin, 50, Nuillé-sur-Vicoin, 53), soit sous la forme Mondière (Viscomtat, 63). Le toponyme est peut-être formé sur le nom de personne germanique Mundo ou un de ses dérivés. À envisager aussi un dérivé de l’adjectif latin “mundus” (= net, propre, pur, ancien français “monde”). On notera que le hameau de la Mayenne est attesté dès les débuts de l’ère carolingienne sous les formes Mundarie et Maundaria.
Mondine, Mondina Nom surtout présent en Béarn. Il faut le rattacher à la racine germanique mund (= protection), qui entre dans la composition de nombreux noms de personne. En l’occurrence, Mondine pourrait être un diminutif formé sur Miramonde (mir, mar = illustre, célèbre + munda), sans doute au départ un nom de personne féminin.
Mondion Le nom est porté en Poitou-Charentes et dans l’Yonne. On trouve la forme voisine Mondillon dans le Forez et le Velay. C’est un diminutif de noms de personne d’origine germanique terminés par la racine -mund (= protection), par exemple Raymond. Autre possibilité, notamment en Poitou : celui qui est originaire de Mondion, commune de la Vienne (le toponyme, Monte Duim vers 1096, évoque un mont, une colline, le second élément étant assez obscur).
Mondon Fréquent dans la Loire, rencontré aussi dans la Vienne, c’est peut-être un nom de personne d’origine germanique, cas-régime de Mundo (mund = protection). Mais il peut aussi s’agir dans bien des cas de celui qui est originaire d’une localité appelée Mondon, nom de très nombreux hameaux, notamment dans l’Ardèche et le Gers. A noter dans la Vienne le hameau de Mondon à Doussay. Sens du toponyme : sans doute un petit sommet, un monticule.
Mondonnet Porté notamment dans le Limousin, le Périgord et la Loire, le nom est un diminutif de Mondon (42 notamment), toponyme très répandu qui semble évoquer un petit sommet, une colline. On notera les hameaux du Mondonnet à Gageac-et-Rouillac (24) et de Mondonnet à Saint-Étienne-Vallée-Française (48).
Mondoux Nom rencontré en Périgord et en Limousin. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom : deux hameaux s’appellent Mondoux, l’un dans le Tarn-et-Garonne (commune de Saint-Loup), l’autre dans la Haute-Vienne (commune de Champagnac). Variantes : Mondou, Mondout.
Mondragon Porté notamment dans le Jura, désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée. C’est notamment le nom de deux communes du Tarn et du Vaucluse. Signification : le mont de Draco (Dragon), nom d’homme médiéval.
Moné, Moner voir Monier.
Monells Porté en pays catalan, c’est un toponyme issu du latin molinellus (= petit moulin). Variante : Monell.
Monemi Nom dérivé de Monem, qui signifie en arabe ‘celui qui donne, qui accorde ses grâces’ (mun`im). Il s’agit de l’un des 99 noms divins. En composition : Abdelmonem, Abd el Monem (serviteur de Dieu qui accorde ses grâces). Avec les mêmes sens : Moneim, Abd el Moneim, Abdelmoneim.
Monestier Désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Monestier (= le monastère) ou qui en est originaire. Neuf communes s’apellent ainsi, ainsi que de nombreux hameaux. C’est dans le Puy-de-Dôme, l’Hérault et la Lozère que le nom de famille est le plus répandu. Variante : Monestié (81, 82, 32).
Monet, Monnet Diminutif formé par aphérèse sur un nom terminé par -mon(d), le plus souvent Simon. C’est dans le Nord et la Haute-Savoie que le nom Monet est le plus fréquent, mais on le trouve dans plusieurs autres régions, tout comme les Monnet, très nombreux dans l’Ain et les Deux-Sèvres.
Moneuse Les plus anciennes mentions connues situent le nom à Hannapes, dans l’Aisne, département où il a toujours été le plus fréquent. Variantes : Moineuse, Monneuse (plus rarement Moneusse, Monneusse). Sens incertain. En picard, l’adjectif “moneu(x)” (féminin “moneusse”) signifie “triste, penaud” (il s’est aussi employé pour les animaux ayant perdu leur queue). Cela semble la solution la plus plausible. À noter cependant qu’un hameau s’appelle Moneuse (Moineuse sur la carte de Cassini), mais il se trouve en Seine-et-Marne, à Dagny.
Moneyron Porté notamment dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire, c’est un diminutif de Monier, Monnier (= meunier). Variantes : Moneron, Monneron, Monneyron.
Monfort Surtout porté dans le Finistère (également Guadeloupe et Martinique), désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Monfort ou Montfort (= le mont fortifié, nom de nombreuses forteresses). Il pourrait s’agir ici de Montfort-sur-Meu, dans l’Ille-et-Vilaine, mais le toponyme est trop fréquent pour qu’on puisse raisonnablement se prononcer. Variante : Montfort (29, 74, 75).
Mongard Le nom est surtout porté dans l’Indre-et-Loire. Je n’en connais pas le sens. Il a été aussi porté en Bourgogne, où c’est une variante de Mongeard, diminutif de Monge (forme courte de Demonge = Dominique).
Mongay Le nom est surtout porté dans les Landes et les départements voisins, quelques mentions aussi en Haute-Vienne. Cinq hameaux ou fermes s’appellent Mongay dans le Sud-Ouest (32, 40, 64), reste à savoir si le toponyme est antérieur au nom de famille ou si c’est l’inverse. Dans le premier cas, on aurait sans doute affaire à un mont de Caïus, dans le second cas à une agglutination des noms de personnes (Ra)mon et Gay.
Mongens Nom très rare, sur lequel il est impossible de se prononcer sans données généalogiques précises. Il est porté dans les Bouches-du-Rhône depuis un bon siècle, mais est-ce bien la région d’origine ?
Mongeon Présent au Canada et apparemment disparu de France, le nom était surtout porté dans la Haute-Marne. C’est un dérivé de Monge, qui dans cette région est un hypocoristique de Demonge (= Dominique). Autre dérivé dans la Haute-Marne : Mongin et son diminutif Monginot.
Monglon, Monglond Nom porté dans la Creuse et dans le Forez (la forme Monglond est très rare). Il semble s’agir d’un toponyme, éventuellement déformé (peut-être Montlong, Monlong), mais je n’en trouve aucune trace.
Mongnot Nom rare, porté aujourd’hui uniquement en Normandie (76), mais présent au XVIIe siècle en Lorraine (Bremoncourt, 1628). On peut le rapprocher de Mongnet, porté dans la Marne. Tous deux sont des diminutifs de Mongne (rencontré surtout dans l’Oise), qui semble désigner une personne estropiée (voir Moigne). On ne peut cependant totalement exclure une déformation locale du mot moine.
Mongodin Porté dans la Manche, désigne celui qui est originaire de Mongodin, hameau à Saint-Cyr-du-Bailleul, dans le même département. Signification probable : la colline, la butte (“mont”) de Godin, nom de personne germanique. La forme voisine Mongodon, portée dans la Nièvre, est une variante de Mongaudon, qui renvoie à Montgaudon (le mont de Gaudon), hameau à Préporché (58).
Mongoin Nom rare porté dans le Rhône (variante : Montgoin). Désigne celui qui est originaire de Montgoin, hameau à Garnerans (01). Signification : sans doute le mont de Goin, Gouin, nom de personne d’origine germanique.
Mongondry Porté notamment dans la Mayenne, devrait désigner celui qui habitait un lieu-dit Montgondry (le mont de Gondry, voir ce nom), mais je n’en trouve aucune trace.
Monguillon, Montguillon Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Montguillon (= le mont, la colline habitée par Guillon, diminutif de Guillaume). Une commune porte ce nom dans le Maine-et-Loire, elle pourrait très bien être à l’origine du patronyme, rencontré surtout dans la Sarthe.
Moniaux Porté dans le département du Nord (également 51, 02), c’est sans doute un diminutif de Simon, formé par aphérèse, tout comme Moniot (21, 88, Belgique). A envisager aussi : un diminutif de Moine (voir Lemoine).
