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Noms commençant par P

Pabion-Paradis
Paradiso-Pé
Péan-Périer
Périgaut-Phelepp
Phelip-Pinsard
Pinsolle-Pollart
Polledri-Pouysegur
Pouyte-Pytel

Pabion Nom surtout porté dans l’Ardèche. On trouve les formes voisines Pabiot et Pabiou dans la Nièvre et la Haute-Loire, ainsi que les noms Pavion et Paviot dans le Centre. Difficile de se prononcer. Le dictionnaire de M.T. Morlet fait un rapprochement avec la pêche pavie (mais le mot est bien tardif et localisé dans le Sud-Ouest, ce qui rend l’hypothèse peu vraisemblable). Je n’ai hélas pas grand-chose d’autre à proposer : peut-être un petit bouclier (diminutif de pavois), éventuellement une variante de paon (du latin pavonem) ou de pavot.
Pablo Nom de baptême castillan correspondant au prénom Paul.
Pac Nom porté dans l’Ariège. C’est un toponyme pyrénéen, équivalent de “bac”, “ubac”, désignant le versant nord d’une montagne, ou encore un lieu situé à l’ombre, au nord. A noter le lieu-dit “la fontaine du Pac” à Soueix-Rogalle (09), ou encore le hameau du Pac à Lupiac (32). On signalera cependant que Pac peut aussi être un nom de personne polonais, hypocoristique de Pakoslaw ou de Pawel.
Pacaly Diminutif ou forme latinisée de Pacal (= Pascal), porté notamment dans la Loire et dans la Marne. Formes voisines : Pacalet (42, 38, 26), Pacalin (38, 71, 45), Pacallet (38, 69), Pacalon (43, 42), Paccalet (42, 73, 01), Paccalin (38, 69, 01), Paccallet (01, 42), et sans doute Pacalier, Pacailler et Paccallier (région lyonnaise). A noter qu’un hameau s’appelle la Pacaly à Pélussin (42).
Pacaud Nom de personne d’origine germanique, Pacwald (pag = combat, dispute + wald = qui gouverne), porté notamment dans la Saône-et-Loire et l’Allier. Autre possibilité : variante de Pascal. Autres formes : Pacault (79, 86, 71, 58), Pacaut (71, 58), Pacaux (59, 62), Paccaud, Paccault, Paccaut (71 surtout).
Pacetti Patronyme italien, diminutif de Pace, nom de baptême donné au moyen âge qui a le sens de paix (= celui qui apporte la paix). Pace se rencontre surtout sous la forme plurielle Paci. Autre diminutif : Pacelli.
Pacharel Porté aujourd’hui en Vendée, le nom semble avoir une origine occitane, tout comme sa variante Pachareu, à rapprocher de Pacareau (11, 12). On le trouve en Catalogne espagnole sous la forme Pacareu. Sans doute un toponyme avec le sens de pâturage (variante de Paquereau).
Pachaud Le nom est porté dans la Haute-Vienne. Il devrait s’agir d’une variante de Pacaud (voir ce nom).
Pacheco Nom castillan qui vient sans doute du nom de personne d’origine ibère Paciaecus. On a proposé aussi un diminutif du nom de baptême Francisco (= François).
Pachoud Patronyme savoyard que Félix Fenouillet (Les Noms de famille en Savoie) renvoie à un nom de personne d’origine germanique latinisé en Pascoldus. M.T. Morlet évoque pour sa part un toponyme dérivé du latin pactum, désignant une terre acquise à la suite d’un certain accord. Il existe à mon avis une troisième solution, un dérivé de Pâques (surnom ou nom de baptême, éventuellement donné à celui qui est né au moment de Pâques).
Pacino C’est en Sicile que le nom est le plus répandu. Il est très fréquent en Italie centrale sous la forme Pacini (pluriel de filiation). C’est un nom de baptême médiéval, diminutif de Pace, Paci (du lati pax = la paix). Il a été donné à un enfant avec une valeur augurale (“que tu apportes la paix !”).
Pacot Porté en Bourgogne, ce devrait être un diminutif de prénoms liés à la fête de Pâques (Pasque, Pascal). Matronyme : Pacotte (21).
Pacou Origine qui paraît occitane. Sans doute un dérivé de Pec (= sot, niais, ou parfois bègue).
Pacqueriaud Porté en Saône-et-Loire et dans l’Allier, c’est un diminutif de Pacquier (42, 72, 53), toponyme désignant un pâturage. Forme voisine : Pacquereau (49).
Pacreu Forme catalanisée du français Paquereau, qui désigne un petit pâturage.
Pactat Nom porté dans l’Allier et le Cher. Sens incertain. Peut-être un diminutif de Paquet, surnom donné à un porteur de paquets ou à un marchand de fagots.
Pacull, Pacouil, Pacouill Nom catalan. Il s’agit d’une forme contractée de Poculull, qui signifie tout petit, patronyme que l’on rencontre en Catalogne au moyen âge (latin pauculu = un peu + suffixe diminutif -culu).
Padern Peut désigner une personne originaire de Padern (Aude), mais il s’agit aussi d’un ancien nom de baptême catalan, correspondant au latin Paternus (= du père).
Padet Le nom est surtout porté dans la région lyonnaise (42, 69). On le rencontre aussi dans l’Ouest (56, 50). Dans le premier cas, on a affaire à un diminutif de l’occitan pade (= poêlon), utilisé aussi comme toponyme (hameaux de Padet au Crestet, 07, et de la Padet à Suze, 26). Dans le second cas, il devrait s’agir d’une variante de Padé (76, 80 notamment), que le dictionnaire de M.T. Morlet considère comme une altération de ‘par Dieu’ (un rapprochement avec Bigot n’est pas impossible, voir ce nom).
Padieu Nom porté en Picardie (02, 80). Sans doute une contraction de Pardieu, qui pourrait correspondre à un juron fréquemment prononcé par le porteur du nom, ou encore à un lieu-dit la Part-Dieu.
Padilla Nom castillan. Désigne celui qui est originaire de Padilla, nom de plusieurs localités espagnoles.
Padin Ou plutôt Padín. Pourrait désigner celui qui est originaire de Padín, nom d’une petite commune de Galice, mais c’est surtout un terme équivalent au français “paladin”. Le nom est aussi écrit Paadín en Galice.
Padioleau Nom porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique. Variante : Padiolleau. C’est un diminutif de Padiou (44, 53), qui pourrait être un nom de personne d’origine germanique, Padwulf (pad = combat + wulf = loup). M.T. Morlet pense cependant que Padiou et Padieu (02, 80) seraient des formes altérées du juron ‘par Dieu’.
Padouin Nom de personne d’origine germanique, Padwin (pad = combat + win = ami).
Padovani Nom italien désignant une personne originaire de Padoue. Autres formes : Padovan (Vénétie), Padovano.
Padrixe Caractéristique du village d’Estoher (P-O), le nom est sans doute une variante de pedrissa, toponyme désignant un amoncellement de pierres. Variante : Padritge.
Paduano Le nom est fréquent en Campanie, plus rare ailleurs (Lombardie, Lazio). Il désigne celui qui est originaire de Padoue. Variante corse : Paduani. On trouve également la forme Padua.
Padulazzi Nom italien formé avec le suffixe -azzo (en principe péjoratif) sur Padula, également nom de famille. Désigne celui qui est originaire de Padula, nom de deux communes dans les Abruzzes et la Campanie. Autre forme : Padulano.
Paes C’est l’équivalent néerlandais de l’allemand Paasch, nom de baptême médiéval lié à la fête de Pâques (on peut aussi le considérer comme un hypocoristique de Pascal). Paes peut aussi être l’équivalent galicien ou portugais de Paez (voir ce nom).