Monich Egalement écrit Monic, Munich, c’est un nom de famille catalan assez répandu. Il est attesté dans les textes médiévaux comme nom de personne (prénom). Peut-être le prénom féminin Monique a-t-il eu autrefois un équivalent masculin (formé sur le latin “monicus”, variante de “monachus” = moine), ou bien on peut penser à un diminutif de Simon ou de Ramon (= Raymond). On trouve la forme Mounic en pays gascon.
Monier, Monié, Moné, Moner, Monné Nom de métier, il s’agit bien sûr du meunier (latin molinariu).
Monière Rare en France, le nom est notamment porté dans le Loir-et-Cher, mais on en trouve de nombreuses mentions anciennes dans d’autres régions. Il est également présent au Québec. Il désigne sans doute celui qui est originaire d’un lieu-dit “la Monière”, nom de divers hameaux, surtout dans le Centre et le Poitou. Pour le Loir-et-Cher, il en existe un à Billy. Sens incertain : peut-être le domaine ou la ferme de Mon(n)ier, mais il faudrait des mentions anciennes pour en être sûr. Une déformation de Aumonière est également possible.
Moniment Nom très rare porté dans le Puy-de-Dôme et la Creuse. Aucune idée, de même que sur les noms voisins Monimaud, Monimeau et Monnimau, rencontrés dans la Gironde. Peut-être des variantes anciennes du nom permettraient-elles d’en savoir plus.
Monin C’est un hypocoristique (diminutif affectueux) formé par aphérèse sur le nom de baptême Simon (éventuellement Aymon, mais c’est moins probable). Nom assez fréquent, notamment en Saône-et-Loire. On trouve les variantes Mounin dans l’Allier et Monnin en Franche-Comté. Diminutif : Moninot.
Moninbart Devrait être un nom de famille composé formé sur Monin et sur Bart (voir ces noms). Origine probable : la Franche-Comté.
Moniot Porté notamment en Bourgogne (21) et dans les Vosges, devrait être un diminutif de Moine (voir Lemoine), plutôt que de Monier (voir ce nom). On peut aussi penser à un hypocoristique de Simon.
Monique C’est en Martinique et à la Réunion que le nom est le plus répandu, il y est devenu nom de famille vers 1848 et correspond au prénom féminin. Mais on trouve aussi des Monique dans le Sud-Ouest, notamment dans les Landes : c’est une variante de Monic (également Monich en Roussillon), ancien nom de personne masculin. L’étymologie est la même pour tous ces noms : le grec “monos” (= seul), qui a donné le latin “monicus”, variante de “monachus” (= moine). C’est d’ailleurs le sens de “moine” qui semble expliquer l’italien Monico (Vénétie, Lombardie) et son pluriel filiatif Monichi.
Monjardé C’est dans l’Yonne que le nom est le plus répandu. Variantes : Monjardet, Montjardet (10, 89). C’est un toponyme à rapprocher des nombreux Monjardin, Montjardin (= la colline aux jardins) : le mot jardet est une variante de jardin assez fréquente dans le Nord et l’Est. Si l’on considère que la variante Montjardet est la plus proche de la réalité, le nom devrait venir de l’Aube.
Monjauze Le nom semble venir de Corrèze, où l’on trouve aussi la variante Monjauge. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute un ancien village, à rapprocher de Montjaux (Aveyron), qui signifie le mont de Jupiter (Monsjovis). Il reste à tenter de localiser le toponyme de façon précise.
Monjo Nom catalan porté notamment aux Îles Baléares, qui désigne un moine (catalan “monjo”).
Monjon Porté notamment dans le Gard, l’Hérault et le Var, ce nom assez rare pourrait être un dérivé de l’occitan monge (= moine), sans doute utilisé comme toponyme.
Monlaü Cette graphie particulière montre que le u se prononce ou s’est prononcé séparément du a, comme le prouve d’ailleurs la variante Monlahu. Le nom a été porté notamment dans la région d’Uzès (30), mais n’en est pas forcément originaire. Autres formes : Montlaü, Montlahu. Il y a de fortes chances pour que ce soit une variante de Montlahuc, nom originaire de la Drôme et des Hautes-Alpes, toponyme devenu nom de famille. Un hameau s’appelle Montlahuc à Bellegarde-en-Diois (26), un autre à Rosans (05). Le hameau de la Drôme est attesté sous la forme Mons Lugdunus en 1231, autrement dit la même origine que Lyon (mont dédié au dieu celtique Lug). À noter cependant une autre possibilité, qui pourrait expliquer les noms catalans Monlau et Monllau : une variante de Montlaur, toponyme très répandu (voir Monllor).
Monleau Le nom est surtout porté dans le Gard et la Drôme. Il devrait s’agir d’un toponyme. Il existe un hameau appelé Monleau, mais à Castella (47). On peut aussi penser à la commune de Montlaux (04).
Monllor Nom catalan également écrit Montllor, parfois aussi Munllor, Mullor, Muntlló, Monlló. C’est un toponyme, peut-être le mont où pousse le laurier, mais plutôt le mont de Laurus, nom de personne latin. L’équivalent occitan est Montlaur (11, 81).
Monmirel Le nom est surtout porté dans le Val-d’Oise, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Variante : Montmirel, présente aussi en Normandie. Il désigne celui qui est originaire de Montmirel ou du Montmirel, nom de divers hameaux normands, notamment dans le Calvados. Le sens est le même que pour Montmirail (également nom de famille) : colline, sommet d’où on a une belle vue.
Monmoulineix Nom de famille rare, rencontré en Charente, avec en Dordogne les variantes Monmoulinet et Monmoulinex. Vu sa finale en -eix, le nom vient visiblement du Limousin. Moulineix signifie sans doute meunier, et l’initiale mon- pourrait être une déformation de mau- (= le mauvais meunier). A moins qu’il ne s’agisse d’un toponyme (le mont du meunier ou du petit moulin ?).
Monnais On peut y voir le surnom d’un fabricant de monnaie, mais il faut plutôt penser à une variante de Monnet (diminutif de Simon ou Aymon). Départements où le nom est le plus présent : 76, 36, 54. On trouve dans l’Indre la forme Monnaie, qui pourrait cependant accréditer la première hypothèse.
Monnard Deux possibilités pour ce nom porté surtout dans le Sud-Est (05, 26) : soit un diminutif de Simon formé par aphérèse, soit un nom de personne d’origine germanique, Munhard (mun = pensée + hard = dur). On rencontre la variante Monard dans le Nord et en Saône-et-Loire.
Monné Porté dans les Pyrénées-Orientales, c’est le plus souvent une variante de Moner (= le meunier). Dans certains cas on peut envisager une déformation de Montner (= le mont noir, nom d’une commune de ce département et de plusieurs lieux-dits).
Monnel Porté dans le Pas-de-Calais et en Martinique, devrait être un hypocoristique du prénom Simon. Variante : Monel. Dérivés : Monelle (57), Monnely (972).
Monneraye Le nom est porté en Bretagne, notamment dans le Morbihan (variantes : Monneray, Monneraie, Monnerais). C’est un toponyme très fréquent (une bonne vingtaine de hameaux ou lieux-dits) désignant le domaine de Monnier (éventuellement le domaine du meunier).
Monneret Surtout porté dans le Jura, c’est un diminutif de Monier, Monnier (= meunier). Avec d’autres suffixes : Monnereau (85, 33, 79), Monneron (85, 87, 63), Monnerot (16).
Monnerie Porté comme nom de famille dans la Haute-Vienne et l’Ille-et-Vilaine, c’est un toponyme très fréquent (132 hameaux ou lieux-dits sur les cartes de l’I.G.N.). Il désigne le plus souvent un moulin (ancien français “monerie”). On peut aussi envisager parfois la ferme ou le domaine de celui qui s’appelle Monnier. Variante : Monerie (19).
Monnéry Surtout porté dans le Rhône, devrait correspondre au toponyme Monnerie, ayannt désigné un moulin (autre sens possible : la maison ou la ferme de celui qui s’appelle Monnier).
Monnet Nom surtout porté dans l’Ain, mais fréquent dans une bonne partie de la France. Pour le sens, voir Monet.
Monniaud Le nom, rare, est porté dans l’Allier. Variante : Moniaud. On trouve dans le nord de la France les formes apparemment similaires Moniaux et Monniaux. Plusieurs sens possibles, identiques à ceux de Moniot (voir ce nom).