Paez Nom galicien formé avec le suffixe de filiation -ez sur le nom de baptême Payo, qui correspond lui-même au castillan Pelayo (du grec pelagios, adjectif formé sur pelagos = mer). La vogue de ce nom de baptême est peut-être liée à un martyr du Xe siècle, qui aurait été coupé en morceaux par les Musulmans à l’âge de dix ans (disons entre dix et quatorze) pour avoir refusé de renier sa foi chrétienne. On trouve le même nom au Portugal (et aussi en Galice) sous les formes Paio, Pais, Paes. Autre variante galicienne : Paz.
Pagan Porté notamment en Espagne, correspond au catalan Paya (voir ce nom). Le nom est également présent en Italie (Vénétie).
Pagane, Pagano Correspond au français Payen (= païen), qui a d’abord été utilisé pour désigner l’habitant du pagus (donc un paysan), puis celui qui n’était pas chrétien. C’est devenu aussi un nom de baptême au Moyen Âge (voir Paya). Le nom Pagane est porté dans les Pyrénées-Orientales. Quant à Pagano, c’est un nom très répandu dans toute l’Italie, également présent en Corse. Variantes italiennes : Pagani (Corse et Lombardie surtout), Pagàn (Vénétie). Dérivés : Paganacci (Corse), Paganel, Paganelle (46, 47, 82), Paganello (Sicile, Corse), Paganelli (moitié nord de l’Italie, Corse), Paganessi (Lombardie), Paganetti (Lombardie, nom présent aujourd’hui dans la Somme et la Seine-Maritime), Paganini (Lombardie, Ligurie), Paganon (Dauphiné, Savoie), Paganoni (Lombardie), Paganotto (Vénétie), Paganotti (Lombardie, Piémont), Paganucci (Corse, Toscane), Paganuzzi (Emilie-Romagne).
Page Voir Lepage.
Pagenel Porté dans le Puy-de-Dôme, devrait être un diminutif du nom de personne médiéval Payen (voir Pagane et Paya pour plus d’explications). Variante ou matronyme : Pagenelle (02, 77, 15). Avec un autre suffixe : Pagenaud, Pagenault, Pageneau, Pagenot (Limousin et Poitou-Charentes).
Pageot Porté dans l’Ouest (44, 49, 72), le nom est considéré comme un diminutif de Page (voir Lepage). Variantes ou formes voisines : Pageau, Pageaud, Pageault, Pageaut, Pageaux (Ouest, Bourgogne). Avec un autre suffixe : Paget (Savoie, Franche-Comté).
Pagès L’un des patronymes les plus fréquents en pays catalan. Issu du latin pagensis, il désigne un paysan riche, par opposition au brassier, paysan pauvre qui ne possède que la force de ses bras.
Pagliarulo Le nom est assez fréquent en Italie du sud (Campanie, Pouilles). C’est un diminutif de Pagliaro (Pagliari), nom de famille et toponyme fréquent en Italie, lui-même dérivé de paglia (= paille). Sens probable : pailler.
Pagnard Surtout porté dans l’Indre, semble un surnom péjoratif donné à celui qui vient d’Espagne. Variante : Pagnart. Beaucoup plus rare, la forme Espagnard se rencontre dans la Meuse.
Pagnat Porté en Limousin et en Auvergne, désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Pagnat ou Pagnac. On a le choix entre divers hameaux ou lieux-dits : Pagnat à Saint-Michel-de-Montaigne (24), à Loubeyrat et à Saint-Saturnin (63), Pagnac à Condat-sur-Trincou (24) et à Verneuil-sur-Vienne (87). Le nom de famille Pagnac existe aussi, on le rencontre surtout en Aquitaine.
Pagnère Plus courant sous la forme Pagnerre, ce nom du Nord-Pas-de-Calais a dû désigner, tout comme Pagnier, un marchand ou un fabricant de paniers.
Pagnien Désigne, tout comme Pagne, Paigne et Pagnol, celui qui est originaire d’Espagne. C’est dans le Pas-de-Calais que le nom est le plus fréquent.
Pagnon Surtout fréquent dans le Limousin (19, 87), également rencontré dans l’Aisne et l’Allier, le nom désignerait par aphérèse un Espagnol (Espagnon). Variante : Paignon. On peut aussi penser à un toponyme (nom de plusieurs hameaux) à rattacher au latin pinna (rocher, puis forteresse sur un rocher).
Pahin Le nom semble venir du Doubs. Pour l’instant je n’ai rien trouvé de bien convaincant. Si quelqu’un peut nous aider, il sera le bienvenu.
Pahisa Soit il faut rapprocher le nom de la paille (= Pallissà), soit on peut y voir une transcription catalane du français paysan.
Paicheur Nom porté en Franche-Comté (25, 90) qui est apparemment une variante de pêcheur (nom de métier).
Paiement Difficile de se prononcer sur ce nom si rare (variante : Payment) qu’on a du mal à en connaître l’origine géographique exacte. Il pourrait s’agir d’une déformation de Peymeyan, Péméan(t), toponyme rencontré dans le Sud-Est (signification probable : la colline du milieu), mais sans données généalogiques il est impossible d’en avoir la certitude.
Pailhe Porté en Belgique, désigne celui qui est originaire de Pailhe, dans la province de Liège. Dans le Sud-Ouest de la France (65, 81), généralement écrit Pailhé, il désigne soit une grange pour la paille, soit l’ouvrier qui s’occupe de la paille. Avec le même sens : Paille, Paillé (17, 64, 51).
Pailhous Le nom est porté dans le Tarn et l’Aveyron. Variante : Paillous. Il correspond à l’occitan “palhós” et à l’ancien français “paillos” (= pailleux, plein de paille). C’est certainement un toponyme, désignant peut-être une aire à battre, ou encore un pailler. Formes voisines : Pailhou (16), Paillou (85), Pailhoux, Pailloux (63), Pailloud (16, 38).
Pailla Nom surtout porté dans les Ardennes, où il est présent au moins depuis le XVIIe siècle. Sans doute un toponyme correspondant au mot ‘paille’.
Paillard Nom fréquent dans de nombreuses régions françaises, c’est dans la Mayenne qu’il est le plus répandu. Plusieurs interprétations possibles : soit celui qui bat la paille des céréales dans la grange, soit celui qui vit misérablement, ou encore celui qui se livre à des rapines (le sens de débauché est plus tardif).
Paillarès voir Pallarès.
Paillasse Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. On le rencontre en Gascogne sous la forme Paillassa. Il correspond à l’occitan palhassa, qui peut avoir de nomrbeux sens, tous liés bien sûr à la paille. Difficile de trouver la bonne définition : sans doute un toponyme (lieu où l’on dépose les meules de paille ou encore maison au toit de chaume), nom de nombreux hameaux dans le Sud-Ouest. Dérivé : Paillassar (64).
Paillasseur Rare et porté dans la région lyonnaise, paraît désigner celui qui fait des matelas (paillasse, sorte de sac rempli de paille servant de matelas). Le nom évoque de toute façon une activité liée à la paille.
Paillasson Porté dans la région lyonnaise (69, 42), le nom se rencontre aussi dans le Tarn et les Deux-Sèvres. Il désignait au Moyen Âge une petite paillasse (autre sens : corbeille où l’on met le pain à lever), surnom possible pour celui qui couche sur la paille. Variantes : Paillassou (19, 87), Paillassous, Paillassoux.
Paille, Paillé Difficile, avec la chute des accents depuis quelques décennies, de faire la différence entre les deux noms quant à leur localisation. Paillé devrait désigner celui qui est originaire de la commune de Paillé (17), mais peut aussi évoquer en Gascogne un pailler. Quant à Paille, Dauzat envisageait un marchand de paille ou celui qui couche sur la paille.
Pailler Surtout porté dans la Haute-Vienne, le nom désigne un grenier à paille (c’est un toponyme très répandu). Variante : Paillier (87). Dérivés : Paillereau (85), Pailleret (03), Paillerey (26), Paillerez (64), Pailleron (69, 36), Paillerot (85), Paillery (89, 10).
Paillès, Pailhès Nom désignant celui qui possède un pailler, un grenier. Du latin pallearium, qui a donné le catalan paller. La forme Pailhès est typiquement occitane.
Paillet Fréquent dans l’Isère et plus généralement dans la région lyonnaise, le nom pourrait être un toponyme évoquant une meule de paille (outre une commune de la Gironde, il existe un hameau Le Paillet à Dardilly, 69, également Paillet à Chatte, 38). En ancien français, outre le sens de balle de blé, le mot a été employé comme adjectif (= de la couleur de la paille). À envisager aussi une variante de Payet (voir ce nom).
Paillette Le nom est porté en Seine-Maritime, ainsi qu’à la Réunion et en Martinique. Difficile d’en connaître le sens exact, même s’il semble logique de le rapprocher de Paillet (voir ce nom).
Pailleux Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais (variante : Paillieux). On le rencontre aussi dans la Mayenne et la Loire. Plusieurs possibilités : soit celui qui ramasse ou utilise la paille, soit celui qui couche sur la paille (gueux, vagabond), soit encore une maison en torchis.
Paillissé, Paillisser, Paillissier Variantes probables du nom catalan Pellicer, ces noms sont portés dans les Pyrénées-Orientales. Voir Pélissier. Le rapport avec la paille semble plus improbable, mais ne peut cependant être éliminé.
Paillusson Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique, où l’on rencontre les formes voisines Paillusseau, Paillussière, Pallusseau, Pallussière, Palussière (également 49). Il s’agit de dérivés de palus, pallus (= marécage).
Pailly Nom plutôt rare, rencontré dans des régions très diverses (01, 49, 59). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Pailly. C’est le nom de deux communes, dans l’Yonne et la Haute-Marne, ainsi que de plusieurs hameaux.
Pain Surnom donné à un boulanger par métonymie. On trouve surtout ce nom en Normandie et dans les Deux-Sèvres. On envisagera aussi une variante de Payen (voir ce nom).
Painaud Nom porté en Vendée et en Poitou-Charentes. Variantes : Painault, Painaut (79, 37), Paineau (79, 86, 49), Paineaud (85, 17), et sans doute Peinaud (23) et Peineau (85, 72, 49). Les possibilités ne manquent pas pour expliquer ce nom, reste à savoir laquelle est la bonne : un homme de peine ? un fabricant de draps (ancien français pane, paine) ? Un homme vêtu de haillons (panel = haillon) ? Un lieu clôturé (paissenel = piquet) ? Difficile de faire un choix.
Painbéni Joli nom rencontré dans le Morbihan. En plus, c’est dans la commune d’Izinzac-Lochrist qu’il est le plus fréquent. Reste à savoir pourquoi ce surnom a été donné à son porteur, ce qui n’est guère facile. Une tradition familiale évoque un enfant abandonné dans une église et élevé par le curé d’Inzinzac-Lochrist, qui se serait exclamé : “C’est “pain bénit !” Il faut cependant noter qu’il pourrait très bien s’agir d’un lieu-dit (endroit donnant d’abondantes récoltes ?). Ainsi, plusieurs hameaux s’appellent le Pain Béni(t), notamment à Chaillé-les-Marais (85), La Fresnaye-sur-Chédouet (72), Touvois (44) ou Cossé-d’Anjou (49). Le nom de famille s’est parfois transformé en Paimbéni et Painpény.
Painblanc Nom surtout porté dans la Manche (présent aussi dans le Doubs). Variantes : Painblan (59), Paimblanc (50, 69), Paimblant (69). Surnom sans doute donné à un boulanger. Formes italiennes similaires : Pambianco, Pambianchi.
Painchaud Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, fréquent également en Haute-Saône. Variantes : Painchault (28, 76), Painchaut (89), Painchaux (25, 60). C’est en principe le surnom d’un boulanger, même s’il faut toujours se méfier des évidences. A noter, pour ébranler ces évidences, l’existence de deux hameaux : Painchaud dans la commune du Genest-Saint-Isle (53), et la Painchaud à Chanteloup (79), dans lesquels painchaud est l’équivalent du mot panicaut (sorte de chardon). Enfin, des recherches généalogiques montrent que certains Painchaut sont au départ des Pinchault (voir ce nom).
Paindavoine Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Paindavoinne), a pu désigner un boulanger, mais aussi celui qui cultive l’avoine (qui fait son pain avec de l’avoine) ou un champ d’avoine. Un lieu-dit s’appelle “le Pain d’Avoine” à Herbinghen (62). On trouve dans la même catégorie les noms Paindebled (78) et Paindorge (10).
Painetvin Porté dans l’Aisne, le nom s’écrit aussi Painvin. Il pourrait avoir été attribué à un serviteur, celui à qui on donne le pain et le vin. L’italien a connu la forme “panevino” avec ce sens (Panevino est également nom de famille en Italie). Voir aussi le nom de famille espagnol Paniagua.
Painlevé Surnom probable d’un boulanger, le nom, rare, est surtout porté dans l’Eure-et-Loir et les Yvelines.
Painsec, Painsecq Nom porté en Normandie (76, 50). On peut bien sûr penser à décomposer le nom en pain + sec, ce qui donnerait un surnom pouvant avoir été donné à un boulanger. Mais il doit plutôt s’agir d’une francisation du breton Pensec (voir ce nom), idée confirmée par l’existence en Bretagne de la forme intermédiaire Pinsec.
Paintendre Nom porté dans la Haute-Marne et dans les Vosges. Surnom donné en principe à un boulanger.
Pair Ancien nom de baptême issu du latin Paternus (= du père), qui donne aussi la forme savante Paterne. Le nom a été popularisé par saint Pair, évêque d’Avranches au VIe siècle. C’est cependant en Corrèze qu’il est le plus répandu.
Pairault Le nom est porté en Vendée et en Poitou-Charentes. Variantes : Pairaud, Paireaud, Paireault, Pairraud. C’est un diminutif du prénom Pierre. Autres formes : Pairot (diminutif : Pairoteau), Pairon (diminutif : Paironet).
Pairel Rencontré en Normandie et en Bretagne, c’est un diminutif de Pair, nom de baptême assez courant au moyen âge dans ces régions, où il fut popularisé par un évêque d’Avranches (VIe siècle). Vient du latin Paternus (= paternel), qui a donné aussi le nom de baptême Paterne, forme savante de Pair.
Pairou Nom rare porté en pays occitan ou catalan, où c’est une variante de Payrou (= rocher, pierre qui soutient une croix ou un oratoire, également diminutif du prénom Pierre). On le rencontre aussi en Belgique, soit avec le même sens, soit avec celui de ‘parc’.
Paisant Surtout porté dans la Manche, c’est une variante de Paysant (voir Paysan). Forme similaire : Paisan (37).
Paitel Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine, également présent en Bourgogne. C’est une variante de Pestel, Pétel. Voir Pestel.
Pajau Patronyme porté dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Catllar, mais aussi dans plusieurs régions languedociennes. Il semble s’agir d’un diminutif de patge (français page), nom qui désigne un jeune valet, mais ce n’est pas une certitude.