Monnier Le nom désigne presque toujours un meunier. Autre possibilité : un monnayeur, un changeur. Il est très fréquent dans l’Ouest (35, 76 notamment).
Monnin Fréquent dans le Doubs, c’est une variante de Monin, hypocoristique de Simon. Le nom rare Monnien (25) devrait avoir le même sens.
Monnot Porté surtout dans la Saône-et-Loire et la Haute-Saône, c’est un diminutif de Simon ou Aymon, formé par aphérèse de Simonnot ou Aymonnot. Matronyme : Monnotte. Formes voisines : Monniot, Monniotte (Bourgogne, Franche-Comté), Monot (71, 29), Monod (73).
Monory Variante de Maunoury (voir ce nom) portée surtout dans les Deux-Sèvres et la Somme. Autres variantes : Monnory (79, 41), Monnoury (49, 45), Monoury (18, 89, 80), Monaury (79, 86).
Monpradet Devrait désigner celui qui est originaire de Monpradet, hameau à Argelès (65).
Monprofit Porté notamment dans le Loir-et-Cher (également 49, 72), c’est sans doute une déformation de Mauprofit, terme qui a dû désigner une terre peu rentable. Un hameau s’appelle Monprofit à Vivy (49), un autre Les Monprofits à Lasse (49).
Monrocq C’est dans la Manche que le nom est le plus répandu. Il devrait désigner celui qui est originaire de Montrocq, hameau à Saussey (50), le toponyme ayant apparemment le sens de “sommet rocheux”.
Monroe Autre forme de Munro, Munroe, nom qui semble venir d’Irlande et désignerait celui qui est originaire de l’embouchure de la rivière Roe, dans le Derry (Irlande du Nord).
Monroig Nom catalan, variante de Montroig. Désigne celui qui est originaire d’une localité (commune, hameau ou lieu-dit) appelé Mont-Roig (= le mont rouge). Le toponyme est très fréquent dans toute la Catalogne.
Monsacré Le nom est surtout porté dans l’Indre. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Monsacré, hameau à Layrac (47). Signification probable : le mont sacré (mais il faut se méfier des solutions trop faciles).
Monsallier Nom surtout porté dans l’Ouest (53, 72, 61). Variantes : Monsallié, Monsalier, Montsallier. Malgré cette localisation du patronyme, il semble désigner celui qui est originaire de Montsalier, nom d’une commune des Alpes-de-Haute-Provence. Autre lieu possible : Monsalié, hameau à Magescq (40).
Monsanglant Le nom est présent dans les Yvelines (Dampierre) au moins depuis le XVIIe siècle. A priori on pense à un toponyme, “le mont sanglant”, mais aucun lieu ne semble correspondre. Deux possibilités : soit le toponyme a existé mais a disparu, soit il s’agit de la déformation d’un autre nom, par exemple “Mont Saint-Jean”, toponyme assez répandu.
Monsciani Le nom est plus fréquent en Suisse et en Alsace-Lorraine qu’en Italie, d’où il semble cependant originaire. Il devrait renvoyer à une localité, mais difficile de savoir laquelle. Il existe un petit village appelé Sciano à Darfo-Boario Terme (province de Brescia), et peut-être un lieu-dit Montesciano à Pavie. Un lieu-dit suisse dans le Tessin est également envisageable.
Monseur, Monseu, Monseux On rencontre ces noms en Belgique. Ce sont des variantes de Monsieur (= Monseigneur) utilisées comme sobriquet (sans doute pour désigner celui qui prend des allures de seigneur).
Monso Nom de famille rencontré notamment dans les Pyrénées-Orientales, l’Hérault et le Lot-et-Garonne. Désigne celui qui est originaire de Monsó, nom de diverses localités catalanes, en particulier une petite ville du nord de l’Aragon. Le nom se rencontre en espagnol sous la forme Monzon. Etymologie incertaine, même s’il semble s’agir d’un dérivé du latin monte (= colline, sommet).
Monsorez Nom assez rare porté dans le département du Nord. Sens incertain. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Monsoret, hameau à Tessé-Froulay (61).
Monsour Nom porté en Corrèze et en Dordogne. Variante : Monssour (63). C’est l’équivalent du français ‘monsieur’, sans doute employé de façon ironique (voir Monseur).
Monsterlet Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Monsterleet. Il est présent à Zegerscappel (59) depuis le XVIe siècle. Sens incertain : il pourrait s’agir d’un toponyme avec le sens de petit monastère, mais ce n’est hélas qu’une hypothèse.
Montador C’est dans le Pas-de-Calais que ce nom est le plus répandu, mais il semble avoir des origines beaucoup plus méridionales. En occitan, le mot montador désigne une petite pente, un raidillon. C’est sans doute ce sens qu’il faut retenir, il s’agirait donc au départ d’un toponyme.
Montaggioni Nom porté essentiellement en Corse. Semble un dérivé de monte (= mont, sommet, colline), et donc un nom de lieu, mais je n’en trouve aucun qui correspond.
Montagliani Nom italien assez rare, porté surtout dans les Abruzzes et le Lazio. Il désigne celui qui est originaire de Montagliano, nom d’une localité dans le Lazio.
Montagnac Porté surtout en Corrèze et dans le Tarn-et-Garonne, désigne celui qui est originaire de Montagnac, nom de plusieurs communes (notamment en Dordogne) et de nombreux hameaux. Signification : domaine gallo-romain (suffixe -acum) appartenant à Montanius, nom d’homme latin.
Montagne, Montagné Difficile sur l’annuaire de faire la différence entre ceux qui ont un accent et ceux qui n’en ont pas. De toute façon, le sens est à peu près le même : celui qui est originaire de la montagne ou qui travaille à la montagne. C’est aussi un toponyme assez fréquent.
Montagu Surtout porté dans le Cher et le Loiret, c’est un toponyme fréquent (surtout sous les formes Montaigu et Montaigut) désignant un sommet pointu. Formes similaires : Montagud, Montahud, Monteagudo (Espagne), Montagüe ou Montaguë (Cher), Montague (Grande-Bretagne), Montagut (Béarn, Catalogne), Montaguti (Italie, provinces de Modène et Bologne), Montaigu (Moselle et diverses autres régions), Montaigüe ou Montaiguë (Cher), Montaigut (Tarn et départements voisins), Montégu, Montégüe, Montéguë (Rhône-Alpes, Normandie), Montégut (Béarn). Diminutifs : Montagutelli (origine italienne, mais apparemment disparu en Italie), Montégudet (Creuse).
Montala Ou Montalà. Le nom est porté en Catalogne (variante : Muntalà). Il s’agit certainement d’un toponyme (le mont d’Alanus ?), mais je n’en trouve aucune trace.
Montalat Surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, pourrait désigner celui qui est originaire de Montalat, hameau à Saint-Illide (15), mais dans la plupart des cas le nom semble venir de Catalogne. Le toponyme est un diminutif de “montal” (colline, également barrage pour la pêche), à l’origine du nom de famille Montal (46). Autre possibilité, proposée par Moll : agglutination de “mont talat” (= le mont dévasté). Toujours selon Moll, Montal serait une variante de Montalt (= le mont haut).
Montalibet Patronyme essentiellement porté en Béarn. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, sans doute un hameau ou un lieu-dit. Sens du toponyme : peut-être le mont pelé, sans végétation (sens de l’adjectif alivet mentionné dans le dictionnaire étymologique des noms de famille gascons de Michel Grosclaude). Ou encore le mont d’Alibert (nom de personne fréquent dans le Sud-Ouest).
Montalvo Fréquent en Espagne et au Portugal, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Montalvo ou Montalbo (le sommet blanc). Plusieurs communes portugaises s’appellent Montalvo. En Espagne, on trouve deux communes de ce nom dans les provinces de Jaén et de Cuenca. A noter aussi Montalbo en Cameros (province de La Rioja).
Montane, Montané Variante de Montagne, Montagné, Montanier. Désigne celui qui vient de la montagne ou qui y habite.