Pajon Sans doute l’un des divers diminutifs de Page (voir Lepage), le nom est porté dans le Centre (41, 45, 18). Variantes : Pajeon (18), Pageon (41).
Pajot Porté en Vendée, c’est une variante de Pageot (voir ce nom). Formes similaires : Pajaud, Pajeau, portées dans la même région, ainsi que Pajeot (10, 88).
Pajuolo Rencontré aussi sous la forme Paiuolo, ce nom italien très rare (sans doute vénitien) est une variante de Paiolo (paiolo = chaudron), nom porté pour sa part dans le Lazio. Reste à savoir le sens à attribuer à la métaphore (souvent rencontrée en toponymie pour désigner un endroit creux).
Pal Sans doute un sobriquet ou un nom de métier lié à l’usage d’un pal ou d’un bâton (< latin palus, qui a le même sens). Eventuellement, origine toponymique, plusieurs hameaux ou lieux-dits portant ce nom en Catalogne.
Palacin Nom d’origine occitane désignant celui qui vit ou travaille dans un palais (pour le sens de palais, voir Palau).
Palacios Rencontré aussi au singulier (Palacio), désigne celui qui habite à proximité d’un palais (qui peut être simplement une vaste demeure seigneuriale, cf Palau), ou est originaire d’une localité appelée Palacios.
Palados Nom rare rencontré dans les Landes, sur lequel je n’ai hélas aucune idée précise.
Palain Le nom est aujourd’hui surtout porté dans l’Allier et la Charente-Maritime. Sa répartition était autrefois plus vaste, avec beaucoup de mentions dans l’Isère, la Picardie et le Centre-Ouest. En ancien français, le mot “palaïn” est l’équivalent de “palatin”, “palasin”, adjectifs dérivés du mot “palais”. Sens probable : celui qui vit au palais, qui y est employé. Formes voisines et sans doute similaires : Palin, Pallain, Pallin. D’autres solutions sont cependant possibles : outre des dérivés de “pâle” et de “pelle”, on pensera à la toponymie : le mot “palaine” désigne un terrain banal, tandis que “palun” a le sens de marécage. À noter le hameau du Palain à Cherves-Richemont (16), et ceux du Palin à Lapalisse (03) et à La Bachellerie (24).
Palamon Nom très rare, également écrit Palémon, difficile à localiser historiquement. C’est un nom de personne d’origine grecque, porté par un saint du IVe siècle, ermite en Égypte et initiateur de saint Pacôme à la vie monastique. Il est possible que le nom ait été donné à un enfant trouvé, mais seule la généalogie peut le dire.
Palamour Nom assez rare porté dans le Morbihan. A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) y voit une agglutination de l’expression ‘par l’amour’, attestée en moyen breton sous la forme ‘palamour’, devenue ensuite ‘abalamour’ (= grâce à, à cause de). Ce serait le surnom donné à celui qui employait fréquemment cette expression.
Palamy Nom porté en Martinique. Difficile de se prononcer sans données généalogiques. S’il est français, il pourrait renvoyer à Palameix, hameau à Troyon dans la Meuse, que l’on retrouve dans un nom de commune : Vaux-lès-Palameix (55). Mais le nom Palamy pourrait aussi être slave (je n’en connais pas le sens).
Palanques Nom catalan ou occitan désignant celui qui habite le lieu-dit (la) Palanca, (la) Palanque. Sens du toponyme : la passerelle. C’est aujourd’hui dans le Tarn-et-Garonne qu’il est le plus porté, mais il est plus fréquent sous la forme Palanque (32, 82, 30, 13). On rencontre également le nom en Catalogne et en Italie centrale (Lazio, Marches) sous la forme Palanca. A noter un autre sens possible pour le nom italien : celui de fortification à l’aide d’une palissade (équivalent de l’ancien français “plessis”).
Palard Porté en Poitou-Charentes et en Vendée, le nom est plus souvent écrit Pallard. Sans doute une variante de Paillard (voir ce nom), mais on envisagera aussi des dérivés de pal (= piquet, pieu) ou de palle (= pelle).
Palaric Patronyme breton. De sens incertain, il paraît lié au verbe palarad (= effondrer, puis labourer ou bêcher). Peut-être le surnom d’un laboureur (source : A. Deshayes, dictionnaire des noms de famille bretons).
Palat Correspond apparemment à l’adjectif pelat (= pelé). Donc un sobriquet qui pourrait désigner un chauve (cap pelat).
Palau Deux possibilités. Soit celui qui habite le palais ou y travaille (lat. palatium), sachant qu’en catalan médiéval ce mot ne désignait pas forcément un édifice aussi grand que Versailles (ainsi, à Bouleternère, il y a un palau dont les dimensions étaient assez modestes). Soit celui qui est originaire du village de Palau.
Palauqui Surtout porté dans l’Aude, paraît correspondre au catalan “palanquí”, appareillage servant à tirer les embarcations le long d’un cours d’eau. Un hameau s’appelle Palauqui à Montjardin (11).
Palazon Le nom semble originaire de Gascogne, où l’on trouve aussi les formes Palazo, Palazot et Palazoo. C’est en principe un dérivé de palatz (= palais).
Palegry Correspond au catalan pelegrí et désigne un pèlerin (< latin peregrinus).
Palenc Patronyme assez rare (13, 31), à rattacher à l’occitan palanc (= palan) ou au féminin palanca (= passerelle). A noter l’existence d’une lieu-dit le Palenc à Fraisse-Cabardès (11).
Palermo Nom italien très répandu, désignant celui qui est originaire de la ville sicilienne de Palerme (Palermo en italien). La forme plurielle Palermi, beaucoup plus rare, se rencontre en Corse et dans le centre de l’Italie. Sens du toponyme : déformation du grec Panormos, terme appliqué à des ports (= excellent lieu d’ancrage).
Palerne Le nom se rencontre dès le moyen âge dans la région lyonnaise sous la forme ‘de Palerne’, indiquant qu’il s’agit d’un toponyme. Mais je n’en trouve aucune trace aujourd’hui, sinon dans le hameau des Palernes à Coufouleux (81). A noter la confusion possible entre Palerne et Palerme (nom d’une ville d’Italie mais aussi de divers hameaux, 24, 63, 84, 42, 69). Le nom de famille Palerme est porté dans la Sarthe et les départements d’Outre-Mer (971, 974).
Paley Désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Paley, nom d’une commune en Seine-et-Marne. Plutôt qu’un palais, le toponyme devrait désigner un lieu clôturé de pieux (du latin “palus”).
Paliargue Originaire du Cantal, le nom s’écrit surtout Paliargues. Autres formes : Paillargue, Paillargues. C’est un toponyme assez fréquent avec le sens de “meule de paille” (occitan “palharga”).
Palierne Le nom est surtout porté dans la Loire-Atlantique. On trouve dans le Morbihan les variantes Paliern et Pallierne. Il devrait s’agir d’un toponyme : un hameau s’appelle Le Palierne à Moisdon-la-Rivière (44).
Palin Surtout porté aujourd’hui dans les Antilles, le nom est également présent en Gironde et dans le nord de la France (62, 60). Sens incertain. Le dictionnaire d’ancien français de Godefroy donne pour le mot “pallin” le sens de “sorte de pieu”. Le terme se retrouve en toponymie : une commune du Cher s’appelle Saint-Denis-de-Palin. A noter aussi le hameau du Palin à La Bachellerie (24) et celui de Palin à Bellocq (64).
Palisse Patronyme surtout porté dans l’Ardèche. Désigne celui qui habite un lieu-dit ou qui est originaire d’un village portant ce nom. Sens du toponyme : lieu entouré d’une haie, d’une palissade. Variantes et dérivés : Palis (12), Palissard (03), Palissat (64), Palisseau (37), Palisses (64, 33), et sans doute Palisson (18), Palissot (70, 25), Palissou (81). Il existe une commune du nom de Palisse dans la Corrèze, et une autre appelée Palise dans le Doubs.