Montanelli Diminutif des noms italiens Montana, Montagna (on trouve aussi Montagni, Montani comme noms de famille), toponymes évoquant un lieu montagneux. Autres dérivés de Montagna : Montagnino, Montagnini, Montagnole, Montagnoli, Montanella, Montanucci.
Montaner C’est en Béarn que le nom est le plus répandu. Il peut désigner celui qui vient de la montagne, mais on pensera plutôt à celui qui est originaire de la commune de Montaner (65). Signification du toponyme (Montanerius au XIe siècle) : soit un lieu montagneux, soit le mont noir, soit encore le mont d’Aner (nom de baptême béarnais).
Montangon Apparemment le nom renvoie au village de Montangon, dans l’Aube (commune de Val-d’Auzon). Le problème, c’est que, à l’exception du patronyme noble “de Montangon”, c’est dans la Gironde que le nom a toujours été le plus répandu. Une migration n’est évidemment pas impossible, mais il convient de rester prudent. Signification du toponyme (Mons Ingonis en 1178) : la colline d’Ingo, nom de personne germanique.
Montanvert Patronyme rencontré dans l’Isère. Semble renvoyer à un lieu-dit Montenvers, que l’on trouve à Oyeu (38) sous la forme les Montenvers (nom d’une colline), ainsi qu’à Chamonix-Mont-Blanc (cf le train touristique du Montenvers).
Montard On trouve surtout ce nom dans le département de la Loire, aux alentours de Saint-Galmier. Il s’agit certainement d’un nom de lieu (qui reste à déterminer géographiquement) formé sur Mont (= sommet, colline).
Montargès Un toponyme formé avec mont et le nom de personne d’origine germanique Arigis. Peut-être une personne originaire de Montargis (mais ça fait loin).
Montariol Le nom est porté dans le Sud-Ouest (31, 65, 09). C’est une variante de Montauriol, rencontré dans la même région, nom de plusieurs communes et hameaux. Signification la plus généralement admise : le mont doré autre solution : le mont d’Auriol, nom de personne).
Montaru Porté notamment dans le Loir-et-Cher, où il est présent depuis le XVIIe siècle, le nom est à rapprocher des formes Montarou (72, 41) et Montaroux (16). Il s’agit certainement d’un nom de localité, ancien village ou nom déformé d’une actuelle commune, mais je n’en sais pas plus pour l’instant.
Montassier Nom surtout porté en Vendée, également présent dans l’Yonne. Devrait renvoyer à un toponyme commençant par mont-, mais je ne connais aucune localité appelée Montassier. Le dictionnaire de M.T. Morlet envisage un possible rapprochement avec l’ancien français montassin (variété de faucon). On trouve la forme Montassié dans les Pyrénées-Orientales et la Charente-Maritime.
Montaufier Porté dans la Vienne (variante : Montauffier), devrait être un toponyme (le mont d’Aufier, Alfier, nom de personne germanique), mais je n’en trouve pas trace, sinon le lieu-dit “les Montaufiers” à Saulge (86), qui semble formé sur le nom de famille. Parmi les formes voisines, on notera le hameau de Montauffy à Montagrier (24).
Montauzou Le nom est porté dans la Charente et s’écrit aussi Montauzon (16, 24). Il devrait désigner celui qui est originaire de Montozon, hameau à Vieux-Mareuil (24).
Montay Le nom est surtout porté dans le Nord et dans l’Aisne. Variante : Montaye. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Montay (59).
Montbarbon Surtout porté dans l’Ain, désigne celui qui est originaire de Montbarbon, ancien village de la commune de Saint-Didier-d’Aussiat (01) mentionné à plusieurs reprises dans des textes des XIVe et XVe siècles. Barbon pourrait être ici un nom de personne.
Montbriand Apparemment disparu de France, le nom se rencontre au Québec et plus généralement en Amérique du Nord. Il renvoie certainement à un toponyme, désignant soit un mont “brillant” (?), soit la colline appartenant à un nommé Briand (nom de personne breton). Faute de données généalogiques, on se contentera de citer les lieux suivants, qui peuvent tous correspondre : Montbrilland, hameau à Septmoncel (39). Montbrillant, hameau à La Chapelle-Naude (71). Le château de Montbrian(d) à Messimy-sur-Saône (01). Enfin Montbrien à Montmarault (03) et à La Verdière (83). Autrement dit, rien de breton, ce qui devrait permettre d’éliminer déjà la seconde hypothèse.
Montbroussous Désigne celui qui est originaire de Montbroussous, nom d’un hameau à Noailhac, dans l’Aveyron. Sens du toponyme : le mont broussailleux (le mont en question pouvant très bien être une colline). Variantes : Montbressous, Montbroussou, Monbroussou, Monbroussous.
Montchamp Le nom est surtout porté dans la Haute-Loire (variantes : Montchant, Monchamp, Monchampt, Monchand, Monchant). Il désigne celui qui est originaire de Montchamp, toponyme assez courant dans ce département : c’est le nom d’un hameau à Laussonne, d’un ancien fief à Bouchet-Saint-Nicolas, d’un plateau à Saint-Paul-de-Tartas. Le toponyme est également fréquent dans l’Ardèche. La finale -champ correspond au mot “c(h)alm”, qui désigne une lande, un plateau inculte, un pâturage de montagne. Avec le même sens : Montchau, Montchaud, Monchaud (07, 26).
Montchery Porté à la Réunion (variantes : Monchery, Moncherie, rencontrées aussi en Guyane et en Guadeloupe), le nom pourrait venir du nord de la France, où un fief s’appelait Montchery au XVIe siècle (à noter aussi le hameau de Montcherin à Romenay (71).
Montcoudiol Nom rencontré dans le Forez. Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On a le choix entre deux hameaux : l’un dans la Haute-Loire (commune d’Arlempdes), l’autre dans la Loire (commune d’Abdoën). Sens du toponyme : peut-être le mont du coucou, comme semble le montrer la mention Monte Cogul en 1236, peut-être le mont pierreux (latin *cotulus = caillou, éboulis), en supposant que Monte Cogul soit une graphie erronée.
Montculier Nom de famille rare, apparemment originaire de la Creuse. Tout laisse penser qu’il s’agit d’un ancien toponyme comportant l’élément Mont ( = sommet, colline), mais jusqu’à présent sa localisation semble impossible. Le second élément pourrait être éventuellement une contraction de cugulier (dérivé de cugul = coucou).
Montebourg Le nom est rare, et son origine géographique difficile à cerner. Il renvoie à une localité ainsi appelée, sans doute Montebourg, dans la Manche (= le village, le bourg situé sur une hauteur).
Montebran Porté dans la Sarthe et la Mayenne, le nom se rencontre aussi sous les formes Montebrant, Montebrun. Il s’agit certainement d’un toponyme (comportant le mot ‘mont’), reste à le localiser.
Montegnies Sans doute originaire de la commune de Montignies, en Belgique.
Monteil Un nom que l’on trouve souvent dans la Corrèze. Il s’agit d’un toponyme très fréquent dans le Massif Central, désignant un sommet peu élevé, une colline. Variantes : Monteilh (24), Monteils (34, 82, 47). Diminutifs : Monteilhet, Monteilhon (63), Monteillard (43, 01), Monteiller (42, 38), Monteillet (12, 19, 87), Monteillier (87, 30), Monteilliet (49).
Monteiro Le nom est portugais. On le rencontre en Espagne sous la forme Montero. Il désigne en principe un chasseur (autre forme de monteador), mais il peut aussi s’agir de celui qui habite un lieu-dit Monte (= colline, montagne).
Montel Toponyme rencontré un peu partout en France, et notamment en Auvergne et dans les régions voisines (63, 03). Il a le sens de petite colline (petit mont). Le patronyme désigne celui qui est originaire du lieu-dit (le) Montel.
Montemayor Le nom est en principe espagnol. C’est un toponyme désignant le sommet le plus élevé.
Montembault Surtout porté dans la Mayenne, désigne celui qui est originaire du hameau de Montembault à Hercé (53). Variante : Montenbault. Formes voisines : Montambaux, Montambeaux, Montembaut, Montambaux (14), Montambault (77). Sens du toponyme : la colline d’Ambault, nom de personne d’origine germanique.
Montenegro Assez fréquent en Espagne, c’est un toponyme qui signifie “le mont noir”.