Palka Nom de famille courant en Pologne, où il s’écrit en général avec un l barré (équivalent en gros du son w). Il correspond en principe au mot “palka” (toujours avec un l barré), qui désigne un bâton ou une matraque. On peut penser à un surnom pour celui qui est armé de ce genre d’instrument, éventuellement aussi pour celui qui est droit et sec (comme une trique).
Pallarès Originaire du Pallars, un ancien comté catalan. Cependant, si l’on s’en réfère aux graphies médiévales, certains de nos Pallarès semblent avoir une autre origine : il s’agit tout simplement d’une variante de Palleres (= pailler).
Pallier On rencontre ce nom à la fois dans le Finistère et le Limousin. Si en Bretagne il désigne éventuellement celui qui utilise une pelle, en Limousin c’est une variante de Pailler, Paillier, généralement utilisé comme toponyme, et qui désigne un grenier à paille. La finale -er peut aussi évoquer un métier (= celui qui rentre la paille).
Pallière On trouve ce nom au nord-est du Lyonnais. Il s’agit visiblement d’un toponyme dérivé de paille. Par exemple le lieu où l’on entassait les bottes de paille.
Pallu Porté dans la Vienne ainsi qu’en Normandie, le nom désigne un marais (latin palus, paludis). Autres formes : Pallud (74), Pallus (28), Pallut (15), Palu (64, 40), Palud (29, 83, 66), Palut (29, 25, 15, 77).
Palluau Surtout porté dans le Loiret et les Deux-Sèvres, le nom se rencontre aussi sous les formes Palluaud, Palluault, Pallueau, Paluau, Paluault, Palueau (Poitou-Charentes, Vendée). Il désigne celui qui est originaire de Palluau, nom de deux communes (85, 36) et de plusieurs hameaux. Signification : diminutif de Pallu (= marécage, étang).
Pallure Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales (Villelongue-de-la-Salanque depuis la fin du XVIIe siècle). Variante : Palloure (Rivesaltes, Salanque). Sens obscur. A noter l’existence d’un lieu-dit Pallura (Pallure) à Saint-André (66). On trouve également le nom de famille Pellure dans le Tarn, ce nom ayant été également porté dans les Pyrénées-Orientales, en Capcir et surtout à Pézilla-de-Conflent. Le passage de e à a au début des mots étant fréquent en Roussillon, il est possible que Pallure et Pellure soient deux variantes d’un même nom.
Palluy Patronyme porté surtout dans la région lyonnaise. Variante : Paluy (42). Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Paluis, le Paluy. On pensera notamment au hameau du Paluis à Saint-Julien-la-Vêtre (42). Sens du toponyme : lieu marécageux.
Palmade Dérivé de palma (= palme), semble désigner un lieu planté de palmiers, mais c’est bien peu probable au Moyen Âge. Il existe une autre solution basée sur le nom occitan “palmada” (frappement de mains en signe d’assentiment mutuel), reste à savoir ce qu’elle pourrait vouloir dire ici. Le nom est surtout porté dans l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, ainsi qu’en Lozère. Variante rare : Palmada (66), le nom ayant été porté à Elne au début du XVIIe siècle par des gens venant de Pamiers (09).
Palmarole Désigne un lieu planté de palmiers.
Palmeri Nom italien désignant un pèlerin (voir Paumier). Variantes : Palmiero, Palmieri, Palmerio. Diminutifs : Palmerini, Palmarini.
Palmier Voir Paumier.
Paloc Le nom est porté dans l’Aveyron et l’Hérault, où il est attesté depuis le XVIIe siècle. Le mot “paloc” est présent dans le Trésor du Félibrige, de F. Mistral (écrit “palouc”), avec le sens de petit pal, manche d’outil. Il devrait s’agir d’un surnom, de sens incertain. Selon Jacques Astor (voir bibliographie), il faudrait y voir, comme pour le mot voisin “palot”, un sobriquet, peut-être collectif (habitants d’un village), pour un lourdaud. À noter aussi qu’un hameau ou une ferme des Pyrénées-Atlantiques s’appelle Paloc (commune d’Arros-de-Nay), et dans ce cas Paloc est une variante masculine de Paloque (marécage en gascon). Le nom de famille est à l’origine du Mas de Paloc à Paulhan (34).
Palomera Porté dans le Sud-Ouest et en Espagne (notamment en Catalogne), le nom désigne un lieu fréquenté par les palombes, les pigeons. Avec le même sens : Palomères, Palomero, Palomeros. Les noms castillans Palomar et Palomares ont quant à eux le sens de “pigeonnier, colombier”.
Paloque Le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques et dans l’Aude, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle. C’est un toponyme assez courant dans les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne et les Landes (où il s’écrit plutôt Lapaloque), qui désigne en gascon un marécage.
Palos Assez courant en Espagne, c’est sans doute un toponyme : on pensera notamment à Palos de la Frontera (province de Huelva), localité qui devrait correspondre au Palos de Moguer dont serait parti Christophe Colomb. L’espagnol “palo” a le même sens que le français “pal”, mais il n’est pas sûr que ce soit ce sens qu’on retrouve dans le toponyme.
Palpacuer Le nom est porté dans la Lozère et les départements voisins (07, 30). Mot à mot ‘celui qui tâte le cuir’, surnom possible d’un mégissier.
Palpant Les mentions les plus anciennes situent le nom dans les Hautes-Alpes et la Drôme. Variante italienne ou italianisée : Palpanti. On a apparemment affaire au participe présent du verbe “palper”, avec un sens qui reste à déterminer.
Palvadeau Assez courant en Vendée, le nom est obscur, du moins pour moi. C’est visiblement un diminutif, mais de quel nom ? A tout hasard, on peut signaler qu’un saint Pallade fut évêque de Saintes.
Palys Vers 1900, c’est dans le Jura que le nom était le plus répandu. Il s’agit, lorsque le nom est français, d’une variante de Palis, Pâlis, toponyme avec le sens de palissade, fortification, haie. A noter que Palys est aussi un nom de famille polonais (sens incertain).
Pamarot Nom porté en Guadeloupe. Aucune idée sur sa signification. On trouve parfois le nom Pamaro en Italie, mais il y est assez rare. C’est malgré tout une piste possible.
Pamart Nom assez fréquent dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise. Variantes : Pamar, Pamard. Pourrait désigner un pèlerin, comme l’indique M.T. Morlet dans son dictionnaire : chute du l devant m dans le nom, qui aurait été au départ Palmart (dérivé de palme).
Pampelonne Nom porté dans les Pyrénées-Atlantiques, où l’on trouve aussi la forme Pampalone. C’est un toponyme fréquent, trop fréquent pour qu’il renvoie systématiquement à la ville navarraise de Pampelune. Pour la seule Gascogne, il doit y avoir une bonne dizaine de hameaux qui s’appellent Pampelonne, Pampelone ou Pampelune. Reste à en connaître le sens précis, ce qui ne semble pas si évident que ça !
Pampiri D’origine italienne, ce nom très rare (plus aucun porteur en Italie) s’est implanté dans la Moselle. On trouve en Ligurie quelques formes voisines, Pampilio, Pampirio, Pampiro et Pampili, elles aussi très rares. Il s’agit certainement d’un nom de personne (Pampiro est attesté comme prénom au XVe siècle), peut-être une déformation de Panfilo, Panfili, qui correspondent au prénom d’origine grecque Pamphile, ou encore de Pompilio, Pompili (nom de personne latin Pompilius).