Montenez Surtout porté en Belgique, devrait être un toponyme (petit mont), peut-être Montegnet, près de Havelange, ou encore Montegnée, près de Liège.
Monteremal C’est dans l’Ardèche que le nom est le plus répandu, avec ses diverses variantes : Montereimard, Monteremand, Monteremard, Montereymard, Monteyremard, Monteyrimard. Il désigne celui qui est originaire soit de Montélimar (26) soit de Monteyrimard, hameau à à Saint-Bonnet-le-Froid (43). Signification : la colline (montellum) d’Aymard ou d’Adhémar, noms de personne d’origine germanique.
Montergous Rare et porté dans l’Aveyron, renvoie à un lieu-dit, peut-être un ancien hameau entre Aubin et Lugan.
Montès, Montes D’origine plutôt castillane, le nom signifie les monts (toponyme) ou originaire des monts.
Montesinos Patronyme espagnol, rencontré aussi sous la forme Montesino (parfois écrite Montessino), désignant celui qui habite sur la montagne, sur la colline, ou qui est originaire d’une localité portant ce nom : Montesiños en Galice (province de La Corogne), Los Montesinos dans la province d’Alicante.
Montesquieu Nom porté dans le Sud-Ouest, notamment dans les Pyrénées-Atlantiques. Variantes : Montesquieut, Montesquiou (32). Désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités ainsi appelées. Signification : le sommet hostile, farouche (occitan esquiu, du francique skiuan = effrayer).
Montesquiou-Fezensac (de) Le nom renvoie à deux communes du Gers, Montesquiou et Fezensac (Vic-Fezensac), dont la famille possédait la seigneurie.
Monteux Surtout porté dans la Loire, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On pensera bien sûr aux communes de Monteux (84) et Beaumont-Monteux (26), mais pour la Loire on envisagera aussi le hameau de Monteux à La Versanne (42). Sens du toponyme : petite colline, monticule (occitan “montèl”).
Monteyne Porté dans le département du Nord et en Belgique, c’est une forme “flamandisée” de Montagne, toponyme devenu nom de famille.
Montginoux Rare, le nom se rencontre en Savoie et dans l’Aveyron (variante : Montginoul). On trouve aussi les formes Monginou, Monginous, Monginoux (81, 82, 48). Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Montginou(x), le mont de Ginoux, nom de personne d’origine germanique (voir Ginoux). Reste maintenant à localiser le toponyme.
Montgolfier Aujourd’hui très rare et rencontré dans la région lyonnaise, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Montgolfier. C’est le nom d’un hameau à Ambert (63). M.T. Morlet signale également la présence du toponyme en Ardèche, où sont nés les frères Montgolfier. Signification : le mont de Golfier (nom de personne d’origine germanique, Wulfhari : wulf = loup + hari = armée).
Montgomery Importé en Angleterre par les Normands venus de France, désigne celui qui est originaire de Montgommery, village du Calvados (commune de Sainte-Foy-de-Montgommery). Signification du toponyme : le mont de Gumaric, nom de personne d’origine germanique (guma = homme + ric = puissant).
Montgon Désigne celui qui est originaire de Montgon (commune de Grenier-Montgon), dans la Haute-Loire. L’étymologie du toponyme (Motgo en 1161, Motgonio en 1439) est incertaine.
Montheil Variante de Monteil (voir ce nom) portée notammment dans l’Aveyron et la Haute-Vienne.
Montherlant Le nom renvoie à la commune de Montherlant, dans l’Oise. Le toponyme (Mons Herlandi au XIIe siècle) désigne le mont, la colline d’Herland, nom de personne germanique (Hariland).
Monthioux Le nom est originaire du Limousin, sans doute de la Creuse. Formes similaires : Monthieu, Monthieux, Montieux, Montiout. Il devrait désigner celui qui est originaire du Monthioux, hameau à Saint-Moreil (23). On peut voir dans le toponyme soit un simple diminutif de “mont” (= sommet, colline), soit un nom formé avec “mont” + “t(h)ou” (terme qui désigne une cavité dans de très nombreuses régions).
Monti Très répandu dans toute la moitié nord de l’Italie, c’est en Lombardie que le nom est le plus fréquent. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (il) Monte, équivalent du français montagne, colline. Le singulier Monte est plus rare, (Piémont, Frioul, Italie du sud). Dérivés : Monticone (Piémont), Montella (Campanie), Montelli, Monticelli, Montiglio, Montini, Montone, Montoni.
Montibert Nom porté dans l’Ain et la région lyonnaise. Désigne apparemment celui qui est originaire d’une localité appelée Montibert, sans doute un ancien village, qui reste hélas à localiser.
Monticone Nom italien originaire du Piémont. Apparemment un dérivé de “monte” (= mont), à rapprocher peut-être du verbe “monticare” (emmener les troupeaux à l’estive), mais rien de bien sûr. À envisager aussi un éventuel “Monte Ticone” (Ticone étant un prénom italien, popularisé par un évêque de Chypre).
Montiel Le nom est le plus souvent originaire d’Espagne (parfois via l’Algérie). C’est un toponyme avec le sens de “petit mont, colline”, sans doute le village de Montiel (province de Ciudad Real).
Monties Nom porté dans la région toulousaine. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, sans doute le village de Monties, dans le Gers. Deux hameaux du Gers ont le même nom, dans les communes de Durban et Arrouède. Sens du toponyme : diminutif de mont.
Montigny Originaire de Montigny, l’un des noms de localité les plus fréquents en France (une soixantaine de communes, sans compter les hameaux). Sens du toponyme : on a pensé longtemps à un nom de domaine formé sur le nom de personne latin Montinius, mais, vu la fréquence du toponyme, il semble préférable d’envisager un dérivé du latin mons, montis (= montagne, sommet). Le nom de famille se rencontre surtout dans le Loiret et dans le Nord, mais il est présent dans d’autres régions. Variantes : Montigni (Provence, sans doute d’origine italienne), Montignies (nord de la France).
Montillet C’est dans la Haute-Savoie que le nom est le plus répandu, mais on le trouve aussi dans le Lot et la Saône-et-Loire. C’est un toponyme assez courant, qu désigne un petit sommet, une colline. Formes voisines : Montillau, Montillaud (47, 24), Montiller, Montillier (71), Montilliet (03), Montillon (17, 89, 10), Montillot (71, 70, 10), Montillard, Montilly.
Montinet Nom de famille rencontré surtout dans la Moselle. Semble désigner celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Montinet (= le petit mont).
Montjallard Nom assez rare que l’on trouve dans le Vaucluse et dans les Alpes-de-Haute-Provence, département dont il pourrait être originaire. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit Montjallard, dont il reste hélas à trouver la localisation précise. Le patronyme Jallard se rencontre surtout en Savoie, et semble être une variante de Gaillard (= fort, vigoureux). Autrement dit, Montjallard serait l’équivalent alpin des nombreux Montgaillard rencontrés dans le Sud-Ouest (= le mont fort, bien défendu).
Montjalon Devenu extrêmement rare aujourd’hui, le nom désigne celui qui est originaire de Montjalon, hameau de la commune de Coust, dans le Cher. Variante : Montjallon.
Montjarret Le nom est porté dans l’Ouest, notamment dans les Côtes-d’Armor. Variante : Montjaret. Il renvoie à une localité portant ce nom ou un nom voisin. On pensera notamment à Montjarry, hameau de la commune du Val-Saint-Pair (50).
Montjean Au départ, le nom désigne celui qui est originaire de Montjean (le mont, la colline de Jean). C’est un toponyme assez courant, nom de plusieurs hameaux et de trois communes (Charente, Maine-et-Loire, Mayenne). Aujourd’hui, c’est dans les Antilles que le nom de famille, rare, est le plus répandu.
Montjoie Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Montjoie, toponyme très fréquent en France (pour certains le mont de Jupiter, montis Jovis, mais plutôt nom d’origine germanique, mundgawi = protection du pays, avec ensuite le sens de colline, monticule). Le nom de famille se rencontre surtout dans la Somme et l’Allier.
Montjovent, Montjouvent Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Montjouvent, sans doute le village du Jura qui porte ce nom. En général on considère que le toponyme signifie le mont de Jupiter, mais il se pourrait aussi que jouvent soit une déformation de jouret (= sommet boisé). Le toponyme se rencontre aussi en Italie (Val d’Aoste) sous la forme Montjovet. On trouve d’ailleurs le nom de famille Montjovet en Savoie.
Montlahuc Désigne celui qui est originaire de Montlahuc, nom d’un hameau à Bellegarde-en-Diois, dans la Drôme, département où le nom de famille est le plus répandu. Un autre hameau s’appelle Montlahuc à Rosans (05). Le hameau de la Drôme apparaît en 1231 sous la forme Mons Lugdunus (cité par M.T. Morlet), ce qui lui donnerait une origine semblable à celle de Lyon (Lugdunum : le mont ou la forteresse de Lug, ancienne divinité solaire, selon la version la plus couramment admise).
Montlouis Surtout porté en Martinique, le nom renvoie à une localité ainsi appelée (trois communes en France, 18, 37, 66). Il est souvent employé en composition avec des prénoms : Montlouis-Calixte, Montlouis-Félicité, Montlouis-Gabriel (972).
Montmasson Le nom est presque exclusivement porté en Haute-Savoie. Il renvoie au hameau de Montmasson, situé dans la commune de Marcellaz-Albanais (74). C’est là que vivait au XVIe siècle la famille Montmasson, dont le nom était alors “de Montmasson”. À noter cependant l’existence d’un autre hameau Montmasson, à Étables (07). Sens du toponyme : le mont de Masson (diminutif de Thomas).
Montmeterme porté dans la loire et le Rhône, désigne celui qui est originaire du Montmeterme, hameau à Affoux (69). Il s’agit bien sûr d’un mont, peut-être le mont de Maternus, nom de personne latin.
Montoisy Nom porté dans l’Aisne. C’est un diminutif de Montois, toponyme assez fréquent dans cette région qui évoque une petite colline (également nom de famille). Il existe un hameau appelé Montoisy, mais dans le département de la Loire (commune de Charlieu). En fait, le nom semble venir de Belgique (région de Nivelles), si l’on en croit les plus anciennes mentions. Reste à connaître la localisation du toponyme dans ce pays.
Monton Le nom est rare, et son origine géographique difficile à localiser. Sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Monton (= le petit sommet).
Montoriol Originaire de la commune de Montoriol (P-O) ou de l’un des nombreux lieux-dits catalans ainsi dénommés. Signifie mot-à-mot le mont doré, mais il n’est pas impossible que Oriol soit ici un anthroponyme.
Montovert Nom très rare porté dans le Val d’Aoste, qui devrait désigner celui qui est originaire de Montovert, village ou hameau de la commune de Villeneuve, elle aussi située dans le Val d’Aoste. En France, le nom se rencontre dans le Lyonnais, mais il est aussi présent en Martinique (variante : Montauvert). Signification possible : le mont d’Obert, Aubert (plutôt que le mont vert).
Montoya Nom fréquent en Espagne, d’étymologie incertaine. On peut le rapprocher des noms catalans Montoi, Montoy, pour lesquels on envisage un toponyme dérivé du latin monticulus (sans doute transformé en *montuculus) avec le sens de petit sommet. Certains estiment que le nom viendrait du basque. Auquel cas il faudrait penser au mot mondoi (= meule de foin), parfois rencontré sous la forme montoi.
Montrichard Porté dans la Charente et la Haute-Vienne, le nom est également présent dans le Doubs. Il désigne celui qui habite un lieu-dit Montrichard (le mont de Richard) ou en est originaire. Une commune du Loir-et-Cher s’appelle Montrichard. A noter qu’une famille Montrichard, venue du Bordelais, s’est installée au Chili au XIXe siècle, le nom devenant Monterichard.
Montrognon Porté dans l’Allier (variantes anciennes : Monrognon, Mouroignon, Mouraignon), le nom devrait désigner celui qui est originaire de Montrognon, hameau à Échassieres (03). À noter que Montrognon est aussi le nom d’une colline et d’un château à Champagne-sur-Oise (95). Un autre sommet s’appelle Montrognon à Ceyrat (63). Sens du toponyme : soit un mont rocheux, soit le mont de Rognon, éventuel nom de personne germanique (voir Rognon).
Montrose Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom (= le mont rose). Outre le célèbre Château Montrose à Saint-Estèphe (excellent vin, mais le nom du château vient sans doute d’un patronyme), il faut noter un hameau à Tourbes (34) et des lieux-dits à Bertangles (80) et à Clémensat (63). Cependant, il est fort possible que le nom, surtout porté dans les départements d’Outre-Mer, vienne de Grande-Bretagne : dans ce cas il correspond à la commune de Montrose, en Ecosse.
Montrouge Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée (= le mont rouge), nom d’une commune de la région parisienne et de plusieurs hameaux. Essentiellement porté à la Réunion, le patronyme se rencontre aussi en Normandie (76).
Montserrat, Monserrat, Monsarrat Nom d’origine, la montagne la plus fameuse de la Catalogne du sud, célèbre pour son abbaye.
Montuori Nom italien surtout porté dans la région de Naples, où on trouve aussi la forme plus rare Montuoro. Il désigne celui qui est originaire d’une des nombreuses localités appelées Montoro (= le mont doré), en particulier, dans cette région, Montoro Superiore (et Montoro Inferiore), le nom de la commune étant souvent écrit Montuoro dans les textes anciens. Variantes : Montoro (Campanie) et Montori (province de Ferrare).
Monturet Porté notamment en Dordogne, ce devrait être un toponyme formé sur “mont”, mais je n’en trouve pas trace. Il y a bien un village appelée Montoret, mais il se trouve à Saint-Goazec (Finistère).
Montus C’est dans les Landes que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’un toponyme, avec le sens probable de “colline”, que l’on rencontre dans le Sud-Ouest : une gentilhommière et un ancien hameau s’appellent Montus à Castelnau (65). A noter aussi le château Montus, nom d’un madiran prestigieux produit à Maumusson-Laguian (32).
Monville Le nom est surtout porté en Seine-Maritime. Il devrait désigner celui qui est originaire de Montville, commune du même département. Sens du toponyme : peut-être le domaine, le village situé sur un mont, mais on pensera aussi au domaine d’Amund, nom de personne norrois.
Monvoisin Le nom est fréquent en Bretagne (35, 22) et dans le Nord-Pas-de-Calais. Variante : Montvoisin (77, 89). Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Montvoisin, Monvoisin, nom de nombreux hameaux. En toponymie, le mot “voisin” désigne le plus souvent un hameau. Le mot “mont” peut avoir le sens de “colline”, à moins qu’il ne s’agisse d’une déformation de “mau” (= mauvais, cf. le toponyme Mauvoisin = le mauvais hameau).
Moore Plusieurs solutions pour ce nom très fréquent dans les Îles britanniques. D’abord, un toponyme correspondant à l’anglais “moor” (= lande, bruyère). Ensuite, un prénom correspondant au français Maur (latin Maurus). Dans certains cas particuliers (nom irlandais), il peut correspondre à un surnom ayant le sens de “grand, fier”.
Mopin Nom porté dans la Somme et la Seine-Maritime. C’est une variante de Maupin (voir ce nom).
Moquet Nom surtout porté dans l’Ouest (35, 76), rencontré aussi sous la forme Mocquet (85, 50). On le considère comme un surnom donné à un personnage moqueur. Il faut aussi enviager un diminutif de moque, mouque, forme normande du mot ‘mouche’. Forme féminine : Moquette (17, 54). Voir aussi Mouquet.
Moqueur Surnom donné à un personnage moqueur, ce nom de famille rare est porté en Charente.
Moquin Surtout porté dans les Vosges et le Jura, le nom est considéré par M.T. Morlet comme le surnom d’un personnage moqueur.
Mora Fréquent en Espagne et au Portugal, c’est un toponyme désignant un lieu où poussent les mûres, les ronces. Le nom a éventuellement pu aussi être utilisé comme sobriquet pour désigner celui qui est noir comme les mûres.
Moracchini Le nom est fréquent en Corse, où l’on trouve aussi la forme Morachini. C’est sans doute un dérivé de Moro (voir ce nom).