Panabière, Panabières Porté dans les Pyrénées-Orientales, le nom s’écrit aussi Panabières. On le rencontre dans le Sud-Ouest sous la forme Panavières. C’est une variante de Pennavaire (voir ce nom).
Panafieu Surtout porté dans le Gard, le nom correspond apparemment à une colline et un lieu-dit à Calvisson, dans le même département. Variante : Panefieu.
Panattoni Nom italien porté en Toscane et dans le Lazio. On pense immédiatement au panettone, brioche milanaise servie à Noël, mais il n’est pas sûr que le terme soit suffisamment ancien pour avoir donné naissance au nom de famille. Le lien avec le pain semble cependant évident et le nom peut être rapproché des formes Panatti, Panetto, Panetti, Panetta, diminutifs de “pane” (= pain). On pensera donc au surnom d’un boulanger ou d’un pâtissier.
Panaux Patronyme porté en Belgique. On le rencontre aussi sous les formes Pagneau, Pagniau. Le dictionnaire des noms de famille en Belgique romane propose un surnom lié au picard pagniau (= pan de chemise). On ne peut cependant négliger le rapport avec le pain (que l’on trouve notamment dans le patronyme Pagnon, qui peut aussi désigner celui qui est originaire d’Espagne). Rien de vraiment clair, en définitive.
Panche Porté notamment dans la Sarthe, c’est un sobriquet désignant celui qui a un gros ventre (le mot panse se dit panche en Normandie et en Picardie). Dérivés : Panchart, Panchau, Panchaud, Panchot, Panchou, Panchout. Presque tous ces noms se rencontrent surtout en Normandie, à l’exception de Panchot, fréquent dans l’Ain.
Panchèvre Porté dans la Sarthe et les départements voisins, ce curieux nom pourrait désigner celui qui est originaire de Pinchèvre, hameau à Saint-Nicolas-des-Bois (61). Le nom de famille est lui-même à l’origine d’un autre hameau : la Panchèvrerie au Bailleul (72). Sens obscur.
Panckoucke Porté dans le département du Nord, le nom se rencontre aussi sous les formes Panneckoucke, Pannecocke, Pannecoeke, Pannecouche, Pannecouck, Pannecoucke, Pannecoucque, Pannecouke, Pannekoecke, Pannekoucke, Pannekouke. La plupart de ces formes sont également présentes en Belgique. Signification probable : surnom métonymique d’un marchand de crêpes (néerlandais “pannekoek” = crêpe, penser aussi à l’anglais “pancake”).
Pancrace Porté dans les départements d’Outre-Mer (Guyane, Guadeloupe), c’est un prénom popularisé par un saint, martyr à Rome vers 304. Etymologie : le grec “pankration”, exercice gymnique combinant la lutte et le pugilat. Variante : Pancras. Diminutif : Pancrassin. Le nom Pancrate (Martinique) a le même sens. Le nom est également porté en Italie et en Corse sous les formes Pancrazio, Pancrazi, Pancrazzi, Pangrazzi.
Pandolfo, Pandolfi Nom rencontré en Italie et en Corse. C’est un nom de personne d’origine germanique, Bandwulf, Pandwulf (bant = lien ou bannière + wulf = loup).
Panebianco Surnom probable de boulanger (= pain blanc), ce nom italien est surtout porté en Sicile. Variantes : Pambianco (Lazio, Ombrie), Pambianchi (Emilie-Romagne).
Panel Le nom est surtout porté dans la Seine-Maritime et dans la Loire. Variante : Pannel. Le sens, variable selon les régions, est en principe identique à ceux de Penel (voir ce nom).
Panellé Nom breton également écrit Panelé, Pannelay, Panelay, Le Pannelay. Il semble désigner celui qui porte de la panne (breton “pann”), étoffe semblable au velours.
Pangon Surtout porté dans la Drôme, pourrait désigner celui qui est originaire de Pangon, hameau à Limony, dans l’Ardèche.
Paniagua Assez courant en Espagne, le nom signifie mot à mot “pain et eau” (pan y agua). Faut-il y voir le surnom d’un miséreux n’ayant rien d’autre pour se nourrir ? Peut-être, mais on pensera plutôt à une altération de l’espagnol “paniaguado”, désignant un domestique logé et nourri par ses maîtres (le mot est lui-même une déformation de “paniguado”, participe passé du verbe “apaniguar” = fournir le pain).
Panicali Nom porté en Corse et en Italie. C’est un dérivé de panico, qui désigne le millet (en français panic), et donc soit le surnom d’un producteur de millet, soit plutôt un toponyme (lieu cultivé en millet). Autres formes : Panico, Panicale, Panichetti, Panicola.
Panier Nom porté en Poitou-Charentes ainsi que dans la Somme. On envisage généralement un surnom métonymique donné à un fabricant de paniers, mais un rapport avec le pain n’est pas impossible. Variantes : Pagnez (59, 62), Pagnier (25, 39, 59), Pagniez (59, 39), Paniez (59, 62).
Panini Diminutif de l’italien Pane, Pani (= le pain), rencontré au moyen âge comme surnom et comme nom de personne. Désignerait celui qui est bon comme le pain, ou, par métonymie, un boulanger. Autres diminutifs : Panelli, Panella, Panetti, Panetta.
Panis, Panisse C’est dans l’Aveyron que le nom Panis est le plus répandu. Il correspond à l’occitan panic, panis, qui désigne le millet (le nom existe également en français). Il s’agit soit du surnom d’un producteur de millet, soit d’un toponyme (lieu planté en millet). Dérivés : Panissal, Panissard, Panissat, Panissaud, Panisset, Panissié, Panissier. La forme plus provençale Panisse évoque peut-être une galette faite à partir de maïs.
Panisello Nom castillan sur lequel je ne me prononcerai pas, de peur de dire des bêtises.
Panloup Voir Dupanloup pour le sens. Le nom est surtout porté dans la Mayenne, où un hameau s’appelle Panloup à La Baconnière. Variantes : Panlou, Panloups, Panlout.
Pannequin Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Variantes : Panquin, Pennequin, Pennequeine. Il semble correspondre au moyen néerlandais “pannekijn” (= petite poêle), le sens précis du surnom n’étant pas clair.
Pannetier Le nom est fréquent dans l’Ouest (85, 35), on le rencontre aussi dans la Nièvre. Tout comme Panetier (16, 85, 35, 39), il désigne un marchand de pain ou un boulanger.
Pannetrat Porté dans la Nièvre et dans l’Yonne, le nom se rencontre aussi sous la forme Panetrat. C’est un diminutif de Panetier, Pannetier, qui désigne en ancien français soit un boulanger, soit celui qui distribue le pain, le premier sens étant sans doute ici le meilleur.
Pano Le nom est porté dans la Meurthe-et-Moselle au moins depuis le XVIIe siècle. On peut formuler de nombreuses hypothèses, mais j’avoue mon ignorance. On rencontre également des Pano en Italie, au sud des Pouilles (dans le talon de la botte), et là encore le sens est incertain (autre forme de pane = le pain ?). Enfin, en Espagne, Pano désigne sans doute celui qui est originaire de la commune du même nom, en Aragon.
Panont Nom italien rare originaire de Vénétie. Le sens m’en est inconnu.
Panquet Nom savoyard de sens incertain. Le sens de “petit banc” est envisageable, à rapprocher de l’italien “panchetto”.
Pansanel Nom rare rencontré dans l’Hérault (Pérols). Aucune certitude, mais il devrait s’agir d’un dérivé de pança (= panse, ventre), désignant un homme pansu.
Pansard, Pansart, Pensart Sobriquet s’appliquant à celui qui a un gros ventre (nom formé sur panse).
Pantalacci Le nom est porté en Corse. Un lieu-dit s’appelle Pantalacce à Penta-di-Casinca (2B), toponyme qui ressemble fort à Pantanacce, nom d’un hameau à Corscia (2B). Dans ce cas, on aurait sans doute affaire à un dérivé de “pantanu” (= marécage, bourbier), à rapprocher de “pantaniccia” (= fange, boue liquide). Au cas où le L serait d’origine, je ne vois rien d’autre qu’un éventuel dérivé de Pantaleo (voir ce nom).
Pantaleo Surtout porté dans l’Italie du Sud, c’est un ancien nom de baptême popularisé par saint Pantaléon, martyr en Turquie au début du IVe siècle. Le sang de saint Pantaléon, conservé à Ravallo, près d’Amalfi, se liquéfierait chaque année au moment de sa fête (27 juillet). Etymologie incertaine : la première racine correspond au grec pantos (= tout), la seconde pourrait être eleêmon (= compassion), latinisé en leo (= lion). Variantes : Pantaleon, Pantaleoni, Pantalon, Pantaloni (par l’intermédiaire de la commedia dell’arte, le nom est à l’origine du mot pantalon).
Pantani Patronyme italien formé avec pluriel de filiation (-i) sur Pantano. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Pantano (= marais, marécage, bourbier). Diminutifs : Pantanello, Pantanelli.
Panteix Nom porté en Limousin (87, 23). Aucune idée précise. Peut-être un dérivé de panta, pantena, qui désignait en occitan une sorte de filet pour la pêche ou pour la chasse.
Panthou Patronyme porté dans l’Orne et les départements voisins. C’est un nom de personne d’origine germanique, Pandwulf (pand, band = lien, chaîne + wulf = loup). Variantes : Pantou, Pantoux.
Pany Nom assez rare porté surtout en Belgique. Sens incertain. Peut-être un fabricant de paniers (wallon panî), mais on pensera aussi à celui qui est originaire de Pagny, nom de plusieurs localités en France, notamment dans la Meuse.
Panyella Nom catalan. Diminutif de penya (= lieu rocheux, du latin pinna).
Panzani Forme plurielle de l’italien Panzano, qui désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Panzano, nom de deux communes dans les provinces de Modène et de Florence. Un dérivé de panza (= ventre, surnom d’un homme gros ou glouton) peut éventuellement être envisagé.
Paoli Fréquent en Corse, c’est la forme plurielle de l’italien Paolo (= Paul). Diminutifs : Paolin, Paolino, Paolini, Paoletti, Paolotti, Paolucci. Augmentatifs ou péjoratifs : Paoloni, Paolacci. En composition : Paolantoni, Paolantonacci (Paolo + Antonio, Antonaccio).
Paolillo Diminutif de Paolo (= Paul), ce nom italien est surtout porté dans le sud du pays, notamment en Campanie et dans les Pouilles. Voir Paoli pour d’autres diminutifs.
Papa Bien qu’il soit aujourd’hui très fréquent dans toute l’Italie, le nom semble originaire de la moitié sud du pays. Et donc, plutôt que d’y voir un surnom lié au sens principal de “pape” (italien “papa”), il vaut mieux envisager le sens de prêtre ou même de père (cf. le mot grec “pappas”).
Papachristoforou Rencontré notamment dans l’île de Chypre, fait partie des noms grecs composés avec l’élément papa-, qui correspond à la fonction de prêtre (pappas), suivi d’un prénom. Ici, il s’agit du prêtre Christophe. De même, Papanicolaou et Papanikolaou désignent le prêtre Nicolas. Beaucoup plus fréquent, Papadopoulos désigne pour sa part le fils du prêtre.
Papaïx Nom de famille porté dans le Tarn. Variante : Papaïs. Sens incertain. Dans son dictionnaire du Félibrige, Mistral semble y voir le terme enfantin “papai” (= papa). A priori, on devrait plutôt avoir affaire à l’occitan “papach” (catalan “papaix”), désignant le jabot des oiseaux, surnom possible pour un goitreux ou pour celui qui a une pomme d’Adam proéminente.
Paparamborde Egalement Paparemborde. Le nom est porté dans les Pyrénées-Atlantiques. Si le second élément est clair (borde = ferme), le premier est plus difficile à expliquer. Certains lui donnent une origine gasconne (sens obscur, mais le terme est attesté : il existe un ruisseau de Paparen à Caussade-Rivière, Hautes-Pyrénées), d’autres envisagent une déformation du basque ibarren (= de la vallée), autrement dit la ferme de la vallée.
Papavoine Mot à mot celui qui mange de l’avoine, ce devrait être un sobriquet plutôt péjoratif. Le nom de famille est surtout porté dans l’Eure et dans l’Yonne.
Papazian Nom arménien très fréquent en France. Désigne le fils du prêtre (turc papaz, grec pappas).
Pape C’est dans le Finistère que le nom est le plus répandu. Comme dans beaucoup d’autres régions, il semble désigner un prêtre ou un évêque plus qu’un pape. Voir Lepape, Lepretre et Lévêque.
Papeghin Nom rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais (surtout 59). C’est une variante de Papegay, Papeguay, présents dans le même secteur géographique. Il s’agit de l’ancien nom du perroquet. En principe, c’est un sobriquet s’appliquant à un homme bavard, qui répète tout. A noter cependant que, dans le Nord, au moins depuis la fin du XIVe siècle, le papegay était aussi une cible faite d’un oiseau de bois ou de carton, placé au bout d’une perche dans les jeux de tir à l’arc ou à l’arbalète. Le nom a donc très bien pu désigner un archer expert dans ces jeux.
Papelard Apparu dans la langue française à la fin du XIIe siècle, l’adjectif papelard désigne un hypocrite, un faux dévot, sens qu’il faut également attribuer au patronyme (étymologie incertaine, mais la forme italienne “pappalardo” signifie “celui qui mange du lard”). C’est dans l’Aisne qu’il y a le plus de Papelard.
Papereux Assez rare, le nom est surtout porté dans le Puy-de-Dôme. Sens incertain. A envisager éventuellement un rapprochement avec l’occitan “paparèl” (= jeune enfant, au départ celui qui se nourrit de bouillie, également surnom possible pour un goinfre).
Papet Nom de famille rencontré à la fois dans les Deux-Sèvres et dans l’Isère. La solution de M.T. Morlet (dérivé de pape) ne semble pas convenir ici. On préfèrera les deux sens occitans du mot ‘papet’ : soit le grand-père, soit la bouillie (surnom d’un personnage glouton). Le nom est à l’origine d’un hameau à Pontcharra (38) : le Papet.
Papillon Le nom est fréquent dans la Sarthe et la Saône-et-Loire (variante : Papillion). Il évoque certainement le papillon, mais il est difficile de connaître la motivation d’un tel sobriquet au moyen âge : on peut penser au surnom d’un homme léger, volage. A noter cependant que le nom se rencontre assez fréquemment comme toponyme. Par exemple, dans la Sarthe, le Papillon, hameau à Dissé-sous-Ballon, et Papillon à La Flèche. Autres formes : Parpillon (Savoie), Parpaillon (85, 86, 84).
Papin Le nom est surtout porté dans la Sarthe et en Vendée. Il peut s’agir du surnom d’un enfant glouton (papin = bouillie pour les enfants), mais on pensera plutôt à un nom de personne d’origine germanique, dérivé de Papo et à rapprocher de Pipin, qui a donné pour sa part Pépin (racine onomatopéique).