Morael Sans doute une variante néerlandaise de Morel (voir ce nom).
Moragas, Moragues Etymologie incertaine pour ce nom très répandu dans toute la Catalogne et en Espagne. Il semble cependant qu’il y ait un lien avec le castillan “moraga”, qui peut avoir plusieurs sens, dont celui de “grillade”, et qui vient de l’arabe “muHraq” (= brûlé). On pourrait avoir affaire à un toponyme désignant une terre défrichée par brûlis. Autre forme : Moraga (Andalousie).
Moraglia Porté de Nice à San Remo, le nom est parfois écrit Muraglia (forme surtout présente dans les Pouilles). C’est un toponyme correspondant au français ‘muraille’. Forme masculinisée : Moraglio.
Moraillon Le nom est porté dans la Saône-et-Loire et les départements voisins (03, 69). Sens incertain. Peut-être une variante de Moreillon, probable diminutif du prénom Morel (Moreil). Un éventuel lien avec le mot “muraille” peut aussi être envisagé.
Moraine Nom porté à la fois dans les Ardennes et dans l’Ouest (35). Variante : Moraines (53, 14). Apparemment une variante (ou un matronyme) de Morain, autre forme de Morin (voir Maurin pour le sens).
Morainville Désigne celui qui est originaire de Morainville, nom porté par plusieurs localités (deux communes dans l’Eure et une dans l’Eure-et-Loir, ainsi que divers hameaux). Sens tu toponyme : le domaine de Morain (variante de Morin, latin Maurinus).
Morainvillers Porté dans l’Oise, désigne celui qui est originaire de Morainvillers, nom d’une commune de ce département (Sains-Morainvillers). Sens du toponyme : le petit domaine, le hameau de Morain (autre forme de Morin, du nom de personne latin Maurinus).
Morales, Moralès Nom castillan désignant un lieu planté de mûriers.
Morancé Le nom est surtout porté dans la Sarthe. Formes voisines : Morançay, Morançais, Morencey (37, 72). Il désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. A noter les communes de Morancez (28) et de Morancé (69), et sans doute aussi quelques hameaux. On ne confondra pas ce nom avec Morance (24), variante de Maurence (voir ce nom).
Morand C’est un ancien nom de baptême, issu du nom de personne latin Maurandus, formé lui-même sur Maurus de maurus = noir comme un maure). Le nom Morand est très répandu en Savoie. La variante Morant est fréquente dans le Nord-Pas-de-Calais. Diminutifs : Morandas, Morandat (01), Morandeau (44, 85, 79, 17), Morandet (21, 71), Morandon (63). Forme italienne francisée : Morandy (13, 38). Autre dérivé : Morandière (17), le domaine ou la ferme de Morand.
Morandini Diminutif de l’italien Morando, Morandi (voir Morand pour le sens), le nom est assez courant en Italie du Nord, de la Lombardie au Frioul. On trouve en Vénétie la variante Morandín. Autre diminutif : Moranduzzo, également porté en Italie du Nord.
Morange Patronyme rencontré dans le Limousin et en Auvergne. Désigne celui qui est originaire d’une localité du même nom. Plusieurs hameaux du Massif Central s’appellent Morange(s). Le toponyme est au départ un nom de domaine gallo-romain, formé avec le suffixe -anicas sur le nom de personne Maurus.
Morantin Porté dans des régions assez variées (44, 59, 26), c’est un diminutif de Morand, Morant (voir Morand). Autre diminutif : Moranton (44).
Morassi Nom italien porté presque exclusivement dans le Frioul. Il devrait s’agir d’un dérivé de Moro (voir ce nom), tout comme Morasso, nom de famille rencontré notamment en Ligurie.
Morat, Maurat Peut-être un sobriquet désignant une personne au teint pourpre, violet (par application onomastique de l’adjectif catalan de même sens). Autre possibilité : nom de baptême dérivé de Maurus. Enfin, dans de très nombreux cas, il doit s’agir de celui qui est originaire d’une localité appelée Morat, Maurat, Mauras.
Moratille Nom porté dans le Limousin (19, 87), rencontré dans la Creuse sous la forme Mouratille (également Moratilla en Béarn). Désigne celui qui est originaire de La Moratille, hameau de la commune de Viam, en Corrèze.
Morato Le nom peut être catalan (Morató) ou italien (variante : Morati). Dans les deux cas, c’est un dérivé de Moro (= brun comme un maure, également nom de baptême). En catalan, il vient du bas-latin Moratone, attesté en 989, et peut s’écrire aussi Moretó.
Morault Variante de Moreau (voir ce nom) surtout portée dans l’Ille-et-Vilaine et plus généralement en Bretagne, également rencontrée dans le Pas-de-Calais. Formes voisines : Moraud (16, 87), Moraut (56), Moraux (35, 59, 02).
Moray En France, le nom est porté dans les Ardennes : il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Moray ou Morey (domaine de Maurius ou lieu rocheux, les avis sont partagés). On retrouve le nom en Ecosse, mais là j’avoue mon incompétence.
Morazin Le nom est porté dans l’Ouest (35, 53). Variante : Morazain. Forme voisine : Morazé. Sens incertain. Peut-être un dérivé de more (celui qui est noir comme un maure). Pour Morazé, on pensera aussi au mûrier.
Morceau Nom surtout porté dans la Vienne. Le mot morceau est un dérivé du verbe mordre, écrit le plus souvent morsel au moyen âge : il signifiait morsure, bouchée, puis a pris peu à peu son sens actuel. Difficile de savoir quel est son sens dans le nom de famille : peut-être un gros mangeur ou celui qui a une grande bouche. Variantes : Morceaux (08), Morcel (22), Morseau (59), Mourcel (16), et sans doute l’italien ou corse Morselli.
Morchoisne Nom porté dans l’Eure-et-Loir (également dans la Sarthe et le Maine-et-Loire). Variantes : Morchoine, Morchouane. Désigne en principe celui qui mord la choisne, autrement dit le pain blanc (ou pain de choine), un sobriquet difficile à interpréter avec certitude.
Morcillo Surnom espagnol donné à celui qui a les cheveux ou le teint noirs (espagnol morcillo, du latin mauricellus).
Morcrette Nom surtout porté dans l’Aisne et dans la Somme. Ecrit parfois autrefois Mortecrette, il semble évoquer une ancienne localité, mais rien de bien précis, hélas. A noter le Noyer Morcrette, lieu-dit à Vermand (02), toponyme formé à partir du nom de famille.
Mordefroid Le nom est surtout porté dans la Sarthe. Variante : Mordefroy. On pensera bien sûr à un homme très frileux, mais il est difficile d’interpréter avec certitude ce genre de surnom.
Mordelet, Mordellet Nom porté dans les Côtes-d’Armor. Pourrait désigner celui qui est originaire de la commune de Mordelles, dans l’Ille-et-Vilaine (les patronymes Mordelle, Mordelles, Mordel existent aussi).
Moré voir Morer.
Moreau L’un des noms les plus portés en France. Correspond au méridional ou au normand Morel, et désigne celui qui est brun de peau, mais c’est surtout un ancien prénom (latin Maurellus). Outre la région parisienne, c’est dans le Nord et dans l’Indre qu’on trouve le plus de Moreau. Variantes : Moreaud (16, 71, 69), Moreaux (08, 60).
Moreira Nom portugais ou galicien. voir Morer.
Morel Eventuellement sobriquet qui pourrait s’appliquer à celui qui a le teint bronzé comme un maure (More + suffixe diminutif -el), c’est le plus souvent un ancien nom de baptême (Maurellus, Morellus), diminutif de Maur. Le patronyme est très répandu dans toute la France, notamment dans l’Ain et la région lyonnaise. Variante ou matronyme : Morelle (59, 80). Variante catalane : Morell. Diminutifs : Morelet, Morelon (Poitou-Charentes), Morelot (Bourgogne), Morellon (69, 972), Morellou (29), Morélec, Morellec (29), Morellet (01, 87).
Morell Variante catalane de Morel (également Maurell, Maureil). Issu du latin Maurellus, peut désigner celui qui est noir comme un maure, mais il s’agit plutôt d’un nom de baptême donné au moyen âge.
Morello Equivalent italien de Morel (voir ce nom), le patronyme est très répandu dans le Piémont, la Lombardie et la Vénétie, ainsi que dans le Sud (Sicile, Calabre, sud des Pouilles). Avec pluriel filiatif : Morelli (Corse et toute l’Italie, à l’exception de la Sicile et de la Sardaigne). Diminutif : Morellini (Emilie-Romagne).
Morenes Nom assez rare porté en Espagne (pays valencien), rencontré aussi sous la forme Morenas. C’est le pluriel de “morena”, peut-être avec le sens de “terre noire”, mais un ancien dictionnaire du parler valencien donne au mot le sens de “roncier, mûrier”. À noter aussi qu’en castillan le mot “morenas” peut désigner les meules de blé sur l’aire.
Moreno Un patronyme très répandu en Espagne. Il désigne apparemment celui qui a le teint ou les cheveux bruns, mais il y a de fortes chances que ce soit aussi un ancien nom de personne.
Morer, Morera Tous ces nom renvoient au mûrier, et désignent celui qui possède des mûriers ou habite près d’un mûrier (latin populaire *mora < morus = mûre). Moreira est une forme portugaise.
Moresi Nom italien. L’un des nombreux diminutifs de Moro, surnom désignant celui qui a la peau brune comme un maure.
Moresmau Nom porté dans les Landes, où il est attesté au moins depuis le XVIIe siècle. Variantes : Moresmeau, Mauresmo. Il devrait s’agir d’un toponyme avec le sens de “mauvais marécage” (gascon “moràs” = marécage + “mau” = mauvais). Je ne trouve cependant aucune trace d’un tel toponyme.Trois autres variantes anciennes : Morasmau, Morosmau, Mormeau.
Moreso Nom de famille porté en Espagne, souvent en Catalogne. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Mora, nom de plusieurs localités. Autre possibilité : dérivé de moro (= maure).
Morest Nom très rare. C’est une variante de Moret, l’un des nombreux diminutifs formés sur le nom de personne latin Maurus, (maurus = maure, bronzé comme un maure). Comme Moret, le nom devait se rencontrer en Picardie, d’autant que la finale -est y est assez fréquente.
Morestin Le nom semble venir du Jura, mais on le trouve aussi dans la Saône-et-Loire. Sans doute un diminutif de Moret, Morest (voir ce nom).
Moret Diminutif de More, sobriquet désignant celui qui est brun comme un maure. Peut aussi être un diminutif du nom de baptême Maur. Le nom est porté dans l’Aisne, ainsi qu’en Saône-et-Loire (également Franche-Comté et Savoie). Diminutifs : Moretau, Moretaud, Moreteau, Moreteaud, Moreteaux, Moretin, Moreton.
Moreul Le nom est porté dans l’Ouest, en particulier dans le Morbihan. Difficile de savoir s’il s’agit d’une variante de Morel (voir ce nom) ou d’un éventuel toponyme (cf. la commune de Moreuil, dans la Somme, à l’origine du nom de famille Moreuil).
Moreux C’est dans le Cher que le nom est de très loin le plus répandu. On trouve en Limousin et en Roussillon la variante Moreu. Sans doute une forme du prénom médiéval Morel (latin Morellus), encore que dans le Cher on attendrait plutôt une forme Moreau(x).
Morfoisse Nom surtout porté en Bretagne, où l’on trouve les variantes Morfoise, Morfouace, Morfouasse, Morfouesse. Mot à mot il désigne celui qui mord la fouace (sorte de galette), un surnom difficile à interpréter avec certitude, mais que l’on retrouve dans les formes voisines Morchoisne (Normandie, celui qui mord le pain blanc), Morpain (Charentes), Mormiche (Maine).
Morgalet, Morgallet Nom très rare, rencontré uniquement dans l’Yonne. Son sens m’est inconnu. Vu la rareté du nom, on peut penser qu’il renvoie à un ancien lieu-dit, mais ce n’est qu’une timide supposition.
Morgan Porté surtout au Pays de Galles, en Irlande et en Ecosse, c’est un nom de personne celtique de sens incertain. Parmi les solutions proposées, notons ‘grand défenseur’ et un composé de termes signifiant ‘mer’ et ‘brillant’. Le nom est également présent en Bretagne, avec la même incertitude sur le sens des racines.
Morgant Le nom est porté en Bretagne, mais on le rencontre aussi en Picardie et en Artois, tout comme sa variante Morgand, également présente en Vendée. C’est au départ un nom de personne celtique (Morcant dans le cartulaire de Redon) formé sans doute sur les racines “mor” (= grand) et “cant” (= parfait). Puis c’est devenu un personnage de chansons de geste, géant balourd compagnon de Charlemagne, popularisé en Italie par un roman de Luigi Pulci (XVe siècle), d’où sans doute le nombre important de Morgante, Morganti en Italie (diminutif : Morgantini) et aussi en Corse. À noter cependant que “morgant” est un mot attesté en moyen français, et aussi en italien ancien, avec le sens de “fier, méprisant”.
Moriamé Nom porté en Belgique, ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Yonne. Variante : Moriamez. Désigne celui qui est originaire de Morialmé, dans la province de Namur.
Moriancourt Porté en Normandie, c’est au départ un toponyme (finale -court = ferme, domaine), mais je n’en trouve aucun qui corresponde. Il pourrait s’agir d’une variante des noms Moriaucourt, Mauriaucourt, portés en Picardie, qui semblent renvoyer à Moréaucourt, ancien village de la Somme (commune de L’Etoile).
Moriaud Nom porté dans la Haute-Savoie, l’Allier et la Nièvre. Il semble s’agir d’un toponyme évoquant le mûrier. A noter le hameau du Moriaud à Saint-Laurent-la-Conche (42) et celui de Moriaud à L’Isle-d’Abeau (38). Autre possibilité, un surnom donné à celui qui est noiraud. Les formes Moriau et Moriaux, rencontrées dans le Nord, sont pour leur part des variantes de Moreau.
Morice Variante de Maurice (voir ce nom), rencontrée surtout dans l’Ouest (44 notamment).
Moriceau Diminutif de Morice, forme de Maurice fréquente dans l’Ouest. C’est d’ailleurs en Loire-Atlantique qu’il y a le plus de Moriceau. Variantes ou formes voisines : Moriceaux (56, 44), Moricel (35, 53), Moricet (44, 86).
Morichon Le nom est porté dans la Haute-Vienne, la Vienne et la Charente (variante : Maurichon). On trouve dans la Vienne les formes voisines Morichau, Morichaud, Moricheau. Sans doute le surnom d’un personnage au teint noiraud (diminutif de more). A envisager aussi un diminutif du prénom Maur, voire de Maurice.
Morier Porté notamment dans l’Ain et la Loire, c’est un toponyme (lieu où poussent le mûrier ou les ronces). Avec le même sens : Morieras (69, 87, 23), Morière (27, 86), Morières (82), Moriez (80, 71).
Morigeot Rare, le nom est porté dans l’Allier et l’Indre. C’est sans doute un diminutif du prénom Maurice. Variantes ou formes voisines : Morigaud, Morigault (45), Morigeau, Morigeaud (87, 37, 16).
Morigny Le nom est surtout porté dans les Ardennes. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Morigny. C’est en particulier le nom de deux communes de la Manche et de l’Essonne. Signification : le domaine de Maurin(i)us, nom d’homme latin.
Morille Porté dans le Maine-et-Loire et en Poitou-Charentes, c’est un ancien prénom popularisé par saint Morille, fondateur et patron de Chalonnes-sur-Loire, qui fut le premier évêque d’Angers au IIe siècle.
Morillon Surtout porté dans la Vienne, le nom peut avoir plusieurs explications : soit on le considère comme un ancien prénom, diminutif de Morel (cf. la commune de Saint-Morillon en Gironde), soit on le rattache aux divers sens du mot “morillon” au Moyen Âge, variété de canard ou gros raisin noir. Le mot se rencontre également comme toponyme, et il semble souvent lié à une colline, un sommet, ce qui ne fait que compliquer les choses !
Morin Variante de Maurin, fréquente en Normandie, en Bretagne et en Vendée. Voir Maury.


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