Papinaud Nom porté en Languedoc-Roussillon (66, 11, 30) et en Charente-Maritime. C’est un diminutif de Papin. Ce dernier patronyme semble désigner un enfant glouton (ancien français papin = bouillie). On peut aussi le considérer comme une variante du nom de personne germanique Pépin, lui aussi formé par onomatopée. Variantes et formes voisines : Papinault (45), Papinaut, Papino (66), Papineau (17, 85), Papinet (86, 85), Papiniot (91), Papinot (79, 49), Papinou (09, 11).
Papini Très fréquent en Toscane (également porté dans le Lazio et en Lombardie), ce nom italien est un diminutif de Papi, hypocoristique de Giacopo (= Jacques). A noter que, dans certains cas, Papi peut aussi être un pluriel filiatif de Papa, sobriquet évoquant le pape.
Papion Porté notamment dans la Loire-Atlantique et l’Eure-et-Loir, pourrait être une variante de Papillon ou de Papon (voir ces deux noms). Le dictionnaire de M.-T. Morlet le rattache pour sa part au mot “papier” (marchand de papier ?).
Papleux Ecrit également Papeleu, Papeleux, le patronyme devrait renvoyer à la commune de Papleux, dans l’Aisne, ou à un autre lieu-dit portant le même nom. Le toponyme est composé du verbe paper (= avaler, engloutir) et de leu (= loup). Deux sens possibles : un endroit connu pour les méfaits du loup, ou encore un piège à loups.
Paploray, Paplorey Nom porté dans la Seine-Maritime, rencontré aussi sous la forme Papelorey. On le trouve en 1576 écrit Papellore. La solution la plus évidente serait de rapprocher ce nom de papelard, terme désignant au moyen âge un faux dévôt, un hypocrite. Mais c’est loin d’être une certitude. Il faut en effet envisager un composé formé sur le verbe paper (= mâcher, avaler), mais cela ne donne rien de bien convaincant : celui qui mâche du laurier ? qui mange de la loutre (lore en ancien français) ? Tout cela n’est guère emballant !
Papoin Le nom est surtout porté dans la Mayenne. Variantes : Papoint, Papouin. Sens incertain. Peut-être l’équivalent de “papon” (= grand-père).
Papon Fréquent en Auvergne, également bien représenté en Vendée, le nom devrait avoir désigné le grand-père (sens attesté en ancien français et en ancien occitan). Diminutifs : Paponaud, Paponeau, Paponet, Paponnaud, Paponneau, Paponnet, Paponot, beaucoup de ces noms se rencontrant dans la Haute-Vienne et la Charente.
Papou Curieux nom porté dans le Sud-Ouest (47 notamment). C’est une variante de Papoul, ancien nom de baptême popularisé par saint Papoul (latin Papulus). Disciple de saint Saturnin (saint Sernin), Papoul fut martyrisé à Castelnaudary par des Aryens qui le scalpèrent avant de le décapiter. Son tombeau fut l’objet d’un culte qui entraîna la construction d’une abbaye, située sur l’actuelle commune de Saint-Papoul (11).
Papougnot Exclusivement rencontré dans la Nièvre, ce nom semble être un hypocoristique de Papon, terme qui désignait en ancien français le grand-père.
Pappalardo Equivalent italien du français Papelard (voir ce nom), le nom est fréquent dans toute l’Italie, les occurrences les plus nombreuses se trouvant en Sicile et en Campanie.
Paput Surtout porté dans l’Allier, pourrait désigner celui qui est originaire de Paput, hameau à Arronnes (03), à condition que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Un autre hameau s’appelle Paput à Pineuilh (33). Sens obscur.
Paquaa Nom rare rencontré dans les Pyrénées-Atlantiques. Les spécialistes de la langue gasconne le rattachent à l’adjectif pacan, qui désigne un rustre, ou encore un gueux, un fripon. C’est une déformation de l’adjectif pagan (= païen), du latin paganus.
Paquelet Nom porté en Rhône-Alpes, en particulier dans l’Ain, également présent dans la Haute-Saône. Comme beaucoup de noms commençant par Pa(s)qu-, le choix est difficile. S’agit-il d’un diminutif de Pascal ou d’un petit pâturage ? À envisager aussi la racine francoprovençale “pac” (= boue, marécage). Variantes : Pacquelet, Paclet.
Paquentin Nom porté depuis plusieurs siècles dans le Pas-de-Calais. Variante : Pacquentin. Sens incertain. Peut-être un dérivé de l’ancien français “pacant” (= homme du pays, puis rustre). À envisager aussi le hameau du Picantin à Laventie (62).
Paquet Nom de famille très répandu, rencontré notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et la région lyonnaise. Plutôt qu’à un porteur de fardeaux ou de fagots, on pensera à un diminutif de Pâque, nom de baptême féminin ou masculin fréquent au moyen âge. Il en est de même pour la variante ou le matronyme Paquette (25, 88).
Paquin Fréquent en Lorraine, c’est un diminutif de Pasque (= Pâque), nom de baptême féminin fréquent au moyen âge, et renvoyant à la fête religieuse du même nom.
Paquis Surtout porté dans les Ardennes et dans la Meuse, c’est un toponyme désignant un terrain vague, une lande servant de pâturage. De très nombreux hameaux ou lieux-dits s’appellent “le Paquis” ou “le Pâquis”, en particulier dans la région où est porté le nom de famille.
Para En France, le nom est surtout porté dans les Hautes-Alpes, où il est attesté depuis plusieurs siècles. Tout comme le savoyard Paraz, c’est un toponyme avec le sens de muraille, rocher allongé et à pic, ou encore terrain disposé en terrasse. Il y a également des Para en Italie, en particulier dans le Piémont, où le sens devrait être le même, ou encore en Romagne, où il semble s’agir d’un hydronyme (une rivière s’appelle la Para). D’autres Para viennent de Pologne : leur nom de famille peut s’expliquer par le mot “para” (= brume, vapeur), éventuellement par un autre “para” (= paire, couple). À envisager aussi le verbe “parzyc” (= chauffer, ébouillanter).
Paracchini Nom italien surtout porté dans la province de Novare et dans celle de Milan (variante : Parachini). C’est le pluriel filiatif de Paracchino, nom rencontré dans la province d’Asti (également Parachino dans la province de Turin). Il pourrait s’agir d’un diminutif de “parech”, terme désignant en Italie du nord un enclos, un parc à brebis (également “parrec” en catalan, “parric” en occitan, en français “parc”).
Parachou Le nom est surtout porté dans la Dordogne, mais on le rencontre aussi dans les Pyrénées-Atlantiques, dont il paraît originaire. Dans ce cas il correspond au nom basque Paratxu, de sens incertain pour moi mais qui pourrait correspondre au mot “palatxu” (ou “palaxu”), désignant une haie vive, une palissade. Variantes : Parachout, Parachoux, Parachu.
Parade Surtout porté dans le Périgord et le Limousin, le nom désigne celui qui est originaire d’une localité appelée (la) Parade. Sens du toponyme : enceinte fortifiée (latin parata = protégée).
Paradinas Nom espagnol correspondant au castillan “paradina”, avec deux sens possibles : soit un pâturage de moyenne montagne avec enclos pour les brebis, soit des murs en ruine (latin “parietinae”). Un village s’appelle Paradinas dans la province de Ségovie.
Paradis Nom présent dans de nombreuses régions. Désigne celui qui habite le lieu-dit (le) Paradis ou qui en est originaire. C’est en effet un toponyme très répandu, désignant une bonne terre, une bonne vallée, par opposition à des lieux-dits appelés (l’) Enfer. Dans la topographie médiévale, on rencontrait souvent les deux appellations dans un même terroir, à quelques centaines de mètres de distance.


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